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20/09/2012

Ma santé sans Monsanto !

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Eh ! Vous avez vu la gueule du rat qui se goinfre de maïs OGM Monsanto NK 603 pour être précis ? Putaing ! Le mec, on dirait qu’il a avalé des balles de golf ! Et il a l’air aussi heureux qu’un responsable FNSEA a qui on vient de mettre sous le nez l’étude qui vient de dénoncer la mafia OGM ! Une étude menée en secret, à l’abri de toutes pressions, pendant deux ans, par le français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Cancéreux jusqu’au bout des moustaches, les pauvres ratichons ! Et si les OGM pourrissent les rats jusqu’à la moelle, il en est évidemment pareil pour les humains !

 

Bon. Moi, je m’efforce de ne pas en bouffer des OGM, mais…je me fais endoffer sans  vaseline car ces putaings d’OGM sont partout.  Biscottes, huile de colza, sauces et crèmes de soja, tofu, plats avec de l'amidon, céréales ou chips à base de maïs peuvent en contenir. Jusqu’à 0,9% d’OGM présents dans le produit, aucun un étiquetage n’est obligatoire… Merci les instances concernées de l’Europe.

 

Et dans la barbaque alors ? Moi, naïf, je pense que la bonne entrecôte de vache de l’Aubrac que j’achète chez Bouquet, au village, est tout ce qu’il y a de sain. Mouais… D’accord, elle mange de la bonne herbe la vache de l’Aubrac. Mais j’ai vu mes voisins éleveurs : ils leurs mettent aussi dans les mangeoires des espèces de granulés parait-il de céréales. Et il y a de forte chance que dans ces granulés se trouvent des céréales transgéniques dont l’importation est autorisée. En France, 35 sortes d'OGM peuvent être importées : 3 espèces de soja, 25 de maïs, 2 de colza, 3 de coton, une de pomme de terre et une de betterave. Et une étude de l’Autorité française de sécurité sanitaire des aliments datant de 2001 (alors depuis, ce doit être bien pire !) montre que des traces d’OGM sont également présentes même dans les plants dits « conventionnels » !

 

Les universitaires ont travaillé en même temps sur le maïs OGM NK603 et le Roundup, les deux marchant ensemble. Le Round Up, cette saloperie que l’on trouve en vente libre dans toutes les jardineries, dans toutes les grandes surfaces, et que les agriculteurs mais aussi les jardiniers utilisent à fond la caisse ! Un poison redoutable. « A la dose la plus faible de Roundup (…) on observe 2,5 fois plus de tumeurs mammaires » précise le professeur Séralini! « Le crime, c’est que ça n’ait pas été testé avant, que les autorités sanitaires n’aient pas exigé des tests plus longs alors qu’on est à 15 ans de commercialisation » s’insurge-t-il.

 

La majorité des études précédentes ont été faites par…les firmes concernées ! Et sur une durée de 90 jours maximum alors que celle qui vient de sortir a duré deux années. Elle a coûté plus de 3 millions d’euros, financés notamment par les fondations Ceres et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l’homme. Les fonds ont été gérés par le Comité de recherche et d’informations indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), strictement indépendant des compagnies de biotechnologies et dont M. Séralini préside le conseil scientifique.

L’étude doit s’accompagner le 26 septembre d’un film, "Tous cobayes", qui rend compte de cette expérience, ainsi que d’un livre chez Flamarion.

Qu’on se le dise !


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 5ème jour des Sansculottides de l'an 220 - Jour des Récompenses


Illustrations X - Droits réservés


19/09/2012

Au bistro de la toile : ces obscurantistes qui nous emmerdent!

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- Oh ! Victor, il y a des années que je n’achète plus Charly Hebdo, depuis qu’ils ont viré Siné exactement, mais cette semaine, je crois que je vais l’acheter. Parce qu’au milieu de l’autocensure des médias collabos qui se coupent les aliboffis devant les menaces des sinistres barbus, je trouve rafraîchissante et courageuse leur attitude de répondre par la provoc aux provocs permanentes de tous ces barjos de nazislamistes qui veulent nous imposer des manières de vivres à dégueuler. Le délit de blasphème n’existe plus en France depuis 1791. On n’est plus à l’époque où les curés passaient au barbecue tous ceux qui ne « croyaient » pas. Rappelons-nous le chevalier de La Barre, torturé et brûlé parce qu’il n’avait pas ôté son chapeau…devant une procession catholique !

 

- Absolument d’accord, Loulle. Les musulmans en sont aujourd’hui où nous en étions il y a à peine deux siècles. Fort heureusement, depuis il y a eu Voltaire, Rousseau, le marquis de Sade qui ont ouvert la voie à la Révolution française qui, elle, a fait le travail sans fioriture en mettant les curés à leur place, la sphère strictement privée. Puis les lois sur la laïcité et l’instruction publique ont permis aux gens de réfléchir par eux-mêmes et donc de se rendre compte du fatras de conneries que sont les religions, et du danger qu’elle représentent, particulièrement celles dites « du livre » qui sont des idéologies sectaires d’exclusion, de terreur, de mort. Actuellement, c’est l’islam qui gueule le plus fort, ce sont ces cons de barbus qui prétendent détenir la vérité absolue et qui veulent nous l’imposer ou nous égorger, le fait de tuer un « infidèle » valant ticket d’accès direct au paradis d’Allah…

 

- Enfin, comment peut-on avoir les boyaux de la tête assez tartrés pour se laisser dicter sa manière de vivre entière, de la façon de baiser à celle de bouffer en passant par celles de pisser et de se torcher le cul ! Et dicter par qui ? Par les écrits  traduits, déformés, interprétés de quelques illuminés analphabètes qui ne devaient pas fumer que la moquette ! Et tout ça au nom de « l’amour » bien entendu ! Surtout au profit des maquereaux qui s’engraissent sur ces croyances d’un autre âge. Asservir les pauvres ignorants, ça rapporte le pognon et le pouvoir…

 

- Le « monde arabo-musulman » comme ont dit a raté le coche à la sortie de la guerre  de 39-45. Des mouvements de libérations nationales victorieux les ont libérés du joug du colonialisme. Des partis laïques comme les partis baas, des hommes déterminés comme Nasser en Egypte, Mossadeg en Iran laissaient espérer la libération non seulement des nations, mais aussi des esprits. Ils empruntaient la même voie que Mustapha Kemal Atatürk après la guerre de 14-18 qui n’hésitait pas à chasser les ulémas, les imans et autres exploiteurs musulmans par la podoculothérapie ! Il n’y allait pas par quatre chemins le grand Mustapha qui proclamait : « L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral est un cadavre qui empoisonne nos vies ». Mais ces révolutions libératrices se sont heurtées…aux intérêts des Zétazuniens, des Rosbifs et aussi de nous-mêmes. Vous pensez, ces révolutionnaires prétendent se réapproprier leur canal de Suez et nous vendre leur pétrole que nous leur prenons gratos ! Alors l’exécuteur des basses œuvres de l’oncle Sam, la CIA et avant elle l’OSS ont tout fait pour abattre ou saccager ces régimes progressistes qui leur faisaient peur en flirtant « dangereusement » avec la puissante URSS. Pour cela, ces officines se sont appuyés sur la religion : ils ont inventé les Frères musulmans, ils ont conforté les régimes féodaux sanguinaires de l’Arabie saoudite, Qatar et autres émirats pétroliers qui propagent et arrosent de pognon partout dans le monde l’idéologie salafiste, le pire des obscurantismes. Plus tard ils ont créé, entrainés et armé les talibans afghans, et que dire des accointances financières entre les familles Bush et…Ben Laden…

 

- Donc, la solution pour se débarrasser de tous ces nazislamistes, c’est de taper fort sur l’Arabie saoudite, le Qatar et autres émirats du golfe ! Or ces féodalités sont…nos principaux alliés dans la région… Quel bordel…

 

- Un bordel qui peut très bien déboucher sur une guerre. Mais est-ce qu’une guerre gênerait les puissances de l’argent qui nous gouvernent ? Ça rapporte beaucoup, Monsieur, une guerre ! Et ça permet de réduite un peu le troupeau… Il n’empêche que, concernant les provocs des salafistes et autres intégristes de toutes obédiences, y compris chrétiennes et juives, il ne faut pas reculer d’un poil. Tout accommodement est considéré par ces extrémistes comme une faiblesse et donc une incitation à pousser plus loin le bouchon.

