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18/05/2015

Avis de gros temps : Mistrals en Rafales...

mistral perdant MissLilou.jpg

 

Notre marchand de bouts de fer qui tuent se gargarise des ventes de Rafales, de frégates, de missiles à ces belles et saines démocraties que sont le Qatar, l'Arabie Saoudite, l’Égypte. On n'est pas le pays des droits de l'homme (des Personnes humaines, pardon) pour rien : la France ne vend des engins de guerre (défensifs, ben voyons!) qu'à des clients présentables, étiquetés « démocratie » (enfin, disons plutôt inféodés aux États-Unis...).

 

Ce qui n'est pas le cas de ces salauds de Russes. Ah mais ! Des gens qui ont répondu favorablement à la volonté des gens de Crimée, des gens qui osent avoir quelque sympathie pour ces salauds d'indépendantistes de l'Est de l'Ukraine qui ont l'impudence de refuser les diktats des nazis mis au pouvoir à Kiev par la Cia...

 

Donc, not'bon président Hollande (Ouille!), drapé dans son droit-de-l'hommisme offusqué, refuse de livrer aux Russes des bateaux conçus conjointement, fabriqués chez nous et payés par les Russes. Il aurait été capable de prendre une décision notre pistachié en chef ? Allons, allons. Toutou docile, il obéit surtout aux injonctions d'Obama, le black-bush qui sévit aux États-Unis, celui-là même qui a semé la zizanie en Ukraine, celui-là même qui installe les forces belliqueuses de l'Otan en encerclement de la Russie. Eh ! Les États-Unis, - premier marchand d'armes du monde - voient d'un mauvais œil d'une part un concurrent s'émanciper, de l'autre une puissance qui les ont faits trembler au temps de l'URSS relever la tête et montrer ses muscles.

 

Ça va nous coûter un bras cette konnerie. Rappelons les faits. En juin 2011, la DNCS/STX, constructeur naval français, signe un contrat de 1,2 milliard d'euros avec la Russie pour la construction de deux BPC (bâtiments de projection et de commandement), navires polyvalents modernes de la classe Mistral. Le premier navire, le Vladivostok, est terminé, il a été homologué à la mer, des équipages russes sont venus pendant plusieurs mois le découvrir et s'y former à Brest. Il devait être livré en novembre 2014. Mais patatras ! Obama fait les gros yeux à François Hollande (Ouille!) et celui-ci, de tergiversation en reculades, se retrouve dans une impasse aussi humiliante que ruineuse : un fournisseur refuse de décider de livrer ou non à son client des marchandises que celui-ci a déjà payées ! Bonjour la fiabilité commerciale. Après ça, va-t'en chercher de nouveaux clients !

 

L'annulation de la vente des BPC Mistral à la Russie coûterait entre 2 et 5 milliards d'euros à la France au titre du contrat non rempli, soit quatre fois le montant du contrat ! Car au prix direct des navires, il convient d'ajouter les frais de formation engagés par les Russes, la construction d'infrastructures à Vladivostok, où devait être basé le premier Mistral, et la fabrication de quatre hélicoptères de combat Ka-52. De plus, ces bâtiments ont été construits en fonction de contraintes spécifiques à la flotte russe. Les vendre à un pays tiers serait donc livrer à ce tiers bien des secrets concernant l’infrastructure navale militaire russe. Ce que Moscou ne veut évidemment pas. La France ne peut donc pas vendre ces bateaux à d'autres qu'aux Russes. Les garder pour nous ? Notre attitude inamicale, voire belliqueuse vis-à-vis des Russes n'incite pas ces derniers à l'accepter. Et puis, en a-t-on besoin ? Non. On a déjà les nôtres. Alors que faire ? Les démanteler ? Les couler ? Bonjours la gabegie, bonjour le grotesque...

 

Cet épisode ridicule interpelle sur les « amitiés » de la France et de l'Europe. Les intérêts bien compris de l'Europe sont-ils à l'Ouest, vers ces États-Unis impérialistes et belliqueux mais séparés par un océan, ou à l'Est, vers cette Russie si proche de nous au niveau ethnique, culturel et surtout géographique ? L'Union Européenne, avec la Russie, quintuplerait sa superficie, aurait une population dépassant les 700 millions d'habitants, soit le double des États-Unis, le Pib des deux attendrait près de 40 % du Pib mondial, en faisant la première puissance industrielle et commerciale du monde. Cette entité serait largement autosuffisance en matières premières comme en hydrocarbures. Sans parler d'une puissance militaire dissuasive pour quiconque aurait la folie de s'y frotter... Elle n'aurait besoin de personne.

 

Au lieu de ça, « on » se laisse enfumer par les mensonges, les menaces, les coups fourrés yankees, jetant ainsi la Russie dans les bras de la Chine qui n'en demandait pas tant !

 

Bon. Alors François, tu les livres ou merde ces Mistrals !

 

Illustration: merci à Miss Lilou

 

 

15/05/2015

La GPA (Gravidité Pour Autrui) légitimée par le Tribunal de Grande Instance de Nantes ?

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En mars, le parquet de Nantes, compétent en matière d’état civil pour toute la France, s’était opposé à la transcription à l’état civil français des actes de naissances de trois enfants, nés de GPA (en Ukraine, en Inde et aux États-Unis). Mais, très récemment, le tribunal de grande instance (TGI) de la ville lui a ordonné de procéder à cette transcription.

 

Quid des belles paroles du premier ministre Manuel Valls assurant en octobre dernier que la reconnaissance des enfants nés par GPA resterait interdite en France, malgré la condamnation par la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) ? Reconnaître ces enfants, n'est-ce pas légitimer la GPA ? La décision, attendue en juin, de l'instance judiciaire suprême en France, la Cour de cassation concernant les cas de deux enfants nés en Russie et toujours privés de papiers sera décisive pour régler l'imbroglio juridique de ces «fantômes de la République».

 

La GPA, les mères porteuses - autrement dit le commerce du ventre des femmes - est un très mauvais combat. Loin d'être un progrès, c'est une cause régressive et une insupportable aliénation. Elle conduit à une exploitation éhontée des femmes pauvres. On interdit la prostitution (la location du vagin) et on autorise la GPA (la location de l'utérus)... Quel progrès !

 

Il y a d'autres combats à mener que celui-là. Il y a eu les combats contre le servage, contre la domesticité, puis l'abolition de l'esclavage, enfin la fin de l'infériorité juridique de la femme. Puis les combats des féministes : « mon corps m'appartient ! » Et tout ceci pour en arriver à la marchandisation du corps féminin ? Donc à l'aliénation d'une personne par d'autres. Et ça ne choquerait pas le peuple de gauche qui se laisserait enfumer par quelques bobos groupés autour de puissants lobbies comme le LGTB (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) et qui prônent une vision dite « progressiste » de la parentalité alors qu'elle est une régression terrible ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête non ?

 

L'enfant, l'enfant... Est-ce qu'on le prend en compte l'enfant en tant qu'être humain ? Non. Seulement comme produit, comme marchandise. Il est question uniquement du droit Á l'enfant, pas du droit DE l'enfant.

 

Il y a ceux qui le font, cet enfant, à l'ancienne manière, avec un monsieur qui, monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant de plaisir avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature ! Pas « moderne » ça, coco ! C'est juste bon pour les pauvres cette méthode surannée !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur « droit à l'enfant », soit d'acheter un enfant tout fait. On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à aux risques et périls de l'acheteur.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. C'est pas pour les pauvres, ça Coco ! Ça coûte autour de 100.000 euros... On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ». C'est ça la GPA !

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis. Encore moins de la GPA (Gravide Pour les Autres).

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - États-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent. Leur enfant tête de gondole conçu en batterie aura la nationalité de ces pays. Tout simplement.

Ils ne seront nullement « apatrides » ou « fantômes de la République » comme essaient de nous faire pleurer les lobbys bobos partisans de cette horreur qu'est la GPA.

 

 

 

Photo X - Droits réservés

 

12/05/2015

Faire casquer les Grecs !

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« Nous sommes sur la bonne voie ! » Ah ! Ah ! On se tape dans le dos avec des clins d’œil de connivence bien appuyés, on ricane chez les eurocrates et autres banksters qui veulent remettre cet impudent de Tsipras au pas : les Teutons Merkel et Schauble, l'eurogroupie Dijsselbloem, le comique troupier Moscovici, la Efémienne en cheffe Lagarde et tous les banksters qui veulent à tout prix étouffer dans l’œuf l'émancipation grecque, casser cette « menace » venue du Sud contre l'écrasement des peuples au profit d'une oligarchie financière. Écraser ainsi tout risque de « contagion » à des peuples qui prétendraient secouer le joug ultralibéral, Espagne, Portugal, Italie, et même France...

 

On se tape dans le dos parce que le Grec a casqué ! L’agence de la dette grecque a annoncé avoir donné l’ordre de paiement pour rembourser l’échéance de 750 millions d’euros au FMI du mardi 12 mai. Pour ce faire, le gouvernement grec a dû racler les fonds de tiroir en réquisitionnant les réserves des collectivités locales et des entreprises publiques. Ce qui n'est pas très bon pour la popularité du gouvernement, mais qui réjouit d'autant les étrangleurs de Bruxelles et Washington ! Le prochain remboursement important de la Grèce interviendra le 5 juin, avec un dû de 302,5 millions d’euros au FMI. Ces remboursements ne sont que le paiement d'intérêts, et aucunement d'une partie du principal. C'est-à-dire du pognon pompé dans la poche des Grecs par un « machin » sous domination étazunienne, le FMI (fonds monétaire international) dont la finalité est de contraindre les États, sous couvert « d'aides financières », à accepter privatisations à outrance, saccage de tout système social, abandon au privé de toutes les infrastructures publiques, etc.

 

Pour engraisser les banksters, Tsipras a déjà dû mettre pas mal d'eau dans son « krassi » ou sa « retszina » : reconnaissance de la dette, poursuite des privatisations mais à l'initiative de la Grèce, abrogation des taux réduits de TVA, ouverture à la concurrence du marché de l'énergie. Mais il n'a pas cédé sur tout et notamment sur le régime des retraites et le salaire minimum. Il faudra pourtant revoir le système de retraite peu en adéquation avec les difficultés du pays (retraite abaissée à 60 ans, préretraites entre 50 et 55 ans, treizième mois de pension, etc.). Quant au marché du travail, si Lagarde et le FMI estiment que le gouvernement grec doit assouplir les conditions de licenciement, il semble que la Commission européenne ne soit pas sur la même longueur d'onde, le pays comptant 25 % de chômeurs... Ce qui fait tousser les Allemands et le FMI. La zizanie chez les banksters, c'est toujours bon.

 

Reste le problème majeur de l'allègement de la dette. Les « zétrangleurs » restent arc-boutés sur le paiement intégral du nominal, soit 320 milliards d'euros. Mais ils semblent aller vers un allongement du « remboursement », de 30 à 50 ans. Ben voyons, sachant bien que le nominal ne sera jamais remboursé, mieux vaut se gaver cinquante ans que trente de bels et bons intérêts pris sur la sueur de deux générations de Grecs !

 

Quant au maintien ou non dans la zone euro, Tsipras – qui est allé voir Russes et Chinois – n'est pas défavorable à la tenue d'un référendum sur ce sujet. Il n'a pas grand-chose a y perdre. Soit le peuple grec vote pour le maintien dans l'euro, et alors il lui sera malvenu de gueuler contre une baisse éventuelle des salaires et une refonte du régime des retraites ; soit il vote la sortie de l'Euro, et Tsipras se tournera vers les Russes et les Chinois, faisant ainsi un superbe doigt d'honneur aux « zétrangleurs » de l'U.E. Et du FMI en refusant, cerise sur le gâteau, le remboursement de toute la « dette » du pays !

 

Il n'a pas de si mauvaises cartes dans son jeu, le roué Tsipras !

 

Photo X - Droits réservés

11/05/2015

Au bistro de la toile : des Cubains aux Rosbifs en passant par Moscou.

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- Buenas dias, senor Victor. Que quieres beber ? Un Cuba libre ?

