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04/02/2013

A Davos, quand le président islandais pète dans la sacristi !

Grimmson président islande.jpg

 

 

 

La semaine dernière, le nec plus ultra des maffias de la finance, leurs complices des entreprises multinationales, leurs  marionnettes politiques et leurs lécheurs de cul des médias se gargarisaient entre eux à Davos, pour leur raout annuel. Mais au milieu du ronron d’autosatisfaction, le représentant d’un petit pays, perdu dans les brumes pré-polaires,  a, comme qui dirait pété dans la sacristi ! Ce rugueux intrépide, le président de l’Islande Olafur Ragnar Grimmsonleur a dit leur fait aux « grands » ! « Il faut penser davantage aux peuples qu'aux banques.(…) Nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché ». Imaginons la gueule des « Davosiens » distingués !

 

Ecoutons quelques unes de ses phrases, recueillis par un journaliste digne de ce nom, Stephen Cole. Ecoutons-le avec d’autant plus d’intérêt et – ne cachons pas notre plaisir – de jubilation qu’aucun grand média, et surtout pas les télés et des radios, n’en a fait état.

 

Le Président Grimsson va droit au but. « Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande a accompli des progrès et une relance très différente des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière ».

 

Il poursuit : « Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l’économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable ? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, puis que les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des impôts et de l’austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme ». 

 

Le fier Viking se réjouit : « L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle »

 

 

Liens utiles:

http://www.franceinfo.fr/economie/d...

http://www.arretsurimages.net/conte...

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Eco...

http://www.zerohedge.com/news/2013-...

http://www.youtube.com/watch?v=2c0_...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/discou...

 

Quintidi 15 Pluviose 221

 

Photo X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Deux esquimaux à Paris devant un cinéma:

- « Dis-donc, si on allait là ? » 
- « Oh non, on va rien comprendre. » 
- « Oui, mais y parait qu'on nous suce à l'entracte ! »

01/02/2013

L’Europe complice des escrocs des sectes !!!

sectes crane.jpg

 

Non mais qu’est-ce que c’est que cette connerie : la France condamnée par ce machin européen (la Cour européenne des droits de l’homme) à prendre du pognon dans mes – dans nos – poches pour les refiler à qui ? A des pauvres ? A des gens victimes de dérapages de l’Etat ? A des expulsés à tort ? Non. Vous n’y êtes pas. A DES SECTES !!! On est condamné par ce machin à la con « pour violation de la liberté de pensée, de conscience et de religion » ! On est condamné par ce machin ultra libéral pour avoir taxé comme il se doit, comme pour vous, comme pour moi, les millions de pognon que ces officines d’abrutissement et d’escroquerie que sont les sectes extorquent aux pauvres gogos qui se font avoir.

 

« La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a donné raison jeudi à trois sectes - dont celle dite du Mandarom de Castellane - en condamnant la Francepour violation de la liberté de pensée, de conscience et de religion. Les juges de Strasbourg ont invalidé des procédures fiscales intentées contre ces sectes. Ils ont condamné la France à verser, pour "préjudice matériel", 3.599.551 euros à l'Association cultuelle du temple pyramide (connue sous le nom de secte du Mandarom), 387.722 euros à l'Église évangélique missionnaire et Salaûn, et 36.886 euros à l'Association des chevaliers du lotus d'or. » Dixit : AFP. Le prétexte de cette « condamnation » au profit des sectes, selon le machin européen : « la taxation de dons manuels à laquelle elles avaient été assujetties avait porté atteinte à leur droit de manifester et d'exercer leur liberté de religion. »

 

Non mais, on cauchemarde. Foutez tous ces dangereux tarés en taule ! Cette pantalonnade ouvre la porte à tous les abus. Et pousse les défenseurs de nos valeurs – au premier rang desquelles la laïcité – à remettre en cause cette aberration qui dispense les « religions » de bien des taxes et de biens des impôts. Je refuse que mes impôts servent à financer des sectes ou des églises, catholique y compris. La croyance est du domaine privé et les impôts ne doivent financer que les biens communs du peuple. Je refuse qu'on enseigne la religion quelle qu'elle soit à l'école. Il existe des écoles confessionnelles pour cela, et c'est un choix des familles.

 

Eh ! François. On ne t’a pas élu pour se faire rouler dans la farine par ce machin européen ! Ne paie pas et dis leur merde au besoin !

 

 

 Tridi 13 pluviose 221


Illustrations X Droits réservés


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 Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre les Témoins de Jéhovah et les couilles ? 


Aucune. Ils sont toujours par deux, et on ne les laisse jamais entrer.

 

 

30/01/2013

« Allo. Kid-Drive-in ? Je voudrais passer commande d’un enfant. »

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« Bonjour. Kid-Drive-in à votre service. Quels sont vos désirs ? Qu’elles sont vos préférences ? Nous avons tout pour vous satisfaire en magasin. Une large palette de spermes, une gamme étendue d’ovocytes,  un large panel de ventres-porteurs. Et aux prix les plus compétitifs du marché. Kid-Drive-in fait tout pour vous satisfaire. Avant de prendre rendez-vous, et pour faciliter la transaction, veuillez, je vous prie  consulter et remplir le cahier des charges que vous trouverez sur notre site www.kid-drive-in.com. Il concerne toutes les options que vous souhaitez pour l’enfant que vous désirez acheter. Vous pourrez aussi y consulter nos tarifs ainsi que la planification dans le temps de cette transaction. En vous remerciant de nous faire confiance. »

Cette pittoresque fiction risque de devenir réalité si passe la loi scélérate consistant à réduire le ventre des femmes à un moule industriel et l’enfant à un objet. Désiré et entouré d’amour, certes, mais simple objet, acheté par une transaction sordide.

Cette marchandisation de la vie, de la vie de l’enfant me révulse. Et que ceux de ma sensibilité politique, bien à gauche, sous prétexte de "modernité" s’enferment dans la défense d’une telle aberration – la procréation médicalement assistée (comme l’insémination artificielle des vaches) et bien pire  la gestation pour autrui – me gène sérieusement aux entournures.

Ecoutons plutôt une grande voix qui fait autorité en matière de droits de l’enfant (et pas de droit à l’enfant), Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour Enfants de Bobigny :

 

« (…) pour suivre la formule de Françoise Dolto, l’enfant devait être tenu pour une personne, mineure certes, mais une personne et non plus comme un être fragile qu’il fallait protéger contre autrui, et contre lui-même. On parlait désormais des droits (de l’homme) de l’enfant.

(…)fondamentalement notre pays n’a pas adhéré à cette idée que l’enfant est une personne. Il s’apprête à démolir les références parentales des enfants ; pire encore, il se prépare à donner le feu vert à la fabrication artificielle d’enfants par des couples qui en passeraient commande à travers ces médecins qualifiés de « sorciers de la vie » dénoncés dans les années 80. On en est revenu purement et simplement à cette idée que l’enfant est un bien que les adultes peuvent commander soit naturellement ou scientifiquement. Le droit à l’enfant l’emportera sur le droit de l’enfant. D’ailleurs ne dit-on pas « Combien as tu d’enfants ? » et non pas « Combien de fois es-tu parent ? ». Etre et avoir ici aussi !

(…) Aujourd’hui l’ouverture de l’adoption aux couples homosexuels, voire le recours aux PMA renvoyé à la loi Famille de mars 2013 (Le Monde du 11 janvier 2013), s’inscrivent dans le droit fil de notre histoire : le droit des adultes d’avoir des enfants quand ils le veulent, comme ils le veulent, de qui ils le veulent ! Peu importe les conditions de conception de cet enfant ; il suffit qu’il soit aimé par ceux qui l’accueillent. Si les choses psychologiques étaient si simples, cela se saurait. Au nom du droit des adultes à l’égalité on gomme que l’enfant n’est pas un objet comme les autres. Peu parmi ceux qui nous gouvernent en sont choqués. L’opinion reste cependant majoritairement hostile : 63% des français seraient hostiles à la PMA

(…)La création d’un lien de droit entre homosexuels qui veulent partager leur vie – par le mariage ou une union civile proche du mariage – n’est pas en cause. De longue date – trois décennies au moins – le mariage n’est pas le lieu fondateur de la famille. 52% des premiers enfants naissent hors le mariage ensemble de leurs parents. Désormais c’est le contenu – la filiation et les responsabilités parentales – qui font famille.