 

- Donc si les barbus organisent une manif comme l’autre jour à Paris, qu’est-ce qu’il doit faire Valls ?

 

- Taper. Et fort !

 

 

 4ème jour des Sansculottides de l'an 220 - Jour de l'opinion


Merci à Chimulus

18/09/2012

Eh ! Président Normalou, qui t’a élu ? Le Medef ou les électeurs de gauche ?

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On t’a entendu désigner clairement ton ennemi, qui se trouvait être le nôtre – la haute finance -, on y a cru et on a voté pour toi. On ne peut pas le regretter car sinon ce serait encore Sarko, c’est-à-dire infiniment pire. Mais enfin, où est-elle cette belle et virile attitude d’en découdre avec les vrais responsables de la crise : les banques et autres établissements financiers ?

 

Tu nous as promis de séparer les activités bancaires de dépôt et de spéculation. Résultat ? Rien de fait, rien de seulement amorcé. Enterré semble-t-il cette nécessité. Recul devant les banquiers.

 

Tu nous as promis de mobiliser l’épargne des Français au service de la relance économique, notamment en doublant le plafond de dépôt sur les livret A. Résultat : 25% seulement d’augmentation, et ce n’est pas près de changer. Recul devant les banquiers.

 

Pire encore, pour pallier aux dérives des banques privées qui ont depuis lurette (belle ou pas) oublié leur mission - le financement de l’économie - tu nous promis la création d’un grand établissement public de financement des PME-PMI, la Banque Publique d’Investissement (BPI) qui devait être le puissant levier de redressement de l’économie française. A la sortie, après un combat souterrain mais au couteau entre Moscovici et Montebourg, c’est le premier (strauss-khanien, énarque) qui a imposé ses vues.

 

Et ce qui va sortir de combat, c’est une BPI coquille vide, incapable de remplir sa mission, sans moyens (30 milliards) et…concocté par le ci-devant Pigasse Matthieu, patron de la banque d’affaire Lazard, celui-là même dont les judicieux et fort couteux conseils ont présidé à la création de Natixis, plus gros désastre financier en France, ayant coûté des dizaines de milliards aux contribuables !

Le ci-devant Pigasse peut s’appuyer, pour concocter un « machin » vide, sur l’incompétence intéressée des haut fonctionnaires de Bercy. Ces têtes d’œufs ne sont pas capables de mettre sur pieds un organisme financier public efficace, qu’ils aient besoin des « conseils » d’un banquier d’affaire ? On les pait (cher !) pourquoi alors ? Mais ceux-ci, comme Moscovici, sont très proches, pour ne pas dire complices des banques privées (dans lesquelles ils vont souvent « pantoufler ») et voient d’un mauvais œil l’arrivée d’une BPI puissante et efficace. Ils se sont donc occupés à torpiller cette idée qui devait être une des réalisations phare du quinquennat de François.

 

La BPI sera donc une structure administrative de plus, simple holding coiffant des organismes déjà existant (FSI, Oseo, Ubi France et CDC Entreprises). Le premier ministre (lien) a lui-même pratiquement vidé le projet de son sens en ne lui donnant pas les moyens de sa mission. Montebourg, lui, voulait mettre en place un vrai levier de redressement de l’économie, avec des moyens massifs (de 250 à 300 milliards pouvant provenir d’une réorientation de l’épargne populaire, entre autre de l’assurance-vie). Montebourg a perdu. Recul de Mosco et de Ayrault devant les banquiers et le Medef.

 

Principal objectif du quinquennat, la lutte contre le chômage passe par le soutien aux seules entreprises capables d’embaucher, le riche tissu de PME-PMI. Et la BPI devait être l’instrument de ce renouveau. En laissant tes ministres se coucher devant les banquiers, tu trahis notre confiance, ci-devant Président, tu te torches avec notre bulletin de vote. Le mariage des zomos ou le vote des étrangers, pour intéressants qu’ils soient, passent, dans la tête des citoyens, bien loin derrière la précarité et la désespérance engendrés par le chômage !

 

Eh ! Oh ! Citoyen Président, faut mettre de l’ordre dans la baraque !



3ème jour des Sans-Culottides de l’an 220 – Jour du Travail

 

Illustration X – Droits réservés

 

17/09/2012

Débouchons-nous les boyaux de la tête avec l’immense Omar Khayam

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"La distance qui sépare l’incrédulité de la foi n’est que d’un souffle, celle qui sépare le doute de la certitude n’est également que d’un souffle ; passons donc gaiement cet espace précieux d’un souffle car notre vie aussi n’est séparée (de la mort) que par l’espace d’un souffle."

 

Et encore :

 

"On affirme qu’il y aura, qu’il y a même un enfer. C’est une assertion erronée : on ne saurait y ajouter foi, car s’il existait un enfer pour les amoureux et les ivrognes, le paradis serait, dès demain, aussi vide que le creux de ma main."

 

Et une dernière pour la route :

 

"Si je fais le mal, Dieu, pour me punir, me fait du mal. Entre lui et moi, où est la différence ?"


2ème jour des Sans-Culottides de l’an 220 - jour du génie


Merci à Chimulus

14/09/2012

Au bistro de la Toile : Moyen-Orient, à l'aqua bar !

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- …taing ! Victor, il fait pas bon être Amerloque en ce moment ! Ça sent le roussi pour eux…

 

- Pas que pour eux Loulle. Dans le monde islamique, c’est pareil pour nous, pour les Rosbifs, pour tous les autres occidentaux. « Bien des peuples nous haïssent parce que, brusquement, ils se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé »  criait le philosophe suisse Jean Ziegler.

 

- Enfin, il faut donner aux choses l’importance qu’elles ont. Et la disproportion est flagrante entre une connerie de vidéo « blasphématoire » diffusée, en fait, par on ne sait qui, et le déferlement de haine et de violences qui secoue ce qu’il est convenu d’appeler le « monde arabo-musulman » !

 

- Tu touches du doigt quelque chose d’essentiel : qui est réellement derrière cette provoc ? Qui manipule qui dans cette histoire ?

 

- En d’autres termes : à qui profite le « crime », si crime il y a en l’occurrence ?

 

- La doxa dit que ça profite d’abord et surtout à Al Quaïda, qui aurait organisé - un 11 septembre ! - l’attaque qui a coûté la vie à l’ambassadeur étazunien et à trois de ses collaborateurs, prouvant ainsi au monde qu’elle pouvait frapper l’Occident où et quand elle voulait.

 Mouais… Peut-être. Mais quand l’ensemble des canards laquais dit la même chose, par définition, je me méfie et regarde un peu ailleurs.

