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20/11/2015

Appel solennel aux musulmans de France.

mosquée de paris.JPG



- Nous, musulmans de France, réaffirmons notre rejet catégorique et sans ambiguïté de toute forme de violence ou de terrorisme qui sont la négation même des valeurs de paix et de fraternité que porte l’islam.

- Nous, musulmans de France, sommes des citoyens français à part entière, faisant partie intégrante de la nation, et solidaires de l’ensemble de la communauté nationale.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre attachement indéfectible au pacte républicain qui nous unit tous.

- Nous, musulmans de France, proclamons notre adhésion totale aux valeurs de la République.

Les musulmans de France élèvent leurs prières vers Dieu, le Très-Clément et le Très-Miséricordieux, pour qu’Il préserve et qu’Il bénisse la France.

Les musulmans de France formulent tous leurs vœux de paix, de sécurité et de prospérité pour leur patrie, la France.

Amine.

 

 

Pour une fois, c'est clair et sans ambiguïté : - rejet catégorique de toute forme de terrorisme ; - affirmation du fait d'être Français et solidaire de l'ensemble de la communauté nationale. Insistons sur le terme communauté nationale et non communauté musulmane ; - attachement au pacte républicain ; - adhésion totale aux valeurs de la République. Le reste n'est que de la sauce. C'est beaucoup plus précis que l'appel du 8 janvier, suite aux attentats contre Charly et le supermarche.

 

Reste à savoir si cet appel sera suivi d'effet. On peut le croire à voir les réactions très nombreuses et très violentes sur les réseaux sociaux de personnes musulmanes rejetant les fauteurs d'attentats. Ce serait alors un tournant décisif sur le front intérieur. En effet, si les musulmans veulent rejeter autrement qu'en belles paroles ceux qui salopent leurs croyances, ils doivent collaborer avec les autorités de leur pays – la France – en signalant, en dénonçant tous ceux qui se radicalisent, tous ceux qui émettent le souhait de rejoindre Daech, tous ceux qui reviennent de Syrie, etc. Ce n'est pas être des « balances », c'est défendre leur appartenance au pays où ils sont nés ou où ils ont choisi de vivre.

 

Si l'omerta qui protège les salafistes tombe, alors ces fauteurs de troubles ne seront plus « comme des poissons dans l'eau » puisque cette eau les rejettera.

 

À défaut de croire, espérons...

 

 Photo X - Droits réservés

19/11/2015

Au bistro de la toile : kamikazes, Marseillaise, Russes, etc.

Buveurs pour net.jpg

 

 

- Salut Loulle. Je vois que tu ne cèdes pas à la panique. Ton rade reste courageusement ouvert ! Et tu sers à tous les dépravés, à tous les futurs damnés qui le fréquente ces boissons fermentées diaboliques qui les conduiront en enfer !

 

- Eh oui Victor ! Même pas peur. Et puis si on va en enfer, on est sûr d'y retrouver des amis ! En plus, c'est chauffé... Mais on touche du doigt l'extrême fragilité de nos civilisations. Arrêt momentané des spectacles, des rencontres sportives, de la vie dans les bistrots et restos, présence lourde de flics et de militaires, fouilles, restriction des transports, etc. Et ceci par l'action meurtrière d'une petite dizaine d'individus munis de simples armes légères...

 

- C'est vrai Loulle. Quelques clampins fanatisés et drogués mais avec cette force suprême que donne l'acceptation du sacrifice de soi. La ceinture d'explosifs, c'est la bombe atomique des fanatiques : une bombe intelligente qui se dirige toute seule vers son objectif, discrètement – de plus en plus sur des femmes, la burqa est pratique pour ça ! - et qui explose exactement où et quand son « porteur-détonateur » le décide pour sa plus grande efficacité, c'est-à-dire là où ça fera le plus de morts, de jambes et de bras arrachées. Là où ça générera le plus de sang et de terreur.

 

- Manque de pot pour ces tarés, Victor, les Français ne se laissent pas enfiler comme ça. Et on a vu qu'au contraire, se faire dessouder, ça les ressoude. Le sursaut est évident, y compris, et c'est réconfortant, parmi nos compatriotes de culture musulmane qui sont les victimes les plus certaines de ces terroristes.

 

- C'est vrai Loulle. L'attitude des musulmans – à travers leurs représentants cultuels et culturels - qui se désolidarisent franchement des tarés d'allah est significative. Et si ça s'avère, notamment demain où les autorités religieuses appellent au rassemblement contre les terroristes, si la masse laborieuse, paisible de ces compatriotes rejette franchement les abrutis de Daech, ce sera gagné. Mao disait que le révolutionnaire devait être comme poisson dans l'eau dans la population. Eh bien si l'eau rejette le poisson, il crèvera vite la gueule ouverte !

 

- Ici, nos poissons préfèrent le rouge qui tache à l'eau. Où alors, désinfecté au pastis ! Quand je pense que même les Anglais ont chanté, à 80.000, la Marseillaise ! A Wembley ! C'est extraordinaire !

 

- Eh ! Loulle, les Rosbifs sont nos meilleurs « ennemis ». On se peigne la gueule mais on se respecte. Parce qu'aussi bien eux que nous savons que si on est vraiment dans la merde, on pourra compter sur l'autre. Et puis, il y a 400.000 Français à Londres et encore plus d'Anglais en France... Quant à La Marseillaise, c'est partout dans le monde un chant révolutionnaire comme L'Internationale, autre chant français. Ça filait les boules de laisser ce symbole de lutte, de liberté, de rébellion contre l'oppression tomber dans les mains et dans les gorges des fachos. Les Français se la sont réappropriés. Et c'est réconfortant.

 

- Décidément tout bouge, Victor. J'ai même entendu Fabius parler « d'une ouverture des Russes ».

 

- Il serait temps de se rendre compte que dans le foutoir du Moyen-Orient, les Russes ont une place prépondérante.Seuls les kons ne changent pas d'avis. Les Russes ont encore plus que nous intérêt à détruire ces racailles de l’État Islamiste. Parce que leurs frontières sud sont musulmanes. Parce que 6.000 de leurs ressortissants sont chez Daech et qu'ils redoutent le retour en Russie de ces abrutis.

 

- Je suppose que concernant l'éventuel retour de ces konnards, les Russes n'auront pas les scrupules de demoiselles de nos dirigeant : quelques balles dans la peau pour les traîtres.

 

- Et ils auront raison. Je m'étonne effectivement d'entendre nos « zélites » réfléchir à ce qu'il convient de faire avec ces Français partis combattre auprès de Daech en Syrie et en Irak, donc contre nous, lorsqu'ils reviennent en France. Faire un Guantanamo à la française ? Les « assigner à résidence » avec un bracelet électronique ? C'te konnerie ! Enfin, soyons logique. François, Valls, Fabius, tous nous serinent que « nous sommes en guerre ». Ce n'est pas un mot banal. Faut assumer ce que ça signifie : du sang et des larmes comme disait un très célèbre ami Rosbif de la France. Puisqu'on est en guerre, ce sont les lois de la guerre qui s'imposent. Et en temps de guerre, ceux qui ont combattu aux côtés de l'ennemi sont des traîtres. Si on les repère, si on les loge, si on les serre, on les flingue ! Il faut qu'ils sachent qu'ils ne rentreront que les pieds devant. Parce qu'il ne faut pas se raconter des konneries : aller combattre chez las tarés de Daech, ce n'est pas prendre quelques vacances. Ceux qui ont les flubes, qui ne font pas le poids et voudraient retourner « au pays » ils sont flingués sur place. Ceux qu'ils laissent revenir en France, ou en Belgique ou ailleurs en Europe sont aguerris et fidèles à « la cause ». S'ils reviennent c'est en mission : créer des cellules dormantes pour, sur ordre, faire des attentats. Alors pas de quartier : douze balles en public pour marquer les esprits et dissuader bien des vocations, ou une seule dans la tronche, discrètement, quelques bouts de ferraille ou de béton, et au fond des domaines de Neptune ! Si on n'a pas les couilles de faire ça, ce sera encore des centaines de morts innocents chez nous. Alors les scrupules des bien-pensants, mon cul ! Où alors, si on veut les « assigner à résidence », il n'y a qu'à les envoyer aux Kerguelen, avec les pingouins, ou à Clipperton, avec les crabes géants !

 

- Allez, à la nôtre !

 

17/11/2015

Syrie. Le fric ou l'honneur ?

arabie saoudite dessin plantu.jpg

 

Pendant que les proches des victimes innocentes des tueurs souffrent dignement, la vie politique reprend. Je suis en train d’entendre plutôt que d’écouter notre premier ministre ramant comme il peut. Il se couvre pourtant de caca en défendant ces « alliés »pittoresques que sont l’Arabie saoudite et le Qatar. Pas facile, eh, Manu ! Ouais mais, un client, c’est un client… Des rafales, des frégates, pour des milliards... Ça élimine bien des scrupules !

 

François Hollande, lui, a eu un discours digne, courageux, « hollandais » aussi en ressortant de la naphtaline Balladur, piégeant ainsi ses adversaires. Cela suffira-t-il pour éradiquer ce sida mental qu’est le terrorisme islamiste ? Cette horreur qui méprise la vie, ce barbarisme qui hait la culture, celle bêtise crasse qui dénature une religion somme toute pas pire que les autres ? Cette expression du Mal que nous combattons avec nos rafales et nos mirages en Syrie et en Irak, avec le courage et la vie de nos soldats en Afrique de l’Ouest, a nom Etat islamique, ou Daech, ou Boko haram. C’est le nom de ces sectes d’assassins qui se camouflent derrière une religion pour s’emparer de territoires, de richesses et assouvir les plus bas instincts que la civilisation tente de gommer chez le plus dangereux des animaux : l’être humain.



Pourtant, l’expression de ce Mal que nous combattons, est représenté à l’ONU. Il y est par un état reconnu, avec lequel notre pays tisse des liens commerciaux et militaires puissants. Il a nom Arabie saoudite. Il a aussi nom Qatar, qui n’est qu’une verrue de la précédente.



Dès sa naissance l’Arabie saoudite a lié son sinistre destin à celui des puissances impérialistes. Fondée officiellement le 22 septembre 1932 par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz, elle s’est trouvée sous la férule de Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud dit Ibn Saoud qui en en devenant le monarque absolu a mis en place un système féodal cruel et obscurantiste. Les guerres ayant permis l’accession au pouvoir d’Ibn Saoud ont fait 500.000 morts entre 1901 et 1932 ! La découverte de pétrole en mars 1938 transforme le pays sur le plan économique et marque le début d’une alliance stratégique avec les États-Unis, concrétisée par le Pacte du Quincy qui, en échange d’un accès au pétrole, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud. Cette alliance se révélera d’autant plus durable que le pays se présente comme un féal de poids pour contrer le mouvement de libération national arabe dans les années 1950-1960 au grand bénéfice de l’impérialisme.



