Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20/05/2013

Prenez-en de la graine ! Faites la bombe ! Bombardez !

bombe à graines.jpg

 

 

Eh ! Des bombes bien pacifiques tout de même ! Des bombes de fleurs. Ben, ouais. Pourquoi pas ? Mais ces bombes ont tout de même une cible : les multinationales grainières, genre Monsanto, qui prétendent s’accaparer et breveter le vivant. Pour se faire du fric, encore du fric, toujours plus de fric !

 

Ces entreprises biotech âpres au gain ont trouvé le moyen de "posséder" ce qui nous appartient : notre alimentation! Ils essayent de breveter nos fruits et légumes de tous les jours comme les concombres, les brocolis et les melons, forçant les agriculteurs à les payer au risque d'être poursuivis en justice. Voir entre autres : Le Monde selon Monsanto (Documentaire, ARTE)

 

Nous pouvons faire pression sur  nos élus pour lutter au niveau européen contre cette politique d’abandon du vivant aux margoulins, mais nous pouvons aussi lutter efficacement, tout en rigolant : en faisant la bombe ! Pour se battre contre Monsanto, le lobbyiste des graines, on peut agir localement, entre amis et en toute légalité…Réapproprions-nous les espaces verts publics en y plantant des graines… Un groupe de Montpellier a repris une idée de nos voisins anglais. Cela consiste à faire des boules de terreau remplies de graines, de trouver un endroit propice et d’y jeter ces "bombes à graines". Une bombe à graines est une petite boule composée d’un mélange de terreau et d’argile dans lequel nous y insérons des graines mellifères, une source d’alimentation pour butineurs et pollinisateurs. Elles sont pratiques pour atteindre les espaces délaissés derrière les clôtures ou sur les toits, elles peuvent également être dispersées directement sur le sol sans être plantées. Les graines ainsi protégées germeront dès qu’elles seront exposées à des conditions favorables.


Le lancer de bombes à graines fait partie du mouvement de « guérilla » jardinière né dans les années 90 chez les Anglo-saxons. Cet acte participe à la distribution des semences de façon ludique et engagée."

Allez, profitons de ce lundi de pentecôte, férié pour certain, pas pour d’autres, pour « faire la bombe » et ainsi emmerder (un peu ? mais c’est toujours ça) Monsanto.

BANZAÏE !

 

Primidi 1er Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

****************************

Ecoute ! Ecoute !

La saison de chasse au canard n'est pas encore ouverte, mais Gérard y va quand même.
Après deux heures, il tue un canard. Il s'assoit près d'un étang et il commence à le plumer.
Tout à coup il entend des pas. Alors de peur de se faire arrêter, il jette le canard a l'eau et il commence à siffler comme si rien n'était arrivé.
Un garde-chasse arrive et dit :
- Bonjour monsieur !
- Bonjour, répondit l'autre !
- Je dois vous arrêter !
- Et pourquoi ?
- La saison de chasse au canard n'est pas encore ouverte !
- Mais je ne chassais pas !
- Ah non, et c'est quoi ce petit tas de plumes a vos pieds ?
- Ça ? C'est un canard qui est parti se baigner et qui m'a demandé de garder ses vêtements ! 

 

17/05/2013

Ne pas payer la vaseline pour se faire enfiler !

enculade Bert-www.berth.fr.jpg

 

 

Finalement, de l’avis général, il a assez bien réussi séance de parlotte notre Normalou national. C’est un pro. Un as du compromis. Comme tous ces grands fauves de la politique, il a lu les œuvres de Machiavel et possède parfaitement les 10 commandements des manipulations de masses.

Une présentation de 10 "Commandements" qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leurs libertés en les empêchant de s’en rendre compte, par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection. Ne soyons pas dupe de ce texte prétendument attribué à Chomsky, mais il aide tout de même à ouvrir les yeux sur ce et ceux qui nous manipulent. Cocu et battus peut-être, mais pas contents.

 

1/ La stratégie de la distraction

 

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

Le ramdam monté autour du « mariage pour tous » est un parfait exemple de cette forme de manipulation.

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

 

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

On est en plein dedans !

 

3/ La stratégie de la dégradation

 

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

Chirac, puis Sarko ont parfaitement illustrés cette stratégie.

 

4/ La stratégie du différé

 

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

Retraites ? Vous avez dit retraites ?

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

 

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

Ecoutez les pubes pour un assureur infligées chaque matin par deux débiles mentaux et vous aurez compris.

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

 

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

Otages, faits divers donnent aux lucarnes à décerveler l’occasion, à travers de « micro-trottoirs » bidonnés, de déverser des tonnes de « bons sentiments offusqués ».

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

 

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

 

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

En classe, les gamins qui marnent correctement, qui sont réceptifs, ouverts, qui réussissent sont mis à l’index, voire à l’amende. On les moque, on les traite de « bouffons »  et « d’intellos » ! Les séries télévisées font l’apologie des abrutis.

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

 

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

Les suicides en entreprises en découlent…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

 

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

Les « réseaux sociaux » qui n’ont de social que le nom sont des instruments par lesquels les dominés donnent toutes leurs armes aux dominants.

 

Voilà. Ces quelques lignes permettent d’être un plus lucides et en tout cas de ne pas payer la vaseline pour se faire enfiler ! Ecoutons plutôt le grand sage Confucius qui disait :

« Si en te penchant en avant tu vois entre tes jambes deux paires de couilles, ne te prend pas pour un surhomme, c’est que tu es en train de te faire enculer. »



Sources :

http://www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

 

http://www.reopen911.info/News/2010/09/28/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masse/

 

http://syti.net/Topics.html

 

Octidi 28 Floréal 221

 

Illustration merci à Berth 

 

**********************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Mon chef, est toujours entrain de
travailler à son bureau avec assiduité et diligence, sans jamais
perdre son temps en jasant avec ces collègues. Jamais il ne
refuse de passer du temps pour aider les autres et malgré cela, il
termine ses projets à temps. Très souvent, il rallonge
ses heures pour terminer son travail, parfois même en sautant
les pauses café. C'est une personne qui n'a absolument aucune
vanité en dépit de ses accomplissements remarquables et de sa
compétence en informatique. C'est le genre d'employé de qui on
parle en grande estime et respect, le genre de personne dont on ne
peut se passer. Je crois fermement qu'il est prêt pour la
promotion qu'il demande, considérant tout ce qu'il nous ap-
porte. L'entreprise en sortira grande gagnante.

Pas mal, hein ... ??! Maintenant pour mieux comprendre, lisez le texte une ligne sur deux...

 

 

16/05/2013

MERDE A L’ANGLAIS !

speakenglish.png

 

Par hasard, hier, j’ai entendu la pitoyable explication de la citoyenne Fioraso, improbable sous ministre chargée de l’enseignement dit supérieur, suite à une question-réquisitoire claire et précise du citoyen député Myard. L’une est de mon bord, l’autre non. Mais c’est pourtant ce dernier que j’ai chaleureusement applaudi et l’autre, la sous ministre, que j’ai agonie d’injures devant la lucarne à décerveler !

 

La citoyenne Fioraso veut donner son nom à une loi scélérate qui marquera la rétrogradation de la langue française en deuxième division ! Ceci en promouvant l’usage de la langue anglaise dans l’enseignement supérieur, tant au niveau de l’enseignement que des examens.

 

Ce projet de loi sur l'enseignement supérieur, dit loi Fioraso, aggrave la démarche de marchandisation de l'enseignement supérieur déjà engagée par Valérie Pécresse avec la loi L.R.U. : le projet Fioraso est de fait totalement subordonné aux intérêts capitalistes et constitue une privatisation de moins en moins larvée des universités. Son objectif inavoué est la destruction programmée de l'outil de recherche français dans des secteurs stratégiques, au bénéfice d'un espace européen de recherche inféodé aux logiques régressives de la concurrence et de la rentabilité financière. Le philosophe Michel Serre, grande voix française s’il en est, est atterré, estimant « qu’une langue qui n’est plus capable de parler de tout est une langue qui meurt ». Tué de la main de quelques irresponsables genre Allègre en son temps, Pécresse, Fioraso maintenant.


Le 12 février dernier, 36 sénateurs du groupe socialiste ont déposé une proposition de loi « relative à l’attractivité universitaire de la France ».  L’article 6 de celui-ci (un ajout à l’article L. 761-1 du code de l’éducation) indique que «(…)   la langue de l’enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires, dans les établissements d’enseignement supérieur, peut être une autre langue que le français.  Pour les étudiants ne justifiant pas d’une connaissance suffisante du français, lorsqu’ils suivent une formation dispensée dans une langue étrangère, cette dérogation est soumise à l’obligation de suivre un cursus d’apprentissage de la langue et de la culture françaises ». Lorsqu’ils disent « une autre langue que le français », il ne s’agit pas de l’italien, du russe, du chinois ou de l’espagnol, mais uniquement de l’anglais. Et encore pire, d’un sabir étazunien, sorte de « petit nègre » ridicule : le globish des marchands de soupe internationaux. On est loin de Shakespeare…

 

Cette attaque fait suite à bien d’autres, dont le « protocole de Londres » qui, sous Sarko, en 2007, a imposé l’anglais comme langue unique des brevets, sortant le français de la science. Des entreprises françaises imposent à leurs cadres de communiquer en anglais. Et que dire des pubes qui, tout à fait illégalement (voir loi Toubon, art.2 ) nous bassinent avec quelques débilités débités en globish ? Que dire de l’Europe qui, sournoisement, impose l’anglais dans ses communications et même ses directives ?

