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28/03/2014

Au bistro de la toile : du pognon ! Du pognon ! En avoir ou pas...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Et y va où ? Et y va où ? Et y va où le Normalou.

Lalalalala la la.

Lalalalala la la.

 

- A gauche ? A droite ? S'il le savait, ça nous éclairerait un peu. N'oublions pas, Loulle, qu'on n'a pas majoritairement voté POUR Hollande, mais bien CONTRE Sarko. Résultat : alors qu'on attendait un Mendès-France, on a eu un clone du petit père Queuille... Un Corrézien encore, célèbre pour sa tiédeur et son indécision.

 

- Ouais Victor, mais qu'est-ce qu'il peut faire ? Un : il n'y a pas de pognon ; deux : nos gouvernants, quels qu'ils soient, sont ficelés par cette Europe ultralibérale.

 

- C'est pourquoi il faut renverser la table en Europe et se faire entendre et respecter. Bien des pays qui en ont plus que marre des diktats de Bismerkel et de la BCE nous emboîteraient le pas.

Du pognon ? Il y en a à foison. D'abord l'intérêt de la dette : 45 milliards par an. Dette, rappelons-le, augmentée de 650 milliards par le seul quinquennat de Sarko. Ensuite l'évasion fiscale : au moins 80 milliards par an.

La dette : ce qu'il aurait dû faire François, sitôt au pouvoir, c'est ordonner un audit de cette dette (savoir à qui elle appartient et ce qu'elle recouvre) puis imposer un moratoire : on ne paie plus – temporairement ou définitivement - cette dette. On récupère ainsi 45 milliards par an. Énorme. Deux méthodes ensuite pour sortir du moratoire.

Méthode douce : un emprunt obligatoire, comme en temps de guerre, pour que les Français rachètent les 60% de cette dette détenue par les étrangers. On rétribue cet emprunt citoyen au taux du livret A. Sur mille milliards, à la louche, ça ferait 12,5 milliards d'intérêt. Mais du pognon qui resterait dans le pays et qui, donc, alimenterait une reprise de la consommation au lieu d'engraisser les retraités du Texas et du Wisconsin.

Méthode dure : on ne paie pas et on le fait savoir. Résultat, un tollé général de toute la mafia financière mondiale qui se débarrasserait à prix bradés de ses titres français...que l'on rachèterait en douce, se libérant ainsi - en baisant le « marché » avec ses propres lois - de ce boulet de la dette (mise en place, ne l'oublions pas, par un employé de Rothchild, Pompidou et son sbire Giscard,au profit des seules banques).

 

- ...taing ! Les portes de Bercy te sont ouvertes, Victor !

 

- Ne dis pas de konnerie Loulle, c'est du simple bon sens, et sers-nous un canon. Tu récupères ainsi, au bas mot, 30 milliards de bel et bon pognon.

 

- Et t'en fais quoi ?

 
 

- Tu renforces la compétitivité des entreprises, tu rends la France hyper attractive pour les capitaux étrangers ET tu relances la consommation.

 

- Tout ça ? Comme ça ? En claquant des doigts.

 

- Presque Loulle. L'impôt des bénéfices sur les sociétés, en France, est de 33%. Il rapporte, grosso modo, 40 milliards. Tu le ramènes à 17%, ce qui te coûte 20 milliards. Beaucoup moins, note, que les 30 milliards donnés sans contreparties aux patrons avec le fumeux « pacte de responsabilités ». Mais, mieux que ça : tu le ramènes à 5% sur la partie des bénéfices qui est réinvestie dans l'entreprise, et tu le montes à 20% sur la partie distribuée en dividendes. Relance de l'investissement, meilleure compétitivité de nos entreprises qui vendent à l'étranger et peuvent embaucher, attractions d'entreprises étrangères attirées comme les mouches par la merde quand il y a à bouffer. L'exemple de l'Irlande en est la preuve.

Il te reste encore 10 à 12 milliards que tu consacres à augmenter  les salaires et baisser les impôts des plus défavorisés, relançant d'autant la consommation.

Et il y a encore les dizaines de milliards à récupérer sur les tricheurs de l'évasion fiscale. Ils ont les listes détaillées de ces voyous. Il ne reste plus qu'à les traquer sans pitié, jusque dans les chiottes du Luxembourg, de la City de Londres, de Belgique, de Suisse, du Vatican et des diverses îles dorées.

 

- Et tu crois que François va faire un truc comme ça ?

 

- Non. Il faudrait pour ça qu'il soit authentiquement de gauche et qu'il ait les aliboffis bien pendus, ce qui n'est pas le cas. Alors, le quinquennat étant foutu pour la gauche, qu'il assume jusqu'au bout et sans vergogne sa logique social-démocrate maintenant revendiquée : mettre DSK à Bercy et Pascal Lamy au commerce extérieur. Pourris pour pourris, ils connaissent au moins les rouages de l'ultralibéralisme...

Quant à la gauche, la vraie, il serait temps qu'elle cesse de sodomiser les diptères, qu'elle s'unisse et élabore un programme ambitieux pour proposer une alternative à laquelle on puisse croire.

 

- A la nôtre !

 

Octidi 8 germinal 222

Merci à Chimulus

 

26/03/2014

Ennuis de Chine...

Made in China caricature.jpg

 

Même si les municipales

Nous laissent particulièrement pales

Mieux vaut rigoler même si on râle

Pour ne pas se tirer une balle.

Alors montrons-nous amical

Avec ce pays colossal

Dont le président fait escale

A Lyon, ville fluviale

Internationale

 

 

Tchin, Chine

Mais faut pas parler de la Chine

Qui assassine

Sa fleur enfantine

Avec du lait à la mélanine

Pour la rapine

Chafouine

Des mafias mandarines.

 

 

Faut pas parler du péril jaune,

De toutes ces conneries en « one »

Comme magnétophone,

Dictaphone, radio téléphone

Et autres machines très connes

Fabriquées par des esclaves jaunes

Et qui arrivent à la tonne

Dans les ports de l'hexagone

Quand ferment les usines bretonnes

Provençales ou bourguignonnes.

 

 

Pour ne pas être des michetons

Faut-il que nous boycottions

Tous les produits bidons

Qui nous cassent les roustons

Qui empoisonnent nos mistons

Au risque d'en faire des avortons

Pour engraisser les macs de Canton

Qui se vautrent dans leurs biftons

En s'empiffrant de gueuletons

Dans leur hautes tours de béton.

 

 

Oh! Victor, toi qui frappes de taille et d'estoc

Sur les Ricains, sur les Chinetoques

Tes fringues ne sont-elles pas chinetoques?

L'ordi où tu tapes n'est-il pas chinetoque?

Alors arrête de nous balancer ton stock

De rimes en toc

Et ouvre plutôt une bouteille de Haut Médoc.

Et toc!

 

 

 

Sextidi 6 germinal 222

 

Illustration X – Droits réservés

25/03/2014

Quand la « communauté internationale » agite ses petits bras.

Menaces contre la Russie par Paresh.jpg

 

Ah ! Ça va barder. Non mais… Ce matin, je viens d’entendre sur France inter  l’ambassadeur du Rosbifland serrer ses petits poings et menacer la Russie qui « annexe par la force un territoire, chose qui ne s’était plus vu depuis soixante ans ». Ben voyons. Et le Kosovo, terre serbe arrachée à la Serbie part les bombardements de l’Otan, c’est quoi ? D’ailleurs il en tremble de Cosaque. Pareil pour François qui veut envoyer quatre avions dans les Pays baltes ? Ah mais ! Il fait dans son froc le tsarovitch.

Eh ! Oh ! la « Communauté internationale » ne va pas baisser les bras devant l’insupportable « invasion » de la Crimée par les armées russes. Ben voyons. C’est qui au fait la « Communauté internationale » dont on nous rebat les oreilles ? Sur les 7 milliards et demi de terriens il y a : les Zéropéens et leurs maitres les Zétazuniens, plus les satellites anglo-saxons genre Australie, Canada, plus peut-être le Japon. Allez, à la louche, ça fait autour d’un petit milliard de pèlerins. C’est pas lerche même si ça compte.

Mais quid des 1,5 milliards de Chinois ? Leur gouvernement s’est abstenu de condamner la Russie. Tu parles Charles : ils ont en vu la récupération de Formose/Taïwan…

Quid de l’Inde et de ses 1,3 milliards d’habitants ? Ils sont, depuis toujours, des alliés précieux des Russes.

Quid des états de l’Amérique du sud ? Ils rigolent de voir patauger les USA et l’UE dans la gadoue de leur hypocrisie ET de leur impuissance.