 

- Donne-moi plutôt un rouge. « Cuba libre », c'est de la propagande imbuvable. C'est le rhum de Cuba saccagé par la saloperie du Coca-cola yankee. Ce pays héroïque a réussi à vivre, à survivre diront certains, malgré la terrible pression étazunienne et son blocus. J'ai entendu ce matin les bavards de France-Inter cracher sournoisement sur le pays qui les reçoit courtoisement. Oh ! Pas directement, mais insidieusement, en faisant parler un seul tenant du régime castriste - un vague ancien dirigeant retraité qui, avec gourmandise, « attendait l'invasion des touristes étazuniens » - contrebalancé par les interviouvs bidonnés d'un chauffeur de taxi « diplomé mais ne trouvant pas de travail dans sa branche où si mal payé » et bavant devant la « propina » des riches touristes (la « propina », c'est le mot espagnol pour « pourboire », « backchich », bref, corruption). Ou encore en laissant s'épancher de pseudo opposants qui rêvent de vendre leur pays aux multinationales yankees. Voilà ce dont rêve les « Cubains libres » qu'appelle Cohen de ses vœux ! Pas un mot sur les centaines de médecins que Cuba a envoyé en Afrique de l'Ouest pour combattre l'épidémie d'Ebola tandis que les USA envoyait...des troufions ! Pas un mot sur l'excellence de l'enseignement dans ce pays où tout le monde est très bien éduqué et soigné. Par contre de grandes déclarations sur les « milliers de Cubains opposants au régime et qui sont emprisonnés ». Mais pas un mot sur Guantanamo, cette portion du territoire cubain volé et colonisé par les Etazuniens et transformé en centre de détention arbitraire et de torture mise au rang de pratique ordinaire...

 

- Bref, le « progrès » qui guette les Cubains, c'est de devenir le casino et le bordel des USA... Mouais... Ne jamais prendre pour argent comptant les « vérités » imposées par les merdias à la solde des marchands d'armes et de béton. Enfin, pour nous redonner la pêche printanière, il y a comme chaque année la Victoire ! Celle de 45 contre les Boches !

 

- Parlons-en Loulle ! C'est la honte, ouais ! « On » n'a pas invité aux cérémonies du 8 mai les dirigeants du principal pays vainqueur des nazis, la Russie ! Et, encore pire, « on » n'a pas daigné assister aux cérémonies grandioses organisées le 9 mai à Moscou. Pour obéir aux injonctions des États-Unis qui ont interdit aux Européens de se montrer aux côté de Poutine ! Ceci parce que le dirigeant russe n'est pas dupe des manœuvres belliqueuses de l'Otan étazunien en Ukraine et ne s'en laisse pas compter. J'ai honte de mon pays Loulle. C'est faire insulte aux 30 millions de Russes – TRENTE MILLIONS, Loulle ! - qui ont laissé leur peau pour que nous puissions maintenant bouffer du mac-do et picolant du coca... Quelle vergogne, Loulle. Quelle vergogne. Sans le sacrifice des Russes, nous serions toujours sous le joug nazi...

 

- Eh ! Les Anglais et les Ricains n'y sont pas pour peu à notre libération !

 

- Ils n'y sont pas pour peu, c'est vrai, et respectons la mémoire de ces « boys » venus de loin se faire tuer sur nos terres. Mais pour 1 mort étazunien, il y a eu 97 morts russes... On ne joue pas dans la même catégorie.

 

- ...teng ! Le Poutine, il a fait fort hier ! Un défilé militaire digne de la plus grande époque de Khrouchtchev ou Brejnev ! Des dizaines de milliers de troufions, des centaines de canons, des missiles énormes. Tout ça rutilant. Une sacrée démonstration de force !

 

- Il a raison de montrer ses muscle le Poutine. Pour bien faire savoir aux va-t'en-guerre étazuniens que ce n'est pas leurs 300 parachutistes envoyés en Ukraine pour entraîner les nazis de Kiev qui feront le poids ! Et nous, Français, qui sommes liés depuis toujours par la civilisation comme par la guerre aux Russes, nous nous coupons de ces puissants partenaires naturels par veule soumission aux diktats de Washington. Nous qui nous plaçons délibérément du côté des salauds !

 

- Merde, mais c'est vrai ça Victor. Nous sommes du côté des salauds, des belliqueux, des menaçants, du côté de l'injustice. Puteng ! Ça fait drôle.

 

- Et ça fait honte surtout...

 

- Allez, changeons de sujet. Tu sais que j'ai pour les Rosbifs – comme la plupart des Français – des sentiments d'amour-haine. Mais là je leur tire le chapeau...

 

- Arrête Victor. Tu vas pas me chouiner autour du « royal-baby » non ? Pas toi !

 

- Non. Laisse la Charlotte dans ses langes. Mais je veux parler de la leçon donnée par les Rosbifs en matière de démocratie : les dirigeants des partis battus aux élections ont tous démissionné, tout de suite. Á comparer avec nos politicards cumulards qui ont fait de la politique une profession alors que c'est une mission. Ici, on replace les nuls refusés par les électeurs dans de beaux fromages (Europe où on recycle les plus mauvais, fromages gras comme le Conseil économique et social, direction de grandes sociétés à participation d’État, commissions Tartempion, etc). Ce qui conforte les électeurs dans leur obstination de ne pas aller voter où de voter, pas dépit ou provocation, pour la fille du borgne...

 

- C'est vrai que c'est une belle leçon de civisme. Allez, à la nôtre !

 

Illustration : merci à Chimulus

 

07/05/2015

François en Arabie...

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Eh ! François, t'as été invité par tes « amis » d'Arabie saoudite à quelques représentations de ces charmantes traditions locales ? Flagellation (quels coquins sado-maso ces arabesaoudiens !), amputations de la main ou du pied (travaux pratiques intégrés à l'apprentissage des élèves boucher-charcutier probablement), décapitations en place publique au sabre (Ah ! Le charme désuet de ces saines et viriles traditions !), lapidations des femmes (là, ta fibre paritaire doit vibrer, François, parce que ce charmant passe-temps, une sorte de pétanque locale, est réservé aux femmes. Pas paritaires, ça...)

Ouais, mais, répondrons les esprits forts, ces traditions ont pour finalité de remettre dans le droit chemin des gens qui se laissent aller à faire quelques bêtises ! Cambriolage, trafic de drogue, fornication, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse, apostasie, blasphème, adultère,sodomie, fornication. Eh ! C'est la charia ça, François ! C'est la sainte charia !

Et, ça ne te gonfle pas les aliboffis de devoir te prosterner devant ces potentats sanguinaires du pays le plus obscurantiste du monde ? Le pays qui légitime l'esclavage, l'inégalité en droit des femmes et des hommes, l'intolérance religieuse la plus étroite ? Non ? Tu t'en accommodes ? Ah ! Bon.

Et pourquoi ? Parce que ce sont de bons clients... Parce qu'ils t'achètent, qui des Rafales, qui des sous-marins, qui des tanks, qui des missiles. Bref, rien que des choses fort utiles pour l 'épanouissement des peuples...

Oui mais, pourrais-tu dire, ces monarchies, pour imparfaites qu'elles soient, sont nos meilleures alliées contre Daech, contre Al Qaeda...

Tes conseillers ne t'ont pas dit que Daech, Al Qaeda, Boko haram, Al Shahab sont des groupes assassins salafistes, et que le salafisme vient de la doctrine wahabite, directement sortie d'Arabie saoudite ?

Ils ne t'ont pas dit que l'Arabie saoudite est le commanditaire officiel de ce salafisme sunnite qui sévit partout dans le monde ?

Ils ne t'ont pas dit que Daech et autres sectes assassines sont des monstres co-créés par l'Arabie saoudite et...les Etats-Unis ? Ils ne t'ont pas dit que l'Arabie saoudite était le principal allié, au moyen-orient, des États-Unis, au même titre qu'Israël ? Et donc que si ces potentats te font actuellement les yeux doux, c'est pour faire chier les Etazuniens qui les boudent un peu ?

Ouais mais, on leur fourgue des Rafales et plein d'autres choses. Qui te dit qu'un jour ces armes ne se retourneront pas contre nous ? Lorsqu'elles seront tombées aux mains des Daech et compagnie ? Ce qui risque d'arriver ?

Enfin, es-tu sûr d'avoir choisi les bons canassons dans cette région du monde ? Te coupant ainsi de l'Iran, pays qui a fait sa « révolution » et dont le régime, bien que sordidement dictatorial et religieux, est poussé de plus en plus par un peuple nombreux, instruit, éduqué, et francophile ?

Au fait, camarade François, tu es issu de quelle famille politique ? Socialiste ? Ah bon...

 

 

arabie,hollande françois

 

 

Photos X - Droits réservés

 

06/05/2015

Leçon de choses : comment les banksters piquent notre fric.

banksters par kudelka.png

 

Pendant qu’on nous noie sous l’émotionnel – les migrants noyés, les turpitudes de la tribu Le Pen, etc. - on ne parle plus de l’essentiel…

 

La dette entre autre. C’est en son nom que les ultralibéraux saccagent tout ce qui fait l’art de vivre à la française : services publics, code du travail, protection sociale, etc.

 

La DETTE ? Mais elle est voulue, organisée par le système bancaire dont elle est la substance !

 

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes. Les gesticulations de Merkel et Hollande ne sont que les épiphénomènes de cette manipulation. La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des États et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les États au bord de la faillite, les obligeant à réduire radicalement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! L'exemple grec est caricatural de ce mécanisme pervers. Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président - qui ont fait exploser la dette des Etats.

 

Mais tout ça est compliqué… Et puis les « zexperts » qui sévissent à longueur d’antenne sur les émissions chargés « d’expliquer » nous culpabilisent à longueur de bavasseries. Pourtant c’est simple. Lorsque c’est expliqué simplement !

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

Vous vous souvenez, il y a quelque paire d'années, Cantona, avec sa grande gueule et son bon sens terrien, a semé un affolement certain au sein de la mafia bankstérienne en préconisant d’aller tous, le même jour, retirer notre pognon des banques ! Il a « shooté » là où ça fait mal l’ami Canto !

 

Cette vidéo montre pourquoi il avait raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

Pour voir cette vidéo, cliquez ci-dessous :

 

L’argent dette

 

Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon : amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

 

et DVDtoile.com : dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

 

 Illustration X - Droits réservés

 

05/05/2015

Au bistrot de la toile : rafales, Charlotte, Le Pen, Vichy

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- Alors Loulle, quoi de neuf dans les journaux ?

 

- Ah, ben, on parle surtout de trois choses : François qui triomphe comme voyageur de commerce en fourguant des Rafales aux pétro-monarchies du golfe arabo-persique, puis la petite Charlotte, la royal-pisseuse britiche, enfin la « tragédie shakespearienne » qui déchire la petite entreprise Le Pen.

 

- Bref, l'enfumage habituel quoi. Les Rafales, on s'en gargarise en haut lieu : « François réussit ce que Sarko n'a jamais réussi... C'est du tout bon pour l'emploi en France... ». En oubliant de dire que nous vendons des armes terrifiantes à des gens qui, par ailleurs, financent, arment, manipulent les groupes islamistes contre lesquels luttent et se font trouer la peau nos soldats ! En oubliant de dire que cette charia barbare, sanguinaire qui nous horrifie chez les gens de Gaech ou d'Al Quaïda – fouet, membres coupés, égorgements, crucifixion, décapitation, lapidation et autres joyeusetés – sont légalement en service chez nos « amis » des monarchies féodales auxquelles nous vendons nos belles machines à tuer... Où est la cohérence ?

 

La petite Charlotte, ze « royal-pisseuse » anglaise ? Quelle vie elle aura cette pauvre petite ? Aucune fantaisie permise. Sa vie est déjà tracée : elle ne foutra rien de sa vie, ne sera jamais reine des Rosbifs, mais il lui faudra savoir enfourcher des canassons, jouer au polo et au golf, boire le thé en levant le petit doigt, faire les choux gras de la presse people en faisant quelques konneries lorsque son « royal-pussy » commencera à la gratter, inaugurer des trucs et des machins chiants, puis se marier avec une fin de série pour lui pondre deux ou trois chiards... Tu parles d'une vie ! A se flinguer, ouais !

 

Enfin, les Le Pen and Co. Bof. Bourrage de crâne. Enfumage là encore. La fille du borgne veut se faire une « virginité » républicaine. Et donc elle fout – pour la galerie ! - le vieux à la lourde pour faire croire que son parti est devenu fréquentable. Ça ne trompera que ceux qui le veulent bien. Grattez un peu sous la peinture bleu-marine, et vous y trouverez le brun d'origine... Le vieux considère l'assassinat de 6 millions de juifs et de tziganes comme un « détail de l'histoire », la fille rêve de se débarrasser des Arabes. Le vieux glorifie Pétain, la fille fait semblant de s'en offusquer. Chacun sa spécialité, chacun sa partition, mais la musique est la même.

 

Tiens. Au sujet de Pétain, j'ai reçu un message d'un mien blogami de Vichy qui me dit ceci : « Victor, il s'agit, en maniant la rigoureuse vérité historique consistant à appeler un chat un chat, de faire cesser cet amalgame insultant, diffamatoire, récurrent sur une ville au prétexte que des événements pénibles et douloureux s'y déroulèrent ! Or, il faut le constater, Vichy est victime de cet amalgame-là, ce, depuis trop longtemps !

