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08/07/2015

Au bistro de la toile : munitions qui s’évadent, Grèce, EPR…

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- Oh ! Victor, qu’est-ce qu’il y a dans ton sac ? Tu ne serais pas allé à Miramas faire ton marché, non ?

 

- Tu sais Loulle, je ne me nourris pas de munitions, fussent-elles mûries au soleil de la Crau, les seules grenades que j’aime sont bien juteuses et viennent du jardin de mon voisin, quant aux armes que je préfère, ce sont les canons que tu me sers ! Mais on touche là un point tout ce qu’il y a d’inquiétant : n’importe qui, avec une pince coupante achetée 16 euros chez Weldom ou M.Bricolage, puis un pied de biche (22 euros chez les mêmes fournisseurs) peut entrer dans les centres de stockage de l’armée françouaise et en ressortir sans problème avec des explosifs, des détonateurs, des grenades en veux-tu-en-voilà. Des tonnes et des tonnes de munitions très dangereuses stockées en un lieu mal protégé, voire pas protégé du tout. Un simple grillage surmonté d’un tour de barbelés. Soi-disant des patrouilles, des chiens… Les patrouilles, elles devaient être au bistro du coin, et les chiens devaient être enrhumés… Ça veut dire aux truands et aux terroristes : servez-vous ! En plus c’est gratos. C’est l’armée qui régale ! Et…elles vont péter où ces grenades, ils vont détruire quoi ces explosifs ? On ne devrait pas tarder à le savoir. Avec de la viande innocente meurtrie, des membres arrachés, des vies volées…

 

- Mouais ! Pas rassurant tout ça… Changeons de sujet. Alors, la Grèce ? Il fait fort ce Tsipras. Et il s’étonne que les contribuables allemands ou slovaques ne veuillent plus payer pour les fonctionnaires grecs !

 

- Oh ! Loulle, tu prends tes nouvelles où ? Sur TF1 ? Dans Le Figaro ? Dans Le Monde où autres canards laquais à la solde des marchands d’armes ou de soupe ? Où t’as vu que les contribuables paient pour les fonctionnaires grecs ? S’ils paient, ils le doivent à l’impéritie des gouvernements qui ont laissés les divers gouvernants grecs - tous de droite même si, comme le PASOK, ils se camouflaient derrière un vernis « socialiste », comme le PS français – tricher sans vergogne, tromper des « responsables » européens particulièrement irresponsables et complices. Ils ont d’abord payé pour renflouer les banques privées, complices et gestionnaires de fait de la gabegie grecque, dont les dettes ont été épongées par les pouvoirs publics. C’est classique : les bénefs au privé, les pertes au public ! Et maintenant, le pognon que les nuls de l’E.U., les maquereaux du FMI et les Picsous de la banque européenne refilent à la Grèce, les Grecs n’en voient pas la couleur : c’est un mouvement circulaire. Les « créanciers » prêtent, moyennant juteux intérêts, du fric au gouvernement grec pour que celui-ci rembourse…les mêmes créanciers ! C’est un mouvement perpétuel, mais avec à chaque tour d’énormes intérêts à casquer et une dette qui enfle et se boursoufle. Les Grecs n’en voient pas la couleur de ce pognon. Sache que sur les 320 milliards de la soi-disant dette grecque, 270 milliards sont retournés…aux prêteurs !

Si les contribuables européens veulent qu’on leur fasse justice, qu’ils s’en prennent d’abord à leurs divers gouvernants qui, « en leur nom » bien sûr, ont pris la « sage » décision de sauver les banques. Pour la France, Sarko a transformé 700 milliards de dettes privées des banques en dette publique de la France ! Ça mérite la corde, ça…

 

- …teng ! Quel monde de merde. Et cette nouvelle histoire de l’EPR, d’Areva, de Bouygues. En voilà encore du pognon jeté en l’air !

 

- Tu l’as dit ! Areva est non seulement nul en temps que gestionnaire (5 milliards de perte, faut le faire !) mais il se révèle être un dangereux menteur : il a caché pendant deux ans le fait que l’acier des cuves de l’EPR n’avait pas la qualité requise et donc que le réacteur présentait un énorme risque, puisque cette cuve n’est plus réparable une fois la machine en fonction ! La fatuité et l’irresponsabilité de ces nucléocrates sont insupportables. Quant à Bouygues, qui a fait travaillé des milliers de travailleurs polonais et roumains (à travers des officines douteuses chargées de faire barrage à ses responsabilités), il a été condamné à 25.000 euros d’amende ! Pour un préjudice en charges sociales détournées de 25 millions ! Un rapport bénéficiaire de 1 pour 1.000 ! Qui dit mieux ?

 

- Mondo cane, Victor. Monde de chien… Tè, buvons un coup, ça nous rafraichira les idées.

 

Illustration : merci à Chimulus

07/07/2015

MILLIARDS à l'encan !

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Ils nous donnent le tournis avec les milliards, les milliards qu'il faut trouver pour boucler les budgets, les milliards que « doit » la Grèce, etc. « Ils » (les zélites) nous parlent de milliards d'euros ou de dollars comme un chien parle de ses puces... Mais où les prendre ces fameux milliards ?

 

Ben tiens, dans la poche des habituels cochons de payants ! En loucedé, en augmentant à dose homéopathique la CSG, à la sournoise en jouant à la marge sur la TVA ou en créant des taxes invisibles. La main sur le cœur, nos « zélites » au pouvoir nous jurent que ce n'est pas à l'ordre du jour ! Sinon, où va-t-on les prendre ces milliards ?

 

Pensons d’abord aux gros cadeaux que la Sarkozie a largement distribués à ses amis :

 

- la « niche Copé » : on exonère d'impôts les plus-values tirées de la cession de filiales possédées depuis au moins deux ans. Coût de ce cadeau aux grands patrons : de 8 à 10 milliards par an !

 

- la TVA réduite pour les restaurateurs, un cadeau formidable pour une profession qui vote comme un seul gargotier à droite quand ce n’est à l’extrême-droite : 3 milliards par an ! Et aucun (ou si peu) emploi de créé en échange.

 

Bon, on en est déjà entre 11 et 13 milliards. Ce n'est pas rien. Et après ? Eh bien, à cette somme, un gouvernement - soucieux non seulement d’assainir les finances de l’État mais aussi de mettre en œuvre la fameuse « transition écologique » - devrait ajouter le gouffre des subventions aux pollueurs.

 

Aujourd'hui en France, on subventionne trois fois plus le problème climatique que sa solution. Les secteurs polluants sont soutenus pour se développer et continuent à polluer ! Il est bon de rappeler au gouvernement que le montant total des niches fiscales « grises » s'élève chaque année à 20 milliards d'euros !

 

Pour les seules subventions à la consommation d'énergies fossiles, 6 milliards d'euros sont dépensés chaque année, principalement dans le secteur des transports ! Ces aides publiques (exonérations de taxe, TVA réduite, etc.) augmentent les émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l'eau et de l'air, la consommation de ressources naturelles et nuisent à la biodiversité.

 

Les exemples sont nombreux :
- exonération de taxe intérieure sur l'énergie pour l'aviation (3,5 milliards d'euros dont 1,3 pour les vols intérieurs) ;
- taux réduit pour le fioul utilisé comme carburant (1 milliard d'euros) ;
- remboursement partiel de la taxe intérieure sur l'énergie aux transporteurs routiers (300 millions d'euros) ;
- défiscalisation partielle des agro-carburants (200 millions d'euros) ;
- TVA à taux réduit sur les engrais, avantages fiscaux au profit des usages fortement consommateurs de terres.

 

Voilà beaucoup de milliards à récupérer sans faire les poches des « Français d’en-bas », non ?

 

Mais il est plus facile de faire la leçon à la Grèce de ces « malotrus de gauchistes » que de balayer devant sa porte.

 

Photo X - Droits réservés

 

03/07/2015

Référendum en Grèce : le rire des hyènes...

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Écoutez le sale rire inquiet des hyènes qui souhaitent la mort de la Grèce à travers la mort de Syriza ! Tous les politicards ultralibéraux, qu'ils soient nationaux ou européens, font pression sur le malheureux peuple grec pour qu'il « vote comme il faut » ! Ils sont soutenus dans leur tâche de fossoyeurs de la liberté par les merdias aux ordres, les canards laquais où sévissent une cohorte de « journalistes » formatés par et pour la doxa ultralibérale. L'ennemi à abattre : Syriza qui ose défier le monstre.

 

Car l'objet, pour les institutions européennes et leurs séides, n'est pas de sauver ou non la Grèce, mais d'écraser, par tous les moyens, le gouvernement Syriza, ces « malotrus », ces gueux, ces gens du « peuple » qui osent s'élever contre leurs maîtres ! Il faut non seulement écraser Tsipras et son gouvernement, mais il faut leur infliger un châtiment exemplaire, une punition suffisamment dure pour qu'elle serve d'exemple à toutes les autres nations qui auraient l'idée de ne pas se plier aux diktats des « institutions », mot plus neutre que la troïka honnie. Ces institutions, ce sont la banque centrale européenne (institution en dehors de tout contrôle démocratique), le Fond monétaire international (bras séculier de l'ultralibéralisme sous direction réelle étazunienne, en dehors de tout contrôle démocratique), la Commission européenne (où sévissent des technocrates élus par personne, agissant en dehors de tout contrôle démocratique). Leur vraie mission est de protéger, conforter, promouvoir un système bancaire prédateur vicié et pourri jusqu'à la moelle. Syriza, pour ces gens, c'est la bête à abattre car elle représente la première alternance politique en Europe depuis sa création.

 

Cette Europe des marchés, celle des Delors, Barroso, Junker (spécialiste reconnue de toutes les magouilles liées à l'évasion fiscale et aux multinationales), est moribonde. Elle remue encore, mais par l'action des vers qui grouillent dans sa carcasse. Mais ses relents empestent pourtant toujours. L'Europe des fondateurs, celle de la paix et de la solidarité entre les nations, est bien morte, remplacée par cette grosse larve invertébrée, sans structure ni projet autre que d'enfler inconsidérément et d'instaurer une concurrence « libre et non faussée » entre les peuples qui la composent et maintenant la subissent. Une Europe qui méprise les peuples. Et refuse de les entendre. Il n'est que de voir comment a été traité la volonté du peuple français lors du référendum de mai 2005... « Circulez! Vous êtes trop kons pour comprendre des enjeux qui vous dépassent ». Toute velléité de protestation est traitée de « populiste ». Il est vrai que dans populiste, il y a peuple. Pouah ! Quelle horreur ! Comment avons-nous pu nous laisser abuser par des traités (de Maastricht et de Lisbonne) qui puent le mépris du peuple ? Qui sont uniquement dévolus au profit de la finance et du mercantiliste des multinationales ? Qui persécutent et pillent les peuples au profit des puissants, des voyous, des nantis, des salauds ? Et la bête à abattre, aujourd'hui, c'est Syriza, considéré dès son avènement démocratique non pas comme un partenaire mais comme un ennemi à terrasser.