 

On assiste là à une offensive impérialiste étazunienne. Le but est, en fait, d'éliminer tout statut officiel des langues autres que l'anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers. La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu'ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres. Le protocole de Londres entérine définitivement la mort de la diversité culturelle et linguistique qui a fait (et qui fait encore, mais pour combien de temps ?) la richesse de l'Europe.

 

La sous ministre Fioraso argue du fait que cette « ouverture » attirera en France des étudiants indiens ou chinois. Belle connerie ! Les étudiants anglophones préfèreront toujours l’original à la copie. Par contre les enseignants francophones seront éliminés au profit de mercenaires de la doxa ultra libérale anglo-saxonne, comme les étudiants francophones seront défavorisés par un enseignement dans une langue qu’ils ne maitriseront jamais comme les natifs.

 

Certaines écoles privées, en France, donnent maintenant leurs cours uniquement en anglais. Est-il tolérable, du point de vue de l’intérêt national comme du point de vue de l’accès de tous au savoir, que des colloques universitaires à la Sorbonne soient convoqués en anglais et se déroulent exclusivement dans cette langue ? Est-il sain pour l’avenir de la démocratie que les élites soient formées exclusivement, non dans la langue du peuple, mais en anglo-américain ?  Nous sommes en présence d’un projet de domination sans partage et de discrimination sans précédent. La logique d’oppression qui prédomine conduit à l’aliénation, à la substitution d’une langue à l’autre par le gavage linguistique.

 

On assiste à la volonté de mise à mort non seulement du français mais de la plupart des langues du monde. Responsable : l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par plein cargo à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ». Même les chanteurs français beuglent maintenant dans cette langue et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Les boutiques se croient obligées de se donner des noms anglais. Il y a plus de mots anglais sur les murs qu’il y avait de mots allemands pendant l’occupation !

 

Ras les aliboffis de cette invasion !

 

Eh! Citoyen président François, lorsque tu vas faire acte de soumission devant les charlots de la Commission européenne, tu t’exprimes en français ou en anglais ?

 

Fort heureusement, à côté de philosophes comme Michel Serre, de linguistes comme Claude Hagège, des députés ont déposé un projet de loi pour défendre ce patrimoine vital qu’est notre langue.

 

Vous pouvez trouver l’intégralité de cette proposition ici. http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion066...

 

Et la soutenir en poussant au cul votre député ! Vous trouverez son adresse là :

 

http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp

 

Et MERDE A L’ANGLAIS !

 

Septidi 27 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

************************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

L'anglais, bien loin d'être la langue universelle qu'on nous présentait jusqu'alors, l'anglais, la langue de Shakespeare, n'est rien d'autre que du français mal prononcé : 
- Ail ou radis? Are you ready ? Êtes-vous prêt ? 
- Saintes salopes - Thanks a lot - Merci beaucoup 
- Débile - The bill - L'addition 
- Mords mon nez - More money - Plus d'argent 
- Marie qui se masse - Merry Christmas - Joyeux Noël 
- Oui Arlette - We are late - Nous sommes en retard 
- Mais dîne Franz - Made in France - Fabriqué en France 
- Y s'pique Germaine - He speaks German - Il parle allemand 
- Ahmed a l'goût de tripes - I made a good trip - J'ai fait un bon voyage 
- Six tonnes de chair - Sit on the chair - Asseyez-vous sur la chaise 
- Les slips tout gais serrent - Let's sleep together - Dormons ensemble 
- Guy vomit sous mon nez - Give me some money - Donne-moi un peu d'argent 
- Âme coquine - I'm cooking - Je cuisine 
- Deux bouts de chair - The butcher - Le boucher 
- C'est que ça pèle - Sex appeal - Attirance sexuelle.

 

 


15/05/2013

Le maire et la tricoteuse.

mamy Tricot.jpg

 

 

« Dégage donc la vieille, t’as rien à faire ici ! »

« J’t’emmerde salaud ! » lui répond celle-ci.

La vieille fait partie des pauvres, ces salauds,

Ces pouilleux, ces puants, ces fainéants, ces prolos !

 

Elle a trois cents euros pour vivre chaque mois,

Alors elle tricote, dans la rue, à Sannois,

Elle vend ses tricots aux passants mal à l’aise,

Certains sont attendris, d’autres filent, à l’anglaise…

 

Pour égailler la rue, attirer le chaland

Et ainsi, ce faisant, augmenter son bilan

Mamy Tricot – Françoise – négligeant son arthrose

Au son du transistor, chante « La vie en rose ».

 

Oui mais le gougnafier qui la fait dégager

Est Yannick Paternotte (1), le maire Uhèmepets,

Un repris de justice abuseur de faiblesse,

Une « élite», un élu, plein de délicatesse.

 

Le maire a porté plainte contre la tricoteuse

Pour outrage à élu…Bien fait pour l’emmerdeuse !

Et que croyez-vous donc qu’a fait le tribunal ?

Il condamna Françoise, ses chaussettes et ses châles !

 

Prison avec sursis, amendes, autres déboires

On lui fait payer cher sa conduite « blâmable »…

Selon que vous serez puissants ou misérables

Les jugements de cour vous rendront blancs ou noir

 

 

1 - Yanick Paternotte, soutien de Jean-François Copé et président de la contestée commission nationale des recours de l'UMP, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel de Nanterre.

La justice lui reprochait d'avoir accepté, le 1er octobre 2004, un bien immobilier d'une valeur de 210.000 euros. Cette somme correspond aux trois-dixièmes de la propriété en indivision d'une femme décédée en 2008 après avoir été placée sous tutelle

 

Sextidi 26 Floréal 221

 

Photo X – Droits réservés.

 

***********************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Fillon et Copé, pour matérialiser leur « lune de miel », ont décidé de changer le logo de l’UMP. Ils ont trouvé : c’est le préservatif.


En effet, il tolère une forte inflation, lubrifie les rapports sociaux, vide les bourses, stoppe la production, détruit la prochaine génération, protège les glands et convient parfaitement aux trous du cul.

 

13/05/2013

Onnn nélé championnnnn ! Onnn nélé championnnnn ! Onn né, onn né, onn nélé championnn !

argent football.jpg

 

 

Jusqu’à saturation ! Les machines à bruits bruissent depuis ce matin des borborygmes abiérés, avodkassés, awiskyssés des « supporters » du PSG. Ben, on le saura qu’ils ont gagné, les mercenaires !

 

On s’en branle républicainement, mais les canards laquais, les machines à bruits et les lucarnes à décerveler nous l’infligent jusqu’à plus soif la victoire de ces quelques milliardaires mononeuronaux !

 

Tout ça pour la plus grande « gloire » d’une principauté moyenâgeuse du golfe arabo-persique. Un pays dont la richesse est assise sur le gaz et sur l’exploitation sans vergogne de 2 millions de quasi esclaves étrangers au profit d’une poignée de bédouins. Avec en prime une dictature féodalo-religieuse dont l’obscurantisme ferait passer le Perse Ahmadinejad pour Voltaire ! Un pays prédateur qui achète les bijoux de famille de la France avec la complicité des gouvernements en la matière aussi veules à gauche qu’à droite.

 

Le PSG est la partie émergée de la main mise de la pieuvre qatari en France. Deux milliards d’euros pour Le Printemps, mais encore plein de millions de thunes pour acheter le prestigieux immeuble du Figaro boulevard Haussman ; mais aussi les hôtels les plus prestigieux : le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l'hôtel du Louvre à Paris ; mais encore l'immeuble qui abrite encore le Virgin sur les Champs Élysées, l'hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international qui deviendra l'hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l'hôtel Majestic et le Gray d'Albion, etc.

 

Eh ! Pourquoi se gêneraient-ils les Zarabeuriches ? Sarko leur a taillé un régime bien juteux.  Depuis 2008, les Qataris bénéficient d'un régime fiscal particulier: ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatari ne paie pas d'impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France.

 

Mais ce n’est pas tout : le Qatar est entre autres propriétaire de 12,8% de Lagardère, de 7,5% d'EADS, de 5,6% de Vinci, de 5% de Veolia, de 3% de Total , d’un peu moins de 2% de Vivendi et de 1% de LVMH. Ils s’introduisent aussi dans les médias : la chaine sport Bein sport et bientôt la chaîne d'informations porte-parole des islamistes Al-Jazeera en français. Quant au fond d’investissement pour le développement des banlieue françaises, il est pour l’instant en sommeil, tant il sonne comme une insupportable volonté de salafiser la jeunesse en difficulté de ces « délaissés de la république ».

  

 

Enfin, faut-il rappeler que derrière tous les mouvements islamistes il y aurait plus ou moins de pognon qatari…

 

« Onnn nélé championnnnn ! Onnn nélé championnnnn ! Onn né, onn né, onn nélé championnn ! »

 

Quartidi 24 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

******************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un crocodile et les supporters parisiens ?

Aucune, ils ont tous les deux une grande gueule et de petits bras.

