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18/02/2016

GRANDES VOIX. Kamel Daoud prend du recul : «Je me résous à creuser et non déclamer.»

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Lettre à un ami étranger

par Kamel Daoud

Cher ami. J'ai lu avec attention ta lettre, bien sûr. Elle m'a touché par sa générosité et sa lucidité. Étrangement, ton propos est venu conforter ce que j'ai déjà pris comme décision ces jours, et avec les mêmes arguments. J'y ai surtout retenu l'expression de ton amitié tendre et complice malgré l'inquiétude.

Je voudrais cependant répondre encore. J'ai longtemps écrit avec le même esprit qui ne s'encombre pas des avis d'autrui quand ils sont dominants. Cela m'a donné une liberté de ton, un style peut-être mais aussi une liberté qui était insolence et irresponsabilité ou audace. Ou même naïveté. Certains aimaient cela, d'autres ne pouvaient l'accepter. J'ai taquiné les radicalités et j'ai essayé de défendre ma liberté face aux clichés dont j'avais horreur. J'ai essayé aussi de penser. Par l'article de presse ou la littérature. Pas seulement parce que je voulais réussir mais aussi parce que j'avais la terreur de vivre une vie sans sens. Le journalisme en Algérie, durant les années dures, m'avait assuré de vivre la métaphore de l'écrit, le mythe de l'expérience. J'ai donc écrit souvent, trop, avec fureur, colère et amusement. J'ai dit ce que je pensais du sort de la femme dans mon pays, de la liberté, de la religion et d'autres grandes questions qui peuvent nous mener à la conscience ou à l'abdication et l'intégrisme. Selon nos buts dans la vie.

Sauf qu'aujourd'hui, avec le succès médiatique, j'ai fini par comprendre deux ou trois choses.

D'abord que nous vivons désormais une époque de sommations. Si on n'est pas d'un côté, on est de l'autre; le texte sur « Cologne », j'en avais écrit une partie, celle sur la femme, il y a des années. A l'époque, cela n'a fait réagir personne ou si peu. Aujourd'hui, l'époque a changé : des crispassions poussent à interpréter et l'interprétation pousse au procès. J'avais écrit cet article et celui du New York Times début janvier; leur succession dans le temps est donc un accident et pas un acharnement de ma part. J'avais écrit, poussé par la honte et la colère contre les miens, et parce que je vis dans ce pays, dans cette terre. J'y ai dit ma pensée et mon analyse sur un aspect que l'on ne peut cacher sous prétexte de « charité culturelle ». Je suis écrivain et je n'écris pas des thèses d'universitaires. C'est une émotion aussi. Que des universitaires pétitionnent contre moi aujourd'hui, pour ce texte, je trouve cela immoral parce qu'ils ne vivent pas ma chair, ni ma terre et que je trouve illégitime sinon scandaleux que certains me servent le verdict d'islamophobie à partir de la sécurité et des conforts des capitales de l'Occident et ses terrasses. Le tout servi en forme de procès stalinien et avec le préjugé du spécialiste : je sermonne un indigène parce que je parle mieux des intérêts des autres indigènes et post-décolonisés. Et au nom des deux mais avec mon nom. Et cela m'est intolérable comme posture. Je pense que cela reste immoral de m'offrir en pâture à la haine locale sous le verdict d'islamophobie qui sert aujourd'hui aussi d'inquisition. Je pense que c'est honteux de m'accuser de cela en restant bien loin de mon quotidien et celui des miens.

L'islam est une belle religion selon l'homme qui la porte, mais j'aime que les religions soient un chemin vers un dieu et qu'y résonnent les pas d'un homme qui marche. Ces pétitionnaires embusqués ne mesurent pas la conséquence de leurs actes et du tribunal sur la vie d'autrui.

Cher ami.

J'ai compris aussi que l'époque est dure. Comme autrefois, l'écrivain venu du froid, aujourd'hui, l'écrivain venu du monde dit « arabe » est piégé, sommé, poussé dans le dos et repoussé. La surinterprétation le guette et les médias le harcèlent pour conforter qui une vision, qui un rejet et un déni. Le sort de la femme est lié à mon avenir, à l'avenir des miens. Le désir est malade dans nos terres et le corps est encerclé. Cela, on ne peut pas le nier et je dois le dire et le dénoncer. Mais je me retrouve soudainement responsable de ce qui va être lu selon les terres et les airs. Dénoncer la théocratie ambiante chez nous devient un argument d'islamophobe ailleurs. Est-ce ma faute ? En partie. Mais c'est aussi la faute de notre époque, son mal du siècle. C'est ce qui s'est passé pour la tribune sur « Cologne ». Je l'assume mais je me retrouve désolé pour ce à quoi elle peut servir comme déni et refus d'humanité de l'Autre. L'écrivain venu des terres d'Allah se retrouve aujourd'hui au centre de sollicitations médiatiques intolérables. Je n'y peux rien mais je peux m'en soustraire : par la prudence comme je l'ai cru, mais aussi par le silence comme je le choisis désormais.

Je vais donc m'occuper de littérature et en cela tu as raison. J'arrête le journalisme sous peu. Je vais aller écouter des arbres ou des cœurs. Lire. Restaurer en moi la confiance et la quiétude. Explorer. Non pas abdiquer, mais aller plus loin que le jeu de vagues et des médias. Je me résous à creuser et non déclamer.

J'ai pour ma terre l'affection du déchanté. Un amour secret et fort. Une passion. J'aime les miens et les cieux que j'essaye de déchiffrer dans les livres et avec l'œil la nuit. Je rêve de puissance, de souveraineté pour les miens, de conscience et de partage. Cela me déçoit de ne pas vivre ce rêve. Cela me met en colère ou me pousse au châtiment amoureux. Je ne hais pas les miens, ni l'homme en l'autre. Je n'insulte pas les raisons d'autrui. Mais j'exerce mon droit d'être libre. Ce droit a été mal interprété, sollicité, malmené ou jugé. Aujourd'hui, je veux aussi la liberté de faire autre chose. Mille excuses si j'ai déçu, un moment, ton amitié cher A… Et si je rends publique cette lettre aujourd'hui, avant de t'en parler, c'est parce qu'elle s'adresse aux gens affectueux, de bonne foi comme toi. Et surtout à toi. A Oran.

 

Sources:

http://lequotidien-oran.com/?news=5224963
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/11/les-fantasmes-de-kamel-daoud_4863096_3232.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-li...

 

Photo X - Droits réservés

27/01/2016

Au bistro de la toile : vin rouge, sport, cul-bénis et statues à poil.

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- Oh ! Loulle, quand je pense que ton rade est l'équivalent d'une salle de sport, ou d'un stade ! Et que chaque fois que nous levons le coude chez toi, nous faisons du sport ! Je ne me savais pas tant sportif !



- Qu'est-ce tu racontes Victor. T'a attaqué au Tavel de bon matin ? Je sais bien que tu fais du sport, et que t'as même acheté un véritable Peugeot-frères pour ça. Un moulin à café je veux dire. Pas un vélo. Mais explique-moi pourquoi mon bistro est une salle de sport. Á ouais ! Compris : tu veux parler de l'apéro-bic, le lever du coude et même des deux coudes pour ne pas attraper le « bistro-elbow » !



- Bien sûr, y a un peu de ça Loulle. Et nous avons avec toi un très bon entraîneur ! Mais il s'agit d'autre chose. Des « chercheurs » ont déterminé que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacré salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place. » qu'ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu'il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».



- Tout de même, il y a du bon dans la science Victor. Et je suis fier de dispenser sans compter les bienfaits du rouquin.



- Autre chose. T'as vu, hier le grand caïd de l'Iran a rencontré le capo de tutte i capi de la chrétienté. Il fallait les voir tous les deux, face à face, assis chacun d'un côté d'une superbe table, en robe, et se fendant la gueule ! Eux, ils savent... Eux ne sont pas dupes. On aurait dit Whilpool en face d'Indesit !



- Whilpool ? Indesit ? Mais c'est des machines à laver ça.



- Ben justement, les deux sont les représentants de commerce, que dis-je, les directeurs des ventes des machines à laver les cervelles que sont les religions !



- Bof. Si ces fariboles, ces contes pour enfants aident à vivre – et surtout à mourir – les trois milliards de Terriens qui se reconnaissent dans ces deux religions, pourquoi pas... Pourvu qu'ils ne prétendent pas « sauver » les gens malgré eux... Mais t'as vu, pour ne pas « choquer » leur hôte, les Italiens ont caché les superbes statues de femmes à poil qui font l'honneur de ce pays hyper civilisé !



- Ça, ça me gonfle Loulle. Que nos frères Italiens se soient couchés devant ce cul-béni. Et tout ça pour quelques milliards de contrats. Que ne feraient-on pas pour du fric. Finalement, c'est pas les putes qui manquent, c'est le pognon...



- Exact Victor. Tous s'achète, même l'honneur. Allez, je te sers « une heure de sport intensif » ! Á la nôtre !

 

- Á la nôtre !



07/01/2016

Viols de masse en Allemagne : « Fas de ben a Bertrand, té lou ren en cagan »

viols,migrants

 

Forte émotion en Allemagne après plus de 150 agressions sexuelles, commises par des jeunes d’apparence maghrébine dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, Hambourg et Stuttgart. Témoignage : A sa descente du train régional, à la gare centrale de Cologne, Anna, 27 ans, prend peur : «La place était pleine, presque que des hommes, quelques femmes terrorisées, que tous dévisageaient. J’avais l’impression d’être au marché aux bestiaux ! Presque aussitôt, j’ai senti une première main se glisser dans mon jean. Je me suis accrochée à mon ami, et nous avons pris la fuite…» «Je n’ai jamais vu autant de femmes pleurer», décrit pour sa part Steffi, travailleuse sociale de 31 ans. Arrivée elle aussi peu après minuit des environs de Cologne en train, elle est frappée par «la forte concentration d’hommes jeunes, d’apparence maghrébine, pour beaucoup ivres» qui se trouvent dans la gare. «Salope», «sale pute»… rapidement les insultes pleuvent. «J’ai eu l’impression que ces hommes s’étaient donné le mot, qu’ils avaient décidé de se lâcher…»

La maire de Cologne, philosophe, a conseillé à ces femmes, à ces filles « de se tenir à l’espace d’un bras des agresseurs » ! Ben voyons…

 

Plus de 100 femmes ont porté plainte depuis, pour vol et agression sexuelle, une pour viol. Toutes ont raconté avoir été encerclées par des groupes d’une dizaine à une vingtaine de jeunes hommes aux environs de la gare de Cologne. Les agresseurs, âgés de 15 à 35 ans et d’apparence maghrébine selon les victimes, se sont livrés à des attouchements, avant de voler portable ou sac à main. Des scènes similaires se sont également produites à Hambourg (une douzaine de plaintes) et Stuttgart. du caractère systématique et du nombre important des agressions. Et la police totalement débordée ! On se croirait revenu à ce type d’agressions qui ont sali les manifestations de la Place Tahrir, au Caire, durant les « printemps arabes » ( ?!)

 

La tribu des Pada-Malgam monte alors aux créneaux. Notons qu’il a fallu attendre cinq jours pour que cette affaire sorte dans la presse. La plupart des commentateurs ont sorti les pagaies et tentent en ramant laborieusement de dissocier les agressions de la vague de demandeurs d’asile entrés en Allemagne depuis la fin du mois d’août. Pourtant les excès de violence de la fin de l’année en Allemagne ne sont-ils pas les premiers effets d’une immigration massive incontrôlée, tout à fait irresponsable ?

 

Faudrait-il cacher que parmi les migrants fraichement débarqués de Syrie ou d’ailleurs se trouvent des violeurs barbares ? Comme il s’est avéré qu’il s’y trouvait deux des tueurs de Paris ? La police semble douter que les agressions de la Saint-Sylvestre soient le fait de demandeurs d’asile mais plutôt d’une ou plusieurs bandes de petits criminels maghrébins installés de longue date en Allemagne et pour certains déjà connus des forces de l’ordre. Le fait que certains aient parlé allemand confirmerait cette hypothèse. Si c’est le cas, n’est-ce pas encore plus grave et significatif de l’échec de l’intégration de ces populations musulmanes, en Allemagne comme en France et dans toute l’Europe ?

 

Frau Merkel – la championne du « droitsdelhommisme », celle que « le monde civilisé » (?!) encense pour avoir ouvert généreusement son pays au flot ininterrompu de migrants musulmans – est dans ses petits souliers. Elle se fait allumer même dans son propre parti : «Si des demandeurs d’asile ou des réfugiés se livrent à de telles agressions, il s’agit d’une éclatante trahison des valeurs de l’hospitalité et cela doit conduire à la fin immédiate de leur séjour en Allemagne», déclare Andreas Scheuer, secrétaire général de la CSU, la branche bavaroise et conservatrice du parti d’Angela Merkel. La CSU réclame la limitation à 200 000 par an des nouvelles arrivées. En 2015, l’Allemagne a accueilli 1,1 million de demandeurs d’asile.

 

J’écrivais il y a quelques mois : « A côté des Droits de l'Homme, il y a les Devoirs de l'homme. Et le premier devoir d'un citoyen, c'est de défendre sa terre, son pays contre toute invasion qui risque de changer radicalement sa manière de vivre ensemble, sa res publica. Parce que l'arrivée annuelle de plusieurs millions de gens venus d'ailleurs, apportant avec eux leurs coutumes si différentes des nôtres et – pire que tout – leur religion, essentiellement musulmane, donc difficilement compatible avec les valeurs de l'Europe, va se faire sans profonds bouleversements ? Est-il inconvenant de se demander comment des cultures différentes pourront à terme coexister sans communautarisme, qui consiste à séparer la société en groupes concurrents voire antagonistes ?

Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l'arrivée au pouvoir des partis de l'extrême-droite fascisante.

Pourquoi ne vont-ils pas vers ces pays ultra-riches, ayant les mêmes convictions religieuses qu'eux que sont les douces monarchies pétrolières ? »

 

Rien à enlever, hélas.

 

Comme on dit dans le Midi : « Fas de ben a Bertrand, té lou ren en cagan »

 

Photo X - Droits réservés

06/01/2016

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

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Il lui faut des adorateurs

Des pleutres, des flagorneurs,

Des curés, des Y-ment castrateurs

Il se fout des gens en pleurs

Il jouit de semer la peur,

Les cris, la mort et la fureur,

Il se branle devant la douleur,

Prend son pied devant le malheur

Et éjacule devant l'horreur.

Mais il court toujours le tueur.

 

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

 

Il est mâle, plein d'arrogance,

M'as-tu-vu jusqu'à l'indécence

Bâtard de la démence

Et de l'ignorance.

Il ne veut pas que l'Humain pense

Ni raison, ni intelligence

Il leur préfère l'obéissance

La soumission, la pénitence

Qu'il impose par la violence.

Opposons-lui la Résistance.

 

DIEUX ODIEUX. VOS PAPIERS !

 

Mais dieu, c'est qui, c'est quoi ?

L'expression de l'angoisse d'un grand singe aux abois

Lorsqu'il prit conscience de son sort

En découvrant la Mort.

Il inventa alors pour conjurer sa peur

La vie après la vie et des dieux protecteurs :

La terre, l'air, le ciel, les arbres, l'eau, le feu

Le courroux de la foudre, le culte des aïeux.

Enfin le dieu unique, dictateur solitaire

Vint semer le malheur sur la Terre.

Avec lui sa cohorte de profiteurs perfides,

Manipulant les peurs pour leurs besoins cupides.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée naît l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imams, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles.

Alors vous générez des armées d'abrutis,

Tarés congénitaux et crétins convertis,

Étant « soldats de dieu »ils se permettent tout,

Massacrant pour la gloire de leur grand manitou.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse,

Fuis comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuis tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne crois en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.



Dieux,

Si vous êtes aux cieux,

Restez-y !

 

 

 

05/01/2016

Au bistro de la toile : écran de fumée et foutoir inter-islamique.

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- Alors Loulle, c'est quoi les nouvelles ?



- Ben, la mort de Galabru qui prend le relais de la mort de Delpech, Zizou à la tête du Real Madrid, les commémorations des attentats, les soldes qui arrivent...



- Rien que des choses importante quoi... On nous bourre le mou avec de l’émotionnel, de l’accessoire, du fait-divers et du sport… Pour contrôler les Bonkons, il faut détourner l'attention de la « populace » des problèmes importants et des mutations décidées par les « zélites » économiques et leurs marionnettes politiques. Pour ça, les me(r)dias aux ordres et les canards laquais sont passés maîtres grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.



- Il n'y a pas que ça Victor, on parle aussi de la déchéance de nationalité. C'est important ça, non ?



- C'est important en tant que concept, mais c'est totalement bidon dans la réalité : les crapules que ça touchera se compteront sur les doigts de la main... Mais ça amuse les « zélites » auto-proclamées : écoutes-les s'offusquer d'une mesure dont le peuple se fout complètement. Postures et impostures que tout ça. Pendant ce temps, il se prépare une chicorne de premier pla ! En championnat, pas en amical !



- Tu parles de la Syrie ?



- Bof. La Syrie, c'est du lever de rideau. La pièce principale arrive : c'est une guerre de religion à l'ancienne. Entre peuples fanatisés. En fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l'ex-empire ottoman. Les frontières artificielles, dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller, s'effacent. Place au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l'Iran et d'une grande partie de la population de l'Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça a déjà commencé au Yémen. Et ça,risque de prendre une toute autre tournure. Les tarés d'Arabie saoudite coupe les tronches de quelques chiites, les Iraniens foutent le feu à l'ambassade des coupeurs de viande vivante. Et les deux rompent toutes relations diplomatiques. Le prochain coup, c'est quoi ? La chicorne...

L'Iran, sous Khomeini puis Ahmadinejad , c'était du gratiné. Depuis, ça semble s'arranger un peu.

Quant à l'Arabie soudite, c'est le top des tops ! C'est le pays de 57.000 esclaves, le pays qui a décapité pour fêter le jour de l'an 47pauvres mecs. Après avoir l'an dernier raccourci plus de 200 malheureux. C'est le pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu'on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s'est faite violer, un pays ou on pend des gays, un pays ou on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. L'Arabie, c'est le modèle, le financeur et le pourvoyeur de l'idéologie wahhabite de Daech.

 

- Et nous dans ce foutoir sanglant ?



- L'Arabie, c'est aussi un très bon client pour nos rutilantes machines à tuer ! Mais, bof. Dans ce foutoir entre Arabes et Perses, le mieux est de s'en tenir le plus loin possible. « Qu'ils se démerdent entre eux, qu'ils s'étripent si ça leur chante. On pourra toujours leur vendre des armes... » Pense-t-on discrètement.

 

- Ouais... C'est oublier les millions de réfugiés qui vont fuir ces zones à feu et à sang. Et où viendront-ils ?

 

- Devines.



 

30/12/2015

Où sont les Hussards de la République ?

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On entend régulièrement, chaque fois qu'il y a un ramdam comme ces jours derniers à Ajaccio que les « territoires perdus de la république » seraient perdus suite à l'échec de « l'intégration » des immigrés et enfants d'immigrés. On a ça et là dégainé chacun, qui son voile, qui sa laïcité. Il serait vain de nier ces problèmes, mais il faut donner aux choses l'importance qu'elles ont. L'obscurantisme et le communautarisme ne reculeront que par l'éducation.

 

Tous les enfants de France ont le droit et le devoir de s'éduquer. Gratuitement en plus ! Avec des enseignants compétents et consciencieux. Alors il y a ceux qui considèrent cela comme une formidable chance à saisir, d'autres qui méprisent des savoirs qu'ils contestent au prétexte de cultures ou de religions différentes et ne font pas grand-chose pour tirer le meilleur parti de cette formidable opportunité qui leur est offerte.

 

Il est des enfants d'immigrés qui ne posent pas de problèmes. Parce que leurs parents, venus du Vietnam, du Cambodge, du Laos, de Chine, pour la plupart ne parlant pas à leur arrivée sur notre sol le moindre mot de français, leur ont inculqué cette évidence : leur avenir passe par de bons résultats scolaires voire universitaires. D'autres rêvent d'être Zidane ou La Fouine...

 

Il est facile de faire retomber sur les enseignants les carences de leurs élèves. Les profs ne font pas les programmes d’enseignement, pas plus qu’ils ne choisissent ni déterminent les méthodes pédagogiques. Si c'était le cas, les résultats seraient peut-être différents. Ils ne sont pas non plus exempts de responsabilités, tant il est difficile de faire « bouger le mammouth » !

 

Force est de constater que le taux d'illettrisme (à na pas confondre avec l'analphabétisme) atteint des niveaux effarants, jusqu'à 20% dans les LEP. Nier ces évidences et ne pas reconnaître l'échec du système éducatif à mettre à niveau les enfants issus de l'immigration, tant ceux-ci ont des carences flagrantes sur les fondamentaux (lire, écrire, compter, comprendre un texte, s'exprimer oralement) procèdent d'une solide hypocrisie.

 

Le développement de l'esprit passe par la maîtrise du langage. En effet, on ne peut développer une pensée structurée et précise si l'on ne possède pas le vocabulaire indispensable et la rigueur grammaticale pour l'exprimer. « Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement/Et les mots pour le dire arrivent aisément... ». D'où l'importance de l'écrit, technique préalable à la réflexion, à la pensée et à son expression orale.

 

En d'autres temps, les Hussards de la République ont formidablement réussi à intégrer des populations aussi différentes que les Bretons et les Provençaux, les Vendéens et les Alsaciens, les Parisiens et...le reste des Français. Non sans quelques excès d'ailleurs (« il est interdit de cracher par terre et de parler patois... »). Et on ne pourrait faire pareil avec quelques centaines de milliers d'enfants dont les parents sont venus d'ailleurs ?

 

Ne soyons pas si pessimistes !

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

28/12/2015

Bravo les Corses ! Pace e salute !

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Le fossé identitaire devient un gouffre : « Cassez-vous, sales Corses! Vous n'êtes pas chez vous ! » « Arabi fuori ! »

Ces invectives identitaires sont le fond des incidents qui viennent d'agiter la Corse. Et les me(r)dias de masse de cracher leurs gros glaviots sur les Corses, « coupables » d'avoir « saccagé un lieu de culte musulman ». En fait – donnons aux choses l'importance qu'elles ont - quelques débiles ont arraché le rideau métallique d'un garage du quartier des Jardins de l'empereur et ont balancés par terre quelques bouquins de propagande islamiste.

 

Ceci en réaction à un véritable guet-apens dans lequel quelques dizaines de racailles de ce quartier ont attiré les pompiers : « Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie a été « volontairement allumé » dans cette cité d'Ajaccio pour attirer les forces de l'ordre et les pompiers dans un guet-apens, a annoncé la préfecture. Deux pompiers et un policier ont été blessés au cours de l'intervention-piège. »

 

« En fin d'après-midi jeudi, dans le quartier dit des Jardins de l'empereur, les forces de l'ordre et les services municipaux avaient procédé à l'enlèvement préventif de 400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire, précise le sous-préfet François Lalanne dans un communiqué. Mais au cours de la nuit, vers 0 h 30, «un incendie a été volontairement allumé sur le terrain du Citystade aux Jardins de l'empereur pour attirer les forces de l'ordre et les pompiers dans un guet-apens en leur jetant des projectiles et en s'en prenant directement aux sapeurs pompiers », poursuit François Lalanne. Deux pompiers ont été « sérieusement » blessés par des éclats de verre après des « agressions physiques » au cours desquelles des vitres de leur véhicule d'intervention ont été détruites, toujours selon le sous-préfet, qui évoque « de nombreux jeunes encagoulés » impliqués dans les échauffourées.

 

Les invectives « Cassez-vous, sales Corses! Vous n'êtes pas chez vous ! » proférées par des jeunes de ce quartier ghetto d'Ajaccio sont significatives d'une volonté de communautarisme exacerbé et violemment agressif. Une volonté de créer des territoires en dehors des lois de la république, sous la coupe de quelques caïds de quartier et au service des trafiquants de drogues avec le parapluie « moral » d'une religion étrangère. Ces phénomènes inacceptables datent de plusieurs décennies et ne relèvent pas seulement de la Corse, mais de toute la France, voire de toute l'Europe. Ils sont le résultat de ce laxisme de l’État, abandonnant les quartiers qualifiés de « sensibles » aux mafias locales et aux élucubrations obscurantistes de quelques pseudos imams allumés. Ils sont aussi le résultat d'une politique d’immigration, puis de regroupement familial irresponsables, pour satisfaire depuis des décennies les demandes d'un patronat avide de main d’œuvre docile et pas chère.

 

Les Corses - contrairement à la plupart des métropolitains ramollis, avachis et crevant de trouille - les ont encore bien pendus, gardent leur fierté et ne baissent pas la tête. Ils sont montés en force dans ce « territoire perdu de la république » et on fait savoir - « arabi, fuori ! » - « qu'ils étaient chez eux » ! Sans aucune brutalité contre qui que ce soit. Ce coup de pied dans la fourmilière semble avoir porté ses fruits puisque le lendemain, la police mettait la main sur deux individus. Certainement pas par hasard, mais parce que les 90 % de braves gens de ce quartier, brisant l'omerta à eux imposée par la terreur des racailles locales, les ont dénoncés aux forces de l'ordre.

 

N'en déplaise aux Abou Bobo lèche-babouches et à leurs récriminations sanglotantes habituelles, les Corses – qui votent le moins Front national – n'ont jamais livré de juifs à Pétain, ont été les premiers à se libérer mais ne tolèrent pas qu'on leur marche sur les pieds et entendent rester maîtres chez eux. Sans pour autant oublier que les goumiers marocains les ont aidés à se libérer du joug nazi.

 

Où est le racisme dans cette démarche courageuse ? Racisme, « islamophobie », mots creux sans cesse jetés en anathème contre ceux qui s'interroge sur le fait musulman actuel en France. Pour qu'il y ait « racisme », il faudrait qu'il existât des races, ce qui n'est pas le cas. Ne pas aimer, voire avoir peur de cette névrose collective appelée « islam » qui traîne, partout dans le monde, la mort, la barbarie, l'assassinat, est tout à fait légitime en démocratie dès lors que ce sentiment ne s'accompagne pas de violence. Cela procède de la liberté de pensée et de conscience. Je ne reconnais à personne le droit de m'imposer « d'aimer l'Autre ». Je n'accepte aucun prêche et cet Autre à aimer, je me réserve le droit de le choisir.

 

La « populace » française est totalement imperméables aux beaux discours « droit-de-l'hommiste » lénifiants des Abou Bobo des beaux quartiers parisiens. Le Peuple ne se résout pas à la disparition de ce qui a fait la France. La victimisation récurrente des minorités, qu'elles soient immigrés, de couleur de peau ou de religions est totalement contre-productive. La meilleure preuve n'est-elle pas les scores du FN ?

 

Bravo les Corses ! Pace e salute !

