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14/02/2012

Des nouvelles du front : Monsanto condamné ! Olé !

monsanto conseil administration dessin.jpg

 

Eh ben ! En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Monsanto a été condamné lundi par le Tribunal de grande instance de Lyon pour l’intoxication du céréalier Paul François. Celui-ci estime avoir été littéralement gazé par les émanations d’une cuve de 2.500 litres d’un pesticide Monsanto, le « Lasso ». Ce produit désherbant à la toxicité reconnue a été retiré du marché en 1985 au Canada, puis en 1992 au Royaume-Uni, en Belgique également, et en 2007…en France ! On est quand même plus con que la moyenne…

Paul François n’est pas ce qu’il est convenu d’appeler un « petit paysan ». Sur 240 ha en Charente, il cultive (cultivait ?) de façon « conventionnelle », c’est-à-dire avec force traitements chimiques du blé, du maïs et du colza. Une cuve de 2.500 litres de pesticide sur l’exploitation, cela donne une idée de la manière de cultiver du bonhomme… Il s’est parait-il amendé depuis (« aujourd’hui, c’est plus d’agronomie et moins de chimie ») proclame-t-il. Il aura tout de même fallu qu’il s’empoisonne avec les merdes fournies en toute légalité par Monsanto…dont il était alors le client convaincu et le complice conscient.

Ne gâchons tout de même pas notre plaisir : la décision de Tribunal de Lyon ouvrant droit à indemnisation, espérons que de nombreux agriculteurs eux aussi intoxiqués emboiteront le pas à Paul François !

Au fait et nous ! Nous, les consommateurs des produits de Paul François et de ses congénères agriculteurs productivistes ; nous qui avons avalé sans en avoir été avertis les saloperies en question ; nous qui avons peut-être chopé un chou-fleur qui nous ronge, n’y a-t-il pas moyen de nous retourner contre Monsanto et consort, au besoin à travers des actions contre les Paul François et autres producteurs « productivistes » ? ?

 

Sextidi 26 pluviose 2012

 

Dessin X - Droits réservés

 

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N'oublions pas Seins-Val-en-teint

 



A ma femme



Lorsque tout près de moi, douce et tendre, chaude et lisse

Ma main trouve à coup sûr l’aimant de ton pubis,

Lorsque mes doigts explorent le soyeux de tes cuisses,

Et les douces rondeurs qui gonflent ta chemise,



Lorsque ton ventre offert vibre sous ma caresse

Je sens toujours en moi vivre de chaudes braises.

Tu es toujours pour moi ma lionne d’amour,

Mon océan de rêve, la rosée de mes jours,



Pour l’éclat lumineux de tes yeux de cristal,

Pour ton sourire pur qui pour moi fut fatal,

Pour vivre auprès de toi je me fais troubadour,



Ecuyer, maître-queu ou chanteur de faubourg

Et, pour pour fêter la Femme, te dédie ce poème,

Je t’aime !

 

 

10/02/2012

La honte et la boue.

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En ce jour duodi le vingt-deux pluviose

Le groin coulant de bave, Microlax-sinistrose

Et sa meute de chiens hurlants et fous de rage

Humilient et déchirent la France qu’ils saccagent.

Ses séides hurlant, ses reitres et ses traitres

Tous la voix de son maitre

Braillent au plus offrant

Plus forts que le FN

Leur bêtise et leur haine

Contre les plus pauvres

D’entre les pauvres

Les plus faibles

Parmi les faibles,

Ces « salauds » de chômeurs

Tous autant de « tricheurs »

Pompant depuis leurs planques

Le bon argent des banques !

Vite un référendum pour que les vrais Vranzais

Expriment leur refus de toujours financer

Les sinécures douces de ces sales fainéants

Qui vivent aux crochets des braves épargnants.

Vite un référendum pour que les vrais Vranzais

Donnent leur opinion sur tous ces étrangers

Qui prétendent voter !

Vite un référendum pour que les vrais Vranzais

Stipendient ces pédés voulant se marier !

Et pourquoi pas les Roms

Ces clochards, ces sous-hommes !

Ces gens venus d’ailleurs et que la faim tenaille,

Mendiants ou ferrailleurs, musiciens ou canailles,

Ni anges ni démons, ni zombies ni fantômes

Tout simplement des hommes.

Défendons plutôt Woerth, prince de la magouille

Brassant le pognon fou obtenu de fripouilles

Contre quelques hochets, Légions de déshonneur

Qui sont, entre ses mains, synonyme d’horreur.

N’oublions pas Lefèvre, Morano, Estrosi

Dignes porte-paroles de cette Sarkozie

Moisie.

Vous puez du cerveau comme d’autres des pieds,

Vous nous feriez bien rire en comiques troupiers

Si vous n’étiez, hélas, en charge de la France

Que vous chargez de boue, de honte et de souffrance.

Vivement que demain, par la magie des urnes

Nous puissions renvoyer ces tas de casse-burnes

A leur place réelle

Dans les poubelles.

 

Duodi 21 pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

 

 

 

 

 

09/02/2012

Au bistro de la Toile : la connerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

chimulus bistrot.jpg

 

 

 

 

- Ils commencent à nous les gonfler façon montgolfière les aliboffis avec leurs conneries de « gros mots », de « dérapages verbaux » - c’est comme ça qu’ils parlent dans les gazettes, les boites à mensonges et les lucarnes à décerveler. Ça a été Frêche – qu’il leur à mis un sacré doigt d’honneur soi-dit en passant - puis Zemmour, puis Guillon. Maintenant on nous enfumes avec les « propos injurieux » de Serge Letchimy, député des Antilles répondant aux dérapages mal contrôlé de Guéant. Putaing ! A l’époque de Hugo, de Clémenceau ou de Blum les prises de becs avaient une autre violence !

 

- Eh ! Loulle, si la Police de la Pensée et de la Vertu vient dans ton rade qui est un antre de subversion, elle va en entendre de belles et de bien grasses ! Finalement, comme dit la mère Roumanoff, le seul média qui reste libre, c’est bien « radio-bistro » ! Là, au moins, on est encore à l’abri de la dictature des bons sentiments. Si je veux dire merde à Sarko ou au pape, je peux encore le faire.

 

- Pour combien de temps ? J’ai lu ce truc que tu m’as prêter, « Matin brun », c’est criant de réalisme : accepter de fermer d’abord un peu sa gueule, accepter de se plier d’abord un peu à des directives stupides, puis encore un peu, puis…Pffuuit ! Les fachos sont là, sans que tu les ais vu venir. Sans coup d’état. Par la dictature d’abord douce puis plus rude et enfin brutale du « politiquement correct » qui est plutôt un « moralement correct ».