Le régime monarchique – le pays propriété d'une famille, d'un clan, sans aucune opposition possible – est la « matrice » du wahhabisme, interprétation la plus rétrograde de l’Islam qui sert à justifier l’obéissance totale aux riches et à priver la population de tout droit démocratique. Elle lui procure une masse d’argent inépuisable qui lui permet d’exporter sa doctrine religieuse fanatique dans le monde, de s’acheter le soutien de nombreux mouvements réactionnaires de même que celui des dirigeants corrompus de pays pauvres qui suivent à la lettre les consignes de leur « bienfaiteur » quand il s’agit de voter à l’ONU ou même confient la présidence de la commission des « Droits de l’Homme » de cette instance à son représentant !



Dans ce pays de nos amis les bourreaux, où not'bon président va régulièrement, il a peut-être été invité à quelques représentations de ces charmantes traditions locales : flagellation (quels coquins sado-maso ces arabesaoudiens !), amputations de la main ou du pied (travaux pratiques intégrés à l'apprentissage des élèves boucher-charcutier probablement), décapitations en place publique au sabre (Ah ! Le charme désuet de ces saines et viriles traditions !), lapidations des femmes (là, ta fibre paritaire doit vibrer, François, parce que ce charmant passe-temps, une sorte de pétanque locale, est réservé aux femmes. Pas paritaires, ça...)



Ouais, mais, répondrons les esprits forts, ces traditions ont pour finalité de remettre dans le droit chemin des gens qui se laissent aller à faire quelques bêtises ! Cambriolage, trafic de drogue, fornication, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse, apostasie, blasphème, adultère,sodomie, fornication. Eh ! C'est la charia ça, François ! C'est la sainte charia, Valls !



Et les femmes. Ah ! Les femmes que nous chérissons tant... Dès leur naissance, les Saoudiennes sont placées sous l’autorité légale d’un homme, le « gardien », qui peut être leur père, leur mari, leur frère, leur oncle ou même leur fils. Les femmes ne peuvent pas voyager sans l’autorisation de leur « gardien ».L’Arabie saoudite impose une stricte séparation des sexes. La plupart des maisons, banques ou universités ont une entrée pour les hommes et une autre pour les femmes. C’est le dernier pays au monde où les femmes sont privées du droit de conduire.



Daech a été créé sur le modèle de l'Arabie saoudite qui l'a soutenu et armé jusqu'à ce ,que cet enfant putatif lui fasse de l'ombre et devienne une menace aussi pour elle. Ce que fait Daech et qui révulse le monde dit « civilisé », c'est ce que pratique légalement l'Arabie saoudite sur son territoire.



Et Valls, notre premier ministre, ne trouve pas « indécent » d’entretenir des liens étroits avec la pire forme de barbarie moyenâgeuse encore existante dans le monde. Cela ne l’empêche pas, de concert avec Fabius et Hollande, de multiplier les discours qui justifient le soutien aux hordes obscurantistes en Syrie - qualifiées sans rire d’ « opposition démocratique » ! – et stigmatisent le régime syrien qui a au moins le mérite d’être laïque et de faire coexister pacifiquement toutes les religions et les non-croyances.



Toutes les lois d'état d'urgence ne seront qu'emplâtres sur une jambe de bois tant qu'on ne rompra pas avec ce nid de vipères qu'est l'Arabie saoudite (et sa verrue, le Qatar). Tant qu'on ne clarifiera pas nos relations avec le gouvernement légal de la Syrie et son chef Bachar el-Assad. Parce que l'éradication, la destruction – selon les paroles de Hollande – de l'état islamique passe non pas par quelques bombinettes mais par une guerre au sol, là où ça fait mal, là où se côtoient la peur, la mort, la souffrance, la merde, le sang et les larmes.



Et qui doit « y aller » au sol ? Certainement pas nous ni aucun pays occidental, ni les Russes. Car alors les forces en conflit sur place se réconcilieraient en faisant front commun contre l'envahisseur étranger, contre le kouffar, l’infidèle. Les seules forces au sol aptes à détruire Daech sont l'armée régulière de Bachar, les Kurdes, les Iraniens.

Encore faut-il qu'il y ait derrière le fracas de la guerre une solution politique viable. Qui ne peut-être un simple retour aux aberrantes frontières artificielles dessinées par les accords Sykes-Picot, imposées par les forces coloniales à la suite de l'effondrement de l'empire ottoman.



On n'est pas sorti du foutoir...

 

Illustration: merci à Plantu.



16/11/2015

"Ils viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes".

appel à témoin abdesalam salah.jpg

 

Après le temps des larmes, de la compassion, du chagrin et de la colère vient le temps des questions et de la réflexion. Qui est l'état islamique ? Pourquoi la France ? Qui sont ces tueurs ? D'où viennent-ils ? Que veulent-ils ? Qui les soutient ? Que pouvons-nous et devons-nous faire ?

 

Qui est l'état islamique ? Daesh, le pseudo « état islamique » est le fils putatif des États-Unis et de l'Arabie saoudite. Fils des Etazuniens parce qu'il a été créé par le rapprochement d'officiers de l'armée de Saddam Hussein avec des fondamentalistes islamistes sunnites proches d'Al Qaeda. Fils de l'Arabie saoudite qui les a armés et soutenus financièrement, qui leur a insufflé son extrémisme, son obscurantisme, sa barbarie puis qui les a poussé à déclencher une guerre religieuse contre les chiites. Les événements de Syrie, dans la foulée des « révolutions arabes », en 2011 vont donner une autre dimension à ce groupuscule. Assad relâche de ses prisons des centaines de détenus fondamentalistes qui viennent renforcer d'une part Al-Nostra, branche d'Al-Qaeda, d'autre part Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013. Ils sont alors dirigés par un illuminé charismatique extrêmement ambitieux, Abou Bakr al-Baghdadi, ancien prisonnier des Etazuniens, qui proclame « l'état islamique ». Dès lors la montée en puissance de Daesh est foudroyante. Ils battent à plates coutures les armées fantoches du régime pro-étazunien de Bagdad, font main basse sur des tonnes d'armes puissantes (chars, artillerie) modernes que les militaires du régime abandonnent dans leur fuite. Puis ils conquièrent Mossoul, s'emparent des réserves de la banque centrale de cette ville, la deuxième d'Irak, passent en Syrie, s’emparent des puits de pétrole, pratiquent le racket et l'impôt révolutionnaire dans les zones de Syrie et d'Irak qu'ils contrôlent. Les prises d'otages lui procurent de grandes sources de revenus. Et la secte islamiste a noué des relations d'affaires avec toutes les mafias intéressées par le pétrole sur lequel ses combattants ont mis la main. Résultat, l'organisation dispose de moyens financiers considérables.

Daesh utilise au mieux les ressources de la communication moderne, de la propagande et des réseaux sociaux à travers lesquels elle recrute des milliers de volontaires, séduits par les mensonges d'un idéalisme aventureux excitant les pires penchants, le côté monstrueux de l'être humain : possibilité de tuer, possibilité de violer. Conditionnés à tuer, ce sont ces jeunes qui sont renvoyés dans leurs pays respectifs pour semer la mort. Daesh n'a pas à les « économiser », il en vient d'autres tous les jours...

 

Pourquoi la France ? Parce que nous sommes le seul pays en Europe ayant les moyens ( ??!!) et la volonté de s'opposer à la barbarie de l’État Islamique. Les autres Européens s'en foutent et n'ont pas d'armée digne de ce nom à l'exception de la Grande-Bretagne. Parce que la France s'oppose, avec succès, aux délires de ces abrutis d'allah non seulement en Syrie mais aussi en Afrique de l'Ouest

 

Qui sont ces tueurs ? L'enquête semble montrer que ceux qui tuent chez nous sont Français, ou Belge, très jeunes, peut-être récemment convertis, avec un encadrement étranger professionnel (syrien ou égyptien). Ils bénéficient probablement de complicités locales conséquentes qui les conseillent très précisément pour choisir les lieux et le temps de frapper. Ainsi le choix du quartier. À l'exception de l'attaque qui a eu lieu au Stade de France, toutes les autres attaques ont eu lieu dans une surface très restreinte, un quartier parisien riche d'une population jeune, cosmopolite, festive. Hasard ou complicité, il y a dans ce quartier une douzaine de mosquée dont certaines bien connues des habitants du 10e et 20e arrondissements, et depuis longtemps, pour abriter des fondamentalistes et des intégristes...

 

 

D'où viennent ces tueurs ? De Syrie, certains en se glissant dans le flot ininterrompu de réfugiés. L'un des kamikazes avait un passeport enregistré en octobre par un réfugié lors de son entrée en Europe par la Grèce. Passeport volé ? Terroriste camouflé ? Voilà qui devrait donner à réfléchir sur la naïveté suicidaire avec laquelle les Européens, sous l'influence de Frau Merkel, laissent entrer sans contrôle réel des centaines de milliers de migrants parmi lesquels se camouflent des milliers de terroristes (4.000 au minimum revendique Daech). Ces tueurs - nourris, habillés, logés par la bien-pensance bêlante des institutions européennes - sont de très jeunes gens partis de France et de Belgique, en recherche d'aventure et d'idéal, trompés par les réseaux sociaux et les recruteurs de Daesh camouflés en imams. Si l'on en croit le juge Trévédic, ils passent 4 à 5 mois dans les rangs de Daesh, en Syrie et en Irak. Là – horreur intégrale – ces jeunes, encore des gamins, sont transformés à la chaîne en kamikazes, en explosifs vivants. Ils sont endoctrinés, subissent un lavage de cerveau, sont conditionnés selon les méthodes des sectes à accepter et même à souhaiter la mort, puis entraînés pendant deux mois à tuer. Ils sont alors renvoyés en Europe, souvent à travers la plaque tournante de la Belgique, commettre les attentats que nous connaissons. Simples consommables « one shot », tueurs jetables sans valeur, vite remplacés.

