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09/08/2013

Pour ne pas mourir idiot : salade de mots d’été.

homme cochon evolution.jpg

 

 

Sur le collier du chien que tu laisses au mois d'août

Sur la vulgarité de tes concours de pets

Sur l'étendard nazi et sur le drapeau rouge

Sur la rosette au coin du vieillard officiel

Sur les blousons kaki, sur les képis dorés

Sur le cul blanc des féministes

Sur le mandrin des misogynes

Sur le béret obtus des chauvins aveuglés

Sur la croix des cathos, le croâ des athées

Sur tous les bulletins et sur toutes les urnes

Où les crétins votants vont se faire entuber

Sur l'espoir en la gauche

Sur la gourmette en or de mon coiffeur de droite

Sur la couenne des connes aplaties sur les plages

Sur l'asphalte encombré de cercueils à roulettes

Sur les flancs blancs d'acier des bombes à neutron

Que tu t'offres à prix d'or sur tes impôts forcés

Sur la sébile humiliante et dérisoire

Qu'il faut tendre pourtant à tous les carrefours

Pour aider à freiner l'ardeur des métastases

Sur le mur de la honte et sur les barbelés

Sur les fronts dégarnis des commémorateurs

Pleurant au cimetière qu'ils ont eux-mêmes empli

Sur le petit écran qui bave encore plus blanc

Sur l'encéphalogramme éternellement plat

Des musclés, des Miss France et des publicitaires

Sur l'étendard vainqueur de la médiocrité

Qui flotte sur les ondes hélas abandonnées

Aux moins méritants des handicapés mentaux

Sur la Bible et sur Mein Kampf

Sur le Coran frénétique

Sur le missel des marxistes

Sur les choux-fleurs en trop balancés aux ordures

Quand les enfants d'Afrique écartelés de faim

Savent que tu t'empiffres à mourir éclaté

Sur le nuage

Sur la lune

Sur le soleil atomique

Sur le cahier d'écolier de mes enfants irradiés

J'écris ton nom

HOMME.

 

Victor Chabert

pris et transformé de la poésie "Liberté" de Paul Éluard, 1942

 

Duodi 22 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

07/08/2013

Hiroshima… Dernier jour. Apocalypse now, comme si vous y étiez !

bombe A littleboy.jpg

 

 

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre  du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent, en une explosion de mille soleils,  les chevaux de l’apocalypse…

 

Bombe A équipage.jpgDans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Au commande du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

 

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10.000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

 

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

 

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l'air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L'air étant transparent à ces longueurs d'onde, le rayonnement thermique pût alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2.2 km en 10 s pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d'un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s'éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d'émettre de la lumière visible et donc cessa d'être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d'eau, de poussières et de débris qui se condensèrent,  formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d'altitude et s'écrasa horizontalement sur quelque 35 Km de diamètre…

 

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350.000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

scorpion.jpg

 

Décadi 20 Thermidor 221


Illustrations X - Droits réservés

 

 

05/08/2013

Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

feignants français.png

 

Salut à toi, ami estivalier qui, le temps de quelques semaines, va t’initier à ce subtil bonheur : glander ! Marcher avec le temps au lieu de le laisser te dévorer par lui. Ecouter ta vie. En ex-Indochine, un proverbe dit : « Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser, les Laotiens l’écoutent pousser ». Toute une philosophie de vie qui désacralise le « travail ». « Travail » (du latin tripalium, instrument de torture). Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

 

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a eu cinq longues et sombres année durant un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

 

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

 

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  («Tu te nourriras à la sueur de ton front ! ») se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier ou/et actionnaires ! Dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui, c’est-à-dire vous, moi, les cochons de payants de la France d’en-bas.

 

Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner. Et pourtant ! Dans une autre vie, j’ai même été « chef d’entreprise ». Et je n’embauchais que des fainéants avoués. Ils sont les plus fiables, les plus efficaces des collaborateurs : un fainéant œuvre vite pour avoir plus vite fini et bien pour ne pas avoir à y revenir !

 

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

 

Dans le système capitaliste d’exploitation de l’humain, il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour le profit d’un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

 

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise. Encore que ! Certaines entreprises découvrent les bienfaits de la sieste !

 

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? C’est malheureux mais la plupart n’a nul plaisir à ne rien faire. Ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée, sans oublier les formidables rêves érotiques !

 

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

 

- Merci !

 

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

 

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

 

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

 

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

 

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

 

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

 

 

Victor - Maître siestologue – Athlète du saint Hamac - Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile.

 

 

Octidi 18 Thermidor 221

 

 

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02/08/2013

OGM ? Conseil d’Etat ? Mais c’est quoi ce « machin » ?

 

ogm,conseil d'état


« Faisant application du droit de l'Union européenne, tel qu'interprété par la cour de justice de l'Union européenne, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêté du ministre de l'Agriculture du 16 mars 2012, Il ressort en effet de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qu'une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre qu'en cas d'urgence et en présence d'une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement » explique le Conseil d’état.

 

La législation européenne à la Barroso a toujours été établit de façon à favoriser les firmes. Il convient d’en changer. Mais ce n’est pas avec Barroso – qui pousse au cul pour ouvrir au plus vite les négociations dites du « grand marché transatlantique », donc un plus grand laxisme vis-à-vis des firmes multinationales – qu’on y parviendra. José Bové, député européen, estime qu’ «il faut effectivement une législation nouvelle. Et qu'elle soit étendue à de nouvelles variétés mises en place par les firmes qui préparent des plantes résistantes à des herbicides non plus par la transgénèse mais par la mutagénèse. Les firmes sélectionnent des gènes de résistance à des herbicides et les développent de manière massive dans leurs semences. Cette nouvelle technologie n'est pas évaluée. Si rien n'est mis en place, on va se retrouver face à un nouveau risque d'OGM sans que ces plantes rentrent dans une législation. »

 

A ce jour, huit pays européens ont instauré un moratoire national pour interdire la culture du MON 810 sur leur sol : l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg et la Pologne. La France était le neuvième mais le Conseil d’état en a jugé autrement. Eh ! Normalou, Tranquilou et toi ci-devant Philippe Martin, nouveau ministre de l’écologie, qu’est-ce qu’on fait ? On vous fait confiance dans votre volonté d’interdire à becs et ongles les OGM ,en France, ou on aiguise les faux.

 

Cet épisode nous engage a regarder de plus près ce qu’est ce nébuleux Conseil d’Etat. C’est quoi ? C’est qui le Conseil d’Etat qui se permet de faire et de défaire des lois votées par les représentants élus du peuple ? Vous avez voté pour le Conseil d’Etat vous ? Moi non plus... Alors j’ai un peu cherché ce qu’était ce « machin.

 

Il s’agit de la réminiscence d’une de ces institutions fantoches créées en 1799 sous le Consulat par le dictateur Napoléon, avec le Tribunat, le Corps Législatif et le Sénat. La Vème République a conservé cette vieillerie, relique du pouvoir personnel de Napo ! Les membres sont nommés à vie par les gouvernements, mais sans aucune confirmation de la part des chambres élues ! Cette juridiction est encore plus conservatrice que le Sénat. Elle s'était opposée par exemple à l'élection au suffrage universel du président de la République.

