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06/09/2013

François, Barrack, alors, on le tranche ce nœud gordien ?

obama et françois.jpg

 

 

« Eh ! Oh ! Si tu veux y aller, toi, va-z-y. Mais pas nous ! » C’est ce qu’ils lui ont dit les Zeuropéens à Françinator, entre le caviar et la vodka. Ils n’ont pas osé dire la même chose à Obama, mais ils n’en pensaient pas moins. Et ils ont bien raison. Disons-le et répétons-le, nous n’avons rien à foutre dans le merdier syrien. Ce n’est pas notre truc.

 

Ouais, mais ces pauvres gens qui se font gazer par un affreux dictateur…

 

Et alors ? On veut renverser une affreuse dictature pour la remplacer par quoi ? Par une démocratie à l’occidentale ? Quelle naïveté ! Il n'y a qu'à voir le'Irak et l'Afghanistan... Non, par une dictature encore pire, celle des islamistes. Le choix est entre le cancer en phase terminale et l’arrivée de la peste bubonique.

 

Ça vient de loin. On paie là la colossale faute des Zétazuniens et en règle générale des Zoccidentaux qui ont inventés, créés et fait grandir ces extrémistes religieux pour contrer Nasser, coupable à leurs yeux d’avoir voulu libérer son pays de l’exploitation éhontée des pays arabes, de leur pétrole, de leur canal de Suez et autres richesses.

 

Nasser était un laïque, un émancipateur dans la droite ligne de Kémal Atatürk. Le monde ne serait pas au bord de l’affrontement armé  si la bêtise, la cupidité de nos dirigeants n’avaient pas tout fait pour abattre cette génération de dirigeants arabes éclairés. N’oublions pas que les partis Baas (ceux de Nasser, de l’Irak, de la Syrie) étaient des partis laïques, des partis progressistes.

 

Le « monde arabo-musulman » comme ont dit a raté le coche à la sortie de la guerre  de 39-45. Des mouvements de libérations nationales victorieux les ont libérés du joug du colonialisme. Des partis laïques comme les partis Baas, des hommes déterminés comme Nasser en Egypte, Mossadeg en Iran laissaient espérer la libération non seulement des nations, mais aussi des esprits. Ils empruntaient la même voie que Mustapha Kemal Atatürk après la guerre de 14-18 qui n’hésitait pas à chasser les ulémas, les imans et autres exploiteurs musulmans par la podoculothérapie ! Il n’y allait pas par quatre chemins le grand Mustapha qui proclamait : « L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral est un cadavre qui empoisonne nos vies ». Mais ces révolutions libératrices se sont heurtées…aux intérêts des Zétazuniens, des Rosbifs et aussi de nous-mêmes. Vous pensez, ces révolutionnaires prétendaient se réapproprier leur canal de Suez et nous vendre leur pétrole que nous leur prenions gratos ! Alors l’exécuteur des basses œuvres de l’oncle Sam, la CIA et avant elle l’OSS ont tout fait pour abattre ou saccager ces régimes progressistes qui leur faisaient peur en flirtant « dangereusement » avec la puissante URSS de l’époque. Pour cela, ces officines se sont appuyées sur la religion : ils ont inventé les Frères musulmans, ils ont conforté les régimes féodaux sanguinaires de l’Arabie saoudite, Qatar et autres émirats pétroliers qui propagent et arrosent de pognon partout dans le monde l’idéologie salafiste, le pire des obscurantismes. Plus tard ils ont créé, entrainés et armé les talibans afghans, et que dire des accointances financières entre les familles Bush et…Ben Laden…

 

La seule solution durable est à long terme. Chez nous, la Révolution a mis un siècle et un peu plus pour réussir. Chez nous, la laïcité et l’instruction publique ont permis aux gens de réfléchir par eux-mêmes et donc de se rendre compte du fatras de conneries que sont les religions, ces névroses collectives, et du danger qu’elle représentent, particulièrement celles dites « du livre » qui sont des idéologies sectaires d’exclusion, de terreur, de mort. Actuellement, c’est l’islam qui gueule le plus fort, ce sont ces kons de barbus qui prétendent détenir la vérité absolue et qui veulent nous l’imposer ou nous égorger, le fait de tuer un « infidèle » valant ticket d’accès direct au paradis d’Allah… Et c’est ces abrutis sanguinaires que nous voulons aider à conquérir le pouvoir en Syrie ? Aux fous !

 

La seule vraie solution pour se débarrasser de tous ces nazislamistes et de la merde qu’ils sèment partout dans le monde, c’est de trancher le nœud gordien,  c'est-à-dire de taper fort sur les nids de vipères qui propagent, financent, arment ces fanatiques : l’Arabie saoudite, le Qatar et autres émirats du golfe ! Or ces féodalités sont…nos principaux fournisseurs de pétrole et de gaz, clients de nos marchands d'armes et alliés dans la région… Quel bordel…

 

 

Décadi 20 Fructidor 221

 

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05/09/2013

Tiens, c’est le jévin ! Un peu de poésie pour François, Barrack, Wladimir et les autres

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Le bain du roi

Rampant d'argent sur champ de sinople, dragon 
Fluide, au soleil de la Vistule se boursoufle. 
Or le roi de Pologne, ancien roi d'Aragon, 
Se hâte vers son bain, très nu, puissant maroufle.

Les pairs étaient douzaine : il est sans parangon. 
Son lard tremble à sa marche et la terre à son souffle ; 
Pour chacun de ses pas son orteil patagon 
Lui taille au creux du sable une neuve pantoufle.

Et couvert de son ventre ainsi que d'un écu
Il va. La redondance illustre de son cul
Affirme insuffisant le caleçon vulgaire

Où sont portraicturés en or, au naturel, 
Par derrière, un Peau-Rouge au sentier de la guerre
Sur un cheval, et par devant, la Tour Eiffel.

 

Alfred JARRY

 

Nonidi 19 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

*******************

Ecoute ! Ecoute !

 

 

Pendant la visite d’un asile psychiatrique, un gros ponte du G20 demande au directeur quel est le critère qui définit la guérison d’un patient.
- ” Eh bien, dit le directeur, nous remplissons une baignoire et nous offrons une petite cuillère et une tasse à thé et nous demandons au patient de vider la baignoire. ”
- ” Je comprends, dit le brillant jévintiste… Une personne normale choisit la tasse, qui est plus grande. ”
- ” Non ! Répond le directeur. Une personne normale tire le bouchon de la baignoire. “

03/09/2013

Syrie? François, BASTA YA !

 

 

coq va-t-en-guerre.jpg

 

L'émotion. On joue sur l'émotion. Eh! Vous avez vu ces horreurs que nos services secrets ont acceptés de déclasser pour apporter les preuves de la culpabilité du sinistre Bachar ! Dégueulasse bien sûr.