On ne doit pas toucher à la filiation car qu’on le veuille ou pas on glisse des droits de l’adulte à être parent à la négation de l’enfant personne. (2)

(…)En vérité, le discours sur le droit de l’enfant n’a donc été qu’un effet de mode. Force est de le constater avec humilité. Pour répondre aux attentes de reconnaissance et de statut d’une partie de la population on remet en cause le statut de l’enfant sujets de droit en cours de construction. Certains osent même affirmer – je les ai dénoncés ici – qu’on s’apprête à légiférer au nom des enfants. Quelle imposture ! Et sans vergogne comme pour ces couples homosexuels partis à l’étranger concevoir un enfant avec une PMA en violation affichée de la loi française qui demandent ensuite au pays de régulariser afin de ne pas sanctionner les enfants que l’on a soi-même mis dans ces situations.

(…)Nous entrons dans une période où l’enfant devient, avec l’appui des sciences de la vie, un objet revendiqué de désir entre adultes, solitaires ou en groupe, du même sexe ou pas, qui s’organisent pour répondre à leurs attentes d’adultes. Où est la cellule familiale, plus ou moins ébranlée, certes généralement présente au temps jadis qui avait le souci d’accueillir un enfant et de le protéger, de l’encadrer et de l’accompagner pour lui-même ?

Il s’agit non pas d’une régression, mais plutôt d’une révolution sociétale dont les enfants feront les frais. L’inverse de celle à laquelle nous appelions comme militants des droits de l’enfant.

Nous avons échoué. Le pays s’en mordra les doigts.

On le voit le débat dépasse, et de loin, la question du « mariage pour tous ». Il mériterait qu’on le traite posément dans l’intérêt général, et pas des seuls bobos. »

 

Sources : http://www.rosenczveig.com/

 

Primidi 11 Pluviose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

       

La petite Adèle revient de l'école toute souriante et dit à sa mère : 
- Jean-Philippe m'a montré son zizi aujourd'hui dans la cour d'école ! 


Avant que sa mère puisse prononcer un seul mot, Adèle rajoute : 
- Ça ma rappelé un peanuts 

Rassurée, la mère ajoute : 
- Si petit que ça ? 

Adèle répond : 
- Ben non… mais le même goût de sel....

 

29/01/2013

Au bistro de la Toile : c’est du pognon qu’on veut, pas du travail !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Pendant qu’on se couvre de gloire dans les déserts africains, les « plans sociaux » - doux euphémisme pour dire « charrettes de travailleurs jetés au chomdu » – se multiplient. PSA, Renault, Goodyear  et toutes les boites, grosses ou petites, qui se débarrassent de leurs salariés parce qu’elles n’en ont plus besoin ! C’est pas plus compliqué. Dans le système capitaliste dans lequel on vit, la finalité d’une entreprise n’est pas de fournir du travail, n’est pas de répartir les richesses par le salariat, n’est même pas de produire des biens mais de générer des profits. Point barre.

  

- Dure réalité Victor…

 

- Il faut donc intégrer cette donnée : le travail des humains est de moins en moins nécessaire à la bonne marche de l’économie capitaliste. Par contre, cette économie a toujours besoin de clients. Et ces clients potentiels, pour acheter, ont besoin de pognon. Ce n’est donc pas le travail qui est indispensable pour faire tourner l’économie ultra libérale, mais le pognon. Encore faut-il que ce pognon arrive dans la poche des « Français d’en-bas », ceux qui achètent à bouffer, à s’habiller, à téléphoner, ceux qui doivent se loger, se soigner, se distraire. Vivre quoi.

 

- En d’autres temps, Ford a compris que ses ouvriers, correctement payés, deviendraient ses clients. Ce concept a eu un formidable succès, mais ce temps est révolu. Les usines peuvent tourner avec un minimum de personnel très spécialisé et beaucoup de robots. Faut trouver autre chose que le salariat généralisé pour faire tourner la machine…

 

- Exactement. Faut trouver autre chose. Imaginons un candidat proposant ceci : - « Françaises, Français, je vous propose de rejoindre dès mon élection cette élite triomphante que sont les Fainéantes et les Fainéants. Pour vous permettre d’intégrer enfin cette cohorte du savoir-bien-vivre, je m’engage à ce que mon gouvernement verse à chaque Française, à chaque Français, de sa naissance à sa mort, une allocation de 1000 euros chaque mois ! »

 

- Ah ! C’est sûr que le mec ou la meuf politique qui proposerait ça ferait un tabac ! Mais c’est pousser le bouchon un peu loin, non ?

 

- Pas du tout. Il est temps de se débarrasser de cette culture influencée par le religieux et le politique, cette horreur imposé par les parasites que sont les clergés et les puissants : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et « travailler plus pour gagner plus ». Une telle allocation, permettait à chacun de vivre sans la contrainte du travail forcé, exploité, mais avec la perspective du travail choisi, rémunérateur, épanouissant. Le prix total de cette mesure : 1000 euros par personne et par mois, soit 12 fois 1000 multiplié par 65 millions égale 780 milliards d’euros ! Soit grosso-modo l’équivalent de toutes les allocations chômage, familiales, logements, bourse, retraite, etc. sans oublier toutes les subventions, exemptions de charges et autres fatras de niches fiscales, sans oublier non plus les économies en matière de gestion fiscale ou de sécurité. En somme, distribuer à chaque Français un revenu garanti pendant toute la vie ne coûterait pas beaucoup plus au budget de l’État-providence que le système actuel qui a réussi l’exploit de dépenser autant pour faire de la France le pays où le sentiment d’insécurité est le plus élevé. Bien loin d’être une méthode grossière et utopique de lutte contre la pauvreté, l’allocation universelle, dont le coût de distribution est négligeable au regard des dispositifs actuels, apparaît donc comme un moyen d’atteindre toutes les personnes pauvres à moindre coût. Ne serait-ce pas un énorme progrès qu’une société dont l’activité serait basée sur la passion et le volontariat plutôt que sur la contrainte ?

 

- …taing ! Victor, ça fait rêver ton système. Mais enfin, il y a des activités qui ne sont pas très bandante et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisant sont, en plus, mal payés; mais les volontaires, dans mon système, seraient rares, donc recherchés, donc bien payés ! Ce système n’est pas neuf : il traine dans les cartons des « zéconomistes » depuis une vingtaine d’années. Il a même été proposé à la dernière présidentielle – sous une forme édulcoré - par…des candidats de droite : Villepin et Boutin ! Eh ! François, toi qui promettais de nous apporter du rêve, il est là son levier pour nous faire enfin rêver et croire en l’avenir.

 

- En attendant, à la nôtre !

 

 Décadi 10 Pluviose 221


Merci à Chimulus

 


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 Ecoute ! Ecoute !


Savez-vous quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ? 

Un chômeur, lui, a déjà travaillé.

 

25/01/2013

Eh ! Cassez, tu commences à nous les casser menu…

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Non mais qu’est-ce que c’est que ce dégueuli médiatique autour d’une libération certes heureuse mais qui n’est tout de même pas l’alpha et l’oméga des informations concernant la marche du monde. Saluons le combat de cette fière femme pour faire reconnaitre son innocence et sortir des culs de basse fosse mexicains. Innocente ? Moi, je n’en sais rien. Pourris les flics mexicains ? C’est de notoriété publique. Incompétente la justice mexicaine ? Peut-être, mais le pays qui a généré le scandale judiciaire d’Outreau devrait la jouer trompette bouchée, non ? Florence Aubenas s’est farçie des mois de geôles parce qu’elle faisait son travail. Les otages du Sahel sont trimballés de cache en cache par des nazislamistes parce qu’ils se trouvaient malencontreusement au centre d’un foutoir où s’entrelacent l’économique, le religieux, le politique. Florence Cassez, elle se la jouait aventurière en vivant avec un personnage présenté au Mexique comme une dangereuse crapule. C’est pas pareil !

