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04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

barrage de tigne.jpg

 

 

Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

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02/11/2015

DIKTATS ! Bruxelles SOMME la France de vendre NOS BARRAGES aux banksters !

barrages en france.png

 

 

En 2010, Fillon s’est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Comme depuis, rien n’a été fait, les satrapes de Bruxelles enjoignent la France de libéraliser les concessions hydroélectriques, actuellement confiées pour l’essentiel à l’opérateur national, EDF. « Vous avez deux mois pour mettre en vente vos concessions hydroélectriques » ! Sinon ils menacent de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». Privatisez ! Privatisez ! PRIVATISEZ ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters ! Et, comble du cynisme, ils prétendent même interdire à EDF de participer à l'appel d'offres!!!

 

Et qu’est-ce qu’ils vont faire nos Pinocchio (François, président et Ségo, son ex et ministre de l’écologie) qui, visitant actuellement les barrages géants en Chine pour cause de CAP 21, sont décisionnaires sur ce dossiers ? On les attend au virage. L’Allemagne, dans la même situation, a vertement envoyé paître les Euronuisibles, imposant la prééminence de ses länders au niveau de la propriété de ses barrages. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Mais ça ne suffit pas aux marionnettes bruxelloises qui veulent à toute force refiler le somptueux gâteau aux multinationales et aux consortiums financiers qui les agitent…

 

Parce qu’il est bon le gâteau national des barrages ! Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’ils savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an ! Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles ! Du fric qui nous appartient, à nous, citoyens contribuables !

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que les Euronuisibles veulent brader au privé !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Et puis, il y a une question de sécurité. Peut-on croire, sans être d’une naïveté imbécile, que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Peut-on faire confiance au privé pour entretenir et investir dans l’entretien et l’équipement des barrages ? Alors que leur seul objectif est de faire des flots de thunes avec ces ouvrages ! Eh ! Ceux qui habitent en aval des barrages, achetez des gilets de sauvetages, priez si c’est votre truc ou déménagez !

 

La France va-t-elle sans broncher livrer au « marché » c’est-à-dire à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Et de notre fierté nationale !

 

Mais nos "dirigeants" savent-ils encore ce que ça veut dire ?

 

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30/10/2015

Sarko : Bons baisers de Moscou.

sarkoleon.jpg

 

 

Françaises, Français, mes chers compatriotes.

Je reviens de Russie où j’ai accepté de parler – moi – avec mon ami Vladimir. Il en a convenu avec moi : l’heure est grave. L’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette, la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal… 

Oui mais…  

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant ! 

Dans un moment d’égarement, vous m’avez préféré un ectoplasme invertébré. Vous voyez le résultat. Pourtant, le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il pas suffisamment éloquent ?

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi. Battu par l’Usurpateur, il est vrai, mais avec mes méthodes !

Qui a doublé la dette de la France, la portant à près de 2000 milliards ? Moi.

Qui a atteint des déficits commerciaux record? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi. Encore que l’Autre fasse fort de ce côté…

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui, en ramenant la France dans le commandement intégré de l’Otan, a ravagé l’héritage gaulliste d’indépendance du pays et a mis la France au rang de larbin des Zétazuniens ? Moi.

Qui a aboyé et bougé la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi. Quoique Flamby fait fort aussi à ce niveau…

Qui a donné aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer pour rien en Afghanistan, pas comme l’autre qui s’entête à gagner des guerres en Afrique ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens à instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes apprécient maintenant le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

Qui a donné une saine occupation au Sahel à toutes les bandes qui ont pillé les arsenaux de Kadhafi ? Moi.

Qui a ouvert toutes grandes les portes de l’émigration invasive de l’Europe en semant le chaos en Libye ? Moi.

Qui est le roi des « affaires » : L'affaire Karachi Gate , l'affaire Takieddine, l'affaire Bettencourt, l'affaire Woerth (l'hippodrome de Compiègne), le scandale de Tapie, l'affaire Clearstream, les affaires Wildenstein, les voyages de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, le scandale Joyandet, la nomination de Jean Sarkozy, les cigares de Christian Blanc, les condamnations d'Hortefeux, la légion d'honneur du couturier de Sarkozy, la légion d'honneur de l'expert comptable d'Éric Woerth, la légion d'honneur de Jacques Servier, la légion d'honneur de Patrick de Maistre (gestionnaire des Bettencourt), le scandale de Georges Tron, l'espionnage du Monde, le fiasco et le coût des vaccins contre le H1N1, la circulaire Hortefeux sur les Roms, l'espionnage de Médiapart, l'affaire des fadettes, la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers, etc. etc. Moi !

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’a été mon quinquennat. Comparez plutôt à Flamby qui appauvrit les riches et marie les pédés. 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

Française, Français, n’ayez pas peur, je suis là.Je suis prêt à vous aimer une fois de plus, profond et sans vaseline !

Vile la République !

Vile la France !

Vive Moi !

 

  

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26/10/2015

La kalach ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

kalashnikov croisées.jpg

Deux gosses de 15 printemps et un mec de 22 balais massacrés dans les quartiers Nord de Marseille. La routine quoi. Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galéje. La ville où les différents se règlent à la kalach. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

 

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : - le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence - le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

 

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas surtarpé.jpg place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les choufs (guetteurs) des minots généralement qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés, voire de massacres « pour l'exemple » pour maintenir la « rigueur » dans un même réseau sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

 

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

 

Il y a longtemps déjà Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue à droite comme à gauche par des responsables politiques fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement, prétendent-ils, à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy. Des konneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 

Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de frics pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de nos politiciens professionnels soucieux avant tout de leur élection ou réélection?
Entretenir la peur, c'est payant.

 

 

 

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22/10/2015

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

allemagne carnaval merkel et france.jpg

 

 

Ah ! Mon pauv’monsieur, tout fout le camp… Voilà que la célèbre « qualité allemande » s’inscrit aux abonnés absents. Il a bonne mine le « bon élève » de l’Europe, le modèle de nos « zélites » !

Volkwagen, champion du monde de la triche.

La tenue de la Coupe d’Europe de foot de 2006 en Allemagne soupçonnée d’avoir été achetée.

La très « respectable » Siemens attrapée la main dans le sac, payant des millions de pots-de-vin pour obtenir des contrats en Grèce.

Et voilà – cerise sur la choucroute – que la Deutsche Bank vire par erreur six milliards de dollars à des banksters yankees !

 

Comme chacun sait, lorsqu’ils déraillent, nos cousins germains ne font pas dans la dentelle. Ainsi Volkswagen, numéro 1 de l’automobile mondiale, entreprise citée en exemple par tous les patronats du monde, organise sciemment la triche à la pollution et à la consommation. On peut penser qu’une équipe d’ingénieurs créatifs a été constituée pour une mission discrète : mettre en place un logiciel bien planqué destiné à tromper les contrôles pollution et consommation. Et pas qu’un peu : la pollution réelle étant 40 fois supérieure à celle constatée par les contrôles ! Qu’on n’essaie surtout pas de nous faire croire que ces grosses têtes auraient fait ça sans que leur hiérarchie ne soit au courant. Et des soupçons concernant tous les nouveaux modèles dont la mise sur le marché est retardée. Résultats : une entreprise gravement décrédibilisée, massacrée en bourse, en butte à des milliers d’actions en justice.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

L’obtention de la Coupe du monde de football 2006 aurait été « facilitée » par des valises d’espèces sonnantes et trébuchantes !  L'ancien patron d'Adidas, Robert Louis-Dreyfus, aurait versé l'équivalent de 6,7 millions d'euros à la fédération allemande de foot DFB en 2000, pour alimenter une caisse noire afin d'acheter des voix au sein de la Fifa et d'assurer l'attribution de l'événement à l'Allemagne, a révélé le Spiegel, magazine allemand qui fait référence. Et voilà la vertueuse Allemagne au centre du scandale de la Fifa. Vrai ? Faux ? Vérité ? Intox ? Qui lo sa… En tout cas la réputation d’intégrité germanique en prend un sacré coup.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

En Grèce - pays martyrisé par l’Allemagne - voilà que 64 suspects sont en procès concernant des versements de pots de vin par le géant allemand Siemens. Treize sont des ressortissants allemands, cadres de la société mère. Parmi les suspects, l'ancien homme fort de Siemens Hellas (Siemens Grèce), Michalis Christoforakos, qui s'est enfui en Allemagne et que les autorités allemande avaient refusé d'extrader vers la Grèce sur demande des autorités grecques. Les accusations font référence à du "blanchiment d'argent" et à de la "corruption active et passive". Selon la décision des juges, Siemens aurait versé dans les 70 millions d'euros pour décrocher un contrat et pour numériser le réseau de télécommunications public grec de l'époque, OTE. Le contrat "Convention 8002" avait été signé en 1997. Et qu’en pense le vertueux sinistre de l’économie Chat-au-bleu, bourreau des Hellènes ?

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

Et voilà que la plus puissante banque allemande, la prestigieuse Deutsche Bank, se retrouve dans la mouïse jusqu’au cou. Un « employé » aurait par mégarde, versé 6 milliards de dollars à un fonds spéculatif étazunien ! …teng ! Ça c’est de « l’erreur » de tête de gondole ! Une « erreur de frappe » en championnat (je n’ose pas dire en coupe d’Europe, ça craint !), pas en amical ! La Deutsche Bank n’en est pas à son coup d’essai. Elle est impliquée dans 6.000 affaires judiciaires dans le monde, dont plusieurs scandales financiers comme la manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor, une affaire de blanchiment d’argent pas très net en Russie, des transactions avec l’Iran sous embargo, etc.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

Bon. N’en jetons plus. Ne parlons même pas de cette décision « pittoresque » d’accueillir en Allemagne 800.000 « réfugiés » par an pour satisfaire la demande du patronat avide de chair fraiche, travailleuse, peu revendicative, pas chère, taillable et corvéable à l’envie…

 

Soyons généreux avec nos cousins germains. Mais de grâce ne les prenons plus, naïvement, pour exemple.

 

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13/10/2015

Poutine le diable ou Russie mon amour ?

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Actuellement, dans les cercles de la bien-pensance atlantique, c’est plutôt Russie grand méchant loup…Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Réalité ? Ou propagande ?

 

Toutes les informations dont nous abreuvent les merdias à la solde des marchands de canon et de béton nous sont présentées, systématiquement, sous un angle antirusse. Que ce soit pour l’Ukraine, la Syrie, ou encore la situation économique de ce pays, ses rapports avec le monde.

 

Cette russophobie n’est pas nouvelle. Chez les Français, elle date évidemment de la pâtée prise par Napoléon. Pour les Anglais, elle vient de la rivalité impérialiste britannique de domination de l’Asie qui s’est heurtée à la puissance russe. Pour les Allemands elle vient de leur prétention « d’espace vital à l’Est » ayant sombré dans la terrible défaite hitlérienne. Quant aux Etazuniens, ils se sont retournés contre leur allié antinazi dès la guerre gagnée (surtout par les Russes !). Depuis, leur stratégie consiste à encercler le territoire russe par des bases militaires hostiles dans des pays à la remorque de l’Otan. Et leur politique tend à être toujours antagoniste de ce pays, à tenter de casser ses initiatives, à l’humilier et à tenter de le piller autant que faire se peut.

 

La russophobie étazunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car ils ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des Etats-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui ont le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazie…

 

Pourtant, la Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Que représentent les Etazuniens, « passés directement de la barbarie à la décadence en oubliant la civilisation », par rapport à cette grande nation qui a donné au monde les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable de ravitailler la station internationale orbitale !

 

C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées. Ils ont parlé français dans les hautes sphères pendant deux siècles. Et que savons-nous d’eux ?

 

Ce sont des terres infinies, de l’Arctique au Pacifique, de la Sibérie à la Mer Noire. C’est une mosaïque de peuples mêlant les blonds vikings des terres du froid aux yeux obliques des steppes d’Asie. Et nous les méprisons ?

 

Vous imaginez la puissance d’une entité Europe-Russie de Lisbonne à Vladivostok ? Un bloc continu, possédant toutes les matières premières voulues, fort d’une population de 700 millions de personnes éduquées, dynamiques, fruit de la filiation civilisationelle allant d’Athènes, Rome et Byzance à la Renaissance, aux Lumières, à la Science moderne, aux Droits de l’Homme, à la Liberté. Le cœur, la quintessence de la civilisation occidentale. La Russie de devrait-elle pas être invité à la réalisation de ce grand dessein ? La Russie manque à l’Europe comme l’Europe manque à la Russie. Si on ne l’y invite pas, c’est par lâcheté, veulerie, vassalité, servitude volontaire envers ces Etats-Unis lointains, méprisants et nuisibles prédateurs du globe.