 

Le Conseil d'État comprend 300 membres et 390 agents, soit près de 700 salariés, sans parler des 3.600 fonctionnaires des cours administratives. La sécurité de l'emploi est totale avec avancements réguliers basés, non pas sur la performance, mais sur l'ancienneté. Les salaires de plus de 10.000 euros par mois sont courants. Ben, en voilà un beau fromage de la république !

 

Il fut un temps où le Conseil d’Etat était présidé par le Chef de l’Etat, mais ça faisait un peu craignos et il y a maintenant un vice-président qui est, aujourd’hui le ci-devant Jean-Marc Sauvé. Les membres du Conseil d’Etat sont presque tous issus de l’ENA (école nationale d’administration). Ceux qui ne sont pas nommés par le Chef de l'État, sont recrutés directement à la sortie de l'ENA ! On a donc affaire a un véritable état dans l’état dominé par une caste d'énarques qui se cooptent entre eux. Le Conseil d’Etat étant défini comme une juridiction, il fait donc partie du pouvoir Judiciaire. Un des principes fondamentaux de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Or, les membres du Conseil d’Etat sont présents dans tous les ministères, à des postes clés comme directeurs de cabinet ou adjoint de ceux-ci ! Ce mélange douteux entre le pouvoir Judiciaire (les conseillers d’Etat) et le pouvoir Exécutif (les postes de décision dans les cabinets ministériels) est une transgression majeure de l’esprit même de la démocratie.

 

Eh ! François, puisque « le changement, c’est maintenant » et qu’il te faut faire des économies, qu’est-ce que t’attend pour envoyer cette institution aussi inutile que parasitaire aux poubelles de l’Histoire ?

 

Sources :

 lien1 

lien2 

 

Quintidi 15 Thermidor 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

31/07/2013

L’ancestrale « peur du Boumian »

gens du voyage panneau.jpg

 

 

Comme chaque été, on constate des conflits entre les gens du voyage (chez nous, on les appelle les Boumians, les Bohémiens) et les autorités. Principale source de ces conflits : l’occupation illégale de terrains publics (stade de sports, places de marché, etc.) ou privés. Des confrontations parfois musclées entre les gitans caravaniers et les ayant-droit des terrains occupés défaillent régulièrement la chronique.


On peut comprendre le désarroi d’un propriétaire qui voit son terrain occupé par une centaine ou plus de caravanes avec tout ce que cela comporte de nuisances. On a moins de raison de comprendre les maires qui se retrouvent dans la même situation. Pour une raison bien simple : La loi Besson (non, pas Ganelon, un autre), votée en juillet 2000, oblige les communes de plus de 5 000 habitants à créer une aire d’accueil des gens du voyage, la République aidant les collectivités à les financer. De plus, la Circulaire 2001-49 du 05 juillet 2001 stipule quedes aires de grand passage doivent être destinées à accueillir des groupes de 50 à 200 caravanes et ont un caractère temporaire c’est à dire qu’elles sont rendues accessibles en tant que besoin. La durée de stationnement sur les aires de grand passage devrait être limitée et ne pas dépasser une quinzaine de jours. Quant à leur localisation la circulaire ajoute : Compte tenu de leur objet et du fait qu’elles n’appellent pas d’aménagement ou de construction justifiant un permis de construire, ni d’utilisation permanente à titre d’habitat, ces aires peuvent être envisagées hors des zones urbanisées et constructibles des plans locaux d’urbanisme.


Seulement voilà : les gens du voyage sont confronté au fait que la moitié des communes éligibles à cette loi ne la respectent pas !  De plus, du fait de l’urbanisation, il n’existe quasiment plus aux abords des villes des terrains publics, champs de foire, etc. ou privés susceptibles d’accueillir l’installation momentanée de ces gens, Français à part entière, ne l’oublions jamais. Enfin, la loi ne prévoit aucune sanction pour les villes qui refusent d’installer des zones d’accueil. On comprend dès lors le peu d’empressement des maires à s’y conformer.


La majorité de ces aires sont administrées directement par les municipalités et quelques associations, mais le fonctionnement de 40% d’entre elles a été déléguée à des sociétés privées. Et il se trouve que c’est un bizness fort juteux ! Le mécanisme créé par l’État pour permettre aux familles nomades ou quasi sédentaires de se poser un bout de temps et garer la caravane profite au privé dans les grandes largeurs. Il faut savoir, contrairement aux idées reçues, que l’utilisation de ces aires n’est pas gratuite : location de l’emplacement, paiement de l’eau et de l’électricité. La Cour des comptes note que les niveaux de tarification «sont disparates, parfois difficiles à expliquer et à l’origine d’inégalités de traitement entre usagers». C’est gratos dans certains départements et jusqu'à une dizaine d'euros par jour dans d’autres, accompagnés de cautions volontairement prohibitives dans certains cas.  


Ces aires gérées par le privé sont souvent mal entretenues. Et ce, volontairement : ce sont généralement des maires hostiles à l’installation des gens du voyage qui les concèdent au privé. L’entretien minimum des aires a un but inavoué : dissuader les voyageurs de s’y arrêter, d’autant plus quand les tarifs sont élevés. L’aire est donc un alibi pour pouvoir mieux les virer. On interdit l’accès des aires à des familles entières sur la base de listes nominatives, pour des soi-disant troubles ou dettes. Généralement, rien n'est avéré, que ce soit pour les vols ou dégradations. Il n’y a pas de dépôt de plainte, c’est juste l’avis du gardien. Il y aussi une liste noire des familles, basée sur leur simple réputation… Et ça rapporte ! Moins il y a de caravanes stationnées sur les aires, plus ça rapporte à la société privée, car la redevance de l’État est forfaitaire, quel que soit le taux de remplissage du terrain. Les entreprises ont donc intérêt à ce qu’il y ait le moins de familles sur les terrains… 


Tout ça devrait bouger prochainement grace à une proposition de loi du député socialiste de Loire-Atlantique, Dominique Raimbourg.

 

Ouètindsi les Piches !

 

Tridi 13 Thermidor 221

 

Photo X – Droits réservés

 

29/07/2013

Pendant le bronze-cul, les euro-saloperies continuent.

jardinier terroriste.jpg

 

 

Inutile d’épiloguer sur la duplicité des fonctionnaires européens, totalement inféodés aux intérêts privés des multinationales et des mafias financières.

 

Cette sinistre réalité vient d’être illustrée, une fois de plus par La Cour de Justice de l’Union Européenne qui a confirmé le 12 juillet dernier l'interdiction de commercialiser les semences de variétés traditionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel. Autrement dit, si votre voisin a de superbes tomates, bien savoureuses, il peut vous donner quelques graines. Mais si, sollicité par bien des gourmets désireux eux aussi de se régaler de ces tomates hors du commun, votre voisin estime normal de faire un tant soit peu rémunérer ses efforts en vendant ses formidables graines, il risque…les foudres de la loi !

 

Ainsi, des associations bien connues des jardiniers, comme Kokopelli  ou Semailles, qui collectent, protègent et distribuent ce type de semences, se retrouvent dans l’illégalité et à ce titre régulièrement poursuivis devant les tribunaux. Leur crime : commercialiser des semences de légumes et de fruits oubliés, qui font le bonheur des jardiniers mais…qui ne paient pas de redevance (de racket plutôt) aux semenciers. Ceci avec la complicité des pouvoirs publics à la solde des lobbys multinationaux qui sont derrière les semenciers. Ainsi les décisions de Bruxelles ont essentiellement pour but de protéger les profits des grosses multinationales semencières (Monsanto, Pionner, DuPont, Sygenta, Limagrain-Vilmorin, KWS, etc.)

