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14/01/2015

Charlimages

de gaulle est charlie bornibus thomas.jpg

 

Ben, voilà un renfort de taille !

 

charlie dessin mouton.jpg

 

Les vautours restent en embuscade...

 

 

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On ne nous empêchera pas de gueuler !

 

 

charlie en israel photo sans femmes  montage.png

 

 

Dans une journal israélien, les femmes ne sont pas les bienvenues ! Exit Mme Merkel, exit Mme Hidalgo ! Sacré photoshop...

 

 

Charlie blasphème.jpg

 

Chassons tous les obscurantismes assassins...

 

 

Illustrations X - Droits réservés

13/01/2015

Le seul barrage contre les terrorismes : la LAÏCITÉ sans concession.

charte laicité.jpg

 

 

 

Quel est le seul barrage contre le terrorisme islamique ? L’éducation clairement laïque et sans concession à toute prétention religieuse, de quelque secte qu’elle soit (sectes chrétiennes, juives, musulmanes, hindouistes, etc.).

 

La laïcité n'est pas une opinion, c'est la liberté d'en avoir une. Elle est parfaitement exprimée par la Loi 1905 . Il n’y a rien à débattre, rien à négocier.

 

La laïcité n'est ni dogmatique ni intégriste, elle est le cadre dans lequel un individu est libre de pratiquer ou non une religion ; de critiquer ou non un dogme ; de croire ou non en une vérité révélée.

 

Clef de voûte de l'édifice républicain, la laïcité est le garant essentiel des libertés individuelles et de l'égalité des droits. Elle constitue, encore aujourd'hui, le fondement indispensable de l'harmonie sociale et de l'unité de la nation.


En défendant le droit absolu à la liberté de conscience, à la liberté d'expression et au libre choix, la laïcité contribue à la construction d'un humanisme moderne qui donne à chaque homme et à chaque femme un accès égal aux connaissances et aux responsabilités ; aux mêmes droits et aux mêmes devoirs.


La laïcité ne se négocie pas, elle ne sert pas à défendre une position dogmatique, œcuménique ou communautariste. Il n’est pas question de réduire le sens de la laïcité à l'affirmation qu'elle permet à chaque religion de trouver sa place.

 

Élargissons le champ d'action de la laïcité. Elle n'est pas seulement la séparation des Églises et de l'État. Elle est au contraire, un principe universel, porteur d'avenir et d'espoir pour tous les hommes, qu'ils soient agnostiques, athées ou croyants, comme ceux qui ne se reconnaissent dans aucune de ces définitions. C'est la possibilité de l'expression de l'athéisme qui peut seule faire reculer les religions dans leur prétention à l'hégémonie morale et politique.

 

Il n’y a rien à négocier, rien à changer, seulement une loi à faire appliquer rigoureusement. Et une valeur à rajouter au fronton de nos édifices républicains :

Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité.

 

LAÏCITÉ : « Y’a pas, y’a pas, y’a pas d’arrangement… »

 

 

 

 

 

12/01/2015

La France, debout, l'a dit : « Même pas peur ! Le fascisme ne passera pas » !

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- T'as vu Victor : pas morte la vieille ! Pas morte la plus ancienne nation d'Europe ! Ils peuvent aller se faire jilladenfiler tous les « déclinistes », les « suicidaires », les Zemmour, les Houellebecque et tous ces crapauds puants qui nous serinent à longueur d'antennes et de colonnes que la France est foutue, que son peuple baisse honteusement la tête et sera bientôt remplacé par des hordes sauvages venus d'ailleurs.

 

- Un bonheur Loulle ! Et tout ça pour quoi ? Pour défendre une joyeuse bande d'anars qui se battent par le rire, avec leurs crayons, avec leurs petits dessins pour que l'Homme soit un peu moins kon ! Et qui ont été massacrés par des assassins tarés lobotomisés par une idéologie de mort venue d'ailleurs que révulsent des mots comme Liberté d'expression, de vie, d'idée, de penser, de croire ou de ne pas croire, Égalité homme femme, Fraternité au-delà des couleurs de peau ou de moyens. Ce pays frondeur entre tous, irrévérencieux, toujours prompt à se moquer de tout et de tous et en particulier de lui-même, que tous les Cassandre de mauvaise augure roulaient dans la merde, s'est spontanément dressé, avec dignité et avec joie ! Ça fait chaud au cœur Loulle.

 

- Espérons que les dirigeants sauront maintenant se montrer à la hauteur du Peuple...

 

- Et ce ne sera pas facile. Les lampions sont éteints, Loulle. Et les problèmes posés par cette guerre asymétrique ne vont pas se résoudre en claquant des doigts. Il faudra d'abord cesser de vouloir ménager la chèvre et le chou. Et désigner les choses par leur nom. Oui, les tueurs étaient des musulmans. Oui ils ont agi au nom de l'Islam. Il ne suffit pas de dire que « l'Islam, ce n'est pas ça ». On voudrait bien le croire. Mais le vrai Islam c'est quoi ? Ce ne peut être que celui de l'Arabie saoudite puisque ce pays est le gardien des lieux « sacrés » ! Alors là c'est le top : femmes niées par le voile, lapidées, violées, homosexuels égorgés, esclavage institutionnalisé, petits délinquants mutilés. Exactement ce que font les fous de dieu de Daesch et d'Al Quaïda. Exactement l'idéologie des massacreurs de Charlie qui proclamaient sans ambiguïté agir au nom de l'Islam. Le nier, se voiler (!!) la face ne résoudra pas le problème. Ce sont bien des musulmans qui ont massacré les Charlie, mais des musulmans qui interprètent leur religion d'une façon essentiellement violente, suivant en cela une interprétation salafiste née en Arabie saoudite. Prétendre que « l'Islam ce n'est pas ça », c'est probablement en partie vrai. Prétendre que l'Islam est étranger à ces tueurs est de l'hypocrisie. Le constater ne n'est pas de l'amalgame. Les tueurs de Daesch, de Boko haram, d'Al Quaïda, et autres groupuscules assassins puisent leurs sources dans le même fondement religieux, dans le même Coran que les musulmans paisibles, mais en font une interprétation atroce. Les musulmans non radicaux sont d'ailleurs les premières victimes de ces illuminés. 17 morts en France, ça chamboule le monde, mais en Irak, au Nigeria, en Syrie, c'est tous les jours qu'il y a des massacres dix fois plus importants. Et les victimes sont le plus souvent des musulmans... C'est donc avec eux, les citoyens musulmans paisibles, que doit se résoudre le problème. Ils sont les mieux placés pour connaître les filières djihadistes. Il faut les aider...à aider la France, leur pays – ils l'ont dit hier - en leur faisant confiance.

 

- C'est évident Victor. Tous les musulmans ne sont pas des fous de dieu, mais les assassins de Paris étaient bien des musulmans, pas des hindouistes, des bouddhistes ou des athées. Ces gens-là sont des fascistes, comme l'étaient les nazis. Tous les Allemands n'étaient pas nazis, mais les nazis, au départ, étaient tous Allemands. Le siècle dernier a été marqué par ce fascisme épouvantable issu de la civilisation occidentale. Il y a actuellement un fascisme qui vient de la civilisation islamique. Le nier est de l'angélisme coupable, de l’hypocrisie d’État, sans oublier la trouille agissante des « idiots utiles » de ce nazislamisme. Il faut lui appliquer la même maxime qu'à tous les autres: « Le fascisme ne passera pas ! »

 

- Bien dit. Allez Loulle. Mets ma tournée !

 

Illustration : merci à Chimulus.

 

11/01/2015

Ouiquinde gastronomique : Nourrissons-nous l'esprit avec Omar Kháyyám et François Cavanna.

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Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne ; 
Que personne n’ait à subir le poids de ta colère.
Si le désir est en toi de la paix éternelle,
Souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime, te traiter de bourreau. 

 

 

Combien de temps jetterai-je des pierres dans la mer !
Je suis écœuré des idolâtres de la pagode :
Kháyyám ! Qui peut assurer qu’il habitera l’Enfer ?
Qui donc jamais visita l’Enfer ? Qui, jamais, revint du Ciel ?

Omar Kayyam

 

 

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Peu importe

 

Peu importe que la vie soit un accident, une chimie de hasard,

Peu importe que se soient condensées galaxies et soleil, planètes et satelittes,

Peu importe que quelques molécules se soient accolées en uhe première gelée vivante,

Peu importe que la vie ai emplie les océans, et puis en soit sortie, et puis soit devenue crapeau, lézard, singe et enfin homme,

Peu importe,

Tu es là.

Au bout de tout cela,

Tu es là.

Tout cela s'est fait pour toi.

Ces milliards d'années, ces univers, ces hécatombes,

Tout cela pour aboutir à toi.

Et voilà : tu es là.

Toi tout seul.

Tu es un point infime de l'espace, un instant fugitif du temps,

Mais tu es toi,

Toi tout seul.

Tu n'es pas la continuation de ton père, ni du père de ton père, ni des pères des pères de tes pères.

Tu n'as pas demandé à être là,

Mais tu y es,

Tu es là,

Tu es toi,

Toi tout seul.

Tu ne dois rien à personne ni à rien.

Tu ne peux savoir pourquoi tu es là, ni si quelqu'un t'y a mis, pas même s'il y a un « pourquoi » ni s'il y a un « quelqu'un »,

Et qu'importe ?

Tu es là.

N'écoute pas les menteurs.

N'écoute pas les peureux.

N'écoute pas la peur au fond de toi,

N'écoute pas la tentation de la peur au fond de toi,

N'écoute pas les profiteurs de la peur.

Surtout,

Surtout,

Ne crois pas.

Ne crois en rien, jamais,

Ni par peur,

Ni par amour,

Ni par pitié,

Ni par faiblesse,

Ni par convenance.

 

Ne crois pas !

 

François Cavanna

 



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Tu n’as pas aujourd’hui de pouvoir sur demain ;
L’anxiété du lendemain est inutile.
Si ton cœur n’est pas insensé, ne te soucies même pas du présent ;
Sais-tu ce que vaudront les jours qu’il te reste à vivre ? 

 

Sache ceci : que de ton âme tu seras séparé,
Tu passeras derrière le rideau des secrets de Dieu.
Sois heureux…tu ne sais pas d’où tu es venu;
Bois du vin…tu ne sais où tu iras.

 



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Œcuménisme

 

Qu'ont en commun les inquisiteurs, les brûleurs de sorcières, les masacreurs de populations au nom de la foi (soixante mille égorgés lors de la prise de Jérusalem pendant la première Croisade), les bénisseurs d'armées, les pendeurs d'hérétiques, les incitateurs à l'assassinat pieu, les lapideurs de femmes adultères, les qui-vont-à-la-messe, bouffent du foie gras et laisse un abbé Pierre leur astiquer la bonne conscience en se faisant le bouc émissaire de la charité ?

 

Ils ont en commun le mot clé de tous les culs-bénits :

 

AMOUR

 

 

 Illustrations X - Droits réservés

09/01/2015

Dieu aussi est-il Charlie ?