Quid de l’Indonésie et de ses presque 300 millions d’habitants ? Elle marque beaucoup de retenue, ce qui, en terme diplomatique veut dire qu’elle s’en fout complètement.

Quid encore de l’Iran, de l’Afrique du sud, des pays asiatiques, des pays arabo-musulmans ? Eux aussi s’en foutent complètement quand ils ne sont pas franchement du côté des Russes.

Alors les gesticulations de la « Communauté internationale » qui défend le « droit international » version yankee, c’est complètement bidon. La Russie est dans son droit en récupérant un territoire qui est sien. Point-barre. Et les rodomontades qui ressemblent à des pleurnicheries ne font qu’illustrer l’impuissance de nations qui ont mis le dieu fric bien au-dessus de leur honneur. Eh ! Oh ! Les boutiques de luxe de la place Vendôme ou des Champzés, comme les stations de ski les plus chicos des Alpes ou les marchands de béton bling-bling de la Côte d’azur auraient beaucoup à perdre en se privant de la clientèle très dépensière des bourrés de thunes russes ! Pire encore, sous la pression des Zétazuniens, devrions-nous jeter au chômage des milliers d’ouvriers spécialistes construisant les superbes frégates militaires en construction aux chantiers de l’atlantique à Saint-Nazaire ?

Seulement voilà, Sarko nous a remis sous la coupe de l’Otan, cette machine de guerre au service des seuls intérêts étazuniens, et François n’a pas eu le cran de nous en sortir…

 

Quintidi 5 germinal 222

 

Illustration : merci à Paresh

 

24/03/2014

Au bistro de la toile : abstention, piège à kons.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- ...taing ! Victor, pour une estrigoussée, c'est une estrigoussée !

 

- Ouais ! C'est une dérouillée monumentale pour ce qu'il faut bien appeler la droite républicaine et une victoire lourde de dangers pour les droites extrêmes...

 

- Eh ! Oh ! Victor, t'as attaqué au Tavel de bon matin ou quoi ? La dérouillée, c'est le parti socialiste qui se la prend, non !

 

- C'est bien ce que je dis, mastroquet de mon cœur. Parce le parti socialiste, qui n'a plus de socialiste que le nom, représente un parti social-démocrate de centre droit. L'UMP rejoint le FN dans les marécages fétides des droites extrêmes. Quant à la gauche, il ne lui reste plus que la nostalgie. Les électeurs qui ont cru à l'enthousiasmant discours du Bourget de François sont cocus et ne se sont pas déplacés. Ce en quoi, malgré leurs désillusions – je sais de quoi je parle – ils se sont comportés comme des enfants gâtés irresponsables qui boudent.

 

- Bref, comme des kons.

 

- Exactement. Le plus désolant c'est que ce sont les jeunes qui s'abstiennent, laissant ainsi aux vieux les décisions qui les engageront eux, les jeunes. Ce premier tour débouche sur un redoutable constat : la démocratie telle qu’on la vit ne fait plus recette. Le triomphe que j'espère temporaire du F.haine ouvre la porte à toutes les dérives autoritaires.

 Pourquoi ? Parce que LES politiques qui représentent LA politique ne répondent plus à l’attente de la population qui les perçoit comme une coterie plus parasitaire qu’efficace, plus magouilleuse qu’honnête, plus inféodée aux puissances économiques que soucieuse du bien-être du peuple. Ceci se traduit par le « Tous pareils, tous pourris » et le « je ne vais pas voter pour ces kons ».

Seulement voilà : en refusant de mettre les pognes dans le cambouis, en se retirant dans une abstention méprisante, les jeunes se tirent une balle dans le pied.

 

- Pourquoi ?

 

- Parce qu’en ne participant pas à la vie démocratique de la nation, ils laissent les décisions qui vont régir LEUR vie future aux mains de gens qui, eux, ont déjà leur vie derrière eux ! En d’autres termes, en ne votant pas, les jeunes laissent les vieux dessiner leur cadre de vie. Ils laissent décider ce que sera leur vie future par des gens qui…seront morts lorsque leurs décisions prendront effet !

Changer cette approche implique de changer les femmes et les hommes qui font, qui sont la politique actuelle qui ne satisfait plus personne.

Une seule manière pour renouveler ces gens et donc ce qu’ils font : éradiquer le mandarinat, éliminer les politiciens « professionnels » en imposant le principe du « Un mandat, Une mandature ». Allez, allons s'il le faut à deux mandatures, mais pas plus. La démocratie est malade, presque en phase terminale. Quand on voit que des gens véreux comme Balkany, Copé sont réélus depuis des décennies, c'est à désespérer de cette démocratie usée, pourrie, corrompue. Résultat : le « tous pourri » amène le vote F.haine

Comme évidemment les gens en place, quel que soit leur bord, freinent des quatre fers contre la seule VRAI réforme qui s’impose, ce n’est que l’arrivée massive de jeunes sur l’échiquier politique qui peut imposer cette renaissance de la démocratie. Les Italiens, eux, ont mis au pouvoir un premier ministre de 39 ans.

Il faut se bouger le cul, il faut aller voter dimanche prochain. Abstention : piège à cons !

 

Quartidi 4 germinal 222

Merci à Chimulus

 

23/03/2014

Gastronomie de printemps : l'alose d'Avignon comme ma mère.

alose.jpg

 

- Regarde bien, petit, cette superbe alose

Les anciens l'appelaient “la princesso dou Rose”

Éclair de vif argent, longue, fine et puissante

Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.

Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite

Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette ?

Respecte-la, petit, et débouche le vin

Car manger de l'amour est un plaisir divin.

C'est un poisson magique, délicieux à manger

En bonne compagnie. Et subtil à pêcher !

Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,

Point encore castré par digues et barrages,

Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,

Crainte des riverains et bonheur des poètes,

Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses

Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.

C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin

Arrimés à la rive par quatre gros filins.

Deux paniers grillagés, avec le courant, tournent.

Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne

Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses

Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.

Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,

Cueillies par les paniers montant vers la lumière.

Enlevée dans les airs, l'alose se tortille

Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.

Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque

Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.

Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,

Achève le poisson d'un coup de barre preste,

Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,

Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche !

Cette façon subtile, je crois unique en France

N'a pu être inventée que chez nous, en Provence !

Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,

Jouant flûte et violon au bord de la lagune

Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance

De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...

Les belles ménagères avaient leur opinion:

"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."

En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,

Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,

Mais dans le Rhône vif courant sur les galets

Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais

Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:

Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.

    Et comment tu la cuis, ton alose, Victor ?

    Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord !

Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux

Ou de Côtes-du-rhône, et je te dirais tout.

L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.

Tu réserves les œufs dans un torchon humide,

Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux

Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.

Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,

Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.

Tu auras pris chez un compère jardinier

Une brassée d'oseille, des épinards triés.

Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:

Elles vont te servir en accompagnement.

Tu prends une cocotte, mais une vraie, en fonte!

Des cocotte-minute n'accepte pas la honte.

Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive

C’est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.

Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,

Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.

Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards

Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.

Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,

Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.

De ton huile d'olive, une bonne giclée

Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.

Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,

Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.

Un autre lit d'oseille, encore un de poisson

Chaque fois sel et poivre et de l’huile, un soupçon.

Lorsque tout est placé, bien délicatement,

Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.

N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement

Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.

On atteint maintenant un moment crucial,

Pour réussir ton plat, voilà le principal:

Tu arroses le tout de trois verres de gnole.

Des verres de soiffards, pas des verres symboles.

Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,

Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.

Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement

Avec la mie de pain mouillée légèrement.

Arrive maintenant le temps de la cuisson,

Sa longueur fondra les arêtes du poisson.

C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre

Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.

Cuis-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille.

Le tout sera confit. Une alchimie subtile

Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.

Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête !

C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.

Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,

Après tout le plaisir qu'elle te donne à table

Elle fera de toi un gaillard redoutable !

Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:

Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - trois oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, - poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d’"aigarden" (eau-de-vie).

 

Les vins conseillés: 

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfaitement de vins blancs ayant du caractère: Côtes-du-rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Chateauneuf-du-Pape.

Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.

Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maximin, Bellet.

Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-rhône d'Estézargues, Côteaux-d'Avignon, Chusclan, Rochegude, Saint-Mau­rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Côteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Côteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-les-Pins.

 

Tridi 3 germinal 222

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

****************

Avant ou après le gueuleton dominical

ALLEZ VOTER !

 

21/03/2014

Notre bulletin, c’est notre arme. VOTONS !

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"Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle". De Gaulle

 

Pour être « de droite » radicalement, il suffit de se laisser aller. C'est une pente. C’est la facilité. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite, etc.

 

Être « de gauche » et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Ça demande de penser son propre désir et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. C’est un effort de tous les jours.