 

Les semenciers ont pour cela fait une OPA sur le catalogue officiel et s'ingénie à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides ! CQFD.

 

Il suffirait pourtant d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrites au catalogue (ce qui coûte très cher !), elles en sont éliminées. A cause de cette réglementation, plus de 80% de la biodiversité en matière de semences a disparu…

 

Et il y a d’autres barrages : Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l'espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles.

 

Les lobbys semenciers, aidés par l’Europe mais aussi par les Etats de l’U.E., pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe.

 

Les maraîchers qui produisent et commercialisent des légumes ont obligation de ne produire que des légumes issus du catalogue officiel. Or plus de 90% des variétés inscrites à ce catalogue officiel sont des variétés hybrides, inventées par les semenciers, qui reproduisent des graines dégénératives donc inutilisables pour reproduire la plante.
Autrement dit, le maraîcher, pour produire d'une année sur l'autre la même variété de tomate doit acheter à nouveau sa semence au semencier.

 

E vafanculo…


légumes et fruits érotiques.jpg


 

 

Primidi 11 Thermidor 221

 

Illustrations X – Droits réservés

23/07/2013

Au bistro de la toile : vive le roi ? Le roi des quoi ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t'as mis la chemise bleue. Si ça avait été une fille, t'aurais mis la chemise rose ?

 

- Oh ! Qu'est-ce tu dis, pichepois ! J'entrave nibe à tes salades...

 

- Ta liquette bleue, c'est parce que le Royalchiard rosbif est un garçon, je suppose...

 

- Tu supposes mal Loulle. En plus, ça me gonfle sérieusement les aliboffis ces conneries. Que les Rosbifs s'intéressent à la translation de intra à extra utérus du produit d'un coup de chibre princier, ça les regarde. Mais que les connards des lucarnes à décerveler et les machines à bruits gaspillent nos redevances pour nous faciliter le transit intestinal avec ces conneries, ça me les gonfle méchant. Pendant un quart d'heure, montre en main, hier soir le guignol de service à TF2 nous a bassiné avec ces niaiseries... Ça, plus le pape et les bobo-cathos provoquant les crève-la-faim du Brésil, ça fait beaucoup...

 

- Bof, ils sont comme ça les Rosbifs...

 

- Mais je m'en fous des Rosbifs Loulle. Ils font ce qu'ils veulent. S'ils acceptent cette suprême injure à la liberté et à l'égalité, ça les regarde... Ce qui me gonfle c'est qu'on nous inflige ces estronnades à nous, fils de la Mère des Révolutions !

 

- Explique-toi.

 

- C'est simple. Avoir un roi, ou une reine, ça signifie accepter qu'il existe, dans son pays, des gens qui vous sont supérieurs, de qui vous ne pourrez jamais être les égaux. Je ne parle pas de la supériorité liée à la compétence ou au talent, mais de la supériorité lié...à la naissance ! Une famille s'arroge le privilège exorbitant de se prétendre au-dessus des autres. Et ceux-ci, cocus, battus, contents, acceptent en bêlant de connerie d'être de simples « sujets » ! Des sujets Loulle. C'est à dire des soumis, acceptant d'être sous la dépendance d'une autorité « supérieure ». Non mais ou on va Loulle ? Pas en France. Ici, les rois, on les raccourcit. Pour couper toute sujétion à un prétendu « droit divin ». Ben voyons, le revoilà celui-là : dieu...

Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, d'escroquerie sur le livret A, de léchage de cul des banques, etc...

 

- T'as la rabia Victor. Je le vois bien. Tiens, goûte-moi ce rosé de Tavel. Il vient de chez Roudil-Jouffret !

 

- ...taing ! Ça réconcilie avec l'existence Loulle. Et vive le roi !

 

- Quoi ?

 

- Vive le roi des rosés, Loulle. Le Tavel !

 

 

Quintidi 5 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

 

19/07/2013

« Mon ennemi, c’est la finance… ».

soulcie pendre banquiers.jpg

 

Bon. On l’a cru. On a voté pour lui. Il a gagné. Et ce matin, François Normalou Hollande reçoit…son ennemi en la personne de Jean-Paul Chifflet, président de la fédération bancaire française et directeur général du Crédit agricole !

Entre temps, « l’ennemi » a obtenu tout ce qu’il voulait : la fameuse réforme bancaire promise par le candidat Hollande, votée il y a quelques jours par un parlement godillot, s’est réduite à un pet de lapin ! Le système bancaire reste le même dans son organisation, la séparation entre activités de dépôt et de spéculation se réduit à…entre 0,75 et 1,5% des activités des banques ! Si ce n’est pas prendre les électeurs pour des cons, ça y ressemble…

Il faut dire que le monde de la finance a pu, dans son entreprise de démolition, compter sur le panier à crabe de Bercy ou nos plus brillantes têtes d’œuf, inspecteurs des finances et énarques distingués, ne cachent même plus leur connivence avec ce monde bancaire qu’ils sont censés « inspecter » et qu’ils caressent dans le sens du poil dans l’espoir souvent réalisé d’aller grassement y pantoufler !

A la tête de cette coterie (j’allais écrire mafia) trône Moscovici. Une figure de lune ultralibérale camouflée derrière un faux nez « socialiste »… Le saccage de la « réforme bancaire », c’est lui. Mais ça ne lui suffit pas. Servile lèche-cul du monde de la finance, il œuvre maintenant à enterrer le projet de loi sur les transactions bancaires. Un ersatz de taxe Tobin proposé par la très ultralibérale Commission européenne. « On a des doutes sur la mesure telle qu’elle est écrite. Il faut des modifications pour la rendre applicable en tenant compte de la réalité » s’inquiètent les technocrates banco-compatibles de Bercy. Ben voyons !

François reçoit ce matin les banquiers. Va-t-il lui aussi se coucher devant eux comme son ministre Mosco ou fera-t-il preuve, sinon de fermeté (ce n’est pas son genre) du moins d’un peu de dignité ? On va voir.

Pendant ce temps, Mosco, dans sa grande mansuétude, vient d’accorder à la « France d’en-bas », celle des pélucres qui mettent leurs quatre éconocroques à la caisse d’épargne, un taux d’intérêt de 1,25%. « Au-dessus de l’inflation » qu’il dit Tête-de-lune. Il ne doit pas souvent faire son marché : cerises à 5 euros le kilo, tomates à 3,5, entrecôte à 23 euros, etc. ; loyers bouffant la moitié du salaire quand salaire il y a ; carburants entre 1,4 et 1,6 le litre, électricité prenant 5%, gaz idem…

Que faire ? Comment se faire entendre ? La droite se vautre sans complexe dans la bauge puante de l’extrême droite, le parti socialiste est devenu la droite classique. Quant à la gauche, elle se cherche, désemparée par le paradoxe Mélenchon : un tribun qui l’enflamme par sa faconde, ses idées, ses capacités de rassembleur, mais qui la décrédibilise par ses outrances.