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Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Je ferais cuire tous ces cagots

Ces insupportables bigots,

Ces punaises de sacristie,

Tous ces culs bénis abrutis,

Ces flagorneurs et ces badernes,

Ces lèche culs qui se prosternent

Genoux ployés ou culs levés,

Pour Jésus, Allah ou Yahvé.

Ils proclament que je suis Tout,

Que je suis le Grand Manitou

Omniscient, plein de sagesse,

Généreux devant leurs faiblesses,

Et voyez, nom de Moi !,

Comment agissent-ils avec moi !

Ils me traitent comme un vieux kon,

Ridicule vieillard abscons,

Fort avide de privations,

Jouissant des propitiations,

Des louanges bêlantes, des sanglants sacrifices,

Capable d’imposer de m’immoler son fils

Á celui que j’aurais choisi comme prophète,

Et bavant de plaisir en cette immonde fête.

Si j’étais ce pervers, ce névrosé sadique,

Ce parano borné, ce tyran narcissique.

 

Si j’étais Dieu,

 Nom de Moi,

Et si j’étais salaud tout autant qu’ils  le sont,

Pour les gratifier d’une bonne leçon

Je leur infligerais cette terrible peine

Qu’ils ont imaginé, par bêtise et par haine,

Que j’eus pu concevoir, que je puisse appliquer :

C’est eux ! ces tristes kons, eux ! que je damnerais !

En enfer les croyants ! Satan, met du charbon !

Mais bouche-toi le nez : ils sont nauséabonds.

Leurs curés, leurs imams, leurs rabbins rabat-joie,

Infligent à tous de Moi une image d’effroi,

D’une espèce de flic, d’adjudant implacable,

Les menacent en mon nom de tourments redoutables.

Ils prétendent m’aimer avec leurs simagrées,

Leurs prières débiles, leurs rituels tarés,

Leurs cérémonials qu’ils veulent grandioses

Mais qui ne sont que le reflet de leurs névroses.

Comme si je pouvais — Moi, Dieu, Être parfait,

Suprême intelligence — être par ça bluffé ! ! !

 

Si j'étais Allah,

Oh ! La la...

Je punirais ces assassins

Qui tuent pour quelques dessins

Qui massacrent en mon nom

Au fusil, au couteau, au canon

Qui prétendent, ces allumés

Venger Mahomet !

Comme s'il ne pouvait le faire lui-même.

Ces sinistres gangsters

Ont tué les fils de Voltaire.

Et ces salauds prétendent qu'ils m'aiment ?

Pour baiser soixante-et-dix vierges ?

Ils ne sont pas sortis de l'auberge.

En récompense, ces sinistres rats

Seront sodomisés par des verrats.

Mon langage serait-il abscons ?

C'est dur d'être aimé par des kons...

 

Si j’étais Dieu,

Nom de Moi,

Les athées, les sans-dieu, les non-croyants,

Ceux-qui-se-posent-des-questions, les mécréants,

Ceux qui refusent d’ingurgiter

Les réponses prêt-à-porter,

Qu’un soi-disant Élu, prétentieux allumé,

Aurait reçu de Moi ! Pauvre illuminé,

En haut d’une montagne, en quelque lieu secret

Et qu’il aurait transcris dans un livre sacré.

Ceux-là, tous ceux qui doutent, les hommes de Raison,

Ceux qui n’acceptent pas, de la foi, le poison,

Et qui ne vivent pas pour autant en bandits,

Pour ceux-là j’ouvrirais, tout grand, mon paradis.

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si je suis cet être infiniment bon,

Comment peut-on penser que je suis assez kon

Pour vouloir tourmenter

Toute une éternité

Ce pauvre humain mortel qui dans son désarroi

Ne croit pas en moi !

Si je suis cette suprême intelligence

Comment peut-on penser, et par quelle aberrance,

Que j’ai créé les Hommes pour en être adoré,

Et que je prends en compte toutes leurs logorrhées !

 

Si je suis Dieu,

Nom de Moi,

Si j’ai donné à l’Homme la Raison,

Cet outil merveilleux pour poser des questions,

La faculté de pouvoir discerner

Si un événement est vrai,

Possible ou invraisemblable,

Il faut vraiment être minable

Pour penser que je vais punir

Tous ceux qui osent s’en servir !

 

 

Par chance, je ne suis pas Dieu,

Nom de Dieu…

Á la santé de ceux qui refusent de croire,

 

Satan, verse-moi à boire !

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

24/12/2014

Conte de Noël chez Poutine !

 

 

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Illustration X - Droits réservés

 

 

 

La Fée Babouchka

 

(conte de Noël russe)

 

 

 

Nous sommes en Russie, au pays de Poutine. Un pays immense. Il fait froid. Très froid. Dans une datcha, une petite fille, Tatiana, et un petit garçon,Wladimir, sont assis sur des poufs, au pied d’une vieille dame, devant un gros poêle qui ronfle. Elle leur chante une comptine. C’est la veille de Noël et les gosses n’ont pas très envie d’aller se coucher. La vieille Natalia, leur passant la main dans les cheveux leur dit :

 

Allons, allons, mes enfants chéris, il est tard, il faut monter se coucher maintenant. Vous savez que la fée Babouchka aime les enfants sages, les enfants obéissants. Si vous ne m’écoutez pas, la bonne fée Babouchka vous oubliera dans sa tournée de cadeaux et il n’y aura rien dans vos chaussons, demain matin !

 

Les enfants, se lèvent et couvrent la vieille Natalia de caresses et de baisers :

 

Oui, oui, Natalia, nous te promettons que nous allons monter au lit. Mais avant, raconte nous l’histoire de la bonne fée Babouchka.

 

Natalia leur dit :

 

D’accord, mais c’est la dernière !

 

Les enfants battent des mains en allant se rasseoir :

 

Oui ! Oui ! Natalia

 

La vieille Natalia commence :

 

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans la taïga, entre l’Oural et le lac Baïkal. La fée Babouchka était en train de filer tranquillement sa laine, bien au chaud dans son isba de bouleau. La neige, brassée par le grand vent de Russie, tourbillonnait et s’amoncelait en hautes congères sur les vastes étendues de forêts gelées. Il faisait un temps à ne pas mettre un loup dehors…

 

Les enfants se serrèrent l’un contre l’autre :

 

Brrr, Brrr, Brrr

 

La vieille Natalia continua :

 

Soudain, la fée Babouchka entendit du bruit dehors. Quelqu’un frappa au carreau où la dentelle des fleurs de givre et les reflets des branches verglacées brodaient leurs entrelacs.

 

Babouchka ouvrit le sas de son isba. Entrèrent alors trois étrangers, couronnés et vêtus d’habits chamarrés de couleurs vives et brodés d’or. L’un d’eux avait le visage noir comme la nuit sibérienne. Mais tous trois étaient…bleus de froid !

 

Les enfants :

 

Brrrr, Brrr, Brrrr.

 

Dehors, c’est la tourmente de neige, impitoyable, terrible. Voilà qu’apparaissent au seuil de la maison les trois rois mages, avec leurs habits chamarrés couverts de neige. Le premier prend la parole et dit à la fée Babouchka :

 

Hosanna ! Hosanna ! L’enfant divin est né. Nous suivions l’étoile qui nous conduisait à lui, mais la bise l’a soufflée et nous voilà perdue. Auriez-vous la bonté, petite mère, de nous guider à travers la forêt sauvage afin que nous puissions offrir à l’enfant divin ces présents : la myrrhe et l’encens…

 

Babouchka, serrant ses vêtements pour montrer qu’elle a froid, désigna un point vers le fond de la salle :

 

Le Sud est là. C’est tout droit…

 

Natalia continua son histoire :

 

Dehors, il faisait si froid que la fée Babouchka refusa de faire un pas dans cette neige qui lui glaçait le corps et le cœur. Elle laissa partir les étranges visiteurs seuls, dans la tourmente, dans une direction incertaine sans les accompagner, sans même les laisser entrer pour se réconforter en buvant une tasse de thé à la chaleur du grand samovar.

 

Les enfants, déçus :

 

Ohhhh !

 

Natalia :

 

Or, une fois la porte refermée, malgré le joyeux ronflement du poêle, rien ne put la réchauffer. Le remord était comme un morceau de glace qui gagnait tout son corps.

 

Certes, elle était cassée et aussi vieille que le plus ancien des arbres de la vieille forêt, mais une bonne fée se doit d’être une bonne fée avant toute chose ! Son rôle, depuis la nuit des temps, n’avait-il pas toujours été de porter un peu de lumière, de chaleur et de bonheur au berceau de chaque nouveau-né ? Elle se sentit si honteuse d’avoir failli à son devoir, qu’à la hâte, elle remplit une hotte de jouets, enfila bottes et capuchon et, cahin-caha, se mit à trottiner en direction du Sud. Hélas, les rafales du grand vent d’hiver avaient effacé les traces et jamais la pauvre Babouchka ne parvint à rattraper la noble caravane.

 

C’est pour cette raison que, depuis son refus de mener les Rois Mages jusqu’à l’Enfant élu, la fée Babouchka, chaque nuit de Noël, malgré le froid, et le vent, et la neige, se rend de maison en maison, d’isba en isba, distribuer des cadeaux pour se faire pardonner.

 

Et hop ! les enfants, maintenant on va se coucher !

 

Les enfants, tout souriant, embrassèrent Natalia, placèrent soigneusement leurs chaussons devant le poêle, mirent une botte de carottes et un verre de gnôle à côté et dirent :

 

La vodka, c’est pour réchauffer Babouchka. Les carottes, c’est pour son âne. Bonne nuit Natalia, bonne nuit tout le monde, bonne nuit de Noël…

 

Et ils s’enfuient en courant vers…leur chambre.

 

            Ainsi est née la légende de la fée Babouchka au pays de Poutine.

 

 

 

 

 

 

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23/12/2014

Le père Noël est vraiment une ordure.

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Ces « fêtes » dégoulinantes de conneries, surtout et avant tout dévolues au culte du dieu Commerce, me gonflent les aliboffis. Mais comment faire autrement tant la pression commerciale, la force d’inertie de la « tradition » sont fortes. Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leur gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens. Beaucoup ignorent que le mot "Noël" est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin natalis dies (jour de naissance) mais le gaulois noïo hel signifiant «nouveau soleil».

 

Quels cadeaux dans nos petits souliers ?

 

Il y a ceux qui font plaisir :

Deux prix Nobel bienvenus pour que la « french touch » repousse le « french bashing ».

Des Airbus qui se vendent bien partout dans le monde.

Du foie gras dans nos frigos, et des rabasses, et des huîtres, et des poulardes bien grasses dans nos assiettes.

Des sportifs qui sautent plus haut, qui courent plus vite, qui nagent plus vite que les autres.

Bof...

 

Puis il y a les cadeaux dont on se passerait volontiers :

Le chomdu, toujours plus de chomdu.

La pauvreté, toujours plus de pauvres, toujours plus de « sans-dents ».