 

Être de gauche, ou d'une droite antifasciste et respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain. C’est surtout être moins kon. C’est penser les phénomènes dans leur histoire et n’approuver que les décisions politiques qui, à terme, ne rendent impossibles ni le progrès des libertés ni l’amélioration du « vivre ensemble ». Tout le contraire du lepénisme, du sarkozisme et de ses avatars…

 

Les Français on la mémoire courte dit-on, mais ils de devraient pas oublier quel est le camp qui a augmenté en cinq ans la dette de 600 milliards, qui leur a fait perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, qui a tout fait pendant cinq ans pour détruire leur système de protection sociale, démolir leur système de retraite, diminuer les impôts des plus riches et augmenter ceux des plus pauvres, redistribuer leur argent (celui de l’Etat) aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribuent à leurs actionnaires, démanteler les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empressent d’augmenter les prix de tous les services, etc.

 

Ceux qui sont actuellement en charge du pays, malgré leurs défauts, leurs hésitations, voire parfois leur trahison ont la tache énorme de relever le champ de ruine de la France de Sarko. C’est celle des égoïstes, repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances au ski en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision avant de planquer leur fric en Suisse, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

 

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

 

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

 

La tentation de l’abstention est grande, mais c’est un piège à kons : chaque bulletin manquant profite à ceux qui se seront déplacés. Et ça risque d’être les fachos au front de bœuf de la Marine.

 

Le bulletin de vote est notre seule arme. Mais elle est PUISSANTE. Utilisons-le.

 

 Décadi 30 ventôse 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

20/03/2014

Au bistro de la toile : « Pit, pit ! Bistro ! » A boire ! Vite !

chimulus bistro copie.jpg

 

- …taing ! Il doit serrer les miches le Poutine ! Les Zoxi-dentaux sortent la grosse artillerie : on va « geler » le pognon de quelques crapules qui se sont gavés sur les ruines de l’URSS et que l’on a rebaptisé « oligarques », ça fait plus présentables. Les banksters de la City de Londres doivent faire la grimace… On va aller plus loin encore – j’en tremble ! – on va peut-être leur refuser des visas. Les ruffians de l’immobilier de la Côte d’azur, les hôteliers de Courchevel et les putes des Champzés doivent faire trois litres d’huiles au noyau à force de serrer les miches !

 

- Les Zoxi-dentaux gesticulent mais c’est tout Loulle. Parce qu’ils savent très bien que la Crimée est russe depuis des siècles. Sa gestion administrative été concédée à l’Ukraine par Kroutchev à une époque où ça n’avait pas plus d’importance qu’un transfert pour facilités administratives d’une petit territoire entre Provence-Alpes-Côte-d’azur et Rhône-Alpes.

 

- Enfin, tout de même Victor, l’ONU s’efforce d’organiser la paix dans le monde sur le principe intangible du respect des frontières. 

- Elle est basée aussi sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et ces principes sont souvent antagonistes. Le Kosovo en est un exemple flagrant. Ce territoire jouissait d’un statut d’autonomie au sein de la Serbie. Mais sa population, à la suite d’une invasion insidieuse par des Albanais au cours de l’histoire, est devenue majoritairement albanaise. On connait le bordel que ça a suscité, guerre, bombardements de l’Otan, déplacements de population puis…création d’un Etat nouveau sur la base du droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc en amputant un pays souverain d’une partie de son territoire, la Serbie, bafouant allègrement d’intangibilité des frontières. Résultat pas brillant, le Kosovo est un pays mafieux s’il en est, trafiquant les armes, les êtres humains et la drogue.  En Crimée, c’est pareil : la population demande son rattachement à la Russie (droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc modification des frontières). Les Zoxi-dentaux gesticuleront un peu mais pas trop : l’Allemagne, la Pologne, les pays du nord ont un besoin vital du gaz russe, et la France est trop heureuse de quelques juteux contrats d’armement avec la Russie. Quant à l’Otan, c’est un tigre de papier qui ne fera rien. Il perd toutes les guerres où il met son sale groin : Irak, Afghanistan en sont des illustrations parlantes ! Fort avec les faibles, faibles avec les forts. Les Russes leur ont clairement fait savoir que leur pays était le seul « capable de réduire les Etats-Unis en poussières radioactives ! » Car n’oublions pas que derrière tout ça, et surtout la « révolution » de Maidan, à Kiev, il y a les agissements des Zétazunis qui ont balancés cinq milliards de dollars depuis des années pour susciter des troubles, former des milices armées et soutenir en sous-main des politicards corrompus mais à leur solde, comme Timotchenko, corrompue jusqu’au bout du dernier cheveu de sa perruque de fausse blondasse. Résultat : les groupes neo-nazis tiennent le haut du pavé.

- Ouais mais, si les Ruskoffs envahissent militairement l’est de l’Ukraine…

- Ils ne sont si kons que ça. Il leur suffira de négocier avec les Zoxi-dentaux un partage d’influence par la création d’une fédération de l’Ukraine. N’oublions pas que les Zoxi-dentaux ont largement humiliés les Russes. Ils avaient promis à Gorbatchev de ne pas élargir l’Otan, ce qui a été un mensonge (voir Pologne et anciens pays de l’Europe de l’est). Quant aux Zéro-péens, particulièrement l’Allemagne, la Pologne, la Suède, ils ont fait à l’Ukraine des promesses tout à fait inconséquentes en leur faisant miroiter une adhésion à l’Union Européenne irréaliste. L’ensemble agit comme un chiffon rouge sur Poutine.

- Bon. Buvons un coup. Au fait tu sais que « bistro », ça vient du temps où les Russes occupaient Paris, suite à la branlée prise par ce grand kon de Napo-le-petit en 1870. Les Ruskoffs, solides buveurs s’il en est, réclamaient impérativement à boire et VITE ! Or « vite », en russe, ça se dit « bistro » !

Nonidi 29 ventôse 222 

Merci à Chimulus

18/03/2014

« Profiter de la crise » : nous faire les poches pour engraisser les escrocs

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Les banksters et autres escrocs du « milieu » de la finance n'ont décidément aucune vergogne. A l'occasion du 4ème cycle des négociations TAFTA, qui se sont déroulés dans la plus grande opacité à Bruxelles du 10 au 14 mars lien un article paru dans Corporate Europe Observatory éclaire les prétentions effrayantes des banksters. Le titre du rapport est évocateur : « Profiting from crisis » Profiter de la crise.

 

Je vous livre in extenso le communiqué de presse en question :

 

Amsterdam/Bruxelles, 10 Mars 2014 – Un nouveau rapport publié aujourd'hui par le Transnational Institute (TNI) et le Corporate Europe Observatory (CEO) révèle que des investisseurs spéculatifs réclament plus d'1,7 milliard d'euros de compensations financières à la Grèce, l'Espagne et Chypre devant des tribunaux d'arbitrage privés internationaux pour des mesures prises par ces pays en réponse aux crises économiques.

Le rapport « Profiter de la crise – Comment des entreprises et des avocats s'enrichissent aux dépens des pays européens en crise » décrit la vague croissante de poursuites juridiques lancées par des entreprises contre des économies européennes en difficulté, et comment celles-ci pourraient contraindre les contribuables européens à renflouer de nouveau des spéculateurs à coups de millions d'euros d'argent public. Selon le rapport, ces poursuites constituent une mise en garde salutaire contre les coûts potentiellement élevés de l'accord de commerce proposé entre les USA et l'UE, dont la quatrième session de négociations démarre aujourd'hui à Bruxelles.

Pia Eberhardt, responsable des campagnes 'Commerce' au Corporate Europe Observatory et co-auteure du rapport, explique : « Des investisseurs spéculatifs utilisent déjà les accords d'investissement pour faire main basse sur les trésoreries exsangues des pays européens en crise. Il serait politiquement insensé de donner à des entreprises multinationales les mêmes droits excessifs à travers un accord UE-USA qui se veut encore plus ambitieux ».

« Profiter de la crise » examine un certain nombre de poursuites lancées par des investisseurs contre l'Espagne, la Grèce et Chypre à la suite de la crise économique européenne. Dans la plupart des cas, ces investisseurs n'avaient pas investi à long terme mais avaient au contraire investi après l'irruption de la crise; ils étaient par conséquent parfaitement conscients des risques. Le rapport explique comment ils ont utilisé les accords d'investissement comme portes de sortie légales pour extraire des bénéfices de ces pays en crise lorsque leur pari initial avait échoué.

