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25/01/2012

Au bistro de la toile : le temps (de Sarko), c’est beaucoup d’argent (de nos poches) !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as balancé grave sur les dépenses abyssales de Microlax 1er. Mais 500 milliards d’euros, on ne visualise pas…

 

- Un ami à moi, Danivance, a fait un petit calcul qui éclaire la chose : 500 milliards soit 500.000.000.000 d’euros. Sort ta calculette Loulle et faisons un petit calcul… 5 ans de 365 jours (on lui fait cadeau du jour de rabiot de l’année bissextile), ça fait ?

 

- 1.825 jours.

 

- Multiplié par 24 heures, ça fait ?

 

- 43.800 heures.

 

- Multiplié par 60 minutes, ça fait ?

 

- 2.628.000 minutes

 

- Multiplié par 60 secondes, ça fait ?

 

- 157.680.000 secondes.

 

- Divisons donc l’augmentation de la dette due à l’incompétence de Sarko et aux cadeaux faits à ses amis du Fouquet’s, soit 500 milliards, par ce chiffre. Calcule Loulle.

 

- Attends, je m’y perds dans tous ces zéros.

 

- Prends ton temps. C’est vrai que les zéros profusent dans l’entourage de l’Axe de la galaxie…

 

- Ça nous fait donc pour chaque seconde de mandat de Sarkozy une augmentation de la dette – qui s’ajoute à la dette que le Phénix de Neuilly a trouvé en arrivant aux affaires – de 3.171 euros !

 

- Putaing ! Ça en fait des canons ça ! Tè ! Met ma tournée Loulle. Pour oublier…

 

Sextidi 6 pluviose 220

 

Merci à Chimulus 

 

24/01/2012

Le brillant Sarko-bilan : l’homme qui coûte 500 milliards à la France !

dette cinq cent milliards sarko par Soulcié.jpg

 

Eh ! Les sarko-trafiquants vont sortir un trac à six millions d’exemplaires pour vanter le bilan de Sarko ! Z’ont pas de vergogne… Le meilleur raccourci du bilan de Sarko c’est celui des chiffres de la dette.

 

Emmanuel Lévy et Mélanie Delattre, journalistes à Marianne et au Point mettent les pendules à l’heure dans un livre « Un quinquennat à 500 milliards : le vrai bilan de Sarkozy » : (…) « Sur les 632 milliards d’accroissement total de la dette – passée en cinq ans de 1 150 milliards d’euros à 1 780 –, la crise n’a compté que pour 109 milliards. Le reste est le fruit d’une mauvaise gestion du passé qui n’a pas été corrigée (370 milliards d’euros) et de décisions prises pendant le quinquennat qui ont considérablement puisé dans les ressources de l’État (153 milliards d’euros), soit au total un peu plus de 520 milliards d’euros. Le prix du mandat Sarkozy. »

 

Tout ce qu’on trouvera sur les six millions de tracs UMP n’est que baratin et communication.

 

Sources :

http://www.marianne2.fr/L-homme-qui-a-coute-500-milliards-a-la-France_a214413.html?print=1

 

http://www.amazon.fr/quinquennat-500-millards-bilan-Sarkozy/dp/2755505877

 

Quintidi 5 pluviose 220

 

Illustration Soulcié

 

23/01/2012

Corbeil-Essonnes : l’hôpital de la honte.

hôpital Corbeil-Essonnes1.jpg

 Le triple A mode Sarko, c’est fini. Bon débarras. Mais le triple P, vous connaissez ? C’est une invention très ultralibérale des sarko-trafiquants qui consiste en un partenariat public privé. En clair, pour la construction de grandes infrastructures, le privé construit et entretien à ses frais et le privé utilise l’infrastructure moyennant un loyer annuel avec un bail de trente ans. C’est beau sur le papier. Dans la réalité c’est une usine à gaz qui consiste à pomper le pognon du public pour le transférer dans les poches du privé.

La vitrine de ces PPP est le nouvel hôpital Corbeil-Essonnes. Dans les années 2000, les conseils d'administration des deux hôpitaux de Corbeil-Essonnes et d’Evry décident la fermeture des sites, pourtant quasi-neuf  car construits tous deux dans les années 80 dans la perspective de la construction d'un site unique pour ce bassin de population. L’opération doit se faire selon la procédure du PPP. C’est la société Eiffage qui enlève le marché. Le ministre de la santé qui a signé ce partenariat est un certain Douste-Blazy (le nouvel « ami » de Bayrou). Et en route les bulldozers, et coule béton. Le chantier est officiellement terminé depuis le 17 janvier. Parait que c’est aussi accueillant qu’un aéroport ! Des couloirs de plus de cent mètres. Bonjour la chaleur humaine…

Et c’est un beau bordel ! On découvre début 2011 que l'hôpital, truffé de malfaçons (8 000 erreurs constatées par huissiers sur le site), n'est pas prêt d'ouvrir et qu'Eiffage demande une "rallonge" de 100 millions d'euros pour terminer les travaux ! Quant au loyer, évalué à l'origine à 29 millions d'euros annuels, il s'élèvera à près de 43 millions d'euros chaque année ! Un gouffre abyssal. Un rapport de la chambre régionale des comptes épingle quant à lui le PPP, décrivant une "opération juridique contraignante et aléatoire" et évalue à 500 millions d'euros les économies qu'aurait occasionnées une maîtrise d'ouvrage publique dans la construction du site. Et voilà le travail ! 500 millions d’euros que le privé vole au public « grâce » à cette horreur qu’est la PPP !