 

Naïve ? Complice ? Qui lo sa ? Et à la limite, on s’en fout. Elle est libre ? Tant mieux. Mais en faire une passionaria, une héros (hérote ? hérose ?) c’est pousser le bouchon un peu loin. Et la danse du ventre de Fabius et compagnie à l’aéroport, la conférence de presse, « Normalou » qui va la recevoir ce soir, c’est pousser le bouchon bien trop loin. Jusqu’à l’indécence. Ça pue l’enfumage auquel on croyait avoir échappé en se débarrassant de Sarko et de sa clique, mais il faut croire que la fonction crée l’organe.

 

Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutage de gueule ? Pourquoi ainsi amuser la galerie ? Pour détourner l’attention de quoi ? Du chômage qui continue sa grimpette ? Des expulsions qui dépassent les chiffres sarkoziens ? D’une guerre menée au moins autant pour défendre l’uranium d’Areva que le peuple malien ? De l’alignement sur la politique ultra libérale de Merkel ?

 

Allez, Florence. Fais-toi vite écrire « ton livre » par un nègre. Ça fera toujours vendre un peu de papier et ça occupera l’esprit des bons cons…

 

 

Sextidi 6 Pluviose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

A la maternité, un homme anxieux attend dans le couloir. 
Un médecin arrive et lui dit: « J'ai une mauvaise nouvelle a vous annoncer: ce sont des jumeaux. » 

- Mais ce n'est pas une mauvaise nouvelle; et puis je m'y attendais un peu car carpour tout vous dire j'en ai une grosse comme un tuyau de poêle ! 

- Ah c'est pour cela. Et bien il faudra la ramoner, parce qu'ils sont noirs.

22/01/2013

Au bistro de la toile: amitié franco-allemande

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 
« Trink, trink, Brüderlein trink

Lasset die Sorgen zu Haus.. ».

 

- Oh! Victor! Tu fêtes les noces d’or avec l’Allemagne ?

 

- En quelque sorte Loulle. Cette chanson à boire, je l’ai faite chanter en Sarre, après un baeckeoffe monumental et fort arrosé, debout sur la table, à une assemblée de 600 personnes somptueusement avinées, au cours de festivités vigneronnes auxquelles je participais, avec mes partenaires d’une chorale de soiffards. Ça veut dire : « Bois, bois, bois petit frère, Laisse tes soucis à la maison… ». Le maire du bourg en question, hilare, m’a félicité en me disant que c’était la première fois qu’il entendait chanter cet hymne des soiffards germanophones avec l’accent du Midi !

 

- Finalement, le rapprochement par le jus de la treille et la musique est plus efficace que les beaux discours…

 

- Exact. Ces 50 ans de « mariage » me font penser à ces vieux couples qui vivent côte à côte et n’ont pas besoin du langage pour se comprendre. C’est « je t’aime, moi non plus… », mais chacun redoute de se séparer de l’autre. La grosse lacune du traité d’amitié que l’on célèbre, c’est la barrière de la langue. Il aurait fallu que chaque pays fasse apprendre la langue de l’autre à ses enfants. Dès le primaire. Comme ils font en Suisse.

 

- Eh ! Pas facile l’allemand pour un Français !

 

- Pas facile le français pour un Allemand. Note, Loulle, que toi comme  moi, nous avons dit « allemand » et pas « boche » ! C’est un pas énorme dans le respect de l’autre. Tè. Je vais te raconter une histoire franco-allemande assez émouvante. Le « Kapellmeister », le maître de chant de notre chorale de soiffards est un Allemand ! Ecoute son histoire. Il est le descendant de huguenots cévenols ayant fuit leurs montagnes suite à la révocation de l’édit de Nantes. En 1944, à l’âge de 16 ans, il a été enrôlé dans la Bundeswehr, envoyé sur le front des Ardennes et fait prisonnier. Ce qui lui a probablement sauvé la vie. Mais il a été envoyé dans les mines de charbon du Nord pendant 4 ou 5 ans au titre de réparations de guerre. Esclave en quelque sorte. Là, il a connu un mineur français, musicien comme lui. Ils sont devenu frère de cœur, ne se sont plus jamais quittés, ont créé ensemble un orchestre de variété qui a eu en son temps une notoriété internationale. Paris, Londres, Berlin, Milan, Rio, etc. Et maintenant, sur ses vieux jours, il essaie de faire chanter le moins mal possible des buveurs de vin invétérés. Un jour, il y a une dizaine d’année, il nous dit : « Je vis en France depuis longtemps, mais je suis toujours Allemand. Je voudrais bien mourir Français ! ». On a donc fait le nécessaire pour qu’il soit enfin naturalisé. Ce qui fut fait. Alors maintenant, lorsqu’à nos répétitions, c’est un peu trop le foutoir, je lui dis : « Tu vois Jean, tant que tu étais Allemand, ça marchait. Jugulaire, jugulaire ! Maintenant que tu es Français, c’est le bordel ! » Et l’on trinque en rigolant…

 

- A la nôtre Victor

 

- Prosit !

 

 

Tridi 3 Pluviose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pendant l'occupation, un monsieur se rend à la Kommandantur et demande à voir 
le chef:

- « Que foulez-fous ? » lui demande l'Allemand. 
- « Je voudrais changer de nom. »

- « Ya, ya, Comment fous appelez-fous ? » 
- « Adolphe Merde. »

- « Ach ! Che comprends que fous fouliez changer de nom ! Comment foulez-fous fous appeler maintenant ? »

- « Robert Merde... »

 

 

18/01/2013

Au bistro de la toile : les nazislamistes

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putaing ! Victor, les Algériens, ils ne font pas dans la dentelle ! On tire d’abord, on négocie après !

 

- Et ils ont bien raison. Les nazislamistes sont des ennemis redoutables. Il n’est pas question de négocier quoi que ce soit avec eux. Même si cela doit amener des situations dramatiques pour ceux qui se sont mis en situation d’être pris en otage. Car ne l’oublions pas, les otages sont des gens qui prennent leurs risques. Soit en allant gagner du pognon dans des sites dangereux, pour engraisser Areva, Bolloré, Total, Vinci et autres exploiteurs ; soit en pratiquant un tourisme irresponsable pour se la jouer aventurier. Quand au type de la Somalie, c’est un accident du travail : ce type est – était ? – un agent secret ; assez nul pour se faire repérer et choper dès son arrivée. Et la tentative pour le libérer, soldé par un fiasco retentissant, a coûté la peau à deux troufions dont c’est aussi le métier, mais qui se sont fait flinguer pour rattraper la connerie et l’incompétence de ce gros nul.

 

- Ben ! T’es pas tendre Victor.

 

- Il n’y a pas de qui l’être. Les salafistes - que j’appelle les nazislamistes car ils combinent l’idéologie fasciste des nazis avec l’obscurantisme d’une religion dévoyée – sévissent partout dans le monde. Par la force, par les attentats, par la terreur, par la provocation. Tout recul, tout « arrangement raisonnable » est pour eux une victoire qui les conforte et les renforce dans leur combat débile : imposer au monde entier la charia dans un « califat » mondial ! Tu retrouves ces abrutis partout où il y a des troubles : le « onze septembre » bien sûr, la guerre civile sanglante en Algérie, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Nigéria, le dévoiement des révolutions tunisienne et égyptienne, et maintenant le Mali ; mais aussi en Asie : les attentats en Indonésie, au Timor, au sud de la Chine, au sud de la Thaïlande, etc. ; mais encore en Europe avec les attentats de Paris, Madrid, Londres etc. Sans oublier les histoires de voile, niquab, viande hallal, bordel dans les hôpitaux, les écoles, etc.