Par exemple, en Grèce, une banque slovaque (la Poštová Bank) a acheté de la dette grecque après que la valeur de ces titres se soit déjà effondrée, s'est vue ensuite offrir un dispositif de restructuration de dette très généreux mais a cependant cherché à obtenir encore plus en attaquant la Grèce via le traité bilatéral d'investissement liant la Slovaquie à ce pays.

D'après Cecilia Olivet, co-auteure du rapport pour le Transnational Institute, « dans une période où les citoyens ordinaires de toute l'Europe se voient dépouiller de nombreux droits sociaux de base, il est pervers que l'UE soutienne un régime international d'investissement qui octroie une protection VIP à des investisseurs étrangers dont les pratiques sont avant tout spéculatives. Il est temps de rejeter le système judiciaire privatisé qui soutient de tels vautours et sape des réglementations d'intérêt général essentielles. »

« Profiter de la crise » montre également comment ces investisseurs spéculatifs sont soutenus par des cabinets d'avocats internationaux qui encouragent activement les poursuites investisseur-État. Qu'ils attaquent ou défendent les États, ces cabinets perçoivent de très substantiels honoraires lors de telles procédures. La société Herbert Smith Freehills, basée au Royaume-Uni et chargée de représenter l'Espagne dans au moins deux cas, a pu par exemple facturer près de 1,6 millions d'euros pour ces cas.

La controverse grandissante autour des discussions commerciales entre l'UE et les USA a forcé la Commission européenne à temporairement interrompre les négociations du chapitre relatif aux droits des investisseurs dans l'accord proposé, et à annoncer une consultation publique sur le sujet qui doit commencer ce mois-ci. Mais la Commission a déjà indiqué qu'elle ne souhaite pas renoncer à ces droits contestés, plutôt les encadrer.

Pia Eberhardt commente : « Le système d'arbitrage Investisseur-État ne peut être réformé. Les cabinets d'avocats d'affaires concernés et les multinationales qui ont recours à leurs services trouveront toujours une façon d'attaquer des pays pour des actions qui menacent leurs profits – même s'il s'agit d'une législation indispensable pour sortir d'une crise financière. Ces super-droits octroyés aux entreprises doivent être abolis ».

 

 

Voilà des infos que vous ne trouverez pas dans les canards-laquais ! On voit qu'il est indispensable de se mobiliser contre ces accords scélérats. Il faut exiger que nos gouvernements remettent en cause les accords d'investissements existants et que les différents investisseurs-États soient exclus des négociations TAFTA. 75 000 entreprises enregistrées de part et d’autre de l’atlantique, avec des filiales à la fois dans l’Union européenne et aux États-Unis, qui pourraient lancer des poursuites sur la base d’un tel accord transatlantique ! L’exemple des spéculateurs qui tentent de tirer parti de la crise européenne, évoqué dans ce rapport, est un avertissement salutaire : les droits dont bénéficient les investisseurs devraient être revus et passer après les droits des populations.

 

Septidi 27 ventôse 222

 

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12/03/2014

Commission européenne : une konnerie qui grimpe, qui grimpe...

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Putaing, le ramdam ! Depuis ce matin, les auditeurs de Radio-Vaucluse hurlent, trépignent, s'encagnent contre la konnerie de l'Europe qui a chié une « directive », transformée en décret par la France. Ce décret « interdit aux jeunes de moins de 18 ans de travailler en hauteur à plus de 90 cm ». Autrement dit monter sur un petit escabeau est « dangereux » pour nos jeunes, à l'âge où on grimpe aux arbres comme un singe, où on fait du skate, où on roule en mobs sur une roue, où on traverse les ponts sur la rambarde, où on grimpe aux gouttières, etc. J'en sais quelque chose !

 

Donc les jeunes de moins de 18 ans ne pourront plus s'embaucher comme saisonnier, l'été, pour ramasser les pommes, les cerises, les poires pour se payer leur permis de conduire ou leur première mob. Eh ! Mesdames et Messieurs des « commissaires européens », est-ce que les jeunes ont encore le droit de grimper à l'échelle lorsqu'ils ont des lits superposés dans leur chambre ? La konnerie humaine est la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini... Et la konnerie de nos « commissaires européens » atteint des dimensions galactiques.

 

Bien sûr, parmi les agriculteurs vauclusiens – et d'ailleurs aussi je suppose – qui s'étranglent de ne plus pouvoir embaucher ces jeunes l'été, il y en a qui trouvaient dans cette main d’œuvre facile, docile, largement sous-payées, une source juteuse de profit. Là, ils seront obligés de payer des hommes au tarif syndical ! Mais, ça, c'est du non-dit.

 

Pendant ce temps, cette même Europe, en loucedé, à la sournoise, négocie – depuis le 10 et jusqu'au 14 de ce mois – le quatrième cycle de négociations dans le cadre du « grand marché transatlantique E.U./U.S.A. ». Comme l'explique ATTAC  il ne s'agit pas d'accords de commerce ordinaires. Il n'est pas seulement question de baisser les barrières douanières qui subsisteraient encore, ni d'harmoniser les normes techniques : il s'agit de mettre un terme qui se veut définitif aux normes internes qui gênent les entreprises transnationales. Moratoire sur les OGM, sur l'exploitation des huiles et gaz de schistes, normes environnementales, services publics accessibles, protections sociales, données informatiques personnelles : voilà ce qui, entre autres, est visé.

 

Ces accords commerciaux internationaux négociés en secret veulent la mise en place de mécanismes qui rendront inopérants tous choix publics qui pourraient, de près ou de loin, aboutir à une réduction des bénéfices escomptés des entreprises. Avec le mécanisme dit « investisseurs-État », une entreprise pourra remettre en cause une réglementation devant un organe d'arbitrage privé et faire condamner les États et les collectivités locales à de lourdes amendes. Avec le mécanisme de « coopération réglementaire », tout gouvernement qui voudra, dans l'avenir, revenir sur une décision antérieure de libéralisation ou prendre une mesure de protection des populations ne pourra pas le faire s'il rentre en contradiction avec l'accord, et donc avec les intérêts d'entreprises privées.

 

Quel mandat la Commission européenne a obtenu pour faire cela ? Quel mandat le gouvernement détient-il pour faire cela ? Les lobbies d'affaires font la loi dans l'Union européenne autant qu'aux Etats-Unis ils décident de l'agenda politique. Et les institutions, européennes ou gouvernementales, s'en font leurs serviteurs zélés voire corrompus.

 

Ce mécanisme, s'il est adopté, remet en cause la souveraineté de l’État qui garantit l'effectivité des lois et l'égalité de tous devant la loi ! Pas moins que ça. Il nie la souveraineté de l’État et privatise la Justice en mettant le Droit sous le pouvoir du saint Pognon. Ainsi, une entreprise multinationale, avec son fric, pourra contraindre un peuple à faire le contraire de ce qu'il veut ! Pourtant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est un des principes essentiels de la Charte universelle des Droits de l'Homme. Et tant les États de l'Europe que les USA ont ratifié cette Charte, que je sache ! Que vaut leur parole ?

 

Les peuples européens comme étazuniens, ainsi floués par leurs gouvernements à travers ces accords scélérats, se laisseront-ils baiser sans rien dire ?

 

On peut le craindre lorsque l'on voit et entend la vie politique française et les canards-laquais se vautrer dans des péripéties graveleuses mais secondaires des sarkonneries redondantes.

 

 

Primidi 21 ventôse 222

 

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10/03/2014

Au bistro de la toile : semaine « cruciale » !

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- Alors Victor, on attaque parait-il une semaine « cruciale ». Pour la sarkozie, véritable perversion de nos institutions, pour la Crimée, haut lieu de la gesticulation internationale, pour les bonnets rouges bretons, caricatures d'une « révolution » de pissotière...

 

- Tu l'as dit Loulle. La sarkozie s'agite comme un bourricot auquel on a mis un piment dans le cul ! Espionné par son Raspoutine de consommation courante le phare de la galaxie ! Ecouté légalement par la Justice avec son bavard préféré, alors qu'eux-mêmes communiquent entre eux avec des portables ouverts sous des faux noms, comme font tous les voyous, maquereaux et autres trafiquants. Mouillé jusqu'au cou dans d'innombrables histoires vaseuses de financements de campagne et autres joyeusetés...

 

- Avec les casseroles qu'il se trimbale, leur « duche » devraient pouvoir se recycler en ouvrant une quincaillerie !

