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04/05/2015

L’Allemagne, 52ème état des Etats-Unis ? Europe vassalisée avec TAFTA ?

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 Même si ça ne la fait pas rire, elle écoute pour les USA, Angela

 

Les services secrets de la République Fédérale d'Allemagne espionnent depuis des années l’Élysée, les principaux dirigeants français, sans oublier nos grandes entreprises. Accessoirement aussi la Commission européenne. Ceci non pas pour le compte la RFA de Mme Merkel mais pour les États-Unis. Oh ! Chaud-king ! Ben quoi ? On semble découvrir l'eau chaude ! Mais l'Allemagne ne fait que ce que lui ordonne son maître : les États-Unis ! Parce que l'état le plus puissant d'Europe, et qui dicte la loi de son maître à l'Union Européenne est - de facto sinon de jure – le 52ème état des États-Unis, le 51ème étant la Grande-Bretagne.

 

Techniquement, cet espionnage de la discorde serait réalisé par les grandes oreilles du centre d'écoute de Bad Aibling, en Bavière. Il est donc ridicule de vouloir faire croire que les dirigeants allemands ne seraient pas au courant. Y compris Angela Merkel qui s'offusquait d'avoir été elle-même « écouté » par la NSA (une magouille grossière pour donner le change et la disculper ?) et disait à qui voulait l'entendre qu' « espionner les amis, ça ne se fait vraiment pas ». Plus faux-cul que moi, tu meurs...

 

Il faut donc admettre que l’Allemagne se comporte comme une puissance hostile envers la France, mais – chut – on n'en parle pas trop, ni au niveau gouvernemental, ni dans les merdias. Quand on se fait enfiler sans vaseline, on ne s'en vante pas trop...

 

Ce faisant, l'Allemagne fait un sacré bras d'honneur au fameux Traité d'amitié franco-allemand, dit « Traité de l'Élysée » signé en grande pompe le 23 janvier 1963 par le général De Gaulle et le chancelier Adenauer. Ce traité avait pour but de sceller la paix et l'amitié entre ces deux « ennemis héréditaires », en mettant l'accent sur une meilleure connaissance réciproque, l'apprentissage de la langue de l'autre (!!??), le rapprochement des peuples. Ce traité, dans l'esprit de De Gaulle, devait créer l'amorce dynamique d'une Europe unie, responsable de sa propre sécurité, et donc indépendante des États-Unis. Sauf que...

 

Sauf que, à cette époque sévissait la « guerre froide » contre l'URSS. Excellent prétexte pour les États-Unis, champion du « monde libre », pour établir leur main-mise sur l'Europe, militaire à travers son occupation par l'Otan, économique à travers le plan Marshall. Oui mais c'était « pour nous défendre » contre les méchants communistes, et pour « relever nos économies » (et accessoirement imposer les entreprises, la culture et le mode de vie étazuniens).

 

Sauf que, l'encre à peine sèche de ce beau et généreux « Traité de l’Élysée », Adenauer était convoqué à Washington où il s'est fait remettre les pendules à l'heure. Résultat : un « Préambule interprétatif » à ce traité fut introduit subrepticement, sans en avertir ni la France ni De Gaulle, et voté par le Bundestag allemand le 15 juin 1963 à l'occasion de la ratification. Il se trouve que ce « préambule interprétatif » réintroduit les éléments que De Gaulle avait précisément exclus du traité afin de libérer la future Europe de l'hégémonie étazunienne : - subordination de l'Europe en devenir à l'intégration de ses membres à l'alliance atlantique Otan, tuant ainsi dans l’œuf toute velléité d'armée européenne indépendante, - coopération obligatoire de cette Europe en construction avec les États-Unis, - faire entrer la Grande-Bretagne dans cette Europe. Dans l'oigne, De Gaulle...

 

Ce préambule, le voici :

PRÉAMBULE À LA LOI PORTANT RATIFICATION DU TRAITÉ FRANCO-ALLEMAND VOTÉ PAR LE BUNDESTAG (Bonn, 15 juin 1963)
Convaincu que le traité du 22 janvier 1963 entre la République fédérale d’Allemagne et la République française renforcera et rendra effective la réconciliation et l’amitié entre le peuple allemand et le peuple français,
Constatant que les droits et les obligations découlant pour la République fédérale des traités multilatéraux auxquels elle est partie ne seront pas modifiés par ce traité,
Manifestant la volonté de diriger l’application de ce traité vers les principaux buts que la République fédérale d’Allemagne poursuit depuis des années en union avec ses autres alliés et qui déterminent sa politique, à savoir :
- le maintien et le renforcement de l’Alliance des peuples libres et, en particulier, une étroite association entre l’Europe et les États-Unis d’Amérique,
- l’obtention du droit d’autodétermination pour le peuple allemand et le rétablissement de l’unité allemande,
- la défense commune dans  le cadre de l’Alliance de l’Atlantique nord et l’intégration des forces  armées des États membres du pacte,
- l’unification de l’Europe selon la voie tracée par la création des Communautés européennes, en y admettant la Grande-Bretagne et les autres États désirant s’y joindre et le renforcement des Communautés existantes,
- l’abaissement des barrières douanières par des négociations entre la Communauté économique européenne, la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique, ainsi que d’autres États, dans le cadre du GATT.
Conscient qu’une coopération franco-allemande conduite selon ces butssera  bénéfique pour tous les peuples, servira au maintien de la paix dans le  monde et contribuera par là simultanément au bien des peuples français  et allemand,
Le Bundestag ratifie la loi suivante. (suit le texte du traité de l’Élysée  )

 

Mais ce n'est pas tout. Le 27 février 2004, bis repetita : le chancelier allemand Gerhard Schröder répond à la convocation de Georges « Dobelillou » Bush pour signer un autre document du même acabit, appelé « Alliance germano-américaine pour le XXIème siècle - Das deutsch-amerikanische Bündnis ». Il s'agit d'un accord bilatéral fait pour renouveler et accentuer encore le fameux « préambule interprétatif », autrement dit le traité de vassalisation de l'Allemagne à son suzerain, les États-Unis. Et un sacré doigt d'honneur à la France comme aux autres partenaires européens. Il reprend les termes du « préambule » de juin 1963. Par exemple : - « Nous renforçons notre attachement à l'égard de l'OTAN comme point d'ancrage de notre défense commune et comme forum incontournable des consultations transatlantiques ». (L'Otan uber alles !); - « il est important que l’Europe et l’Amérique travaillent ensemble comme partenaires au sein d’une communauté de valeurs. » (Pas question d'avoir une politique étrangère autre que celle de Washington.) ; - Nous saluons l’élargissement historique aussi bien de l’OTAN que de l’Union européenne ». (L'Union européenne n'avancera qu'en tant que sous-produit de l'Otan, donc des USA). lien

 

Mais ce n'est pas tout. Angela Merkel, dès sa première investiture, s'est empressée d'aller faire acte d'allégeance à Washington pour assurer ses maîtres que Schroeder ou Merkel, c'était pareil au niveau de la subordination de son pays. Et en janvier de cette année, n'est-elle pas allé voir Obama, en pleine crise ukrainienne ? Il faut dire que les Yankees ont de sacré moyens de pression en Allemagne où sévissent toujours 27 bases militaires américaines : Ansbach, Bad Aibling, Bad Kreuznach, Bamberg, Baumholder, Darmstadt, Friedberg, Garmisch, Geilenkirchen (Geilenkirchen Air Base), Giebelstadt, Grafenwöhr, Hanau, Heidelberg, Hohenfels, Illesheim, Kaiserslautern, Kitzingen, Mannheim, Ramstein Air Base, Rhein-Main Air Base (fermé le 30 décembre 2005), Schweinfurt, Spangdahlem Air Base, Stuttgart, Vilseck, Wiesbaden/Mayence, Wurtzbourg. Ceci alors que la guerre froide est une affaire lointaine, que le pacte de Varsovie est mort et enterré, cette présence US sur le sol allemand ressemble à ce qu'elle fut au départ, une occupation.

 

Dès lors que le pays économiquement le plus puissant d'Europe – l'Allemagne - reconnaît la prééminence des volontés étazuniennes sur le devenir de l'Europe. Dès lors que le pays le plus puissant militairement et le plus influent diplomatiquement – la France – se couche lâchement devant la Teutonne, donc devant les USA, toute évolution de l'Europe dans le sens de plus de justice sociale, de plus de solidarité, de plus d'indépendance, de plus de puissance, de plus d'influence est impossible.

 

TAFTA, ce traité scélérat, s'il est signé, marquera dans le marbre la vassalisation de l'Europe aux États-Unis.

 

On en tire la conclusion que l'on veut...

 

 

Sources :

 

http://forget.e-monsite.com/pages/actualites/l-allemagne-espionne-la-france-ou-quand-les-francais-decouvrent-l-eau-chaude.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_bases_militaires_des_%C3%89tats-Unis_dans_le_monde#.C2.A0Allemagne
http://www.diploweb.com/forum/hillard3.htm ]
https://www.upr.fr/actualite/france-europe/couple-franco-allemand-alliance-germano-americaine-1-ans-le-27-fevrier-2014
http://blogs.mediapart.fr/edition/eurojournaliste/article/300415/l-allemagne-contre-la-france-et-l-ue
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_l%27%C3%89lys%C3%A9e

 

 

Photo X - Droits réservés

01/05/2015

Premier mai! Ce n'est pas que le muguet.

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Le premier mai... Les ultralibéraux triomphants en ricanent. Et, hélas, les syndicats - qui affichent leur désunion - ne font rien pour leur claquer le beignet. Pourtant cette date est emplie d'une charge émotionnelle forte. Il est a première marche de bien des révoltes ouvrières. Il est le point de départ de bien des avancées sociales vers plus de justice. A ce titre, il mérite mieux que les quelques sarcasmes de plumitifs à la solde des puissances financières.

Un petit retour sur sa genèse n'est pas inutile.