 

Pour les « institutions », il faut détruire l'espoir soulevé par Syriza. Par tous les moyens. Sait-on pour quel genre de chose Tsipras à renversé la table ? Parce qu'au-delà d'un cadrage général de son économie, totalement délirant, la troïka prétend s'immiscer dans tous les compartiments de la vie de la Grèce et des Grecs. Par exemple, elle a refusé une augmentation du taux de l’impôt sur les sociétés que Syriza proposait de passer de 26 à 29 % ; elle a refusé une taxe exceptionnelle de 12 % sur les profits supérieurs à 500.000 euros ; elle a refusé la taxation des jeux en ligne  ; elle a refusé la taxation des armateurs (Protection des riches). Par contre cette troïka a refusé le maintient d'une petite allocation supplémentaire de solidarité pour les retraites les plus pauvres ; elle a refusé le subventionnement du diesel pour les petits paysans. Elle n'a que faire des conditions de vie de la population grecque poussée par une austérité aberrante au suicide, à l'abaissement de l'espérance de vie, à la ruine de la qualité des soins médicaux et hospitaliers.

 

Les Grecs vont voter dimanche. Mais le contrôle des capitaux institué dès le lundi 29 juin, les restrictions pour les déposants d'avoir accès à leur argent, les campagnes de presse prédisant l'apocalypse, les menaces en tous genres, tout est mis en œuvre pour aiguiller les Grecs à « bien voter », donc à dire Oui à la continuation de l'austérité, Oui au dépouillement du pays, Oui à toutes les privatisation et donc au pillage de ses ressources (il y a du pétrole au sud de la Crête ! Beaucoup de pétrole !!!).

 

Les « men in black » de Bruxelles, avec leurs complices de Berlin et de Paris, espèrent écraser l'espoir venu de Grèce. Ceci pour montrer aux Espagnols et aux Portugais, qui vont bientôt voter, l'exemple du « désastre grec » et les inciter à « bien voter » et ne pas contester l'ordre germanique qui prévaut actuellement au sommet de l'Union Européenne.

 

Et nous dans cette histoire, qu'est-ce qu'on fait. François, comme d'hab, se met à plat ventre devant la Teutonne...

 

Quand aurons-nous le courage des Grecs de nous débarrasser de cette « classe » politique menteuse, inefficace et arc-boutée sur ses privilèges ?

 

A quand une 6ème République ?

 

Photo X - Droits réservés

 

01/07/2015

Au bistro de la Toile : il paraît qu'il fait chaud !

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- Il fait chaud ! Il fait chaud ! Eh ! C'est l'été non ? Qu'est-ce qu'il y a d'anormal ? Et puis, c’est tout bon pour les mastroquets ça : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entends Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprends nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparaît, elle n’en crèvera pas pour autant, la Terre !

Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables des aulx de Chine ou des raisins du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous disent les verts et autres écolos est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qui va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, mais 95% de la richesse mondiale ! Dans 10 ans, ils ne seront plus que 15 %. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, et si nécessaire prendre notre place. Par la force. Les problèmes des migrants ne font que commencer. Les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes, repues, bouffies et lâches seront en mesure de les arrêter ? La lâcheté devant les faibles est une des formes les plus actives, les plus subtiles et les plus mortelles de la lâcheté ! L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur.

Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les sou-tend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens sapiens (homme sage sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça en fait des bagnoles qui crachent leurs gaz pourris, des forêts qu’il faut couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faut pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Profitons : dans 20 ans, nos successeurs dans ce rade - s'il existe toujours ! - ne boiront plus du côtes-du-rhône mais des côtes-de-stockholm ou du vin d’Écosse grand cru...

 

- Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

25/06/2015

Grèce : Le bal des faux-cul fait recette à Bruxelles !

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La Grèce restera dans l'euro et sa dette sera, pour le moins, effacée de moitié. Tout le reste n'est que gesticulation de créanciers largement responsables de la crise grecque et qui ne veulent pas perdre la face et reconnaître leurs konneries : prêter sans compter, sur la base de chiffres truquées par des banksters étazuniens, à des gouvernements grecs pourris jusqu'à la moelle, les Karamanlis et les Papandreou.

 

Les bourrés de thunes grecs ont pu faire la bringue dès l'entrée dans la zone euro, en 2001 ! Ainsi entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs ! Ce n'est pas Tsipras ni Varoufakis qui ont mis la Grèce dans cette situation.

 

Qui sont les véritables créanciers de la dette grecque et qui décide de son utilisation ? Pour une dette totale de 320 Mds €, les créanciers sont : le Fonds européen de stabilité financière (FESF, maintenant remplacé par le MES, 150 Mds) , les autres États européens (53 Mds), le FMI (23 Mds), le secteur privé (39 Mds), la BCE (27 Mds) et d’autres créanciers privés (31 Mds). Mais il faut savoir que sur ces 320 Mds d'euros, 270 milliards ont été donnés aux banques sous forme de règlement ,d'intérêts exorbitants ! 40 milliards seulement ont servi directement à la Grèce ! C'est un formidable hold-up. Oh ! Ce n'est pas le terme employé : on parle de « plan de sauvetage » de la Grèce. Mais en fait c'est une razzia sur tout un peuple, c'est le transfert de toutes les dettes du secteur bancaire privé vers l'Etat grec et le secteur public,puis vers les États européens. Tout le monde est perdant sauf...les banques (en particuliers allemandes et françaises) qui ont réussi à refiler le mistigri aux Etats...

 

Cette « dette » ne sera jamais remboursée, et toutes les têtes d’œuf de Bruxelles, Paris ou Berlin le savent mais ne peuvent l'admettre sous risque de foutre en l'air tout le système prédateur ultralibéral. Paradoxalement, la situation financière grecque est excellente, bien meuileure que celle de la France par exemple. Eh oui : puisque la Grèce est actuellement en « excédent primaire ». Késako ? Ça veut dire que - hors remboursement de la dette – l'Etat grec rentre quotidiennement un peu plus de recettes qu'il n'a de dépense. C'est un excédent budgétaire. Il n'a donc pas besoin d'emprunter ! Sauf évidemment... pour rembourser et payer les intérêts de cette dette pour sa majeure partie illégitime !

 

A partir de ces réalité, Tsipras et Varouflakis – qu'il est de bon ton parmi les eurocrates de prendre pour des kons – ont toutes les raisons de tenir le coup face à la meute hurlante des ultralibéraux de l'U.E. En effet, si la Grèce décide de ne plus payer cette dette qui l'étrangle, ce n'est plus elle qui a des problèmes mais...ses créanciers ! Entre autres nous, Français, qui devons tant à Sarkozy qu'à Hollande le fait que Bercy a racheté à nos banquiers incapables leurs créances grecques pourries...

Tsipras est un joueur d'échec. Il a les nerfs solides. Il n'est que de le voir tenir tête, seul, à la meute d'  « Européens » attachés à sa perte. Parce qu'il a la force des « desesperados ». Parce qu'il n'a plus rien à perdre. Parce que ces mêmes « eurocrates » ont ruiné son peuple, l'on affamé, parce que la troïka l'a humilié. A partir de là, des solutions qui paraissaient impossibles deviennent crédible. Par exemple demander de l'aide à la Russie et à la Chine.

Les Chinois ont déjà les pieds au port du Pirée. Quant à la Russie, Tsipras a été reçu en grande pompe à Moscou la semaine dernière et en est revenu avec...un accord - moyennant finance évidemment - pour l'arrivée en Grèce d'un gazoduc destiné à approvisionner l'Europe ! Ce qui file une diarrhée noire aux Etazuniens ! Un qui se marre c'est Poutine, qui réussit ainsi à planter une saine zizanie dans le clan des va-t'en-guerre atlantistes.

Chapeau à Tsipras et Varoufakis qui ont réussi a transformé un problème strictement économique en un problème politique...en laissant planer la possible venue des flottes russes, voire chinoise au Pirée !

 

Photo X - Droits réservés

24/06/2015

Au bistro de la toile : du mouton fluo aux Yankees espions.

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- Oh ! Victor. C'est quoi ce tarin qui brille ? C'est le Tavel ou ce serait-ti pas que t'as bouffé de l'agneau OGM croisé avec une méduse lumineuse ?

- Prenons l'option Tavel. Mais tu as mis le doigt sur un truc plus que suspect. L'INRA (institut national de recherche agronomique) a-t-il dans ses attributions de bidouiller dans les modifications génétiques ? Paie-t-on, avec nos impôts, des fonctionnaires ou assimilés pour ces magouilles. N'oublions pas que les OGM sont massivement rejetés par la population française. Et pourtant l'Europe – donc la France puisque notre souveraineté se résume à une peau de zob – pousse à la roue pour faire accepter ces saloperies OGM. Elle en a autorisé une palanquée il y a quelques mois. Le problème, pour les technocrates européens larbins des multinationales yankees, et en particulier de Monsanto, c'est de faire accepter par le con-sommateur de bouffer des produits OGM.

- Ouais mais c'est un mec de l'INRA qui, par vengeance, a mis le mouton lumineux dans le circuit de la bouffe.

- Ça Loulle, c'est la version officielle. Mais pour un fouille-merde comme moi, il faut toujours chercher ce qu'il y a dessous. Et dessous il y a, comme je viens de te dire, la volonté de banaliser la consommation de produits OGM. Qu'est-ce que tu as vu et entendu, dans les étranges lucarnes, a la suite de cette information ? Les « spécialistes » maison, genre docteur Flaisaquier sur TF2, nous assurer, la main sur le cœur, qu'il n'y avait aucun risque à consommer cette viande. Ce qui est peut-être vrai mais pas sûr ! De même sur TF3, on a entendu un autre « spécialiste » maison affirmer, avec un sourire condescendant, presque méprisant, que les OGM sont consommés depuis des années aux États-Unis et que les Etazuniens ne s'en portent pas plus mal...