Cet hôpital est toujours inoccupé car insalubre et mal conçu. Le Centre hospitalier sud-francilien paie pourtant depuis plus d’un an un loyer exorbitant à Eiffage. Tout le monde reconnaît l’échec du « partenariat public-privé » : un gâchis financier et sanitaire. Financier : 500 millions de trop payé à la sortie ; sanitaire : selon Didier Lecointe, responsable sanitaire de l’établissement, le boulot a été mal fait. Par exemple des meubles en aggloméré, « véritables nid à bactéries » (bonjour les maladies nosocomiales !) dans la salle de réanimation, pas de biberonnerie ni de chambres mère-enfants, de l’eau à 25% véritable bouillon de culture alors que la loi impose 60°, etc. 8000 malfaçons ont été constatées par huissier !

Des économies drastiques sont imposées afin de pouvoir payer le loyer de près de 4 millions d’euros par mois ! Au détriment de l’offre de soin ainsi sacrifiée au profit des bénéfices d’une société privée !

Eh ! François, toi que l’on a découvert pugnace, volontaire, réaliste et…de gauche hier, voilà un premier chantier à dépoussiérer lorsque tu seras au pouvoir. D’autant plus que…c’est chez ton porte-parole, Manuel Vals !

 Quartidi 4 pluviose 220

 Photo X – Droits réservés 

20/01/2012

ALERTE : LE MEDEF ATTAQUE !

 

hyènes avec charogne en bouche.jpg

 

Il a fait son tour de chauffe le Sarko avec son « sommet social ». Une tentative d’enfumage de plus mais qui n’a fait que rigoler les syndicats. Ce qu’il mijote, c’est de casser la baraque avant de se barrer. Il va sortir la grosse Bertha le 29 janvier pour tenter d’imposer à la cosaque les mesures qui achèveront le modèle social « à la française » issue du Conseil National de la Résistance. Marionnette du Medef, c’est lui qui sera à la manœuvre pour tenter de faire passer un max de mesures antisociales.

 

Voilà plusieurs semaines que le ban et l’arrière ban de toutes les officines ultralibérales gravitant autour du Medef font le forcing sur tous les médias pour matraquer leur crédo bidon : trop de charges patronales, pas assez de travail, travail trop payé, pas assez de flexibilité, manque de compétitivité par rapport à l’Allemagne, et patin coufin ! Et ils sont hargneux ! Définitifs ! Avides ! Cyniques ! Sans vergogne ! Ils profitent de la « catastrophe » de la perte du AAA pour pousser leurs feux. Ils attaquent tous azimuts. Gérard Filoche a listé leurs cibles :

 

- Remise en cause des 35 h, soit par suppression de la durée légale, soit par les 37 h avec baisse des salaires par suppression des majorations des heures supplémentaires ;
- Suppression de la 5° semaine de congés payés ;
- Suppression du Smic universel remplacé, comme la durée légale, par un Smic négocié par branche ;
- Développement forcé et généralisé du chômage partiel par seule décision patronale avec salaires abaissés à 60 %, 75 %, sans qu’aucun salarié ne puisse refuser en se réclamant de son contrat de travail ;
- Prédominance des contrats imposés au niveau de l’entreprise sur la loi, avec possibilité de baisses de salaires, de baisses d’horaires, au gré de l’employeur ;
- Remise en cause du CDI avec ces CDD de trente mois, la systématisation des ruptures individuelles non motivées ;
- Casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires qui subissent déjà un jour de carence et 0,27 % de salaire mensuel en moins ;
- Abaissement massif des salaires bruts en transférant les cotisations sociales payées par les patrons en TVA (dite sociale) payée par les salariés ;
- Permettre que tous les apprentis (600.000) puissent travailler de nuit et le dimanche (Villepin avait ouvert l’apprentissage aux enfants de 14 ans et le travail de nuit et du dimanche qu’à partir de 15 ans seulement) ;
- Totale déréglementation du travail du dimanche, fin du principe de repos dominical ;
- Multiplier et vite les « contrats aidés » exonérés de cotisations sociales (sur les 340.000 contrats du secteur non-marchand (CUI-CAE) inscrits au budget, 225.000 devront être conclus au premier semestre).
- Accélération de l’application du recul des départs en retraite et de la baisse du niveau des pensions. Mise à l’écart de toute réglementation sur la pénibilité. Fin de toute dispense de rechercher d’emploi pour les seniors.
- Réduction du droit de grève dans les transports aériens et élargissement des services minimums imposés.

- Rajoutons la privatisation de la formation des enseignants!

 

Voilà ce que Microlax 1er et ses sarko-trafiquants veulent faire passer avant de se barrer. Alors vigilance, action sur le terrain. C’est la guerre avec ces gens-là. Ne les laissons pas marquer des points décisifs en se reposant sur l’espoir d’un prochain changement suite aux élections du printemps. N’oublions pas aussi que Le Pen, malgré son discours mensonger auprès des classes laborieuses est sur la même ligne, n’oublions pas non plus que Bayrou propose 100 milliards de plan de rigueur. On attend la musique hollandaise.

 

Reste Mélenchon qui connait l’ennemi et a un discours clair, sans concession, cohérent. Heureusement !

 

Primidi 1er pluviose 220

 

Photo X - Droits réservés

 

 

19/01/2012

Promo Nucléaire : pour toute centrale achetée, une leucémie en prime !

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Les enfumages pathétiques du pauvre Microlax 1er ne doivent pas nous faire oublier des réalités pas très réjouissantes dont l’une des plus révoltantes demeure l’entêtement pro nucléaire du régime en place, sous la pression terrible du lobby nucléocrate. Les faits parlent d’eux-mêmes : le nombre de leucémie augmente proportionnellement avec la proximité d’une installation nucléaire. Amis habitant près de Marcoule, Tricastin, Cruas, Cadarache, La Hague, etc., bonne et heureuse année ! Et surtout la santé !