Que reste-t-il puisque les voies classiques de la démocratie sont inféodées aux forces les plus rétrogrades ? En ces temps de 14 juillet, la réponse est dans la question…

 

Décadi 30 Messidor 221

 

Illustration, merci à Soulié

 

 

17/07/2013

Je raque, tu raques, ils rackettent...

lettre chantage aux PME Le Parisien.JPG

 

 

Ah qu'il était fier François « Normalou » de son « Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi », le fameux CICE qui consiste à faire un cadeau de plus aux entreprises. Et pas rien : 20 milliards d'euros par an ! C'est la mesure phare du pacte de compétitivité annoncé en novembre par le gouvernement qui doit permettre de réduire le coût de la masse salariale des entreprises en dessous de 2,5 smics de 4 % en 2014 puis de 6 % en 2015. Bon. Ça va donner de l'air aux entreprises et donc créer des emplois. Tè ! Fume...

 

En France, il y a de grands groupes, dans l'énergie, le transport, la santé, l'industrie, etc. Et autour de ces mastodontes – qui généralement ne paient que 8% d'impôts en « optimisant leur fiscalité » - il y a une myriade de petites et moyennes entreprises qui travaillent en tant que fournisseurs ou prestataires de services pour ces grosses boites. Avec des rapports non pas de complémentarité mais de diktat du fort au faible. « Tu fais ce que je veux, au prix que je veux sinon je ne renouvelle pas le contrat ». C'est la base des rapports entre les donneurs d'ordres des grandes entreprises et les petits patrons qui, eux, triment et mettent tout leur potentiel, tout leur temps, toutes leurs économies dans leur boite. Et qui paient plein pot leurs impôts.

 

Le fameux CICE de François, il est fait pour aider ces petits patrons. Et que se passe-t-il en réalité ? Eh bien certains dirigeants des achats des grands groupes rackettent sans vergogne leur fournisseurs et prestataires en leur tenant à peu près ce langage : « Vous avez touché à travers le CICE un bonus d'environ 4%, nous exigeons que vous nous ristourniez entre 2 et 3% de ce bonus. Sinon nous serons dans l'obligation de nous passer de vos services... »

 

On nous gonfle régulièrement les aliboffis en comparant nos manières de travailler avec celles des Allemands. En l'occurence, les grands groupes allemands travaillent la main dans la main avec leurs sous-traitants. Lorsqu'ils signent un contrat de sous-traitance, ils négocient durement, mais une fois signé, ce contrat est rigoureusement respecté. C'est même un des secrets de leur réussite. Ici, c'est tout le contraire : les donneurs d'ordre tiennent leurs sous-traitants dans l'angoisse perpétuelle en allongeant les délais de paiement, en rompant brutalement un contrat, en piquant sans vergogne les brevets d'un produit ou service, en mettant toujours leurs sous-traitants sous la menace d'un non renouvellement de commande, etc. Ce racket à la CICE se rajoute à ce déjà lourd contentieux.

 

Voilà où vont nos impôts ! Parce que ces 20 milliards du CICE, ils viennent évidemment de nos poches ! Notre sémillant ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a promis de prendre son téléphone pour souffler directement dans les bronches des racketteurs. On va voir.

 

 

Octidi 28 Messidor 221

 

Illustration Le Parisien

 

16/07/2013

Tricastin et autres centrales nucléaires : Greenpeace prouve le mythe criminel de leur « sécurité ».

tricastin greenpeace.jpg

 

 

Trente types décidés pénètrent sans aucun problème dans une centrale nucléaire française. Ces types n’ont pas de projets destructeurs: ils veulent seulement prouver que la « sécurité » de ces sites nucléaires laisse sérieusement à désirer. Ce n’est pas la première action, ce ne sera pas la dernière. Et que propose le gouvernement devant cet état de fait ? De renforcer la sécurité de ces centrales dangereuses ? De sortir enfin de ce tout nucléaire mortifère ? De fermer ces centrales obsolètes ? Tè ! Fume… Il propose…de durcir la répression contre ces lanceurs d’alerte ! François, Sarko, même àplatventrisme devant les talibans du nucléaire !

 

Mise au service de la guerre ou de la production énergétique, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

La Provence, la vallée de Rhône-Durance est la région la plus nucléarisée d’Europe avec une multitude d’installations nucléaires de base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

Le bilan de toutes les catastrophes nucléaires, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima-Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

Le nucléaire se pare de la banalité du mal si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers. Les installations nucléaires portent atteinte à notre santé, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

C’est cela que dénoncent les lanceurs d’alerte du Tricastin. Leur intrusion prouve de façon spectaculaire les mensonges de la mafia des nucléocrates concernant la sécurité de ces installations. Qu’en serait-il si, à la place de ces trente courageux, il s’agissait d’un commando de trente terroristes décidés, armés, équipés de lances thermiques et de puissants explosifs brisants capables de percer la carapace fatiguée des réacteurs ? Un Tchernobyl ou un Fukushima sur Rhône…

 

Mais il y a encore plus simple pour foutre en l’air ces satanés centrales. Imaginez un ou deux scooters des mers bourrés d’explosifs sur le canal qui alimente les sources de refroidissement des réacteurs du Tricastin (ou de Cruas ou de toutes les centrales françaises qui sont refroidies par l’eau d’un fleuve ou par la mer, c’est kifkif). A leur guidon des kamikazes les dirigent sans coup férir vers les installations de pompage des systèmes de refroidissement des réacteurs… Je ne vous fais pas de dessin, vous avez compris : arrêt brutal de tout refroidissement, tentative de stoppage en catastrophe des réacteurs, surchauffe, explosions d’hydrogène, voir Fukushima ou Tchernobyl pour la suite du processus.

 

Eh ! Vous qui descendez en vacances sur l’A7, réfléchissez en laissant à votre droite Cruas (et son joli bébé peint sur le tour de condensation), puis un peu plus bas Tricastin. Dépêchez-vous avant que ça pète et pensez à nous qui vivons à proximité de ces merdes !

 

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Septidi 27 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

15/07/2013

Au bistro de la toile : une KATASTROFE s'annonce !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! C'est pas possible Loulle. Je vois arriver une KATASTROFE...

 

- Quoi Victor ? Le dopage des « athlètes » et des cyclistes (enfin, certain) qui montent le Ventoux comme des motos ? Les éclisses qui se dévissent seules sur les aiguillages de la SNCF alors qu'il faut des clés d'un mètre cinquante pour les serrer ? Les militants de Greenpeace qui entrent dans la centrale du Tricastin comme dans un moulin, prouvant par là une nouvelle fois le mythe ridicule de la sécurité de ces centrales ?

 

- Non, Loulle. Bien pire...

 

- Quoi Victor ? ...taing ! Tu me files les flubes... Ils vont pas interdire le pastaga tout de même ?

 

- Je veux parler de l'inéluctable arrivée prochaine au gouvernement du ci-devant Lamy Pascal, chantre de la « mondialisation heureuse », directeur de cette officine nuisible au seul service des multinationales financières et industrielles étazuniennes, autrement dit fossoyeur de l'industrie européenne, fossoyeur de la protection sociale européenne, homme de la droite ultra-libérale la plus bornée se camouflant derrière un faux nez « socialiste ».