Les « affaires » , toujours plus d'affaires politicardes. Et toujours moins de sanctions contre les magouilleurs.

Le fossé, que dis-je, le gouffre entre la France « d'en-bas » et celles de cette caste politico-économique qui accapare à son profit le fruit de la compétence, de l'imagination, de la créativité, de la sueur des laborieux.

Avec pour résultat le redoutable danger qui menace notre démocratie avec le spectre qu'on ne peut plus occulter de l'arrivée de la fille du borgne au pouvoir. Son parti accapare, transforme, utilise à son service toutes les saloperies des politicards en place, toutes les faiblesses de cette cinquième république à bout de souffle, conçue pour un géant et enfoncée dans la fange par des cloportes, des lémures, des hyènes, des vautours alliés pour la dépecer.

Cadeau dont on se passerait volontiers aussi cette insécurité maintenant quotidienne résultant d'actions criminelles islamistes. Mais (Chut! juré craché) « il n'y a pas de corrélation » entre un type qui attaque des flics au couteau de boucher, un autre qui, le lendemain, joue aux quilles sanglantes dans le centre ville de Dijon, un autre encore qui, le jour d'après, fait pareil à Nantes. Mais « il n'y a pas de correlation » qu'ils disent Le Fol comme Cazeneuve. Éléments de langage significatifs de l'impuissance de nos politiques devant des exactions criminelles qu'il faut bien appeler par leur nom : des attentats islamistes.

On comprend le désarroi des dirigeants surtout que ces exactions à jet continu sont maintenant le fait de « convertis ». Des Jean-Philippe ou des Kevin devenus - par dépit envers notre société pervertie par le cynique égoïsme ultralibéral – des Mohamed ou des Bilal. Dès lors ils deviennent des instruments extrêmement efficaces aux mains des islamistes qui leur insufflent leur haine, leur pulsions de mort.

En France, selon une étude de l'INED et de l'Insee publiée en octobre 2010, il y aurait de 70 000 à 110 000 convertis et 4 000 personnes se convertiraient à l'islam par an. Djelloul Seddiki, directeur de l'Institut de Théologie El Ghazali de la Grande Mosquée de Paris, avance le chiffre de 1 million de convertis en France en 2013.

 

Ils mettent en pratique les préceptes énoncés par ce grand défenseur des « droits de l'homme », le Turc Erdogan (devant qui les idiots utiles genre Guetta badent !) : « Les coupoles de nos mosquées sont nos boucliers et les minarets sont nos glaives. » Des actions dans le droit fil de ce que prédisait cet autre grand démocrate, Boumedienne, qui avait déclaré en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

 

Ben voilà. On y est presque...

 

Joyeuses Fêtes du Renouveau Noïo hel

 

 

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20/12/2014

Ouiquinde érotique avec Sophie Langelot

cul béni.JPG

 

 

Au curé de Saint-Paul


Quoi ! lâche suppôt de l'autel !
Tu fis de l'église un bordel ;
Ainsi donc métamorphosée,
Tu vainquis mon âme abusée :
Changeant les ordres du destin,
De moi, tu fis une putain.

Te souviens-tu, monstre infernal,
De ce moment triste et fatal,
Où, succombant à tes caresses, 
Je me laissai prendre les fesses,
Et que cédant trop à ta loi,
Mon con tout neuf s'ouvrit pour toi ?

Hélas ! pour prix de tant d'amour,
Ah ! quel affreux triste séjour !
Ainsi donc tu payes l'hommage
Que je te fis d'un pucelage !
Moi, de l'art de foutre entichée,
Je n'ai plus qu'un godemiché !

Ton vit cruel, affreux, ingrat,
A-t-il oublié ce combat ?
Quoi ! moi, d'une religieuse,
Je vais être la manieuse ?
Quels affreux supplices divers !
Ah ! c'est le tourment des enfers.

Mais je vais renaître au bonheur ;
J'ai le vit de mon directeur.
C'est un brave fouteur de nonne,
Qui n'a jamais raté personne :
Me branlant, je dis à part moi,
Maudit soit tout curé et toi.

 

Sophie Langelot

 

Photo X - Droits réservés

 

 

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CHILOUM

 

18/12/2014

L'écrivain Kamel Daoud a dit la vérité : il doit être assassiné !

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C'est la signification de la « fatwa » (appel au meurtre) assénée par le ci-devant imam Abdelfatah Hamadache Ziraoui qui dirige en Algérie le Front de l’éveil islamique salafiste, à l'encontre de Kamel Daoud, journaliste chroniqueur au « Quotidien d'Oran » mais aussi écrivain de grand renom : il a raté le Goncourt de cette année d'une voix ("Meursault, contre-enquête"). Ce dangereux illuminé considère que Daoud « mène une guerre contre Allah, son prophète, le Coran et les valeurs sacrées de l’islam ». Il le juge coupable du crime d’apostasie, passible de la peine de mort selon la loi coranique. Ce ne sont pas, hélas, des propos en l'air. Des dizaines d'intellectuels algériens ont été assassinés il y a quelques années. Et n'oublions pas Salman Rushdie...

 

Croire, mais surtout ne pas penser ! Tel est le let-motiv de toutes les religions, et particulièrement des plus nuisibles, celle dites "du Livre".

 

Kamel Daoud a répondu à cet appel à la haine, avec dignité, courage et lucidité :

 

« 50 nuances de haine.

 

Question fascinante : d'où vient que certains se sentent menacés dans leur identité, dans leur conviction religieuse, dans leur conception de l'histoire et dans leur mémoire dès que quelqu'un pense autrement qu'eux ? La peur d'être dans l'erreur les poussant donc à imposer l'unanimité et combattre la différence ? De la fragilité des convictions intimes ? De la haine de soi qui passe par la haine de l'Autre ? De toute une histoire d'échecs, de frustrations, d'amour sans issue ? De la chute de Grenade ? De la colonisation ? Labyrinthe. Mais c'est étrange : ceux qui défendent l'islam comme pensée unique le font souvent avec haine et violence. Ceux qui se sentent et se proclament Arabes de souche ont cette tendance à en faire un fanatisme plutôt qu'une identité heureuse ou un choix de racine capable de récoltes. Ceux qui vous parlent de constantes nationales, de nationalisme et de religion sont souvent agressifs, violents, haineux, ternes, infréquentables et myopes : ils ne voient le monde que comme attaques, complots, manipulations et ruses de l'Occident. Le regard tourné vers ce Nord qui les écrase, les fascine, les rend jaunes de jalousie. Le dos tourné à l'Afrique où l'on meurt quand cela ne les concerne pas : Dieu a créé l'Occident et eux comme couple du monde, le reste c'est des déchets. Il y a des cheikhs et des fatwas pour chaque femme en jupe, mais pas un seul pour nourrir la faim en Somalie. L'abbé Pierre n'est pas un emploi de musulman ?

 

Laissons de côté. Gardons l'œil sur la mécanique : de quoi est-elle le sens ? Pourquoi l'identité est morbidité ? Pourquoi la mémoire est un hurlement par un conte paisible ? Pourquoi la foi est méfiance ? Mais que défendent ces gens-là qui vous attaquent chaque fois que vous pensez différemment votre nationalité, votre présent ou vos convictions religieuses ? Pourquoi réagissent-ils comme des propriétaires bafoués, des maquereaux ? Pourquoi se sentent-ils menacés autant par la voix des autres ? Étrange. C'est que le fanatique n'est même pas capable de voir ce qu'il a sous les yeux : un pays faible, un monde «arabe» pauvre et ruiné, une religion réduite à des rites et des fatwas nécrophages après avoir accouché, autrefois, d'Ibn Arabi et un culte de l'identité qui ressemble à de la jaunisse.

 

C'est qu'il ne s'agit même pas de distinctions idéologiques, linguistiques ou religieuses : l'imbécile identitaire peut tout aussi être francophone chez nous, arabophone, croyant ou passant. Un ami expliqua au chroniqueur que la version cheikh Chemssou laïc existe aussi : avec la même bêtise, aigreur, imbécillité et ridicule. L'un parle au nom de Dieu, l'autre au nom des années 70 et de sa conscience politique douloureuse et l'autre au nom de la lutte impérialiste démodée ou du berbérisme exclusif. Passons, revenons à la mécanique : de quoi cela est-il le signe ? Du déni : rues sales, immeubles hideux, dinar à genoux, Président malade, une dizaine de migrants tués dans un bus sur la route du rapatriement, dépendance au pétrole et au prêche, niveau scolaire misérable, armée faiblarde du Golfe à l'océan, délinquances et comités de surveillance du croissant, corruption, viols, émeutes. Rien de tout cela ne gêne. Sauf le genou de la femme, l'avis de Kamel Daoud, le film «l'Oranais», dénoncer la solidarité assise et couchée avec la Palestine, l'Occident en général, le bikini en particulier et l'affirmation que je suis Algérien ou le cas d'Israël comme structure des imaginaires morbides.

 

Pourquoi cela existe ? Pourquoi l'âme algérienne est-elle encerclée par une meute de chiens aigus et des ogres pulpeux ? »

 

Nous avons déjà parlé de Kamel Daoud. Lisez, offrez son livre inspiré de Camus (Meursault, contre-enquête), c'est un souffle d'air pur.

 

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25/11/2014

Allo Riad ? Non mais Allo ! Merde ! Ça a coupé...

 

 

Eh oui, ça a coupé. Pas à cœur, mais à pique, couleur de la mort. Et ça coupe même sans mollir dans ce beau pays ami (!!??) qu'est l'Arabie Saoudite. Selon Human Rights Watch, cette dictature chérie des Zoccis-dentaux a déjà occis, de janvier à octobre 59 personnes. Au mois d'août, ça a usiné à fond la caisse au royaume des Chèques : 19 en 17 jours ! Et ce beau pays pourtant très moderne soutien l'artisanat : c'est à la main, au cimeterre que les « délinquants » sont occis. Eh ! Ce sont les traditions locales. Fabius, toi qui a en charge le commerce international, tu pourrais peut-être signer un contrat pour leur revendre quelques « Louise », quelques « Veuves » à défaut de Rafale. Nous, les Français, avons tout de même une expertise incontestable en matière de coupage de cigare.

 

Ouais mais Allo ! Ils avaient bien dû le mériter ce raccourcissement les mecs ou les meufs qui en ont bénéficié... Ben, à vous de juger : au doux pays des Chèques enturbannés, les motifs de raccourcissement sont aussi larges que variés : apostasie, blasphème, sorcellerie, adultère, sodomie, conduite sexuelle immorale (?), fornication, conduite irréligieuse, idolâtrie, rébellion, vol, trahison, trafic de drogue, cambriolage, etc. Autrement dit n'importe qui, sous un quelconque prétexte, peut aller au coupe-cigare dans ce beau pays, après un simulacre de justice. Le mieux c'est tout de même la « sorcellerie » ! En Arabie saoudite, on est encore en plein Moyen-âge au temps « béni » de l'Inquisition.

