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08/08/2016

Annulation des fêtes de l’été : le couillemollisme triomphant !

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Les feux d’artifice, fleurs nocturnes de l’été, sont supprimés les uns après les autres. Risques d’incendie ? Non, couillemollisme triomphant.

Des festivals de jazz, des fêtes votives, des marchés festifs annulées. Mauvaises météos ? Non, couillemollisme triomphant.

Et voilà maintenant, cerise sur halva, Martine Aubry qui « suspend » la grande braderie de Lille ! Risque grave d’attentat ? Peut-être, mais surtout couillemollisme triomphant. Il est vrai que c’est de famille chez la maire de Lille : son père ne « les » a pas eues suffisamment gonflées pour se présenter à une élection présidentielle largement gagnable…

Pourquoi cette débandade (c’est le mot juste) générale ? La peur panique d’un attentat. C’est le syndrome de Nice. Ce risque existe-t-il réellement ? Il serait stupide de le nier, mais est-il si important qu’il faille tout annuler ? Transformer l’été français en un sombre été saoudien ? Faut-il arrêter de rire, de faire la fête, de se rencontrer, de boire quelques canons ensemble, d’assister à une manifestation que des organisateurs souvent bénévoles ont mis des mois à préparer ? Par peur de quoi ? D’un camion fou comme à Nice ? D’un fou d’allah suicidaire ? Ces risques existent, évidemment. Mais la réponse des responsables – l’annulation de ces manifestations – consacre le triomphe de ceux que l’on dit combattre : les nazis de l’état islamiste, d’al quaïda ou autres sectes se réclamant de l’islam.

Chaque annulation de fête doit être… fêtée avec force « alaouacbar » chez les barbus ! Fêtée comme autant de victoires. Parce que le couillemollisme de nos responsables assure leur triomphe ! Chaque couillemolliste devient un complice de fait des assassins enturbannés. Et chaque marche blanche, chaque Marseillaise plus bêlante que virile ânonnée par des cortèges éplorés sonnent comme des victoires pour nos ennemis. Face à un ennemi gouverné par la violence primaire, la compassion est une faiblesse mortelle.

Le Festival d’Avignon et ses foules joyeuses, les Fêtes de Bayonne, la Féria de Nîmes, etc. ont eu lieu sans problème. Parce que les autorités locales « les » avaient bien pendues et qu’elles ont pris les mesures de base les plus évidentes, pas comme à Nice.

Les déambulations de militaires en treillis camouflé, armés jusqu’aux dents, dans les rues, le long des plages, sont-ils réellement utiles ? Dissuasifs pour les uber-terroristes ? Pas sûr. Des équipes très mobiles genre « voltigeurs de Pasqua », avec un chauffeur de moto tout-terrain et un passager armé d’un Famas, prêt à défourailler sans état d’âme, seraient plus redoutés par les uber-terroristes. Parce que le danger, il ne vient pas, il ne vient plus de l’extérieur, mais de chez nous. Il est le fait de terroristes made in France, des autoentrepreneurs du massacre en quelque sorte. Si guerre il y a, c’est une guerre civile. C’est effrayant, mais c’est comme ça. Le travail, c’est sur le renseignement qu’il faut le faire. Et sur les réseaux sociaux. Facebook ne met pas deux heures pour supprimer de ses pages tout ce qui ressemble à un nichon ou à un cul, mais serait incapable de détecter les sites islamistes et de supprimer les sites appelant au meurtre ? Allons, allons… Foutons en taule pour quelques jours le directeur pour la France de cette multinationale yankee, et ça facilitera leur compréhension du problème !

Pour en revenir à la suppression des fêtes de l’été, il coûterait moins cher de, lors de manifestations festives prévues longtemps à l’avance, de mettre en place des blocs de béton pour empêcher l’irruption du camion ou de la voiture assassine. De même les abribus devraient être protégés par de solides arrêts métalliques ou en béton. Ça ne coûte pas cher. Quant aux rues adjacentes, il faut investir dans des plots métalliques escamotables. Et., etc. Ça coûte du pognon ? Et alors ? On est en guerre ou pas ?

Après ça on entend les pleureuses "économistes" se désoler du fait que « les touristes étrangers boudent la destination France ». Ben voyons. Avec un Président et un Premier ministre qui proclament à tous vents que « La France est en guerre », avec ces militaires qui font penser à des troupes d’occupation, avec ces flics armés de flingues sur les plages, il faut vraiment qu’ils nous aiment les étrangers pour « risquer leur vie » en venant dans un pays que l’on s’escrime à décrire comme étant à feu et à sang…

Banzaïe !


Illustration: merci à Savignac

02/08/2016

TAFTA gueule à la récrée !

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En voilà une nouvelle qu’elle est bonne : il semblerait que le très exécré TAFTA aie du plomb dans l’aile ! Pourquoi ? Parce que les peuples, tant d’Europe que des États-Unis n’en veulent pas. Et que nous sommes en période électorale des deux côtés de l’Atlantique. Or, les politiciens ne respectent les volontés des peuples que lorsqu’ils ont besoin de leurs voix pour parvenir au pouvoir. Si bien que, en France par exemple, le président dit qu’en l’état des choses, la France ne signera pas les accords, même si Frau Merkel, dont le pays est ligoté aux États-Unis, poussée aux fesses par Obama, voudrait que l’U.E. signe ces accords scélérats avant la fin de l’année. Mais ses électeurs ne sont pas d’accord et les manifestations anti-Tafta qui ont perturbé la récente venue d’Obama outre-Rhin doivent lui donner à réfléchir. Ils étaient quelque 35 000, selon la police, à Hanovre au mois d’avril à demander l’abandon du traité de libre-échange. C’était la veille de la rencontre entre Barack Obama et Angela Merkel, lesquels s’entendent très bien sur le dossier. Ils ont pourtant du mal à convaincre les citoyens et les politiques, que ce soit en Europe ou aux USA, où les rangs des opposants au traité transatlantique grossissent.

Il n’est pas inutile, encore et encore, de dénoncer la nocivité de ce projet d’accord. TAFTA, on connait maintenant. C’est ce traité de vassalisation de l’Union Européenne – donc de la France – aux États-Unis. Vassalisation économique s’entend, les vassalisations politique et militaire étant depuis longtemps réalisées avec l’Otan. Ainsi, en matière d’agriculture par exemple : si TAFTA est signé, on abandonne le mécanisme de régulation des marchés. Les prix plongent. Les Américains, eux, sont protégés par le Farm Bill. Ici en Europe, que ce soit en matière de lait, de céréale ou de viande, tout accord avec les USA ferait plonger les prix et ne protégerait pas les producteurs. Sortons de l’épouvantail du poulet aux hormones lavé à l’eau de javel et regardons les choses en face : que pourront faire les fermiers, les éleveurs français et européens avec leurs productions « raisonnables » face aux gigantesques usines à fabriquer de la barbaque étasunienne ? C’est dans de véritables fermes usines - les feedlots - que sont produites 95 % de la viande bovine aux États-Unis. Des parcs d’engraissement industriels au sein desquels les considérations de « bien-être animal » liées à la production de viande sont beaucoup moins prégnantes qu’en France et en Europe. Les dés sont pipés.

Au-delà de cela, les mécanismes de règlement privé des conflits entre les multinationales et les États, seront utilisés pour attaquer des lois protectrices de l’environnement, les lois sociales et les lois de santé publique. Un des points les plus contestés de ces « accords », c’est l’établissement de tribunaux privés chargés de régler les litiges entre multinationales et États. Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner. Juridictions sans appel possible. Depuis qu’ils ont eu connaissance de ces horreurs ultralibérales les peuples de l’Union Européenne font entendre leur voix farouchement contre. À tel point que le gouvernement français a annoncé, à plusieurs reprises, son opposition à ces juridictions privées, menaçant même de refuser de signer TAFTA si ces tribunaux privés étaient retenus. On ne peut que se féliciter de cette fermeté.

Sauf que, par ailleurs, la France prône tout le contraire à l’intérieur même de l’Europe ! Il existe quelque 200 traités bilatéraux régissant le commerce entre les membres les plus anciens de l’Europe et ceux qui ont été récemment intégrés. Bruxelles souhaite – à raison – supprimer tous ces traités, vestiges d’autres temps et incompatibles avec le droit européen. Mais plusieurs pays de l’Union – dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande – se disent d’accord pour abroger ces traités obsolètes à condition de sauvegarder le mécanisme de règlement des différends investisseurs-États qui est une juridiction arbitrale privée vers laquelle les entreprises peuvent se tourner au lieu des tribunaux nationaux ! C’est exactement le mécanisme farouchement combattu dans le TAFTA ! Les arguments avancés sont exactement ceux du lobby patronal « Business Europe »

On peut légitimement se demander pour qui travaille le gouvernement : pour les citoyens et les consommateurs français ou pour les multinationales ? Il est vrai que François, le Rantanplan de la politique, nous a depuis longtemps habitués à faire l’exact contraire de ce qu’il proclame.

Mais si le TAFTA a du plomb dans l’aile, ce plomb est tiré depuis l’autre côté de l’Atlantique : en effet, les deux candidats à la succession d’Obama, Hillary Clinton et Donald Trump, se sont prononcés contre le TAFTA. Pour cela, ils ont regardé les résultats catastrophiques de l’ALENA, ces accords équivalents au TAFTA mais pour le continent américain, qui ont généré des millions de chômeurs tant aux USA que dans les autres pays de l’accord, au profit des multinationales.

La défense des multinationales ne fait pas une élection. Alors « Ouate Inde Scie ». Mais ne nous leurrons pas : si ce TAFTA est enterré, il reviendra dans quelques années, sous une autre forme, mais avec un fond équivalent.


photo X - Droits réservés

 

28/07/2016

L’électricité sans le nucléaire ? C’est possible et… moins cher !

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Savez-vous que la France pourrait tirer, dès 2050, la totalité de ses besoins en électricité des énergies renouvelables ? Donc SANS NUCLÉAIRE ! Ben oui, c’est faisable.

Un rapport très précis de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), sortie non sans difficulté au printemps dernier grâce à la pugnacité de Médiapart le démontre.

Ce rapport de 119 pages, fruit de 14 mois de travail et très argumenté explique que rien n’empêche qu’en France 100 % de l’électricité provienne de sources renouvelables en 2050. Il vèle aussi que ce scénario ne coûterait guère plus aux consommateurs que le maintien du nucléaire à 50 %, seuil fixé par François Hollande pour 2025. Il révèle également, calculs détaillés à l’appui, que ce scénario ne coûterait pas beaucoup plus cher aux consommateurs que le maintien du nucléaire à 50 % de la production électrique, seuil fixé par François Hollande pour 2025.

Un mix électrique 100 % renouvelable est atteignable « à coût maîtrisé » calculé à 119 euros par Mégawatt/heure (MW/h). A rapprocher du coût actuel de 91 euros le MW/h. Mais ce prix, basé sur une production presque essentiellement nucléaire, est très largement sous-évalué puisqu’il ne tient pas compte des coûts faramineux du stockage des déchets nucléaires et de celui, abyssal, du démantèlement des centrales nucléaires que tant EDF qu’AREVA sont par ailleurs incapables de faire… Mais la gigantesque imposture du nucléaire « pas cher » continue à faire des ravages.

Qu’y a-t-il dans ce mix de production électrique renouvelable ? De l’éolien terrestre et marin, de l’hydraulique, du photovoltaïque, de la géothermie, de la cogénération au bois, de la méthanisation des ordures ménagères, des énergies marines (énergie des marées, des vagues, des courants), du solaire thermodynamique à concentration, des centrales hydroélectriques à réservoir.

Afin d’assurer l’adéquation à chaque instant entre la demande et la production, ce qui est une spécificité de l’énergie électrique, l’ADEME a également étudié les moyens de stockage, à court terme (batteries), à moyen terme (par les STEP, station de transfert d’énergie par pompage ), à long terme inter-saisonnier par les filières de méthanisation « power to gas » et ensuite « gas to power ».

