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14/08/2014

Aux dieux odieux !

chimulus dieu tout puissant.jpg

 

Au Proche-Orient, les croyants s’entretuent avec allégresse. Chacun égorgeant l’autre avec « got mit uns ».

 

Enfin, c’est surtout les fils des divers Allah qui massacrent les autres. Tu ne crois pas à MON Allah ? Tu te convertis ou alors je te tue. Mais enfin, on peut s’arranger si tu as du pognon et que tu casques la « dhimmi » : on te permettra de survivre comme un citoyen de troisième zone, dans la peur permanente bien sûr, et en nous engraissant de ton travail. Bref, comme une pute se fait exploiter par son maquereau…

 

Il est vrai que dieu est amour.

 

Amour, mon cul ! Amour de la mort. Abrutissement des masses pour mieux les manipuler.

 

Ces horreurs me confortent dans mon rejet viscéral de toutes ces konneries, de toutes ces névroses collectives que sont les religions.

 

L'athéisme, il faut le dire avec force, est un engrenage positif pour l'amour de la vie.

 

Les trois grandes religions monothéistes, faisant de la vie terrestre une épreuve, et du corps une prison, donnent toute primauté à l'existence sous forme d'âme, dans un anti-monde féerique, un ailleurs bienheureux, où l'on vit en paix avec les êtres que nous aimons, et ceci pour l'éternité...Il y a dans cet anti-monde, au choix, la présence transcendante de Dieu, des rivières de miel, des vierges à profusion, la cohabitation idéale d'animaux qui dans la nature sont prédateurs et proies. Et gnangnangnan, et gnangnangnan… Fatras de puérilités.

 

Mais derrière ce cadre idyllique se cache la pénitence; le paradis n'est pas un cadeau, il est une récompense qui ne s'acquiert qu'au prix d'une souffrance et d'une soumission à des textes « sacrées » dont les inepties, les faussetés, les incohérences, les reprises à des peuples anciens et paganistes ne sont plus à démontrer. Fatras de stupidités destinées à culpabiliser, à faire peur.

 

C'est que le réel est ici sur Terre, et le silence de Dieu nous oblige, par raison, à conclure à son inexistence, donc à celle du paradis, et de surcroît à celle de l'enfer, et ceci sans équivoque. Le réel est ici sur Terre, avec les affections, négatives et positives, la mort et la naissance, la maladie et la rémission, la joie et la tristesse, la réussite et l'échec, et loin de tout manichéisme, la vie est aussi tout ce qu'il y a entre tous ces extrêmes.

 

L'athée entré en athéisme, c'est à dire athée par réflexion et par raison, sait qu'il n'y a rien après la mort, comme il n'y avait rien avant notre naissance, que tout ce que nous avons à vivre est sur cette Terre dans le temps que nous avons entre la naissance et la mort. L'athée sait donc combien la vie est chère, le corps aussi précieux que l'esprit.

 

Il n'y a pas de place dans la raison de l'athée pour la guerre, la violence, la destruction de toute vie, animale et humaine, dans un but de conquête, de réjouissance, de protection d'intérêt dit vitaux. L'athée n'est en aucune mesure d'accord pour accepter une haine à priori sur la base d'arguments fallacieux (racisme), il ne peut admettre que l'on discrimine des êtres pour ce qu'ils sont par nature (sexisme et homophobie). L'athée doit combattre tout cela qui n'est que le résultat de la névrose religieuse qui en instaurant un mode de vie patriarcale et bestiale (rapport sexuel dans le but de se reproduire, d'où sa haine pour l'homosexualité, pour le plaisir, pour la jouissance, pour l’hédonisme) n'a jamais pu apporter aucun bonheur.

 

L'athée vit dans cette engrenage positif d'amour de la vie, et vit avec lui en parfaite osmose, afin de découvrir que derrière la violence humaine il y a aussi la possibilité d'être humain, civilisé et d'appartenir à la nature en la protégeant des loups religieux qui pensent que Dieu la mît à notre disposition, et que, par évidence religieuse, nous pouvons en disposer à notre guise et sans remord aucun...

 

La religion n'amène à rien d'autre qu'à la haine de la vie, et à la destruction de celle-ci par l'arrogance déiste. Encore une fois la condamnation du port du préservatif met à mort des millions d'africains, qui, s'ils eussent été incroyants, auraient eu une vie plus longue, et moins douloureuse.

 

La première des révoltes, c’est de « tuer dieu » disait Camus dans « L’homme révolté ». Alors aux armes, citoyen. La première de ces armes étant la simple raison.

 

Sextidi 26 thermidor 222

 

Illustration: merci à Chimulus

 

24/07/2014

Le couteau d'Abraham

abraham tue son fils.jpg

 

 

Dieu maudit, dieu unique, inique et sanguinaire

Dont le rire odieux ensanglante la terre,

Si tu avais du cœur, si tu avais une âme

Aurais-tu retenu le couteau d'Abraham ?

Que ne l'as-tu laissé tuer son rejeton

Plutôt que d'égorger un innocent mouton !

En saignant ses deux fils, tuant sa descendance

Il aurait évité des siècles de souffrance.

Que ce fut Isaac, que ce fut Ismaël

Ces frères ennemis perpétuent leur duel,

Ces messagers de mort, depuis, portent le glaive

Et font couler le sang et les larmes sans trêve.

Refusant de remettre leur épée au fourreau

Ils sont à tour de rôle, et victime, et bourreau.

Les enfants d'Isaac fondèrent Israël

Et l'Islam fut donné aux enfants d'Ismaël

Ces frères combattants issus du même sang

Arborent comme emblème l'étoile ou le croissant.

L'objet de leur combat, c'est une même terre -

Que chacun revendique comme son sanctuaire -

Commune puisqu'alors c'était un même peuple

Avant que des dieux fous ne les rendent aveugles.

Partout où ils essaiment, ils importent leur guerre,

Bafouant les nations qui leur offrent leur terre.

Et sur leur sol martyr, dans le sang et les flammes,

Se massacrant entre eux, ils génèrent des drames.

Les uns sèment la mort au bout de leurs missiles

Au nom de la Charia, sur les champs et les villes,

Les autres, sous l'abri moral de la Shoah,

Massacrent des enfants, explosant corps et bras.

Ces sordides tueurs, ces brutes sanguinaires

Devraient bien méditer ces vers de Baudelaire :

"Et cependant voilà des siècles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remords,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

Ô lutteurs éternels, ô frères implacables ! "

N'êtes-vous pas fourbus et noyés dans les larmes ?

Y aura-t-il toujours, entre vous, une lame ?

Ne serait-il pas temps de rejeter la haine

Et se dire « Bonjour ! » à défaut de « Je t'aime ! »

 

 

VictorAyoli

 

Sextidi 6 thermidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

09/07/2014

Terrorisme : vers un « patriot act » à la française ?

haine Couteau-Sang.jpg

 

 

Ce matin, je viens d'entendre le juge antiterroriste Marc Trévidic parler de ses inquiétudes concernant les jeunes partant faire le « jihad » en Syrie ou ailleurs. Il a écrit un livre sur ce sujet qu'il connaît bien: « Terroristes – Les 7 piliers de la déraison ». « Dans l'antiterrorisme, dit-il, il faut empêcher que le crime soit commis. Donc, il faut pouvoir démontrer qu'un crime allait avoir lieu. Il faut prouver que les gens qu'on arrête entendaient participer à une action terroriste, alors qu'elle n'a jamais été commise. Nous sommes dans un moment qui se situe avant même la tentative... » Difficile effectivement !

 

Les parlementaires vont débattre aujourd'hui pour tenter de mettre en place un arsenal législatif susceptible de lutter contre ce fléau. Avec la possible création d'un délit « d'intention de jihad » ! Et même la qualification d'une « entreprise terroriste individuelle ». L'Eurl du terrorisme en quelque sorte ! Autrement dit une justice préventive, sanctionnant non pas des faits mais des intentions !!! En quelque sorte, un « Patriot act » à la française. Bonjour les dégâts !

 

Marc Trévidic pensent que la cause de cette épidémie de « djihadite aigüe » est le fait de ce qu'il nomme « les imams électroniques », c'est-à-dire les sites internet qui incitent les jeunes à rejoindre le terrorisme islamique. Un millier de jeunes Français seraient partis ainsi en Syrie. Certains sont tués (très bien), d'autres sont déçus et comprennent leur erreur (??? Trévidic, lui, pense qu'il n'y a pas de repentir possible en la matière), mais beaucoup reviennent sur le sol national avec non seulement la haine pour tout ce qui n'est pas musulman mais aussi l'expérience de tuer et l’entraînement pour le faire.

 

Ils se fondent dans la population et pratiquent l'art de la dissimulation, la « taqiya ». Pour Trévidic, « la taqiya est une des plus grandes menaces qui pèsent sur nous : c'est le risque de ne plus arriver à repérer nos ouailles ! C'est une méthode qui était enseignée dans les camps d'al-Qaida à partir du milieu des années 90. Nous tenons ces explications des résidents français qui sont revenus de ces camps. L'idée générale était de légitimer par le Coran le fait de permettre à des apprentis terroristes - ou terroristes aguerris - de se fondre dans la population. Quitte à enfreindre certaines règles de l'islam, comme avoir des relations avec des femmes hors mariage ou encore boire de l'alcool. En clair, avant de passer à l'action, il faut se camoufler au milieu des "mécréants". Autrefois, on appelait ces personnes les "agents dormants d'al-Qaida". C'est la logique de la guerre, du faible et du fort, qui se marie parfaitement au terrorisme. Elle trouve sa justification dans des versets religieux. Le prophète Mahomet lui-même aurait recommandé de ne pas attaquer ouvertement l'ennemi tant qu'on est trop faible. Et d'attendre d'être plus fort pour passer à l'offensive. »

 

Que faire avec ceux-ci ? Ce sont eux les plus dangereux. Mohamed Merhad (le tueur d'enfant de Toulouse) et Mehdi Nemmouche (l'auteur de l'attentat contre le musée juif de Bruxelles) sont de ceux-là. Pourquoi ne pas leur interdire le retour en Europe et en France ? « Ils sont Français... Il n'est donc pas possible de leur empêcher le retour dans leur pays. » Faut-il en faire des gens assignés à résidence ad vitam eternam !

 

Il n'y a pas de loi pour neutraliser ces gens, alors on fait quoi ? On attend qu'ils tuent, et tuent en masse : sur un marché, dans un cinéma, dans le métro, dans une gare, au stade, dans une école, tout est cible pour un tueur fanatisé.

 

Tout est dit. Ces « loups solitaires », à partir du moment où ils sont reconnus, « logés » comme disent les flics, on fait quoi ? On attend qu'ils agissent ? Qu'ils massacrent ? Vous croyez qu'on a les moyens de surveiller ainsi des centaines d'assassins potentiels ?

 

Au chiotte tout angélisme bêlant : ces gens-là sont des ennemis mortels, on doit les traiter en ennemis mortels. Et s'en débarrasser définitivement, sans états d'âme ni publicité...

 

Sources : France-inter et Le Point

 

Primidi 21 messidor 222

Photo X - Droits réservés

 

14/06/2014

Grivoiseries littéraires estivales

 

Sonnet pour une belle nonnain

Qui se disoit espouse du christ et repoussoit un cavalier

 

Tousjours : Jesus par-cy; tous jours : Jesus par-là,

Jesus veut la vertu, la pudeur il réclame;

Sans combler, ce pendant, le désir qu'il affame,

Jesus deffend cecy, Jesus deffend cela.

 

Sambregoy ! Je vous plains si vous estes sa femme

Car dans ceste famille aucun ne bricola :

Fust-ce pas un pigeon que l'Esprit racola

Pour foutre en lieu de Luy dans le Trou Nostre -Dame?

 

Il faut, ce Jesus-là, le faire un peu cocu:

Quoy ! souffrir qu'un tyran régisse vostre Cu ?

Qu'il le laisse béant, sans gloire et sans usage?

 

Tenez, je le renie, ouy, je change de Foy,

J'honnore Cupidon propice au culletage,

Et vivent les faux-dieux qui bandent comme moy!