 

- Les mots. Ils commencent par les mots. C’est puissant les mots. Dangereux parfois. Comme une kalachnikov. Alors on les castre : un aveugle est un non-voyant, un sourdingue est un mal-entendant, les Arabes, les noirs et les Chinois sont des minorités visibles, un cul-de-jatte est une personne à mobilité réduite, les pédés – c’est comme ça qu’ils se nomment entre eux – sont des homosexuels…Et un con est un mal-comprenant !

 

- Après les mots arrivent les actes. Les interdits se glissent insidieusement partout. Interdit de fumer, interdit de se murger la gueule, interdit de trop bouffer, bientôt interdit de baiser sans permis ! Tout ça se fait en loucedé et – le pire – avec l’assentiment des bons cons à la cervelle rendue bien disponible aux messages de Cocu-cola et des gourous de la pensée unique par les hyper-conneries chiées à pleines boyaux par TF1 et autres faiseurs de cons. Le Con, voilà l’homme idéal au temps de la mondialisation ultralibérale. Mais il faut noter que la connerie n’est pas innée, elle est acquise, voire imposée.

 

- Le danger, c’est que la connerie est contagieuse… Ecoutez le con de consommation courante qui pérore : il parle comme à la télé. Il dit « au jour d’aujourd’hui », j’ai été « impacté » et autres niaiseries sorti du sabir des cons « experts »…

 

- Les cons sont partout. Ils nous cernent. Ils sont multiples et changeant. Ils sont, comme tu dis con-tagieux, ils sont con-fraternels, ils sont con-sanguins, ils sont con-joints, ils sont con-disciples, ils sont con-décendants, ils sont con-vecteurs, ils sont con-citoyens, ils sont con-tractés, ils sont con-casseurs, con-caves, con-pliqués, con-cernés, con-fessés, con-damnés…

 

- Et quand le con-cours, le con-çu ! Il y a aussi le con-cul-pissant, le con-danseur, le con-gelé. Et quand le con-nique, faut voir ce que le con-génère !

 

- Ouais, mais restons modeste, on est toujours le con de quelqu’un car la frontière du con passe à l’intérieur de l’individu.

 

- Ah ! Voilà le téléphone : je crois que le con-sonne…

 

- Bon. En attendant, Victor, qui est-ce qui paie les con-sommations ?

 

 

Primidi 21 pluviose 220

 

Merci à Chimulus

08/02/2012

Au bistrot de la Toile : avenir…

climat

 

- Tè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro…
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisations » (au pluriel, n’en déplaise au pauvre Guéant), on fout tout par terre avec des technologies à la con irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous cons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le « confort moderne » nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

- Oh ! Victor, bois un peu de tisane de Sainte-Marthe : le « fly » contient de la badiane, constituant essentiel du Tamiflu. Ça te soignera le tracsir !

- Merci Loulle. Quand même, il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

- Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on se gèle littéralement les aliboffis… Alors lâche-nous les « moon-boots » avec ça !

- Chante coco ! Chante ! Ça ne durera pas. Si on se gèle les couilles, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le Gulf-Stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens, les Brésiliens et les autres sont aussi cons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Sept milliards aujourd’hui, neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

- Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

- C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canards gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

- Il nous reste combien de temps au juste ?

- Au moins le temps de remettre ma tournée. Amen (…moi à boire, ça m’a donné soif !)

 

Décadi 20 pluviose 220

 

 Merci à Chimulus

 

 

 

07/02/2012

Au bistro de la Toile : la Grosse Bertha et son caniche.

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- Eh ! Victor, ça y est, Microlax – le caniche de la Grosse Bertha – va se présenter. Cette fois c’est du sûr, c’est elle qui l’a officialisé lors du cirque commun devant Pujadas. - « Ach so ! Fait le beau mon bedit kaniche. Sarko ! Là ! Beau ! » - « Oui ! Ouais ! Ouah ! Ouah ! » - Tiens ! Foilà un zuzukre ! »

 

- La Grosse Bertha, comme tu appelles Mme Merkel, n’est pas très fine politique ! Elle se présente non pas en chef d’un grand pays ami et partenaire essentiel, mais en cheftaine d’un parti politique teuton qui risque fort de se faire balayer  aux prochaines élections dans son pays, c’est-à-dire à l’automne 2013. En fait, Merkel soutient Sarko parce que l’Allemagne a bien besoin d’un alibi docile – la France de Sarko – pour ne pas paraître ce qu’elle tend à devenir : hégémonique en Europe. Avec les risques bien réels de réveiller des réflexes de germanophobie qu’il a fallu 60 ans pour les atténuer…et qui ne demandent qu’à ressortir partout en Europe. Risque stupide et ravageur pour Angela. Souhaitons que les élections allemandes à venir balaient cette erreur grossière.

 

- De plus, en se plaçant délibérément sous l’aile protectrice de l’aigle teuton, Sarko  conforte l’infériorité économique de la France par rapport à l’Allemagne et met sa campagne sous influence germanique.

 

- Drôle de calcul aussi pour Merkel que de prendre le risque d’humilier la France après la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie… Parce que cette intrusion de la teutone dans la politique intérieure de notre pays peut réveiller bien des démons ! Et pas des plus tendres…

- Tiens Loulle, puisqu’on nous vante « l’exemple allemand », je viens d’apprendre une pratique bancaire allemande des plus…pittoresques ! La Deutsche Bank (D.B. – le top bancaire outre-Rhin) ne recule devant rien pour gagner du pognon et fait preuve d’une imagination débordante. Les requins de la finance ne sont pas connus pour être rongés par les scrupules, mais de là à espérer la mort rapide de son prochain, il y a un pas que la Deutsche Bank n’a pas hésité à franchir. Le produit est assez simple à comprendre. La Deutsche Bank a sélectionné un panel de 500 Américains âgés de 72 à 85 ans, dont l’espérance de vie a été évaluée par un groupe d’experts médicaux. Lorsque ce groupe vit douze mois de plus, après la date présumée de mort, l’investisseur touche un rendement annuel de 6%. Par contre, si ces retraités ont le mauvais goût d’attendre 38 mois de plus que prévu pour pousser leur dernier soupir, les épargnants perdent près de la moitié de leur mise. Pour gagner plus, mourrez plus jeune…

- Ben, le voilà dans toute sa limpidité l’exemple allemand dont nous bassinent Sarko et ses sarko-trafiquants !

Nonidi 19 pluviose 220

 

Merci à Chimulus

06/02/2012

Fromages ! Ô désespoir ? Ou espoirs venant d’outre-Atlantique ?

 

fromages


 

Hier, avec moins dix degrés et un mistral à 90 km/h, on n’avait pas trop envie de baguenauder dehors, malgré le soleil ! Je suis donc tombé sur un excellent reportage sur France 5 où il était question de fromages. Quand j’entends ce mot, mes papilles mouillent et ma langue bande ! Le Fromage, avec un grand F ! La création humaine mêlant le plus subtilement nature et culture ! Travail humain et imagination créatrice !