Et ces millions de réfugiés cuisant sous des tentes de fortune? Révoltant bien sûr.

Bon. Et alors? Qu'est-ce qu'on fait? On envoie les Rafales distribuer quelques missiles "intelligents" qui détruirons quoi ? Les usines de fabrication d'obus au gaz sarin? Au fait qui leur vend ce gaz sarin aux Syriens ???

Et ça servira à quoi ces frappes? A faire tomber le dictateur? Hollande comme Obama avouent que ce n'est pas le but. Il s'agit seulement de le "punir". Comme à l'école... Coups de règles sur les doigts.

Et qui succédera à Bachar lorsqu'il va tomber, car ça arrivera. Une démocratie à l'occidentale? Bien reconnaissante? Bien à la solde de ses "protecteurs" occidentaux? Tè! Fume... Les prochains maîtres de la Syrie seront les naze-islamistes, fanatiques sanguinaires appuyés sur une idéologie religieuse d'un autre âge. Et on irait lutter aux côtés de ceux que nous combattons au Mali? Où est la cohérence?

Et d'abord est-ce à nous de faire quelque chose pour débarrasser la Syrie de son bourreau? Eh! Oh! La Turquie voisine a la deuxième armée de l'Otan. La plus puissante, et de loin, dans la région. Et l'Arabie saoudite, pleine de pognon, forte d'une armée redoutable, avec des centaines d'avions, de chars et de toutes ces belles machines à tuer que nous leur vendons? Et le Qatar, ce "pays amis" de la France? Et tous les pays de la Ligue arabe? Qu'ils y aillent, eux! Ils sont du même monde, ils se comprennent, ils ont les mêmes valeurs. Qu'ils se démerdent entre eux!

L'émotionnel à la place du rationnel, ça suffit.

François, basta ya! 


Septidi 17 Fructidor 221


Illustration X - Droits réservés

30/08/2013

Au bistro de la toile : la Syrie, au fond, on s’en fout…

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’as vu, les Rosbifs, ils ont donné une sacrée bouffe à leurs va-t-en-guerre !

 

- Ils nous donnent en l’occurrence une belle leçon de démocratie : chez eux le Parlement est consulté AVANT toute intervention militaire ; chez nous un débat est prévu au Parlement mais la semaine prochaine, sans vote et ainsi, « cause à mon cul, ma tête est malade » qu’il peut dire Normalou s’il veut nous engager dans une guerre merdique. La Syrie, avec le contexte local et les pays potentiellement en jeu, ce n’est pas le Mali.

 

- Tout de même, il faudrait lui ratatiner un peu les aliboffis à ce Bachar Le Lion (c’est ce que veut dire El Assad). Attend, ça fait deux ans qu’il massacre son propre peuple, et maintenant il le gaze ! Faut pas déconner non. On ne peut pas rester les bras croisés ?

 

- A ouais ? Comme tu dis, ça fait deux ans que ça dure et on veut réagir maintenant ? Cent mille mort par armes « conventionnelles, ça nous en touche une sans faire bouger l’autre, comme disait Chichi, et quelques dizaines de morts semblant avoir été gazés vont suffire à nous fourrer dans cet épouvantable merdier ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête… C’est au début qu’il fallait aider les premiers rebelles. Maintenant c’est trop tard, ceux qui combattent le plus en Syrie, ce sont les naze-islamistes, ceux-là même que l’on combat au Mali ! Faudrait être kons d’aider nos propres ennemis !

 

- …taing ! Victor, les preuves, on les a, non ? Il y a des images !

 

- Des images de quoi ? D’où ? De quand ? Fournies par qui ? Attends, que le sinistre Assad soit capable du fait, c’est indéniable. Mais les autres kons les plus puissants, les plus remuants, les plus efficaces, ce sont les djiahdistes, ces fanatiques islamistes ! Tu crois qu’ils ont l’âme plus blanche de le Bachar ? Et puis les preuves de ce genre, depuis l’Irak et ses « preuves d’armes de destructions massives », on sait ce que ça vaut.

 

- Alors on laisse faire ?

 

- Attends Loulle, s’impliquer dans une guerre, ce n’est pas rien. On sait quand ça commence, jamais quand et comment ça finit. Même s’il s’agit seulement de « punir » Bachar, sans l’assentiment de l’ONU n’oublions pas. Ce qui ne changera rien à la situation sinon de rouler un peu les épaules. Il ne faut faire preuve ni de sensiblerie ni de sentimentalisme en la matière. N’écoute pas les journaleux matamores qui, du fond de leur bureau confortable, s’offusquent de la reculade anglaise. Qu’ils y aillent les kons ! Il faut se dire « Est-ce que les intérêts primordiaux, vitaux de la France sont en jeu ? ». Est-ce le cas ? Non. Alors laissons-les se démerder entre eux. C’est un merdier pas possible où se mêlent luttes pour le pouvoir, intérêts pétroliers et surtout conflits religieux entre sunnites, chiites, alaouites et tout le bouzin. Tout ce qu’on fera nous retombera un jour sur la gueule. C’est la seule chose dont on peut être sûrs.

 

- Mouais… Tout ça donne à réfléchir Victor. Finalement, au fond de nous même, si on est honnête avec soi-même, la Syrie, on s’en fout…

 

- C’est peut-être dégueulasse, mais c’est comme ça. Allez, buvons un coup, pour oublier…

 

 

Tridi 13 Fructidor 221

 

Illustration - Merci à Chimulus

 

 

 

28/08/2013

Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui syrira aura une tapette...

Poutine et assad.jpg

 

 


 

Название Бога ! 100.000 morts, 2 millions de réfugiés, la famine qui rampe. C'est assez. Cette guerre civile en Syrie dépasse maintenant les bornes. Nous, Russes, soutenons le gouvernement légitime de ce pays ami depuis bien longtemps. La Syrie est non seulement un pays ami, mais aussi un client pour notre économie, notamment en matière de fourniture militaire. Nous leur avons vendu plus d'un millier de chars, des centaines d'avions de combat, des batteries de missiles air-sol. C'est essentiel pour faire tourner nos usines et fournir du travail à nos travailleurs. De plus, ce pays ami nous ouvrent l'espace méditerranéen grâce à la base navale qu'elle nous concède à Tartous. C'est stratégique pour nous puisque c'est la seule base navale en eau libre que nous avons hors de nos frontières.