 

Un excellent article vient d’être publié dans Agoravox sous la plume d’Olivier Cabanel. Il récèle une foule d’informations étayées par de très nombreux liens. Prenez-en connaissance, il est édifiant :

 

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/promo-nucleaire-pour-toute-108219?debut_forums=200#forum3186774

 

Décadi 30 nivose 220

 

Illustration X – Droits réservés.

 

P.S.- Il paraît que l’UMP cherche un slogan pour la campagne de Microlax. Je leur en propose deux :

 

Avec Nicolas Sarkozy, la France de la désespérance !

Avec Nicolas Sarkozy, la France de la faillite !

 

18/01/2012

Citoyens cochons de payants, exigeons un débat sur la « dette » !

dette dessin boulet.jpg

 

Cette fameuse dette, dont on nous gonfle à longueur de journée, et que Sarkozy – Lumière de la galaxie – a doublé, que représente-t-elle ? Qui la détient ? Omerta complète sur la question. Alors exigeons la lumière sur ce sujet crucial. Un Collectif national pour un audit de la dette publique, soutenu par des personnalités comme Etienne Balibar, Frédéric Lordon, Susan George ou Ariane Mnouchkine a lancé une pétition pour exiger ce débat.

Objectif du collectif, qui regroupe une vingtaine de syndicats et d'associations: organiser un «débat démocratique au plan local, national et européen» sur la question de la dette des Etats.

 

 

« Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».


Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?


Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie. »
 
Signer l'appel:  http://www.audit-citoyen.org/

 

Nonidi 29 nivose 220

 

Merci à MichaelSki

17/01/2012

Au bistro de la toile. Apporte A boire + Loulle ! C’est notre AA+ à nous !

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Tè ! C’est la mienne. C’est vrai qu’ils nous gonflent les aliboffis avec leurs conneries de triple A, de « dégradation » et patin coufin… Ça ressemble à un enfumage de plus…

 

- C’est un enfumage. Les pays européens, et donc la France, sont gouvernés actuellement non pas par la volonté de leurs peuples à travers leurs gouvernements élus mais par une petite mafia financière qui œuvre avec opiniâtreté dans une seule direction : la destruction de tous les acquis sociaux, la privatisation de tous les services publics, l’esclavagisation des travailleurs, le massacre de la sécu et de tous les services sociaux, etc. La « crise » étant le choc volontairement provoqué par une nébuleuse mafieuse appelée « Lémarché » afin de faire accepter de force toutes leurs saloperies.

 

- Comment sortir des griffes de ces pourris ?

 

- « Lémarché », ce sont en fait quelques fonds de pension, quelques groupements bancaires, quelques fonds spéculatifs à l’abri dans des paradis fiscaux. Presque tous ricains ou rosbifs. La connerie de nos gouvernants -  et particulièrement de Sarkozy qui a doublé la dette au cours de son temps « aux affaires » - est d’emprunter du pognon à ces gens, se mettant ainsi à leur merci.

 

- Ouais. Et on fait comment avec cette dette de 1700 milliards dont le remboursement des seuls intérêts coûte à l’Etat plus de 40 milliards chaque année, soit l’équivalent de l’impôt sur le revenu ?

 

- Un gouvernement qui aurait des couilles aurait vite résolu le problème. D’abord faire un audit de cette dette qui cache bien des créances illégitimes. Ça permettra déjà d’en éliminer une bonne partie. Les Islandais, les Argentins, les Equatoriens l’ont fait avec succès. Puis, sans même changer le mode de fonctionnement de la Banque Centrale Européenne - qui lui interdit stupidement de prêter du pognon directement aux états -, imposer à toutes les banques travaillant en France d’accorder des prêts obligatoires à l’Etat à concurrence des 1700 milliards de la dette. Les banques pour trouver ce pognon emprunteront – elles le peuvent ! – à la BCE au taux habituel pour elles, soit 1%. Après quoi, l’Etat remboursera à ces banques à un taux de 1,1%. C’est bien assez pour payer le fonctionnement de ces établissements qui se gavent sur le dos des Français avec des taux allant de 4 à 24% ! Dès lors le service de la dette diminuera drastiquement et une grosse partie des 40 milliards servira à rembourser réellement cette dette alors qu’actuellement il ne sert qu’à rembourser les intérêts.

 

- Pas con…

 

- Et s’il faut emprunter pour investir, il suffit de lancer un « emprunt patriotique » auprès des Français, à un taux d’un demi point au-dessus du taux du livret A. On peut aussi envisager un emprunt forcé auprès des trois millions de « millionnaires français » ! Ainsi on se sort des griffes de « Lémarché » ! Et leur triple A, ils peuvent se le foutre dans l’oigne et sans vaseline… De plus les milliards correspondant aux intérêts qu’il faudra tout de même rembourser resteront dans le circuit économique du pays, relançant d’autant la consommation et n’iront plus engraisser, comme c’est le cas actuellement, les retraités du Texas, du Wisconsin ou de Californie. L’état Japonais a une dette de 200% de son PIB et se branle complètement des ukases de « Lémarché » puisque cette dette est entièrement détenue par les Japonais ! On n’est pas plus cons qu’eux.

 

- Finalement, tu ferais un bon ministre des finances !

 

- Et généreux en plus ! Tè ! Remet ma tournée, et du rouge !

 

Octidi 28 nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

13/01/2012

Mélenchon crève l’écran !