Les quelques témoins survivants, qui les ont vu de , attestent de leur jeunesse (la vingtaine d'années), rapportent qu'ils parlent parfaitement français et ont été sidérés par la froideur avec laquelle ils tiraient systématiquement, minutieusement sur leurs victimes désarmés. Cet état second est le résultat d'une défonce au Captagon, l'arme secrète de Daesh. Il s'agit d'une petite pilule blanche à base d’amphétamine, très prisée parmi les terroristes de Daesh, mais aussi d'Al Nostra et de l'ASL. Ça donne parait-il une pêche d'enfer : tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur ni la douleur, tu oublies le danger et tu méprises la mort !



Que veulent-ils ? Ils véhiculent une idéologie mortifère camouflée derrière une lecture archaïque du coran. Ils haïssent tout ce que nous aimons, notre art de vivre, de rire, d'aimer, de manger, de boire, d'être joyeux, de vivre libre. Leurs « valeurs » sont à l'exact opposé des nôtres : pas de liberté autre que celle de se soumettre aveuglément au « chef » ; pas d'égalité entre « croyants » et non-croyants, ceux-ci n'étant pas considérés comme des humains mais comme des porcs, que l'on peut, que l'on doit même humilier, dépouiller, tuer ; pas d'égalité entre hommes et femmes, celles-ci étant réduites au rôle de chose : ventre à reproduction, chair à plaisir, bête de somme ; quant à la fraternité, elle est réservé à leurs « ghrouïa », à leurs frères en religion. Pas de plaisir, pas de joie de vivre, pas de culture, pas de musique, pas de peinture, pas d'art en général, valeurs « impies » et dégénérées détournant du « vrai dieu », ce qui explique leur frénésie de destruction de tout ce qui n'est pas leur vision débile de l'islam. Voilà, à gros traits, l'idéologie de haine et de mort que prétendent imposer au monde ces abrutis.

Leur stratégie : susciter de la part des « sous-chiens », des « face-de-craies » des attaques, des pogroms, des ratonnades, appelez ça comme vous voudrez, contre les Français de culture musulmane afin de les faire basculer dans le giron des salafistes. Et ainsi fomenter une guerre civile qui serait catastrophique pour la France et les amènerait – fantasment-ils - au pouvoir.

 

Qui les soutient ? Leurs principaux soutiens sont...nos grands « amis », alliés paradoxaux et surtout clients de nos belles et chères machines à tuer que sont l'Arabie saoudite, le Qatar et toutes ces féodalités pétrolières du Golfe.

Mais ils ont sur place, chez nous, des prosélytes efficaces : les imams salafistes, endoctrinés et payés par les précédents et qui sévissent dans certaines mosquées en France et en Europe, ventre mou de l'Occident, terre de mission où vivent déjà des millions de musulmans, terre peuplée de vieux ramollis, à conquérir selon l'adage célèbre de Boumédienne  déclarant en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire».

 

La jeunesse déboussolée qui se laisse prendre dans leurs rets est aussi travaillée par les appels à la haine et au racisme anti « fromages blancs » de ces « héros » du rap qui crachent à longueur d'éructations dans la tchorba – française – qui les nourris. Une lecture succincte de la « poésie » des banlieues est édifiante de l'amour qu'ils portent à la France. Qu'on en juge :

 

Le groupe 113 :

J' crie tout haut : " J'baise votre nation "
L'uniforme bleu, depuis tout p' tit nous haïssons
On remballe et on leur pète leur fion.
Faut pas qu'y ait une bavure ou dans la ville ça va péter,
Du commissaire au stagiaire : tous détestés !
A la moindre occasion, dès qu' tu l' peux, faut les baiser.
Bats les couilles les porcs qui représentent l'ordre en France.

 

Ou encore :

Le groupe Sniper :

Pour mission exterminer les ministres et les fachos
La France est une garce et on s'est fait trahir
On nique la France sous une tendance de musique populaire
Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre
Faudrait changer les lois et pouvoir, voir bientôt à l'Élysée des arabes
et des noirs au pouvoir. Faut que ça pète !
Frère, je lance un appel, on est là pour tous niquer
La France aux français, tant qu' j 'y serai, ça serait impossible.

Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever.

Faut leur en faire baver v' la la seule chose qu'ils ont méritée.
T'façon j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre.

Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir.

Ils canalisent la révolte pour éviter la guerre civile.


Vous en voulez d'autres ? Allez voir ICI

 

Heureusement, tous ne sont pas comme ça. Ecoutons Magyd Cherfi, du groupe Zebda :

« Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.

C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.

Il y a des jours comme ça où même anar on porte un drapeau parce que c’est tout ce qui reste à brandir après l’embrasement et il est bleu blanc rouge. Il y a des jours où on aime ce pays même quand il a tort, même quand il se trompe parce qu’il est nous jusque dans les entrailles.

Des jours comme ça où on aime ce pays, ses hameaux, ses villages, ses monuments aux morts. Des jours où on regrette de pas la ménager la vieille dame aux quatre cents fromages. (…/...) ». Savourez la suite de ce cri d'amour et de fraternité ICI

 

Mais ce n'est pas tout. Ils peuvent aussi compter sur la complicité plus ou moins conscientes de certains « intellos » qui sévissent à longueur de colonnes et de plateaux télé et qui, assimilant l'islam à la « religion des pauvres », se font les thuriféraires des tueurs d'allah. Les attentats que nous subissons font passer ces lèche-babouches du rang d' « idiots utiles » des islamistes à celui de complices. Ces archéo-trosko-gauchos de salon ont remplacé l’œil de Moscou par l’œil de Mossoul. Au fait, Abou Plenel, Abou Joffrin, Abou Askolovitch, Abou Tood et autres Abous de plus petit calibre osent-ils encore se regarder dans une glace ?

 

Que pouvons-nous et que devons-nous faire ? D'abord ne pas succomber à la désunion, à la violence aveugle en rejetant la minorité de culture musulmane qui souffre et redoute autant que le reste des Français les folies de ces tarés. C'est ce que veulent les égorgeurs, il s'agit de ne pas leur faire ce cadeau. Pour cela, il faut aussi prendre réellement la mesure de la misère économique de ces banlieues et mettre le paquet pour y remédier. Quitte à passer, pour cinq ou dix ans, par une certaine « discrimination positive » bien comprise. Il y aurait alors moins de « desesperados » prêts à rejoindre Daesh.

 

Reconquérir tous les territoires perdus de la République. Et d'abord éradiquer ce gangstérisme du trafic de drogue qui est souvent une marche vers l'islamo-fachisme. Et ceci ne peut se réussir qu'avec la participation volontaire des habitants de ces territoires de non droit. Faute de quoi, d'autres arriveront au pouvoir par les urnes et alors la bataille de Paris ressemblera à la bataille d'Alger...

 

François Hollande, comme ses ministres, insiste sur le fait que « nous sommes en guerre » et que nous devons être « impitoyable » avec Daesh. Il faut traduire ces paroles par des actes. Être en guerre, comme dirait La Palice, ce n'est pas être en paix. Et les règles en temps de guerre sont plus brutales qu'en temps de paix. Il faut le savoir et l'assumer. Les ennemis, et ceux qui trahissent en partant combattre aux côté de l'ennemi, ne doivent pas compter sur la mansuétude d'un état de droit « compréhensif » voire laxiste. En temps de guerre, la loi c'est que l'ennemi doit être détruit, « neutralisé », c'est-à-dire tué. Et les traîtres fusillés. Dès lors qu'ils partent lutter aux côté de Daesh, les Français sont des ennemis, des traîtres à leur patrie qui ne doivent absolument pas avoir le loisir de revenir en France. Sinon les pieds devant... Ça refroidira bien des vocations...

 

Puisqu'on est en guerre, il faut se donner les moyens militaires, mais aussi policiers de faire la guerre et de la gagner. Donc doubler les moyens financiers de nos armées qui sont exsangues, mal équipées, pas assez nombreuses. La suppression par Chirac de l'armée citoyenne au profit de l'armée professionnelle a été une énorme konnerie. Y revenir serait très difficile mais on peut envisager la création d'une Garde nationale, sorte de force de réserve à l'armée, mobilisable si besoin pour des besoins de maintien de l'ordre interne, genre Vigipirate. Ce qui soulagerait d'autant l'armée de métier.

 

Une guerre, on ne la fait que si on a des chances de la gagner. Pour gagner celle contre Daesh, il faut constituer un front commun avec tous ceux qui luttent contre ces égorgeurs fous. Sans faire la fine bouche. Donc aussi, évidemment, avec Bachar el-Assad, avec les Iraniens et avec les Russes. Toute autre solution est bidon.

 

Sinon, on psalmodiera encore « Aux larmes citoyens » faute d'avoir eu la force d'âme de chanter à pleine voix « Aux armes citoyens !» 

 

 

VictorAyoli.

 

Illustration X - Droits réservés

 

13/11/2015

Les toubibs en colère en remettent une couche !

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Les médecins, mais aussi les dentistes en remettent une couche ces jours-ci contre la réforme des professions de santé, avec en ligne de mire le retrait du « tiers-payant ». C'est-à-dire le fait que le médecin serait payé non plus par le patient mais par la Sécu et les mutuelles complémentaires. Ils n'en veulent pas. Pourquoi ? Peur de ne pas être payés, peur des retards de paiement, peur d'avoir trop de paperasses à faire. Ils ont peur aussi, mais ils ne le disent pas, que ce système permette aux patients de voir réellement le montant des dépassements d'honoraires le cas échéant !

 

Une étude réalisée par le Collectif Inter-associatif Sur la Santé (CISS), s'appuyant sur un sondage BVA réalisé au mois d'octobre 2015, devrait leur donner à réfléchir. Ce sondage concerne les « déserts médicaux ». En voici les principaux résultats :

 

- Les premières difficultés que rencontrent les Français pour consulter un médecin sont les délais pour obtenir un rendez-vous. 55% en tout et 62% en zone périurbaine.

 

- Plus de 70 % des Français ont eu des problèmes pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste dans un délai raisonnable. D'abord les ophtalmologistes, puis les dermatologues et les gynécologues.

 

- Face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous dans un délai ,raisonnable, 20 % sont allés aux urgences, 15 % ont renoncé à un soin et 10 % ont eu recours à l'automédication.

 

- Près d'un Français sur 5 (19%) a déjà eu recours à un médecin pratiquant des dépassements d'honoraires parce qu'il n'arrivait pas à obtenir de rendez-vous dans un délai raisonnable.

 

- 45 % des Français craignent les conséquences pour leur santé des difficultés à obtenir un rendez-vous médical.

 

- Une majorité des Français pensent que les déserts médicaux (60 %) sont d'abord la conséquence d'une mauvaise répartition des médecins sur le territoire plutôt qu'une insuffisance de médecins formés. Ce pourcentage grimpe à 80 % en zone rurale.