 

Au-delà de ces intérêts stratégiques et commerciaux, il y a la dimension morale. La ligne rouge a été franchie. Nous ne pouvons accepter en restant les bras croisés les horreurs perpétrée par la subversion islamiste qui a pris les armes contre le régime démocratique du président Assad. Ces terroristes – armés, soutenus financièrement, entraînés par les puissances impérialistes occidentales avec l'aide sur place des sionistes – ont franchi cette ligne rouge en envoyant des obus emplis de gaz neurotoxiques sur les populations damassines que tentent de protéger la courageuse armée régulière syrienne. Les photos prises par nos satellites, et que nous avons fournis à l'ONU, montrent clairement que ces obus au gaz proviennent des positions rebelles. Nous ne pouvons accepter cette barbarie. Nous ne pouvons laisser, sans rien faire, gazer des innocents.

 

En concertation avec d'autres démocraties de la région, en premier lieu nos voisins et amis Iraniens, nous avons décidé de « punir » ces assassins, cette racaille terroriste à la solde des puissances impérialistes occidentales. Nos missiles de croisière embarqués sur notre flotte de la Méditerranée vont entrer en action. Nos missiles stratégiques le cas échéant calmerons les ardeurs des bellicistes américains et de leurs toutous européens. Cette action aura lieu même sans l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU, puisque cet organisme est paralysé par le veto des Etats-Unis et de leurs affidés européens, France et Grande-Bretagne.

 

Les occidentaux, malgré quelques gesticulations, ne feront rien, conscients des risques pour eux : blocus du détroit d'Ormus par nos amis Iraniens, avec le soutien de nos sous-marins nucléaires, attentats en Europe et aux Etats-Unis, etc. Ils ont trop besoin de notre gaz et du pétrole du Moyen-orient. Enfin, pas plus que nous, ils ne veulent l'arrivée des djihadistes islamistes au pouvoir en Syrie et dans tout le Moyen-orient.

 

La morale nous commande d'agir. Le bon droit guide nos décisions. Que dieu soit avec nous.


 

Et si les deux manip-bourrage-de-crânes se télescopaient ???



BOUM ! BOUM ! BOUM !


AÏE !  AÏE ! AÏE !

 

Primidi 11 Fructidor 221

 

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27/08/2013

Le Qatar ! Un pays formidable. Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

quataris braillards.jpg

 

 

« Qatariiii… Qatariii…

Nous on garde en otages vos mariiiis

C’est nous qu’on a l’pognon et…

On vous le fout profond…

Qatariiii… Qatariii… »

Tino Rossi n’y est pourtant pour rien. On parle des « séquestrés » du Qatar, ce « grand pays ami de la France ». Ils sont quatre. Enfin, quatre qui osent s’élever contre les pratiques pittoresques de « nos amis Qataris » : Zahir Belounis, un footballeur franco-algérien, Stéphane Morello, entraineur de football, Nasser Al-Awartany et Jean-Pierre Marongiu, chefs d’entreprise.

On nous gonfle les aliboffis avec les formidables opportunités offertes par ce pays qui regorge de gaz, ces pets du diable qui font tant baver les « croissansistes » à tout crin. Quelques-uns de nos compatriotes tentent le coup.

Tiens, voilà des footballeurs. Il est vrai que dans quelques années c’est le championnat du monde des tapeurs de panard dans la pelote qui se déroulera sur les vertes pelouses qataris…

Tiens, voilà des chefs d’entreprises, attirés par les torrents de fric (à défaut d’eau fraiche) qui coulent dans les déserts.

Seulement voilà, les Qataris – enfin les quelques milliers qui exploitent sans vergogne ni états d’âme le million et demi d’esclaves étrangers qui créent leur richesse – imposent à tout investisseur et entrepreneur étranger de se maquer avec un ressortissant qatari. Eh ! Pas un esclave, un parasite bien placé, de préférence acoquiné de près ou de loin aux familles dirigeantes. Le « sponsor » (c’est comme ça qu’ils nomment les barbots au Qatar) associé au naïf chef d’entreprise ou tapeur de balle, récupère leur passeport, met si c’est le cas l’entreprise évidemment à son nom. Ben, on n’est jamais trop prudent avec ces travailleurs immigrés qu’ils se disent ! Et lorsque le pigeon veut s’envoler qu’est-ce qu’il se passe ? On lui déroule le tapis rouge ? On partage avec lui les bénéfices de son entreprise ? Tè ! Fume… On ne lui donne pas son « permis de sortie du territoire ». A moins que… A moins qu’il n’abandonne à son sponsor-maquereau tout le pognon qu’il a investi ou éventuellement gagné sur place !

Ils sont malins nos « amis qataris » !

Le Qatar, gouverné féodalement par des émirs qui se bouffent le foie de coup d’état en coup d’état,  est régi par la charia pure et dure. Ce « grand ami de la France » est, avec sa voisine et alliée Arabie saoudite, le centre du wahhabisme, qui inspire les extrémistes islamistes et les salafistes. Il est, toujours avec sa voisine, le principal financeur des Frères musulmans, des salafistes, des talibans, d’al Qaeda et autres bienfaiteurs de l’humanité. Sa puissante chaine média Al Jezira – porte-parole officieux d’al Qaeda - est la plus influente dans le monde musulman.

C’est à ces braves gens que les divers gouvernements français, aussi cupides que veules, vendent la France. Le PSG est la partie émergée de la main mise de la pieuvre qatari en France. Deux milliards d’euros pour Le Printemps (plus une bonne dose de magouille), mais encore plein de millions de thunes pour acheter le prestigieux immeuble du Figaro boulevard Haussman ; mais aussi les hôtels les plus prestigieux : le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l'hôtel du Louvre à Paris ; mais encore l'immeuble qui abritait feue le Virgin sur les Champs Élysées, l'hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international qui deviendra l'hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l'hôtel Majestic et le Gray d'Albion, etc.

Le Qatar est entre autres propriétaire de 12,8% de Lagardère , de 7,5% d'EADS, de 5,6% de Vinci, de 5% de Veolia, de 3% de Total , d’un peu moins de 2% de Vivendi et de 1% de LVMH. Ils s’introduisent aussi dans les médias : la chaine sport Bein sport et bientôt la chaîne d'informations porte-parole des islamistes Al-Jazeera en français. Quant au fond d’investissement pour le développement des banlieues françaises, il est pour l’instant en sommeil, tant il sonne comme une insupportable volonté de salafiser la jeunesse en difficulté de ces « délaissés de la république ». Oui mais ces braves gens vont peut-être nous acheter des Rafales… Alors, eh ! La morale…

Eh ! Pourquoi se gêneraient-ils les Zarabeuriches ? Sarko leur a taillé un régime bien juteux.  Depuis 2008, les Qataris bénéficient d'un régime fiscal particulier: ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatari ne paie pas d'impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France.

Alors les déboires de quelques naïfs comme nos foutebaleurs et chefs de petites entreprises, ça ne pèse pas bien lourd.