 

mélanchon.jpg 

Rien dans Libé (enfin, pas grand chose) ; rien dans Marianne ; ah, quelque chose sur Médiapart ; un bon truc sur Agoravox ; rien dans Le Monde ni dans Nonobs; évidemment rien sur BFM TV, etc. Je veux parler de l’époustouflante prestation de Mélenchon jeudi soir, lors de l’émission politique de Pujadas. Faut croire qu’il gène l’ami Merluche ! Pourtant, seul contre tous, face aux sourires narquois des « journalistes » de l’establishment, Mélenchon a littéralement crevé l’écran ! Deux heures sans s’emmerder une minute ! Clair, précis, maniant l’humour et la diatribe, connaissant ses sujets, renvoyant sans ménagement dans les cordes ses adversaires – car il ne s’agissait pas d’intervieweurs cherchant à sortir le meilleur de leur interlocuteur, mais d’adversaires résolus à le piéger – Mélenchon a donné un sens à la campagne présidentielle, revenant toujours à l’essentiel, à son programme et surtout à l’humain.

 

Ah ! La tête de l’insupportable Langley, bouffé crû, et celle de Namias, son sourire goguenard lui rentrant dans la gorge ! Un vrai bonheur. Et celle de Pujadas, un peu gêné aux entournures, et les deux duettistes finaux, presqu’admiratifs devant la prestation de la Merluche ! Un seul interlocuteur s’en est bien tiré et ce n’était pas un journaliste mais…Beffa, figure du CAC 40, dont, étonnamment, certaines idées rejoignent celles de Mélenchon.

 

Il a été clair Mélenchon. Pourtant ils voulaient tous le faire trébucher ! Les sans-papiers ? On régularise ceux qui travaillent, car ils sont instrumentalisés par les patrons pour écraser les salaires. Le Smic à 1700 euros ? « C’est ça, dit-il en brandissant une pièce de deux euros, et vous allez me dire que ce n’est pas possible ! » Les milliards à trouver ? Niche Copé, cadeaux aux patrons, et surtout fraude organisée et tolérée ! Le cannabis ? C’est un psychotrope comme tous ceux achetés en pharmacie dont les Français sont les champions pour évacuer leur stress au boulot. Le siège de la France à l’ONU ? Il faudrait l’abandonner au profit de quoi ? De qui ? D’une Europe invertébrée et d’une Ashton inexistante ? Le Tibet ? Pas de courbettes aux curés genre Dalaï Lama. Laïcité avant tout. L’entreprise capitaliste ? Briser  le pouvoir des actionnaires et l’équilibrer avec celui des représentants des travailleurs. Privilégier les Scop. Protectionnisme ? Bien sûr lorsqu’il s’agit de lutter contre des pays où les travailleurs ne sont que des esclaves. L’Europe ? Pas celle actuelle des banquiers. Elle a raté une occasion historique lorsque l’Allemagne et la France étaient dirigées par la gauche et a foirée à cause du refus français de rapprocher les institutions de ces deux pays moteurs. Etc., etc.

 

Quant aux questions sur son attitude vis-à-vis de Hollande, il a martelé que la gauche qu’il représente à toujours, toujours voté pour le candidat de gauche. « Hollande appellerait-il a voter pour moi le cas échéant » ? Enfin, il ne se trompe pas d’adversaire : son engagement est avant tout contre Le Pen et Sarkozy. « Hollande est un concurrent, pas un adversaire ».

 

Puisque les grands médias n’en parlent pas, voilà, schématiquement ce qu’il a dit Mélenchon. Et bien dit !

 

 Photo X - Droits réservés


Si vous ne l'avez pas vu, tè! C'est là: 

http://www.pluzz.fr/des-paroles-et-des-actes-2012-01-12-2...

 

Au bistro de la toile : l’arnaque du Livret A.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, t’es voyant ou quoi ? L’embrouille dont tu parlais il y a quatre jours concernant le taux du livret A, voilà qu’elle arrive !

 

- Je ne suis pas voyant mais je prends mes informations là où il faut et pas chez TF1, France télévisions où autres organisations à bourrer le crâne et à karchériser les cervelles au profit de Coca-Cola, Bouygues et leurs marionnettes politiques. Rien à changer, persiste et signe :

 

« Le taux du Livret A est régit de façon très précise (Les règles d'indexation du livret A ) par la loi. Une fois que la formule d'indexation est connue, voici ce qui se passe : « La Banque de France calcule ces taux chaque année les 15 janvier et 15 juillet. Elle transmet le résultat du calcul dans les quatre jours ouvrés au directeur du Trésor. Lorsque le résultat du calcul conduit à modifier les taux, le directeur du Trésor fait procéder à la publication des nouveaux taux au Journal officiel de la République française. Ces nouveaux taux sont applicables à compter du 16 du mois de leur publication ou, si la date de publication est comprise entre le 16 et la fin du mois, du premier jour du mois suivant leur publication. »

L’inflation, au cours de l’année 2011 a augmenté de 2,4%. Le taux selon le mécanisme d’indexation, doit être au moins de 0,25% au-dessus de l’inflation. Donc, le 1er février, dans le cas présent, le taux devrait passer à 2,65% arrondi (c’est le règlement) au quart supérieur, donc 2,75% au lieu de 2,25% actuellement. La loi devrait donc faire obligation au citoyen Noyer Christian, ci-devant gouverneur de la Banque de France de procéder à une hausse du taux du Livret à 2,75% au 1er février prochain, quitte à rabaisser le taux le 1er mai suivant si l’inflation baisse, c'est-à-dire... entre les deux tours de l'élection présidentielle! Pas bon du tout pour Sarko ça ! Pas bon du tout !