- Mouais... Je vois un peu plus clair, presque fluo. L'INRA serait donc complice d'une magouille ej vue de nous faire bouffer leurs merdes OGM.

- Et ça arrive en pleines négociations TAFTA, cette horreur qui risque de mettre l'Europe – donc la France – en état de vassalisation totale par rapport aux multinationales étazuniennes. Or la commercialisation en Europe des OGM est une des exigences yankees.

- Des yankees qui se comportent comme de beaux chiapacans puisqu'ils espionnent même les communications de l'Elysée...

- On s'est foutu de la gueule de la mère Merkel, dont le portable était directement branché sur la NSA étazunienne, mais chez nous c'est pareil et probablement bien pire. Ces gens sans vergogne n'ont pas d'amis, pas d'alliés, seulement des vassaux et des clients. Et on semble découvrir l'eau tiède ! Ainsi, lorsque les USA participent à une quelconque négociation, ils ont plusieurs coups d'avance puisqu'ils connaissent déjà les positions de leurs « partenaires » ! En d'autres temps, De Gaulle ou Mitterrand les auraient foutus dehors avec perte et fracas. Mais on est au temps des bisounours aux couilles molles...

- Attend Victor. Nos fins limiers du contre-espionnage n'ont rien vu ?

- Et qui sait si certains ne sont pas complices ? Il y a fatalement quelques taupes fort bien placées dans tous les rouages de l’État...

- Alors on fait quoi ? On s'écrase, comme d'hab ? Ou on rue dans les brancards ?

- Un gouvernement digne de ce nom commencerait par abandonner les négociations TAFTA. Puis il accorderait le droit d'asile à ces héros que sont Snowden et Julien Assange. Enfin il ferait sortir la France de l'Otan donc de la sujétion aux Etats-Unis. Mais pour ça il faudrait un gouvernement couillu.

- Mouais... C'est pas le cas. Allez, buvons un canon. C'est toujours ça que les Yankees n'auront pas !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

23/06/2015

Serrons les miches : les Jeux Olympiques menacent la France !

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Aïe ! Aïe ! Aïe ! C’est aujourd’hui que les Parigots doivent décider (pour toute la France !) de poser la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de je ne sais quand. 2024 je crois. Espérons que cette fois encore on évitera d’être « choisis » par le Comité olympique. On est passé près trois fois, on a de l’entrainement. De ce côté, ça va.

 

La plus grande escroquerie mentale, c’est de faire croire que les « J.O. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale.

 

Mon cul ! comme dirait Siné…

 

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Il représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Tè ! parlons-en des « Jeux Olympiques » ! Le sport vu par le père Coubertin, c’est pas mal : plus haut, plus vite, plus fort. Les J.O. sont de droite, et même d’extrême droite.

 

Au fait le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas !

 

Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 

« La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 

« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 

« Une olympiade femelle serait impratique(sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.

 

Il considérait que les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ont été les mieux organisés depuis l'origine. Il était un grand admirateur d’Hitler qui le lui rendait bien : le sinistre führer a appuyé une demande de prix Nobel pour Coubertin (qui lui aurait été refusé à cause de cet appui). Hitler (à la recherche de crédibilité pacifiste) a également proposé de subvenir aux besoins de Coubertin via une rente (refusée par ce dernier tout de même).

 

Le C.I.O., multinationale au moins aussi douteuse que la Fifa pour le foutebal, bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, a été dirigé par un autre grand démocrate : Juan Antonio Samaranch Torello, marquis de Samaranch, né le 17 juillet 1920 à Barcelone, président du comité international olympique (CIO) de 1980 à 2001. Né dans une riche famille, il a été chef de mission pour l'équipe espagnole à de nombreux événements olympiques avant d'être nommé au gouvernement espagnol secrétaire des sports par Franco en 1967. Il devint aussi à cette époque président du comité national olympique et un membre du CIO. Il a été vice-président du CIO de 1974 à 1978, et il a été nommé ambassadeur d'Espagne en Union soviétique et en Mongolie de 1977 à 1980.

 

Après les jeux d'été de 1980, le président Lord Killanin démissionna et Samaranch fut élu comme successeur. Durant son mandat, Samaranch a réussi à améliorer la santé financière du mouvement olympique grâce aux droits télévisuels et aux partenariats. C’est à lui qu’on doit la forme moderne, c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O. Le roi d'Espagne lui a conféré le titre de Marquis de Samaranch en 1982.

 

Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.

 

En plus, ça coûte un bras et demi cette konnerie de quinze jours. Tiens, rien que le dossier pour présenter la candidature de Paris coûte déjà 60 millions ! On parle en tout d’un budget de « seulement » 6 milliards. Ben voyons. Une paille.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Et bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou ! Et puis tout de même… Un peu de décence : le formidable Teddy Riner…proche de Balkany ! Et les frères Karabacik, en correctionnelle pour tricherie ! Bonjours les exemples…

 

Mais rassurons-nous, on sera sûrement éliminés. Trop indisciplinés ces Français, trop rouspéteurs, trop bordéliques.

 

Peut-être mais surtout trop lucides !

 

Illustration X - Droits réservés

 

19/06/2015

"MATIN BRUN". Et une piqûre de rappel. Une !

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Loi liberticide sur le renseignement permettant le flicage total, loi européenne éliminant toute enquête journalistique sur les malversations d'entreprises, métpris du parlement par l'utilisation de cette disposition dictatoriale appelée « 49.3 », le TAFTA qui se profile et mettra les états à la merci des multinationales... Le totalitarisme rampant s'implante sournoisement. Et c'est mal barré...

 

Tenez : une petite piqûre de rappel avec « Matin brun ».

 

Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l’autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus.

 

C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.

- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.

- Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?

- C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.

- Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?

- Oui, pareil.

Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.

C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’État national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns.

Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma foi un chat c’est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’étaient pas bruns.

Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d’arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux. Mon cœur s’était serré, puis on oublie vite. Les chiens, ça m’avait surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que c’est plus gros, ou que c’est le compagnon de l’homme comme on dit. En tout cas Charlie venait d’en parler aussi naturellement que je l’avais fait pour mon chat, et il avait sans doute raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand-chose, et pour les chiens, c’est sans doute vrai que les bruns sont plus résistants.

On n’avait plus grand-chose à se dire, on s’était quittés mais avec une drôle d’impression. Comme si on ne s’était pas tout dit. Pas trop à l’aise. Quelque temps après, c’est moi qui avais appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus. Il en était resté sur le cul : le journal qu’il ouvrait tous les matins en prenant son café crème !

- Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?

- Non, non, c’est à la suite de l’affaire des chiens.

- Des bruns ?

- Oui, toujours. Pas un jour sans s’attaquer à cette mesure nationale. Ils allaient jusqu’à remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu’il fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !

- À trop jouer avec le feu...

- Comme tu dis, le journal a fini par se faire interdire.

- Mince alors, et pour le tiercé ?

- Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes, il n’y a plus que celui-là. Il paraît que côté courses et sports, il tient la route. Puisque les autres avaient passé les bornes, il fallait bien qu’il reste un canard dans la ville, on ne pouvait pas se passer d’informations tout de même.

J’avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des Nouvelles Brunes. Pourtant, autour de moi les clients du bistrot continuaient leur vie comme avant : j’avais sûrement tort de m’inquiéter. Après ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore. Les maisons d’édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville, étaient poursuivies en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques. Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d’édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.

- Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n’a rien à y gagner à accepter qu’on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation.

Par mesure de précaution, on avait pris l’habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c’est fait pour évoluer et ce n’était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles.

On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations. Un jour, avec Charlie, je m’en souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu’il débarque avec un nouveau chien ! Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marron.

- Tu vois, finalement il est plus affectueux que l’autre, et il m’obéit au doigt et à l’œil. Fallait pas que j’en fasse un drame du labrador noir.

A peine il avait dit cette phrase, que son chien s’était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue. Et gueule que je te gueule, et que même brun, je n’obéis ni à mon maître ni à personne ! Et Charlie avait soudain compris.

- Non, toi aussi ?

- Ben oui, tu vas voir.

Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier sur l’armoire. Un matou au regard et aux poils bruns.

Qu’est ce qu’on avait ri. Tu parles d’une coïncidence !

- Tu comprends, je lui avais dit, j’ai toujours eu des chats, alors... Il est pas beau, celui-ci ?

- Magnifique, il m’avait répondu.

Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l’œil.

Je ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu’on avait passé un sacré bon moment, et qu’on se sentait en sécurité. Comme si de faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la cité, nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien sûr je pensais au petit garçon que j’avais croisé sur le trottoir d’en face, et qui pleurait son caniche blanc, mort à ses pieds. Mais après tout, s’il écoutait bien ce qu’on lui disait, les chiens n’étaient pas interdits, il n’avait qu’à en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et comme nous, il se sentirait en règle et oublierait vite l’ancien.

Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j’ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m’ont pas reconnu, parce qu’ils sont nouveaux dans le quartier et qu’ils ne connaissent pas encore tout le monde.

J’allais chez Charlie. Le dimanche, c’est chez Charlie qu’on joue à la belote. J’avais un pack de bières à la main, c’était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J’ai fait semblant d’aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l’ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.

- Pourtant son chien était un vrai brun, on l’a bien vu, nous !

- Oui, mais à ce qu’ils disent, c’est que avant, il en avait un noir, pas un brun. Un noir.

- Avant ?

- Oui, avant. Le délit maintenant, c’est aussi d’en avoir eu un qui n’aurait pas été brun. Et ça, c’est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin.

J’ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j’étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu’avant j’avais eu un chat noir et blanc. Avant ! Ça alors, je n’y aurais jamais pensé !

Ce matin, Radio brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n’est pas parce qu’on aurait acheté récemment un animal brun qu’on aurait changé de mentalité, ils ont dit.

« Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit. » Le speaker a même ajouté « Injure à l’État national. »

Et j’ai bien noté la suite. Même si on n’a pas eu personnellement un chien ou un chat non conforme, mais que quelqu’un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple, en a possédé un, ne serait ce qu’une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves ennuis.

Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C’est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun.

Bien sûr, s’ils cherchent avant, ils n’ont pas fini d’en arrêter des proprios de chats et de chiens.

Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des bruns dès qu’ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour êtreun peu tranquilles, non?

On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n’arrive jamais. J’ai peur. Le jour n’est pas levé, il fait encore brun au dehors.