« Qatariiii… Qatariii… »

 

Décadi 10 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

26/08/2013

François s’en va-t-en guerre en Syrie ? Ça va pas la tête…

Assad et Sarko 2.JPG

 

 

Voilà-t-y pas que François envisage sérieusement, qu’il a dit Ayrault, de remettre son treillis camouflé et ses rangers de chef des armées pour aller « libérer » la Syrie de son bourreau dont les pets nauséabonds gazent ses populations. Ben, voyons, ya-ka ! La Syrie n’est pas le Mali, ni la Libye, François.

 

Le massacreur de peuple – il n’y a pas si longtemps passant en revue l’armée française au 14 juillet à côté de Sarko - a des protecteurs qui, à défaut d’être des modèles de démocratie, donnent à réfléchir à qui se sent des humeurs belliqueuses : Iran, Russie et Chine. Alors qu’est-ce qu’ils veulent les va-t-en-guerre de la gôôche comme de la droite ? Qu’on envahisse la Russie, la Chine et l’Iran avec les quelques guerriers auréolés de gloire que l’on ramène du Mali ? Attitude qui serait comique si elle n’était aussi désolante qu’irresponsable…

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire ?

 

Demander une intervention sous l’égide de l’Onu ? Eh ! Oh ! Les Russes et les Chinois estiment à juste titre s’être fait avoir quant à l’intervention libyenne. Donc pas question.

 

S’assoir sur l’Onu et intervenir sans son aval ? On envoie les missiles de croisière où? Sur quoi? Sur qui? Et on s'engage en temps que supplétifs des Zétazuniens ? Au risque d’un affrontement avec la Russie de Poutine. Donc pas question.

 

On envoie des armes sophistiquées aux rebelles ? Oui mais auxquels tant il y a de factions souvent antagonistes ? Cela risque de revenir à livrer ces armes à Al Qaida et autres islamistes… Donc pas question.

 

Alors, on ne fait rien ? On s’en fout ? Demandez donc aux Français leur opinion, chiche ! Le Moyen-Orient est un merdier dont il faut rester le plus loin possible. Les soubresauts qui l’agitent mêlent les luttes pour le pouvoir, pour le pétrole et surtout les haines religieuses. Sunnites contre Chiites, Alaouites et autres sectes toujours prêtes à s’entr’égorger. Mais il y a une constante : ces gens sont toujours disposés à se réconcilier…sur le dos du roumi si celui-ci met ses gros panards chez eux !

 

Sans oublier qu’Israël serait en première ligne et que les faucons au pouvoir saisiraient à coup sûr l’occasion pour bombarder les installations nucléaires iraniennes.

 

Avec risque très sérieux pour ne pas dire inéluctable vers une troisième guerre mondiale…

 

 

Nonidi 9 Fructidor 221

 

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23/08/2013

Comment les banksters nous font les poches.

 

banquiers,gangsters,dette

Comment les rats des banques nous piquent notre blé ?

 

Les banquiers et affidés (agences de notation, hedge funds, FMI, OMC, paradis fiscaux, etc.) dictent leurs désidératas aux gouvernements ultralibéraux qu’ils manipulent comme des marionnettes.  La dette est un moyen pour réduire inexorablement les moyens des états et donc leurs capacités d’action, dans le droit fil du projet ultralibéral. L’accroissement de la dette amène les états au bord de la faillite, les obligeant à réduire drastiquement les services publics et les prestations sociales et à privatiser pour…rembourser les seuls intérêts colossaux de cette dette ! Ce n’est pas un hasard si ce sont les gouvernements de droite – avec une mention toute particulière pour Sarkozy, ministre des finances puis président (+650 milliards en cinq ans!) - qui ont fait exploser la dette des états. 

 

Ci-dessous, voici une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre ce qu’on ne nous a jamais expliquer, ni à l’école, ni à l’université, ni dans les médias : comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.

 

 

 

Cette vidéo montre comment lutter contre la mafia des banques.

 

A VOIR ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître. Une information que l’on ne trouve nulle part et JAMAIS.

 

 

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D’où vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »

 

Installez-vous tranquillement, prenez votre temps et INFORMEZ-VOUS enfin !

 

 

Pour voir cette vidéo, cliquez ci-dessous :

L’argent dette  

Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon : amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

et DVDtoile.com : dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

15/08/2013

Fanatisme : Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons…

Brassens en marcel.jpg

 

 

En ces temps incertains ou le fanatisme sanglant étend ses griffes, écoutons les paroles de notre grand Tonton Georges. Qu’est-ce que ça fait du bien !

 

 

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

 

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème

Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,

On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,

Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »

Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,

Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,

Si sa forme a changé le fond reste identique:

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Jouant les ingénus, le père de Candide,

Le génial Voltaire, en substance écrivit

Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide

­Que l'on ne se conformât point à son avis:

"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,

Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on

Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Si ça n'entraîne pas une guerre civile

Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-

Un peu par sympathie, par courtoisie servile,

Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête

Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds

Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

La morale de ma petite ritournelle,

Il me semble superflu de vous l'expliciter.

Elle coule de source, elle est incluse en elle,

Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d'alternative, on fait pas plus facile.

Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,

Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.

 

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=aGl8Xaqiw10

 


Octidi 28 Thermidor 221

 

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14/08/2013

Au bistro de la toile : du plutonium dans la cocotte minute ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, tu veux gagner quelques thunes en vendant des instruments de cuisine de ta gargotte ?

 

- Qu'est-ce que tu veux que je vende Victor. Il me faut tout mon matos pour faire croûter des galavards comme vous !

 

- Moi, ce que je t'en dis... C'est parce que je viens d'entendre dans une machine à bruits une annonce qui serait cocasse si elle n'était aussi quelque peu effrayante.

 

- Accouche Victor...

 

- Ben voilà. C'est une annonce parue dans internet et qui dit en substance que le centre de recherche nucléaire de Valduc, en Bourgogne cherche 4.000 cocottes minute pour transporter des matériaux sensibles.

 

- ...taing ! Ils doivent en avoir de la biasse à trimbaler dans cette boite. Ils ne font que bouffer quoi !

 

- Tu sais ce que c'est le centre de recherche Valduc ?

 

- ???!!!! Connais pas. Avec un nom pareil, et en Bourgogne, c'est un truc de recherche sur le pinard je suppose ?

 

- Tu supposes mal Loulle. Valduc est une base nucléaire très, très secrète, très, très protégée, bien planquée et protégée par le secret défense pour une raison évidente : c'est là que sont fabriquées les bombes atomiques de l'arsenal militaire français !

 

- Putaing ! Et qu'est-ce qu'ils veulent en faire de ces 4.000 cocottes minutes ?

 

- Justement. Là est la question. Certains pensent qu'elles vont servir à transporter (de où à où ? comment ?) des déchets nucléaires solides. 4.000 cocottes minute de 17 litres, ça fait 68.000 litres de déchets en volume. Comme la masse volumique de l'uranium, du plutonium, du tritium voisine les 20, ça fait des dizaines de tonnes de saloperies ultra dangereuses qui vont donc se trimbaler anonymement sur la route... Voilà qui est rassurant, non ?