 

 

 

10/05/2013

Esclaves : travailler, se taire, subir, mourir…

victor schoelcher esclavage.jpg

 

 

A l’occasion d’une démarche administrative, il y a quelques années, j’ai eu en face de moi une fonctionnaire d’origine antillaise. Son nom était Schœlchery. Je me suis alors levé et lui ai demandé de me faire l’honneur de me toucher la main. C’était une descendante « naturelle » du grand Victor Schœlcher, l’homme qui a rendu son honneur à la France en abolissant l’esclavage. Esclavage une première fois aboli par la Révolution française puis rétabli par le sinistre Bonaparte. Cette mémoire douloureuse est mise en lumière aujourd’hui.

 

Victor Schœlcher est né le samedi 22 juillet 1804 dans une famille bourgeoise originaire de Fessenheim en Alsace. Il fit ses études au lycée Condorcet. Le jugeant désœuvré, son père, porcelainier de renom, l'envoie au Mexique pour affaires en 1830. Visitant Cuba, il y est révolté par l'esclavage. De retour en France, il publie des articles, des ouvrages, multiplie ses déplacements d'information et adhère à la Société pour l'abolition de l'esclavage. Il n'aura de cesse de lutter pour la libération des esclaves.

 

Le discours abolitionniste de Schœlcher évolue au cours de sa vie. En effet, au début de son engagement, il s'oppose à l'abolition immédiate de l'esclavage. En 1830, dans un article de la Revue de Paris, "Des Noirs", il demande ouvertement de laisser du temps aux choses. Cette vision de l'abolition se retrouve en 1833, dans son premier grand ouvrage sur les colonies : « De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale. » Pour lui, il serait dangereux de rendre instantanément la liberté aux noirs, parce que les esclaves ne sont pas préparés à la recevoir. Il souhaite même le maintien de la peine du fouet, sans laquelle les maîtres ne pourraient plus travailler dans les plantations. Il faut attendre un nouveau voyage dans les colonies pour qu'il se tourne vers une abolition immédiate.

 

Nommé dans le Gouvernement provisoire de 1848 sous-secrétaire d'État à la marine et aux colonies par le ministre François Arago, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement paraît au Moniteur, le 5 mars. Député de la Martinique et de la Guadeloupe entre 1848 et 1850 il siège à gauche.

 

En tant que président de la commission d'abolition de l'esclavage, Victor Schœlcher est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France et dans ses colonies. L'esclavage avait déjà été aboli en France à l'initiative de l'Abbé Henri Grégoire, pendant la Révolution française (4 février 1794, 16 pluviôse an II), puis rétabli par Bonaparte en 1802.

 

Républicain, défenseur des droits de la femme, adversaire de la peine de mort, il est proscrit durant le Second Empire par le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte. Il s'exile en Angleterre où il rencontre fréquemment son ami Victor Hugo. En 1870 il revient en France suite à la défaite de Sedan. Après l'abdication de Napoléon III, il est réélu député de la Martinique à l'Assemblée Nationale (1871). Le 16 décembre 1875, il est élu sénateur inamovible.

 

Enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise, ses cendres furent transférées au Panthéon le 20 mai 1949 en même temps que celles du Guyanais Félix Éboué (premier noir à y être inhumé).

 

En hommage à son combat contre l'esclavage, la commune Case-Navire (Martinique), prit le nom de Schœlcher en 1888.

 

Alors, il est mort l’esclavage. Hélas non. Il a pris une autre forme, celui de l’esclavage économique des travailleurs surexploités en Asie, en Afrique mais aussi ici, en Europe. Car les belles démocraties européennes ne sont pas les dernières à exploiter sans vergogne ceux qui n’ont que leurs bras à vendre : migrants sans papiers d’abord, mais aussi migrants intra européens venant des anciens pays de l’est pour engraisser de gros patrons, surtout allemands, pour des salaires de misère.

 

Il garde aussi la forme de l’esclavage sexuel de ces femmes abusées, violés, niées et jetées sur le trottoir à l’appétit nauséabond des hommes par des salauds.

 

Il prend encore la forme d’esclaves domestiques, pauvres filles attirées vers des familles aisées sous des prétextes altruistes puis exploités sans vergogne.

 

Et puis, brisons un tabou et n’oublions pas la traite arabo-musulmane, qui se continue dans certains pays. Lisez donc  « Le génocide voilé » de Tidiane N’Diaye (1). Il s’agit d’une solide et importante enquête historique et un réquisitoire accablant pour les Arabes musulmans qu’il présente comme “d’impitoyables prédateurs” (ce sont ses mots.) Pour lui, il n’y a pas le moindre doute que la traite négrière occidentale, qui a duré quand même quatre siècle, n’est rien par rapport à la “génocidaire traite négrière arabo musulmane” qui a duré environs treize siècles et qui a fait environs dix sept millions de victimes.

 

Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, et continue à l’être, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage ; la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide. 

 

 

(1) Tidiane N’Diaye Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Il est Chargé d'études à l'INSEE et Directeur de recherche à Sup de Co Caraïbes. Chercheur reconnu, il a publié plusieurs essais sur l'histoire des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise.) Il est également l'auteur de nombreuses études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Amérique (DFA).Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain, dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane - Le génocide voilé - Gallimard - Les Falachas, nègres errants du peuple juif, Gallimard), ont été nommés au Prix Renaudot Essai en 2008.



Primidi 21 Floréal 221


Illustration X - Droits réservés

08/05/2013

La Victoire. Sous un soleil menteur.

carte milice.jpg

 

 

On commémore la Victoire de 1945. Tout cela semble lointain, suranné, dépassé… Et pourtant, « il est encore fécond le ventre de la Bête ». Tiens, je vais vous raconter une histoire. Une histoire authentique que je tiens de la bouche même de celui qui en fut le seul « héros » survivant.

 

Laurent Pascal était dans sa vingtaine année à la Libération. Cet homme a eu de la chance. Beaucoup de chance: il fut le seul rescapé, l'unique survivant d'un massacre au cours duquel trente-cinq de ses camarades du maquis Ventoux ont été assassinés par les Nazis et leurs sordides complices français de la milice. Cela s'est passé à Izon-la-Bruisse, petit village des contreforts drômois du massif du Ventoux, près de Sèderon. Leur section a été vendue par des miliciens. Prisonniers, ils vont être massacrés. Ecoutons son récit :

 

« Il est environ 13 heures. Un beau soleil fait scintiller la neige autour de nous.

Un soleil menteur...

 

- Vous quatre là. Avancez. Allez! Plus vite que ça!

 

Ce sont ceux qui se trouvent du côté d'Eygalayes. Je me trouve moi-même à l'autre extrémité de la colonne. Ils partent derrière le bâtiment. Nous ne voyons pas ce qui se passe mais nous entendons une première, puis une seconde rafale de mitraillette: les quatre premiers fusillés d'Izon viennent d'être abattus...

 

Le premier tueur, un milicien, un Français comme nous, sa sale besogne terminée, revient. Un autre "prend livraison" des quatre victimes suivantes, toujours à partir de l'autre bout de la colonne. Il les conduit derrière la ferme en passant par l'angle Ouest alors que les premiers étaient passés par l'angle Est.

 

Rafales...

 

Mes camarades, pétrifiés mais courageux, attendent la mort...

 

Les bourreaux, se remplaçant, alterneront ainsi côté Est et côté Ouest jusqu'au quatre derniers: le Toubib, un jeune homme de Saint-Auban, un autre jeune et moi.

 

C'est notre tour...

 

Nous savons parfaitement ce qui nous attend. Les rafales de mitraillettes et les plaintes de nos camarades ne nous laissent aucun doute sur ce qui se passe derrière la ferme.

 

Je suis pourtant étonnamment lucide. Crever pour crever, je ne vais pas me laisser tuer comme un mouton. Je suis décidé à tenter ma chance.

 

Le milicien dont c'est le tour de nous conduire au massacre, un homme d'une quarantaine d'années, nous fait passer devant lui. Je l'observe en marchant. Il n'est pas très à l'aise me semble-t-il. Arrivé au coin de la ferme, j'aperçois les cadavres ensanglantés de mes camarades étendus dans la neige. Le Toubib, qui est derrière moi, a compris que je veux tenter quelque chose.

 

Je regarde une dernière fois le tueur, puis mes camarades morts. Le Toubib se rapproche de moi et me souffle:

 

-"C'est le moment. Vas-y!"

 

Je me rue en avant. J'ai le temps d'entendre mon copain Blanchet, abattu mais pas encore mort me crier: "Merde! Rolland." C'était son vœu de bonne chance. Un cri qui me va droit au cœur et me donne des ailes. Je cours de toutes mes forces. C'est un pré nu et plat, sans le moindre obstacle. Il y a bien une rangée de pommiers en contrebas, mais je préfère foncer droit devant moi.

 

Les souliers de Toto - que j'ai maudit ce matin - me serrent et tiennent bien à mes pieds malgré l'absence de lacets. Une chance. J’entends le bruit sec des mitraillettes et des fusils. Les balles sifflent autour de moi, ricochent en miaulant sur des rochers...J'ai environ 400 mètres à parcourir, à découvert, dans la neige.

 

Les premiers instants de surprise passés, tous les boches  et les miliciens, qui attendaient, décontractés, que le massacre fut terminé, réagissent et me tirent comme un lapin. J'entends des éclats de voix, des ordres aboyés en allemand. Je perçois des éclatements de grenades autour de moi...

 

Je ne pense à rien. Je fonce, je fonce...