- Mais, arrêtez de taper si fort, j’arrive.

 

Franck Pavloff

 

 

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18/06/2015

Le traf(r)ic de ces migrants dont personne ne veut.

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Ce brave Guetta a fait fort ce matin dans le registre de la bien-pensance compassionnelle dégoulinante. Un festival. Comparant les « efforts » fait par le Liban, la Turquie ou la Jordanie avec ceux de l'Europe, il se drape dans sa dignité offusquée et nous invite à avoir honte de nous, de notre égoïsme, de notre manque de pitié... Il veut nous faire pleurer sur ces gens que se renvoient la France et l'Italie à Vintimille.

 

Eh bien moi, monsieur Guetta, je n'ai pas envie de pleurer avec les tartufes, de bêler avec les imbéciles heureux, de me rouler dans des transes repentantes. Ni remord, ni auto-accusation ni dégoût de soi-même. Faut-il se goinfrer de ce gâteau écœurant : un fond d'humanitaire fourré d'une épaisse crème de pseudo antiracisme, nappé de remords atavique et agrémenté d'une belle inscription : Mea culpa ! »

 

Egoïsme ? Cynisme ? Non. Peur légitime d'être submergés par cette invasion rampante. Le pays réel, le populo, se préoccupe avant tout de son emploi s'il a la chance d'en avoir un, de ses finances indigentes, du prix de son logement, de l'avenir de ses enfants, et si possible de ses vacances et de ses loisirs… Quant aux « sans dents », ils voient d'un très mauvais œil cette « concurrence »... Les problèmes des autres passent légitimement derrière la résolution de ses problèmes à lui. En parlant cru, il s'en fout. Point/barre !

 

La lâcheté devant les faibles est une des formes les plus actives, les plus subtiles et les plus mortelles de la lâcheté ! Seulement la vérité fait peur : peut-on inviter à notre table tous ces pauvres migrants si émouvants ? La réponse, trouvez-là vous-même : en France, 5 millions de chômeurs, 10 millions de personnes touchées par la crise du logement, 3,5 millions pas ou mal logés, 700.000 dont le seul domicile est la rue où ils survivent, souffrent l'humiliation et meurent dans l'indifférence générale. Et il faudrait ouvrir les portes toutes grandes pour accueillir toute la misère du monde ?

 

Quel pays connaissant un taux de chômage dépassant les 10% peut absorber une telle masse d’individus, jeunes, sans formation, sans compétences et avides de consommer et de se reproduire ? A qui fera-t-on croire que l’accueil des damnés du tiers-monde est une « chance » ? Chance pour qui ? Pour quelques patrons voyous qui y voient un réservoir inépuisable de main-d’œuvre quasi-gratuite, taillable et corvéable à merci. On est en train de réinventer l'esclavage. Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l'émigration. Des trafiquants les rackettent puis les entassent dans des barcasses pourries prêtent à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s'ils ont des problèmes de navigation. Et les bœufs se laissent mener à l'abattoir, mues par l'espoir illusoire d'une vie meilleure dans cette Europe qu'on leur fait miroiter comme le paradis. Sans oublier les terroristes qui se glissent dans le tas...

 

Le très lucratif business du trafic des migrants est aux mains, au départ de la Libye, d'Al Qaeda et de l’État islamique, à l'arrivée des mafias italiennes. Des armes, des flottilles de bateaux pneumatiques, des lieux pour loger des centaines de migrants prêts à risquer leur vie pour rejoindre l’UE : les événements dévoilent l’ampleur de la logistique déployée par les trafiquants implantés en Libye et la nécessaire implication des autorités locales pour que les départs aient lieu. Les récalcitrants sont forcés d'embarquer. S'ils ne peuvent pas payer l'alternative est : travailler comme esclave ou vendre ses organes...

 

Sur les rives turques de la Méditerranées, le traf(r)ic d'êtres humains prend une dimension quasi industrielle. Des groupes criminels organisés achètent des navires poubelles, passent carrément des annonces du genre « Navires entre 75 et 120 mètres en partance pour l’Italie, sans passeport ni visa ». Sans se cacher. Avec la complicité passive des autorités d'Erdogan. Les migrants sont là des Syriens capables payer entre 4.500 et 6.000 euros. Les bénefs sont considérables : 3 à 4 millions d'euros par navire selon Frontex... Plus lucratif que la drogue et pratiquement sans danger pour les trafiquants. 

 

Qui sont-ils ces migrants ? Pour beaucoup, des noirs subsahariens, très nombreux à travailler en Libye du temps de Kadhafi et qui sont maintenant chassés et subissent un racisme féroce de la part des clans qui se partagent le pouvoir. Merci Sarko ! Pour d'autres, des subsahariens victime d'une tradition imbécile : dans la plupart des pays d'Afrique, il est de coutume d'envoyer, dans chaque famille, un des leurs en Europe pour y travailler et envoyer ensuite de l'argent. Ce miroir aux alouettes reste bien présent dans les familles africaines. Il y a enfin ceux qui fuient des pays en guerre. Libye (merci Sarko), Syrie (merci François, merci Barrack), Irak (merci les divers Bush). Ils fuient la guerre. On peut les comprendre. Mais il pourrait aussi prendre le maquis, prendre les armes et lutter contre les barbares qui les chassent, les massacrent, les égorgent. D'autres l'ont fait en d'autres temps bien pires en France, en Grèce, en Yougoslavie, en Italie. Les Kurdes montrent victorieusement l'exemple !

 

Que faire ? Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l'arrivée au pouvoir des partis de l'extrême-droite fascisante.

 

Les repousser mani militari ? Quel pays osera tirer des coups de semonces voire des tirs au but pour faire rebrousser chemin aux navires des trafiquants ?

 

Il serait plus judicieux, à court terme, de détruire sur place en Libye, par des coups de mains militaires, les nids de vipères des trafiquants. Aider l'ONU à chercher des solutions aux guerres internes qui jettent les peuples victimes à travers les déserts de sable et d'eau. Arrêter de piller l'Afrique et au contraire aider les gouvernements en place à développer hors de toute corruption, ce qui n'est pas le plus facile, une agriculture vivrière et des industries utiles sur place. Assortir toute aide d'une obligation de contrôle des naissances. Enfin éduquer, instruire, ouvrir des écoles autres que ces sinistres madrassas, pivot de l'obscurantisme.

 

Mouais... On n'est pas sorti de l'auberge...

 

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17/06/2015

Eh ! Valls. Eh ! Macron. Vous l’avez lu le programme du Conseil National de la Résistance auquel vous devez votre liberté et votre position ?

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Pour mesurer ce que les gouvernements ultra-libéraux, sous Hollande comme sous Sarko,  nous arrachent, pour relever enfin la tête, voici – indispensable piqure de rappel – le programme du Conseil National de la Résistance élaboré dans une France encore occupée, celui-là même que le Medef et ses marionnettes au « pouvoir » s’efforcent de détruire. C’est un peu long, mais c’est un document de référence.

 

"Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE



II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

  l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

  la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

  la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

  la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

  l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

  le respect de la personne humaine ;

  l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

   a) Sur le plan économique :

  l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

*  une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;

*  l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

*  le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

 *  le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

*  le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

   b) Sur le plan social :

*  le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

*  un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

*  la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

*  la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

*  un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

*  la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

*  l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

*  une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

*  le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

   c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

   d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


  1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13. La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16. La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.



12/06/2015

Demandez du chômeur ! Jeunes, vieux, mâles, femelles !

chômage flamby dessis de Burki.jpg

 

- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon ?

- De tout, Sieur du Maidef, et des pleins bataillons !

Grâce à la politique de notre ami Macron

Les chômeurs prolifèrent comme mouches sur étron,

Vingt-deux mille en plus pour le seul mois d'avril

De l’homme, de la femme, du jeune, du viril,

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

A des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Cher Monsieur du Maidef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

 

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

 

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à François ? Cher Monsieur du Maidef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

Illustration:merci à Burki

 

10/06/2015

Bilderberg : Mafiosi internationaux en congrès en Autriche.

bilderberg brute à la hache.jpg

 

Le rendez-vous annuel du gratin des mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient, du 10 au 14 juin à Telfs Buchen, à l’hôtel Interalpen, au milieu de la forêt dans les Alpes tyroliennes près d'Innsbruck. Il s’agit du maintenant fameux « Groupe de Bilderberg.  Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954  à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

 

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays du monde occidental, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Il prétend être un véritable « gouvernement mondial » occulte...mais sans les BRICS, ce qui relativise les prétentions de ses membres ! Son potentiel de nuisance reste néanmoins important. Ses orientations stratégiques sont avant tout la mondialisation ultralibérale au profit des multinationales et des puissances financières. Ses actions occultes peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, le choix des dirigeants et ministres (l'an dernier Macron était invité, cette année il y aura...Juppé, signe d'un bel avenir ?!), les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

 

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80 % des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le « Steering Committee », est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le « Bilderberg Advisory Committee » (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de « parrains », les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation.

 

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

 

Sachez que le capo de tuti i capi actuel est Henri de Castries, premier Français à présider le Bilderberg. Patron du groupe d'assurances Axa, c'est un pote à Sarko mais aussi de Hollande, à travers la célèbre promotion de l'ENA Voltaire...

 

Parmi les invités français, on trouve - outre Alain Juppé, (choisi par les Bilderberg comme prochain président de la république ?) - Nicolas Baverez, un habitué celui-là, un bavard qui prêche l'ultralibéralisme sur tous les plateau télé, membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (un think tank ultralibéral), Laurent Bigorgne, directeur du même Institut Montaigne, Laurence Boone, conseillère économique de François Hollande, Patrick Calvar, directeur de la DGSI, les espions français, Gilles Kepel, professeur à Sciences-Po, spécialiste du monde arabe, Catherine Pégard, ex-journaliste politique au Point, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, désormais présidente du château de Versailles, et Jean-Dominique Sénard, PDG de Michelin, une des plus puissantes entreprise française.