 

Commissaire européen au commerce extérieur, puis patron de l'OMC, il a œuvré pour l'entrée de la Chine – sans contreparties - dans cette organisation nuisible. La « mondialisation heureuse » à la Lamy ou Minc, c'est un déficit abyssal du commerce extérieur avec la ,Chine non seulement de la France (25 milliards) mais aussi de l'Allemagne (22 milliards) et de toute la zone euro (150 milliards). C'est une concurrence déloyale qui a laminé l'industrie européenne, détruisant des centaines de milliers d'emplois...

 

L'OMC de Lamy ,entend restaurer le colonialisme dans la plus perverse de ses formes : des accords internationaux contraignants. Plus besoin de contrôler des populations et des territoires. Il suffit, par l’accès au marché, d’imposer ses produits agricoles, ses produits manufacturés, ses services, et par les droits de propriété intellectuelle et les brevets, de s’approprier les variétés végétales (surtout quand elles ont des potentiels curatifs ou nutritifs).

 

Fort heureusement, les pays dits émergents on bloqué bien des propositions ultralibérales de l'organisme dirigé par Pascal Lamy, lui laissant un bilan plus que mitigé.

 

- Bon. Et alors ? Qu'est-ce qu'il vient faire l'ami Lamy en France ?

 

- Eh bien dès le 1er août, il quitte la direction de l'OMC et est donc...libre pour sévir ailleurs. Comme il a la carte du P.S. (ils accueillent vraiment n'importe qui...), on risque de le voir arriver à la tête de Bercy, c'est à dire patron de la finance française, et plus si affinités...

 

- ...taing ! Pauvre gauche... Il est vrai que même les socialistes se disent « de gauche »...

 

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Sextidi 26 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

12/07/2013

Pendant le Tour de France, les moscosaloperies continuent...

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La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1% les actions et les obligations et à 0,01% les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

«La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française», s'est lamenté Pierre Moscovici, ci-devant ministre des finances, faisant moult courbettes et léchages de bottes devant un parterre d’acteurs de la finance, à l’occasion d’un colloque organisé par Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, au cours duquel ces pauvres banquiers et financiers lui rappelaient tout le mal qu'ils pensaient de cette taxe. Le Mosco (plus faux-cul que moi tu meurs!) leur a dit qu'il trouvait cette taxe « excessive » (voir plus haut son taux pour apprécier ces propos ministériels!) Et il s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desideratas des financiers et banquiers.

 

Mosco, ministre d'un gouvernement « socialiste », s'aligne ainsi sur le gouvernement britannique qui est, bien entendu parti en guerre contre la TTF. Le Royaume-Uni, comme on pouvait s’en douter, n’est évidemment pas signataire de cette coopération renforcée, dispositif qui permet à des pays d’avancer sur un projet sans attendre l’unanimité des 27 membres de l’UE. Mais son ministre des Finances, George Osborne, a lancé un recours auprès de la Cour de justice européenne en vue de tuer le dispositif dans l’œuf, car la City pourrait être touchée par ricochet. Sous la chaude recommandation de la Commission européenne, la taxe viserait les titres financiers échangés «sur leur lieu d’émission», et non le «lieu de résidence» des acheteurs ou des vendeurs. Une façon d’éviter la délocalisation des transactions vers des pays non-signataires de l’accord sur la TTF. Perfides comme toujours, et plus hypocrites que des jésuites, les Rosbifs oublient qu'ils ont déjà, chez eux, une taxe équivalente, la « stamp duty » qui existe depuis 1808, et rapporte 3 milliards d’euros par an au gouvernement britannique, sans mettre en péril les profits faramineux de la City !

 

Sur la même ligne d'opposition, Mosco rejoint encore le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui y est allé de son opposition. «Cette taxe, dans sa forme actuelle, est très critiquable» , selon le patron de la banque centrale allemande... Ben voyons !

 

Eh ! Camarade président François, si tu profitais des périodes de bronze-cul pour te (nous!) débarrasser de cette taupe des banksters internationaux qu'est Moscovici ?

 

Quartidi 24 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un homme entre dans une banque et dit à la guichetière :
- "Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque de merde !"
- "Pardon ?" dit la dame choquée...
- "T’es bouchée ou quoi ! J’voudrais ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde !!"
- "Mais enfin monsieur, restez correct !..."
- "Kess ta, tu veux mon poing sur ta gueule ou quoi ?"
- "Écoutez monsieur, je vais appeler le directeur..."
- "C’est ça pouffiasse, appelle ton connard de directeur..."

Le directeur arrive :
- "Monsieur, il y a un problème ?"
- "J’en sais rien, j’veux ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde parce que j’ai gagné 100 millions au loto..."

 

Et le directeur répond :
-"Et cette grosse connasse vous fait chier ?" 

11/07/2013

Les marchés pour les nuls : La crise des ânes

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Je viens de recevoir cette perle savoureuse au courriel. Je vous en fais profiter :

« Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses: moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.


Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place? Que ferez-vous ? »


 

Tridi 23 Messidor 221


 

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05/07/2013

Au bistrot de la Toile : mauvaises et bonnes nouvelles.

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- ...taing ! Victor, il s'en passe des choses en ce moment ! Sarko, Batho, Snowden, Egypte et tutti quanti !

 

- Il s'en passe des bonnes et des mauvaises. La plus mauvaise, c'est la volonté d'assassinat d'un organe de presse LIBRE, Médiapart qui, fort de ses 75.000 abonnés, est devenu en quelques années LE média de référence. Celui sans qui les grosses « affaires » actuelles, de Bettencourt à Tapie et Cahuzac, seraient restées sous l'éteignoir, « oubliés » par les canards laquais.

 

- Assassiné ? Un bien grand mot. Par qui ?

 

- Par une décision de justice concernant l'affaire Bettencourt et condamnant ce média à des amendes telles que leur application signifierait la mort de ce journal. Sauf que ses abonnés et lecteurs ne le laisseront pas tomber...

 

- Autre mauvaise nouvelle ?

 

- Ben, Normalou qui persiste et signe dans son obéissance honteuse aux injonctions étazuniennes : non comptant de nous avoir mis sur le dos toute l'Amérique du sud, il foule aux pieds l'essence même de ce qui fait l'universalité de la France en refusant – toujours, je suppose sur le diktat d'Obama - le droit d'asile à Snowden. Ce héros qui a tout abandonné par éthique, pour s'élever contre les sordides magouilles étazuniennes espionnant tant leurs alliés que les simples particuliers et dont les Zétatzunis veulent physiquent la peau. La France qui n'a pas barguigné pour accorder ce même droit d'asile à de grands « démocrates » comme Duvallier, Khomeini, Bokassa et autres crevures du même acabit. J'ai mal à mon pays Loulle...

 

- Bois un coup, ça te passera.

 

- Ah ! Merci. Mais il y a quelques nouvelles réjouissantes tout de même. En premier lieu le renversement en Égypte de ce pouvoir, pourtant régulièrement élu, mais qui a dérivé vers une sordide dictature ultra-religieuse. Mais attention : les révolutionnaires laïques égyptiens, cocus une première fois par les « Frères musulmans », risquent de retrouver leurs cornes avec des militaires plus compétents à magouiller dans les « affaires » qu'à faire la guerre ! (Comme leurs sponsors et maîtres américains, ils ont pris une formidable estrigoussée chaque fois qu'ils se sont frottés aux israéliens, tout comme les troufions étazuniens sont partis la paille au cul du Viet-Nam, de l'Irak, de l'Afghanistan...)