 

Alors, lorsqu'on parle de "Régime de Vichy", il ne peut être question, là, que des réalisations culinaires propres à la Ville de Vichy et à son bassin, tels que les Carottes Vichy, le Pâté de pommes de terre, les maroquins, les Pastilles Vichy, les Pâtes de fruit, les eaux (Vichy Saint-Yorre et Vichy Célestin), les vins de la Région (Saint-Pourçain blanc, rouge ou rosé), les moutardes de Charroux, les fromages de la région...

 

Il s'agit tout simplement d'interdire la diffamation pure et simple, l'opprobre, l'insulte gratuite, d'autant qu'il y a un slogan dont l'hebdomadaire français PARIS MATCH est l'auteur : "le poids des mots, le choc des photos", qui prend ici tout son sens !

 

Pour rappels, il faut penser à lire la proposition de loi de Gérard Charasse, Député de l'Allier, visant à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux référence à la ville de Vichy, l'appellation de Dictature de Pétain.

 

Sinon, ma pétition, Faire respecter la Ville de Vichy et ses habitants en demandant, au final, la promulgation de la proposition de loi de Gérard Charasse, Député de l'Allier, vous expliquera, je le pense, le sens de ma démarche. »

 

Il a raison mon pote Dominique. Tè ! Je vais signer sa pétition.

 

- Pourquoi pas. Bon. On va arroser ça. Je te sers un Vichy, Victor ?

 

- Eh ! Oh ! N'allons tout de même pas jusque-là ! Du rouge, Loulle !

 

Illustration: merci à Chimulus

04/05/2015

L’Allemagne, 52ème état des Etats-Unis ? Europe vassalisée avec TAFTA ?

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 Même si ça ne la fait pas rire, elle écoute pour les USA, Angela

 

Les services secrets de la République Fédérale d'Allemagne espionnent depuis des années l’Élysée, les principaux dirigeants français, sans oublier nos grandes entreprises. Accessoirement aussi la Commission européenne. Ceci non pas pour le compte la RFA de Mme Merkel mais pour les États-Unis. Oh ! Chaud-king ! Ben quoi ? On semble découvrir l'eau chaude ! Mais l'Allemagne ne fait que ce que lui ordonne son maître : les États-Unis ! Parce que l'état le plus puissant d'Europe, et qui dicte la loi de son maître à l'Union Européenne est - de facto sinon de jure – le 52ème état des États-Unis, le 51ème étant la Grande-Bretagne.

 

Techniquement, cet espionnage de la discorde serait réalisé par les grandes oreilles du centre d'écoute de Bad Aibling, en Bavière. Il est donc ridicule de vouloir faire croire que les dirigeants allemands ne seraient pas au courant. Y compris Angela Merkel qui s'offusquait d'avoir été elle-même « écouté » par la NSA (une magouille grossière pour donner le change et la disculper ?) et disait à qui voulait l'entendre qu' « espionner les amis, ça ne se fait vraiment pas ». Plus faux-cul que moi, tu meurs...

 

Il faut donc admettre que l’Allemagne se comporte comme une puissance hostile envers la France, mais – chut – on n'en parle pas trop, ni au niveau gouvernemental, ni dans les merdias. Quand on se fait enfiler sans vaseline, on ne s'en vante pas trop...

 

Ce faisant, l'Allemagne fait un sacré bras d'honneur au fameux Traité d'amitié franco-allemand, dit « Traité de l'Élysée » signé en grande pompe le 23 janvier 1963 par le général De Gaulle et le chancelier Adenauer. Ce traité avait pour but de sceller la paix et l'amitié entre ces deux « ennemis héréditaires », en mettant l'accent sur une meilleure connaissance réciproque, l'apprentissage de la langue de l'autre (!!??), le rapprochement des peuples. Ce traité, dans l'esprit de De Gaulle, devait créer l'amorce dynamique d'une Europe unie, responsable de sa propre sécurité, et donc indépendante des États-Unis. Sauf que...

 

Sauf que, à cette époque sévissait la « guerre froide » contre l'URSS. Excellent prétexte pour les États-Unis, champion du « monde libre », pour établir leur main-mise sur l'Europe, militaire à travers son occupation par l'Otan, économique à travers le plan Marshall. Oui mais c'était « pour nous défendre » contre les méchants communistes, et pour « relever nos économies » (et accessoirement imposer les entreprises, la culture et le mode de vie étazuniens).

 

Sauf que, l'encre à peine sèche de ce beau et généreux « Traité de l’Élysée », Adenauer était convoqué à Washington où il s'est fait remettre les pendules à l'heure. Résultat : un « Préambule interprétatif » à ce traité fut introduit subrepticement, sans en avertir ni la France ni De Gaulle, et voté par le Bundestag allemand le 15 juin 1963 à l'occasion de la ratification. Il se trouve que ce « préambule interprétatif » réintroduit les éléments que De Gaulle avait précisément exclus du traité afin de libérer la future Europe de l'hégémonie étazunienne : - subordination de l'Europe en devenir à l'intégration de ses membres à l'alliance atlantique Otan, tuant ainsi dans l’œuf toute velléité d'armée européenne indépendante, - coopération obligatoire de cette Europe en construction avec les États-Unis, - faire entrer la Grande-Bretagne dans cette Europe. Dans l'oigne, De Gaulle...

 

Ce préambule, le voici :

PRÉAMBULE À LA LOI PORTANT RATIFICATION DU TRAITÉ FRANCO-ALLEMAND VOTÉ PAR LE BUNDESTAG (Bonn, 15 juin 1963)
Convaincu que le traité du 22 janvier 1963 entre la République fédérale d’Allemagne et la République française renforcera et rendra effective la réconciliation et l’amitié entre le peuple allemand et le peuple français,
Constatant que les droits et les obligations découlant pour la République fédérale des traités multilatéraux auxquels elle est partie ne seront pas modifiés par ce traité,
Manifestant la volonté de diriger l’application de ce traité vers les principaux buts que la République fédérale d’Allemagne poursuit depuis des années en union avec ses autres alliés et qui déterminent sa politique, à savoir :
- le maintien et le renforcement de l’Alliance des peuples libres et, en particulier, une étroite association entre l’Europe et les États-Unis d’Amérique,
- l’obtention du droit d’autodétermination pour le peuple allemand et le rétablissement de l’unité allemande,
- la défense commune dans  le cadre de l’Alliance de l’Atlantique nord et l’intégration des forces  armées des États membres du pacte,
- l’unification de l’Europe selon la voie tracée par la création des Communautés européennes, en y admettant la Grande-Bretagne et les autres États désirant s’y joindre et le renforcement des Communautés existantes,
- l’abaissement des barrières douanières par des négociations entre la Communauté économique européenne, la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique, ainsi que d’autres États, dans le cadre du GATT.
Conscient qu’une coopération franco-allemande conduite selon ces butssera  bénéfique pour tous les peuples, servira au maintien de la paix dans le  monde et contribuera par là simultanément au bien des peuples français  et allemand,
Le Bundestag ratifie la loi suivante. (suit le texte du traité de l’Élysée  )

 

Mais ce n'est pas tout. Le 27 février 2004, bis repetita : le chancelier allemand Gerhard Schröder répond à la convocation de Georges « Dobelillou » Bush pour signer un autre document du même acabit, appelé « Alliance germano-américaine pour le XXIème siècle - Das deutsch-amerikanische Bündnis ». Il s'agit d'un accord bilatéral fait pour renouveler et accentuer encore le fameux « préambule interprétatif », autrement dit le traité de vassalisation de l'Allemagne à son suzerain, les États-Unis. Et un sacré doigt d'honneur à la France comme aux autres partenaires européens. Il reprend les termes du « préambule » de juin 1963. Par exemple : - « Nous renforçons notre attachement à l'égard de l'OTAN comme point d'ancrage de notre défense commune et comme forum incontournable des consultations transatlantiques ». (L'Otan uber alles !); - « il est important que l’Europe et l’Amérique travaillent ensemble comme partenaires au sein d’une communauté de valeurs. » (Pas question d'avoir une politique étrangère autre que celle de Washington.) ; - Nous saluons l’élargissement historique aussi bien de l’OTAN que de l’Union européenne ». (L'Union européenne n'avancera qu'en tant que sous-produit de l'Otan, donc des USA). lien

 

Mais ce n'est pas tout. Angela Merkel, dès sa première investiture, s'est empressée d'aller faire acte d'allégeance à Washington pour assurer ses maîtres que Schroeder ou Merkel, c'était pareil au niveau de la subordination de son pays. Et en janvier de cette année, n'est-elle pas allé voir Obama, en pleine crise ukrainienne ? Il faut dire que les Yankees ont de sacré moyens de pression en Allemagne où sévissent toujours 27 bases militaires américaines : Ansbach, Bad Aibling, Bad Kreuznach, Bamberg, Baumholder, Darmstadt, Friedberg, Garmisch, Geilenkirchen (Geilenkirchen Air Base), Giebelstadt, Grafenwöhr, Hanau, Heidelberg, Hohenfels, Illesheim, Kaiserslautern, Kitzingen, Mannheim, Ramstein Air Base, Rhein-Main Air Base (fermé le 30 décembre 2005), Schweinfurt, Spangdahlem Air Base, Stuttgart, Vilseck, Wiesbaden/Mayence, Wurtzbourg. Ceci alors que la guerre froide est une affaire lointaine, que le pacte de Varsovie est mort et enterré, cette présence US sur le sol allemand ressemble à ce qu'elle fut au départ, une occupation.

 

Dès lors que le pays économiquement le plus puissant d'Europe – l'Allemagne - reconnaît la prééminence des volontés étazuniennes sur le devenir de l'Europe. Dès lors que le pays le plus puissant militairement et le plus influent diplomatiquement – la France – se couche lâchement devant la Teutonne, donc devant les USA, toute évolution de l'Europe dans le sens de plus de justice sociale, de plus de solidarité, de plus d'indépendance, de plus de puissance, de plus d'influence est impossible.

 

TAFTA, ce traité scélérat, s'il est signé, marquera dans le marbre la vassalisation de l'Europe aux États-Unis.

 

On en tire la conclusion que l'on veut...

 

 

Sources :

 

http://forget.e-monsite.com/pages/actualites/l-allemagne-espionne-la-france-ou-quand-les-francais-decouvrent-l-eau-chaude.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_bases_militaires_des_%C3%89tats-Unis_dans_le_monde#.C2.A0Allemagne
http://www.diploweb.com/forum/hillard3.htm ]
https://www.upr.fr/actualite/france-europe/couple-franco-allemand-alliance-germano-americaine-1-ans-le-27-fevrier-2014
http://blogs.mediapart.fr/edition/eurojournaliste/article/300415/l-allemagne-contre-la-france-et-l-ue
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_l%27%C3%89lys%C3%A9e

 

 

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01/05/2015

Premier mai! Ce n'est pas que le muguet.

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Le premier mai... Les ultralibéraux triomphants en ricanent. Et, hélas, les syndicats - qui affichent leur désunion - ne font rien pour leur claquer le beignet. Pourtant cette date est emplie d'une charge émotionnelle forte. Il est a première marche de bien des révoltes ouvrières. Il est le point de départ de bien des avancées sociales vers plus de justice. A ce titre, il mérite mieux que les quelques sarcasmes de plumitifs à la solde des puissances financières.

Un petit retour sur sa genèse n'est pas inutile.

 

Aux États-Unis, dans les années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes: 12h, parfois 14h par jour. Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago. La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans perte. Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

 

De notre côté de l'Atlantique, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h est la principale revendication. Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un grand rendez-vous ouvrier. Mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

 

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire. Présidée par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement ne tarde pas à adopter des mesures historiques pour les travailleurs: la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

 

En 1941, le régime de Vichy récupère ce rendez-vous ouvrier et le transforme en jour férié, "fête du Travail et de la Concorde sociale".

 

Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

 

Attention donc à ne pas laisser ce jour symbole des luttes ouvrières à…Marine Le Pen et sa fête de Jeanne-d’Arc !

 

 

 

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23/04/2015

Grandes voix : adresse d'un Slave aux Occidentaux

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"Ils" prétendent isoler la Russie, le 1/6ème des terres émergées !

 

Citoyen-président François, tu vas rencontrer en Arménie le président russe Wladimir Poutine. Celui-là même que les Occidentaux chargent de tous les péchés du monde. Celui-là même avec lequel tu as renié la parole de la France avec les fameux « Mistral ». Celui-là même que les va-t'en-guerre de l'Otan menacent de « toutes les options possibles ».