 

- Pour la Crimée Loulle, on a affaire a un match entre des joueurs de belote et un joueur d'échec. La Crimée est et restera sous domination russe et c'est normal. Pour des questions historiques et affectives : les Russes ont laissé un million de mort – 1 million, Loulle ! - pour garder Sébastopol lors de la dernière guerre mondiale. Ce n'est pas pour refiler le bébé à l'Ukraine « libérée » par des nostalgiques du nazisme, et sous forte influence allemande. Khrouchtchev avait attribué l'administration de la Crimée à l'Ukraine à une époque où les frontières entre républiques soviétiques n'étaient rien de plus que les limites administratives de nos départements. La population de Crimée est majoritairement russe et le référendum prochain entérinera un état de fait. Pas question pour les Ruskoffs de se voir couper l'accès à la Mer Noire donc à la Méditerranée et aux mers du monde. Encore moins question de voir l'Otan, coalition nuisible au service des seuls Zuessa, mettre leur groin en Crimée.

 

- Ouais mais les Zétazuniens comme les Zéropéens proclament qu'ils ne reconnaîtront pas le résultat de ce référendum.

 

- Bof. Gesticulations, paroles, paroles. Ils ne feront rien. Leurs menaces économiques, Poutine s'en tamponne joyeusement le fignedé : presque la moitié de l'énergie (gaz et pétrole) dont a besoin l'Europe vient de Russie ! Alors qui serait le plus puni ? De plus, les Allemands ont trop d'intérêts dans leur commerce avec les Ruskoffs : ils leur vendent leurs grosses bagnoles, leurs machines outils. Quant à nous, on leur fourgue des armes (deux frégates énormes en construction à Saint-Nazaire) et l'essentiel de nos produits de luxe. Alors les velléités guerrières des Ukrainiens, tè ! Fume... Et n'oublions pas que toute cette histoire est pilotée à la sournoise par les officines troubles étazuniennes qui voudraient bien mettre la main sur les gisements de gaz de l'est de l'Ukraine et sur le réseau de distribution mis en place par les Russes.

 

- Mouais... Le joueur d'échec ne lâchera pas sa tour ni ses cavaliers. Heureusement, pour se divertir, on a nos bonnets rouges bretons.

 

- Ceux-là, ils sont lamentables de konnerie. Tu les as vu avec leur drapeau à la kon, étaler leurs revendications : - suppression définitive de l'écotaxe poids lourds, - fin du dumping social (?!), - fin de l'avalanche de normes et de contraintes administratives, - relocalisation des décisions en Bretagne, mais aussi : - une Bretagne à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques, - le développement des infrastructures et des modes alternatifs de transport, - le développement des énergies renouvelables, - une relocalisation de la finance, - l'officialisation de la langue et de la culture bretonnes, - le renforcement de l'expérimentation (c'est quoi ça?), le dialogue et la transparence (en cassant tout?), que la Bretagne se dote de ses propres médias audiovisuels et numériques.

 

- Il y a des revendications qui se sont pas idiotes...

 

- Les bonnets rouges – ramassis de râleurs téléguidés par la FNSEA et un aréopage de patrons réacs - devraient compter ce que la Bretagne apporte au reste de la France et ce que la France dépense pour la Bretagne. Le rapport est de 1 à 3. Ils reçoivent 3 fois plus qu'ils n'apportent. S'ils veulent rester entre eux, qu'ils se gardent leurs plages pourries par les algues et qu'ils bouffent leurs poulets et leurs cochons immangeables...

 

- Qu'est-ce qu'on leur dit alors aux bonnets rouges ?

 

Aux bonnets rouge : Merde ! Aux Bretons : Kenavo ! Trinquons ensemble et à la nôtre !

 

 

Nonidi 19 ventôse 222

Merci à Chimulus

 

 

05/03/2014

On n'a que le Raspoutine que l'on mérite

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Voilà que l'on apprend avec stupéfaction

 Voire, avouons-le, avec délectation

 Que l'ancien Chanoine des Latrines

 ...Avait son Raspoutine !

 

 

Un conseiller visqueux venu de l'ultra droite

 Qui mettait les propos de Sarko dans sa boite !

 Il enregistrait tout l'apprenti Machiavel

 Sa machine avalait jusqu'aux moindres nouvelles.

 

 

Sarkozy réchauffait un serpent dans son sein,

 Vipère de buisson aux petits yeux porcins,

 Espionnant nuit et jour, jusques aux lieux d'aisance

 

 

 Celui qui, cinq années, a saccagé la France.

 Oui mais c'est bien le roi, lui seul, qui a choisi

 Celui qui l'a trahi !

 

 

Quartidi 14 ventôse 222

 

 

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04/03/2014

Hommage à la « dignité offusquée » de monsieur Copé

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Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

 

VictorAyoli

 

 Tridi 13 ventôse 222

Illustration : merci à Creseveur

 

03/03/2014

Au bistro de la toile : alors, c'est la Troisième ? La « Big three » ?

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- Alors, cette fois, ça sent le roussi grave Victor ! Le Poutine il a éteint les lampions des jiho, il a fini l'échauffement, quitté le survêtement et il sort les muscles ! Des muscles genre chars russes et palanquée de troufions... Alors, c'est la Troisième ?

 

- Ah ! Mais on a de quoi le faire reculer le Cosaque ! On a l'arme totale, dévastatrice, apocalyptique.

 

- Eh ! Oh ! Tu crois qu'on en est là ? Qu'on va envoyer la Bombe ?

 

- Pire Loulle. Pire. On risque, s'il continue ses gesticulations, de lui envoyer BHL ! Et si ça ne suffit pas, Sarko !

 

- Oh putaing ! Je comprends qu'il tremble le Ruskoff... Non, sérieusement comment ça va tourner cette konnerie ?

 

- Qui lo sa ? Mais il faut se mettre dans la tronche que Poutine ne laissera pas les « révolutionnaires » téléguidés par les Zétazuniens prendre le contrôle total de l'Ukraine. Ce serait pour lui une défaite grave, la fin de son rêve de refonder un empire russe et le ferment d'embrouilles intérieures. Mais il vient de montrer qu'il n'était pas question pour lui de baisser le calbar.

 

- Le calbar, c'est d'ailleurs les Yankees et nous, les Zéropéens, qui sommes en train de le baisser. On « menace » Poutine de ne pas aller au G8 ! Putaing ! Il doit en trembler Poupou... Qu'on se montre prudent me gêne d'autant moins qu'on n'a rien à cirer de ces histoires. On a assez de problèmes à résoudre en Europe et en Afrique sans se mêler des conséquences de ce coup d’État en Ukraine.

 

- Coup d’État : tu as dit le mot, Loulle. Ianoukovitch, le président lourdé, est une sinistre crapule, comme le sont tous les politicards qui razzient le pays depuis son indépendance, et en particulier la cagole Timotchenko, cette fausse blonde mais vraie prédatrice, véreuse jusqu'au bout des griffes. Mais Ianoukovitch a été démocratiquement élu – on n'a que les dirigeants que l'on mérite (nous avons bien élu Sarko, puis Normalou !) - et a été mis à la porte par l'action violente d'une faction agissante de la population qui s'est approprié le pouvoir. Ça s'appelle un coup d'Etat. Point-barre. Et il fallait être aussi naïf ou aussi stupide que nos canards laquais et nos dirigeants pour s'imaginer que ce coup d’État fomenté en sous-main par les Zétazuniens avec la complicité des Zéropéens (en particulier les Polonais et les Allemands) allait passer comme une lettre à la poste.

 

- Quel est l'intérêt supérieur qui sous-tend cette embrouille ?

 

- Les Zétazuniens à travers l'Otan, comme avant eux les Britichs, ont une constante : encercler la Russie, la couper des mers chaudes, la contenir dans ses arpents de neige. Réussir à enfumer l'Ukraine en l'arrimant à l'U.E. et donc à terme à l'Otan serait une formidable victoire pour ces va-t-en-guerre. D'autant plus que l'Ukraine regorge de richesses et a les terres les plus riches du monde. D'ailleurs les fonds prédateurs yankees, allemands, anglais et même français investissent à tour de bras, achetant des milliers d'hectares mais pas seulement. Ces dernières années des dizaines d'ONG, de fondations, d'instituts de recherche européens, américains et canadiens, ont envahi la vie politique ukrainienne, la vie culturelle et les médias. National Democratic Instituts, International Foundation for Electoral Systems, International Reserched Exchanges Board et toutes sortes d'organisations plus ou moins bidons qui sont autant de portes d'entrée pour les affairistes rapaces et les fauteurs de troubles de la CIA. Tout ce beau monde a acheté les principales chaînes de télévision et de radio du pays, tandis qu'une partie du pognon a servi aussi à financer les groupes paramilitaires que nous avons vu à l'action place Maïdan. Parce qu'à côté des révoltés sincères il y avait surtout d'authentiques fachos qui arborent sans complexe leur nostalgie nazie. C'est le parti Svoboda. Ils représentent près du tiers des manifestants de Maidan, ils sont les plus organisés, les plus violents. Actuellement ces néo-nazis sont en train de s'intégrer dans les structures de la sécurité de l'Etat comme à la police, et le fascisme devient une opinion politique légitime. Les membres de la milice nazie patrouillent maintenant dans les rues de l'Ukraine conjointement avec les unités de police.