On comprend qu’un tel rapport soit resté le plus confidentiel possible, tant il dérange les nucléocrates qui sévissent dans les milieux politiques décisionnaires…

Et pourtant…

et pourtant une évolution semble en route dans les sphères décisionnaires. Ségolène Royal, ministre entre autres de l’énergie, a présenté, mercredi 27 juillet de cette année 2016, un projet d’ordonnance concernant l’autoconsommation de l’électricité. Ce texte, approuvé par la Commission de régulation de l’énergie, prévoit que les particuliers et les entreprises consommant leur propre courant pourront bénéficier d’un tarif spécifique, plus avantageux, pour leur utilisation du réseau de distribution de l’électricité. Ce tarif sera arrêté par la Commission de régulation. De plus, la ministre va lancer dans les prochains jours un appel d’offres auprès des entreprises industrielles, agricoles et tertiaires intéressées par l’autoconsommation. L’État retiendrait alors entre 100 et 400 projets pour un volume de production total de 40 mégawatts. Ces projets seraient subventionnés. Ils concernent essentiellement, actuellement, les panneaux solaires des centres commerciaux et des installations agricoles et industrielles, les ombrières des parkings.

La pratique de produire et de consommer son électricité reste très marginale en France. 90 à 95 % de l’électricité auto-produite sont actuellement revendus à EDF, celle-ci étant obligée de l’acheter à des prix prohibitifs subventionnés par l’État payé à la sortie… par les contribuables. Mas les choses sont en train de changer puisque le coût des installations photovoltaïques a chuté et qu’elles deviennent plus fiables, et que d’autre part le tarif de rachat de l’électricité auto-produite ne cesse lui aussi de baisser. Il va donc être plus rentable de consommer l’électricité que l’on produit que de la vendre à EDF ou aux compagnies concurrentes.

On est ainsi en train d’évoluer vers une production et une consommation d’électricité décentralisées. Ce qui – excellente nouvelle – pourrait enfin sonner le glas du tout nucléaire, à la fois ruineux et tellement dangereux.

 

Illustration: Merci à Olivero

19/07/2016

Le Frexit ou le fric : conseils d’un cochon de payant au ci-devant président !

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Le ci-devant Valls Manuel, Premier ministre s’est fait confortablement huer lors de la dégoulinante compassionnelle de Nice. Le ci-devant Hollande François, président de la République, plus finaud, a, quant à lui, évité de se rendre à Nice. Pas bon tout ça avant la Mère de toutes les élections, la présidentielle. François, comme Manu, navigue dans les abysses sondagiers. Eh bien moi, simple pékin, je vais vous donner quelques tuyaux pour faire un rebond spectaculaire dans les sondages et remporter confortablement le prochain scrutin!

 

C’est le Brexit qui m’a donné la solution, Camarade président ! Les Britanniques ont réussi, depuis leur entrée dans l’Europe, à se tailler un costard à leur taille : ils ont toute sorte d’avantages et évitent l’essentiel des inconvénients. Peut-on le leur reprocher ? Et, pour éviter le Brexit, les (ir) responsables de l’U.E. ont encore accepté toute de demandes extravagantes de Cameron. Malgré cela, le Peuple britannique a voté pour le Brexit.

 

Partant de ce constat factuel, voilà ce que j’ose me permettre de te conseiller, camarade Président.

 

1er conseil : La France contribue chaque année au budget de l’Union Européenne au niveau de 22,6 milliards d’euros. Elle bénéficie des financements européens au niveau de 14,2 milliards d’euros. Le différentiel est donc de 8,4 milliards d’euros. Premier conseil : François, fait comme Maâme Thatcher en son temps : tape sur la table en gueulant « Je veux récupérer mon pognon ! » comme la dame de ferraille criait « I want my money back ! ». Ce que les Anglais ont obtenu, arguant de leur situation économique difficile de l’époque, tu dois pouvoir l’obtenir, eu égard à la nôtre de situation économique, pas très brillante. Voilà comment récupérer déjà plus de 8 milliards chaque année. Il va de soi qu’il te faut, pour obtenir gain de cause, agiter la menace d’un Frexit, d’un référendum proposant la sortie de la France de l’U.E. Car sans la Grande-Bretagne, l’U.E. peut vivre, mais sans la France, elle est définitivement morte. Alors les milliers d’eurocrates grassement payés de Bruxelles seront autant d’alliés de circonstances pour te soutenir.

 

2ème conseil : La France est le seul pays de l’U.E. (avec les Britanniques, mais ceux-ci sont maintenant hors-jeu) à lutter de manière significative dans le monde contre la menace terroriste qui est présente dans toute l’Europe. Un porte-avions contre les djihadistes, des frappes aériennes en Irak, la traque des terroristes au Sahel, le maintien de la paix en Centrafrique… Avec environ 9 000 hommes déployés en mission à l’étranger, la France est sur tous les fronts et ses « opérations extérieures », ou Opex, ont rarement coûté aussi cher. Indispensable projection de force à l’étranger, elles n’en posent donc pas moins un problème financier des plus épineux au gouvernement par ces temps de disette budgétaire.

Notre République dépense donc son argent (enfin, le nôtre !) pour défendre l’ensemble de l’Europe. Et ça coûte cher tout ça. Les autorités militaires annoncent un budget de 450 millions d’euros. La Cour des comptes dénonce des fantaisies comptables permettant d’arriver à ce montant, mais parle plutôt d’une somme qui dépasse chaque année le milliard d’euros. Cette dépense française étant faite pour le bénéfice de toute l’Europe, il serait normal que l’ensemble des pays de l’Union européenne participe à ces frais de défense. Voilà un milliard de plus à récupérer. On en est déjà à neuf. Eh ! Il n’y a pas de petits profits, ci-devant François ! Mais ce n’est pas tout.

 

3ème conseil : La France, de par son action militaire, expose ses citoyens soldats aux aléas de la guerre : les blessures physiques et morales, les amputations, la mort. On compte actuellement 627 morts et des centaines de blessés, traumatisés a vie. C’est le prix du sang. Il a un coût.

De même, l’action militaire de la France pour défendre l’ensemble de l’Europe en fait une cible pour les attentats. La tuerie de Nice, après celles du Bataclan et des terrasses parisiennes, après celles de Charly Hebdo et du super-casher et d’autres encore ont déjà fait plus de 300 morts. C’est le prix du risque. Il a un coût.

Comment calculer ce coût ? Il serait logique de l’aligner sur le coût du préjudice moral le plus élevé accordé à une victime en France. C’est celui accordé au ci-devant Tapie Bernard. Il est de 45 millions d’euros. Soit pour environ un millier de victimes, une somme de 45 milliards. À réclamer évidemment à l’Europe puisque ces victimes ont laissé leur vie pour la défense de l’U.E.

 

Tiens, prends ta calculette, citoyen président. Ça fait 8 + 1 + 45 = 54 milliards ! Un pactole qui te permettra de supprimer le déficit du pays, de moderniser l’Armée, la Police, la Justice.

 

Il suffit d’agiter la menace du Frexit. Seulement voilà, pour ça, encore faudrait-il en avoir…

 

Photo X - Droits réservés

18/07/2016

Au bistro de la toile : les Pieds Nickelés font un coup d'Etat !

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- Ben dis donc, Victor. Il s’en passe des choses cet été. Et pas très réjouissantes… Chez nous, c’est l’insécurité qui devient la règle. Avec son cortège de méfiance, de suspicion, de risque de dérives. Chez les Yankees, les argousins se font flinguer et chez les Turcs, les troufions sortent de leurs casernes, font un coup d'État… et se font promptement rembarrer puis embastiller par les partisans du sultan!

 

- C’est vrai que ce coup d'État, ça pourrait ressembler à une franche rigolade s’il n’y avait près de 300 morts et, surtout, une répression terrible qui mène ce pays redoutable vers un régime dictatorial. Si les putschistes ont voulu stopper la dérive islamiste d’Erdogan et son autoritarisme, c’est raté. Leur action brouillonne conforte plutôt le pouvoir autocratique de ce mégalo qui se rêve en sultan d’un Empire ottoman ressuscité ! Leur action manquée suite à la descente dans la rue des partisans d’Erdogan semble prouver, au contraire, que celui-ci bénéficie d’un large soutien populaire – ce qui est vrai puisqu’il a été élu démocratiquement.

 

- D’après les images qu’on nous a montrées, les foules descendues dans la rue contre les troufions putschistes étaient surtout composées d’hommes, jeunes, souvent barbus. Bref, la frange radicale, islamiste du pays. Ça ne fait pas un soulèvement populaire global.

 

- Bien observé Loulle. Ce putsch ressemble à une embrouille menée par des incompétents, par les Pieds Nickelés du coup d'État ! Parce qu’en matière de coups d’État, l’armée turque a pourtant un indéniable « savoir-faire » ! Si bien que si l’on n’est pas trop naïf, on peut légitimement penser que ce putsch d’amateurs a té téléguidé par le pouvoir, organisé par quelques officiers manipulés à leur insu par Erdogan, réalisés par quelques milliers de troufions pas très motivés. S’ils avaient vraiment voulu, les putschistes seraient allés, avant tout, arrêter Erdogan qui était en vacances au bord de la Méditerranée, à Gokcek. Au lieu de ça, ils ont fait vrombir quelques avions dans le ciel d’Istanbul, ont envoyés quelques chars d’assaut sur les ponts et devant l’aéroport et fait diffuser un communiqué à la télé. L’autre, comme s’il s’y attendait, a téléphoné à une chaîne de télé privée, comme par hasard pas occupée par les Pieds Nickelés, et appelé ses partisans à descendre dans la rue au moyen de son téléphone portable. Mort de rire ! Ça pue la manip bien huilée !

 

- Effectivement, ce n’est pas très crédible. Mais enfin, il y a eu tout de même 260 morts.

 

- Et tu crois que ça peut arrêter un dictateur, 260 morts ? Au contraire, ça donne de la crédibilité au putsch. Et c’est ce qu’on appelle dans le langage fleuri des « puissants » des dommages collatéraux… Maintenant, l’islamiste Erdogan a les coudées franches pour détruire toutes les avancées laïques d’Atatürk. Celui-ci, fondateur de la Turquie moderne, laïque, avait fait de l’armée la garante de la Constitution et de la Laïcité. Erdogan veut effacer tout ce qui reste de son illustre prédécesseur. Il a commencé une purge gigantesque dans tout ce qui pouvait lui résister. L’armée est épurée comme il dit, de même que la magistrature. Ne resteront que les officiers de son bord et les magistrats qui lui font allégeance. Les autres sont embastillés par le fait du prince (enfin, du sultan), en attendant d’être passés par les armes, puisque ce grand démocrate - amie de Frau Merkel qui se prosterne devant lui - envisage de rétablir la peine de mort. Quant à la presse, celle qui va avoir le droit de s’exprimer sera obligatoirement sous la coupe du pouvoir. Les journalistes les plus critiques sont déjà en taule… La prochaine étape sera de dissoudre le Parlement et de changer la Constitution afin de légitimer sa prise de pouvoir autocratique sur la Turquie.

 

- Après tout, ça les regarde, les Turcs. On a suffisamment de problèmes chez nous pour s’occuper de ceux des autres.

 

- Ne crois pas ça Loulle. La Turquie est en passe d’entrer dans l’Union Européenne. Merkel, de son propre chef, a promis à Erdogan de supprimer les visas pour les Turcs voulant venir en Europe. Elle pompe notre fric – six milliards – pour le refiler à Erdogan. Elle a fait pression sur le Commission européenne pour accélérer les négociations d’admission de la Turquie. J’espère que les évènements actuels vont définitivement stopper cette ineptie monstrueuse que serait l’entrée de la Turquie – et de ses 80 millions de musulmans – dans l’E.U.

 

- Mouais. Comme dit Memet, mon maçon, Erdogan yok taman ! A la nôtre tout de même. Chéréfé arkadech Victor ! Charab çök güzel !

 

 Illustration: merci à Chimulus

16/07/2016

Nous sommes en GUERRE ? Alors FAISONS-LA !

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Nous sommes en guerre nous serinent nos responsables. Et dans cette guerre nous venons de perdre une nouvelle bataille. Avec des dizaines de morts civils innocents. Le jour même où défilaient gaillardement nos forces armées sur « la plus belle avenue du monde », en un lieu où la foule heureuse saluait les gerbes lumineuses du traditionnel feu d’artifice, marqueur traditionnel de notre Fête Nationale. Fête qui exalte nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, valeurs conquises dans le sang et les larmes contre la dictature des monarques et l’obscurantisme des religieux.