 

Voici la liste officielle des participants à Bilderberg 2015. Fouillez un peu dedans :

FRA Castries, Henri de président du Groupe de Bilderberg et PDG du groupe AXA.
DEU Achleitner, Paul M. Président du Bureau de Supervision de la Deutsche Bank
GBR Agius, Marcus ex PDG de la banque Barclays
DNK Ahrenkiel, Thomas Directeur des services de renseignements danois (DDIS)
USA Allen, John R. Envoyé spécial du Global Coalition to Counter ISIL, Département d’État US
USA Altman, Roger C. Président de la banque d’investissement Evercore Partners
POL Applebaum, Anne Éditorialiste et membre de la rédaction du Washington Post
FIN Apunen, Matti Directeur du Forum de politique et d’affaires finlandaises EVA
USA Baird, Zoë PDG et président de Markle Foundation
GBR Balls, Edward M. Ancien Chancelier de l’Échiquier du cabinet fantôme
PRT Balsemão, Francisco Pinto PDG de Impresa SGPS
PRT Barroso, José Manuel Durão Ancien président de la Commission européenne
FRA Baverez, Nicolas Membre du comité directeur de l’Institut Montaigne (think tank libéral)
AUT Benko, René Fondateur de SIGNA Holding GmbH
ITA Bernabè, Franco président du directoire et Chief Executive Officer de Telecom Italia. FB Group SRL. Banquier et chef d’entreprise Italien
NLD Beurden, Ben van PDG de Royal Dutch Shell
FRA Bigorgne, Laurent Directeur de l’Institut Montaigne
FRA Boone, Laurence Conseillère économique de François Hollande
ESP Botín, Ana P. Directrice de Santander, la première banque espagnole
NOR Brandtzæg, Svein Richard PDG de Norsk Hydro1
AUT Bronner, Oscar fondateur des magazines d’information autrichiens Trend et Profil, éditeur du quotidien Der Standard
USA Burns, William Président de Carnegie Endowment for International Peace (think tank américain)
FRA Calvar, Patrick Directeur général de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité intérieure)
ESP Cebrián, Juan Luis Président du journal espagnol El País et du groupe de presse PRISA
CAN Clark, W. Edmund Président et Chief Executive Officer du TD Bank Financial Group (Banque Toronto-Dominion)
INT Coeuré, Benoît Économiste français, administrateur de l’INSEE, membre du directoire de la BCE (Banque Centrale Européenne)
CAN Coyne, Andrew Éditorialiste et Chroniqueur au National Post
SWE Damberg, Mikael L. Membre du parti des Sociaux-Démocrates. Ministre des Entreprises et de l’Innovation
BEL De Gucht, Karel ancien ministre belge des Affaires étrangères, Commissaire européen au Commerce, ancien président des Vlaamse Liberalen en Democraten (VLD)
NLD Dijsselbloem, Jeroen Ministre des Finances des Pays-Bas
USA Donilon, Thomas E. Ex conseiller à la sécurité nationale des États-Unis dans l'administration Obama
DEU Döpfner, Mathias PDG du groupe médiatique Axel Springer
GBR Dowling, Ann Présidente de la Royal Academy of Engineering
USA Dugan, Regina Vice Présidente des Avancées Technologiques, de l’Ingénierie et des Projets de Google. Ex directrice de la DARPA (Agence US pour les projets de recherche avancée de défense)
NOR Eilertsen, Trine Éditrice en Chef d’Aftenposten
DNK Eldrup, Merete Directrice de TV2 (télévision danoise)
ITA Elkann, John président de Fiat Chrysler Automobiles et PDG d’Exor
DEU Enders, Thomas PDG d'Airbus
USA Erdoes, Mary PDG de la banque d'afaires JP Morgan Asset Management
GBR Fairhead, Rona Présidente de la BBC Trust
DNK Federspiel, Ulrik Vice Président de Haldor Topsøe A/S
USA Feldstein, Martin S. Président émérite du National Bureau of Economic Research (NBER), professeur d'économie à l’Université Harvard
USA Ferguson, Niall Professeur d’Histoire à l’Université Harvard. chercheur associé au Jesus College d’Oxford
AUT Fischer, Heinz Président de la République fédérale d’Autriche depuis 2004
GBR Flint, Douglas J. Homme d’affaires britannique, président exécutif de la banque HSBC
CHE Franz, Christoph Directeur des laboratoires Hoffmann-La Roche
NLD Fresco, Louise O. Présidente et Directrice du Centre de Recherche de l’Université Wageningen
USA Griffin, Kenneth Fondateur et PDG de Citadel Investment Group
ITA Gruber, Lilli Journaliste et femme politique italienne
RUS Guriev SergeiProfesseur d’Economie à Sciences Po
TUR Gürkaynak, Gönenç Partenaire de gestion de la firme légale ELIG
AUT Gusenbauer, Alfred Président du Parti social-démocrate d’Autriche (SPÖ), ex chancelier
NLD Halberstadt, Victor Professeur d’Economie à l’Université Leiden
AUT Hampel, Erich Président de UniCredit Bank Austria AG
GBR Hassabis, Demis Vice président de Google DeepMind
AUT Hesoun, Wolfgang PDG de Siemens Autriche
CHE Hildebrand, Philipp Vice président de BlackRock Inc
USA Hoffman, Reid Co-fondateur et PDG de LinkedIn
INT Ischinger, Wolfgang Président de la Conférence de Sécurité à Munich
USA Jacobs, Kenneth M. PDG de la banque Lazard
DEU Jäkel, Julia PDG de Gruner + Jahr
USA Johnson, James A., Président de Johnson Capital Partners
FRA Juppé, Alain Maire de Bordeaux, Ancien Premier Ministre
DEU Kaeser, Joe PDG de Siemens AG
USA Karp, Alex PDG de Palantir Technologies
FRA Kepel, Gilles professeur à Sciences Po
GBR Kerr, John Vice-président de Scottish Power Gas & Electricity
TUR Kesici, Ilhan Membre du Parlement Turc
USA Kissinger, Henry A. Président de Kissinger Associates, Inc
USA Kleinfeld, Klaus Directeur et PDG de Alcoa
NLD Knot, Klaas H.W. Directeur de la Banque des Pays-Bas
TUR Koç, Mustafa Vice-président de Koç Holding A.S.
AUT Kogler, Konrad Directeur Général de la Sécurité Publique
USA Kravis, Henry R. Co-Président de Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA Kravis, Marie-Josée Membre senior et Vice Présidente du Hudson Institute (think tank US)
CHE Kudelski, André Directeur et PDG de Kudelski Group
DEU Lauk, Kurt Président de Globe Capital Partners
SWE Lemne, Carola PDG de La Confédération des Entreprises Suédoise
USA Levey, Stuart Chief Legal Officer de HSBC Holdings
DEU Leyen, Ursula von der Ministre de la défense de l'Allemagne
BEL Leysen, Thomas Président du groupe financier KBC
GBR Maher, Shiraz Chercheur senior pour le ICSR, King’s College London
DNK Markus Lassen, Christina Chef du département du ministère des affaires étrangères, de la sécurité politique et de la stabilisation
USA Mathews, Jessica T. Présidente du Carnegie Endowment for International Peace (think tank US)
USA Mattis, James Membre distingué du Hoover Institution, Université Stanford
CHE Maudet, Pierre Membre du parti libéral-radical genevois, conseiller d’état du canton de Genève
CAN McKay, David I. Président de la Banque royale du Canada
TUR Mert, Nuray Chroniqueuse et professeur de sciences politiques à l’Université d’Istanbul
USA Messina, Jim PDG de Messina Group
BEL Michel, Charles Premier Ministre
USA Micklethwait, John Éditeur en Chef de Bloomberg
GBR Minton Beddoes, Zanny Rédactrice en chef de The Economist
ITA Monti, Mario Economiste, ex premier ministre italien, membre de la Commission Trilatérale, ex Commissaire européen
FIN Mörttinen, Leena Directrice de The Finnish Family Firms Association
USA Mundie, Craig J. Responsable de la recherche et de la stratégie chez Microsoft
CAN Munroe-Blum, Heather Directrice du Canada Pension Plan Investment Board
NLD Beatrix (reine des Pays-Bas)
IRL O’Leary, Michael PDG de Ryanair
GBR Osborne, George Député du Parti conservateur, ex chancelier de l’Échiquier (ministre des finances) de David Cameron
TUR Özel, Soli Chroniqueur au journal Haberturk, Maître de conférences, Université Kadir Has
GRC Papalexopoulos, Dimitri PDG de Titan Cement Co
FRA Pégard, Catherine ex journaliste politique du magazine Le Point, présidente du château de Versailles
USA Perle, Richard N. Membre de l’American Enterprise Institute (think tank libéral US)
USA Petraeus, David H. Ancien général de l’armée américaine, commandant de la Force internationale en Afghanistan (2010-2011), ex directeur de la CIA. Président de KKR Global Institute
GRC Pikrammenos, Panagiotis Président honoraire du Conseil d’Etat
CAN Reisman, Heather M. Femme d’affaires canadienne. Reisman est la créatrice et président de la chaîne de librairie Indigo Books
ITA Rocca, Gianfelice Président de Techint Group
AUT Roiss, Gerhard PDG de OMV Autriche
USA Rubin, Robert E. Vice Président du Council on Foreign Relations (CFR), ex secrétaire au Trésor des États-Unis dans l’administration Clinton
NLD Rutte, Mark Premier Ministre des Pays-Bas
USA Sadjadpour, Karim Associé senior du Carnegie Endowment for International Peace
ESP Sánchez Pérez-Castejón, Pedro Secrétaire général du Parti socialiste espagnol
GBR Sawers, John Politicien britannique, ex directeur du Secret Intelligence Service (MI6)
TUR Sayek Böke, Selin, Vice Présidente du Parti républicain du peuple
USA Schmidt, Eric E. PDG de Google
AUT Scholten, Rudolf Membre du comité des directeurs exécutifs de Oesterreichische Kontrollbank AG
FRA Senard, Jean-Dominique Président du groupe Michelin depuis 2011
AUT Sevelda, Karl PDG de la Raiffeisen International Bank Holding
INT Stoltenberg, Jens Secrétaire général de l’OTAN
FIN Stubb, Alexander Premier Ministre
DEU Suder, Katrin Secrétaire d'état à la Défense
IRL Sutherland, Peter D. Président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International, ex PDG de BP (British Petroleum) (1997-2009), ex président de la section Europe de la Commission Trilatérale, directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland
SWE Svanberg, Carl-Henric Président de BP, Président de Volvo
NOR Svarva, Olaug PDG de la Caisse des Retraites de la Norvège
USA Thiel, Peter A. Président de Thiel Capital
GRC Tsoukalis, Loukas Président de la Hellenic Foundation for European and Foreign Policy
INT Üzümcü, Ahmet Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques
PRT Vitorino, António M. membre du Parti socialiste portugais, ex commissaire européen, ex ministre de la Défense du Portugal
SWE Wallenberg, Jacob PDG d'Investor AB
USA Weber, Vin Partenaire, Mercury LLC
GBR Wolf, Martin H. Journaliste économique au Financial Times, chroniqueur au journal Le Monde
USA Wolfensohn, James D. ex président de la Banque Mondiale, PDG de Wolfensohn and Company
USA Zoellick, Robert B. ex président de la Banque Mondiale, président du Conseil des Conseillers Internationaux de Goldman Sachs Group

 

Illustration X - Droits réservés

 

09/06/2015

Une directive européenne veut organiser le secret autour de toutes les magouilles d'entreprises !

traités européens dessin de Titom.png

 

 

 

« Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques. » Orwell.