 

- Plus de 7 Français sur 10 (72 %) pensent que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler la répartition des médecins libéraux sur le territoire. Une attente qui privilégie les mesures coercitives.

 

- 1/3 des Français seraient prêts à recourir à la téléconsultation (visioconférence par internet) auprès d'un spécialiste pour pallier l'insuffisance de médecins. Mais ils refusent à 80% ce système de téléconsultation concernant les généralistes.

 

Contrairement à ce qui existe pour d’autres professions libérales de santé, il n’existe aucun dispositif régulant l’installation des médecins par des critères d’encadrement tenant compte du rapport entre la densité médicale et la densité de population dans les territoires.

Pourtant, des dispositifs de ce type sont appliqués à d’autres professions de santé. Pour les infirmiers, dans le cadre d’un conventionnement avec l’Assurance maladie qui prévoit notamment qu’un infirmier envisageant de s’installer en exercice libéral dans une zone « surdotée » ne le peut que si un infirmier libéral cesse son activité dans cette même zone. Pour les pharmaciens, l’installation d’une nouvelle officine dans un territoire est conditionnée à une autorisation administrative délivrée par l’Agence régionale de Santé en fonction du nombre d’habitants. 

Des solutions existent. L'encadrement de l'installation des médecins en est une. Ce sondage montre que les Français sont 7 sur 10 à considérer à la fois que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins des patients, mais aussi que les pouvoirs publics devraient intervenir pour réguler cette répartition.

Les médecins qui se crispent sur des positions corporatistes devraient songer un peu plus à ce que souhaitent leurs patients, pardon, leurs clients...

Et rappelons-leur encore une fois que leurs études ayant été payées par la collectivité, il ne serait pas « anormal » qu'ils renvoient un tant soit peu l'ascenseur en acceptant une répartition territoriale plus conforme avec les besoins de leurs patients (pardon, de leurs clients).

 

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12/11/2015

Au bistro de la toile. Israël, Bolivie, Inde : plein de bonnes nouvelles !

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- Alors Loulle, quoi de neuf dans tes canards, à part le fait que Normalou et Sarko se sont serrés la pogne au raout du 11 novembre, ce qui – au vu du battage fait autour ce non-événement – semble pour la presse purée et les lucarnes à décerveler la nouvelle-phare de la journée d'hier ?

 

- C'est vrai qu'ils nous ont gonflé les aliboffis grave avec cette konnerie. Ben, dans ce que je trouve intéressant dans mes canards, il y a Nétanyahou qui gueule comme un putois parce que l'Europe veut signaler les produits « made in colonies israéliennes », il y a encore la venue d'un berger à l'Elysée, Moralès, président de la Bolivie et puis, bien planquée, une nouvelle fort réjouissante : l'expérience d'un revenu de base en Inde.

 

- Ah ! Ah ! Les grimaces et les vociférations de Netanyahou ont quelque chose de réjouissant ! Pourtant, ça ne va pas très loin. Mercredi matin, un document discret, concocté par un petit groupe d'expert dans les méandres des responsables européens a établi les «lignes directrices » de la Commission européenne sur l'étiquetage des produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Pour une fois, j'applaudis des deux mains une décision courageuse de la Commission européenne. Et je vais m'y intéresser. Jusqu'à maintenant, je ne faisais pas réellement gaffe à la provenance des produits que j'achetais, mais à présent j'y regarderais de plus près et j'éviterais d'acheter des produits étiquetés comme provenant des territoires colonisés d’Israël, genre avocats, pamplemousse ou autre. Parce que si ce pays a le droit de vivre en paix et en sécurité, il n'a pas le droit de voler et de coloniser les terres des autres. Ce qu'il fait allègrement depuis des décennies, sans tellement gêner la « communauté internationale », c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés et affidés. Ce sera ma petite contribution à la lutte pour la paix dans cette région hyper merdique du monde.

 

- Et le berger à l’Élysée, qu'est-ce t'en pense ?

 

- Ce n'est pas le première fois qu'Evo Morales Ayma, président de la Bolivie depuis 2005 vient goûter les petits fours de l’Élysée. Chirac l'a reçu à une époque où les milieux d’affaires s’inquiétaient, déjà, de l’arrivée au pouvoir de ce syndicaliste, champion de la cause indienne et farouche pourfendeur du libéralisme. Morales, l'apôtre du « buen vivir » est une icône pour les uns, dont je suis, un repoussoir pour tous les ultralibéraux. Tirons notre chapeau à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) dont le conseil d’administration a décidé de distinguer Evo Morales au titre de Docteur Honoris causa lors d’une cérémonie qui s’est déroulée samedi 7 novembre à Pau, en présence de François Bayrou, maire de la ville, et de notre pote José Bové, député européen écologiste et ami du président-altermondialiste. Morales est le premier Amérindien à arriver au pouvoir en Amérique du Sud. Lui et son gouvernement ont obtenu de remarquables succès dans la lutte contre les inégalités, l’accès aux services de base (eau, éducation, santé) et les efforts engagés pour la protection de la Pachamama, la « Terre mère ». Et puis, il a foutu à la porte toutes les compagnies étazuniennes et européennes qui razziaient sans vergogne toutes les ressources de son pays. Et ça, c'est resté en travers des banksters et des multinationales qui lui vouent une haine tenace et font tout, par CIA interposée, pour le foutre en l'air.

 

- Olé ! Viva Morales ! Ah ! Et ce revenu de base en Inde, c'est quoi ?

 

- Le revenu de base, tu connais, on en a souvent parlé. C'est une sorte d'impôt à l'envers : l’État verse sans condition à chaque citoyen une certaine somme d'argent lui permettant d'assurer ses besoins de base. En Inde, ça a commencé près de Delhi, en 2010 avec un projet pilote. Les intéressés avaient le choix entre continuer de toucher des subventions pour la nourriture et l’essence et le versement d’un revenu mensuel, sans conditions, de valeur équivalente. La plupart des habitants ont opté pour la deuxième option et, face au succès rencontré par le programme, le ministre de Delhi a décidé de l’étendre à l’échelle de l’État à partir du 15 décembre 2012.

Un second test à plus grande échelle a été lancé début 2011 dans l’État de Madhya Pradesh. Chaque homme, femme et enfant, dans huit villages, recevaient un revenu individuel et inconditionnel tous les mois pendant 18 mois. Et les résultats ne se sont pas fait attendre. Bien que le rapport définitif ne soit pas encore rendu, les premières observations sont extrêmement encourageantes : une amélioration de la scolarisation et des résultats scolaires, une amélioration du statut économique et social des femmes, une meilleure alimentation, une activité économique en progression et une incidence positive sur la santé. Le plus remarquable est que le gouvernement central s’est soudainement montré favorable à ce type de transfert d’argent.



- Eh ben ! En voilà des nouvelles qu'elles sont bonnes ! Allez, à la nôtre !

 

11/11/2015

GUERRE A LA GUERRE…

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« Plus que les charges qui ressemblent à des revues, plus que les batailles visibles déployées comme des oriflammes, plus même que les corps à corps où l’on se démène en criant, cette guerre, c’est la fatigue épouvantable, surnaturelle, et l’eau jusqu’au ventre, et la boue et l’ordure et l’infâme saleté. C’est les faces moisies et les chairs en loques et les cadavres qui ne ressemblent même plus à des cadavres, surnageant sur la terre vorace. C’est cela, cette monotonie infinie de misères, interrompue par des drames aigues, c’est cela, et non pas la baïonnette qui étincelle comme de l’argent, ni le chant du coq du clairon au soleil ! » écrit Henri Barbusse dans « Le feu, journal d’une escouade ».

Eh oui, la guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate sous la morsure des rats, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « Ouf, c'est lui, c'est pas moi ! »

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, c'est de la merde.

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se la faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

« La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

La chanson de Craonne

 

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain:

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

 

 Photo X - Droits réservés

 

 

10/11/2015

À BAS LE SPORT !

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Ah ! La belle bande de jocrisses ! Ils « découvrent » que les athlètes russes étaient dopés aux Jeux de Londres. Seulement les athlètes russes ? Peut-être un peu les Kényans... Eh ! Oh ! À qui faire croire ça ? Les autres, non ? Les Chinois, non ? Les Etazuniens, non ? les Anglais, les Français, les Allemands, non? Tous à l'eau claire ? Ben voyons... Et les mêmes « ils » découvrent que d'importantes sommes de pognon ont été subrepticement glissées dans les poches profondes des « zofficiels » du CIO pour qu'ils ferment les yeux, et leur gueule. « Ils » - les me(r)dias, les « zofficiels » - font semblant de s'offusquer devant une réalité que tout le monde connaît : le sport est pourri par le fric !



Et pas seulement aux Jeux Olympiques. Voir les embrouilles qui secouent le foutbole. Et tous les sports professionnels, tous les sports-spectacles sont touchés. Par le fric qui achète l'obtention des grands événements sportifs mondiaux (coupe du monde foot au Qatar par exemple). Par le fric qui met en place des formes toujours plus sophistiqués de dopage, dans tous les « sports » populaires. On ne cherche réellement des poux que sur la tête des cyclistes, mais qu'en est-il du tennis , qu'en est-il du football , qu'en est-il du rugby. Sans oublier les autres sports, tous les autres sports dès qu'ils dépassent le stade (!) de l'amateurisme dilettante.



Churchill disait : « never sport ! ». Attention ce n'était pas un mépris de l'épanouissement du corps mais un refus de sacrifier à cette nouvelle religion qui colonise l'existence de milliards d'individus et impose une manière de penser couplant le culte de la performance et les affaires, particulièrement la publicité. Les sportifs de haut niveau, les « champions » sont les nouveaux dieux de la jeunesse. La plupart des jeunes rêvent d'imiter Zidane, Messi, Armstrong. Même les pires tricheurs sont admirés, voire imités car ils sont des gagneurs, des « winners ». Qu'importe les moyens, seule compte la fin. On ne s'épanouit pas personnellement en s'adaptant aux circonstances de l'existence, mais on imite, on s'identifie à ces modèles fabriqués par le complexe médiatico-publicitaire...

 

Le monde du sport spectacle, c'est la négation de l'imagination et de l'intelligence. Regardez-les les « sportifs » et surtout les « supporters » : on dirait des clones, partout dans le monde. Braillards, violents, racistes, sectaires, intolérants, obéissant à des slogans. Le sport fabrique, façonne, usine « l'homme nouveau » d'Orwell : uniformité de pensée et de comportement, endoctrinement, violence, inculture. Le sport est l'ennemi du peuple.