 

Aux États-Unis, dans les années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes: 12h, parfois 14h par jour. Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago. La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans perte. Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

 

De notre côté de l'Atlantique, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h est la principale revendication. Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un grand rendez-vous ouvrier. Mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

 

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire. Présidée par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement ne tarde pas à adopter des mesures historiques pour les travailleurs: la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

 

En 1941, le régime de Vichy récupère ce rendez-vous ouvrier et le transforme en jour férié, "fête du Travail et de la Concorde sociale".

 

Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

 

Attention donc à ne pas laisser ce jour symbole des luttes ouvrières à…Marine Le Pen et sa fête de Jeanne-d’Arc !

 

 

 

 Illustration X - Droits réservés

 

 

30/04/2015

Razzia sur la France ! On liquide et on s'en va...

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Exit Ducros, exit Mory, exit MoryGlobal. De reprise en reprise ce fleuron du transport routier français est mort. Avec des milliers de chômeurs sur le bord de la route.

 

Dentresangle, autre pépite du transport routier français bouffé en quelques jours par une entreprise étazunienne, XPO Logistics. Une entreprise deux fois moins puissante que Dentressangle. XPO Logistics, 2,4 milliards de dollars et une perte de 63,6 millions de dollars ; Dentressangle : 4,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires et un bénéfice de 75,9 millions d'euros (pas de dollars!), en augmentation de 8% cette année. L'étazunien emploie 10.000 personnes sur 200 sites tandis que Norbert Dentressangle emploie 42.350 personnes sur 662 sites. «Dès l’acquisition, la marque Norbert Dentressangle va disparaître» avoue Hervé Montjotin, actuel président du directoire de Dentressangle. Cherchez l'erreur...

 

L’ouverture totale des frontières offre aux entreprises états-uniennes la possibilité de faire leur marché en Europe. C'est ce qu'on appelle la globalisation, la mondialisation prédatrice à la sauce dollar. Résultat : la liste des entreprises françaises qui passent sous pavillon étranger, surtout étazunien, s'allonge, s'allonge... Rachetées pour être dépouillées de leur savoir-faire, de leurs clientèle, de leurs brevets, de leurs actifs, de leur trésorerie, puis fermées, laissant les salariés sur le carreau.

 

Vous voulez des exemples ?

 

Péchiney. Vous vous souvenez de Péchiney. Un des fleurons de l'industrie française. Champion du monde de l'aluminium. Terminé. Mort Péchiney... Le groupe français a été racheté par le canadien Alcan en 2003. En 2007, ce dernier a lui-même été racheté par Rio Tinto. Résultat : Péchiney a été racheté pour être liquidé et ainsi éliminer un concurrent.

 

Arcelor. Le groupe sidérurgique - d'abord national sous le nom d'Usinor, devenu Arcelor en 2002 en fusionnant avec d'autres sidérurgistes européens - a été bouffé en 2006 par Mittal Steel Company. On connait les résultats : fermeture des usines, des milliers de chômeurs, toute une région ruinée... L'exemple typique, quasi caricatural, d'un rachat prédateur destiné à éliminer un concurrent.

 

Rossignol. C'était le numéro un mondial du ski avec 24% de parts de marché ! Il a été bouffé en 2005 par l'américain Quiksilver, surtout connu dans le monde du surf. Salomon ayant lui aussi été bouffé par Adidas, on ne peut plus skier français...

 

TDF (Télédiffusion de France). Racheté par Intermediate Capital et Texas Pacific Group. Les émetteurs de la Tour Eiffel sous donc sous contrôle yankee ! Bonjour la fierté nationale...

 

Comment cette razzia est-elle possible ? Pour deux raisons principales :

 

1 – Les dés sont pipés puisque les Etazuniens achètent avec de la monnaie de singe, le dollar, sorti de la planche à billet de l'oncle Sam. Elles n’ont pas été « achetées » mais razziées avec de la fausse monnaie.

 

2 – Les entreprises étazuniennes prédatrices sont bourrées de thunes qu'elles volent doublement : - elles « optimisent » leur fiscalité, c’est-à-dire qu'elles volent le fisc en France. Mais si elles rapatriaient leurs bénéfs aux Etats-Unis, elles devraient payer 35 % au fisc étazunien. Ce qu'elles ne veulent pas. Elles se trouvent donc à la tête d'une montagne de pognon planqué dans des paradis fiscaux, avec lequel elles font leur marché en France et en Europe.

 

Accessoirement, la baisse de valeur de l'euro par rapport au dollar fait que les entreprises européennes valent actuellement 25% de moins qu'il y a seulement quelques mois...

 

Voilà comment tous les bijoux de la famille France foutent le camp. Et ce n'est pas sans effets. Ces investisseurs étazuniens n'ont qu'un dieu : le fric, qu'une exigence : le maximum de rentabilité pour les actionnaires. Au détriment du développement de l'entreprise et, bien sûr, de l'emploi. Les patrons-voyous imposés par les actionnaires étazuniens n'ont dès lors pas d'états d'âmes pour délocaliser les entreprises là où la main d’œuvre coûte le moins. S'ensuivent le déplacement des sièges sociaux, des centres de recherche, la rupture avec les sous-traitants français, tuant des entreprises...

 

C'est ce qui se passe pour de très nombreuses entreprises françaises :

 

Alstom, entreprise majeure, strtatégique, est passé – du moins pour sa branche énergie, sous pavillon étazunien avec son rachat par Général Electric

 

Alcatel-Lucent bouffé par le Finlandais Nokia

 

Amora Maille : le groupe français a rejoint le groupe anglo-hollandais Unilever en 2000.

 

Brasseries Kronenbourg bouffé par le groupe danois Carlsberg

 

Converteam (conversion de l’énergie électrique) : racheté par General Electric en 2011. On peut mettre en relation avec le rachat-démantèlement de Alstom.

 

ClubMed bouffé par les Chinois

 

Danone: La branche biscuit du groupe (LU) a été racheté par l’américain Mondelez International en 2007.

 

Legrand (produits et systèmes pour installations électriques et réseaux d’information) : racheté par un groupe d’investisseurs étazuniens dont KKR et Goldman Sachs.

 

Marionnaud, le parfumeur est passé en 2005 sous pavillon chinois.

 

PriceMinister, pionnier de l’e-commerce français, a été racheté par le japonais Rakuten.

 

SPIE (ingénierie électrique et construction) : racheté par Clayton, Dubilier & Rice en 2011 pour 3 milliards de dollars US.

 

Smoby (jouets) : en 2008, le leader français du jouet est repris par le groupe allemand Simba.

 

Solocal (ex Pages Jaunes) : racheté par KKR et Goldman Sachs.

 

Et ce n'est pas tout... On va probablement vendre aussi GDF-Suez, le fournisseur essentiel du gaz pour toute la France. L'entreprise est en train de changer de nom pour que ça fasse moins désordre...

 

Et n'oublions pas l'aéroport de Toulouse vendu aux Chinois, et bientôt – Macron l'a dit – les aéroports de Nice et de Lyon...

 

Vous me direz, la France fait pareil à l'étranger...

 

Ceci n'est pourtant qu'un hors d’œuvre avant le grand dépouillement si TAFTA passe...

 

« Paul Emploi illimited » ! Voilà une entreprise qui va encore se développer...

 

 

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29/04/2015

Planquée dans la Loi Macron : l’autorisation de la poubelle nucléaire de Bure !

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Le lobby des nucléocrates a encore frappé : ils ont convaincu les parlementaires de camoufler dans la Loi Macron (Loi Macron – Chapitre 3 – Industrie – article 72 : Procédure d’autorisation des centres de stockage en couche géologique profonde – CIGEO) l’autorisation de débuter une phase-pilote du projet d’enfouissement des déchets nucléaires sur le site Bure. Ceci impliquant l’autorisation de la création de l’ensemble du projet. Ça s’est passé la nuit de vendredi à samedi 18 avril, dans un hémicycle quasiment vide. Après plusieurs tentatives repoussées, le gouvernement a enfin réussi à faire adopter cette mesure, en se cachant, en le noyant dans la loi sur la "croissance", ce qui est en fait un moyen d’éviter un débat parlementaire sur le sujet. Bonjour la démocratie !

 

Le prétexte pour glisser cet amendement scélérat dans une loi sur la « croissance » est justifié part les Pinocchio de service par l’« impact significatif au niveau économique et en terme d’emplois » que doit représenter l’infrastructure, qui « contribue à la consolidation de la filière nucléaire, qui en assure le financement ». C’est écrit ainsi dans l’article 72… Il faut dire que la filière nucléaire française est en ruine : EPR foutu, avec triplement du prix, construction retoquée par l’autorité de sureté nucléaire, Areva au bord de la faillite avec des pertes abyssales dues à des choix aberrants… De plus, la première estimation du projet de Bure, d’environ 15 milliards d’euros, fait l’objet d’une « actualisation suite à l’approfondissement du travail technique » comme le reconnaît l’article 72. La Cour des Comptes jugeait elle de son côté, dès 2009, que le coût pourrait atteindre près de 35 milliards d’euros. Bonjour la fiabilité !

 

Bure, késako ? Il s’agit de créer un centre de stockage des déchets atomiques résultant de l’activité des centrales électronucléaires. Pour ce faire, l’ANDRA (l’organisme en charge de cette réalisation) doit creuser dans le sous-sol argileux de Bure (petite localité de Lorraine) des puits d’accès, des galeries de circulation et des loges où seront entreposés pour des millénaires et des millénaires des conteneurs d’acier emplis des déchets nucléaires vitrifiés. A charge pour l’Andra de faire en sorte que ce stockage soit réversible, c’est-à-dire que – si l’avancement de la science le permet dans l’avenir – ces colis soient récupérables ! Ce qui n’est pas évident comme l’a montré un incendie dans une installation similaire aux États-Unis…

 

Ce pilote industriel devrait permettre de tester sur le terrain, en vrai situation, l’ensemble des équipements, avec de faux colis d’abord puis avec de vrais colis radioactifs représentatifs de tout ce qui devra être stocké. Ces tests devront prouver la réversibilité du procédé en montrant que tous ces colis sont récupérables durant une centaine d’année ainsi que la qualité et la durée du scellement des alvéoles de stockage. L'Andra prévoit un démarrage lent, puis une montée en cadence jusqu'au 3.000 colis par an, la vitesse de croisière visée.