 

L'âge moyen du triumvirat de princes régnants est de 83ans, alors que 60 % des Saoudiens ont moins de 18 ans. Grâce à la télévision par satellite, à Internet et aux réseaux sociaux, les jeunes sont désormais parfaitement conscients de la corruption des autorités - tout comme ils savent que 40 % des Saoudiens vivent dans la pauvreté et que près de 70 % ne peuvent se payer un logement. Ces Saoudiens vivent des vies dignes du Tiers Monde, ils souffrent d'une éducation lamentable et sont incapables de trouver du travail dans un secteur privé où 90 % des employés sont des étrangers. C'est donc une poudrière.

 

Ce pays - qui dispute le titre de pays le plus obscurantiste du monde au Pakistan - légitime l'esclavage, l'inégalité homme-femme, l'intolérance religieuse, finance les mouvements fondamentalistes les plus sanguinaires (dont le « célèbre » Etat Islamiste, mais aussi Al Quaïda, Boko Haram, Aqmi, les Shebab de la corne de l'Afrique, etc.).

 

Pourtant ce paradis des Nazislamistes est notre allié. Françoa y est allé plusieurs fois, les princes-tueurs sont personna grata dans notre république, ils achètent – en concurrence avec leur concurrent en horreur cynique le Qatar - les bijoux de famille.

 

Pourquoi cette coupable complaisance ? Parce qu'ils ont le pétrole, cet excrément de la terre. Parce qu'ils achètent sans compter des armes sophistiqués qu'ils sont incapables de mettre en œuvre. Parce qu'ils sont les premiers clients des marchands de miroir aux alouettes de la place Vendôme. Enfin parce qu'ils bénéficient de la protection de ces voleurs de terre que sont Les USA et Israël.

 

Sources :

 

www.hrw.org/node/128314

 http://www.deathpenaltyworldwide.org/country-search-post.cfm?country=Saudi+Arabia

http://www.postedeveille.ca/2009/12/arabie-saoudite-un-condamn%C3%A9-est-d%C3%A9capit%C3%A9-sa-t%C3%AAte-est-resousue-puis-il-est-crucifi%C3%A9.html

 

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04/11/2014

Kamel Daoud parle des islamistes : courage, lucidité, talent.

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Sera-t-il couronné par le Goncourt demain, pour son roman "Meursault, contre-enquête", inspiré de Camus ? Ce matin, sur France-Inter, après les logorrhées habituelles du ci-devant Cohen Patrick, j’ai entendu, puis écouté des propos qui faisaient « tilt » à mes oreilles. Ces propos étaient ceux de Kamel Daoud, écrivain algérien. Je vous propose donc un texte lucide, courageux et sans langue de bois de ce grand monsieur :

 

Mais d’où nous viennent les islamistes ? par Kamel Daoud

La religion, c’est comme un appel en absence d’un numéro masqué : vous savez qu’on vous a appelé, mais vous ne savez pas qui. Alors, vous dites que c’est Allah, Dieu, Jéhovah, Bouddha ou le Râ. La révélation, c’est comme un SMS : cela doit vous dire tout, mais en trois lignes et 150 caractères. A vous d’interpréter. La foi est une ligne d’abonné. La croyance se recharge comme des unités. Trêve d’humour. Le sujet du jour est une question : pourquoi les islamistes sont des islamistes qui veulent imposer la chariâ partout ? Ils sont comme nous, vivent et respirent et vont aux toilettes. Pourquoi à un moment, ils se prennent pour les guichetiers du ciel et les émissaires de Dieu ? Pourquoi ils n’aiment pas la nudité, la femme, la liberté, le choix, l’homme, l’urne et le choix du choix ? Pourquoi ils sont comme ça : violents, laids, souffreteux et impénétrables aux nuances de l’humanité ? A quel moment un être humain devient un être islamiste ? Faute d’amour ? De bons livres ? D’accès à canal + ? D’attente déçue ? D’emploi ou de sens ? D’où viennent les Djihadistes justement ? Qui les enfantent ? D’où vient l’islamisme ?

 

Réponse : de l’école. Ensuite, plus profond, des livres qui sont en circulation, puis des chaines satellitaires religieuses, de la question palestinienne et des échecs sensuels et amoureux et de salaires et de voyages ratés. Ensuite ? Là, il faut le dire comme l’a dit un collègue : de l’Arabie Saoudite. Ce pays qui mange l’argent des pèlerins crédules et vit d’être le PDG des Lieux Saints, qui exporte le pétrole vers l’Occident et le wahabisme vers le monde « arabe ». C’est de là que viennent ces idées qui empêchent les femmes de prendre le volant des voitures et les « arabes » de prendre le volant du monde. C’est de là que vient l’argent des élections, des maquis, des Djihadistes. Et ce n’est pas de la propagande bas de gamme pro-occidentale mais la réalité : ce pays exporte la mort et forme nos malades tueurs de lueurs et de levers de soleil. La source du Mal est là : dans ce pays qui lutte contre le terrorisme chez lui mais l’encourage ailleurs comme un désert qui avance. Les islamistes sont les petits pupilles de cette nation familiale : ils y tètent les idées noires et l’irrespect des libertés au nom d’une obligation de croyance. C’est dans ce pays, et son sosie l’Iran, que naissent ces fatwas qui nous ridiculisent et ces Cheikhs pervers chevillés à la libido par la tête et la haine.

 

Car il faut se poser la question sur les « islamistes » et leur origine idéologique. Le rêve d’AQMI, c’est le remake pauvre de ce Royaume. La question a longtemps préoccupée le chroniqueur : d’où viennent les islamistes qui naissent comme nous avant de se transformer contre nous ? Qui a fait que des enfants se transforment en hideux guerriers d’AQMI et d’ailleurs ? Des idées. Des idées surtout qui viennent de ce pays de sable et de mort où un peuple entier est condamné à être serviteur des faux serviteurs de ces Lieux. Du coup, une conclusion : le vrai printemps arabe commencera le jour où ce foyer sombre sera éclairé par la révolte et le sursaut de son peuple qui tourne en rond autour d’une famille. C’est de là que nous viennent ces méchants tristes qui veulent emprisonner nos femmes, voler nos arbres, nous imposer les ablutions après les éternuements et nous faire croire que l’on peut marcher vers la lune, le front en semelle de leurs croyances. C’est le jour où l’on cassera le tabou derrière lequel se cache les Al Saoud pour se proclamer garants de nos croyances et gardiens des espaces sacrés, que nous entameront la marche du monde. AQMI et les autres ? Ce ne sont que les enfants perdus de la monstrueuse paternité de ce Royaume. Il ne sert à rien de lutter contre le terrorisme sans s’avouer qu’il a une origine et des Pères fondateurs.

 

Sources : http://nadorculturesuite.unblog.fr/2012/04/08/mais-dou-no...

 

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23/10/2014

Au bistro de la toile : propos acariâtres mais lucides...

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- Alors Loulle, quelles nouvelles aujourd'hui dans tes canards ?

 

- Tè, je te lis le Midi-Libre : « C'est un coup de fil qui est venu annoncer la nouvelle à chaque famille. Trois jeunes de Lunel, dans l'Hérault, sont morts lors d'un bombardement de l'armée syrienne, le week-end dernier en Syrie, non loin de la frontière avec le Liban. Un quatrième est décédé quelques jours plus tard, des suites de ses très graves blessures. Ces quatre garçons, âgés entre 19 et 30 ans, étaient partis pour certains depuis près d'un an, quelques mois pour un autre, avec la volonté d'accomplir le Jihad en Syrie. Trois d'entre eux sont issus de familles de confession musulmane (deux sont de la même famille), le dernier était, par contre, converti. Tous leurs proches sont aujourd'hui anéantis, oscillant entre douleur et colère. Et ne sachant pas s'ils pourront, un jour, enterrer les corps des disparus. » Si c'est pas malheureux, des konneries pareilles. Aller se faire flinguer pour des idées à la kon.

 

- Eh ! Sans compter que ça fait 288 vierges qui se sont faites péter la rondelle ! Bien sûr que c'est malheureux Loulle. C'est surtout significatif d'un échec de la politique d'immigration européenne, et d'un angélisme criminel des autorités qui, depuis Giscard et son tristement fameux « regroupement familial », ont laissés se créer des ghettos où se sont regroupées des milliers et maintenant des millions de personnes dont beaucoup ne font rien pour s'intégrer au pays qui les accueille, et dont certains se déclarent ouvertement comme ennemis de ce pays. Les quatre débiles dont tu parles sont de ceux-là. Ils se sont fait flinguer ? Tant mieux. Ils ne risqueront pas de revenir massacrer chez nous. Ou de convertir à leur fanatisme des crétins attirés par la promesse de pouvoir tuer, violer, assouvir leurs pires penchants en toute impunité. Ce problème devient crucial. Il n'y a qu'à voir ce qui vient de se passer au Canada qui paie au prix fort son angélisme et sa naïveté politique. Il faut que ces connards sachent que s'ils partent « au jihad », ils ne reviendront que les pieds devant. Si on retrouve leurs pieds qui puent pourtant moins que leur cervelle...

 

- Ouais, mais tous ne se feront pas flinguer « au jihad ». Certains voudront revenir...

 

- Revenir pour quoi ? Pour massacrer ici ! Ils se sont déterminés comme ennemis de la France, l’État français doit à ses citoyens de les débarrasser de ces tueurs. On est en guerre, mais une forme de guerre nouvelle. Contre laquelle ce ne sont pas des Rafales ou même des régiments de paras qu'il faut, mais du renseignement par l'infiltration des milieux suspects et des forces spéciales sans états d'âmes pour se débarrasser définitivement des tueurs en situation de revenir sur le territoire national.

 

- Et en faire des martyrs ?

 

- Bidon... Pour lutter contre la prolifération de ces idées, il n'y a que l'éducation. Seulement il suffit de quelques poignées d'abrutis pour foutre en l'air toute une classe. Les jeunes « des quartiers » ont en mains tout ce qu'il leur faut pour s'en sortir. Tout, sauf la volonté, le courage de bosser pour honorer leurs parents qui sont venus du bled trimer en France pour, justement, que leurs enfants aient un avenir meilleur que le leur. Mais non, ils se complaisent dans une victimisation pleurnicharde, et font honte à la génération de leurs parents. Leurs vrais dieux sont le fric facile en dealant du shit, les grosses bagnoles « empruntées », les fringues « de marque » et leur sous-culture de chiotte de rap.

 

- Tu ne serais pas un peu négatif ce matin Victor ?