 

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24/12/2015

Joyeux « Noïo Hel » !

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Sacré petit Jésus ! Il s'est fait remballer au rang de vieillerie poussiéreuse par le gros débile en rouge symbole de cacacola chez les Zétazuniens et qui a envahi le monde. Ces « fêtes » obligées sont tout à la gloire de Saint-Commerce. Pourtant, beaucoup ignorent que le mot "Noël" est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin natalis dies (jour de naissance) mais le gaulois noïo hel signifiant «nouveau soleil». .

Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien. Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées auraient donc toutes les raisons du monde de se souhaiter Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne.

Voilà qui me rassure : je vais pouvoir me goinfrer d’huîtres, de foie gras, de chapon farci, de monceaux de fromages bien crémeux et délicieusement puant. En me rinçant le clapoir de moult flacons millésimés, et – ne soyons pas sectaires – pas seulement de Côtes-du-Rhône !

Quels cadeaux dans nos petits souliers ?

Il y a ceux qui font plaisir :

Du carburant pas cher...

Des températures largement au-dessus de la moyenne.

Des Airbus qui se vendent bien partout dans le monde.

Et même des Rafales que nos marchands d'armes arrivent à fourguer...à ceux qui soutiennent nos ennemis !

Du foie gras dans nos frigos, et des rabasses, et des huîtres, et des poulardes bien grasses dans nos assiettes.

Bof...



Puis il y a les cadeaux dont on se passerait volontiers :

Le chomdu, toujours plus de chomdu.

La pauvreté, toujours plus de pauvres, toujours plus de « sans-dents ».

Les « affaires », toujours plus d'affaires politicardes. Et toujours moins de sanctions contre les magouilleurs.

Même Tapie qui sort de sa naphtaline dorée.

Le fossé, que dis-je, le gouffre entre la France « d'en-bas » et celles de cette caste politico-économique qui accapare à son profit le fruit de la compétence, de l'imagination, de la créativité, de la sueur des laborieux.

Avec pour résultat le redoutable danger qui menace notre démocratie avec le spectre qu'on ne peut plus occulter depuis les Régionales, de l'arrivée de la fille du borgne au pouvoir. Son parti accapare, transforme, utilise à son service toutes les saloperies des politicards en place, toutes les faiblesses de cette cinquième république à bout de souffle, conçue pour un géant et enfoncée dans la fange par des cloportes, des lémures, des hyènes, des vautours alliés pour la dépecer.

Cadeau dont on se passerait volontiers aussi cette insécurité maintenant quotidienne résultant d'actions criminelles islamistes. Merah, Charlie, c'était de l’artisanat. Maintenant les massacres se comptent par des nombres à trois chiffres.

On comprend le désarroi des dirigeants surtout que ces exactions à jet continu sont maintenant le fait Français, voire de « convertis ». Des Jean-Philippe ou des Kevin devenus - par dépit envers notre société pervertie par l'égoïsme cynique ultralibéral – des Mohamed ou des Bilal. Dès lors ils deviennent de la chair à canon, des tueurs jetables, des instruments extrêmement efficaces aux mains des islamistes qui leur insufflent leur haine, leur pulsions de mort. Imaginez-en un planquant sa bombe sous une houppelande de Père Noël et se faisant sauter dans un marché de noël au milieu de gosses...



Oh ! Eh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera.

Exact ! Tè, on fait péter la première roteuse !

Joyeux « Noïo Hel »  tout de même  !

 

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26/11/2015

Au bistro de la toile : François chez Vladimir.

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- ...teng ! Il va avoir du mal à garder la ligne François : après les hamburgers chez Barrack, les Wurst und Brod avec Frau Merkel, voilà qu'il va devoir se farcir le bortsch avec Vladimir ! Mais qu'est-ce-qu'on ne ferait pas pour la paix !



- Tu rigoles, mais ça ne va pas être de la tarte d'amadouer le teigneux Vlad. Il a les aliboffis au bord de l'explosion. Les tueurs d'allah de l'état islamiste lui foutent en bas un avion de ligne, avec 240 personnes à bord, puis voilà que la Turquie d'Erdogan – pays voisin qu'il considérait comme ami – lui fout en bas un bombardier, dans des circonstances plus que douteuses. Alors la grande alliance que veut lui proposer François, c'est mal barré...



- Qui croit encore à l'efficacité de ces coalitions multiples, alliances de façade qui servent de paravent à la seule action politique des Etats-Unis !



- Personne. Cette coalition fait rire jaune lorsqu'on sait qu'elle compte en ses rangs les grands démocrates que sont l'Arabie saoudite et le Qatar...modèles politiques en tant qu'inventeurs du wahhabisme et bailleurs de fond des tueurs d'allah non seulement de l'état islamique, mais de toutes les bandes de tueurs fondamentalistes, donc des assassins de Paris, de Beyrouth, de Bamako, de Tunis. Cette coalition, depuis un an, n'a pas réussi à faire reculer l'E.I.. Tout juste à le contenir sur quelques secteurs précis. Le vrai boulot, au sol, est fait pas les seuls Kurdes et les troufions de Bachar. Son armée, bien qu'éprouvée, fatiguée, ne se débande pas.

 

- Alors qu'est-ce qu'il peut espérer, François, de Poutine ?

 

- Va-t'en savoir. Vladimir n'est pas marié avec Bachar mais le soutiendra tant que ça sera son intérêt : une base en Méditerranée entre autre. Tout ce que peut espérer François, c'est que Poutine concentre plus ses frappes sur Daech plutôt que sur d'autres factions terroristes sévissant en Syrie et en Irak. En tout cas, pas question pour Vlad de mettre ses troupes sous commandement des États-Unis ! Faut pas le prendre pour un kon. D'autant plus que les Turcs semblent avoir descendu l'avion russe délibérément, probablement sur des « suggestions » yankees afin de tester les réactions des Russes. Réactions qui risquent d'être plus que redoutables.

 

- Une guerre mondiale ?

 

- Non. On n'en est pas encore là. Poutine est un vrai homme d'État. Il sait garder ses nerfs. Mais s'il décide de s'attaquer réellement au problème de Daech, il ne prendra pas de gants. Selon le quotidien russe La Pravda, pour Moscou, l’Arabie Saoudite et le Qatar représentent une menace pour sa sécurité et seules des frappes directes contre ces groupes dans ces deux monarchies du Golfe pourraient stopper la déferlante de Daech et des autres mouvements terroristes de même obédience. La Russie s’acheminerait vers un élargissement du champ d’action de son armée de l’air en visant la matrice même du terrorisme islamiste, au cœur des deux pays qui en sont les principaux bailleurs de fonds depuis les années 1980. Si aucun lien direct n’est prouvé entre les régimes saoudien et qatari avec Daech, des institutions «indépendantes» dans ces deux richissimes monarchies du Golfe concourent, depuis plusieurs années déjà, au renforcement des groupes islamistes armés en Irak, en Syrie et, plus près de chez nous, en Libye et dans la région Sahel, infestée par une pléthore d’organisations terroristes.

Un autre ennemi de Moscou vient de se révéler, c'est la Turquie. Et là, c'est une autre paire de manches. Ce pays a une armée nombreuse, redoutable, bien armée par les Ricains et...il fait partie de l'Otan. Erdogan a d'ailleurs demandé « l'assistance de ses alliés de l'Otan » suite à ce qu'il appelle un « agression de la Russie ». Il ne manque pas d'estomac le mameluk. Plus c'est gros, plus ça passe. Obama, au bas mot, devrait calmer les ardeurs de l'islamiste d'Ankara. Parce que si les Russes doivent guerroyer avec la Turquie, ce sera avec TOUS leurs moyens militaires.

 

- Y compris nucléaires ?

 

- Entre vitrifier une base aérienne turque « pour l'exemple » et enliser son armée dans une guerre avec la Turquie soutenue par l'Otan, il n'y aura pas photo.

 

- Et nous dans cette histoire ?

 

- Nous ? Depuis que Sarko nous a réintégré dans le commandement de l'Otan, on obéira comme des caniches. Au risque de prendre sur la gueule quelques bombes russes.

 

- Mouais... Il a de quoi discuter le François !

 

- Espérons qu'il en aura le courage, plutôt que de se faire le petit télégraphiste d'Obama.

 

- Allez, à la nôtre !

24/11/2015

La France, c'est beau. La France c'est grand. La France, ça marche !

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Déclinante la France ? Poussiéreuses les valeurs de la Révolution ? Ringards les Français ? Désorganisée notre République ? Allons donc... Les attentats ont fait au contraire la preuve d'une formidable vitalité et d'une cohésion exemplaire. Et a révélé au monde cette réalité : la France, ça marche !

 

Et la France garde une formidable image dans le monde entier. Les manifestations de solidarité voire d'amour qui ont mis le monde aux couleurs bleu-blanc-rouge font chaud au cœur.

 

Des massacres sordides meurtrissent le pays ? Regardez ce qui se passe. Pas de panique. Une redoutable efficience au contraire.

 

La police fait face, sécurise les lieux et : pas de catastrophe au stade de France. Les coupables repérés dans un appartement sont neutralisés par des flics aussi courageux qu'efficaces face à des fanatiques suicidaires.

 

Plus d'une centaine de morts et des centaines de blessés.

Les pompiers assument, portent les premiers secours, transportent les blessés vers les hôpitaux.

Hôpitaux immédiatement mobilisés et qui fonctionnent à fond. Médecins, chirurgiens, infirmiers, infirmières, en congé ou à la retraite, se présentent spontanément pour aider, pour servir, pour apporter leur pierre à l'édifice national renforçant d'autant sa solidité.

Les Français se pressent par milliers pour offrir leur sang !

 

Même les politiques qui, pour une fois, font preuve de responsabilité et de réactivité. Le président et son ministre de l'intérieur sont sur tous les fronts, et prennent les bonnes décisions.

Les députés et les sénateurs votent sans barguigner l'état d'urgence par lequel le pouvoir administratif prend momentanément le pas sur le judiciaire non par volonté de casser les libertés publiques mais par soucis d'efficacité.

Perquisitions administratives, assignations à résidence, descentes policières dans les territoires perdus de la république portent leurs fruits : des armes trouvées, des suspects arrêtés, de la drogue saisie.

Ces coups de pieds dans la fourmilière, s’ils se maintiennent à un niveau élevé, ne vont pas tarder à faire avancer : les voyous, qui voient leurs bizness sérieusement mis à mal par ces coups de boutoirs vont bientôt se faire les alliés de fait des flics contre les nazislamistes selon le deal : « Aidez-nous à trouver qui sont et où sont les terroristes et on fermera – un peu – les yeux sur vos petits trafics ». Au besoin, ils exécuteront quelques terroristes qui attirent un peu trop les flics sur leurs territoires. Faut pas faire les fines gueules...

 

L'état d'urgence a été prorogé pour trois mois. Après l'urgence – remarquablement gérée – nos responsables politiques et administratifs sauront-ils utiliser les facilités de cet état pour faire le ménage ?

 

Auront-ils la volonté de fermer ces dizaines, ces centaines de prétendues « mosquées » ou « salles de prières » qui sont autant de nids de vipères, où des « imams » autoproclamés prêchent sans être inquiétés la haine et l'appel au meurtre, y compris à des enfants ?

 

Les services de lutte contre la cybercriminalité sauront-ils contrer efficacement les sites qui font l'apologie de la barbarie nazislamiste ? Au besoin en s'appuyant sur des réseaux de hackers ?

 

Et puis, nos politiques prendront-ils enfin la décision de rompre cette alliance sordide avec le pays qui est le modèle de Daech : l'Arabie saoudite et sa verrue le Qatar ?

 

Quant à l'Europe, il serait peut-être temps qu'elle sorte de sa condition de grosse larve invertébrée, avec des frontières passoires, proie juteuse pour tous les prédateurs du monde, incapable de se défendre et totalement inféodé aux États-Unis.

 

L'espoir fait vivre...

 

« Á l'aqua bar ! »

 

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21/11/2015

Ouiquinde érotique arabe: Le Jardin parfumé par Cheikh Omar Ben Mohamed Nafzaoui

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Le jardin parfumé (Kamasutra arabe)

Extraits ; "Les Manières de Conjoindre



Apprends ô vizir – que Dieu te prenne en sa miséricorde – qu’avant de conjoindre, lorsque tu en sentiras le désir, tu t’oindras de parfums, et ta partenaire aussi, puis vous badinerez tous les deux de toutes les façons possibles, celles capables de susciter des sensations agréables, comme les baisers, les morsures, la succion, l’humectage, l’embrassement, la pression, afin que la femme se sente portée naturellement et avec agrément à la conjonction. Puis, après l’avoir serrée sur ta poitrine, tu l’étendras sur le sol, l’embrassant sur la bouche. Tu feras varier à ce moment les jeux d’amour, chevauchant sur ses cuisses, sur les sommets de ses fesses, baisant sa touffe, secouant le sommet de ton instrument entre les deux lèvres de sa partie chaude, montant sur sa poitrine, palpant ses deux

seins, embrassant la bordure inférieure du menton et la pente qui descend jusqu’à la gorge, appliquant tes mains sur ses hanches et ses flancs. Tu multiplieras ces procédés plaisants jusqu’à ce qu’elle devienne malléable entre tes mains.