 

- Alors à qui d’autres peut profiter le « crime » ?

 

- Oh ! Il y en a bien d’autres, et de tous les bords ! 

Par exemple à Mitt Romney, qui a beau jeu de dénoncer la « mollesse » d’Obama sur ce coup. Ce milliardaire mormon hyper-ultra-néocon, qui ferait passer Reagan et Thatcher pour de dangereux gauchistes, veut ratiboiser toutes les pauvres avancées sociales de son pays pour refiler le pognon à l’armée et aux plus bourrés de thunes. Vous avez aimé les Bush ? Vous adorerez Romney ! On envoie les missiles, on réfléchi après…

 Par exemple les islamistes au pouvoir en Egypte et leurs alliés chargés des basses œuvres, les salafistes. Bonne occasion pour eux de se « débarrasser » du problème que représentent à leurs yeux ces empêcheurs d’islamiser en rond que sont les coptes.

 Par exemple les faucons israéliens qui verraient ainsi le moyen de remplacer le prudent Obama par le va-t’en-guerre Romney, plus facile à convaincre de bombarder les installations nucléaires iraniennes.

Par exemple à ces mêmes Iraniens qui verraient là un moyen de desserrer l’étau contre leur allié Assad, tout en emmerdant les Ricains.

 

- Ouais… Donc, ne nous laissons pas enfumer et restons totalement en dehors de ces conneries ! Cet Orient-là, c’est un bâton merdeux. Par quelque côté que tu le prennes, tu t’en fous plein les doigts ! A la nôtre Victor !

 

 

Nonidi 29 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

13/09/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : on s’exile fiscalement !

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- Eh ! oùsqu’vous allez comme ça M’ame Michu, habillée en dimanche et avec votre valise à la main ?

 

- Ben, je vais m’exiler fiscalement.

 

- Ah ouais ? Comme Arnaud alors. Et vous allez où ? En Belgique ? En Suisse ? A Monaco ?

 

- Ben, j’hésite encore. Mais vu que la fille du voisin de palier de mon neveu est en Belgique ousqu’elle a parait-il une bonne situation, je crois que je vais m’exiler fiscalement là-bas.

 

- Et c’est quoi sa bonne situation à cette fille ?

 

- Un truc que j’connais pas c’que ça veut dire, mais qui fait riche. Une spécialité belge sûrement : elle est « péripatéticienne ».

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Ben, ch’sais pas si elle arrivera à vous placer dans le métier… Et, vous espérez devenir Belge, comme Arnaud, vous aussi ?

 

- P’t’être ben qu’oui. Parait que le mieux, si on n’est pas pistonné comme m’sieur Arnaud, c’est de se marier avec un Belge !

 

- Ah ben ! En v’là une belle d’histoire belge… Et vous n’avez pas de problèmes moraux ? Allez planquer votre pognon - !!!??? – à l’étranger alors que c’est tout de même la France qui vous a éduquée, nourrie, défendue, soignée, chouchoutée, etc. ?

 

- C’est des notions du passé ça, M’ame Chazotte. Faut être moderne. Faut être mondialisée, et même globalisée. La France, sous le régime bolchévique qui nous écrase, n’aime pas les riches. Nous sommes persécutés, nous les pauvres riches, M’ame Chazotte. Alors nous n’avons pas le choix : c’est la valise ou l’écureuil (celui de la Caisse d’épargne ousque j’ai ma fortune : 3695 euros M’ame Chazotte !).

 

- C’est vrai que vous autres, pauvres riches, vous êtes bien menacés… Taxation à 75% au-dessus du premier million, fin du bouclier fiscal Sarkozy, alourdissement de l’impôt sur la fortune, matraquage des taxes dur les donations et les successions… Ah ! Je vous comprends M’ame Michu. La vie est dure pour les riches. Sans oublier que…votre exil n’est peut-être pas très sûr !

 

- Ah bon. Pourquoi ?

 

- Parce que j’espère que Hollande va reprendre à son compte une excellente idée de Sarko – il en a eu tellement peu ! – qui est d’origine étazunienne en fait : taxer les gens non pas sur leur lieu de consommation (de vie si vous voulez) mais sur leur nationalité ! Alors dépêchez-vous de trouver un mari belge, le pôvre !

 

- D’accord. Bon, faut que j’y aille M’ame Chazotte. L’aventure m’attend !

 

 

Octidi 28 Fructidor 220

 

Photo X – Droits réservés

12/09/2012

Tout va très bien madame la marquise…

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« Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien…

Mais cependant, il faut que l’on vous dise, on déplore un tout petit rien… »

 

Oh ! Rien que pour aujourd'hui, un, disons plusieurs petits riens madame la marquise :

 

§ - Les salafistes et autres fanatiques de l’islam que les « révolutions arabes » ont mis au pouvoir - avec le pognon des féodalités du golfe (Arabie séoudite, Quatar) et (pour la Libye au moins) les armes, les bombes, les avions occidentaux, bel exemple d’alliances démocratiques ! – attaquent les représentations diplomatiques étazuniennes et tuent des personnels.

 

§ - Israël brave ouvertement Obama et secoue ses petits bras vindicatifs. Sauf qu’au bout des dits petits bras, il y a de sérieuses menaces d’attaque contre l’Iran.

 

§ - Un Iran dirigés par des curés de l’islam aussi fanatiques que dangereux. Imaginons-les avec la Bombe…Surtout avec la Chine et la Russie derrière… On comprend dès lors un peu mieux Israël.

 

§ - L’Europe qui se délite. Un million et demi de personnes défilent à Barcelone pour réclamer l’indépendance de leur région ! Les égoïsmes dérivent vers l’horreur des nationalismes.

 

§ - Des juges allemands qui risquent de foutre en l’air un peu plus la solidarité entre nations européennes, les poussant vers un très dangereux repli sur soi nationaliste. M’ame Merkel, avec les œillères qui l’empêchent de voir autre chose que sa prochaine (espérons que non !) réélection, poussant son pays vers un - ô combien ! - dangereux isolement. La germanophobie est déjà largement à l’œuvre en Europe. M’ame Merkel aurait-t-elle oublié les terribles leçons de l’histoire qui font de l’Allemagne un pays pas tout à fait comme les autres…

 

§ - Pendant ce temps, en France, les espoirs mis dans l’arrivée de la gauche au pouvoir, s’effritent à la vitesse grand V. Pour masquer l’austérité qui nous tombe sur la gueule, on sodomise les diptères en nous enfumant avec une loi sur le mariage des zomos. Il n’y a rien de plus important à faire président Normalou ?

 

 

Ouais, mais l’équipe de France de foteballe a battue la (la quoi au fait ?), la Biélorussie je crois. Donc tout va très bien, madame la marquise !

 

Septidi 27 Fructidor 220

 

Illustration X – Droits réservés

11/09/2012

Au bistro de la toile : quelques tuyaux pour Normalou.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Et alors Loulle, tu vas fuir en Belgique ou t’es fiscalement patriote ?

 

- Bof. Les frites, c’est trop gras, la bière ne vaut pas le vin et ce que je sauverais ou rien, c’est pareil… Je vis en France, j’y suis né, je m’y suis éduqué, je suis râleur et plutôt anar, alors je reste solidaire. Et même si je dois payer un peu plus, ben, je n’en ferais pas un caca nerveux. De plus Victor, je n’augmenterai pas le prix des consommations !

 

- Voilà qui t’honore Loulle. Mais n’en profite pas pour nous mettre des verres plus petits !