 

- Ouais, c'est vrai. Il n'y a pas que ces kons. Mais ce sont ceux-là que l'on voit. Et pendant ce temps, notre François-va-t'en-guerre nous implique dans le merdier du Moyen-Orient ! Comme si on avait quelque chose a y faire sinon prendre des coups, ici, en retour... On bombarde cet « État islamique » parce qu'ils sont barbares, qu'ils décapitent, qu'ils égorgent, qu'ils coupent mains et pieds, qu'ils lapident les femmes. On est donc dans cette guerre alliés de qui ? De l'Arabie saoudite ! Et qu'est-ce qu'ils font nos « amis » d'Arabie saoudite ? Ils coupent les mains et les pieds, ils égorgent, ils coupent des têtes, ils lapident... Comme les autres barbares. On s'implique donc dans une guerre entre deux sectes de cette névrose collective appelée religion... Car c'est de cela qu'il s'agit, entre autres sources de conflits : une lutte entre sunnite et chiite. Qui débouchera sur une guerre entre les sunnites de l'Arabie saoudite, des micro-états bidons du golfe (Qatar, Émirats Arabes Unis, Koweit, etc.), probablement la Turquie, et l'Iran chiite. Autrement dit on n'a rien à foutre dans ce merdier ! Qu'ils se massacrent entre eux, ce n'est pas notre affaire. Enfin, un peu : on pourra toujours vendre des armes aux deux camps !

 

- Tu manies le second degré grave ce matin Victor. Allez, à la nôtre...

 

Illustration : Merci à Chimulus

 

14/10/2014

Abdenour Bidar: Lettre ouverte au monde musulman

 

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Cette tribune parue dans Marianne daté du 3 octobre est une lumineuse réponse aux fanatismes sanglants qui menacent la paix du monde. Ces écrits d’un sage sont un hymne à la lucidité, à l’intelligence, à l’ouverture, à la tolérance. Lisons, méditons et diffusons le plus largement ces paroles d’espoir :

 

Pour le philosophe Abdennour Bidar, les croyants ne peuvent pas se contenter de dénoncer la barbarie terroriste pour éluder l'origine des dérives djihadistes. Face aux dogmes et à l'instrumentalisation politique dont ils sont l'objet, le monde musulman doit faire son autocritique et œuvrer à sa propre réforme.

 

Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin - de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd'hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d'isthme entre les deux mers de l'Orient et de l'Occident !

Et qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je vois mieux que d'autres, sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois, toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d'enfanter un monstre qui prétend se nommer Etat islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : Daesh. Mais le pire est que je te vois te perdre - perdre ton temps et ton honneur - dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Tu cries : « Ce n'est pas moi ! »« Ce n'est pas l'islam ! » Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (#NotInMyName). Tu t'insurges que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu'à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l'islam dénonce la barbarie. Mais c'est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l'autodéfense sans assumer aussi et surtout la responsabilité de l'autocritique. Tu te contentes de t'indigner alors que ce moment aurait été une occasion historique de te remettre en question ! Et tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous, les Occidentaux, et vous, tous les ennemis de l'islam, de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme, ce n'est pas l'islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre mais la paix ! »

J'entends ce cri de révolte qui monte en toi, ô mon cher monde musulman, et je le comprends. Oui, tu as raison, comme chacune des autres grandes inspirations sacrées du monde, l'islam a créé tout au long de son histoire de la beauté, de la justice, du sens, du bien, et il a puissamment éclairé l'être humain sur le chemin du mystère de l'existence... Je me bats ici, en Occident, dans chacun de mes livres, pour que cette sagesse de l'islam et de toutes les religions ne soit pas oubliée ni méprisée ! Mais de ma position lointaine je vois aussi autre chose que tu ne sais pas voir... Et cela m'inspire une question - « la » grande question : pourquoi ce monstre t'a-t-il volé ton visage ? Pourquoi ce monstre ignoble a-t-il choisi ton visage et pas un autre ? C'est qu'en réalité derrière ce monstre se cache un immense problème, que tu ne sembles pas prêt à regarder en face. Il faudra bien pourtant que tu finisses par en avoir le courage.

Ce problème est celui des racines du mal. D'où viennent les crimes de ce soi-disant « Etat islamique » ? Je vais te le dire, mon ami. Et cela ne va pas te faire plaisir, mais c'est mon devoir de philosophe. Les racines de ce mal qui te vole aujourd'hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre - et il en surgira autant d'autres monstres pires encore que celui-ci que tu tarderas à admettre ta maladie, pour attaquer enfin cette racine du mal !

Même les intellectuels occidentaux ont de la difficulté à le voir : pour la plupart, ils ont tellement oublié ce qu'est la puissance de la religion - en bien et en mal, sur la vie et sur la mort - qu'ils me disent : « Non, le problème du monde musulman n'est pas l'islam, pas la religion, mais la politique, l'histoire, l'économie, etc. » Ils ne se souviennent plus du tout que la religion peut être le cœur de réacteur d'une civilisation humaine ! Et que l'avenir de l'humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière, mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans précédent que traverse notre humanité tout entière ! Saurons-nous tous nous rassembler, à l'échelle de la planète, pour affronter ce défi fondamental ? La nature spirituelle de l'homme a horreur du vide, et si elle ne trouve rien de nouveau pour le remplir elle le fera demain avec des religions toujours plus inadaptées au présent - et qui comme l'islam actuellement se mettront alors à produire des monstres.

Je vois en toi, ô monde musulman, des forces immenses prêtes à se lever pour contribuer à cet effort mondial de trouver une vie spirituelle pour le XXIe siècle ! Malgré la gravité de ta maladie, il y a en toi une multitude extraordinaire de femmes et d'hommes qui sont prêts à réformer l'islam, à réinventer son génie au-delà de ses formes historiques et à participer ainsi au renouvellement complet du rapport que l'humanité entretenait jusque-là avec ses dieux ! C'est à tous ceux-là, musulmans et non-musulmans, qui rêvent ensemble de révolution spirituelle, que je me suis adressé dans mes ouvrages ! Pour leur donner, avec mes mots de philosophe, confiance en ce qu'entrevoit leur espérance !

Mais ces musulmanes et ces musulmans qui regardent vers l'avenir ne sont pas encore assez nombreux, ni leur parole, assez puissante. Tous ceux-là, dont je salue la lucidité et le courage, ont parfaitement vu que c'est l'état général de maladie profonde du monde musulman qui explique la naissance des monstres terroristes aux noms d'Al-Qaïda, Jabhat Al-Nosra, Aqmi ou « Etat islamique ». Ils ont bien compris que ce ne sont là que les symptômes les plus visibles sur un immense corps malade, dont les maladies chroniques sont les suivantes : impuissance à instituer des démocraties durables dans lesquelles est reconnue comme droit moral et politique la liberté de conscience vis-à-vis des dogmes de la religion ; difficultés chroniques à améliorer la condition des femmes dans le sens de l'égalité, de la responsabilité et de la liberté ; impuissance à séparer suffisamment le pouvoir politique de son contrôle par l'autorité de la religion ; incapacité à instituer un respect, une tolérance et une véritable reconnaissance du pluralisme religieux et des minorités religieuses.

Tout cela serait-il donc la faute de l'Occident ? Combien de temps précieux vas-tu perdre encore, ô cher monde musulman, avec cette accusation stupide à laquelle toi-même tu ne crois plus, et derrière laquelle tu te caches pour continuer à te mentir à toi-même ?

Depuis le XVIIIe siècle en particulier, il est temps de te l'avouer, tu as été incapable de répondre au défi de l'Occident. Soit tu t'es réfugié de façon infantile et mortifère dans le passé, avec la régression obscurantiste du wahhabisme qui continue de faire des ravages presque partout à l'intérieur de tes frontières - un wahhabisme que tu répands à partir de tes Lieux saints de l'Arabie saoudite comme un cancer qui partirait de ton cœur lui-même ! Soit tu as suivi le pire de cet Occident, en produisant comme lui des nationalismes et un modernisme qui est une caricature de modernité - je veux parler notamment de ce développement technologique sans cohérence avec leur archaïsme religieux qui fait de tes « élites » richissimes du Golfe seulement des victimes consentantes de la maladie mondiale qu'est le culte du dieu Argent.

Qu'as-tu d'admirable aujourd'hui, mon ami ? Qu'est-ce qui en toi reste digne de susciter le respect des autres peuples et civilisations de la Terre ? Où sont tes sages, et as-tu encore une sagesse à proposer au monde ? Où sont tes grands hommes ? Qui sont tes Mandela, qui sont tes Gandhi, qui sont tes Aung San Suu Kyi ? Où sont tes grands penseurs dont les livres devraient être lus dans le monde entier comme au temps où les mathématiciens et les philosophes arabes ou persans faisaient référence de l'Inde à l'Espagne ? En réalité, tu es devenu si faible derrière la certitude que tu affiches toujours au sujet de toi-même... Tu ne sais plus du tout qui tu es, ni où tu veux aller, et cela te rend aussi malheureux qu'agressif... Tu t'obstines à ne pas écouter ceux qui t'appellent à changer en te libérant enfin de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie tout entière.

Tu as choisi de considérer que Mohammed était prophète et roi. Tu as choisi de définir l'islam comme religion politique, sociale, morale, devant régner comme un tyran aussi bien sur l'Etat que sur la vie civile, aussi bien dans la rue et dans la maison qu'à l'intérieur même de chaque conscience. Tu as choisi de croire et d'imposer que l'islam veut dire soumission alors que le Coran lui-même proclame qu'« il n'y a pas de contrainte en religion » (La ikraha fi Dîn). Tu as fait de son appel à la liberté l'empire de la contrainte ! Comment une civilisation peut-elle trahir à ce point son propre texte sacré ? Je dis qu'il est l'heure, dans la civilisation de l'islam, d'instituer cette liberté spirituelle - la plus sublime et difficile de toutes - à la place de toutes les lois inventées par des générations de théologiens !

De nombreuses voix que tu ne veux pas entendre s'élèvent aujourd'hui dans la Oumma pour dénoncer ce tabou d'une religion autoritaire et indiscutable... Au point que trop de croyants ont tellement intériorisé une culture de la soumission à la tradition et aux « maîtres de religion » (imams, muftis, chouyoukhs, etc.) qu'ils ne comprennent même pas qu'on leur parle de liberté spirituelle, ni qu'on leur parle de choix personnel vis-à-vis des « piliers » de l'islam. Tout cela constitue pour eux une « ligne rouge » si sacrée qu'ils n'osent pas donner à leur propre conscience le droit de la remettre en question ! Et il y a tant de familles où cette confusion entre spiritualité et servitude est incrustée dans les esprits dès le plus jeune âge et où l'éducation spirituelle est d'une telle pauvreté que tout ce qui concerne la religion reste quelque chose qui ne se discute pas !

Or, cela, de toute évidence, n'est pas imposé par le terrorisme de quelques troupes de fous fanatiques embarqués par l'« Etat islamique ». Non, ce problème-là est infiniment plus profond ! Mais qui veut l'entendre ? Silence là-dessus dans le monde musulman, et dans les médias occidentaux on n'écoute plus que tous ces spécialistes du terrorisme qui aggravent jour après jour la myopie générale ! Il ne faut donc pas que tu t'illusionnes, ô mon ami, en faisant croire que, quand on en aura fini avec le terrorisme islamiste, l'islam aura réglé ses problèmes ! Car tout ce que je viens d'évoquer - une religion tyrannique, dogmatique, littéraliste, formaliste, machiste, conservatrice, régressive - est trop souvent l'islam ordinaire, l'islam quotidien, qui souffre et fait souffrir trop de consciences, l'islam du passé dépassé, l'islam déformé par tous ceux qui l'instrumentalisent politiquement, l'islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes et la voix de toutes ses jeunesses qui demandent autre chose. Quand donc vas-tu faire enfin cette révolution qui dans les sociétés et les consciences fera rimer définitivement spiritualité et liberté ?