 

- Putaing… Une sacrée pieuvre assassine…

 

- Une pieuvre. Voilà la bonne image Loulle. Une pieuvre qui envoie ses tentacules partout. La pieuvre est un bestiau étonnant : chaque tentacule est régi par un cerveau accessoire mais tous obéissent au cerveau central. Les nazislamistes, c’est pareil. Tu coupes un tentacule, il repoussera. La solution, c’est de couper la tête de la pieuvre. Et en l’occurrence, la tête de la pieuvre, c’est…le Qatar et l’Arabie saoudite ! Nos grands « amis » ! Ceux que François « Normalou » reçoit en grande pompe à l’Elysée. Chez qui font faire la roue ministres et hommes d’affaires. Parce que ces pays croupions - totalement artificiels, où une infime minorité exploite sans vergogne des millions de travailleurs immigrés  – sont assis sur un tas de dollars : le sang du diable qui leur remonte sous les couilles. Je dis bien les couilles, car là-bas, seuls les couillus ont droit au chapitre. Les femmes sont encagées, niées, battues, servent d’esclaves et de trous à bite. Leur existence est totalement inféodée à leurs « males », maris, frères, pères… C’est chez ces tarés qu’est née l’idéologie salafiste. Et c’est cette idéologie débile qu’ils veulent imposer partout par la terreur. Et qui arme et abreuve de pétro dollars tous ces mouvements terroristes ? Le Qatar et l’Arabie saoudite. Mais les ulktra libéraux sont trop cupides pour l’admettre.

 

- Alors ? Quoi faire ?

 

- Si on veut vraiment se débarrasser du terrorisme, il faut frapper le salafisme à la tête. Si on veut envoyer des bombes c’est sur le Qatar et l’Arabie saoudite qu’il faut les larguer ! Et quand on y sera, on pourrait aussi libérer l’humanité de ces cancers que sont les religions « du livre ». Allez ! Rêvons un peu… Quelques belles bombes nucléaires qui vitrifieraient la Vatican, la Mecque et Jérusalem… Le monde se porterait mieux !

 

- …taing ! T’as la rabia ce matin Victor ! Tè ! Bois un coup, ça te passera…

 

 

 

Nonidi 29 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi Dieu a-t-il crée l'homme ? 
Parce qu'un vibromasseur ne sait pas tondre le gazon.

 

16/01/2013

Méli mélo au Mali Slam

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Ce méli mélo au Mali

Dont on nous gonfle au saut du lit

Même si ce n’est pas poli

Malgré la francophilie

De nos cousins noirs du Mali

Il ne faudrait pas qu’on l’oublie

C’est pas la guerre en patchouli

Mais un véritable conflit.

Là, y a pas de mâchicoulis

Mais de dangereux tassilis,

Du sable et des éboulis

Où les barjots de la folie

Ces fous d’Allah très avilis

Nous ont poussés dans ce conflit.

 

Mais s’ils avaient pris Bamako

Les tarés d’Allah toxicos

Ça t’en foutrait un sirocco

Dans tous ces pays tropicaux !

Poussons de grands Cocoricos

Les Mirages, les hélicos

De ces Françaouis amicaux

Grace à leurs tirs chirurgicaux

Ont arrêté ces bourricots

Surarmés dans leurs vieux tacots.

Maintenant, plus de quiproquo :

C’est à eux, les troufions locaux

De se bouger le haricot

Sinon, on court droit au fiasco.

 

 

 Septidi 27 Nivose 221


Illustration : Merci à Anheuser-Busch Inc.

 

15/01/2013

Au bistro de la toile: François s'en va-t'en-guerre.

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"François s’en va-t’en-guerre

Les deux pieds, les deux mains dans la merde.

François s’en va-t’en-guerre

Ne sait quand reviendra…"

 

- …taing ! T’as un bel organe Loulle ! Mouais. Quand on « s’en-va-t’en-guerre », on sait quand et comment ça commence, mais jamais quand et comment ça finit…

 

- Alors ? Fallait y aller ou pas ? Il a eu raison François ou il s’est bâché ?

 

- Il a eu raison bien sûr. Oh ! Cette intervention n’est pas qu’altruiste, ne soyons pas trop bizounours. On n’envoie pas nos troufions uniquement pour défendre un régime politique malien déliquescent, corrompu, faible, pourri. Il y a aussi en fond d’écran les intérêts de madame Areva, de monsieur Total, de monsieur Bolloré, de madame Vinci, etc. S’il y a 6.000 ressortissants français vivant à Bamako, cde n’est pas pour rien.

 

- Donc, notre intervention est surtout bassement mercantile.

 

- Il y a un peu et même beaucoup de ça Loulle. Mais pas seulement. Le foutoir du nord Mali est, en partie, directement lié à la guerre de Sarko en Libye : la chute du pittoresque campeur des Champs-Elysées a été suivie de la fuite de bon nombre de ses mercenaires Targui (ou Touereg si tu veux, ce mot étant le singulier du premier) avec armes et bagages. Des armes nombreuses, modernes, puissantes pillées dans les énormes entrepôts de Kadhafi. Ces nomades – qui réclament depuis toujours un territoire à eux – se sont accoquinés, de gré ou de force, à toutes les racailles plus mafieuses que religieuses issues d’Al-Qaeda d’un côté, des restes des Groupes Islamiques Armés, les GIA algériens, étrillés au cours d’une guerre longue et sanglante par l’armée algérienne de l’autre. Tous ces gens trafiquent drogues, êtres humains, armes, argent sale, etc. En toute impunité. Leur vernis « religieux » en fait un centre d’attraction pour tous les fanatiques salafistes qui prétendent imposer un califat mondial. Nous luttons donc contre des fanatiques islamistes et des trafiquants opportunistes.

 

- Mais pourquoi nous ?

 

- Parce qu’il faut le faire. L’Europe ne peut pas laisser sur son flanc sud se développer un cancer mortel. Pourquoi nous ? Parce que personne d’autre que nous ne veut le faire. Parce que nous avons une responsabilité historique qu’on ne peut effacer (colonialisme, tracé de frontières aberrantes, dette de sang envers les parents et grands parents des Maliens qui se sont fait tuer pour nous libérer, langue commune, etc.). Parce que nous avons des moyens militaires sur place.Parce qu’un pays ami nous appelle au secours. Enfin parce que si les nazislamistes avaient pris Bamako, les choses auraient changées de nature.

 

- Comment ?

 

- Comment ? Trois mille tueurs barjots armés jusqu’aux dents auraient suffit pour mettre en place l’horreur de la charia dans une grande capitale, avec métastases rapides dans tous les pays voisins. Quel serait le premier résultat, en tout cas celui qui nous concernerait en premier lieu ? Des dizaines, des centaines de milliers de types qui fuiraient la terreur islamiste par tous les moyens. Et pour venir où ?

 

- En France bien sûr. Bien vu, Victor. Finalement, cette intervention est au moins autant égoïste qu’altruiste. Allez ! Buvons un coup au succès de nos armes !

 

 

Sextidi 26 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

  

14/01/2013

Manif des curés: Le bal des hypocrites

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400.000 ? 800.000 ? On s’en fout. Complètement. Allez, disons 800.000. Mais venus de toute la France. Avec les trains, des autobus payés par le pognon de l’Opus déi. C’est un pet de lapin ! Rien. Du bruit. Seulement du bruit. Et qui ne changera rien. Pour une raison bien simple : la majorité des Français est FAVORABLE à la mesure de simple égalité républicaine qu’est le mariage pour tous. Donc, pour Normalou, reculer devant les gesticulations de quelques milliers de culs-bénits, branchés ou non, serait politiquement suicidaire. La loi sera débattue au parlement et sera promulguée. Point barre. D’autant plus que le mariage est un simple contrat civil dans lequel la, les religions n’ont strictement rien à voir. Dans leur milieu, les « croyants » ont leurs propres rituels d’accouplement, la laïcité le leur permet. Qu’ils s’en contentent. Le reste, c’est de l’ingérence antidémocratique.

