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28/11/2008

Le feu dans la région la plus dangereuse du monde.

attentats bombay 1.jpgPuteng ! Bombay… Le Taj saccagé, incendié. Des pauvres mecs massacrés dans un hôpital. Des rafales dans la foule à la grande gare, Victoria station je suppose. Carnage. Cris de souffrance d’innocents martyrisés. Hurlements de terreur. Panique. Foule qui court sous la grêle de balles. La guerre.

Bombay, ville superbe où j’ai vécu de longs mois merveilleux. Où j’ai été heureux. C’était dans une autre vie… Entre deux guerres indo-pakistanaises. Alors tout ce qui touche à cette ville me fait mal…

Comment en est-on arrivé là ?

Lorsque je vivais dans cette ville, c’était à l’époque où la plus grande démocratie du monde était gouvernée par le parti du Congrès, héritier direct de Gandhi. Bien sûr la pauvreté était omniprésente, obsédante. Bien sûr les inégalités étaient criantes. Bien sûr l’ostracisme inter castes était révoltant. Mais l’Inde était laïque, tolérante, ouverte, accueillante à l’étranger. C’était un monde merveilleux à découvrir, dans lequel s’immerger, où l’on pouvait se perdre ou se sauver…

Hélas, cette Inde là est morte. Les gouvernements successifs se sont rapprochés des thèses de l’extrême droite au niveau politique et de l’ultra libéralisme sur le plan économique. L’Inde a ainsi tourné le dos aux idéaux de l’indépendance : laïcité, tolérance. Elle s’est laissée entraîner dans une spirale de rivalités inter religieuses débouchant sur des affrontements sanglants. Tu me brûles un temple de Vishnou, je te brûle une mosquée… Elle traite sa minorité musulmane – forte de 150 millions de personnes, la deuxième au monde après l’Indonésie – comme des citoyens de seconde zone. Elle laisse l’extrémisme hindou se développer jusqu’à fermer les yeux sur des pogroms antimusulmans mais aussi antichrétiens oubliant ainsi que son histoire et sa culture ont toujours été façonnées par les relations plus ou moins pacifiques, mais incontournables entre hindous, musulmans et aussi, à moindre titre chrétiens.

Le décollage économique spectaculaire de cette Inde-là exclut bien du monde, créant ainsi le terreau d’une radicalité qui s’exprime dramatiquement depuis quelques années et éclate à la face du monde aujourd’hui.

Le fascisme vert islamiste n’a plus qu’à y travailler une jeunesse frustrée pour façonner une inépuisable source de desperados fanatisés. Avec la mort aveugle, lâche, stupide au bout…

Et l’obscurantisme et l’arriération genre taliban en point de mire sur tout une partie de cette Asie brune : Afghanistan, Pakistan, Bangladesh, et maintenant Inde.

Avec en arrière plan la terrible menace…de La Bombe !

L'homme qui dit ce qu'il fait, qui fait ce qu'il dit: Il va chercher la croissance - du CHOMAGE - avec les dents !

sarkozy-chomage-technique-6 de Bauer.jpg
Merci à Bauer

40.000 chômeurs de plus par mois, CHAQUE MOIS ! Ça c'est de la compétence! Ça c'est de l'efficacité !

Et combien d'électeurs de Sarko dans ces charrettes?

Vous l'avez voulu? Vous l'avez...

27/11/2008

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, tu n’es digne ni de l’une, ni de l’autre » Thomas Jefferson.

couteau dents.jpgEh ! Vous vous rappelez, il y a quelques semaines, le ramdam de nos fins limiers investissant, avec armes et bagages, un petit village de la Corrèze. Vous avez vu comment, au péril de leur vie, ces courageux nindjas - cagoulés, vêtus de noir, armés jusqu’aux dents - défenseurs de l’ordre sarkozien ont pris d’assaut ce patelin ! La Corrèze, département dangereux s’il en est ! Un lieu de perdition où sévissent, tapis dans leurs repaires, les redoutables époux Chirac mais aussi le terrible retraité François Hollande !

Je vous disais à cette époque là : « Ces exploits de nos as de la gâchette ont ainsi permis de neutraliser – honneur à notre brillantissime ministre de l’intérieur, sainte Mam – une redoutable armée de l’ombre prête à fondre sur nous, à détruire nos institutions, à semer la mort et la désolation. Les entendez-vous, dans nos campagnes, mugir ces féroces gardiens de chèvres ! Grâce à nos valeureux défenseurs de l’ordre sarkozien, ils ne viendront pas égorger nos fils et nos compagnes !

Ces salauds, ces bolcheviques, ces ennemis de l’intérieur se camouflaient dans ce village paisible. Ils en avaient même investi l’épicerie-bistrot ! Vous rendez-vous compte, ils auraient pu mettre du polonium dans le pastis des malheureux villageois ! Ils auraient pu introduire de la mort au rats dans les carambars des innocentes têtes blondes. Ils auraient pu mettre des lettres chargées dans la sacoche du facteur ! Ils auraient pu… Boudioù ! J’en frémis… »

Ces terribles barbares qui mettaient en péril notre belle et bonne république sarkofliquienne sont à l’ombre. Honneur et grand merci à notre si remarquable ministre de l’intérieur dont les services viennent de nous éviter de terribles catastrophes !

Au fait, ces cinq pieds-nickelés sont toujours en tôle, et les « preuves matérielles » contre eux se résument à…une échelle trouvée dans la cour de la ferme et un petit bouquin soi-disant subversif que l’on trouve dans toutes les Fnac…

Un marteau-pilon pour écraser une mouche…

C’est comme ça le « Patriot act » mode Sarko…





26/11/2008

C’est la chute finale…

aubry.jpgFinalement, je plains Martine qui est tenue par une corde de pendu par ses soutiens… C'est pire que d'avoir des ennemis qui, eux, sont clairement identifiés : « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge. »

Car ça y est, les éléphants vont sortir du bois où ils commençaient à sentir la vieille pisse rance. Ils vont bien cadrer Aubry. Les Lang, Fabius, Jospin, Delanoé, Vaillant, Emmanuelli vont retrouver Hollande le fossoyeur, tous vont se faire une petite bouffe caviar champagne pour élaborer un nouveau programme ou, surtout, on ne changera rien. Pourquoi donc changer une équipe qui stagne ? Pourquoi se remettre en question quand tout va mal ? Cette vieille gauche qui n'a même pas réussi à empêcher Le Pen d'arriver au 2e tour !

Mouais… Est-ce avec d'anciens tambouilleurs de vieux chaudrons électoraux que l'on fait de bonnes soupes électorales porteuses d'avenir ?!!