 

- C'est des conneries ça Victor, non ? C'est un « hoax » comme disent les « geeks ».

 

- Pas du tout. Et ça existe depuis très longtemps sans qu'on n'en sache rien. D'ailleurs un délégué syndical de chez SEB, qui produit entre autre des autocuiseurs assure qu'en 37 ans de métier, son entreprise a déjà vendu plusieurs milliers de cocottes minutes à l'industrie nucléaire française !

 

- Fatche ! Quand je vais dire à Berthe qu'elle fait cuire les pieds de cochon dans un truc qui sert aussi à trimbaler des saloperies atomiques !

 

- Tè ! Sers-nous plutôt un canon... Les tiens ne sont pas dangereux !

 

 

Septidi 27 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

13/08/2013

Tunisie : les femmes à la pointe de la Révolution.

tunisie manif femmes.jpg

 

 

Les Femmes sont à la pointe de la « révolution » tunisienne. A la pointe parce qu’elles en sont l’un des enjeux et par le courage de leurs combats. Ce jour anniversaire de la promulgation par le président Bourguiba, ces femmes vont manifester à Tunis.

D’un côté une manifestation de propagande organisée par un parti religieux qui n’a jamais digéré les lois progressistes en faveur des femmes  mises en place par Bourguiba et confirmées par Ben Ali. Le 13 août 1956, le code du statut personnel (C.S.P.) promulgué en Tunisie a, en effet, octroyé aux Tunisiennes des droits sans pareil dans le monde arabe, sans pour autant consacrer l’égalité, mais les islamistes au pouvoir sont régulièrement accusés de vouloir revenir sur ces acquis. Ils prétendaient, dans une première mouture de constitution, faire de la femme non plus l’égale, mais le simple complément de l’homme ! Ils sont également accusés d’avoir favorisé, par leur laxisme voire leur complaisance, l’essor de la mouvance salafiste dont les actions violentes déstabilisent régulièrement le pays depuis la révolution de janvier 2011.

 

De l’autre la manifestation organisée par le collectif « Hrayer Tounes » (femmes libres de Tunisie). Ce collectif est constitué de plusieurs organisations féministes et d’organisations de la société civile, soutenu par les partis démocratiques et l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), notamment l’Association tunisienne des femmes démocrates, le Comité national de la femme travailleuse relevant de l’UGTT, le Parti des travailleurs et la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme.

Ces femmes exemplaires luttent pour ne pas retomber dans l’enfer des femmes en terres musulmanes intégristes : femmes enfermées, niées dans leur prison de toile, mutilées, lapidées, brûlées, massacrées, femmes battues, vendues, toutes ces horreurs au nom d’un obscurantisme religieux borné.

 

Hardi, femmes tunisiennes ! Et respect !

 

 

Sextidi 26 Thermidor 221

 

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09/08/2013

Pour ne pas mourir idiot : salade de mots d’été.

homme cochon evolution.jpg

 

 

Sur le collier du chien que tu laisses au mois d'août

Sur la vulgarité de tes concours de pets

Sur l'étendard nazi et sur le drapeau rouge

Sur la rosette au coin du vieillard officiel

Sur les blousons kaki, sur les képis dorés

Sur le cul blanc des féministes

Sur le mandrin des misogynes

Sur le béret obtus des chauvins aveuglés

Sur la croix des cathos, le croâ des athées

Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes

Où les crétins votants vont se faire entuber

Sur l'espoir en la gauche

Sur la gourmette en or de mon coiffeur de droite

Sur la couenne des connes aplaties sur les plages

Sur l'asphalte encombré de cercueils à roulettes

Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutron

Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés

Sur la sébile humiliante et dérisoire

Qu'il faut tendre pourtant à tous les carrefours

Pour aider à freiner l'ardeur des métastases

Sur le mur de la honte et sur les barbelés

Sur les fronts dégarnis des commémorateurs

Pleurant au cimetière qu'ils ont eux-mêmes empli

Sur le petit écran qui bave encore plus blanc

Sur l'encéphalogramme éternellement plat

Des musclés, des Miss France et des publicitaires

Sur l'étendard vainqueur de la médiocrité

Qui flotte sur les ondes hélas abandonnées

Aux moins méritants des handicapés mentaux

Sur la Bible et sur Mein Kampf

Sur le Coran frénétique

Sur le missel des marxistes

Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures

Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim

Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté

Sur le nuage

Sur la lune

Sur le soleil atomique

Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés

J'écris ton nom

HOMME.

 

Victor Chabert

pris et transformé de la poésie "Liberté" de Paul Éluard, 1942

 

Duodi 22 Thermidor 221

 

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07/08/2013

Hiroshima… Dernier jour. Apocalypse now, comme si vous y étiez !

bombe A littleboy.jpg

 

 

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

 

Bombe A équipage.jpgDans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Au commande du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

 

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

 

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

 

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

 

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

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Décadi 20 Thermidor 221


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05/08/2013

Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

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Salut à toi, ami estivalier qui, le temps de quelques semaines, va t’initier à ce subtil bonheur : glander ! Marcher avec le temps au lieu de le laisser te dévorer par lui. Ecouter ta vie. En ex-Indochine, un proverbe dit : « Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser, les Laotiens l’écoutent pousser ». Toute une philosophie de vie qui désacralise le « travail ». « Travail » (du latin tripalium, instrument de torture). Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

 

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a eu cinq longues et sombres année durant un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

 

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

 

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  («Tu te nourriras à la sueur de ton front ! ») se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier ou/et actionnaires ! Dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui, c’est-à-dire vous, moi, les cochons de payants de la France d’en-bas.

 

Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner. Et pourtant ! Dans une autre vie, j’ai même été « chef d’entreprise ». Et je n’embauchais que des fainéants avoués. Ils sont les plus fiables, les plus efficaces des collaborateurs : un fainéant œuvre vite pour avoir plus vite fini et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

 

Dans le système capitaliste d’exploitation de l’humain, il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour le profit d’un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

 

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise. Encore que ! Certaines entreprises découvrent les bienfaits de la sieste !

 

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? C’est malheureux mais la plupart n’a nul plaisir à ne rien faire. Ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée, sans oublier les formidables rêves érotiques !

 

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

 

- Merci !

 

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

 

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

 

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

 

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

 

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

 

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

 

 

Victor - Maître siestologue – Athlète du saint Hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile.

 

 

Octidi 18 Thermidor 221

 

 

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02/08/2013

OGM ? Conseil d’Etat ? Mais c’est quoi ce « machin » ?