 

En fait, nous leur en voulons d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.

 

Nous nous coupons de notre destin pour obéir aux injonctions de ces grands « démocrates » qui font Guantanamo, qui assassinent par drones aux quatre coins du monde, qui embastillent sans procès, qui assassinent légalement leur propre peuple, qui par de sordides guerres jamais gagnées ont semé l’enfer sur terre de Kaboul à Bagdad, qui pillent le monde à l’aide de leur dollar. Qui nous espionnent, nous épient et nous méprisent.

 

Mais non. Le méchant c’est Poutine. La menace, c’est la Russie.

 

Aux fous !

 

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09/10/2015

Une France sous influence (étazunienne !)

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Tiens ! Qu’est-ce qui leur arrive à France-Inter ? Un éclair de lucidité ? Voilà que ce matin j’ai entendu une info fort intéressante titrée : « L'oncle Sam : un ami très influent. » Il s’agit des méthodes  de « soft power », de « diplomatie douce », plutôt d’influence sournoise, de mise en condition de complicité que Tonton Sammy utilise pour conditionner à ses valeurs et intérêts les « young leaders », les « jeunes dirigeants » que les espions de leur ambassade repèrent en France comme ailleurs. Leur arme : la séduction.

 

Concrètement : depuis les années 1940, l’ambassade des Etats-Unis à Paris repère – dans les grandes écoles genre ENA, HEC, Polytechnique, etc. mais aussi dans les partis politiques, les rédactions de presse, les entreprises voire les syndicats - chaque année ceux qui seront les futures élites françaises. Elle mise sur elles et les invite outre atlantique à participer à un programme d’échanges avec les futures élites américaines. Et, outre-Atlantique, on les caresse dans le sens du poil pour s’en faire des complices, voire des obligés, en tout cas de futurs partenaires compréhensifs et dévoués. La French American Foundation a mis sur pied un programme similaire avec des fonds privés. Et la machine à dollar tourne sans compter.

 

Créé en 1981, le programme Young Leaders est le programme phare de la French-American Foundation et continue de jouer un rôle clé « dans l’approfondissement de la coopération entre la France et les Etats-Unis ». Il rassemble aujourd’hui 400 dirigeants issus du monde de l’entreprise, de la haute fonction publique, de l’armée, des médias et de la recherche. Chaque année, vingt français et américains âgés de 30 à 40 ans et appelés à jouer un rôle important dans les relations franco-américaines, sont sélectionnés par un jury en France et aux Etats-Unis. Les candidats retenus participent à deux séminaires de cinq jours chacun, sur deux années consécutives – alternativement en France et aux États-Unis – afin « d’échanger sur sujets d’intérêts communs aux deux pays et tisser des liens d’amitié durable » qu’ils disent. Ben voyons !

 

Parmi les anciens « Yougs leaders » on trouve, entre autres, François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Pierre Moscovici, Emmanuel Macron, Najat Vallaud Belkacem. Voilà qui explique bien des choses et notamment l’alignement servile sur les désidératas étazuniens. Cette année, Frédéric Mazzela, le fondateur de Blablacar, ou encore Alexis Morel, directeur de la stratégie de Thalès, font partie de ceux qui ont été invités à Washington pour un voyage d’étude. « On va chercher les gens qui peuvent avoir une influence un jour par leur réussite » explique Pierre Servan -Schreiber, un avocat d’affaires qui a travaillé dans un cabinet américain. « C’est une volonté délibéré de connaitre les gens qui seront à même de prendre des décisions, et à qui on pourra rappeler notre passé commun et faire passer des messages ».

 

Mais la traque « soft » vise encore plus large avec le programme « Jeunes espoirs ». Créé en 2012, le programme d’échange « Jeunes Espoirs » répond à un triple objectif : permettre à de jeunes lycéens à haut potentiel de réussite et issus de milieux défavorisés d’acquérir une ouverture internationale à travers la découverte des Etats-Unis et de la France, de son histoire et de sa culture. Ensuite, favoriser la création de liens durables avec d’autres jeunes au parcours similaire par une immersion dans le quotidien d’une école américaine. Enfin, exposer les jeunes à des parcours « brillants » en organisant des rencontres avec des décideurs américains et français influents.

 

Á cela s’ajoute la colonisation culturelle par la langue et surtout les tombereaux d’amérikonneries déversées à plein dégueulis par les radios (chansons et musiques étazuniennes à saturation) et les télés (séries prônant « l’américan way of life » dégoulinantes de « valeurs » étazuniennes et de violence).

 

Cette influence, cette colonisation « douce » se multiplie auprès de tous les pays de l’Union Européenne et aussi, à haute dose, auprès des technocrates de Bruxelles. Presque tous les dirigeants (non élus) de la Commission ont fait leurs études aux Etats-Unis…

 

Ajoutez à cela l’Otan - force armé des multinationales étazuniennes – qui impose des forces de « défenses » sous contrôle de Washington, et vous aurez une idée de la colonisation de la vieille Europe.

 

Tafta, si cette horreur passe, complètera le dispositif de vassalisation totale de l’Europe. De Gaulle doit faire le ventilateur dans sa tombe…

 

 Photo X - Droits réservés

 

08/10/2015

Au bistro de la toile : de la Syrie poutinisée à l’Europe allemande.

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 - « Ils ont massacré des millions d’Amérindiens, ils se sont enrichis avec l’esclavage, ils ont utilisé la bombe atomique, partout où ils passent ils sèment la merde ! ». Ben dit donc Victor, il est pas tendre notre Gégé national avec les bouffeurs de caoutchouc !

 

- Il a raison Depardieu, Loulle. Et encore il est gentil. Il a oublié de parler de la guerre bactériologique inventée par les pasteurs qui « offraient » généreusement aux Amérindiens des couvertures infectées de « smal pox », la variole, agrémenté d’ « eau de feu », la gnole pour les éradiquer de leurs terres. Il a oublié les villages viets cramés au napalm. Il a oublié le sac de merde laissé au Moyen-Orient par ces criminels de guerre que sont les Bush père et fils. Il a oublié le massacre d’un hôpital en Afghanistan par les sbires d’Obama. Mais là, 22 morts seulement, ça fait petit bras…

 

- Ils sont moins fiers les cow-boys en Syrie depuis que tonton Wladimir a mis le paquet ! Depuis des mois, leurs F16 balancent des bombinettes on ne sait où mais sûrement pas sur les tueurs de l’Etat Islamique, leur enfant putatif. En plus, ils daubaient sur la coalition de Poutine « Bachar el Assad, les Iraniens et les Russes, alors que notre coalition comprend une quarantaine de pays ! » Sauf qu’en quelques jours, les Russkoffs font plus de boulot que ce ramassis de bras cassés en plusieurs mois ! Les Russes ont pris la main au Moyen-Orient, et c’est très bien ainsi. Quant à François…

 

- Mouais… Quant à François, il se couvre de merde et laisse la France se faire rouler dans le caca par la mère Le Pen à Bruxelles. Une honte. Il se montre comme le toutou docile non seulement des Yankees, mais aussi de la Cimbro-Teutonne Merkel ! Eh oui ! Concernant les « réfugiés », il s’est aligné sur la Chancelière concernant les quotas. Et alors là, on nage dans le mensonge et le bourrage de crâne. Il est question de 150 ou 200 mille « réfugiés » a répartir entre les 28 pays de l’Union alors  que la seule Allemagne revendique l’accueil non plus de 800.000 « réfugiés » mais de 1,5 millions par an ! Avec un regroupement familial oscillant entre 4 et 8 personnes, c’est entre 6 et 12 millions de musulmans chaque année que l’Allemagne veut imposer à l’Europe. Aux fous ! Angela Merkel a essayé de se faire bien voir de ses amis ultralibéraux, des grandes entreprises multinationales et des « sponsors » de son parti en ouvrant brusquement sa frontière aux « réfugiés » de toutes sortes, même à ceux qui viennent de pays sûrs. 40 % de ces « réfugiés » viennent d’Albanie et du Kosovo, ce pays volé à la Serbie par la soldatesque de l’Otan et devenu la plaque tournante européenne de tous les trafics, qu’ils soient d’êtres humains, d’armes, de drogues, de putes et, pire que tout, de « pièces de rechange » humaines… Ces migrants doivent contribuer à faire baisser les salaires allemands qui, après des années de croissance zéro, ont lentement commencé à augmenter à nouveau. Il faut s’attendre à un formidable retour de bâton contre les politiciens européens qui, comme Frau Merkel, encouragent les migrants à venir dans leur pays. Les salaires stagnent ou baissent en Europe et le chômage est encore beaucoup trop élevé. La dernière chose que les gens veulent en Europe, en ce moment, c’est de se retrouver avec encore plus de concurrence sur le marché du travail. Les parties d’extrême droite vont profiter de tout cela. La Le Pen l’a éructé sans vergogne à François, hier, à Bruxelles.

 

- D’ailleurs l’étoile de la Saxonne commence sérieusement à pâlir. Elle s’est faite sèchement tacler dans son propre parti : “La politique d’ouverture des frontières menée actuellement ne correspond ni au droit européen ni au droit allemand et est en désaccord avec le programme de la CDU.” Des mouvements contre cette invasion se lèvent outre-Rhin. Et l’expérience, hélas, nous montre ce qui risque d’arriver en Allemagne – donc à notre porte, quasiment chez nous – lorsque les foules germaniques se mettent à déconner…

 

- Bon. Á  la nôtre quand même !

 

 Illustration: merci à Chimulus

05/10/2015

Morano. Tempête dans un verre d’eau ?

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Tempête dans un verre d’eau… Tout ce qui tient micro, plume ou clavier se déchaine contre la ci-devant Morano Nadine, plus connue pour ses provocs que pour sa finesse d’analyse. Mais un tel « Morano bashing » implique qu’on regarde de près ses « paroles sacrilèges » : «On a besoin d'être dans cette cohésion nationale chez nous. Pour qu'il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c'est-à-dire sa majorité culturelle. Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général De Gaulle le disait, de race blanche qui accueille des personnes étrangères, a-t-elle déclaré. Je n'ai pas envie que la France devienne musulmane. Ce ne serait plus la France.»

 

« Pays judeo-chrétien », « race blanche », « je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. » Voilà les mots qui déclenchent les tombereaux d’insultes qui accablent la créature de Sarko. Comme si la Nadine avait pété dans la sacristie ! Même son patron – l’homme délicat du « Casse-toi,  pauv’kon » - la laisse tomber. Regardons de plus près ce que recouvrent ces « gros mots » qui mettent en transes toute la bien-pensance du pays.

 

« Pays judeo-chrétien ». Même moi - qui suis un athée viscéral, mécréant, renégat, apostat, qui abhorre et combat tout ce qui ressemble à une croix, à une kipa, à une burka tout comme un turban hindou ou une robe safran bouddhiste – je suis bien obligé de vivre dans un pays où l’influence « judeo-chrétienne » occupe une grande partie de l’espace : un pays régit par un calendrier chrétien, ayant des fêtes (Noël, Pâques, Pentecôte, Toussaint, etc.) imposées par la névrose collective appelée religion chrétienne qui a façonné le pays. Les cathédrales, les églises, comme les synagogues font partie du paysage. L’art sacré pictural, musical, architectural, littéraire représente une part plus que conséquente de la culture tant nationale qu’européenne. Vrai ou faux ? Vrai. Dès lors baver contre cette évidence est une tempête dans un verre d’eau…

 

« Race blanche ». « Race », c’est le gros mot extrême, valant excommunication ou exislamisation ! Il n’y a pas de race humaine, c’est une évidence. Mais le terme race est pourtant inscrit dans la Constitution, justement pour permettre de lutter contre les discriminations… Pas de race, donc pas de racisme et le fait de confondre la méfiance voire le rejet d’une névrose collective appelée « religion » avec du racisme est une stupidité sémantique et un amalgame vicieux. Quant aux « Blancs », qu’est-ce que c’est ? Les Blancs européens sont issus de deux rameaux d’origines géographiques européennes qui se sont depuis des millénaires mélangés entre eux sur le sol du continent européen : une branche est originaire du nord-est de la mer Noire (la majorité des Européens autochtones actuels) et l’autre branche est originaire de la région à l’ouest de l’Oural (les peuples de cette branche sont aussi des Européens autochtones, mais cette branche est actuellement minoritaire : les Hongrois, les Finlandais, etc.). Les divers peuples issus de ces deux rameaux, qui forment le groupe des Blancs européens, sont les peuples premiers d’Europe. Les peuples sémites (arabes, juifs), ainsi que les Persis (Iran, nord de l’Inde) sont aussi des « humains de couleur de peau blanche ».