Ce sont justement ces symboles qu’abhorrent les ennemis qui tuent chez nous. Ennemis qu’il faut savoir nommer : les adeptes de l’islam salafiste. Ennemis enfermés dans des luttes sanguinaires mais archaïques jusque dans leur vocabulaire, parlant de « croisés », de « mécréants », d'« infidèles ». On cauchemarde devant tant de débilité mentale.

Ceux-là détestent la Fête.

Ceux-là rejettent l’égalité, en particulier celle homme femme.

Ceux-là se qualifient entre eux de Frères, mais rejettent tous ceux qui ne sont pas strictement de leur secte.

Ceux-là se réfèrent à une idéologie obscurantiste n’admettant aucune contradiction.

Ceux-là vénèrent la mort, celle des autres comme la leur.

Ceux-là se revendiquent d’une névrose collective appelée « religion », canal islam wahabite.

Ceux-là ont déclaré la guerre aux valeurs de l’Occident en date du 11 septembre 2001.

Il faut dès lors bien admettre cet état de guerre et agir en conséquence. La guerre, ce n’est pas la discussion de café du commerce ; c’est une chose horrible qu’il faut livrer « in fine » avec tous les moyens dont on dispose, une priorité absolue et une stratégie claire et pérenne. Tous les moyens, cela veut dire tous les moyens. Une stratégie claire dans le contexte actuel consisterait à éradiquer l’islamisme en y mettant tous les moyens policiers, militaires et citoyens disponibles, tout en luttant avec acharnement, culturellement et politiquement contre l’islamisation rampante de la société avec les lois de la République et la défense intransigeante de la laïcité. Ce qui serait aussi rendre service aux musulmans de France qui souhaitent vivre en paix et que la République a le devoir de protéger. Comme elle a le devoir de protéger les athées, aussi.

Qu’est-ce qui motive ces tueurs de masse ? La haine de notre mode de vie fait d’un goût du vivre ensemble, d’égalité homme femme, de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, du goût de la fête, du rejet de tous les tabous, d’acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Les tueurs sont parmi nous, ils sont de chez nous, ils sont souvent s sur notre sol, ont été éduqués selon nos valeurs. Et pourtant ils tuent. Ils nous tuent au nom d’une dérive sectaire qui, certes, n’est pas l’islam, mais qui pourtant s’en revendique. Ces tueurs lobotomisés sont responsables de leurs actes. Ils ne sont ni des malades mentaux, ni des « loups solitaires » victime d’une société qui les rejetterait (selon la doxa des idiots utiles des nazislamistes). Mais ils partagent cette responsabilité avec ceux qui les endoctrinent et les poussent à l’acte : les imams ultra-radicaux qui puisent leur idéologie haineuse dans la doctrine des frères musulmans et du salafisme. Ce sont eux qui encouragent et légitiment les actes les plus barbares.

Qui est-il cet assassin du carnage de Nice ? Ce serait, paraît-il une petite racaille venue du Maghreb pratiquer ses talents nuisibles sur la Côte d’azur. Ils sont nombreux à franchir impunément la Méditerranée pour venir sévir chez nous. S’est-il « radicalisé » sur internet ? A-t-il été sensible aux prêches de ces imams salafistes envoyés par nos « amis » de l’Arabie saoudite pour pourrir notre pays de l’intérieur ?

Ou bien est-il allé faire ses classes de tueur dans les universités de l’État Islamique, section poids lourd ? Il y a plus d’un millier de Français qui sont allés y « faire leurs études de tueur ». Ils seraient paraît-il parmi les plus sanguinaires. Et ils sont des centaines à revenir. Pour se repentir ou pour former des cellules dormantes prêtes à être activées ? Comment peut-on avoir la naïveté de croire que les tueurs de l’État Islamique accepteraient de voir retourner dans leur pays d’origine des « volontaires » qui se dégonfleraient ? Les lâches, chez eux, sont tout simplement tués pour l’exemple. Donc tous ceux qui reviennent sont des tueurs de confiance, des durs fanatiques, des endoctrinés à mort.

« Non, l’islam, ce n’est pas ça » s’égosillent les islamo-gaucho-bobos qui déguisent leur peur en tolérance et dont les jérémiades incitent à la résignation.

« Nous sommes en guerre » nous serinent Hollande et Valls. Mais pour faire la guerre, il faut combattre. Avoir peur de se battre, se résigner, c’est déjà avoir perdu. La guerre, si on la fait, il faut se donner les moyens de la gagner sinon on se soumet et on rampe, sans honneur ni dignité.

Dès lors puisque « nous sommes en guerre » ce sont donc les lois de la guerre qui doivent s’appliquer, pas le droit commun. En temps de guerre, les citoyens d’un pays qui passent à l’ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels, sans s’empêtrer dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent souverainement avec toute morale.

Les moyens, ils sont ceux de la police, de l’armée, surtout du renseignement puisque l’ennemi est dans la place « comme une poisson dans l'eau ». Mais pour ce faire, encore faut-il ne pas casser ce qui existe, comme Sarko supprimant les Renseignements Généraux et supprimant 13 000 policiers. Les services ne sont pas coordonnés, ils se tirent la bourre, ne se communiquent pas, ou avec réticence, leurs informations, les gendarmes, pourtant au plus près de la population, ne sont même pas intégrés aux services de renseignement. Et que dire de ces services au niveau européen ! Nul ! Scandaleusement nul !

Les moyens doivent être au service d’une stratégie. La stratégie actuelle à pour but de rassurer. C’est le plan Vigipirate, l’opération Sentinelle, les soldats patrouillant dans les gares, etc. Ça rassure, mais ça n’empêche rien. Le carnage de Nice en est l’illustration dramatique…

En temps de guerre, il faut apprendre à vivre avec le danger d’être tué sournoisement, lâchement. Ça, c’est pour la mentalité des citoyens. Finie la belle tranquillité d’esprit : « Les guerres, c’est loin ». Non, maintenant c’est ici. Le danger est partout et tous les jours. Tout peut être une arme par destination, comme ce camion. Et les tueurs potentiels susceptibles de les activer sont partout, sous l'influence de ces sectes barbares appelant quotidiennement au meurtre des « mécréants ».

Les autorités doivent donc passer à une stratégie différente.

D’abord sécuriser tous les lieux publics écoles, stades, aéroports, gares, etc. Non pas par des vérifications aléatoires, mais par le passage sous des portiques de détection, la fouille systématique de tous les sacs, etc. C’est très chiant, c'est cher, ça demande beaucoup de personnel. C’est vrai, mais puisque c’est la guerre, il faut en passer par là et se donner les moyens de lutter. On ne vit pas en temps de guerre avec l'insouciance confortable des temps de paix. Il reste encore bien des vieux de la vieille qui peuvent en témoigner.

Ne pas laisser rentrer n'importe qui venant de pays où vivent des gens potentiellement hostiles. Et expulser sans état d 'âme tout étranger condamné pour quelque fait que ce soit. Mettre en rétention tout individu classé S.

Traquer et « neutraliser » les salafistes « jusque dans les chiottes » comme disait Poutine. Pour cela, il est indispensable de s’appuyer sur les Français de culture musulmane, les mieux placés pour détecter les tueurs potentiels. D’autant plus que la « communauté musulmane » y semble prête. La marche de Mantes-la-jolie en solidarité avec les deux policiers lâchement assassinés marque une prise de conscience très positive. Comme les prises de position immédiate et sans restriction des diverses organisations musulmanes comme la Mosquée de Paris de Boubaqueur et même l’UOIF.

S’occuper de cette jeunesse issue de l’immigration afin de détourner les plus fragiles de l'idéologie de mort que leur propose les salafistes. En soutenant, en aidant ceux qui le méritent, quitte à instituer dans une certaine mesure et provisoirement une « discrimination positive ». Mais aussi en mettant hors d’état de nuire sans faiblesse les quelques milliers de racailles qui pourrissent la vie des cités. Pour ce faire, la légalisation du cannabis couperait l’herbe sous les pieds de tous ces petits délinquants, viviers des salafistes.

Enfin, sur les « opex », les théâtres d'opération extérieur, il convient d'être pragmatique pour être efficace et non satisfaire les lubies mercantiles des Etasuniens ou de Frau Merkel. Ce qui veut dire s'allier avec ceux qui, réellement, luttent contre l’État Islamique : l'armée de Bachar el Assad, les Kurdes et les Russes. Hors de ça, point de salut.

La France est un peuple guerrier. C’est comme ça. Alors cessons les jérémiades, cessons les « Je suis Charlie », cessons les « Priez pour Nice », cessons les « Aux larmes citoyens » et les dessins de colombe qui pleure, cessons d'être des moutons bêlant sous le couteau de l'égorgeur, cessons de laisser nos ennemis « venir jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. »

Le moment est revenue de criez « Aux armes citoyens » et de « former nos bataillons ».

Puisque nous sommes en guerre, faisons-là !

 

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14/07/2016

Lettre à Monsieur mon député Patrice Prat, frondeur démissionnaire du PS

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Si tu es député c'est – un peu – grâce à mon bulletin. Et je te sais donc gré d'avoir le courage de tes convictions en démissionnant du Parti Socialiste et du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée Nationale. Bravo et merci camarade !

Comme moi, comme beaucoup, comme des millions d'électeurs, tu considères que la politique menée par ceux que nous avons contribué à mettre au pouvoir ne correspond plus du tout à ce qu'impliquait ton, notre engagement. Nous - simples citoyens dont la seule arme est ce petit bulletin de vote nous permettant d'exprimer nos choix très épisodiquement – ne pouvons pas beaucoup peser, sinon par la rue. Mais toi, camarade député, tu peux (un peu!) plus.

Ainsi, par deux fois tu as voté la motion de censure contre ce gouvernement censé être l’outil de mise en œuvre de nos idées et qui fait tout le contraire, trahissant sans vergogne toutes les promesses électorales, nous prenant ainsi ouvertement pour des kons. Tu t’es opposé en particulier aux réformes Macron, à la déchéance de nationalité et très récemment au projet de loi Travail. Ta démission est à la fois courageuse et cohérente. Bravo et merci.

Parlementaire depuis 2012, tu t’es appliqué le principe du non-cumul des mandats afin de montrer l’exemple, démissionnant de tes mandats de conseiller général du Gard et de président de ta communauté de communes. En la matière, tu fais figure d’exception… Cet exemple est méritoire en ces temps de profonde défiance du peuple envers la classe politique et toutes les élites en général. Bravo et merci.

Tu estimes, et je te cite que « le travail des idées est devenu secondaire. Or, les Français ont besoin de réponses et d’actes concrets. La politique est ainsi devenue la supplétive des pouvoirs, économique et financier. Elle n’est plus capable de fournir un nouveau cadre d’actions, d’énoncer des objectifs clairs et de se projeter au-delà de la durée d’un quinquennat… Selon moi, le débat de la recomposition du champ politique est la mère de toutes les batailles. La France a besoin d’une nouvelle gauche et d’une nouvelle droite. Je veux un grand renouveau français à partir du triptyque : renouvellement des générations, des idées et des pratiques. ». Tu as tout compris. La déferlante des abstentions ainsi que le vote vers les extrêmes découlent directement de ces réalités que tu constates.

Comme toi, beaucoup de citoyens pensent que les partis politiques sont devenus plus des freins que des tremplins. Le pays est divisé et la révolte gronde. Pendant ce temps, complètement coupés semble-t-il de la réalité, les partis passent la majeure partie de leur temps, usent l’essentiel de leur énergie à « gérer des carrières et des situations conflictuelles inextricables, la conquête du pouvoir ayant tout éclipsé »

« Chaque jour, constates-tu, le monde nouveau naît sous nos yeux, à notre porte, près de chez nous sans même l’appui des politiques. L’innovation y est permanente. La société change tandis que la politique n’est plus qu’un champ de dispute permanente. »

Tu dénonces l’attitude ringarde des partis politiques que tu continues pourtant à juger nécessaires, ce qui est vrai, mais tu déplores qu’ils soient « des machines à gérer les carrières et à investir les candidats qui ne sont plus le réceptacle des bouillonnements de la société civile » et que le monde politique « passe l’essentiel de son temps à mentir et à trahir. » Bravo et merci, camarade.