 

 

Fernand Fleuret/Annibal Louvigné du Dézert

 

 

cul béni.JPG

 

Sonnet pour un petit conin

 

Petit nid sous un petit toit,

D'une oyselle fine industrie;

Nid qui n'a rien d'un nid de pie,

Mais où la pie hier estoit;

 

Petit annelet trop estroit

Dont je tente l'escroquerie;

Chef-d'œuvre de serrurerie

Qu'un vit en crochet n'ouvriroit ,

 

Fissure où vrille une lambrusque,

Bosquet où le Plaisir s'embusque:

Tel est le conin d'Alison,

 

Luy qui regalle ma braguette

Du sphincter d'un jeune garçon

Sous la motte d'une fillette.

 

 

Quintidi 25 prairial 222

Photo X - Droits réservés

 



04/06/2014

Changement de parasite en Espagne… « Ah ! Ça ira… Ça ira… Ça ira… »

manif républicaine à madrid.gif

 

Maintenant, en plus des tapeurs dans la baballe de Roland-Garros, les lucarnes à décerveler nous gonflent les aliboffis avec…le roi d’Espagne qui refile son rôle de parasite en chef à son lardon ! Un roi, ou une reine… Comment peut-on accepter ça si on un tant soit peu de fierté et d’estime de soi ? Comment peut-on accepter d’être le sujet d’un autre ? Être « sujet » de quelqu’un, c’est dénier à l’individu une identité propre autre que celle de la soumission. Un « sujet » accepte l’obéissance, ne se rebelle pas, il porte en lui les attributs de l’esclave. Pis : de l’esclave volontaire !

 

La royauté, c’est accepter que quelqu’un, qu’une famille s’attribue le privilège exorbitant d’être au-dessus des autres. C’est l’expression de l’injustice la plus sordide élevée au rang d’institution. En vertu de quoi le « roi » serait-il supérieur au plus faible de ses « sujets » ? Toujours en vertu de la force, de la brutalité, de la cupidité, de la méchanceté, du cynisme. Bref de tous les concepts honnis qui font le fascisme. Et que l’on se refile d’une génération à l’autre.

 

Et le bon kon s’y laisse prendre… Il faut dire que les canards-laquais et les lucarnes à décerveler en rajoutent pour abrutir le populo. Et que je t’étale ces couenneries sur cinq cols, en gros titres, avec photos princières bien dégoulinantes ! Et que je te sature les écrans d’images de reines ou princesses qui nous honorent de leurs pets royaux ! Quand ce n’est pas le royal chiard de Kate rosbif, c’est le bibide gonflée de la princesse du rocher de tous les trafics, fécondé par la semence princière de Bébert. Princesses et reines ? Des plantes grasses avec un ventre. Un ventre pour perpétuer la « race » des parasites exploiteurs.

 

Et maintenant voilà l’Espanche fatigué par la goutte qui passe la main et refile le gâteau à sa « royale » descendance… Pendant ce temps, les Espagnols se sont tout de même rassemblés par milliers pour réclamer la fin de cette mascarade « royale » et le retour à la République. Mais on ne les a montrés que quelques secondes… « C’est pas vendeur ça, Coco. Fais moi un plutôt un sujet sur la nouvelle reine espagnole, avec quelques photos sexy. Démerde-toi. » 

 

Tout ça, c’est fait pour endormir le bon kon. On lui refile du faux rêve bidon pour qu’il ne regarde pas les saloperies qui l’écrasent au profit d’une oligarchie nuisible où se mêlent et se congratulent mafieux de la finance, de l’industrie, de la magouille, de la spéculation et fin de séries au nom à rallonge. Ça pue le pipi de chat, l’hypocrisie et l’extrême droite ultra catho. Ça prône la « charité » qui est d’essence foncièrement inégalitaire, illustration de l’humiliation, de l’asservissement là où il devrait y avoir justice.

 

Finalement, on n’en a pas raccourci assez… Eh ! Oh ! C’est barbare tout de même la « veuve » au père Guillontin ! Oui, mais comme était barbare l’asservissement de tout un peuple au profit exclusif d’une petite mafia appelée « noblesse ». En tuant le roi, le peuple se libérait définitivement, irrémédiablement. Parce qu’il tuait symboliquement dieu. Ce fut un acte majeur de notre grande Révolution.

 

« Ah ! Ça ira… Ça ira… Ça ira… »

 

Sextidi 16 prairial 222

 

Photo X - Droits réservés

 

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14/05/2014

Islamisme : les terrifiants résultats du laxisme britannique

manifestations-islamistes-londres.jpg

 

« Courrier international » publie ce véritable cri de colère de l'écrivaine palestinienne Ahlam Akram contre les écoles tenues par des intégristes à Birmingham et ailleurs. Ce témoignage édifiant et effrayant fera-t-il réfléchir les bisounours idiots utiles de cette idéologie de mort qui squattent en France  la presse-purée et les canards-laquais ?

 

« Cher lecteur, je vous affirme que j'ai tout vérifié avant d'écrire la première ligne de ce texte. Tout a commencé quand quelques familles musulmanes, à Birmingham, ont commencé à se plaindre de l'extrémisme qui sévissait dans des écoles [publiques]. Dans ces écoles, on apprend aux enfants à rejeter le non-musulman, on sépare les garçons des filles et on interdit les cours de natation et de musique.

La BBC s'est penchée sur le sujet. Or ses journalistes se sont heurtés au refus des instituteurs musulmans de les laisser accéder aux écoles en cause. Après enquête, la chaîne a conclu à l'existence de 25 écoles où des extrémistes ont réussi à remplacer les équipes pédagogiques par des instituteurs musulmans rigoristes qui enseignent la haine.

Une police des mœurs à l'école
Dans le même reportage, la BBC évoque également la présence de “gardiens fondamentalistes” au contact des enfants, qui agissent comme une police des mœurs, sermonnant les élèves musulmanes qui s'habillent de manière “indécente” ou qui ne jeûnent pas, allant jusqu'à les agresser physiquement. Ces gardiens exigent des repas halal, des salles de prière et des endroits spécifiques pour la récitation du Coran pendant le ramadan.

Avant même le 11 septembre 2001, on avait assisté à une montée de l'extrémisme islamiste, qui allait de pair avec la crainte croissante suscitée par la présence des musulmans en Occident. Cette crainte, l'extrême-droite européenne l'a exploitée à merveille. Et les musulmans eux-mêmes l'ont nourrie par une attitude de défi et par leur manière d'user des libertés dont ils jouissent. Le tout sous prétexte de préserver leur identité religieuse.

Des “zones d'application de la charia” à Londres
Bien qu'ils meurent d'envie de vivre en Grande-Bretagne et plus généralement en Occident, c'est-à-dire dans les pays de l'“égarement et de la mécréance” plutôt que dans ceux de la “juste voie islamique”, les islamistes cherchent à combattre la culture et les lois de l'Occident pour lui imposer leur propre culture.

Ils profitent de la liberté de culte qui leur est offerte pour exiger des lieux de prière, des mosquées et des écoles [islamiques]. Même ceux qui ne fréquentaient pas la mosquée dans leur pays d'origine se mettent à s'y rendre, au point qu'on les voit déployer leurs tapis de prière en pleine rue, contribuant à provoquer des embouteillages. Certains d'entre eux déclarent même des quartiers de l'est londonien “zones d'application de la charia”.

Au nom de l'identité musulmane

Évidemment, ils refusent le système d'éducation britannique, connu pour encourager la liberté de pensée. Chose totalement inacceptable pour ces “parangons de l'islam autoproclamés”, puisqu'une telle liberté est contraire à leur doxa religieuse. Par conséquent, ils refusent que leurs enfants soient éduqués selon les principes de la libre-pensée, de l'approche rationnelle du monde et de l'ouverture aux autres cultures.

Leurs écoles prétendent qu'elles préservent l'identité musulmane. L'identité qu'ils veulent préserver sert-elle vraiment l'islam et les musulmans ? ou fait-elle tort au premier comme aux seconds ? Les dégâts sur la société sont énormes.

Séparation des sexes
Un tribunal britannique a jugé neuf musulmans pour exploitation sexuelle de mineures – des mineures qu'ils avaient prostituées à Manchester. C'est cette affaire qui a fait dire à la baronne musulmane Saeeda Hussein Warsi qu'une partie des Pakistanais de Grande-Bretagne considèrent la femme blanche comme licite pour eux, puisque de religion et d'appartenance ethnique différentes des leurs. Les crimes d'honneur, au nombre croissant dans le monde musulman, ont également atteint la Grande-Bretagne.

Plus de 2 800 cas ont été enregistrés en une seule année. Lors de conférences organisées par les syndicats d'étudiants, certains orateurs ont demandé qu'on applique la séparation des sexes. On a eu peur que cela soit accepté, étant donné que toute critique de l'islam est devenue taboue en Grande-Bretagne et peut désormais aboutir à la perte de son emploi. Et ce alors qu'on reste entièrement libre de critiquer toute autre religion.

Ce qui nourrit l'extrême-droite
C'est cette mauvaise exploitation des libertés qui encourage Othman Mustafa, avant-dernier fils d'Abou Hamza Al-Masri [prédicateur islamiste expulsé aux Etats-Unis] à appeler au djihad à la mosquée Al-Nour, dans le quartier londonien d'Acton.

Quand on demandait à son père pourquoi il vivait à Londres alors qu'il détestait tant l'Occident, il répondait que cela était temporaire et dicté par la nécessité, et qu'il se servait de l'Occident comme d'un urinoir. Il vivait pourtant aux frais du contribuable britannique. Et son expulsion, qu'il a fallut attendre huit années, le temps des recours en justice, a coûté 8 millions de dollars.
 
Tout cela nourrit l'extrême-droite. Cela amène aussi la société britannique, y compris les musulmans, à la crainte que la société soit confrontée aux dangers de l'extrémisme, d'un racisme débridé, de l'insécurité ou encore du retour des combattants du djihad en Syrie. Ce sont des dangers qui ne planent pas seulement sur l'Occident, mais également sur l'ensemble du monde musulman.

Enquête sur les Frères musulmans
La demande faite au gouvernement britannique d'ouvrir officiellement une enquête sur les activités des Frères musulmans est totalement justifiée. Elle intervient même un peu tard. L'islam politique est comme une pieuvre. Son danger est profond, et réside dans le fait qu'il dispose de réseaux interconnectés qui travaillent avec acharnement et de manière préméditée à changer la culture occidentale pour imposer la culture islamique. Le tout en partant de l'idée que la vraie culture se résume en la croyance dans le Coran, et cela dans le but de préparer le terrain à la charia et d'imposer leur tyrannie aux peuples.

Je suis favorable aux mesures que prendra le gouvernement britannique contre tous ceux qui veulent changer les lois du pays. Je suis d'accord avec la ministre australienne qui a demandé l'expulsion vers les pays musulmans des musulmans qui se déclarent mécontents dans son pays.

Si même l'Arabie Saoudite, berceau des idées fondamentalistes, a commencé à prendre des mesures pour circonscrire le danger islamiste (certes, avec du retard), et punit désormais ceux qui veulent partir faire le djihad en Syrie, pourquoi ma nouvelle patrie n'aurait-elle pas le droit de faire de même, qu'elle soit chrétienne ou laïque ? »

 

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/07/h...

 RADICALISATION — 25 écoles passées au crible

C’est une lettre fuitée, envoyée par un islamiste à Birmingham à un contact à Bradford, qui a donné l’alerte, raconte le Sunday Times. Le courrier donne des informations sur "Opération Cheval de Troie", un programme ayant pour but le remplacement des directeurs d’écoles publiques à Birmingham, à Manchester et à Bradford par des personnes musulmanes désignées pour les diriger selon un islam orthodoxe, et revendique quatre remplacements déjà effectués.