 

- Tè ! J’ai un tuyau pour François s’il veut racler quelques milliards. La glorieuse armée françouaise ressemble à l’armée mexicaine : il y a un officier pour 5 soldats ! Et des tombereaux  de généraux, des palanquées de colonels sans aucune affectation. Qui ne servent donc à rien. Et ces gens-là, ils touchent de bonnes payes !

 

- En voilà une idée qu’elle est bonne Loulle ! Et il y en a d’autres de tuyaux à lui donner. La niche Copé. Cet amendement présenté et défendu à la tribune par Copé, à l’époque ministre délégué au budget vise à exonérer d'impôt sur les sociétés la revente, par une société-mère, de ses titres de participation dans une filiale. Cet énorme cadeau aux grandes entreprises et surtout aux holdings financiers a coûté 22 milliard de manque à gagner pour le budget national en trois ans…

 

- Et les cadeaux aux labos pharmaceutiques qui ruinent la sécu…

 

- Et les cadeaux aux gargotiers-restaurateurs-hôteliers – je ne parle pas pour toi Loulle ! – qui coûtent entre 3 et 4 milliards par an.

 

- Mouais… On pourrait aussi parler des dérogations fiscales pour les journaleux et…les faiseuses de pipes de Saint-Claude !

 

- Donc, ce qu’on attend de notre Normalou de président, c’est une réforme fiscale totale, globale, qui remette tout à plat pour repartir sur des bases justes.

 

- A la nôtre Victor !

 

 

Sextidi 26 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

10/09/2012

Soit Belge et tais-toi !

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Alley, alley, hey! Ce n'est pas du tout pour échapper à la fiscalité hollandaise, enfin française plutôt que je veux devenir Belge. C'est pour les frites, les spéculos et la bièreTrappiste, une fois!


Et puis, hey, si je veux vivre au soleil, je pourrais toujours faire ce que voulait faire Johnny, hey: devenir Monégasque. Et là je pourrai vous faire une sacré bras d'honneur gottfordom! Mais je suis patriote tout de même un'fois: je vous vendrai de la vaseline de luxe!


Quintidi 25 Fructidor 220


Merci à Chimulus

 

07/09/2012

Au bistrot de la Toile : profit, profit jusqu’à l’anéantissement !

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- Tè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro…  « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la con irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous cons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

 

- Oh ! Victor, bois un peu de tisane de Sainte-Marthe : le « flaille » contient de la badiane, c’est très bon pour les boyaux de la tête. Ça te soignera le tracsir !


- Merci Loulle. Quand même, il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?


- Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on va bientôt se geler les aliboffis… Alors lâche-nous les « moon-boots » avec ça !


- Chante coco ! Chante ! Ça ne durera pas. Quand on se gèle les couilles, quand on sbit des cyclones ou des pluies catastrophiques, quand on crève de chaleur et de sécheresse, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le Gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi cons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. La banquise du pole nord atteint cette année la taille d’un string ! Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Sept milliards depuis l’an dernier, neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !


- Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?


- C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canards gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.


- Il nous reste combien de temps au juste ? Parait que fin du monde, c'est pour la fin de l'année !


- Au moins le temps de remettre ma tournée. Amen (…moi à boire, ça m’a donné soif !). On attendra la fin du monde dansune vigne !

 

 Duodi 22 Fructidor 220


Merci à Chimulus

06/09/2012

Fessenheim : la poubelle fume…

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Cher président Normalou. Si je n’ai pas les portugaises trop ensablées ni les boyaux de la tête trop tartrés, je vous ai entendu proclamer, lors de votre campagne électorale que « la centrale nucléaire de Fessenheim serait fermée au cours du quinquennat ».

 

Bien. Ce devrait être à la fin de ce quinquennat, donc en 2017. Ou plus tôt. Bien plus tôt ! Le plus tôt sera d’ailleurs le mieux cher président Normalou.

 

Ayant voté pour vous je me permets de vous conseiller de regarder de plus près cette centrale aussi fringante qu’un centenaire poussant son déambulateur… Un « accident du travail » comme dit votre ministre Batho vient de ramener sous les projecteurs ce dinosaure technologique. Un simple dégagement de vapeur, qui a tout de même brûlé (légèrement) deux ouvriers. Incident pour lequel le gouvernement comme EDF ont tout fait pour minimiser la portée.

 

Passons. Il n’en demeure pas moins, monsieur mon président Normalou, que cette centrale risque d’être fermée bien avant 2017 mais dès l’an prochain, non pas par une décision politique, mais par une injonction de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), organisme ayant autorité et pouvoir de décision en matière nucléaire. Pourquoi ? Parce que cette centrale – la plus ancienne de France – est obsolète et ne répond plus aux critères de sécurité découlant de l’après Fukushima.

 

D’abord, cette centrale n’a pas de tour de refroidissement mais un échangeur de chaleur plongeant directement dans les eaux du grand canal d’Alsace !

 

Ensuite le « radier » - c’est ainsi qu’on nomme dans le jargon du métier le socle de béton qui supporte le réacteur et qui est supposé retenir le magma en fusion de combustible nucléaire et d’éléments de structure nommé « corium » en cas de fusion du réacteur – le radier donc de Fessenheim est 4 fois moins épais que celui de la centrale du Fujushima ! Lequel a été transpercé rappelons-le en 24 heures !

 

Si ce radier est percé, le corium et tous les matériaux hautement radioactifs se répandraient alors…dans le grand canal d’Alsace et ensuite dans les eaux du Rhin. Bonjour les dégâts ! Un désastre non seulement en Alsace mais au niveau d’une grande partie de l’Europe du nord ! Parlez-en aux Allemands, aux Hollandais, aux Belges…


L’A.S.N. a donc, devant ce risque, ordonné à EDF de renforcer le radier en question. Mais renforcer un radier existant, avec un réacteur en service juste au dessus, ce n’est pas de la tarte monsieur mon président…Et ça coûte beaucoup de sous : autour de 15 millions d’euros. La durée de tels travaux est donc susceptible d’être importante, et c’est ce point précis qui risque de provoquer une fermeture prématurée de Fessenheim. En effet, l’ASN a menacé Fessenheim de fermeture si les travaux de renforcement ne sont pas achevés d’ici à juillet 2013.


Alors voilà, monsieur mon président Normalou. Ne serait-il pas prudent, et politiquement intelligent, de profiter de cet incident mineur pour fermer cette dangereuse antiquité tout de suite, avant que l’A.S.N. ne vous humilie en l’imposant ?


Ah ! Et puis, s’il-vous-plait monsieur mon président, dites à votre « redresseur » Montebourg que la filière nucléaire a un grand avenir, mais dans la déconstruction de ces centrales, vestiges dangereux d’une industrie du passé.


Primidi 21 Fructidor 220

 

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05/09/2012

Au bistro de la toile : comment flinguer un peu plus la Sécu.

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- Oh ! Victor, qu’est-ce que tu fais ? Tu fermes un œil en regardant le montant de la porte, puis tu changes d’œil… Tu t’es rincé l’œil au rosé de Tavel ce matin ou quoi ?

 

- Non Loulle. Je fais le test dont ils nous rebattent les oreilles à la télé et à la radio pour savoir si je vois les fameuses lignes droites brisées, signe d’une sale maladie, la DMLA, une saloperie qui te rend aveugle…

 

- Et alors ?

 

- Ben non. Je vois encore d’aplomb…Tu sais qui paie les millions de cette campagne de pub ? Novartis à travers la Société Française d’Ophtalmologie, société « savante » dont plusieurs membres éminents travaillent…pour le laboratoire pharmaceutique multinational Novartis.