 

Bien. Seulement ce documentaire traitait des fromages…outre-Atlantique ! De quoi réveiller quelques préventions. Le fromage au pays de la malbouffe, qu’est-ce que ça peut bien être… Et je suis tombé sur le cul : les yankees (enfin, une partie des yankees) créent de toute pièce chez eux des terroirs consacrés aux fromages AU LAIT CRU ! Et avec quel amour, avec quel enthousiasme, avec quelle débauche de moyens ! Et rajoutons, avec quel succès auprès des consommateurs ! Un véritable phénomène.

 

Des pionniers sont venus en France étudier de très près les spécificités des terroirs, les méthodes de fabrication des meilleurs crus fromagers français. Espionnage ? Pillage de nos valeurs ? Peut-être. Mais moi j’y vois un grand espoir. Comme pour le vin, nos meilleurs techniciens apprennent aux Etazuniens et aux Québequois les techniques mais aussi l’éthique des fromages AU LAIT CRU, les seuls méritant le noble nom de fromage. Et l’aïoli monte, monte et embaume ! Il existe un véritable engouement des jeunes générations nord-américaines pour la nourriture naturelle, le fromage AU LAIT CRU devenant l’emblème, l’étendard de ce mouvement ! Formidable non ?

 

Pendant ce temps, en France, la malbouffe venue de chez eux étend ses ravages. Eux la rejettent, nous, nous la subissons. Entre autre en laissant les barons de l’industrie laitière saccager les meilleures appellations françaises en imposant – en connivence avec la grande distribution – d’affreux ersatz de fromages fabriqués industriellement avec des laits de provenances douteuses pasteurisés ou thermisés (ce qui revient au même). Rappelons-nous le saccage du Camembert par Lactalis… Sur les rayons de la grande distribution ne subsistent plus que d’affreux plâtres recouverts de farine sans goût, sans vie, uniformes dans leur médiocrité même s’ils sont bien habillés et maquillés comme des putes !

 

Dernier méfait connu (voir dans Marianne de cette semaine l’article de Périco Légasse titré « Lactalis étouffe les bergers basques »), les procédés révoltants d’un consortium de tripoteurs de lait – Lactalis, Bongrain, MLC et Andros - en vue d’étouffer la création de la Coopérative laitière du pays basque (CLPB). Ce groupement d’éleveurs indépendants n’a-t-il pas le culot, que dis-je l’impudence de prétendre  créer une structure pour produire ses propres fromages ! Et AU LAIT CRU en plus ! C’est trop pour le consortium des gougnafiers qui, en rétorsion, laissent le lait de ces producteurs dans leurs cuves pour s’approvisionner en Espagne ou ailleurs. C’est marche avec nous ou crève ! Ces bergers basques produisent le lait de brebis qui sert à élaborer l’excellent  fromage AOC Ossau-Iraty. Lassés de voir le fruit de leur travail confisqué par les industriels et leurs complices de la grande distribution, ils se regroupent donc pour créer leur propre unité de production, cette fameuse CLPB.

 

Consommateurs, ne soyons pas de pauvres cons-sots-mateurs ! N’achetons QUE des fromages au lait cru, QUE des fromages portant les deux seuls gages d’authenticité qui soient : les fromages arborant les sigles AOC (appellation d’origine contrôle) ou AOP (appellation d’origine protégée) qui est l’extension européenne de l’AOC.

 

Le salut viendra-t-il d’Amérique ? Pourquoi pas !

 

Octidi 18 pluviose 220


Photo X - Droits réservés

03/02/2012

M’ame Michu et M’ame Chazotte : la « scientologie ».

Les Vamps web.jpg

 

- Parait qu’ils ont condamné la « fientologie » M’ame Chazotte. Quand même, comment peut-on fienter au logis ? Ou alors dans les endroits réservés à cet usage…

 

 

- Ben ouais. Les chiottes quoi… Eh ! Faut vous dégager les boyaux de la tête aussi M’ame Michu. C’est pas « fientologie » mais « scientologie ». Mais rassurez-vous, c’est encore plus de la merde que vos estrons inoffensifs. Et ça pue encore plus. La « scientologie », comme les «témoins de Jéhovah » et autres sectes et « religions » créent des drames humains, familiaux et sociaux profitant à des escrocs qui abusent de la situation de détresse de gens pour leur prendre richesse, dignité et abuser de la situation afin d'obtenir des faveurs sexuelles.  Faut faire partie des derniers sarko-idolâtres pour ne pas voir qu’elles représentent une menace contre l'ordre public qui est évidente... Le problème est que certaines personnes, à droite, doivent considérer les sectes, ainsi que les religions, comme une espèce de « régulateur social » — d'opium du peuple comme on disait fort justement en d’autres temps — permettant de déléguer à des « libres entreprises de la foi » des problèmes que le gouvernement actuel est incapable de gérer.

 

 

- Mais pourtant elle a été condamnée l’église de scientologie…

 

 

- Condamnée deux fois : en première instance et en appel, avec une amende de 600.000 euros. Comme entreprise d’escroquerie agissant en bande organisée. C’est pas mal. Mais, comme par hasard (!!!???) un article de loi passé complètement inaperçu n’a pas permis au tribunal de dissoudre cette bande de malfrats.

 

 

- Autrement dit, le tribunal condamne ces gens comme escrocs mais leur permet de continuer leurs activités ?

 

 

- Eh bien voilà ! V’z’avez tout compris M’ame Michu. Ces voyous semblent avoir bénéficié jusqu’à présent de protections bien haut placées… Souvenons-nous de la réception par Sarko de Tom Cruise, « scientologue » distingué, chargé de mettre sa notoriété d’acteur au service de la secte à laquelle il appartient. Ce jugement est très important car il ouvre la porte justement à la dissolution de cette secte. Il a une portée qui dépasse largement les frontières de la France. En effet, cette bande d’escrocs sévit en Allemagne, en Espagne et partout dans le monde où il y a du pognon à prendre sur la crédulité des gens en situation de faiblesse. Des procès sont en cours d’instruction dans ces pays – et même au Etats-Unis, berceau de la secte – et la décision de la Justice française ouvre de grands espoirs là-bas aussi !

 

Quintidi 15 pluviose 220

 

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02/02/2012

Il court, il court le taret*. Le taret* des bois-mesdames.

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A la réflexion, Microlax 1er, au-delà de ses gesticulations et de ses incohérences, a au moins eu une constance dans son comportement : son attachement opiniâtre à la course à pieds, au « jogging » comme on dit en novlangue.