 

- Mouais... On est loin de la vision manichéenne que nous infligent la presse purée... La victoire de la Démocratie, la Liberté et patin couffin... Bel enfumage. D'ailleurs, nos médias ne nous ont jamais montré ce qui se passait dans la partie Est russophone de l'Ukraine. Comme si plus du tiers de la population du pays n'avait pas un mot à dire, acceptait le fait accompli, bref n'existait pas.

 

- Exact. Et on semble s'étonner que Poutine, une fois dégagé des konneries de Sotchi, réagisse ! La parenté entre la Russie et l'Ukraine est une évidence historique. Depuis la chute de l'URSS, les Zoccidentaux n'ont pas cesser d'humilier les Russes. Ils les encerclent, les isolent, les menacent par l'Otan. Les Russes ont un projet pour faire contrepoids à l'Union européenne. C'est ce qu'ils appellent « l'Union eurasienne » avec la Bielorussie, le Kazakstan et donc l'Ukraine. Sans l'Ukraine, ce projet est mort-né. Ce qui donne un nouvel éclairage au soutien de l'Europe et des Zétazunis à la révolte des Ukrainiens de l'ouest. L'intérêt des Zoccidentaux est évidemment de bloquer ce projet russe de façon à étendre son marché, avoir accès aux ressources et aux matières premières ukrainiennes, puis à terme – poussé en cela par les USA, l'intégration du pays dans la grosse larve Europe-marché et enfin dans l'Otan, machine de guerre des multinationales yankees.

 

- Et ça, le Cosaque ne le laissera jamais faire.

 

- T'as tout compris Loulle. Et comme ici personne n'a envie de « mourir pour Sébastopol », on va lever le pied. La Crimée est et restera dans le giron russe. L'Ukraine évoluera peut-être vers une fédération entre Ukraine de l'ouest, associée à l'Europe, et l'Ukraine de l'est, associée à la Russie. Les Allemands vendront leurs usines à l'est, les travailleurs ukrainiens viendront remplacer les « plombiers polonais », les « tatiana » feront les belles nuits des coureurs de putes, et les Russes vendront leur gaz et leur pétrole. Quant aux Yankees, ils essaieront de foutre leur merde ailleurs. Ils ont déjà commencé au Vénézuela...

 

- Espérons que ça s'arrange comme ça Victor.

 

- Allez, à la nôtre et n'oublions pas que l'ours encerclé par une meute de chiens hurlants devient très dangereux ! « Nasdrovié tovarich !Tovarich ou gaspodin »

 

 

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Duodi 12 ventôse 222

 

Illustration : http://konigsberg.eklablog.com/

 

28/02/2014

Venezuela : le spectre du coup d’État à la Pinochet

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Les « étudiants » bien pommadés et propres sur eux qui sèment la zone depuis des semaines au Venezuela contre le successeur d'Hugo Chavez – mort l'an dernier dans des conditions suspectes – commencent à s’essouffler : la période de carnaval arrive et l'attrait des plages et des défonces huppés font leur œuvre de démobilisation.

 

Ces petits Trissotins qui contestent la révolution de Chavez sont des privilégiés, fils de privilégiés, vivants des sous de papa, n'ayant aucune notion du monde du travail. Il est dès lors très facile de les manipuler : « Vous êtes les meilleurs, vous êtes l'élite, vous êtes le futur du pays, vous méritez mieux que ce que vous réserve ce pouvoir de la populace, la gloire vous attend. Levez-vous et balayez Maduro ! »

 

Derrière ces troubles, c'est le spectre d'un coup d’État orchestré par Washington qui se fait jour. Les fachos de la CIA manœuvrent pour reproduire au Venezuela leur coup du Chili. Des armes circulent, des mercenaires se tiennent prêts. Ils doivent déjà avoir leur Pinochet en réserve. L’option de l’assassinat du président successeur de Chavez, Nicolas Maduro, est activée. La CIA et ses complices au premier rang desquels les médias, tous inféodés à la droite extrême, voudraient profiter du niveau élevé d’exposition du président au cours de ses contacts directs avec la population pour s'en débarrasser radicalement. Ils trouveront bien un « Lee Arvey Oswald »...

 

La CIA, la droite et l'extrême-droite sud-américaine (ainsi que certains dirigeants européens) n'ont jamais digéré le virage radical vers leur émancipation de l'oppression étazunienne opérée par beaucoup d'Etats d'Amérique du Sud. Nostalgique des périodes où elle semait la terreur, la CIA veut prendre sa revanche sur le chavisme. Ce mouvement n'est pas exempt de reproches, mais il a ouvert des horizons et redonné espoir à des millions de personnes, malgré un climat international particulièrement injuste et hostile à son égard.

 

Feu le camarade Chavez a tout de même de très belles choses à son actif. D’abord il a foutu dehors les compagnies pétrolières rapaces étazuniennes et européennes pour rendre à son peuple le profit de cette manne pétrolière sur laquelle son pays, le Venezuela, est assis. Ensuite il a mis ces masses énormes de pognon récupéré au service de son peuple : éducation, santé, réduction des inégalités, élimination de la grande pauvreté. Enfin il a suscité partout en Amérique du sud des mouvements de libération politique de gauche qui se débarrassent enfin de la mainmise ultralibérale des multinationales et des officines étazuniennes.

 

Le succès de Chavez, une révolution en construction, c’est son pays décrété « territoire libre d’analphabétisme » par l’Unesco en 2005, c’est près de 60.000 nouveaux établissements, 55.000 enseignants incorporés cette année, 75.000 bibliothèques, un accès gratuit à la santé avec la coopération de Cuba, la création de dispensaires et de médecins dans les banlieues et le secteur rural, la production nationale de médicaments génériques gratuits, 178.000 Vénézuéliens pauvres récupérant la vue grâce à la mission « Miracle », le traitement du Sida gratuit, 4 millions de personnes engagées dans le sport, la reconnaissance des peuples indigènes, la distribution de terres aux paysans, 3 millions d’hectares distribués, des pensions de vieillesse à plus de 20.000 agriculteurs et pêcheurs qui ont atteint l’âge de la retraite sans avoir cotisé, la nationalisation des secteurs de l’économie qui, adossée à la hausse des prix du pétrole, ont généré d’importants revenus dont bénéficie la majorité de la population.

 

Il va de soi que de telles réalisations au profit du peuple n'ont pu se faire qu'au détriment des parasites. On comprend dès lors que ceux-ci veuillent se débarrasser de Maduro, cet empêcheur de magouiller en rond...

 

Arriba Maduro ! Arriba Venezuela !

 

Décadi 10 ventôse 222

 

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27/02/2014

Handicap ? T'es pas cap... Ben non !

 

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Ah ! On allait voir ce qu'on allait voir ! qu'il avait dit Chichi en 2005. La France allait enfin rattraper son retard sur les autres démocraties européennes en matière de l'égalité de traitement des handicapés. D'ici 10 ans, les lieux accueillant du public, privés ou non, devaient devenir accessibles aux handicapés. C'est le principe de l'accès à tout pour tous. Mieux, des moyens de substitution devaient être mis en place dans les cas où ce serait impossible. Par exemple, aménager un tramway à défaut d'un métro, ou créer un service de livraison à domicile pour les boutiques de trop petite taille, où les transformations sont irréalisables.

 

Paroles, paroles, paroles... Trop ambitieux pour dépasser le stade des paroles et des vœux pieux. Pourtant, prendre un bus, aller chercher son pain, acheter des timbres, aller à un guichet de la Sécu ou de la mairie et tant d'autres choses de la vie ordinaire, voilà qui, dans encore bien trop de ville, est interdit à cette partie de la population qui est ainsi condamnée à la double peine.

 

Ouais, mais avec l'arrivée' de la gôôôche au pouvoir, on allait voir ce qu'on allait voir ! Ben voyons... Il y a quelques jours, l’Association des paralysés de France a rendu public son rapport annuel : à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus sont aujourd’hui accessibles aux personnes en fauteuil roulant. En 2012, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) évaluait à 15% seulement le nombre d’établissements recevant du public aux normes. «Lamentable» avait alors dit Marie-Arlette Carlotti, ministre chargée des Personnes handicapées qui maintenait pourtant la date butoir de 2015 pour la mise en conformité.