 

Suite aux luttes des opposants au projet, celui-ci a subi quelques évolutions : - l’acheminement des colis se fera uniquement par voie ferrée (avec création d’une voie finale spécifique) ; - le creusement des galeries se fera grâce à un tunnelier (technique éprouvée et meilleure maitrise des coûts) ; - les alvéoles de stockage des colis radioactifs vitrifiés pourront atteindre cent mètres ; - la descente de ces colis se fera par un système de funiculaire de façon à ce que les moteurs soient en surface donc toujours accessibles.

 

Ces évolutions sont positives, mais qu’en est-il de la mémoire à très long terme de ces sites ? Et que penser de la sûreté du site à long terme, qui dépend uniquement des propriétés géologiques de la couche d’argile à 500 mètres de fond ?

 

Mais ça, les nucléocrates s’en battent l’œil comme du premier becquerel qu'ils ont fait bouffer à la vile populace incapable d'apprécier les bienfaits du nucléaire…

 

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27/04/2015

Pour casser le miroir aux alouettes de l’Europe, quel développement pour l’Afrique ?

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L’Europe couilles-molles a décidé…rien ! Un pet de lapin concernant les problèmes nés de l’immigration sauvage, par terre comme par mer. Quelques bateaux pour empêcher quelques noyades mais rien sinon des mots sur la destruction des nids de vipères des passeurs-trafiquants d’êtres humains, et rien surtout sur la manière de tarir cette immigration à la base : dans les pays de départ. Ceci en mettant sur pied un véritable plan de développement de l’Afrique sur place. Encore faudrait-il que ces pays soient en paix… Entre eux et à l’intérieur de chaque pays. Ce qui n’est pas le cas et même l’exception. Et ne nous faisons pas d’illusion : il n’est pas dans le pouvoir de l’Europe de pacifier ces régions. François « Normalou » Hollande en sait quelque chose. Merci à Sarkozy a qui nous devons le foutoir libyen.

 

Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. Dehors Areva ! Où paye. Dehors Bolloré ! Ou paye. Dehors Total ! Ou paye. Dehors Nestlé ! Ou paye. Dehors Bill Gates ! Ou paye.

 

 L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néo-colonialiste. Ces firmes-voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoient à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Ces firmes-voyous extraits les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoient à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Á côté des firmes-voyous, il y a les états-voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs-voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoient à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

Au lieu de cette économie de prédation, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place une réforme agraire en expulsant les grands propriétaires terriens pour partager, avec le soutien financier et réglementaire de l’Etat, les terrains en petites exploitations principalement axées sur les cultures et l’élevage vivriers ?! Il y aura forcément une faible productivité, mais tant mieux : ça donnera du travail aux populations locales. Mais attention au syndrome « Zimbabwe » ou une réforme agraire de ce type mal menée a ruiné le pays…

 

Ne vaudrait-il pas mieux mettre en place de petites unités industrielles locales, directement en prise avec les besoins locaux : fabrication d’outils,  de vêtements, de biens de consommation, d’habitations préfabriquées, de véhicules bon marché adaptés au pays, etc. ?! Et même les pousser à exporter mais en assortissant ce développement local d’un indispensable protectionnisme vis-à-vis de la concurrence des grands pays développés qui subventionnent leurs exportations, refilent aux Africains leurs produits de seconde zone et tuent ainsi dans l’œuf toutes les initiatives locales.

 

Ce modèle de développement, aux antipodes de celui proposé, imposé plutôt par les organisations prédatrices que sont le FMI (Fond Monétaire International), la Banque mondiale, l’OMC (Organisation mondiale du commerce), a réussi il y a quelques décennies au Japon, puis en Corée du Sud, en Malaisie, au Vietnam.

 

Ne serait-il pas plus réaliste, et efficace, de s’inspirer de ce qui a réussi ailleurs plutôt que de laisser la bride sur le cou à toutes ces institutions, multinationales et Etats nuisibles ? L’acceptation les investissements des états et firmes prédatrices devrait s’assortir d’un accord de ce genre : sur 1000 que vous investissez, on vous en concède 500 pour vos cultures exportatrices, mais on vous impose d’investir 500 pour le développement de cultures vivrières à travers une aide financière et technique aux petits paysans locaux. Et idem pour les implantations industrielles venant en appui de l’artisanat et à la petite industrie locale. Pour que ça rapporte enfin aux Africains, que ça leur rende la fierté de leurs pays, et que leur enlève de l’esprit ce mirage qui les envoient, à travers déserts et Méditerranée, vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

 

On nous rétorquera que l’argent de l’aide internationale coule à flot en Afrique… Mais il coule dans quelles poches ? Car peut-on envisager un tel développement positif avec des dirigeants et des administrations corrompus jusqu’à la moelle ? Mais qui dit corrompus dit corrupteurs. Et les corrupteurs, qui sont-ils ? Et où sont-ils ? Devinez…

 

Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosée tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens.

 

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Les Chinois l’on fait, les Indiens tentent de le faire. Mais, au delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.

 

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confronter, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

 

Ne jamais oublier les paroles de Boumedienne qui déclarait, en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

 

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23/04/2015

Grandes voix : adresse d'un Slave aux Occidentaux

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"Ils" prétendent isoler la Russie, le 1/6ème des terres émergées !

 

Citoyen-président François, tu vas rencontrer en Arménie le président russe Wladimir Poutine. Celui-là même que les Occidentaux chargent de tous les péchés du monde. Celui-là même avec lequel tu as renié la parole de la France avec les fameux « Mistral ». Celui-là même que les va-t'en-guerre de l'Otan menacent de « toutes les options possibles ».

Afin de parfaire ta culture concernant ce grand pays frère que les Occidentaux à la remorque des brutes Etazuniennes prétendent isoler, je te propose, citoyen-président, de lire ce grand texte d'un Serbe, autre peuple traditionnellement ami et allié solide et fidèle de la France que nos pâles « dirigeants » ont massacré puis amputé d'une partie de son territoire pour créer artificiellement, au sein de l'Europe, un état mafieux, plaque tournante de tous les trafics d'armes, de drogues, d'êtres humains et – horreur suprême – d'organes humains prélevés sur des vivants « elevés » pour ça.

 

Le syndrome Tolstoïevsky

Par Slobodan Despot

 

Le problème, avec l’approche occidentale de la Russie, n’est pas tant dans le manque de volonté de comprendre que dans l’excès de volonté de ne rien savoir.

Cette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l’une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l’architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l’utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l’espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation !

L’Occident ressort la même guignolerie haineuse à chaque crise, depuis Ivan le Terrible à « Putler »-Poutine, en passant par le tsar Paul, la guerre de Crimée, le pauvre et tragique Nicolas II, et même l’URSS où tout succès était dit « soviétique » et tout échec dénigré comme « russe ».

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage « parce-qu’ils-nous-ont-libérés-en-45 » n’ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l’hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d’affaires est suspendue au bon vouloir d’obscures commissions européennes dont les peuples qu’elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d’un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu’un autre larbin des multinationales.

Mais tout ceci n’est encore rien. C’est dans l’ordre des choses. L’Occident et la Russie ne font que jouer les prolongations, à l’infini, du conflit Rome-Byzance en l’étendant aux continents voisins voire à l’espace interplanétaire. La vraie guerre des civilisations, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir et à mordre comme un piège à loups. C’est le seul piège, du reste, que l’empire occidental n’ait pas posé tout seul et qu’il ne puisse donc désamorcer. (Étant entendu que la menace islamique n’est que le produit des manœuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l’action de services d’État occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité.)

La menace russe, elle, est d’une autre nature. Voici une civilisation quasi-jumelle, ancrée sur ses terres, consciente d’elle-même et totalement ouverte aux trois océans, à l’Arctique comme à l’Himalaya, aux forêts de Finlande comme aux steppes de Mongolie. Voici des souverains qui — depuis la bataille de Kazan remportée par ce même Ivan qui nous sert de Père Fouettard — portent le titre de Khans tatars en même temps que d’Empereurs chrétiens siégeant dans l’ultime Rome, la troisième, Moscou, qui fleurit au moment où Byzance gémissait sous l’Ottoman et le pape sous la verge de ses mignons. Voici une terre aux horizons infinis, mais dont les contours sont gravés dans l’histoire du monde, inviolables bien que diffus. Voici des gens, enfin, et surtout, aussi divers qu’on peut l’imaginer, mêlant au sein d’un même peuple le poil blond des Vikings aux yeux obliques et aux peaux tannées de l’Asie. Ils n’ont pas attendu le coup de départ du métissage obligé, les Russes, ils l’ont dans leur sang, si bien assimilé qu’ils n’y pensent plus. Les obsédés de la race au crâne rasé qu’on exhibe sur les chaînes anglo-saxonnes ont la même fonction que les coucous suisses : des articles pour touristes.

Cela ressemble tellement à l’Europe. Et c’en est tellement loin ! Tellement loin que les infatigables arpenteurs des mers — génois, anglais, néerlandais, espagnols —, qui connaissent l’odeur de la fève de tonka et la variété des bois de Sumatra, ne savent rien de la composition d’un borchtch. Ni même de la manière dont on prononce le nom de cette soupe. Ce n’est pas qu’ils ne pourraient pas l’apprendre. C’est qu’ils n’en ont pas envie. Pas plus qu’ils ne veulent connaître, vraiment, l’esprit, les coutumes et la mentalité des immigrants exotiques qu’ils accueillent désormais par millions et qu’ils laissent s’agglutiner en ghettos parce qu’ils ne savent comment leur parler.