 

On comprend maintenant pourquoi ! C’est pour pouvoir échapper à tous ceux qui ont de bonnes raisons d’en vouloir à son intégrité : les chômeurs, les clodos, les pauv’cons, les paysans, les ouvriers (de Gandrange, des Conti, de Seafrance et autres), les fonctionnaires, les flics, les gendarmes, les juges, les avocats, les magistrats, les troufions, les enseignants, les femmes, les petits patrons, les petits commerçants, les retraités, etc. Et moi, et moi, et moi… Voilà pourquoi il s’entraine comme un malade le Hussain Bolt de la Lanterne !

 

S’il arrive à s’échapper, il pourra toujours aller « s’entrainer » en courant entre les divers conseils d’administrations où il ira se goinfrer : Bouygues, Lagardère, Arnaud, Dassault, BNP-Paribas et tous les requins du Caca-Rente et du Medef pour lesquels il a bien œuvré !

 

Eh ! Ce dessin de Faujour provient du n°6 ,- Février 2012 de Siné-Mensuel, que l’on trouve dans tous les kiosques, dans toutes les maisons de la presse dignes de ce nom ! N’oubliez pas !

 

* Tarets : animalcules mollusques vermiformes. Ils creusent des galeries dans le bois et font ainsi couler les bateaux.

 

Quaterdi 14 pluviose 220

 

Merci à Faujour - Siné-Mensuel n° 6

 

01/02/2012

Tagada tagada voilà les Dalton!

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Quand Nic Dalton vient nous servir sa soupe

On a envie d’y casser le menton

Ce pourri mérite qu’on lui coupe

Ce qui lui sert de roustons !

 

Quand Nic Dalton vient nous gonfler les glandes

On a envie de lui bourrer l’oignon.

Il faudra bien qu’un jour on le pende

Nic Dalton, Nic Dalton, Nic Dalton…

 

Quand ce salaud vient nous baver dans le poste

Son grand air du bonheur ultra-libéral

C’est le moment d’organiser la riposte.

Tous dans la rue, soulèvement général !

Nous les clodos crevant la dalle

Qui n’avons mêm’ pas le chomdu

Nous les champions de la fringale

Nous prendrons ce qui nous est dû

Tremblez vous les patrons

Tremblez vous les poltrons

Les princes du pavé vont vous botter le cul !

 

Quand Nic Dalton vient nous servir sa soupe

On a envie d’y casser le menton

Ce pourri mérite qu’on lui coupe

Ce qui lui sert de roustons !

 

Quand Nic Dalton vient nous gonfler les glandes

On a envie de lui bourrer l’oignon.

Il faudra bien qu’un jour on le pende

Nic Dalton, Nic Dalton, Nic Dalton…

 

 

Ça se chante sur l’air de La Madelon!

 

Tridi 13 pluviose 220

 

 

Illustration X - Droits réservés 

 

 

 

 

 

31/01/2012

Au bistro de la toile: c’est quoi le « modèle allemand » que veut nous vendre Sarko ?

chimulus bistro copie.jpg

 

- Wie geht es dir, Loulle? EinGlas Rotwein, bitte!

 

- Oh! Herr Victor, vasistas? Qu’est-ce qu’il t’arrive? T’as la casquàboulonite ?

 

- Ben, faut se mettre au goût du jour non ? Not’bon président ne jure plus que par l’Allemagne. Alors faut se reconvertir. Hast du gehört ! Ça va réchauffer des souvenirs...

 

- Il est tout de même vrai  qu’en termes de croissance économique, de chômage, de commerce extérieur et de maîtrise de la dette publique les statistiques allemandes peuvent séduire : une croissance économique de 3 % en 2011 et un taux de chômage de 5,5 % en novembre 2011… Ça laisse rêveur…

 

- Ça, c’est ce que chantent sur l’air des lampions les thuriféraires du modèle ultralibéral initié par le « socialiste » Gerhard Schröder et imposée par Merkel et que reprennent comme des perroquets les sarko-trafiquants. L’Organisation Internationale du Travail remet fort opportunément les pendules à l’heure dans un rapport au vitriol publié le 24 janvier sur la stratégie allemande de massacre des salaires à l’œuvre depuis une décennie. En plombant la croissance européenne, la politique des bas salaires allemands serait, selon l’institution onusienne, la cause structurelle des difficultés actuelles de la zone euro : « Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques".

 

- En clair, ça veut dire quoi ?

 

- Ça veut dire que le marché intérieur allemand s’est rétréci au même rythme que les salaires, plombant ainsi les exportations vers l’Allemagne des produits des autres pays de la zone euro. L’Allemagne « d’en-bas »  n’ayant pas de pognon, elle n’achète donc pas de produits français, italien, espagnols, grecs, etc. De plus pour rester compétitifs avec les produits allemands – pour beaucoup fabriqués en Pologne, Tchéquie ou Roumanie puis assemblés en Allemagne pour avoir l’estampille vendeuse « made in Germanie » - les partenaires de l’Allemagne sont contraints à durcir leur austérité salariale. Avec au bout de la route la récession qui se profile sur toute la zone euro ! Et parallèlement une envolée de la dette qui a plus que doublé en France sous Sarkozy.

 

- Pourtant les Allemands nous en foutent plein la vue avec leurs grosses bagnoles…

 

- Illusion Loulle. Illusion ! Ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir venir faire les beaux chez nous. Il y a de plus en plus de pauvres et de précaires chez eux où le Smic n’existe pas. Comme le souligne le rapport, ce sont tout particulièrement les catégories de salariés les plus fragiles qui ont supporté le poids de l’ajustement salarial, puisque les créations d’emplois ont porté essentiellement sur des emplois précaires à bas salaires dans le secteur tertiaire. Les "working poors" (travailleurs pauvres) qui alimentent la progression de la pauvreté en Allemagne ne sont donc plus un mythe depuis longtemps Outre-rhin, la politique de flexibilisation du travail du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, engagée en 2003, politique synonyme de précarisation de l’emploi, ayant une lourde responsabilité en la matière selon le rapport. Voilà le modèle que nous vante et veut nous « vendre » Sarko.

 

- Mouais… Alors restons Vranzais ! Tè ! C’est ma tournée.

 

- Prosit !

 

 

Duodi 12 pluviose 220

 

Merci à Chimulus

 

 

30/01/2012

La pieuvre ACTA = attaque contre la démocratie.

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Pendant le dérisoire cinéma de Pinocchio et sa logorrhée médiatique, 22 pays membres de l’Union européenne, dont la France, sous la pression de la Commission européenne du sinistre Barosso viennent de signer à Tokyo un acte liberticide imposé par les multinationales yankees : le traite ACTA (pour Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou accord commercial anti-contrefaçon). Il s’agit d’un accord négocié secrètement de 2007 à 2010 par un petit "club" de pays (39 pays, dont les 27 de l'Union européenne, les États-Unis, le Japon, etc.). Négocié plutôt que débattu démocratiquement, ACTA contourne les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement. Lorsqu’on sait que ce traité scélérat a été comploté sous l’égide de l’O.M.C., on ne peut qu’être suspicieux !