Dans ce PS là, le vainqueur est celui – celle - qui a le mieux triché. La triche, la magouille y est une culture. La vainqueure représente la coalition de tous les ringards, de tous les archaïques, de tous les mandarins. Elle a été mise en place comme femme de paille par le Politbureau du parti, après tripatouillages à sens unique, la commission étant très majoritairement pro Aubry, ne retenant que les anomalies qui l'arrangeaient et dont le directeur part sans terminer le boulot… pour obligation municipale !

A supposer que les résultats soient honnêtes, c'est tout de même étonnant, voire totalement invraisemblable qu'à chaque tour Royal soit arrivée en tête, mais qu'à chaque fois les ténors du PS se soient entendus pour lui faire barrage (et donc ne pas soutenir celle qui arrivait en 1ere place !).

Le vote des militants – tricheries intégrées car elle sont des deux bords - a mis dans la phase de magouille finale les deux prétendantes à quasi égalité, mais ce qui compte c'est le parlement du PS, ce Politbureau où on verrouille et où on n’a cure de la démocratie. On a là la démonstration parfaite d'une gauche détestable avec un mode de fonctionnement digne du PC à la Marchais. Le PS jospiniste garde un fonctionnement stalinien, le sabotage de la consultation militante de vendredi dernier à leur profit en étant l'illustration. Cette gauche Jospinienne exige des militants sélectionnés pour leur endoctrinement et au mental formaté. Ils sont uniquement destinés à faire la claque à des apparatchiks et à « voter » les propositions de ces derniers le petit doigt sur la couture du pantalon. Il est totalement verrouillé sur lui-même comme on le voit dans son opposition à un parti ouvert et de masse - tel que le voudrait Ségolène Royal - qui leur fait peur par des militants non conditionnés, conservant leur liberté de parole.

Personnellement, je n'en ai plus envie de ce parti de magouille, de voleurs.

Résultats : après Chirac 1, Chirac II, Sarko I, Sarko II…



P.S.= Parti Saboté par de Pauvres Salauds

aubrységo.jpg

















La prochaine fois, faut qu'ils choisissent Hiroshima ou Nagasaki, ce sera encore plus efficace!ps à hiroshima.jpg






S'il y en a un qui se fend la gueule, c'est bien lui...sarko ps.jpg

25/11/2008

Tonton Gordon Brown Uber alles

brown et sarko.jpgDécidément, ces Anglais nous étonneront toujours. De chez eux nous vient souvent le pire, mais parfois aussi, le meilleur. On s’en est aperçu lors de la dernière guerre…

Le pire, ce fut l’horreur économique véhiculée par la redoutable Lady Thatcher et son crédo ultra libéral dont on subit actuellement les ravages.

Le meilleur nous vient de ce Gordon Brown que l’on prenait pour un falot mais qui se révèle, à l’épreuve de la crise, un dirigeant imaginatif et courageux.

D’abord, c’est lui qui a inventé le plan de sauvetage des banques, copié ensuite par Sarko, puis par les Zétazuniens.

Et puis il s’est rappelé qu’un certains Keynes – un compatriote à lui voué aux gémonies par les cliques thatchéro-reaganiennes – avait inventé une méthode fort efficace pour contrer une crise économique :
- d’abord l’Etat intervient massivement au niveau des initiatives et des capitaux en lançant de grands travaux utiles, réduisant ainsi fortement le chômage ;
- le pouvoir d’achat ainsi regonflé fait repartir la consommation ;
- cette consommation relance la machine économique ;
- les rentrées fiscales remboursent largement la mise initiale de l’Etat.

Brown - qui s’est souvenu qu’il était le chef de file du parti Travailliste, dénomination outre-manchienne du Socialisme – reprend les bonnes et saines recette keynésiennes : ceci en lançant la construction, la rénovation des hôpitaux et du système de santé britannique saccagé par le thatchérisme ; en créant de nouvelles lignes de chemin de fer ; en embauchant massivement des fonctionnaires pour remettre en route l’Etat mis à mal par les ultra libéraux ; etc.

Mais voilà qu’il récidive et va encore plus loin :
- il n’hésite pas à nationaliser les banques en introduisant l’Etat au sein des conseils d’administration avec voix prépondérante au chapitre, pas comme Sarko qui donne aux crapules financières notre pognon à fond perdu ;
- et voilà qu’il baisse de 2 points et demi la TVA britannique, redonnant ainsi du pouvoir d’achat aux classes populaires ;
- et en plus il fait un plan de relance de 15 milliards de £, soit près de 20 milliards d’euros ;
- et, cerise sur le gâteau, il porte de 40 à 45 % la tranche haute des impositions, demandant ainsi aux plus riches un effort, à comparer avec Sarko et son bouclier fiscal qui exempte les pleins de thunes de chez nous de tout effort de solidarité.

La Merkel et le Sarko – notre brillant lauréat du « Courage politique » - qui continuent de foncer dans le mur avec leurs erzatz de remèdes ultra libéraux, en sont verts de rage !

Et pendant ce temps, les nôtres de « socialistes », se couvrent de merde et fortifient Sarko.

Les Français sont des veaux qui lèchent le cul du tueur et, en plus, paient les frais de l’abattoir !

24/11/2008

Sarko, marionnette du Medef


Ah puteng ! On va pas se laisser abattre. Y a plus de parti d’opposition « de gouvernement » ? Y a plus (presque plus !) de presse qui ne soit à plat ventre ? Il reste…nous ! Enfin, disons tout ce qu’il se publie sur la Toile et qui échappe encore ( pour combien de temps ?) aux gros ciseaux d’Anastasie ! Alors on ne va pas se gêner !

Gueulons ! Raillons ! Dénonçons ! Personne ne nous paie, nous ne sommes donc à la solde de personne ! Alors à l’attaque ! Sabre au clair, camarades flibustiers du net !

Tè ! Pendant la bouffonnerie socialo, les sarkosaloperies continuent !

On a encore dans l’oreille les accents jaurèssiens du sobre-comandante Sarko pourfendant les patrons voyous et lançant une lutte sans merci contre les paradis fiscaux. Une réforme devait rapidement être mise sur pieds pour cela. Tremblez, patrons voyous qui transférez vos bénefs dans des pays accueillants - simplement européens, pas besoin d’aller loin, comme la l’Irlande, Hollande ou le Luxembourg – afin de ne pas payer d’impôts. Sarko, le « Monsieur Propre » de l’Elysée, va karchériser vos bénefs mal placés !

La combine, lorsque l’on est une grosse pointure de l’industrie, s’appelle les « prix de transferts », une magouille légale qui permet de diminuer considérablement l’impôt à payer en jouant sur les différences de législations fiscales dans le simple cadre de l’union européenne.