 

Paroles, paroles, paroles... Après quelques mois de « consultations », les services du premier ministre ont annoncé hier que ces obligations étaient reportées. Et pas de peu ! Ainsi la SNCF se voit allouer 9 années supplémentaires pour se mettre en conformité. Les grands établissements de commerce et d'hôtellerie, ainsi que les mairies et les écoles bénéficient de 6 années de répit. Moins généreux pour les cabinets médicaux et les petits commerce qui n'ont « que » 3 ans de rabio.

 

Il est vrai que ce qui n'a pas été fait pendant 12 ans (sous Chichi et Sarko) avait peu de chance d'être réalisé en 2 ans sous François...

 

Puis, après tout, ils nous font chier ces handicapés, non ? Heureusement, bientôt on va voter une loi sur l'assassinat légal, délicatement appelé euthanasie. Ça ouvre des perspectives... (second degré ! Je préfère préciser pour les constipés des boyaux de la tête)

 

Eh ! François, à quoi tu penses ? Tu es sourd ou handicapé de la comprenance ?

 

Nonidi 9 ventôse 222

 

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26/02/2014

Économie : la théorie des morpions.

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Si Mosco en avait, il ferait un gros bras d’honneur à cette commission européenne aussi nocive qu’ultralibérale qui nous gonfle les aliboffis avec ses leçons à la kon. Seulement pour grimper au mât, il vaut mieux avoir le cul propre ! Mosco pourrait, devrait renvoyer dans les cordes tous ces parasites élus par personne, plus soucieux d’uniformiser la taille des lunettes de chiottes eu Europe que la fiscalité et les lois sociales des états membres. La « Commission » (la grosse commission même) nous pousse au cul pour « faire des économies », novlangue ultralibérale qui veut dire « saccager les services publics » et pour pomper encore plus de pognon par l’impôt.

 

Impôts ! Taxes ! On n’entend plus que ça…pour se récriminer bien sûr. En oubliant que les impôts sont la condition sine qua non de la démocratie. Ces récriminations sont tout de même légitimes lorsqu’on connait l’ampleur de la fraude fiscale des multinationales et des plus riches qui s’exonèrent légalement de toute contribution à la bonne marche de la nation tout en en utilisant les infrastructures et les services. Cette fraude est estimée entre 80 et 120 milliards d’euros, soit bien plus que le déficit de l’Etat et de la Sécu. Le pognon, c’est là qu’il est. Le pognon, c’est là qu’il faut le prendre. Hélas, ce n’est pas ce que fait Mosco…

 

Puisque ce gouvernement de gôôôche se refuse à aller serrer le kiki des voyous (il est vrai que pendant un an, le ministre chargé de faire ce travail était lui-même…un tricheur fiscal !), il va aller chercher le pognon ailleurs, c'est-à-dire dans notre poche.

 

La doxa ultralibérale proclame que taxer les banques, taxer les grosses entreprises, taxer les pleins de thunes pénalise l’économie. Mais si on taxe à outrance les citoyens, les salariés, les petits commerçants et artisans, les petites entreprises, cela ne pénalise pas l’économie ?

 

Qui produit les richesses ? Les banquiers par la spéculation ou les petites et moyennes entreprises à travers le dynamisme de leurs dirigeants et le travail de leurs salariés ?

 

Qui paie la TVA, source principale des recettes publiques, les quelques centaines de milliers de riches ou les dizaines de millions de salariés, petites patrons, artisans, commerçants, retraités ?

 

Par contre qui est protégé par les niches fiscales, l’évasion fiscale, « l’optimisation » fiscale, les paradis fiscaux ? La réponse est dans la question : ce ne sont pas les salariés et patrons de PME mais les requins de la finance, les mafieux des multinationales et les kleptocrates qui « s’évadent » vers la Belgique, la Suisse et la City londonienne.

 

Si un organisme est infecté par des morpions qui pompent son sang plus qu’il n’en peut produire, il mourra et…les morpions aussi ! Sauf à reprendre aux morpions le sang qu’ils ont volé et le réinjecter dans l’organisme pour lui redonner la santé.

 

Mosco, va chercher le pognon ou il est et tu pourras dire merde à Barosso la tête haute.

 

Octidi 8 ventôse 222

 

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25/02/2014

Vous avez aimé le Kosovo, vous adorerez la Crimée !

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Crimée. Voilà un nom qui a quelques résonances dans l’inconscient des Français. Parce qu’une, maintenant lointaine guerre contre…la Russie, en alliance étrange avec les Ottomans et les Britanniques, a coûté 90.000 morts à la France ! Malakoff, Sébastopol ne sont pas que des stations de métro parisien…

 

Eh bien c’est là-bas, sur « la colline », cette péninsule qui s’avance dans la Mer Noire, que risque de dégénérer la crise ukrainienne. On nous enfume avec la possible scission de l’ouest et de l’est de l’Ukraine, l’ouest rêvant de notre Union Européenne, l’est restant foncièrement attachée à la Russie. Mais on occulte le problème particulièrement épineux de la Crimée.

 

Peuplée de moins de 2 millions d’habitants, elle bénéficie d’un statut de république autonome au sein de l’Ukraine et fait l’objet d’accords particuliers entre Moscou et Kiev. C’est une côte d’azur près du Caucase, un pays de cocagne, avec ses plages, ses lieux de vacances, le célébrissime Yalta, ses vignobles et…son port militaire concédé à la Russie jusqu’en 2017, et plus si affinités !

 

La perte de leur base navale de Sébastopol n’évincerait pas la Russie de la Mer Noire puisqu’elle y possède une vaste façade, du nord du Caucase à Rostov, mais ce serait pour eux une humiliation qui tangenterait dangereusement le casus belli. L’accès aux mers chaudes et le contrôle de la Mer Noire est une constante de toutes politiques étrangères russes, des tsars à Poutine, en passant par l’URSS. Bien téméraires seraient ceux qui oublieraient ça ! Les Russes ne cèderont jamais Sébastopol, point de force d’où ils surveillent et peuvent éventuellement contrôler la Bulgarie, la Roumanie et jusqu’à la Turquie, pays inféodés à la bête noire de la Russie : l’Otan.

 

Actuellement, les habitants de Crimée sont plus qu’inquiets. Leur passé, leur présent et leur avenir sont étroitement liés à la Russie. Ils s’inscrivent en masse dans des milices de protection opposées aux pro-européens de Kiev. Les ferments nationalistes sont à l’œuvre, préparant par le bourrage des crânes, comme toujours, des veillées d’armes pouvant conduire à des désastres comme on en a connu récemment dans les Balkans. En cas de troubles, les Russes n’hésiteraient probablement pas à intervenir militairement. Qu’on se le dise…

 

Septidi 7 ventôse 222

 

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24/02/2014

Notre-Dame-des-Landes : plus faux cul que Ayrault, tu meurs !

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Des millions de dégâts à Nantes, un foutoir au gouvernement… Á quoi mène la gloriole de quelques petits roitelets locaux…

 

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport de Notre-Dame-des-landes ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

 

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul ? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real lien, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar  ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 40 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale  pour pousser au cul les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

 

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !) Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

 

Aujourd'hui, l'aéroport existant Nantes-Atlantique est à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci, omniprésente en France,  et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région. Vinci ! Hou ! La la ! Le transfert de l’aéroport libèrerait des centaines d’hectares convoités avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 à Notre-Dame-des-Landes) resterait en place puisqu’elle la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus !!!

 

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme connerie assortie de juteuses magouilles. Le plus hypocrite, c’est que le gouvernement le sait et a admis sans le dire que cet aéroport ne verra jamais le jour. Mais il faut sauver le soldat Ayrault – ex maire de Nantes, furieusement favorable à cette merde - …jusqu’aux élections.

 

Plus faux-cul tu meurs…

 

Sextidi 6 ventôse 222

 

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19/02/2014

Faut pas crâner avec l'Ukraine, ça fait mal au crâne.

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Ça devait arriver : on est au bord de la guerre civile au cœur de l'Europe, en Ukraine. On pourrait trouver ça comique puisque même BHL s'en mêle, mais c'est dramatiquement tragique.

 

Comment en est-on arrivé là et pourquoi ? Depuis que l'Europe a fait miroiter à l'Ukraine un partenariat rapproché, sas temporaire vers une adhésion. On peut d'ailleurs légitimement se demander - lorsque l'on voit l'état de l'Union européenne, du moins la perception négative que nous en avons de l'intérieur - comment une population peut se soulever, et même se faire tuer pour espérer adhérer à un ensemble que nous percevons comme bancal et près d'éclater... Où bien ils sont aveugles (où aveuglés !), ou bien c'est nous qui sommes des enfants gâtés.