Mi-avril, un sonneur d’alerte anonyme a donné davantage d’informations au Sunday Times, notamment sur l’école Park View à Birmingham. Il aurait dit entre autres que les enseignants non-musulmans sont poussés vers la porte, que les garçons et les filles sont séparés dans les classes, "qu’ils ne sont pas autorisés aux cours d’EPS ensemble", qu’ils apprennent aux cours d’éducation sexuelle "que les épouses sont obligées d’assouvir les besoins de leur mari selon la sharia..."


Le Sunday Times note qu’à Birmingham, vingt-cinq écoles font l’objet de quatre enquêtes différentes: celle du ministère de l’Education, du conseil municipal de Birmingham, de l’inspection académique Ofsted et de la police des West Midlands. Le premier rapport d’enquête, celui du ministère, sera publié courant du mois de mai et devrait pointer le doigt sur "des bavures en ce qui concerne la direction, le management et la protection des enfants, causées par des idéologies religieuses radicales".

 

Quintidi 25 floréal 222

Photo X - Droits réservés

 

12/05/2014

Traite négrière : Je, tu, il, nous, vous, ils, ne sommes en aucune façon ni coupable, ni responsable !

traite négrière musulmane.jpg

 

 

Il y a deux jours, on a commémoré l’abolition de l’esclavage. C’est bien, et c’est tout en notre honneur, une des spécificités de la civilisation occidentale étant cette capacité de se mettre en question et de s’autocritiquer. Mais on nous rebat les oreilles avec la « repentance ». Eh ! Oh ! A quoi on joue ? Il ne s’agit pas d’oublier ni d'excuser ces horreurs mais je, tu, il, nous, vous, ils, ne sommes en aucune façon ni coupable, ni responsable de faits et de méfaits commis il y a plusieurs siècles par des gens qui vivaient à cette époque sur le territoire que nous occupons présentement ! On s’est débarrassé des curés qui voulaient nous culpabiliser avec leur konnerie de « péché originel », ce n’est pas pour se laisser culpabiliser par une prétendue responsabilité collective et qui plus est rétroactive ! Moi, toi, lui, nous, vous, eux, sommes-nous responsables des horreurs de la Saint-Barthélémy et des massacres des dragonnades dans les Cévennes ? Puis quoi encore…

 

Moi, Provençal, dois-je tenir pour responsable et culpabiliser les Italiens parce qu’ils ont réduit mes ancêtres en esclavage pour leur faire construire, à coups de triques et au prix de milliers de morts, le pont-du-Gard, les arènes de Nîmes, d’Arles, le théâtre antique d’Orange, les termes de Vaison-la-Romaine ?

 

Moi, Provençal, dois-je tenir pour responsable et culpabiliser les Arabes et les Berbères d’Afrique du Nord qui sont venus pendant des siècles razzier, incendier les cités et villages de la Méditerranée, tuant les hommes, raflant les femmes et les enfants pour les vendre comme putes dans leurs harems-bordels pour les unes, comme esclaves pour les autres ?

 

Puis quoi encore…

 

Les jeunes filles enlevées et vendues par les abrutis de BokoHaram soulèvent un tollé dans le monde. Offusquées ! Indignées ! Qui ? Les bonnes âmes qui font semblant de découvrir que l’esclavage existe toujours, qu’il a été officiellement interdit mais qu’il sévit toujours. Mais cette vérité qui fait mal reste étonnement voilée. Parce que ce crime contre l’humanité se perpétue toujours et uniquement aujourd’hui en terres d’islam.

 

Lisez plutôt ce texte aussi courageux que lucide de Karim Sarroub, psychologue et écrivain. Une pointure :

 

 

« La traite négrière arabo-musulmane

Ibn Khaldoun est un historien, philosophe et homme politique d’Afrique du Nord. Sa façon d’analyser les changements sociaux qu’il a observés dans sa culture lui vaut d’être considéré comme étant à l’avant-garde de la sociologie. Il demeure l’un des penseurs arabes les plus connus et les plus étudiés car il a souvent été présenté comme l’un des pères fondateurs de l’histoire, en tant que discipline intellectuelle, et de la sociologie..
« Les Noirs appartiennent aux peuples à caractère bestial. Ce sont des sous hommes anthropophages et leur place est plus proche du stade animal. Les Noirs sont les seuls peuples adaptés à l’esclavage, en raison d’un degré inférieur à l’humanité. » Ibn Khaldoun.Vincent Monteil indique : « Ibn Khaldoun est fort en avance sur son temps […] Aucun de ses prédécesseurs ou de ses contemporains n’a conçu ou réalisé une œuvre d’une ampleur comparable. »

Bien que peu argumenté, « Le génocide voilé » de Tidiane N’Diaye (1) est une solide et importante enquête historique et un réquisitoire accablant pour les Arabes musulmans qu’il présente comme “d’impitoyables prédateurs” (ce sont ses mots.) Pour lui, il n’y a pas le moindre doute que la traite négrière occidentale, qui a duré quand même quatre siècle, n’est rien par rapport à la “génocidaire traite négrière arabo musulmane” qui a duré environs treize siècles et qui a fait environs dix sept millions de victimes.
Anthropologue, économiste, spécialiste des civilisation négro-africaine, Tidiane N’Diaye ne mâche pas ses mots en détaillant “l’histoire de ses Arabes qui plongèrent les peuples noirs dans les ténèbres du mal absolu”, en évoquant massacres, destruction, déportation, traitement inhumain et castration généralisée. A côté de lui, l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau (qui a essuyé une plainte et a failli se faire lyncher par Le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais avec son essai “Les Traites négrières, Essai d’histoire globale”), c’est de la belle poésie.


Cette étude traite en profondeur d’un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman pendant plus de onze siècles. 


Cette traite transsaharienne, qui n’a pas totalement disparu de nos jours, a fait au moins 17 millions de victimes. Les razziés, capturés pour la plupart d’entre eux au Darfour et en Mauritanie, étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, et l’on peut estimer que les trois-quarts d’entre eux ne survivaient pas : encore aujourd’hui, les pistes suivies par les captifs sont jalonnées par une longue ligne d’ossements humains et de débris de tissus… 


Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, et continue à l’être, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage, la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide. 
Historique, documenté, écrit avec une grande sensibilité, « Le génocide voilé » est aussi un livre polémique et très courageux. La personnalité de l’auteur, lui-même noir et musulman, aurait pu l’amener à maintenir le voile ; il a préféré s’en réclamer pour révéler sans détours une vérité qui va forcément déranger.


Cornélius Castoriadis (2) : “Car on est capable en Occident, du moins certains d’entre nous, de dénoncer le totalitarisme, le colonialisme, la traite des Noirs ou l’extermination des Indiens d’Amérique. Mais je n’ai pas vu les descendants des Aztèques, les Hindous ou les Chinois, faire une autocritique analogue, et je vois encore aujourd’hui les Japonais nier les atrocités qu’ils ont commises pendant la Seconde guerre mondiale. Les Arabes dénoncent sans arrêt leur colonisation par les Européens, lui imputant tous les maux dont ils souffrent - la misère, le manque de démocratie, l’arrêt du développement de la culture arabe, etc. Mais la colonisation de certains pays arabes par les Européens a duré, dans le pire des cas, 130 ans: c’est le cas de l’Algérie, de 1830 à 1962. Mais ces mêmes Arabes ont été réduits à l’esclavage et colonisés par les Turcs pendant cinq siècles.


La domination turque sur le Proche et le Moyen-Orient commence au XVème siècle et se termine en 1918. Il se trouve que les Turcs étaient musulmans - donc les Arabes n’en parlent pas. L’épanouissement de la culture arabe s’est arrêté vers le XIème, au plus le XIIème siècle, huit siècles avant qu’il soit question d’une conquête par l’Occident. Et cette même culture arabe s’était bâtie sur la conquête, l’extermination et/ou la conversion plus ou moins forcée des populations conquises. En Egypte, en 550 de notre ère, il n’y avait pas d’Arabes - pas plus qu’en Libye, en Algérie, au Maroc ou en Irak. Ils sont là comme des descendants des conquérants venus coloniser ces pays et convertir, de gré ou de force, les populations locales. Mais je ne vois aucune critique de ces faits dans le cercle civilisationnel arabe.


De même, on parle de la traite des Noirs par les Européens à partir du XVIème siècle, mais on ne dit jamais que la traite et la réduction systématique des Noirs en esclavage a été introduite en Afrique par les marchands arabes à partir des XI-XIIème siècles (avec, comme toujours, la participation complice des rois et chefs de tribus noirs), que l’esclavage n’a jamais été aboli spontanément en pays islamique et qu’il subsiste toujours dans certains d’entre eux. Je ne dis pas que tout cela efface les crimes commis par les Occidentaux, je dis seulement ceci: que la spécificité de la civilisation occidentale est cette capacité de se mettre en question et de s’autocritiquer. Il y a dans l’histoire occidentale, comme dans toutes les autres, des atrocités et des horreurs, mais il n’y a que l’Occident qui a créé cette capacité de contestation interne, de mise en cause de ses propres institutions et de ses propres idées, au nom d’une discussion raisonnable entre être humains qui reste indéfiniment ouverte et ne connaît pas de dogme ultime.”

(tiré du blog de Karim Sarroub, écrivain et psychologue, du 07 décembre 2009) 


(1) Tidiane N’Diaye Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Il est Chargé d'études à l'INSEE et Directeur de recherche à Sup de Co Caraïbes. Chercheur reconnu, il a publié plusieurs essais sur l'histoire des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise.) Il est également l'auteur de nombreuses études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Amérique (DFA).Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain, dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane - Le génocide voilé - Gallimard - Les Falachas, nègres errants du peuple juif, Gallimard), ont été nommés au Prix Renaudot Essai en 2008.

(2) Cornélius Castoriadis (2) (Κορνήλιος Καστοριάδης) (11 mars 1922 à Constantinople - 26 décembre 1997 à Paris) est un philosophe, économiste et psychanalyste français d'origine grecque, défenseur du concept d'« autonomie politique ». En 1949, il fonde avec Claude Lefort le groupe Socialisme ou barbarie, d'où sort la revue du même nom et qui est dissous au printemps 1967.

 

Tridi 23 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

28/04/2014

Au bistro de la toile : « Et deux saints pour le prix d'un ! On solde au Vatican ! »

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Victor, alors, je te sers un canon, comme d'hab ?

 

- Pas un, Loulle, deux ! En ce moment on canonise par deux.

 

- C'est vrai Victor. Les saints, c'est comme les seins, les couillons et les gendarmes, ça marche par deux ! ...taing ! C'est une affaire qui tourne la « Vatican Company Illumited ». 800.000 pèlerins qui sont venus à Rome où ils ont laissé quelques thunes, bénies bien sûr, dans les fouilles des banquiers de la « Vatican Holy Washing Machine », la machine à laver les thunes des mafias mondiales...

 

- On touche là du doigt la puissance de manipulation de ces sectes, car qu'est-ce qu'une religion sinon une secte qui a réussi. Pour une bonne manip des foules, il faut leur donner du rêve, de la promesse bien sûr intenable, de la pompe, des ors, du clinquant mais aussi de la crainte. Non mais tu les as vu les drag-queens du Vatican, avec leur robes froufroutantes et leur galurins en forme de cercueil vertical sur la tronche ? Rien de meilleur que les époques troublées pour faire son gras sur la crédulité des foules. La « foi », c'est-à-dire le contraire de la raison, s'engraisse sur le désarroi comme la mouche à merde sur un estron. Ces névroses collectives que sont les religions sont passées championnes en la matière. Les « croyants » bêlants de la place Saint-Pierre sont le pendant des « croyants » bêlant de La Mecque. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. Qu'ils croient en leurs histoires infantiles, pourquoi pas si ça les rassure devant le destin incontournable de tout vivant : la mort. Je les respecte. Mais ce que je ne supporte pas Loulle, c'est qu'ils veuillent me « sauver » malgré moi !

 

- Tout de même Victor, le cahier des charges de la canonisation implique pour l'impétrant la réussite d'au moins deux miracles reconnus !