 

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Eh bien on les prend pour des kons. On les traite comme des sous merdes. Dictateurs et « sponsors » les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !

 

Faire une activité physique gratuitement, en dilettante, sans autre but que de se mettre au défi, c'est le jeu. Le sport, c'est autre chose. L’invention du sport se situe au XIXème siècle, en pleine révolution industrielle, en vue de rendre les corps et les esprits dociles aux nouvelles formes du travail en usine, de domestiquer les nouvelles couches sociales que l’on met au travail. Il vise à créer un nouveau type d'humain qui mécanise son corps et son esprit en vue de la « performance ». Il faut lui donner un « mental de gagnant ». Et accessoirement le conditionner au fétichisme des marques qui « sponsorisent » les grandes épreuves (Nike, Coca-Cola, Adidas, Lacoste, etc.). Le sport enseigne la soumission à un certain ordre social. Pour arriver à LA performance qui fait bêler les foules abruties des « supporters », tout est bon, et surtout toutes les substances douteuses. Écoutons le footballeur Dhorasso. Il dit : « Il faut être cohérent et un peu honnête. On ne peut pas demander aux gars de battre des records, aux cyclistes de monter des cols à des vitesses incroyables, et tout ça à l’eau claire. Défendre à la fois la course à la performance à tout prix et la chasse au dopage, c’est prendre les gens pour des imbéciles ». Et il est poli Dhorasso...

 

Le sport véhicule des valeurs de droite (compétition, mépris du faible, culte du chef, etc.) et ce CIO – aujourd'hui en cause – comme la FIFA sont des organisations mafieuses d'extrême droite. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho, raciste et machiste. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas ! Les idées du baron sont pour le moins « pittoresques » :

 « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 « La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 « Une olympiade femelle serait impratique (sic), inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.



Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.



Bon. Maintenant que j'ai bien bavé sur le sport, je vais vous faire une confidence : j'ai acheté un Peugeot-frères et...je mouds mon café à la main. En changeant de bras pour pas risquer les « moulin-à-café elbow »...

 

Tragique codicille: Le triathlète Laurent vidal est mort a 31 ans

 

 

 

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09/11/2015

COP 21. Les Humains sont de très mauvais Terriens…

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Il se décarcasse notre François. Il veut le réussir son « COP 21 », son grand raout sur le climat. « C’est bon ça, Coco. Si on réussit le coup, même à minima, qu’en plus le chomdu baisse un peu et – chut faut pas le dire ! – si Le Pen monte, c’est du tout bon ! ». Parce qu’on peine à le croire sincère notre plus célèbre scootériste de France. On a déjà entendu Chirac, en d’autres temps, asséner au monde que « la maison brûle et nous regardons à côté »…et ne rien faire pour éteindre l’incendie. Mouais, pas de procès d’intention, Victor.

 

François a demandé à Corinne Lepage de lui faire un rapport sur « Les droits de l’humanité ». Il faudrait aussi penser aux « devoirs de l’humanité », parce que si la maison brûle, c’est bien parce que « l’humanité » lapiniste a le feu au cul et la reproduction démentielle, non ? Corinne Lepage lui a remis son rapport intitulé « Déclaration Universelle des Droits de l’humanité » au mois de septembre. Cette proposition sera présentée par le président français aux Nations Unies. Gageons qu’on en parlera aussi à COP 21.

 

Ces « Droits de l'humanité » différent des Droits de l’homme parce qu’il passe du droit de l’individu à celui de l’espèce. Il s’agit d’établir le droit « pour tous les habitants de la Terre de vivre dans un monde dont le futur n’est pas compromis par l’irresponsabilité du présent ». Ces droits nouveaux impliquent le droit au développement, le droit à la paix (le recours à la force étant interdit en droit international sauf exceptions) et le droit à l'environnement. Ce qui permet de prendre en compte les intérêts des générations à venir en matière de politique environnementale. Ce texte – s’il ne tombe pas dans les limbes -  pourrait donner un fondement à toute action en matière de lutte contre les gaz à effet de serre, inviter à trouver un statut juridique aux réfugiés climatiques, impliquer le financement de l’adaptation aux changements climatiques.

Ces droits s’appuient sur quatre principes et énoncent six droits et six devoirs de l’humanité :

Les principes :

1 - Le principe de responsabilité, d’équité et de solidarité, intragénérationnelles et intergénérationnelles, exige de la famille humaine et notamment des Etats d’œuvrer, de manière commune et différenciée, à la sauvegarde et à la préservation de l’humanité et de la terre.

2 - Le principe de dignité de l’humanité et de ses membres implique la satisfaction de leurs besoins fondamentaux ainsi que la protection de leurs droits intangibles. Chaque génération garantit le respect de ce principe dans le temps.

3 - Le principe de continuité de l’existence de l’humanité garantit la sauvegarde et la préservation de l’humanité et de la terre, à travers des activités humaines prudentes et respectueuses de la nature, notamment du vivant, humain et non humain, mettant tout en œuvre pour prévenir toutes les conséquences transgénérationnelles graves ou irréversibles.

4 - Le principe de non-discrimination à raison de l’appartenance à une génération préserve l’humanité, en particulier les générations futures et exige que les activités ou mesures entreprises par les générations présentes n’aient pas pour effet de provoquer ou de perpétuer une réduction excessive des ressources et des choix pour les générations futures.

Les droits de l’humanité :

5 - L’humanité, comme l’ensemble des espèces vivantes, a droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement soutenable.

6 - L’humanité a droit à un développement responsable, équitable, solidaire et durable.

7 - L’humanité a droit à la protection du patrimoine commun et de son patrimoine naturel et culturel, matériel et immatériel.

8 - L’humanité a droit à la préservation des biens communs, en particulier l’air, l’eau et le sol, et à l’accès universel et effectif aux ressources vitales. Les générations futures ont droit à leur transmission.

9 - L’humanité a droit à la paix, en particulier au règlement pacifique des différends, et à la sécurité humaine, sur les plans environnemental, alimentaire, sanitaire, économique et politique. Ce droit vise, notamment, à préserver les générations successives du fléau de la guerre.

10 - L’humanité a droit au libre choix de déterminer son destin. Ce droit s’exerce par la prise en compte du long terme, et notamment des rythmes inhérents à l’humanité et à la nature, dans les choix collectifs.

Les devoirs à l’égard de l’humanité :

11 - Les générations présentes ont le devoir d’assurer le respect des droits de l’humanité, comme celui de l’ensemble des espèces vivantes. Le respect des droits de l’humanité et de l’homme, qui sont indissociables, s’appliquent à l’égard des générations successives.

12 - Les générations présentes, garantes des ressources, des équilibres écologiques, du patrimoine commun et du patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel, ont le devoir de faire en sorte que ce legs soit préservé et qu’il en soit fait usage avec prudence, responsabilité et équité.

13 - Afin d’assurer la pérennité de la vie sur terre, les générations présentes ont le devoir de tout mettre en œuvre pour préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques et de faire en sorte de prévenir autant que possible les déplacements de personnes liés à des facteurs environnementaux et, à défaut, de secourir les personnes concernées et de les protéger.

14 - Les générations présentes ont le devoir d’orienter le progrès scientifique et technique vers la préservation et la santé de l’espèce humaine et des autres espèces. A cette fin, elles doivent, en particulier, assurer un accès et une utilisation des ressources biologiques et génétiques respectant la dignité humaine, les savoirs traditionnels et le maintien de la biodiversité.

15 - Les États et les autres sujets et acteurs publics et privés ont le devoir d’intégrer le long terme et de promouvoir un développement humain et durable. Celui-ci ainsi que les principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration doivent faire l’objet d’actions d’enseignements, d’éducation et de mise en œuvre.

16 - Les Etats ont le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration, y compris en organisant des mécanismes permettant d’en assurer le respect.

 

Ce rapport ambitieux – dont on peut s’étonner qu’il n’est pas été proposé plus tôt – n’entrera pas dans les négociations COP 21, mais la présence en France de l’ensemble des responsables politique de la planète est une occasion formidable de le promouvoir afin d’aboutir à une adoption du texte par l'Assemblée générale des Nations unies courant 2016. Comme il s'agit d'une déclaration, et non d'un texte contraignant, il sera plus facile à faire adopter. Á très long terme cependant, la « Déclaration universelle des droits de l'Humanité » pourrait permettre d'édicter des textes contraignants pour les États.

Soyons positif car le pessimisme de la pensée n’empêche pas l’optimisme de l’engagement.

 

Illustration: merci à Michel Ange

06/11/2015

Au bistro de la toile : MA-NI-PU-LA-TIONS !

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- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

 

- Bof. Les amuse-couillons habituels : les turpitudes supposées de Benzema, des écoliers vauclusiens intoxiqués par du liquide pour cigarettes électroniques, les « doutes » sur la possibilité d'une bombe dans l'avion russe, Omar Raddad, etc. Bref, de la bouillie pour chat prémâchée. Et c’est pareil pour les radios et télés : tous les sommaires sont les mêmes, avec un petit coup de nuance dans la peinture.

 

- Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Benzema pour nous cacher la privatisation des barrages. Le maître incontesté en la matière est Jean-Pierre Pernaut, grand pourvoyeur de « cerveaux préparés pour Coca-Cola »...

 

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

 

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. D'où l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller... D'où Le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse.

 

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

 

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple, ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. On a vu ça il n'y a pas longtemps... Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

 

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

 

- Parce qu'on nous rend kons, Loulle! Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam du corps de ce pauvre gosse noyé sur une plage turque permet de faire accepter l'invasion des migrants, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles.

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. T'as qu'à écouter la pub des deux débiles vantant je ne sais qu'elle compagnie d'assurance sur France-Inter ! La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Note que plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives ». Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte.

 

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

 

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

 

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. Á travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

 

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

 

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas.

 

05/11/2015

Jeunes, vieux, mâles, femelles ! Demandez du chômeur avant que ça manque !

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- Holà ! Sieur Paul Hamploi, qu’avez-vous en rayon 

- De tout, beau sieur Medef, et des pleins bataillons !

Ils baissent bien un peu disent Valls et Hollande

Mais il y a toujours plus d'offre que de demande.

De l’homme, de la femme, du jeune, de l’ancien,

J'ai de tout en rayon, sauf peut-êtr' du Martien !

Du Catégorie A, élevé sous la mère,

Et en plus pour pas cher, c’est vraiment des affaires.

Faut êtr' compétitif, y a de la concurrence :

Travailleurs détachés, clandestins pas trop rances...