Le mécanisme est le suivant : - la société Jean-Profite S.A. fabrique dans ses usines françaises un lot de produits, par exemple des machines à arquer les bananes, ces merveilles qui font la fierté de la technologie nationale ! Elle vend ces machines avec une marge infime à une de ses succursales (une boite à lettre suffit) en Irlande. Jean-Profite S.A. paiera en France l’impôt sur des bénéfices quasi inexistants. Mais sa filiale, depuis l’Irlande, va vendre les fameuses machines à arquer les bananes dans toute l’Europe et au-delà, avec de solides bénéfices. Elle ne sera imposée qu’à 12,5% en Irlande contre 35% en France. Elle vole donc légalement à l’Etat français, c’est-à-dire à nous, 22,5%…

Tous les gros pourris du Medef font ça ! Ça représente des sommes colossales qui combleraient largement le déficit du budget, le trou de la sécu et qui permettraient de diminuer la dette.

sarko-grimace.jpgL’article spécifique à ce problème que le Sobre-commandante Sarko projetait d’inclure dans la loi des finances rectificatives de 2008 (qu’adoptera le Parlement le 17 décembre) tendait à faire en sorte que les services fiscaux puissent enfin mettre leur nez dans ces magouilles.

Que croyez vous qu’il se passât ? Le Medef est passé par là et les services de Bercy…ont tout simplement mis à la poubelle l’article en question !

C’était la rubrique : Sarko, marionnette du Medef.

22/11/2008

Quand la ringarditude englue l’espoir…

trou noir.jpgBon. Ben puisque les dés sont jetés, prenons acte : PS veut dire Parti Sabordé.

Sabordé par la coalition de tous les ringards, de tous les archaïques, de tous les mandarins aigris.

Sabordé par la culture de la magouille.

Beaucoup, dont j’étais, sans se bercer d’illusion sur Ségo, espéraient que la myriade de jeunes talents qui se groupaient derrière son charisme emblématique prendrait le pouvoir dans ce parti dépassé, sans idées et sans voix, pour enfin le transformer en une machine capable de redonner espoir au peuple de gauche.

Peine perdue.

C’était sans compter avec les capacités de nuisance de cette gôôche caviar mouillée dans toutes les compromissions, incapable de se positionner, travaillée par toutes les rancœurs, où retentissent les aboiements de roquets d’éléphants en route pour leur cimetière.

Conclusion : ce parti n’a plus de raison d’être, qu’il crève. Bon débarras…

Reste, la mort dans l’âme, deux perspectives pour tous ceux qui ne se résignent pas à subir le joug des sarko-tragiquants :

- le ralliement à Bayrou qui devient le seul capable de nous débarrasser par les urnes de la clique à Sarko ;
- ou le ralliement à Besancenot, ce qui signifie un renoncement à l’alternance par la voie des urnes avec pour corollaire l’acceptation ad vitam eternam du fascisme rampant du Sarkoland, ou…l’aventure sordide de l’illégalité, voire de la violence.

Et merde.

Pirates du golfe d’Aden : le squelette d’Henry de Monfreid doit claquer les os de rigolade !

pirates 1.jpgAh ! Il y a tout de même quelques raisons de se fendre la gueule dans ce « mondo cane ».

Par exemple ces histoires de pirates au large de la Somalie ! Que du bonheur !

Non mais vous vous rendez compte, un pétrolier entier, le Sirius Star qu’il s’appelle, avec tous ses millions de litres de bon pétrole bien pourri ! Que si tu menaces les pirates, ils peuvent y foutre le feu, ou polluer des milliers de kilomètres de côte, en tout cas foutre en l’air des millions de dollars durement volés à la sueur des esclaves ! Avec l’équipage en prime !

Si avec ça ils ne gagnent pas le gros lot, nos amis pirates - ceux-là mêmes qui nous faisaient rêver dans les récits d’Henry de Monfreid ! – c’est qu’il y a quelques chose de pourri dans le royaume du monde du fric !

pétrolier des pirates.jpgUn super tanker saoudien en plus ! Allez les mecs ! Encore un effort ! Prenez en otage un porte-avion de l’US Navy ! Ça vaut encore plus de pognon ! Et les autres cons – les « grandes puissances » - totalement désarmés !
Et c’est pas tout : les pirates somaliens ont depuis ce haut fait d’armes détourné trois autres navires dans le Golfe d’Aden : un chalutier thaïlandais, un cargo immatriculé à Hong-Kong et un vraquier grec. Au total 92 bateaux et plus de 250 membres de l'équipage sont entre les mains des pirates. Garés à quelques encablures de leur côte magique ! Toute la population rigole en mâchant du kat! Puteng ! Le pied !

Eh ! Ce pays, par la « grâce » des Zoccidentaux (c’est nous !) et surtout des Zétazuniens, est un foutoir sans nom, sans gouvernement, sans lois, sans ordre. Pour une fois que les gros cons enturbannés des « tribunaux islamistes » servaient à quelques chose (ils faisaient régner leur charia à la con, mais ma foi, c’était pas le bordel, et puis on a les gouvernants que l’on se choisit, ou plus souvent que l’on mérite…), les Bush Stupid’s Boys les ont foutus dehors ! Alors depuis, c’est la loi des seigneurs de la guerre, et ils ont maintenant trouvé un moyen fabuleux de se faire de la belle et bonne thune ! Ils ont même détourné un barcot plein d’armes ! Alors, ils attendent de kalachnikov ferme les justiciers que les gouvernements à la solde des pétroliers menacent de leur envoyer !

Allez les gars! Sus! Sus! A l'abordage! Pas de quartiers! A nous la bonne thune!

Ça les change des « humanitaires » bien-pensants avec leur aumône dégradante type Kouchner et son sac de riz !

21/11/2008

P.S.: le pas vers l'avenir, ou vers le gouffre?

sego star.jpgÇa y est! Ça marche! Le changement de ligne pour l'abonnement adsl! Cette fois, ils ont été plus que rapide! Faut dire que j'ai fait du gringue à la nana que j'ai fini par avoir, après le barrage des robots qui parlent. Je lui ai dit qu'elle avait une voix à avoir de beaux yeux et tout le reste, que ça transparaissait même à travers les fils du téléphone. Elle a rigolé, surtout avec mon puteng d'accent! Et...?le lendemain, j'étais branché! Merci belle madame Orange!

Bon. Bè, retournons à nos moutons... Allez ! Encore un effort si on veut remettre en état de marche ce parti pour que PS ne veuille plus dire Parti Sabordé mais qu’il retrouve sa belle dénomination de parti Socialiste, le parti de la Sociale !