 

- Ben, c’est pas mal de dépister cette maladie non ?

 

- Bien sûr. Mais il se cache là-dessous une gigantesque embrouille qui va pomper chaque année 800 millions d’euros des caisses de la Sécu – donc de nos poches – pour les mettre dans les poches de Novartis. Ceci avec l’assentiment, pour ne pas dire la complicité, d’organismes publics sensés régir la santé publique, la DGS (direction générale de la santé), l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament) et autres officines qui délivrent les AMM (autorisation de mise sur le marché) des médicaments.

 

- Ouf ! Bois un coup Victor. C’est bien compliqué tout ça.

 

- C’est compliqué à souhait pour enfumer le cochon de payant. Il faut savoir qu’il n’existe pas de traitement pour guérir cette DMLA mais par contre deux médicaments peuvent efficacement en ralentir le développement par injection. L’un s’appelle l’Avastin produit par le laboratoire Roche, l’autre le Lucentis produit par Novartis. Or, l’injection de l’Avastin revient à 25 euros et l’injection du Lucentis coûte…1000 euros ! 40 fois plus ! Remboursés à 100% par la Sécu.

 

- Eh ! Les toubibs, les hostos ne sont pas cons au point de choisir le plus cher ?

 

- Pourtant depuis peu on les y en oblige ! En juillet, la Direction générale de la santé (DGS) a interdit l’utilisation de l’Avastin (le moins cher) au profit du Lucentis (40 fois plus cher !). Or des études ont démontré que les deux médicaments avaient la même efficacité…

 

- Y a comme qui dirait un os…

 

- La position de la DGS s’appuie sur un argument réglementaire : l’Avastin – médicament au départ anticancéreux - n’a pas d’AMM pour le traitement de la DMLA. Mais en pratique, les deux molécules ont les mêmes effets, et il suffit de reconditionner l’Avastin pour pouvoir l’utiliser en ophtalmologie... Les ophtalmologistes ont les boules et beaucoup se demandent ce qui a motivé cette décision incompréhensible de la DGS dont le seul effet sera de creuser un peu plus le fameux trou de la Sécu.

 

- Un organisme gouvernemental qui fusille volontairement la Sécu ! Et sous la gauche en plus...

 

- Et ce n’est pas tout. La firme Roche, qui fabrique l’Avastin aurait tout intérêt à déposer une demande d’AMM (autorisation de mise en marché) de son médicament pour la DMLA mais elle s’y refuse...

 

- ???!!! Pourquoi ?

 

- Parce que ces deux labos, Roche et Novartis, sont liés au niveau du pognon. Et l’un ne va pas concurrencer l’autre puisqu’il s’agit de s’engraisser sur le dos de la Sécu !

 

- …taing ! Oh ! François, plutôt que de nous enfumer avec le mariage des bourgs, tu ferais mieux de balayer ce panier à crabes qui flingue la Sécu !

 

- Les gouvernements changent, mais les capitalistes voyous et leurs complices banksters demeurent. Et une des constantes de cette mafia est de récupérer l’énorme gâteau de la Santé pour le refiler aux assurances privées. Pour cela il faut creuser le trou de la Sécu. Un trou bien artificiel…

 

- Tè ! Buvons un canon, ça vaut tous les médicaments.

 

 Sources: lien


Décadi 20 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

04/09/2012

La Tunisie vers pire que Ben Ali : une dictature théocratique ?

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C’est ce que craint le professeur Yadh Ben Achour, ex-président de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), l’un des architectes de la première phase transitoire et des élections du 23 octobre 2011. Dans une interview au quotidien La Presse de Tunisie il dénonce : « la religion a investi massivement le champ du débat social et politique» et craint qu'avec l'avènement du parti islamiste Ennahdha, les Tunisiens risquent de faire face à « une dictature pire que celle de Ben Ali ».

Voici cet entretien in-extenso :

Le 23 octobre constitue-t-il une date butoir ? Question qui fait débat et divise les politiques et l’opinion. Le Pr Ben Achour y répond sans équivoque, en expliquant que le débat est à situer « hors du terrain juridique»,  pour ajouter que néanmoins, «à cette date, l’Assemblée nationale constituante perdra en grande partie sa crédibilité et sa légitimité morale et politique ».

 
Depuis qu’il a présidé la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, le Pr Ben Achour est resté très impliqué sur la scène politico-médiatique. Consulté en haut lieu, très écouté, il ne se passe pas un jour sans que l’on demande à  Si Yadh, opposant de longue date à Ben Ali, juriste renommé et reconnu, spécialiste en droit administratif, son avis sur telle ou telle question.


Pour l’heure, la Tunisie passe par une période transitoire décisive, au cours de laquelle la Constitution de la deuxième République est en cours d’élaboration. Rien de moins ! Les experts peuvent y apporter une précieuse plus-value. Or il a été décidé de le remercier, encore une fois, et de se passer des services du comité des experts au sein duquel il siégeait. Un comité qui se proposait bénévolement d’apporter une expertise pointue aux travaux de la Constituante, laquelle, comme on l’a vu, s’emmêle parfois les pinceaux. Curieusement, la proposition a été rejetée.


Au cours de cet entretien, La Presse pose les questions qui relèvent de l’actualité du pays et qui taraudent une bonne partie de la population. Les réponses sans langue de bois de «Monsieur le Doyen» vont susciter débat et émoi.



Vous avez attiré l’attention sur certains passages de l’avant-projet de la Constitution qui ouvriraient  la voie à une dictature théocratique...


 Depuis les premières réunions de l’Assemblée constituante, il ne se passe  plus un seul jour sans que l’on soit assailli par les évènements ou les thématiques religieuses. Un jour ce sont les propos de certains constituants revendiquant l’application des peines coraniques, comme l’amputation ou la crucifixion, un autre jour ce sont les munaqibat qui investissent La Manouba, un autre jour encore les agressions terroristes indûment appelées «salafistes » contre les artistes, les intellectuels,  dont l’affaire de la Abdelliya représente le point culminant, puis des disputes parfois violentes au sein des mosquées, le lendemain des proclamations fracassantes et des appels au meurtre de la part d’un certain nombre d’imams-voyous, le surlendemain des violences à l’égard d’un groupe chiite, la veille, un procès inique contre de jeunes caricaturistes, l’avant-veille, un procès moyenâgeux contre la diffusion de Persepolis ,  sans compter les débats incessants autour de la charia, de l’adoption, du Code du statut personnel, de la polygamie, du niqab,  et des muqaddassat.

La religion a investi massivement le champ du débat social et politique, à tel point qu’on commence à en avoir une sorte d’indigestion. Il n’y a plus que cela, et les véritables problèmes du pays sont laissés de côté ou remis aux calendes grecques. Et, contrairement à ce que l’on dit, la religion n’est pas en train de gagner des adeptes, au contraire, elle est en train d’en perdre. Un certain nombre de croyants qui allaient pacifiquement faire leurs prières à la mosquée n’y vont plus, tellement ce lieu est devenu, non pas comme il devrait l’être, à savoir le symbole de la douceur, de la sérénité et de la contemplation, mais l’expression du militantisme politique le plus virulent, de la violence, de la haine, et de la laideur. Tout ce que le parti au pouvoir a réussi à faire, c’est de transformer notre religion en une véritable maladie sociale. Les Tunisiens ont vécu la religion comme un élément de libération, de cohésion sociale, de spiritualité. Ils la vivent aujourd’hui comme un cancer qui dévore le corps social tout entier et qui risque de le jeter dans le sous-développement et la régression généralisée. Si cela continue, la Tunisie ne sera pas simplement déclassée par les agences de notation, le bon Dieu lui-même n’en voudra plus.