Bien que les statistiques ethniques soient interdites par la Loi, les « êtres humains ayant une couleur de peau noire » oscillent entre 3 et 5 % de la population de la France. C’était beaucoup moins du temps de De Gaulle. Les autres êtres humains – y compris les Maghrébins - constituant la nation France sont donc à 95 % de couleur de peau blanche, (ceux ayant une couleur de peau jaune restant dans l’épaisseur du trait statistique). Vrai ou faux ? Vrai. Dès lors attraper des boutons devant ces évidences est là encore une tempête dans un verre d’eau…

 

« Je n'ai pas envie que la France devienne musulmane. » On touche là le cœur du problème où se mêlent fantasme et réalité. Selon les propos que lui prête Peyrefitte, De Gaulle ne redoutait-il pas que Colombey-les-Deux-Eglises deviennent Colombey-les-Deux Mosquées ? La France peut-elle devenir musulmane ? Si telle est la volonté de la population, c’est évidemment possible. Mais une telle décision doit être prise non pas par les oligarques qui confisquent le pouvoir mais par la volonté du peuple exprimée par un référendum ! Chacun a le droit d’être différent de son voisin sans que cela implique une hostilité envers lui. Il peut garder, pratiquer sa différence dans son cercle privé, chez lui, mais on peut légitimement exprimer le fait de ne pas souhaiter qu’il impose aux autres sa différence. Libre à chacun de devenir comme lui si chacun le décide librement. Mais la France peut aussi devenir musulmane contre le gré des indigènes, des autochtones, des « peuples premiers » puisque que le terme « Français de souche » est un gros mot. Pour cela, il faut que la population venue d’ailleurs - immigrée, naturalisée, née sur place de deuxième et troisième génération, regroupée familialement - devienne majoritaire. Fantasme ? Peut-être. Encore que…

 

Encore que certains milieux décisionnels poussent dans ce sens. Des lobbies,  représentant de très gros intérêts économiques privés, ont intérêt à maintenir un haut niveau d’activité économique en Europe afin de continuer à s’assurer un haut niveau de profits et pour cela veulent une forte immigration non-européenne. Dans le but d’accroître encore la richesse de quelques cercles restreints, les lobbies ont poussé les dirigeants européens à mettre en place une politique d’immigration qui permettra d’importer en Europe autour de 10 millions de nouveaux immigrés par an. Ces immigrés étant un formidable réservoir de main d’œuvre bon marché et peu regardante concernant les conditions de travail.

Les institutions européennes ultralibérales abondent dans le sens de ces « immigrationnistes ». En effet, le traité d’Amsterdam, signé le 2 octobre 1997 et entré en vigueur le 1er mai 1999, a transféré à la Commission européenne à Bruxelles et au Conseil de l’Union européenne statuant à la majorité qualifiée, la quasi-totalité des pouvoirs en matière d’immigration. Ainsi, dans ce cadre, la Commission européenne a lancé le 23 octobre 2007 et adopté le 25 mai 2009 la « carte bleue », équivalent européen de la « carte verte » étazunienne, dont la fonction est d’ouvrir plus facilement les portes à l’immigration en provenance d’autres continents. Le but affiché est de pourvoir à certaines mains-d’œuvre en manque de bras en Europe. Le but camouflé est de combler le déficit démographique de certains pays membres, Allemagne et Italie en tête. De là à parler de politique de « remplacement » (encore un gros mot Victor !), il n’y a pas loin. Et pourtant…

 

Pourtant, la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un rapport « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? » Ce rapport prétend qu’il n’y a qu’une seule solution au déclin démographique des Européens autochtones : l’immigration massive en provenance d’autres continents. L’ONU précise que dans un pays où le taux de fertilité est dans la moyenne européenne, il faut chaque année 6.000 immigrés par million d’habitants. Pour l’Union européenne il faudrait donc que chaque année 3 millions d’immigrés non-européens viennent remplacer les Européens autochtones en voie de disparition. lien. A rapprocher avec les décisions de Mme Merkel d’accueillir en Allemagne 800.000 « réfugiés » par an. Ce qui fait plus que le compte onusien pour la seule Allemagne avec le regroupement familial…

Le fait est  que la population européenne indigène est en voie de disparition avec un taux de natalité catastrophique de 1,3 à 1,4 enfants par femme. La France est moins concernée avec 2 enfants par femme. De serait-il pas plus judicieux de favoriser (crèches, allocations familiales modulées, garantie de retrouver son travail, etc.) les naissances « autochtones » ? lien

Á comparer avec l’Afrique sub-saharienne où certains pays ont des taux de fécondité de 7 à 8 enfants par femme et où la population va tripler d’ici 2050, atteignant les 2 milliards d’habitants.

Autre constatation : cette immigration venant d’autres continents est principalement musulmane.

En 1960, seulement 600.000 musulmans vivaient en Europe, en 2010, ils étaient 30 millions et aujourd'hui 44.138.000 lien. Le seuil de tolérance est atteint et explique les dangereuses dérives vers l'extrême-droite qui se font jour partout en Europe. L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? Il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui prétend structurer toute la société. Est-ce compatible avec la démocratie et la tradition européenne ? Non.

L'alternative est dramatique : l'extrême-droite néo-nazi ou la charia. Voilà où mène la politique de l'autruche menée par nos dirigeants européens...

 

Sources :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/demographie-et-immigration-suicide-32156

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_musulmans_par_pays

http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_bleue_%28Union_europ%C3%A9enne%29

https://salembenammar.wordpress.com/2015/10/01/lettre-ouverte-aux-francais-ce-nest-pas-lislam-qui-est-la-cause-du-mal-francais-cest-vous-memes/

https://salembenammar.wordpress.com/2015/09/27/il-ny-a-pas-de-place-au-racisme-dans-la-lutte-contre-le-peril-musulman/

http://identitenational.canalblog.com/archives/2009/11/20/15886549.html

 

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30/09/2015

Le coq François chante (faux) à l’ONU les deux pieds dans la merde !

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 Que diraient nos fiers politiques – Hollande, Obama, Merkel, Cameron, etc. - grands donneurs de leçons drapés dans les plis de leurs drapeaux droit-de-l’hommiste, si par exemple Poutine déclarait publiquement : « Il est exclu que Hollande reste au pouvoir car il a déclenché des actes de guerres au Mali, ses soldats se sont rendus coupables d’exactions sur des enfants en Centrafrique, son pays a saccagé la Libye. Il est exclu que Obama puisse rester au pouvoir car son pays a mené des guerres impérialistes tant en Afghanistan qu’en Irak. Les actions de ces deux chefs d’Etat ont généré des milliers de morts et leur présence est une grave menace pour la paix du monde. Ils doivent partir ! »

 

Non mais, de quoi il se mêle celui-là dirions-nous, légitimement. C’est pourtant ce genre d’ineptie, de konnerie que notre affligeant président a proféré devant l’aréopage « distingué » de l’assemblée générale de l’ONU : « Bachar el Assad est une partie du problème, pas la solution. Il doit partir ». Quelle arrogance. !

 

Et quel aveuglement politique… En situation de conflit, il est impératif de hiérarchiser les menaces. Or qui a déjà fait des morts sur notre sol ? Qui pourrit et enrôle une partie de notre jeunesse ? Bachar ou l’Etat islamique (ne tombons pas dans l’enfumage sémantique en disant Daecht) ? C’est évidemment les tueurs d’allah de l’Etat islamique. Dès lors, une approche pragmatique et efficace impose naturellement de s’allier sans barguigner ni faire la fine gueule avec tous les ennemis de notre ennemi principal : l’Etat islamique ! Et en premier lieu ceux qui luttent effectivement, sur le terrain et pas dans les airs, contre les égorgeurs. Ceux-là sont peu nombreux : les Kurdes, l’armée de Bachar el Assad et ses alliés du Hesbollah. Les autres – la pseudo armée de libération syrienne, les tueurs d’Al Nostra – ne sont que pets de lapin et ne servent que de récupérateurs des armes que nous leur donnons pour les donner…à l’Etat islamique !

 

Idem pour ces pauvres Etazuniens qui, en la matière, pousse la konnerie au niveau de l’Art : ils ont dépensé des centaines de millions de dollars pour former et armer une « armée syrienne libre » de 5.000 hommes. Les mecs se sont entrainés, ont reçu leurs beaux équipements tout neuf et leurs redoutables armes puis…ils ont foutu le camp chez l’Etat islamique ! Il en est resté…cinq, de l’aveu même des officiers troufions yankees en charge de cette brillante opération ! MDR !

 

On a vu le résultat des brillantes interventions occidentales dans ce foutoir du Moyen-Orient, soi-disant pour abattre de sanglants dictateurs.

 

Hussein en Irak faisait massacrer par ses sbires, bon an mal an, deux ou trois milliers de ses compatriotes. C’est dégueulasse, soit, mais l’Irak était tenu avec un Etat organisé et des institutions qui fonctionnaient. Et les diverses factions religieuses (sunnites, chiites, chrétiens, athées) cohabitaient sans problèmes majeurs. Une fois Hussein « neutralisé » (c’est le terme BCBG pour dire « assassiné »), toutes les structures étatiques se sont écroulés, les cadres de l’administration d’Hussein et de son armée sont allés rejoindre…l’Etat islamique ! Et les morts se comptent par milliers non pas chaque année, mais chaque mois. Les factions religieuses se déchainent les unes contre les autres en une guerre de religions, quant aux chrétiens, pour eux c’est la valise ou le cercueil… Beau résultat.

 

Kadafhi en Libye, pour mégalo qu’il était, tenait lui aussi sont pays et là encore toutes les minorités cohabitaient sans beaucoup de problèmes. De plus les côtes de Libye étaient surveillées et les migrants qui partaient de ces rivages étaient extrêmement rares. Mais Sarko, son Raspoutine d’entrée de gamme BHL et ses complices Cameron et Obama sont passé par là « pour éviter un bain de sang » et depuis c’est un effroyable chaos de guerres tribales, religieuses et mafieuses. Avec la main mise de l’Etat islamique qui envoie des centaines de milliers de migrants, de « réfugiés » à l’assaut de l’Europe… Beau résultat.

 

Alors ci-devant président Hollande François, au lieu de te ridiculiser – et de ridiculiser notre pays – par des rodomontades imbéciles, remet les pieds sur terre, pense aux intérêts de tes compatriotes plutôt que de lécher servilement les bottes de Blackbush Obama et de tes « clients » des monarchies féodales du Golfe. Et prend langue avec les seuls qui soient capables, au sol, se dézinguer les fous d’allah : les Kurdes, Bachar el Assad et les Iraniens. Avec l’aide, évidemment, de la seule puissance qui compte encore dans ce foutoir : la Russie.

 

 

Illustration : merci à Miss Lilou  

28/09/2015

Au bistro de la toile : Catalogne, Syrie, Poutine.

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- Eh ! T’as vu Victor, las Catalans ont voté massivement pour leur indépendance !

 

- Faux, Loulle ! Archi faux. Les Catalans ont élu une assemblée régionale. Et cette assemblée générale sera dominée par deux partis indépendantistes. C’est tout. Ces partis ont tout fait pour faire de ce vote un plébiscite pour l’indépendance. Eh bien c’est raté.

 

- Ah bon ?