 

- Rien que des miracles petit bras, Loulle, des petits miraclets d'entrée de gamme, c'est pas de l'AOC grand cru comme miracle la « guérison » d'une bonne sœur. Ça fait un peu magouille : elle est de la maison. Non Loulle. Moi, je crois que je réviserais mes opinions sur la « foi » si je voyais, à l'heure de grande écoute, avec de bon gros plans bien explicites, en direct au JT du soir par exemple, repousser le moignon de la jambe arrachée d'un motard salement accidenté, avec les viandes qui se reforment en boursouflant, la peau que se referme et se tend, bien neuve, bien lisse comme le cul d'une jeune fille, le type qui regarde incrédule une nouvelle jambe toute neuve repousser à côté de l'autre, broyée, sanguinolente, déjà attaquée par les mouches. Ça, ça aurait de la gueule Loulle ! De quoi faire réfléchir même un vieux mécréant comme moi Loulle. Mais ce n'est pas le cas, et ça ne le sera jamais...

 

- Ouais Victor, mais il y a l'abbé Pierre, mère Thérésa. C'est des bons ceux-là...

 

- Bien sûr Loulle. Mais ce sont de superbes alibis. Ces gens qui vouent leur vie à soulager les maux de leurs concitoyens, ou conciterriens plutôt, sont admirables sans réserve et je suis le premier à leur tirer mon chapeau. Mais je trouve inutile d'assortir ce dévouement à des dogmes infantiles. J’ai en horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les lavages de cerveaux, les inquisitions et les excommunications. Et je n’ai rien à foutre d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer !

 

- Bien dit Victor. Allez canonisons-nous. Au Châteauneuf...du pape, bien sûr !

 

Nonidi 9 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

27/04/2014

Gastronomie érotique ecclésiastique

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Lucie

 

Je retrouvais Lucie avec grande émotion

Lorsqu’elle s’échappait de sa triste pension

Nous prenions rendez-vous, souvent, dans une église

Communiant corps et âme dans son ombre propice

 

Nous nous sommes aimés serrés sur un prie-dieu

Et, comblé de bonheur, j’ai cru entendre Dieu

Disant à Lucifer : “ Laisse-moi ces deux-là.

Un amour aussi beau, c’est un apostolat ”

 

Depuis ce jour l’encens envoûtant des chapelles

A pour moi la saveur troublante des dentelles.

Dois-je, pour ces pensées, faire mea-culpa ?

 

Quand vers l’un de ces temples se dirigent mes pas

Je pénètre en ces lieux dévolus au Messie,

Mais, pour l’amour de Dieu ou celui de Lucie ?

 

Pour Lucie : Les pieds de cochon comme chez Lucifer

 

- Ben mon cochon, Victor ! Ça alors, faut le faire !

Mais c’est bien innocent pour te valoir l’enfer.

Ces lieux sont dévolus parait-il à l’Amour,

Des dieux ou du prochain, c’est de l’amour toujours.

- D’autant plus que l’enfer, c’est dans le cœur des Hommes

Qu’il se loge et non pas dans les élans de mômes

Qui découvrent la vie et se sucent la poire,

Fusse dans les lieux saints qui cachent le ciboire.

- Tu parles d’or, Victor ! Vive la vie, bon sang,

Et trinquons sans tarder à ces jeux innocents,

Puis je vais te donner une étrange recette

Qui correspond, je crois, à ta belle amourette.

Bon marché, délicieux, très faciles à faire,

C’est les pieds de cochons « comme chez Lucifer ».

Tu prends chez ton boucher quatre pieds de pourceaux

Ou plus selon le nombre de tes commensaux,

Tu vas les faire cuire dans un bon court-bouillon

Parfumé au safran, ail, sel, poivre et oignon.

Cuis à tout petit feu pour deux tours de tocante

Afin de parfumer et d’attendrir la viande.

Pendant ce temps tu ne va pas rester inerte :

Il te faut préparer ta bonne sauce verte.

Tu piles au mortier persil, thym, vert de blette,

Oseille, basilic, estragon et sarriette,

Ail, poivre vert, cannelle et gingembre râpé,

Mouille au vinaigre fort mais garde assez épais.

Réserve et fais confire quelques oignons hachés

Dans de l’huile d’olive, sans laisser attacher,

Mets un peu de moutarde et le jus d’un citron,

Puis pense un peu à toi et débouche un litron.

Bois un canon ou deux et quand tu es à l’aise,

Au barbecue ou l’âtre, prépare de la braise.

Sors les pieds du bouillon, sèche-les, coupe-les

Puis sur ton gril ardent, il te faut les hâler,

Les faire bien dorer sans pourtant qu’ils ne grillent,

Leur odeur va déjà t’exciter les papilles !

Dans un plat de service, mets tes oignons en lit

Dispose par dessus tes pieds fort embellis,

Entoure l’appareil avec ta sauce verte.

Au moment de servir, d’un coup de pince experte

Tu places sur les pieds quelques charbons ardents,

Le gras des pieds grésille et fûmèle en fondant.

À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

Pour les pieds: - 6 pieds de cochons flambés et lavés, - safran, - sel, - poivre, - 2 oignons piqués de 2 clous de girofle, - eau.

Pour la sauce verte: - 1 bouquet de persil plat, - le vert de 6 feuilles de blette (sans les côtes), - 2 cuillerées à soupe de thym, - 6 feuilles d'oseille (ou plus si les feuilles sont petites), - 3 branches de sarriette (supprimer les parties ligneuses), - 1 bouquet de basilic frais, - 1 bouquet d'estragon frais, - 6 gousses d'ail, - 1 cuillerée à soupe de grains de poivre vert, - 1 cuillerée à soupe bombée de gingembre frais râpé, - cannelle, - 1 verre de bon vinaigre, - huile d'olive, - moutarde, - 2 citrons, - sel, - poivre du moulin.

 

Les vins conseillés:

Les pieds de cochon acceptent des vins éclectiques. Essayez donc de les déguster avec des blancs, avec des Viognier par exemple: Condrieu, Saint-Gervais, Uchaux, en vallée du Rhône.

La Clape, Clairette de Ceyras, Adissan, Saint-André-de-San­gonis en Languedoc. Cassis, Palette, Bellet en Provence.

Appréciez-les avec des vins primeurs ou très jeunes, des vins de soif: Tulette, Travaillan, Chusclan, Roquemaure en vallée du Rhône. Saint Guiraud, Arboras, Castelnau-le-Lez en vins du Languedoc. Barjols, Nans-les-Pins, Carcès, Le Castellet, La Croix-Valmer en vins de Provence.

 

Octidi 8 floréal 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

21/04/2014

Pâques ? Dieu ? Mangeons plutôt le gigot et trinquons à la vie ! Hic et nun…

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C’est le grand raout pascal. Si ça apporte quelques réconforts, quelques espoirs à certains, pourquoi pas. Respectons. Mais pour moi, et pour beaucoup, beaucoup de monde, les religions, toutes les religions ne sont que des névroses collectives pourvoyeuses de carnages. Névroses qui, au lieu de « relier », excluent l’autre, celui qui n’a pas la « foi » en une divinité inventée au gré des cultures et souvent imposée sous les bottes des soudards missionnaires.

 

Camus, dans « L’homme révolté », dit que la liberté implique d’abord de « tuer dieu ». Au fait, c’est quoi, c’est qui dieu ?

 

L’idée d’un dieu personnifié, « à l’image de l’homme » - puisque créé par lui pour faire face à l’angoisse de sa finitude qu’implique la conscience chez ce singe sans poils qu’est l’homme – est naïve, puérile. Et toutes les histoires racontées par les religions, qu’elles soient « du livre » ou autres ne sont que des récits mythiques, du niveau des histoires à faire peur que l’on raconte aux enfants.

 

Parce qu’il s’agit d’un concept anthropomorphiste inventé par l’humain pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles de son existence, et particulièrement face à la conscience qu’a pris ce singe de sa mort inéluctable. Comme nous ne pouvons influer sur la nature, nous avons inventé cette idée qu’elle était organisée, gérée par un dieu « bienveillant » ou terrible, qui nous écoute, entend nos « prières », nous guide puis nous juge et éventuellement nous condamne et nous damne.

 

C’est réconfortant d’avoir ainsi un « livre » - thora, bible, coran, upanishad, etc. – qui donne la réponse, la manière de se comporter face à tous les aléas de l’existence. Le mode d’emploi. Mais ce n’est que de la paresse intellectuelle.

 

Nous créons cette illusion puérile que si nous le prions beaucoup, ce superman influera sur la nature et satisfera nos désirs.

Infantilisme.

 

Et si malgré nos prières ça ne le fait pas, comme nous ne comprenons pas qu’un dieu si bienveillant ait pu permettre des saloperies innommables, comme la Shoa par exemple, nous nous mentons encore en disant que cela doit obéir à quelques desseins mystérieux, nous courbons la tête et nous acceptons.

Lâcheté.

 

Comment peut-on penser que « dieu » ( ??!!) s’intéresse à nous ? Nous ne sommes que l’une des millions d’espèces qui occupent l’une des planètes d’une étoile secondaire d’une galaxie moyenne qui n’est elle-même qu’une des millions de milliards de galaxies qui existent dans le cosmos ! Comment peut-on avoir l’orgueil stupide de croire qu’un dieu se donnerait la peine, dans cette immensité inimaginable, de s’intéresser à chacun de nous ? Et s’il est à la fois bon et omnipotent comme le prétendent les textes dit « sacrés », comment peut-il permettre le mal ?

 

Ces deux concepts – bon et omnipotent – sont contradictoires : si « dieu » est bon, il ne peut pas être tout puissant puisqu’il n’arrive pas à éliminer le mal ; et s’il est tout puissant il ne peut être bon puisqu’il permet au mal d’exister. Chaque concept exclut l’autre.

 

Les textes du « livre » donnent l’image d’un dieu m’as-tu-vu, jaloux, vindicatif, qui inspire la crainte, qui exige une fidélité aveugle, qui exige qu’on l’adore ! Un dieu qui punit, torture, tue et se moque de sa pauvre créature.

 

Non mais qu’es-ce qu’un dieu capable de demander à Abraham de mentir, de tromper puis de tuer son propre fils, la chair de sa chair juste pour avoir la preuve que le vieux lui sera fidèle ? « Eh ! Abraham, déconne pas, c’était pour rigoler ! Ah !L’autre, il y a cru. T’es kon ou quoi ? Tiens, égorge plutôt ce mouton et allez faire un gueuleton ». Méchanceté intrinsèque, monumentale cruauté mentale. Et c’est là-dessus que sont fondées les trois religions « du livre », les pires des pires qui soient !!!

 

Preuve s’il en était besoin de la puérilité de ces religions. Car s’il est omniscient, le « dieu » en question sait parfaitement qu’Abraham lui sera fidèle. Alors pourquoi, s’il est « bon », ce test cruel ?

 

Donc ce dieu n’est pas bon. Est-il pour autant tout-puissant ? Pourquoi punit-il ses créatures pour des choses dont il est, en fin de compte, l’unique responsable ? Pour jouir de les torturer ? Qu’est-ce que ce dieu odieux ?

 

Il n’existe pas de dieu « tout puissant ». Einstein lui-même formulait par une parabole ce paradoxe : «  Si dieu est tout-puissant, il peut créer une pierre qui soit si lourde que lui-même ne peut la soulever. Mais alors s’il ne peut soulever cette pierre, il n’est pas tout-puissant ! Et s’il réussit à la soulever, il n’est pas non plus tout-puissant…puisqu’il n’a pas pu créer une pierre qu’il ne réussisse pas à soulever ! »

 

Tout est dit. Dieu est une invention de l’homme en quête de réconfort et une tentative d’explication pour ce qu’il ne comprend pas.

 

Il est impossible de prouver l’existence de dieu…comme il est impossible de prouver sa non existence. Match nul. 1 à 1, la balle au centre !

 

Le reste est du domaine non de l’intelligence et de la raison mais de la foi. Ecoutons à ce sujet le grand François Cavanna : « On a la religion ramassée au hasard de sa naissance. Pis : on a la religion imprimée par la botte à clou du soudard. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. »

 

Il dit encore : « La crédulité s'engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne »

 

Bien d’accord avec toi François ! Allez, trinquons à la vie ! Hic et nunc…

 

Zou ! Je vais préparer le gigot à l’ail !