Et maintenant ? Quoi faire ? Que feras-tu aux prochaines législatives sans le soutien d’une « grosse machine » politique ? Comme toi, je pense que le système est usé jusqu’à la corde, qu’il doit changer, radicalement, sous peine de voir arriver la catastrophe de l’extrême droite.

Vas-tu susciter une vague de démissions semblables à la tienne parmi les frondeurs ? Et avec qui recomposer ce paysage politique ? Qui est capable de faire encore rêver ? De donner un sens au combat politique ? De redonner de l’espoir, de restaurer une confiance perdue ? Hulot ? Il a renoncé, le cuir encore trop tendre. Macron ? Eh ! Oh ! Taubira ? La France est-elle prête ? Montebourg ? Pourquoi pas.

Ou alors Mélenchon.

En attendant, bravo et merci, Monsieur mon député pour cet acte plein de cohérence et de courage. Mais aussi de panache.

 

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12/07/2016

Au bistro de la toile. Et Vlan ! Sacré Portugais va !

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- Portos nous l'Aramis Athos, dans l'os et sans Vanaos !

- Eh, Victor, les Portos méritaient autant que nous de gagner. Et puis ils sont sympas les Porto, ce sont des frères. Notre vraie victoire, c'est d'avoir remis à leur place les Allemands.

- Eh, Loulle, c'est pas de foot dont je te parle. Mais d'un Portos particulièrement nuisible, le dénommé Barosso.

- C’est un remplaçant ?

- Ne joue pas au kon Loulle, Barosso, c’est ce personnage qui a dirigé la Commission européenne pendant 10 ans, qui a donc eu une influence considérable sur la conduite de la politique et de l’économie de l’Europe. Et ce type a été embauché par la pire organisation de Banksters qui soit, la banque Goldman Sachs. Président « non exécutif » du conseil d’administration de Goldman Sachs International (GSI) et également conseiller auprès de cette pieuvre de la pire finance internationale à Wall Street. Il sera basé évidemment à la City de Londres, avec pour « mission » « d’atténuer les effets du Brexit » pour le compte de ses employeurs.

- Ben ! C’est une belle reconversion.

- Mais un sacré coup de pied dans la crédibilité déjà bien basse de cette Commission européenne qu’il aura fortement contribué à faire honnir par les Européens… Surtout juste après le Brexit. Goldman Sachs continue ainsi, sans vergogne, d’établir sa main mise sur les institutions européennes. Parce que ce poste était occupé jusqu’à mai 2015 par l’Irlandais Peter Sutherland, ex-président du GATT, puis de l’OMC, et ancien commissaire européen à la concurrence.

- Puteng ! Tu voudrais ridiculiser la Commission pour l’éternité, tu ne t’y prendrais pas autrement.

- Mais attend, le Barosso, c’est pas son premier pantouflage. On peut dire qu’il a bien profité de son passage catastrophique à la Commission pour se préparer son beurre. Il est, parmi 22 postes qu’il a accepté, rémunérés ou non, président d’honneur du European Business Summit, une conférence annuelle organisée par le lobby européen des grandes entreprises et membre du groupe de pilotage des conférences Bilderberg.

- Coucou ! Les revoilou ceux-là ! Mais enfin Victor, il n’y a pas de règles dans les rouages de l’Europe régissant ces pantouflages ?

- Mouais… Il a été mis en place, seulement en 2010, un « code de conduite » pour surveiller les pantouflages des anciens commissaires. Mais elles sont très mal appliquées et ne concernent que les 18 mois suivant le départ des intéressés. Or Barosso a quitté son poste à la tête de la Commission fin octobre 2014. Il peut donc faire ce qu’il veut… Et il va mettre ses connaissances des gens influents et des rouages de la mécanique européenne au service de la pire organisation financière qu’il soit, notamment dans le cadre des négociations pour le nouveau statut de la Grande-Bretagne vis-à-vis de l’Europe et de l’accès aux marchés financiers européennes pour les banques de la City. On ne peut être plus traître à sa fonction.

Mais le cas Barosso, s’il est le plus choquant, n’est qu’un parmi d’autres passages du public u privé pour les responsables européens. Ils appellent ça les « portes tournantes », les « revolving doors ». Ainsi en 2014, la députée européenne Sharon Bowles, ex-présidente de la Commission des affaires économiques et financières, un poste clé pendant la crise financière de 2008, a rejoint… la City de Londres, repaire mondial des banksters. Ainsi la Néerlandaise Neelie Kroes, qui était commissaire à la concurrence, puis au marché numérique, durant les mandats de Barroso, est allé « conseiller pour les affaires européennes » la puissante institution étsunienne Bank of America Merrill Lynch… avant d’aller cher la très sulfureuse multinationale yankee de voitures avec chauffeur Uber ! Ainsi le Belge Karel de Gucht, ex-commissaire au commerce, celui qui a lancé les transactions TAFTA en 2013 pantoufle au groupe de télécommunication Belgacom. Et il y en a d’autres…

- Mais qu’est-ce que c’est que ce Goldman Sachs qui semble avoir un tel attrait pour les Eurocrates ?

- C’est simplement ne banque étasunienne. Mais d’une puissance telle qu’elle est, dans le monde ultralibéral actuel, « intouchable », « too bid to fail » comme ils disent. Cette banque est le symbole de toutes les mauvaises pratique de la corporation. Elle est absolument sans vergogne lorsqu’il s’agit de faire de la thune, et tous les moyens lui sont bons. C’est elle qui est à la base de la crise des « subprimes » au États-Unis, cette magouille qui a ruiné des centaines de milliers d’Étasuniens parmi les plus fragiles, et qui a déclenché a crise financière puis économique mondiale. Elle se vantait d’voir gagné 51 millions de dollars en un jour en pariant sur l’effondrement des titre « subprimes » à risques qu’elle avait contribué a créer ! Elle a dans cette embrouille bénéficié de plusieurs milliards de dollars d’aide de la part du Trésor américain ! Pourris jusqu’à la moelle. C’est elle qui a « conseillé les gouvernements grecs de droite pour magouiller leurs comptes afin d’être admis dans l’Euro groupe. C’est elle qui, ensuite, a spéculé contre cette même Grèce au abois. Des crapules intégrales. C’est elle qui jugeait bon de conseiller à la France de baisser tous les salaires du pays de 30 % pour enrayer la crise et de privatiser tous les services publics.

- Et c’est chez ces mafieux que Barosso va travailler ?

- Il n’est pas le seul membre de la pieuvre a sévir en Europe. La plupart des personnes qui ont géré la crise de la zone euro sont passés, ou ont été recrutés par la suite par la pieuvre étasunienne. Ainsi Mario Monti, à la tête du gouvernement italien en pleine crise politique dans la péninsule, fut conseiller international de Goldman Sachs de 2005 à 2011 ; Monti avait lui aussi été commissaire européen à la concurrence de1999 à 2004. Et comme Barroso aujourd’hui, son travail à l’époque consistait à « ouvrir les portes » de l’Europe pour Goldman Sachs. Un autre Italien, Mario Draghi, est également concerné : l’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) fut vice-président de Goldman Sachs International pour l’Europe entre 2002 et 2005. Quant à Lucas Papademos, ex-gouverneur de la banque centrale grecque et ex-premier ministre de la Grèce, il est soupçonné d’avoir joué un rôle de premier plan dans le maquillage des comptes publics de la Grèce, avec la complicité de Goldman Sachs.

- Il est finalement « normal » qu’un type comme Barosso, après avoir bien servi, à la tête de la Commission, les intérêts de cette banque de crapules, aille toucher… ses commissions !

- D’autant plus que le même Barosso, lorsqu’il était premier ministre du Portugal, a été un des plus fervents supports en Europe pour le déclenchement de la guerre de Bush en Irak. Les États-Unis lui doivent bien ça…

- Tous ces « responsables européens ne sont que les marionnettes des lobbies financiers et des multinationales US. Avec ces représentants et cette commission non élue, il n’est pas étonnant que cette Europe, simulacre de démocratie, soit rejetée par les peuples qui la compose. Et ça, c’est criminel, car l’idée européenne est formidable. Mais elle a été laissée aux mains des margoulins, de boutiquiers et des mafias étasuniennes.

- Alors, il faut faire comme les Rosbifs ?

- Certainement pas. Il ne faut pas la quitter, encore moins la casser, mais la refonder, sur une base confédérale, à partir du noyau dur des pays fondateurs, et en mettant en principe économique de base la solidarité à la place de la concurrence « libre et non faussée ».

- Ce qui veut dire renverser la table… Pas évident. A la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

05/07/2016

Au bistro de la Toile : Bravo l'Islande !

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- Bravo l'Islande ! Olé pour les Islandais !

 

- Oh ! Victor, t'est devenu fouteux maintenant ?

 

- Je pourrais le devenir en voyant perdre avec panache ces coiffeurs, ces ouvriers, ces pêcheurs et autres dentistes islandais ne baissant jamais les bras devant les machines fouteuses bourrées de thunes des autres équipes de cet Euro de football. Mais si je suis un « fan » des Islandais, c'est pour autre chose Loulle, bien plus importante, pourtant illustrée à la marge par le comportement exemplaire tant des joueurs que des « supporters » de ce petit pays : le courage, l'imagination, la ténacité, la solidarité.

 

- Accouche.

 

- Eh bien, ce cailloux boréal juché sur des volcans, peuplé des descendants vikings d'Eric le Rouge, est un pays qui a su dire un retentissant MERDE aux banksters, MERDE au FMI, MERDE aux injonctions de la finance internationale.

Lors de la « crise » commencée en 2008, dans cette Islande laminée elle aussi par les banksters internationaux, le peuple a fait démissionner un gouvernement au grand complet. Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé, à l’issue de deux référendums, de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques en Grande Bretagne et en Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière. Et, cerise sur le gâteau, elle a mis en taule ces banquiers gangsters ainsi que quelques politicards complices !

Résultat, ce pays a renoué avec la croissance et les investisseurs se pressent à ses portes. De plus elle a proclamé une nouvelle constitution basée sur la démocratie la plus directe possible. Elle a été concoctée et rédigée par une Assemblée constituante de 25 citoyens élus au suffrage universel parmi 522 candidats ; elle se compose de 9 chapitres et de 114 articles ; elle a été adoptée en 2011. Cette Constitution prévoit un droit à l’information, avec un accès public pour les documents officiels (Article 15), la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65), un droit de veto sur les lois puisque 10 % des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement, un droit d'initiative populaire puisque 2 % des électeurs peuvent soumettre une question au Parlement, etc. Cette constitution est véritablement révolutionnaire. Mais on n'en parle pas dans les me(r)dias. Trop dangereux, trop mauvais exemple. Vaut mieux exalter les fouteux !

 

- Continue, Victor, tu m'intéresses.

 

- Lorsqu’a éclatée la crise concoctée par les banksters étsuniens, en 2008, et contrairement aux autres nations européennes à plat ventre devant le FMI exigeant une austérité criminelle comme en Grèce, en Irlande, en Espagne, en Italie, l'Islande a choisi une autre voie. Les trois principales banques du pays, Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing se sont effondrées, mais l’État islandais a refusé d’y injecter des fonds publics, comme dans le reste de l’Europe, et comme Sarko chez nous qui nous a fait les poches pour renflouer les banksters. Chez eux, au contraire l’État a nationalisé ces banques coupables.

Ce n'est pas tout. Par deux fois, en 2010 et 2011, un référendum est organisé pour demander au peuple s'il faut ou non payer la dette illégitime imposée au pays par les banquiers irresponsables. La réponse est évidement par deux fois NON. Et les responsables, banquiers et dirigeants marrons ont été mis en taule !

 

- Ouarf ! C'est des bons, de sacrés couillus ces Islandais !

 

- Tu l'as dit Loulle. Et ces remèdes de cheval ont porté leurs fruits : le pays est en pleine croissance, les investisseurs s'y pressent, le chômage est au plus bas et… ils dament le pion, balle au pied, aux plus grandes nations d'Europe.