 

Cette course éperdue dure environ une minute. Il me semble que je n'arriverai jamais au bout du champ. Mon cœur bat la chamade, mais j'ai conscience que j'ai la joie de le sentir battre!

J'arrive au bout du champ. Je saute un petit mur qui me met provisoirement à l'abri des tirs de mes poursuivants. J'ai la présence d'esprit de ruser pour les égarer: je fonce ostensiblement en direction du village, puis, en me baissant, je remonte dans mes traces et fonce vers la montagne, en direction opposée.

 

La ruse a pris: les Boches se ruent vers la route. Ils me chercheront tout d'abord en direction de Séderon, me laissant quelques précieuses minutes de répit. Maintenant à couvert, je grimpe à toutes jambes les premiers escarpements au-dessus d'Eygalayes. Je passe devant une ferme. Le paysan, qui a assisté impuissant à la fusillade de la fenêtre de sa chambre, craint que je ne m'arrête chez lui. Je n'en ai pas la moindre intention et je le lui dis.

 

A ce moment là, je me considère comme presque sauvé. J'ai en tout cas gagné la première manche. Je connais parfaitement la montagne, je suis jeune, fort et entrainé. Et puis j'ai ma peau à sauver… »

 

Alors souvenons-nous, et méditons sur les redoutables tensions que des égoïsmes nationaux irresponsables font ressurgir.

 

 

Nonidi 19 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

06/05/2013

Les rois des ponts !

Pont avignon jésus.jpg

 

 

Nous sommes incontestablement les rois des ponts ! Le mois de mai reste le domaine de prédilections des pontonniers hexagonaux. La fête des travailleurs du 1er, la victoire du 8, puis les fêtes des curés : Ascension puis Pentecôtes. A ces jours fériés s’ajoutent les fameux ponts.

 

Un pont, en France, ce n’est pas – d’abord – un ouvrage d’art destiné à franchir un obstacle naturel, fleuve ou talweg, c’est surtout une manière astucieuse de sauter d’un jour de congé habituel (samedi et dimanche) à un jour de congé aléatoire. Le « pont » consiste donc à s’octroyer un, voire deux jours de congés supplémentaires pour passer d’un de ces jours de congés classiques à un des jours de congés aléatoires.

 

« Vive les pontonniers madame,

Vive les pontonniers

Ils tirent au cul comme des malades

Vive les pontonniers ! »

 

Cette idée subtile a du naître dans le cerveau fécond d’un fonctionnaire, gros bourreaux de travail comme chacun sait. Ils ont été suivis par ces autres stakhanovistes de l’effort que sont les employés de banque. Puis c’est toute la gent laborieuse qui s’est engouffrée dans la brèche.

 

Du point de vue des salariés, c’est une bonne chose que ces ponts. Une manière de récupérer un peu, de casser les cadences infernales, de se retrouver en famille, d’avoir une vie autre que celle de son emploi.

 

Du point de vue des entreprises, c’est une autre histoire. Production amputée, commercialisation freinée, trésorerie mise à mal. Ayant été des deux côtés de la barrière, j’apprécie le bonheur offert de quelques jours supplémentaires de glandage épicurien ; mais je me souviens de l’angoisse qui était la mienne lorsqu’arrivait ce joli mois de mai… Personne pour faire le boulot, des clients qui renvoient la signature de contrats au mois suivant ou…après les vacances d’été. Bonjour la trésorerie !

 

Allez, ça fait tout de même les choux gras du secteur du tourisme. Pour ceux qui ont un boulot et donc un peu de thunes superflues à dépenser…

 

Les marchands de vacances peuvent alors chanter :

 

« Vive les pontonniers madame,

Vive les pontonniers

Sans eux on s’rait dans la panade

Vive les pontonniers ! »

 

 

Septidi 17 Florial 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

*********************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Jésus choisit Marseille pour revenir sur Terre. 
Afin de trouver du monde et se faire connaître, il entre dans un bistrot: 
- Salut les gars, je suis Jésus, je suis redescendu sur Terre... 
- …taing ! Je te crois pas. 
- Si, Si, je suis Jésus. 
- Prouve-le ! 

Un handicapé passait par là dans son fauteuil roulant, Jésus lui met la main sur l'épaule et le paralytique se lève et marche. 

Un aveugle buvait tranquillement son pastis, Jésus lui met la main sur les yeux et l'aveugle retrouve une vision 10/10. 

Jésus s'approche d'un troisième et l'autre crie : 
- Ne me touche pas, NE ME TOUCHE PAS ! ! ! 
- Mais pourquoi donc, je ne te veux aucun de mal, seulement te guérir. 
- Ne me touche pas, je suis fonctionnaire et il n'y a que 15 jours que je suis en arrêt maladie !

 

 

03/05/2013

Daily Motion : bravo Montebourg !

arnaud montebourg.jpg

 

 

Bien sûr qu’il a raison Montebourg de refuser l’achat-pillage de Daily Motion par Yahoo. Il a raison parce que cette entreprise est une des rares qui soit brillante dans ce secteur d’activité moderne. Il a raison parce que la maison-mère, France Télécom, appartient encore en partie à l’Etat. Il a surtout raison de protéger ainsi cette entreprise du sort commun réservé aux entreprises françaises qui cèdent aux sirènes de la « mondialisation » (néologisme pour dire « étazunisation »).

 

Quel serait le sort de Daily Motion s’il était racheté par Yahoo ? Pillage de son savoir-faire, de ses brevets, de sa clientèle, pompage de sa trésorerie (Yahoo étant une entreprise étazunienne « canard boiteux ») puis, à court terme (de six mois à un an) disparition pure et simple. C’est comme ça que, au paradis ultra libéral, on élimine un concurrent. Partenariat à 50/50 d’accord, mais à 75%, c’est la mort assurée.

 

Rappelons-nous Péchiney, poids lourds mondial de l’aluminium, que l’Etat (Chirac-Raffarin) a laissé bouffé sans réagir au-delà de quelques cris de vierge effarouchée. Terminé Péchiney. Quelques milliers de chômeurs en plus…

 

Rappelons-nous Arcelor, bouffé en 2006 par le rapace Mittal sans que l’Etat (Chirac-Villepin) ne bouge le petit doigt. On y est en plein dedans. Quelques milliers de chômeurs en plus.

 

Oui mais, gueulent les chroniqueurs ultra libéraux de service, ce sont des affaires privés. Oui mais, et la libre concurrence ? Oui mais, et le développement mondial de cette entreprise ? Tè ! Fume…

 

Laisse-les gueuler citoyen Montebourg ! Tu es un des rares qui aie les aliboffis bien pendus dans ce gouvernement.

 

On ne vous a pas élu pour mener un politique de droite, bordel !

 

 

Quartidi 14 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

********************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un couple est invité à une soirée très costumée.

 

Juste au moment de partir la femme est prise d'une violente migraine et elle dit à son mari d'aller à la fête sans elle. Le mari enfile alors son déguisement et s'en va, tandis que la femme va se coucher. Après avoir dormi un peu, elle se réveille en pleine forme. Elle décide alors d'aller rejoindre son mari à la fête, mais comme elle est un peu soupçonneuse, elle se dit qu'elle va le surprendre en se déguisant avec un autre costume que celui qu'elle avait prévu.

 

Dès son arrivée à la fête, elle repère son mari en reconnaissant son déguisement : il est en train de danser avec une fille, puis encore une autre, puis une autre encore. Elle veut en savoir plus, et voir jusqu'où il est capable d'aller… Dans la cohue, elle l'aborde et l'invite à danser.

 

Sans la reconnaître, il lui susurre à l'oreille qu'ils pourraient s'isoler un petit peu, ce qu'ils font en allant directement faire l'amour dans un des recoins de la salle.

 

L'affaire faite, la femme s'en va précipitamment et rentre chez elle. Le mari rentre un peu plus tard, et sa femme l'attend ferme derrière la porte...

 

- Alors ! Comment était la fête ?

 

Il répond :

- Ce n'était pas drôle sans toi chérie.

 

- Je ne te crois pas, je suis sûr que tu as bien rigolé !

 

- Non je t'assure. Quand je suis arrivé, il n'y avait pas d'ambiance, alors avec quelques gars qui étaient là, on a décidé d'aller jouer aux cartes au bistrot voisin...

Par contre, j'ai passé mon costume à un ami qui n'en avait pas, et il m'a téléphoné pour me remercier: il est tombé sur une sacrée salope et il parait qu'il s'est bien régalé !

 

 

02/05/2013

Au bistro de la toile : Alors, cette Europe, elle est allemande ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, je t’ai entendu l’autre jour balancer grave sur la mère Merkel ! Eh ! Oh ! C’est interdit ça. Forbidden ! T’as qu’à voir le ramdam qu’ont suscité les quelques paroles « sacrilèges » prononcées par Bartolone et quelques PS qui semble redécouvrir qu’ils ont des couilles !

 

- Ach so ! Faut pas toucher à « l’amitié franco-allemande », c’est totalement irresponsable !  qu’ils gueulent les « bien-pensants » et les canards laquais. Tiens donc, ils se gênent les casques-à-boulons pour nous rouler dans la merde ! liens  

Pourtant il faut savoir leur parler haut et fort pour leur éviter de retomber dans leur vieux dilemme, celui d’un pays « trop faible pour dominer le continent européen, mais trop fort pour s’aligner sur les autres pays ». Vaincue et jetée au ban des nations par la seconde guerre mondiale, l’Allemagne s’est refait une virginité et a réussi à surmonter ce dilemme grâce à l’union européenne et en particulier à ce qu’on appelle « le couple franco-allemand ».