Mais heureusement (!!??) dans ce règlement, il est prévu une clause qui permet au gouverneur de la Banque de France de suspendre la mise en œuvre de la formule d'indexation en cas de « circonstances exceptionnelles ». Le gouverneur de la Banque de France, le ci-devant Noyer Christian, sarkozyste convaincu, envisage – en contravention flagrante avec la loi - de faire jouer cette clause de « circonstances exceptionnelles » pour laisser le taux de rémunération du livret  à 2,25% au 1er février prochain. C'est ce qu'il a laissé entendre sur Europe-1 ! »

 

- Ben voilà, c’est fait…

 

- Eh ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire dans moins de cent jours, bulletin en main !

 

- Virez ces voyous !

 

Quartidi 24 nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

 

12/01/2012

C'est le temps des soldes

 

chimulus soldes.jpg

 

On solde tout: le pouvoir d'achat, les emplois, les libertés, la dignité, la liberté d'expression, les insultes de campagne. Approchez! Approchez! Il y en a pour tout le monde!

 Tridi 23 nivose 220

Merci à Chimulus

11/01/2012

Chez les blaireaux…

 

 

blaireaux.jpg

 

Il s’agit d’un parti bien crado

Où s’agglutinent autour de Sarko

L’essentiel des champions de l’embrouille

Des klampins qui s’en mettent plein les fouilles

Y a tous les parasites du Fouquet’s

A l’affut de pognon à piquer

On y croise les philanthropes du Medef

Qui tirent les ficelles avec benef

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Il nous prend pour des couillons

 

Avec leur TVA sociale

Ils mériteraient quelques mandales

Ça consiste à prendre la thune des fauchés

Ces salauds d’pauvres ces débauchés

Pour baisser les charges des patrons

Qui leur pressent tant et plus le citron

Les gens du Medef sont des opiniâtres

Il faut bien qu’ils changent leur 4x4

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Il nous prend pour des couillons

 

 

Voilà que ces princes de la rapine

Découvrent soudain la taxe Tobin

Sarko fait le beau le joli teckel

Qui boug’ la queue devant la Merkel

Cette initiative franco-allemande

Y a vingt ans que la gauche la demande

C’est une bonne idée prenons-les au mot

S’ils le font alors bravissimo

 

Chez les blaireaux

Le patron s’appelle Sarko

Avec Copé et Fillon

Il nous prend pour des couillons

 

 (Merci à l’ami Pierrot !)

 

 

Duodi 22 Nivose 220

Illustration X - Droits réservés

10/01/2012

Convertir le CO2 en pétrole

BFS usine.jpg

On nous gonfle les aliboffis avec la nécessité incontournable de l’énergie nucléaire faute “ de retourner à la bougie”. La crise nucléaire ouverte avec Fukushima remet sérieusement en cause l’énergie nucléaire. Les nucléocrates nous assènent leurs “vérités” en disant qu’il n’y a pas d’alternatives, que c’est une énergie propre, pas chère et blablabla.


Or, tandis que la France gaspille des dizaines de milliards à maintenir en état des centrales nucléaires du passé, d’autres avancent sur des terrains nouveaux. Les Allemands avec l’éolien, le photovoltaïque, l’habitat économique; les Espagnols font encore plus fort: fermes photovoltaïques géantes, champs d’éoliennes et voilà du nouveau, et pas n’importe quoi: la conversion du gaz carbonique (responsable de l’effet de serre) en pétrole!

 

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09/01/2012

Pendant la campagne les sarko-saloperies continuent de plus belle !

 

sarkodoigtsdhonneur copie.jpg

 

 

Le président du pouvoir d’achat est décidemment égal à lui-même : faire les poches de ces salauds de pauvres pour que puissent s’empiffrer un peu plus les sarko-trafiquants du Fouquet’s club ! Il y a quelques semaines, il relevait d’autorité la TVA produits de base de 5,5% à 7%. Depuis le 1er janvier c’est en vigueur : bonjour le pouvoir d’achat des pauvres ! Puis il veut faire passer, toujours en force, cet oxymoron nommé « TVA sociale ». Plus anti social que ça tu meurs ! Cette mesure, directement sortie des cartons du Medef, va encore sérieusement plomber le pouvoir de survie des précaires, engraisser un peu plus les patrons qui en profiteront pour gonfler leurs marges, sans aucune influence réelle ni sur les délocalisations, ni sur l’invasion des produits chinois.

 

Mais ce n’est pas tout ! Mais ce n’est pas tout ! Approchez mesdames et messieurs, le grand prestidigitateur Sarko va sortir de sa besace encore une superbe arnaque : il va piquer les quatre sous que ces salauds de pauvres mettent sur leur Livret A ! Suivez le cheminement de l’embrouille et vous saluerez l’artiste !

 

Le taux du Livret A est régit de façon très précise (Les règles d'indexation du livret A ) par la loi. Une fois que la formule d'indexation est connue, voici ce qui se passe : « La Banque de France calcule ces taux chaque année les 15 janvier et 15 juillet. Elle transmet le résultat du calcul dans les quatre jours ouvrés au directeur du Trésor. Lorsque le résultat du calcul conduit à modifier les taux, le directeur du Trésor fait procéder à la publication des nouveaux taux au Journal officiel de la République française. Ces nouveaux taux sont applicables à compter du 16 du mois de leur publication ou, si la date de publication est comprise entre le 16 et la fin du mois, du premier jour du mois suivant leur publication. »

L’inflation, au cours de l’année 2011 a augmenté de 2,4%. Le taux selon le mécanisme d’indexation, doit être au moins de 0,25% au-dessus de l’inflation. Donc, le 1er février, dans le cas présent, le taux devrait passer à 2,65% arrondi (c’est le règlement) au quart supérieur, donc 2,75% au lieu de 2,25% actuellement. La loi devrait donc faire obligation au citoyen Noyer Christian, ci-devant gouverneur de la Banque de France de procéder à une hausse du taux du Livret à 2,75% au 1er février prochain, quitte à rabaisser le taux le 1er mai suivant si l’inflation baisse, c'est-à-dire... entre les deux tours de l'élection présidentielle! Pas bon du tout pour Sarko ça ! Pas bon du tout !