 

- T'as raison Victor : vive les Islandais. Et pas seulement parce qu'ils jouent bien au foot

 

- Allez, Sköll ! A leur santé, et à la nôtre aussi.

 

Illustration : merci à Chimulus

 

24/06/2016

MERCI aux Anglais pour ce « kick in the ass » : Ils ont LIBERE L'EUROPE !

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C'est une formidable bouffée d'air frais qui nous vient des îles britanniques. Preuve de la puissance de ce petit bout de papier : le bulletin de vote !

En dépit de toutes les menaces de catastrophisme, le peuple britannique a dit non à une bureaucratie européenne illégitime car élue par personne, non aux mensonges, non aux diktats et aux privilèges d'une pseudo élite, non aux multinationales, non aux banksters, non à la corruption, .

Rejet des « zélites », rejet des partis dominants, rejet des personnels politiques. Il n'est que de voir la gueule de Cameron, celle de Junker, celle de Hollande, celle de Merkel ; il n'est que de jubiler devant la chute des bourses, la panique parmi les crapules de la City pour comprendre que ce carcan a éclaté.

« Ils » devraient comprendre que l'Europe, ce n'est pas seulement l'économie, c'est aussi des femmes et des hommes qui veulent vivre décemment, dignement, fraternellement, avec confiance en leur avenir. « Ils » devraient dégager, tous, pour laisser une nouvelle génération tout faire pour nous rendre enfin l'Europe que les « zélites » ont trahie et volontairement laissée confisquer par la « phinance » et les multinationales sans foi ni loi.

Les British ont eu le courage de dire « No » malgré le tir roulant de toutes les grosses têtes, de tous les « faiseurs d'opinion » qui leur promettait pis que pendre s'ils ne votaient pas « correctement ».

Le peuple laborieux, par son bulletin, a dit son ras-le-bol de voir les salaires dégringoler sous la concurrence soi-disant « libre et non faussée » de ces travailleurs détachées, de voir la précarité galoper avec des contrats de travail aberrants.

Le peuple, il veut être logé à des prix normaux, il veut être soigné sans attendre des mois, il veut être instruit dans des écoles publiques performantes. Il veut décider lui-même ce qui doit conditionner sa vie, son avenir et non laisser ces décisions vitales être tranchées par quelques sinistres bureaucrates planqués dans le gras fromage de Bruxelles à la solde de tous les lobbies. Il veut aussi rester maitre chez lui et non ouvrir la porte à tous les miséreux du monde que les « zélites » sous l'aiguillon d'un patronat cupide et avide accueillent non pas par altruisme, mais pour avoir une armée de pauvres gens taillables et corvéables à merci pesant de tout son poids sur les salaires et les conditions de travail. C'est ça qu'ils ont dit les British.

Et ils ne sont pas les seuls. Les contestations en Europe sont générales. L'Italie à balayé les mafieux qui tenaient les villes de Rome, de Turin. Les Espagnols s'apprêtent à mettre dehors les partis qui l'ont si mal dirigés, les Autrichiens ont envoyés aux oubliettes ces mêmes oligarchies bouffies de morgue.

Les peuples européens n'ont que rarement été concertés. Et lorsqu'ils l'ont été, comme en France et au Pays-Bas au sujet de la « Constitution européenne», leur décision sortie démocratiquement des urnes a été jetée à la poubelle par des politicards trahissant sans vergogne.

Et nous, les Français, qu'attendons-nous ? Faudra-t-il la calamité d'un 22 avril réussi pour enfin se réveiller ?

A nous de réinventer cette Europe trahie par une oligarchie exécrée. A nous de dire oui à une Europe des solidarités voulues et acceptées par les peuples et non à cette horreur économique qu'est devenu l'U.E. basée sur la mise en concurrence féroce des peuples qui la compose, au seul profit des banksters et des multinationales.

Le carcan de cette Europe bouffie, honnie, ne peut pas résister à ce rejet salutaire que lui infligent les Britanniques.

Merci aux Britanniques de lui avoir donné ce « kick in the ass » ce coup de pied au cul appelé Brexit.

 

Illustration: merci à Ben Garrison



20/06/2016

« In » ou « Out » ? Une semaine d'ESPOIR pour l'Europe.

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Le rationnel, pour les britanniques, seraient de quitter cette Europe dont ils n'ont jamais voulu, dont ils refusent les règles, et qu'ils parasitent allègrement. Et le référendum, dans un déroulement de campagne normal, menait à un vote confortable pour le « Brexit »,le « Leave » (quitter).

Et voilà que, soudainement, un évènement « fortuit » fait basculer cette consultation vers l'émotionnel : l'assassinat de la députée Jo Cox, championne du camp pro-U.E. une petite semaine avant le scrutin. Tuée par un partisan fanatique du « Brexit » (de quitter l'Europe). Dans l'inconscient populaire façonné à l'émotion par les télés, les me(r)dis et les réseaux dits « sociaux », une figure charismatique du « In » (rester dans l'U.E.) est lâchement assassinée par un fou du « Out ». Dun côté la belle figure de la jeune députée assassinée pour ses idées européistes, de l'autre l'incarnation du mal se réclamant du « out ». C'est un peu trop gros pour qu'on ne soit pas dubitatif…

A rapprocher d'un même cas de figure en Suède, il y a 13 ans, où une belle figure des pro-Europe été assassinée dans des circonstances semblables, trois jours avant le vote. Vote qui était aléatoire mais que la vague émotionnelle qui a parcouru le pays a fait penché vers le « oui » à l'Europe.

On peut légitimement faire des rapprochements… Et, comme en Suède à cette époque, les me(r)dias dominants nous bassinent avec des sondages qui inversent « miraculeusement » la courbe.

A qui profite le crime ? Cherchons....

Notons que l'une des première personnalités à réagir a été le ci-devant John Kerry, ministre étasunien des affaires étrangères du pays qui a imposé son pittbull - la Grande-Bretagne - à l'Europe et qui voit d'un très mauvais œil sa possible sortie voulue par son peuple. Comme si l'opinion des peules avait quelque intérêt...


Revenons quelques décennies en arrière. Depuis les premiers pas de l'Europe (CECA puis Marché commun), les Anglais se sont posés cette question : quelle est la meilleure place pour la foutre en l'air, être dedans ou rester dehors ? L'histoire a montré que lorsque les Anglais entrent dans une organisation, c'est soit pour la dominer et la réduire à servir ses seuls intérêts, soit pour la faire foirer. Là, chapeau, ils sont en train de réussir les deux.

S'ils restent, ils auront obtenus tellement de dérogations, avantages, exemptions, chèque de retour, statuts particuliers, etc. que l'E.U. n'y survivra pas car d'autres pays vont exiger un traitement identique, ce qui est justice.

S'ils s'en vont, un espoir se fera jour : une refondation de l'Europe basée sur une réelle alliance entre France et Allemagne ouverte à ceux qui voudront en accepter les règles.

Oui mais quelles règles ? Il faudrait instituer une diplomatie, une armée, voire une police commune, une organisation sociale, des règles fiscales compatibles sinon communes, tout en laissant s'épanouir séparément la culture, le mode de vie, la langue évidemment, l'éducation. Ceci impliquant une prise de distance avec les « amis » et « alliés » étasuniens. Mais comment la France peut-elle parler d'égal à égal avec l'Allemagne ? Ni avec son économie anémiée, ni avec ses dirigeants « couilles-molles » incapables de tenir tête à Frau Merkel.

Peut-on jeter la pierre aux Anglais de vouloir sortir de cette Europe de la déception ? Ils ont au moins le courage de poser la question à leur peuple et on peut être sûr qu'ils respecteront le verdict des urnes, contrairement à nous, qui avons laissé un président tricheur se torcher sans vergogne avec la victoire du « Non » à la constitution européenne.

Ce ramdam autour de la sortie ou non de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l'Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l'oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l'orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l'U.E. sauf...pour l'Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l'exploitation éhontée de la main d'oeuvre des ex pays de l'Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu'ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l'air l'industrie laitière et l'élevage des autres pays européens, en industrialisant l'agriculture, exploitant là encore la main d'oeuvre détachée de ses marches de l'Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu'elle se laisse griser par sa puissance.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu'on croyait rangées aux poubelles de l'Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l'Europe à une immigration sans limite...pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient - de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens - avec le dictateur Turc Erdogan qui s'est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s'implique en Ukraine comme un toutou docile des yankees, donnant toutes facilités à l'Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l'horreur économique qu'est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s'impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l'Afrique, laissant la France s'épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l'Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l'Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l'avenir de l'Europe dépend en grande part de nous. Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité.

La victoire du « Brexit » peut être ce coup de pied dans la fourmilière qui permettra de rebattre les cartes.


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17/06/2016

Au bistro de la toile : Martinez chez El Khomry

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- Alors ! Victor, tu crois qu'ils vont se rouler une pelle ?

 

- Qui ça ?

 

- Ben, M'ame El Komry et le camarade Martinez, ci-devant moustachu de la CGT.

 

- C'est vrai qu'ils se rencontrent ce matin. Si leurs négociations durent jusqu'à demain , ce qui voudrait dire que ça avance positivement, et qu'ils se se fassent une salade de museau pour fêter ça, on pourra dire que c'est « la pelle du 18 juin » !

 

- Il doit y avoir tarpé parce que les kroumirs vindicatifs du Sénat sont en train de lui filer de sacrés suppositoires au cul à cette Loi El Komry pour la bouster ! Sous sa version actuelle, elle leur semble trop « gauchiste ». Ils ont même voté l'abandon des 35 heures.

 

- Le Sénat, après un bref passage à gôôôche, a retrouvé sa vocation : être la grosse caisse de tout ce que la droite la plus bornée peut proposer. Ainsi, le fameux article 2, celui qui préconise l'inversion des normes leur semble encore trop favorable aux manards…

 

- Et qu'est-ce qu'il dit cet article ? C'est quoi « inverser les normes » ?

 

- En matière de négociations entre syndicats et patronat la règle est que ces négociations se passent au niveau des « branches ». Les branches, ce sont les organisations professionnelles qui regroupent les entreprises œuvrant dans un même secteur. La branche textile regroupe ainsi toutes les boites qui marnent dans le tissu, la branche métallurgie regroupent toutes celles qui sont dans la ferraille, etc. Ce système donne un certain poids à ces « branches », poids que n'auraient évidemment pas les entreprises prises séparément. Ce sont les « accords de branche » d'où découlent les « conventions collectives » qui régissent les rapports entre patrons et salariés.

La Loi El Komry, sur diktat du patronat, veut donc casser ce rapport de force. « Inverser les normes » consiste à donner priorité aux accords directs entre salariés et patrons au sein des entreprises, sans passer par les « branches », bien trop puissantes pour les patrons. Note que cette inversion des normes comme ils disent dans leur jargon est dictée par la Commission Européenne qui l'a déjà exigée de la Belgique, l'Espagne, l'Italie, pays qui avaient des accords équivalents aux nôtres.

 

- Et ça va changer quoi ?

 

- Ben, si cette loi passe, une entreprise pourra désormais négocier avec ses salariés des conditions moins favorables que la convention collective de branche, ce qui ouvre la porte au dumping social. Les salariés, seuls, avec l'épée de Damoclès du chomdu sur leur tête, seront des proies plus faciles à plumer par les patrons. Voilà ce que Martinez refuse.

 

- Oui mais la CFDT est pourtant d'accord pour signer ces accords ? Pour eux les négociations ont été positives...

 

- Bof. Comme disent les slogans des manifs, « Si le Medef voulaient instaurer l'esclavage, la CFDT négocierait le poids des chaines »…

 

- Bon. En attendant le résultats des négociations, levons nos verres !

 

- A la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

15/06/2016

Pendant les jeux de babale débiles, les massacres islamistes continuent.

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Après les tueries de masse de Paris, puis de Bruxelles, voilà celle d'Orlando, chez les Etasuniens. Et, dans notre France coincée entre les joueurs de babale et les grèves, l'assassinat, chez lui, d'un officier de police.

« Non, l'islam, c'est pas ça » s'égosillent les abou-bobos de la tribu des Padamalgam qui déguisent leur peur en tolérance. « Nous sommes en guerre » nous serinent Hollande et Valls. Mais pour faire la guerre, il faut combattre. Avoir peur de se battre, c'est déjà avoir perdu.