 

 

- Il n’empêche qu’ils dominent l’Europe… Même au football !

 

- Ils dominent parce qu’ils sont plus nombreux et plus puissants en matière économique. Mais est-ce que c’est durable ? Ils sont les plus nombreux, mais leur démographie s’effondre et dans vingt ans la France sera plus peuplée que l’Allemagne, avec une population plus jeune. Economique, parce que la santé économique allemande est basée sur les exportations, principalement vers ses partenaires européens, donc si ses partenaires s’effondrent, l’Allemagne plongera aussi. Un des plus grands penseurs et philosophes allemands, Jürgen Habermas les met d’ailleurs sévèrement garde : « Le “leadership” dont a hérité aujourd’hui l’Allemagne pour des raisons démographiques et économiques non seulement réveille les fantômes historiques tout autour de nous, mais nous soumet à la tentation de choisir la voie nationale unilatérale ou même de succomber aux rêves de puissance d’une “Europe allemande” plutôt qu’une “Allemagne en Europe”. (…)Nous, Allemands, devrions avoir appris des catastrophes de la première moitié du XXe siècle qu’il est dans notre intérêt national d’éviter en permanence le dilemme du statut semi-hégémonique, qui ne peut pas être endossé sans dériver vers des conflits. » (…) « Jusque-là, l’Allemagne a tiré le plus grand bénéfice de la monnaie unique, à travers ses exportations. A cause des excédents, l’Allemagne contribue en retour à aggraver les déséquilibres économiques dans la zone euro, et fait donc partie du problème. Au final, l’Allemagne profite elle-même de la crise, parce que la hausse des taux d’intérêt sur les obligations des pays frappés par la crise a pour contrepartie une baisse des taux d’intérêt sur les obligations allemandes. (…) Un tel effort demandera à l’Allemagne et à quelques autres pays d’accepter, à court terme, des effets négatifs en termes de redistribution, mais dans leur intérêt à plus long terme : un exemple classique de solidarité. » lien 

 

- Lucide le mec…

 

- C’est le moins qu’on puisse dire. Donc, il faut dire ses quatre vérités à Merkel, qui n’est pas l’Allemagne, mais la dirigeante actuelle de ce pays, et seulement ça. Et seule la France peut lui parler d’égal à égal. On lui disant qu’elle peut beaucoup pour sortir l’Europe de son marasme : créer enfin un salaire minimum, augmenter ses salaires pour relancer sa consommation, avancer vers un gouvernement économique européen, sortir de ses crispations stériles concernant le calendrier de retour à l’équilibre budgétaire, respecter un peu plus ses partenaires européens, etc.

 

- Eh bien camarade président François, voilà ce qu’il te faut dire. Mais avant, pour parler  d’égal à égal, il te faudrait rallier à ces idées d’autres pays européens.

 

- Exactement. Au lieu d’aller faire de l’esprit aux Muraux, il ferait mieux de prendre son bâton de pèlerin et de faire une « tournée des popotes » : aller voir, l’un après l’autre tous les pays de l’Union. De façon à avoir un rapport de force en sa faveur. Car n’en déplaise aux chantres du déclin de la France, les autres européens attendent de la France – seule à pourvoir le faire – qu’elle infléchisse la politique allemande.

Tridi 13 Floréal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un milliardaire et un clochard ?
Le milliardaire, il change de Ferrari tous les jours et le clodo, il change de porche tous les jours.

30/04/2013

Commission européenne : La belle abeille a bu...

abeille massacre.jpg

 

La Commission européenne a enfin décidé de suspendre, pendant deux ans à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques : l'imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sur quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton). Il était temps.

 

Pourtant les commissaires européens en charge du dossier onr fait l’objet d’intense lobbying mené à Bruxelles par les deux groupes qui commercialisent les fameux « néonicotinoïdes »: Bayer, géant allemand de la chimie et de la pharmacie, et Syngenta, poids lourd suisse dans le secteur de la chimie et de l'agroalimentaire.  

Ceux-ci, avec des moyens considérables, utilisent leur stratégie habituelle : distiller de l’incertitude. Ils manipulent le chantage : « cette mesure va coûter des milliers d’emplois, un demi point de PIB, elle va freiner l’innovation, etc. »

 

Et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère les empoisonneurs d’abeilles.  En novembre, par une des nombreuses lettres envoyées à la commission, Syngenta met en garde contre rien de moins qu'un risque de délocalisation de la production de maïs hors d'Europe. Ailleurs, le chimiste estime que l'affaire coûtera jusqu'à « 17 milliards d'euros de pertes sur cinq ans » pour les agriculteurs européens… Sans l’ombre d’une preuve quant à ce chiffre évidemment. Ils ont même menacés d’attaquer en justice l’EFSA (agence européenne de sécurité des aliments).

 

Bon. Laz commission a décidé la suspension de ces poisons pour 2 ans. Mais deux ans seulement, laissant aux industriels le temps de peaufiner leur contre-offensive lobbyiste. Et cette suspension ne prendra effet...qu’au mois de décembre prochain, laissant ainsi aux industriels le temps de vendre à tout va leurs saloperies (que des agriculteurs stockeront probablement...)

 

 

 

Allez, rigolons-en un peu avec Bourvil http://www.youtube.com/watch?v=TNLfGS88GqQ

 

Primidi 11 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

29/04/2013

Tiens ! Y en auraient-ils qui ont des aliboffis au P.S. ?

merkel caricature.jpg

 

 

Enfin !

 

Enfin quelques voix s’élèvent au parti socialiste pour appeler un chat un chat et Angela Merkel une égoïste bornée uniquement préoccupée par sa réélection. Bartolone, puis Cambadélis et d’autres ténors socialistes n’y vont pas par quatre chemins pour s’élever contre la politique européenne imposée à la schlak par la chancelière. Evidemment, les couillemollistes de service – Ayrault et Valls – se sont empressés de d’éteindre le prurit prévisible de la Teutonne à grands coups de langue râpeuse ! Rejoint bien sûr par les collabos de vocation de la droite.

 

Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause la relation pacifique patiemment tissée depuis soixante ans avec nos voisins d’outre-Rhin (eux, comme nous, connaissons trop bien les conséquences du contraire). Mais une bonne relation n’implique pas de se coucher devant les diktats de l’autre mais au contraire une franchise salutaire sous peine de voir ces relations se détériorer sournoisement jusqu’au point de non retour.

 

Ce qu’il faut lui dire à Merkel, c’est que la politique d’austérité imposée depuis trois ans à toute l’Europe est une faillite.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’Europe, c’est autre chose que la défense de  l'épargne des déposants outre-Rhin et de la balance commerciale de l’Allemagne.

 

Ce qu’il faut lui dire c’est qu’on se fout complètement de son avenir électoral.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que la prospérité relative de son pays dépend de la santé économique de ses partenaires européens puisque  l’essentiel de ses exportations se fait avec ceux-ci.

 

Ce qu’il faut lui mettre sous le nez, c’est que son « modèle allemand», s’il est une sinécure pour les rentiers et les patrons, est un repoussoir pour le peuple : pas de salaire minimum ; 6,5 millions de travailleurs sous le seuil de pauvreté ; précarité de l’emploi, temps partiel, intérim et petits boulots, 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois ; baisse des salaires de 4,2% en dix ans ; baisse de l’espérance de vie pour les travailleurs pauvres; une seule année de chômage indemnisée et des jobs à 1 euro qui ressemblent à des travaux forcés; etc.  Gardez votre « modèle » Mme Merkthatcher !

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que son égoïsme intransigeant à saccagé l’idée même de l’Europe : 72 % des Espagnols, 69 % des Britanniques, 59 % des Allemands, 56 % des Français et 53 % des Italiens disent ne plus avoir confiance dans l’Europe. Bonjour les dégâts.

 

Ce qu’il faut lui dire, c’est que l’alliance de circonstance entre son égoïsme national et la conception minimaliste d’Europe à la carte de l’Anglais Cameron met en grand danger le projet communautaire européen.

 

Ce qu’il faut enfin lui dire à Mme Bismarkel, c’est que sa morgue méprisante a réveillé des démons effrayants : une germanophobie qui déferle sur toute l’Europe, mettant à bas plus de six décennies de laborieux efforts pour passer la brosse sur un passé dévastateur.

 

Entre amis, on doit se dire les choses. Même si elles ne sont pas jouissives…

 

 

Décadi 10 Floréal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Qui a inventé la mini jupe?
Un japonais : le professeur Haraduku Takamaté 

 

 

 

26/04/2013

Abyssale la dette de la France ? Alors supprimons-là !

Mélenchon sérieux.jpg

 

 

Mélenchon : trois heures face à la meute des ultras libéraux de tous poils, politiciens carriéristes et représentants des canards laquais ! Trois heures à subir les sourires mielleux et les sous-entendus perfides de ces pseudos élites. Et il a réussi malgré ce terrain totalement hostile à parler clair, à donner quelques espoirs. Chapeau l’artiste.