Bien sûr, dans ton immense territoire il y a des îlots de liberté spirituelle : des familles qui transmettent un islam de tolérance, de choix personnel, d'approfondissement spirituel ; des lieux où l'islam donne encore le meilleur de lui-même, une culture du partage, de l'honneur, de la recherche du savoir, et une spiritualité en quête de ce lieu sacré où l'être humain et la réalité ultime qu'on appelle Allâh se rencontrent. Il y a en terre d'Islam, et partout dans les communautés musulmanes du monde, des consciences fortes et libres. Mais elles restent condamnées à vivre leur liberté sans reconnaissance d'un véritable droit, à leurs risques et périls face au contrôle communautaire ou même parfois face à la police religieuse. Jamais pour l'instant le droit de dire « Je choisis mon islam »« J'ai mon propre rapport à l'islam » n'a été reconnu par l'« islam officiel » des dignitaires. Ceux-là, au contraire, s'acharnent à imposer que « la doctrine de l'islam est unique » et que « l'obéissance aux piliers de l'islam est la seule voie droite » (sirâtou-l-moustaqîm).

Ce refus du droit à la liberté vis-à-vis de la religion est l'une de ces racines du mal dont tu souffres, ô mon cher monde musulman, l'un de ces ventres obscurs où grandissent les monstres que tu fais bondir depuis quelques années au visage effrayé du monde entier. Car cette religion de fer impose à tes sociétés tout entières une violence insoutenable. Elle enferme toujours trop de tes filles et tous tes fils dans la cage d'un bien et d'un mal, d'un licite (halâl) et d'un illicite (harâm) que personne ne choisit mais que tout le monde subit. Elle emprisonne les volontés, elle conditionne les esprits, elle empêche ou entrave tout choix de vie personnel. Dans trop de tes contrées, tu associes encore la religion et la violence - contre les femmes, les « mauvais croyants », les minorités chrétiennes ou autres, les penseurs et les esprits libres, les rebelles - de sorte que cette religion et cette violence finissent par se confondre, chez les plus déséquilibrés et les plus fragiles de tes fils, dans la monstruosité du djihad !

Alors ne fais plus semblant de t'étonner, je t'en prie, que des démons tels que le soi-disant Etat islamique t'aient pris ton visage ! Les monstres et les démons ne volent que les visages qui sont déjà déformés par trop de grimaces ! Et si tu veux savoir comment ne plus enfanter de tels monstres, je vais te le dire. C'est simple et très difficile à la fois. Il faut que tu commences par réformer toute l'éducation que tu donnes à tes enfants, dans chacune de tes écoles, chacun de tes lieux de savoir et de pouvoir. Que tu les réformes pour les diriger selon des principes universels (même si tu n'es pas le seul à les transgresser ou à persister dans leur ignorance) : la liberté de conscience, la démocratie, la tolérance et le droit de cité pour toute la diversité des visions du monde et des croyances, l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes de toute tutelle masculine, la réflexion et la culture critique du religieux dans les universités, la littérature, les médias. Tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus faire moins que tout cela ! C'est le seul moyen pour toi de ne plus enfanter de tels monstres, et si tu ne le fais pas, tu seras bientôt dévasté par leur puissance de destruction.

Cher monde musulman... Je ne suis qu'un philosophe, et comme d'habitude certains diront que le philosophe est un hérétique. Je ne cherche pourtant qu'à faire resplendir à nouveau la lumière - c'est le nom que tu m'as donné qui me le commande, Abdennour, « Serviteur de la Lumière ». Je n'aurais pas été si sévère dans cette lettre si je ne croyais pas en toi. Comme on dit en français, « qui aime bien châtie bien ». Et, au contraire, tous ceux qui aujourd'hui ne sont pas assez sévères avec toi - qui veulent faire de toi une victime -, tous ceux-là en réalité ne te rendent pas service ! Je crois en toi, je crois en ta contribution à faire demain de notre planète un univers à la fois plus humain et plus spirituel ! Salâm, que la paix soit sur toi.

 
Abdennour Bidar est philosophe, auteur de Self islam, histoire d'un islam personnel (Seuil, 2006), L'Islam sans soumission : pour un existentialisme musulman (Albin Michel, 2008), et d' Histoire de l'humanisme en Occident (Armand Colin, 2014).

 

Merci à Marianne pour ce texte d'espoir qui renvoie à leur médiocrité tous les idiots utiles thuriféraires des nazislamistes.

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23/09/2014

NOUS SOMMES EN GUERRE...de religion!

 

Ami croyant, renvoie ta foi à ton seigneur
Pour toutes les hontes qui submergent la terre
Et dit à ceux qui parlent en son nom
Qu’ils aillent se faire griller en enfer

 

« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, ou tout (...) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière.Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d'un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. » a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l'EI, dans un message publié en plusieurs langues.

 « Tuez le mécréant qu'il soit civil ou militaire », a-t-il ajouté.

 

otages,islamistes

 

 Ben, voilà qui est clair. Et qui fait froid dans le dos concernant notre compatriote tombé dans leurs pattes en allant faire du tourisme en Algérie. Drôle d'idée...

 NOUS SOMMES EN GUERRE contre les nazislamistes de « l'Etat islamiste ». Une guerre sans merci contre un état autoproclamé islamiste. Il convient d'en tirer les conséquences, toutes les conséquences.

Pour réfléchir à cet état de fait : je vous conseille de lire, relire et méditer le livre de Michel Onfray – « Traité d’athéologie » – chez Grasset, dont voici quelques feuilles :

 

« (…) Près de deux cent cinquante versets - sur les six mille deux cent trente-cinq du Livre - justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases bien inoffensives qui invitent à la tolérance, au respect de l'autre, à la magnanimité ou au refus de la contrainte en matière de religion (!). Dans un pareil océan de sang, qui peut encore prendre la peine de s'arrêter sur deux ou trois phrases qui invitent plutôt à l'humanité qu'à la barbarie? D'autant que la biographie du Prophète témoigne : on y trouve constamment le meurtre, le crime, l'épée et l'expédition punitive. Trop de pages invitent à l'antisémitisme, à la haine des juifs, à leur spoliation et leur extermination pour qu'un combattant musulman ne se croie pas légitimé à passer les juifs par le fil de l'épée.

 

La communauté musulmane pense comme les membres de l'Alliance : eux aussi se proclament le peuple élu, choisi par Allah, préféré par lui (IX, 19, mais aussi III, 11 0). Or deux prétendants au statut d'élite, c'est un de trop ! Croire que les autres sont de race inférieure, qu'il existe des sous-hommes, que Dieu établit une hiérarchie entre les humains en distinguant la petite communauté désignée du restant de l'humanité interdit qu'un autre prétende au même statut que soi. La haine des Hébreux pour les Cananéens hier génère la haine des Palestiniens pour les juifs aujourd'hui, chacun se croyant appelé par Dieu à dominer l'autre - les autres - donc s'imaginant légitime à l'exterminer.

 

Car l'islam refuse par essence l'égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l'enseigne : au sommet, les musulmans, en dessous, les chrétiens, parce que gens du Livre eux aussi, puis, à la suite, les juifs, également partie prenante du groupe, parce que monothéistes. Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes et, bien sûr, athées... La loi coranique qui interdit de tuer ou de commettre des délits ou des massacres sur son prochain concerne seulement de manière restrictive les membres de la communauté : l'umma. Comme chez les juifs.

 

Au sein même de la communauté musulmane de prétendus semblables, la hiérarchie persiste: les hommes dominent les femmes. Les religieux dominent les croyants, les fidèles pieux dominent les pratiquants tièdes, les vieux dominent les jeunes. Phallocratie, théocratie, gérontocratie, le modèle tribal et primitif des origines ne cesse pas depuis treize siècles. Il est fondamentalement incompatible avec les sociétés issues des Lumières. Le musulman n'est pas fraternel : frère du coreligionnaire, oui, mais pas des autres, tenus pour rien, quantités négligeables ou détestables.

 

Le local comme universel. En lecteurs de Carl Schmidt qu’ils ne sont pas, les musulmans coupent le monde en deux : les amis, les ennemis. D'un côté, les frères en islam, de l'autre, les autres, tous les autres. Dâr al-islam contre dar al-harb : deux univers irréductibles, incompatibles, régis par des relations sauvages et brutales : un prédateur une proie, un mangeur un mangé, un dominant un dominé. Comme dans la plus banale des jungles, les félins entre eux, et le reste du territoire à soumettre, asservir et posséder. La loi qui règle le rapport entre les animaux.

 

Une vision du monde pas bien éloignée de celle d'Hitler qui justifie les logiques de marquage, de possession, de gestion et d'extension du territoire. Le renard et le poulailler, le faucon et sa proie, le lion et la gazelle, les forts et les faibles, l'islam et les autres. Pas de droit, pas de loi, pas de langage, pas d'échange ou de communication, pas d'intelligence, pas de cerveau, mais des muscles, de l'instinct, de la force, du combat, de la guerre et du sang.

 

L'universel ? Le local moins les murs - pour paraphraser Miguel Torga. Le tribal du VII° siècle, le féodal du désert arabe, le clanique primitif transposé à chaque fois sans changement dans la civilisation du moment, y compris la nôtre, postmoderne, hyper industrielle et numérique. Le village du désert devient le modèle du monde. L'oasis où rien ne pénètre depuis des siècles, sinon les caravanes nomades chargées de denrées de première nécessité, fonctionne comme archétype social, humain, métaphysique et politique.

 

Un livre datant des premières années de 630, hypothétiquement dicté à un gardeur de chameaux illettré, décide dans le détail du quotidien de milliards d'hommes à l'heure de la vitesse supersonique, de la conquête spatiale, de l'informatisation généralisée de la planète, du temps réel et universel des communications généralisées, du séquençage du génome humain, de l'énergie nucléaire, des premières heures du post-humain... La remarque vaut pour les louba­vitchs accrochés à la Torah et au Talmud qui partagent eux aussi une semblable ignorance du temps qui passe.

 

Comme sous la tente il y a mille cinq cents ans, la famille constitue le noyau. Pas la communauté nationale ou patriotique, encore moins l'entité universelle ou cosmopolitique, mais celle du chef de famille possédant ses deux, trois ou quatre femmes soumises - car la polygamie primitive persiste dans le Talmud comme dans le Coran (IV, 3) - au milieu d'enfants nombreux - une bénédiction de Dieu, l'autorité procédant d'Allah, bien sûr, mais par la voix du Père, du Mari, de l’Époux, figures de Dieu sous la toile en poil de chèvre.