Après les tueries de masse de Paris, puis de Bruxelles, voilà celle d'Orlando, chez les Etasuniens. Qu'est-ce qui motive ces tueurs de masse ? La haine de notre mode de vie fait d'un goût du vivre ensemble, d'égalité homme femme, de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, du goût de la fête, du rejet de tous les tabous, d'acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Bien sûr tous les musulmans ne sont pas des tueurs de masse, mais ces derniers sont tous musulmans et se réclament de cet islam radical qui s'impose par la terreur. Et ils se fondent, ils se recrutent dans nos sociétés qui, depuis quelques décennies, changent fondamentalement avec l'arrivée et l'installation d'une immigration musulmane de masse. Les élites européennes ont sous-estimé voire totalement éludé les effets sociaux, spirituels et politiques de l'immigration musulmane, qui sont considérables et durables, au profit des effets économiques, qui sont faibles et transitoires. Une culture religieuse forte magnifiant la mort et un système contractuel basé sur la tolérance sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas d'elle et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. L'alternative est alors simple : on la combat ou on se soumet. Les peuples colonisés l'ont été parce qu'ils étaient colonisables. Et les colonisateurs d'hier sont en voie de colonisation…

Les tueurs sont parmi nous, ils sont de chez nous, ils sont né sur notre sol, ont été éduqués selon nos valeurs. Et pourtant ils tuent. Ils nous tuent au nom d'un terrible névrose collective appelée religion, canal islam. Ces tueurs lobotomisés sont responsables de leurs actes. Ils ne sont ni des malades mentaux, ni des « loups solitaires » victime d'une société qui les rejette (selon la doxa des abou-bobos lèches-babouches). Mais ils partagent cette responsabilité avec ceux qui les endoctrinent et les poussent à l'acte : les imams ultra-radicaux qui puisent leur idéologie haineuse dans la doctrine des frères musulmans (de ce « cher Tarik Ramadan » que vénèrent les abou-bobos) et du salafisme. Ce sont eux qui encouragent et légitiment les actes les plus barbares. Ils poussent leurs « ouailles » à la mort et au martyr pour leur seule gloire et afin d'accroître leur emprise sur les esprits. Mais derrière ces fous d'allah, il y a deux pays qui forment ces prêcheurs de mort, les soutiennent financièrement, les protègent, les arment, les envoient en « mission » dans nos contrées bêlantes de lâcheté bien-pensante.

Ces pays il faut savoir les nommer. Ce sont d'abord nos généreux clients et « alliés », l'Arabie saoudite et le Qatar. Ce sont des monarchies extrémistes, hypocrites et esclavagistes, bafouant les libertés politiques et religieuses, les droits de la femme et des étrangers, le droit du travail et soutenant massivement le terrorisme et le djihad partout dans le monde. C'est la Turquie du président-dictateur Erdogan, membre des Frères musulmans, qui appuie les djihadistes en Syrie pour asseoir son influence régionale et entretient des rêve de califat style ottoman. Rappelons que cet État est membre de l'OTAN et candidat à l'entrée dans l'Union européenne… Et n'oublions pas non plus nos grands "amis" étasuniens qui ont planté une merde noire en Irak et en Afghanistan...

Chez nous, pendant que les fouteux tapent dans la babale et que les « supporters » se tapent sur la gueule, un commissaire de police et sa compagne sont assassinés lâchement, par derrière, au couteau, par un personnage se réclamant de l’État Islamiste. Est-il allé faire ses classes de tueur dans les universités de daech, option décapitation ? P'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non. Il y a plus d'un millier de Français qui sont allés y « faire leurs études de tueur ». Il serait paraît-il parmi les plus sanguinaires. Et ils sont des centaines à revenir. Pour se repentir ou pour former des cellules dormantes prêtes à être activées ? Comment peut-on avoir la naïveté de croire que les tueurs de l’État Islamique accepteraient de voir retourner dans leur pays d'origine des « volontaires » qui se dégonfleraient ? Les lâches, chez eux, sont tout simplement tués pour l'exemple. Donc tous ceux qui reviennent sont des tueurs de confiance, des durs fanatiques, des endoctrinés à mort. Dès lors puisque « nous sommes en guerre » ce sont donc les lois de la guerre qui doivent s'appliquer, pas le droit commun. Pour éviter le danger qu'ils représentent, il faut faire en sorte qu'ils ne rentrent JAMAIS au « bercail ». Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes – qui partent s'engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s'ils partent, c'est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d'un pays qui passent à l'ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels. La réponse du pays trahi doit être sans ambiguïté : douze balles dans la peau si on les attrape.

Nous, les « Zoccis-dentaux » et surtout nous, les Français, nous sommes les grands naïfs, les babets, les fadas, les nessis, les simplets du village mondial. On s'empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l'oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l'hommistes » bêlants qui sont autant d'idiots utiles des nazislamistes. On est en guerre ? Alors faisons la guerre. Sans dentelle. La guerre c'est la mort, c'est la trouille, c'est l'angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur âcre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripes irisés sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort. Alors si on fait la guerre, on n'accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu'on les a « logés » comme disent les flics. Et pas dépenser du pognon pour créer des structures de « déradicalisation » aussi ridicules qu'inefficaces.

La guerre si on la fait, il faut se donner les moyens de la gagner. Sinon on se soumet et on rampe, sans honneur ni dignité.

Mais l'honneur et la dignité sont elles encore des valeurs compatibles avec la « concurrence libre et non faussée » ?

 

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07/06/2016

Manœuvres belliqueuses de l'Otan aux portes de la Russie. Attaque-t-on un ours avec un couteau de poche ?

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Trois bombardiers stratégiques B-52 - une vieillerie utilisé depuis 1955, c'est celui qui a déversé des millions de tonnes de bombes et d'agent orange sur le Vietnam avec le succès que l'on sait! - doivent prendre part aux exercices militaires BALTOPS 16 et Saber Strike 16 qui de déroulent du 3 au 19 juin, et impliquent plus de 6.000 militaires de 15 pays membres de l'Otan, ainsi que des soldats suédois et finlandais. Les exercices Saber Strike, qui réunissent 13 Etats, ont débuté en Lettonie, en Lituanie et en Estonie le 27 mai et se poursuivront jusqu'au 22 juin. 

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient…

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien en pleine déconfiture, conduit le monde à la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine. Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ca doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Effraie-t-on un ours en le menaçant avec un couteau de poche ?

En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

Et en face, c'est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Alors, est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1.000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

Les Français et les Allemands vont-ils enfin comprendre que les Etasuniens les mènent au chaos ? Si un pays sortait de l'Otan, la coalition se lézarderait sérieusement, personne en Europe n'ayant intérêt à un conflit armé avec la Russie. Ce pays ne peut-être que la France. De Gaulle l'avait bien compris, mais le déplorable Sarko , suivi par le désolangt Hollande se sont allègrement torché l'oigne avec l'héritage gaulliste et la France se trouve embringuée derrière toutes les folies étasuniennes, pays devenu fou par le pouvoir absolu qu'il prétend s’arroger sur la planète.

L'intérêt de la France, jeté hors des centres décisionnels de l'Europe par une Allemagne redevenue aussi arrogante qu'hégémonique, n'est-il pas de sortir de cette alliance nuisible et de se rapprocher sérieusement de la Russie ? L’Allemagne, coincée entre la France et la Russie, puissances économiques conséquentes, puissances militaires nucléaires, membres du Conseil de sécurité de l'Onu, comprendrait vite où est son intérêt. Et se constituerait un axe France, Allemagne, Russie capable de faire revenir à la raison les fous de Washington et leurs vassaux de Londres.

Ouais mais c'est pas politiquement correct ça, coco !

 

Sources:

http://thesaker.is/how-russia-is-preparing-for-wwiii/

http://lesakerfrancophone.fr/comment-la-russie-se-prepare-a-la-troisieme-guerre-mondiale

https://fr.wikipedia.org/wiki/1re_arm%C3%A9e_blind%C3%A9e_de_la_Garde

https://en.wikipedia.org/wiki/Multiple_independently_targetable_reentry_vehicle

http://taskandpurpose.com/why-russias-new-tanks-are-a-wake-up-call-for-the-us/

 

06/06/2016

En Italie comme en Espagne et en Autriche : sortez les sortants. Et chez nous ?

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Eh Vlan ! Passe-moi l'éponge qu'il peut dire Matteo Renzi, le Blair italien. Jeune, sûr de lui, il a en son temps enthousiasmé tous ceux qui en ont marre des vieux caciques qui accaparent le pouvoir depuis des décennies, salopant la démocratie dans leur marigot de magouilles et de compromissions. On le voyait donner un coup de jeune à la démocratie italienne, on se prenait à rêver d'un Renzi français. Mouais… Tè ! Fumes… Renzi s'est très vite montré sous son vrai jour : un social démocrate à la solde des patrons de son pays, des banksters et des multinationales. Ses réformes concernant le travail font passer la loi El Komry pour un texte gauchiste ! Alors qu'est-ce qu'ils font les électeurs transalpins ? Ben ils votent contre. Contre tout ce qui a la couleur du régime. Et ils mettent en tête de leur capitale une illustre inconnue de déplaçant à vélo et se réclamant du parti du comique Bepe Grillo. Dérision ? Mépris du scrutin ? Non. Rejet viscéral des structures politiques en place, de cette classe, de cette caste plutôt qui confisque le pouvoir à son profit à surtout à celui des forces occultes de la finance et de l'économie qui les nourrissent et les manipulent.

On a déjà vu ça en Espagne où les candidats « Podemos » sortis de nulle part ont pris le pouvoir dans les principales villes. On vient de voir ça en Autriche les électeurs viennent de jeter à la poubelle les partis classiques, dits « de gouvernement » qui, de coalitions douteuses en magouilles, gouvernaient ce pays depuis la fin de la dernière guerre. Le rejet des partis classiques a mis en place un candidat écolo coiffant sur le poteau un candidat carrément facho.

Et en France ? Nous, on en est encore à sodomiser les diptères. En piste Hollande et Sarko. Sans l'être officiellement, ils font campagne subrepticement l'un avec le fric de l’État, l'autre avec le fric de son parti. Et le pire, c'est que ces deux comiques troupiers n'ont rien compris au film. Ils veulent nous rejouer le coup, sans vergogne. Sarko et Hollande sont les personnels politiques les plus déconsidérés de France. Il se vautrent aussi bien l'un que l'autre dans les profondeurs des sondages. Ils ont eu le temps de démontrer leur nullité, leur incompétence, leur duplicité, leur constance dans le mensonge, leur mépris des électeurs qui ont eu la naïveté de croire en leurs promesses. Et ils veulent revenir nous faire chier cinq années de plus ! Mais ils sont sourds et aveugles ou quoi ?

Mélenchon quant à lui a verdi son discours, estompé les rugosités de son image et il est surtout le seul a proposer autre chose que le « tina » ultra libéral. Mais peut-il faire figure d'homme neuf ?

Taubira ? Sa sortie pleine de panache du gouvernement laissait supposer une ambition légitime. Le silence dans lequel elle se mure cache-t-il quelque chose ? A voir...

Le rejet des partis classique est tel qu'un type neuf, pas mouillé dans les magouilles électorales de la « classe politique », encore un peu utopiste, croyant en la planète, pourrait se retrouver au second tour face à la fille du Borgne. Et il gagnerait. Ce type, ce pourrait être Nicolas Hulot.


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01/06/2016

Au bistro de la toile : python et voyous fiscaux voraces

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- Ah ! Ah ! Ah ! Oh fatche ! Ecoute ça Victor : « Un incident qui fait froid dans le dos est arrivé à un Thaïlandais, rapportent les médias locaux. Un homme âgé de 38 ans était assis sur la cuvette des toilettes d’un restaurant lorsqu’un visiteur indésirable a émergé d’une canalisation…

Le trentenaire a soudain ressenti une grande douleur au pénis, et pour cause : un python long de trois mètres venait de mordre ses parties génitales ! Le malheureux a tenté de desserrer les mâchoires du reptile pendant près d’une demi-heure avant de parvenir à se libérer. Emmené aux urgences par sa femme, il a dû se faire poser des points de suture. Les pompiers sont ensuite intervenus pour libérer le python coincé dans les toilettes et l’ont relâché dans la nature, loin des habitations. »

- Puteng, le python ! Oh ! Loulle, quand je vais aller dans tes cagoinces pour téléphoner à Sarko ou à Hollande, je mettrais une capote en zinc… Je tiens à ramener Monsieur le Maire et ses deux adjoints à Madame !