 

Je regrette qu’il n’ait pas renvoyé plus sèchement dans les cordes l’exécrable Langley (« Monsieur Langley, s’il vous plait s’offusquant celui-ci »). Il aurait pu lui rappeler que « meussieu », qui s’écrit « monsieur » est une contraction de « mon seigneur ». Autrement dit, chaque fois qu’on dit « monsieur » à quelque humain mâle, on se place en état d’infériorité devant lui, on reconnait une certaine vassalité. Il aurait dû le dire au citoyen Langley, voire au ci-devant Langley !

 

Bref. Là où j’ai bien aimé, c’est quand Mélenchon a énoncé une vérité que tout le monde connait (mais que Chut ! Faut pas le dire…) : la France ne remboursera JAMAIS la dette de 1800 milliards - dont un tiers revient au seul Sarkozy - qu’on prétend lui imputer ! Ben voilà ! C’est dit !

 

Et si le ci-devant président Hollande faisait sienne cette évidence, en tirait les conclusions et agissait en conséquence : suspension unilatérale immédiate du remboursement de la dette ?

 

Ce serait un véritable coup de tonnerre dans le landerneau des voyous de la finance ! Cris d’orfraie, menaces, dégradation de la « note ». Rien à foutre ! Et que croyez-vous qu’il se passerait ? Les détenteurs des titres de cette dette sont à 60% des fonds de pension étazuniens ou britiches, des fonds spéculateurs planqués dans les paradis fiscaux et recyclant le fric dégueulasse des trafics d’armes, de drogues, d’êtres humains, d’organes, etc., des banques d’affaires véreuses, des fonds souverains rapaces du Golfe et de Chine. C'est ça les "marchés". Que feraient donc ces « marchés » ? Ben, ils braderaient ces dettes, qui sont titrisées, jusqu’à 20% de leur valeur (nominal et intérêts compris). Et alors là, il suffirait de prendre ces « marchés » à leur propre jeu : le gouvernement français, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et des Caisses d’épargne, rachèterait ces titres de dettes à bas prix, réduisant des deux tiers cette dette. Un emprunt obligatoire à intérêt inflation + 0,5% auprès des 2,6 millions de millionnaires français jusqu’à apurement total de la dette remet le pays à flot. Les dizaines de milliards d’euros ainsi soustraient au service de la dette seraient utilisés à investir dans de grands travaux d’énergies nouvelles, de conquête d’une «nouvelle frontière» : la mer, de développement durable, d’augmentation raisonnée mais conséquente des salaires, de réindustrialisassion du pays, etc.

 

Alors, ci-devant président Hollande, le citoyen Mélenchon te propose ses services pour avoir ce culot.


Chiche ?

 

 

Septidi 7 Floréal 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Dans un bar un gars arrive joyeux:

- Moi j'ai un Q.I. de 180 !

 

Un autre lui répond: 

- Moi j'ai un Q.I. de 179 ! 

Et ils se mettent dans un coin pour discuter de fission nucléaire... 

Un autre gars arrive:

Moi j'ai un Q.I.  de 140 !

 

Un autre lui répond: 
Moi j'ai un Q.I.  de 139 ! 

Et ils se mettent dans un coin pour discuter de littérature... 

Enfin, un excité hurle:

Moi j'ai un Q.I. de 3 !

 

Un autre lui répond: 
Moi j'ai un Q.I.  de 2 !

 

Et ils se mettent dans un coin et la discussion commence: « Alors toi aussi t'es au front national ? »

23/04/2013

Au bistro de la Toile : Merkel contre le Smic

 

 

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ben dis donc Victor, la Teutonne, elle n’y va pas par quatre chemins : Selon elle, les emmerdements des Grecs, des Espagnol et même de nous, c’est la faute…au SMIC ! Ils sont trop payés ces feignasses, qu’elle proclame pour satisfaire son électorat ultra libéral ! Salauds de pauvres…

 

- Tu l’as dit Loulle. La Merkthatcher, elle est en pleine campagne électorale… Ce qui peut expliquer quelques conneries. Mais j’aimerai bien que notre citoyen-président ait le courage enfin de lui mettre le nez dans sa bouse à la Teutonne.

 

- Allez, précise Victor.

 

- Accroche-toi et tu verras à quoi ressemble le fameux « modèle allemand » dont on nous gonfle les aliboffis :

 

-          Pas de salaire minimum : plus de 6,55 millions de personnes en Allemagne touchent moins de 10 euros brut de l’heure, 2 millions d’employés gagnent moins de 6 euros de l’heure, et ils sont nombreux à vivre avec moins de 4 euros par heure, c’est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet.

 

-          Pauvreté : 6,5 millions de travailleurs, c’est à dire 22% des actifs, vivent sous le seuil de pauvreté. Les 10% des travailleurs les plus pauvres ne gagnent que 259 euros par mois. Les 10% d’au dessus gagnent seulement 614 euros par mois. Il y a 12 millions de pauvres,  et entre 1992 et 2006, le revenu des 10% les plus pauvres a baissé de 13%, tandis que celui des plus riches s’est accru d’un tiers. En février 2010, le droit au “minimum vital digne” garanti par la constitution est passé de 359 euros par personne à 374 euros.., 80% des actifs ont perdu du pouvoir d’achat entre 2000 et 2010.

 

-          Précarité de l’emploi, explosion du temps partiel et de l’intérim : les réformes ont conduit à une telle multiplication des petits boulots, de 5 ou 8 heures par semaine, que la durée moyenne du travail est tombée à 30,3 heures. Création des contrats “Minijobs” (contrat de travail précaire, de courte durée et moins taxé) et des contrats “Midijobs” (salaire compris entre 400 et 800 euros par mois). Jusqu’à 400 euros, le patron est exonéré de charges. Le salarié aussi, mais du coup il ne cotise pas pour la retraite et l’assurance-maladie. En cas de perte de ce boulot, il n’a pas de droit à l’allocation chômage. Il y a 6,5 millions de « mini-jobers » avec des emplois à 400 euros pour 60 h par mois et 7,84 millions d’emplois à temps partiel. En dix ans, l’Allemagne a créé deux millions d’emplois à temps partiel, de courte durée : 18,3 heures en moyenne. Il y a 1 million d’intérimaires ; pour exemple, l’usine BMW de Spandau n’a pas embauché de CDI depuis 2001, et 26% de ses salariés sont intérimaires.

 

-          Baisse des salaires : le salaire moyen a baissé de 4,2% en dix ans. L’espérance de vie des personnes aux plus faibles revenus est passée de 77,9 ans à 74,1 ans en seulement 9 ans (2001 à 2010). Seulement 26,4% des personnes âgées de 60 à 64 ans occupaient en mars 2011 un emploi soumis à cotisations sociales. Moins de 19% occupaient un emploi à temps plein. Rappelons que ces mêmes séniors ont vu l’âge de départ en retraite reculer… sans pour autant trouver du travail. Le développement de l’épargne-retraite privée est par ailleurs encouragé avec la mise en place d’un système complémentaire de pensions privées par capitalisation avec incitations fiscales. Selon le ministère des affaires sociales, plus de 660 000 séniors de 65 à 74 ans ont un emploi à temps partiel pour compléter leur pension.

 

-          Le chômage : Seule la 1ère année de chômage est indemnisée. La 1ère année de chômage est indexée sur le dernier salaire ; ne peut toucher cette allocation que celui qui dispose de moins de 9750 euros d’économies, sinon il faut vivre sur ses avoirs. Les chômeurs de moins de 25 ans qui vivent chez leurs parents voient leur indemnité baisser de 20%. Au-delà d’une année, les chômeurs ont droit à une allocation de 370 euros, somme modulée en fonction des revenus du couple, de son patrimoine et du nombre d’enfants – une partie du loyer et du chauffage est remboursée par l’agence pour l’emploi – à condition d’accepter les emplois qui leur sont proposés. L’allocation est réduite de 60% en cas de deux refus la même année. Elle est supprimée au troisième refus. Y compris si l’emploi est en dessous de la qualification. La prostitution étant légale en Allemagne, une chômeuse a été radiée pour avoir refusé d’être secrétaire dans un bordel…

 

-          Les « Jobs à 1 euro de l’heure » ne peuvent être refusés par les chômeurs (qui du coup sortent des statistiques du chômage). Un service de l’emploi scandaleusement intrusif : des agents s’invitent au domicile des chômeurs, épluchent les relevés de compte, ouvrent les frigos pour voir si il y a des dépenses inconsidérées, vérifient que vous êtes bien en colocation et non en couple…

 

-          Des écoles qui préparent les enfants à une vie de précaire: dans une école spécialisée pour enfants en difficulté à Bochum, les enfants et ados apprennent comment composer un petit déjeuner pas cher en utilisant les promotions, à meubler un appartement de 40m2…

 

-          Cerise sur le gâteau, l’Organisation internationale du travail affirme dans un rapport récemment publié que la politique allemande de compétitivité est « la cause structurelle » de la crise en zone euro ! Voilà ce que c’est le modèle allemand Loulle. Qui pense qu’on doit suivre cet exemple à part les patrons voyous ? Il faut refuser de suivre cette voie !

 

- …taing ! T’as raison. Finalement, les femmes politiques sont des hommes politiques comme les autres…

 

- Voire pires : Golda Meïr, une guerre ; Indira Gandhi, une guerre ; Margareth Thatcher, une guerre ; Merkel, une guerre économique, mais guerre quand même…

 

- Allez, à la nôtre !