J’ai dû, moi, petit Serbe, apprendre deux langues et deux alphabets pour entamer ma vie d’immigré. J’en ai appris d’autres pour mieux connaître le monde où je vis. Je m’étonne sincèrement de voir que mes compatriotes suisses ne savent pas, pour la plupart, les deux autres grandes langues de leur pays. Comment connaître autrui si vous ne savez rien de la langue qu’il parle ? C’est le minimum de la courtoisie. Et cette courtoisie, désormais, se réduit de plus en plus à des rudiments d’anglais d’aéroport.

De même font les Russes, dont l’éducation intègre la culture ouest-européenne en sus de la leur propre. Où voit-on la réciproque, à l’ouest du Dniepr ? Depuis Pierre-le-Grand, ils se considéraient européens à part entière. Les artistes de la Renaissance et les penseurs des Lumières sont les leurs. Leontiev, le père Serge Boulgakov, Répine, Bounine, Prokofiev et Chestov sont-ils pour autant les nôtres ? Non, bien entendu. Parler français fut deux siècles durant la règle dans les bonnes maisons — et le reste encore parfois. Ils se sont intensément crus européens, mais l’Europe s’est acharnée à leur dissiper cette illusion. Quand les jeunes Russes vous chantent Brassens par cœur, vous leur répondez en évoquant « Tolstoïevsky ». L’Europe de Lisbonne à Vladivostok n’aura été réelle qu’à l’Est. Á l’Ouest, elle ne fut jamais que la projection livresque de quelques visionnaires.

L’Europe de Lisbonne à Vladivostok ! Imagine-t-on la puissance, la continuité, le rayonnement, les ressources d’un tel ensemble ? Non. On préfère definitely se mirer dans l’Atlantique. Un monde vieillissant et ses propres outlaws mal dégrossis s’étreignant désespérément par-dessus la mer vide et refusant de voir dans le monde extérieur autre chose qu’un miroir ou un butin. Leurs derniers échanges chaleureux avec la Russie remontent à Gorbatchev. Normal : le cocu zélé avait entrepris de démonter son empire sans autre contrepartie qu’une paire de santiags au ranch de Reagan. Vingt ans plus tard, les soudards de l’OTAN occupaient toutes les terres, de Vienne à Lviv, qu’ils avaient juré de ne jamais toucher ! Au plus fort de la Gorbymania, Alexandre Zinoviev lançait son axiome que tous les Russes devraient apprendre au berceau : « Ils n’aimeront le tsar que tant qu’il détruira la Russie ! »

« Ah, vous les Slaves ! » — ouïs-je souvent dire — « Quel don pour les langues ! » Je me suis longtemps rengorgé, prenant le compliment pour argent comptant. Puis, ayant voyagé, j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas « nous les Slaves » qui avons de l’aisance pour les langues : c’est vous, les « Européens » qui n’en avez pas. Qui n’en avez pas besoin, estimant depuis des siècles que votre package linguistique (anglais, français, allemand, espagnol) gouverne le monde. Pourquoi s’escrimer à parler bantou ? Votre langue, étendard de votre civilisation, vous suffit amplement, puisqu’au-delà de votre civilisation, c’est le limes (comme au temps de César), et qu’au-delà du limes, mon Dieu… Ce sont les terres des Scythes, des Sarmates, des Marcheurs Blancs, bref de la barbarie. Voire, carrément, le bord du monde où les navires dévalent dans l’abîme infini.

Voilà pourquoi le russe, pour vous, c’est du chinois. Et le chinois de l’arabe, et l’arabe de l’ennemi. Vous n’avez plus même, dans votre nombrilisme, les outils cognitifs pour saisir ce que les autres — qui soudain commencent à compter — pensent et disent, réellement, de vous. Ah ! Frémiriez-vous, si vous pigiez l’arabe des prédicateurs de banlieue ! Ah ! Railleriez-vous si vous entraviez des miettes de ce que les serveurs chinois du XIIIe dégoisent sur vous. Ah ! Ririez-vous s’il vous était donné de saisir la finesse de l’humour noir des Russes, plutôt que de vous persuader à chacun de leurs haussements de sourcil que leurs chenilles sont au bord de votre gazon.

Mais vous ne riez pas. Vous ne riez plus jamais. Même vos vaudevilles présidentiels sont désormais commentés avec des mines de fesse-mathieu. Vous êtes graves comme des chats qui caquent dans votre quiétude de couvre-feu, alors qu’eux, là-bas, rient, pleurent et festoient dans leurs appartements miniatures, leur métro somptueux, sur leur banquise, dans leurs isbas et jusque sous les pluies d’obus.

Tout ceci n’est rien, disais-je, parlant du malentendu historique qui nous oppose. La partie grave, elle arrive maintenant. Vous ne leur en voulez pas pour trois bouts d’Ukraine dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Vous leur en voulez d’être ce qu’ils sont, et de ne pas en démordre ! Vous leur en voulez de leur respect de la tradition, de la famille, des icônes et de l’héroïsme — bref, de toutes les valeurs qu’on vous a dressés à vomir. Vous leur en voulez de ne pas organiser pour l’amour de l’Autre la haine du Soi. Vous les enviez d’avoir résolu le dilemme qui vous mine et qui vous transforme en hypocrites congénitaux : Jusqu’à quand défendrons-nous des couleurs qui ne sont pas les nôtres ?

Vous leur en voulez de tout ce que vous avez manqué d’être !

Ce qui impressionne le plus, c’est la quantité d’ignorance et de bêtise qu’il vous faut déployer désormais pour entretenir votre guignolerie du ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation. Car tout la dément : et les excellentes relations de la Russie avec les nations qui comptent et se tiennent debout (BRICS), et le dynamisme réel de ce peuple, et l’habileté de ses stratèges, et la culture générale du premier Russe venu, par opposition à l’inculture spécialisée du « chercheur » universitaire parisien qui prétend nous expliquer son obscurantisme et son arriération. C’est que ce ramassis de brutes croit encore à l’instruction et au savoir quand l’école européenne produit de l’ignorance socialisée ; croit encore en ses institutions quand celles de l’UE prêtent à rire ; croit encore en son destin quand les vieilles nations d’Europe confient le leur au cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street.

Du coup, la propagande a tout envahi, jusqu’à l’air qu’on respire. Le gouvernement d’Obama prend des sanctions contre le régime de Poutine : tout est dit ! D’un côté, Guantanamo, les assassinats par drones aux quatre coins du monde, la suspension des droits élémentaires et le permis de tuer sans procès ses propres citoyens — et, surtout, vingt-cinq ans de guerres coloniales calamiteuses, sales et ratées qui ont fait du Moyen-Orient, de la Bosnie à Kandahar, un enfer sur terre. De l’autre, une puissance qui essaie pas à pas de faire le ménage à ses propres frontières, celles justement dont on s’était engagé à ne jamais s’approcher. Votre gouvernement contre leur régime

Savez-vous de quoi vous vous privez en vous coupant ainsi, deux fois par siècle, de la Russie ? Du refuge ultime de vos dissidents, en premier lieu du témoin capital Snowden. Des sources d’une part considérable de votre science, de votre art, de votre musique, et même, ces jours-ci, du dernier transporteur capable d’emmener vos gens dans l’espace. Mais qu’importe, puisque vous avez soumis votre science, votre art, votre musique et votre quête spatiale à la loi suicidaire du rendement et de la spéculation. Et qu’être traqués et épiés à chaque pas, comme Snowden vous l’a prouvé, ne vous dérange au fond pas plus que ça. Á quoi bon implanter une puce GPS à des chiens déjà solidement tenus en laisse ? Quant à la dissidence… Elle n’est bonne que pour saper la Russie. Tout est bon pour saper la Russie. Y compris les nazis enragés de Kiev que vous soutenez sans gêne et n’hésitez pas à houspiller contre leurs propres concitoyens. Quelle que soit l’issue, cela fera toujours quelques milliers de Slaves en moins…

Que vous a-t-il donc fait, ce pays, pour que vous en arriviez à pousser contre lui les forces les plus sanguinaires enfantées par la malice humaine : les nazis et les djihadistes ? Comment pouvez-vous songer à contourner un peuple étendu sur onze fuseaux horaires ? En l’exterminant ou en le réduisant en esclavage ? (Il est vrai que « toutes les options sont sur la table », comme on dit à l’OTAN.) Destituer de l’extérieur un chef d’État plus populaire que tous vos polichinelles réunis ? Êtes-vous déments ? Ou la Terre est-elle trop petite, à vos yeux, pour que l'« Occident » puisse y cohabiter avec un État russe ?

C’est peut-être cela, tout compte fait. La Russie est l’avant-poste, aujourd’hui, d’un monde nouveau, de la première décolonisation véritable. Celle des idées, des échanges, des monnaies, des mentalités. Á moins que vous, atlantistes et eurocrates, ne parveniez à entraîner la nappe dans votre chute en provoquant une guerre atomique, le banquet de demain sera multipolaire. Vous n’y aurez que la place qui vous revient. Ce sera une première dans votre histoire : mieux vaut vous y préparer.

Slobodan Despot

SOURCE :

http://blog.despot.ch/le-syndrome-tolstoievsky

https://infocomnet.wordpress.com/20...

 


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22/04/2015

Alors c'est quoi cette « maladie mystérieuse » qui tue en 24 heures au Nigeria ?

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Le Nigeria - déjà touché par les exactions de Boko Haram, l'épidémie d'Ebola, sa contribution à l'exode de migrants vers l'Europe, le pillage de ses richesses par les multinationales pétrolières et minières – vient de nouveau de faire parler de lui. Une maladie « mystérieuse » disent les gazettes, vient de tuer 18 personnes. Brutalement. Vingt-quatre heures après l'apparition des premiers symptômes : maux de tête, pertes de connaissance et de poids, troubles de la vue, suivis de la mort, dans les 24 heures donc... Personne ne sait d’où elle vient et pourtant elle fait des ravages ! De quoi filer de sacrés sueurs froides aux autorités de ce pays !