 

ogm,conseil d'état


« Faisant application du droit de l'Union européenne, tel qu'interprété par la cour de justice de l'Union européenne, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté du ministre de l'Agriculture du 16 mars 2012, Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qu'une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre qu'en cas d'urgence et en présence d'une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement » explique le Conseil d’état.

 

La législation européenne à la Barroso a toujours été établit de façon à favoriser les firmes. Il convient d’en changer. Mais ce n’est pas avec Barroso – qui pousse au cul pour ouvrir au plus vite les négociations dites du « grand marché transatlantique », donc un plus grand laxisme vis-à-vis des firmes multinationales – qu’on y parviendra. José Bové, député européen, estime qu’ «il faut effectivement une législation nouvelle. Et qu'elle soit étendue à de nouvelles variétés mises en place par les firmes qui préparent des plantes résistantes à des herbicides non plus par la transgénèse mais par la mutagénèse. Les firmes sélectionnent des gènes de résistance à des herbicides et les développent de manière massive dans leurs semences. Cette nouvelle technologie n'est pas évaluée. Si rien n'est mis en place, on va se retrouver face à un nouveau risque d'OGM sans que ces plantes rentrent dans une législation. »

 

A ce jour, huit pays européens ont instauré un moratoire national pour interdire la culture du MON 810 sur leur sol : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg et la Pologne. La France était le neuvième mais le Conseil d’état en a jugé autrement. Eh ! Normalou, Tranquilou et toi ci-devant Philippe Martin, nouveau ministre de l’écologie, qu’est-ce qu’on fait ? On vous fait confiance dans votre volonté d’interdire à becs et ongles les OGM ,en France, ou on aiguise les faux.

 

Cet épisode nous engage a regarder de plus près ce qu’est ce nébuleux Conseil d’Etat. C’est quoi ? C’est qui le Conseil d’Etat qui se permet de faire et de défaire des lois votées par les représentants élus du peuple ? Vous avez voté pour le Conseil d’Etat vous ? Moi non plus... Alors j’ai un peu cherché ce qu’était ce « machin.

 

Il s’agit de la réminiscence d’une de ces institutions fantoches créées en 1799 sous le Consulat par le dictateur Napoléon, avec le Tribunat, le Corps Législatif et le Sénat. La Vème République a conservé cette vieillerie, relique du pouvoir personnel de Napo ! Les membres sont nommés à vie par les gouvernements, mais sans aucune confirmation de la part des chambres élues ! Cette juridiction est encore plus conservatrice que le Sénat. Elle s'était opposée par exemple à l'élection au suffrage universel du président de la République.

 

Le Conseil d'État comprend 300 membres et 390 agents, soit près de 700 salariés, sans parler des 3.600 fonctionnaires des cours administratives. La sécurité de l'emploi est totale avec avancements réguliers basés, non pas sur la performance, mais sur l'ancienneté. Les salaires de plus de 10.000 euros par mois sont courants. Ben, en voilà un beau fromage de la république !

 

Il fut un temps où le Conseil d’Etat était présidé par le Chef de l’Etat, mais ça faisait un peu craignos et il y a maintenant un vice-président qui est, aujourd’hui le ci-devant Jean-Marc Sauvé. Les membres du Conseil d’Etat sont presque tous issus de l’ENA (école nationale d’administration). Ceux qui ne sont pas nommés par le Chef de l'État, sont recrutés directement à la sortie de l'ENA ! On a donc affaire a un véritable état dans l’état dominé par une caste d'énarques qui se cooptent entre eux. Le Conseil d’Etat étant défini comme une juridiction, il fait donc partie du pouvoir Judiciaire. Un des principes fondamentaux de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Or, les membres du Conseil d’Etat sont présents dans tous les ministères, à des postes clés comme directeurs de cabinet ou adjoint de ceux-ci ! Ce mélange douteux entre le pouvoir Judiciaire (les conseillers d’Etat) et le pouvoir Exécutif (les postes de décision dans les cabinets ministériels) est une transgression majeure de l’esprit même de la démocratie.

 

Eh ! François, puisque « le changement, c’est maintenant » et qu’il te faut faire des économies, qu’est-ce que t’attend pour envoyer cette institution aussi inutile que parasitaire aux poubelles de l’Histoire ?

 

Sources :

 lien1 

lien2 

 

Quintidi 15 Thermidor 221

 

 

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31/07/2013

L’ancestrale « peur du Boumian »

gens du voyage panneau.jpg

 

 

Comme chaque été, on constate des conflits entre les gens du voyage (chez nous, on les appelle les Boumians, les Bohémiens) et les autorités. Principale source de ces conflits : l’occupation illégale de terrains publics (stade de sports, places de marché, etc.) ou privés. Des confrontations parfois musclées entre les gitans caravaniers et les ayant-droit des terrains occupés défaillent régulièrement la chronique.


On peut comprendre le désarroi d’un propriétaire qui voit son terrain occupé par une centaine ou plus de caravanes avec tout ce que cela comporte de nuisances. On a moins de raison de comprendre les maires qui se retrouvent dans la même situation. Pour une raison bien simple : La loi Besson (non, pas Ganelon, un autre), votée en juillet 2000, oblige les communes de plus de 5 000 habitants à créer une aire d’accueil des gens du voyage, la République aidant les collectivités à les financer. De plus, la Circulaire 2001-49 du 05 juillet 2001 stipule quedes aires de grand passage doivent être destinées à accueillir des groupes de 50 à 200 caravanes et ont un caractère temporaire c’est à dire qu’elles sont rendues accessibles en tant que besoin. La durée de stationnement sur les aires de grand passage devrait être limitée et ne pas dépasser une quinzaine de jours. Quant à leur localisation la circulaire ajoute : Compte tenu de leur objet et du fait qu’elles n’appellent pas d’aménagement ou de construction justifiant un permis de construire, ni d’utilisation permanente à titre d’habitat, ces aires peuvent être envisagées hors des zones urbanisées et constructibles des plans locaux d’urbanisme.


Seulement voilà : les gens du voyage sont confronté au fait que la moitié des communes éligibles à cette loi ne la respectent pas !  De plus, du fait de l’urbanisation, il n’existe quasiment plus aux abords des villes des terrains publics, champs de foire, etc. ou privés susceptibles d’accueillir l’installation momentanée de ces gens, Français à part entière, ne l’oublions jamais. Enfin, la loi ne prévoit aucune sanction pour les villes qui refusent d’installer des zones d’accueil. On comprend dès lors le peu d’empressement des maires à s’y conformer.