C’est dans ce contexte que, à propos des débats sur le projet de Constitution organisés par l’Association tunisienne de droit constitutionnel,  j’ai effectivement affirmé que ce projet nous préparait une dictature théocratique et qu’il allait sanctionner la mort de la liberté d’expression que nous avons acquise grâce à la révolution.  Les commissions constitutionnelles qui travaillent malheureusement sans aucune méthode, sans aucune véritable expertise, dans la dispersion, ont produit un projet qui est bien plus qu’un brouillon. Ils ne se sont pas contentés de la référence aux «nobles valeurs de l’Islam
» dans le préambule, ni de l’article premier de la Constitution sur lequel tout le monde est pratiquement d’accord. Ils se sont permis à deux reprises, dans deux articles différents de leur brouillon, d’insister lourdement pour rappeler que l’État est le protecteur de la religion et en particulier des «valeurs sacrées », ce qui ouvre la voie à tous les risques possibles, en ajoutant, dans un autre article inclus dans le chapitre sur les droits et libertés fondamentaux, que l’État garantit la liberté de croyance et d’exercice des cultes et « criminalise toute atteinte aux valeurs sacrées ».
Bien entendu, certains commentateurs ont tenté de minimiser la portée de ces articles. Mais je peux vous dire que dans le contexte qui est le nôtre et avec les menaces qui pèsent aujourd’hui constamment et quotidiennement sur les libertés, nous ouvrons la voie à toutes les dérives possibles et imaginables. Oui, nous risquons dans peu de temps de nous retrouver dans une dictature pire que celle de Ben Ali, une dictature théocratique. Oui, nous risquons de perdre l’un des acquis les plus chers de la révolution : la liberté d’expression. Oui, de telles idées constituent bel et bien des idées antirévolutionnaires. Mais ne vous inquiétez pas. En fin de compte, le message de la révolution sera toujours là pour rappeler à ceux qui l’oublient qu’ils ont des engagements vis-à-vis de ce peuple et que ces engagements ne consistent pas à leur offrir des nattes de prière pour résoudre leurs problèmes.

 

Pensez-vous que la table ronde qui a été organisée et vos diverses interventions publiques sur ce sujet peuvent contribuer à l’amélioration des textes ?


Je ne sais pas si la table ronde et les critiques que nous avons présentées auront un effet. En l’état actuel des choses, et d’après ce que tout le monde observe, je me méfie des députés à  l’Assemblée nationale constituante. Certains d’entre eux, heureusement pas tous, n’ont aucun niveau de culture, aucun sens du droit, aucun sens de l’État, et cela ne les excuse pas de dire qu’ils sont les représentants du peuple, au contraire. Ils sont bien conscients de cet état de fait. Mais, vous savez qu’en psychologie ce phénomène est fort connu. Au lieu de conduire à la modestie, à la juste confiance en soi, à l’écoute de l’autre, à l’ouverture, au contraire, il conduit à l’enfermement, à l’illusion, au fantasme, et à un orgueil démesuré et mal placé. C’est ce qu’on appelle communément « le complexe d’infériorité ».



Juridiquement parlant,  la date du 23 octobre est-elle réellement une date butoir
? Et politiquement, qu’en est-il?


J’ai déjà répondu à cette question à plusieurs reprises. Le 23 octobre constitue bien une date butoir. Mais nous ne sommes pas d’accord sur les conséquences qu’on peut en tirer. Personnellement, je pense qu’au-delà de cette date, l’Assemblée nationale constituante perdra en grande partie sa crédibilité et sa légitimité morale et politique. Je ne crois pas réellement qu’on puisse situer le débat sur le terrain juridique, pour en tirer des conséquences concrètes sur ce plan et conclure à une sorte d’invalidité juridique de la Constituante au-delà du 23 octobre.


Quels sont les scénarios envisageables au-delà de cette date, pour dépasser l’hypothétique vide juridique et politique que de plus en plus d’observateurs évoquent ?


On ne peut pas répondre à ce genre de questions, sauf à dire cela. Le peuple éprouve aujourd’hui une lassitude immense tout d’abord devant la longévité de cette période transitoire qui risque malheureusement encore de s’allonger. La même lassitude est due aux fautes énormes, inacceptables de gestion de l’Etat et à la mauvaise qualité de certains députés à l’Assemblée constituante et  des personnes si antipathiques qui entourent le gouvernement, en particulier le chef du gouvernement.



Est-il vrai que vous avez évoqué, lors de la table ronde du 23 août à l’Africa, un quelconque rôle de salut à l’Armée nationale ?

J’ai évoqué cette question à propos du recours au référendum, dans le cas où ne serait pas atteinte la majorité des deux tiers pour l’adoption de la Constitution au sein même de l’Assemblée nationale constituante. Cette idée de référendum contre laquelle j’ai averti dès le mois de décembre les plus hautes autorités de l’État constitue une course à l’aventure. En effet, que se passerait-il si jamais le référendum nous donne une réponse négative. Nous serons exactement dans la situation que nous avons voulu éviter depuis le début de la révolution en janvier 2011,  c’est-à-dire le vide au niveau de l’Etat. Or, c’est précisément dans ce piège que sont tombés  les «experts» si avertis au sein de l’ANC, les «Fatahel» du droit d’après l’expression que j’ai entendue d’un député de la Nahdha, au moment où ils ont rédigé la « petite Constitution». Quand cette question est venue en discussion au sein de notre propre comité d’experts, celui qui a travaillé avec la Haute instance de la révolution, cette idée de recours au référendum a été discutée. Mais nous l’avons immédiatement écartée à cause de ce risque. Je me rappelle avoir dit à mes collègues : «Nous ferons pour les constituants comme pour le pape.  Nous les enfermerons au palais du Bardo, jusqu’à ce qu’ils se mettent d’accord sur un projet avec la majorité des deux tiers. À ce moment-là, ils nous enverront la fumée blanche ». Ils n’ont qu’à se débrouiller pour atteindre ce consensus autour des deux tiers. Cette condition est d’ailleurs une garantie pour obtenir le consensus. Et nous avons supprimé de notre projet de constitution provisoire le recours au référendum.
A défaut de cela, nous courons le risque du vide total au niveau des institutions de l’État. Ni l’Assemblée nationale constituante, ni le gouvernement ni le président de la République n’auront plus de légitimité, cette fois-ci, ni juridique ni politique. Ce vide peut être fatal. Il peut conduire au développement de l’anarchie. Et devant le vide et l’anarchie, aucune force armée légale ne peut rester indifférente. Je le dis franchement : non seulement elle peut intervenir, mais dans cette hypothèse de catastrophe nationale, elle est obligée, par devoir envers l’ensemble de la patrie, d’intervenir pour mettre fin au chaos.
 

Est-ce que vous envisagez de quitter un jour votre statut d’expert et académicien pour vous engager dans l’arène politique ?


Je ne renoncerai jamais à mon statut, disons le mot, d’intellectuel.  M’engager dans l’arène politique directement, peut-être pas. Être présent dans le débat politique national, certainement. Mais je peux vous dire avec certitude ce qui suit : quoi qu’il en soit, je ferais certainement mieux que les responsables actuels.


Votre mot de la fin ?