 

- Bien sûr Loulle. Ce « plébiscite » a été perdu puisque les votes « indépendantistes » ne recueillent que 48% des voix. Ils ont gagné leurs élections régionales mais ont perdu leur « plébiscite ». Où alors je ne sais plus compter. Ou bien encore je ne comprends plus rien à la démocratie… De toute façon, l’indépendance d’une région d’un pays membre de l’Union européenne ne peut être entérinée qu’à l’unanimité des membres de l’Union. Y compris…l’Espagne bien sûr. Rajoy ne le signera pas, et je vois mal Podemos, s’ils arrivent au pouvoir, avoir une autre option. Et je vois mal aussi la France voter pour, sauf à ouvrir la boite de Pandore avec les Bretons, les Basques, les Corses et, pourquoi pas les pays dits d’Occitanie, de Nice à Bordeaux…

Ce qui va se passer, c’est que le pouvoir de Madrid va accorder beaucoup plus d’autonomie à la Catalogne. Et ce sera très bien comme ça. Parce que passé la cuite de la « victoire », que représenterait la Catalogne indépendante ? Un petit pays européen. Entre Malte et la Belgique au niveau de l’influence ! Alors que l’Espagne, c’est autre chose !

 

- Donc les télés, les radios, les canards nous bourrent le mou.

 

- Ne me dit pas que tu découvres cette évidence Loulle.

 

- Bon. Autre chose dans l’actualité : revoilà Poutine !

 

- Exact ! Et je rajouterais : heureusement ! Les « Zoccidentaux » ont fait la preuve de leur incapacité à résoudre la crise syrienne.

 Duplicité étazunienne qui lutte inefficacement du haut du ciel avec ses avions et ses drones contre cet Etat Islamique que les USA ont contribué à créer.

Incompétence de la « coalition » de toutes les  branquignoles du secteur.

Double jeu des Turcs qui acheminent et achètent le pétrole des Daech, soignent leurs combattants blessés, leur fournissent des armes et, sous prétexte de les combattre…bombardent et massacrent les Kurdes, les seuls qui font face victorieusement aux égorgeurs d’allah.

Crapulerie des monarchies moyenâgeuses d’Arabie saoudite, Qatar et autres confettis d’états engraissés sur le pétrole, « cet excrément de la terre » et organisés autour de la pire névrose collective qui soit, l’islam wahabite.

Imbécilité crasse de la diplomatie française qui, drapée dans sa « morale droit-de-l’hommiste », refuse de discuter avec Bachar-el-Assad, qui n’est certes pas un parangon de vertu, mais dont l’armée fait toujours face aux tueurs de l’E.I.. Imbécilité et aveuglement irréaliste puisque même les Etazuniens et les British, pragmatiques, acceptent maintenant de remettre Assad dans le jeu. Comble de la honte, François va avaler son chapeau sous peu et s’aligner servilement sur les autres…

Poutine revient donc, avec des moyens militaires et des alliés solides : l’Iran et la Chine, excusez du peu. Une vraie coalition, capable de détruire les serpents islamistes sur le terrain, peut dès lors voir le jour. Sans que ni les Russes, ni les Ricains ne puissent prétendre en prendre la tête. Avec par contre une coordination des actions et surtout un plan de paix, une organisation politique réfléchie et viable, dans le cadre de l’ONU pour après. Sinon ce sera le chaos, comme en Irak, comme en Libye.

 

- Poutine : bravo l’artiste ! Allez, à la nôtre. C’est pas de la vodka, c’est du Tavel !

 

Illustration: merci à Chimulus

25/09/2015

Derrière le vote de la Catalogne, la vente à la découpe des États-nations !

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Les Catalans votent dimanche. Ils votent pour réclamer, voire imposer leur indépendance vis-à-vis de l’Espagne.

 

Bon. Et en quoi cela nous regarde-t-il ? Hormis le fait que la fédération française de la Convergence démocratique de Catalogne, prône la création d’une région de Catalogne du Nord dans le Roussillon pour « restaurer » un pays catalan transfrontalier, ce vote marque la marche en avant du démantèlement des États-nations au profit d’euro-régions, entités fondées sur une ethnicité réelle ou fantasmée et surtout un égoïsme revendiqué vis-à-vis des États-nations.

 

 La droite séparatiste, ultralibérale, au pouvoir à Barcelone voit dans l’indépendance le moyen de casser la solidarité nationale espagnole et…de baisser les charges fiscales des entreprises ! Un égoïsme à l’allemande de régions nanties ne voulant plus payer pour « ces fainéants du Sud ». Comme la Flandre, comme l’Italie du Nord. Ces volontés séparatistes progressant dans plusieurs régions riches d’Europe renforcent le système supranational de l’U.E. car des entités plus petites, plus étriqués favorisent la mise à bas d’espaces de solidarités établis. C’est la politique bruxelloise sournoise de mise en avant et de développement de l’Europe des Régions. Séparer pour mieux régner.

 

Europe des régions ? Késako ? Bruxelles préconise depuis longtemps des coopérations transfrontalières entre régions d’États voisins (Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Pays basques espagnols et français, Alsace et Bade Wurtenberg, etc. Ceci impliquant des transferts de compétence de l’État vers ces nouvelles entités et la mobilisation de fonds européens directement par ces entités. Il s’agit d’une manière sournoise, camouflée, de démanteler les États. Ce n’est pas une idée nouvelle. Il existe même une revue glacée (maintenant uniquement en anglais !), payée par l’Union européenne, vantant les mérites de ces « Euro-régions ». Le but inavoué est de démanteler encore plus les États-nations au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler !

 

En fait, cette aberration est un laboratoire pour les eurocrates. Sous couvert d’une prétendue simplification et de pseudo-économies, il s’agit en réalité de fusionner à termes des régions de pays différents pour les mettre sous contrôle de Bruxelles et ainsi de fractionner les États-nations. C’était le but sournois, caché, du référendum, il y a deux ans, en Alsace. On commence avec cette région qui a une culture, un passé, une langue proches de ses voisins. En continuera ailleurs si ça marche ! Pour le profit de qui ? Ben, des multinationales bien sûr, qui pourront plus facilement manœuvrer des entités régionales que des États-nations puissants.

 

Qui veut ça ? Qui organise ça ? Cette Europe qui a trahit ses fondateurs. Cette Europe de technocrates élus par personnes. Cette Europe dirigées par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études…aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre échange qui s’annoncent. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

 

L’outil par lequel l’Union européenne fait la promotion toujours plus ferme de l’échelon régional, c’est le « principe de subsidiarité » (inscrit dans le traité de Maastricht), qui consiste à déléguer à l’échelon décisionnaire inférieur ce que l’échelon supérieur ne pourrait faire que de façon « moins efficace », moins « proche des populations ». Il existe à cet effet un Comité des Régions (CDR) qui est une assemblée consultative s’occupant de tout ce qui a trait aux régions. Ce « machin » veille à ce que le « principe de subsidiarité » soit respecté et peut même saisir la Cour de Justice européenne à cet effet.

Pour Martin Schulz, le CDR « a bien évidemment un rôle central à jouer dans les politiques européennes ». Cette assemblée envisage de s’établir comme le Sénat des régions de l’Europe.

Le CDR conforte ainsi la « légitimité » des mouvements supranationaux et séparatistes. D’ailleurs les régionalistes, autonomistes, séparatistes ont bien compris que l’Europe marche vers le fédéralisme au détriment des États-nations et ont bien l’intention d’utiliser ce penchant. En se présentant comme des « forces de changement et de progrès » alors qu’il s’agit en fait d’un égoïsme étriqué de la part de régions au PIB généralement élevé.

 

Ce processus pousse les États de l’Union vers une forme de régionalisation, qui est autre chose que la « décentralisation ». A terme, il y aura ainsi un traitement différent des Français en fonction de leur région. Adieu l’égalité à la française !

 

Ce « rééquilibrage des gouvernances » qui consiste à transférer des pouvoirs et des compétences vers les régions et vers l’Europe affecte la capacité de décision des États et menace même leur existence en tant qu’États.

 

A terme, avec cette vente à la découpe des États-nations sous forme d’Euro-régions, c’est la mise sous tutelle des États que vise l’Europe. Mise sous tutelle politique mais aussi économique. Pour le plus grand profit de qui ?

 

Et, cerise sur l’estron européen ultralibéral, voilà qu’arrive TAFTA…

 

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24/09/2015

Voler les banques, c’est voler des voleurs ! N’est-ce pas de la récupération ?

banksters par kudelka.png

 

La Grèce vendue à l’encan, les Grecs jetés à la rue, le pays qui a inventé la démocratie et l’a donnée au monde humilié, déconsidéré, moqué. Tout ça a cause de quoi ? De saccages menés systématiquement par des gouvernements de droite au service d’organisations nuisibles : organismes financiers, banques et leur bras séculier, les « fameuses » agences de notation.

Agences de notation? Kézaco au juste ?

Une agence de notation est une personne morale (entreprise ou institution) privée dont la mission est de noter la solvabilité d'un émetteur de titres de dette. On entend par titre de la dette le contrat par lequel un "débiteur" s'engage à rembourser sa dette selon les taux d'intérêt imposés par son créancier.

Les titres de la dette des Etats membres de l'UE sont rachetés par des banques privées et pas par la BCE qui offre des prêts à 1% aux banques. C'est le Traité de Lisbonne qui lui interdit de prêter aux Etats. Les banques appliquent leurs taux d'intérêts en fonction de la prise de risque réelle ou supposée que constitue le prêt. C'est cette prise de risque que les agences de notation notent. Plus la notation de la solvabilité de l'Etat est basse, plus les banques élèvent leurs taux d'intérêts.

En plus d'appliquer des taux d'intérêts parfois faramineux, les banques achètent une protection sur les titres de la dette. C'est ce qu'on appelle les CDS (Credit Default Swaps). Ces contrats de protection financière ont la particularité de ne pas obliger le "vendeur de protection" à disposer des fonds pour garantir la protection réelle de la banque en cas de défaut de paiement. Par contre le vendeur de protection reçoit des primes périodiques de la banque en question. Et plus les dettes sont jugées risquées (note basse), plus les primes de CDS sont élevées et donc plus le "vendeur de protection" augmente ses avoirs sans besoin d'investir quelque capital que ce soit.

Les vendeurs de protections (souvent des hedges funds) ont donc intérêt à ce que le risque soit considéré élevé et la note de l'émetteur abaissée.


Les banques, qui possèdent les titres de dettes des Etats, ont elles aussi intérêt à ce que les émetteurs de dette ne puissent pas rembourser les taux d'intérêt. Cela leur permet soit augmenter les taux d'intérêt sur les titres de dette, soit toucher l'assurance pour laquelle elles versent une prime tous les mois.


Quant aux agences de notation, elles vivent des commandes de notations qui leur sont passées. Elles ont donc tout intérêt à noter la solvabilité des Etas en fonction des intérêts des banques et des vendeurs de CDS. Trois agences de notations, Moody's, Standard & Poor's et Fitch, se partagent 80 % du marché.

 

D’où l’organisation systématique de la ruine d’un pays, dont le sang est pompé par ces morpions nuisibles. La solution ? Il faut aller la chercher chez les Islandais. Dans une situation pire que celle de la Grèce, les Islandais ont dit MERDE par référendum au remboursement des dettes des banques. Et que croyez-vous qu’il se passât ? L’Islande sort très bien son épingle du jeu et…emprunte à des taux normaux ! Faisant ainsi la preuve que ces mafias financières ne sont que des tigres de papiers et qu’il ne faut pas avoir peur de les envoyer chier !

 

 Illustration: merci à Kudelka

23/09/2015

Les DROITS DE L’HOMME aux mains des BARBARES !

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J’ai cru que c’était un « hoax », une plaisanterie cynique : « L’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Genève Faisal Trad a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme à partir de sa 30ème session qui ouvrira lundi 21 septembre. Selon les rumeurs, le choix avait déjà été décidé en juin dernier mais avait été tenu secret jusqu’au présent pour des raisons inconnues. » Eh bien non, cette extravagante horreur est avérée !

 

« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. Etc.etc. » lit-on dans le préambule de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

 

Ainsi, depuis le 21 septembre 2015, la défense des droits élémentaires des Humains est confié ( !!??) au pays de 57.000 esclaves, au pays qui a décapité cette année déjà plus de 200 malheureux, au pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu'on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s'est faite violer, un pays ou on pend des gays, un pays ou on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. Ce pays repoussoir est pourtant promu à la direction des Droits de l'Homme... Grotesque.

 

 

décapitation arabie saoudite.jpg

 

Mais ce n’est pas tout. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) est une des agences spécialisées de l'ONU qui a pour but de promouvoir, de contrôler et de renseigner sur le respect du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire dans le monde, selon l'adoption de la Déclaration et programme d'action de Vienne. Depuis le 1er septembre 2014 cette haute fonction est occupée par le prince jordanien Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein. Encore un personnage des plus « intéressants ». C'est un prince milliardaire arabo-musulman de Jordanie, très fidèle à sa religion, ancien Haut Commissaire aux réfugiés. C’est lui qui orchestre la diaspora islamique à travers le monde maintenant et qui accélère la force jihadiste dans tous les pays occidentaux. Ami intime de tous les dirigeants arabo-musulmans de ce monde, il force les médias à instaurer une omerta envers l'islam et ses adeptes. Il fait aussi d'énormes pressions sur nos gouvernements pour qu'ils légifèrent envers "l'islamophobie" et l’interdiction du « blasphème » et le discours dit « haineux » envers ceux qui pratiquent cette névrose collective appelé religion, sous-espèce « islam ». Rappelez-vous ce nom : Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein. lien   .

 

Si certains se demandent où les djihadistes de l’État Islamique, d'Al Qaïda ou d'Al Nostra ont appris leurs méthodes barbares, dont la décapitation est une des faces, c’est vers l’Arabie saoudite qu’il faut se tourner. Et c'est dans ce pays que l'O.N.U. va chercher les défenseurs des Droits de l'Homme !

 

Comment dès lors avoir quelque confiance que ce soit en ce « machin » - comme disait De Gaulle – appelé O.N.U…

 

Mondo cane.

 

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21/09/2015

Syrie. Et Bachar el Assad, il en pense quoi, lui ?

bachar el assad.jpg

 

Et si on s'intéressait à ce que pense celui qu'on accuse en Occident de tous les maux ? À celui qui a valu à des parlementaires français de se faire traiter plus bas que terre pour l'avoir rencontré ? À celui que Fabius voudrait tuer ? À celui que Poutine va remettre dans le jeu dans quelques jours. Et que penser de l'indigence de la diplomatie française qui se crispe sur le rejet de Bachar el Assad et se ment et nous ment avec le mythe de « forces démocratiques syriennes » inexistantes ?

Voici quelques extraits d'un entretien très complet que le « monstre de Damas » a accordé à des journalistes. À vous de juger.

 

Sur les réfugiés fuyant la Syrie :

(…/...) Chaque personne qui quitte la Syrie représente certainement une perte pour la Syrie, quelles que soient ses opinions ou ses capacités. Cela ne concerne pas, bien sûr, les terroristes. Ainsi cette émigration est pour nous une grande perte. Vous m’avez posé une question sur les élections. Les élections présidentielles ont eu lieu l’année dernière, alors qu’il y avait déjà de nombreux réfugiés dans différents pays, surtout au Liban. D’après la propagande occidentale, tous ces réfugiés ont fui le gouvernement syrien qui les aurait chassés et tués et ils ont été considérés comme des opposants. Quelle n’a pas été la surprise des occidentaux quand la majorité de ces réfugiés se sont rendus dans les bureaux de vote pour donner leur voix au président, celui qui soi-disant les tuerait. Ce fut un coup dur pour les instigateurs de cette propagande. Nous avions mis en place une organisation spéciale pour ce vote. Il devait y avoir des bureaux de vote dans chacune de nos ambassades et le gouvernement syrien contrôlait ce processus. Mais cela dépend des relations entre les États. Plusieurs pays ont rompu les relations diplomatiques avec la Syrie et fermé les ambassades syriennes. Par conséquent, les citoyens syriens n’ont pas pu voter dans ces pays. Ainsi, ils ont dû aller là où des bureaux de vote avaient été installés. C’est ce qui s’est passé l’année dernière.

Quant à l’Europe, il est sûr qu’elle est responsable. Aujourd’hui elle essaye de présenter la situation comme si sa faute se limitait au fait à qu’elle n’a pas donné assez d’argent ou su organiser l’immigration légale en Europe, à cause de quoi, plusieurs réfugiés venus via la mer Méditerranée ont péri noyés lors de leur voyage. Nous déplorons chaque victime innocente. Mais est-ce que la vie d’un réfugié noyé en mer est plus précieuse que celle d’une personne décédée en Syrie ? Pourquoi aurait-elle plus de valeur que celle d’un innocent décapité par les terroristes ? Comment peut-on s’affliger de la mort d’un enfant en mer et ignorer les milliers d’enfants, de vieillards, de femmes et d’hommes qui sont devenus les victimes des terroristes ? Ce principe européen du «deux poids, deux mesures» n’est plus acceptable. Cela ne fait aucun sens. Comment peut-on peut être attristé par la mort de certains et être indifférent au sort d’autres victimes ?

Ainsi, l’Europe a sa part de responsabilité pour avoir soutenu le terrorisme, sa meilleure couverture, ce qu’elle continue de faire. Elle qualifie les terroristes de «modérés» et les divise en groupes alors qu’ils sont tous des extrémistes.

À propos de la crise des réfugiés, je voudrais dire quelques mots concernant les accusations de la propagande occidentale, qui essaye de montrer que ces réfugiés échappent au gouvernement syrien que les occidentaux traitent de «régime» bien évidemment. Dans les faits, l’Occident pleure d’un œil sur le sort de ces réfugiés et les vise avec une mitrailleuse d’un autre œil, car ces gens ont quitté la Syrie à cause du terrorisme, surtout à cause des terroristes et des meurtres, mais aussi à cause des conséquences du terrorisme.

Quand vous faites face au terrorisme, vous voyez vos infrastructures être détruites, et vous ne parvenez plus à subvenir à vos besoins. Du coup beaucoup de gens partent, à cause du terrorisme, et parce qu’ils veulent gagner leur vie quelque part dans ce monde. Alors, l’Occident s’apitoie sur eux, ce même Occident qui soutient les terroristes depuis le début de la crise, quand il a dit que c’était un soulèvement pacifique, quand il a dit après que c’était une opposition modérée.

Le souci n’est donc pas dans le fait que l’Europe ne les a pas acceptés ou gardés, le souci c’est qu’elle ne veut pas s’occuper des causes du problème.

Si on demande aujourd’hui à n’importe quel syrien ce qu’il souhaite le plus au monde, la première chose qu’il évoquera sera la sécurité pour lui et sa famille. Si leur destin vous préoccupe, arrêtez de soutenir les terroristes.

 

Sur l'Iran :

(…/...) Les rapports entre la Syrie et l’Iran sont anciens. Ils ont plus de 35 ans. Il s’agit d’une alliance basée sur un haut degré de confiance. C’ est pourquoi nous croyons que le rôle de l’Iran est important. L’Iran supporte la Syrie et le peuple syrien. Il est solidaire sur le plan politique, économique et militaire avec l’Etat syrien. Quand nous disons militaire, cela ne signifie pas, comme certains le prétendent dans les médias occidentaux, que l’Iran a envoyé une armée ou des forces armées en Syrie. Ce n’est pas vrai. Il nous envoient de l’équipement militaire, et bien sûr, il y a des échanges entre les experts militaires de Syrie et d’Iran. Cela a toujours été le cas, et c’est normal que cette coopération entre deux pays en situation de guerre se renforce. Oui, le soutien constant de l’Iran était essentiel dans cette guerre difficile et féroce.

 

Sur l'Egypte :

(…/...) Le terrorisme s’est propagé en Libye, en Égypte, au Yémen, en Syrie et en Irak, ainsi que dans d’autres pays arabes et dans certains pays musulmans aussi, tels que l’Afghanistan, le Pakistan, etc.

C’est pourquoi je peux dire que nous partageons une vision commune avec les Égyptiens, mais nos relations n’existent à présent qu’au niveau de la sécurité. Il n’y a par exemple aucun contact entre le ministère des Affaires étrangères égyptien et syrien pour le moment. Le partenariat existe uniquement au niveau des services de sécurité.

 

Sur al nostra, « carte » des occidentaux :

(…/...) En ce qui concerne la coopération occidentale avec le Front al-Nosra, cette réalité existe, nous savons que la Turquie supporte al-Nosra et Daesh en leur fournissant des armes, de l’argent et des volontaires. Et nous savons tous que la Turquie entretient des relations étroites avec l’Occident. Erdogan et Davutoglu ne peuvent pas faire un pas sans en référer en premier avec les États-Unis et d’autres pays occidentaux. Al-Nosra et Daesh opèrent avec une telle force dans la région, sous la couverture de l’Occident, parce que les pays occidentaux ont toujours considéré le terrorisme comme une carte, qu’on peut mettre dans sa poche et utiliser de temps en temps. Actuellement, ils veulent utiliser al-Nosra contre Daesh, peut-être parce que, d’une façon ou d’une autre, Daesh a échappé à tout contrôle. Mais cela ne signifie pas qu’ils veulent éliminer Daesh. Si vraiment ils voulaient le faire, ils en auraient été capables. Pour nous, Daesh, al-Norsa et toutes ces organisations de même nature, qui portent des armes et tuent des civils, sont des organisations extrémistes.

 

Sur des alliés potentiels :

(…/...) (Nous pouvons collaborer) certainement avec des pays amis, en particulier avec la Russie et l’Iran. Nous collaborons aussi avec l’Irak du fait qu’il affronte le même type de terrorisme. Quant aux autres pays, nous ne nous opposons à aucun d’entre eux, à condition qu’ils montrent la volonté de lutter contre le terrorisme, et non pas ce qu’ils font dans ce qu’on appelle « la coalition internationale » dirigé par les États-Unis. En fait, depuis que cette coalition a commencé à fonctionner, Daesh est en pleine expansion. En d’autres termes, la coalition a échoué et elle n’a pas de véritable impact sur le terrain. En même temps, des pays comme la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, et les pays occidentaux, comme la France, les États-Unis, et d’autres, qui couvrent le terrorisme, ne peuvent pas y résister. On ne peut pas être pour, et en même temps contre le terrorisme. Mais si ces pays décident de modifier leurs politiques et réalisent que le terrorisme est comme le scorpion, qui vous pique si vous le mettez dans la poche. Si cela arrive, nous n’objectons pas de collaborer avec tous ces pays, à condition que ce soit un engagement franc, et pas une farce de coalition contre le terrorisme.

 

Sur l'armée gouvernementale :

(…/...) La guerre permet de développer l’expertise de n’importe quelle force armée, du point de vue pratique et militaire. Ainsi, il y a toujours des aspects positifs et négatifs. On ne peut pas juger si l’armée devient plus faible ou plus forte. Mais, en retour, la société la soutient en lui fournissant des volontaires. Donc, la réponse à votre question : «Y a-t-il des renforts ?» Oui, certainement, puisque sans ces renforts, l’armée ne serait pas capable de tenir pendant quatre ans et demi d’une guerre si dure, surtout sachant que l’ennemi que nous combattons aujourd’hui jouit d’un approvisionnement illimité en matière de ressources humaines. Nous voyons aujourd’hui des combattants terroristes venant de 80, 90 pays.

 

Sur l’État Islamique :

(…/...) Évidemment, les groupes terroristes de Daesh s’efforcent de ressembler le plus possible à un État afin d’attirer, comme vous l’avez dit, plus de volontaires qui vivent avec ce rêve d’autrefois – le rêve d’un État islamique qui agit au nom de la religion. Cet idéal n’est pas réel. C’est trompeur. Aucun État ne peut soudainement modifier une société donnée. Cet État doit être le produit de cette société. Il doit être l’évolution naturelle de cette société, l’exprimer. Au final, un État doit être la projection de sa société. Il est impossible d’adapter une société à un modèle étatique qui lui est étranger. C’est là que la question surgit : Daesh, ou l’État Islamique comme ils le nomment, ressemble-t-il à la société syrienne ? Certainement pas. Mais si nous voulons aborder la question de leur identité, parlons-en honnêtement. Ils représentent la troisième étape de la politique occidentale du mal, qui vise à remplir des objectifs politiques. La première étape a été la création des Frères Musulmans au début du siècle précédent. La deuxième étape a été Al-Qaïda en Afghanistan, dont le rôle était de combattre l’Union soviétique. Et la troisième étape est Daesh, al-Nosra et tous ces groupes. Daesh, c’est qui ? Et ces groupes ? Ils ne sont que des produits extrémistes de l’Occident.

 

Sur les Kurdes :

(…/...) L’Etat ne peut pas faire de discrimination parmi sa population, autrement, cela crée des divisions dans le pays. Si nous avions mené une politique discriminatoire dans les différentes composantes de la société, une majorité d’entre elles ne soutiendrait pas l’État aujourd’hui, et le pays se serait désagrégé depuis longtemps. Pour nous, les Kurdes font partie du peuple syrien, ils ne sont pas étrangers, ils habitent dans cette région de même que les Arabes, les Circassiens, les Arméniens et plusieurs autres groupes ethniques et religieux existant en Syrie depuis des siècles. On ne sait toujours pas quand exactement certaines de ces nations sont apparues dans la région. Sans ces composantes, l’existence d’une société homogène en Syrie ne serait pas possible. Alors, est-ce que les Kurdes sont nos alliés ? Non, c’est un peuple patriote. Mais d’un autre côté, on ne peut pas mettre tous les Kurdes dans la même catégorie. Mais, s’il y a des groupes en Syrie qui ont des demandes particulières, ces demandes doivent être faites dans le cadre national et par le dialogue avec les forces politiques syriennes. Lorsque les citoyens syriens seront d’accord pour prendre des mesures dans cette direction, qui traiteront du fédéralisme, de l’autonomie, de la décentralisation ou même au changement du système politique tout entier, on aura besoin de consulter le peuple Syrien, ce qui pourra résulter en un amendement de la constitution. C’est pourquoi, ces groupes ont besoin de convaincre le peuple syrien de leurs propositions. Et dans ce cas, ils ne dialogueront plus avec l’Etat, mais avec le peuple. Lorsque le peuple syrien décidera d’emprunter une certaine direction, et d’approuver certaines démarches, nous l’approuverons tout naturellement.

 

Sur les rapports avec les occidentaux :

(…/...) La mission principale de chaque homme politique, de chaque gouvernement, de chaque Président ou Premier ministre – peu importe le nom – est de servir son pays. Que ça me plaise ou non, je vais devoir faire toutes ces rencontres et serrer les mains de peu importe qui, tant que cela peut être utile au peuple syrien. Il ne s’agit donc pas de mon attitude personnelle, mais de la valeur ajoutée de telles entreprises. Et donc oui, nous sommes prêts à le faire si les intérêts des Syriens sont en jeu. Quoi qu’il en soit, je le ferai.

 

Sur une large alliance contre l'état islamiste :

(…/...) On vit actuellement dans une période de combat contre le terrorisme, nous ne sommes pas confronté à des groupes terroristes, nous sommes confronté à des armées terroristes équipées avec des armes lourdes, moyennes et légères. Ils disposent de milliards de dollars pour recruter des nouveaux volontaires. Les aspects militaires et sécuritaires doivent devenir prioritaires à ce stade. Donc, on estime que cette alliance doit agir à différents niveaux, mais elle doit tout d’abord combattre sur le terrain. L’Arabie Saoudite, la Turquie et la Jordanie qui prétendent faire partie de la coalition contre le terrorisme dans le Nord de la Syrie, soutiennent en réalité le terrorisme dans le Sud, dans le Nord et dans le Nord-Est, presque dans les mêmes régions où ils sont supposés le combattre. un allié peut devenir un adversaire, et inversement, un adversaire peut devenir un allié. C’est normal. Lorsqu’ils combattront contre le terrorisme, nous coopérerons avec eux.

 

Sur son éventuel départ :

(…/...) La propagande occidentale s’est fondée dès le départ sur l’idée que la cause du problème était le président. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent faire croire que le problème de la Syrie réside dans un seul individu. Et par conséquent, la réaction naturelle de beaucoup de personnes est de dire : « Puisque le problème réside dans un seul individu, cet individu ne doit pas être plus important que la patrie tout entière. Donc, laissons partir cet individu et les choses vont s’améliorer ». C’est ainsi que l’on simplifie les choses à l’extrême en Occident. Ce qui se passe en Syrie, à cet égard, est semblable à ce qui s’est passé dans le cas de la Russie. Notez ce qui a été dit par les médias occidentaux depuis le coup d’État en Ukraine. Que s’est-il passé ? Le président Poutine est passé du statut d’ami de l’Occident à celui d’ennemi et une fois encore on l’a dépeint comme un tsar. Il a été décrit comme un dictateur réprimant l’opposition en Russie et comme quelqu’un qui a obtenu le pouvoir par des moyens antidémocratiques, malgré le fait qu’il a été porté au pouvoir par une élection démocratique, ce que l’Occident a reconnu.

À présent, ils disent que ce n’est plus démocratique. C’est de la propagande occidentale. Ils disent que si le président part, les choses s’amélioreront. Qu’est-ce que cela veut dire en particulier ? Pour l’Occident, cela veut dire : « Tant que tu es là, nous allons continuer à soutenir le terrorisme », parce que l’objectif que poursuit actuellement l’Occident en Syrie, en Russie et dans d’autres pays, c’est le changement des présidents, le renversement des gouvernements ou, peu importe comment ils l’appellent, les changements de régimes. Pourquoi ? Parce qu’ils n’acceptent pas de partenaires et d’États indépendants. Quel est leur problème avec la Russie ? Quel est leur problème avec la Syrie ? Quel est leur problème avec l’Iran ? Ces pays sont tous des pays indépendants. Ils veulent qu’un certain individu parte et soit remplacé par quelqu’un qui agisse dans leurs intérêts et non dans l’intérêt de son pays. Pour nous, le président est choisi par le peuple et arrive au pouvoir au moyen d’une élection. Et s’il part, c’est sur une décision du peuple. Son départ ne doit pas être le résultat d’une décision américaine, d’une décision du Conseil de sécurité, d’une conférence de Genève ou d’un communiqué de Genève. Si le peuple veut qu’il reste, il doit rester et si le peuple le rejette, il doit partir immédiatement. Tel est le principe que j’observe lorsque j’appréhende cette question.

 

Qu'est-ce qui a déclenché la guerre en Syrie :

(…/...) Le moment clé pour les événements en Syrie est, à la surprise de nombreuses personnes, la guerre en Irak de 2003. C’est quand les États-Unis ont envahi l’Irak. Nous étions fortement opposés à cette invasion, car nous savions que tout ça allait aboutir à la division des sociétés et à l’apparition de troubles. Or, nous sommes voisins de l’Irak.

À cette époque on comprenait que la guerre allait faire de l’Irak un foyer de conflits sectaires. À l’ouest de la Syrie, il y a un autre pays dans cette situation : le Liban. Et nous, nous sommes au milieu. Nous savions très bien que nous allions en subir les conséquences. C’est pourquoi le début de la crise syrienne et tout ce qui s’est passé alors est le résultat naturel de la guerre et du conflit confessionnel en Irak, parce qu’une partie du conflit s’est déplacée en Syrie. En conséquence il était facile d’influencer certains groupes syriens.

Le deuxième point – qui est peut-être moins critique – est le laisser-faire américain vis-à-vis des terroristes afghans dans les années 1980, qu’ils appelaient alors « combattants de la liberté », puis enfin, la création de Daesh en 2006 à l’aide de financements américains et sans aucune opposition de leur part.

Tous ces éléments rassemblés ont créé les conditions d’un soulèvement avec le soutien occidental et l’argent des pays du Golfe, en particulier du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ainsi qu’avec l’aide logistique de la Turquie. En effet, Erdogan appartient, de par sa façon de penser, aux Frères Musulmans. Par conséquent, il croit qu’un changement de la situation en Syrie, en Égypte et en Irak, donnera naissance à un nouveau sultanat – pas le sultanat ottoman cette fois, mais celui des Frères Musulmans – qui couvrirait des territoires allant de l’océan Atlantique jusqu’à la Méditerranée et qui serait dirigé par Erdogan.

 

Source et Interview complet ici


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18/09/2015

DÉMOCRATIE ! Késako ?

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On en a tous plein la bouche de ce beau mot : DEMOCRATIE. « Le pire système de gouvernement à l'exception de tous les autres » disait Churchill.

 

Relisons ce qu'en disait Aristote, dans cette Grèce qui a inventé le concept : « Le principe de base de la constitution démocratique c’est la liberté (c’est, en effet, ce qu’on a coutume de dire parce que c’est seulement dans une telle constitution que les citoyens ont la liberté en partage ; c’est à cela, en effet, que tend, dit-on, toute démocratie). Et l’une des formes de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant. En effet, le juste selon la conception démocratique, c’est que chacun ait une part égale numériquement et non selon son mérite, et avec une telle conception du juste il est nécessaire que la masse soit souveraine, et ce qui semble bon à la majorité sera quelque chose d’indépassable [...] De sorte que dans les démocraties, il se trouve que les gens modestes ont la souveraineté sur les gens aisés ; ils sont en effet plus nombreux, et c’est l’opinion de la majorité qui est souveraine. [...] » On est loin de là...

 

La Révolution française en a fait la démocratie participative, où l'élection au suffrage universel est l'instrument suprême d'application de ce concept. Une femme ou un homme = une voix. Une démocratie n'a droit à cette prestigieuse appellation que si elle respecte rigoureusement ce principe fondateur. Deux conditions indissociables assurent la réalité de la démocratie : - la liberté d'exprimer et de propager toutes les opinions, quelles qu'elles soient ; - toute décision politique doit être conforme aux desiderata des citoyens. Hors de là, pas de démocratie.

 

Or que constate-t-on ? Que ce principe est bafoué, foulé aux pieds, roulé dans la boue par ceux-là même qui en sont les gardiens : les politiques. De quelques bords qu'ils soient d'ailleurs. La fraude en matière de suffrage semble être la règle voire la culture de ceux qui se prétendent les représentants des citoyens qui les ont élus et vis-à-vis desquels ils n'ont aucun droit, seulement des devoirs. Le non-respect du vote est devenu la règle, et pas seulement dans des pays exotiques mais aussi, et surtout dans les démocraties pures et dures, élevées sous la mère. Les exemples sont légions : le sinistre Bush élu la première fois, après des semaines de sombres tripatouillages, avec moins de voix que sont concurrent. Le résultat du vote sur la constitution européenne en France où la volonté populaire du « non » fut foulée aux pieds par le nouveau président sitôt élu.

 

Les citoyens ont-ils vraiment la possibilité de contrôler les décisions dont l’application les concerne directement ? Pour que la souveraineté populaire soit effective, dans un régime représentatif pris en otage par une caste de politiciens professionnels et de communicants, il faudrait que les élus représentent réellement les citoyens. Or, un certain nombre de conditions et de pratiques font qu’une telle représentation se trouve très souvent faussée. Un élu, une fois au pouvoir, n'a qu'un principe pour régir son action : être réélu ! Il peut dès lors, pour se maintenir au pouvoir, renier les engagements qui lui ont valu son élection. C’est le problème des « promesses électorales ». Les trahisons récurrentes des promesses du candidat Hollande par le président Hollande, comme celles de Tsipras en Grèce en sont des illustrations, hélas, lumineuses. Dans quelle mesure l'élu qui trahi représente-t-il alors les électeurs ?

 

La « Démocratie » telle qu'elle a dérivé n'est qu'un une illusion démocratique. Elle est en fait le faux-nez, le masque rassurant derrière lequel se dissimulent des lieux ambigus de détention du pouvoir. Ces différentes sphères sont, en grande partie, inconnues des citoyens, qui ne les contrôlent pas. Les institutions européennes - qui agissent comme un cartel au service non des citoyens mais des groupes de pression économiques (finance, multinationales, sociétés occultes genre Trilatérale, Bilderberg, Davos) – en sont la déplorable illustration. Une minorité d’initiés serait ainsi souveraine, pendant que la majorité des citoyens n’aurait accès qu’à ce qu’on voudrait bien lui montrer.

 

C'est dramatique car au vu de ces réalités, c'est l'image de LA DEMOCRATIE qui est salie, et par conséquent toutes les valeurs qu'elle représente qui sont dépréciées, voire rejetées par les peuples opprimés auxquels on voudrait l'imposer. L’image de LA DEMOCRATIE que nos pays pollués par l'ultralibéralisme capitaliste donne est celle de bombes, de pillage économique, de protection de satrapes locaux, de saccage de la planète.

 

Mondo cane...

 

Illustration: merci à Pickel

 

16/09/2015

Faire échec aux entreprises belliqueuses du complexe militaro-industriel étasunien.