 

VictorAyoli - Mécréant hédoniste

 

Duodi 2 floréal 222

 

 

20/04/2014

Cendrars - Pâques à New-York

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Pâques à New-York.

 

Seigneur, c’est aujourd’hui le jour de votre Nom,
J’ai lu dans un vieux livre la geste de votre Passion,

Et votre angoisse et vos efforts et vos bonnes paroles
Qui pleurent dans le livre, doucement monotones.

Un moine d’un vieux temps me parle de votre mort.
Il traçait votre histoire avec des lettres d’or

Dans un missel, posé sur ses genoux.
Il travaillait pieusement en s’inspirant de Vous.

À l’abri de l’autel, assis dans sa robe blanche,
il travaillait lentement du lundi au dimanche.

Les heures s’arrêtaient au seuil de son retrait.
Lui, s’oubliait, penché sur votre portrait.

À vêpres, quand les cloches psalmodiaient dans la tour,
Le bon frère ne savait si c’était son amour

Ou si c’était le Vôtre, Seigneur, ou votre Père
Qui battait à grands coups les portes du monastère.

Je suis comme ce bon moine, ce soir, je suis inquiet.
Dans la chambre à côté, un être triste et muet

Attend derrière la porte, attend que je l’appelle!
C’est Vous, c’est Dieu, c’est moi, — c’est l’Éternel.

Je ne Vous ai pas connu alors, — ni maintenant.
Je n’ai jamais prié quand j’étais un petit enfant.

Ce soir pourtant je pense à Vous avec effroi.
Mon âme est une veuve en deuil au pied de votre Croix;

Mon âme est une veuve en noir, — c’est votre Mère
Sans larme et sans espoir, comme l’a peinte Carrière.

Je connais tous les Christs qui pendent dans les musées;
Mais Vous marchez, Seigneur, ce soir à mes côtés.

Je descends à grands pas vers le bas de la ville,
Le dos voûté, le cœur ridé, l’esprit fébrile.

Votre flanc grand-ouvert est comme un grand soleil
Et vos mains tout autour palpitent d’étincelles.

Les vitres des maisons sont toutes pleines de sang
Et les femmes, derrière, sont comme des fleurs de sang,

D’étranges mauvaises fleurs flétries, des orchidées,
Calices renversés ouverts sous vos trois plaies.

Votre sang recueilli, elles ne l’ont jamais bu.
Elles ont du rouge aux lèvres et des dentelles au cul.

Les fleurs de la Passion sont blanches, comme des cierges,
Ce sont les plus douces fleurs au Jardin de la Bonne Vierge.

C’est à cette heure-ci, c’est vers la neuvième heure,
Que votre Tête, Seigneur, tomba sur votre Cœur.

Je suis assis au bord de l’océan
Et je me remémore un cantique allemand,

Où il est dit, avec des mots très doux, très simples, très purs,
La beauté de votre Face dans la torture.

Dans une église, à Sienne, dans un caveau,
J’ai vu la même Face, au mur, sous un rideau.

Et dans un ermitage, à Bourrié-Wladislasz,
Elle est bossuée d’or dans une châsse.

De troubles cabochons sont à la place des yeux
Et des paysans baisent à genoux Vos yeux.

Sur le mouchoir de Véronique Elle est empreinte
Et c’est pourquoi Sainte Véronique est Votre sainte.

C’est la meilleure relique promenée par les champs,
Elle guérit tous les malades, tous les méchants.

Elle fait encore mille et mille autres miracles,
Mais je n’ai jamais assisté à ce spectacle.

Peut-être que la foi me manque, Seigneur, et la bonté
Pour voir ce rayonnement de votre Beauté.

Pourtant, Seigneur, j’ai fait un périlleux voyage
Pour contempler dans un béryl l’intaille de votre image.

Faites, Seigneur, que mon visage appuyé dans les mains
Y laisse tomber le masque d’angoisse qui m’étreint.

Faites, Seigneur, que mes deux mains appuyées sur ma bouche
N’y lèchent pas l’écume d’un désespoir farouche.

Je suis triste et malade. Peut-être à cause de Vous,
Peut-être à cause d’un autre. Peut-être à cause de Vous.

Seigneur, la foule des pauvres pour qui vous fîtes le Sacrifice
Est ici, parquée, tassée, comme du bétail, dans les hospices.

D’immenses bateaux noirs viennent des horizons
Et les débarquent, pêle-mêle, sur les pontons.

Il y a des Italiens, des Grecs, des Espagnols,
Des Russes, des Bulgares, des Persans, des Mongols.

Ce sont des bêtes de cirque qui sautent les méridiens.
On leur jette un morceau de viande noire, comme à des chiens.

C’est leur bonheur à eux que cette sale pitance.
Seigneur, ayez pitié des peuples en souffrance.

Seigneur dans les ghettos grouille la tourbe des Juifs
Ils viennent de Pologne et sont tous fugitifs.

Je le sais bien, ils t’ont fait ton Procès;
Mais je t’assure, ils ne sont pas tout à fait mauvais.

Ils sont dans des boutiques sous des lampes de cuivre,
Vendent des vieux habits, des armes et des livres.

Rembrandt aimait beaucoup les peindre dans leurs défroques.
Moi, j’ai, ce soir, marchandé un microscope.

Hélas! Seigneur, Vous ne serez plus là, après Pâques!
Seigneur, ayez pitié des Juifs dans les baraques.

Seigneur, les humbles femmes qui vous accompagnèrent à Golgotha,
Se cachent. Au fond des bouges, sur d’immondes sofas,

Elles sont polluées par la misère des hommes.
Des chiens leur ont rongé les os, et dans le rhum

Elles cachent leur vice endurci qui s’écaille.
Seigneur, quand une de ces femmes me parle, je défaille.

Je voudrais être Vous pour aimer les prostituées.
Seigneur, ayez pitié des prostituées.

Seigneur, je suis dans le quartier des bons voleurs,
Des vagabonds, des va-nu-pieds, des recéleurs.

Je pense aux deux larrons qui étaient avec vous à la Potence,
Je sais que vous daignez sourire à leur malchance.

Seigneur, l’un voudrait une corde avec un nœud au bout,
Mais ça n’est pas gratis, la corde, ça coûte vingt sous.

Il raisonnait comme un philosophe, ce vieux bandit.
Je lui ai donné de l’opium pour qu’il aille plus vite en paradis.

Je pense aussi aux musiciens des rues,
Au violoniste aveugle, au manchot qui tourne l’orgue de Barbarie,

À la chanteuse au chapeau de paille avec des roses de papier;
Je sais que ce sont eux qui chantent durant l’éternité.

Seigneur, faites-leur l’aumône, autre que de la lueur des becs de gaz,
Seigneur, faites-leur l’aumône de gros sous ici-bas.

Seigneur, quand vous mourûtes, le rideau se fendit,
Ce que l’on vit derrière, personne ne l’a dit.

La rue est dans la nuit comme une déchirure,
Pleine d’or et de sang, de feu et d’épluchures.

Ceux que vous aviez chassés du temple avec votre fouet,
Flagellent les passants d’une poignée de méfaits.

L’Étoile qui disparut alors du tabernacle,
Brûle sur les murs dans la lumière crue des spectacles.

Seigneur, la Banque illuminée est comme un coffre-fort,
Où s’est coagulé le Sang de votre mort.

Les rues se font désertes et deviennent plus noires.
Je chancelle comme un homme ivre sur les trottoirs.

J’ai peur des grands pans d’ombre que les maisons projettent.
J’ai peur. Quelqu’un me suit. Je n’ose tourner la tête.

Un pas clopin-clopant saute de plus en plus près.
J’ai peur. J’ai le vertige. Et je m’arrête exprès.

Un effroyable drôle m’a jeté un regard
Aigu, puis a passé, mauvais, comme un poignard.

Seigneur, rien n’a changé depuis que vous n’êtes plus Roi.
Le Mal s’est fait une béquille de votre Croix.

Je descends les mauvaises marches d’un café
Et me voici, assis, devant un verre de thé.

Je suis chez des Chinois, qui comme avec le dos
Sourient, se penchent et sont polis comme des magots.

La boutique est petite, badigeonnée de rouge
Et de curieux chromos sont encadrés dans du bambou.

Ho-Kousaï a peint les cent aspects d’une montagne.
Que serait votre Face peinte par un Chinois ?

Cette dernière idée, Seigneur, m’a d’abord fait sourire.
Je vous voyais en raccourci dans votre martyre.

Mais le peintre, pourtant, aurait peint votre tourment
Avec plus de cruauté que nos peintres d’Occident.

Des lames contournées auraient scié vos chairs,
Des pinces et des peignes auraient strié vos nerfs,

On vous aurait passé le col dans un carcan,
On vous aurait arraché les ongles et les dents,

D’immenses dragons noirs se seraient jetés sur Vous,
Et vous auraient soufflé des flammes dans le cou,

On vous aurait arraché la langue et les yeux,
On vous aurait empalé sur un pieu.

Ainsi, Seigneur, vous auriez souffert toute l’infamie,
Car il n’y a pas de plus cruelle posture.

Ensuite, on vous aurait forjeté aux pourceaux
Qui vous auraient rongé le ventre et les boyaux.

Je suis seul à présent, les autres sont sortis,
Je me suis étendu sur un banc contre le mur.

J’aurais voulu entrer, Seigneur, dans une église;
Mais il n’y a pas de cloches, Seigneur, dans cette ville.

Je pense aux cloches tues: — où sont les cloches anciennes?
Où sont les litanies et les douces antiennes?

Où sont les longs offices et où les beaux cantiques?
Où sont les liturgies et les musiques?

Où sont tes fiers prélats, Seigneur, où tes nonnains?
Où l’aube blanche, l’amict des Saintes et des Saints?

La joie du Paradis se noie dans la poussière,
Les feux mystiques ne rutilent plus dans les verrières.

L’aube tarde à venir, et dans le bouge étroit
Des ombres crucifiées agonisent aux parois.

C’est comme un Golgotha de nuit dans un miroir
Que l’on voit trembloter en rouge sur du noir.

La fumée, sous la lampe, est comme un linge déteint
Qui tourne, entortillé, tout autour de vos reins.

Par au-dessus, la lampe pâle est suspendue,
Comme votre Tête, triste et morte et exsangue.

Des reflets insolites palpitent sur les vitres…
J’ai peur, — et je suis triste, Seigneur, d’être si triste.

« Dic nobis, Maria, quid vidisti in via? »
– La lumière frissonner, humble dans le matin.

« Dic nobis, Maria, quid vidisti in via? »
– Des blancheurs éperdues palpiter comme des mains.

« Dic nobis, Maria, quid vidisti in via? »
– L’augure du printemps tressaillir dans mon sein.

Seigneur, l’aube a glissé froide comme un suaire
Et a mis tout à nu les gratte-ciel dans les airs.

Déjà un bruit immense retentit sur la ville.
Déjà les trains bondissent, grondent et défilent.

Les métropolitains roulent et tonnent sous terre.
Les ponts sont secoués par les chemins de fer.

La cité tremble. Des cris, du feu et des fumées,
Des sirènes à vapeur rauques comme des huées.

Une foule enfiévrée par les sueurs de l’or
Se bouscule et s’engouffre dans de longs corridors.

Trouble, dans le fouillis empanaché des toits,
Le soleil, c’est votre Face souillée par les crachats.

Seigneur, je rentre fatigué, seul et très morne…
Ma chambre est nue comme un tombeau…

Seigneur, je suis tout seul et j’ai la fièvre…
Mon lit est froid comme un cercueil…

Seigneur, je ferme les yeux et je claque des dents…
Je suis trop seul. J’ai froid. Je vous appelle…

Cent mille toupies tournoient devant mes yeux…
Non, cent mille femmes… Non, cent mille violoncelles…

Je pense, Seigneur, à mes heures malheureuses…
Je pense, Seigneur, à mes heures en allées…

Je ne pense plus à vous. Je ne pense plus à vous.