 

« ...d'autres », c'est-à-dire les lobbys représentants les grandes entreprises et les multinationales font des pieds et des mains pour que les journalistes, ces affreux fouille-merde, se contentent de copier-coller les communiqués de presse, les belles brochures en couleurs données au cours de généreux repas d'information voire de coûteux voyage de presse au soleil !

 

Mais ça ne suffit pas puisqu'il y a parfois quelques « fouille-merde » qui ne se contentent pas de la bouillie pré-mâchée des « services communication » des entreprises. Et ces malotrus ont ainsi révélé au grand public des « broutilles » comme les affaires du Médiator, de l'amiante, du Crédit Lyonnais, des défauts de l'EPR, des magouilles des multinationales au Luxembourg, etc. Pas bon pour les affaires ça, Coco!Pas bon pour les affaires...

 

Alors les dirigeants de ces grands groupes tirent les ficelles de leurs marionnettes politiques pour mettre en place des lois interdisant ou dissuadant les journalistes et les lanceurs d'alerte de dévoiler des pratiques scandaleuses ou des produits dangereux. Tout ceci sous un faux-nez, bien sûr, celui de « protéger le secret des affaires des entreprises ». Ben voyons...

 

En France, une disposition vicelarde de la Loi Macron voulait « protéger le secret des affaires », c'est-à-dire réduire au silence les « fouille-merde ». Une forte mobilisation des journalistes et des syndicats a forcé le gouvernement à retirer cette disposition. Mais la voilà qui revient avec une proposition de directive européenne qui, si elle passe, sera automatiquement retranscrite dans le droit français. Lancée en novembre 2013 par la Commission européenne, cette proposition de directive définit le secret des affaires comme des techniques (procédés de fabrication, recettes, composés chimiques, etc.) ou des informations commerciales (listes de clients, résultats d’études de marketing, etc.) ayant une valeur économique pour l’entreprise. Les dispositions de cette loi destinées, en principe, à contrecarrer les pratiques d'une concurrence sans scrupules ni éthique pourraient en effet être détournées pour empêcher la publication juste et légitime d'informations qui pourraient être dérangeantes...

 

Ce qui veut dire que toute entreprise pourra, selon ses propres critères, décider si une information la concernant a « une valeur économique » et donc pourra ou non être divulguée. Avec pour conséquence de mettre sous le coup de la loi tout journaliste qui pourrait les révéler, avec des dommages et intérêts plus que dissuasifs. Et pour corollaire qu'aucun rédacteur en chef n'osera se mettre dans une situation délictueuse et que les journalistes eux-mêmes pratiqueront à grande échelle l'auto-censure...

 

C'est une loi scélérate car des considérations économiques prévalent ainsi sur l'exigence démocratique de garantir la liberté d'expression et le droit à l'information concernant les pratiques douteuses de certains groupes, entreprises et acteurs économiques ou financiers.

 

Le Parlement européen s’apprête à adopter cette directive scélérate le 16 juin prochain.

 

Mais elle provoque une levée de boucliers. Elle mobilise contre elle une coalition d'ONG dont la Quadrature du Net ou le mouvement Public Citizen, l'ensemble des syndicats français ainsi que la journaliste de France 2 Elise Lucet, pugnace enquêtrice de l'émission « Cash Investigation »

 

Des pétitions tournent contre cette directive.

 



 

http://corporateeurope.org/sites/default/files/attachments/statement_-_eu_trade_secrets_directive_needs_amendments.pdf

https://www.change.org/p/ne-laissons-pas-les-entreprises-dicter-l-info-stop-directive-secret-des-affaires-tradesecrets

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-loi-macron-cimetiere-des-162893

 

 

Illustration: merci à Titom

08/06/2015

Au bistro de la toile : ça rame sur Erdogan, ça rame sur Montebourg !

chimulus bistro copie.jpg

 

- T'as vu Victor, on s'est fait branler par les Belges !

 

- Á quoi ? A la bière ? Leurs bibines sont indéniablement meilleures que les nôtres.

 

- Non. Au foot.

 

- Ah bon ? Peut-être mais nous on a les meilleurs rameurs du monde !

 

- ???!!!

 

- Ben ouais Loulle. Tiens, je viens juste d'entendre sur France Inter deux rameurs de la plus belle eau. Le premier, c'est l'inénarrable Guetta, le second le ministre Le Foll. On a là une équipe de niveau olympique !

 

- Précise.

 

- D'abord Guetta. Le Maud de Fontenoy de la pagaie ! L'Atlantique ou le Pacifique à la rame, c'est un pissat de lapin pour lui. Ce type a fait pendant des années des pipes à Erdogan, le nazismamiste turc. A entendre Guetta, Erdogan prouvait, par son efficacité économique et sa rigueur, que l'islamisme était « compatible avec la démocratie ». Ce qu'il a zappé, Guetta, c'est que pour Erdogan, la démocratie est un moyen et non une fin. C'est qu' Erdogan se voit comme un nouveau sultan et se sent investi d’une double mission : redonner à l’islam toute sa place en Turquie et redonner à la Turquie, héritière de l’Empire ottoman, son rang dans le monde. C'est qu' Erdogan hait Mustapha Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne, celui qui a instauré la laïcité, donné le droit de vote aux femmes bien avant la France, celui qui n'hésitait pas à proclamer : « L'islam est un chien puant dont il faut débarrasser la Turquie. » Ce qu'il ne veut pas savoir, le pauvre Guetta, c'est qu' Erdogan veut que la Turquie redevienne le phare de l'islam : «Nous voulons forger une jeunesse religieuse et moderne […], une jeunesse qui revendique sa religion, son langage, sa sagesse, sa chasteté et ses rancunes». Ce qu'il ne veut pas entendre, Guetta, ce sont ces paroles ultra belliqueuses du père du nationalisme turc, Ziya Gökalp, reprises par Erdogan : «Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les mosquées nos casernes.»

Alors le Guetta,devant la relative défaite d' Erdogan aux élections législatives de ce dimanche, il rame, il rame ! Il rame autant que les Shadok pompaient... Eh ! Repose-toi, Nanard, tu vas avoir de la peau morte sur les pognes, déjà que t'en a sur la langue à force de... Bref !

 

- Et l'autre rameur, Victor ?

 

- Le Foll ! Lui aussi fait l'admiration des connaisseurs. Á l'entendre, le congrès du Parti socialiste fut un éclair de génie au milieu de la brume ambiante ! Un congrès sérieusement étrillé par Montebourg et Pigasse : « Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C’est la démocratie qui est cette fois menacée ». « L’absurde conformisme bruxellois » de la politique de l’exécutif « est devenu une gigantesque fabrique à suffrages du Front national », accusent notamment les duettistes du, non-conformisme péhessien ! Et ils en rajoutent : « Au fil des alternances, les Français votent en conscience pour la “rupture” ou le “changement” mais s’aperçoivent que la politique économique — donc européenne — qui s’ensuit est toujours la même. Tout président élu commence par aller faire ses génuflexions à Berlin puis à Bruxelles, enterrant en 72 heures ses engagements de campagne. »

 

- Eh vlan ! Passe-moi l'éponge !

 

- Il en a besoin, Le Foll, pour s'essuyer le front tellement ça le fait suer de ramer, de ramer, de ramer ! Et le journaliste de France-Inter lui redonne de l'élan en lui mettant sous le nez d'autres propos de Montebourg et Pigasse : « Ceux qui nient l’existence de l’austérité en prétendant que les salaires n’ont pas baissé (heureusement !) doivent ouvrir les yeux sur les pertes réelles et sérieuses de revenus pour les Français moyens : cette politique répand la colère, le dépit, la violence chez des millions de nos concitoyens qui s’estiment bernés, trahis et abandonnés. »(.../...)« Est-il encore possible de sauver ce quinquennat et de le rendre enfin utile à notre pays ? Est-il encore possible d’éviter le désastre politique et moral pour cette gauche de gouvernement qui semble avoir abandonné la France ? Oui, nous croyons qu’il n’est pas trop tard pour encore agir et engager enfin une politique différente et innovante. Il suffirait que nos dirigeants ouvrent leurs yeux sur le précipice qu’ils ont ouvert sous nos pieds (et les leurs) ».

 

- Et Le Foll rame toujours... Á la nôtre !

 

- Á la notre, et à la santé des rameurs !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

06/06/2015

Ouiquinde érotique rimbaldien

 

femmes et griffes.jpg
 
 

L'orgie parisienne ou Paris se repeuple...


Ô lâches, la voilà ! Dégorgez dans les gares !
Le soleil essuya de ses poumons ardents
Les boulevards qu'un soir comblèrent les Barbares.
Voilà la Cité sainte, assise à l'occident !

Allez ! on préviendra les reflux d'incendie,
Voilà les quais, voilà les boulevards, voilà
Les maisons sur l'azur léger qui s'irradie
Et qu'un soir la rougeur des bombes étoila !

Cachez les palais morts dans des niches de planches !
L'ancien jour effaré rafraîchit vos regards.
Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches:
Soyez fous, vous serez drôles, étant hagards !

Tas de chiennes en rut mangeant des cataplasmes,
Le cri des maisons d'or vous réclame. Volez !
Mangez ! Voici la nuit de joie aux profonds spasmes
Qui descend dans la rue. Ô buveurs désolés,

Buvez ! Quand la lumière arrive intense et folle,
Fouillant à vos côtés les luxes ruisselants,
Vous n'allez pas baver, sans geste, sans parole,
Dans vos verres, les yeux perdus aux lointains blancs ?

Avalez, pour la Reine aux fesses cascadantes !
Ecoutez l'action des stupides hoquets
Déchirants! Ecoutez sauter aux nuits ardentes
Les idiots râleux, vieillards, pantins, laquais !