Mais heureusement (!!??) dans ce règlement, il est prévu une clause qui permet au gouverneur de la Banque de France de suspendre la mise en œuvre de la formule d'indexation en cas de « circonstances exceptionnelles ». Le gouverneur de la Banque de France, le ci-devant Noyer Christian, sarkozyste convaincu, envisage – en contravention flagrante avec la loi - de faire jouer cette clause de « circonstances exceptionnelles » pour laisser le taux de rémunération du livret  à 2,25% au 1er février prochain. C'est ce qu'il a laissé entendre sur Europe-1 ( cliquer ici ) !

Les « circonstances exceptionnelles » en question, c’est donc une simple magouille pro sarkozyste ! Noyer, si Microlax repasse, t’aura une médaille, promis juré !

Ce que ces crapules vont nous voler, ce n’est pas rien ! Le Livret A et le livret qui lui est adossé, le Livret de développement durable (LDD), totalisent environ 270 milliards d'euros de dépôts, auxquels il faut ajouter les quelque 50 milliards d'euros du Livret d'épargne populaire (LEP), soit 320 milliards au total, un point de variation du taux de rémunération équivaut à 3,2 milliards d'euros sur un an, soit 800 millions d'euros par trimestre. Soit pour un demi-point 400 millions d’euros !

A vos bulletins ! A vos bulletins ! Et virons ces nuisibles.

 

Sources :http://www.mediapart.fr/journal/economie/060112/livret-l-entourloupe

 

Décadi 20 Nivose 220

 

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06/01/2012

Jeanne-d’Arc: "je ne suis pucelle que vous croyez"!

jeanne d'arc dessin.jpg

 

Tè ! Voilà tous les « sauveurs de la France » qui se tapent le pèlerinage à Dom Rémy, chez la pucelle. Pucelle la Jeanneton ? Mouais… Paysanne la Jeannette ? Boff… D’autres disent qu’elle serait le résultat de quelque somptueux lonchage entre la belle Isabeau de Bavière – une fière gaillarde ! – et Louis d’Orléans, le frangin play-boy de l’époux légitime de la luronne, Charles VI, un tracassé du melon. Mais à cette époque, les coups d’Opinel volaient bas et voilà que le beau Louis-bite-en-bronze se prend six pouces de fer dans le gras du bide de la part d’un certain Jean-sans-peur, par ailleurs duc de Bourgogne. Au fait, le pauvre Loulou-braque-d’or appartenait, comme son frangin qu’il cocufiait allègrement, au clan des Armagnacs. Ah ! Rappelez-vous un peu votre Histoire de France : les Armagnacs et les Bourguignons ! Eh ! La somptueuse liqueur de chez Montesquiou ou de chez Dauzet contre les sublimes Aloxe-Corton ou les grands Pommard ! Bref, ces deux tribus se haïssaient cordialement et fricottaient façon Ganelon ou Besson avec les Rosbifs qui gonflaient les aliboffis à tout le pays.

 

Revenons à nos moutons. La belle Isabeau - qui avait les grelots que le méchant surineur, ne s’en prenne à la petite Jeanne – confie celle-ci à une de ses dames de compagnie qui planque la pitchounette chez ses vieux, quelque part en Lorraine, ou le vieux, un certain Jacques d’Arc avait quelques biens près de Dom Rémy. Là, la petite s’élève entre les moutons, les bondieuseries et probablement le « jouer-au-docteur » avec les petits bergers chauds du tisonnier à moustache. Jusqu’au jour où…

 

Jusqu’au jour où, après son petit quatre-heures arrosé au Clos-Vougeot, voilà le grand Saint-Michel « himself » qui lui parle dans les portugaises et lui dit texto : « Eh ! Oh ! Jeanneton ! Laisse un peu tomber tes bédigues, ta quenouille et tes bergers vicelards et va flanquer les Rosbifs à la porte du royaume de France, fille aînée de l’église ! » La France à l’époque était cabossée, partagée, déchirée entre les Armagnacs résistants aux Rosbifs et les Bourguignons plutôt collabos. La jeannette prend les choses aux sérieux. Tata Yolande lui apprend les bonnes manières tandis que l’écuyer en chef Jeannot de Novelempont lui apprend à écarter les cuisses au dessus d’un canasson de guerre ! Bref, la voilà qui devient une rugueuse.

 

Voilà donc que le 12 octobre 1428, les « pudding-eater » assiègent Orléans. La baston qui se prépare est terrible car Charlot le Septième – une troisième série, B – sait que s’il prend la pâtée, c’en est fini de son royaume… La France deviendra la Rosbifie… Faut pas déconner, on n’a pas envie de bouffer du cheddar et du gigot bouilli à la menthe ! Voilà que Saint-Michel bat le ban et l’arrière-ban des saints et saintes et que tous disent à Jeannette-fesses-tannées de lever une armée et de se rendre dare-Dard délivrer Charles VII à Orléans. En passant à Chinon, elle boit quelques canons en pensant à Rabelais et…reçoit d’un envoyé de tata Yolande, reine de son état, un coffret contenant des lettres attestant que la Jeanne dite d’Arc était en fait la fille (le fils ?!) d’Isabeau et du grand Louis, donc la frangine (frangin?!) au Charlot ! Plein d’embrouilles, de vérification du berlingot puis enfin Charlot, le 15 avril 1429, remet à la pucelle le commandement en chef de l’armée ! L’armée ? En fait la Jeanne embauche et galvanise tous les traine-sabre, coupe-jarret, malfrats, voleurs, violeurs, détrousseurs et assassins qui trainent autour d’Orléans assiégée. Il y a même une certain Gille de Rais (un gaillard qui, soi dit en passant, se trimballait une réputation à faire pâlir DSK !).