 

Blaise Cendrars

New York, avril 1912

 

Décadi 30 germinal 222

 

Photo X - Droits réservés

 

 

30/01/2014

Au bistro de la toile : les épais pets de Pépé.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Eh ! T'as vu Loulle, en Allemagne, une étable a explosé à cause...des pets de vaches !

 

- Les pets, c'est du méthane, et ça brûle ! Dans un lieu confiné, ça peut produire sinon une explosion, du moins des flammes. Comme dans les marais...

 

- ...ting ! Il va falloir que je surveille ma femme !

 

- Ça me rappelle une histoire savoureuse...

 

- Tè ! Je te sers un canon. Raconte.

 

- C'était un soir de Noël, quelque part en Ariège. On fêtait donc à la fois Noël et le baptême d'Arnaud, nouveau venu dans la tribu. La cérémonie devait avoir lieu au cours de la messe de minuit, dans la petite église de Loubens. Pour l'occasion, le jeune curé, frais émoulu de la fabrique, avait bien fait les choses : crèche vivante avec sainte-vierge et un âne. Voilà donc tout le monde, vers onze heures, après le cassoulet de préparation aux mystères de la religion, qui se pointe à l’église. Cérémonie émouvante, le petit baptisé, puis voilà la messe de minuit dans la petite chapelle pleine à craquer. Dehors soufflait un vent glacial. C'était beau Loulle. Le petit cureton et son encensoir, la sainte vierge, émouvante avec sa robe immaculée et son voile bleu ciel, les enfants de chœur pleins de dentelles blanches et rouges, et puis l'âne.

Ce bourricot, il s'était gavé d'herbe toute la journée dans le petit cimetière autour de l'église. Serait-ce les sonorités éthérées de l'harmonium, la présence proche de la jeune et jolie vierge ou le bonheur de la digestion, voilà que notre bourricot, oreilles en arrière, entame un rêve cochon. Et il se met à bander...comme un âne. Gloussements discrets dans l'assistance, coups d’œil effarés mais admiratifs de la sainte vierge, affolement du petit curé... Mais la dilatation de la partie noble de l'âne eut pour contrepartie un relâchement de ses sphincters ! Il fallait bien évacuer les gaz emmagasinés tout l'après-midi... Mais l'âne à cette particularité : il pète en silence ! Mais pas sans parfum... Dans l'église se répand une lourde fragrance.

Paulette, croyant que c'était son homme qui se soulageait, donne un grand coup de coude dans les côtes d'Elie en lui chuchotant, coléreuse : « As pas crinte ! Pudriès te teni un poù, millo dieù ! » A côté, Mamé, victime de la même méprise, morigène son homme Pépé Alfré : « Ounte te crésès ! Podès pas ana deforo per péta, bougre de gran porcas ! » Et dans toute l'église, les femmes s'en prennent de même à leurs hommes.

 

- Comme si elles ne pétaient pas, elles. Belle hypocrisie féminine...

 

- Mais les hommes se pensent alors :  « Merde, à me faire engueuler, autant que ce soit pour quelque chose ».

 Et chacun, entre avés et paters de travailler du sphincter pour moduler discrètement de délicates brises d'anus.

 

- Dès lors les choses se précipitent. Les puissantes effluves de cassoulets montent et roulent en vagues invisibles. Au contact des cierges, voilà que se forment de légères flammèches bleue, verte, orangée qui, tels d'éphémères feu-follets, montent vers les voûtes et s'évanouissent...

 

- « Miracle ! » crient quelques paroissiennes pâmées.

 

- « Ite missa est » s'écrie le curé en se ruant pour ouvrir les portes !

 

- Oh ! Oh ! Oh ! La belle histoire Victor ! Pétard, tè ! Je fais péter ma tournée !

 

 

Primidi 11 pluviôse 222

 

Merci à Chimulus

 

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Cio François Cavanna, mon Maître...

 

 

24/01/2014

François et François fêtent la saint François...de sales!

François chez le pape Cambon.jpg

 

 

 

 

- Ah ! François, mon fils, l’église a une fille ainée bien délurée…

 

- Oh ! François, je ne savais pas que ma mère avait fauté avec toi. Alors t’es mon père ? Et maman m’a toujours caché ça ? T’as raison François. La France est une trainée qui se roule sous n’importe qui.

 

- François, tu sens le parfum. Mais ce n’est pas une odeur de sainteté. J’ai appris que non seulement tu te roulais dans le stupre et la fornication avec une créature divorcée et en dehors du saint sacrement du mariage, mais qu’en plus tu trompais ta compagne fugitivement, en scooter, comme un séminariste attardée.

 

- François, la gaudriole est une spécificité française, au même titre que le camembert, le vin rouge et la baguette. Moi président, je me dois d’être à la hauteur de mes glorieux anciens, du président Fallières au président Chirac en passant par le président Giscard.

 

- Bon. Assez de politesse François, ne perdons pas de temps, j’ai une messe à dire. Alors comme ça tu permets même aux invertis de se marier entre eux ! Tu acceptes et même aggraves l’assassinat des créatures de dieu dans le ventre de leur mère, tu envisages de tuer les mêmes créatures de dieu en fin de vie. Mais qui es-tu François ? Un monstre ? Serais-tu l’antéchrist ?

 

- D’accord François, ne perdons pas de temps. Moi j’ai rencart avec ma Julie à la villa Médicis. Dis, François, si on parlait de tes évêques pédophiles ? Si on parlait des petits enfants de cœur auxquels tes employés font gouter du goupillon ? Si on parlait de ces millions de pauvres malheureux qui meurent du sida parce que toi, ou en tout cas tes prédécesseurs, interdisent le port du préservatif ? Qui est le monstre ? Qui sont les assassins ? Crois-tu que le juif que vous révérez ne serait pas plus ouvert d’esprit ?

 

- Ah ! François, changeons de sujet. Les pauvres malheureux, chez toi, ont une idole, et ce n’est pas un banquier mais un homme de foi, un homme de chez nous, c’est un prêtre, l’abbé Pierre.

 

- Un grand républicain croyant, François, l’abbé Pierre. Tout comme Coluche, autre grand républicain athée. La France est laïque François. Elle respecte toutes les religions  – que je considère personnellement comme étant des névroses collectives – mais dans la sphère strictement privée, et elle n’en privilégie aucune. Je viens te voir, comme je vais voir les représentants des musulmans, des juifs, des bouddhistes et bien sûr des mécréants qui, ne t’en déplaise François, sont largement majoritaires en France. Quant aux banquiers, François, je te sais gré du coup de balai que tu sembles vouloir donner dans le panier à crabes qui gravite autour de ton Etat d’opérette. La banque, chez toi, c’est surtout une machine à laver l’argent de la mafia, le fric de la drogue, de la prostitution, du trafic d’armes, du racket. Si tu y arrives, François, presque, je me convertirais !

 

- Alors je vais faire en sorte de récupérer ton âme mon fils.

 

- Dis, papa, avant de partir, puis-je te demander quelque chose ?

 

- Bien sûr mon fils, demande, demande.

 

- T’aurais pas un carton de vin de messe ? Avec ça, j’espanterais ma Julie !

 

- Bonum vinum laetificat cor hominum, François ! Ton souhait sera exhaucé.

 

- Secula secondum. Amène…

 

 

Quintidi 5 pluviôse 222

 

Illustration : Merci à Cambon

 

10/01/2014

Tunisie: une bouffée d'air pur!

 

Au-delà des enfumages quenéliens, il s'est passé quelque chose de formidable, une bouffée d'espoir pourtant largement passée inaperçue dans la presse purée et les canards laquais: c'est l'avancée décisive de la Tunisie vers la démocratie. Laissons la parole à l'excellente journaliste et essayiste Martine Gozlan, spécialiste du monde arabo-musulman dans cet article publié dans Marianne ainsi que le blog Télégrammes d'Orient

 

Formidable Tunisie

 

Non, la charia ne passera pas et oui, l'accusation d'apostasie est interdite. Non, l'islam ne sera pas la source du droit mais oui, la femme est l'égale de l'homme. Et la liberté de conscience est protégée. Les Tunisiens, avec un minimum de violence et un maximum de raison, se sont battus pour une Constitution qui répudie l'obscurantisme et ouvre la porte à l'espérance laïque dans le monde arabe.

 

Formidable Tunisie!

 


Ailleurs, il n'y a pas le choix: c'est le barbu ou le képi. Pour que l'islamisme morde la poussière, il faut que celle des tanks se répande dans les rues. Et l'islamiste, bien sûr, reprend le maquis et les explosifs. Ailleurs, il n'y a pas le choix: c'est sang pour sang et l'exclusion de l'autre à tous les rendez-vous de l'Histoire. Cet ailleurs-là, il a frôlé les Tunisiens et ils n'en ont pas voulu. Ils l'ont rejeté de toutes leurs forces claires, en comptant leurs morts sur les doigts de leur main mais c'était déjà bien trop. Ceux d'entre eux qui se mettaient à dériver vers les rivages de la déraison, tentés par l'ailleurs sauvage et radicalement étranger, ils se sont dressés contre eux, bien que l'illusion lyrique et la soif de revanche qui suit toute révolution leur ait miraculeusement donné le pouvoir. Mais cela se reprend, un pouvoir prêté par le peuple, surtout quand ce pouvoir prétend à une éternité pseudo-démocratique de droit divin! 

Et voilà: la société tunisienne laïque et ouverte, constituée en opposition enfin dynamique, s'est battue face aux islamistes médusés pour une Constitution qui sauvegardera les libertés.

Non, l'islam ne sera pas la source du droit, ce qui exclut définitivement la charia, la loi religieuse. Oui, accuser un citoyen ou une citoyenne d'apostasie, de reniement de l'islam sera désormais un crime. C'est une première dans le monde arabe!  Et on doit cet amendement de l'article 6, qui a été furieusement débattu, à une nouvelle faute majeure d'un certain député d'Ennahda célèbre pour son aptitude mineure au dialogue: le dénommé Habib Ellouze, qui s'illustre depuis trois ans en cajolant prédicateurs saoudiens et djihadistes égarés, a fait pleuvoir une grêle d'insultes et de menaces sur le député de l'opposition qui défendait les idées laïques. Cette violence a suscité un tel rejet que l'amendement a été voté. Et c'est ainsi qu'on ne pourra plus parler d'apostasie en Tunisie!

CONSEQUENCE: IL FAUT LIBERER JABEUR MEJRI, EMBASTILLE POUR ATHEISME!

Ce serait la suite logique et immédiate de la fantastique prise de conscience qui a inspiré le vote de cet amendement.

Mais attention: ils n'ont pas encore tout gagné, les Tunisiens de l’État enfin civil, de la liberté de conscience inscrite dans les textes. Nadia el Fani, la magnifique réalisatrice célèbre pour son document "Laïcité Inch Allah!", tant de fois menacée et injuriée, me souffle que je suis  un brin angéliste et beaucoup trop naïve pour penser à la tunisienne: " Doucement! Tu oublies que l'article 1, qui date de Bourguiba, est toujours en place: l'Islam est religion d’État! Même s'il ne dicte pas sa loi, ce consensus là ne me plait pas du tout! Et puis la Constitution commence par une invocation à Dieu: Au nom d'Allah, le Tout puissant et le Miséricordieux! Tu trouves ça laïque, peut-être??" Sur Facebook, me dit-elle, les commentaires se déchainent.

Bref, là où nous voyons une fin, ils ne voient qu'un début. ils sont prêts à batailler encore et encore sur le terrain mouvant des interprétations. Ils ne se laisseront pas duper. ils sont décidés à aller jusqu'au bout.

Face à eux, les islamistes n'ont pas dit leur dernier mot. Le premier ministre doit rendre son tablier le 9 janvier et un autre gouvernement se mettre au travail dans un contexte économique dramatique. Le 14 janvier, la révolution aura 3 ans. Tout continue. Tout recommence. Un pas après l'autre vers le refus de la négation de l'autre.

Formidable Tunisie!