La majorité de ces aires sont administrées directement par les municipalités et quelques associations, mais le fonctionnement de 40% d’entre elles a été déléguée à des sociétés privées. Et il se trouve que c’est un bizness fort juteux ! Le mécanisme créé par l’État pour permettre aux familles nomades ou quasi sédentaires de se poser un bout de temps et garer la caravane profite au privé dans les grandes largeurs. Il faut savoir, contrairement aux idées reçues, que l’utilisation de ces aires n’est pas gratuite : location de l’emplacement, paiement de l’eau et de l’électricité. La Cour des comptes note que les niveaux de tarification «sont disparates, parfois difficiles à expliquer et à l’origine d’inégalités de traitement entre usagers». C’est gratos dans certains départements et jusqu'à une dizaine d'euros par jour dans d’autres, accompagnés de cautions volontairement prohibitives dans certains cas.  


Ces aires gérées par le privé sont souvent mal entretenues. Et ce, volontairement : ce sont généralement des maires hostiles à l’installation des gens du voyage qui les concèdent au privé. L’entretien minimum des aires a un but inavoué : dissuader les voyageurs de s’y arrêter, d’autant plus quand les tarifs sont élevés. L’aire est donc un alibi pour pouvoir mieux les virer. On interdit l’accès des aires à des familles entières sur la base de listes nominatives, pour des soi-disant troubles ou dettes. Généralement, rien n'est avéré, que ce soit pour les vols ou dégradations. Il n’y a pas de dépôt de plainte, c’est juste l’avis du gardien. Il y aussi une liste noire des familles, basée sur leur simple réputation… Et ça rapporte ! Moins il y a de caravanes stationnées sur les aires, plus ça rapporte à la société privée, car la redevance de l’État est forfaitaire, quel que soit le taux de remplissage du terrain. Les entreprises ont donc intérêt à ce qu’il y ait le moins de familles sur les terrains… 


Tout ça devrait bouger prochainement grace à une proposition de loi du député socialiste de Loire-Atlantique, Dominique Raimbourg.

 

Ouètindsi les Piches !

 

Tridi 13 Thermidor 221

 

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29/07/2013

Pendant le bronze-cul, les euro-saloperies continuent.

jardinier terroriste.jpg

 

 

Inutile d’épiloguer sur la duplicité des fonctionnaires européens, totalement inféodés aux intérêts privés des multinationales et des mafias financières.

 

Cette sinistre réalité vient d’être illustrée, une fois de plus par La Cour de Justice de l’Union Européenne qui a confirmé le 12 juillet dernier l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel. Autrement dit, si votre voisin a de superbes tomates, bien savoureuses, il peut vous donner quelques graines. Mais si, sollicité par bien des gourmets désireux eux aussi de se régaler de ces tomates hors du commun, votre voisin estime normal de faire un tant soit peu rémunérer ses efforts en vendant ses formidables graines, il risque…les foudres de la loi !

 

Ainsi, des associations bien connues des jardiniers, comme Kokopelli  ou Semailles, qui collectent, protègent et distribuent ce type de semences, se retrouvent dans l’illégalité et à ce titre régulièrement poursuivis devant les tribunaux. Leur crime : commercialiser des semences de légumes et de fruits oubliés, qui font le bonheur des jardiniers mais…qui ne paient pas de redevance (de racket plutôt) aux semenciers. Ceci avec la complicité des pouvoirs publics à la solde des lobbys multinationaux qui sont derrière les semenciers. Ainsi les décisions de Bruxelles ont essentiellement pour but de protéger les profits des grosses multinationales semencières (Monsanto, Pionner, DuPont, Sygenta, Limagrain-Vilmorin, KWS, etc.)

 

Les semenciers ont pour cela fait une OPA sur le catalogue officiel et s'ingénie à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides ! CQFD.

 

Il suffirait pourtant d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrites au catalogue (ce qui coûte très cher !), elles en sont éliminées. A cause de cette réglementation, plus de 80% de la biodiversité en matière de semences a disparu…

 

Et il y a d’autres barrages : Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l'espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles.

 

Les lobbys semenciers, aidés par l’Europe mais aussi par les Etats de l’U.E., pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe.

 

Les maraîchers qui produisent et commercialisent des légumes ont obligation de ne produire que des légumes issus du catalogue officiel. Or plus de 90% des variétés inscrites à ce catalogue officiel sont des variétés hybrides, inventées par les semenciers, qui reproduisent des graines dégénératives donc inutilisables pour reproduire la plante.
Autrement dit, le maraîcher, pour produire d'une année sur l'autre la même variété de tomate doit acheter à nouveau sa semence au semencier.

 

E vafanculo…


légumes et fruits érotiques.jpg


 

 

Primidi 11 Thermidor 221

 

Illustrations X – Droits réservés

23/07/2013

Au bistro de la toile : vive le roi ? Le roi des quoi ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t'as mis la chemise bleue. Si ça avait été une fille, t'aurais mis la chemise rose ?

 

- Oh ! Qu'est-ce tu dis, pichepois ! J'entrave nibe à tes salades...

 

- Ta liquette bleue, c'est parce que le Royalchiard rosbif est un garçon, je suppose...

 

- Tu supposes mal Loulle. En plus, ça me gonfle sérieusement les aliboffis ces conneries. Que les Rosbifs s'intéressent à la translation de intra à extra utérus du produit d'un coup de chibre princier, ça les regarde. Mais que les connards des lucarnes à décerveler et les machines à bruits gaspillent nos redevances pour nous faciliter le transit intestinal avec ces conneries, ça me les gonfle méchant. Pendant un quart d'heure, montre en main, hier soir le guignol de service à TF2 nous a bassiné avec ces niaiseries... Ça, plus le pape et les bobo-cathos provoquant les crève-la-faim du Brésil, ça fait beaucoup...

 

- Bof, ils sont comme ça les Rosbifs...

 

- Mais je m'en fous des Rosbifs Loulle. Ils font ce qu'ils veulent. S'ils acceptent cette suprême injure à la liberté et à l'égalité, ça les regarde... Ce qui me gonfle c'est qu'on nous inflige ces estronnades à nous, fils de la Mère des Révolutions !

 

- Explique-toi.

 

- C'est simple. Avoir un roi, ou une reine, ça signifie accepter qu'il existe, dans son pays, des gens qui vous sont supérieurs, de qui vous ne pourrez jamais être les égaux. Je ne parle pas de la supériorité liée à la compétence ou au talent, mais de la supériorité lié...à la naissance ! Une famille s'arroge le privilège exorbitant de se prétendre au-dessus des autres. Et ceux-ci, cocus, battus, contents, acceptent en bêlant de connerie d'être de simples « sujets » ! Des sujets Loulle. C'est à dire des soumis, acceptant d'être sous la dépendance d'une autorité « supérieure ». Non mais ou on va Loulle ? Pas en France. Ici, les rois, on les raccourcit. Pour couper toute sujétion à un prétendu « droit divin ». Ben voyons, le revoilà celui-là : dieu...