Afin de parfaire ta culture concernant ce grand pays frère que les Occidentaux à la remorque des brutes Etazuniennes prétendent isoler, je te propose, citoyen-président, de lire ce grand texte d'un Serbe, autre peuple traditionnellement ami et allié solide et fidèle de la France que nos pâles « dirigeants » ont massacré puis amputé d'une partie de son territoire pour créer artificiellement, au sein de l'Europe, un état mafieux, plaque tournante de tous les trafics d'armes, de drogues, d'êtres humains et – horreur suprême – d'organes humains prélevés sur des vivants « elevés » pour ça.

 

Le syndrome Tolstoïevsky

Par Slobodan Despot

 

Le problème, avec l’approche occidentale de la Russie, n’est pas tant dans le manque de volonté de comprendre que dans l’excès de volonté de ne rien savoir.

Cette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l’une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l’architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l’utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l’espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation !

L’Occident ressort la même guignolerie haineuse à chaque crise, depuis Ivan le Terrible à « Putler »-Poutine, en passant par le tsar Paul, la guerre de Crimée, le pauvre et tragique Nicolas II, et même l’URSS où tout succès était dit « soviétique » et tout échec dénigré comme « russe ».

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage « parce-qu’ils-nous-ont-libérés-en-45 » n’ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l’hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d’affaires est suspendue au bon vouloir d’obscures commissions européennes dont les peuples qu’elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d’un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu’un autre larbin des multinationales.

Mais tout ceci n’est encore rien. C’est dans l’ordre des choses. L’Occident et la Russie ne font que jouer les prolongations, à l’infini, du conflit Rome-Byzance en l’étendant aux continents voisins voire à l’espace interplanétaire. La vraie guerre des civilisations, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir et à mordre comme un piège à loups. C’est le seul piège, du reste, que l’empire occidental n’ait pas posé tout seul et qu’il ne puisse donc désamorcer. (Étant entendu que la menace islamique n’est que le produit des manœuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l’action de services d’État occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité.)

La menace russe, elle, est d’une autre nature. Voici une civilisation quasi-jumelle, ancrée sur ses terres, consciente d’elle-même et totalement ouverte aux trois océans, à l’Arctique comme à l’Himalaya, aux forêts de Finlande comme aux steppes de Mongolie. Voici des souverains qui — depuis la bataille de Kazan remportée par ce même Ivan qui nous sert de Père Fouettard — portent le titre de Khans tatars en même temps que d’Empereurs chrétiens siégeant dans l’ultime Rome, la troisième, Moscou, qui fleurit au moment où Byzance gémissait sous l’Ottoman et le pape sous la verge de ses mignons. Voici une terre aux horizons infinis, mais dont les contours sont gravés dans l’histoire du monde, inviolables bien que diffus. Voici des gens, enfin, et surtout, aussi divers qu’on peut l’imaginer, mêlant au sein d’un même peuple le poil blond des Vikings aux yeux obliques et aux peaux tannées de l’Asie. Ils n’ont pas attendu le coup de départ du métissage obligé, les Russes, ils l’ont dans leur sang, si bien assimilé qu’ils n’y pensent plus. Les obsédés de la race au crâne rasé qu’on exhibe sur les chaînes anglo-saxonnes ont la même fonction que les coucous suisses : des articles pour touristes.

Cela ressemble tellement à l’Europe. Et c’en est tellement loin ! Tellement loin que les infatigables arpenteurs des mers — génois, anglais, néerlandais, espagnols —, qui connaissent l’odeur de la fève de tonka et la variété des bois de Sumatra, ne savent rien de la composition d’un borchtch. Ni même de la manière dont on prononce le nom de cette soupe. Ce n’est pas qu’ils ne pourraient pas l’apprendre. C’est qu’ils n’en ont pas envie. Pas plus qu’ils ne veulent connaître, vraiment, l’esprit, les coutumes et la mentalité des immigrants exotiques qu’ils accueillent désormais par millions et qu’ils laissent s’agglutiner en ghettos parce qu’ils ne savent comment leur parler.

J’ai dû, moi, petit Serbe, apprendre deux langues et deux alphabets pour entamer ma vie d’immigré. J’en ai appris d’autres pour mieux connaître le monde où je vis. Je m’étonne sincèrement de voir que mes compatriotes suisses ne savent pas, pour la plupart, les deux autres grandes langues de leur pays. Comment connaître autrui si vous ne savez rien de la langue qu’il parle ? C’est le minimum de la courtoisie. Et cette courtoisie, désormais, se réduit de plus en plus à des rudiments d’anglais d’aéroport.

De même font les Russes, dont l’éducation intègre la culture ouest-européenne en sus de la leur propre. Où voit-on la réciproque, à l’ouest du Dniepr ? Depuis Pierre-le-Grand, ils se considéraient européens à part entière. Les artistes de la Renaissance et les penseurs des Lumières sont les leurs. Leontiev, le père Serge Boulgakov, Répine, Bounine, Prokofiev et Chestov sont-ils pour autant les nôtres ? Non, bien entendu. Parler français fut deux siècles durant la règle dans les bonnes maisons — et le reste encore parfois. Ils se sont intensément crus européens, mais l’Europe s’est acharnée à leur dissiper cette illusion. Quand les jeunes Russes vous chantent Brassens par cœur, vous leur répondez en évoquant « Tolstoïevsky ». L’Europe de Lisbonne à Vladivostok n’aura été réelle qu’à l’Est. Á l’Ouest, elle ne fut jamais que la projection livresque de quelques visionnaires.

L’Europe de Lisbonne à Vladivostok ! Imagine-t-on la puissance, la continuité, le rayonnement, les ressources d’un tel ensemble ? Non. On préfère definitely se mirer dans l’Atlantique. Un monde vieillissant et ses propres outlaws mal dégrossis s’étreignant désespérément par-dessus la mer vide et refusant de voir dans le monde extérieur autre chose qu’un miroir ou un butin. Leurs derniers échanges chaleureux avec la Russie remontent à Gorbatchev. Normal : le cocu zélé avait entrepris de démonter son empire sans autre contrepartie qu’une paire de santiags au ranch de Reagan. Vingt ans plus tard, les soudards de l’OTAN occupaient toutes les terres, de Vienne à Lviv, qu’ils avaient juré de ne jamais toucher ! Au plus fort de la Gorbymania, Alexandre Zinoviev lançait son axiome que tous les Russes devraient apprendre au berceau : « Ils n’aimeront le tsar que tant qu’il détruira la Russie ! »

« Ah, vous les Slaves ! » — ouïs-je souvent dire — « Quel don pour les langues ! » Je me suis longtemps rengorgé, prenant le compliment pour argent comptant. Puis, ayant voyagé, j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas « nous les Slaves » qui avons de l’aisance pour les langues : c’est vous, les « Européens » qui n’en avez pas. Qui n’en avez pas besoin, estimant depuis des siècles que votre package linguistique (anglais, français, allemand, espagnol) gouverne le monde. Pourquoi s’escrimer à parler bantou ? Votre langue, étendard de votre civilisation, vous suffit amplement, puisqu’au-delà de votre civilisation, c’est le limes (comme au temps de César), et qu’au-delà du limes, mon Dieu… Ce sont les terres des Scythes, des Sarmates, des Marcheurs Blancs, bref de la barbarie. Voire, carrément, le bord du monde où les navires dévalent dans l’abîme infini.

Voilà pourquoi le russe, pour vous, c’est du chinois. Et le chinois de l’arabe, et l’arabe de l’ennemi. Vous n’avez plus même, dans votre nombrilisme, les outils cognitifs pour saisir ce que les autres — qui soudain commencent à compter — pensent et disent, réellement, de vous. Ah ! Frémiriez-vous, si vous pigiez l’arabe des prédicateurs de banlieue ! Ah ! Railleriez-vous si vous entraviez des miettes de ce que les serveurs chinois du XIIIe dégoisent sur vous. Ah ! Ririez-vous s’il vous était donné de saisir la finesse de l’humour noir des Russes, plutôt que de vous persuader à chacun de leurs haussements de sourcil que leurs chenilles sont au bord de votre gazon.

Mais vous ne riez pas. Vous ne riez plus jamais. Même vos vaudevilles présidentiels sont désormais commentés avec des mines de fesse-mathieu. Vous êtes graves comme des chats qui caquent dans votre quiétude de couvre-feu, alors qu’eux, là-bas, rient, pleurent et festoient dans leurs appartements miniatures, leur métro somptueux, sur leur banquise, dans leurs isbas et jusque sous les pluies d’obus.

Tout ceci n’est rien, disais-je, parlant du malentendu historique qui nous oppose. La partie grave, elle arrive maintenant. Vous ne leur en voulez pas pour trois bouts d’Ukraine dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Vous leur en voulez d’être ce qu’ils sont, et de ne pas en démordre ! Vous leur en voulez de leur respect de la tradition, de la famille, des icônes et de l’héroïsme — bref, de toutes les valeurs qu’on vous a dressés à vomir. Vous leur en voulez de ne pas organiser pour l’amour de l’Autre la haine du Soi. Vous les enviez d’avoir résolu le dilemme qui vous mine et qui vous transforme en hypocrites congénitaux : Jusqu’à quand défendrons-nous des couleurs qui ne sont pas les nôtres ?

Vous leur en voulez de tout ce que vous avez manqué d’être !

Ce qui impressionne le plus, c’est la quantité d’ignorance et de bêtise qu’il vous faut déployer désormais pour entretenir votre guignolerie du ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation. Car tout la dément : et les excellentes relations de la Russie avec les nations qui comptent et se tiennent debout (BRICS), et le dynamisme réel de ce peuple, et l’habileté de ses stratèges, et la culture générale du premier Russe venu, par opposition à l’inculture spécialisée du « chercheur » universitaire parisien qui prétend nous expliquer son obscurantisme et son arriération. C’est que ce ramassis de brutes croit encore à l’instruction et au savoir quand l’école européenne produit de l’ignorance socialisée ; croit encore en ses institutions quand celles de l’UE prêtent à rire ; croit encore en son destin quand les vieilles nations d’Europe confient le leur au cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street.

Du coup, la propagande a tout envahi, jusqu’à l’air qu’on respire. Le gouvernement d’Obama prend des sanctions contre le régime de Poutine : tout est dit ! D’un côté, Guantanamo, les assassinats par drones aux quatre coins du monde, la suspension des droits élémentaires et le permis de tuer sans procès ses propres citoyens — et, surtout, vingt-cinq ans de guerres coloniales calamiteuses, sales et ratées qui ont fait du Moyen-Orient, de la Bosnie à Kandahar, un enfer sur terre. De l’autre, une puissance qui essaie pas à pas de faire le ménage à ses propres frontières, celles justement dont on s’était engagé à ne jamais s’approcher. Votre gouvernement contre leur régime

Savez-vous de quoi vous vous privez en vous coupant ainsi, deux fois par siècle, de la Russie ? Du refuge ultime de vos dissidents, en premier lieu du témoin capital Snowden. Des sources d’une part considérable de votre science, de votre art, de votre musique, et même, ces jours-ci, du dernier transporteur capable d’emmener vos gens dans l’espace. Mais qu’importe, puisque vous avez soumis votre science, votre art, votre musique et votre quête spatiale à la loi suicidaire du rendement et de la spéculation. Et qu’être traqués et épiés à chaque pas, comme Snowden vous l’a prouvé, ne vous dérange au fond pas plus que ça. Á quoi bon implanter une puce GPS à des chiens déjà solidement tenus en laisse ? Quant à la dissidence… Elle n’est bonne que pour saper la Russie. Tout est bon pour saper la Russie. Y compris les nazis enragés de Kiev que vous soutenez sans gêne et n’hésitez pas à houspiller contre leurs propres concitoyens. Quelle que soit l’issue, cela fera toujours quelques milliers de Slaves en moins…

Que vous a-t-il donc fait, ce pays, pour que vous en arriviez à pousser contre lui les forces les plus sanguinaires enfantées par la malice humaine : les nazis et les djihadistes ? Comment pouvez-vous songer à contourner un peuple étendu sur onze fuseaux horaires ? En l’exterminant ou en le réduisant en esclavage ? (Il est vrai que « toutes les options sont sur la table », comme on dit à l’OTAN.) Destituer de l’extérieur un chef d’État plus populaire que tous vos polichinelles réunis ? Êtes-vous déments ? Ou la Terre est-elle trop petite, à vos yeux, pour que l'« Occident » puisse y cohabiter avec un État russe ?

C’est peut-être cela, tout compte fait. La Russie est l’avant-poste, aujourd’hui, d’un monde nouveau, de la première décolonisation véritable. Celle des idées, des échanges, des monnaies, des mentalités. Á moins que vous, atlantistes et eurocrates, ne parveniez à entraîner la nappe dans votre chute en provoquant une guerre atomique, le banquet de demain sera multipolaire. Vous n’y aurez que la place qui vous revient. Ce sera une première dans votre histoire : mieux vaut vous y préparer.

Slobodan Despot

SOURCE :

http://blog.despot.ch/le-syndrome-tolstoievsky

https://infocomnet.wordpress.com/20...

 


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21/04/2015

La MORT au bout de l'ESPOIR.

migrants

 

Exploités, floués, ruinés par les voleurs de terre, ils migrent vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen... Avec souvent la mort au bout de l'espoir.

 

Au-delà de la dégoulinante de bon sentiments voire de culpabilisation suivant les tragédies récurrentes des naufrages de migrants en Méditerranée, il serait peut-être utile de s'interroger sur ce qui pousse les populations subsahariennes à risquer leurs vies à travers la fournaise du Sahara d'abord, les flots meurtriers de la Méditerranée ensuite.

 

Certains fuient les innombrables guerres intestines qui, du Nigeria au Kenya en passant par le Mali, la Centrafrique, le Soudan, le Congo, la corne de l'Afrique, etc., etc., sèment le désordre, la peur et la mort.

 

Mais il n'y a pas que ça. Le principal moteur de cet exode est économique. Ces populations, gonflées par une démographie galopante, ne trouvent plus, sur leur sol, de quoi vivre dignement, de quoi manger, de quoi vivre. Pourquoi ? Parce que les cultures vivrières de ces pays ont été remplacées, par des gouvernements naïfs voire cupides, par des productions d'exportation : arachides, coton, cacao, café, etc.

 

Tous les accords de partenariats économiques entre l'Union Européenne et l'Afrique de l'Ouest sont des accords de libéralisation du commerce. Ils prévoient notamment la levée pendant vingt ans des barrières commerciales (taxes, quotas, licences, subventions) pour 75 % des produits, importés par les pays de la région, en provenance de l'Union européenne. Pour accompagner cette mesure, qui va entraîner une perte de recettes fiscales pour les États, l'Union européenne envisage une aide au développement compensatoire de 6,5 milliards d'euros sur la même période. Une poignée de figues.

Ces APE (Accords de Libéralisation du Commerce) mettent en péril la capacité de développement des États concernés, non seulement par la perte de recettes fiscales, mais surtout en fragilisant les marchés locaux et en nuisant à des projets de développement « endogène ». Ainsi les poulets dégueulasses surgelés européens qui inondent à bas prix les marchés africains tuent les élevages locaux. Ainsi le lait concentré de Nestlé tue l'élevage local, etc.

L'ouverture des marchés de ces pays à un commerce international dérégulé est un risque majeur. Les APE conduisent à une plus grande dépendance vis-à-vis des cours des marchés mondiaux, à une économie de plus en plus tournée vers l'exportation, à une concurrence inégale entre des entreprises locales et des entreprises internationales… Ils empêchent ces pays de relever les vrais défis qu'ils rencontrent, renforcent leur vulnérabilité et leur dépendance, au détriment de la construction d'une économie locale durable, répondant, d'abord, aux besoins locaux, et beaucoup plus riche en emplois. Et que font les laissés-pour-compte de ce « développement » imbécile, voire criminel, à fort relent néo-colonialiste ? Ils migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Il y a 3 ans, pour lutter contre la pauvreté et la faim en Afrique, le G8 a décidé de dérouler le tapis rouge... aux multinationales comme Monsanto, Syngenta, Cargill, etc... La Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition, NASAN pour les intimes, est une initiative qui, sous couvert d’aider 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne à sortir de la pauvreté d’ici à 2022, va en fait faciliter les profits de grands groupes privés.

 

Plutôt que respecter les engagements qu’ils ont pris à de nombreuses reprises, les pays du G8 ont décidé de confier au secteur privé la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique sub-saharienne. Un choix d’autant plus dangereux que le secteur privé en question est composé de multinationales plus connues pour leurs attaques du droit à l’alimentation que pour leurs actions en faveur de la sécurité alimentaire mondiale. Aucun investissement privé ne pourra faire le travail d’une véritable politique agricole, encore moins quand derrière le terme d’investissement agricole se cache des processus de prédation et de destruction des agricultures paysannes du Sud, comme souvent dans le cas des accaparements de terres.

 

La NASAN inquiète d’autant plus qu’elle est totalement opaque et n’inclut pas du tout les populations, pourtant premières concernées.De nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissances et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. Lien

Mais ce n'est pas tout ! En Afrique sévissent les « fondations humanitaires ». La plus connue est celle de
Bill Gates. Ah ! Au fait, ce grand « philanthrope » - a acheté 500.000 actions de Monsanto, un autre grand bienfaiteur de l'humanité, qui lui-même, est actionnaire de « Academi », ex-Blackwater, armée privée célèbre pour ses exactions. La Fondation Bill Gates, avec la complicité donc de Monsanto, est actuellement engagée dans une entreprise de démolition de l'agriculture rurale vivrière dans le monde, et particulièrement en Afrique avec « l'Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Le but : remplacer les semences traditionnelles des agriculteurs pauvres d'Afrique par des semences « plus productives » fournies (contre pognon bien sûr) par la Fondation, pour ensuite les remplacer par...des semences OGM Monsanto !

 

Autre « action humanitaire » de la Fondation du brave Billy : le pillage de la pharmacopée traditionnelle en Afrique (entre autres) pour en tirer de juteux brevets, puis vendre à ces populations pauvres des médicaments sophistiqués produits par la nébuleuse de la Fondation. Sans oublier les vaccins testés sur ces populations... Et qu'est-ce qu'elles font ces populations flouées ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européens.

 

Mais ce n'est pas tout ! La dernière saloperie de la spéculation mondiale c'est l’accaparement des terres agricoles des pays du sud. Celle-ci est le fait à la fois de pays (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et d’investisseurs privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces prédateurs achètent des millions d’hectares de terres arables dans les pays pauvres du sud, avec la complicité de la Banque mondiale et même d’agences spécialisées de l’ONU, mais aussi des gouvernements locaux dont les responsables corrompus par des flots de pognon bradent souvent pour l’euro symbolique (mais de grasses « commissions » pour eux !) des pans entiers de leurs pays.

 

Il s’agit ni plus ni moins de banditisme d’état, de colonialisme même pas déguisé derrière un apport de « civilisation ». Les acquisitions de terre à grande échelle sont conçues pour ouvrir de nouveaux espaces à une agriculture de plantation, une agriculture industrielle, destinée à l’exportation. Les bulldozers arrivent, dégagent tout, détruisent les villages et chassent les paysans locaux avec l’aide des flics, accaparent la terre mais aussi l’eau et plantent, qui du faux riz Basmati, qui des palmiers à huile, qui du soja OGM, qui des millions de roses et d’orchidées sous serre… Ceci avec force pesticides, engrais chimiques et autres poisons qui salopent la terre et les cours d’eau.

 

L’accaparement des terres prive les paysans, les populations autochtones, les pêcheurs et les nomades de vastes étendues de terres, et leur en interdit l’usage, aujourd’hui et demain, mettant sérieusement en péril leurs droits à l’alimentation et la sécurité de leurs moyens de subsistance. L’accaparement des terres capte aussi toutes les ressources en eau existant sur les terres, en amont et aux alentours, résultant de fait en une forme de privatisation de l’eau. L’accaparement des terres est intrinsèquement lié à la violation de la législation internationale sur les droits humains : évictions forcées, réduction des critiques au silence (ou pire), introduction de modèles fonciers et agricoles non durables qui détruisent les environnements naturels et épuisent les ressources naturelles, flagrant déni d’information, et empêchement des personnes de participer aux décisions politiques qui affectent leur vie. Lien

 

Et qu'est-ce qu'elles font ces populations jetées dehors par les voleurs de terres ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Ces foules de migrants tombent alors aux mains de sinistres mafias islamistes qui les attirent, les parquent, les dépouillent puis les entassent dans des barcasses pourries avec souvent, au bout de l'espoir saccagé, la mort sous le soleil menteur de la Méditerranée.

 

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20/04/2015

L’immigration clandestine : un acte de guerre de basse intensité.

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Je viens d'entendre Guetta parler dans le poste. La longue grève a dû lui faire du bien : je l'ai trouvé pour une fois réaliste concernant le drame des migrants noyés au large de la Libye. Il a posé notamment une question évidente qui - dit-il à raison - explique la relative passivité des gouvernements européens : quels sont les pays qui sont prêts à accepter chez eux ces vagues ininterrompues de migrants ? La réponse, dit-il, est dans la question : personne n'en veut...

 

Egoïsme ? Cynisme ? Non. Peur légitime d'être submergés par cette invasion rampante. Le pays réel, le populo, se préoccupe avant tout de son emploi s'il a la chance d'en avoir un, de ses finances indigentes, du prix de son logement, de l'avenir de ses enfants, et si possible de ses vacances et de ses loisirs… Quant aux « sans dents », ils voient d'un très mauvais œil cette « concurrence »... Les problèmes des autres passent légitimement derrière la résolution de ses problèmes à lui. En parlant cru, il s'en fout. Point/barre !

 

Et puis quel pays connaissant un taux de chômage dépassant les 10% peut absorber une telle masse d’individus, jeunes, sans formation, sans compétences et avides de consommer et de se reproduire ? A qui fera-t-on croire que l’accueil des damnés du tiers-monde est une « chance » ? Chance pour qui ? Pour quelques patrons voyous qui y voient un réservoir inépuisable de main-d’œuvre quasi-gratuite, taillable et corvéable à merci. On est en train de réinventer l'esclavage (esclavage qui, soit- dit en passant, n'a jamais cessé en terres d'islam). Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l'émigration. Des trafiquants les rackettent (10.000 euros le « passage vers l'Europe») puis les entassent dans des barcasses pourries prêtent à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s'ils ont des problèmes de navigation. Et les bœufs se laissent mener à l'abattoir, mues par l'espoir illusoire d'une vie meilleure dans cette Europe qu'on leur fait miroiter comme le paradis...

 

Ces pauvres gens sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

 

Les trafiquants en sont à récupérer pour les réutiliser les vieux bateaux à la dérive, abandonnés par les migrants sauvés par les marines italiennes, maltaises et grecques... Pire encore : on apprend que les mafias qui contrôlent le trafic offrent aux clandestins qui ne peuvent payer leur passage un épouvantable marché : le choix, à l’arrivée, entre « être utilisés comme main-d’œuvre ou donneurs d’organes ». L'Homme comme marchandise ! C'est le triomphe de l'idéologie ultralibérale...

 

Alors que faire ? Trois choses : - à court terme détruire sur place, en Libye, les nids de vipères de ces marchands d'esclaves ; - arrêter de piller l'Afrique et au contraire aider les gouvernements en place à développer leurs économies ; - imposer à l'ONU de chercher des solutions aux guerres internes qui jettent les peuples victimes à travers les déserts puis la Méditerranée.

 

Facile à dire, moins à faire...

 

On en est à regretter Kadhafi, le pittoresque campeur des Champs-Elysées, « l'ami » de Sarko, que celui-ci a fait « éliminer » pour des raisons plus ou moins obscures... Kadhafi avait passé des accords plus ou moins occultes avec les pays européens riverains de la Méditerranée : vous me foutez la paix sur la manière dont je mène les affaires de mon pays, vous me vendez les installations et les technologies dont j'ai besoin pour développer et vendre mon pétrole, et en échange j'empêche toute émigration depuis mon territoire. Et ça marchait... Le verrou de la Jamahiriya libyenne empêchait le départ vers les côtes italiennes,maltaises, grecques de tous les laissés pour compte des politiques d’ingérence occidentale : Irak, Syrie, Somalie, Yémen, Soudan.

 

Les chiffres sont impitoyables : autour d'un million de migrants vont pénétrer clandestinement en Europe chaque année. Et parmi eux, combien de terroristes islamiste infiltrées ? L’immigration clandestine est une forme d’invasion. Un acte de guerre de basse intensité.

 

Ne faudrait-il pas envoyer devant le Tribunal international de La Haye les ci-devant Sarkozy, Cameron et Obama, responsables du chaos effroyable qui secoue la Libye et de son cortège de malheur ?

 

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16/04/2015

Sur les fonds baptismaux: "Les Ripoublicains"

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Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous ces bons à rien,

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Ripoublicain mon fils.

  

 

VictorAyoli

 

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15/04/2015

Au bistro de la toile : migrants...

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- T'as vu ça,Victor. 400 migrants se sont noyés en Méditerranée et la marine italienne a recueilli 7.000 clandestins dans 42 bateaux en deux jours. Je viens d'entendre ça dans le poste Victor. Et encore : « Entre 500.000 et 1 million de migrants vont venir clandestinement en Europe cette année ». C'est la folie ce truc ! Mais qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ces gens ? Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Qui les pousse ? Peut-on objectivement les accueillir ? N'est-ce pas faire le jeu des tarés de Daech ou Al Qaeda qui nous ont promis, il y a quelques jours « 500.000 migrants » ? Devons-nous accepter, la larme à l 'œil, ce qui ressemble – et oui ! - a une invasion ? L'Europe peut-elle rester la même dès lors que sa population se modifie ? L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ?

 

- Ça en fait des questions tout ça, Loulle. Des questions pertinentes que la bien-pensance régnante refuse d'aborder... Le domaine des tabous et du non-dit.

Qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ? J'entends en Europe, pas seulement en France. Vivre, tout simplement. Parce qu'ils viennent, pour l'essentiel, de pays ravagés par des guerres.

Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Encore une fois, vivre. Et si possible s'établir chez nous en y transposant leur civilisation et donc leur religion.

Qui les pousse ? La misère, la peur, mais pas que... Ils sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

Peut-on les accueillir ? Un million par an sur une population totale de plus de 450 millions, ça devrait pouvoir se faire. Mais est-ce réaliste ? Est-ce souhaitable ? Non ! Mille fois NON !

En 1960, seulement 600.000 musulmans vivaient en Europe, en 2010, ils étaient 30 millions et aujourd'hui 44.138.000 lien.  Le seuil, de tolérance est atteint et explique les dangereuses dérives vers l'extrême-droite qui se font jour partout en Europe. Voilà où mène la politique de l'autruche menée par nos dirigeants européens...

L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? Il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui veut structurer la société. Est-ce compatible avec la tradition européenne ?

 

- ...teng ! Ça remet les pendules à l'heure ces chiffres froids mais imparables... Enfin, ces gens fuient la guerre. Mais qu'aurait-on pensé, durant la dernière guerre mondiale, si des milliers de Français, de Belges, de Polonais, de Hollandais avaient pris des centaines de bateaux pour se rendre en masse en Angleterre, non pas pour aider ce dernier rempart contre la barbarie nazi, mais pour s'installer, en laissant les Anglais se battre pour eux ? Ces gens qui fuient en payant une dizaine de millier d'euros par personne, ils ne sont manifestement pas à la rue. Ils sont parait-il éduqués, ils sont parait-il toubibs, ingénieurs, techniciens. Et bien je vais te dire Victor. Si c'est vrai, ces gens qui fuient le combat et abandonnent le pays qui les a nourris, éduqués, protégés et qui aurait bien besoin d'eux, ces gens sont des lâches ! Tout simplement. Et qui ne méritent pas tous notre compassion aussi bêlante qu'aveugle.

 

- C'est comme ça, Loulle. Boumedienne avait déclaré en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Un autre grand défenseur des droits de l’homme, le Turc Erdogan qui se rêve en nouveau calife ottoman n'a-t-il pas proclamé : « Les coupoles de nos mosquées sont nos boucliers et les minarets sont nos glaives ».

 

- Au moins c'est clair à défaut d'être rassurant.

 

- Mais c'est grave Loulle. On ne lutte pas à armes égales. Une culture religieuse forte et rigide comme l'est l'Islam – culture majoritaire des migrants - et un système contractuel basé sur la tolérance comme sont nos pays européens, sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas d'elle-même et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. Quand une culture peu sûre d'elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes, c'est généralement la première qui change pour s'adapter à la seconde. Houellebeque serait-il prophète en son pays ?

 

- Tè ! Tout ça me file le tracsir... Buvons un coup de rouge, tant que ce n'est pas interdit...

 

- Á la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

14/04/2015

« Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

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Il y a un an déjà, lit-on dans les gazettes

Que quelque deux-cent-vingt lycéennes, fillettes

D'une école, là-bas, au nord du Nigeria

Ont été enlevées par cette guérilla

Qui ravage, massacre, tue, viole, enlève,

Des paysans ici, et là-bas des élèves,

Des gamines tremblantes, terrorisées, perdues

Que des brutes barbares, sinistres résidus

Battent, violent, humilient, déshonorent et puis vendent

Au marché aux esclaves comme morceaux de viande.

Déchets d'humanité, ils sont Boko Haram,

Et ces soldats d'Allah tuent au nom de l'islam.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Au Kenya, dans cette Afrique pillée, martyrisée

C'est cent-quarante-huit vies qui ont été brisées.

Aux cris d' « Allah est grand » des tueurs sont entrés

Dans l'enceinte paisible d'une université,

Les temples du Savoir ne sont pas de leur goût

La Culture ne leur procure que dégoût.

Alors tout comme on trie les cochons à la foire,

Ceux qui étaient musulmans : sauvés de l'abattoir

Ceux qui ne l'était pas : massacrés avec haine

Par ces esprits tordus, cette meute de hyènes.

Ils se nomment « Shebabs » et tuent au nom d'Allah,

C'est pour « dieu » qu'ils manient kalash et coutelas.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Écoutez-les baver tous ces « idiots utiles »

Avec leur « bien-pensance » et leur idées débiles.

Lapider jusqu’à mort une femme adultère

Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre

Ne les offense pas.

Décapiter un homme, lui sortir la cervelle

Sous prétexte que c’est un homosexuel

Ne les offense pas.

Exciser des fillettes, couper leur clitoris

Ô, pour leur éviter de succomber au vice

Ne les offense pas.

Considérer la Femme émanation du Mal

Et la traiter souvent moins bien qu’un animal

Ne les offense pas,

Puisque ce sont leurs maîtres qui pensent que c’est bien.

 

Regardez-les, couchés, rampant comme des chiens,

Ils ont de la peau morte sur leur langue râpeuse

A force de lécher les couilles venimeuses

De ceux qui les enfilent.

Pauvres « idiots utiles. »

Les pauvres choux s'offusquent, larme à l’œil : « Attention

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation,

Bêlent-ils à tout va. L'islam, ce n'est pas ça. »

 

POURTANT C'EST AUSSI ÇA !

 

VictorAyoli

 

 

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13/04/2015

Big Brother « à la française » : DANGER !

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On a suffisamment glosé contre le « Patriot act » de Bush qui met les Etazuniens (et le monde entier!) sous surveillance pour ne pas gueuler avec véhémence contre l'équivalent tricolore de cette loi scélérate, la « loi sur le renseignement » que le gouvernement veut faire passer à la vitesse d'un TGV. Cette loi arrive en discussion ce jour à l'assemblée nationale sans que la société civile, les citoyens, vous, moi, ne soient réellement au courant. Valls veut la faire passer à la hussarde.

 

La « Loi Renseignement », késako ? C'est donner le droit aux diverses polices et services de renseignements de procéder à la surveillance de TOUS les citoyens, sans raison particulière. C'est la surveillance de masse sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Comment s'exercera cette surveillance ? Par toute une panoplie de moyens.

 

- Par l'accès à TOUS les courriels de TOUS les citoyens au moyen de « boites noires » imposées aux hébergeurs. Tous nos courriels, adresses, données personnelles passeront d'abord à travers ces « boites noires ». Il s’agirait de recourir à un algorithme pour trier toutes les données des opérateurs et autres fournisseurs de service afin de trouver des individus « suspects ». Sur quoi sera basé cet algorithme ? Quels comportements devra-t-il détecter ? On n'en sait rien, le gouvernement se planquant en la matière derrière le « secret de la défense nationale ».

Les hébergeurs sont d'ailleurs vent debout contre cette disposition, menaçant de quitter la France...si leurs clients les quittent ! Logique.

- Accès aux factures détaillées de téléphone. Ce sont les célèbres « fadettes », autorisé depuis 1991. Les "fadettes" permettent de savoir avec quels numéros un suspect parle au téléphone et échange des SMS.

- Écoutes téléphoniques (permises et encadrées par la loi depuis 1991.)

- Géolocalisation de téléphones portables. Autrement dit les policiers pourront, sans y être autorisés expressément par un magistrat, savoir où vous vous trouvez...

- Accès aux e-mails. Comme pour une ligne téléphonique, possibilité de procéder à des "interceptions de sécurité" (écoutes administratives) portant sur le contenu d'une boite mail.

- Pose de balise GPS sur un véhicule, pour suivre ses déplacements. Sans besoin d'autorisation judiciaire.

- Intrusions dans un lieu privé ou un véhicule, pour y poser des micros ou des caméras. Sans besoin d'autorisation judiciaire. Par des agents "spécialement habilités".

- Utilisation d'un "logiciel espion", destiné à surveiller l'activité d'un suspect sur son ordinateur en enregistrant en direct ses frappes sur un clavier (à l'insu de la personne concernée). Possible en judiciaire et en renseignement, pour une durée de deux mois.

- Utilisation de « IMSI catchers ». L'utilisation de ces appareils de la taille d'une valise, se faisant passer pour des antennes-relais afin de capter le signal des téléphones portables à proximité, n'est pas réglementée.

 

Ça fait froid dans le dos. Mais ne nous leurrons pas : la plupart de ces pratiques sont déjà utilisées par les services, en dehors de tout cadre judiciaire ! Il s’agit d’« offrir un cadre légal général aux activités des service de renseignements » et à leurs agents, lesquels demeurent, pour le moment « exposés à des risques pénaux injustifiés ». Un « blanchiment légal », quoi ! Il est vrai que les sociétés privées étrangères (Google, Amazon, Yahoo, etc.) captent et utilisent depuis longtemps toutes nos données, sans en référer à qui que ce soit...

 

Mesdames et messieurs nos députés, en débattant de cette loi, pensez-vous que l’État de Droit, dont vous êtes les acteurs et les garants, n'est pas menacé lorsqu'une loi propose de légaliser, en dehors du pouvoir judiciaire, des choses comme l'interception des communications, la mise sur écoute, la mise en place de « mouchards » sur des véhicules, l'utilisation de logiciels de captation des données informatiques ?

 

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, cette loi scélérate veut faire de tous des suspects ! Et croyez-vous que les véritables terroristes se laisseront piéger par ces dispositifs ?

 

Et avez-vous réfléchis, mesdames et messieurs nos députés, à l'utilisation que pourrait faire de cette loi un régime s'asseyant sur les impératifs démocratiques ?

 

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10/04/2015

Au bistro de la toile : des embrouilles des Le Pen au PSG en passant par la cyber-attaque.

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- ...teng ! Victor. Ils se bouffent le foie en direct les fachos père et fille ! Mais à quoi ils jouent ces kons ?

 

- Á quoi ils jouent ? Ils jouent ! C'est le mot juste. Tout ça ressemble à un scénario pensé, répété, organisé et remarquablement mis en scène.

 

- Explique-toi.

 

- Ça paraît évident. Fifille a une ambition affirmée : arriver au pouvoir. Papa Schultz Le Pen, lui, voulait surtout choquer, provoquer, faire peur, planter la merde. Il y est arrivé, bien aidé dans sa tâche par les partis de pouvoir (UNR, RPR en leurs temps, UMP, PS) qui y voyaient un repoussoir pratique et une façon efficace – pour le PS – de séparer électoralement les voix de la droite ; pour la droite « républicaine » un réservoir d'idées (!!??) et de voix. Les merdias, depuis des décennies, lui ont fait la courte échelle parce que c'est « un bon client » ! Puis Fifille vînt. Avec pour ambition de gagner. Et pour ce faire, il lui fallait faire une « honorabilité » à la boutique de la famille. Portée par des résultats électoraux incontestables, la nullité crasse des deux derniers présidents qui ont déconsidéré les partis dits « de gouvernement » lui donne des ailes. Mais pour arriver au sommet, il lui faut d'abord « dédiaboliser » son parti et donc glisser sous le tapis tous les thèmes qui ont fait son succès (racisme, antisémitisme, etc.). D'où l'opération montée avec « popo » Jean-Marie : - à lui de ressortir tous les poncifs nauséabonds qui ont fait son succès, à elle de « dénoncer » ces excès et ainsi laver son parti de tous les relents sulfureux qui lui sont attachés comme le morpion sur un pubis de moine ! En faisant leur cinéma qui enchante les canards laquais et les merdias. Objectif tactique : vider l'UMP de sa substance pour devenir le parti dominant de la droite, tremplin vers le Pouvoir. « Microlax 1er » a du souci à se faire !

 

- Où alors ils sont tous les deux sincères dans leurs idées et donc, il y a un crocodile de trop dans le marigot. Et le plus jeune veut chasser le vieux... Logique.

 

- C'est possible aussi. Á voir. Mais pas de doute là-dessus : les merdias vont en faire des tonnes.

 

- Et cette cyber-attaque, qu'est-ce que t'en pense ?

 

- C'est la guerre asymétrique. Notre monde chouté à la technologie est d'une terrible fragilité. D'après les zexperts, n'importe quel hacker un peu doué peut prendre le contrôle de systèmes complexes d'ordinateurs à distance. Avec un simple portable et une connexion internet. Alors il ne faut pas s'étonner de cette attaque. Qui pourrait en préfigurer d'autres bien plus graves: prise de contrôle d'un ministère, d'une banque, d'une tour de contrôle d'aéroport, d'une centrale nucléaire, etc. Nos sociétés dites « modernes » montrent par là leur vulnérabilité... C'est aussi du pain béni pour le gouvernement pour faire passer son projet de loi scélérate sur le renseignement, loi considérée par beaucoup comme liberticide parce qu'elle peut engendrer une surveillance de masse, et en particulier une surveillance de la vie privée à travers les sites et réseaux sociaux. Comme chez les Yankees... Dès lors, on peut se demander qui sont les mystérieux hackers qui se cachent derrière l’attaque de TV5 Monde !

 

- Ah ! Heureusement qu'il y a le foot ! Mais même là, c'est le foutoir : Ibrahimovitch se fait virer pour 4 ou 5 rencontres... Et le PSG risque donc de prendre une volée contre le Barça.

 

- Le P.S.G. ? C'est quoi ? Ah oui ! Cette équipe du Qatar composée de mercenaires aussi insupportables qu'incultes ? Ben, j'espère bien qu'ils vont prendre une volée! Une équipe comme ça ne sera jamais populaire comme Saint-Etienne ou l'O.M.. Le PSG, on s'en fout...

 

- C'est vrai finalement. On s'en fout ! Tiens, c'est ma tournée.

 


Illustration: merci à Chimulus

 

 

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09/04/2015

Tsipras, Poutine et l' Europe : une partie d'échec d'enfer !

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Quand deux joueurs d'échec comme Tsipras et Poutine se rencontrent, cela donne des boutons aux joueurs de monopoly de l'Union européenne. Les coups sont précis, efficaces, à long terme. Le premier ministre grec a rencontré mercredi son puissant homologue russe. Cela ressemble à la mise en place d'un Plan B pour la Grèce sur l'échiquier russo-européen. Les caciques des institutions germano-européennes s'en étranglent de rage, voyant dans la Grèce de Tsipras le cheval de Troie de la Russie en Europe ! Un vrai bonheur.

 

Le président russe a insisté sur la reprise des relations économiques entre les deux pays, dont les échanges ont diminué quasiment de moitié en 2014, expliquant : « Nous devons analyser ce que nous pourrions faire ensemble pour rétablir ces échanges ». Et un cavalier prêt à bouffer des pions européens !

 

Alors que des points de blocage subsistent entre la Grèce et ses créanciers (Union européenne et Fonds monétaire international) en vue du déblocage d'une tranche vitale d'aide financière, cette visite suscite l'inquiétude de ses partenaires européens. Bien qu'aucune demande officielle pour un prêt de la Russie à la Grèce n'est été faite, cela reste une possibilité ouverte. Par contre, le ministre russe de l’Économie, Alexeï Oulioukaïev, a évoqué la possibilité d'assouplir pour la Grèce l'embargo alimentaire décidé l'été dernier contre l'Union européenne en raison de la crise ukrainienne ! Un sacré débouché pour l'agroalimentaire grec. Voilà qui fait gonfler les aliboffis des technocrates de l'U.E. qui s'égosillent à rappeler « que les questions commerciales relèvent de la compétence exclusive de la Commission ». Tè, fumes ! qu'il leur répond Tsipras.

 

Pourquoi quand la Grèce s'occupe de ses propres intérêts c'est une violation de la solidarité européenne ? Pourtant la Grèce n'a jamais caché qu'elle était opposée aux sanctions économiques contre la Russie. Elle est donc cohérente avec elle-même. Et d'autres pays européens pourraient lui emboîter le pas. Les producteurs agroalimentaires français en seraient les premiers bénéficiaires. Et un fou qui menace la tour européenne.

 

On peut raisonnablement penser que Tsipras et Poutine ont dû aborder la possibilité de prolonger jusqu'à la Grèce le projet de gazoduc « Turkish stream » entre la Russie et la Turquie, ou encore la possibilité d'ouvrir la recherche pétrolière sous-marine prometteuse dans les eaux grecques aux compagnies russes. Et un fou qui prend position.

 

La Grèce de Tsipras n'a pas que l'allié russe (orthodoxe comme elle) dans son jeu. Il a donné aussi quelques gages de bonne volonté aux Chinois en acceptant la poursuite de la privatisation du port du Pirée. Ceux-ci sauront s'en souvenir en espèces sonnantes et trébuchantes au cas où l'U.E. serait assez stupide pour pousser la Grèce hors de la zone euro... Et une avancée de pion efficace.

 

Et ce n'est pas tout. Alors que M.Tsipras faisait ses bagages pour aller à Moscou, son sémillant ministre des finances, M.Varoufakis était...aux Etats-Unis. Rappelons que dans le programme de Syriza, il y avait une sortie immédiate de la Grèce de l'Otan et la remise en cause des droits accordés à l'alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. Alexandre Tsipras a mis en attente ces exigences, juste avant les élections. Voilà qui pourrait expliquer la position d'Obama trouvant inopportune « l'austérité » imposée à la Grèce par l'U.E. ! Encore quelques pions judicieusement placés.

 

Et puis, Poutine a dû être sensible aux positions de la Grèce non seulement contre les sanctions de l'U.E. à l'encontre de la Russie, mais encore contre le gouvernement ukrainien, contre l'austérité, contre les diktats de l'Allemagne, contre la politique d'isolement de la Russie. Le président russe a dû aussi être sensible aux remerciements de son homologue grec « pour s'être porté au secours de nos frères orthodoxes en Crimée » !

 

Les têtes d’œufs de l'Union européenne doivent attraper une sacré migraine. Cruel dilemme pour ces apprentis sorciers pleins de morgue et de mépris pour cette Grèce, le pire des « pigs » comme ils disent avec l'élégance qui caractérise les germano-européens du Nord. Tenir la ligne dure, et c'est à court terme l'éclatement de la construction européenne. Céder à presque tout ce que demande Tsipras, c'est-à-dire abandonner les politiques d'austérité imposées par l'Allemagne et c'est voir l'Espagne, le Portugal, l'Italie voire la France se ranger du côté des thèses grecques. Avec comme conséquence le renvoi aux calendes...grecques de la politique d'austérité établie et imposée par l'Allemagne à son seul profit, libérant ainsi l'Europe de ce nouveau joug allemand. Là, c'est la reine Merkel qui est directement sous la menace de la tour grecque 

 

On pourrait continuer comme ça cette belle partie d'échec. Tsipras avance ses pièces sur tout l'échiquier : avec la Russie évidemment, avec la Chine, avec les autres pays des BRICS. Mais aussi avec les États-Unis qui tremblent de se voir virer de leurs positions navales en Crête. Là, c'est carrément le roi qui est sous la menace...

 

Passionnante la partie. Non ?

 

Photo X - Droits réservés.

08/04/2015

Ça y est : la grande guerre de religion du 21ème siècle a probablement commencé.

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Au Yémen. Entre les deux puissances dominantes de cette poudrière qu'est le Moyen-Orient : l'Arabie saoudite et l'Iran. Et derrière cette dimension religieuse de confrontation entre deux des principales branches de l'Islam – sunnites contre chiites – on retrouve l'antagonisme millénaire, ancestral entre Arabes et Perses. Ceux-ci, depuis 2500 ans, sont la puissance dominante de la région. Et comptent bien le redevenir. Pour ce faire, le rapprochement avec le monde occidental est indispensable, d'où la souplesse stratégique dans les négociations sur le nucléaire de Genève.

 

L'Iran, c'est un territoire énorme de 1 648 195 km2, soit plus de trois fois la France, s'étendant de la Turquie et de l'Irak à l'Ouest au Pakistan et à l'Afghanistan à l'Est, de la Caspienne et la Russie au Nord à la mer d'Oman au Sud. Près de 80 millions d'habitants, éduqués, et parmi les toutes premières ressources pétrolières et gazières du monde. Les forces armées iraniennes ont un effectif total de 755 000 militaires auxquels doivent s'ajouter les Pasdarans (gardiens de la révolutions) au nombre de 230.000... Ce sont 1.600 véhicules blindés, 300 avions, 3 sous-marins, etc. Du rugueux comme l'a montré dans les années 80, la terrible guerre contre l'Irak de Saddam Hussain.

 

En face, l'Arabie saoudite, avec une superficie autour de 2 millions de km2 pour une population de 30 millions d'habitants dont près du tiers d'étrangers. C'est un pays féodal rétrograde, fanatique, où règne la loi obscurantiste de la charia, où l'on décapite, lapide, ampute en public. C'est aussi le premier ays exportateur de pétrole et – à ce titre - « l'ami », l'allié des États-Unis et des Occidentaux, pas très regardant sur la morale et s'asseyant allègrement sur les Droits de l'Homme dès qu'il y a du pognon et du pétrole en jeu. Son armée (environ 300.000 hommes) est une des mieux équipée du monde : des milliers de blindées parmi les plus modernes, 400 pièces d'artillerie, des sites de missiles, des milliers d'armes guidées, 600 avions de combats, mais encore une marine conséquente avec des corvettes modernes, des frégates, des patrouilleurs, transports de troupes, etc. Un arsenal impressionnant, mais encore faut-il avoir le personnel qualifié et...motivé pour le mettre en œuvre. Mais cette armée, conçue pour des combats frontaux, type dernière guerre mondiale, n'est pas adaptée aux actions de guérilla dans laquelle elle se trouve aux prises au Yemen.

 

Cette guerre a été déclenchée par le dernier avatar des roitelets féodaux au pouvoir à Riad, le dénommé Mohammed ben Salmane al-Saoud, récemment arrivé. Il a voulu « faire le beau » en se mêlant des querelles internes yéménites, il en paiera vraisemblablement très cher le prix !

 

Né de la fusion difficile du Yémen du Nord et du Sud, le Yémen est une terre de bordel permanent, avec un pouvoir faible toujours contesté, des mouvements rebelles, des rivalités tribales, des tentations sécessionnistes et le territoire de naissance d'Al Qaïda qui y est solidement implanté et s'empare de territoires entiers où elle forme les tueurs qu'elle exporte dans le monde entier (les assassins de Charlie, les frères Kouachi s'y étaient entraînés). Ceci sur fond de rivalité religieuse entre sunnites (deux tiers de la population de 30 millions d'habitants) et chiites.

 

Actuellement, le président en titre, le dénommé Mansour Hadi, après avoir démissionné, puis fuit en Arabie saoudite, serait revenu sur sa démission dans les fourgons de l'armée saoudienne (150.000 hommes sur place). Bref, le foutoir. En face de la coalition menée par Riad (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Qatar, Jordanie, Soudan, et le Maroc, soit huit pays du Machrek et du Maghreb, plus le Pakistan), les rebelles Houthis, partisans, comme leur nom l'indique, de Abdel Malik Al-Houthi, un leader basé dans la province de Saada (nord), de confession zaïdite, une branche de l'islam chiite. Ils bénéficient naturellement de l'aide de l'Iran chiite

 

Et l'Iran dans ce foutoir ? Le président Hassan Rohani a "condamné toute intervention militaire dans les affaires intérieures des pays indépendants", en appelant "les pays de la région à éviter toute action qui accentue la crise" au Yémen. Téhéran, traditionnel rival de Ryad au Moyen-Orient, a mis en garde contre une propagation du conflit yéménite à d'autres pays. L'opération menée par l'Arabie saoudite va "créer plus de tensions dans la région", a averti son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

 

Et les Occidentaux dans ce bordel ? Les USA, chroniquement à côté de la plaque, soutiennent la coalition menée par l'Arabie saoudite (bombardement par drones, armements).

 

C'est Daech qui doit se frotter les mains : en effet, suite au chaos qui suivra immanquablement une confrontation Iran Pays Arabes, il se proposera en recours pour établir son « califat », avec la complicité agissante de la Turquie qui rêve d'un retour à l'Empire ottoman.

 

Quant à la France, une de nos ressortissantes a été enlevée fin février au Yémen, ce qui rend nos diplomates prudents et circonspects... Pourvu que ça dure. Et ne nous réjouissons pas trop en pensant cyniquement « tant qu'ils se battent entre eux, chez eux, ils nous foutent la paix ». Parce que ce chaos va immanquablement accentuer encore la fuite de population de ces lieux de guerre. Et elles viendront où chercher refuge ? Devinez.

 

Photo X Droits réservés

 

06/04/2015

Pendant les fêtes pascales, les massacres islamistes continuent...