Ô cœurs de saleté, bouches épouvantables,
Fonctionnez plus fort, bouches de puanteurs !
Un vin pour ces torpeurs ignobles, sur ces tables...
Vos ventres sont fondus de hontes, ô Vainqueurs !

Ouvrez votre narine aux superbes nausées !
Trempez de poisons forts les cordes de vos cous !
Sur vos nuques d'enfants baissant ses mains croisées
Le Poète vous dit: "Ô lâches, soyez fous !

Parce que vous fouillez le ventre de la Femme,
Vous craignez d'elle encore une convulsion
Qui crie, asphyxiant votre nichée infâme
Sur sa poitrine, en une horrible pression.

Syphilitiques, fous, rois, pantins, ventriloques,
Qu'est-ce que ça peut faire à la putain Paris,
Vos âmes et vos corps, vos poisons et vos loques ?
Elle se secouera de vous, hargneux pourris !

Et quand vous serez bas, geignant sur vos entrailles,
Les flancs morts, réclamant votre argent, éperdus,
La rouge courtisane aux seins gros de batailles
Loin de votre stupeur tordra ses poings ardus !

Quand tes pieds ont dansé si fort dans les colères,
Paris! quand tu reçus tant de coups de couteau,
Quand tu gis, retenant dans tes prunelles claires
Un peu de la bonté du fauve renouveau,

Ô cité douloureuse, ô cité quasi morte,
La tête et les deux seins jetés vers l'Avenir
Ouvrant sur ta pâleur ses milliards de portes,
Cité que le Passé sombre pourrait bénir:

Corps remagnétisé pour les énormes peines,
Tu rebois donc la vie effroyable ! tu sens
Sourdre le flux des vers livides en tes veines,
Et sur ton clair amour rôder les doigts glaçants !

Et ce n'est pas mauvais. Les vers, les vers livides
Ne gêneront pas plus ton souffle de Progrès
Que les Stryx n'éteignaient l'œil des Cariatides
Où des pleurs d'or astral tombaient des bleus degrés."

Quoique ce soit affreux de te revoir couverte,
Ainsi; quoiqu'on n'ait fait jamais d'une cité
Ulcère plus puant à la Nature verte,
Le Poète te dit: "Splendide est ta Beauté !"

L'orage t'a sacrée suprême poésie;
L'immense remuement des forces te secourt;
Ton œuvre bout, la mort gronde, Cité choisie !
Amasse les strideurs au cœur du clairon sourd.

Le Poète prendra le sanglot des Infâmes,
La haine des Forçats, la clameur des Maudits;
Et ses rayons d'amour flagelleront les Femmes.
Ses strophes bondiront: Voilà! voilà! bandits!

- Société, tout est rétabli: - les orgies
Pleurent leur ancien râle aux anciens lupanars:
Et les gaz en délire, aux murailles rougies,
Flambent sinistrement vers les azurs blafards !

 

Arthur Rimbaud

 

Photo X - Droits réservés

05/06/2015

TAFTA gueule à la récré !

 

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Ils sont sept réunis en Allemagne et prétendent décider pour cinq cents millions de citoyens européens des termes léonins d'un accord de vassalisation de l'Union Européenne aux États-Unis d'Amérique. Ou plus précisément aux banksters et aux multinationales étazuniennes. Ce traité s'appelle TAFTA ou encore TTIP. Il comprend, entre autres projets d'accord toujours en défaveur de l'Europe, une clause « d'arbitrage d'investissement », l'ISDS (« Investor State Dispute Settlement »), l'acronyme anglais du mécanisme de règlement des différends. Si cette clause passe, ce sera un véritable déni de démocratie tant l'ensemble des peuples européens y sont opposés. Il suffit de regarder les ravages induits par les dérives de ce type d'arbitrage privé dans les pays de l'Alena et en Australie où il sévit déjà, imposé par les États-Unis.

 

Le contribuable serait, ainsi, condamné à payer pour des choix qu'il a validés en tant que citoyen. Certaines entreprises contestent, sous couvert « d'expropriation indirecte », le droit des États à décider des normes environnementales, sanitaires ou sociales. Interdiction de la fracturation hydraulique, retrait du nucléaire ou mesures antitabac : ces décisions du Canada, de l'Allemagne ou de l'Australie conduisent des entreprises étrangères à leur réclamer, devant un panel d'arbitres privés, des indemnités souvent faramineuses en réparation du manque à gagner ! Voilà ce que TAFTA veut nous imposer.

 

Notre gouvernement, dont la fauxculterie tient lieu de ligne d'action, s'était montré « ferme », déclarant même : « Groupe socialiste au Sénat, Parti socialiste et gouvernement s’opposent donc à la mise en place de tribunaux arbitraux privés pour régler les litiges États/investisseurs ». Ben voyons... Et voilà que le Secrétaire d’État au commerce extérieur M. Fekl affichait l’ambition d’inventer « quelque chose de totalement neuf, qui n’ait plus rien à voir avec le mécanisme d’arbitrage d’aujourd’hui ». Le gouvernement liste donc sur dix-sept pages les points de réforme et d’amélioration nécessaires pour rendre l’arbitrage d’investissement « acceptable ». Donc exit les belles paroles ci dessus... Exit la substance déséquilibrée en faveur des investisseurs, la partialité de ses acteurs, les risques d’utilisations abusives... On va trouver des accommodements « acceptables ». Menteurs et faux-culs à la manœuvre.

 

Si le texte n'est pas profondément amendé, il devra être totalement rejeté. Les problèmes posés par la version actuelle de la résolution Lange sont nombreux, mais trois d'entre eux sont indépassables :

1. La résolution doit appeler à un rejet inconditionnel de l'arbitrage d'investissement (ISDS), sous toutes ses formes. Aucun autre mécanisme ne doit être introduit s’il donne des droits privilégiés et l’accès à une justice dérogatoire aux investisseurs étrangers. La loi et l’accès à la justice doivent rester les mêmes pour tous. Les propositions de réforme de l'ISDS de Mme C. Malmström sur lesquelles s'appuie le texte actuel ne remettent pas en cause ce système inutile et dangereux, et ne sont donc pas une "alternative" acceptable. (Points 1.d.xiii jusqu'à 1.d.xvi du texte actuel)

2. Pas d’organe transatlantique de coopération réglementaire. Tous les processus de réglementation doivent s’opérer dans le cadre d’instances et de méthodes transparentes et démocratiques. (Point 1.c du texte actuel).

3. L’impératif climatique doit être pris en compte. Les traités de libre-échange ne peuvent pas primer sur la lutte contre les dérèglements climatiques et les émissions de gaz à effet de serre. Dans la perspective de la COP21, les aspects les plus dangereux pour le climat – accroissement des échanges transatlantiques d’énergies fossiles, ISDS et coopération réglementaire - n’ont pas leur place dans la politique de l’UE. L’impact de l’augmentation des flux commerciaux transatlantiques sur les émissions de gaz à effet de serre mondiales doit être calculé et mentionné (Point 1.d.vii et viii du texte actuel). En outre la suppression des barrières tarifaires concernant les productions agricoles accélérera la course à l'industrialisation de l'élevage en Europe, et aggravera encore sa contribution au dérèglement climatique.

 

Ces trois points doivent figurer dans le texte final voté par le Parlement européen le 10 juin. S'ils ne s'y trouvent pas, il convient de rejeter l'ensemble du texte. Une résolution exempte de lignes rouges claires et précises reviendra à soutenir la DG Commerce et donner à ses négociateurs un chèque en blanc pour la suite du processus de négociation.

 

Sinon, Tafta gueule à la récré !

 

Liens : https://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-tra...

 

http://www.stoptafta14.org/tag/allemagne/

 

 

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04/06/2015

Savoureux ! Indispensable ! Le SINE MENSUEL de juin est paru.

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Ça y est, je l'ai eu dans ma boite le Siné de ce mois-ci. Toujours saignant, documenté, iconoclaste, courageux et drôle, ce qui ne gâche rien.

 

Et puis Papé Siné pète la forme. Il renvoie dans les cordes Plenel, par ailleurs interviéwé dans le journal. Le lèche-babouches geignard se plaint : « Je ne crois pas que l'enjeu soit de mettre sur un bûcher toutes les religions monothéistes ». Ce à quoi Siné rétorque : « Moi si ! Et pas seulement celles-là. Les autres aussi. Toutes au feu. Et que les flammes de la raison et de l'intelligence les réduisent en cendre une fois pour toutes. Il faut sortir les croyants de leur hypnose, il faut les secouer, les réveiller et leur dire : « Reprenez-vous, merde ! Réfléchissez, faites travailler vos méninges, assez de croire aux balivernes des escrocs patentés qui vous bernent. Ne vous laissez plus embobiner. Après l'age de 5, 6 ans les mômes, même les plus retardés, ne croient plus au Père Noël et vous, adultes, continuez à croire en dieu. C'est extravagant ! Inconcevable ! Vous ne vous rendez pas compte que tous vos prêtres, de quelque obédience qu'ils soient, vous mentent depuis des siècles. Ces imposteurs, papes, popes, pontifes, hiéropanthes, mystagognes, corybantes, aruspices, augures, épulons, flamines, mages, hierogrammates, duides, eubages, bonzes, lamas sont tous ligués pour vous faire peur, pour vous faire chier ! Ils vous racontent des craques, vous mènent en bateau, vous bourrent le mou, vous saoulent de fumée, vous roulent dans la farine. Ils vous promettent le paradis en échange de votre servilité, ils vous empapaoutent dans les grandes largeurs et jusqu'au trognon ! Ces malfaisants, en plus, sont tous des casses-couilles, des empêcheurs de jouir en rond. Il n'y en a pas un pour relever l'autre. Envoyez-les tous chier ! (…/...)

 

Et ce n'est pas fini ! Il a une trique de fer l'Ancien ! Si vous voulez savourer la suite, et si vous n'avez pas un oursin dans une poche et une bogue de châtaigne dans l'autre, allez vite chez votre marchand de journaux qui vous vendra, avec le sourire, le SINE MENSUEL de juin !

 

Et puis tiens, Bob, dans la même veine, je mets ma tournée :

 

Athée souhaits

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries

Est-elle halal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée naît l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fonds de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

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03/06/2015

« Podemos » en Espagne, « Syriza » en Grèce. Et en France, QUOI ?