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L'installation en Ukraine de la 173ème brigade aéroportée de l’US Army (1600 parachutistes) – soi-disant pour former les militaires ukrainiens - signifie que les USA sont désormais militairement engagés dans la guerre qu’ils ont fomentée en Europe avec le coup d’État de Maïdan, en février 2014. À Washington, l’envoi d’armes au gouvernement de Kiev est réclamé aujourd’hui à cor et à cri par les va-t'en-guerre du Pentagone et du complexe militaro-industriel yankee. Business avant tout. Il s’agit pour les marchands d'armes et leurs relais politiques de refaire le coup de l’Irak ou de la Libye (avec les résultats brillants que l'on sait), mais ici les enjeux ne sont plus les mêmes : les irresponsables qui poussent en ce sens oublient-ils que la Russie a quelques milliers de têtes nucléaires ?

 

Depuis 4 ans maintenant, toute la presse ultralibérale – en grande partie possédée et donc au service du complexe militaro-industriel atlantique - travaille à nourrir la haine de la Russie et à préparer les esprits à l’inéluctabilité de l’affrontement contre le méchant Poutine. Cette presse fustige en toute bonne conscience l’épouvantable «Russie de Vladimir Poutine» sans comprendre que, ce faisant, les journalistes contribuent à préparer l’opinion au grand carnage voulu par les États-Unis – mais pas chez eux - pour sauver son système, les banksters de Wall Street, la planche à dollars, l’OTAN... La France et l'Allemagne traînent bien un peu les pieds mais c'est sans importance car dans les plans US, l’Europe n’a pas voix au chapitre puisqu’elle n’aura à jouer qu’un rôle assez passif : celui de champ de bataille, puis de champ de ruines ! Eh... Ce sont les dommages collatéraux.

 

Face au déploiement US, la Russie a prévenu qu’elle était dès lors contrainte d’envisager «toutes les mesures nécessaires, y compris technico-militaires». Ces mesures devraient d’ailleurs comprendre un renforcement massif des forces navales russes cette année (50 nouveaux navires de guerre, dont un porte-avions et deux sous-marins à propulsion nucléaire) (http://etfdailynews.com/2015/03/06/russia-warns-nato-any-...).

 

Mais – fort heureusement - les menées belliqueuses yankees ne marchent pas sur des roulettes.Une autre nouvelle, passée totalement inaperçue, vient assombrir les vues géopolitiques atlantistes soutenues par Bruxelles sur le devenir du Bassin Méditerranéen. En effet , le 5 Mars dernier Chypre s'est allié avec la Russie ! Au cours des entretiens tenus lors d'un récent voyage à Moscou, le président chypriote Nikos Anastasiades a examiné la possibilité d’accueillir dans le port de Limassol les vaisseaux de la Marine Militaire de la République Fédérale de Russie. Cela provoqua une réponse sous forme de violentes pressions sans précédent de la part de États-Unis sur les autorités cypriotes. Mais Nicosie n’a pas flanché. Les vaisseaux de la Marine militaire de la Fédération de Russie reçoivent la possibilité d’utiliser les ports et d’y entreposer le matériel nécessaire à leur réparation et à leur entretien, ce qui reviendra beaucoup moins cher que d’entretenir là-bas une base militaire complète, à la manière britannique, avec garnison et fils barbelés.

 

L’accord avec Chypre garantit la présence tactique de la flotte russe sur différents théâtres d’opérations potentiellement dangereux.

 

La position de Nicosie a suscité des critiques extrêmement vives de la part des Anglo-saxons. En visite à Washington dès après la visite à Moscou, le Ministre des Affaires étrangères de Chypre, Monsieur Kassoulides a non seulement résisté aux coups «sur le terrain de l’adversaire», mais est parti en contre-attaque. Il a accusé les États-Unis et la Grande-Bretagne d’ «ignorer les intérêts de Chypre», soulignant que la république « a ses propres problèmes » et « ses exigences » vis-à-vis de l’Europe et des États-Unis. Par exemple, Nicosie « a trouvé plus de compréhension » de la part de la Russie, de la France et de la Chine que des États-Unis et de l’Union européenne dans sa confrontation sans fin avec la Turquie.

 

La Grèce aussi s'émancipe du carcan atlantique. Elle n'a jamais caché qu'elle était opposé aux sanctions économiques contre la Russie. Le ministre russe de l’Économie, Alexeï Oulioukaïev, a évoqué la possibilité d'assouplir pour la Grèce l'embargo alimentaire décidé contre l'Union européenne en raison de la crise ukrainienne ! Un sacré débouché pour l'agroalimentaire grec. On peut raisonnablement penser que Tsipras et Poutine, lors de leur rencontre de l'été, ont dû aborder la possibilité de prolonger jusqu'à la Grèce le projet de gazoduc « Turkish stream » entre la Russie et la Turquie, ou encore la possibilité d'ouvrir la recherche pétrolière sous-marine prometteuse dans les eaux grecques aux compagnies russes.

 

De plus – sacré caillou dans les godillots militaires étazuniens – dans le programme de Syriza, il y avait une sortie de la Grèce de l'Otan et la remise en cause des droits accordés à l'alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. On comprend dès lors que la clique atlantique aie tout fait pour écraser l'impertinent ! Mais la partie n'est pas finie... Et puis, Poutine a dû être sensible aux positions de la Grèce non seulement contre les sanctions de l'U.E. à l'encontre de la Russie, mais encore contre le gouvernement ukrainien, contre l'austérité, contre les diktats de l'Allemagne, contre la politique d'isolement de la Russie. Le président russe a dû aussi être sensible aux remerciements de son homologue grec « pour s'être porté au secours de nos frères orthodoxes en Crimée » !

 

On comprend dès lors la position d'Obama trouvant inopportune « l'austérité » imposée à la Grèce par l'U.E. ! Il a surtout peur de se faire virer de sa base navale en Crête et de voir sa flotte remplacée...par des navires russes !

 

 

Liens :

 

http://reseauinternational.net/alors-prets-a-la-guerre-pour-sauver-le-systeme-us/

http://reseauinternational.net/chypre-saffirme-allie-de-la-russie/

http://etfdailynews.com/2015/03/06/russia-warns-nato-any-threat-in-ukraine-will-see-military-response/

 

Illustration X - Droits réservés

 



 

15/09/2015

Pour un plan B en Europe

Paru sur le blog de Jean-Luc Mélanchon:

 

Le 13 juillet, le gouvernement grec démocratiquement élu d’Alexis Tsipras a été mis à genoux par l’Union européenne. « L’accord » du 13 juillet est en réalité un coup d’État. Il a été obtenu par la fermeture des banques grecques par la Banque centrale européenne (BCE) et la menace de ne pas les autoriser à rouvrir tant que le gouvernement grec n’accepterait pas une nouvelle version d’un programme qui a échoué. Pourquoi ? Parce que l'Europe officielle ne pouvait pas supporter l'idée qu’un peuple souffrant de son programme d'austérité autodestructrice ait osé élire un gouvernement déterminé à dire «  Non !  ». 

 

Désormais, avec davantage d’austérité, davantage de privatisations au rabais d’actifs publics, une politique économique plus irrationnelle que jamais, et la misanthropie en guise de politique sociale, le nouveau mémorandum ne sert qu'à aggraver la Grande Dépression grecque et le pillage de la Grèce par des intérêts particuliers, grecs ou non.

 

Tirons les leçons de ce coup d’État financier. Cet euro est devenu l’instrument de la domination économique et politique de l’oligarchie européenne, cachée derrière le gouvernement allemand et qui se réjouit de voir Mme Merkel faire tout le « sale boulot » que les autres gouvernements sont incapables de faire. Cette Europe ne produit que des violences dans les nations et entre elles : chômage de masse, dumping social féroce, insultes attribuées aux dirigeants allemands contre l’Europe du Sud et répétées par toutes les « élites » y compris celles de ces pays. L’Union européenne alimente la montée de l’extrême-droite et est devenue un moyen d’annuler le contrôle démocratique sur la production et la distribution des richesses dans toute l'Europe.

 

Affirmer que l’euro et l’Union européenne servent les Européens et les protègent contre la crise est un mensonge dangereux. C’est une illusion de croire que les intérêts de l’Europe peuvent être protégés dans le cadre de la prison des règles de la zone euro et des traités actuels. La méthode Hollande-Renzi du « bon élève », en réalité du prisonnier modèle, est une forme de capitulation qui n’obtiendra même pas la clémence. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker l’a dit clairement : « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens ». C’est l’adaptation néolibérale de la « souveraineté limitée » inventé par le dirigeant soviétique Brejnev en 1968. À l’époque, les Soviétiques écrasaient le Printemps de Prague par les tanks. Cet été, l’Union européenne a écrasé le Printemps d’Athènes par les banques.

 

Nous sommes déterminés à rompre avec cette Europe. C’est la condition pour reconstruire des coopérations entre nos peuples et nos pays sur une base nouvelle. Comment mener une politique de partage des richesses et de création d’emplois notamment pour les jeunes, de transition écologique et de refondation démocratique face à cette Union européenne ? Nous devons échapper à l’inanité et l’inhumanité des traités européens et les refonder afin d’enlever la camisole de force du néolibéralisme, abroger le traité budgétaire, refuser le traité de libre-échange avec les États-Unis (TTIP - TAFTA).

 

La période est extraordinaire. Nous faisons face à une urgence. Les États-membres doivent avoir l'espace politique qui permet à leurs démocraties de respirer et d’instaurer des politiques adaptées au niveau national, sans craindre d’être empêchés par un Eurogroupe autoritaire dominé par les intérêts du plus fort des États-membres et du monde des affaires, ni par une BCE utilisée comme un rouleau compresseur menaçant d’écraser tout « pays non coopératif » comme ce fut le cas avec Chypre ou la Grèce.

 

C’est notre plan A : travailler dans chacun de nos pays, et ensemble à travers l’Europe, à une renégociation complète des traités européens. Nous nous engageons à collaborer avec la lutte des Européens partout, dans une campagne de désobéissance aux pratiques européennes arbitraires et aux règles irrationnelles jusqu'à ce que la renégociation aboutisse.

 

Notre première tâche est de mettre fin à l’irresponsabilité de l’Eurogroupe. La seconde tâche est d’en finir avec le caractère prétendument « indépendant » et « apolitique » de la Banque centrale alors qu’elle est hautement politisée (de la façon la plus toxique), totalement dépendante de banquiers en faillite et de leurs agents politiques, et prête à mettre fin à la démocratie sur une simple pression de bouton.

 

La majorité des gouvernements représentant l’oligarchie européenne et se cachant derrière Berlin et Francfort, ont aussi un plan A : ne pas céder à la demande de démocratie des citoyens européens et utiliser la brutalité pour mettre fin à leur résistance. Nous l’avons vu en Grèce en juillet. Pourquoi ont-ils réussi à étrangler le gouvernement démocratiquement élu de la Grèce ? Parce qu'ils avaient aussi un plan B : éjecter la Grèce de la zone euro dans les pires conditions possibles en détruisant son système bancaire et en achevant son économie.

 

Face à ce chantage, nous avons besoin de notre propre plan B pour dissuader le plan B des forces les plus réactionnaires et anti-démocratiques de l’Europe. Pour renforcer notre position face à leur engagement brutal pour des politiques qui sacrifient la majorité au profit des intérêts d'une infime minorité. Mais aussi pour réaffirmer le principe simple que l'Europe n’est rien d’autre que les Européens et que les monnaies sont des outils pour soutenir une prospérité partagée, et non des instruments de torture ou des armes pour assassiner la démocratie. Si l'euro ne peut pas être démocratisé, s’ils persistent à l’utiliser pour étrangler les peuples, nous nous lèverons, nous les regarderons dans les yeux et nous leur dirons : « Essayez un peu, pour voir ! Vos menaces ne nous effraient pas. Nous trouverons un moyen d'assurer aux Européens un système monétaire qui fonctionne avec eux, et non à leurs dépens ».