Quand tu la verras dans cet état, tu planteras ton instrument en elle avec force jusqu’à ce que sa touffe et la tienne se rencontrent. Tu le frotteras contre les parois internes d’une façon parfaite. Cela fait, vos deux plaisirs arriveront à point en même temps. Au cours de l’opération, tu n’oublieras pas les trémoussements, la manipulation, les tapes, les coups de bélier, les échanges entre vous de paroles douces, de ronflements, de ronronnements, de râles, de cris tels que “ Donne ” et “ Prends ”, de succion des lèvres, de baisers sur les sommets des joues. Si vous n’agissez pas ainsi, la femme

n’aura pas ce qu’elle désire, n’atteindra pas son but, n’obtiendra pas son plaisir, et l’homme laissera chez elle une impression désagréable.



Quand tu auras obtenu la satisfaction de ton besoin, tu presseras l’instrument entre ses cuisses, à l’intérieur de l’appareil, et tu l’inviteras à les réunir sur lui afin de serrer de toutes ses forces. Il sortira alors par un conduit étroit, et sa tête fera entendre une sorte de glouglou dans la partiechaude féminine, bruit que vous aurez plaisir à entendre tous les deux.



Tu descendras de sa poitrine du côté droit, par rapport à elle : si la femme conçoit cette nuit-là, l’embryon sera un garçon – avec la permission de Dieu. C’est en tout cas ce que les hommes versés dans la science religieuse ont mentionné – que Dieu les prenne en son agrément. D’autres ont dit que celui qui conjoint sa femme et la rend enceinte, s’il veut qu’il mette au monde un garçon, qu’il pose sa main sur le ventre de son épouse et dise : « au nom de Dieu, le Clément, le Maître de miséricorde ! » ; qu’il bénisse l’envoyé de Dieu – que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui – puis prononce les paroles suivantes : « Ô Dieu, notre Dieu, crée cet enfant sous une forme mâle et je lui donnerai le nom de ton Prophète – que le salut et la bénédiction de Dieu soit sur lui. » Son intention sera exaucée et le Dieu Très-Haut, s’Il le veut, créera cet enfant sous la forme mâle, mettant en œuvre sa miséricorde et sa bénédiction.



Quand tu auras fini de conjoindre, ne bois pas de l’eau jusqu’à satiété, car cela relâche le cœur. Si tu veux recommencer l’opération, faites vos ablutions tous les deux auparavant, c’est un principe excellent. Ne laisse pas la femme se mettre sur toi, car je crains que son eau ne te soit nuisible pour peu qu’elle entre dans ton canal urinaire : cette recommandation est faite par les médecins. Cette position, à savoir la montée de la femme et son chevauchement sur l’instrument dressé, est considérée par les amantes comme une faveur qui étanche leur soif de plaisir : elles éprouvent

beaucoup de joie à s’élever et à redescendre ainsi. Prends garde à ce que leur eau ne sourde sur toi en cette position.



Évite aussi de faire beaucoup de mouvements après la conjonction : on dit que cela est détestable.

On aimera, par contre, rester dans la quiétude durant une heure. Quand le sexe sort de l’huis, ne le lave pas avant qu’il ne se calme un peu. Dès qu’il sera bien reposé, lave son œil doucement, mais pas à grande eau. En le sortant à la fin de la conjonction, quand tu te sépares de la femme, ne le frotte pas en faisant sa toilette, car cela occasionne une rougeur de la peau qui reste en permanence.

L’opération elle-même de la conjonction se fait de beaucoup de manières, avec des jeux d’amour à foison. On ne peut les recenser d’une façon complète. Tout cela – que Dieu en soit loué ! – est licite avec l’épouse et il n’y a pas de mal à le faire, excepté ce qui ne correspond pas volontairement à la nature même de l’instrument, en ne permettant pas la fécondation. Si tu veux, tu peux conjoindre ta femme en faisant face à tous les côtés de son corps : à son dos, à son ventre, à l’un ou l’autre de ses

flancs. Elle sera debout, assise sur son fondement, dans la position de l’agenouillement ou de la prosternation... ou dans toute autre position où il t’apparaîtra convenable ou possible de loger ton instrument à l’intérieur de son huis, d’y prendre plaisir et d’y prolonger ta jouissance. »



« Si tu veux, tu lui demanderas de s’étendre sur le dos et de placer ses deux jambes sur tes deux épaules. Ou bien de se mettre la face contre terre : dans ce cas, après avoir fiché ton instrument dans sa partie chaude, tu monteras et descendras sur ses fesses, opération considérée comme des plus savoureuses, et qui accélère le venue de l’eau. Si tu veux lui sensibiliser les cuisses, sans faire entrer ton instrument dans son huis, monte sur ses deux fesses après avoir placé l’un sur l’autre ses pieds

et serré ses cuisses sur l’instrument. Celui-ci sera ainsi en mesure de se frotter contre l’espace situé entre les deux lèvres de l’huis et ce frottement sur la porte de la partie chaude t’épargnera la nécessité de la pénétration. Toute méthode, toute variation emploiera en outre : la montée et la

descente, le frottement, le pilonnage, le polissage, l’ébranlement, le ronflement, le ronronnement, l’embrassement, la pression, la succion, le mouillage dans l’huis, l’escalade des fesses, la palpation des seins, le baisement de la touffe.



Conjoins-la comme tu voudras dans tous les plis de son corps, comme tu voudras dans n’importe quel endroit de celui-ci, excepté dans l’arrière du fondement. Toute opération en ce domaine, tu l’accompagneras de badinage, de tapotements sur la terrasse de l’huis et sur le haut des fesses. Tout

ce que tu aimeras faire avec ton épouse, tu le réaliseras. Si tu ne peux t’établir solidement dans l’huis, place un coussin sous les deux cuisses de ta partenaire, et frappe jusqu’à ce que te réponde le toit de l’appareil. »



« Parmi les façons de conjoindre les plus appréciées et les mieux au point, on trouve celles-ci :

Tu te glisseras entre ses cuisses et tu ficheras l’instrument dans l’huis jusqu’à ce que se rejoignent les deux touffes. Alors tu donneras des tapes, tu descendras, tu l’agiteras dans son ventre à droite et à gauche jusqu’à ce que votre plaisir à tous deux arrive en même temps.



Tu pourras aussi agir de même dans la partie chaude de ta partenaire allongée, la face contre terre : on appelle cela « le séjour agréable sur le sommet des fesses ». Et pour toi, ce sera vraiment un moment de bien-être.



Une autre position : tu étendras la femme sur le sol, la face vers toi, tu t’introduiras entre ses cuisses, tu placeras sa jambe droite sur ton épaule, et sa jambe gauche sous ton aisselle ; cela fait, tu ficheras ton instrument en elle.



Une autre position encore : tu lèveras ses deux pieds que tu placeras sur tes deux épaules, après avoir mis un coussin sous ses deux fesses ; tu le ficheras en elle, en obtenant une grande satisfaction, le coup étant appliqué sur l’endroit qu’il faut, la partie compatissante se trouvant prête à recevoir le jet viril.



Une autre position encore : tu étendras la femme sur le dos et tu mettras l’une de ses jambes sur ton épaule ; l’autre jambe sera libre de retomber à sa guise sur le sol. Tu ficheras alors ton instrument dans sa partie chaude. »



Il existe bien d’autre positions mais il me faut abréger. Quel que soit le chemin que tu prennes pour arriver à la jouissance et au plaisir par le pilonnage, le tapotage sur l’huis, la rencontre des deux touffes et tous les moyens employés pour approvisionner la sensation, les joies les plus savoureuses se trouvent réunis dans l’opération de la conjonction, de l’enfournement. Tout cela, bien sûr, après le badinage, les baisers sur le sommet des deux joues et sur le reste du visage, la succion de la bouche, la palpation des seins, l’embrassement de la poitrine, du cou, de la bouche, la pression légère, le chevauchement de la croupe, des ravissantes cuisses, la pâture menée partout sur ce beau corps tendre et bien nourri, les baisers déposés sur la terrasse d’un kouss gras et lisse, les coups de dents qui lui sont portés, le polissage de la partie supérieure des fesses, le grattage de la tête de l’instrument sur les deux lèvres de la partie chaude, les paroles savoureuses qui excitent, tel ce cri de la femme : « Prends ma partie chaude, elle fait partie de tes meubles ! », et la réponse de l’homme : « Prends l’instrument, car c’est ton bouchon », ou cette injonction de la femme : « Frappe avec ton instrument ce kouss qui t’appartient, plonge-le jusqu’au fond de mon réduit et n’oublie pas de fureter dans tous les coins », enfin le ronflement, le ronronnement, le râle, le bruissement des deux touffes...

 

Cheikh Omar Ben Mohamed Nafzaoui

 

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20/11/2015

Appel solennel aux musulmans de France.

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- Nous, musulmans de France, réaffirmons notre rejet catégorique et sans ambiguïté de toute forme de violence ou de terrorisme qui sont la négation même des valeurs de paix et de fraternité que porte l’islam.

- Nous, musulmans de France, sommes des citoyens français à part entière, faisant partie intégrante de la nation, et solidaires de l’ensemble de la communauté nationale.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre attachement indéfectible au pacte républicain qui nous unit tous.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre adhésion totale aux valeurs de la République.

Les musulmans de France élèvent leurs prières vers Dieu, le Très-Clément et le Très-Miséricordieux, pour qu’Il préserve et qu’Il bénisse la France.

Les musulmans de France formulent tous leurs vœux de paix, de sécurité et de prospérité pour leur patrie, la France.

Amine.

 

 

Pour une fois, c'est clair et sans ambiguïté : - rejet catégorique de toute forme de terrorisme ; - affirmation du fait d'être Français et solidaire de l'ensemble de la communauté nationale. Insistons sur le terme communauté nationale et non communauté musulmane ; - attachement au pacte républicain ; - adhésion totale aux valeurs de la République. Le reste n'est que de la sauce. C'est beaucoup plus précis que l'appel du 8 janvier, suite aux attentats contre Charly et le supermarche.

 

Reste à savoir si cet appel sera suivi d'effet. On peut le croire à voir les réactions très nombreuses et très violentes sur les réseaux sociaux de personnes musulmanes rejetant les fauteurs d'attentats. Ce serait alors un tournant décisif sur le front intérieur. En effet, si les musulmans veulent rejeter autrement qu'en belles paroles ceux qui salopent leurs croyances, ils doivent collaborer avec les autorités de leur pays – la France – en signalant, en dénonçant tous ceux qui se radicalisent, tous ceux qui émettent le souhait de rejoindre Daech, tous ceux qui reviennent de Syrie, etc. Ce n'est pas être des « balances », c'est défendre leur appartenance au pays où ils sont nés ou où ils ont choisi de vivre.

 

Si l'omerta qui protège les salafistes tombe, alors ces fauteurs de troubles ne seront plus « comme des poissons dans l'eau » puisque cette eau les rejettera.

 

À défaut de croire, espérons...

 

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19/11/2015

Au bistro de la toile : kamikazes, Marseillaise, Russes, etc.

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- Salut Loulle. Je vois que tu ne cèdes pas à la panique. Ton rade reste courageusement ouvert ! Et tu sers à tous les dépravés, à tous les futurs damnés qui le fréquente ces boissons fermentées diaboliques qui les conduiront en enfer !

 

- Eh oui Victor ! Même pas peur. Et puis si on va en enfer, on est sûr d'y retrouver des amis ! En plus, c'est chauffé... Mais on touche du doigt l'extrême fragilité de nos civilisations. Arrêt momentané des spectacles, des rencontres sportives, de la vie dans les bistrots et restos, présence lourde de flics et de militaires, fouilles, restriction des transports, etc. Et ceci par l'action meurtrière d'une petite dizaine d'individus munis de simples armes légères...

 

- C'est vrai Loulle. Quelques clampins fanatisés et drogués mais avec cette force suprême que donne l'acceptation du sacrifice de soi. La ceinture d'explosifs, c'est la bombe atomique des fanatiques : une bombe intelligente qui se dirige toute seule vers son objectif, discrètement – de plus en plus sur des femmes, la burqa est pratique pour ça ! - et qui explose exactement où et quand son « porteur-détonateur » le décide pour sa plus grande efficacité, c'est-à-dire là où ça fera le plus de morts, de jambes et de bras arrachées. Là où ça générera le plus de sang et de terreur.

 

- Manque de pot pour ces tarés, Victor, les Français ne se laissent pas enfiler comme ça. Et on a vu qu'au contraire, se faire dessouder, ça les ressoude. Le sursaut est évident, y compris, et c'est réconfortant, parmi nos compatriotes de culture musulmane qui sont les victimes les plus certaines de ces terroristes.

 

- C'est vrai Loulle. L'attitude des musulmans – à travers leurs représentants cultuels et culturels - qui se désolidarisent franchement des tarés d'allah est significative. Et si ça s'avère, notamment demain où les autorités religieuses appellent au rassemblement contre les terroristes, si la masse laborieuse, paisible de ces compatriotes rejette franchement les abrutis de Daech, ce sera gagné. Mao disait que le révolutionnaire devait être comme poisson dans l'eau dans la population. Eh bien si l'eau rejette le poisson, il crèvera vite la gueule ouverte !

 

- Ici, nos poissons préfèrent le rouge qui tache à l'eau. Où alors, désinfecté au pastis ! Quand je pense que même les Anglais ont chanté, à 80.000, la Marseillaise ! A Wembley ! C'est extraordinaire !

 

- Eh ! Loulle, les Rosbifs sont nos meilleurs « ennemis ». On se peigne la gueule mais on se respecte. Parce qu'aussi bien eux que nous savons que si on est vraiment dans la merde, on pourra compter sur l'autre. Et puis, il y a 400.000 Français à Londres et encore plus d'Anglais en France... Quant à La Marseillaise, c'est partout dans le monde un chant révolutionnaire comme L'Internationale, autre chant français. Ça filait les boules de laisser ce symbole de lutte, de liberté, de rébellion contre l'oppression tomber dans les mains et dans les gorges des fachos. Les Français se la sont réappropriés. Et c'est réconfortant.

 

- Décidément tout bouge, Victor. J'ai même entendu Fabius parler « d'une ouverture des Russes ».

 

- Il serait temps de se rendre compte que dans le foutoir du Moyen-Orient, les Russes ont une place prépondérante.Seuls les kons ne changent pas d'avis. Les Russes ont encore plus que nous intérêt à détruire ces racailles de l’État Islamiste. Parce que leurs frontières sud sont musulmanes. Parce que 6.000 de leurs ressortissants sont chez Daech et qu'ils redoutent le retour en Russie de ces abrutis.

 

- Je suppose que concernant l'éventuel retour de ces konnards, les Russes n'auront pas les scrupules de demoiselles de nos dirigeant : quelques balles dans la peau pour les traîtres.

 

- Et ils auront raison. Je m'étonne effectivement d'entendre nos « zélites » réfléchir à ce qu'il convient de faire avec ces Français partis combattre auprès de Daech en Syrie et en Irak, donc contre nous, lorsqu'ils reviennent en France. Faire un Guantanamo à la française ? Les « assigner à résidence » avec un bracelet électronique ? C'te konnerie ! Enfin, soyons logique. François, Valls, Fabius, tous nous serinent que « nous sommes en guerre ». Ce n'est pas un mot banal. Faut assumer ce que ça signifie : du sang et des larmes comme disait un très célèbre ami Rosbif de la France. Puisqu'on est en guerre, ce sont les lois de la guerre qui s'imposent. Et en temps de guerre, ceux qui ont combattu aux côtés de l'ennemi sont des traîtres. Si on les repère, si on les loge, si on les serre, on les flingue ! Il faut qu'ils sachent qu'ils ne rentreront que les pieds devant. Parce qu'il ne faut pas se raconter des konneries : aller combattre chez las tarés de Daech, ce n'est pas prendre quelques vacances. Ceux qui ont les flubes, qui ne font pas le poids et voudraient retourner « au pays » ils sont flingués sur place. Ceux qu'ils laissent revenir en France, ou en Belgique ou ailleurs en Europe sont aguerris et fidèles à « la cause ». S'ils reviennent c'est en mission : créer des cellules dormantes pour, sur ordre, faire des attentats. Alors pas de quartier : douze balles en public pour marquer les esprits et dissuader bien des vocations, ou une seule dans la tronche, discrètement, quelques bouts de ferraille ou de béton, et au fond des domaines de Neptune ! Si on n'a pas les couilles de faire ça, ce sera encore des centaines de morts innocents chez nous. Alors les scrupules des bien-pensants, mon cul ! Où alors, si on veut les « assigner à résidence », il n'y a qu'à les envoyer aux Kerguelen, avec les pingouins, ou à Clipperton, avec les crabes géants !

 

- Allez, à la nôtre !

 

17/11/2015

Syrie. Le fric ou l'honneur ?

arabie saoudite dessin plantu.jpg

 

Pendant que les proches des victimes innocentes des tueurs souffrent dignement, la vie politique reprend. Je suis en train d’entendre plutôt que d’écouter notre premier ministre ramant comme il peut. Il se couvre pourtant de caca en défendant ces « alliés »pittoresques que sont l’Arabie saoudite et le Qatar. Pas facile, eh, Manu ! Ouais mais, un client, c’est un client… Des rafales, des frégates, pour des milliards... Ça élimine bien des scrupules !

 

François Hollande, lui, a eu un discours digne, courageux, « hollandais » aussi en ressortant de la naphtaline Balladur, piégeant ainsi ses adversaires. Cela suffira-t-il pour éradiquer ce sida mental qu’est le terrorisme islamiste ? Cette horreur qui méprise la vie, ce barbarisme qui hait la culture, celle bêtise crasse qui dénature une religion somme toute pas pire que les autres ? Cette expression du Mal que nous combattons avec nos rafales et nos mirages en Syrie et en Irak, avec le courage et la vie de nos soldats en Afrique de l’Ouest, a nom Etat islamique, ou Daech, ou Boko haram. C’est le nom de ces sectes d’assassins qui se camouflent derrière une religion pour s’emparer de territoires, de richesses et assouvir les plus bas instincts que la civilisation tente de gommer chez le plus dangereux des animaux : l’être humain.



Pourtant, l’expression de ce Mal que nous combattons, est représenté à l’ONU. Il y est par un état reconnu, avec lequel notre pays tisse des liens commerciaux et militaires puissants. Il a nom Arabie saoudite. Il a aussi nom Qatar, qui n’est qu’une verrue de la précédente.



Dès sa naissance l’Arabie saoudite a lié son sinistre destin à celui des puissances impérialistes. Fondée officiellement le 22 septembre 1932 par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz, elle s’est trouvée sous la férule de Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud dit Ibn Saoud qui en en devenant le monarque absolu a mis en place un système féodal cruel et obscurantiste. Les guerres ayant permis l’accession au pouvoir d’Ibn Saoud ont fait 500.000 morts entre 1901 et 1932 ! La découverte de pétrole en mars 1938 transforme le pays sur le plan économique et marque le début d’une alliance stratégique avec les États-Unis, concrétisée par le Pacte du Quincy qui, en échange d’un accès au pétrole, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud. Cette alliance se révélera d’autant plus durable que le pays se présente comme un féal de poids pour contrer le mouvement de libération national arabe dans les années 1950-1960 au grand bénéfice de l’impérialisme.



Le régime monarchique – le pays propriété d'une famille, d'un clan, sans aucune opposition possible – est la « matrice » du wahhabisme, interprétation la plus rétrograde de l’Islam qui sert à justifier l’obéissance totale aux riches et à priver la population de tout droit démocratique. Elle lui procure une masse d’argent inépuisable qui lui permet d’exporter sa doctrine religieuse fanatique dans le monde, de s’acheter le soutien de nombreux mouvements réactionnaires de même que celui des dirigeants corrompus de pays pauvres qui suivent à la lettre les consignes de leur « bienfaiteur » quand il s’agit de voter à l’ONU ou même confient la présidence de la commission des « Droits de l’Homme » de cette instance à son représentant !



Dans ce pays de nos amis les bourreaux, où not'bon président va régulièrement, il a peut-être été invité à quelques représentations de ces charmantes traditions locales : flagellation (quels coquins sado-maso ces arabesaoudiens !), amputations de la main ou du pied (travaux pratiques intégrés à l'apprentissage des élèves boucher-charcutier probablement), décapitations en place publique au sabre (Ah ! Le charme désuet de ces saines et viriles traditions !), lapidations des femmes (là, ta fibre paritaire doit vibrer, François, parce que ce charmant passe-temps, une sorte de pétanque locale, est réservé aux femmes. Pas paritaires, ça...)



Ouais, mais, répondrons les esprits forts, ces traditions ont pour finalité de remettre dans le droit chemin des gens qui se laissent aller à faire quelques bêtises ! Cambriolage, trafic de drogue, fornication, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse, apostasie, blasphème, adultère,sodomie, fornication. Eh ! C'est la charia ça, François ! C'est la sainte charia, Valls !



Et les femmes. Ah ! Les femmes que nous chérissons tant... Dès leur naissance, les Saoudiennes sont placées sous l’autorité légale d’un homme, le « gardien », qui peut être leur père, leur mari, leur frère, leur oncle ou même leur fils. Les femmes ne peuvent pas voyager sans l’autorisation de leur « gardien ».L’Arabie saoudite impose une stricte séparation des sexes. La plupart des maisons, banques ou universités ont une entrée pour les hommes et une autre pour les femmes. C’est le dernier pays au monde où les femmes sont privées du droit de conduire.



Daech a été créé sur le modèle de l'Arabie saoudite qui l'a soutenu et armé jusqu'à ce ,que cet enfant putatif lui fasse de l'ombre et devienne une menace aussi pour elle. Ce que fait Daech et qui révulse le monde dit « civilisé », c'est ce que pratique légalement l'Arabie saoudite sur son territoire.



Et Valls, notre premier ministre, ne trouve pas « indécent » d’entretenir des liens étroits avec la pire forme de barbarie moyenâgeuse encore existante dans le monde. Cela ne l’empêche pas, de concert avec Fabius et Hollande, de multiplier les discours qui justifient le soutien aux hordes obscurantistes en Syrie - qualifiées sans rire d’ « opposition démocratique » ! – et stigmatisent le régime syrien qui a au moins le mérite d’être laïque et de faire coexister pacifiquement toutes les religions et les non-croyances.



Toutes les lois d'état d'urgence ne seront qu'emplâtres sur une jambe de bois tant qu'on ne rompra pas avec ce nid de vipères qu'est l'Arabie saoudite (et sa verrue, le Qatar). Tant qu'on ne clarifiera pas nos relations avec le gouvernement légal de la Syrie et son chef Bachar el-Assad. Parce que l'éradication, la destruction – selon les paroles de Hollande – de l'état islamique passe non pas par quelques bombinettes mais par une guerre au sol, là où ça fait mal, là où se côtoient la peur, la mort, la souffrance, la merde, le sang et les larmes.



Et qui doit « y aller » au sol ? Certainement pas nous ni aucun pays occidental, ni les Russes. Car alors les forces en conflit sur place se réconcilieraient en faisant front commun contre l'envahisseur étranger, contre le kouffar, l’infidèle. Les seules forces au sol aptes à détruire Daech sont l'armée régulière de Bachar, les Kurdes, les Iraniens.

Encore faut-il qu'il y ait derrière le fracas de la guerre une solution politique viable. Qui ne peut-être un simple retour aux aberrantes frontières artificielles dessinées par les accords Sykes-Picot, imposées par les forces coloniales à la suite de l'effondrement de l'empire ottoman.



On n'est pas sorti du foutoir...

 

Illustration: merci à Plantu.



16/11/2015

"Ils viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes".

appel à témoin abdesalam salah.jpg

 

Après le temps des larmes, de la compassion, du chagrin et de la colère vient le temps des questions et de la réflexion. Qui est l'état islamique ? Pourquoi la France ? Qui sont ces tueurs ? D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Qui les soutient ? Que pouvons-nous et devons-nous faire ?

 

Qui est l'état islamique ? Daesh, le pseudo « état islamique » est le fils putatif des États-Unis et de l'Arabie saoudite. Fils des Etazuniens parce qu'il a été créé par le rapprochement d'officiers de l'armée de Saddam Hussein avec des fondamentalistes islamistes sunnites proches d'Al Qaeda. Fils de l'Arabie saoudite qui les a armés et soutenus financièrement, qui leur a insufflé son extrémisme, son obscurantisme, sa barbarie puis qui les a poussé à déclencher une guerre religieuse contre les chiites. Les événements de Syrie, dans la foulée des « révolutions arabes », en 2011 vont donner une autre dimension à ce groupuscule. Assad relâche de ses prisons des centaines de détenus fondamentalistes qui viennent renforcer d'une part Al-Nostra, branche d'Al-Qaeda, d'autre part Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013. Ils sont alors dirigés par un illuminé charismatique extrêmement ambitieux, Abou Bakr al-Baghdadi, ancien prisonnier des Etazuniens, qui proclame « l'état islamique ». Dès lors la montée en puissance de Daesh est foudroyante. Ils battent à plates coutures les armées fantoches du régime pro-étazunien de Bagdad, font main basse sur des tonnes d'armes puissantes (chars, artillerie) modernes que les militaires du régime abandonnent dans leur fuite. Puis ils conquièrent Mossoul, s'emparent des réserves de la banque centrale de cette ville, la deuxième d'Irak, passent en Syrie, s’emparent des puits de pétrole, pratiquent le racket et l'impôt révolutionnaire dans les zones de Syrie et d'Irak qu'ils contrôlent. Les prises d'otages lui procurent de grandes sources de revenus. Et la secte islamiste a noué des relations d'affaires avec toutes les mafias intéressées par le pétrole sur lequel ses combattants ont mis la main. Résultat, l'organisation dispose de moyens financiers considérables.

Daesh utilise au mieux les ressources de la communication moderne, de la propagande et des réseaux sociaux à travers lesquels elle recrute des milliers de volontaires, séduits par les mensonges d'un idéalisme aventureux excitant les pires penchants, le côté monstrueux de l'être humain : possibilité de tuer, possibilité de violer. Conditionnés à tuer, ce sont ces jeunes qui sont renvoyés dans leurs pays respectifs pour semer la mort. Daesh n'a pas à les « économiser », il en vient d'autres tous les jours...

 

Pourquoi la France ? Parce que nous sommes le seul pays en Europe ayant les moyens ( ??!!) et la volonté de s'opposer à la barbarie de l’État Islamique. Les autres Européens s'en foutent et n'ont pas d'armée digne de ce nom à l'exception de la Grande-Bretagne. Parce que la France s'oppose, avec succès, aux délires de ces abrutis d'allah non seulement en Syrie mais aussi en Afrique de l'Ouest

 

Qui sont ces tueurs ? L'enquête semble montrer que ceux qui tuent chez nous sont Français, ou Belge, très jeunes, peut-être récemment convertis, avec un encadrement étranger professionnel (syrien ou égyptien). Ils bénéficient probablement de complicités locales conséquentes qui les conseillent très précisément pour choisir les lieux et le temps de frapper. Ainsi le choix du quartier. À l'exception de l'attaque qui a eu lieu au Stade de France, toutes les autres attaques ont eu lieu dans une surface très restreinte, un quartier parisien riche d'une population jeune, cosmopolite, festive. Hasard ou complicité, il y a dans ce quartier une douzaine de mosquée dont certaines bien connues des habitants du 10e et 20e arrondissements, et depuis longtemps, pour abriter des fondamentalistes et des intégristes...

 

 

D'où viennent ces tueurs ? De Syrie, certains en se glissant dans le flot ininterrompu de réfugiés. L'un des kamikazes avait un passeport enregistré en octobre par un réfugié lors de son entrée en Europe par la Grèce. Passeport volé ? Terroriste camouflé ? Voilà qui devrait donner à réfléchir sur la naïveté suicidaire avec laquelle les Européens, sous l'influence de Frau Merkel, laissent entrer sans contrôle réel des centaines de milliers de migrants parmi lesquels se camouflent des milliers de terroristes (4.000 au minimum revendique Daech). Ces tueurs - nourris, habillés, logés par la bien-pensance bêlante des institutions européennes - sont de très jeunes gens partis de France et de Belgique, en recherche d'aventure et d'idéal, trompés par les réseaux sociaux et les recruteurs de Daesh camouflés en imams. Si l'on en croit le juge Trévédic, ils passent 4 à 5 mois dans les rangs de Daesh, en Syrie et en Irak. Là – horreur intégrale – ces jeunes, encore des gamins, sont transformés à la chaîne en kamikazes, en explosifs vivants. Ils sont endoctrinés, subissent un lavage de cerveau, sont conditionnés selon les méthodes des sectes à accepter et même à souhaiter la mort, puis entraînés pendant deux mois à tuer. Ils sont alors renvoyés en Europe, souvent à travers la plaque tournante de la Belgique, commettre les attentats que nous connaissons. Simples consommables « one shot », tueurs jetables sans valeur, vite remplacés.

Les quelques témoins survivants, qui les ont vu de , attestent de leur jeunesse (la vingtaine d'années), rapportent qu'ils parlent parfaitement français et ont été sidérés par la froideur avec laquelle ils tiraient systématiquement, minutieusement sur leurs victimes désarmés. Cet état second est le résultat d'une défonce au Captagon, l'arme secrète de Daesh. Il s'agit d'une petite pilule blanche à base d’amphétamine, très prisée parmi les terroristes de Daesh, mais aussi d'Al Nostra et de l'ASL. Ça donne parait-il une pêche d'enfer : tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur ni la douleur, tu oublies le danger et tu méprises la mort !



Que veulent-ils ? Ils véhiculent une idéologie mortifère camouflée derrière une lecture archaïque du coran. Ils haïssent tout ce que nous aimons, notre art de vivre, de rire, d'aimer, de manger, de boire, d'être joyeux, de vivre libre. Leurs « valeurs » sont à l'exact opposé des nôtres : pas de liberté autre que celle de se soumettre aveuglément au « chef » ; pas d'égalité entre « croyants » et non-croyants, ceux-ci n'étant pas considérés comme des humains mais comme des porcs, que l'on peut, que l'on doit même humilier, dépouiller, tuer ; pas d'égalité entre hommes et femmes, celles-ci étant réduites au rôle de chose : ventre à reproduction, chair à plaisir, bête de somme ; quant à la fraternité, elle est réservé à leurs « ghrouïa », à leurs frères en religion. Pas de plaisir, pas de joie de vivre, pas de culture, pas de musique, pas de peinture, pas d'art en général, valeurs « impies » et dégénérées détournant du « vrai dieu », ce qui explique leur frénésie de destruction de tout ce qui n'est pas leur vision débile de l'islam. Voilà, à gros traits, l'idéologie de haine et de mort que prétendent imposer au monde ces abrutis.

Leur stratégie : susciter de la part des « sous-chiens », des « face-de-craies » des attaques, des pogroms, des ratonnades, appelez ça comme vous voudrez, contre les Français de culture musulmane afin de les faire basculer dans le giron des salafistes. Et ainsi fomenter une guerre civile qui serait catastrophique pour la France et les amènerait – fantasment-ils - au pouvoir.

 

Qui les soutient ? Leurs principaux soutiens sont...nos grands « amis », alliés paradoxaux et surtout clients de nos belles et chères machines à tuer que sont l'Arabie saoudite, le Qatar et toutes ces féodalités pétrolières du Golfe.

Mais ils ont sur place, chez nous, des prosélytes efficaces : les imams salafistes, endoctrinés et payés par les précédents et qui sévissent dans certaines mosquées en France et en Europe, ventre mou de l'Occident, terre de mission où vivent déjà des millions de musulmans, terre peuplée de vieux ramollis, à conquérir selon l'adage célèbre de Boumédienne  déclarant en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire».

 

La jeunesse déboussolée qui se laisse prendre dans leurs rets est aussi travaillée par les appels à la haine et au racisme anti « fromages blancs » de ces « héros » du rap qui crachent à longueur d'éructations dans la tchorba – française – qui les nourris. Une lecture succincte de la « poésie » des banlieues est édifiante de l'amour qu'ils portent à la France. Qu'on en juge :

 

Le groupe 113 :

J' crie tout haut : " J'baise votre nation "
L'uniforme bleu, depuis tout p' tit nous haïssons
On remballe et on leur pète leur fion.
Faut pas qu'y ait une bavure ou dans la ville ça va péter,
Du commissaire au stagiaire : tous détestés !
A la moindre occasion, dès qu' tu l' peux, faut les baiser.
Bats les couilles les porcs qui représentent l'ordre en France.

 

Ou encore :

Le groupe Sniper :

Pour mission exterminer les ministres et les fachos
La France est une garce et on s'est fait trahir
On nique la France sous une tendance de musique populaire
Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre
Faudrait changer les lois et pouvoir, voir bientôt à l'Élysée des arabes
et des noirs au pouvoir. Faut que ça pète !
Frère, je lance un appel, on est là pour tous niquer
La France aux français, tant qu' j 'y serai, ça serait impossible.

Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever.

Faut leur en faire baver v' la la seule chose qu'ils ont méritée.
T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre.

Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir.

Ils canalisent la révolte pour éviter la guerre civile.


Vous en voulez d'autres ? Allez voir ICI

 

Heureusement, tous ne sont pas comme ça. Ecoutons Magyd Cherfi, du groupe Zebda :

« Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.

C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.

Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles.

Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cents fromages. (…/...) ». Savourez la suite de ce cri d'amour et de fraternité ICI

 

Mais ce n'est pas tout. Ils peuvent aussi compter sur la complicité plus ou moins conscientes de certains « intellos » qui sévissent à longueur de colonnes et de plateaux télé et qui, assimilant l'islam à la « religion des pauvres », se font les thuriféraires des tueurs d'allah. Les attentats que nous subissons font passer ces lèche-babouches du rang d' « idiots utiles » des islamistes à celui de complices. Ces archéo-trosko-gauchos de salon ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul. Au fait, Abou Plenel, Abou Joffrin, Abou Askolovitch, Abou Tood et autres Abous de plus petit calibre osent-ils encore se regarder dans une glace ?

 

Que pouvons-nous et que devons-nous faire ? D'abord ne pas succomber à la désunion, à la violence aveugle en rejetant la minorité de culture musulmane qui souffre et redoute autant que le reste des Français les folies de ces tarés. C'est ce que veulent les égorgeurs, il s'agit de ne pas leur faire ce cadeau. Pour cela, il faut aussi prendre réellement la mesure de la misère économique de ces banlieues et mettre le paquet pour y remédier. Quitte à passer, pour cinq ou dix ans, par une certaine « discrimination positive » bien comprise. Il y aurait alors moins de « desesperados » prêts à rejoindre Daesh.

 

Reconquérir tous les territoires perdus de la République. Et d'abord éradiquer ce gangstérisme du trafic de drogue qui est souvent une marche vers l'islamo-fachisme. Et ceci ne peut se réussir qu'avec la participation volontaire des habitants de ces territoires de non droit. Faute de quoi, d'autres arriveront au pouvoir par les urnes et alors la bataille de Paris ressemblera à la bataille d'Alger...

 

François Hollande, comme ses ministres, insiste sur le fait que « nous sommes en guerre » et que nous devons être « impitoyable » avec Daesh. Il faut traduire ces paroles par des actes. Être en guerre, comme dirait La Palice, ce n'est pas être en paix. Et les règles en temps de guerre sont plus brutales qu'en temps de paix. Il faut le savoir et l'assumer. Les ennemis, et ceux qui trahissent en partant combattre aux côté de l'ennemi, ne doivent pas compter sur la mansuétude d'un état de droit « compréhensif » voire laxiste. En temps de guerre, la loi c'est que l'ennemi doit être détruit, « neutralisé », c'est-à-dire tué. Et les traîtres fusillés. Dès lors qu'ils partent lutter aux côté de Daesh, les Français sont des ennemis, des traîtres à leur patrie qui ne doivent absolument pas avoir le loisir de revenir en France. Sinon les pieds devant... Ça refroidira bien des vocations...

 

Puisqu'on est en guerre, il faut se donner les moyens militaires, mais aussi policiers de faire la guerre et de la gagner. Donc doubler les moyens financiers de nos armées qui sont exsangues, mal équipées, pas assez nombreuses. La suppression par Chirac de l'armée citoyenne au profit de l'armée professionnelle a été une énorme konnerie. Y revenir serait très difficile mais on peut envisager la création d'une Garde nationale, sorte de force de réserve à l'armée, mobilisable si besoin pour des besoins de maintien de l'ordre interne, genre Vigipirate. Ce qui soulagerait d'autant l'armée de métier.

 

Une guerre, on ne la fait que si on a des chances de la gagner. Pour gagner celle contre Daesh, il faut constituer un front commun avec tous ceux qui luttent contre ces égorgeurs fous. Sans faire la fine bouche. Donc aussi, évidemment, avec Bachar el-Assad, avec les Iraniens et avec les Russes. Toute autre solution est bidon.

 

Sinon, on psalmodiera encore « Aux larmes citoyens » faute d'avoir eu la force d'âme de chanter à pleine voix « Aux armes citoyens !» 

 

 

VictorAyoli.

 

Illustration X - Droits réservés

 

05/10/2015

Morano. Tempête dans un verre d’eau ?

morano nadine.jpg

 

 

Tempête dans un verre d’eau… Tout ce qui tient micro, plume ou clavier se déchaine contre la ci-devant Morano Nadine, plus connue pour ses provocs que pour sa finesse d’analyse. Mais un tel « Morano bashing » implique qu’on regarde de près ses « paroles sacrilèges » : «On a besoin d'être dans cette cohésion nationale chez nous. Pour qu'il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c'est-à-dire sa majorité culturelle. Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général De Gaulle le disait, de race blanche qui accueille des personnes étrangères, a-t-elle déclaré. Je n'ai pas envie que la France devienne musulmane. Ce ne serait plus la France.»

 

« Pays judeo-chrétien », « race blanche », « je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. » Voilà les mots qui déclenchent les tombereaux d’insultes qui accablent la créature de Sarko. Comme si la Nadine avait pété dans la sacristie ! Même son patron – l’homme délicat du « Casse-toi,  pauv’kon » - la laisse tomber. Regardons de plus près ce que recouvrent ces « gros mots » qui mettent en transes toute la bien-pensance du pays.

 

« Pays judeo-chrétien ». Même moi - qui suis un athée viscéral, mécréant, renégat, apostat, qui abhorre et combat tout ce qui ressemble à une croix, à une kipa, à une burka tout comme un turban hindou ou une robe safran bouddhiste – je suis bien obligé de vivre dans un pays où l’influence « judeo-chrétienne » occupe une grande partie de l’espace : un pays régit par un calendrier chrétien, ayant des fêtes (Noël, Pâques, Pentecôte, Toussaint, etc.) imposées par la névrose collective appelée religion chrétienne qui a façonné le pays. Les cathédrales, les églises, comme les synagogues font partie du paysage. L’art sacré pictural, musical, architectural, littéraire représente une part plus que conséquente de la culture tant nationale qu’européenne. Vrai ou faux ? Vrai. Dès lors baver contre cette évidence est une tempête dans un verre d’eau…

 

« Race blanche ». « Race », c’est le gros mot extrême, valant excommunication ou exislamisation ! Il n’y a pas de race humaine, c’est une évidence. Mais le terme race est pourtant inscrit dans la Constitution, justement pour permettre de lutter contre les discriminations… Pas de race, donc pas de racisme et le fait de confondre la méfiance voire le rejet d’une névrose collective appelée « religion » avec du racisme est une stupidité sémantique et un amalgame vicieux. Quant aux « Blancs », qu’est-ce que c’est ? Les Blancs européens sont issus de deux rameaux d’origines géographiques européennes qui se sont depuis des millénaires mélangés entre eux sur le sol du continent européen : une branche est originaire du nord-est de la mer Noire (la majorité des Européens autochtones actuels) et l’autre branche est originaire de la région à l’ouest de l’Oural (les peuples de cette branche sont aussi des Européens autochtones, mais cette branche est actuellement minoritaire : les Hongrois, les Finlandais, etc.). Les divers peuples issus de ces deux rameaux, qui forment le groupe des Blancs européens, sont les peuples premiers d’Europe. Les peuples sémites (arabes, juifs), ainsi que les Persis (Iran, nord de l’Inde) sont aussi des « humains de couleur de peau blanche ».

Bien que les statistiques ethniques soient interdites par la Loi, les « êtres humains ayant une couleur de peau noire » oscillent entre 3 et 5 % de la population de la France. C’était beaucoup moins du temps de De Gaulle. Les autres êtres humains – y compris les Maghrébins - constituant la nation France sont donc à 95 % de couleur de peau blanche, (ceux ayant une couleur de peau jaune restant dans l’épaisseur du trait statistique). Vrai ou faux ? Vrai. Dès lors attraper des boutons devant ces évidences est là encore une tempête dans un verre d’eau…

 

« Je n'ai pas envie que la France devienne musulmane. » On touche là le cœur du problème où se mêlent fantasme et réalité. Selon les propos que lui prête Peyrefitte, De Gaulle ne redoutait-il pas que Colombey-les-Deux-Eglises deviennent Colombey-les-Deux Mosquées ? La France peut-elle devenir musulmane ? Si telle est la volonté de la population, c’est évidemment possible. Mais une telle décision doit être prise non pas par les oligarques qui confisquent le pouvoir mais par la volonté du peuple exprimée par un référendum ! Chacun a le droit d’être différent de son voisin sans que cela implique une hostilité envers lui. Il peut garder, pratiquer sa différence dans son cercle privé, chez lui, mais on peut légitimement exprimer le fait de ne pas souhaiter qu’il impose aux autres sa différence. Libre à chacun de devenir comme lui si chacun le décide librement. Mais la France peut aussi devenir musulmane contre le gré des indigènes, des autochtones, des « peuples premiers » puisque que le terme « Français de souche » est un gros mot. Pour cela, il faut que la population venue d’ailleurs - immigrée, naturalisée, née sur place de deuxième et troisième génération, regroupée familialement - devienne majoritaire. Fantasme ? Peut-être. Encore que…

 

Encore que certains milieux décisionnels poussent dans ce sens. Des lobbies,  représentant de très gros intérêts économiques privés, ont intérêt à maintenir un haut niveau d’activité économique en Europe afin de continuer à s’assurer un haut niveau de profits et pour cela veulent une forte immigration non-européenne. Dans le but d’accroître encore la richesse de quelques cercles restreints, les lobbies ont poussé les dirigeants européens à mettre en place une politique d’immigration qui permettra d’importer en Europe autour de 10 millions de nouveaux immigrés par an. Ces immigrés étant un formidable réservoir de main d’œuvre bon marché et peu regardante concernant les conditions de travail.

Les institutions européennes ultralibérales abondent dans le sens de ces « immigrationnistes ». En effet, le traité d’Amsterdam, signé le 2 octobre 1997 et entré en vigueur le 1er mai 1999, a transféré à la Commission européenne à Bruxelles et au Conseil de l’Union européenne statuant à la majorité qualifiée, la quasi-totalité des pouvoirs en matière d’immigration. Ainsi, dans ce cadre, la Commission européenne a lancé le 23 octobre 2007 et adopté le 25 mai 2009 la « carte bleue », équivalent européen de la « carte verte » étazunienne, dont la fonction est d’ouvrir plus facilement les portes à l’immigration en provenance d’autres continents. Le but affiché est de pourvoir à certaines mains-d’œuvre en manque de bras en Europe. Le but camouflé est de combler le déficit démographique de certains pays membres, Allemagne et Italie en tête. De là à parler de politique de « remplacement » (encore un gros mot Victor !), il n’y a pas loin. Et pourtant…

 

Pourtant, la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un rapport « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? » Ce rapport prétend qu’il n’y a qu’une seule solution au déclin démographique des Européens autochtones : l’immigration massive en provenance d’autres continents. L’ONU précise que dans un pays où le taux de fertilité est dans la moyenne européenne, il faut chaque année 6.000 immigrés par million d’habitants. Pour l’Union européenne il faudrait donc que chaque année 3 millions d’immigrés non-européens viennent remplacer les Européens autochtones en voie de disparition. lien. A rapprocher avec les décisions de Mme Merkel d’accueillir en Allemagne 800.000 « réfugiés » par an. Ce qui fait plus que le compte onusien pour la seule Allemagne avec le regroupement familial…

Le fait est  que la population européenne indigène est en voie de disparition avec un taux de natalité catastrophique de 1,3 à 1,4 enfants par femme. La France est moins concernée avec 2 enfants par femme. De serait-il pas plus judicieux de favoriser (crèches, allocations familiales modulées, garantie de retrouver son travail, etc.) les naissances « autochtones » ? lien

Á comparer avec l’Afrique sub-saharienne où certains pays ont des taux de fécondité de 7 à 8 enfants par femme et où la population va tripler d’ici 2050, atteignant les 2 milliards d’habitants.

Autre constatation : cette immigration venant d’autres continents est principalement musulmane.

En 1960, seulement 600.000 musulmans vivaient en Europe, en 2010, ils étaient 30 millions et aujourd'hui 44.138.000 lien. Le seuil de tolérance est atteint et explique les dangereuses dérives vers l'extrême-droite qui se font jour partout en Europe. L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? Il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui prétend structurer toute la société. Est-ce compatible avec la démocratie et la tradition européenne ? Non.

L'alternative est dramatique : l'extrême-droite néo-nazi ou la charia. Voilà où mène la politique de l'autruche menée par nos dirigeants européens...

 

Sources :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/demographie-et-immigration-suicide-32156

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_musulmans_par_pays

http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_bleue_%28Union_europ%C3%A9enne%29

https://salembenammar.wordpress.com/2015/10/01/lettre-ouverte-aux-francais-ce-nest-pas-lislam-qui-est-la-cause-du-mal-francais-cest-vous-memes/

https://salembenammar.wordpress.com/2015/09/27/il-ny-a-pas-de-place-au-racisme-dans-la-lutte-contre-le-peril-musulman/

http://identitenational.canalblog.com/archives/2009/11/20/15886549.html

 

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02/10/2015

Le credo (non credo) d'un athée

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En ces temps où les diverses névroses collectives appelées « religions » étendent leurs méfaits mortifères sur la terre, il est utile de lire ce remarquable « credo d'un athée » :

 

« Je crois qu’il est souhaitable et possible de connaître les lois simples qui gouvernent l’ensemble de l’univers et président à son évolution inexorable; que ces lois sont éternelles comme l’univers, objectives, extérieures à nous, invariables, universelles, et vérifiables.

 

Je crois qu’elles sont progressivement connues des humains, que ces lois ne sont pas de pures créations de leur cerveau, et qu’elles ne sont pas la propriété de l’un ou de l’autre sexe, ou de quelques cultures particulières.

 

Je crois que tous les humains peuvent y avoir accès et que, si d’aventure il y a d’autres roseaux pensants dans l’univers, ils découvriront les mêmes lois de la nature que nous et expliqueront de la même manière la naissance et la mort des étoiles, l’explosion des supernovas, la formation des trous que l’on dit noirs, et la structure des protons, des atomes ou de l’ADN.

 

Je crois que notre destin est de ce monde, où nous pourrions être seuls, et où nous avons fait irruption par la plus grande des chances et le plus incroyable des hasards.

 

Je crois comme Aristote que ce qui est engendré par hasard n’est pas engendré en vue d’un but; et je crois comme Stephen Jay Gould que les humains sur cette planète sont de simples possibles et non pas le but recherché et nécessaire de l’univers, semblables en cela aux abeilles, aux dinosaures, aux roses et aux nénuphars, aussi bien, hélas, qu’aux rats, à la mouche tsé-tsé, à la peste, à la variole et aux plantes vénéneuses.

 

Je crois comme Parménide que l’univers est incréé et éternel, je crois comme Martin Rees qu’un multivers est possible, et je crois comme Bertrand Russell qu’il est sans compagnon divin inutile.

 

Je crois comme Pascal, Lao-Tseu et le Bouddha qu’il y a un infini et que nous en ignorons la cause et la nature; et je crois comme la Bible qu’il ne faut pas invoquer le nom de dieu en vain. Je veux dire, ici, qu’il est, en effet, vain et inutile de se référer à un dieu pour expliquer le monde.

 

Je crois que la planète Terre et la vie qu’elle supporte sont pour nous ce qu’il y a de plus précieux dans l’Univers, que notre lot, notre devoir, notre souci, ou même notre mission, est de prêter vie, notre vie, si l’on peut, à cet univers pour le temps qu’il durera dans le multivers; que c’est là la plus sacrée de nos tâches de Terriens, notre joie, notre passion et notre dramatique aventure.

 

Je crois que rien de nous ne subsistera après notre mort que les descendants et les souvenirs que nous laisserons après nous, et que les atomes dont nous étions faits et qui seront recyclés dans l’Univers; je crois que nous serons éternellement anéantis, et qu’il faut accepter notre destin sans se plaindre. Pas de vaine et consolatrice espérance.

 

Je crois que nous devons nous reconnaître pour ce que nous sommes, des êtres finis et mortels qui participons tous de l’infirmité commune : rien ne pourra jamais totalement nous satisfaire, et nous serons toujours irrémédiablement ignorants du secret ultime des choses. Nobliau ou grand seigneur de l’Univers, notre destin est fait de joies et de peines terrestres passagères, et de connaissances limitées. Évitons les peines, si l’on peut, et combattons notre ignorance. Sachons nous contenter de notre condition; sortis de l’Univers, connaissons l’Univers. Là est notre tâche et notre destin, là est la sagesse humaine, là, le bonheur des Terriens.

 

Je crois que nous ne savons pas pourquoi il en est ainsi. Mais je crois qu’il en est ainsi.

 

Voilà mon credo.

 

Je ne crois pas en un Dieu qui aurait créé le Ciel et la Terre; on sait assez comment la Terre a été formée et les cieux étoilés ont été allumés au-dessus de nos têtes. Et nous n’avons pas besoin de “cette hypothèse” pour expliquer le Big Bang.

 

Je ne crois pas à la fable du dénommé Jésus-Christ, Fils unique de ce que l’on appelle le Père Éternel, qu’il ait été conçu du Saint-Esprit, et soit né d’une vierge de Palestine il y a 2000 ans pour le salut du genre humain.

 

Je peux admettre qu’un Galiléen ait souffert sous Ponce-Pilate, ou sous un autre, qu’il ait été crucifié, qu’il soit mort et ait été enseveli; ce sont là des choses que l’on peut vérifier, qui peuvent donc être vraies ou fausses, et qui arrivent lorsque l’on n’est pas raisonnable et que l’on se prend pour le fils de Dieu et le Roi des Juifs.

 

Il est absurde de dire que ce crucifié soit descendu aux enfers, qu’il soit ressuscité, et qu’il ait monté au ciel.

 

Il est prétentieux et absurde d’affirmer qu’un faux prophète de Palestine soit assis à la droite d’un être éternel, et qu’il viendra juger les vivants et les morts.

 

Il est inutile et également absurde de croire à un saint-esprit, troisième personne d’un dieu trine.

 

Je n’estime guère l’Église catholique qui se qualifie elle-même de sainte, et je lis son histoire avec tristesse, horreur, colère et indignation.

 

J’admire sans réserve les croyants en une divinité qui vouent leur vie au soulagement des maux qui affligent les Terriens, mais je trouve inutile de faire accompagner ce dévouement admirable de dogmes absurdes; j’ai en sainte horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les inquisitions et les excommunications; et je n’ai que faire d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer.

 

Je ris franchement de la communion des saints et de la résurrection de la chair, comme je ris de la transmigration des âmes, mais je crois de tout mon être en la solidarité nécessaire de tous les humains sur terre.

 

Je trouve inadmissible d’affirmer sans preuve qu’il y a une vie éternelle.

 

Quant à la rémission des péchés, nous avons les tribunaux pour les crimes contre l’humanité, les vols, les viols et les évasions fiscales; nous invitons les humains à se corriger de leurs défauts et à se repentir de leurs fautes, et nous faisons ce que nous pouvons pour faire progresser l’humanité et lui enlever de l’esprit de fausses et d’inutiles croyances.

 

Abandonnons ces mysticismes inquiétants qui troublent les cœurs et qui égarent les esprits, ces dogmes et ces dévotions inutiles qui distraient les humains de la vérité la plus haute: l’Univers est comme un temple et la vie est sacrée; il n’y a pas d’autre dieu à chercher; seul est véritablement religieux, qui sert, qui respecte et qui sauve les vivants.

 

Je ne vois pas ce que l’affirmation gratuite d’un dieu muet, caché, silencieux et distinct du monde, donc à toutes fins utiles inexistant, vient ajouter de lumières à ce monde ténébrescent qu´il nous faut, ombres noctiluques, illuminer de nos connaissances, de nos rêves, de nos chants, de nos désirs, de nos amours et de nos créations. »

 

Roger Léger

Roger Léger est un professeur de philosophie Québécois. D’origine acadienne et voltairien dans l’âme, à sa manière, il a participé à la déconstruction des dogmes catholiques et essayé de proposer des voies alternatives à la pensée québécoise traditionnelle. Rédacteur de la revue « Idées et pratiques alternatives », il a été un des premiers à se pencher de manière insistante sur les enjeux écologiques de la fin du XXe siècle et à publier un inventaire des applications pratiques inventives invitant le grand public à solutionner les problèmes que cette discipline naissante dénonçait. Sa pensée ne se laisse guider que par un seul dogmatisme : éviter le dogmatisme.

 

Illustration : merci à Gros

 

30/09/2015

Le coq François chante (faux) à l’ONU les deux pieds dans la merde !