 

Toute action se vit sous le regard de la tribu qui la juge à l'aune de la conformité aux règles coraniques ou musulmanes. Le père, mais aussi, dans une logique phallocrate totale, le grand frère, le frère et autres variations sur le thème du mâle. Le lieu de la religion incarnée, donc du politique et de la théocratie, c'est la cellule de base de la société : ni Platon - dans La République -, ni Hegel - dans Les principes de la philosophie du droit -, ni Mussolini, ni Hitler, ni Pétain et autres fascistes ne s'y trompent : tous savent que le début de la communauté, la généalogie de la collectivité se noue là, dans l'espace intime de la famille - la tribu primitive. Lire ou relire Engels et L'origine de la famille, de la propriété privée et de l’État pour s'en convaincre...

 

Et une autre réflexion de Onfray :

(…/...) "Nos compatriotes d'origine musulmane" ? D'origine algérienne, marocaine, maghrébine, bretonne, anglaise, française etc., etc., je vois. De religion musulmane, catholique, juive, je vois aussi. Mais d'origine musulmane, catholique, ou juive, ou ce que vous voulez, je ne vois pas bien. Ou plutôt je ne vois que trop bien ce que cette confusion entre origine et religion comporte et à quel point elle trouve ses plus ardents partisans chez les extrémistes religieux de toute obédience. De surcroît cette confusion entre la religion et l'appartenance à une population fait le jeu des extrémistes musulmans en mettant tous les arabes, y compris les arabes athées, ou convertis, dans le panier de l'islam radical. L'extrême droite applaudit des deux mains. Enfin, à ce compte-là on ne peut critiquer l'islam radical sans tomber dans le racisme anti arabe, comme les extrémistes juifs sans se faire taxer d'antisémitisme. Cette confusion est tellement répandue, notamment dans une certaine extrême gauche, que l'on va finir par croire que seuls méritent d'être défendu contre le racisme anti arabe, les musulmans, les radicaux plus que les modérés, et pas les autres. » (…/...)

 

Tè ! Je vais encore me faire des amis parmi les idiots utiles qui bavent leur fiel dérisoire sur Onfray tout en léchant sans vergogne les babouches des nazislamistes...

 

Duodi 2 vendémiaire 223

 

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17/09/2014

« L'appel de Paris » des musulmans de France

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Des responsables musulmans français affichent leur unité dans la condamnation des exactions commises en Irak et en Syrie par l'Etat islamique, qualifié d'«organisation terroriste», et lancent un appel « aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre » à leurs côtés.

 

Cet « Appel de Paris » est enfin une prise de position claire de nos compatriotes musulmans. Jusqu'à maintenant leur silence face aux exactions des nazislamistes irritait beaucoup de monde. Silence des responsables musulmans ou...silence des médias occultant (pourquoi ? pour qui?) ces prises de positions ?

 

Bravo et merci à eux. Relayons au maximum cet appel de paix :

 

« Nous, responsables musulmans de France, signataires du présent appel :

Nous condamnons fermement les exactions commises par l’organisation « Daesh », connue sous l’appellation « Etat Islamique » (EIL), à l’encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les chrétiens, les Yézidis, les kurdes, les turcomans, les musulmans chiites ou sunnites, les humanitaires, les journalistes et les reporters.

Nous considérons que cette organisation, en dépit de son appellation usurpée, n’a rien ni d’Etat ni d’islamique. Ses actions criminelles et barbares, dont les décapitations macabres des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et de l’humanitaire britannique David Haines, d’une cruauté et d’une violence insoutenables, sont en totale contradiction avec les principes élémentaires de la religion musulmane.

Nous saluons la réaction spontanée, responsable et unanime des musulmans de France et de leurs imams qui ont condamné fermement les actes abjects du groupe terroriste «Daesh ».

Nous saluons la position des autorités chrétiennes, qui tout en condamnant les exactions perpétrées contre les chrétiens d’Irak et de Syrie, refusent toute instrumentalisation de cette tragédie et soulignent que les musulmans sont également victimes de cette organisation terroriste.

Nous appelons tous les citoyens épris de paix et de justice quelle que soit leur religion ou leur conviction à afficher, aujourd’hui plus que jamais, leur unité face au terrorisme et à la barbarie et à œuvrer sans relâche pour que le dialogue et la solidarité entre eux puissent faire barrage aux adeptes de la prétendue « guerre des civilisations ».

Nous réitérons notre appel aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre aux côtés de ces terroristes, de prendre conscience de l'ampleur de la gravité des crimes dont ils pourraient se rendre complices, ainsi que de la lourde responsabilité, devant Dieu et devant l'Humanité, d’une telle complicité.

Face à l’ampleur des crimes commis par « Daesh » et l’importance des moyens matériels dont elle dispose, nous appelons la communauté internationale à diligenter une enquête afin que soient déterminés les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste ainsi que l’origine de ses moyens.

Nous demandons aux musulmans de France d’apporter leur aide aux exilés, notamment à ceux présents en France, d’élever des prières, tous les vendredis, pour le repos des âmes de toutes les victimes et implorer le Très Miséricordieux afin qu’Il accorde Son Aide et Son Soutien à ceux qui souffrent des actes de cette organisation terroriste. »


Signataires

Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), représenté par Ahmet Ogras, président.

Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), représentée par Cheikh Moussa Touré, président.

Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP), représentée par le Recteur Dalil Boubakeur, président.

Foi et Pratique, représentée par Hamadi Hammami.

Grande Mosquée d’Evry-Courcouronnes, représentée par le Recteur Khalil Merroun

Grande Mosquée de Lyon, représentée par le Recteur Kamel Kabtane

Grande Mosquée de Saint-Denis de l’île de la Réunion, représentée par Aslam Timol

Rassemblement des musulmans de France (RMF), représenté par Anouar Kbibech, président.

Union des mosquées de France (UMF), représentée par Mohammed Moussaoui, président

Union des organisations islamiques de France, représentée par Amar Lasfar, président.

 

 


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1er jour complémentaire dit « de la vertu » de l'an 222

 



 

 

 

 

 

19/08/2014

Les Bédouins razziés en plein Paname ! Olè !

bédouins Tissot.jpg

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Les bagnoles du bédouin

Ça a fait du foin

Sont parties en flamme

 

Le pognon du bédouin

Est parti au loin

C’est rien pour l’Infâme

 

De Clichy à Saint-Ouen

On rigole bien

De ce polygame

 

Qui, vert-bleu de pétoche

S’est fait emplâtrer

Son argent de poche

 

Etc. A vous de continuer…

 

Eh ! Il est des jours comme ça. Où on se lève sur une bonne nouvelle ! Et ça réjouit pour toute la journée ! Le bédouin qui se fait razzier en plein Paname ! L’arroseur arrosé !

 

Bof. 250.000 euros, c’est même pas l’argent de poche de sa quinzième femme-esclave au Kon-Prinz… Mais c’est le symbole qui est beau. Huit ou neuf grosses limousines aux vitres teintées, dont certaines devaient être emplies de gros mastards garde du corps armés jusqu’au keffieh, arrêtés par deux bagnoles ! Et en quelques secondes, ces véritables polytechniciens de la truanderie ont dépouillé les « zaltesses » de leur argent de poche, mais aussi de documents qu’ils pourront revendre au plus offrant. Sans violence, sans un coup de feu. Chapeau les artistes !

 

Tout de même ! Faire ça à nos grands « amis » de l’Arabie saoudite… Ça la fout mal. Ces « amis » saoudiens, tout comme leurs concurrents qataris, mettent en application ce que la casuistique islamique appelle le « dahir » (le visible) et le « bâtin » (l’occulte). Le Dahir, c’est le pragmatisme économique, le commerce, l’achat des bijoux de famille de la république, la pénétration financière dans ses plus grandes entreprises, c’est les Airbus, les écoles cogérées ( !!??), les musées, etc. Le Bâtin, c’est l’achat des consciences et des influences en finançant certaines campagnes électorales, c’est le prosélytisme islamique en douce, en investissant dans les cités, c’est le financement des mosquées et des imams chargés de porter la voix d’Allah en terre de mission, c’est insuffler sournoisement la haine contre les chrétiens et les juifs, c’est mettre en place, insidieusement, des filières envoyant de pauvres  jeunes déboussolés se former au Jihad et Syrie, en Irak pour ensuite revenir former cette armée de l’ombre prête à sacrifier sa vie pour le « triomphe de l’islam », etc.

 

L’Arabie saoudite, c’est aussi le soutient financier et idéologique des Frères musulmans, qui prêchent ouvertement l'avènement de la charia – horreur archaïque à l'état pur – dans le monde entier, c’est le soutient de ce « califat islamique » qui plante la merde en Syrie et en Irak et contre lequel on envoie des armes (!!), c’est également le soutien financier des mouvements salafistes contre lesquels la France envoie ses soldats...

 

Avec des amis comme ça, on est tranquille !

 

La smala du bédouin

Fout un beau tintouin

Au cœur de Paname

 

Etc.etc.etc…

 

Olé ! Que du bonheur.

 

Duodi 2 fructidor 222

 

Illustration James Tissot – Droits réservés

 

14/08/2014

Aux dieux odieux !

chimulus dieu tout puissant.jpg

 

Au Proche-Orient, les croyants s’entretuent avec allégresse. Chacun égorgeant l’autre avec « got mit uns ».

 

Enfin, c’est surtout les fils des divers Allah qui massacrent les autres. Tu ne crois pas à MON Allah ? Tu te convertis ou alors je te tue. Mais enfin, on peut s’arranger si tu as du pognon et que tu casques la « dhimmi » : on te permettra de survivre comme un citoyen de troisième zone, dans la peur permanente bien sûr, et en nous engraissant de ton travail. Bref, comme une pute se fait exploiter par son maquereau…

 

Il est vrai que dieu est amour.

 

Amour, mon cul ! Amour de la mort. Abrutissement des masses pour mieux les manipuler.

 

Ces horreurs me confortent dans mon rejet viscéral de toutes ces konneries, de toutes ces névroses collectives que sont les religions.

 

L'athéisme, il faut le dire avec force, est un engrenage positif pour l'amour de la vie.

 

Les trois grandes religions monothéistes, faisant de la vie terrestre une épreuve, et du corps une prison, donnent toute primauté à l'existence sous forme d'âme, dans un anti-monde féerique, un ailleurs bienheureux, où l'on vit en paix avec les êtres que nous aimons, et ceci pour l'éternité...Il y a dans cet anti-monde, au choix, la présence transcendante de Dieu, des rivières de miel, des vierges à profusion, la cohabitation idéale d'animaux qui dans la nature sont prédateurs et proies. Et gnangnangnan, et gnangnangnan… Fatras de puérilités.

 

Mais derrière ce cadre idyllique se cache la pénitence; le paradis n'est pas un cadeau, il est une récompense qui ne s'acquiert qu'au prix d'une souffrance et d'une soumission à des textes « sacrées » dont les inepties, les faussetés, les incohérences, les reprises à des peuples anciens et paganistes ne sont plus à démontrer. Fatras de stupidités destinées à culpabiliser, à faire peur.