 

Mais derrière cette agitation de goupillons, c’est la grande peur des curés (dans le terme « curés », englobons évidemment tous les représentants des religions : prêtres, pasteurs, rabbins, imams). C’est la mise en cause de leur pouvoir basé sur le PATRIATCAT. « Dieu le père », « Notre père qui êtes aux cieux… », etc. dévoile le fond de commerce de ces filous. C’est l’union sacrée des évêques, curés, rabbins, imams pour garder la haute main sur le corps de la femme. Ce qu’ils défendent, c’est le patriarcat et non pas l’institution du mariage. L’hypocrisie a l’état pur. Les hommes sont la référence, les femmes, la différence. Les femmes sont priées de demeurer là où « Dieu » et leur nature les ont mises : au service de leur famille, de leur (ou de leurs) époux, de leurs enfants. Et l'on fait l'éloge de la tendresse des femmes, de leur don "naturel" pour le soin, afin de mieux les exclure du monde du pouvoir et de la décision, réservé à ceux qui sont par leur virilité les plus à même d'exercer les responsabilités au nom d'un « Dieu » lui aussi très couillu !

 

Les curés défendent et font semblant de magnifier la différence des sexes pour mieux cantonner les femmes à leur fonction « naturelle » : faire des lardons, se tenir à carreau, fermer leur gueule et servir de servante et de trou à bite pour leur « seigneur et maître » ! Là où ils sont forts (quelques milliers d’années de domination, de soumission des femmes, ça fait une sacrée expérience !) c’est qu’ils ont réussi à mobiliser les femmes dans un combat contre elles ! Ecoutez-les chanter la différence, l’altérité, la complémentarité de la femme, eux qui ne lui accordent strictement rien dans leur système de pouvoir ! Belle démonstration d’hypocrisie…

 

Le vrai débat, c’est celui de la procréation médicalement assistée, la PMA, comme disent les technocrates. C’est la gestation pour autrui, la GPA. Là est le débat vital, incontournable, gigantesque. La PMA ravale la femme au rang de ces vaches que l’inséminateur vient engrosser avec du foutre de taureau en paillette. Bonjour l’amour, bonjour le romantisme… Le GPA, c'est-à-dire les mères porteuses, c’est marchandisation, la financiarisation du ventre de la femme. Comment le qualifier ? Esclavage moderne ? Il y a de ça. Prostitution ? Il y a de ça. Exploitation de la misère ? Il y a de ça.

 

Au fait j’aimerais bien entendre la voix des féministes sur ce débat, le seul, le vrai. Le reste : ouverture de cette institution désuète et dépassée qu’est le mariage ou non des homos, qu’elle importance ? Bientôt, ne se marierons plus que les katos intégristes et les homos !

 

Quintidi 25 Nivose 221

 

Merci à Chimulus

 

 

11/01/2013

Au bistro de la toile : taxis…

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- Oh ! Loulle. Quelle galère hier pour circuler…

 

- T’avais qu’à prendre un taxi !

 

- Ben voyons. C’est eux qui bloquaient la circulation, partout.

 

- Eh ! Ils défendent leur gamelle, Victor. Comme tout le monde… S’ils ne transportent plus les malades, ils disent qu’ils vont perdre au moins 30% de leur chiffre d’affaire. Ils ont évidemment le droit de défendre leur gamelle, mais les dessous de ces manifs restent suspects. La Cour des Comptes a sèchement allumé la Sécu, lui reprochant un vrai foutoir dans le remboursement des transports des malades. Cela va de l’utilisation abusive de transports par ambulances qui coûtent un bras à la Sécu, à la prise en charge de plusieurs personnes en même temps, ce qui est louable au niveau environnement et économie d’énergie mais ce qui l’est moins, c’est de facturer séparément et donc plusieurs fois la même course, sans oublier de tempsen temps la facturation de courses fictives, le gonflement des kilométrages, etc. L’imagination est prolixe en la matière… Pourtant il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont : une course en taxi même à 40 ou 50 euros pour aller chercher un malade à l’hôpital revient infiniment moins cher qu’une journée à l’hosto de plus, sans nécessité médicale, de ce même malade, à plus de 1000 euros la journée !

 

- D’accord Victor. D’autant plus d’accord que toute fraude à la Sécu est payée par tout le monde. Voler la Sécu, ou la Caf, c’est me faire et te faire les poches… Mais c’est aux fonctionnaires de ces organismes de se bouger le cul ! Les taxis, il faut pourtant qu’ils gagnent leur vie. Le prix de la bagnole, le prix de la licence, le prix des carburants…

 

- Eh ! Oh ! Loulle, quand j’aurais le temps, je pleurerais sur leur sort. C’est une profession devenue archaïque, protégée par un numerus clausus. Faire rouler une grosse bagnole pour un seul client, c’est une aberration aussi bien économique qu’écologique. Ils encombrent les rues, ils polluent pour un service cher et souvent mal rendu. Mais ils se tiennent, constituent un lobby puissant et ont jusqu’ici toujours réussi à bloquer toute concurrence, que ce soit les taxis collectifs et même les vélos taxis ! Et puis, enfin, la vocation de la Sécu – que nous payons tous – n’est pas d’assurer le chiffre d’affaire ou même la survie d’une profession.

 

- T‘as pas l’air de les aimer Victor.

 

- Pas du tout. Je m’en fous complètement. Mais j’ai pas mal voyagé dans le monde et je peux te dire qu’on se déplace beaucoup plus facilement à Istanbul, avec les « dolmüs », à Beyrouth, avec les « services », et même à Bombay, avec les « rickshaws ». Et pour beaucoup moins cher…

 

- Eh ! Prépare-toi à une autre galère avec les manifs des curetons…

 

- Mouais… On en reparlera Loulle. En attendant, mets ma tournée. Et pas du vin de messe !

 

Duodi 22 Nivose 221


Merci à Chimulus

09/01/2013

SINE MENSUEL : La presse et le fric

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Il est en kiosque depuis mercredi dernier 2 janvier 2013. Si vous l’aviez oublié par suite de cuite récurrente, cela vous sera pardonné. Et Robert est toujours là ! Même s’il répapie un peu en se croyant toujours en 2012. Tè ! Voilà sa première « zone » de l’année :


« 2 janvier 2012

C’est parti mon kiki, j’ai entamé ma 85e année ! C’est tartignole d’être vieux. C’est con. Ça n’a aucun intérêt. C’est pas vrai qu’on acquiert une certaine sagesse. On a plutôt tendance à radoter. Malgré tous nos efforts tendant à ralentir l’inexorable déchéance, on devient moche. On est perclus de douleurs. On est saturé de médicaments. On perd la mémoire. On ne bande plus. On porte des lunettes. On a de fausses dents. On devient chauve et sourdingue. On grossit. On s’avachit. On a un double menton. On a plein de rides. On est fatigué dès le réveil. On se lève quatre fois la nuit pour pisser. On perd l’appétit. On a moins envie de picoler. On ne peut  plus gambiller. Notre sex-appeal est dans nos chaussettes.

Le dessus de nos mains est tavelé de taches brunes du plus vilain effet.

Si je peux vous donner un conseil, ne vous pressez pas d’y arriver, et si vous entendez quelqu’un vanter les mérites de la vieillesse n’hésitez pas et foutez-lui un bon bourre-pif de ma part !

Bravo à mon pote Jacques Tardi qui vient de refuser la Légion d’honneur ! C’est pas si courant ! N’est-ce pas Wolinski ?

À mercredi prochain ! »


T’es pas vieux Bob ! La vieillesse, c’est plus grave quand c’est dans les boyaux de la tête que dans la viande qui s’avarie peu à peu !


Décadi 20 Nivose 221

 

08/01/2013

SOCIETE PROTECTRICE DES RICHES : APPEL AUX DONS

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Durement frappées par la crise, certaines banques ainsi que de nombreuses entreprises du Caca-rente sont «obligées» de licencier du personnel. Les banques ont parait-il des difficultés de trésorerie ! Et ces pauvres riches sont obligés de s’exiler. Ah ! Il y a bien des malheureux dans ce monde…

 

Salaires annuels de certains dirigeants :

Le président du géant des cosmétiques L'Oréal, Jean-Paul Agon, a touché en 2010 10,7 M€, Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault) 9,7 M€, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) 9,5 M€, Franck Riboud (Danone) 7,7 M€, Maurice Lévy (Publicis) 6,2 M€, Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis) 6,1 M€, Arnaud Lagardère (groupe Lagardère) et Henri de Castries (Axa) 4,9 M€ et Lars Olofsson (Carrefour) 4,8 M€.