 

 

Sources : Spiegel, Organisation internationale du travail, OCDE, Deutsches Institut fürWirtschaftsforschung, Ministère du travail allemand, Rue 89, Marianne, CIDAL, Conscience citoyenne.

 

 

 

Quartidi 4 Floréal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C'est un Allemand, un Japonais et un Français qui sont au resto. On entend une sonnerie et l'Allemand place son petit doigt devant la bouche et le pouce devant l'oreille et parle... puis finit. le Japonais le voit et lui dit :
- C'est bien ça c'est quoi? 
- Et bien c'est un émetteur dans le petit doigt et un récepteur dans le pouce, comme ça, si on me téléphone je réponds tout de suite.


Deux minutes plus tard, autre sonnerie: le Japonais commence à parler tout seul puis arrête. L'Allemand lui demande :
- Et ça c'est quoi?
Le Japonais répond: 
- Et bien j'ai un émetteur dans la bouche et un récepteur dans l'oreille et je n'ai même pas besoin de mes doigts pour téléphoner... 


L'Allemand est super étonné quand tout à coup le Français fait le pet de la mort: PRRRRRRROOOUUUUUUTTTTTTTTTTTT!!!!!!!!!

Le Japonais et l'Allemand le regardent et le Français répond: 
- Vous auriez du papier? je reçois un fax !

 

19/04/2013

Bébés marchandise…

bébés en rayons.png 

- Allo. Bonjour. Baby-Market à votre service.

 

- Oui. Bonjour madame. Voilà je voudrais quelques informations concernant l’achat d’un bébé.

 

- Vous ne pouviez pas mieux choisir madame. Nous sommes lideur dans ce domaine. Quel est votre cahier de charge. Enfin, disons votre souhait ? Blanc, Noir, Asiatique ? A concevoir et réaliser sur mesure ou à choisir parmi notre large sélection de bébés prêts à l’emploi ? Fournissez-vous les ovocytes et les spermatozoïdes ou faut-il prévoir l’achat de ces matériaux de base ?

 

- Ben, ch’sais pas trop moi madame. Ce sera mon premier achat de bébé, alors je suis un peu émue…

 

- Je vous comprends Madame, je vous comprends. Mais rassurez-vous, notre firme allie le plus grand sérieux avec une discrétion exemplaire. Nous avons un large panel d’ovocytes, de sperme et de ventres porteurs correspondant à tous les besoins. C’est vous et votre compagnon ou votre compagne qui êtes le maître d’œuvre. Nous avons aussi le service Premium par lequel vous pouvez faire une précommande avec un cahier des charges précis. Nous nous efforcerons de vous satisfaire.

 

- Ben… Il y a aussi une question de prix. Vous pouvez me donner une idée ?

 

- Volontiers. Baby-Market est fier de proposer une ligne complète de gestation externe et de donation d’œufs. En général, le coût pour une gestation externe, (incluant tous les frais d'agence, frais d'avocat, le dépistage et les frais de remplacement et les frais médicaux et d'assurance) varient de 60.000 à 100.000 euros selon le programme choisi. Le programme Garantie est plus cher, autour de 125.000 euros mais il offre aux parents potentiels un niveau de sécurité au dessus du niveau standard.

 

- Eh ! Ce n’est pas donné. Il faut qu’on y réfléchisse. C’est le prix d’une grosse voiture de luxe…

 

- Y a-t-il une acquisition qui vous apportera autant de joies et de bonheur Madame ? Mais on peut discuter. En ce moment nous avons des promotions : je peux vous proposer des ventres porteurs haïtiens à prix très attractifs. Ah ! Evidemment ça n’a pas la qualité d’un ventre californien, ukrainien ou polonais, mais c’est d’un excellent rapport qualité-prix.

 

- Ben, ouais mais, c’est…des Noires ?

 

- Madame, cela n’a aucune influence sur le produit fini. Nous avons aussi, à des prix très abordables, des ventres indiens. C’est vous qui décidez chère Madame.

 

- Bon. Eh ben, on va y réfléchir.

 

- A votre service chère Madame. Baby-Market reste à votre service !

 

 

Sources :

http://mother-surrogate.com/

http://www.circlesurrogacy.com/costs

http://www.surrogacycentreindia.com/

 

 

Décadi 30 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un médecin a une aventure extra-conjugale avec son infirmière. Elle lui annonce un matin qu'elle est enceinte.
Comme le médecin ne veut pas que son épouse ait le moindre doute, il remet à l'infirmière une bonne somme d'argent pour lui payer un long voyage en Italie.
- Mais comment vais-je te faire savoir que le bébé est né ? lui demande-t-elle.
- C'est simple lui répond-il. Fais-moi parvenir une carte postale et écris juste SPAGHETTI sur celle-ci.
Six mois plus tard, son épouse lui téléphone au bureau et lui dit qu'il a reçu une étrange carte postale d'Italie.
- Lorsque je serai à la maison ce soir, je t'expliquerai...
En soirée, en arrivant à la maison, il regarde la carte et tombe au sol, victime d'un arrêt cardiaque.
Les ambulanciers, tout en lui donnant les soins appropriés et le préparant à son transport à l'hôpital demandent à son épouse :
- Comment l'accident cardiaque est arrivée ?
Elle leur explique que c'est à la lecture de la carte postale qu'il s'est effondrée et leur lit le texte : 
- SPAGHETTI, SPAGHETTI, SPAGHETTI, SPAGHETTI, deux avec des boulettes et deux sans boulettes !

 

18/04/2013

Alors ci-devant Ayrault, on les nettoie ces écuries d’Augias ?

chimulus sdf et politique pourri.jpg

 

 

Je n’ai pas regardé les patrimoines des ministres. Je m’en fous. Être pauvre n’est pas un gage d’honnêteté pas plus qu’être riche n’est une suspicion de cupidité. Victor Hugo était fils d’un général d’empire, Jean Jaurès sortait d’une famille de la bourgeoisie de province et, pour ne pas remonter si loin, Henri Emmanuelli est un ancien banquier chez les frères Rothschild. Ce qui compte, ce n’est pas le niveau du patrimoine, mais le comparatif entre celui de la prise de mandat et celui de la sortie de mandat ou, mieux sa vérification en cours de mandat. C’est là qu’on pourra voir qui s’en fout plein les fouilles, et comment.

 

On glose sur la fortune de Fabius, autour de six millions. Bof… Six petits millions ! C’est six jours, oui, six jours de revenus de madame Bettencourt (à travers une entreprise brillante fondée par un ponte de la Cagoule !). Et que dire des 420 millions que vous, nous, moi avons généreusement donné, bien « qu’à l’insu de notre plein gré » à Tapie !

 

On attend les propositions de « moralisation de la vie politique » promise par Ayrault pour le 24 avril. Mais rien ne pourra être plus efficace que l’interdiction drastique de tout cumul non seulement de mandats électifs politiques, mais aussi et surtout de toutes « présidences » de sociétés d’économie mixte, partenariat public privé, offices d’hlm, communautés de communes et autres « machins » ouvrant la porte à bien des « arrangements » synonymes de corruption.

 

C’est non seulement les députés et sénateurs qu’il faut «moraliser », ci-devant Ayrault, mais tous les niveaux de pouvoir, du plus petit au plus grand.

 

Il va falloir en fabriquer des balais pour nettoyer toutes ces écuries d’Augias ! Ça créera des emplois !

 

 

Nonidi 29 Germinal 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Après 20 années, trois copains se retrouvent. Le premier dit : 
- Ma femme a une taille de guêpe et tous les soirs, je la pique, je la pique... 
Le deuxième : 
- Moi, ma femme a une taille de sauterelle, et tous les soirs, je la saute, je la saute... 
Le troisième : 
- Moi, ma femme a une taille d'éléphant, et tous les soirs, je la trompe, je la trompe...

 

 

17/04/2013

Attention : un obscurantisme peut en cacher un autre !

guernica (1).jpg

 

 

Les Zétazuniens redécouvrent la guerre sur leur territoire… Comme le 11 septembre 2001. Attentat islamiste ? Attentat de l’extrême-droite étazunienne ? Bof. Qu’ils se démerdent…

 

Mais ce raccourci volontairement caricatural nous renvoie en miroir aux dangers qui menacent notre république : - menace islamique fomentée de l’extérieur et exécutée (quand par malheur elle se concrétise, c.f. Merah) par des gens de l’intérieur ; - menace de l’extrême-droite derrière le paravent de l’obscurantisme religieux. L’alliance de circonstance de la burqua et de la cagoule ! Chaque menace se nourrissant de l’autre.

 

La menace islamique n’est plus à prouver. Elle se concrétise par les provocations d’une partie minoritaire mais agissante des musulmans de France (foulard, burqua, viande hallal, cantines, hôpitaux, prières de rue, etc.). Son but : créer un communautarisme religieux obscurantiste par la peur. Son cheminement : abattre la laïcité par l’intimidation et la violence. C’est un fascisme.

 

Lui répond maintenant une menace "christianiste". Les plus bornés des cathos se sont glissés dans l’ombre des islamistes pour tenter d’abattre, eux aussi, leur ennemi commun : la laïcité. Ils ont trouvé un cheval de bataille : la lutte contre le mariage pour tous. Ils ameutent les factions de population qui ont toujours  existés en France : les cathos les plus bornés tendance fachos, ceux des Croix-de-feu, ceux de La Cagoule avant-guerre. On les retrouve dans les manifs anti mariage pour tous derrière des figures qui seraient pittoresques si elles n’étaient dangereuses, comme la caricaturale et bien nommée Frigide Bargeot. C’est là encore un fascisme. Avec en position du singe laissant le chat sortir les marrons du feu, le Hèfe-Haine.