 

Et c’est la baston. Pendant dix jours. Et les Rosbifs prennent bel et bien la pâtée, pire qu’en Nouvelle-Zélande en demi-finale ! Les Bourguignons en sont réduits à picoler du kiravi et Jeanne fait sacrer Charles VII à Reims au mois de juillet…

 

Bon. Il s’en passera d’autres et la pauvre Jeanne finira comme une merguez au barbecue de l’évêque Cauchon. Enfin, elle ou…une pauvre fille qu’on aurait cloquée à sa place !

 

Allez ! A la nôtre !

 

Septidi 17 Nivose 220

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05/01/2012

SarkUbu Slam

 

ubu sarko.jpg

 

- Ch’uis le président de l’échec

Celui qu’a mis la France à sec

Celui qu’a enfilé les Grecs

Celui qui tape sur les métèques

Qu’arrivent chez nous sans un kopeck

Moi c’que je kiffe c’est les gros chèques

Ceux des évêques ou ceux des Cheiks

A qui j’fais des salamalecs

Vous je vous laisse quelques pastèques

C’est assez bon pour votre bec

De pauvres australopithèques

- « Dis papa, c’est quoi un sale mec ? »

 

- Ch’uis le président le plus visible

L’plus m’as-tu-vu le plus risible

Mais faites gaffe ch’uis susceptible

Et j’peux devenir terrible

J’sais traquer les irréductibles

Sans pitié ch’suis insensible

D’accord ch’suis pas incorruptible

A Karachi rien d’impossible

Pour l’instant ch’uis insubmersible

Véreux mais pas inéligible

Dans tout ça y’a quoi qu’est horrible ?

- « Dis papa, c’est quoi un nuisible ? »

 

Ch’uis le président d’une coterie

Cell’ du Fouquet’s de Paris

La tune la banque l’industrie

Rolex diam’s et filouterie

On se vautre dans l’escroquerie

Nos femmes pètent dans la soierie

On vous ment sans tartufferie

La « crise » ? V’là un bon pari !

Un prétexte ! Bande d’ahuris

Pour faire passer nos saloperies

Plus je vous baise et plus je ris !

- « Dis papa, c’est quoi un pourri ? »

 

VictorAyoli ©

 

Sextidi 16 Nivose 220

 

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04/01/2012

2012 : l'année où on rend les mandales!

chimulus année des mandales.jpg

 

 

Cette année, on rend les mandales, on distribue les ramponeaux, on claque les couilles dans la gueule de tous les pourris qui nous pressurent, qui nous exploitent, qui nous méprisent.

L'occasion nous en est donné dans les urnes. Et si ça ne suffit pas, faudra aviser à d'autres mandolinages !

Quintidi 15 Nivose 220

Merci à Chimulus

03/01/2012

Au bistro de la toile : Sarko et les Scop…

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as vu, voilà que Sarko s’intéresse au sort des ouvriers ! Il veut imposer à la SNCF, entreprise nationale principal actionnaire de SeaFrance, de refiler aux salariés de cette société dans la panouille un max de thunes pour qu’ils rachètent et fassent repartir leur entreprise sous forme de SCOP, c'est-à-dire société coopérative ouvrière de production.

 

- Quand on connait le blaireau, on ne peut que ricaner devant ce revirement. Il y a quelques jours seulement, par la bouche fielleuse de son sous ministre des transports, le pittoresque Mariani, il faisait savoir que cette solution était ridicule et procédait du jusqu’au-boutisme suicidaire de syndicats intégristes ! Et voilà qu’il prône maintenant l’exact contraire, faisant passer de façon éclatante son sous ministre pour un con !

 

- Ouais mais on ne va pas lui reprocher de découvrir l’intérêt de l’économie sociale ?

 

- Certainement pas, mais tout ça sonne tellement faux qu’on ne peut que douter des intentions réelles de Microlax. Pour qu’une Scop marche – et il y en a beaucoup  - il faut un secteur porteur, des capacités de management interne à l’entreprise, une volonté sans faille des coopérateurs d’œuvrer ensemble et…des capitaux. Le transport maritime transmanche reste porteur malgré le tunnel, le projet est porté par la CFDT qui possède en ses rangs des dirigeants potentiels ayant toutes les capacités requises, reste la volonté des travailleurs et les capitaux. Le fait que depuis le début de l’affaire les salariés unanimes proposent la solution de la Scop est un gage de solidité collective. Quant aux capitaux, si chaque salarié touche des indemnités de 50.000 euros, vu qu’ils sont un millier, on arrive aux 50 millions nécessaire ! Reste à convaincre la SNCF…

 

- Sauf si – ce qui est probablement le calcul sournois et cynique de Sarko et de ses sarko-trafiquants – une majorité de ces salariés, éblouis par cette masse conséquente de thunes qui va leur arriver, plutôt que de les investir dans une scop, les gaspillent en achat d’écrans LCD, de bagnoles pleins de gadgets et autres dépenses de merde avant de s’inscrire au chomdu ! On peut faire confiance aux sarko-trafiquants pour tout faire pour planter la merde entre les syndicats de façon à casser la barraque tout en faisant de grands gestes pour la sauver !