 

Cette « mystérieuse maladie » est apparue vers le début de la semaine dernière dans la ville d'Ode-Irele, au sud-ouest du Nigeria. Le caractère foudroyant de cette « maladie mystérieuse » inquiète sérieusement les autorités nigérianes qui s'efforcent pourtant de rassurer les habitants : « En dehors des 18 morts enregistrés, nous n'avons pas découvert de nouveaux cas au cours des dernières 72 heures. Aucun patient souffrant de la maladie n'est hospitalisé et la maladie ne s'est pas propagée au-delà de la ville ». Ma foi, s'ils le disent...

 

Mais alors c'est quoi cette « maladie mystérieuse » ? Elle vient bien de quelque part !

 

Virus ? C'est pas ça, qu'ils disent les zexperts.

 

Bactérie ? C'est pas ça, qu'ils disent les zexperts.

 

Alors quoi ? Empoisonnement ? Possible, qu'ils disent les zexperts.

 

Mais alors empoisonnement à quoi ? Métaux lourds ? Particules radioactives ? Substances toxiques ? Lesquelles ?

 

Ben, non. Les zexperts semblent pencher vers les effets ravageurs de « préparations phytosanitaires ayant la propriété de tuer les végétaux ». Des prélèvements de fluides corporels des victimes ont été envoyés à l'Hôpital universitaire de Lagos. Les analyses sont en cours pour mieux comprendre ces décès. En attendant, les autorités nigérianes ont mis la ville d'Ode-Irele, lieu de déclenchement de la « maladie mystérieuse » en quarantaine. Il a été demandé à la population de rester chez elle et de prendre des mesures d'hygiène élémentaires (lavage des mains, port de masque dit « de chirugien », etc.)

 

C'est courageux ça, et pas habituels de voir des « zexperts » mettre ouvertement en cause les pesticides ! Ces saletés, largement répandus de par le monde par les multinationales Monsento, Sygenta, Cargyl, etc. pour leur plus grand profit posent de réels problèmes de santé publique. Des études scientifiques montrent que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risques de développer que les autres de nombreuses maladies : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli. Il faut savoir que de nombreux pesticides autorisés et que l’on retrouve dans vos aliments sous forme de résidus sont connus et reconnus par les agences sanitaires officielles de l’Union européenne et des États-Unis comme étant de possibles cancérigènes, des perturbateurs du système hormonal, des reprotoxiques… On trouve pourtant toujours, dans toutes les jardineries, dans toutes les grandes surfaces le redoutable « Round up » de Monsanto, cet herbicide à base de glyphosate, interdit dans certains pays...

 

Mais de là à tuer en 24 heures...

 

Et si c'était pourtant non pas un empoisonnement dû aux herbicides mais bien une « maladie mystérieuse » ? Sortie de quelles manipulations dans cette Afrique terrain d'expérimentation de toutes les saloperies de l'industrie phytosanitaire mais aussi des laboratoires pharmaceutiques ?

 

Et si elle était sournoisement contagieuse avant de se déclarer symptomatique et foudroyante ?

 

Et si elle arrivait sur nos côtes avec quelques malheureux migrants ?

 

Enfin, moi, ce que j'en dis, eh ! Vous le voyez vous-même...

 

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21/04/2015

La MORT au bout de l'ESPOIR.

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Exploités, floués, ruinés par les voleurs de terre, ils migrent vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen... Avec souvent la mort au bout de l'espoir.

 

Au-delà de la dégoulinante de bon sentiments voire de culpabilisation suivant les tragédies récurrentes des naufrages de migrants en Méditerranée, il serait peut-être utile de s'interroger sur ce qui pousse les populations subsahariennes à risquer leurs vies à travers la fournaise du Sahara d'abord, les flots meurtriers de la Méditerranée ensuite.

 

Certains fuient les innombrables guerres intestines qui, du Nigeria au Kenya en passant par le Mali, la Centrafrique, le Soudan, le Congo, la corne de l'Afrique, etc., etc., sèment le désordre, la peur et la mort.

 

Mais il n'y a pas que ça. Le principal moteur de cet exode est économique. Ces populations, gonflées par une démographie galopante, ne trouvent plus, sur leur sol, de quoi vivre dignement, de quoi manger, de quoi vivre. Pourquoi ? Parce que les cultures vivrières de ces pays ont été remplacées, par des gouvernements naïfs voire cupides, par des productions d'exportation : arachides, coton, cacao, café, etc.

 

Tous les accords de partenariats économiques entre l'Union Européenne et l'Afrique de l'Ouest sont des accords de libéralisation du commerce. Ils prévoient notamment la levée pendant vingt ans des barrières commerciales (taxes, quotas, licences, subventions) pour 75 % des produits, importés par les pays de la région, en provenance de l'Union européenne. Pour accompagner cette mesure, qui va entraîner une perte de recettes fiscales pour les États, l'Union européenne envisage une aide au développement compensatoire de 6,5 milliards d'euros sur la même période. Une poignée de figues.

Ces APE (Accords de Libéralisation du Commerce) mettent en péril la capacité de développement des États concernés, non seulement par la perte de recettes fiscales, mais surtout en fragilisant les marchés locaux et en nuisant à des projets de développement « endogène ». Ainsi les poulets dégueulasses surgelés européens qui inondent à bas prix les marchés africains tuent les élevages locaux. Ainsi le lait concentré de Nestlé tue l'élevage local, etc.

L'ouverture des marchés de ces pays à un commerce international dérégulé est un risque majeur. Les APE conduisent à une plus grande dépendance vis-à-vis des cours des marchés mondiaux, à une économie de plus en plus tournée vers l'exportation, à une concurrence inégale entre des entreprises locales et des entreprises internationales… Ils empêchent ces pays de relever les vrais défis qu'ils rencontrent, renforcent leur vulnérabilité et leur dépendance, au détriment de la construction d'une économie locale durable, répondant, d'abord, aux besoins locaux, et beaucoup plus riche en emplois. Et que font les laissés-pour-compte de ce « développement » imbécile, voire criminel, à fort relent néo-colonialiste ? Ils migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Il y a 3 ans, pour lutter contre la pauvreté et la faim en Afrique, le G8 a décidé de dérouler le tapis rouge... aux multinationales comme Monsanto, Syngenta, Cargill, etc... La Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition, NASAN pour les intimes, est une initiative qui, sous couvert d’aider 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne à sortir de la pauvreté d’ici à 2022, va en fait faciliter les profits de grands groupes privés.

 

Plutôt que respecter les engagements qu’ils ont pris à de nombreuses reprises, les pays du G8 ont décidé de confier au secteur privé la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique sub-saharienne. Un choix d’autant plus dangereux que le secteur privé en question est composé de multinationales plus connues pour leurs attaques du droit à l’alimentation que pour leurs actions en faveur de la sécurité alimentaire mondiale. Aucun investissement privé ne pourra faire le travail d’une véritable politique agricole, encore moins quand derrière le terme d’investissement agricole se cache des processus de prédation et de destruction des agricultures paysannes du Sud, comme souvent dans le cas des accaparements de terres.

 

La NASAN inquiète d’autant plus qu’elle est totalement opaque et n’inclut pas du tout les populations, pourtant premières concernées.De nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissances et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. Lien

Mais ce n'est pas tout ! En Afrique sévissent les « fondations humanitaires ». La plus connue est celle de
Bill Gates. Ah ! Au fait, ce grand « philanthrope » - a acheté 500.000 actions de Monsanto, un autre grand bienfaiteur de l'humanité, qui lui-même, est actionnaire de « Academi », ex-Blackwater, armée privée célèbre pour ses exactions. La Fondation Bill Gates, avec la complicité donc de Monsanto, est actuellement engagée dans une entreprise de démolition de l'agriculture rurale vivrière dans le monde, et particulièrement en Afrique avec « l'Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Le but : remplacer les semences traditionnelles des agriculteurs pauvres d'Afrique par des semences « plus productives » fournies (contre pognon bien sûr) par la Fondation, pour ensuite les remplacer par...des semences OGM Monsanto !

 

Autre « action humanitaire » de la Fondation du brave Billy : le pillage de la pharmacopée traditionnelle en Afrique (entre autres) pour en tirer de juteux brevets, puis vendre à ces populations pauvres des médicaments sophistiqués produits par la nébuleuse de la Fondation. Sans oublier les vaccins testés sur ces populations... Et qu'est-ce qu'elles font ces populations flouées ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européens.

 

Mais ce n'est pas tout ! La dernière saloperie de la spéculation mondiale c'est l’accaparement des terres agricoles des pays du sud. Celle-ci est le fait à la fois de pays (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et d’investisseurs privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces prédateurs achètent des millions d’hectares de terres arables dans les pays pauvres du sud, avec la complicité de la Banque mondiale et même d’agences spécialisées de l’ONU, mais aussi des gouvernements locaux dont les responsables corrompus par des flots de pognon bradent souvent pour l’euro symbolique (mais de grasses « commissions » pour eux !) des pans entiers de leurs pays.

 

Il s’agit ni plus ni moins de banditisme d’état, de colonialisme même pas déguisé derrière un apport de « civilisation ». Les acquisitions de terre à grande échelle sont conçues pour ouvrir de nouveaux espaces à une agriculture de plantation, une agriculture industrielle, destinée à l’exportation. Les bulldozers arrivent, dégagent tout, détruisent les villages et chassent les paysans locaux avec l’aide des flics, accaparent la terre mais aussi l’eau et plantent, qui du faux riz Basmati, qui des palmiers à huile, qui du soja OGM, qui des millions de roses et d’orchidées sous serre… Ceci avec force pesticides, engrais chimiques et autres poisons qui salopent la terre et les cours d’eau.

 

L’accaparement des terres prive les paysans, les populations autochtones, les pêcheurs et les nomades de vastes étendues de terres, et leur en interdit l’usage, aujourd’hui et demain, mettant sérieusement en péril leurs droits à l’alimentation et la sécurité de leurs moyens de subsistance. L’accaparement des terres capte aussi toutes les ressources en eau existant sur les terres, en amont et aux alentours, résultant de fait en une forme de privatisation de l’eau. L’accaparement des terres est intrinsèquement lié à la violation de la législation internationale sur les droits humains : évictions forcées, réduction des critiques au silence (ou pire), introduction de modèles fonciers et agricoles non durables qui détruisent les environnements naturels et épuisent les ressources naturelles, flagrant déni d’information, et empêchement des personnes de participer aux décisions politiques qui affectent leur vie. Lien

 

Et qu'est-ce qu'elles font ces populations jetées dehors par les voleurs de terres ? Elles migrent...vers le miroir aux alouettes de l'eldorado européen.