- Tu sais, ici, les pythons servent surtout à accrocher des tableaux aux murs…

- Ah ! Tu sais, on n'est jamais assez prudent avec ces énormes bestiaux venus d'ailleurs. Tiens par exemple les buffles. Ma voisine a un énorme 4x4. Indispensable pour se garer sur le trottoir en emmenant les chiards à l'école. Et bien cette jolie petite mêdême, la calandre déjà agressive de son engin est ornée d'un redoutable pare-buffles en ferraille épaisse, carrée, affutée comme l'honnêteté d'un Macron .

- Elle est prudente ta voisine Victor. On a tendance, en France, à sous-estimer le danger que représentent les buffles dans les rues des villes françaises…

- Tiens, en parlant de Macron, il doit être surmené le pauvre Rothchild-boy. Ministre de l'économie, il devrait savoir compter. Mais visiblement pas lorsqu'il s'agit de son pognon puisqu'il a « dissimulé » une bonne partie de son patrimoine au fisc…

- Peuchère ! Tè, tu vois Victor, c'est un Français comme les autres : essayer d'emplâtrer le fisc, c'est un sport national.

- C'est la grande évasion en quelque sorte… Mais en l'occurrence, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’Etat, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc… Parait que ça tourne entre 60 et 80 milliards par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

- T’as tout compris. Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est peut-êre un sport national mai c'est surtout une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

- Mais comment peut-on laisser faire ça ? Que font ceux qui sont chargés de lutter contre ce hold-up ?

- Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les haut-fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances), les employés de Macron quoi. La France ne s’est doté ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Sais-tu que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Sais-tu que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et lorsque l'on se souvient que le ministre du Budget a été, il y a quelques années, un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur, et qu'actuellement le ministre de l'économie se fait épingler lui aussi...

- Ouais… C’est comme si tu mettais Depardieu ministre chargé de la lutte contre l’alcoolisme !

- En quelque sorte. Mais un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodée à l’idéologie ultra libérale. Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complicité passive ou active des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant…à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, coeurs d’artichauts avec les riches…Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les première, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Saint-Flour, Carpentras ou Cahors…

- Enfin, ces paradis fiscaux, il me semble que Sarko avait dit que c’était fini !

- Ben voyons ! Il n’était pas à une sarkonnerie près celui-là. Les paradis fiscaux, pour qu’ils sortent de la liste noire, il fallait qu’ils passent un certain nombre d’accord d’échange d’informations avec d’autres pays. Et qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ben, bien sûr, ils ont passé ce genre d’accords entre eux ! La liste des paradis fiscaux s’est ainsi vidée à la faveur de la conclusion essentiellement formelle de conventions bilatérales par les pays concernés. Et je t’embrouille… Les « Panama weaks » sont l'éclatante illustration de ce foutage de gueule.

- Et l’Europe elle fait quoi la dedans ?

- Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux. Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, Chypre, Malte, la City de Londres, les îles anglo-normandes ; parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. Et cerise sur le gâteau: c'est le ci-devant Junker, premier ministre du Luxembourg, état-confetti-voyou qui préside maintenant aux destinées de l'Europe...

- Alors on fait quoi ?

- Si je le savais… Tè ! Sers-nous une tournée de rouge avant que j'aille voir dans tes gogues s'il n'y a pas un python.

- T'y trouveras peut-être une ou deux gramuses qui grimpent sur le mur, mais avant qu'elles te bouffent les aliboffis…

- À la nôtre ! 

 

Illustration: merci à Chimulus

 

 

 

31/05/2016

Alors, cette Sixième République, ça vient ?

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Comment a-t-on pu, dans cette vieille démocratie qu'est la France, élire deux fois de suite, et pour cinq longues années dévastatrices pour le pays chaque fois, deux personnages – Sarkozy puis Hollande - qui se sont avérés être la quintessence de la nullité, de la fourberie, du mensonge ? Et comment peut-on imaginer que dans moins d'un an maintenant, ces deux mêmes nullards puissent de nouveau se présenter, sans vergogne, devant les suffrages des Français ?

On touche là, dramatiquement, les tares de cette cinquième république faite pour un géant et salopée par des cloportes. Une réponse évidente vient à l'esprit : il faut en changer. Aux oubliettes la cinquième, place à la sixième. Oui mais laquelle ? Faite par qui ? Avec qui ? L'un des principaux chantres de cette république nouvelle est Jean-Luc Mélenchon. Quelle en est son approche ? Voici donc la tribune qu'il a publiée à ce sujet dans le quotidien Le Monde il y a quelques mois :

« Abstrait le débat sur la 6e République ? Voyons. La France doit se protéger des pouvoirs de la finance. Ils dévorent l'économie réelle, qui ne peut supporter l'exigence de tels niveaux de rendement. Alors, un euro investi pour dix ans ne devrait pas avoir le même pouvoir de vote qu'un euro placé sans engagement de durée. Face à la désindustrialisation, ne serait-il pas opportun d'instituer un droit de préemption pour les salariés qui veulent reprendre leur entreprise quand son propriétaire la vend ou l'abandonne ? Un pays aussi instruit que le nôtre ne devrait-il pas miser d'abord sur l'intelligence collective des salariés d'une entreprise pour en conduire la stratégie et la marche ?

Eux, plutôt que le seul PDG et sa suite dorée de cadres financiers obsédés par leurs stock-options. Surtout depuis que ces derniers commandent à la place des ingénieurs de production ! Comment créer un cercle vertueux du partage de la richesse, sinon en instituant un salaire plafond tel que le plus haut ne puisse être plus de vingt fois supérieur au plus bas dans la même entreprise ?

Pour tout cela, la définition des droits constitutionnels de la propriété privée du capital devrait changer. D'un droit sacré inaliénable, il doit devenir un simple droit d'usage, encadré par les servitudes de l'intérêt général. Sans cela, comment accroître la rémunération du travail qualifié et réduire le coût du capital dans la production ? La reconnaissance due au travail et à l'imagination créatrice est l'urgence. Ce n'est pas un choix de circonstance ni même idéologique. Car la production et l'échange doivent impérativement changer de méthode. Il faut relever le défi des conséquences du changement climatique, de l'augmentation de la population et de la compétition pour l'accès aux ressources.

La France peut montrer l'exemple. Elle peut s'occuper de son domaine maritime, le deuxième du monde, et y ancrer la conversion de son modèle de production en vigueur à terre. Elle ne doit pas l'abandonner aux appétits prédateurs et irresponsables des compagnies privées pour qui la mer est déjà une poubelle. Il y faudra beaucoup de moyens.

Or l'arbitrage entre investissement et dividendes s'opère spontanément au profit des seconds. Ils imposent le règne du temps court et de l'intérêt particulier sur les besoins du temps long, celui de l'intérêt général ! Comment protéger les droits du temps long que la planification écologique exige ? Comment mettre au défi tous nos ingénieurs pour qu'ils trouvent le moyen de respecter la « règle verte » qui impose de ne pas prendre à la planète davantage que son pouvoir de récupération ?

Encore une fois, c'est l'inscription dans la Constitution qui fixera cet impératif comme une règle commune opposable aux aléas des majorités et des circonstances au nom de l'intérêt général humain. C'est elle qui donnera leur place essentielle aux lanceurs d'alerte et aux délégués environnementaux dont une république moderne a besoin à l'ère de l'anthropocène. Il n'est de domaine où les avancées de la connaissance et les fruits de l'expérience ne commandent d'inscrire de nouvelles dispositions dans les objectifs des institutions politiques. Et cette inscription provoquera une mutation en grappe des normes en vigueur dans toute l'organisation sociale.

Par exemple, la France doit interdire la brevetabilité du vivant. Et assurer l'égalité d'accès au Net. Elle devrait garantir l'absolue et définitive souveraineté sur soi en constitutionnalisant le droit à l'avortement et celui d'être aidé pour accomplir sa propre fin quand on en a décidé. La souveraineté qui se noue ainsi au corps est le point de départ de celle qui se cherche dans l'ordre politique. C'est le rôle du peuple. Quel rôle ? Celui qui est au point de départ de toutes les communautés humaines de l'histoire : assurer sa souveraineté sur lui-même et sur l'espace qu'il occupe.

Depuis 1789, nous définissons la citoyenneté comme la participation de chacun d'entre nous à l'exercice de cette souveraineté, sous l'empire de la Vertu. C'est-à-dire dans l'objectif de l'intérêt général. A présent tout cela est effacé. L'intérêt particulier de la finance et la main invisible du marché sont réputés produire le bien commun comme le foie sécrète la bile. La règle de la concurrence libre et non faussée est décrétée spontanément bienfaisante.

Mise au service du libre-échange, elle serait indépassable. Le peuple est invité à s'en remettre aux experts sur la façon la mieux adaptée de généraliser ces principes. La 5e République est le système qui organise ce détournement du pouvoir. Pour y parvenir, elle a été réformée vingt-quatre fois depuis sa création. Depuis, une construction gothique dilue la souveraineté du peuple dans les sables de la monarchie présidentielle. Le reste est refoulé par l'opaque mécanique des institutions européennes. Lesquelles protègent avec soin le saint des saints, c'est-à-dire le pouvoir financier confié à la Banque centrale européenne. Elle seule est souveraine en dernier ressort.

Une nouvelle démocratie est donc nécessaire. Exemple : comment garantir le droit du peuple à exercer sa souveraineté, même entre deux élections ? Le référendum révocatoire en cours de mandat le permet. Si un nombre prédéfini de citoyens le demande, un référendum est organisé pour savoir si un élu peut garder son mandat ou être déchu. Cette procédure s'appliquerait à tous. Donc aussi au président de la République. Si, selon les sondages (IFOP, réalisé du 8 au 9 septembre), 62 % des Français souhaitent qu'il s'en aille plus tôt que prévu, il faut que cela soit possible sans barricades.

Sinon ? Du banquier central européen au monarque-président, le système de commandement est d'une implacable rigidité. Il implosera. Non pour des raisons idéologiques. Juste parce qu'il est inapte à régler les problèmes du grand nombre. Inapte du fait de ses principes et du personnel qu'il doit recruter pour les assumer. Avec une assemblée constituante, le peuple écrira une autre histoire : celle de la 6e République.

Voilà pourquoi j'appelle à signer pour la 6e République sur www.m6r.fr »

 

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26/05/2016

Les canards laquais bouillonnent pour avoir refusé une tribune de M. Martinez de la CGT !

 

Tout ça pour ça ? Est-ce que ça valait la peine de perdre des monceaux de pognon pour obéir aux diktats des propriétaire de ces journaux qui n'ont plus rien à voir avec des patrons de presse ? Rien de bien révolutionnaire pourtant dans cette tribune. Qu'on en juge :

« La modernité, c'est le progrès social, pas la loi travail.

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Depuis l'annonce de son projet de loi dit travail, le gouvernement a refusé toute forme de concertation avec l'ensemble des organisations syndicales et singulièrement la CGT. Une réunion sur des sujets très larges et puis...plus rien !

D'ailleurs, la première version de ce texte n'a pas été remise en premier lieu aux organisations syndicales mais à la presse.

Le CGT dénonce un gouvernement qui impose des reculs sociaux successifs par la loi de sécurisation de l'emploi ou la loi Macron.

La CGT dénonce un gouvernement qui se radicalise en bafouant d'abord la démocratie sociale, puis la démocratie politique avec l'utilisation du 49.3 à l'Assemblée nationale.

La CGT dénonce un gouvernement qui se radicalise alors que 74 % de l'opinion publique se dit opposée au projet de loi travail.

La CGT dénonce un gouvernement qui se radicalise alors qu'un mouvement social porté par quatre organisations syndicales se salariés et trois organisations de jeunesse dure depuis plus de deux mois. Sans compter le fait qu'un cinquième syndicat de salariés conteste de nombreux articles du projet de loi, dont l'inversion de la hiérarchie des normes.