 

C'est que le réel est ici sur Terre, et le silence de Dieu nous oblige, par raison, à conclure à son inexistence, donc à celle du paradis, et de surcroît à celle de l'enfer, et ceci sans équivoque. Le réel est ici sur Terre, avec les affections, négatives et positives, la mort et la naissance, la maladie et la rémission, la joie et la tristesse, la réussite et l'échec, et loin de tout manichéisme, la vie est aussi tout ce qu'il y a entre tous ces extrêmes.

 

L'athée entré en athéisme, c'est à dire athée par réflexion et par raison, sait qu'il n'y a rien après la mort, comme il n'y avait rien avant notre naissance, que tout ce que nous avons à vivre est sur cette Terre dans le temps que nous avons entre la naissance et la mort. L'athée sait donc combien la vie est chère, le corps aussi précieux que l'esprit.

 

Il n'y a pas de place dans la raison de l'athée pour la guerre, la violence, la destruction de toute vie, animale et humaine, dans un but de conquête, de réjouissance, de protection d'intérêt dit vitaux. L'athée n'est en aucune mesure d'accord pour accepter une haine à priori sur la base d'arguments fallacieux (racisme), il ne peut admettre que l'on discrimine des êtres pour ce qu'ils sont par nature (sexisme et homophobie). L'athée doit combattre tout cela qui n'est que le résultat de la névrose religieuse qui en instaurant un mode de vie patriarcale et bestiale (rapport sexuel dans le but de se reproduire, d'où sa haine pour l'homosexualité, pour le plaisir, pour la jouissance, pour l’hédonisme) n'a jamais pu apporter aucun bonheur.

 

L'athée vit dans cette engrenage positif d'amour de la vie, et vit avec lui en parfaite osmose, afin de découvrir que derrière la violence humaine il y a aussi la possibilité d'être humain, civilisé et d'appartenir à la nature en la protégeant des loups religieux qui pensent que Dieu la mît à notre disposition, et que, par évidence religieuse, nous pouvons en disposer à notre guise et sans remord aucun...

 

La religion n'amène à rien d'autre qu'à la haine de la vie, et à la destruction de celle-ci par l'arrogance déiste. Encore une fois la condamnation du port du préservatif met à mort des millions d'africains, qui, s'ils eussent été incroyants, auraient eu une vie plus longue, et moins douloureuse.

 

La première des révoltes, c’est de « tuer dieu » disait Camus dans « L’homme révolté ». Alors aux armes, citoyen. La première de ces armes étant la simple raison.

 

Sextidi 26 thermidor 222

 

Illustration: merci à Chimulus

 

24/07/2014

Le couteau d'Abraham

abraham tue son fils.jpg

 

 

Dieu maudit, dieu unique, inique et sanguinaire

Dont le rire odieux ensanglante la terre,

Si tu avais du cœur, si tu avais une âme

Aurais-tu retenu le couteau d'Abraham ?

Que ne l'as-tu laissé tuer son rejeton

Plutôt que d'égorger un innocent mouton !

En saignant ses deux fils, tuant sa descendance

Il aurait évité des siècles de souffrance.

Que ce fut Isaac, que ce fut Ismaël

Ces frères ennemis perpétuent leur duel,

Ces messagers de mort, depuis, portent le glaive

Et font couler le sang et les larmes sans trêve.

Refusant de remettre leur épée au fourreau

Ils sont à tour de rôle, et victime, et bourreau.

Les enfants d'Isaac fondèrent Israël

Et l'Islam fut donné aux enfants d'Ismaël

Ces frères combattants issus du même sang

Arborent comme emblème l'étoile ou le croissant.

L'objet de leur combat, c'est une même terre -

Que chacun revendique comme son sanctuaire -

Commune puisqu'alors c'était un même peuple

Avant que des dieux fous ne les rendent aveugles.

Partout où ils essaiment, ils importent leur guerre,

Bafouant les nations qui leur offrent leur terre.

Et sur leur sol martyr, dans le sang et les flammes,

Se massacrant entre eux, ils génèrent des drames.

Les uns sèment la mort au bout de leurs missiles

Au nom de la Charia, sur les champs et les villes,

Les autres, sous l'abri moral de la Shoah,

Massacrent des enfants, explosant corps et bras.

Ces sordides tueurs, ces brutes sanguinaires

Devraient bien méditer ces vers de Baudelaire :

"Et cependant voilà des siècles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remords,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

Ô lutteurs éternels, ô frères implacables ! "

N'êtes-vous pas fourbus et noyés dans les larmes ?

Y aura-t-il toujours, entre vous, une lame ?

Ne serait-il pas temps de rejeter la haine

Et se dire « Bonjour ! » à défaut de « Je t'aime ! »

 

 

VictorAyoli

 

Sextidi 6 thermidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

09/07/2014

Terrorisme : vers un « patriot act » à la française ?

haine Couteau-Sang.jpg

 

 

Ce matin, je viens d'entendre le juge antiterroriste Marc Trévidic parler de ses inquiétudes concernant les jeunes partant faire le « jihad » en Syrie ou ailleurs. Il a écrit un livre sur ce sujet qu'il connaît bien: « Terroristes – Les 7 piliers de la déraison ». « Dans l'antiterrorisme, dit-il, il faut empêcher que le crime soit commis. Donc, il faut pouvoir démontrer qu'un crime allait avoir lieu. Il faut prouver que les gens qu'on arrête entendaient participer à une action terroriste, alors qu'elle n'a jamais été commise. Nous sommes dans un moment qui se situe avant même la tentative... » Difficile effectivement !

 

Les parlementaires vont débattre aujourd'hui pour tenter de mettre en place un arsenal législatif susceptible de lutter contre ce fléau. Avec la possible création d'un délit « d'intention de jihad » ! Et même la qualification d'une « entreprise terroriste individuelle ». L'Eurl du terrorisme en quelque sorte ! Autrement dit une justice préventive, sanctionnant non pas des faits mais des intentions !!! En quelque sorte, un « Patriot act » à la française. Bonjour les dégâts !

 

Marc Trévidic pensent que la cause de cette épidémie de « djihadite aigüe » est le fait de ce qu'il nomme « les imams électroniques », c'est-à-dire les sites internet qui incitent les jeunes à rejoindre le terrorisme islamique. Un millier de jeunes Français seraient partis ainsi en Syrie. Certains sont tués (très bien), d'autres sont déçus et comprennent leur erreur (??? Trévidic, lui, pense qu'il n'y a pas de repentir possible en la matière), mais beaucoup reviennent sur le sol national avec non seulement la haine pour tout ce qui n'est pas musulman mais aussi l'expérience de tuer et l’entraînement pour le faire.

 

Ils se fondent dans la population et pratiquent l'art de la dissimulation, la « taqiya ». Pour Trévidic, « la taqiya est une des plus grandes menaces qui pèsent sur nous : c'est le risque de ne plus arriver à repérer nos ouailles ! C'est une méthode qui était enseignée dans les camps d'al-Qaida à partir du milieu des années 90. Nous tenons ces explications des résidents français qui sont revenus de ces camps. L'idée générale était de légitimer par le Coran le fait de permettre à des apprentis terroristes - ou terroristes aguerris - de se fondre dans la population. Quitte à enfreindre certaines règles de l'islam, comme avoir des relations avec des femmes hors mariage ou encore boire de l'alcool. En clair, avant de passer à l'action, il faut se camoufler au milieu des "mécréants". Autrefois, on appelait ces personnes les "agents dormants d'al-Qaida". C'est la logique de la guerre, du faible et du fort, qui se marie parfaitement au terrorisme. Elle trouve sa justification dans des versets religieux. Le prophète Mahomet lui-même aurait recommandé de ne pas attaquer ouvertement l'ennemi tant qu'on est trop faible. Et d'attendre d'être plus fort pour passer à l'offensive. »

 

Que faire avec ceux-ci ? Ce sont eux les plus dangereux. Mohamed Merhad (le tueur d'enfant de Toulouse) et Mehdi Nemmouche (l'auteur de l'attentat contre le musée juif de Bruxelles) sont de ceux-là. Pourquoi ne pas leur interdire le retour en Europe et en France ? « Ils sont Français... Il n'est donc pas possible de leur empêcher le retour dans leur pays. » Faut-il en faire des gens assignés à résidence ad vitam eternam !

 

Il n'y a pas de loi pour neutraliser ces gens, alors on fait quoi ? On attend qu'ils tuent, et tuent en masse : sur un marché, dans un cinéma, dans le métro, dans une gare, au stade, dans une école, tout est cible pour un tueur fanatisé.

 

Tout est dit. Ces « loups solitaires », à partir du moment où ils sont reconnus, « logés » comme disent les flics, on fait quoi ? On attend qu'ils agissent ? Qu'ils massacrent ? Vous croyez qu'on a les moyens de surveiller ainsi des centaines d'assassins potentiels ?

 

Au chiotte tout angélisme bêlant : ces gens-là sont des ennemis mortels, on doit les traiter en ennemis mortels. Et s'en débarrasser définitivement, sans états d'âme ni publicité...

 

Sources : France-inter et Le Point

 

Primidi 21 messidor 222

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14/06/2014

Grivoiseries littéraires estivales

 

Sonnet pour une belle nonnain

Qui se disoit espouse du christ et repoussoit un cavalier

 

Tousjours : Jesus par-cy; tous jours : Jesus par-là,

Jesus veut la vertu, la pudeur il réclame;

Sans combler, ce pendant, le désir qu'il affame,

Jesus deffend cecy, Jesus deffend cela.

 

Sambregoy ! Je vous plains si vous estes sa femme

Car dans ceste famille aucun ne bricola :

Fust-ce pas un pigeon que l'Esprit racola

Pour foutre en lieu de Luy dans le Trou Nostre -Dame?

 

Il faut, ce Jesus-là, le faire un peu cocu:

Quoy ! souffrir qu'un tyran régisse vostre Cu ?

Qu'il le laisse béant, sans gloire et sans usage?

 

Tenez, je le renie, ouy, je change de Foy,

J'honnore Cupidon propice au culletage,

Et vivent les faux-dieux qui bandent comme moy!

 

 

Fernand Fleuret/Annibal Louvigné du Dézert

 

 

cul béni.JPG

 

Sonnet pour un petit conin

 

Petit nid sous un petit toit,

D'une oyselle fine industrie;

Nid qui n'a rien d'un nid de pie,

Mais où la pie hier estoit;

 

Petit annelet trop estroit

Dont je tente l'escroquerie;

Chef-d'œuvre de serrurerie

Qu'un vit en crochet n'ouvriroit ,

 

Fissure où vrille une lambrusque,

Bosquet où le Plaisir s'embusque:

Tel est le conin d'Alison,

 

Luy qui regalle ma braguette

Du sphincter d'un jeune garçon

Sous la motte d'une fillette.

 

 

Quintidi 25 prairial 222

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