Tâtez donc ! C’est du bon ! Et je fais des promos !

J’ai du jeune apprenti pour gratis pro deo,

Et puis du tout-venant, sans beaucoup de diplômes,

Á des prix attractifs, autant femmes que hommes

J’ai du black, du bronzé, sans papiers, mais pas tous,

Pour pouvoir, sans faiblir, faire suer le burnous !

Si vous calculez bien, chaque unité de viande

Docile, bien formée, et très obéissante

Ne vous revient à rien ! Tout gratos ! Tout Bénef !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon bon monsieur Medef ?

Sans compter qu’avec ça, profitant de la crise

Jetez donc à la rue toutes vos tempes grises !

Les anciens travailleurs, ça pue, ça coûte cher,

Remplacez-les par de la jeune et tendre chair !

- Si fait mais du senior docile et bien formé,

Pas des premières mains, mais point trop abîmés,

Pas trop vieux, ayant des besoins alimentaires,

Je peux leur confier des boulots secondaires

Mais je ne veux payer leur savoir, leur fatigue

Qu’avec quelques kopecks, quelques poignées de figues.

- J’ai tout ça en rayon. Pas cher. Charges comprises.

Mon meilleur pourvoyeur, grâce à vous, c’est la crise !

La crise permettant de beaux plans sociaux,

Qui met les travailleurs au niveau des bestiaux,

Pour goinfrer grassement vos amis actionnaires

Car tout licenciement rend la bourse haussière !

Qu’importe si l’État s’écroule sous la dette

Vous pouvez, au Medef, continuer la fête !

Qu’est-ce qu’on dit à Macron ? Mon cher Monsieur Medef ?

- Un grand merci bien sûr ! J’achète derechef !

 

 

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04/11/2015

Tentative de hold-up sur nos barrages. Remettons-en une couche.

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Il n'est pas inutile de dénoncer les turpitudes gouvernementales, de titiller les médias «mènestrime». Ainsi du cri de rage poussé ici même contre l'inconcevable abandon par la clique Hollande, Ségo, Valls de nos barrages aux banksters et aux multinationales. Les gens de Médiapart en a fait un article de Une creusant avec les moyens qui sont les leurs les tenants et les aboutissants de cette forfaiture. Très bien et saluons cette action.

 

On sait que c'est Fillon, sous l'ère Sarkozy qui, en 2010, s'est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Pouvait-on attendre autre chose d'un gouvernement de droite inféodés aux méfaits des idées ultralibérales ? Mais, bien pire c'est un gouvernement prétendument « de gauche » (Ayraud) qui a relancé l'opération , en promettant à la Commission européenne de privatiser nos installations hydroélectriques en échange de la « bienveillance » de la dite commission concernant nos déficits budgétaires. Notons qu'aucun État européen n'a renoncé à garder la maîtrise de ses barrages, ouvrages stratégiques s'il en est. Comment expliquer que la France soit la seule à ouvrir ses barrages hydrauliques à la concurrence, alors que tous les autres États européens en conservent un contrôle étroit ? L’Allemagne a exclu ses barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. La Suisse, candidate aussi pour reprendre des barrages en France, ne relève pas du droit européen. Lien 

 

Le gouvernement reste sourd à tous ces arguments : il a planqué la privatisation des barrages dans un recoin de loi dite de « transition énergétique ». Autrement dit un gouvernement « de gauche » joue contre son camp et dépouille les citoyens (et contribuables) français d'un de leurs plus beaux fleurons ! Pour noyer le poisson, ils prétendent que l’État reste propriétaire des ouvrages et qu'il ne met en vente que la concession d'exploitation des installations. Baratin, bourrage de crane. Il est évident que les barrages ne partiront pas à l'étranger, mais la formidable rente hydroélectrique,oui ! Ces ouvrages ont été conçus et réalisés grâce au génie et au travail des ingénieurs et des ouvriers français. Peut-on concevoir que maintenant qu'ils sons payés, amortis et très rentables on fasse cadeau de ces montagnes de thunes à des spéculateurs étrangers et à des banksters ? Tout ça pour cunilinguer cette exécrable commission européenne, repaire de technocrates - élus par personne – entièrement au service des multinationales et de la finance !

 

On doit exiger avec la plus grande vigueur de nos « responsables » irresponsables qu'ils renoncent à cette horreur économique et rejetent vertement les prétentions de la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager, qui,, dans une lettre du 22 octobre, adressé à Laurent Fabius, l’informe de l’ouverture d’une enquête sur les concessions hydrauliques accordées en France à EDF. Cette lettre est ici: https://html2-f.scribdassets.com/zpkspv0744uouou/images/1-30556f4cff.jpg

 

Ce diktat doit être rejeté pour des raisons de décence. Au nom de l'utilité publique, les habitants de Tignes, de Savines ont-ils été expropriés et chassés de leurs villages pour finalement satisfaire des intérêts privés voraces ?

Il doit être rejeté pour des raisons de sécurité nationale. Ils sont indispensables à la sécurité énergétique nationale en cas de problèmes graves sur les centrales nucléaires, et à ce titre doivent rester sous juridiction nationale. Et que dire des stocks d'eau indispensables à l'agriculture, mais aussi au refroidissement des centrales nucléaires ? Peut-on les laisser dans des mains étrangères ?


Il doit être rejeté pour des raisons économiques. Ces ouvrages génèrent, en plus de l'électricité, deux milliards et demi de bénéfices. Ces bénéfices vont pour partie à l’État, baissant d'autant ses besoins d'impôts, pour partie à EDF, baissant d'autant les tarifs de l'électricité.

 

Bougeons-nous ! Ne laissons pas ce texte scélérat aller jusqu'au bout. Des élections auront lieu dans quelques semaines. Faisons connaître ce problème à tous les candidats, et sommons-les de prendre position sur ce problème crucial.

 

On peut toujours envoyer ce texte ou d'autres soulevant le problème à nos députés : ils sont sur les charbons ardents lorsqu'arrivent des élections, même si les Régionales ne les concernent pas au premier chef.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

Banzaïe !

 

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03/11/2015

Lu et entendu chez mon coiffeur.

 

oeil dans le dos.jpg

Ma(ir)de in Germany.Devons-nous avoir la larme à l’œil en pensant à feue la « Qualité allemande » ? Voilà que les grosses caisses allemandes rutilantes, genre Audi, seraient, elles aussi, sous le coup d’une tricherie aux States ! Mais ce n’est pas tout. De ce côté de l’Atlantique, c’est le landerneau du milieu chirurgical qui se fait du souci. En effet, un médicament fort utile et usité dans les opérations concernant la rétine rendrait les malheureux patients aveugles ! En France, deux personnes auraient perdu un œil, selon l’annonce du 2 novembre de l’ANSM (agence nationale de sécurité des médicaments). Le produit a d’ailleurs été retiré de la vente le 23 septembre. Il s’agit de l’Ala Octa, une solution aqueuse produite par le laboratoire allemand Alamedics. En Espagne, le médicament allemand a été retiré dès juin dernier, car selon l’agence de sécurité du médicament espagnol, 41 personnes ont été affectés outre-Pyrénées, dont 13 cas de cécité. Ben, ça en fout un coup à la « qualité allemande » mais il faut tout de même relativisé : selon l’ANSM, 75 doses seulement auraient été utilisées en France au cours des trois dernières années.

 

route photovoltaïque.jpgTransition énergétique. Parait que l’électricité voltaïque a de nouveau le vent en poupe, bien que le prix de rachat par l’EDF du courant fourni au réseau ait drastiquement chuté. Dans ce cadre, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne : après plusieurs années de recherche, l’entreprise Colas, en partenariat avec l’Institut national de l'énergie solaire a mis au point Wattway. Il s'agit du premier revêtement routier photovoltaïque. Il s’agit de recouvrir les routes – avant tout les autoroutes – de dalles qui intègrent des cellules photovoltaïques. Les pavés sontdirectement collés à la route déjà existante. Ils prennent le soleil toute la journée et produisent donc de l’électricité. On roulera ainsi sur une jolie route bleutée qui, espérons-le, ne sera pas trop glissante ! Et ne nécessitera pas trop de nettoyage… Si l’on en croit Philippe Raffin, à l’origine du projet chez Colas, ce dispositif pourrait aussi proposer des possibilités séduisantes pour les particuliers : en équipant de ces dalles magiques l’équivalent de deux places de parking, on pourrait assurer l’éclairage (mais pas le chauffage) d’un pavillon ! Et la couverture de toutes les autoroutes suffirait pour les besoins du pays ! Plus séduisant que l’EPR, non ?

 

 

patacul.jpgPatacu-au-roundeup ! Selon une étude menée par des scientifiques de l'université de La Plata, en Argentine, il y aurait de l'herbicide dans la plupart des tampons hygiénique que les femmes utilisent chaque mois ! Des pataculs au round-up ! Selon les chercheurs argentins la majorité (85%) des tampons et serviettes hygiéniques contiennent du glyphosate. Ce terme ne vous dit rien ? C'est pourtant le désherbant le plus utilisé au monde, commercialisé sous le nom de Roundup par le géant américain Monsanto. Problème, cet herbicide est classé comme cancérogène probable par l'OMS. Est-ce pour autant dangereux pour la santé ? Les muqueuses sont des voies de passages privilégiés pour les agents extérieurs nocifs. Tout au long de sa vie, une femme utilise des milliers de tampons, et 24h/24 pendant ses règles. La muqueuse du vagin, est comme la muqueuse de la bouche : elle favorise au plus haut point l'absorption des molécules qui s'y trouvent. Il existe d'ailleurs beaucoup de médicaments prescrits pour une résorption par voie muqueuse. Dans ces conditions d'un contact étroit 24h/24 pendant plusieurs jours, les risques d'intoxication avec ce Perturbateur Endocrinien sont importants. Et l'on sait que les femmes, les enfants et les fœtus sont hypersensibles aux PE. On comprend que les femmes aient quelques légitimes inquiétudes…

 

 

Euthanasie non-volontaire en Belgique ? Les médecins de soins intensifs réclament ce droit à tuer aussi pour des patients qui ne souffrent pas et ne l’ont pas demandée. Après l’autorisation de pratiquer l’euthanasie sur les enfants sans limite d’âge, voici que la Belgique s’apprête à franchir un pas de plus : l’ « euthanasie involontaire », sans le consentement du patient ! Mais, prétendent les pourvoyeurs de mort douce, cela ne doit pas être interprétée comme une tentative de tuer, mais comme un acte humain pour accompagner le patient en fin de vie. Ben voyons !  On a déjà le droit de mourir, mais en Belgique, bientôt on aura le « devoir de mourir » ! On comprend que les vieux tremblent lorsqu’on veut les envoyer à l’hosto ! La route de l’enfer est grand ouverte outre-quiévrain…

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02/11/2015

DIKTATS ! Bruxelles SOMME la France de vendre NOS BARRAGES aux banksters !

barrages en france.png

 

 

En 2010, Fillon s’est engagé auprès de la Commission européenne à privatiser les barrages français. Comme depuis, rien n’a été fait, les satrapes de Bruxelles enjoignent la France de libéraliser les concessions hydroélectriques, actuellement confiées pour l’essentiel à l’opérateur national, EDF. « Vous avez deux mois pour mettre en vente vos concessions hydroélectriques » ! Sinon ils menacent de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». Privatisez ! Privatisez ! PRIVATISEZ ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters ! Et, comble du cynisme, ils prétendent même interdire à EDF de participer à l'appel d'offres!!!