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Qui ne se souvient avec nostalgie mais aussi et surtout rage de cette grande fête républicaine, le 29 mai 2005 – dix ans déjà - marquant l'écrasante victoire (55 %) du NON à la constitution ultralibérale de l'Europe ! Mélenchon, Buffet, Besancenot, Autain, Bové et d'autres bras-dessus, bras-dessous. Nous - simples électeurs de gauche - jubilions aussi, voyant là les grands débuts d'un mouvement de toutes les forces de gauche. L'espoir emplissait nos cœurs. Les victoires nous tendaient les bras. Tè ! Fume...

 

Malgré cette victoire du NON, c'est la politique du OUI qui est resté au pouvoir... Pouvait-il en être autrement ? Cette victoire a été bâtie sur une situation paradoxale : l'alliance contre nature des gens de gauche opposés à l'ultralibéralisme avec les souverainistes identitaires refusant toute forme d'Union de l'Europe. Résultat : les dirigeants de l'Europe ont fait comme si cette victoire du NON en France, mais pas seulement, n'avait pas existée : l'ultralibéralisme sans frein - rejeté par les électeurs du pays fondateur de cette idée même de l'Europe unie – s'est déchaîné. Sarko, avec le cynisme insultant qui le caractérise, a fait passé le texte rejeté par les électeurs par des députés godillots. Et l’Europe a continué sa route au seul profit des banques, des multinationales, en laissant les peuples dans le fossé...

 

Cette Europe, malade de son déni de démocratie, continue sans les peuples, et même contre les peuples, mettant ainsi en grave danger ce projet historique européen qui nous a tant fait rêver mais qui est devenu un repoussoir. Comment cette belle idée pourrait-elle reconquérir le cœur des populations qui la composent ? En infléchissant radicalement son action vers une Europe plus sociale et plus protectrice. Tout le contraire de ce que nous prépare, que nous inflige les technocrates atlantistes qui tiennent le haut du pavé et s'apprêtent à tuer l'idée même d'Europe puissance, d'Europe fière, d'Europe indépendante avec Tafta, le traité scélérat d'allégeance aux États-Unis d'Amérique...

 

Les peuples d'Europe, déboussolés, se cherchent de nouveaux représentants en lesquels ils pourraient placer leur confiance. Cette recherche prend deux directions radicalement différentes. 

 

La tentation de la droite extrême, nationaliste, fermée, rejetant l'autre. Cette tentation devient réalité dans l'Europe du Nord, relativement nantie, en prenant appui sur le problème de l'immigration invasive, occulté par lâcheté et simple bêtise par les dirigeants de ces pays.

 

Dans les pays du Sud - parmi les « pigs », comme les « nordistes » nomment avec élégance le Portugal, l'Italie, la Grèce, l'Espagne – la Grèce et l'Espagne ont choisi d'expérimenter des voies de gauche nouvelles, altruistes, clairement orientées vers le peuple. C'est Syriza, démocratiquement élu, et bien élu, en Grèce – que l'Europe « du Nord » veut à toute force détruire. C'est Podemos en Espagne qui vient de s'installer victorieusement à la tête des plus grandes villes espagnoles, Madrid, Barcelone, Saragosse, etc.

 

Ces mouvements s'appuient sur le peuple, redonnent de l'espoir à toutes les victimes de l'ultralibéralisme. C'est pourquoi les tenants de cette idéologie mortifère veulent les abattre.

 

Et en France ? Deux ans après le référendum, on aurait pu penser que cette dynamique de victoire allait déboucher sur une candidature commune de gauche. Mouais... C'était compter sans la lutte des égos, l’enfermement stérile dans des chapelles étroites, l'acceptation de tout perdre pourvu que « l'autre », malgré des idées si proches, ne gagne pas. Résultat : on a eu Sarkozy. Un désastre... Rebelote en 2012 ou la gauche se retrouve – cocu et contente – pour fêter la victoire de Hollande. Un autre désastre.

 

Actuellement, les choses ne s'arrangent pas. Mélenchon veut sortir des alliances d'appareils genre « rassemblement de la gauche » et comptent sur des « appels citoyens » pour créer des « assemblées représentatives », tout comme Podemos en Espagne. Face à quoi les communistes freinent des quatre fers, s'appuyant sur leur longue histoire. Nostalgie, quand tu nous tiens...

 

On est donc reparti vers des questions de stratégies ne différant que par l'épaisseur du trait, et les blocages que l'on devine...

 

Pendant ce temps, les usurpateurs fachos voleurs d'idées du F.Haine progressent, captant en ricanant les voix des électeurs de gauche déboussolés...

 

 Photo X - Droits réservés

 

28/05/2015

Que dire à Cameron ? Casse-toi !

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Il commence sa tournée des popotes, Cameron. Pour chercher quoi ? Que les autres Européens baissent le calbar, comme ils l'ont fait devant la Thatcher ? Est-il en mesure d'imposer quoi que ce soit ? Il s'est piégé tout seul avec sa promesse de référendum. S'il fait cette tournée des popotes, c'est sur injonction des banksters de la City qui tremblent de perdre de leur capacité de nuisance si le Royaume-Unie sort de l'Union Européenne. Mais pour l'U.E., ce serait une bénédiction ! Un soulagement ! Les Anglais vont-ils libérer une nouvelle fois l'Europe ? On en rêve...

 

Faisons un petit retour en arrière. Á l'époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre- échange » avec quelques pays de l'Europe du Nord. Mais les milieux d'affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

 

De Gaulle – qui les connaissait bien - s'est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l'Europe en 1972, amenant dans ses bagages l'Irlande et le Danemark.

 

La Grande-Bretagne s'est tout de suite opposé à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé... Souvenons-nous de la Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l'Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s'opposa aux tentatives de Jacques Delors d'avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

 

De tous temps, lorsqu'elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n'a qu'une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l'alternative n'étant pas réalisable, il fallait donc couler l'Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

 

Comment ?

 

D'abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l'intégration catastrophique de tous les pays de l'Est... 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l'unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C'est ce qui se passe actuellement.

 

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste.

 

Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d'une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

 

Puis vint Maastricht et la création de l'Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C'est donc à eux que l'on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C'est à cause d'eux que des pays sans scrupules comme le Luxembourg et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l'Europe aux appétits sans frein des multinationales. C'est à cause d'eux que celles-ci ne paient pas d'impôts.

 

Quant à l'euro, non seulement ils n'y sont pas entré, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leurs nid de banksters qu'est la City...

 

Alors si nos « amis » britanniques veulent sortir de l'Europe, disons leur « Cassez-vous » ! Mais ne rêvons pas. Hélas... Ils savent très bien que sans l'Europe, ils ne sont plus grande chose. Et que leur partenariat privilégié avec les États-Unis bas singulièrement de l'aile, ceux-ci se tournant vers le gros gâteau asiatique, tout en faisant en sorte, sournoisement, de créer la zizanie entre l'Europe Unie et la Russie...

 

Des « amis » pareils, on s'en passe.

 

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27/05/2015

Au bistro de la toile : Panthéon, Outreau, Fifa, Kamel Daoud.

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- « Entre ici Jean Moulin... » lyriquisait André Malraux devant le sable emplissant un cercueil drapé de tricolore. La famille du grand résistant avait en effet refusé que sa dépouille soit exhumé, même pour la gloire du Panthéon. Et qui ne se souvient de la mise en scène de Mitterrand, avançant solitaire au milieu de la foule, une rose à la main et montant les marches de ce temple laïque sacré qu'est le Panthéon. François, comme Sarko avant lui, veut lui aussi tirer parti de cette onction panthéonnienne. Est-ce pour glorifier les actions des quatre Résistantes et Résistants panthéonisés que François prépare depuis des mois « le discours phare » de son quinquennat ? Ou pour donner un petit coup de propre à son (in)action en vue de sa campagne électorale ? Les deux mon général ! Il n'empêche que François oublie, sciemment, que la Résistance a été, avant même De Gaulle, l'affaire des communistes. Un « oubli » dégueulasse qui se paiera Loulle...

 

- Eh ! Victor, n'est pas De Gaulle et Malraux qui veut... On va voir ce qu'il va dire notre grand prêtre panthéonien. Mais je crois que Malraux n'a rien à craindre en matière de lyrisme ni De Gaulle en matière de grandeur.

 

- Eh oui, Loulle. Mais on n'a que les présidents que l'on mérite. Dès lors, que penser de ce peuple – nous ! - qui élit des nullissimes comme Sarko, puis Hollande. Et qui s'apprête, sans pleurer, à se proposer le même choix ou – pire - les chiards des fachos contre qui ont lutté les quatre Résistants entrant aujourd'hui au Panthéon...

 

- Autre chose sous les feux de l'actualité, Victor. Ce procès d'Outreau. Quelle honte pour l'institution judiciaire...

 

- Double honte Loulle. D'abord la gigantesque erreur judiciaire de ce type – le juge barjot – qui saccagé la vie d'une dizaine de personnes. Puis le fait de recommencer. De remettre ce tas de merde sur le tapis. De traîner de nouveau le pauvre « accusé » Legrand dans un prétoire d'infamie. Tout ça parce que quelques margoulins des prétoires ont su influer auprès des vrais victimes – les gosses violés – pour rouvrir le procès. Finalité de l'opération : tirer des sous de l’État, les gosses ayant été indemnisés dix fois moins que les victimes adultes...

 

- Lamentable Victor. Lamentable. Pourtant, la Justice, parfois, vise bien : par exemple en Suisse, où viennent d'être arrêté plusieurs pontes de la Fifa (la fédération internationale de foutebol)...

 

- Bof ! Qui ça étonne ? Chacun sait que cette fédération est un panier à crabes. Et que ces crabes sont des affairistes mondiaux rompus à l'art de la magouille, du trafic d'influence, de l'achat de vote. Mais note que la crapule en chef n'est – à ce moment – pas inquiété, et qu'il se représente !

 

- Pour être immunisé peut-être ? Comme Sarko chez nous...

 

- Possible. Heureusement, ce matin, j'ai entendu un grand bonhomme, Kamel Daoud, dire quelques vérités sur France Inter. Il a fustigé sans langue de bois l'autocensure des médias. Et il a fait un parallèle intéressant entre le Front National et les salafistes : les deux se réfèrent à la « souche », à la « pureté ». Les deux sont des idéologies totalitaires basées sur la violence, le meurtre, la terreur, avec pour finalité le pouvoir et l'accaparement des richesses.

 

- Allez, trinquons à la santé de ce grand Monsieur !

 

Illustration : merci à Chimulus