 

- T’as tout compris. C’est probablement là le calcul des sarko-trafiquants pour lesquels l’économie solidaire est un épouvantail qui les fait trembler et se chier dessus de peur. Les scop et autres formes d’entreprises sociales sont la véritable alternative au capitalisme sauvage que nous subissons actuellement. Les Argentins en ont fait l’un de leurs principaux chevaux de  bataille dans leur guerre victorieuse contre les vampires du capitalisme mondialisé.

 

- A la nôtre !

 

 

Quatridi 14 Nivose 220

 

Merci à Chimulus


02/01/2012

Racistes les Français ? Ça va pas la tête !

 

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Effectivement, ils ont bonne mine les pisse-froids qui traitent les Français de racistes. Il suffit de voir la liste des personnalités préférées : un métis, un maghrébin et un noir. Sauf pour certains tracassés des boyaux de la tête, c’est sans commentaire ! Ollé !

 

Tridi 13 Nivose 220

 

Merci à Tropicalboy

 

01/01/2012

Et si on débutait l’année avec quelques bonnes idées ?

 

 

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Il est des similitudes de situations à des époques différentes qui donnent à réfléchir et à aller voir ce qui se pensaient avant. Ainsi des réflexions de Pierre Kropotkine, penseur, géographe et homme d’action :

 

« L’histoire de la pensée humaine rappelle les oscillations du pendule, et ces oscillations durent déjà depuis des siècles. Après une longue période de sommeil arrive un moment de réveil. Alors la pensée s’affranchit des chaînes dont tous les intéressés — gouvernants, hommes de loi, clergé — l’avaient soigneusement entortillée. Elle les brise. Elle soumet à une critique sévère tout ce qu’on lui avait enseigné et met à nu le vide des préjugés religieux, politiques, légaux et sociaux, au sein desquels elle avait végété. Elle lance la recherche dans des voies inconnues, enrichit notre savoir de découvertes imprévues ; elle crée des sciences nouvelles.

 

Mais l’ennemi invétéré de la pensée — le gouvernant, l’homme de loi, le religieux — se relèvent bientôt de la défaite. Ils rassemblent peu à peu leurs forces disséminées ; ils rajeunissent leur foi et leurs codes en les adaptant à quelques besoins nouveaux. Et, profitant de ce servilisme [sic] du caractère et de la pensée qu’ils avaient si bien cultivé eux-mêmes, profitant de la désorganisation momentanée de la société, exploitant le besoin de repos des uns, la soif de s’enrichir des autres, les espérances trompées des troisièmes — surtout les espérances trompées — ils se remettent doucement à leur œuvre en s’emparant d’abord de l’enfance par l’éducation.

 

L’esprit de l’enfant est faible. Il est si facile de le soumettre par la terreur ; c’est ce qu’ils font. Ils le rendent craintif, et alors ils lui parlent des tourments de l’enfer ; ils font miroiter devant lui les souffrances de l’âme damnée, la vengeance d’un dieu implacable. Un moment après, ils lui parleront des horreurs de la Révolution, ils exploiteront un excès des révolutionnaires pour faire de l’enfant « un ami de l’ordre ». Le religieux l’habituera à l’idée de loi pour le faire mieux obéir à ce qu’il appellera la loi divine, et l’avocat lui parlera de loi divine pour le faire mieux obéir à la loi du code. Et la pensée de la génération suivante prendra ce pli religieux, ce pli autoritaire et servile en même temps — autorité et servilisme marchent toujours la main dans la main — cette habitude de soumission que nous ne connaissons que trop chez nos contemporains.

 

Pendant ces périodes de sommeil, on discute rarement les questions de morale. Les pratiques religieuses, l’hypocrisie judiciaire en tiennent lieu. On ne critique pas, on se laisse mener par l’habitude, par l’indifférence. On ne se passionne ni pour ni contre la morale établie. On fait ce que l’on peut pour accommoder extérieurement ses actes à ce que l’on dit professer. Et le niveau moral de la Société tombe de plus en plus. On arrive à la morale des Romains de la décadence, de l’ancien régime, de la fin du régime bourgeois.

 

Tout ce qu’il y avait de bon, de grand, de généreux, d’indépendant chez l’homme s’émousse peu à peu, se rouille comme un couteau resté sans usage. Le mensonge devient vertu ; la platitude, un devoir. S’enrichir, jouir du moment, épuiser son intelligence, son ardeur, son énergie, n’importe comment, devient le mot d’ordre des classes aisées, aussi bien que de la multitude des pauvres gens dont l’idéal est de paraître bourgeois. Alors la dépravation des gouvernants – du juge, du clergé et des classes plus ou moins aisées – devient si révoltante que l’autre oscillation du pendule commence.

 

La jeunesse s’affranchit peu à peu, elle jette les préjugés par-dessus bord, la critique revient. La pensée se réveille, chez quelques-uns d’abord ; mais insensiblement le réveil gagne le grand nombre. La poussée se fait, la révolution surgit.

(…) »

 

Pierre Kropotkine.

 

Duodi 12 Nivose 220

 

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31/12/2011

Vœux à Sarko and C°

 

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Tous nos vœux de bonheur Monsieur le Président,

De douceur domestique et de désir ardent

Traitez donc en princesse votre Charlotte Brun,

Elle, belle Toscane et vous, sinistre Hun.

 

Elle vous susurrera de tendres sérénades,

Vous fera oublier la France dans la panade

Vous voguerez, heureux, dans la félicité

Bien loin du triple A, des grèves et des cités

 

Loin des mauvais sondages et des contestations,

Roulez-vous dans le stupre et la fornication,

Aimez à en mourir votre belle Italienne,

 

Partez donc en voyage dans quelqu’île lointaine

Avec la toute fraîche Giulia Sarkozy,

Et surtout RESTEZ-Y !

 

 

Primidi 11 Nivose 220

 

Merci à Tropicalboy