 Et il y a une autre nouvelle réjouissante Loulle : c'est la décision des « sages » filant un formidable coup de pied au cul à Sarko et à sa bande ! Ces gens sont tellement imbibés d'une culture de la magouille, qu'ils s'offusquent...qu'on leur demande d'assumer leurs malversations concernant le financement de la campagne de Sarko, qui nous faisait payer à nous, contribuables, ses frais de propagande électorale !

 

- Tout de même, Copé lance une souscription pour « sauver » le soldat Uhèmepets !

 

- Tè, Loulle, je te propose de faire de ton rade un relais de cette souscription pour sauver le parti à Sarko ! En collectant non pas des sous, mais des rouleaux de papiers cul !

 

 

Septidi 17 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Au tableau de désonneur

de la servitude volontaire pro-yankee:

Le gouvernement français


qui refuse le droit d'asile à Snowden

04/07/2013

Au moins un succès incontestable pour le ci-devant Hollande François : il a rempli les nappes phréatiques !

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Veule, lâche, inconsistant et menteur...

 

A plat ventre devant Obama lui enjoignant d'interdire l'espace aérien français à un avion susceptible d'avoir à son bord un héros de la liberté, donc un ennemi des USA.

 

A plat ventre devant Merkel refusant d'un revers de main de seulement reporter de quelques jours (15!) le démarrage de ces « négociations » transatlantiques qui ne sont que l'expression de la vassalisation totale de l'Europe dessous les USA. A plat ventre devant le Teutonne sur tous les sujet d'ailleurs.

 

A plat ventre devant les banquiers qui lui ont imposé les grandes lignes de sa pseudo « réforme bancaire » qui ne réforme rien du tout, qui ne sépare nullement les activités de dépôts et de spéculation.

 

A plat ventre devant le Medef qui lui a fourgué ses fa(fu)meux accords nationaux interprofessionnels, refilant un peu plus de pognon aux patrons sans résoudre le moins du monde le chômage.

 

A plat ventre devant les députés cumulards qui se foutent ouvertement de sa gueule, repoussant toutes tentatives de moralisation de la vie politique française afin de se goinfrer tranquillement des fromages de la république.

 

A plat ventre devant tous les lobbies et en premier lieu le lobby nucléaire refusant toute remise en cause de la prépondérance nucléaire, même aux risques que l'on connaît.

 

A plat ventre devant tous les intérêts privés que la venue de la gauche au pouvoir était censé gêner...

 

Quelle désillusion... Quelle déception... On attendait Mendès-France, on a un mélange mouligas du petit père Queuille et de Guy Mollet...

 

Ci-devant Hollande François, vous m'avez définitivement chié dans les bottes. Et pas qu'à moi... Votre inconsistance va éloigner la gauche du pouvoir pour un demi siècle. Votre lâcheté va faire disparaître la France de la carte, au profit des Zétazuniens triomphants et de leur larbins rosbifs et teutons en Europe. Vos mensonges révulsent le peuple de gauche qui vous a – hélas – élu.

 

On touche là le paradoxe de nos démocraties parlementaires. Ci-devant Hollande, tu n'as pas été élu par adhésion à ton programme et à ta personne, mais CONTRE Sarkozy dont la première urgence était de s'en débarrasser.

 

Il faudrait penser à changer radicalement les règles du jeu : un premier tour proposant clairement de voter CONTRE les candidats que l'on ne veut en aucune manière. Un seuil les éliminerait définitivement et le second tour mettrait au prise tous ceux qui n'auraient pas été éliminés. La victoire revenant, comme en Angleterre, à celui qui remporterait le plus de suffrages.

 

La première erreur de casting a été les primaires socialistes. Ta mollesse souriante a enlevé le consensus : tu n'étais en aucun cas le meilleur, mais, comme disent les matheux le PPCD, le plus petit commun diviseur. Si on avait désigné Montebourg – pour qui j'ai voté – la gauche au pouvoir aurait une autre gueule.

 

Bon. Il faut tout de même te concéder quelque chose de positif : depuis que tu es au pouvoir, il pleut ! A défaut de remplir les caisses de l’État, tu as au moins rempli...les nappes phréatiques !

 

 

Sextidi 16 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés


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PETITION

pour sauver le soldat SNOWDEN

 

 

 

Au tableau de désonneur

de la servitude volontaire pro-yankee:

Manuel Valls

 

 

03/07/2013

Affaire Snowden. En avoir ou pas ?

taureau de NY couilles.JPG

 

 

Citoyen Hollande François, président de NOTRE république, tes services ont parait-il refuser le survol de NOTRE territoire à l’avion du citoyen Moralès Evo, président démocratiquement élu d’un pays ami, la Bolivie. Raison : le soupçon que cet avion abritât dans ses flancs, outre le président bolivien, le héros mondial Snowden Edward, pourchassé par les meutes de la CIA et autres officines nuisibles ennemies de la liberté, pour avoir eu l’immense courage tant physique que moral de dénoncer les turpitudes de l’état etazunien espionnant…leurs plus proches alliés ainsi que les populations de ces pays.

 

Quelle honte ! La France, en d’autres temps phare de la Liberté, pays des droits de l’humain, terre d’asile sacrée pour tous les réfugiés politiques, la France, pays d’exilés célèbres, de Victor Hugo à Charles De Gaulle, aurait refusé le simple survol de son (de NOTRE) territoire à un avion soupçonné d’abriter un héros de la Vérité ? C’est hélas ce qui s’est passé. Et cet affront fait à Evo Moralès ne peut pas avoir été le simple fait de subalternes. Les plus hautes autorités du pays ont donné l’ordre honteux.

 

Sous la Commune, Victor Hugo était exilé à Bruxelles et c’est tout naturellement parce que le gouvernement belge avait refusé l’asile politique aux communards considérés comme des criminels et non comme des politiques que le poète offrira publiquement de les recevoir chez lui à Bruxelles. Il sera expulsé lui-même de Belgique. Il dira : « Je proteste contre la déclaration du gouvernement belge relative aux vaincus de Paris. Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse ces vaincus sont des hommes politiques… Le gouvernement belge a tort de refuser l’asile. La Loi lui permet ce refus, le droit le lui défend…L’asile est un vieux droit, c’est le droit sacré des malheureux. Au Moyen-âge l’église l’accordait même aux parricides…Cet asile que le gouvernement belge refuse aux vaincus, je l’offre…Qu’un vaincu de Paris, qu’un homme de la réunion dite Commune…Fut-il mon ennemi personnel, surtout s’il est mon ennemi personnel, frappe à ma porte, j’ouvre. Il est dans ma maison, il est inviolable. »

 

La France retrouverait son honneur en offrant, fièrement, sans crainte de se faire tirer les oreilles par nos « amis » étazuniens, l’asile politique à ce héros moderne. Et elle devrait le proposer tant au Prix Sakarov qu’au Prix Nobel de la Paix.

 

Mais pour cela, il faudrait « les » avoir bien pendues…

 

   

 

 Quintidi 15 Thermidor 221


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02/07/2013

Egypte : la Révolution sera laïque ou ne sera pas.