On en a plein le cul de l'inexistence quasi criminelle des socialistes face aux sarko-trafiquants, mais les choses politiques étant ce qu'elle sont, hors d'une grosse machine politique, point de salut. Si j'affiche mes préférences pour la Ségo, ce n'est pas parce que je suis séduit par ses mèches, son sourire et ses préchi-préchas, mais parce que c'est la seule qui ait l'image (primordial même si on peut le regretter) et le charisme suffisant pour espérer déboulonner le sinistre nain, ce qui doit être LE BUT ULTIME. Tout le reste passe après. Et ça, ce n'est pas à la portée d'Aubry, qui, malgré ses qualités et ses convictions, a autant de charisme et de présence médiatique qu'un vieux croûton derrière une table... Quant à Mélanchon, son attitude ne manque pas de panache, mais son avenir est...celui de Chevènement!


20/11/2008

L'heure de vérité rose

Profession de foi pour l'élection du Premier secrétaire national du Parti socialiste Jeudi 20 novembre 2008

"Chèr-e-s camarades,


ségo.jpgAu moment où la crise financière aggrave les souffrances, ici et dans le monde, la France attend les socialistes. Elle les appelle. Nous devons répondre, forts, déterminés, audacieux, vigoureux, énergiques.

La parole vous est aujourd'hui redonnée. Immense responsabilité, car c'est vous qui, par votre vote, allez forger l'unité du Parti socialiste et donc sa capacité à se faire entendre et à agir dans le tumulte.

Oui ou non voulons-nous ensemble écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?
Oui ou non voulons-nous bâtir ensemble le socialisme du XXIème siècle ?
Oui ou non, notre parti va-t-il s’ouvrir à toutes les diversités et devenir meilleur que la société qu’il prétend transformer ?
Oui ou non le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois va-t-il venir vers nous car nous aurons su lui redonner l’espoir ?

Notre avenir est à portée de main. A nous de le saisir. Nous avons les talents individuels. A nous de tisser le talent collectif.

Je veux mettre en valeur une nouvelle génération d'hommes et de femmes, de toutes origines et de tous les territoires. A nous de leur ouvrir les responsabilités et de demander aux anciennes générations d'être là et de leur transmettre l'expérience.
Vous savez que le Parti socialiste peut devenir un grand parti populaire. A nous d’accueillir toutes celles et ceux qui veulent combattre les dégâts du sarkozysme et construire un autre futur.

On nous a fait un procès intellectuellement déloyal sur la question des alliances. Pourtant notre motion est parfaitement claire : l'union de la gauche d'abord, la main tendue à tous les humanistes pour battre la droite, ensuite. Cette question sera soumise à une consultation directe des militants. Je m'y engage.

Vous savez que les jeunes des quartiers populaires et de toutes les couleurs sont massivement venus voter pour nous à l'élection présidentielle. Je les espère au Parti socialiste. A nous d'inventer de nouvelles formes de militantisme.

Les Français nous attendent. La gauche nous attend. La force d'être nous-mêmes et la force de changer dépendront de la force que par votre vote, chacune et chacun d’entre vous nous donnera jeudi prochain. Donnez-nous cette force et cette légitimité qui nous permettront de reprendre l'ouvrage, pour que tous les talents de toutes les motions se rassemblent pour combattre la droite, pour proposer et pour se faire entendre, ici, mais aussi en Europe et sur la scène internationale.

Je vous appelle toutes et tous à venir voter. Car aujourd’hui c’est vous, militantes et militants, qui détenez les clés de notre avenir commun et donc de celui de millions de citoyens qui nous attendent, parfois désespérément. C’est vous qui pouvez donner l’élan de la transformation. Alors, allons-y. Nous pouvons le faire. Nous devons le faire. Nous sommes les socialistes. Nous allons retrouver la fierté de l'être tous ensemble, unis et offensifs. Vous pouvez compter sur moi comme nous comptons sur vous.


Amitiés socialistes,


Ségolène Royal et Vincent Peillon, et toute l'équipe"

16:53 Publié dans actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ségo, ps

15/11/2008

15 Novembre ! Le G20 face au Genre Humain. Leur sommet ne sera pas le nôtre !

Attac France: L’appel à une mobilisation le 15 novembre, jour du premier sommet du G20 sur la crise financière.

"Nous appelons

- les salariés qui ont perdu leur travail,
- ceux qui ont un travail mais qui savent que personne n’est à l’abri au milieu de la récession économique,
- les retraités qui verront réduire leurs pensions,
- les femmes qui paieront une fois de plus doublement le gaspillage de mâles puissants,
- les chômeurs qui verront leurs maigres droits encore réduits,
- les fonctionnaires insultés et méprisés,
- les sans papiers qui serviront comme toujours de boucs émissaires,
- les épargnants qui ne savent pas s’ils pourront récupérer leur argent,
- les précaires, les sans droits qui n’ont déjà plus rien à perdre dans cette société qui les a oubliés,
- les enfants innocents dans cette histoire et qui souffriront également,
- les anciens qui savent par expérience que rien ne s’est jamais gagné sans lutter,
- les paysans trop souvent étranglés par les multinationales de la distribution,
- l’individualiste qui croit qu’il sera sauvé mais qui sera lui aussi touché,
- notre voisin qui ne comprend peut-être pas l’économie mais voit avec étonnement comment sont aidés les riches pour qu’ils continuent à spéculer avec l’argent qui n’est pas le leur,
- les jeunes qui ne trouveront pas d’emploi ces prochains mois,
- les écologistes scandalisés de voir la lutte contre le réchauffement climatique et la crise écologique repoussée à des jours meilleurs,
- les syndicalistes qui ont compris qu’on ne pourra lutter pour les droits des travailleurs sans globaliser les luttes,
- les altermondialistes qui avaient prédit ce désastre sans être écoutés,
- les militants des droits fondamentaux humiliés, qui doivent quémander des millions pour sortir les pays du Sud de la misère quand on trouve des milliards pour sauver les banquiers,
- les hommes et les femmes politiques qui n’ont pas renoncé à changer le monde,
- les déçus pour qu’ils arrêtent de sous-estimer leurs propres forces,
- ceux qui sont en colère face aux injustices exacerbées par la crise et qui veulent l’exprimer dans la rue.

Nous appelons ceux qui ne seront pas dans les G des puissants à relever la tête.

Ensemble, nous sommes un G bien plus puissant : le GH ou Genre Humain.

Parce qu’on ne transforme pas des pyromanes en pompiers,
parce qu’ils n’ont pas été élus pour diriger l’humanité,
parce qu’ils ont depuis trente ans mis en place les politiques qui nous ont conduits à ce désastre,
parce qu’ils ne souhaitent que sauver le système et non le transformer, leur sommet ne sera pas le nôtre !

Pour exiger que les peuples soient écoutés face à la crise,
Tous dans la rue le 15 novembre !