 

Ce traité camoufle sa nocivité derrière un concept : renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la contrefaçon. Il ne se limite pas aux médicaments et aux produits de luxe, et vise également à combattre le téléchargement illégal (musique, films, logiciels...).

 

Juridiquement, il a été négocié en tant qu'accord commercial, ce qui lui permet d'être adopté plus rapidement et de faire l'objet de moins de débats. Mais ce traité met en place des sanctions judiciaires, ce qui est très inhabituel pour un texte de ce type.

 

Il prévoit notamment une « collaboration » accrue entre fournisseurs d'accès à Internet et les ayants droit. Ce que dénonce la Quadrature du Net, organisation de défense des libertés sur Internet :

 

« Cela signifierait que les missions de police (surveillance et collection de preuves) et de justice (sanctions) puissent être confiées aux acteurs privés, contournant ainsi l'autorité judiciaire et le droit à un procès équitable. » C’est le retour des lettres de cachet !

 

Oxfam France de son côté met en garde contre un traité qui constitue une vraie menace pour l’accès aux médicaments génériques dans les pays du sud et à terme dans les pays du Nord.

 

ACTA a été négocié dans le plus grand secret entre 2006 et 2010, sans que la possibilité n’ait été donnée à la société civile, les patients et même de nombreux États de suivre et de contribuer librement aux négociations [1 ]. Résultant d’un processus clairement antidémocratique, cet accord touche pourtant à des domaines vitaux comme la santé, l’agriculture et la liberté d’expression [2 ] et aura un impact considérable sur la vie de milliers de personnes.

 

Pour Oxfam France, ce traité surprotège les intérêts privés des multinationales pharmaceutiques au détriment de l’intérêt public et fait des fabricants de génériques des coupables présumés. Sous prétexte de lutter contre la contrefaçon des biens, ACTA est un dispositif extrêmement répressif qui met en danger l’accès aux génériques de plusieurs manières :

  • il donne le pouvoir abusif aux douanes européennes de saisir, détruire ou renvoyer aux expéditeurs à leurs frais des médicaments génériques importés en Europe ou en transit sur un simple soupçon d’"utilisation d’une marque confusément similaire" invoquée par un laboratoire.
  • il renforce délibérément l’amalgame entre faux médicaments et médicaments génériques, stigmatise les fabricants de génériques, fait peser sur eux la charge de la preuve et ne prévoit aucune réparation du préjudice subi en cas de saisies abusives.
  • il cible les intermédiaires techniques de la chaine de production des médicaments génériques en les menaçant de lourdes peines, ce qui risque de les dissuader de travailler avec les fabricants de génériques.

 

Concrètement, cela signifie qu’ACTA met en danger la production de génériques à bas prix. Pour Oxfam France, s’il venait à être adopté par les pays européens (le parlement n’a pas encore ratifié – NDLR), ACTA risque clairement de limiter l’accès aux génériques et de miner les efforts internationaux entrepris jusqu’ici pour répondre aux besoins sanitaires des pays du sud. Des millions de personnes vont être privées de traitement, à l’heure où les ressources financières allouées à la santé dans le monde font cruellement défaut. Mais aussi, dans un contexte inédit de restriction budgétaire, ACTA va compromettre les efforts de maitrise du niveau de dépense pharmaceutique au Nord grâce notamment à la substitution par les génériques.

 

"Si l’objectif des États est de protéger la santé de leurs citoyens et d’assurer l’accès à des médicaments de qualité, leur démarche doit être toute autre. D’une part, l’accès de tous aux médicaments essentiels de qualité doit s’appuyer sur la concurrence générique. D’autre part, la qualité des produits de santé doit quant à elle reposer sur le renforcement de l’indépendance et de l’expertise des autorités nationales de régulation du médicament", souligne Marame Ndour d’Oxfam France.

 

C’est pourquoi face à la signature par le Conseil de l’UE de cet accord qui ouvre la procédure de ratification par le parlement, il est urgent :

  • de la part des responsables politiques de permettre aux citoyens européens de mener un débat public et transparent sur les implications concrètes de ce traité.
  • d’exiger de nos parlementaires européens de rejeter un tel accord qui risque de nuire gravement aux libertés et à la santé des peuples.

 

 

Sources :

http://www.oxfamfrance.org/L-acces-aux-medicaments-generiques,1273

http://www.humanite.fr/mot-cle/kader-arif

 

 

Primidi 11 pluviose 220

 

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26/01/2012

Rencontre de Davos : Les Charlots font du ski !

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Ah ! Ils ont bonne mine les « maîtres du monde » qui, chaque année à Davos, viennent baver leurs fiel ! 3.500 flics pour les protéger, une barrière de 18 km ! Et des mètres de neige… Enfermons-les ! Mettons-les au congélateur ! Parait que pour l’instant c’est calme. Les flics se contentent de faire le pied de gru en se gelant les couilles et de relever les identités des militants du mouvement « Occupy Wall Sreet », les « Indignés » érazuniens qui font souffler un air nouveau chez les yankees. Ceux-clà ont monté, à côté des quatre étoiles des pingouins, un village non pas de toile, mais…d’igloos ! Ils inscrivent en lettres énormes sur le tableau blanc de la neige des slogans anticapitalistes où l’humour le dispute à la véhémence.

 

Ce mouvement nie toute légitimité à la rencontre des principaux dirigeants de l'économie et de la politique internationales à Davos, estimant qu'ils ne représentent les intérêts que d'un pour cent de la population et décident du sort de sept milliards d'êtres humains sur la planète. « Les 99% vous pissent à la raie » leur disent-ils en lettres rouge sur la neige !

 

 

Parait qu’ils n’ont pas le moral cette année les « maîtres du monde ».  Et ils ne sont pas tranquilles, comme s’il y avait des cailloux dans leur caviar. Klaus Schwab, le fondateur de ces rencontres de Davos, bêle que « le capitalisme a perdu ses repères » et souhaite regagner la confiance de l’opinion publique. Ben voyons, Kiki, on va te croire. Ils envisagent même d’inviter les dirigeants des « Occupy Wall Sreet » à une rencontre sur l’avenir du capitalisme ! Voilà-t-il pas qu’ils fientent dans leurs calbars parce qu’ils sentent et redoutent la rugosité du chanvre de la corde les « maitres du monde » !

 

 

Ils sont là haut quelques 2500. Ils sont entièrement responsables de la merde économique dans laquelle le monde entier se débat. Ils prétendent pourtant continuer à régir l’existence de 7 milliards d’individus. Qui sont-ils pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ?

 

Les réponses sont simples.

 

Ils sont les représentants de quelques dizaines de mafias financières, de quelques centaines de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent en quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

 

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules.

 

Ah ! S’il pouvait y avoir une énorme avalanche sur Davos !

 

 

Septidi 7 pluviose 220

 

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25/01/2012

Au bistro de la toile : le temps (de Sarko), c’est beaucoup d’argent (de nos poches) !

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- Oh ! Victor, t’as balancé grave sur les dépenses abyssales de Microlax 1er. Mais 500 milliards d’euros, on ne visualise pas…

 

- Un ami à moi, Danivance, a fait un petit calcul qui éclaire la chose : 500 milliards soit 500.000.000.000 d’euros. Sort ta calculette Loulle et faisons un petit calcul… 5 ans de 365 jours (on lui fait cadeau du jour de rabiot de l’année bissextile), ça fait ?

 

- 1.825 jours.

 

- Multiplié par 24 heures, ça fait ?

 

- 43.800 heures.

 

- Multiplié par 60 minutes, ça fait ?

 

- 2.628.000 minutes

 

- Multiplié par 60 secondes, ça fait ?

 

- 157.680.000 secondes.

 

- Divisons donc l’augmentation de la dette due à l’incompétence de Sarko et aux cadeaux faits à ses amis du Fouquet’s, soit 500 milliards, par ce chiffre. Calcule Loulle.

 

- Attends, je m’y perds dans tous ces zéros.

 

- Prends ton temps. C’est vrai que les zéros profusent dans l’entourage de l’Axe de la galaxie…

 

- Ça nous fait donc pour chaque seconde de mandat de Sarkozy une augmentation de la dette – qui s’ajoute à la dette que le Phénix de Neuilly a trouvé en arrivant aux affaires – de 3.171 euros !

 

- Putaing ! Ça en fait des canons ça ! Tè ! Met ma tournée Loulle. Pour oublier…

 

Sextidi 6 pluviose 220

 

Merci à Chimulus 

 

24/01/2012

Le brillant Sarko-bilan : l’homme qui coûte 500 milliards à la France !

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Eh ! Les sarko-trafiquants vont sortir un trac à six millions d’exemplaires pour vanter le bilan de Sarko ! Z’ont pas de vergogne… Le meilleur raccourci du bilan de Sarko c’est celui des chiffres de la dette.

 

Emmanuel Lévy et Mélanie Delattre, journalistes à Marianne et au Point mettent les pendules à l’heure dans un livre « Un quinquennat à 500 milliards : le vrai bilan de Sarkozy » : (…) « Sur les 632 milliards d’accroissement total de la dette – passée en cinq ans de 1 150 milliards d’euros à 1 780 –, la crise n’a compté que pour 109 milliards. Le reste est le fruit d’une mauvaise gestion du passé qui n’a pas été corrigée (370 milliards d’euros) et de décisions prises pendant le quinquennat qui ont considérablement puisé dans les ressources de l’État (153 milliards d’euros), soit au total un peu plus de 520 milliards d’euros. Le prix du mandat Sarkozy. »

 

Tout ce qu’on trouvera sur les six millions de tracs UMP n’est que baratin et communication.

 

Sources :

http://www.marianne2.fr/L-homme-qui-a-coute-500-milliards-a-la-France_a214413.html?print=1

 

http://www.amazon.fr/quinquennat-500-millards-bilan-Sarkozy/dp/2755505877

 

Quintidi 5 pluviose 220

 

Illustration Soulcié

 

23/01/2012

Corbeil-Essonnes : l’hôpital de la honte.

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 Le triple A mode Sarko, c’est fini. Bon débarras. Mais le triple P, vous connaissez ? C’est une invention très ultralibérale des sarko-trafiquants qui consiste en un partenariat public privé. En clair, pour la construction de grandes infrastructures, le privé construit et entretien à ses frais et le privé utilise l’infrastructure moyennant un loyer annuel avec un bail de trente ans. C’est beau sur le papier. Dans la réalité c’est une usine à gaz qui consiste à pomper le pognon du public pour le transférer dans les poches du privé.

La vitrine de ces PPP est le nouvel hôpital Corbeil-Essonnes. Dans les années 2000, les conseils d'administration des deux hôpitaux de Corbeil-Essonnes et d’Evry décident la fermeture des sites, pourtant quasi-neuf  car construits tous deux dans les années 80 dans la perspective de la construction d'un site unique pour ce bassin de population. L’opération doit se faire selon la procédure du PPP. C’est la société Eiffage qui enlève le marché. Le ministre de la santé qui a signé ce partenariat est un certain Douste-Blazy (le nouvel « ami » de Bayrou). Et en route les bulldozers, et coule béton. Le chantier est officiellement terminé depuis le 17 janvier. Parait que c’est aussi accueillant qu’un aéroport ! Des couloirs de plus de cent mètres. Bonjour la chaleur humaine…

Et c’est un beau bordel ! On découvre début 2011 que l'hôpital, truffé de malfaçons (8 000 erreurs constatées par huissiers sur le site), n'est pas prêt d'ouvrir et qu'Eiffage demande une "rallonge" de 100 millions d'euros pour terminer les travaux ! Quant au loyer, évalué à l'origine à 29 millions d'euros annuels, il s'élèvera à près de 43 millions d'euros chaque année ! Un gouffre abyssal. Un rapport de la chambre régionale des comptes épingle quant à lui le PPP, décrivant une "opération juridique contraignante et aléatoire" et évalue à 500 millions d'euros les économies qu'aurait occasionnées une maîtrise d'ouvrage publique dans la construction du site. Et voilà le travail ! 500 millions d’euros que le privé vole au public « grâce » à cette horreur qu’est la PPP !

Cet hôpital est toujours inoccupé car insalubre et mal conçu. Le Centre hospitalier sud-francilien paie pourtant depuis plus d’un an un loyer exorbitant à Eiffage. Tout le monde reconnaît l’échec du « partenariat public-privé » : un gâchis financier et sanitaire. Financier : 500 millions de trop payé à la sortie ; sanitaire : selon Didier Lecointe, responsable sanitaire de l’établissement, le boulot a été mal fait. Par exemple des meubles en aggloméré, « véritables nid à bactéries » (bonjour les maladies nosocomiales !) dans la salle de réanimation, pas de biberonnerie ni de chambres mère-enfants, de l’eau à 25% véritable bouillon de culture alors que la loi impose 60°, etc. 8000 malfaçons ont été constatées par huissier !

Des économies drastiques sont imposées afin de pouvoir payer le loyer de près de 4 millions d’euros par mois ! Au détriment de l’offre de soin ainsi sacrifiée au profit des bénéfices d’une société privée !

Eh ! François, toi que l’on a découvert pugnace, volontaire, réaliste et…de gauche hier, voilà un premier chantier à dépoussiérer lorsque tu seras au pouvoir. D’autant plus que…c’est chez ton porte-parole, Manuel Vals !