 

Et qu’est-ce qu’ils vont faire nos Pinocchio (François, président et Ségo, son ex et ministre de l’écologie) qui, visitant actuellement les barrages géants en Chine pour cause de CAP 21, sont décisionnaires sur ce dossiers ? On les attend au virage. L’Allemagne, dans la même situation, a vertement envoyé paître les Euronuisibles, imposant la prééminence de ses länders au niveau de la propriété de ses barrages. Ségo, elle, propose de mettre en place des Sociétés d’économies mixtes (SEM) pour que l’Etat garde la main. Mais ça ne suffit pas aux marionnettes bruxelloises qui veulent à toute force refiler le somptueux gâteau aux multinationales et aux consortiums financiers qui les agitent…

 

Parce qu’il est bon le gâteau national des barrages ! Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’ils savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an ! Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles ! Du fric qui nous appartient, à nous, citoyens contribuables !

 

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que les Euronuisibles veulent brader au privé !

 

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawatheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

 

Et puis, il y a une question de sécurité. Peut-on croire, sans être d’une naïveté imbécile, que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Peut-on faire confiance au privé pour entretenir et investir dans l’entretien et l’équipement des barrages ? Alors que leur seul objectif est de faire des flots de thunes avec ces ouvrages ! Eh ! Ceux qui habitent en aval des barrages, achetez des gilets de sauvetages, priez si c’est votre truc ou déménagez !

 

La France va-t-elle sans broncher livrer au « marché » c’est-à-dire à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique ?

 

Et de notre fierté nationale !

 

Mais nos "dirigeants" savent-ils encore ce que ça veut dire ?

 

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30/10/2015

Sarko : Bons baisers de Moscou.

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Françaises, Français, mes chers compatriotes.

Je reviens de Russie où j’ai accepté de parler – moi – avec mon ami Vladimir. Il en a convenu avec moi : l’heure est grave. L’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette, la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal… 

Oui mais…  

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant ! 

Dans un moment d’égarement, vous m’avez préféré un ectoplasme invertébré. Vous voyez le résultat. Pourtant, le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il pas suffisamment éloquent ?

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi. Battu par l’Usurpateur, il est vrai, mais avec mes méthodes !

Qui a doublé la dette de la France, la portant à près de 2000 milliards ? Moi.

Qui a atteint des déficits commerciaux record? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi. Encore que l’Autre fasse fort de ce côté…

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui, en ramenant la France dans le commandement intégré de l’Otan, a ravagé l’héritage gaulliste d’indépendance du pays et a mis la France au rang de larbin des Zétazuniens ? Moi.

Qui a aboyé et bougé la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi. Quoique Flamby fait fort aussi à ce niveau…

Qui a donné aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer pour rien en Afghanistan, pas comme l’autre qui s’entête à gagner des guerres en Afrique ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens à instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes apprécient maintenant le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

Qui a donné une saine occupation au Sahel à toutes les bandes qui ont pillé les arsenaux de Kadhafi ? Moi.

Qui a ouvert toutes grandes les portes de l’émigration invasive de l’Europe en semant le chaos en Libye ? Moi.

Qui est le roi des « affaires » : L'affaire Karachi Gate , l'affaire Takieddine, l'affaire Bettencourt, l'affaire Woerth (l'hippodrome de Compiègne), le scandale de Tapie, l'affaire Clearstream, les affaires Wildenstein, les voyages de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, le scandale Joyandet, la nomination de Jean Sarkozy, les cigares de Christian Blanc, les condamnations d'Hortefeux, la légion d'honneur du couturier de Sarkozy, la légion d'honneur de l'expert comptable d'Éric Woerth, la légion d'honneur de Jacques Servier, la légion d'honneur de Patrick de Maistre (gestionnaire des Bettencourt), le scandale de Georges Tron, l'espionnage du Monde, le fiasco et le coût des vaccins contre le H1N1, la circulaire Hortefeux sur les Roms, l'espionnage de Médiapart, l'affaire des fadettes, la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers, etc. etc. Moi !

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’a été mon quinquennat. Comparez plutôt à Flamby qui appauvrit les riches et marie les pédés. 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

Française, Français, n’ayez pas peur, je suis là.Je suis prêt à vous aimer une fois de plus, profond et sans vaseline !

Vile la République !

Vile la France !

Vive Moi !

 

  

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29/10/2015

Au bistrot de la toile : boulot, bavards, pinard.

Buveurs pour net.jpg

 

 

- Oh ! Loulle. T’es encore au boulot ? Au quatrième jour de la semaine ?

 

- Ben ouais. Pourquoi, faut pas ?

 

- Si l’on en croit l’un des candidats aux primaires de la présidence étazunienne, en France, « on travaille trois jours par semaine, et après on se repose ! ».

 

- Je voudrais bien que ce soit vrai…

 

- Ça m’étonnerait de toi Loulle. Qu’est-ce que tu ferais  pendant quatre jours ?

 

- C’est vrai, vous me manqueriez.

 

- Il n’empêche que répartir le travail peut-être pas sur 3 mais sur 4 jours serait très possible. La semaine de 32 heures mais de 7 jours ! Plus de rendement, une activité plus importante, pas plus de dépenses de salaires, plus de monde embauché. Après, il faut organiser ça.

 

- Pourquoi pas. Ah ! Tiens, t’as vu : les bavards ont gagné. M’aâme Taubira a reculé sur toute la ligne…

 

- Ouais. Ce qui est étonnant et ne lui ressemble pas. Elle voulait faire passer une mesure de gauche : prendre sur les produits financiers, sur les intérêts et pas sur le capital, des sommes conséquentes transitant sur le compte de la profession une quinzaine de millions en deux ans pour augmenter les moyens de l’aide juridictionnelle. Autrement dit elle voulait prendre une tout petit peu de pognon aux grands et opulents cabinets d’avocats pour le redistribuer aux jeunes grouillots, frais émoulus dans la profession, et auxquels est dévolue la fameuse aide juridictionnelle, c’est-à-dire la possibilité donnée à des justiciables sans moyens d’être défendus par des professionnels. Mais les gros bavards ont les bras longs. « Tss !Tss ! Pas touche » qu’ils ont dit en haut lieu… Et puis, un peu de décence. L’ « unité de valeur », c’est-à-dire la demi-heure de travail de ces avocats commis d’office leur sera payée 26,50 euros. Soit 53 euros de l’heure. Á rapprocher du coût moyen, toutes charges comprises, de l’heure de salarié de l’industrie qui est de 37 euros.

 

- Autre chose. En Turquie, parait que mille mecs seraient morts pour avoir picolé de l’alcool frelaté !

 

- C’est pas chez toi qu’on risque ça Loulle ! Les Turcs, libérés dans les années 1920 du carcan de la religion par Mustapha Kémal Atatürk, apprécient depuis des décennies le jus de la treille. Mais l’islamiste Erdogan a interdit l’alcool. Et toute prohibition provoque obligatoirement des monceaux de pognon a prendre en fournissant sous le manteau le produit interdit. D’où la fabrication de tord-boyaux genre alcool à brûler qui empoisonne les mecs. Les Etats-Unis ont connus ça. L’inde a connu ça. La France non, heureusement. Mais elle fait pareil avec le tarpé, d’où les problèmes de trafics de drogues… Les Turcs pauvres – car ceux qui ont du fric se paient du Cognac ou du whisky de contrebande – picolent en se cachant ces gnoles même pas bonnes pour faire marcher un moteur à l’éthanol. Et ils en crèvent…

- Allez tiens, c’est ma tournée. Et pas du frelaté. Du rouge, pas du rosé. Celui-là, on le garde pour l’exportation, parait que ça marche. On en vend partout, y compris aux Chinois. Une caisse de rosé de Tavel offerte pour tout Airbus acheté !

 

- Ah pardi ! Je comprends pourquoi ils viennent de nous acheter 100 Airbus « Trois sans vin » ! C’est pour le Tavel. Finalement, c’est des connaisseurs ces Chinois.

 

- A la nôtre !

 

 

 

 

28/10/2015

Haro sur la viande rouge et la charcuterie !

viande roti de boeuf.jpg

 

Poudre aux yeux pour planquer les méfaits des perturbateurs endocriniens et...le TAFTA. On nous gonfle les aliboffis avec la viande rouge et la bonne charcutaille cochonnière qui seraient cancérogènes, on nous bassine avec les dangers du diesel et...on passe sous silence un ennemi autrement plus dangereux, plus sournois, agissant en douce sur les générations à venir : les P.E. (les Perturbateurs endocriniens). Kézako ?

 

Les perturbateurs endocriniens, vous connaissez ? Non ? Mais si voyons. Ils sont partout. On les affuble de noms bizarres : parabènes, phtalates, bisphénol A, dioxines, etc. Les gens soucieux de la bonne qualité de la viande humaine gueulent et arrivent même en en freiner l'utilisation. Comme l'affaire des biberons au bisphénol A. Ces foutoirs chimiques sont partout dans les produits de tous les jours que fabrique la toute puissante industrie pétrochimique : dans les emballages des produits alimentaires de la grande distribution, dans les bouteilles en plastiques, dans les lingettes pour bébés, dans les produits cosmétiques (crèmes, parfums), dans les produits de nettoyages, dans les vernis et peintures. Bref, partout. C'est ainsi que l'air de l'intérieur de nos habitations est plus pollué que l'air du périphérique !