 

Notre plan A pour une Europe démocratique, soutenu par un plan B qui montre que les pouvoirs en place ne peuvent pas nous terroriser dans la soumission, vise à faire appel à la majorité des Européens. Cela exige un haut niveau de préparation. Les éléments techniques seront enrichis par le débat. Beaucoup d'idées sont déjà sur la table : l'introduction de systèmes parallèles de paiement, les monnaies parallèles, la numérisation des transactions en euros pour contourner le manque de liquidités, les systèmes d'échange complémentaires autour d’une communauté, la sortie de l'euro et la transformation de l'euro en monnaie commune.

 

Aucune nation européenne ne peut avancer vers sa libération dans l'isolement. Notre vision est internationaliste. En prévision de ce qui peut se passer en Espagne, en Irlande, pourquoi pas de nouveau en Grèce selon l’évolution de la situation politique, et en France en 2017, il faut travailler concrètement ensemble à un plan B tenant compte des caractéristiques de chaque pays.

 

Nous proposons donc la tenue d'un sommet international pour un plan B en Europe, ouvert aux citoyens volontaires, organisations et intellectuels. Cette conférence pourrait avoir lieu dès Novembre 2015. Nous lancerons ce processus samedi 12 Septembre lors de la Fête de l'Humanité. Rejoignez-nous !

 

 

Signataires :
mélanchon sourire.jpgJean-Luc Mélenchon
, député européen, co-fondateur du Parti de Gauche (France)

 

 

 

 

Stefano Fassina.jpgStefano Fassina, député, ancien vice-ministre de l’Economie et des Finances (Italie)
Zoe Konstantopoulou, présidente du Parlement hellénique (Grèce)


Oskar Lafontaine.jpgOskar Lafontaine, ancien ministre des Finances, co-fondateur de Die Linke (Allemagne)

 

 

 

varouflakis.jpgYanis Varoufakis, député, ancien ministre des Finances (Grèce)

 



 

Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/09/11/pour-un-plan-...

 

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14/09/2015

Bruits de bottes : Russes et Etazuniens montrent leurs muscles !

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Les élans compassionnels suscités ad vomitum par les merdias aux ordres cachent opportunément les bruits de bottes qui résonnent tant au Moyen-Orient qu'en Europe. Á la manœuvre – et en manœuvres – les éternels duettistes : la Russie d'un côté, les États-Unis de l'autre.

 

Les services US laissent entendre que, ces derniers jours, la Syrie aurait vu arriver dans ses ports deux navires de guerre amphibies russes chargés de char, d'avions ainsi que d'une petite unité de fusiliers marins. La coopération militaire et technique de la Russie avec la Syrie est une évidence connue. Les Russes ont déjà une base, avec de nombreux marins, dans le port de Tartous. Et ce depuis 1971. Les USA laissent entendre que la Russie voudrait installer une base aérienne en Syrie. Réalité ? Bourrage de crâne ? La Russie n'a jamais caché sa coopération avec le régime de Bachar El Assad. Mais de là à ce que les Russes s'engagent militairement, surtout au sol, on ne dépasse pas là le stade des rumeurs ! Et si c'était vrai, les gouvernements européens devraient apprécier qu'un pays ait les couilles de faire ce qu'ils n'osent pas faire ! Par contre, le gouvernement russe ne cache pas que des avions russes participent aux bombardements de certaines positions de l’État Islamique. Comme beaucoup dans ce foutoir moyen-oriental ! Fabius, notre pittoresque sinistre des affaires étranges – qui n'est pas à une konnerie près – a déclaré que les informations sur l’envoi de nouvelles troupes russes en Syrie risquaient de compliquer la recherche d’une solution à la crise dans ce pays. Sa solution à lui, comme celle de son patron à la solde d'Obama, est avant tout de se débarrasser, non pas des tueurs de l’État Islamique mais...de Bachar el Assad (président pas blanc-rose mais tout de même régulièrement élu, ne l'oublions pas).

 

Les États-Unis paraissent surtout inquiets de voir que la Russie pourrait, seule, éliminer l’État Islamique ! Ce qui filerait un sacré coup de moins bien au prestige de l'Oncle Sam ! Et n'arrangerait pas ses affaires tant les États-Unis ont besoin des Russes comme cela s'est avéré lors des négociations avec l'Iran sur la question nucléaire. Mais ils voudraient que la Russie se cantonne à un rôle secondaire, de supplétif du gouvernement yankee ! Allez faire avaler ça à Poutine ! Ce ne sont pas les Russes qui ont allumé tous ces feux au Moyen-Orient que je sache ! Par contre les États-Unis ont depuis longtemps une politique qui consiste à attiser les tensions et susciter la violence dans tous les pays qui se trouvent au pourtour de la Russie.

 

Cette stratégie étazunienne de la tension, de la provocation vis-à-vis de la Russie prend une toute autre dimension avec les différents déploiements de forces étazuniennes et otaniennes (pléonasme?!) à l'est de l'Europe. Silence radio total dans les merdias sur ces manœuvres nommée « Swift Response » (Réponse Rapide) qui se sont déroulées du 17 août au 13 septembre – le plus grand exercice de l'Otan de forces aéroportées (environ 5.000 parachutistes sur pied de guerre) depuis lafin de la guerre froide) – en Allemagne, en Italie, en Bulgarie, en Roumanie, avec des troupes étasuniennes, britanniques, françaises, grecques, hollandaises, polonaises, espagnoles et portugaises. Naturellement, confirme un communiqué officiel, « sous la direction de la U.S. Army ».

 

Le « Swift Response » a été précédé en août de l’exercice bilatéral USA/Lituanie  « Uhlan Fury », accompagné par un analogue en Pologne, et par le « Allied Spirit » qui s’est déroulé en Allemagne, toujours sous commandement des USA, avec la participation de troupes italiennes, géorgiennes et même serbes. Et, peu après le « Swift Response », se déroulera du 3 octobre au 6 novembre un des plus grands exercices Otan, le « Trident Juncture 2015 », qui verra engagées surtout en Italie, Espagne et Portugal des forces armées de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36.000 hommes, plus de 60 navires et 140 avions !

 

Fait emblématique : à la « Trident Juncture 2015 » participe (dans le silence politique général) l’Union européenne en tant que telle. Il n’y a pas à s’en étonner, étant donné que 22 des 28 pays de l’U.E. sont membres de l’Otan et que l’art. 42 du Traité sur l’Union européenne reconnaît leur droit à réaliser « la défense commune par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord », qui (souligne le protocole n° 10) « reste le fondement de la défense collective de l’Ue ». L’Otan – dont le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des États-Unis et dont les autres commandements clé sont aux mains des USA - sert à maintenir l’U.E. dans la sphère d’influence étasunienne. En tirent avantage les oligarchies européennes, qui en échange de la « fidélité atlantique » de leurs pays participent à la grande partition de profits et zones d’influence avec celles des États-Unis. Pendant que les peuples européens sont traînés dans une dangereuse et coûteuse guerre froide contre la Russie et dans des situations critiques, comme celle du dramatique exode de réfugiés provoqué par les guerres USA/Otan en Libye et Syrie.

 

Liens: http://www.mondialisation.ca/swift-response-de-lotan-nuees-de-parachutistes-sur-le-pied-de-guerre-en-europe/5471635

http://fr.sputniknews.com/international/20150909/1018079211.html#ixzz3lJYevluI

 

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02/09/2015

Migranvahisseurs : le suicide de l'Europe.

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« Sauver l'honneur de l'Europe » ! Non mais il délire tonton Guetta ce matin sur France Inter ! Il nous parle de charité, fait de ces migranvahisseurs musulmans « nos alliés ». Il bave d'allégeance devant la « grandeur » de l'Allemagne et de sa Fraufurher Merkel qui « donne l'exemple » en ouvrant ses frontières « consensuellement » (mouais, on en reparlera...) à tous ces « malheureux » fuyant la guerre ou la misère dans leurs pays. Des malheureux qui ont tout de même entre 6.000 et 10.000 euros par personne à dépenser auprès des agences de voyages mafieuses qui les cornaquent.

 

Non mais vous les avez vu ces files interminables de gens jeunes, surtout des hommes, gaillards, bien nourris, franchissant allègrement les dérisoires barrages de barbelés aux frontières de la Hongrie ? Vous les avez vues ces foules vindicatives et revendicatives, débordant les flics hongrois et prenant d'assaut les trains pour envahir nos « grasses contrées » ? Vous les entendez tous ces crétins utiles ouvrant grand leur cœur et nos portes à ces voraces coriaces venus d'ailleurs ? Vous l'avez entendu Fabius pourrissant la Hongrie qui met en place un dérisoire barrage contre l'invasion de son pays, oubliant que ses véritables patrons à lui, les voleurs de terre d'Israël, érigent des murs de la honte bien plus haut et bien plus puissants !

 

On assiste en se fouettant la couenne de culpabilité dégoulinante à un véritable suicide collectif de l'Europe. Les ventres stériles de nos femmes, les couilles molles de nos hommes incitent nos « zélites dirigeantes » rien moins qu'à envisager, voire à organiser le remplacement des populations autochtones d'Europe par des peuplades venues d'autres continents, difficiles sinon impossibles à assimiler, étrangers à notre manière de vivre, de penser, de vivre ensemble. Des « zélites » qui refusent de voir que cette immigration massive change fondamentalement les valeurs traditionnelles dominantes en Europe, et que d’autre part à terme cette immigration extra-européenne contribue sinon à l’extinction des Européens autochtones du moins au remplacement de leurs cultures, de leur civilisation.

 

La civilisation est l’ensemble des phénomènes sociaux, intellectuels, artistiques, religieux, scientifiques et techniques d’une société. Une population est porteuse d’une civilisation qui est le résultat de son histoire. Lorsque sur un territoire une population est remplacée par une autre population aux références culturelles ou morales différentes, la continuité de l’évolution de la civilisation présente sur ce territoire est interrompue : sur ce territoire une civilisation est morte et est remplacée par une autre civilisation. « Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre » disait l'historien britannique Arnold Joseph Toynbee et c’est ce qui est en cours en Europe en ce moment. Le mondialisme et ses collaborateurs ultralibéraux à la solde des multinationales cherchent à y parvenir - leurs appels à l’ouverture de l’Europe et au mélange généralisé sont des incitations au suicide.

 

Cette situation ne se fera pas sans soubresauts sanglants. Mais ça, nos « zélites » s'en foutent. Ce qui les intéresse, c'est que l'économie tourne, que la sacro sainte « croissance » continue de façon à ce que les quelques milliers de parasites qui pressurent le monde s'engraissent encore plus. Et des populations immigrées peu éduquées, en situation de faiblesse et abruties par des idéologies obscurantistes sont toujours plus dociles que des autochtones lucides et récalcitrants !

 

Oui mais ces « malheureux » fuient des zones de guerre. Eh ! Oh ! Ces conflits armés, ce sont nos maquereaux – nos « zélites » qui se gargarisent de tolérance, de droit-de-l'homme, de « grand métissage universel » - qui les ont déclenchés et qui les perpétuent en provoquant des massacres à grande échelle.

 

Que certains de ces clandestins, de ces migranvahisseurs méritent de l'aide, pourquoi pas. La première aide serait de ne pas détruire leur pays (Merci Sarko, Cameron, Obama et le bouffon BHL pour la Libye). La deuxième serait de lutter réellement contre cette peste qu'est l'état islamiste, en s'alliant avec les seuls qui ont les moyens de le battre sur le terrain : l'armée de Bachar el Assad d'une part, les forces iraniennes d'autre part. En s'appuyant au niveau international sur le pays ayant encore de l'influence dans ces régions voisines de leur immense territoire, la Russie. Mais ça, ça ne plaît pas à l'Oncle Sam (ni à Israël... ). La troisième serait de financer en partie les camps de réfugiés en Jordanie, au Liban, en Turquie, c'est-à-dire au plus près des frontières de leurs territoires afin qu'ils puissent retourner chez eux une fois la guerre terminée plutôt que de leur laisser miroiter le « paradis européen ». La quatrième, d'empêcher radicalement les bateaux des passeurs de sortir des eaux libyennes. La cinquième d'arrêter de piller l'Afrique. La sixième de faire des efforts massifs pour éduquer ces populations en déshérence. La septième... à vous de chercher un peu.

 

Enfin, partant du principe que « qui sème sa merde ramasse ses estrons », on pourrait mettre tous ces migrants dans des bateaux et les envoyer par flottes entières vers les côtes des États-Unis, responsables du foutoir actuel au Moyen-Orient !

 

 

migrants,envahisseurs

 

 

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