Ces chiffres sous-évaluent la rémunération totale puisqu'ils n'incluent pas le complément de retraite dont ils bénéficient presque tous sans informer sur leur coût pour l'entreprise. 

 

 

Grille des Salaires mensuels en France républicaine :

·                    Infirmière : 1.500 euros pour le bien-être et la santé de nos vies

·                    Instituteur : 1.600 euros pour préparer à la vie

·                    Militaire en Afghanistan : 1.700 euros pour risquer sa vie

·                    Pompier professionnel : 1.800 euros pour sauver des vies

·                    Médecin : 5.000 euros pour maintenir en vie

·                    Sénateur : 19.000 euros pour profiter de la vie

·                    Ministre : 30.000 euros pour nous pourrir la vie

 

Voilà l’échelle des valeurs républicaines et humaines en France.

 

Salauds de pauvres, vous n’avez pas honte de mettre en péril la goinfrerie médéfienne ?

 

Salauds de retraités, vous n’avez pas honte d’être encore là ? Allez ! Dans la rue ! Comme cette nonagénaire abandonnée devant les urgences d’un hosto…

 

Eh ! François, qu’est-ce qu’il y a de marqué sur le fronton de toutes les mairies ? Liberté (fliquée), égalité (ben voyons !), fraternité (entre gougnafiers qui se goinfrent puis désertent et portent le pognon qu’ils nous ont piqué en Suisse, Belgique, Grande-Bretagne, Luxembourg, Pays-Bas, autant de paradis fiscaux à l’intérieur de l’Union européenne).

 

Bon. On les sort les fourches ? On la ressort Louisette ?

 

salaires riches,salaires pauvres

 

Nonidi 19 Nivose 221


Illustration: merci à Lardon et à Soulcié

07/01/2013

Au Bistro de la toile : Loulle demande la nationalité russe !

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- Putaing…La bière a augmenté. Ras les aliboffis de toutes ces taxes.

 

 

- Eh ! Loulle, si t’en a marre de casquer dans « ce pays de merde », t’as qu’à faire comme tout le monde : demande la nationalité russe ! Dans cette « belle démocratie » tu pourras ouvrir un autre rade comme celui-ci. Et même si tu n’as que la clientèle du gros Gégé, avec ce qu’il picole, tu pourras vivre !

 

 

- En voilà une idée qu’elle est bonne !

 

 

- Mais il te faut apprendre à dire l’essentiel dans cette langue : « таверне пить » qui se prononce « taverne pit’ » et qui veut dire « A boire, tavernier » ! Au fait, tu sais pourquoi on appelle ton antre de perdition un « bistro » ?

 

 

- Ben, non ??? 

 

 

- Ça vient, parait-il, du temps de l’occupation de Paris par les Ruskofs après la pâtée du Corsico à Waterloo. Dans les estaminets, les tavernes et autres rades, ces grands soiffards, pour se faire servir plus vite, gueulaient « быстро » qui se prononce « bistro » et veut dire « vite » ! Les  cosaques sont partis, mais le nom est resté !

 

 

- Ouais ! Super ! Ben, avec ça j’ai les bases : je peux demander la nationalité russe. Je ne suis pas plus con que Depardieu ou la mère Bardot, non !

 

- Faut tout de même être « ami » avec ce grand démocrate de Poutine… Le gros Gégé pourra lui demander de libérer ses collègues artistes des Pussy Riot, embastillés pour crime de lèse-Poutine. Il sera satisfait de savoir que les (faibles) impôts qu’il paiera (13%) agrémenteront quelques bonnes œuvres de Poutine : augmentation du traitements des Tchéquistes, les tueurs du régime, mais aussi des bourres matraqueurs de jeunes, des procureurs, des juges à la solde de son pote qui laissent taper sur les femmes, les vieux, les gosses. Il sera plus près de son pote Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie, protégé de Poutine et autre grand démocrate, soupçonné entre autres exploits, d’être impliqué dans l’assassinat de la journaliste Natalia Estemirova. Il sera plus proche aussi de son autre grand pote Islom Abdouganievitch Karimov, président-patron de l’Ouzbékistan, sans cesse réélu depuis 1990 à des scores compris entre 88,1% et 100%. Parmi les réjouissantes caractéristiques que lui attribue le news magazine américain Newsweek, Karimov est accusé de faire bouillir les gens jusqu’à ce que mort s’ensuive. Avec des carottes, des navets et quelques épices, voilà quelques idées de rapprochement culinaires. Le pire crime qui lui est attribué est d’avoir fait massacrer plusieurs centaines de manifestants pacifiques à la mitrailleuse lourde à Andijan, le 13 mai 2005.

 

- Ouais mais tout de même, Dipardiou n’est pas responsable de ces saloperies.

 

- Il n’en est pas responsable, mais il les cautionnent et en tant que Français très connu, cette attitude salie la France entière.

 

- Bof. Donnons aux choses l’importance qu’elles ont. Ce sont les canards laquais qui en font des tas, détournant ainsi l’attention des bons cons des vrais problèmes (chômage, magouilles, guerre scolaire qui s’annonce, etc.) Après tout Victor, Dipardiou n’est qu’un acteur…

 

- Tu as raison Loulle. Gégé n’est qu’un acteur, et qu’un acteur de cinéma. Autrement dit rien. Rien que de la poudre aux yeux. Je prétends que n’importe qui peut faire « acteur » de cinéma. N’importe qui. Toi. Moi. Il suffit d’avoir la chance d’être dans le milieu, par hasard, par coucheries, par filiation, par notoriété acquise ailleurs. Regarde les chanteurs, les chanteuses, et tous et toutes les fils et filles de. Les scènes ne durent que quelques secondes. Elles sont refaites le nombre de fois qu’il faut.

 

- Tout de même Victor, Gabin, Ventura, et même Depardieu, étaient ou sont de sacrés acteurs !

 

- Bof… Gabin a toujours fait du Gabin, Ventura du Ventura et Gégé du Depardieu. Au lieu de se glisser dans la peau du personnage qu’ils incarnent, ils modulent ce personnage à leur image. C’est tout. Les acteurs de théâtre, là, c’est autre chose.

 

- Bon. A la nôtre. Vodka ? Gospodine…

 

- Niet gospodine. Tovaritch !

 

 

Octidi 18 Nivose 221


Merci à Chimulus

 

 

04/01/2013

Un petit cadeau pour la nouvelle année : « Ceux qui ne pensent pas comme nous… »

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Quand on est pas d'accord avec le fort en thème

Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,

On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,

Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »

Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,

Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,

Si sa forme a changé le fond reste identique:

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Jouant les ingénus, le père de Candide,

Le génial Voltaire, en substance écrivit

Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide

­Que l'on ne se conformât point à son avis:

"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,

Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on

Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Si ça n'entraîne pas une guerre civile

Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-

Un peu par sympathie, par courtoisie servile,

Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête

Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds

Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

La morale de ma petite ritournelle,

Il me semble superflu de vous l'expliciter.

Elle coule de source, elle est incluse en elle,

Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d'alternative, on fait pas plus facile.

Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,

Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Georges Brassens


Ecoutez-là

ICI

 

 Quintidi 15 Nivose 221

 

Photo X - Droits réservés


 

 

31/12/2012

Epatez vos amis avec un repas de réveillon original : bouffez du riche !

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Prenez un riche bien gras et dodu. De la variété française, c'est les mieux nourris. S'il se fait rare, achetez-le (ou mieux, chassez-le) en Belgique, en Suisse, en Angleterre, à Monaco. Du fouteux (mais c'est filandreux), du showbizzeux (mais c'est gras et ça a un gout de coke prononcé), du patron. Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faite de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

Et bon réveillon !

 

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  Illustrations Salvator Dali - Centre Pompidou 


Primidi 11 Nivose 221

28/12/2012

Augmentations 2013… Demandez le programme !