Pour Paris, rendez-vous à 15h, place de la Bourse"

ALERTE! La BETE immonde lève la tête à notre porte!

Puteng ! Je viens, au hasard d’une balade dans les blogosphères, de tomber sur un article qui donne à réfléchir. Le fascisme revient, le fascisme est là, à notre porte, chez nos frères les plus proches.
Il se cache de moins en moins.
Il ose sans vergogne relever sa sale trogne nauséabonde.
Et pendant ce temps, nous, on sodomise les dyptères...
Je vous livre cet article d’Olivier Favier publié dans Le Grand Soir (http://www.legrandsoir.info/)


« Italie : quand la dictature est à nos portes.
par Olivier FAVIER

"Un rapide balayage de la presse francophone suffirait à nous l’apprendre. La situation politique italienne est devenue plus qu’inquiétante -elle l’est déjà depuis plusieurs années. Les mouvements sociaux de ces dernières semaines, qui ont vu défiler plusieurs centaines de milliers de personnes, disent pourtant combien la résistance est potentiellement forte, dans un pays où les agressions et les crimes racistes se sont multipliés depuis septembre , où les déclarations officielles se suivent pour réhabiliter le fascisme . Pour autant, devant une gauche désorganisée ou qui a renoncé à dire son nom , face à un monde syndical très largement impuissant, la péninsule se retrouve une fois de plus confrontée au risque de rebellions autonomes, fragiles et manipulables, promptes à faire le jeu d’un pouvoir qui sait jouer sur les peurs. Dans un tel contexte, qui pourrait bien servir de modèle à la France -dont les évolutions récentes ressemblent sous de nombreux aspects aux premières années du berlusconisme, avec l’efficacité accrue d’une recette éprouvée-, la solidarité internationale a son rôle à jouer. Elle est, parmi d’autres, un rempart nécessaire contre une fascisation du régime qu’on peut désormais évoquer comme une menace réelle. En octobre dernier, le juge di Pietro a ainsi déclaré : "Quand la dictature est à nos portes, on doit résister immédiatement, pas quand il est trop tard."

Le 23 octobre dernier, Francesco Cossiga, figure historique de la démocratie chrétienne, ex-président de la république italienne, sénateur à vie, a tenu sur trois journaux des propos qui sur plusieurs points contreviennent aux lois d’un pays démocratique. Devant les manifestations de masse des étudiants, il a appelé à renouer avec la stratégie de la tension, dont les méthodes sont enfin reconnues par ceux qui les ont mises en œuvre : cossiga.jpg
“Laisser faire (les étudiants). Retirer les forces de police des rues et des universités, infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs prêts à tout, et laisser pendant une dizaine de jours les manifestants dévaster les magasins, brûler les voitures et mettre la ville à feu et à sang. (...) Ensuite, assuré du consensus populaire, le bruit des sirènes des ambulances devra dominer celui des voitures de police et des carabiniers. (...) Dans le sens où les forces de l’ordre devront massacrer les manifestants sans pitié et les envoyer tous à l’hôpital. Ne pas les arrêter, parce que de toute façon les magistrats les remettraient aussitôt en liberté, mais les frapper, et frapper aussi ces professeurs qui les agitent.”

Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui. Nous les soutenons toutes, mais nous avons décidé de nous associer à la première d’entre elles, rédigée à Rome par un simple citoyen italien, monsieur Piero Leone. Une pétition a été lancée qu’on pourra retrouver en page d’accueil du site : www.dormirajamais.org. La pétition peut être aussi relayée directement avec le lien suivant : http://www.easy-petition.com/cossiga/

Olivier Favier

(1) Le 14 septembre, un jeune d’origine burkinabée est tué à coups de barres de fer par les gérants d’un snack-bar milanais. « Sale nègre », entendent les témoins. Le 18 septembre, à Castel Volturno, dans les environs de Naples, sept personnes, dont six Africains, sont massacrés par les tueurs de la Camorra. Le 29 à Parme, un autre jeune d’origine ghanéenne ressort du commissariat avec un œil poché et une jambe en compote. Faute d’avoir compris son nom de famille, les policiers ont écrit sur ses papiers : « Emanuele Negro ». Le 2 octobre à Rome, un homme d’origine chinoise est roué de coups par cinq adolescents devant un arrêt de bus. Que dire enfin des mesures de ségrégation prises à l’encontre des Roms en juillet dernier, qui ont rappelé à certains les lois raciales de 1938 ?

(2) Exemple parmi tant d’autres, le ministre de la défense Ignazio La Russa a déclaré, lors des cérémonies commémoratives du 8 septembre dernier : « Ce serait ne pas écouter la voix de ma conscience que de ne pas commémorer les soldats de la république sociale de Salò qui, de leur point de vue, se sont battus pour les valeurs de la patrie et ont résisté à l’avancée des troupes anglo-américaines en Italie. Ils méritent aussi le respect de tous ceux qui considèrent l’histoire de l’Italie avec objectivité. »

(3) Walter Veltroni, rival malheureux de Silvio Berlusconi aux dernières élections, a affirmé sur El pais le 1er mars dernier : « Nous sommes réformistes et non de gauche ». Ce qui n’a pas empêché le nouveau président du conseil de le décrire quelques mois plus tard comme un « nouveau Staline ».


Sources: http://rassegna.governo.it/testo.asp?d=32976406)

13/11/2008

Entendez-vous, dans nos campagnes, mugir ces féroces gardiens de chèvres !

chèvres.jpgOh puteng ! On s’en sort d’une belle ! Ouf ! Heureusement qu’on a nos fins limiers de la je sais pas quoi, mais l’officine qui a remplacé les Renseignements généraux ! Vous avez vu comment, au péril de leur vie, ces courageux nindjas - cagoulés, vêtus de noir, armés jusqu’aux dents - défenseurs de l’ordre sarkozien ont investit ce village de la Corrèze ! La Corrèze, département dangereux s’il en est ! Un lieu de perdition où sévissent, tapis dans leurs repaires, les redoutables époux Chirac mais aussi le terrible François Hollande !

Ces exploits de nos as de la gâchette ont ainsi permis de neutraliser – honneur à notre brillantissime ministre de l’intérieur, sainte Mam – une redoutable armée de l’ombre prête à fondre sur nous, à détruire nos institutions, à semer la mort et la désolation. Les entendez-vous, dans nos campagnes, mugir ces féroces gardiens de chèvres ! Grâce à nos valeureux défenseurs de l’ordre sarkozien, ils ne viendront pas égorger nos fils et nos compagnes !