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En Egypte, les cocus de la révolution veulent absolument se débarrasser de leurs cornes. « Morzi, dégage ! » scandent-ils, en vagues ininterrompues sur la place Tarhir, comme au meilleur temps de la première étape de leur révolution.


Ils en avaient marre de la dictature de Moubarak ? Ils ont réussi, avec un courage et une détermination exemplaires, à de débarrasser de ce qu’ils ne voulaient plus. Mais à la place, les urnes leur ont donné ce qu’ils ne voulaient pas : un régime théocratique qui a glissé vers une dictature obscurantiste.

 

N’en déplaise à tous ces idiots utiles de l’islamisme, genre Bernard Guetta qui se prosterne devant le « modernisme » du régime turc (lui aussi rejeté par le peuple !), Morzi, ses « frères musulmans » et leur bras armé, les salafistes, ont instauré une dictature. Et la pire, celle qui prétend régner sur les « âmes », les esprits abrutis par une religion. La religion en politique est un cancer mortel. Toujours. Partout.

 

Morsi et ses acolytes ont amené la misère, le clanisme, l'immobilisme, le fanatisme. Ils ont imposés une dictature religieuse, se grimant derrière le masque d'une pseudo démocratie. Ce Frère musulman ultra-réac, confi en bigoterie, s'est installé sans rien changer sur le trône de Moubarak, se contentant de rajouter le coran et la charia à la corruption et à la dictature.

 

 Un an après, l'Egypte est plus pauvre, plus corrompue, plus divisée, isolée sur la scène internationale. L'insécurité est partout. Les Égyptiens s’entre-tuent, le lynchage le plus sauvage, le plus horrible des minorités est devenu une habitude. La haine religieuse est la règle. Elle s'exerce non seulement contre les chrétiens Coptes (c'est de « tradition » en terres d'islam...) mais aussi maintenant contre d'autres musulmans, les chiites. Il y a quelques semaines, une famille entière de chiite a été arrachée de son appartement par la meute fanatique, tous ses membres ont été massacrés, dépecés, peut-être même bouffés... Voilà où a mené ce peuple pacifique et civilisé le fanatisme religieux des Frères musulmans et de leurs complices salafistes. La police, la justice sont aux abonnés absents lorsqu'ils ne sont pas complices de ces horreurs.

 

Ces révolutions arabes sont-elles vouées à faire le lit du fanatisme religieux ? Cette deuxième révolution qui gronde en Egypte est porteuse d’espoir et nous sommes à un tournant décisif : dans un pays à majorité musulmane, le peuple veut chasser la religion du pouvoir et même de la société, la reléguant au domaine du privé.

 

La mère de toutes les révolutions, la Révolution française a mis des décennies pour réussir. Après avoir engendré une dictature dévastatrice, celle de Napoléon. Mais à la différence des révolutions arabes, elle s’est attaquée aux deux pouvoirs qui exploitaient, humiliaient et maintenaient le peuple dans l’obscurantisme et le quasi-esclavage : le pouvoir sur les corps, celui du roi, des nobles mais aussi et peut-être surtout le pouvoir sur les esprits, celui de la religion et du clergé. Sans faire l’économie d’un Robespierre.

 

Atatürk en son temps a imposé la laïcité, traitant à coups de trique les notables religieux, n'hésitant pas à proclamer « L'islam est un chien puant dont il faut débarrasser la Turquie ». Il aurait pu dire pareil de toute religion. Nasser a fait de même. Un demi siècle plus tard, tout est à refaire... Les religions sont des cancers mentaux qui métastasent sournoisement...

 

 

P.S. - Je ne paie pas ma redevance télé pour entendre pendant 27 minutes un escroc nous enfumer avec la complicité de Pujadas.

 

Quartidi 14 Thermidor 221

 

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01/07/2013

L'espi-on a dit...la vé-ri-té... Il doit être exé-cu-té...

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"L'espi-on a dit...la vé-ri-té...

Il doit être exé-cu-té..."


 

Même parmi les espions, on trouverait des gens qui auraient une éthique ? Qui ne s'accommoderaient pas aveuglément des ordres aberrants, voire révoltants imposés par la « raison d'état » de leur pays ? Et aux Zétazunis en plus ? Ben, oui. Il semble... Après Assange et le militaire étazunien, voilà Edward Snowden qui se révolte contre les turpitudes de son pays et qui balance ! Et du gras : l'espionnage généralisé de tout ce qui se dit d'important dans le monde, dans les chancelleries mais – et surtout – dans les entreprises. Pillage systématique des entreprises, espionnage des diplomates et dirigeants tant au niveau de l'Europe en temps qu’institution qu'au niveau des états qui la composent.

 

L'Europe espionnée ? Bof... Les Zétazuniens ont-ils vraiment besoin de se casser l'oignon a placer des micros ? A éplucher conversations téléphoniques et courriels ? Ont-ils les moyens de les éplucher ces millions d'informations ? Pas sûr...

 

Et puis, concernant l'Europe, en ont-ils réellement besoin ? Ne soyons pas naïfs. Ils n'en ont pas besoin puisqu'au cœur même des institutions européennes, ils ont leurs « espions » officiels : Caméron (et ses prédécesseurs comme ses futurs successeurs), Ashton (vous ne savez pas qui c'est ? Si, cette insipide anglaise qui est censée « diriger » la diplomatie européenne), et Barroso, a plat ventre devant ses maîtres étazuniens, jouant systématiquement contre son camp et qui compte bien sur ses « maîtres » pour poursuivre sa carrière nuisible : « ils » lui font miroiter, contre ses bonnes grâces, le hochet de la présidence de l'OMC ou même de l'ONU, postes bientôt libérés. Bonjour les dégâts...

 

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Que peut-on faire à part se draper dans sa dignité offensée ? Pas grand chose. Une seule rétorsion vient à l'esprit : mettre un coup d'arrêt aux négociations du traité de libre échange transatlantique. Mais à part quelques coups de mentons, il n'en sera rien. Parce que dans cette négociation, les Anglais monnaient la place de la City dans le finance mondiale et y sont donc favorables ; et les Allemands, fort de leur implantation industrielle grandissante aux USA, veulent à travers cet accord pénétrer le monde « dollar » après avoir épuisé le monde « euro ». Le cocu de l'histoire, ce sera..nous, la France. Ce qu'ils veulent nous sucrer (aussi bien les Ricains que les Rosbifs et les Boches), c'est notre siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU et, sinon le démantèlement, du moins la réduction de notre force nucléaire. A retords, retords et demi : pour leur rabattre leur caquet, il suffirait d'envisager...un renversement d'alliances (en se tournant vers la Chine et la Russie. On l'a déjà fait souvent dans l'Histoire).

 

Et Edward Snowden, qu'est-ce qu'on en fait de ce héros ? Mélenchon propose de lui accorder l'asile politique en France. Ce serait un geste fort, fier, un signe d'indépendance. Mais, hélas, la France n'a plus les moyens de ces beaux gestes qui ont fait qu'elle garde toujours une aura internationale de pays des droits de l'homme, de pays de la liberté, de pays de la Révolution. Parce que ses armées ont besoin de drones...étazuniens, comme d'avions ravitailleurs...étazuniens, comme de satellites espions...étazuniens.