Plusieurs ministres, dont le premier d'entre eux en tête, refusent le dialogue et le débat de fond et ont fait le choix délibéré de l'invective et de l'autoritarisme en ciblant le premier syndicat de France, la CGT, et ouvrant ainsi la voie à la surenchère et aux insultes de la droite et de l'extrême droite.

Le président de la République, le premier ministre et le ministre de l'économie font la preuve qu'ils sont bien engagés dans un combat, mais un combat loin des réalités sociales du pays et des préoccupations des citoyens, celui de la candidature à l'élection présidentielle en 2017.

Si la CGT salue l'annonce de mesures spécifiques aux jeunes faites par Matignon et obtenues grâce aux premières mobilisations unitaires, alors que le gouvernement fustigeait et dénigrait la jeunesse accusée de ne rien comprendre, elle ne peut que constater qu'elles n'ont rien à voir avec le projet de loi travail. La CGT sera pour autant vigilante à l'application concrète de ces mesures.

Si la CGT salue les avancées dans un accord signé à l'unanimité des syndicats et du patronat de la profession du spectacle sur l'indemnisation du chômage, obtenu là encore par les mobilisations, elle ne peut que condamner l'opposition du Medef et le silence inquiétant du gouvernement.

La CGT dénonce un texte guidé par la baisse du « coût » du travail qui donnerait moins de protection aux salariés et baisserait la rémunération. Ainsi il faudrait précariser et licencier plus pour embaucher plus ?

La CGT ne peut accepter que, avec ce texte, chaque employeur pourra comme il le voudra « faire sa loi » dans l'entreprise. Le principe de la dérogation au droit collectif deviendra donc la règle.

C'est pour ces raisons que la CGT demande le retrait du projet de loi travail et l'ouverture de véritables négociations pour un nouveau Code du travail identique pour tous, basé sur :

La mise en place du nouveau statut du travail salarié et de la Sécurité sociale professionnelle pour répondre aux enjeux du monde du travail d'aujourd'hui et de demain. C'est-à-dire des droits (emploi, carrière, reconnaissance des qualifications, formation professionnelle, protection sociale…) rattachés à la personne, évolutifs et progressifs qui empêchent tout retour en arrière et transférables et opposables aux employeurs.

Dans le même tempe, la CGT revendique de travailler moins, travailler mieux et travailler tous afin de concilier création d'emploi et progrès social.

Parce que oui, la modernité, c'est le progrès social, c'est plus de droits et de sécurité pour l'ensemble des salariés et des citoyens. Pas un retour au XIX° siècle. »


Par Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

 

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25/05/2016

Au bistro de la Toile : Trinquons avec Etienne de la Boétie !

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- Alors Victor, ça y est ? C'est le foutoir général ? Le « ça va péter ! » qui fait rêver certain et trembler d'autres ?

 

- Bof. Qui lo sa ? On verra bien. Mais ça sent bon ou mauvais, selon le bord dans lequel on se trouve. En tout cas, il y a déjà un résultat que, personnellement, je trouve rafraîchissant : les ouvriers sont de retour ! Oubliés, humiliés, moqués, exploités, menacés quotidiennement du couperet du chomdu, ils baissaient la tête et se réfugiaient derrière les rodomontades mensongères du Front National. Et là, miracle, il existent de nouveau ! Le gouvernement, les patrons, les « zélites » auto-proclamées découvrent de nouveau la force des ouvriers, des manards, de ceux qui n'ont à vendre que leurs bras ou leurs boyaux de la tête. Les esclaves se rebiffe !

 

- « Debouuuuut les damnés de la teeeeeere ! »

 

- Ne rigole pas Loulle. C'est rafraîchissant cette renaissance. Tiens, écoute ce qu'écrivait un minot de 19 vendanges, Etienne de La Boétie. Je te lis, c'est dans « Discours de la servitude volontaire »: « Je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante - et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter - puisqu’il est seul - ni aimer - puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts. »

 

- Fatche, c'est vrai qu'il envoie le caganis ! Continue.

 

- « Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même qui soient à eux ? De les voir souffrir les rapines, les paillardises, les cruautés, non d’une armée, non d’un camp barbare contre lesquels chacun devrait défendre son sang et sa vie, mais d’un seul ! Non d’un Hercule ou d’un Samson, mais d’un homme et souvent le plus lâche, le plus efféminé de la nation, qui n’a jamais flairé la poudre des batailles ni guère foulé le sable des tournois, qui n’est pas seulement inapte à commander aux hommes, mais encore à satisfaire la moindre femmelette ! Nommerons-nous cela lâcheté ?

Appellerons-nous vils et couards ces hommes soumis ? Si deux, si trois, si quatre cèdent à un seul, c’est étrange, mais toutefois possible ; on pourrait peut-être dire avec raison : c’est faute de cœur. Mais si cent, si mille souffrent l’oppression d’un seul, dira-t-on encore qu’ils n’osent pas s’en prendre à lui, ou qu’ils ne le veulent pas, et que ce n’est pas couardise, mais plutôt mépris ou dédain ? C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge ; qui, pouvant choisir d’être soumis ou d’être libre, repousse la liberté et prend le joug ; qui consent à son mal, ou plutôt qui le recherche… Plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. »

 

- ...teng ! Ca réveille. Un sacré coup de pied au cul !

 

- Et ce n'est pas fini. Ecoute cette phrase. Elle explique les grèves actuelles : « Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte. »

 

- Trop bon Victor ton mec !

 

- Et ça date de près de 500 ans. A une époque où on te coupait les claouis et le citron pour pas grand-chose. Mais c'était un rude, un mangeur de magret l'Etienne ! Un minot de Sarlat, macarelle ! Je te refilerais son bouquin. Tè, écoute encore un peu :

« Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous mêmes ? Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir. »

Le maître actuel, Loulle, c'est la finance, les banksters, les multinationales voyoux. Et puis écoute ça :

« Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre. »

 

- Olé ! Trop bon ton jeunot Victor ! Trop bon. Tè ! Tournée générale !

 

- A la nôtre et à la mémoire de notre pote Etienne. Etienne de La Boétie !

 

Illustration, merci à Chimulus

 

24/05/2016

La forme ultime du capitalisme : le communisme...sans le social !

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Lorsqu'il y a trop de crocodiles dans le marigot, ils se bouffent entre eux. Et lorsqu'il n'y a plus qu'un crocodile, il fait ce qu'il veut, impose sa loi aux malheureux poissons qui essaient de survivre avec ce qu'il leur laisse. Parce qu'il leur laisse quelques broutilles : assez pour qu'ils ne crèvent pas et restent ainsi pour lui un réservoir de nourriture correcte.

 

Eh bien le capitalisme, la « Word Company », c'est absolument pareil. Les entreprises les plus grosses rachètent leurs concurrentes. Les plus petites comme les plus grosses, avec la complicité active des banksters. Non pas pour les aider à se développer – pas si kons ! - mais pour éliminer un concurrent, lui piquer des brevets, son savoir-faire, sa clientèle. Et ainsi devenir unique sur son secteur afin d'être indispensable et donc, évidemment d'établir les tarifs qu'il veut pour ses produits et services. Rentabilité avant tout. Entre elles, les grandes entreprises multinationales ne se font pas de cadeaux. Elles se bouffent dès qu'elles peuvent afin de construire des conglomérats géants, des « trusts » les moins nombreux possibles. Avec en ligne de mire l'entreprise unique, la faaameuse « Word Company ». C'est la trame de fond de la « mondialisation », de la « globalisation » qui tend vers une gouvernance mondiale unique par et au seul service du fric des grandes compagnies multinationales.

 

Cette guerre se heurte parfois à des résistances. Ce sont les Etats qui prétendent rester maitres de la situation, ce sont les « con-sommateurs » qui prétendent choisir ce qu'ils veulent, ce sont les citoyens qui refusent la dictature du fric. Bref, leur ennemi, c'est...la dé-mo-cra-tie. Et leur idéal politique le communisme mais sans sa composante sociale : tous les pouvoirs concentrés en quelques mains (le conseil d'administration égale le politburo), pas de contestation possible sous peine de goulag ou d'élimination définitive, évidemment pas de syndicats. Big Brother pour surveiller les populations, repérer les mauvais consommateurs (les « déviants »). Et des médias aux ordres pour leur travailler les boyaux de la tête afin de « rendre leur cerveau réceptif à CacaCola » comme avouait en son temps, avec une belle franchise, le patron de TF1.

 

Les Etats. Pour la pieuvre capitaliste, c'est la strate qu'il convient de neutraliser la première mais ce n'est pas la plus difficile à circonvenir. Dans ce combat, le bras armé de la « Word Company », ce sont les Banksters (tout le monde de la finance, des banques aux fonds de pensions, des « paradis fiscaux » aux agences de notation, etc). Le moyen : la dette évidemment ! Depuis que Rothschild à travers le grand prédécesseur de Macron, Pompidou, a imposé à la France d'emprunter uniquement à travers les banques privées et non auprès de la banque de France, cette dette a grossi jusqu'à en devenir obèse, atteignant bientôt le PIB national. Et les gouvernants d'un Etat qui doit tant de pognon aux banksters ne peut-être que docile. La « Word Company » lui fait voter les loi qu'elle veut, lois visant toujours au démembrement de toutes les structures sociales, à la privatisation des secteurs les plus juteux (assurances privés à la place de la Sécurité sociale), à la destruction de toutes les protections des classes laborieuses, comme c'est le cas actuellement en France avec la Loi El Khomry par exemple. Les « personnels politiques »  qui veulent garder leur place ont tout intérêt à filer doux s'ils veulent continuer à jouir de positions confortables ainsi que d'un semblant de faux pouvoir. Le seul pouvoir que la « Word Company » leur laisse, c'est celui de faire obéir la « populace »… Et pour bien ficeler tout cela, des accords comme Tafta sont là pour abattre ce qui reste aux États.

 

Les consommateurs. Pour la « Word Company », c'est le « coeur de cible » comme ils disent dans leur jargon. Autrement dit celui qu'il faut plumer. Le « kon-sommateur » doit dépenser tout ce qu'il gagne en produits et services, même s'il n'en a pas besoin. Pour cela, l'arme, c'est la publicité. Elle doit se glisser facilement dans les « cerveaux réceptifs, préparés par la télé, les magazines, les films, les jeux video, etc. Elle a deux fonction : faire acheter ET empêcher de réfléchir. La Con-sommation sera encore plus juteuse pour la « Word Company » si « on » peut sommer le bon kon d'acheter à crédit. Ah que voilà une belle arme pour rendre les gens dociles ! Et les faire marner pour une poignée de figues.

 

Les citoyens. C'est de ceux-là que peut venir le danger. Parce qu'avec internet, ils peuvent maintenant se renseigner sans passer par le canal des me(r)dias aux ordres, se parler à distance, se regrouper pour telle ou telle action ponctuelle, décider de boycotter tel ou tel produit, contester telle ou telle décision, influencer les « politiques », dénoncer les abus de la« Word Company » , etc. On comprend dès lors les pressions constantes sur les politiques pour qu'ils prennent toutes sortes de mesures restrictives contre la liberté d'internet. Pour ce faire, la « Word Company » a inventé, promu et protège le terrorisme. Le terrorisme, la mort imparable, aveugle, partout… Quel formidable outil pour restreindre les libertés (état d'urgence), pour espionner et pour ficher tout le monde, pour faire accepter comme nécessaire à la « sécurité » les « sacrifices » indispensables, comme la mise à bas de tout liberté sur internet !

 

Ce qu'ils oublient les crocodiles, c'est qu'ils ne sont que un pour mille. Et que les pauvres sont infiniment plus nombreux que les riches. Et que lorsque ils auront enfin compris leur puissance réelle et la fausse puissance des riches, ceux-ci auront du soucis à se faire ? Y aura-t-il assez de platanes pour les « traiter » ?

 

Ils le savent ça les riches. Et cherchent la parade. Cette parade, c'est « la réduction du troupeau humain » que prône à demi-mots les « Bildenberg ». D'où l'intérêt des guerres locales, des épidémies douteuses genre Ebola ou H5N1, etc. Pour que prospère la « Word Company », il y a des milliards d'humains qui ne sont plus nécessaire...

 

 

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