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Eh oui ! Mon bon monsieur. Ça va augmenter dans quelques jours ! Et pas seulement le chômage. Plein de choses qui vont gentiment grignoter notre « pouvoir (non pas d’achat mais)  de survivre ».

 

Commençons par les « bonnes » augmentations, celles des revenus :

 

- Les salaires : certains cabinets optimistes prévoient une hausse de 2,9%..

- Le SMIC : En janvier prochain, le SMIC augmente de 0,3%, soit 9,43 euros de l'heure. Sur le mois, il passera donc de 1425,67 à 1429,97 euros... Soit environ 4 euros de plus. L’opulence ! Salauds de pauvres !

- Les  retraites : ce n’est pas un poisson, elles ne seront revalorisées que  le 1er avril 2013. Toujours trois mois de gagnés… Pour les 15 millions de retraités cette augmentation devrait atteindre 0,8%. Là encore, l’opulence ! Salauds de vieux !

- Les allocations familiales : Comme pour les retraites, la hausse des allocs est repoussée au 1er avril 2013. Elles devraient a priori être de 1,75%, ce qui équivaudrait à une hausse de 1,6% sur toute l'année.

 

Venons-en aux douloureuses :

L'énergie

- Le gaz : Une nouvelle hausse de 2,4% du prix du gaz est à prévoir au 1er janvier. Après environ 12% d’augmentation en 2011. Il faut penser à ces pôôôvres pétroliers et gaziers et…préparer l’opinion à l’exploitation des gaz de schiste.

- L'électricité :les factures d'électricité des ménages français augmenteront de 2,5% dès le 1er janvier. D’autres hausses à venir.

 

L'alimentation

- La bière : En 2013, le demi de bière coutera entre 5 et 6 centimes de plus. Pas bien grave.

- L'huile de palme : parait qu’on en bouffe chacun 2 kg par an. Ça nous coutera 60 centimes de plus chaque année. Tant mieux. Il suffit de lire les étiquettes et de boycotter tous les produits contenant cette saloperie qui nous empoisonne et saccage la planète

- Les boissons énergisantes : Les canettes de boissons énergisantes vont aussi voir leur prix augmenter en 2013. Chacune devrait coûter 12 centimes de plus. Ceux qui les achètent peuvent casquer : ils soutiennent ainsi…les courses de F1 et autres conneries.

 

Les transports

- La SNCF : Le prix des billets de la SNCF devrait connaître une hausse calquée sur l'inflation, soit environ 1,9%.

- La RATP :dès le 1er janvier, hausse moyenne de 2,4%. Le ticket à l'unité coûtera toujours 1,70 euro, mais le carnet passera à 13,30 euros et l'abonnement zones 1 et 2 sera facturé 65,10 par mois. Bon. Ça, c’est pour les Parisiens.

- Le tarif des autoroutes : au 1er février prochain, les tarifs des autoroutes coûteront plus cher, entre 1,18% et 2,24% de plus. La privatisation des autoroutes est l’un des plus grands scandales économiques du dernier quart de siècle.

 

Le tabac

Au 1er juillet 2013, le prix du tabac va augmenter : 4,5% de plus en moyenne, soit une hausse de 30 centimes d'euro par paquets. M’en fout, je ne fumes pas !

Le tabac à rouler bénéficiera, lui d’une augmentation de 10%, correspondant en moyenne à une hausse de 60 centimes. Tant mieux. Ce n’est pas assez. Il vaudrait mieux doubler le prix des clopes tous les ans.

 

Les timbres

Les timbres augmentent dès le 1er janvier de 2,8%. Le rouge (lettre prioritaire) passe de 0,60  à 0,63 euro, et le vert (lettre verte) coûtera 0,58 euro.

 

Les assurances

- L'assurance habitation : En 2013, augmentation moyenne de 2,5%. A la gueule du client. De 1,9% à la MAAF contre 7% chez Générali.

- L'assurance auto : Une augmentation du montant de l'assurance auto est également à prévoir en 2013. La aussi, à la gueule du client, de 0,9% à 4% et plus si affinités.

- Les mutuelles santé : En 2013, les mutuelles de santé devraient augmenter en moyenne de 3,5%.

 

Les impôts

- L'impôt sur le revenu : L'année prochaine, une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu à 45% va être créée. Elle concernera les personnes dont les revenus sont supérieurs à 150 000 euros par part. Par ailleurs, une taxe exceptionnelle (pendant 2 ans), à 75%, touchera les personnes dont les revenus dépassent le million d'euros par foyer fiscal. Pas de quoi déserter : Selon une étude de l'économiste Thomas Picketty, proche du PS, sur les hauts revenus en France, le taux marginal maximum de l'impôt sur le revenu a pu atteindre, en France, jusqu'à 90% dans les années 1920 ou dans l'immédiat après-guerre. Il était encore supérieur à 60% au début des années 1980.

- La redevance télé : elle va passer de 126 à 131 euros en métropole, et de 80 à 85 euros en outre-mer. 5 euros pour se farcir moins de pub débile, je prends.

- Les prélèvements sur les retraites : Les retraités imposables verront leur pension taxée de 0,15%. En 2014, le taux passera ensuite à 0,3% afin de financer la dépendance. Rien d’anormal.

- L'imposition des revenus du capital : A compter de 2013, tous les revenus du capital (plus-values mobilières, dividendes, intérêts, levée de stock-options, attribution d'actions gratuites...) seront imposé sur le même barème que l'impôt sur le revenu. Enfin ! Cependant, les foyers déclarant moins de 2.000 euros d’intérêts pourront opter pour un prélèvement de 24%.

- L'ISF : En 2013, un nouveau barème pour l'ISF est mis en place. Les taux, de 0,5 à 1,5% sont rétablis. Par contre, l'ancien seuil d'entrée fixé à 1,3 million d'euros est conservé.

- Enfin n’oublions pas les impôts locaux (taxe foncière, d’habitation) qui augmentent de façon aussi anarchiques qu’exorbitantes selon les humeurs des satrapes locaux. Curieusement, on n’en parle jamais…

 

 

Sources  Planet.fr

 

Octidi 8 Nivose 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

18/12/2012

Réforme bancaire : « Normalou » tombe le bénard devant les banquiers…

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« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne : c’est le monde de la finance. » Qui a proféré ces propos virils, dignes de Mélanchon ? François, lors de son discours fondateur du Bourget. Il donnait du corps à cette volonté en précisant dans son manifeste sur « Mes 60 engagements pour la France »: « Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives. J’interdirai aux banques françaises  d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie. »

 

Demain, 19 décembre , sera présenté au conseil des ministres le projet élaboré par Bercy. Et il est loin, très loin des belles paroles du Bourget comme des « 60 engagements ». Et pour cause, il a été concocté par les hauts fonctionnaires de Bercy où sévit depuis des décennies un gang de nuisibles, presque tous énarques et inspecteurs des fiances, d’idéologie ultra libérale notoire, marchant main dans la main avec les banquiers. Bercy est d’ailleurs pour ces opportunistes un formidable tremplin vers le juteux pantouflage à la tête des établissements financiers voire des grandes entreprises du Cac 40…

 

Cette « réforme » a été concoctée par le ci-devant Ramon Fernandez, directeur du trésor mis en place par…Sarkozy. Et, pour couronner le tout, François a mis à la tête de ce ministère clé Moscovici et Cahuzac, dont il est de notoriété publique qu’ils ont de très fortes affinités avec l’ultra libéralisme sévissant à Bercy. Des sbires de DSK là où il aurait fallu des couillus genre Montebourg et Hamont pour donner un coup de balai dans cette institution et casser les reins des tenants de la spéculation.