Rédigé par Martine GOZLAN
 
 
 
Primidi 21 nivôse 222
 
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24/12/2013

Noël mécréant.

gps au père noël.jpg



Noël nous gonfle un peu (beaucoup !) les aliboffis, avec son cortège de contes religieux à prendre avec beaucoup de recul (et pour moi de cynisme) et surtout de pressions commerciales ahurissantes.



Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leurs gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens.



Beaucoup ignorent que le mot "Noël" est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin "natalis dies" (jour de naissance) mais le gaulois "noio hel" signifiant «nouveau soleil».


L'interprétation latine traditionnelle de l'origine du mot Noël viserait à occulter les origines pré chrétiennes de la fête qui trouve sa source dans le culte de Mithra (dieu du «soleil invaincu») chez les Romains et dans les autres fêtes de solstice des pays nordiques.


Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien.


Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées ont donc toutes les raisons du monde de se souhaiter Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne !



Me voilà rassuré !


Bon, j'ai tout de même préparé le foie gras hier !


Quartidi 4 nivose 222


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18/12/2013

Au bistro de la toile : Kali-yuga

kali yuga.jpg

 

 

 

- Oh ! Victor. On dirait le ravi de la crèche ! A quoi tu penses ?



- Je pense que cette fois on y est.

 

- Où ? Dans la merde ? Ça on le sait Victor.



- La merde, comme tu dis, les Hindous appellent ça le Kali yuga.

 

- Késako ?

 

- Une fois, reprend Victor après un long moment de silence, il y avait Vishnou qui se tapait une petite sieste quelque part, tranquille, dans un infini bleu, rose, parfumé. De son nombril est sorti une fleur de lotus. Et ce curieux de Brahma, en regardant dans le col évasé de ce lotus, a vu la création du monde et toutes les successions des âges de ce monde... Ça s’appelle le kalpa et ça dure quatre millions trois cent vingt mille ans. C’est pas beaucoup si tu compares au quinze milliards d’années qu’aurait l’univers. Mais les hindous sont un peu radins.. Ce kalpa est divisé en quatre yugas : le krita-yuga (ça vient du chiffre 4) qui dure un million sept cents vingt-huit mille années, le tetra-yuga qui vient du chiffre 3 et dure un million deux cent quatre-vingt-seize mille années, le dvapara-yuga, du chiffre 2, qui dure huit cents soixante-quatre mille années et enfin le kali-yuga, du chiffre 1, le plus mauvais, et qui dure quatre cent trente-deux mille années.

 

La première époque, le krita-yuga, c’est parfait, c’est le pied partout, le paradis terrestre. Tolérance, concorde universelle, connaissance se transmettant oralement, de maître à disciple. Une connaissance de toutes les lois de la nature, de l’homme. Le bonheur à tous les étages... Des pouvoirs sur la matière, sur l’homme, insoupçonnables actuellement et dont les lamas tibétains garderaient, parait-il, les dernières bribes... Tous les besoins satisfaits sans efforts..

 

La deuxième, le tetra-yuga, c’est encore le panard, mais apparaissent quelques éléments merdiques. Mais c’est encore le paradis. Puis y en a un qui a commencé à faire quelque chose de ses doigts. Le début de la technique. Il y avait ceux qui avaient cette technique et ceux qui ne l’avaient pas. Déjà une séparation. D’où conflits... Mais quand il y avait des guerres, les deux armées se retrouvaient sur le terrain et, en fait de bataille, c’était de grandes joutes oratoires, philosophiques. Et ceux qui avaient les meilleurs arguments gagnaient. Les autres se soumettaient de plein gré à leur nouveau suzerain.

 

La troisième époque, le dvapara-yuga voit un équilibre équitable entre les principes d’ordre et de désordre. En faisant abstraction des durées de ces périodes déterminées par les hindous, on peut considérer que ce Troisième Age est marqué par le début de l’écriture. Le début de la dégénérescence : les hommes avaient besoin d’un support extérieur, technique, pour transmettre leurs connaissances. La technique a pris de plus en plus d’importance. Le clivage entre ceux qui la possédaient et les autres s’est fait plus marqué. Création de clans, de castes, de races, de nations et autres conneries. Surtout, aliénation des humains par les religions et leurs entreprises de décervelage universel. Les guerres sont devenues sanglantes. On tuait pour parvenir à ses fins. Mais suivant des règles bien définies. Ceux qui tuaient ne s’attaquaient qu’à leurs égaux de l’autre camp. Jamais un guerrier, un “ Kchatria ” n’aurait fait de mal à un être plus faible que lui.

 

- C’était un peu la Chevalerie chez nous...

 

- On peut dire ça. Enfin, la dernière époque, le kali-yuga, voit le triomphe du principe de désordre qui va en augmentant jusqu’à la disparition de l’univers par le feu. La technique s’est imposée comme maîtresse du monde. Deux classes bien distinctes selon le degré de richesse, de possession personnelle. Des conflits tournant à l’extermination, sans soucis de justice. On tue n’importe qui, n’importe quand, n’importe comment et surtout les faibles c’est-à-dire les civils. La technique est toute puissante et la machine tend à remplacer l’homme. C'est le règne des marchands, c'est le règne des Marchés tout puissants !

 

Nous y sommes en plein dedans. C’est le quatrième et dernier âge, celui qui a commencé avec les connards qui ont inventé l’agriculture, l’élevage, la propriété, les flics, la guerre. Quand l’Homme est devenu kon. Quand Cro-Magnon est parti en couille. Puis c’est les grandes invasions, Gengis Khan, Napoléon, Hitler, les Ricains, Ben Laden, les nazislamistes, etc.

 

C’est le “Kali yuga” ! L’âge de Kali... Kali la noire... Kali la destructrice... Kali avec son collier de têtes de morts... L’émanation purificatrice et destructrice de Shiva.

 

Le monde va crever de lui-même. Peut-être pas par la guerre atomique mais par un dépérissement général de la planète, par un saccage des forces de vie, par une impossibilité pour l’homme de se reproduire. Par une extinction du genre humain. Par un biocide universel...

 

La vie, les quatre âges de la vie, ça représente un jour de la vie de Brahma. Puis il y a une période de nuit égale à celle de jour. Et nous sommes au crépuscule. La vie va s’éteindre sur la Terre pour quatre millions trois cent vingt mille ans, ravagée par l’homme lui-même. Puis un nouveau cycle recommencera, lorsque la boule sera épurée. Ce sera le réveil de Brahma. Et ainsi de suite pendant cent ans de la vie de Brahma...

 

- On retrouve là Victor, de manière poétique et imagée, la théorie de l’expansion-contraction de l’univers !

 

- Exact. C’est peut-être vrai après tout. De toute façon, on ne sera pas là pour vérifier. Mais tout de même, c’est l’homme qui sera le fossoyeur du monde. Ça a commencé lentement, tranquille, à la petite semaine. Gengis Khan, c’était encore du bricolage. Napo, de l’artisanat. Maintenant, c’est du sérieux. Quand on se tue c’est par millions... Et on est capable de faire beaucoup mieux ! Hiroshima, c’était un pétard du I4 juillet par rapport à ce que ces kons qui gouvernent ont dans leurs frigos de l’épouvante.

 

Mais c’est pas le tout. Y a eu deux énormes guerres de l’homme contre l’homme. On s’est trituré la viande, on s’est fait cuire au napalm, on s’est un tout petit peu atomisé, on s’est foutu du gaz plein les éponges. Du bon gaz fétide qui te fait tomber le mou en quenouille... De la bonne bidoche partout, saignante à souhait. Avec des bras arrachés, des jambes arrachées, des tronches fendues avec une belle cervelle bien lisse et palpitante qui sort par les trous du nez. Manque plus que la branche de persil... De belles tripes bien ondulées, chatoyantes, irisées sous le soleil des bombes. On a pataugé, on patauge dans le bon sang chaud et âcre. Jusqu’aux genoux. Jusqu’au cou. Noyés dans le bon raisiné du prolo... On glisse sur les yeux arrachés et qui te font encore un clin d’œil étonné. Pas compris... Et je te file une indigestion de plomb dans le buffet. Et tu me coupes les couilles. Et je te fais griller tes gosses dans du bon napalm made in Houston. Et tu me passes mes femmes au court-bouillon. Ça sent bon la barbaque. Ça grille. La peau craquèle. Et les bons cris d’horreur. De souffrance. De terreur de pauvres kons qui comprennent pas pourquoi on les trucide. Et ça fait tourner mes usines. Et j’en essaye des bons produits insecticides, pesticides, hommicides, nyakouéicides, bougnoulicides, proloicides...

 

Et je t’endoctrine, et je te baratine, et je te démocratise, et je te démagogise, et je te missionnairise, et je te sectarise, et tu me votes, et tu me choisis, et tu bénis le fouet qui te torture, le bras qui te saigne, le garrot qui t’étrangle, la muselière qui te bâillonne, la télé qui t’abrutit. Une chaîne, deux chaînes... Des chaînes. Toujours des chaînes, des chaînes...

 

- Oh ! Bois un coup, Victor, tu t'encagnes et tu deviens rouge comme un gratte-cul !

 

- Merci. Ah ! Ça fait du bien. La troisième de guerre, c’est plus contre l’homme qu’elle est déclarée. Ou plutôt pas directement. C’est contre la nature. C’est contre la planète. C’est contre la vie.

 

Ces kons d’hommes, dits évolués, ont plus fait de mal à la planète en 50 ans que le reste de l’humanité depuis qu’elle existe !

 

C’est la terre qui a le cancer. Et ce cancer, c’est l’homme ! L’homme blanc ou occidentalisé étant la pire métastase. On bouffe du dichlorurophényl-trichloro-éthanuromerdique, et va z’y que j’te pousse, du chloruane, de l’heptachlore, de l’époxyde, des naphtalènes chlorurés, de la diodrine manches courtes, de l’aidrine angora et plein d’autres saloperies qui regorgent d’atomes crochus de carbone qui lâchent un H pour récupérer d’autres C et d’autres H. Que des H, mais c’est pas du hasch, c’est les haches du bourreau. Qui nous tuent par-dedans ! Un bon foie à la dioxine... Bien bouffi, avec de belles scrofules purulentes. Des couilles, un foutre plein de DDT. Tu baises une femme : tu lui soignes ses morbacs ! Ça tue les moustiques, ça tue les puces et les punaises, ça va bien réussir à nettoyer cette larve qui s’appelle Homme. Et on n’en parlera plus. Bhrama pourra passer une nuit tranquille.

 

Et si ça suffit pas, on va te radioactiver ! De bons gros neutrons dans les gencives. Et ça t’en fait de belles leucémies, ça ! Très poétique... On crève de langueur... Mon cul ! Et je te file des centrales nucléaires partout. Je te fissionne, je te fusionne l’uranium, le plutonium, le plutôt nie homme, le plus tôt gnome ! Et je te l’enrichis cet uranium. Pour pas t’enrichir toi surtout... Et je te balance de bonnes giclées de rontgens bien cancérigènes, leucémirigènes, crétinigènes et ça te fait de beaux fadas, de beaux anormaux. Avec six pattes et pas de tronche. Un toutes les vingt minutes rien qu’en France...

 

- C'est comme ça Victor... C'est peut-être le kali...comme tu racontes si bien. Le plus intelligent des esclavagistes c’est celui qui a eu l’idée de donner quatre sous à ses esclaves. Comme ça ils se tiennent tranquilles... La pointeuse remplace le garde chiourme et les quatre ronds, remplacent le fouet... Cocus, battus et contents... Ça fait les prolos. Allez ! C'est ma tournée Victor. C'est toujours ça que Kali comme tu dis n'aura pas !

 

 

Octidi 28 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés.

 

05/12/2013

La charia en Libye. On dit merci qui ?

sarkozy-kadhafi-par Chapatte.jpg

 

 

 

En Libye, il y a des petits Sarkozy qui ont deux ans et demi. Eh ! Souvenez-vous : notre « lumière de l’univers », notre "axe de la galaxy" a été fêté comme un libérateur, que dis-je, comme un dieu lorsqu’il a envoyé nos Mirages et Rafales bombarder, puis « libérer » la Libye. Des Libyens ont appelés leurs nouveaux nés Sarkozy !