 

Mais ce n'est pas tout. Ces foules de migrants tombent alors aux mains de sinistres mafias islamistes qui les attirent, les parquent, les dépouillent puis les entassent dans des barcasses pourries avec souvent, au bout de l'espoir saccagé, la mort sous le soleil menteur de la Méditerranée.

 

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20/04/2015

L’immigration clandestine : un acte de guerre de basse intensité.

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Je viens d'entendre Guetta parler dans le poste. La longue grève a dû lui faire du bien : je l'ai trouvé pour une fois réaliste concernant le drame des migrants noyés au large de la Libye. Il a posé notamment une question évidente qui - dit-il à raison - explique la relative passivité des gouvernements européens : quels sont les pays qui sont prêts à accepter chez eux ces vagues ininterrompues de migrants ? La réponse, dit-il, est dans la question : personne n'en veut...

 

Egoïsme ? Cynisme ? Non. Peur légitime d'être submergés par cette invasion rampante. Le pays réel, le populo, se préoccupe avant tout de son emploi s'il a la chance d'en avoir un, de ses finances indigentes, du prix de son logement, de l'avenir de ses enfants, et si possible de ses vacances et de ses loisirs… Quant aux « sans dents », ils voient d'un très mauvais œil cette « concurrence »... Les problèmes des autres passent légitimement derrière la résolution de ses problèmes à lui. En parlant cru, il s'en fout. Point/barre !

 

Et puis quel pays connaissant un taux de chômage dépassant les 10% peut absorber une telle masse d’individus, jeunes, sans formation, sans compétences et avides de consommer et de se reproduire ? A qui fera-t-on croire que l’accueil des damnés du tiers-monde est une « chance » ? Chance pour qui ? Pour quelques patrons voyous qui y voient un réservoir inépuisable de main-d’œuvre quasi-gratuite, taillable et corvéable à merci. On est en train de réinventer l'esclavage (esclavage qui, soit- dit en passant, n'a jamais cessé en terres d'islam). Des rabatteurs appâtent et regroupent les candidats à l'émigration. Des trafiquants les rackettent (10.000 euros le « passage vers l'Europe») puis les entassent dans des barcasses pourries prêtent à couler en leur disant, pour les rassurer, que les bateaux européens les recueilleront s'ils ont des problèmes de navigation. Et les bœufs se laissent mener à l'abattoir, mues par l'espoir illusoire d'une vie meilleure dans cette Europe qu'on leur fait miroiter comme le paradis...

 

Ces pauvres gens sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

 

Les trafiquants en sont à récupérer pour les réutiliser les vieux bateaux à la dérive, abandonnés par les migrants sauvés par les marines italiennes, maltaises et grecques... Pire encore : on apprend que les mafias qui contrôlent le trafic offrent aux clandestins qui ne peuvent payer leur passage un épouvantable marché : le choix, à l’arrivée, entre « être utilisés comme main-d’œuvre ou donneurs d’organes ». L'Homme comme marchandise ! C'est le triomphe de l'idéologie ultralibérale...

 

Alors que faire ? Trois choses : - à court terme détruire sur place, en Libye, les nids de vipères de ces marchands d'esclaves ; - arrêter de piller l'Afrique et au contraire aider les gouvernements en place à développer leurs économies ; - imposer à l'ONU de chercher des solutions aux guerres internes qui jettent les peuples victimes à travers les déserts puis la Méditerranée.

 

Facile à dire, moins à faire...

 

On en est à regretter Kadhafi, le pittoresque campeur des Champs-Elysées, « l'ami » de Sarko, que celui-ci a fait « éliminer » pour des raisons plus ou moins obscures... Kadhafi avait passé des accords plus ou moins occultes avec les pays européens riverains de la Méditerranée : vous me foutez la paix sur la manière dont je mène les affaires de mon pays, vous me vendez les installations et les technologies dont j'ai besoin pour développer et vendre mon pétrole, et en échange j'empêche toute émigration depuis mon territoire. Et ça marchait... Le verrou de la Jamahiriya libyenne empêchait le départ vers les côtes italiennes,maltaises, grecques de tous les laissés pour compte des politiques d’ingérence occidentale : Irak, Syrie, Somalie, Yémen, Soudan.

 

Les chiffres sont impitoyables : autour d'un million de migrants vont pénétrer clandestinement en Europe chaque année. Et parmi eux, combien de terroristes islamiste infiltrées ? L’immigration clandestine est une forme d’invasion. Un acte de guerre de basse intensité.

 

Ne faudrait-il pas envoyer devant le Tribunal international de La Haye les ci-devant Sarkozy, Cameron et Obama, responsables du chaos effroyable qui secoue la Libye et de son cortège de malheur ?

 

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17/04/2015

Encore un scandale EPR. Halte à cette folie de nucléocrates !

 

EPR,scandale

 

 

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) – le « gendarme du nucléaire » d'ordinaire si « prudent » - vient de mettre les pieds dans le plat. Objet de l’ire : encore une fois l'EPR de Flamanville. Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet fait état des « anomalies de fabrication » de la partie essentielle du réacteur, la cuve. C'est une énorme boite d'acier de 13 mètres de hauteur avec son couvercle pour un peu plus de 5 mètres de diamètre et pesant 425 tonnes.

 

Cette cuve a été mise en place par une opération titanesque qui a duré huit mois. De très complexes systèmes de canalisations ont été branchés. Bien. Bravo les techniciens. Seulement voilà : cette cuve est constituée d'un cylindre vertical auquel sont soudés un fond et un couvercle. Le travail a été confié à Creusot Forge, filiale d'Areva. Cet aciériste – qui semble avoir perdu une bonne partie de son savoir-faire - s'est avoué incapable de fabriquer le cylindre central. Celui-ci a donc été réalisé...par le japonais Japan Steel Works ! Et un coup de pied au cul de la fierté de nos brillants nucléocrates qui sont restés très discrets sur l'affaire...L'entreprise française, quant à elle, a fabriqué le fond et le couvercle. L'ensemble a été soudé puis mis en place. Des tests menés par l'ASN ont révélé des « anomales de fabrication ». Comble de la honte, ces « anomalies » ne concernent que le fond et le couvercle, donc la partie « française » de la cuve !

 

Tout étant désormais soudé, si de nouveaux tests s'avèrent négatifs, il faudra changer toute la cuve ! L'enlever de son emplacement (huit à dix mois). La refaire (de trois à quatre ans). Remettre la nouvelle en place (encore un an). Soit entre 5 et 6 ans de retard. Et combien de milliards ? Et qui va payer ? Quid de l'EPR finlandais ? Là, l'ensemble de la cuve a été réalisé...par les Japonais et a passé les tests sans problèmes... La honte pour Aréva.

 

Hypothèse improbable ? Pas sûr. Le président de l'ASN, Pierre-Frank Chevet est sans nuance : « Je ne présage en aucune manière de la décision qui sera prise, compte tenu de l'importance de l'anomalie, que je qualifie de sérieuse, voire très sérieuse. » Il ajoute que, si de nouveaux tests ne lèvent pas les doutes sur la résistance de la cuve (prévue, rappelons-le, pour durer de 60 à 100 ans et soumise à de terribles chocs thermiques) « je ne vois pas d'autre solution que de la changer. »Sauf si les politiques, cédant aux pressions du puissant lobby nucléocrate, passent outre et estiment que « les valeurs relevées, bien qu’en-dehors des normes, sont tout de même largement suffisantes pour assurer le bon fonctionnement du réacteur ». Ben voyons...

 

Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ?

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

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16/04/2015

Sur les fonds baptismaux: "Les Ripoublicains"

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Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l’adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

 

Si tu peux t’engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu’ils pillent la plèbe

Et priver l’ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu’elles multiplient ton tas de stock-options

 

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous ces bons à rien,

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t’avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t’émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Ripoublicain mon fils.

  

 

VictorAyoli

 

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15/04/2015

Au bistro de la toile : migrants...

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- T'as vu ça,Victor. 400 migrants se sont noyés en Méditerranée et la marine italienne a recueilli 7.000 clandestins dans 42 bateaux en deux jours. Je viens d'entendre ça dans le poste Victor. Et encore : « Entre 500.000 et 1 million de migrants vont venir clandestinement en Europe cette année ». C'est la folie ce truc ! Mais qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ces gens ? Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Qui les pousse ? Peut-on objectivement les accueillir ? N'est-ce pas faire le jeu des tarés de Daech ou Al Qaeda qui nous ont promis, il y a quelques jours « 500.000 migrants » ? Devons-nous accepter, la larme à l 'œil, ce qui ressemble – et oui ! - a une invasion ? L'Europe peut-elle rester la même dès lors que sa population se modifie ? L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ?

 

- Ça en fait des questions tout ça, Loulle. Des questions pertinentes que la bien-pensance régnante refuse d'aborder... Le domaine des tabous et du non-dit.

Qu'est-ce qu'ils viennent foutre ici ? J'entends en Europe, pas seulement en France. Vivre, tout simplement. Parce qu'ils viennent, pour l'essentiel, de pays ravagés par des guerres.

Qu'est-ce qu'ils espèrent ? Encore une fois, vivre. Et si possible s'établir chez nous en y transposant leur civilisation et donc leur religion.

Qui les pousse ? La misère, la peur, mais pas que... Ils sont instrumentalisés et expédiés par Daech et Al Qaeda qui leur soutirent leur fric et glissent dans ce flot ininterrompu des milliers de terroristes fanatisés prêt à foutre la merde. Ce sont les Islamistes qui ont la haute main sur ce trafic d'êtres humains. Avec la complicité sournoise de la Turquie de l'islamiste Erdogan. Ils les parquent en Libye et les envoient à travers la Méditerranée selon leur stratégie et...la météo. Merci Sarko, merci Cameron, merci Obama d'avoir transformé la Libye en bateau ivre.