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, d'escroquerie sur le livret A, de léchage de cul des banques, etc...

 

- T'as la rabia Victor. Je le vois bien. Tiens, goûte-moi ce rosé de Tavel. Il vient de chez Roudil-Jouffret !

 

- ...taing ! Ça réconcilie avec l'existence Loulle. Et vive le roi !

 

- Quoi ?

 

- Vive le roi des rosés, Loulle. Le Tavel !

 

 

Quintidi 5 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

 

19/07/2013

« Mon ennemi, c’est la finance… ».

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Bon. On l’a cru. On a voté pour lui. Il a gagné. Et ce matin, François Normalou Hollande reçoit…son ennemi en la personne de Jean-Paul Chifflet, président de la fédération bancaire française et directeur général du Crédit agricole !

Entre temps, « l’ennemi » a obtenu tout ce qu’il voulait : la fameuse réforme bancaire promise par le candidat Hollande, votée il y a quelques jours par un parlement godillot, s’est réduite à un pet de lapin ! Le système bancaire reste le même dans son organisation, la séparation entre activités de dépôt et de spéculation se réduit à…entre 0,75 et 1,5% des activités des banques ! Si ce n’est pas prendre les électeurs pour des cons, ça y ressemble…

Il faut dire que le monde de la finance a pu, dans son entreprise de démolition, compter sur le panier à crabe de Bercy ou nos plus brillantes têtes d’œuf, inspecteurs des finances et énarques distingués, ne cachent même plus leur connivence avec ce monde bancaire qu’ils sont censés « inspecter » et qu’ils caressent dans le sens du poil dans l’espoir souvent réalisé d’aller grassement y pantoufler !

A la tête de cette coterie (j’allais écrire mafia) trône Moscovici. Une figure de lune ultralibérale camouflée derrière un faux nez « socialiste »… Le saccage de la « réforme bancaire », c’est lui. Mais ça ne lui suffit pas. Servile lèche-cul du monde de la finance, il œuvre maintenant à enterrer le projet de loi sur les transactions bancaires. Un ersatz de taxe Tobin proposé par la très ultralibérale Commission européenne. « On a des doutes sur la mesure telle qu’elle est écrite. Il faut des modifications pour la rendre applicable en tenant compte de la réalité » s’inquiètent les technocrates banco-compatibles de Bercy. Ben voyons !

François reçoit ce matin les banquiers. Va-t-il lui aussi se coucher devant eux comme son ministre Mosco ou fera-t-il preuve, sinon de fermeté (ce n’est pas son genre) du moins d’un peu de dignité ? On va voir.

Pendant ce temps, Mosco, dans sa grande mansuétude, vient d’accorder à la « France d’en-bas », celle des pélucres qui mettent leurs quatre éconocroques à la caisse d’épargne, un taux d’intérêt de 1,25%. « Au-dessus de l’inflation » qu’il dit Tête-de-lune. Il ne doit pas souvent faire son marché : cerises à 5 euros le kilo, tomates à 3,5, entrecôte à 23 euros, etc. ; loyers bouffant la moitié du salaire quand salaire il y a ; carburants entre 1,4 et 1,6 le litre, électricité prenant 5%, gaz idem…

Que faire ? Comment se faire entendre ? La droite se vautre sans complexe dans la bauge puante de l’extrême droite, le parti socialiste est devenu la droite classique. Quant à la gauche, elle se cherche, désemparée par le paradoxe Mélenchon : un tribun qui l’enflamme par sa faconde, ses idées, ses capacités de rassembleur, mais qui la décrédibilise par ses outrances.

Que reste-t-il puisque les voies classiques de la démocratie sont inféodées aux forces les plus rétrogrades ? En ces temps de 14 juillet, la réponse est dans la question…

 

Décadi 30 Messidor 221

 

Illustration, merci à Soulié

 

 

17/07/2013

Je raque, tu raques, ils rackettent...

lettre chantage aux PME Le Parisien.JPG

 

 

Ah qu'il était fier François « Normalou » de son « Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi », le fameux CICE qui consiste à faire un cadeau de plus aux entreprises. Et pas rien : 20 milliards d'euros par an ! C'est la mesure phare du pacte de compétitivité annoncé en novembre par le gouvernement qui doit permettre de réduire le coût de la masse salariale des entreprises en dessous de 2,5 smics de 4 % en 2014 puis de 6 % en 2015. Bon. Ça va donner de l'air aux entreprises et donc créer des emplois. Tè ! Fume...

 

En France, il y a de grands groupes, dans l'énergie, le transport, la santé, l'industrie, etc. Et autour de ces mastodontes – qui généralement ne paient que 8% d'impôts en « optimisant leur fiscalité » - il y a une myriade de petites et moyennes entreprises qui travaillent en tant que fournisseurs ou prestataires de services pour ces grosses boites. Avec des rapports non pas de complémentarité mais de diktat du fort au faible. « Tu fais ce que je veux, au prix que je veux sinon je ne renouvelle pas le contrat ». C'est la base des rapports entre les donneurs d'ordres des grandes entreprises et les petits patrons qui, eux, triment et mettent tout leur potentiel, tout leur temps, toutes leurs économies dans leur boite. Et qui paient plein pot leurs impôts.

 

Le fameux CICE de François, il est fait pour aider ces petits patrons. Et que se passe-t-il en réalité ? Eh bien certains dirigeants des achats des grands groupes rackettent sans vergogne leur fournisseurs et prestataires en leur tenant à peu près ce langage : « Vous avez touché à travers le CICE un bonus d'environ 4%, nous exigeons que vous nous ristourniez entre 2 et 3% de ce bonus. Sinon nous serons dans l'obligation de nous passer de vos services... »

 

On nous gonfle régulièrement les aliboffis en comparant nos manières de travailler avec celles des Allemands. En l'occurence, les grands groupes allemands travaillent la main dans la main avec leurs sous-traitants. Lorsqu'ils signent un contrat de sous-traitance, ils négocient durement, mais une fois signé, ce contrat est rigoureusement respecté. C'est même un des secrets de leur réussite. Ici, c'est tout le contraire : les donneurs d'ordre tiennent leurs sous-traitants dans l'angoisse perpétuelle en allongeant les délais de paiement, en rompant brutalement un contrat, en piquant sans vergogne les brevets d'un produit ou service, en mettant toujours leurs sous-traitants sous la menace d'un non renouvellement de commande, etc. Ce racket à la CICE se rajoute à ce déjà lourd contentieux.

 

Voilà où vont nos impôts ! Parce que ces 20 milliards du CICE, ils viennent évidemment de nos poches ! Notre sémillant ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a promis de prendre son téléphone pour souffler directement dans les bronches des racketteurs. On va voir.

 

 

Octidi 28 Messidor 221

 

Illustration Le Parisien