Ces salauds, ces bolcheviques, ces ennemis de l’intérieur se camouflaient dans ce village paisible. Ils en avaient même investi l’épicerie-bistrot ! Vous rendez-vous compte, ils auraient pu mettre du polonium dans le pastis des malheureux villageois ! Ils auraient pu introduire de la mort au rats dans les carambars des innocentes têtes blondes. Ils auraient pu mettre des lettres chargées dans la sacoche du facteur ! Ils auraient pu… Boudioù ! J’en frémis…

Parait même que ces dépravés auraient été vu rodant pas trop loin de l’un des trente mille kilomètres du réseau ferroviaire de notre grande SNCF ! Vous imaginez le danger auquel on a échappé !

Au fait, puisque nos valeureux enquêteurs étaient au courant des velléités sabotrices de ces redoutables pieds-nickelés, puisqu’ils étaient « logés » depuis longtemps, pourquoi ne les ont-ils pas scrafés AVANT qu’ils ne commettent les actes de sabotage qui leur sont généreusement attribués ? Qu’est-ce qu’ils attendaient ? Qu’un déraillement fasse des centaines de morts ? C’est vrai que nos héros de la république cherchent toujours le début du commencement d’une preuve.

Et puis, ça fait voir (en tout cas croire, avec l’aide des médias à plat ventre) que nos défenseurs de l’Ordre sont redoutablement efficaces : l’enquête a été rondement menée.

Et puis ça permet de ficher quelques hurluberlus, de conditionner le bon peuple au flicage généralisé de la société sarkozienne, de redonner du crédit à Edvige ou sa fille nauséabonde.

Et puis ça dédouane la SNCF qui n’a ainsi pas à répondre à ceux qui lui reprochent de négliger l’entretien de ses lignes (en lourdant les agents d’entretien des voies entre autres).

Et puis… Oh ! Victor ! Quel mauvais esprit tu as ! Enfin, comment avoir autant de doutes cyniques dans la douce France sarkozienne ? T’as pas honte ?

Ben ! Non…


12/11/2008

Face aux menteurs de la mafia nucléaire : citoyens inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

areva.jpgVous l’avez peut-être entendu ce matin sur France-Inter, la dame Lauvergeon Anne, celle qui sévit à la tête d’Areva, incontestable entreprise cheffe de fille de la mafia nucléaire. La suffisance de cette personne n’a d’agale que sa mauvaise foi.

N’a-t’elle pas, ce matin, qualifié les accidents nucléaires à répétition du Tricastin de petite « bêtise » ?!

N’a-t’elle pas nié avec désinvolture l’implication d’Areva dans la politique du Niger, pays que sa société pille et dont le gouvernement – dont elle a pourtant reconnu qu’Areva était le principal support budgétaire – massacre la rébellion des habitants des zones uranifères ? !

N’a-t’elle pas prétendu que le nucléaire était LA solution au sous-développement énergétique du tiers et du quart monde, tout en admettant…que la sûreté de telles installations impliquait des « régimes stables » et reconnu, sans le vouloir, que le nucléaire civil pouvait toujours déboucher sur la Bombe ? !

N’a-t’elle pas admis que, dans un avenir encore indéfini, la part de l’Etat dans le capital d’Areva pouvait « évoluer », donc admis que cette industrie éminemment dangereuse et stratégique pouvait tomber aux mains de « chiapacan » comme Bouygues ou Total ? ! Etc., etc.

Vous les avez obligatoirement vu les pubs d’Areva, avec une petite musique guillerette, de la belle nature, de l’urbanisme de rêve… Ouais. Bourrage de crâne pour pauvres cons obtus et surtout résignés…

L’industrie nucléaire, c’est le danger sournois, permanent mais invisible… Servi par une oligarchie issue du clan des Mines et de Polytechnique. L’opacité est la règle, la morgue et le mépris des populations est la méthode.

centrale Tricastin.jpgRappelez-vous, l’été dernier : « Des rejets d'effluents radioactifs "sans impact sur l'environnement" ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé vendredi à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » avouaient, ne pouvant faire autrement les porte paroles de cette industrie. Ils assuraient « qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes" (Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN). "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé.

Ben voyons ! Ceci est arrivé quelques jours après le rejet de 360 kg d’uranium dans la nature à Socatri.

Eh ! Victor, arrête de nous bourrer le mou, l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) a classé ces fuites au « niveau 1 » c’est à dire « incident léger ». C’est pour ça que depuis l’eau est impropre à la consommation, les baignades sont interdites, etc., etc…

Au-delà des dangers que font courir ces « incidents » à la population environnante, c’est désormais l’hallucinante opacité de la pratique de l’industrie nucléaire qui est mise en lumière. «Les procédures d’information des autorités et des populations semblent n’avoir pas rigoureusement été respectées». Ben voyons !

Dame Lauvergeon Anne a évidemment minimisé les dangers représentés par l’incapacité de la filière a dominer ses redoutables déchets, mortellement dangereux pour des centaines de milliers d’années !

Des déchets, il y en a des grands et des petits, des ingérables et des éternels à l’échelle d’une vie d’homme. Il y en a partout, ces tonnes par milliers. Dans les années 50, ne sachant que faire des plus dangereux résidus, les scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique n’hésitaient pas à les répandre au fond des océans… Et dans les années 70, ce qui se passe au Tricastin en atteste, on en planquait des moins dangereux sous des buttes de terre. A Marcoule par exemple, l’activité actuelle principale est de sortir et de vitrifier le contenu des milliers de fûts de déchets radioactifs stockés simplement dans des bidons de 200 l genre fut d’essence, rangés les uns contre les autres sur des centaines de mètres ! Ceci depuis des décennies, sous le ruissellement qui amène bien sûr les effluents au Rhône voisin…

nucléaire non merci.jpgHeureusement il existe des trublions nécessaires au milieu de ce cénacle nucléocrate : la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad - www.criirad.org/) en est un, de même que le réseau Sortir du nucléaire. Créée au lendemain de Tchernobyl par une bande de copains scientifiques inquiets, dont Mme Rivasi, la Criirad est une organisation indépendante qui manie l’art d’emmerder l’industrie nucléaire en dévoilant ce qu’elle préférerait taire. Le réseau Sortir du nucléaire (www.sortirdunucleaire.org) en est un autre.

Citoyens, inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !


11/11/2008

Parait que les sondeurs à la solde du Médef trouvent qu'IL remonte...

sarkozy remonte par Large.jpeg
Merci à Large

« Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé. »

Mais de qui parle-t-il, celui-là?

Ben celui-là, c'est le grand, l'immense Victor Hugo
et il parle du petit, du minuscule Napoléon III


Victor HUGO, Napoléon le petit (1852)

10/11/2008

Je con mémore, tu con mémores, nous con mémorons...

Brassens 2.jpgEn ces époques de « con mémoration », il n’est pas inutile de demander à Tonton Georges une petite piqure de rappel !

Georges Brassens
LES DEUX ONCLES



C'était l'oncle Martin, c'était l'oncle Gaston,
L'un aimait les Tommi's, l'autre aimait les Teutons.
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts.
Moi, qui n'aimais personne, eh bien! je vis encore.

Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé,
Que vos veuves de guerre ont enfin convolé,
Que l'on a requinqué, dans le ciel de Verdun,
Les étoiles ternies du maréchal Pétain,

Maintenant que vos controverses se sont tues,
Qu'on s'est bien partagé les cordes des pendus,
Maintenant que John Bull nous boude, maintenant,
Que c'en est fini des querelles d'Allemand,

Que vos filles et vos fils vont, la main dans la main,
Faire l'amour ensemble et l'Europe de demain,
Qu'ils se soucient de vos batailles presque autant
Que l'on se souciait des guerres de Cent Ans,

On peut vous l'avouer, maintenant, chers tontons,
Vous l'ami les Tommi's, vous l'ami des Teutons,
Que, de vos vérités, vos contrevérités,
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité.

De vos épurations, vos collaborations,
Vos abominations et vos désolations,
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé,
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité.

En dépit de ces souvenirs qu'on commémore,
Des flammes qu'on ranime aux monuments aux Morts,
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous,
Révérence parler, tout le monde s'en fout.

La vie, comme dit l'autre, a repris tous ses droits.
Elles ne font plus beaucoup d'ombre, vos deux croix,
Et, petit à petit, vous voilà devenus,
L'Arc de triomphe en moins, des soldats inconnus.

Maintenant, j'en suis sûr, chers malheureux tontons,
Vous, l'ami des Tommi's, vous, l'ami des Teutons,
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici,
C'est vous qui chanteriez la chanson que voici,

Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés,
Qu'il est fou de perdre la vie pour des idées,
Des idées comme ça, qui viennent et qui font
Trois petits tours, trois petits morts, et puis s'en vont,

Qu'aucune idée sur terre est digne d'un trépas,
Qu'il faut laisser ce rôle à ceux qui n'ent ont pas,
Que prendre, sur-le-champ, l'ennemi comme il vient,
C'est de la bouillie pour les chats et pour les chiens,

Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi,
Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami,
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main,
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain,

Que les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons,
Ce sont les généraux des petits soldats de plomb.
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant
Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants.

O vous, qui prenez aujourd'hui la clé des cieux,
Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu,
Quand vous rencontrerez mes deux ondes, là-bas,
Offrez-leur de ma part ces "Ne m'oubliez pas",

Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin:
Un petit forget me not pour mon oncle Martin,
Un petit vergiss mein nicht pour mon oncle Gaston,
Pauvre ami des Tommi's, pauvre ami des Teutons...

07/11/2008

Les lampions sont éteints et les emmerdes vont commencer pour « Biho »…

obama insolite.jpg… c’est comme ça qu’ils l’appellent les branchés, le nouveau patron des ZétaZunis.

Paraît que tout le monde se gargarise de l’arrivée d’une ère nouvelle, d’un monde fraternel, d’un souffle de liberté, d’un avènement de l’égalité, de la disparition du racisme. Merveilleux rêve. Mouais… Faut voir… Et on verra vite.

Moi, dans ma petite tronche de rébroussier compulsif, je pense que si Biho a été élu, ce n’est pas parce que le peuple amerloque a été touché par la grâce de la rédemption, par une volonté d’effacer son lourd passé de voleur de terres, d’esclavagiste, de fauteur de guerre, de rapineur des ressources mondiales, de destructeur de l’environnement. Ce n’est pas parce que les Zuhessa ont oublié qu’ils sont nés sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, les seuls VRAIS Américains ; qu’ils ont bâti leur richesse sur l’esclavage de trente millions de Noirs ; qu’ils maintiennent leur implacable suprématie par l’exploitation du reste du monde.

Si Barrack a gagné, c’est beaucoup plus prosaïque et ça n’a rien à voir avec les bons sentiments. Il y a deux raisons à cette victoire : la première, c’est le rejet viscéral de Bush et de tout ce qui pouvait lui ressembler ; la seconde, c’est tout simplement parce qu’Obama était bon, qu’il était le meilleur ! La couleur de peau n’a rien à voir là-dedans, seulement le salutaire pragmatisme des Ricains. Pas de romantisme la-dedans.

Des Ricains qui ont mis du temps à se rendre compte qu’en la personne de Dobeliou, ils avaient par deux fois mis un dangereux débile à la tête de leur pays. Il leur a fallu tout de même deux guerres en passe d’être perdues, un recul effrayant des libertés individuelles, la honte de Guantanamo et autre Abou Graïb, et surtout une crise économique qui met le « plus puissant pays du monde » sur le cul.

Une bonne partie des électeurs n’a donc pas voté pour Biho, mais contre Bush ! On connaît bien ce réflexe chez nous. Et comme en plus Obama, malgré son nom pittoresque, est un pur produit de l’élite universitaire étazunienne, les vrais maîtres du monde qui tirent les ficelles – crapules financières de Wall Street et multinationales qui ont très largement financé sa campagne - ont vu en lui quelqu’un qui, moyennant quelques concessions de surface, défendrait leurs « valeurs », avec en bakchich une image de renouveau vertueux. Le choix était entre deux candidats de droite. Les naïfs angéliques risquent de tomber de haut. L’égalité des races… On en reparlera.

Il a du boulot l’ami Biho… s’il ne prend pas en route une balle qui traîne malencontreusement.

Oh ! Victor, tu crois pas que tu nous casses un peu l’ambiance ? Mouais… « Ouate ainsi » comme ils disent !

Mais on y croit quand même ! Il a la barraka, Obama !

06/11/2008

PS : changer ou disparaître…et abandonner les Français aux sarko-trafiquants.


Les sarcasmes, je connais, c’est même un peu mon fond de commerce. Je pisse de l’ironie sarcastique comme un sénateur uhèmepet prostatique lancebroque son mépris du peuple. Donc je ne m’offusque pas des tombereaux de sarcasmes qui entourent le vote de ce jour pour les diverses motions du PS. Il n’empêche que les tripatouillages qui seraient risibles s’ils n’étaient décourageants entre vieux kroumirs et jeunes caniches risquent d’accélérer l’agonie politique de la gauche dite « de gouvernement ». Et de maintenir au pouvoir la nauséabonde mafia sarko-médéfienne…

bertrand devil blogduchi.jpg
Merci à Blogduchi
Il y a pourtant des gens qui pensent, qui font des propositions intelligentes, qui rassurent sur l’avenir de ce parti souvent navrant, mais pourtant incontournable. En voici un :

Liêm Hoang-Ngoc
est un économiste français d'origine vietnamienne, né en 1964 à Saïgon. Il est maître de conférences à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire Matisse (Unité Mixte de Recherche Paris I - CNRS). Il est membre du conseil national du Parti Socialiste depuis 2003. Il fait également partie du club de pensée « La forge », initié par Noel Mamère et Benoit Hamon ainsi que du conseil scientifique d'Attac.

« ….. » « La crise de 1929 s’était soldée, après-guerre par la naissance du compromis de 1945, déjà en germe dans la politique du New Deal, menée à partir de 1933 par Franklin Roosevelt. Dans sa variante française, ce compromis s’organisait autour de la réglementation bancaire, la constitution d’un système bancaire quasi administré finançant la politique industrielle, la négociation collective, la création d’une protection sociale obligatoire. Les accords de Bretton Woods scellaient ensuite le nouveau système monétaire international, centré sur l’hégémonie du dollar. C’est un nouveau compromis social, à l’échelle (et un compromis monétaire et réglementaire entre les trois zones) des trois principales zones monétaires (euro, dollar, yen), qui s’avère aujourd’hui nécessaire. La re-réglementation du marché financier doit se faire à l’échelle internationale. Elle doit notamment interdire la titrisation. A plus long terme, un pas en avant vers une Europe Fédérale doit être amorcé. Un budget fédéral, doté d’une personnalité juridique lui permettant de se financer par l’emprunt, comme aux Etats-Unis, est plus que jamais nécessaire. Dans l’immédiat, les socialistes pourraient proposer :

- La création d’une agence de notation publique européenne, complétant la réforme des normes comptables, nécessaire face à la défaillance des trois agences privatisées américaines et aux limites des normes comptables anglo-saxones.

- De développer l’Etat-Stratège : Le retour de l’intervention de l’Etat ne doit pas se cantonner à socialiser les pertes, en recapitalisant les acteurs financiers qui ont flambé en bourse l’argent des épargnants, pour privatiser ensuite le bien public. Les marchés financiers livrés à eux-mêmes se sont trompés. Il faut que la recapitalisation du système financier soit l’occasion de définir le périmètre d’un pôle public financier stable et solide. Celui-ci doit être mis au service de la politique industrielle, dans le cadre d’un développement durable.

- Une réforme ambitieuse de l’impôt sur le revenu, pour éviter que le financement du plan de sauvetage ne pèse sur les revenus moyens et modestes qui subissent de plein fouet la crise du pouvoir d’achat. Le bouclier fiscal doit être levé. Il faut créer un grand impôt universel et progressif sur le revenu en fusionnant l’IR et la CSG.

- La suppression définitive du pacte de stabilité. Le pacte de stabilité a d’ores et déjà été suspendu par l’Eurogroupe pour permettre aux Etats-membres d’emprunter pour financer leurs plans de sauvetage du système financier. Il doit être enterré pour ne pas devenir l’alibi de la réduction du périmètre des services publics. Les Etats doivent pouvoir utiliser la politique publique face à la récession (et consacrer les excédents au désendettement en période de plein-emploi).

- Les marges de manœuvres ainsi libérées doivent être consacrées à un véritable plan de relance, à côté de la recapitalisation des acteurs financiers. Ce plan doit soutenir l’investissement, l’innovation la recherche, la santé et l’éducation. Il doit s’accompagner d’une réforme de l’impôt sur les sociétés, autour du principe de progressivité et de modulation selon l’usage fait des bénéfices, pour stimuler l’investissement des PME.

- Une véritable conférence salariale pour organiser l’indexation des salaires sur les gains de productivité et l’inflation dans toute l’économie afin d’enrayer la montée de l’endettement des ménages à revenus moyens et modestes dont les conséquences s’avèrent dommageables dans d’autres pays ayant importé le modèle de développement anglo-saxon. »
Références

Il y a de quoi faire ? Non ?

05/11/2008

L'antifadas, le SEUL blog SANS ELECTIONS ETAZUNIENNES!


Elections.

- Eh ! Oh ! Victor, t’avais pas titré que ton bloc était sans élections étazuniennes ?
- Ben ouais. Quand je parle d’élections, c’est celles des militants du Parti Socialiste. Ceux-ci vont voter pour désigner leur patron. C’est un pissat de chat vous me direz. Et pourtant, c’est plus important qu’on ne le pense. Car, qu’on le veuille ou pas, le PS reste la seule machine politique capable de délivrer la France du carcan sarkozien. C’est presque désolant, mais c’est comme ça. Entre le sida et la chaude-pisse, le choix est vite fait…

Mais pour cela, il faut que ce parti retrouve sa personnalité, son éthique, ses valeurs pour reconquérir son électorat, le peuple de gauche : celui des ouvriers, des employés, des gens du service public, des commerçants et des chefs de petites entreprises, des retraités, bref de tous ceux qui se lèvent tôt, qui triment, qui n’ont pas de stock-options, pas d’actions en bourse autre qu’une petite assurance-vie ou un maigre PEA. Ce peuple là s’est laissé pour une part importante embobiné par les remarquables talents de bonimenteur de Sarko. Pourquoi ? Parce que les programmes de la droite et de la gauche sont les mêmes, à quelques nuances près. Parce que la gauche s'est empêtrée dans une course à la « modernité » ultra libérale qui a complètement désorienté ses électeurs traditionnels.

Electeurs qui n’ont pas compris – ni surtout oublié – ses « exploits » lorsqu’elle a été au pouvoir :
- elle a donné 230 milliards de francs de l’époque aux patrons en supprimant l’indexation des salaires sur les prix, laminant ainsi le pouvoir d’achat des salariés ;
- laissé la liberté totale de circulation des capitaux, favorisant la financiarisation de l’économie ;
- privatisé à tour de bras ; Jospin plus fort que Baladur en la matière ;
- lâché la fiscalité sur les stocks-options (merci M.Strauss-Khan)
- permis aux collectivités territoriales d’emprunter sur les produits dérivés (bravo Dexia, ex Crédit Local de France ;
- et surtout oublier la question sociale !
- etc… Cherchez vous-même, vous trouverez !

Alors espérons que l’équipe qui sortira des élections internes de ce parti aura le courage de laisser ses illusions ultra libérales au vestiaire, de se positionner clairement pour le maintien des services publics et notamment de La Poste, pour la création d’un service financier public au service du développement des PME, pour une relance keynésienne, pour des retrouvailles avec nos amis et partenaires allemands, pour une préférence communautaire décomplexée avec un protectionnisme intelligent vis à vis de certains pays, etc.

Faute de quoi, ce parti n’aura plus qu’à disparaître. Son électorat se partagera alors entre Besancenot et Bayrou… laissant ainsi aux sarko-trafiquants le monopole du pouvoir…