Un conseil : il faut nous aider les uns les autres. Les partis au pouvoir, pardon je veux dire le parti, doit définitivement cesser son harcèlement à l’égard de la société. C’est lui qui provoque le contre-harcèlement d’une partie de la presse et des médias et des forces politiques de l’opposition. Il doit mener une politique plus prudente, plus objective, beaucoup plus ouverte, y compris à l’égard de ses ennemis, moins axée sur les intérêts partisans et les perspectives électorales. Sa responsabilité, en tant que parti de gouvernement, est bien plus lourde que celle des forces de l’opposition. Les erreurs venant de sa part sont plus graves. Parmi les erreurs qu’il faut éviter, cette imbrication organique entre le parti et l’État, sinon, comme l’a rappelé le président de la République, nous revenons aux pratiques du RCD. Le gouvernement, l’administration, les services de sécurité, la fonction publique, d’une manière générale les services de l’État, doivent bénéficier d’une autonomie réelle par rapport non pas simplement au parti au pouvoir, mais à l’ensemble des partis politiques. Autrement dit, le chef du gouvernement et les ministres en tant que chefs de l’administration centrale, responsables des services publics, de la fonction publique, de l’administration régionale, doivent oublier leur condition d’hommes de parti. Je sais que cet exercice est extrêmement difficile pour les personnes qui n’ont jamais exercé le pouvoir dans le cadre de la tradition du droit public et de l’administration tunisiens et qui, par ailleurs, n’ont pour la plupart aucune formation juridique, n’ont jamais fréquenté l’École nationale d’administration. La désignation d’un ministre ou d’un gouverneur ou d’un délégué ou d’un ambassadeur, même si elle est laissée à la discrétion du gouvernement, ne peut se faire à la courte paille. De telles fonctions nécessitent une certaine formation, une certaine culture du droit public tunisien. Que le pouvoir travaille en ce sens, nous travaillerons avec lui, dans le même sens.


Propos recueillis par Hella Habib


Sources: La Presse de Tunisie

 

Nonidi 19 Fructidor 220

 

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03/09/2012

Adresse virile au Président « Normalou » !

hollande ayrault couchés.jpg

 

 

Eh là ! Oh ! Où va-t-on président « Normalou » ?

Même question pour toi, prem’ministre « Tranquillou » ?

Pour dégager Sarko, nous vous avons élus,

C’est fait, il est parti le triste hurluberlu.

Maintenant allez-y ! Faut retrousser les manches,

Faut définir un cap, et tenir bon le manche !

« Normalou », on n’a pas oublié tes promesses,

Faudra-t-il te les rappeler avec rudesse ?

Tes ministres, éhontés, font la danse du ventre

Devant le patronat esbaudi, dans son antre !

Ne nous as-tu pas dit, avec mâle assurance

Que tes vrais ennemis sont les gens de finance ?

Alors, face aux banquiers, pourquoi te couches-tu 

Et sur le Livret A en as-tu rabattu ?

Quand vas-tu attaquer ta réforme fiscale ?

Mais une vraie réforme et pas un truc bancal,

Une qui fait payer, enfin, les pleins de thunes,

Qui multiple par dix l’impôt sur la fortune,

Qui équilibrera capital et salaires,

Reprendra le pognon pompé par l’actionnaire,

Pour le rendre aux manards blanchis sous le harnois,

Mais des vrais picaillons, pas juste quelques noix !

Tu devais fusionner l’impôt sur le revenu

Et la CSG. Or, on n’en parle plus !

Ne nous aurais-tu pas pris un peu pour des billes

En « revalorisant » le Smic de trois lentilles ?

« Oui mais Bruxelles là, oui mais l’Europe ci… »

Bouscule, s’il le faut, cette Europe moisie !

Recadre la Merkel, rabat son arrogance

C’est ce que tous les peuples attendent de la France.

Monsieur le président, ci-devant Normalou,

Mais qui donc proclamait : « Si c’est flou, y a un loup » ?

Alors sors de ce flou, mets tes gens au turbin,

Mais un turbin de gauche, pas un truc de larbins !

Bouffe les financiers à la sauce gribiche

Et dis à « Tranquillou » de se bouger les miches !


VictorAyoli


Octidi 18 Fructidor 220


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31/08/2012

Allez zou ! A la machine à laver, les cerveaux !

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Depuis le printemps, les médias nous ont gonflés avec Roland-Garros, les fouteux de leur coupe d’Europe, le tour de France, puis les jeux zolympiques. Voilà une illustration parfaite de cet élément primordial du contrôle social : la stratégie de la diversion. Elle consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux !

 

Et la censure ? Elle revient sous une forme directe contre ces extraordinaires espaces de liberté que sont (qu’étaient ?) les blogs. Ceci à travers des officines douteuses utilisant des logiciels robots. Elle prend la forme d’autocensure chez les professionnels de l’information…qui ménagent leurs employeurs et donc les consortiums financiers, marchands d’armes ou de béton qui les contrôlent.

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la « loi du marché » et la « loi de l'audience ». Par le simple jeu de conditions économiques habilement créées, les chaînes de télévision – puisque la télé demeure le plus puissant, le plus influent des média - n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoir font plus d'audience avec un coût de production réduit.

 

Même les évènements importants sont traités sous un angle « magazine », par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micros-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

 

A ces insignifiances s'ajouteront, outre le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 

            Information déstructurée pour mémorisation minimale. Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

 

Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.), comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

 

C’est bon ça Coco ! C’est bon pour fournir du temps de cerveau disponible à caca-cola !


Quartidi 14 Fructidor 220


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30/08/2012

Le « redresseur » et le nucléaire.

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Il devait avoir mis des lunettes en peau de saucisson le « redresseur » Montebourg lorsqu’il nous a sorti sa diatribe sur « le nucléaire, filière d’avenir ». Avenir de quoi ? Surtout des déchets qui ont un avenir de centaines de milliers d’années. Beau cadeau de ce poulet sans poil appelé « humain » aux espèces (probablement des poulpes) qui tiendront le haut du pavé dans quelques centaines de milliers d’années !

 

Pourtant, le lobby nucléaire met le paquet pour faire croire à cette ineptie. Eh ! Quand Areva et EDF inondent les magazines, les ondes et les écrans de pubs sur les avantages du nucléaire, qu’est-ce qu’elles espèrent ? Qu’on va acheter une centrale ? Ben voyons. Vous m’en mettrez une douzaine… Non, cela fait parti du bourrage de crâne pour enfumer les populos et leur faire croire que la filière nucléaire est indispensable, moderne, pleine d’avenir !

 

Pourtant l’Europe se débarrasse de plus en plus de cette dangereuse industrie du passé : Du Portugal, à l’Irlande, en passant par l’Italie, la Grèce, l’Autriche, la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, Chypre et le Danemark, ce sont déjà147 millions d’Européens qui ont tourné définitivement la page du nucléaire.

Viennent ensuite les pays qui ont prévu d’en sortir rapidement : l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, la Suède sont du nombre, ce qui représente 142 millions d’habitants.

Il ne reste donc que 204 millions d’européens à avoir encore recours à cette énergie dangereuse : la Grande Bretagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la France, la Slovaquie, la Tchéquie, les Pays Bas, la Slovénie, et la Finlande, sauf que dans la majorité de ces états, les populations y sont majoritairement hostiles. lien 

 

Donc, sur les 27 pays qui composent l’Union Européenne, 10 seulement s’entêtent à imposer l’industrie nucléaire à leurs populations qui n’en veulent pas. Et ils oublient soigneusement de dire que cette industrie n’est pas rentable sans subventions étatiques fort généreuses, au détriment du développement des industries plus modernes.