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Le pape lui-même a dénoncé « l'effusion de sang et la violence barbare », faisant allusion « urbi et orbi » aux massacres récurrents perpétrés par les islamistes. « Ça va être de bonnes vacances ! » aurait dit un des massacreurs de l'université de Garissa, au Kenya où ils ont séparé les musulmans des non musulmans et massacrés ces derniers (148 morts). Même méthode qu'en décembre à Mandera toujours au Kénya (36 non-musulmans massacrés). Même méthode que Boko Haram en Afrique de l'Ouest. Vous êtes « fils d'Allah », vous avez la vie sauve, vous avez une autre croyance, ou – pire – pas de croyance du tout, vous êtes massacré, égorgés, décapités voire crucifiés. Pour l'exemple et pour terroriser.

 

Pendant ce temps, en France l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, la branche française des Frères musulmans a organisé au Bourget le plus important rassemblement des musulmans en Europe. Depuis trente ans, ce rassemblement draine au bas mot 150.000 personnes, venant de France mais aussi de pays limitrophes, comme la Belgique ou l’Allemagne.

 

Cette année, exceptionnellement, Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman CFCM) participait à ce rassemblement : «L’amour pour le Prophète constitue un acte de foi pour les musulmans, dit-il. Nous n’accepterons jamais que son nom ou sa personne soit l’objet d’insulte. » L’assistance l’applaudit chaudement lorsqu’il plaide pour que «le droit à la liberté d’expression » s’accompagne du « respect des religions ». Le recteur de la Grande Mosquée enfonce encore le clou. « Celui qui ne défend pas la dignité du Prophète n’a aucune dignité », lance-t-il. Il dessine enfin ce qu’il considère comme les priorités pour l’islam de France : le doublement du nombre de mosquées en deux ans, une véritable formation religieuse pour les imams officiant en France et la rénovation de l’aumônerie musulmane des prisons.

 

Voilà des faits et des perspectives tracées. Pour y réfléchir, écoutons les propos d'une Grande Voix, Ayaan Hirsi Ali. Née en Somalie en 1969, excisée à l’âge de 5 ans, cette femme est scolarisée dans un lycée musulman pour filles. Soumise à ses parents, à son clan et à sa religion jusqu’à l’âge de vingt-trois ans, elle profite d’un passage dans sa famille en Allemagne, pour s’enfuir et échapper à un mariage forcé.

 

Réfugiée aux Pays-Bas, elle adopte les valeurs libérales occidentales au point de devenir une jeune députée à La Haye et de s’affirmer athée. Pour avoir travaillé dans les services sociaux du royaume, elle connaît, de l’intérieur, les horreurs tolérées à l’encontre des femmes au nom du multiculturalisme.

 

Son combat contre l’emprise de l’islam a pris un tour tragique depuis le 2 novembre 2004, date de l’assassinat par un radical islamiste du cinéaste Theo Van Gogh, coauteur avec elle du film « Soumission ».

 

Obligée de fuir les Pays-Bas, Ayaan Hirsi Ali a trouvé asile aux USA. Elle soutient que l’islam est incompatible avec les principes de la démocratie.

 

Extraits traduits d’une interview de Ayaan Hirsi Ali dans le magazine Reason

Reason :Devrions-nous reconnaître que la religion a parfois déclenché des mouvements d’émancipation qui pourraient faire entrer l’islam dans la modernité ? Par exemple, l’esclavage aux Etats-Unis a été combattu par les catholiques. L’église polonaise a contribué à la défaite de Jaruzelski… Pensez-vous que l’islam pourrait être à l’origine de changements politiques et sociaux similaires ?

Hirsi Ali : Uniquement si l’islam est vaincu. Car actuellement, c’est le versant politique de l’islam, expansionniste et avide de pouvoir, qui a pris le dessus sur le soufisme et l’islam «pacifique».

Reason :Voulez-vous dire si l’islam radical est vaincu ?

Hirsi Ali : Non. L’islam tout court. Une fois qu’il sera vaincu, il pourra muter en quelque chose de pacifique. Il est extrêmement difficile de parler de paix actuellement. La paix ne les intéresse pas.

Reason :Voulez-vous dire qu’il faudrait écraser 1,5 milliards de musulmans ? Que voulez-vous dire quand vous dites qu’il faut «vaincre l’islam» ?

Hirsi Ali : Je pense que nous sommes en guerre contre l’islam. Et qu’il n’y a pas de demi-mesure dans la guerre. L’islam peut-être vaincu de différentes manières. Tout d’abord, il faut arrêter de répandre l’idéologie elle-même. Actuellement, il existe des occidentaux qui se convertissent à l’islam ; ce sont parfois les plus fanatiques. Il existe également une infiltration de l’islam dans les écoles et dans les universités. Il faut que cela soit stoppé. Il faut interdire que les symboles et les effigies [ndlr : drapeaux, croix etc…] soient brûlés. Il faut regarder les musulmans dans les yeux, bander ses muscles et dire : «Ceci est un avertissement. Nous n’acceptons plus cela». Il vient un moment où un ennemi doit tout simplement être écrasé.

 

Reason : Militairement ?

Hirsi Ali : De toutes les façons possibles. Et si vous ne le faites pas, il vous faudra vivre alors en vous apprêtant à être écrasé.

 

Reason : Allons-nous réellement vers quelque chose de si terrible ?

Hirsi Ali : Oui, je pense que c’est vers cela que nous allons. Parce que l’Occident est dans le déni de la réalité depuis longtemps. Il n’a pas répondu à certains signaux qui étaient moins forts et plus faciles à traiter. Il faut maintenant faire des choix. Voila le dilemme : l’Occident est une célébration de la vie, de la vie de tout le monde, même de celle de ses ennemis. Comment pouvez-vous être à la fois fidèle à cette philosophie et en même temps vous défendre contre un ennemi puissant qui cherche à vous détruire ?

 

Reason: George Bush, qui n’est pas la personne la plus conciliante que l’on connaisse, a déclaré à maintes occasions que nous ne sommes pas en guerre contre l’islam.

Hirsi Ali : Si l’homme le plus puissant de l’Occident déclare cela, alors, sans le vouloir, il laisse les islamistes radicaux penser qu’ils ont déjà gagné. Il n’existe pas d’islam modéré. Il existe des musulmans passifs, qui ne suivent pas toutes les règles de l’islam, mais il n’y a bien qu’un seul islam, défini comme la soumission à la volonté de Dieu. Et il n’y a rien de modéré en cela.

 

Reason: Et lorsque même un critique de l’islam aussi virulent que Daniel Pipes déclare : «L’islam radical est le problème, mais l’islam modéré est la solution », a-t’il tort ?

Hirsi Ali : Il a tort. Désolé. (…)

 

Reason :En Hollande, vous vouliez introduire un permis spécial pour les écoles islamiques.

Hirsi Ali : Je voulais que ces écoles disparaissent. Je voulais qu’elles soient fermées, mais mon parti a dit que cela ne serait pas voté. Les dirigeants m’ont dit en privé qu’ils étaient d’accord avec moi, mais que nous n’obtiendrions pas de majorité. Ça n’a pas abouti.

Reason : Votre proposition allait à l’encontre de la constitution hollandaise qui garantie la liberté d’enseignement des mouvements religieux. Vous battriez-vous de nouveau contre cela ?

Hirsi Ali : Absolument.

 

Reason: Et ici aux USA, vous militez pour l’interdiction…

Hirsi Ali : l’interdiction de toutes les écoles musulmanes. Fermez-les. Cela semble extrémiste, je sais. Il y a 10 ans, les choses étaient différentes, mais maintenant le génie jihadiste est sorti de la bouteille. J’ai dit la même chose en Grande-Bretagne et en Australie, et on me répond toujours : « la constitution ne l’autorise pas ». Mais d’où viennent ces constitutions ? Il n’existait aucune école musulmane quand ces constitutions ont été rédigées. Il n’y avait pas de jihadistes. Ils ne pouvaient même pas y penser.

Les constitutions occidentales ne sont pas infaillibles. Elles sont le produit de la raison et la raison nous enseigne que l’on ne progresse que quand on analyse la situation et que l’on agit en conséquence. Aujourd’hui, les circonstances sont différentes, la menace est différente. Les constitutions peuvent être adaptées. Et parfois elles le sont. La constitution américaine a été amendée plusieurs fois. Les constitutions ne sont pas comme le coran, non négociables, intangibles et figées.

Je suggère de fermer les écoles musulmanes. Vous me répondez «non, ça n’est pas possible». Le problème que je pointe du doigt devient de plus en plus massif. Vous me dites alors «OK, nous allons les décourager d’en ouvrir.» Et malgré cela, le problème continue de prendre de l’ampleur. Et dans quelques années, la situation sera si mauvaise que vous prendrez la décision que je préconisai. Mais trop tardivement (…)

 

Reason : Pensez-vous que les musulmans sont mieux intégrés aux USA qu’en Europe ?

Hirsi Ali : (…) Oui, j’ai l’impression que les musulmans sont beaucoup mieux intégrés ici qu’en Europe. Être assimilé ne veut pas dire que vous ne deviendrez pas jihadiste, mais la probabilité semble beaucoup moins forte qu’en Europe.

Tout d’abord, aux USA, il n’y pas réellement d’État providence. En Hollande, Mohammed Bouyeri avait tout le temps nécessaire pour préparer le meurtre de Theo Van Gogh. Aux États-Unis, les musulmans doivent trouver du travail. Ce qui pousse les gens à s’assimiler ici, c’est parce que c’est cela qu’on exige d’eux. Les gens ne sont pas chouchoutés par le gouvernement et les allocations.

Il existe une forte culpabilité aux États-Unis, mais elle est liée aux noirs américains et aux indiens, pas aux musulmans ou aux autres immigrés. L’américain moyen ne fait pas de différence entre les immigrés, qu’ils viennent de Chine, du Vietnam ou de pays musulmans.

La culpabilité en Europe est très différente. Elle se réfère au colonialisme, à l’apartheid en Afrique du Sud, à l’holocauste… La situation est beaucoup plus complexe, et les européens sont plus réticents quand il s’agit de dire «non» aux immigrés.

Les immigrés musulmans ne sont pas venus en Europe avec l’idée de s’assimiler : ils sont d’abord venus pour travailler, gagner de l’argent et repartir. Les générations suivantes sont venues non pas pour travailler mais pour profiter de l’État-providence et des allocations de toutes sortes. L’assimilation ne les préoccupe pas vraiment. (…)

 

Reason: le mot «tolérance» est probablement l’un des plus importants pour définir la façon dont les Hollandais se voient eux-mêmes. Cela fait qu’il est très facile quand l’on est critiqué de se dire victime d’intolérance, et de là, discriminé, ou victime d’islamophobie, ou de racisme…

Hirsi Ali : Il faut revenir au sens premier du mot « tolérance». Il signifiait que l’on pouvait être en désaccord, mais sans recourir à la violence. Cela impliquait une réflexion critique sur soi, cela ne voulait pas dire tolérer l’intolérance. Cela signifiait aussi un haut degré de liberté individuelle.

Puis les musulmans sont arrivés. Et ils n’avaient pas grandi avec cette compréhension de la tolérance. Très vite, la tolérance s’est retrouvé redéfinie par le «multi-culturalisme» et l’idée que toutes les cultures et toutes les religions sont égales.

Cela a créé de grandes attentes parmi les musulmans. On leur a dit qu’ils pouvaient conserver leur propre culture, leur religion etc… Et le vocabulaire s’est rapidement transformé et désormais, si vous critiquez une personne de couleur, vous êtes raciste, et si vous critiquez l’islam, vous êtes islamophobe.

 

Reason : Le corollaire du mot «tolérance» est probablement «respect». Le supposé manque de respect est devenu un abcès de fixation entre l’islam et l’Occident. (…) Pensez-vous que c’est cela que les musulmans veulent réellement, du respect ?

Hirsi Ali : Cela n’a rien à voir avec le respect. Cela a à voir avec le pouvoir. L’islam est une idéologie politique. Mais je pense qu’en réalité, le problème n’est pas l’islam. C’est l’Occident le problème. L’Occident est persuadé que son système est invincible, que tout le monde se modernisera de toute façon, que ce que l’on voit dans les pays musulmans est une demande de respect. Ou que c’est à cause de la pauvreté, ou de la colonisation, ou que sais-je encore…

Cette idée occidentale qui veut que si nous les « respectons », ils nous respecterons, que si nous sommes conciliants ou accommodants, le problème disparaîtra, est un leurre.

Le problème [de l’islam] ne disparaitra pas. Affrontez-le, où il deviendra de plus en plus massif.

 

Sources : http://www.reason.com/news/show/122457.html

 

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