 

Qui a été à la manœuvre pour concocter une réforme bien douce pour les banques ? Ben, des banquiers bien sûr ! Un puissant lobby de « gens du peuple » comme le ci-devant Baudouin Prot, patron de BNP Paribas, le ci-devant Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, le ci-devant François Pérol, placé par Sarko à la tête du groupe  Banques Populaires-Caisses d’épargne, le ci-devant Jean-Paul Chifflet, patron du Crédit Agricole. Sans oublier, dans la coulisse mais très près des oreilles des décideurs politiques, l’inévitable Pébereau…

 

Résultat : une réforme croupion, ne changeant rien ou presque aux possibilités de spéculation des banques. Ce projet de loi ne séparera nullement les activités de dépôt des activités spéculatives, comme promis par François, mais obligera seulement les banques  à cantonner dans des filiales spécialisées quelques activités très spécifiques ne représentant que…2 à 3% de leur bilan ! Il leur interdira aussi le « trading à haute fréquence » ainsi que les opérations sur les matières premières agricoles. Bref, des emplâtres sur une jambe de bois.

 

Et François, toi qui a été élu par le peuple de gauche, ça te fait quoi de tomber le bénard devant les banquiers ?

 

 

Octidi 28 Frimaire 221

 

Illustration X – Droits réservés.

 

 

17/12/2012

Au bistro de la toile : des Zuhessa, pays où l’on massacre les gamins, à Dipardiou.

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 - Oh ! Victor. …taing ! Drôles de nouvelles ce matin dans le baveux. Ces cons de Ricains qui massacrent leurs enfants, les Egyptiens qui se font rouler dans la merde par leurs nazes islamistes et…Depardieu qui se casse en nous crachant à la gueule !

 

- Les Zuhessa sont un peuple violent. N’oublions jamais que cette nation de voleurs de terre a été fondée sur le génocide de trente millions d’Amérindiens et a établi sa richesse sur l’esclavage de trente millions d’Africains. Près de 300 millions de flingues de tous calibres circulent là-bas, presque autant que d’habitants. Et tu peux acheter un AK47 comme ici une paire de godasses. Comme il y a chez eux au moins autant de tracassés des neurones que chez nous, régulièrement ils se flinguent entre eux. Dieu à leur côté, évidemment. C’est inscrit dans leur constitution comme dans leurs gènes. On va voir si Obama a des aliboffis et s’il parvient à réguler tant soit peu cette folie qu’est le droit à se promener avec un flingue. Au risque de s’en servir.

 

- Et les Egyptiens ?

 

- Quant aux Egyptiens, les « Frères » ont dû prendre conseil auprès de spécialistes français pour truquer leur élections : Tibéry qui faisait voter les morts à Paris ou encore Alduy, qui faisaient voter les chaussettes à Perpignan.

 

- Reste ce pauvre Depardieu.

 

- Quand tu dis pauvre, ce n’est pas en pognon, mais en qualité humaine. « Minable, vous avez dit minable… » cyranise-t-il. On l’aime bien Boul’de Suifx mais il semble oublier que son pognon lui vient en grande partie…de l’Etat, grâce aux monceaux d’argent public déversés – à bon escient ! - dans le cinéma français. Et puis, élargissons le sujet. Tous ces gens du chaubise, du foute, tous ces rapaces du cacarente qui se gavent de millions et de millions d’euros, faut-il qu’ils soient tracassés des neurones, faut-il qu’ils soient bouffis de l’ego, faut-il qu’ils soient irréalistes pour penser qu’ils MERITENT ces millions, faut-il qu’ils soient boursouflés d’orgueil pour penser qu’ils VALENT tout ce pognon ! Ils sont seulement en position avantageuse dans le système capitaliste ultra libéral qui sévit dans nos sociétés. Et ils devraient se réjouir– comme le préconise les Droits de l’homme – de pouvoir apporter à la collectivité « selon ses moyens ». Mais l’avidité aveugle la lucidité…

 

- Mouais… Il faut toujours donner aux choses la place qu’elles ont.

 

- Mais je vais te dire Loulle. Ces conneries de depardieuseries, c’est pain béni pour faire oublier la vraie saloperie qui se prépare : la capitulation en rase campagne de François « Normalou » devant le monde de la finance qu’il vilipendait si bien dans son discours du Bourget, celui qui m’a décidé à voter pour lui. Naïf que j’étais… Mais on en reparlera.

 

- A la nôtre !

 

 

Septidi 27 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus

14/12/2012

Au bistro de la toile : esclavage moderne.

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- ….allo ! Attends, je te rappelle, j’ai des clients qui arrivent.

 

- Oh ! Loulle. …taing ! T’en a un beau téléphone ! Je te savais pas si « geek » !

 

- Oh ! Victor. C’est ma fille qui me l’a refilé. Elle en a acheté un plus « moderne », alors elle m’a refilé son riblon.

 

- Riblon ! Putaing ! C’est quand même un i-phone de Apple. Et, tu sais qui l’a fabriqué ce petit bijou Loulle ?

 

- Ben… Apple, c’est ricain non ?

 

- C’est ricain, mais les zétazuniens les font fabriquer en Chine. Par des esclaves modernes. Hier soir, l’émission « Envoyé spécial » a montré un tout petit volet de la manière dont ces petites merveilles sont fabriquées. Et dans quelles conditions. Par des esclaves travaillant 12 à 14 heures par jours et 7 jours sur sept, couchant dans des dortoirs sordides, bouffant juste ce qu’il faut pour ne pas crever, poussés à travailler, travailler, travailler par des « cadres » qui ne sont que des kapos. Bien des ouvriers chinois qui subissent ce régime se foutent en l’air, fuyant ces conditions sordides dans le suicide.

 

- Ils ne sont pas obligés de s’embaucher dans ces usines…

 

- Non. Mais ont-ils vraiment le choix ? Ce sont des gens des cambrousses, crevant de faim dans un environnement saccagé. Les rabatteurs de ces gros consortiums industriels viennent dans les villages, placardent de belles affiches promettant des situations alléchantes et les villageois envoient leur jeunes en ville, s’enrôler comme esclaves modernes. Et c’est là qu’ils sont fort, les ultras capitalistes chinois : les « esclaves » viennent d’eux-mêmes solliciter leur esclavage, et signent des papiers par lesquels ils acceptent des conditions léonines.

 

- Pour quelques poignées de figues je suppose.

 

- Pour quelques bols de riz. Il faudrait peut-être rétablir l’esclavage classique, authentique, par lequel un patron achète un individu pour lui soutirer sa force de travail !

 

- Oh ! Victor, tu pars en couille ou quoi ?

 

- Le plus intelligent, ou plutôt le plus roublard des esclavagistes , c’est celui qui a inventé le salariat ! En les payant (pas beaucoup) et en les gargarisant de grands mots comme « liberté », le roublard en question profite de la force de travail de ses « salariés » - c’est le nouveau nom pour esclave – sans avoir a en assurer la subsistance matérielle. Il s’est rendu compte, ce roublard, que les salariés coûtaient bien moins chers que les esclaves. L’esclave, il faut l’acheter, et ce n’est pas donné. De plus il y a pas mal de perte durant les voyages de la « marchandise » appelée alors « bois d’ébène ». Il faut ensuite le nourrir, le loger, lui assurer des conditions de travail acceptables sous peine de voir se détériorer sa santé, donc sa valeur marchande. Car l’esclave est un investissement amortissable sur une longue durée. Le patron peut évidemment le vendre, mais la valeur d’un esclave vieux ou malade n’est pas grand-chose. Deux solutions alors : l’affranchir, c'est-à-dire en lui octroyant « généreusement sa « liberté », on le jette à la rue ; ou alors on simule une évasion et on le flingue… Tu me diras l’esclave génère tout de même des produits connexes : il se reproduit et si on sait bien conduire cette reproduction - en sélectionnant les souches les plus robustes et en les croisant avec les souches les plus dociles – ça peu rapporter gros…

 

- Oh ! Putaing Victor, là t’es parti dans des élucubrations qui flairent bon la causticité et l’ironie sarcastique qui te caractérisent…

 

- Ouais. Mais crois-tu que les esclavagistes modernes n’y pensent pas ? Allez, sers-nous un canon. Pour oublier que la connerie et la saloperie humaine sont la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

 

 

Quartidi 24 Frimaire 221

 

Merci à Chimulus