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 Que diraient nos fiers politiques – Hollande, Obama, Merkel, Cameron, etc. - grands donneurs de leçons drapés dans les plis de leurs drapeaux droit-de-l’hommiste, si par exemple Poutine déclarait publiquement : « Il est exclu que Hollande reste au pouvoir car il a déclenché des actes de guerres au Mali, ses soldats se sont rendus coupables d’exactions sur des enfants en Centrafrique, son pays a saccagé la Libye. Il est exclu que Obama puisse rester au pouvoir car son pays a mené des guerres impérialistes tant en Afghanistan qu’en Irak. Les actions de ces deux chefs d’Etat ont généré des milliers de morts et leur présence est une grave menace pour la paix du monde. Ils doivent partir ! »

 

Non mais, de quoi il se mêle celui-là dirions-nous, légitimement. C’est pourtant ce genre d’ineptie, de konnerie que notre affligeant président a proféré devant l’aréopage « distingué » de l’assemblée générale de l’ONU : « Bachar el Assad est une partie du problème, pas la solution. Il doit partir ». Quelle arrogance. !

 

Et quel aveuglement politique… En situation de conflit, il est impératif de hiérarchiser les menaces. Or qui a déjà fait des morts sur notre sol ? Qui pourrit et enrôle une partie de notre jeunesse ? Bachar ou l’Etat islamique (ne tombons pas dans l’enfumage sémantique en disant Daecht) ? C’est évidemment les tueurs d’allah de l’Etat islamique. Dès lors, une approche pragmatique et efficace impose naturellement de s’allier sans barguigner ni faire la fine gueule avec tous les ennemis de notre ennemi principal : l’Etat islamique ! Et en premier lieu ceux qui luttent effectivement, sur le terrain et pas dans les airs, contre les égorgeurs. Ceux-là sont peu nombreux : les Kurdes, l’armée de Bachar el Assad et ses alliés du Hesbollah. Les autres – la pseudo armée de libération syrienne, les tueurs d’Al Nostra – ne sont que pets de lapin et ne servent que de récupérateurs des armes que nous leur donnons pour les donner…à l’Etat islamique !

 

Idem pour ces pauvres Etazuniens qui, en la matière, pousse la konnerie au niveau de l’Art : ils ont dépensé des centaines de millions de dollars pour former et armer une « armée syrienne libre » de 5.000 hommes. Les mecs se sont entrainés, ont reçu leurs beaux équipements tout neuf et leurs redoutables armes puis…ils ont foutu le camp chez l’Etat islamique ! Il en est resté…cinq, de l’aveu même des officiers troufions yankees en charge de cette brillante opération ! MDR !

 

On a vu le résultat des brillantes interventions occidentales dans ce foutoir du Moyen-Orient, soi-disant pour abattre de sanglants dictateurs.

 

Hussein en Irak faisait massacrer par ses sbires, bon an mal an, deux ou trois milliers de ses compatriotes. C’est dégueulasse, soit, mais l’Irak était tenu avec un Etat organisé et des institutions qui fonctionnaient. Et les diverses factions religieuses (sunnites, chiites, chrétiens, athées) cohabitaient sans problèmes majeurs. Une fois Hussein « neutralisé » (c’est le terme BCBG pour dire « assassiné »), toutes les structures étatiques se sont écroulés, les cadres de l’administration d’Hussein et de son armée sont allés rejoindre…l’Etat islamique ! Et les morts se comptent par milliers non pas chaque année, mais chaque mois. Les factions religieuses se déchainent les unes contre les autres en une guerre de religions, quant aux chrétiens, pour eux c’est la valise ou le cercueil… Beau résultat.

 

Kadafhi en Libye, pour mégalo qu’il était, tenait lui aussi sont pays et là encore toutes les minorités cohabitaient sans beaucoup de problèmes. De plus les côtes de Libye étaient surveillées et les migrants qui partaient de ces rivages étaient extrêmement rares. Mais Sarko, son Raspoutine d’entrée de gamme BHL et ses complices Cameron et Obama sont passé par là « pour éviter un bain de sang » et depuis c’est un effroyable chaos de guerres tribales, religieuses et mafieuses. Avec la main mise de l’Etat islamique qui envoie des centaines de milliers de migrants, de « réfugiés » à l’assaut de l’Europe… Beau résultat.

 

Alors ci-devant président Hollande François, au lieu de te ridiculiser – et de ridiculiser notre pays – par des rodomontades imbéciles, remet les pieds sur terre, pense aux intérêts de tes compatriotes plutôt que de lécher servilement les bottes de Blackbush Obama et de tes « clients » des monarchies féodales du Golfe. Et prend langue avec les seuls qui soient capables, au sol, se dézinguer les fous d’allah : les Kurdes, Bachar el Assad et les Iraniens. Avec l’aide, évidemment, de la seule puissance qui compte encore dans ce foutoir : la Russie.

 

 

Illustration : merci à Miss Lilou  

29/09/2015

Le sabre et les Rafales. Ou de Voltaire à Voltaire.

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Je reçois d’un ami ces réflexions lucides que je vous transmets avec grand plaisir :

 

« De vos souvenirs d'écolier et lycéen, ceux des manuels d'Histoire de France de votre enfance, il vous reste probablement encore en mémoire le récit des supplices cruels que les puissants de l'Eglise et de l'Etat d'il y a plusieurs siècles infligeaient à ceux qui avait osé enfreindre la loi de Dieu ou attenté au corps du Roi.

 

Jeanne au bûcher, l'écartèlement de Ravaillac régicide d'Henri IV, le supplice de Damien qui avait porté le couteau sur la personne de Louis XV, la mort sur la roue de Jean Calas, les membres brisés, puis étranglé, toutes ces figures ont inscrit dans nos esprits la marque, qu'en ces temps-là, l'on ne pouvait impunément offenser Dieu ou le Roi.

 

Cruauté communément admise et acceptée alors, puisqu'elle apparaissait comme la sanction de l'atteinte au Divin. Admise, mais aussi entretenue, car, par la terreur qu'elle était censée inspirer, elle maintenait les consciences dans, plus que l'obligation, la fatalité de l'obéissance.

 

Face à cette immanence, des voix commencèrent cependant à s'élever, signe qu'une autre appréhension du monde était en cours.

 

Deux ans après la mort de Jean Calas, Voltaire (François Marie Arouet, dit Voltaire), dénonciateur du fanatisme religieux et de la monarchie absolue, réfugié en Suisse, s'adressait à l'opinion de toute l'Europe, en 1763, dans un ouvrage de rupture, Essai sur la Tolérance. Dans ses libelles, ses contes philosophiques, Voltaire dénonçait les conditions du procès de Jean Calas et obtenait enfin de Louis XV la tenue d'un nouveau procès qui aboutira à la reconnaissance de son innocence.

 

Il n'est jamais trop tard.

 

A la même époque, en 1766, un jeune noble de 20 ans, François-Jean Lefebvre, Chevalier de La Barre, était condamné selon les termes du tribunal d'Abbeville, pour « blasphèmes et sacrilèges exécrables et abominables », un crucifix brisé et des immondices répandues. Torturé, les jambes brisées, après que le bourreau eut renoncé à lui arracher la langue, il était décapité à la hache et son corps brûlé. Signe qui ne trompait pas, accompagné d'un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire.

 

14 Juillet 1789. La prise de la Bastille.

 

Mais la modernité était en route et rien ne l'arrêterait. 30 ans plus tard, la Révolution Française accouchait dans la douleur et les convulsions d'une nouvelle représentation du Monde : rien de moins que le changement de Souverain, non plus le corps terrestre mais pourtant divin du Roi, représentation tri-millénaire depuis Gilgamesh à Sumer, depuis les Pharaons d'Égypte, l'Inca où les

Empereurs de Chine, mais, dorénavant, le Peuple lui-même dans sa généralité. Étaient ainsi jetées les bases de la Souveraineté Populaire et de la Laïcité. Et ce tournant,même s'il s'est produit en France, a valu pour le Monde entier.

 

Signe des temps nouveaux : le Chevalier de La Barre était réhabilité par décret de la Convention le 15

Novembre 1793 (25 Brumaire de l'an II).

 

Il est encore pourtant une région du monde où le vent de la modernité n'a pas encore soufflé. Par modernité, nous n'entendons pas moteur à combustion, avions supersoniques ou robotique et micro-informatique, mais Laïcité et Souveraineté du peuple. Voilà pour la modernité.

 

Par région du monde, nous ne parlons pas des contrées du Croissant fertile où sévissent aujourd'hui les bandes fanatisées de Daech ou d'Al Qaïda. Ces bandes sont illégitimes, illégales et combattues à merci par la coalition générale des Nations Unies.

 

Non, nous parlons d'un État internationalement reconnu, siégeant aux Nations Unies, entretenant avec le reste du monde les relations économiques, culturelles et scientifiques les plus normales, et qui plus est, pour la France, militaires et stratégiques les plus avancées. Notre Président y siégeait au mois de Mai dernier, comme invité d'honneur, à la réunion du Conseil de Coopération du Golfe.

 

Un État que ni les Présidents Bush et Obama n'ont qualifié de voyou ou accusé de faire parti de l'Axe du Mal.

 

Un État dont l'ambassadeur aux Nations Unies occupe un poste important au sein du Conseil des Droits de l'Homme de cette instance internationale. Selon un décompte effectué par l'organisation Human Rigths Watch, plus de 170 exécutions publiques ont eu lieu dans ce pays depuis le début de l'année.

 

Arrêtons là le descriptif. Vous avez reconnu notre partenaire privilégié économique, politique, stratégique et militaire, l'Arabie Saoudite.

 

Le châtiment suprême y attend aujourd'hui Ali Mohamed al-Nimr, 20 ans, originaire de Qatif, ville du Hasa, région majoritairement chiite de l'Est du royaume saoudien. Pour avoir contesté la monarchie féodale et son wahhabisme, il a été condamné à mort et doit être décapité, son dernier recours ayant été rejeté. Sa dépouille sera ensuite exposée en croix, jusqu'à son pourrissement. Décapitation et crucifixion.

 

Qu'a fait ou qu'a dit la France, à l'annonce de l'imminence de l'exécution ? Fait, rien. Peut-être trop d'enjeux. Dit ? Mutisme au Ministère des Affaires Étrangères fort occupé à la préparation de la COP 21.

Mutisme du Premier Ministre. La Présidence, elle, s'est exprimée : - Communiqué du Secrétariat de la Présidence de la République Française, en date du 23 Septembre : « La France fait les plus extrêmes réserves et demande aux autorités saoudiennes de surseoir à l'exécution ». - Correction de tir, le lendemain 24 : « Le Président de la République Française demande à l'Arabie Saoudite de renoncer à l'exécution du jeune Ali al-Nimr, au nom du principe essentiel que la peine de mort doit être abolie ».

 

Pour conclusion, ces quelques éléments lexicologiques concernant ces trois termes :

- surseoir : remettre à plus tard ; différer (en langage d'huissier, on parle de sursis à exécution),

- demander : solliciter d'une autorité,

- renoncer : cessez d'envisager de recourir à une chose à laquelle on est en droit de prétendre.

 

Espérons que cette sollicitation ne reste pas lettre morte. Tragique ironie de l'histoire, elle est formulée par un ancien élève de la promotion Voltaire de l'ENA, celle de 1980. L'erreur en la matière remonte à bien loin : l'Arabie Saoudite telle qu'elle fut et telle qu'elle est,n'aurait jamais dû devenir le partenaire privilégié qu'elle est. »

 

Jean Casanova

 

 

23/09/2015

Les DROITS DE L’HOMME aux mains des BARBARES !

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J’ai cru que c’était un « hoax », une plaisanterie cynique : « L’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Genève Faisal Trad a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme à partir de sa 30ème session qui ouvrira lundi 21 septembre. Selon les rumeurs, le choix avait déjà été décidé en juin dernier mais avait été tenu secret jusqu’au présent pour des raisons inconnues. » Eh bien non, cette extravagante horreur est avérée !

 

« Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. Etc.etc. » lit-on dans le préambule de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

 

Ainsi, depuis le 21 septembre 2015, la défense des droits élémentaires des Humains est confié ( !!??) au pays de 57.000 esclaves, au pays qui a décapité cette année déjà plus de 200 malheureux, au pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu'on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s'est faite violer, un pays ou on pend des gays, un pays ou on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. Ce pays repoussoir est pourtant promu à la direction des Droits de l'Homme... Grotesque.

 

 

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Mais ce n’est pas tout. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) est une des agences spécialisées de l'ONU qui a pour but de promouvoir, de contrôler et de renseigner sur le respect du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire dans le monde, selon l'adoption de la Déclaration et programme d'action de Vienne. Depuis le 1er septembre 2014 cette haute fonction est occupée par le prince jordanien Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein. Encore un personnage des plus « intéressants ». C'est un prince milliardaire arabo-musulman de Jordanie, très fidèle à sa religion, ancien Haut Commissaire aux réfugiés. C’est lui qui orchestre la diaspora islamique à travers le monde maintenant et qui accélère la force jihadiste dans tous les pays occidentaux. Ami intime de tous les dirigeants arabo-musulmans de ce monde, il force les médias à instaurer une omerta envers l'islam et ses adeptes. Il fait aussi d'énormes pressions sur nos gouvernements pour qu'ils légifèrent envers "l'islamophobie" et l’interdiction du « blasphème » et le discours dit « haineux » envers ceux qui pratiquent cette névrose collective appelé religion, sous-espèce « islam ». Rappelez-vous ce nom : Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein. lien   .

 

Si certains se demandent où les djihadistes de l’État Islamique, d'Al Qaïda ou d'Al Nostra ont appris leurs méthodes barbares, dont la décapitation est une des faces, c’est vers l’Arabie saoudite qu’il faut se tourner. Et c'est dans ce pays que l'O.N.U. va chercher les défenseurs des Droits de l'Homme !

 

Comment dès lors avoir quelque confiance que ce soit en ce « machin » - comme disait De Gaulle – appelé O.N.U…

 

Mondo cane.

 

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