 Quartidi 4 pluviose 220

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20/01/2012

ALERTE : LE MEDEF ATTAQUE !

 

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Il a fait son tour de chauffe le Sarko avec son « sommet social ». Une tentative d’enfumage de plus mais qui n’a fait que rigoler les syndicats. Ce qu’il mijote, c’est de casser la baraque avant de se barrer. Il va sortir la grosse Bertha le 29 janvier pour tenter d’imposer à la cosaque les mesures qui achèveront le modèle social « à la française » issue du Conseil National de la Résistance. Marionnette du Medef, c’est lui qui sera à la manœuvre pour tenter de faire passer un max de mesures antisociales.

 

Voilà plusieurs semaines que le ban et l’arrière ban de toutes les officines ultralibérales gravitant autour du Medef font le forcing sur tous les médias pour matraquer leur crédo bidon : trop de charges patronales, pas assez de travail, travail trop payé, pas assez de flexibilité, manque de compétitivité par rapport à l’Allemagne, et patin coufin ! Et ils sont hargneux ! Définitifs ! Avides ! Cyniques ! Sans vergogne ! Ils profitent de la « catastrophe » de la perte du AAA pour pousser leurs feux. Ils attaquent tous azimuts. Gérard Filoche a listé leurs cibles :

 

- Remise en cause des 35 h, soit par suppression de la durée légale, soit par les 37 h avec baisse des salaires par suppression des majorations des heures supplémentaires ;
- Suppression de la 5° semaine de congés payés ;
- Suppression du Smic universel remplacé, comme la durée légale, par un Smic négocié par branche ;
- Développement forcé et généralisé du chômage partiel par seule décision patronale avec salaires abaissés à 60 %, 75 %, sans qu’aucun salarié ne puisse refuser en se réclamant de son contrat de travail ;
- Prédominance des contrats imposés au niveau de l’entreprise sur la loi, avec possibilité de baisses de salaires, de baisses d’horaires, au gré de l’employeur ;
- Remise en cause du CDI avec ces CDD de trente mois, la systématisation des ruptures individuelles non motivées ;
- Casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires qui subissent déjà un jour de carence et 0,27 % de salaire mensuel en moins ;
- Abaissement massif des salaires bruts en transférant les cotisations sociales payées par les patrons en TVA (dite sociale) payée par les salariés ;
- Permettre que tous les apprentis (600.000) puissent travailler de nuit et le dimanche (Villepin avait ouvert l’apprentissage aux enfants de 14 ans et le travail de nuit et du dimanche qu’à partir de 15 ans seulement) ;
- Totale déréglementation du travail du dimanche, fin du principe de repos dominical ;
- Multiplier et vite les « contrats aidés » exonérés de cotisations sociales (sur les 340.000 contrats du secteur non-marchand (CUI-CAE) inscrits au budget, 225.000 devront être conclus au premier semestre).
- Accélération de l’application du recul des départs en retraite et de la baisse du niveau des pensions. Mise à l’écart de toute réglementation sur la pénibilité. Fin de toute dispense de rechercher d’emploi pour les seniors.
- Réduction du droit de grève dans les transports aériens et élargissement des services minimums imposés.

- Rajoutons la privatisation de la formation des enseignants!

 

Voilà ce que Microlax 1er et ses sarko-trafiquants veulent faire passer avant de se barrer. Alors vigilance, action sur le terrain. C’est la guerre avec ces gens-là. Ne les laissons pas marquer des points décisifs en se reposant sur l’espoir d’un prochain changement suite aux élections du printemps. N’oublions pas aussi que Le Pen, malgré son discours mensonger auprès des classes laborieuses est sur la même ligne, n’oublions pas non plus que Bayrou propose 100 milliards de plan de rigueur. On attend la musique hollandaise.

 

Reste Mélenchon qui connait l’ennemi et a un discours clair, sans concession, cohérent. Heureusement !

 

Primidi 1er pluviose 220

 

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19/01/2012

Promo Nucléaire : pour toute centrale achetée, une leucémie en prime !

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Les enfumages pathétiques du pauvre Microlax 1er ne doivent pas nous faire oublier des réalités pas très réjouissantes dont l’une des plus révoltantes demeure l’entêtement pro nucléaire du régime en place, sous la pression terrible du lobby nucléocrate. Les faits parlent d’eux-mêmes : le nombre de leucémie augmente proportionnellement avec la proximité d’une installation nucléaire. Amis habitant près de Marcoule, Tricastin, Cruas, Cadarache, La Hague, etc., bonne et heureuse année ! Et surtout la santé !

 

Un excellent article vient d’être publié dans Agoravox sous la plume d’Olivier Cabanel. Il récèle une foule d’informations étayées par de très nombreux liens. Prenez-en connaissance, il est édifiant :

 

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/promo-nucleaire-pour-toute-108219?debut_forums=200#forum3186774

 

Décadi 30 nivose 220

 

Illustration X – Droits réservés.

 

P.S.- Il paraît que l’UMP cherche un slogan pour la campagne de Microlax. Je leur en propose deux :

 

Avec Nicolas Sarkozy, la France de la désespérance !

Avec Nicolas Sarkozy, la France de la faillite !

 

18/01/2012

Citoyens cochons de payants, exigeons un débat sur la « dette » !

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Cette fameuse dette, dont on nous gonfle à longueur de journée, et que Sarkozy – Lumière de la galaxie – a doublé, que représente-t-elle ? Qui la détient ? Omerta complète sur la question. Alors exigeons la lumière sur ce sujet crucial. Un Collectif national pour un audit de la dette publique, soutenu par des personnalités comme Etienne Balibar, Frédéric Lordon, Susan George ou Ariane Mnouchkine a lancé une pétition pour exiger ce débat.

Objectif du collectif, qui regroupe une vingtaine de syndicats et d'associations: organiser un «débat démocratique au plan local, national et européen» sur la question de la dette des Etats.

 

 

« Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».


Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?


Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie. »
 
Signer l'appel:  http://www.audit-citoyen.org/

 

Nonidi 29 nivose 220

 

Merci à MichaelSki

17/01/2012

Au bistro de la toile. Apporte A boire + Loulle ! C’est notre AA+ à nous !

 

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- Tè ! C’est la mienne. C’est vrai qu’ils nous gonflent les aliboffis avec leurs conneries de triple A, de « dégradation » et patin coufin… Ça ressemble à un enfumage de plus…

 

- C’est un enfumage. Les pays européens, et donc la France, sont gouvernés actuellement non pas par la volonté de leurs peuples à travers leurs gouvernements élus mais par une petite mafia financière qui œuvre avec opiniâtreté dans une seule direction : la destruction de tous les acquis sociaux, la privatisation de tous les services publics, l’esclavagisation des travailleurs, le massacre de la sécu et de tous les services sociaux, etc. La « crise » étant le choc volontairement provoqué par une nébuleuse mafieuse appelée « Lémarché » afin de faire accepter de force toutes leurs saloperies.