 

Sans compter que si la France, à la suite d'une élection, retourne dans le giron de la droite maintenant extrême-droite, sous sa composante UMP ou FN, on ne donnerait pas cher du pauvre Snowden ! Edward, il serait plus prudent pour toi d'aller réchauffer tes os menacés au soleil de l'Equateur !

 

 

Tridi 13 Thermidor 221

 

 

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28/06/2013

Sommet européen : le triomphe des boutiquiers.

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Allez, ils sont contents nos « chefs d'états et de gouvernements », retour de leur raout sur l'Europe. Ils sont contents parce qu'ils ont trouvé – enfin – un accord sur le budget de l'Europe. Ce budget a été fixé à 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020, contre 977 milliards pour la période précédente (2007-2013). Un budget de régression, pour la première fois de son histoire ! Ce que voulaient les Britanniques et les Allemands.



Vous aimez l'austérité ? Eh bien on va vous en remettre une louche ! Ce budget est décidé jusqu’en 2020. Autrement dit le prochain Parlement européen, qui sera élu en 2014, n’aura pas son mot à dire. C’est comme si Sarkozy avait décidé des budgets du quinquennat de François Hollande ! Bonjour la cohérence !



Ce sommet européen a été, une nouvelle fois pris en otage par le Rosbif David Cameron :  on baisse l’enveloppe de la PAC, mais le calcul du chèque britannique reste le même. On s’enfonce dans le chacun pour soi. C'est le triomphe des égoïsmes nationaux au détriment de l’intérêt général européen. L'ensemble du projet européen est mis en danger par ces rivalités nationales, ces crispations, ces égoïsmes. L'Europe que l'on nous propose se limite à la mise en place d'un traité commercial transatlantique, autrement dit une vassalisation de l'Europe par rapport aux USA (succès éclatant pour la Rosbifistan, cheval de Troye des Zétazuniens) et à la protection des intêrets commerciaux allemands (succès pour la Teutonne en campagne électorale).



Et François la-dedans, où est-il ? Pas vu... Où est-elle sa volonté de réorienter l'Europe ? Elle se cantonne au fait de se rebiffer (à bon escient, mais bien mollement !) devant le sinistre Barroso. Mais les dirigeants français seraient plus efficaces s'ils arrêtaient de valider les projets que porte le président de la Commission européenne, élu par personne, certes, mais mis en place par ces mêmes chefs d’États et de gouvernements ! François, il revient content, mais il ne prend pas ses responsabilités pour réorienter l’Europe.



Bon. Cherchons un peu de positif...

* Quelques milliards (8) pour relancer l'emploi des jeunes. C'est toujours ça de pris mais pour l'ensemble des jeunes des 27 (pardon, 28 maintenant, bonjour la Croatie), ça ne va pas chercher loin.

* La possibilité que le budget puisse être revu à la hausse en 2016, si la croissance est de retour.

* Plus de souplesse dans l'utilisation du pognon. Actuellement, de nombreuses lignes budgétaires ne peuvent être utilisées en totalité et ce qui n'est pas utilisé est retourné aux États alors que d'autres lignes budgétaires sont insuffisantes. Ça devrait changer.

* La possibilité d'utiliser une partie des fonds de manière anticipée et sans cloisonnement entre les années. Cela lui permettra de lancer des projets plus importants et plus fixés sur le long terme.





Cela suffira-t-il pour renverser le terrible désamour, et même le rejet des citoyens européens envers cette Europe dévoyée de sa vocation première par les ultralibéraux qui lui ont mis leur sale pogne dessus ?





Décadi 10 Thermidor 221



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Ecoute ! Ecoute !



 

C'est un mec que sa femme envoie consulter le médecin parce qu'il n'arrive pas à faire tout le boulot qu'il doit faire dans sa maison : tondre la pelouse, repeindre la cuisine, etc.

Le docteur lui fait un examen complet.

Lorsque tout a été passé en revue, le gars dit à son docteur :

- Allez-y, dites-moi la vérité, je suis prêt à tout entendre. Qu'est-ce que j'ai ?

Et l'homme de l'art lui répond :

- Eh bien, pour vous parler tout à fait franchement, vous êtes fainéant !

- D'accord, je préfère ça... Mais vous n'auriez pas un terme médical pour ça que je puisse donner à ma femme ?

27/06/2013

Elle est marrante l'Amarante : elle désespère Monsanto !

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Eh oui ! Cette petite plante sympa, ces longs plumets rouges que chacun connaît dans son jardin, est en train de réussir ce que des années de luttes écologistes n'ont pas encore réussi : désespérer l'ogre Monsanto !

Les fermiers amerloques, aiguillonnés par leur addiction au profit à tout prix et poussés au cul dans ce sens par Monsanto, ont foutu des satanés OGM partout. A la suite de quoi, ils arrosent à donf leurs cultures de soja d'herbicides genre Roundup, produits dangereux entre tous. Seulement voilà. Dans les champs de soja yankees pousse aussi, une sympathique plante bien marrante : notre amarante ! Et voilà-t-y pas qu'une de ces plantes – contrairement aux affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible – a muté. Et est devenue totalement résistante au Roundup dont les fermiers étazuniens arrosent généreusement leurs cultures.

Bon. Une, c'est pas grave. Sauf qu'il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. Ce qui est arrivé et continu à se passer en Géorgie américaine au départ, et s'étend maintenant à la Caroline du Sud, et du Nord, l’Arkansas, le Tennessee et le Missouri.

Allez l'amarante ! Chauffe !

En plus, elle est super sympa cette plante : chacune d'elles produit environ 12.000 graines par an, et les feuilles contiennent des vitamines A, C et des sels minéraux. Elle est même plus riche en protéine que... le soja, pourtant considéré comme champion en la matière. Et les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache. Lien 

La tête des nuisibles de Monsanto !

La seule solution qu’il restait aux agriculteurs était d’arracher les plants d’amarante à la main. Sur des milliers d'hectares comme sont les exploitations étazuniennes, bonjour les tours de reins ! D'autant plus que cette petite marrante s’enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.

Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage. Et abandonnés purement et simplement ces champs salopés par les apprentis sorciers de Monsanto. Des milliers, des dizaines de milliers d'hectares ! Le pied !

Les bouseux ricains, ils sont comme les autres : près de leurs sous, et ils sont dans le vrai. Pour trois raisons : - les OGM sont très chers, - ils mettent ceux qui les utilisent à la merci de Monsanto puisque les fermiers doivent chaque année racheter de la semence traitée, - l'affaire de l'amarante prouve qu'ils ne sont pas efficaces. Alors ils sont de plus en plus nombreux à abandonner les OGM pour revenir à l'agriculture traditionnelle.

Et qu'est-ce qu'elle leur dit à Monsanto la marrante amarante ? Tè ! Fume...



Nonidi 9 Thermidor 221

Sources : lien 

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Ecoute ! Ecoute !

C’est Marguerite et Marie, deux solides paysannes, qui vont ramasser les patates dans les champs.

Soudain Marguerite sort de la terre humide deux grosses patates et dit :
- Cré vindiou la Marie, on dirait les couilles au Fernand !


Marie, étonnée par la taille des tubercules s'étonne :
- Oh ! Aussi grosses ?


Et Marguerite de répondre :
- Non, aussi sales !!!