 

Sous la pression de cet Hémingway d’entrée de gamme qu’est B.H.L., Sarko a fait tomber les foudres du ciel sur son ex grand ami, le célèbre campeur des Champs-Elysées. Depuis, Sarko a été renvoyé à ses chères conférences, son  « ami » Kadhafi a été massacré dans des conditions fort douteuses, et la Libye est en morceaux. Peinard le Nicolas : plus de Kadhafi, plus de pouvoir Libyen digne de ce nom, donc plus de preuve de l’implication financière de Kadhafi dans la campagne de Sarko en 2007.

 

Les Libyens peuvent dire merci à la France pour une intervention qui s’est soldé par l’assassinat d’un chef d’Etat et la désintégration d’une nation. Avec – cerise sur le loukoum – l’établissement officiel de la Charia ! La vie des Libyens va désormais être régulée par la loi islamique. Le Congrès général national s’est en effet prononcé en faveur de l’application de la charia en tant que document juridique de base pour les établissements d’État. Oui, la charia, c'est-à-dire la négation de la femme, les lapidations, les mains coupées, les excisions, la mise à mort des homosexuels et autres joyeusetés.

 

Ce pays est agité depuis l’intervention occidentale par des forces séparatistes : tous contre Tripoli, tous contre un pouvoir central dépassé. La « transition » libyenne est menacée tant par la montée de tous ces séparatismes que par l’activisme des islamistes. Des postes frontières s’établissent dans tout le pays. Des libyens à la gâchette rapide contrôlent les papiers d’autres Libyens armés. Hier unis contre Kadhafi, les ex rebelles se combattent férocement. Berbères de Zouara contre Arabes de Al-Jamil, Cyrénaïque, Misrata, Bengazi, Touaregs du sud, tous contre le pouvoir central impuissant de Tripoli. Avec un enjeu évident : les rivalités régionales visent le pétrole dont la production chute drastiquement, mettant les finances du pays au plus bas, accentuant d’autant l’impuissance du pouvoir central.

 

Ce pays est en voie de « somalisation », c'est-à-dire qu’il court le risque d’être livrée à des bandes armées pirates rivales, pillant et massacrant des populations terrorisées. Un pays en passe de devenir la base de tous les mouvements terroristes qui sévissent non seulement en Afrique, mais bientôt aussi en Europe. Et nous, on envoie nos soldats lutter contre ces tarés de dieu au Mali, et maintenant en Centrafrique…

 

On dit merci qui ? Merci Sarko.




Quintidi 15 frimaire 222.


Illustration: Merci à Chapatte

29/11/2013

Slam aux slameurs autodafeurs

haine regard.jpg

A lire évidemment au second degré.

 

«Je réclame un autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo».

Slameurs, rappeurs, frimeurs, nous sommes desperado 

Nous les feront cramer ces bâtards d’intellos

Nous allons leur filer une fatwa sur le dos

Nous couperons les couilles à tous ces rigolos

Et troncheront à sec ces sales travelos

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

Il y a quarante ans, pour la marche des beurs

Nos chibanis voulaient juste un peu de bonheur

Une reconnaissance et ne plus avoir peur

S’intégrer au pays, enfin être des leurs

Ne plus être casseurs, ne plus être chômeurs,

Beaucoup ont réussi dans l’effort, le labeur,

D’autres ce sont plantés, ont raté l’ascenseur,

Ils nous ont engendrés, nous les rappeurs crâneurs.

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

Nos maîtres maintenant, ce sont les islamistes,

Nos héros : c’est Merha et tous les terroristes !

Lapider jusqu’à mort une femme adultère

Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre

Ne nous offense pas.

Décapiter un homme, lui sortir la cervelle

Sous prétexte que c’est un homosexuel

Ne nous offense pas.

Exciser des fillettes, couper leur clitoris

Ô, pour leur éviter de succomber au vice

Ne nous offense pas.

Considérer la Femme émanation du Mal

Et la traiter souvent moins bien qu’un animal

Ne nous offense pas.

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

Nous n’acceptons ni l’humour ni le blasphème

Nous voulons faire peur par nos mots, nos dégaines

Nous conchions toutes vos valeurs païennes,

Vos droits de l’homme et toutes vos rengaines

Nous voulons vous pourrir, bouffer votre oxygène

Notre démarche à nous, c’est l’insulte, la haine

La haine

La haine

La HAINE

 

Yalla ! Baisons la France

Cette fosse d’aisance

Qui nous remplit la panse

Et permet que l’on pense !

 

 

Nonidi 9 frimaire 222

 

Photo X Droits réservés

 

 

28/11/2013

« Le monde est dangereux non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » Albert Einstein

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La cour d'appel de Paris n'a pas eu peur de contredire la Cour de Cassation, plus haute juridiction française en confirmant le licenciement de l'employée prétendant éduquer les enfants en faisant du prosélytisme religieux. Ce faisant, les juges ont fait preuve de courage, de lucidité et de civisme en remettant enfin un des piliers de la République – la LAÏCITÉ – au centre du débat.

Du courage, il en a fallu à cette cour d'appel, mais il en faut aussi à ceux qui, dans ce quartier, subissent les provocations et les menaces des fanatiques qui instrumentalisent l'affaire de la crêche Baby-Loup depuis le départ. Insultes, provocations, graffitis anti-laïcité, voitures rayés, menaces, etc. Malgré le jugement la crèche va déménager, laissant dans le désarroi une centaine de familles et les provocateurs nazislamistes auront gagné.

Tout ce gâchis parce qu’il y a des gens qui veulent emmerder le monde par provocation, des gens qui veulent allumer une guerre religieuse, des gens qui testent les capacités de résistance, les limites du système. Et à côté, des gens qui se taisent, regardent ailleurs et laissent faire. Ce sont ceux-là dont parlait Einstein. Que dire de l'inconséquence de cette majorité musulmane pacifique bien trop silencieuse ? Et que dire des idiots utiles qui soutiennent les extrémistes ?

On nous dit et répète que l'islam est une religion pacifique et que la majorité des musulmans veulent seulement vivre en paix. Pourtant ceux qui prônent cette image de leur religion – cette névrose collective - se taisent. On ne les voit pas. On ne les entend pas. Avez-vous déjà vu une manifestation musulmane s'élevant contre les exactions des fanatiques qui saccagent l'image de leur religion ? Jamais. Ce silence est-il le fait de menaces ou d'un consentement tacite ?

Qui donne actuellement l'image de l'islam ? Ceux qui y tiennent le discours le plus extrémiste, ceux qui perpétuent les actions les plus brutales, les plus injustes, les plus sauvages. Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement. Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des conflits armés religieux de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à tel point que les populations africaines terrorisées en sont à appeler l'action militaire de l'ancienne puissance coloniale, comme au Mali et maintenant en République Centrafricaine ! Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent des crimes dits « d'honneur ». Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des  homosexuels. Ceci avec l'assentiment et l'aide de ces grands « amis » de la France que sont le Qatar (soutien des islamistes) et l'Arabie séoudite (soutien des salafistes). La réalité, brutale et quantifiable, est que la «majorité pacifique », la « majorité silencieuse » est étrangère à ces exactions mais se tait et se terre. Je lui conseille, à cette majorité silencieuse de méditer sur « Matin brun ».

En d'autres temps, le laisser-faire de cette majorité silencieuse a amené le nazisme et son cortège d'horreurs indicibles en Allemagne, puis un cataclysme mondial avec 80 millions de morts.

La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.

L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

Les musulmans pacifiques, s'ils ne réagissent pas, seront les premières victimes de ce fascisme vert qui s'avance de moins en moins masqué. La balle est dans leur camp car s'ils ne réagissent pas, ils ouvriront la porte, dans toute l'Europe, au sinistre fascisme brun.

 

Octidi 8 frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

17/10/2013

Crèche Baby-Loup : les reculades munichoises, BASTA !

baby loup laïcité dégage.jpg

 

 

J'entendais ce matin dans la machine à bruits – après la dégoulinante vague d'indignation léonardienne – un homme désemparé parlant du climat régnant autour de la fameuse crèche Baby-Loup. « Insultes, provocations, graffitis anti-laïcité, voitures rayés, menaces, etc. » La crèche va foutre le camp et les provocateurs nazislamistes auront gagné. Baby-Loup va probablement fermer ses portes, licencier son personnel et laisser dans le désarroi une centaine de familles. Tout ce gâchis parce qu’il y a des gens qui veulent emmerder le monde par provocation, des gens qui veulent allumer une guerre religieuse, des gens qui testent les capacités de résistance, les limites du système.

 

Voilà cinq ans que cette comédie dure. Et ce n'est pas fini. Alors que la cour d'appel de Paris doit réexaminer le dossier à partir d'aujourd'hui, le procureur général François Falletti va contredire la Cour de cassation et demander la confirmation du licenciement de la salariée voilée au travail.

Revenons sur les causes de cette affaire. En décembre 2008, une salariée de retour d’un congé parental consécutif à un congé maternité datant de 2003 - les dates sont importantes car elles montrent la manipulation – fait part à la direction de la crèche de sa volonté de porter le voile islamique durant son travail. Refus, altercation, licenciement, plainte aux Prud’hommes, plainte à la Halde, demande de dommages et intérêts de 80.000 euros ! Autant dire la faillite pour la crèche.


Alors ? Intolérance, « discrimination » selon le vocable à la mode et mis à toutes les sauces, ou plutôt volonté de faire respecter la laïcité, principe fondateur de notre république ?

 

Marre du politiquement correct et de cette tétanisation de la plupart des médias face aux prétentions et aux provocations des islamistes. Parce qu'il est là le nœud du problème. Toutes ces histoires de voile, de hidjab, de niquab, de barbaque hallal et autres conneries venues d’ailleurs choquent et gonflent l’énorme majorité des gens. Le 27 mars dernier, un sondage BVA indiquait que plus de 80% des Français seraient favorables à un renforcement de la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les lieux où l'on s'occupe d'enfants ou dans les entreprises privées.

Oui mais il faut être tolérant que bêlent les « idiots utiles » de l’islam. Eh ! Oh ! Où est-elle l’intolérance ? Est-ce à la majorité de se plier aux diktats d’une minorité sous prétexte de « tolérance », de respects de « traditions » ? Est-ce à l'accueillant de se plier aux us et coutumes de l'accueilli ? Non où a-t-on vu ça ? Jusqu’où va-t-on reculer ? Les piscines à horaires séparées pour les hommes et les femmes, le refus de tenues de sports normales pour les filles dans les écoles, le bordel que foutent régulièrement les barbus dans les hôpitaux, la viande hallal dans les cantines. C’est quoi les étapes suivantes ? Les salles de prières (5 fois par jour !) dans les entreprises et les administrations ? La séparation hommes femmes au travail ? L’interdiction du sauciflard et des pieds de cochon sauce gribiche ?

 

On touche là la cause essentielle de la montée de l’extrême droite partout en Europe. Parce qu’on s’approche, voire qu’on a dépassé un seuil de tolérance (encore un gros mot Victor !). « Ce seuil existe, disait Lévi-Strauss, il s'agit de le prendre non pas pour une valeur mais pour une réalité ».

 

L'idée que l'équilibre d'une société puisse être bousculé par l'arrivée soudaine d'une communauté massive, étrangère à son histoire et qui ne montre guère sa volonté de s'intégrer lentement et pacifiquement constitue une thèse à la fois pertinente et sérieuse. Il s'agit d'une réaction de « biologie sociale » et non de barbarie calculée. Ce n'est pas parce que l'extrême-droite récupère diaboliquement de telles observations qu'elles peuvent être ignorées. 

 

Le racisme est une stupidité dangereuse qu’il faut combattre, encore faut-il ne pas en faciliter l’émergence par des reculades « munichoises » devant les provocations de ces ennemis déclarés de nos valeurs que sont les nazislamistes.

 

Sextidi 26 vendémiaire 222

 

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