 

Bon, d'accord. Mais quel sont les effets de ces petites bêtes pas très sympathiques ? Ben, elle rousiguent notre système hormonal. Agissant à très petites doses, les P.E. altèrent nos fonctions essentielle comme la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice. Le constat le plus spectaculaire étant la baisse de fertilité dû à la mauvaise qualité du sperme. Le foutre ne vaut plus rien ! Les données sont connues, brutales : la qualité du sperme s’est effondrée de moitié en cinquante ans, ou encore le nombre de diabètes a doublé en vingt ans dans les pays riches, et certains cancers explosent. Les causes ? Variées sûrement. Il n’empêche, pour la communauté scientifique, il ne fait guère de doute que ces perturbateurs endocriniens (PE) jouent un rôle essentiel.

 

Mais alors, pourquoi on ne les interdit pas ces produits ? Parce qu'on ne touche pas facilement aux redoutables industries pétrochimique et pharmaceutique. La question est : ce produit est dangereux, mais si on le retire, quel sera l'impact économique de ce retrait ? Le pognon des multinationales passe avant la santé publique de la populace ! Les données scientifiques sont là, elles sont pourtant ignorées par les décideurs publics, comme si le doute devait systématiquement profiter aux intérêts de firmes commercialisant tel spray ou tel détergent de baignoire plutôt qu’à la santé des personnes.

 

Et que fait l'Europe à ce sujet ? Ben, rien bien sûr ! La Commission européenne est littéralement assiégé par les lobbies industriels. Et l'arrivée de Junker n'a rien arrangé, on s'en doute. Les industriels ont technicisé à outrance le débat, jusqu'à le rendre incompréhensible aux yeux des citoyens. Faites donc confiance « à ceux qui savent ». Ben voyons ! La bataille a été féroce à la Commission entre les Directions de l'Environnement et de la Santé cette dernière étant acquise aux thèses des industriels. Puis finalement, la Commission (de Barroso à l'époque, juin 2013) a tranchée : elle a décidé...de ne rien décider, en demandant une énième « étude d'impact »... Depuis, on attend toujours...

 

On attend quoi ? Ben, la signature du TAFTA bien sûr ! S'il est signé, les conséquences vont être dramatiques concernant – entre autres – les perturbateurs endocriniens :

  • Renforcement de la protection de la propriété intellectuelle, alors que celle-ci est déjà de plus en plus protégée depuis une vingtaine d’années, au profit des labos pharmaceutiques et au détriment des patients.

  • Fin de la transparence sur les essais cliniques, alors que celle-ci est essentielle pour espérer éviter de nouveaux scandales sanitaires à venir.

  • Absence de régulation sur les perturbateurs endocriniens quand ceux-ci ravagent déjà la santé des Européens et une libéralisation sans contrôle des OGM, comme cerise amère sur un gâteau déjà peu ragoutant.

 

C'était notre petite chronique sur les bienfaits du traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne qu'on l'appelle TAFTA (TransAtlantic Free Trade Agreement) ou TTIP (TransAtlantic Trade on Investment Partnership), ce « machin » au service des multinationales, encensé par la Commission européenne, la droite ultralibérale et certains « socialistes », mais craint et rejeté par la majorité de la population européenne.

 Liens:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1433273-tafta-tt...

http://www.liberation.fr/planete/2015/10/07/perturbateurs-endocriniens-comment-les-lobbys-ont-gagne_1399272

http://corporateeurope.org/sites/default/files/toxic_lobby_edc_1.pdf

 

http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Intoxication-9782707186379.html

 

 

 


Photo X - Droits réservés

 

27/10/2015

Les ayatollahs de l’O.M.S. n’aiment pas le cochon !

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Madame Ohaimesse prend du bon temps

 

Eh bien moi je t’aime, ami cochon, mon frère !

Ô toi, dont le trépas annonce bonne chère,

Je te salue bien bas, toi dont le sacrifice

Fournit à nos repas fricassées et saucisses.

Merci pour ton boudin, merci pour tes jambons,

Merci, merci pour tout, car en toi tout est bon !

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Tu sais rassasier nos ardeurs carnassières,

Nous aimons tout en toi, ta tripe, ta chair fraîche

Tes bajoues, tes rognons, ta langue, ta ventrèche.

Merci pour tes pâtés, merci pour tes caillettes,

Tes quatre pieds panés, ton fromage de tête.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

En humant les parfums montant de la daubière

Où mijote à feu doux dans du Côtes-du-Rhône

Les morceaux succulents que ton trépas nous donne.

Merci pour ton échine et ton  filet mignon,

Merci pour ton jésus et pour tes saucissons.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Fidèle compagnon des sorties rabassières

Où dans les bois de chêne, ton odorat subtil

Te fait trouver les truffes de décembre à avril.

Merci pour ton regard espiègle et rigolard,

Pour ton grand appétit, pour tes chants, pour ton lard.

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère,

Car toi seul assouvit nos passions charcutières,

Salé, fumé, grillé, braisé ou même cru,

Tu es le compagnon des meilleurs de nos crûs.

Merci pour les ardeurs que chez nous tu éveilles,

Car en chacun de nous, un peu de toi sommeille !

 

Je te salue bien bas, ami cochon, mon frère

Car ta réputation excite les rosières

Idol' des sautopafs et terreur des cocus

Tu portes le flambeau de ceux qui aim' le cul.

Merci pour les tétons et pour les rondes fesses

Pour les peaux satinées appelant les caresses.

Pour fêter le Cochon, amis, levons nos verres,

Que le Côtes-du-Rhône, toujours, nous désaltère.

 

 Illustration X - Droits réservés

 

26/10/2015

La kalach ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

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Deux gosses de 15 printemps et un mec de 22 balais massacrés dans les quartiers Nord de Marseille. La routine quoi. Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galéje. La ville où les différents se règlent à la kalach. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

 

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : - le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence - le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

 

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas surtarpé.jpg place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les choufs (guetteurs) des minots généralement qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés, voire de massacres « pour l'exemple » pour maintenir la « rigueur » dans un même réseau sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

 

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

 

Il y a longtemps déjà Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue à droite comme à gauche par des responsables politiques fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement, prétendent-ils, à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy. Des konneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 

Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de frics pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de nos politiciens professionnels soucieux avant tout de leur élection ou réélection?
Entretenir la peur, c'est payant.

 

 

 

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22/10/2015

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

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Ah ! Mon pauv’monsieur, tout fout le camp… Voilà que la célèbre « qualité allemande » s’inscrit aux abonnés absents. Il a bonne mine le « bon élève » de l’Europe, le modèle de nos « zélites » !

Volkwagen, champion du monde de la triche.

La tenue de la Coupe d’Europe de foot de 2006 en Allemagne soupçonnée d’avoir été achetée.

La très « respectable » Siemens attrapée la main dans le sac, payant des millions de pots-de-vin pour obtenir des contrats en Grèce.

Et voilà – cerise sur la choucroute – que la Deutsche Bank vire par erreur six milliards de dollars à des banksters yankees !

 

Comme chacun sait, lorsqu’ils déraillent, nos cousins germains ne font pas dans la dentelle. Ainsi Volkswagen, numéro 1 de l’automobile mondiale, entreprise citée en exemple par tous les patronats du monde, organise sciemment la triche à la pollution et à la consommation. On peut penser qu’une équipe d’ingénieurs créatifs a été constituée pour une mission discrète : mettre en place un logiciel bien planqué destiné à tromper les contrôles pollution et consommation. Et pas qu’un peu : la pollution réelle étant 40 fois supérieure à celle constatée par les contrôles ! Qu’on n’essaie surtout pas de nous faire croire que ces grosses têtes auraient fait ça sans que leur hiérarchie ne soit au courant. Et des soupçons concernant tous les nouveaux modèles dont la mise sur le marché est retardée. Résultats : une entreprise gravement décrédibilisée, massacrée en bourse, en butte à des milliers d’actions en justice.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

L’obtention de la Coupe du monde de football 2006 aurait été « facilitée » par des valises d’espèces sonnantes et trébuchantes !  L'ancien patron d'Adidas, Robert Louis-Dreyfus, aurait versé l'équivalent de 6,7 millions d'euros à la fédération allemande de foot DFB en 2000, pour alimenter une caisse noire afin d'acheter des voix au sein de la Fifa et d'assurer l'attribution de l'événement à l'Allemagne, a révélé le Spiegel, magazine allemand qui fait référence. Et voilà la vertueuse Allemagne au centre du scandale de la Fifa. Vrai ? Faux ? Vérité ? Intox ? Qui lo sa… En tout cas la réputation d’intégrité germanique en prend un sacré coup.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

En Grèce - pays martyrisé par l’Allemagne - voilà que 64 suspects sont en procès concernant des versements de pots de vin par le géant allemand Siemens. Treize sont des ressortissants allemands, cadres de la société mère. Parmi les suspects, l'ancien homme fort de Siemens Hellas (Siemens Grèce), Michalis Christoforakos, qui s'est enfui en Allemagne et que les autorités allemande avaient refusé d'extrader vers la Grèce sur demande des autorités grecques. Les accusations font référence à du "blanchiment d'argent" et à de la "corruption active et passive". Selon la décision des juges, Siemens aurait versé dans les 70 millions d'euros pour décrocher un contrat et pour numériser le réseau de télécommunications public grec de l'époque, OTE. Le contrat "Convention 8002" avait été signé en 1997. Et qu’en pense le vertueux sinistre de l’économie Chat-au-bleu, bourreau des Hellènes ?

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

Et voilà que la plus puissante banque allemande, la prestigieuse Deutsche Bank, se retrouve dans la mouïse jusqu’au cou. Un « employé » aurait par mégarde, versé 6 milliards de dollars à un fonds spéculatif étazunien ! …teng ! Ça c’est de « l’erreur » de tête de gondole ! Une « erreur de frappe » en championnat (je n’ose pas dire en coupe d’Europe, ça craint !), pas en amical ! La Deutsche Bank n’en est pas à son coup d’essai. Elle est impliquée dans 6.000 affaires judiciaires dans le monde, dont plusieurs scandales financiers comme la manipulation des taux interbancaires Libor et Euribor, une affaire de blanchiment d’argent pas très net en Russie, des transactions avec l’Iran sous embargo, etc.

Qualité allemande ? Ou mairde in Germany ?

 

Bon. N’en jetons plus. Ne parlons même pas de cette décision « pittoresque » d’accueillir en Allemagne 800.000 « réfugiés » par an pour satisfaire la demande du patronat avide de chair fraiche, travailleuse, peu revendicative, pas chère, taillable et corvéable à l’envie…

 

Soyons généreux avec nos cousins germains. Mais de grâce ne les prenons plus, naïvement, pour exemple.

 

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