 

Alors on nous parle de cette merveille des merveilles, le nec plus ultra sorti des têtes d’œufs du lobby nucléaire, j’ai nommé l’EPR ! Tu parles d’un modernisme ! La même chose en pire ! Et un gouffre financier insupportable en période de vaches maigres. Celui en construction à Flamanville, comme celui en construction en Finlande, connaissent des déboires en cascades, des retards incalculables et leur coût, initialement donné pour 3 milliards d’euros, dépassent d’ores et déjà largement les 7 milliards sans que l’on sache quand ils seront opérationnels ! Au passage, sachez que le supplément de 4 milliards (et plus si affinité !) du prix de l’EPR finlandais est supporté…par le constructeur français donc en dernière limite par nous et nos impôts… Bonjour la gabegie !

 

Le « redresseur » a pourtant raison lorsqu’il énonce que « la filière nucléaire a un avenir ». Elle a un avenir parce qu’elle a des structures puissantes et un savoir-faire indéniable. Mais cet avenir il n’est pas dans la construction de nouvelles centrales dont personne ne veut mais bien dans la DECONSTRUCTION, dans le démantèlement de toutes ces centrales qui font planer un danger mortel sur notre pauvre planète. Mais là n’est pas le sens des paroles du « redresseur »…

 

Tridi 13 Fructidor 220


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29/08/2012

A nos chers disparus

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Duodi 12 Fructidor 220

 

Merci à Chimulus

28/08/2012

Au bistro de la toile : robots…

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- L’autre jour, Loulle, j’ai foutu la zone à un péage d’autoroute. Je ne prends jamais ces trucs mais cette fois j’étais obligé. Donc j’arrive aux postes de paiement et là…que des robots, pas un pèlerin visible. Paiement par carte bleue obligatoire. Et si t’as pas de carte bleue, comment tu fais ? Bon. J’en avais une. Je la glisse dans la fente…

 

- … Hummm ! Quelle belle image Victor !

 

- Ouais… Donc je mets ma carte dans le truc et…que dalle ! Le truc me ressort la carte. Je recommence et…rebelote. Derrière moi, les gros culs commençaient à grogner du moteur, à hurler du klaxon, à menacer du plein phare. En désespoir de cause, je trouve un bouton « appel » et j’appuie. Une voie de bonne femme me demande mon numéro de carte, j’obtempère puis un type avec le gilet jaune fluo se pointe enfin, prend ma carte, entre dans la guérite et me délivre de ce piège.

 

- Faut être moderne mon beau ! Faut être moderne!

 

- S'il y avait une personne physique aux postes de paiement, comme c'était le cas avant la privatisation, il n'y aurait pas ces problèmes. Seulement un robot de paiement doit coûter dans les 10.000 euros par an, il travaille 24 heures sur 24, n’est jamais malade, ne fait jamais grève et n’est pas syndiqué. Tandis qu’un seul agent humain coûte 30.000 euros par an et qu’il en faut au moins trois pour faire le travail d’un seul robot. Les patrons n’étant ni masochistes ni philanthrope, il n’y a pas photo.

 

- Donc, sans ces robots, il y aurait moins de grasses pépites pour les actionnaires des sociétés concessionnaires! En voilà un beau scandale, la privatisation des autoroutes. C'est l'autre bellâtre à nom de canasson, le Galouzeau de Villepin qui a refilé ce bijou de famille aux amis de mes amis. A prix bradé: moins de 15 milliards alors que Philippe Seguin, alors président de la Cour des comptes estimait leur valeur à au moins 22 milliards! Depuis, les entreprises qui ont touchés le gros lot se gavent littéralement. Des milliards de bénef a se partager entre les actionnaires… Avec des équipements réalisés et payés, ne l’oublions pas, avec nos impôts…

 

 

 

- Pour en revenir aux robots, le même processus est en route dans les grandes surfaces. Dans un de ces temples de la consommation, il y a quelques jours, n’ayant que quelques produits, je n’avais pas envie de faire la queue à une caisse. Je suis donc allé vers une de ces caisses automatiques. Je n’ai rien compris au fonctionnement bien sûr et une hôtesse, excédée par ces clients ignares, imperméables au « progrès », m’a initié à la manœuvre. Je l’ai remerciée et lui ai fait remarquer qu’elle aidait les clients à utiliser des machines…qui allaient la mettre au chômage. Elle a haussé les épaules et est partie, fière et pimpante sur ses talons !

 

- Ma foi, c’est son problème…

 

 

- C’est aussi et surtout un problème gouvernemental : les déficits – qu’ils soient de la sécu ou du budget - seraient singulièrement réduits si l’on taxait ces robots à un tarif proche de ce qu’auraient payé une entreprise si elle utilisait les humains que les robots ont mis au chômdu…

 

 

- Pas con. Allez, à la nôtre. Et c’est pas un robot qui te sert !

 

 

Primidi 11 Fructidor 220


 Merci à Chimulus

 

23/08/2012

Le pétrole a encore augmenté ? Et alors !

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Je viens de passer à la pompe, et j’ai de moins en moins de « 95-E10 » pour les quelques euros que je consacre à ce liquide nauséabond. Quelle chance ! Ouais, je vous vois venir. Vous allez dire « Ça y est, Victor, il est constipé des boyaux de la tête… » !

 

Pas du tout !

 

Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix,  responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

 

Et il y a de l’espoir : le merdier syrien et l’insécurité des approvisionnements de la région du golfe pèsent de plus en plus sur le prix du brut. « Normalou » a beau nous enfumer avec une baisse d’un centime des taxes, l’essence chère, c’est maintenant ! Et c’est tant mieux.

 

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivées dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffées, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

 

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km…

 

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

 

Pétrole cher = voyages en avion chers, donc moins de touristes-pouristes.

 

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises ou des fraises andalouses bourrées de saloperies….)

 

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

 

Et en plus, ça oblige les fabricants de bagnoles a imaginer du moins gourmand et du moins polluant ! !

 

Allez, il fait beau : je sors mon vélo !

 

 Sextidi 6 Fructidor 220


Illustration X - Droits réservés

22/08/2012

Pour ne pas se faire caniculer idiot : comment on se fait prendre pour des gnous

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L’excellent site syti.net - qui donne des boutons à bien des gens en place et ne reculant devant rien pour y rester - a publié il y a déjà quelques années, sous la plume de Sylvain Timsit une analyse particulièrement pointue et caustique des stratégies de manipulation que nous subissons, souvent sans nous en douter. Allez, un peu de réflexion sur la plage, ça ne fait jamais de mal. Surtout avant la rentrée.

 

1- La stratégie de la diversion.
Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. 


2 - Créer des problèmes, puis offrir des solutions.
Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d'abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.



 

3 - La stratégie du dégradé.
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.



4 - La stratégie du différé.
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
Exemple récent: le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple: les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.



5 - S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge.
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique: la campagne TV française pour le passage à l'Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi?
"Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans.



6 - Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion.
Faire appel à l'émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...



7 - Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise.
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

"La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures."



8 - Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.
Encourager le public à trouver "cool" le fait d'être bête, vulgaire, et inculte...



9 - Remplacer la révolte par la culpabilité.
Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de révolution!...



10 - Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes.
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Quintidi 5 Fructidor 220


Photo X - Droits réservés

Sources :  http://www.syti.net/Manipulations.html