Peut-on les accueillir ? Un million par an sur une population totale de plus de 450 millions, ça devrait pouvoir se faire. Mais est-ce réaliste ? Est-ce souhaitable ? Non ! Mille fois NON !

En 1960, seulement 600.000 musulmans vivaient en Europe, en 2010, ils étaient 30 millions et aujourd'hui 44.138.000 lien.  Le seuil, de tolérance est atteint et explique les dangereuses dérives vers l'extrême-droite qui se font jour partout en Europe. Voilà où mène la politique de l'autruche menée par nos dirigeants européens...

L'introduction massive de l'islam sur le Vieux Continent est-elle sans conséquence ? Il ne va pas de soi que les religions puissent coexister. Donc cette question de la croyance religieuse est une vraie question en Europe, car l'islam est une culture religieuse qui veut structurer la société. Est-ce compatible avec la tradition européenne ?

 

- ...teng ! Ça remet les pendules à l'heure ces chiffres froids mais imparables... Enfin, ces gens fuient la guerre. Mais qu'aurait-on pensé, durant la dernière guerre mondiale, si des milliers de Français, de Belges, de Polonais, de Hollandais avaient pris des centaines de bateaux pour se rendre en masse en Angleterre, non pas pour aider ce dernier rempart contre la barbarie nazi, mais pour s'installer, en laissant les Anglais se battre pour eux ? Ces gens qui fuient en payant une dizaine de millier d'euros par personne, ils ne sont manifestement pas à la rue. Ils sont parait-il éduqués, ils sont parait-il toubibs, ingénieurs, techniciens. Et bien je vais te dire Victor. Si c'est vrai, ces gens qui fuient le combat et abandonnent le pays qui les a nourris, éduqués, protégés et qui aurait bien besoin d'eux, ces gens sont des lâches ! Tout simplement. Et qui ne méritent pas tous notre compassion aussi bêlante qu'aveugle.

 

- C'est comme ça, Loulle. Boumedienne avait déclaré en 1974 devant l'assemblée de l'ONU : « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour faire irruption dans l'hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Un autre grand défenseur des droits de l’homme, le Turc Erdogan qui se rêve en nouveau calife ottoman n'a-t-il pas proclamé : « Les coupoles de nos mosquées sont nos boucliers et les minarets sont nos glaives ».

 

- Au moins c'est clair à défaut d'être rassurant.

 

- Mais c'est grave Loulle. On ne lutte pas à armes égales. Une culture religieuse forte et rigide comme l'est l'Islam – culture majoritaire des migrants - et un système contractuel basé sur la tolérance comme sont nos pays européens, sont difficiles à concilier parce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage. Une religion qui ne doute pas d'elle-même et qui prétend structurer toute l'organisation sociale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. Quand une culture peu sûre d'elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes, c'est généralement la première qui change pour s'adapter à la seconde. Houellebeque serait-il prophète en son pays ?

 

- Tè ! Tout ça me file le tracsir... Buvons un coup de rouge, tant que ce n'est pas interdit...

 

- Á la nôtre !

 

Illustration: merci à Chimulus

 

14/04/2015

« Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

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Il y a un an déjà, lit-on dans les gazettes

Que quelque deux-cent-vingt lycéennes, fillettes

D'une école, là-bas, au nord du Nigeria

Ont été enlevées par cette guérilla

Qui ravage, massacre, tue, viole, enlève,

Des paysans ici, et là-bas des élèves,

Des gamines tremblantes, terrorisées, perdues

Que des brutes barbares, sinistres résidus

Battent, violent, humilient, déshonorent et puis vendent

Au marché aux esclaves comme morceaux de viande.

Déchets d'humanité, ils sont Boko Haram,

Et ces soldats d'Allah tuent au nom de l'islam.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Au Kenya, dans cette Afrique pillée, martyrisée

C'est cent-quarante-huit vies qui ont été brisées.

Aux cris d' « Allah est grand » des tueurs sont entrés

Dans l'enceinte paisible d'une université,

Les temples du Savoir ne sont pas de leur goût

La Culture ne leur procure que dégoût.

Alors tout comme on trie les cochons à la foire,

Ceux qui étaient musulmans : sauvés de l'abattoir

Ceux qui ne l'était pas : massacrés avec haine

Par ces esprits tordus, cette meute de hyènes.

Ils se nomment « Shebabs » et tuent au nom d'Allah,

C'est pour « dieu » qu'ils manient kalash et coutelas.

Chez nous, les bonnes âmes s'offusquent : « Attention !

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation ! »

 

Écoutez-les baver tous ces « idiots utiles »

Avec leur « bien-pensance » et leur idées débiles.

Lapider jusqu’à mort une femme adultère

Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre

Ne les offense pas.

Décapiter un homme, lui sortir la cervelle

Sous prétexte que c’est un homosexuel

Ne les offense pas.

Exciser des fillettes, couper leur clitoris

Ô, pour leur éviter de succomber au vice

Ne les offense pas.

Considérer la Femme émanation du Mal

Et la traiter souvent moins bien qu’un animal

Ne les offense pas,

Puisque ce sont leurs maîtres qui pensent que c’est bien.

 

Regardez-les, couchés, rampant comme des chiens,

Ils ont de la peau morte sur leur langue râpeuse

A force de lécher les couilles venimeuses

De ceux qui les enfilent.

Pauvres « idiots utiles. »

Les pauvres choux s'offusquent, larme à l’œil : « Attention

Surtout pas d'amalgame, de stigmatisation,

Bêlent-ils à tout va. L'islam, ce n'est pas ça. »

 

POURTANT C'EST AUSSI ÇA !

 

VictorAyoli

 

 

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13/04/2015

Big Brother « à la française » : DANGER !

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On a suffisamment glosé contre le « Patriot act » de Bush qui met les Etazuniens (et le monde entier!) sous surveillance pour ne pas gueuler avec véhémence contre l'équivalent tricolore de cette loi scélérate, la « loi sur le renseignement » que le gouvernement veut faire passer à la vitesse d'un TGV. Cette loi arrive en discussion ce jour à l'assemblée nationale sans que la société civile, les citoyens, vous, moi, ne soient réellement au courant. Valls veut la faire passer à la hussarde.

 

La « Loi Renseignement », késako ? C'est donner le droit aux diverses polices et services de renseignements de procéder à la surveillance de TOUS les citoyens, sans raison particulière. C'est la surveillance de masse sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Comment s'exercera cette surveillance ? Par toute une panoplie de moyens.

 

- Par l'accès à TOUS les courriels de TOUS les citoyens au moyen de « boites noires » imposées aux hébergeurs. Tous nos courriels, adresses, données personnelles passeront d'abord à travers ces « boites noires ». Il s’agirait de recourir à un algorithme pour trier toutes les données des opérateurs et autres fournisseurs de service afin de trouver des individus « suspects ». Sur quoi sera basé cet algorithme ? Quels comportements devra-t-il détecter ? On n'en sait rien, le gouvernement se planquant en la matière derrière le « secret de la défense nationale ».

Les hébergeurs sont d'ailleurs vent debout contre cette disposition, menaçant de quitter la France...si leurs clients les quittent ! Logique.

- Accès aux factures détaillées de téléphone. Ce sont les célèbres « fadettes », autorisé depuis 1991. Les "fadettes" permettent de savoir avec quels numéros un suspect parle au téléphone et échange des SMS.

- Écoutes téléphoniques (permises et encadrées par la loi depuis 1991.)

- Géolocalisation de téléphones portables. Autrement dit les policiers pourront, sans y être autorisés expressément par un magistrat, savoir où vous vous trouvez...

- Accès aux e-mails. Comme pour une ligne téléphonique, possibilité de procéder à des "interceptions de sécurité" (écoutes administratives) portant sur le contenu d'une boite mail.

- Pose de balise GPS sur un véhicule, pour suivre ses déplacements. Sans besoin d'autorisation judiciaire.

- Intrusions dans un lieu privé ou un véhicule, pour y poser des micros ou des caméras. Sans besoin d'autorisation judiciaire. Par des agents "spécialement habilités".

- Utilisation d'un "logiciel espion", destiné à surveiller l'activité d'un suspect sur son ordinateur en enregistrant en direct ses frappes sur un clavier (à l'insu de la personne concernée). Possible en judiciaire et en renseignement, pour une durée de deux mois.

- Utilisation de « IMSI catchers ». L'utilisation de ces appareils de la taille d'une valise, se faisant passer pour des antennes-relais afin de capter le signal des téléphones portables à proximité, n'est pas réglementée.

 

Ça fait froid dans le dos. Mais ne nous leurrons pas : la plupart de ces pratiques sont déjà utilisées par les services, en dehors de tout cadre judiciaire ! Il s’agit d’« offrir un cadre légal général aux activités des service de renseignements » et à leurs agents, lesquels demeurent, pour le moment « exposés à des risques pénaux injustifiés ». Un « blanchiment légal », quoi ! Il est vrai que les sociétés privées étrangères (Google, Amazon, Yahoo, etc.) captent et utilisent depuis longtemps toutes nos données, sans en référer à qui que ce soit...

 

Mesdames et messieurs nos députés, en débattant de cette loi, pensez-vous que l’État de Droit, dont vous êtes les acteurs et les garants, n'est pas menacé lorsqu'une loi propose de légaliser, en dehors du pouvoir judiciaire, des choses comme l'interception des communications, la mise sur écoute, la mise en place de « mouchards » sur des véhicules, l'utilisation de logiciels de captation des données informatiques ?

 

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, cette loi scélérate veut faire de tous des suspects ! Et croyez-vous que les véritables terroristes se laisseront piéger par ces dispositifs ?