 

L'économie de l'Ukraine est tout sauf brillante. Pour la mettre aux normes européennes et donc envisager un partenariat mutuellement positif avec l'U.E., il faudrait 150 milliards d'euros ! Or cette même U.E. a d'autres chats à fouetter et ne propose que moins d'un milliard. On est loin du compte. Dès lors, il est évident que le gouvernement en place a préféré l'offre de la Russie : 15 milliards de dollars pour financer en partie sa dette et 10 milliards de dollars de rabais sur les fournitures de gaz, indispensable à la survie économique de l'Ukraine. Mais avec aussi un engagement de coopération militaro-industrielle et un accès à la mer noire pour la flotte russe. Proposition assorti de menaces économiques lourdement incittives, comme la coupure de la fourniture de gaz.

 

Géographiquement, l'Ukraine est située entre la Russie et une ligne frontière formée par la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. Autrement dit, entre la Russie et l'Union européenne, entre Moscou et Bruxelles. Cette dichotomie se retrouve au niveau de la population comme de l’économie. La moitié ouest de ce grand pays de près de 50 millions d'habitants est très proche de l'Europe et est peuplée de gens qui parlent la langue ukrainienne. Mais la moitié est et la Crimée sont proches de Moscou et sont peuplés d'une majorité de russophones. Le président actuel – élu (presque !) démocratiquement ne l'oublions pas – appartient à cette population de l'est.

 

Économiquement, l'ouest est agricole, mais c'est à l'est que se trouvent toutes les grandes entreprises, en particulier la sidérurgie et les métallurgies lourdes, ayant besoin de se moderniser (donc de l'Europe) mais largement tributaires de la Russie en tant que marché. Par ailleurs, les Ukrainiens ont sous les yeux l'exemple de la Pologne, pays voisin équivalent : à la sortie du communisme, disons l'année 1990, le PIB par tête de l'Ukraine (exprimé en euros courants) représentait 92 % de celui de la Pologne. Vingt ans plus tard, il équivalait à moins d'un quart. Entre les deux ? Réformes politiques et économiques d'un côté, glaciation et corruption de l'autre. Mais surtout Europe d'un côté, isolation de l'autre... Enfin, l'économie de l'Ukraine est largement tributaire du gaz russe...dont les robinets sont à Moscou ! Poutine les tient par là.

 

Il serait bon aussi de jeter un œil ouvert et critique sur certaines composantes de cette opposition qui se radicalise de plus en plus. L'extrême-droite et les néo-nazis y sont de plus en plus visibles. On y trouve encore la patte crochue de la CIA à travers des « ONG » et fondations étazuniennes très proches du gouvernement des USA. Les liens des ONG américaines avec les étudiants sont connus depuis longtemps. En 2005, le journal Libération publiait un article révélant l’appui de certaines ONG et autres fondations très proches du gouvernement américain comme Freedom House (financé par Georges Soros) ou OTPOR. Intérêts multiples pour les Zétazuniens : - affaiblir le concurrent russe ; - diluer un peu plus encore l'Europe pour l'éloigner de toute idée de puissance politique en accentuant son caractère de simple gros marché économique pour les multinationales yankees.

 

Seulement ce rapprochement avec l'U.E. - souhaité, poussé par les USA forçant la main à une Europe réticente mais si inexistante politiquement (voir les inénarables Van Rompuy et Ashton!) qu'elle s'avère incapable de résister aux pressions « amicales » de Washington – impliquerait à terme une intégration de l'Ukraine à l'Otan. Et ça, pour les Russes, c'est un casus belli. La présence d'une alliance militaire sous la coupe des USA à leur frontière : les Russes ne l'accepteront jamais.

 

Sûr que le lourd bortch russo-ukrainien va rester sur l'estomac des membres du conseil des ministres mixte franco-allemand de ce jour !

 

 

Décadi 30 pluviôse 222

 

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17/02/2014

Au bistro de la toile : le rapport de la Cour des comptes.

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- Eh ! Victor, t'as pas quelqu'un qui bosse à la SNCF toi ?

 

- Ben non, pourquoi ?

 

- Pour prendre le dur gratos, tè ! D'après le rapport de la Cour des comptes, ils seraient un million en France à bénéficier de la gratuité sur les trains !

 

- Ah ! C'est vrai que c'est le moment du grand ramdam annuel de ce fameux rapport que l'on savoure goulûment dans les rédactions. Ça donne matière pendant quelques jours à quelques franches rigolades et surtout à baver sur les « ronds de cuir ». Médiapart vient de publier (lien), sous la plume de Laurent Mauduit une enquête qui remet les pendules à l'heure et donne l'importance qu'elles ont aux rodomontades de Didier Migaud, le président ex-socialiste à allure de sacristain de cette honorable institution. On y apprend cette chose effarante : seulement soixante rapports sont publiés sur un total avoisinant les mille deux cents ! « Au lieu d’être un exercice de transparence démocratique, écrit Mauduit, le rapport de la Cour des comptes s’est trop souvent apparenté – par la faute de la Cour tout autant que celle de la presse – à une sorte de vaudeville courtelinesque sur les stupidités de ces « Messieurs les ronds-de-cuir ». Et dans ce registre du bêtisier de l’administration, la Cour des comptes excelle toujours : si l’on se plonge dans le rapport annuel de 2014 publié ce mardi 11 février (il peut être téléchargé ici), on trouve un lot fourni d’histoires de ce type, des facilités de circulation offertes par la SNCF à ses agents et leurs familles jusqu’aux dysfonctionnements des internats d’excellence en passant par l’inutilité de la Chancellerie des universités de Paris.»

Mais, précise Laurent Mauduit, la Cour des comptes omet de préciser quel est le nombre total de rapports ou de référés qui sont réalisés chaque année par ses propres soins ou par les chambres régionales. Or, le chiffre est énorme : environ 1 200 rapports. Si l’on prend en compte les quelque 60 rapports rendus publics par la Cour des comptes et ceux qui sont publiés par les chambres régionales – dont nous n’avons pas obtenu le nombre exact – le bilan ne fait aucun doute : ce n’est qu’une infime partie des rapports qui sont rendus publics. »

 

- Ah ! Pourquoi cacher tous ces rapports ? En se foutant carrément de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et de la loi qui impose d'informer le citoyen de tous les comptes de la nation. On a le droit de savoir ce que l’État fait de nos impôts, de notre pognon ! Pourquoi ne publier que ceux qui prêtent à rire ?

 

- On voudrait bien le savoir Loulle. Ce que publie la Cour des comptes, ce ne sont pas les affaires les plus graves, mais les plus ridicules, les plus courtelinesques, celles qui font les délices des canards-laquais. Mais l’immense majorité des autres rapports restent secrets, en violation des articles 14 et 15 de la Déclaration des droits de l’homme. L'enquête de Médiapart donne quelques exemples flagrants, et révoltants de quelques affaires soigneusement occultées par la Cour des comptes, mais que quelques journalistes opiniâtres ont néanmoins débusquées. On y trouve par exemple le rapport sur l'affaire Tapie, disparu de la circulation - voir Affaire Tapie: le rapport secret de la Cour des comptes qui accable Christine Lagarde par Laurent MAUDUIT. La Cour des comptes n’a pas publié non plus les rapports qu’elle a réalisés sur diverses fondations douteuses, même si celles-ci ont connu beaucoup de dérives, comme on l’a vu avec Sciences-Po. Au cas par cas, certaines fondations ont donc d’elles-mêmes publié certains rapports – ce fut le cas par exemple de la Fondation de l’Ecole d’économie de Toulouse qui a fait l’objet d’un rapport - Ecole d'economie de Toulouse: le rapport de la Cour des comptes par Laurent MAUDUIT. Idem pour le rapport sur l’Ecole d’économie de Paris - Ecole d'economie de Paris: le rapport de la Cour des comptes par Laurent MAUDUIT. Autre exemple, plus récent : deux journaux, Le Monde et Mediapart, ont révélé ces derniers jours le rapport que la Cour des comptes a consacré à la Société nationale immobilière (SNI), la filiale de la Caisse des dépôts et consignations au cœur, au cours de ces dernières semaines, de nombreuses controverses (Lire Vers une privatisation du n°1 du logement social).

 

- Autrement dit, Victor, ce fameux rapport du sacristain Migaud n'est qu'un enfumage de plus.

 

- Ça y ressemble Loulle. Allez, mets ma tournée, çà, c'est du sûr !

 

 

Octidi 28 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus