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27/10/2008

God save the Brown !

Gordon Brown.jpgL’horreur économique est venue d’Angleterre avec la sordide Thatcher et son crédo ultra libéral.

Le renouveau viendra-t-il d’outre-Manche avec l’étonnant Brown ?

Pas impossible. En tout cas celui-ci, qui passait pour un falot comparé au flamboyant Tony Blair, fait preuve d’un flair et d’un courage politique que les comiques qui nous gouvernent feraient bien d’imiter. Brown a tout simplement ressuscité Keynes, autre célèbre Britannique. Celui-ci, pour faire face à une crise économique, a inventé un processus simple, mais efficace car de bon sens :

- d’abord l’Etat intervient massivement au niveau des initiatives et des capitaux en lançant de grands travaux utiles, réduisant ainsi fortement le chômage ;
- le pouvoir d’achat ainsi regonflé fait repartir la consommation ;
- cette consommation relance la machine économique ;
- les rentrées fiscales remboursent largement la mise initiale de l’Etat.

Mais ce brave Keynes (et ses idées claires) a été jeté aux enfers par les cliques thatchéro-reaganiennes qui sévissent depuis un quart de siècle. Avec les résultats brillants que l’on subit actuellement.

Brown est celui qui a « inventé » le plan de sauvetage des banques dont Sarko s’arroge la paternité. C’est pas ce qu’il a fait de mieux mais, bon…

Mais il est surtout celui qui va donner une longueur d’avance à l’Angleterre dans la sortie de la crise. Ceci en lançant la construction, la rénovation des hôpitaux et du système de santé britannique saccagé par le thatchérisme ; en créant de nouvelles lignes de chemin de fer ; en embauchant massivement des fonctionnaires pour remettre en route l’Etat mis à mal par les ultra libéraux (mais aussi en construisant...deux porte-avions! Ce qui, au niveau de l'utilité, est plus que douteux; Mais bon, ça reste un rosbif...); etc. Tout le contraire de ce que fait Sarko malgré ses moulinets de bras…

Eh ! Oh ! Victor, tu vas pas faire une pipe à l’Engliche, non ? Non. Rassurez-vous. Mais faut reconnaître ce qui est bon.


FMI : Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !

DSK rie.jpgOuf ! On est rassuré : DSK reste à la direction du FMI ! On s’en sort bien : si les culs-bénis étazuniens l’avaient viré pour une modeste histoire de cul, serait revenu nous gonfler les aliboffis…

Et puis, il est bien au FMI. Il faut savoir ce qu’est cette institution ultra ultra ultra-libérale. Ce qui se fait de pire en matière d’organisation nuisible !

Bravo l’artiste.

Le FMI (Fonds Monétaire International), cible favorite et traditionnelle des altermondialistes, s’est même attiré les critiques de la Banque mondiale qui, un comble, juge trop « à droite » le FMI qui, par ses politiques, rudement imposées, d’« ajustement structurel », visant à tout privatiser et à réduire les dépenses et services publics, a ruiné et accablé sous la dette nombre de pays du Sud, sans parler de l’Argentine que son action a conduite à la catastrophe économique.

DSK a pris la place - traditionnellement réservée à un Européen - laissée vacante par la démission de Rodrigo Rato de son poste de directeur général de ce « machin » qu’est le sinistre FMI. Position éminente, grand prestige, gros salaire (sans compter les avantages en nature, le droit de cuissage, etc.), jet privé, prébendes à distribuer, etc…

Les Directeurs généraux se suivent et se ressemblent. Rodrigo Rato, le prédécesseur espagnol de notre as de la pointe, a un profil intéressant dans la mesure où il est typique de la fonction. Économiste, il est entré en politique dans l’Alliance populaire, parti fondé en 1976 par les anciens ministres de Franco et il en est devenu l’un des dirigeants majeurs. R. Rato n’a jamais hésité à se définir lui-même comme un ultra-libéral, dont les maîtres mots furent « restrictions », « privatisation » et « libéralisation ». En somme un vrai homme de gauche, comme DSK !

Les deux plus récents Français à ce poste ont aussi des profils intéressants et conformes au modèle exigé. Jacques de la Rosière (énarque, inspecteur des finances) et Michel Camdessus (13 ans de FMI !), énarque aussi (Trésor), catholique militant, membre du Conseil Pontifical « Justice et paix ». Tout un programme ! Plus réac, tu meurs…

Au fait, vous avez entendu quelque chose, émanant du FMI concernant la crise ? Vous avez eu connaissance d’une quelconque condamnation de l’affairisme coupable des mafieux responsables de la merde financière actuelle ? Vous avez lu un quelconque plan mondial de sortie de crise ? Moi non plus…

Eh ! Doumé, si tu reboutonnais ta braguette et que tu commences à faire fumer les boyaux de ta tête !



24/10/2008

Sarko, le Rantanplan du gauchisme !

révolution poing.jpg« Du passé, faisons table ra-a-ase, Foule esclave, debout ! debout ! » Devant les foules de travailleurs debout, le poing levé, galvanisés, les paroles d’espoir, de fraternité, de renouveau, de Révolution sortaient de la bouche virile du (petit !) Grand Homme. Voilà, enfin, prononcée devant les travailleurs savoyards, les phrases qu’attendait la France d’en bas, la France qui se lève tôt, la France qui veut travailler plus pour gagner plus, la France des vrais gens ! Et ces paroles c’est le Camarade Nicolas Sarkozy qui a osé les prononcer !

Eh ! Oh ! Victor, t’as pas un peu trop appuyé sur le blanc de Savoie d’Apremont ce matin ? Où sur le Picpoul de Pinet, ou sur le Muscadet ?

Le Sarko, ce dangereux gauchiste, il a pourtant dit deux choses intéressantes : - l’exonération de la taxe professionnelles pour les entreprises qui investissent ; - la création d’un « fonds souverain » pour protéger les fleurons de notre industrie de la prédation extérieure.

Sur celui-ci, entièrement d’accord. Encore faut-il avoir où il trouvera le pognon et selon quels critères ce fonds agira.

Sur celle-là – l’exonération de T.P. pour les investissements – y a à boire et à manger. La T.P. (taxe professionnelle, inventée il y a bien longtemps par un certain Chirac) est un impôt stupide puisqu’il est assis sur les investissements ET SURTOUT sur la masse salariale. Autrement dit, plus une entreprise embauche, plus elle est pénalisée par cette taxe (par ailleurs indispensable au budget des communes !)

Or, le gauchiste Sarko a parlé d’exonération concernant, non pas les salaires, mais les investissements, donc les machines !

Faisons travailler un peu les boyaux de la tête. L’inégalité sociale augmente. Les licenciements et la précarité du travail font baisser le pouvoir d’achat et avec lui la consommation. La richesse ne circule plus, l’endettement des ménages augmente au point d’être à l’origine de véritables crises économiques internationales. Tout le monde se demande aujourd’hui où trouver le pognon pour financer les retraites, les logements, la protection sociale, l’éducation...

Certes, l’explosion démographique et la concurrence due à la mondialisation, la spéculation boursière, la fraude et les paradis fiscaux y sont pour quelque chose. Mais la cause la plus flagrante, le problème fondamental dont on ne parle pas assez, me semble être le développement exponentiel des technologies et l’automatisation du travail.

L’économie a de moins en moins besoin du travail humain. Les machines l’ont remplacé et vont continuer dans ce sens : on ne peut pas arrêter le « progrès » ( ? !) mais on peut réfléchir enfin à des critères de régulation pour que la technologie reste au service de l’homme, et pas l’inverse. Devons-nous nous résigner à devenir les esclaves modernes des patrons qui ont les moyens d’investir dans la mécanisation, dans la robotisation ?

Pourquoi ceux qui exploitent le travail des machines - cela se passe désormais à presque tous les niveaux de l’activité économique - sont-ils exonérés des contributions sociales qu’ils paieraient à la collectivité s’ils employaient le travail humain ?

Pourquoi ne pas faire cotiser les machines proportionnellement à leur capacité de production ?


Mouais… C’est tout le contraire qu’a proposé Sarko, le Rantanplan du gauchisme…

23/10/2008

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! » Vincent Auriol.


Eh ! Les cocus, vous savez a qui il confie les 360 milliards qu’il piquera fatalement, au bout du compte, dans nos poches l’Eveillé de Neuilly ? Ben, à des banquiers bien sûr ! C’est un peu comme si, dans un match de foot, on confiait le sifflet de l’arbitre au furher d’un clan d’Ultra !

Et quels banquiers ! La crème des crèmes.

Il a créé une « société de refinancement des banques » dont on ignore tout. Quelle sera sa nature juridique ? Quel sera son capital ? Comment sera organisé son organe d'administration ? C’est le flou le plus absolu. Par contre on sait qu’elle sera dirigée par les ci-devant Camdessus Michel et Coste Thierry. Quand on connaît les zozos, on peut se faire du soucis pour nos sous !

Camdessus Michel, c’est ce cul-béni qui a sévi longtemps à la tête du FMI (salut, DSK !). C'est lui qui imposa un plan de rigueur à l'Asie du Sud-est qui plongea des millions d'habitants de ces pays dans une misère totale. Pur produit de la « haute » administration françouaise, arrogant, suffisant et donnant des leçons à la terre entière. En 1997, il se gargarisait du fameux slogan des ultra libéraux : « Si ça ne marche pas c'est que nous ne sommes pas allés assez loin et assez vite. » On lui doit les fameux plans d'ajustement structurels que le FMI avait mis en place pour les pays sous-développés et qui les ont littéralement ruinés et livrés au pillage des multinationales les plus rapaces. Il dirigea aussi le Club de Paris, qui « renégociait » les dettes que ces pauvres pays avaient douloureusement contractées… Avec toute la mansuétude du bourreau.

Coste Thierry, lui, est moins connu. Il dirigeait « Crédit Agricole Asset Management », un fonds d'investissement adossé au Crédit agricole. Ce fonds qui devait gagner à tous les coups, est devenu très contre-performant. Ses actifs se sont dépréciés de quelques 80% entre début 2007 et fin 2008 ! Certes, le Crédit agricole, grace à ses dépôts – nos sous ! – reste une grosse banque solide, bien qu’il affiche cette année des pertes de plus de huit milliards d'euros… Son résultat d'exploitation est en chute de 65% ; son produit net de 18.5% Mais chacun sait que ce n'est pas la faute du Crédit agricole, et encore moins de ses dirigeants, mais des « marchés » parfois bien facétieux...

Voilà les pèlerins auxquels Lagarde et le gauchiste Sarko vont confier des montagnes de pognon. Et que croyez-vous que l’Etat réclame en compensation ?

Rien. Nibe. Que dalle.

La ministre a en effet annoncé que les banques détiendraient la majorité de ladite structure et que l'Etat disposerait d'une simple minorité de blocage !

Je vous disais il y a quelques jours, dans une précédente lucidélucubration que cette crise marquait la victoire du capitalisme financier (qui fait payer ses saloperies par le contribuable). En voilà une preuve de plus…

vincent auriol.jpgVincent Auriol, ancien président de la République disait avec son accent rocailleux des bords de la Dordogne :

« Les banques, je les ferrrme, les banquiers, je les enferrrme ! »

On pourrait aussi en pendre quelques-uns en place de grève…


Bienvenue à Tchernobyl en Tricastin ?

centrale Tricastin.jpg


La France a été frappée cet été par de multiples événements nucléaires :
- à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse, grave fuite d'uranium le 7 juillet),
- à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années)
- à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet)
- à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet),
- à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif),
- à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).

Mais ceci n’est que pisse de chat par rapport à ce qui se passe à la centrale EDF du Tricastin :

tricastin schema-ASN.jpg


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit à EDF, à l'Autorité de sûreté (ASN), à MM Sarkozy et Fillon pour obtenir la vérité sur la gravité de la situation en cours actuellement à la centrale nucléaire du Tricastin. Selon certaines informations, la situation dans la centrale serait si problématique que l'évacuation de plusieurs communes proches serait envisagée par les autorités.

Il est vrai que l'affaire est littéralement… explosive. Le 8 septembre, au cours d'une opération de renouvellement du combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n°2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et restent depuis suspendus au dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur.

Un événement de ce type s'est certes déjà produit en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et avait duré plus d'un mois, mais la situation au Tricastin est encore plus grave car il s'agit de deux assemblages au lieu d'un seul, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer un assemblage peuvent provoquer la chute du second. De plus, alors que EDF et les autorités restent muettes sur ce sujet, il est fort possible qu'un assemblage ou même les deux soient "moxés", c'est à dire contiennent du plutonium, ce qui aggraverait alors nettement les risques.

Les deux assemblages, pesant chacun environ 800kg, menacent à chaque instant de tomber. Il pourraient alors se briser et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée. Un très grave accident nucléaire serait alors possible. Mais, même sans une telle réaction, les opérations de nettoyage pourraient être quasi impossibles à réaliser, le réacteur pourrait être définitivement condamné et légué tel quel à nos descendants.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" exige de toute urgence les réponses à des questions fondamentales :

- Les deux assemblages sont-ils "moxés" ? Autrement dit, s'agit-il de combustible uranium-plutonium ou "seulement" d'uranium.

- S'il s'agit de mox, EDF reconnaît-elle que le risque de réaction incontrôlée est encore plus grand ?

- Quelles opérations ont été tentées depuis le 9 septembre pour récupérer les deux assemblages ? Quelles autres opérations sont envisagées ? Avec quels risques ?

- Les deux assemblages sont-ils toujours dans l'eau de la cuve ? Selon certaines informations, après une tentative d'intervention, EDF ne parviendrait plus à positionner les deux assemblages sous l'eau. Dans ce cas, comment sont-ils refroidis ?

- Quelles sont les mesures envisagées en cas d'aggravation de la situation ? L'évacuation des communes proches est-elle réellement envisagée, comme le laissent à penser certaines informations ?

- Ne faut-il pas immédiatement évacuer les communes proches, voire les départements concernés, de façon préventive et non suite à une éventuelle aggravation de la situation ?

- A quelles dates sont prévues les prochaines ouvertures de cuve au Tricastin (ou fonctionnent trois autres réacteurs) et dans les autres centrales en France ? Quelles mesures sont mises en œuvre pour éviter qu'une situation identique ne se produise ?

Pour briser le « black out » sur cette situation plus qu’alarmante, venez – si vous le pouvez – le samedi 25 octobre, à la manifestation contre le nucléaire à Tricastin.

Information : Réseau "Sortir du nucléaire"

22/10/2008

Paradis fiscaux : Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai !

Soeur Emmanuelle, notre envoyée spéciale au Paradis, nous communique:
paradisfiscal2.jpg

Andorre
Anguilla (Royaunme Uni)
Antigua et Barbuda
Aruba (pays Bas)
Bahamas
Bahrein
Barbade
Belize
Iles Vierges britanniques
Iles Cook (Nouvelle Zélande)
La Dominique
Gibraltar (Royaume Uni)
Grenade
Guernesey (Royaume Uni)
Ile de Man (Royaume Uni)
Jersey (Royaume Uni)
Liberia
Liechstentein
Maldives
Iles Marshall
Monaco
Montserrat (Royaume Uni)
Nauru
Antilles Néerlandaises
Niue (Nouvelle Zélande)
Panama
Samoa
San Marino
Seychelles
Sainte Lucie
Saint Christophe et Nevis
Saint Vincent et les Grenadines
Tonga
Turks et Caicos (Royaume Uni)
Iles Vierges (USA)
Vanuatu

Ça, c’est la liste des « paradis fiscaux non coopératifs ». Donc des voyous avérés et fiers de l’être. Un simple coup d’œil montre qu’avec huit territoires catalogués « pays crapules », le Royaume Unis est, de loin, le premier et le plus important « paradis fiscal » du monde ! Le Royaume Unis fait parti des grands pays de l’Union Européenne.

Les Pays-Bas abritent deux « paradis fiscaux » non coopératifs.

paradisfiscal1.jpg
Comme par hasard, ces deux pays sont à la pointe de l’ultra libéralisme en Europe. Ils abritent les plus importantes banques et multinationales européennes. Il m’étonnerait donc fort que ces deux pays voyous soutiennent la lutte de notre hyper président contre ces chancres économiques que sont les paradis fiscaux.

Mais à côté de ces états confettis qui se branlent complètement des menaces de notre Centimaître du monde, il y a ceux qui font semblant d’être coopératifs, c’est-à-dire qui disent « oui, oui, on va coopérer » mais qui font plus que tirer la patte, pour la bonne raison que l’embrouille fiscale et financière est leur principal fond de commerce.

Il y a là, entre autres, le Luxembourg et la Suisse. Fallait voir la gueule du premier ministre luxembougeois hier soir sur la lucarne à décerveler ! Pas content le mec ! Et…il a invité la France à balayer ses propres merdes ! Parce que la France aussi abrite des paradis fiscaux !

Selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.

Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »

Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.

Un rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions : « Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »

Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe.

La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens très simples de blanchir de l'argent :

« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux. Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas. »

Des projets immobiliers abandonnés après des faillites volontaires.

Michel Koutouzis détaille un autre circuit :

« Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle. » (source: Rue89)

C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.

Et n’oublions pas la Nouvelle Calédonie où les défiscalisations vont bon train. On en donne à des grandes sociétés étrangères qui y construisent des usines énormes, faisant de très gros bénéfices en exploitant les mines de nickel, détruisant au passage un lagon merveilleux tout juste classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il doit bien y avoir des comptes qui s'ouvrent avec de gros numéros dessus dans l'archipel voisin, le Vanuatu, bien connu pour son secret bancaire et le peu d'investigation quant à la provenance de l'argent déposé !

Chauffe Sarko ! Du balai ! Du balai ! Profite tant que tu tiens le manche, mais pas pour nous emmancher, comme d’hab !

17/10/2008

Vive la crise : profitons-en pour balayer les ordures !

sarko banque.jpg


La bourse replonge. Faut-il s’en plaindre ? Moi, personnellement, je m’en fous complètement, mais cette situation va mettre dans la merde des milliers de petites entreprises et donc des millions de salariés, sans parler des retraités… La faute à qui ? A cette idéologie ultra libérale pourrie héritée de deux dangereux criminels contre l’économie que furent en leur (triste) temps Thatcher et Reagan. Système que la France, malgré ses réticences, a accepté dans le sillage de l’Europe. Système de l'économie-casino, du tout-marché, de l'empire de la finance.

Vous les entendez reconnaître qu’ils se sont plantés le doigts au cul vous, les connards qui, dans toutes les lucarnes à décerveler, dans toutes les boites à mensonges, dans tous torchons à bobards nous gonflaient les aliboffis jusqu’il y a à peine quinze jours – les Baverez, Marseille, Joffrin, Cohen, et autres charlots bavassant à longueur de temps dans le poste ? « La bourse, la dérégulation, la compétition sans frein, la mondialisation, mais c’est ça qu’est moderne coco, qu’ils nous disaient. Les services publics, le code du travail, la sécurité sociale, mais c’est archaïque ça, coco… Laissons faire le Marché. Il s’autorégulera, il se moralisera et de toute façon, il n’y a pas d’alternatives… »

Qui sont les cons de l’histoire ? Les cochons de contribuables, comme d’hab ! Et que fait le pouvoir politique ? Les sarko-trafiquants qui réclament « l’union sacré » ? Qu’attendent-ils pour reprendre la main pour sortir de ce système toxique ? Et que fait la Banque centrale européenne ? Et la Fed étazunienne ? Ils se décarcassent, sur le dos des cochons de payants, pour renflouer qui ? Les banques ! Autrement dit ils demandent aux victimes de payer leurs bourreaux !

Les gouvernements trouvent, en deux coups de cuillère à pots, des centaines de milliards pour renflouer les crapules. Et qu’obtiennent-ils en échange ? Rien ! Que dalle ! Cadeau ! Gratuit ! Chèque en blanc !

Les règles à imposer aux banques ne sont pourtant pas compliquées, elles relèvent du simple bon sens et pas besoin de sortir de l’ENA pour les comprendre :
- pas d'opérations bancaires hors bilan,
- des ratios de crédit strictement imposés,
- arrêt et abandon de toutes ces escroqueries que sont les marchés des produits dérivés,
- mettre fin à ce « socialisme pour riches » qui privatise les profits et fait payer les pertes aux contribuables,
- pas d’aide de quelque sorte que ce soit pour les banques ayant quelques rapports que ce soit avec des paradis fiscaux,
- ne pas permettre qu’une banque qui est « trop grande pour faire faillite » - et donc qui est dangereuse pour la santé économique d’un pays – reste dans le secteur privé !
Enfin, plutôt soutenir les ménages qui ont emprunté pour acheter leur piaule et les PME étranglés par les banques que ceux qui leur ont prêté puis qui coupent les vivres.

Ben quoi ! C’est pas compliqué : même un blogueur lambda comme moi peut y penser ! Alors, nos brillantes têtes d’œufs…



16/10/2008

Pendant la crise, les saloperies sarkoziennes continuent: LA SECU.

sécu sociale.jpgVous vous en souvenez peut-être, ou pas. Mais dans les derniers jours de juillet, pendant que vous faisiez la valoche pour – avec la rabia ! – revenir de vacances ou – avec le sourire – aller vous faire bronzer le tafanari, le 28 juillet donc, le gouvernement nous enfumait en proclamant martialement qu’il allait « faire payer les mutuelles et les assureurs » pour boucher, un peu, le troudelasécu.

Un milliard. En ces temps de crise, ça fait petit bras mais, bon, ne boudons pas. Les dites assurances n’ont roumégué que pour la forme, pour deux raisons : - elles répercuteront évidemment cette taxe sur leurs tarifs, - et surtout, elles sont en possibilité d’obtenir en contrepartie un inestimable cadeau ultra libéral de la part des sarko-trafiquants : la promesse de pouvoir accéder aux données de santé des Français pour mieux « gérer le risque ». Sarko lui-même l’a confirmé le 18 septembre. Le projet de loi dit PLSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) a été présenté par le gouvernement le 29 septembre. Mais, futé et faux cul, le gouvernement n’a pas inclus la fameuse promesse dans son projet. Il manœuvre pour qu’un amendement comportant cette clause scélérate soit présenté, en loucedé, dans un paquet d’autres amendements anodins !

Eh ! Victor, ça veut dire quoi « gérer le risque » ?

Ça veut dire que les mutuelles et les assureurs privés vont avoir accès au formidable fichier de tous les assurés de la Sécu !

Bon. Et alors ?

Alors ? Ils connaîtront tout de nos problèmes de santé. Et donc ils pourront à leur guise « gérer le risque » : virer les patients trop malades, ceux qui consomment trop de médicaments, contrôler les prescriptions des toubibs, et surtout moduler les primes d’assurance en fonction du risque. C’est le système « à l’américaine » dont rêvent les assureurs privés, pas vrai Bébéar !

Autrement dit, pour se faire soigner, on vous demandera votre carte bleue et plus votre carte Vitale ! C’est ça le progrès sarkozien.

Le débat parlementaire sur le sujet a débuté le 15 octobre. Depuis quelques temps, les lobbies des assureurs font – discrètement mais avec beaucoup de largesses – le siège des députés pour faire passer cette saloperie ! Quel sera celui qui osera porter le chapeau ? Oh ! On trouvera bien un député UMP n’ayant pas peur de se salir les pognes…

Mobilisez-vous, gueulez, écrivez à votre député !


15/10/2008

Pendant la crise, les saloperies sarkoziennes continuent.

Non, mais, il n’a aucune vergogne ce con de Manuel Vals. Qu’est-ce qu’il fout au PS ce Ganelon contrarié ? Qu’il aille rejoindre ses potes Kouchner, Besson et autres Allègre. Qu’il aille comme eux à la gamelle et qu’il libère le territoire de gauche !

fillon faillitaire.jpgLe PS – qui n’est pas ma tasse de vin (merde, j’allais écrire de thé…) – s’est abstenu de voter un chèque en blanc aux banques. C’est vraiment le service minimum ! Sous prétexte de sauver l’économie – mon cul ! sauver surtout un système financier archi pourri – Fillon-le-faillaire réclamait une « union nationale ». Puis quoi encore. Ce vote revient à cautionner le gouvernement le plus réac que la France aie connu depuis Pétain. A cautionner le démantèlement des services publics, la régression sociale, la chute vers la pauvreté, le gavage des riches, la protection des escrocs, le retour des curés, imams et autres rabbins, l’alignement sur le catastrophique régime de Bush, etc., etc.

Car ne nous y trompons pas, pendant le crise, les saloperies sarkoziennes continuent !
C’est la mère Boutin qui fait le forcing pour faire passer sa loi qui abat l’obligation pour les communes de construire au moins 20% de logements sociaux.
C’est la culpabilisation des chômeurs qui prétendent retrouver un emploi digne de leur qualification.
C’est le pognon piqué dans la poche des épargnant les plus pauvres (Lep) pour le refiler sans contreparti aux patrons au détriment du logement social.
Etc., etc….

Au fait, vous n’avez pas les tympans percés par l’assourdissant silence (ouais, c’est usé, mais c’est l’oxymore consacré) des partis de gauche européens ? Moi si. Pourquoi n’ont-ils pas tenus, eux aussi, et avant les gouvernements en place, une conférence de toutes les gauches européennes de gouvernement pour proposer un plan ? Ils auraient au moins eu le mérite d’ouvrir à ceux qui sont en place la boite des solutions de gauche dans laquelle ils puisent : nationalisation, régulation, etc.

Ah ! J’entends la moto du voisin qui vient me chercher pour aller aux champignons !

A diable !

14/10/2008

Des centaines de milliards pour conforter les banquiers-voyous !

voler les pauvres.jpg

Merci à Bar

Qu’on ne s’y trompe pas, l’accord ( ! ?) des pays de l’Eurogroupe pour garantir les transactions interbancaires et pour recapitaliser si nécessaire les banques en risque de faillite, cet accord donc de 1700 milliards( ! ! ! ! !) pour l’ensemble de ces pays, dont 370 pour le seule France, est une grande victoire pour les mafias bancaires et une défaite en rase campagne pour ceux qui croient encore aux vertus de la morale, du labeur, de l’épargne.

Loin d’être un retour vers ces valeurs, c’est le triomphe des crapules. En effet, le système bancaire - malgré ses errements coupables, ses dérives délictueuses, l’avidité sans scrupules de ses dirigeants – se trouve conforté et encouragé à multiplier encore ses saloperies, à décupler ses malversations, à engraisser encore plus ses dirigeants mafieux. Comment ? Tout simplement parce qu’à présent, l’Etat – avec nos sous ! ! ! – va couvrir toutes les conneries des banquiers ! C’est ça la grande victoire des dirigeants européens ? Ben mes salauds, z’avez pas beaucoup de vergogne.

Connaissez-vous une activité marchande, une branche professionnelle bénéficiant de cette ahurissante protection ? De cette totale assurance-conneries ? Il n’y en a pas. Vous, moi, si vous ne pouvez pas honorer une échéance, nous morflons, sans concession à attendre. Un petit patron de PME qui a des difficultés, il peut numéroter ses abatis. Son parcours sera : arrêt des concours bancaires, dépôt de bilan, au mieux redressement judiciaire, avec généralement au bout liquidation judiciaire. Il sera traîné comme un criminel devant un tribunal de commerce sans compassion. Et comme les banquiers lui ont fait signer une caution totale sur ses biens propres, ce sera pour lui la ruine, l’opprobre, la honte, la rue et pour certains le suicide…

Rien de tel pour les banquiers-voyous : c’est nous qui paierons pour leurs conneries, leurs magouilles, leurs vols. Et, en face de ce plan de « sauvegarde », croyez-vous que l’Etat, les Etats européens imposent une refonte complète du système ? Imposent des garde-fous ? Interdisent les marchés à terme? Imposent de n'avoir aucun contact avec les paradis fiscaux? Tè ! Fumes ! Rien. A part tout de même le service minimum : virer (pour les recaser ailleurs !) les dirigeants voyous…

Et merde.

13/10/2008

Conforter les crapules…

couteau entre dents.jpgOputincon ! Voilà que la France est gouvernée par un dangereux gauchiste, un bolchevique le couteau entre les dents, le verbe haut et la menace claire à l’encontre des patrons voyous et des salauds de banquiers magouilleurs ! Tremblons, tremblons, congénères privilégiés. Faisons, si nous en avons le temps, nos valoches vite fait et fuyons dans des terres d’asile, à Monaco, à San Marin, aux îles Anglo-Normande, aux îles Caïman. Nous allons connaître la dure condition de l’Exilé, du Proscrit. A nous Victor Hugo !

Eh ! Oh ! Victor, t’es con ou quoi ? Accoyer, tu connais ? Ouais, c’est ce lémure à tronche de cocker qui « préside » l’Assemblée nationale. Oui, oui, celui-là même qui est un fervent défenseur des OGM de Monsanto et consort. Et bien, cet homme au grand cœur, il a fait une proposition raisonnable, saine, altruiste et de bon sens : « Amnistions tous les fraudeurs qui sont allés planquer leur pognon dans des paradis fiscaux ! Ils reviendront et ramèneront tout ce bel et bon argent ! » C’est-y pas une bonne idée ça coco ? ! Trichez mes amis, trichons, trichons, magouillons, rapinons et prenons les « pauvres cons » pour ce qu’ils sont : des couillons ! Eh ! C’est pas n’importe qui dit ça, c’est le troisième personnage de l’Etat ! Ce n’est donc pas une idée en l’air, c’est un produit élaboré de la morale sarkozienne. Dans la même veine que la juridiction Tapie : on privatise la Justice pour mieux baiser l’Etat.

paradis fiscaux.jpgEt pourtant, c’est cet Etat que le Ravachol de l’Elysée encense maintenant. C’est cet Etat qu’il appelle à la rescousse pour renflouer ces archétypes de l’inutilité nuisible que sont les banques et autres officines financières ! Et pour cela - en accord avec ces autres redoutables gauchistes que sont ses congénères européens – il va piquer le pognon où ? Dans nos poches bien sûr…

L’ultra libéralisme vient de prouver sa stupide nocivité. Il faut le foutre en bas et pas le sauver ! Pourquoi « sauver » les banques ? Laissons-les crever et nationalisons-les ! Leur fonction ne doit être que de faciliter l’économie, pas de spéculer. A quoi vont servir les milliards qu’on va leur refiler si c’est pour laisser ce système pourri en l’état ? L’Etat leur apporte sa garantie ? Ouais, avec nos sous ! Alors exigeons aussi que ce même Etat garantisse les emprunts des particuliers et des PME. Ce sera plus efficace et plus moral que de conforter les crapules !

Crise, crizons, crizez !

cochons de cochons.jpg


Oputincon ! Avec leur crise
Menu qu’ils nous les brisent.
Lorsque la crise est de foie
Une fois,
C’est qu’on a appuyé sur la picole
Le cassoulet ou bien la gnole.

Lorsque la crise est de rire
Morderire !
Et qu’on se tient les côtelettes
Comme après une petite fumette
C’est fantastique
Et bon pour les zygomatiques.

Lorsque la crise est financière,
On voit Merkel la Chancelière
S’acoquiner pour la galerie
Avec le nabotleon de Paris,
L’ineffable Berlu-ce-con-nie,
Et les autres cons réunis
Pour résoudre la quadrature
Du grand cercle des ordures
- Banquiers, traders et assureurs –
Pauvres malheureux affameurs
Qui ont dilapidé nos thunes
En croyant décrocher la lune.

Y aura-t-il assez de platanes,
De crocs de bouchers, de lianes
Pour pendre par le cou ou les couilles
Toutes ces sinistres andouilles ?




11/10/2008

Dans la tête d’un Nuhèmepet.

Karoutchi.jpgPuteng ! Merde, il sont jamais contents ces salauds de pauvres. On leur refile le RSA, un système qui permettra aux moins feignasses de ces cons de bouffer un peu plus patapon et de mener une fois par mois leur portée de chiards se préparer leur obésité réglementaire chez maquedo, et ils sont pas contents !

Ils nous cherchent des poux pour des futilités : comment se fait-il, râlent-ils, qu’on – nous, les puissants, les riches, les zopouvoir – a trouvé dans l’heure 3 milliards pour refiler à la banque Dexia pour la renflouer des conneries faites par ses dirigeants (mais eux sont des nôtres !) , et que depuis bientôt un an on les lanterne pour trouver les 3 milliards que le « commissaire » Alibi Hirsch réclame (et que nous avons ramené à la somme plus raisonnable de 1,5 milliards !) ! ! !

Roro-la-gachette – oui, c’est comme ça qu’on appelle Roger Karoutchi entre nous – leur a pourtant bien répondu : « Si je donne un milliard à Dexia et que, dans un an, dans deux ans, dans trois ans, je revends, je récupère mon milliard. Ce que je vous donne par le RSA, par définition, il y a assez peu de chances que vous me le rendiez. »

sarko-grimace.jpgMerde, faudrait leur expliquer à ces tarés de pauvres (c’est vrai que beaucoup d’entre eux n’ont même pas fait l’ENA !) la distinction entre les « dépenses d’investissement » (Dexia) et les « dépenses de fonctionnement » (RSA), « ce n’est pas du tout les mêmes filières de financement », qu’il leur a dit Roro.

On peut pas leur dire brutalement, mais le fait est que dans nos plans comptables ultra libéraux, l’être humain (pauvre, salarié, chômeur, èrèmiste, èrèssiste, nouveau né, et même ressource humaine de la classe moyenne) n’est en aucun cas un investissement , il est un COÛT , une DEPENSE et une CHARGE !

09/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS - leçon 3 : ON S’EN FOUT ! Laissons crever la bête !

banquier gras.jpgAllez, prenez vos cahiers et écrivez en gros : ON S’EN FOUT !

Les lucarnes à décérébrer, les radios à mensonges, les torchons quotidiens nous disent à longueur de journées et même d’heures que c’est la CRISE, que ces pauvres banquiers sont au bord du gouffre. Quoi faire ? Oui ? Vous la devant : « Leur donner un coup de pied au cul pour les foutre dans le gouffre ». C’est une saine réaction. Mais encore ? Ouais ! Vous au fond : « Les nationaliser ». C’est aussi une solution.

Marquez donc sur vos cahiers : NATIONALISATION.

C’est quoi cette bête? La « nationalisation » n'est rien d'autre qu'un transfert de pouvoir économique détenu par quelques personnes vers la détention collective de ce pouvoir par quelques autres personnes faisant partie de l'appareil de l'État, afin de servir des objectifs supposés d'intérêt général. C’est ce qu’ils disent dans les encyclopédies.

Mais Meffi ! La propriété par l'État — qui devient juge et partie — ne favorise pas forcément plus de transparence de l'information, cela dépend de la façon dont ces services sont organisés, mais, le service dépendant de la collectivité et non plus d'intérêts privés, les obligations d'information seront dans la plupart des pays plus importants. Mouais… Dans certains pays peu démocratiques ce sera l'inverse.

« Eh ! M’sieur, le Crédit Lyonnais, il était bien nationalisé, non ? » Exact. Mais en l’occurrence, les représentants de l’Etat-actionnaire au conseil d’administration étaient des branquignoles qui ne foutaient rien. On a vu le résultat : vous, moi, continuons de casquer pour les conneries de ces cons. « Ça risquera de se reproduire alors si on nationalise ces banques foireuses? » Faudra faire meffi ! Car la nationalisation-sauvetage, qui met le contribuable au service du capitaliste défaillant, est politiquement délicate. Qu’on leur file un coup de main provisoire, sous forme de prêt par exemple, et Basta !

« Eh ! M’sieur, si je comprend bien, nationaliser, ça veut dire qu’on va prendre du pognon dans nos poches pour corriger les conneries faites par ces gros gougnafiers de banquiers ? Eh ! Oh ! Ils peuvent crever, et leurs banques avec, et leur système capitaliste avec ! Moi, si mon chien mord tout le monde, c'est à qui qu’on file un coup de fusil ? A mon chien ou à tout le monde? Depuis des années on a lâché les chiens, ou plutôt les hyènes et les vautours, et maintenant qu'il n'y a plus rien à manger c'est à nous de les nourrir ? »

C’est un peu ça. Mais l'impôt ne doit pas financer ces nationalisations. « Oh ! Que les sarko-boys & girl’s se démerdent pour créer des bons spéciaux ou des obligations, je m'en fiche, mais il est hors de question que je paye involontairement le moindre centime pour des gens qui me rackettent depuis des années en allant jusqu'à me faire payer un retrait ! Non mais, ils servent à quoi alors ces économistes distingués s’ils sont pas capables d’anticiper leur crise à la con ?»

Les Zéconomistes, c’est comme Rantanplan, le chien à Lucky Lucke : ils préconisent toujours le contraire de ce qu’il faut faire. Puis ils nous prennent pour des cons du haut de leur morgue, les Sylvestre, les Cohen, les Bavarès, les Marseille et autres fifres. Mais de qui ces zéconomistes se foutent-ils! Pour la plupart, ils ont voulu la dérégulation du marché avec un minimum d'intervention étatiste (les hommes et les femmes politiques n'ont pas fait beaucoup de résistance d'ailleurs! Y a qu’à voir la fameuse loi sur la modernisation de l'économie). « La mondialisation libérale sera profitable à tous », qu’ils disaient. Il est vrai qu’il y a chaque année quelques centaines de milliardaires en plus, et quelques milliards de crève-la-faim en surplus !

« Alors comme on fait M’sieur ? On laisse crever la Bête ou on sort les fusils ? » Ça peut s’envisager, mais pour des frappes chirurgicales alors !

07/10/2008

LA CRISE POUR LES NULS. Leçon 2 : Comment les gouvernants menteurs vous nous faire les poches.

saucisses.jpg
Puteng ! Mon boucher, il part en couille. Sa saucisse, c’est plus ce que c’était. Jusqu’à ces derniers temps, elle était parfumée, moelleuse, souple sous la dent, bref, délicieuse. J’en achetais souvent pour bouffer avec des lentilles du Puy ou un gratin dauphinois à la crème, et je conseillais mon boucher à tous mes amis. Maintenant, c’est plus pareil. Elle est rêche en bouche, trop salée – le sel camouflant le reste – et surtout, on trouve sous la dent pas mal de bouts de pélangrougne, ces morceaux de barbaque pour chiens mais qui, bien hachés, passent dans la saucisse et se vendent au prix de la viande noble.

Résultat : j’estime que mon boucher me prend pour un con, donc non seulement je vais chercher un autre boucher mais je vais lui casser la baraque auprès de mes amis.

Conséquence : je n’ai PLUS CONFIANCE en mon boucher !

Bon. Prenez vos cahiers et écrivez, en haut et en gros : PERTE DE CONFIANCE.

Mon banquier, c’est comme mon boucher : il a mis dans ses produits financiers (ses saucisses ), un peu trop de produits pourris genre subprime zétazunien (la pélangrougne). Donc j’ai PERDU CONFIANCE. Et qu’est-ce que je fais ? Vous là-bas, au fond ? « Je bouffe des hamburgers ? » Ouais. C’est vrai que quand on est dans la merde, on bouffe de la merde. Qu’est-ce-que je fais ? Vous, la devant. « Je change de banque ». Bien. Voilà. Mais avant de changer de banque, qu’est-ce que je fais ? « Foutre le feu ? Pendre le banquier par les couilles ? » Attendez, vous allez un peu trop vite. Chaque chose en son temps. « Je récupère mes sous ». Voilà. Je récupère mon pognon, tout mon pognon. Pour le mettre dans un établissement sûr. Oui, mais quel établissement bancaire est sûr… Ben ! Voilà une question piège… Y a bien la Banque Postale, mais pour combien de temps ? Les connards de sarko-trafiquants veulent fourguer La Poste et sa banque au secteur privé, oui, celui-là même qui est dans une merde noire, qui étale sa cupidité, qui se vautre dans sa nullité, et qui veut nous faire les poches !

Oui, mais Sarko, il a dit que l’Etat – tiens ! Voilà qu’il lui trouve quelques qualités à celui-là ? – apporterait sa GARANTIE à tous les dépôts des épargnants ! Jusqu’à 70.000 €. Bon. Ça va, je suis largement en dessous de ce seuil.

Reprenons. Marquez sur votre cahier GARANTIE GOUVERNEMENTALE.

Bien. Alors qu’est-ce que vous allez faire maintenant, tous ensemble (« Ouais ! Ouais ! Tous ensemble ! Tous ensemble !») « Enlevez mes sous ». Voilà. Et qu’est-ce qu’elle fait la banque si tous les épargnants qui ne lui font plus confiance viennent récupérer leur pognon ? Eh ! Qu’est-ce qu’elle fait ? Elle fait fa-illi-te !

Marquez sur votre cahier FAILLITE.

Ouais ! Mais il y a le fonds de garantie qui va nous rembourser à hauteur de ce qu’il a dit Sarko, 70.000 €. Tsst ! Tsst ! Tsst ! Combien il a de sou dans sa caisse, Monsieur Fonds de Garantie ? 1,8 milliards d’euros. Ça fait combien de privilégiés, si on divise par le montant maxi ? Pas beaucoup. Et les autres alors. On va y venir.

Mais. Et votre voisin, votre fille, votre grand-père, ils ont eux aussi un compte ou plusieurs dans d’autres banques. Qu’est-ce qu’ils vont faire ? Comme vous : retirer leur pognon de leurs banques respectives. Résultat ? Oui. Vous, là « Faillite générale ». Voilà. Y en a qui suivent je vois.

Et qu’est-ce qu’il fait alors Monsieur l’Etat ? Il a promis quoi Monsieur l’Etat ? Il renfloue les banques crapules pour qu’elles puissent soit vous rembourser, soit – mieux – pour qu’elles retrouvent votre confiance et que vous leur laissiez vos thunes.

Ouais. Mais où il va le prendre ce pognon, Monsieur l’Etat, puisque – Sarko le proclame sur tous les tons - les caisses sont vides. Devinez ! Oui. Vous qui levez la main là-bas. « Dans nos poches ! ». Et voilà ! Vous avez tout compris.

Monsieur l’Etat – c’est-à-dire Sarko – va donner d’une main aux pauvres cons d’épargnants le pognon que son autre main leur piquera dans les poches !

Comment ? Ben voyons, en augmentant les taxes qui pénalisent les pauvres et épargnent ses amis les riches : la TVA ou/et la CGS !

Allez ! Fermez vos cahiers et allez voir votre boucher !

03/10/2008

Je recesse, tu recesses, il recesse, nous recessons, vous recessez, ils recessent.


Les tronches d’œufs des « économistes » de mes fesses
Ne cessent
De nous gonfler les aliboffis avec la bassesse
De la croissance. Cette drôlesse
Il est vrai, ne fait pas de grossesse
Et montre que Lagarde est une ânesse,
Une nullarde du biznesse.
Et Sarko sortant de la messe
Nous dit que les caisses
De l’état sont vides, sauf pour les banquiers qu’il engraisse.
Nous ils nous gonflent de promesses,
Nous prend pour une sous-espèce
Qu’on peut traiter avec rudesse
Tout en vidant le tiroir-caisse
Des caisses
D’épargne et de vieillesse
Pour en refiler le pèze
Aux sbires de cette ogresse
De Parizot. Cette gonzesse
Bénéficie de ses largesses
Car son Medef le tient en laisse.
Meffi salauds ! Ce pataquès,
Ce show-biznezss
A la redresse
Se terminera sans tendresse
Lorsque le Peuple, dans sa sagesse
Vous mettra en pièce
Et vous cuira dans votre graisse !


29/09/2008

Notre Guide bien-aimé nous demande de « serrez les coudes ». Serrez plutôt les miches : la sodomie non souhaitée, ça fait mal au cul !

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Notre Guide bien-aimé nous demande de « serrez les coudes ». Serrez plutôt les miches : la sodomie non souhaitée, ça fait mal au cul !

Eh ! Vous avez vu s’il était beau le Verticalement Compressé dans son beau costard ! Vous avez entendu comment qu’il leur a parlé aux gros pourris de banquiers, de patrons voyous et de financiro-combinards, là-bas, aux Zuhessa ! « Des coupables ! Il nous faut des coupables ! » qu’il leur a dit.

Et le lendemain, à Toulon, devant sa brigade des applaudissements au grand complet, il nous a joué le numéro du défenseur du pauvre, de la veuve et de l’orphelin ! C’est pas la gôôche qui aurait dit tout ce qu’il a dit ! Il a l’art de dramatiser la situation. Pour nous faire peur. Pour qu’on accepte ainsi toutes ses mesures réactionnaires.

Au fait, qu’est-ce qu’il a dit exactement ?
Ben, rien. Du vent, comme d’hab…

Ou plutôt si. Mais fallait entendre entre les mots :

Il a dit que c’était pas de sa faute : c’est de la faute à ces salauds de Ricains qu’ont laissé dévoyé le sacro-saint système capitaliste. Pratique pour s’exonérer de toutes ses fautes, de toutes ses conneries, de tous ses cadeaux faits à ses copains du Medef. C’est pas très élégant pour ses amis Etazuniens dont il nous nus gonfle les aliboffis en nous en vantant l’exemple.

Il a dit qu’il fallait se serrer des coudes et surtout la ceinture, faire l’unité nationale pour lutter ensemble « Tous ensemble ! Tous ensemble ! Ouais ! Ouais ! »

Qu’il fallait donc oublier toutes ses promesses bidon.
Qu’il fallait oublier le pouvoir d’achat.
Qu’il fallait oublier les augmentations de salaires et de retraites.
Qu’il fallait accepter en baissant la tronche les charrettes de licenciements à venir.

Bref, qu’il fallait fermer sa gueule, s’écraser et subir sans broncher. Parce que c’est pas lui, le grand copain de Bush, qui a voulu ça. C’est ces salauds de profiteurs. Ah ! Mais ! On va voir ce qu’on va voir !

Au fait, les 400 millions pris dans la poche des cons tribuables pour passer dans celle de sa con plice Tapie ? Qui va payer ? Ben, vous, moi, bien sur.

Mais ça, c’est broutille, roupie de sansonnet comme on dit dans les romans bien élevés. Ce qui nous attend – il l’a proclamé la main sur le cœur : « L'État se portera garant de toute faillite bancaire éventuelle » – c’est des milliards d’euros qu’il va prendre dans les poches des très cons tribuables pour... garantir les dépôts des banques françouaises qui se sont mises dans la merde par l’impéritie et la malhonnêteté de leurs gougnafiers de dirigeants. Ils peuvent donc faire toutes les saloperies qu’ils veulent, le Génie Magyar les fera de toutes façons payer, ces saloperies, aux pauvres cons tribuables.

Dormez heureux braves gens. Soporisez-vous les boyaux de la tête avec les décervelages télévisuels, pâmez-vous devant les minauderies de la belle Carlita. De toutes façon, vous casquerez…

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez… Dans le cul. Mais nous aussi bande de tarés.


26/09/2008

Les mots et les actes.

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Merci à Laurent

La Pythie de Neuilly a parlé à Toulon
Pas loin de Gonfaron
Là où les ânes volent,
Par devant un parterre de sombres branquignoles,
Sa servile brigade des applaudissements,
Tous des Uhèmepets réjouis lorsqu’il ment,
Ceux qui profitent à fond de son « paquet fiscal »
Par planquer leur pognon en terres tropicales.
Paroles de Pythie : « Laisser-faire, c’est fini
Le marché qui a toujours raison, c’est fini ».
Ben voyons, on te croit, toi le copain de Bouygues,
D’Arnaud, de Lagardère, et de tant d’autres zigues
Bâtissant des fortunes par la spéculation
Sur le dos des prolos par la confiscation
Du fruit de leur savoir, leur sueur, leur travail
Et puis les rejetant tout comme vil bétail.
Avec tes airs confits de sacristain en messe
Tu t’appuies sur la crise, oubliant tes promesses
De chercher la croissance, s’il faut, avec les dents.
Et le pouvoir d’achat, Monsieur le Président !
Vous nous aviez promis qu’une fois aux affaires
Par la foi, le travail, finirait la misère.
Et les terribles nuits, seul, dehors, lorsqu’il gèle ?
Les vieux qui pour bouffer fouillent dans les poubelles ?
Et les essedéhèfes ? Et les gens qu’on expulse ?
Y avez-vous pensé ? Est-ce que ça vous révulse ?
Non ! Vous voulez, en fait, profiter de la crise
Pour nous faire avaler, en loucedé, par surprise
De sordides « réformes » toujours réactionnaires,
Dures pour le prolo, douces pour l’actionnaire.
Vous voulez, dîtes-vous, remettre « plus d’Etat »,
Alors que vous lourdez ses agents par gros tas.
Votre bilan d’un an : régression, esclavage,
Faim et précarité, répression et chômage.
Vous remplissez les poches de vos amis patrons
Par la France d’en bas pressée comme un citron.
Halte ! Tristes bouffons à la grasse bedaine,
Partez avant que ne se transforme en haine,
La puissante colère qui dans le peuple monte,
Partez quand il est temps car la révolte gronde.





Paroles.. Paroles… Paroles sarkoziennes… et exemple Indien !

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Comme on pouvait s’y attendre depuis qu'on connaît le loulou, not’bon président a fait son cinoche devant un parterre de complices, les bourrés de thunes et les meufs à joncaille. Il a pris, selon son habitude, une posture qui cette fois se veut moralisatrice.

Vous allez voir ce que vous allez voir ! Ah ! Mais… Un discours volontariste bien que plutôt pessimiste, mais des propos qui sonnent faux. Sanctionner les patrons voyous ? Mouais… On attend de voir. Supprimer les « parachutes dorés » ? Les Hollandais et les Allemands l’on déjà fait mais notre Don Quirote de Neuilly se contente de conditionner ces escroqueries aux performances de l’entreprise. Reste à savoir comment on évalue les « performances ».

Il a surtout promis « du sang et des larmes », c’est à dire un plan de rigueur qui ne veut pas dire son nom mais qui se traduit déjà dans les faits par les restrictions de crédits, les augmentations de taxes et l’envolée des prix des denrées de base.

Il a tenu un discours avec une teinture sociale presque de « gôôche » qui sent son Guaino, mais les actions du gouvernement qu’il dirige – car c’est lui qui dirige - démentent ses belles paroles : on casse les services publics, on veut privatiser la poste, on refuse les augmentations de salaire, on salope les retraites, à côté de ça, on refile 15 milliards par an aux richards escrocs qui sont ses principaux soutiens.

Bref, il nous a promis un peu plus de merde, et rassuré en fait ses grands amis les patrons.

Tiens, à propos de patrons, un exemple, digne de nos glorieux ancêtres Sans-culottes : en Inde, des ouvriers lourdés comme des savates par leur patron sont revenus, ont saccagé l’usine et ont lynché le patron-voyou. Et le ministre du travail de ce pays leur a donné raison.

Eh ! Carlos Ghosn, le « cost killer » de Renault, toi qui lourde à tour de bras les ouvriers français pour garantir plus de thunes à tes actionnaires, tu risques d’avoir chaud au cul si le salutaire exemple des ouvriers indiens franchit les frontières !

23/09/2008

Fraude à la chaussette aux municipales de Perpignan : les sarko-trafiquants à la manœuvre…

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Merci au grand Topor

Trichez ! Trichez ! Vous ne risquez rien, je vous protège ! C’est en quelque sorte le message que le commissaire du Gouvernement, dans Pyrénées Orientales, vient de faire passer concernant la « fraude à la chaussette » qui a défrayé la chronique au dernières municipales et permis au ci-devant Alduy Jean-Paul, sortant UMP, d’être réélu à la mairie de Perpignan.

Le mec qui s’est fait choper - frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy – a été démasqué avec des paquets de bulletin Alduy et d’enveloppes planqués dans ses poches et jusque dans ses chaussettes !

"Nous sommes en présence d'une fraude, au moins simple, puisque l'intéressé l'a reconnue et a été mis en examen pour ce motif", a constaté le commissaire du gouvernement, chargé de dire le Droit, Pierre De Monte.
Cette fraude "a incontestablement altéré la sincérité du scrutin", a-t-il ajouté, soulignant toutefois - "c'est la seconde certitude" - qu'il ne pensait pas "que soit établie l'existence d'une fraude systématique et généralisée".

Peut-on s’étonner, dans notre sarko-république de plus en plus bananière, qu’un préfet UMP, donc aux pieds de Sarko, « ne pense pas » qu’il y ait une fraude systématique. En foi de quoi il s’est prononcé mardi pour le rejet de la requête demandant au tribunal administratif d'annuler l'élection municipale de Perpignan. Ben voyons !

Cette requête avait été déposée par Jacqueline Amiel-Donat (PS), dont la liste d'union avait été battue de 574 voix par celle du maire sortant UMP, Jean-Paul Alduy. Avec 66 bureaux de vote, il suffisait de déplacer dix voix par bureau (soit de remplacer moins de 5 bulletins Amiel-Donat par autant de bulletins Alduy) pour changer le résultat.

La décision du tribunal a été mise en délibéré au 7 octobre, tant pour le recours déposé par Mme Amiel-Donat que pour celui déposé par le FN que M. De Monte a également proposé de rejeter.

Pourris jusqu’au fond de leurs chaussettes, et fier de l’être !