 

- Comment sortir des griffes de ces pourris ?

 

- « Lémarché », ce sont en fait quelques fonds de pension, quelques groupements bancaires, quelques fonds spéculatifs à l’abri dans des paradis fiscaux. Presque tous ricains ou rosbifs. La connerie de nos gouvernants -  et particulièrement de Sarkozy qui a doublé la dette au cours de son temps « aux affaires » - est d’emprunter du pognon à ces gens, se mettant ainsi à leur merci.

 

- Ouais. Et on fait comment avec cette dette de 1700 milliards dont le remboursement des seuls intérêts coûte à l’Etat plus de 40 milliards chaque année, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu ?

 

- Un gouvernement qui aurait des couilles aurait vite résolu le problème. D’abord faire un audit de cette dette qui cache bien des créances illégitimes. Ça permettra déjà d’en éliminer une bonne partie. Les Islandais, les Argentins, les Equatoriens l’ont fait avec succès. Puis, sans même changer le mode de fonctionnement de la Banque Centrale Européenne - qui lui interdit stupidement de prêter du pognon directement aux états -, imposer à toutes les banques travaillant en France d’accorder des prêts obligatoires à l’Etat à concurrence des 1700 milliards de la dette. Les banques pour trouver ce pognon emprunteront – elles le peuvent ! – à la BCE au taux habituel pour elles, soit 1%. Après quoi, l’Etat remboursera à ces banques à un taux de 1,1%. C’est bien assez pour payer le fonctionnement de ces établissements qui se gavent sur le dos des Français avec des taux allant de 4 à 24% ! Dès lors le service de la dette diminuera drastiquement et une grosse partie des 40 milliards servira à rembourser réellement cette dette alors qu’actuellement il ne sert qu’à rembourser les intérêts.

 

- Pas con…

 

- Et s’il faut emprunter pour investir, il suffit de lancer un « emprunt patriotique » auprès des Français, à un taux d’un demi point au-dessus du taux du livret A. On peut aussi envisager un emprunt forcé auprès des trois millions de « millionnaires français » ! Ainsi on se sort des griffes de « Lémarché » ! Et leur triple A, ils peuvent se le foutre dans l’oigne et sans vaseline… De plus les milliards correspondant aux intérêts qu’il faudra tout de même rembourser resteront dans le circuit économique du pays, relançant d’autant la consommation et n’iront plus engraisser, comme c’est le cas actuellement, les retraités du Texas, du Wisconsin ou de Californie. L’état Japonais a une dette de 200% de son PIB et se branle complètement des ukases de « Lémarché » puisque cette dette est entièrement détenue par les Japonais ! On n’est pas plus cons qu’eux.

 

- Finalement, tu ferais un bon ministre des finances !

 

- Et généreux en plus ! Tè ! Remet ma tournée, et du rouge !

 

Octidi 28 nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

13/01/2012

Mélenchon crève l’écran !

 

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Rien dans Libé (enfin, pas grand chose) ; rien dans Marianne ; ah, quelque chose sur Médiapart ; un bon truc sur Agoravox ; rien dans Le Monde ni dans Nonobs; évidemment rien sur BFM TV, etc. Je veux parler de l’époustouflante prestation de Mélenchon jeudi soir, lors de l’émission politique de Pujadas. Faut croire qu’il gène l’ami Merluche ! Pourtant, seul contre tous, face aux sourires narquois des « journalistes » de l’establishment, Mélenchon a littéralement crevé l’écran ! Deux heures sans s’emmerder une minute ! Clair, précis, maniant l’humour et la diatribe, connaissant ses sujets, renvoyant sans ménagement dans les cordes ses adversaires – car il ne s’agissait pas d’intervieweurs cherchant à sortir le meilleur de leur interlocuteur, mais d’adversaires résolus à le piéger – Mélenchon a donné un sens à la campagne présidentielle, revenant toujours à l’essentiel, à son programme et surtout à l’humain.

 

Ah ! La tête de l’insupportable Langley, bouffé crû, et celle de Namias, son sourire goguenard lui rentrant dans la gorge ! Un vrai bonheur. Et celle de Pujadas, un peu gêné aux entournures, et les deux duettistes finaux, presqu’admiratifs devant la prestation de la Merluche ! Un seul interlocuteur s’en est bien tiré et ce n’était pas un journaliste mais…Beffa, figure du CAC 40, dont, étonnamment, certaines idées rejoignent celles de Mélenchon.

 

Il a été clair Mélenchon. Pourtant ils voulaient tous le faire trébucher ! Les sans-papiers ? On régularise ceux qui travaillent, car ils sont instrumentalisés par les patrons pour écraser les salaires. Le Smic à 1700 euros ? « C’est ça, dit-il en brandissant une pièce de deux euros, et vous allez me dire que ce n’est pas possible ! » Les milliards à trouver ? Niche Copé, cadeaux aux patrons, et surtout fraude organisée et tolérée ! Le cannabis ? C’est un psychotrope comme tous ceux achetés en pharmacie dont les Français sont les champions pour évacuer leur stress au boulot. Le siège de la France à l’ONU ? Il faudrait l’abandonner au profit de quoi ? De qui ? D’une Europe invertébrée et d’une Ashton inexistante ? Le Tibet ? Pas de courbettes aux curés genre Dalaï Lama. Laïcité avant tout. L’entreprise capitaliste ? Briser  le pouvoir des actionnaires et l’équilibrer avec celui des représentants des travailleurs. Privilégier les Scop. Protectionnisme ? Bien sûr lorsqu’il s’agit de lutter contre des pays où les travailleurs ne sont que des esclaves. L’Europe ? Pas celle actuelle des banquiers. Elle a raté une occasion historique lorsque l’Allemagne et la France étaient dirigées par la gauche et a foirée à cause du refus français de rapprocher les institutions de ces deux pays moteurs. Etc., etc.

 

Quant aux questions sur son attitude vis-à-vis de Hollande, il a martelé que la gauche qu’il représente à toujours, toujours voté pour le candidat de gauche. « Hollande appellerait-il a voter pour moi le cas échéant » ? Enfin, il ne se trompe pas d’adversaire : son engagement est avant tout contre Le Pen et Sarkozy. « Hollande est un concurrent, pas un adversaire ».

 

Puisque les grands médias n’en parlent pas, voilà, schématiquement ce qu’il a dit Mélenchon. Et bien dit !

 

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Si vous ne l'avez pas vu, tè! C'est là: 

http://www.pluzz.fr/des-paroles-et-des-actes-2012-01-12-2...