 

Cette montée des fascismes n’est pas propre à la France. On la retrouve dans tous les pays d’Europe. Avec les mêmes causes : - misère galopante dû à une globalisation ultra libérale ravageuse ; - laxisme en matière d’immigration organisé par des gouvernements à la naïveté « d’idiots utiles » au profit du patronat pour peser sur les salaires, aboutissant à une situation qui fait percevoir l’Autre comme un danger, puis un bouc émissaire.

 

Il est temps de regarder les choses en face et de neutraliser radicalement, sans concession et sans faiblesse ces deux menaces. Faute de quoi, comme au siècle dernier, les démagogies défieront et confronteront les démocraties dans le sang et les larmes. L’histoire resservirait-elle les plats ?

 

 

Octidi 28 Germinal 221

Merci à Picasso


 *********************************** 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un fils demande à son père:
Papa, c'est quoi la république ?
- Prenons par exemple notre foyer: Moi j'ai un salaire je suis le Capitalisme, ta mère le Gouvernement, toi tu serais le Peuple, la bonne serait la Classe ouvrière et ta petite sœur qui n'a qu’un an le Futur.
- Oui, Papa je crois que j ai compris, je te le dirai demain.

Le soir il est réveillé par les cris de sa petite sœur et il voit qu'elle a chié dans sa couche. Il va dans la chambre de ses parents et il voit sa mère qui dort profondément. Il regarde par le trou de la serrure de la chambre de la bonne et il voit son père qui l’enfile !

Et le lendemain:
- Papa je crois que j ai compris : Pendant que le Capitalisme enfile la Classe ouvrière, le Gouvernement est profondément endormi, le Peuple est complètement ignoré et le Futur est bien dans la merde.

16/04/2013

HALTE AU TRIANGLE DE LA MORT CADARACHE-MARCOULE-TRICASTIN

antinucléaire affiche avril 2013.jpg

 

 

A pieds, à vélo, à cheval, en patins à roulettes, participez à la Marche antinucléaire pour la vie qui se déroule du 15 au 26 avril. Détails, itinéraires et renseignements à : www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

 

MISE AU SERVICE DE LA GUERRE OU DE LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

LA PROVENCE, LA VALLÉE DE RHÔNE-DURANCE EST LA RÉGION LA PLUS

NUCLÉARISÉE D’EUROPE avec une multitude d’Installations Nucléaires de Base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

LE BILAN DE TOUTES LES CATASTROPHES NUCLÉAIRES, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima- Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

LE NUCLÉAIRE SE PARE DE LA BANALITÉ DU MAL si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers.

 

LES NUCLÉOCRATES, CES ADEPTES OBSCURANTISTES DU NUCLÉAIRE, ont défini un seuil de radiation qui permettrait de « coexister » avec cette industrie. Mais il n’y a aucun seuil de radiation tolérable si on veut préserver la santé des êtres vivants. Toute nouvelle contamination, y compris à dose infinitésimale, vient se cumuler avec les contaminations antérieures pour produire des altérations physiologiques, générer des cancers, créer une situation propice à des mutations du génome.

 

L’ARBITRAIRE (ET DONC LA NON-SCIENTIFICITÉ) des seuils officiels est révélé quand, après la catastrophe de Fukushima, la « dose maximum admissible » de radioactivité a été relevée de 1 à 20 mSv pour les écoliers (vingt fois plus !!!), et à 250 mSv pour les liquidateurs (les sacrifiés ?!), malgré les protestations de la population locale. Et les troubles de santé grandissants de jour en jour ne sont pas, malgré l'évidence des symptômes, attribués à la catastrophe nucléaire.

 

LE DÉNI DU RISQUE mutagène par les radiations fait, bien sûr, partie de la désinformation organisée par l’industrie nucléaire avec, malheureusement, la complicité de l’autorité administrative chargée des activités nucléaires civiles (ASN) qui produit une information d’où sont absents les mots gènes, mutation, risque génétique…

 

LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES PORTENT ATTEINTE À NOTRE SANTÉ, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

FERMER LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRE C’EST CRÉER DES EMPLOIS : maintenir des emplois sur place le temps que les installations baissent en radioactivité, mettre en place des formations nouvelles pour le démantèlement qui durera plus de 30 ans, réactiver des emplois pendant les 5 années de réouverture des centrales thermiques existantes pour la durée de la transition, créer de nouveaux emplois dans les énergies renouvelables et dans le secteur des économies d’énergies notamment dans le bâtiment, former les futurs spécialistes internationaux français du démantèlement mondial des installations nucléaires et agir ainsi pour la Paix.

 

ASSEZ ! EXIGEONS L’ARRÊT IMMÉDIAT DU NUCLÉAIRE,

SANS AUCUNE CONDITION ET DÉFINITIVEMENT

 

Devons-nous attendre la catastrophe en France et en Provence comme cela s'est passé à Fukushima?

Il est possible, encore temps et vital d'arrêter immédiatement tous les réacteurs !

 

 

Sources : www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

15/04/2013

Voyages d’affaires…

valise argent sale ouverte.jpg

 

 

 

- Berthe, fais ta valise, on part en Suisse.

 

- Chercher des chocolats ?

 

- Non, porter notre pognon à la banque.

 

- Pfff… La Suisse, depuis qu’on y va mon bichon. Tu ne préfèrerais pas Singapour ? Ça fait plus classe vis-à-vis de nos amis.

 

- Ben ouais, mais on fera pas l’aller-retour dans la journée… Et après-demain, j’ai conseil municipal, réunion à la présidence de la communauté de communes, puis le soir présidence de l’office de HLM sans oublier une réunion de chantier avec les entreprises que j’ai choisi sans appel d’offre pour la construction du lycée.

 

- Tu travailles trop mon bichon. Hummm ! Viens que je te poutoune ! Bon, pour cette fois, la Suisse, ça ira. Qu’est-ce que je mets dans la valise ?

 

- Ben comme d’habitude, les liasses de billets de 500 euros.

 

- Quelle trouvaille ces billets ! A croire qu’ils ont été faits exprès pour nous !

 

- C’est un peu ça ma Berthinou jolie. L’Europe les a créés sur l’insistance intéressée de gens qui, comme nous, sont obligés de se trimbaler des valises de pognon. Tu te rappelles à l’époque des francs ? Pfff ! Quelle galère…

 

- Ah ! Notre premier million détourné en Suisse… Avec la 404 Coupé Pinin-Farina ! Toute une époque.

 

- Notre jeunesse ma Berthinette. Mon premier mandat, mes premières commissions.

 

- Bon. Allez. La prochaine fois on ira à Singapour.

 

- Promis ?

 

- Promis !

 

 

Septidi 27 Germinal 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi les requins du fisc et les autres ne s'en prennent-ils jamais aux banquiers ? Par confraternité…

12/04/2013

Gênante pour qui la transparence ?

deligne transparence.jpg

 

 

Non mais regardez-les s’offusquer les « zélites » ! S’offusquer que le peuple (pouah ! C’est sale la « populasse ») puisse envisager de savoir ce qu’il y a dans la poche de ceux qui les gouvernent (si mal). Ce qu’il y a dans leur poche lorsqu’ils arrivent aux commandes, et ce qu’il y a lorsqu’ils s’en vont. La différence…fera la différence entre ceux qui auront travaillé honnêtement pour le bien public et ceux qui se seront goinfrés en utilisant à leur profit et à celui de leurs « amis » les pouvoirs que le peuple leur a momentanément délégués.

 

Le critère de l’argent ne devrait pas être de mise dans une république digne de ce nom. Et pourtant… Combien d’ouvriers à l’assemblée nationale et au sénat ? Combien d’employés ? Combien de petits commerçants ? Combien d’infirmières ? Combien de petits patrons ? Combien de chômeurs ? La réponse est simple : aucun ! Parce que plus que la compétence, c’est la position sociale, l’entregent, les réseaux d’influence qui font les « zélus ».

 

Si les élus, à tous les niveaux, de conseiller municipal à président de la république, ne pouvaient prétendre qu’à un seul mandat et surtout, une seule mandature, cela mettrait fin à cette insupportable professionnalisation de la politique. Ceci mettrait fin à cette provocation envers la démocratie qu’est l’existence d’une « classe politique », à ces dynasties d’élus écumant une région de père en fils, avec le népotisme le plus éhonté en manière d’agir normale.

 

Citoyen-président François, pour une fois tu as tapé sur la table. Alors fais-toi respecter. Vire tous ceux qui refusent cette transparence que le peuple appelle de ses vœux. Ordonne à cette girouette de Ayrault d’être inflexible, vire Bartolone s’il recommence ses conneries. Merde, c’est toi le patron, non ? Alors montre-le !

 

 

Tridi 23 Germinal 221

 

 

Illustration: merci à Deligne

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un député reproche à un de ses collègues d'un parti opposé : 
- Depuis trois ans que vous siégez parmi nous, je ne vous ai jamais vu ouvrir la bouche. 
- Pardon ! Je l'ai ouverte au moins une fois, lors de chacune de vos interventions. Pour bailler.