 

Et avez-vous réfléchis, mesdames et messieurs nos députés, à l'utilisation que pourrait faire de cette loi un régime s'asseyant sur les impératifs démocratiques ?

 

Illustration X – Droits réservés

 

10/04/2015

Au bistro de la toile : des embrouilles des Le Pen au PSG en passant par la cyber-attaque.

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- ...teng ! Victor. Ils se bouffent le foie en direct les fachos père et fille ! Mais à quoi ils jouent ces kons ?

 

- Á quoi ils jouent ? Ils jouent ! C'est le mot juste. Tout ça ressemble à un scénario pensé, répété, organisé et remarquablement mis en scène.

 

- Explique-toi.

 

- Ça paraît évident. Fifille a une ambition affirmée : arriver au pouvoir. Papa Schultz Le Pen, lui, voulait surtout choquer, provoquer, faire peur, planter la merde. Il y est arrivé, bien aidé dans sa tâche par les partis de pouvoir (UNR, RPR en leurs temps, UMP, PS) qui y voyaient un repoussoir pratique et une façon efficace – pour le PS – de séparer électoralement les voix de la droite ; pour la droite « républicaine » un réservoir d'idées (!!??) et de voix. Les merdias, depuis des décennies, lui ont fait la courte échelle parce que c'est « un bon client » ! Puis Fifille vînt. Avec pour ambition de gagner. Et pour ce faire, il lui fallait faire une « honorabilité » à la boutique de la famille. Portée par des résultats électoraux incontestables, la nullité crasse des deux derniers présidents qui ont déconsidéré les partis dits « de gouvernement » lui donne des ailes. Mais pour arriver au sommet, il lui faut d'abord « dédiaboliser » son parti et donc glisser sous le tapis tous les thèmes qui ont fait son succès (racisme, antisémitisme, etc.). D'où l'opération montée avec « popo » Jean-Marie : - à lui de ressortir tous les poncifs nauséabonds qui ont fait son succès, à elle de « dénoncer » ces excès et ainsi laver son parti de tous les relents sulfureux qui lui sont attachés comme le morpion sur un pubis de moine ! En faisant leur cinéma qui enchante les canards laquais et les merdias. Objectif tactique : vider l'UMP de sa substance pour devenir le parti dominant de la droite, tremplin vers le Pouvoir. « Microlax 1er » a du souci à se faire !

 

- Où alors ils sont tous les deux sincères dans leurs idées et donc, il y a un crocodile de trop dans le marigot. Et le plus jeune veut chasser le vieux... Logique.

 

- C'est possible aussi. Á voir. Mais pas de doute là-dessus : les merdias vont en faire des tonnes.

 

- Et cette cyber-attaque, qu'est-ce que t'en pense ?

 

- C'est la guerre asymétrique. Notre monde chouté à la technologie est d'une terrible fragilité. D'après les zexperts, n'importe quel hacker un peu doué peut prendre le contrôle de systèmes complexes d'ordinateurs à distance. Avec un simple portable et une connexion internet. Alors il ne faut pas s'étonner de cette attaque. Qui pourrait en préfigurer d'autres bien plus graves: prise de contrôle d'un ministère, d'une banque, d'une tour de contrôle d'aéroport, d'une centrale nucléaire, etc. Nos sociétés dites « modernes » montrent par là leur vulnérabilité... C'est aussi du pain béni pour le gouvernement pour faire passer son projet de loi scélérate sur le renseignement, loi considérée par beaucoup comme liberticide parce qu'elle peut engendrer une surveillance de masse, et en particulier une surveillance de la vie privée à travers les sites et réseaux sociaux. Comme chez les Yankees... Dès lors, on peut se demander qui sont les mystérieux hackers qui se cachent derrière l’attaque de TV5 Monde !

 

- Ah ! Heureusement qu'il y a le foot ! Mais même là, c'est le foutoir : Ibrahimovitch se fait virer pour 4 ou 5 rencontres... Et le PSG risque donc de prendre une volée contre le Barça.

 

- Le P.S.G. ? C'est quoi ? Ah oui ! Cette équipe du Qatar composée de mercenaires aussi insupportables qu'incultes ? Ben, j'espère bien qu'ils vont prendre une volée! Une équipe comme ça ne sera jamais populaire comme Saint-Etienne ou l'O.M.. Le PSG, on s'en fout...

 

- C'est vrai finalement. On s'en fout ! Tiens, c'est ma tournée.

 


Illustration: merci à Chimulus

 

 

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09/04/2015

Tsipras, Poutine et l' Europe : une partie d'échec d'enfer !

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Quand deux joueurs d'échec comme Tsipras et Poutine se rencontrent, cela donne des boutons aux joueurs de monopoly de l'Union européenne. Les coups sont précis, efficaces, à long terme. Le premier ministre grec a rencontré mercredi son puissant homologue russe. Cela ressemble à la mise en place d'un Plan B pour la Grèce sur l'échiquier russo-européen. Les caciques des institutions germano-européennes s'en étranglent de rage, voyant dans la Grèce de Tsipras le cheval de Troie de la Russie en Europe ! Un vrai bonheur.

 

Le président russe a insisté sur la reprise des relations économiques entre les deux pays, dont les échanges ont diminué quasiment de moitié en 2014, expliquant : « Nous devons analyser ce que nous pourrions faire ensemble pour rétablir ces échanges ». Et un cavalier prêt à bouffer des pions européens !

 

Alors que des points de blocage subsistent entre la Grèce et ses créanciers (Union européenne et Fonds monétaire international) en vue du déblocage d'une tranche vitale d'aide financière, cette visite suscite l'inquiétude de ses partenaires européens. Bien qu'aucune demande officielle pour un prêt de la Russie à la Grèce n'est été faite, cela reste une possibilité ouverte. Par contre, le ministre russe de l’Économie, Alexeï Oulioukaïev, a évoqué la possibilité d'assouplir pour la Grèce l'embargo alimentaire décidé l'été dernier contre l'Union européenne en raison de la crise ukrainienne ! Un sacré débouché pour l'agroalimentaire grec. Voilà qui fait gonfler les aliboffis des technocrates de l'U.E. qui s'égosillent à rappeler « que les questions commerciales relèvent de la compétence exclusive de la Commission ». Tè, fumes ! qu'il leur répond Tsipras.

 

Pourquoi quand la Grèce s'occupe de ses propres intérêts c'est une violation de la solidarité européenne ? Pourtant la Grèce n'a jamais caché qu'elle était opposée aux sanctions économiques contre la Russie. Elle est donc cohérente avec elle-même. Et d'autres pays européens pourraient lui emboîter le pas. Les producteurs agroalimentaires français en seraient les premiers bénéficiaires. Et un fou qui menace la tour européenne.

 

On peut raisonnablement penser que Tsipras et Poutine ont dû aborder la possibilité de prolonger jusqu'à la Grèce le projet de gazoduc « Turkish stream » entre la Russie et la Turquie, ou encore la possibilité d'ouvrir la recherche pétrolière sous-marine prometteuse dans les eaux grecques aux compagnies russes. Et un fou qui prend position.

 

La Grèce de Tsipras n'a pas que l'allié russe (orthodoxe comme elle) dans son jeu. Il a donné aussi quelques gages de bonne volonté aux Chinois en acceptant la poursuite de la privatisation du port du Pirée. Ceux-ci sauront s'en souvenir en espèces sonnantes et trébuchantes au cas où l'U.E. serait assez stupide pour pousser la Grèce hors de la zone euro... Et une avancée de pion efficace.

 

Et ce n'est pas tout. Alors que M.Tsipras faisait ses bagages pour aller à Moscou, son sémillant ministre des finances, M.Varoufakis était...aux Etats-Unis. Rappelons que dans le programme de Syriza, il y avait une sortie immédiate de la Grèce de l'Otan et la remise en cause des droits accordés à l'alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. Alexandre Tsipras a mis en attente ces exigences, juste avant les élections. Voilà qui pourrait expliquer la position d'Obama trouvant inopportune « l'austérité » imposée à la Grèce par l'U.E. ! Encore quelques pions judicieusement placés.

 

Et puis, Poutine a dû être sensible aux positions de la Grèce non seulement contre les sanctions de l'U.E. à l'encontre de la Russie, mais encore contre le gouvernement ukrainien, contre l'austérité, contre les diktats de l'Allemagne, contre la politique d'isolement de la Russie. Le président russe a dû aussi être sensible aux remerciements de son homologue grec « pour s'être porté au secours de nos frères orthodoxes en Crimée » !

 

Les têtes d’œufs de l'Union européenne doivent attraper une sacré migraine. Cruel dilemme pour ces apprentis sorciers pleins de morgue et de mépris pour cette Grèce, le pire des « pigs » comme ils disent avec l'élégance qui caractérise les germano-européens du Nord. Tenir la ligne dure, et c'est à court terme l'éclatement de la construction européenne. Céder à presque tout ce que demande Tsipras, c'est-à-dire abandonner les politiques d'austérité imposées par l'Allemagne et c'est voir l'Espagne, le Portugal, l'Italie voire la France se ranger du côté des thèses grecques. Avec comme conséquence le renvoi aux calendes...grecques de la politique d'austérité établie et imposée par l'Allemagne à son seul profit, libérant ainsi l'Europe de ce nouveau joug allemand. Là, c'est la reine Merkel qui est directement sous la menace de la tour grecque 

 

On pourrait continuer comme ça cette belle partie d'échec. Tsipras avance ses pièces sur tout l'échiquier : avec la Russie évidemment, avec la Chine, avec les autres pays des BRICS. Mais aussi avec les États-Unis qui tremblent de se voir virer de leurs positions navales en Crête. Là, c'est carrément le roi qui est sous la menace...

 

Passionnante la partie. Non ?

 

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08/04/2015

Ça y est : la grande guerre de religion du 21ème siècle a probablement commencé.

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Au Yémen. Entre les deux puissances dominantes de cette poudrière qu'est le Moyen-Orient : l'Arabie saoudite et l'Iran. Et derrière cette dimension religieuse de confrontation entre deux des principales branches de l'Islam – sunnites contre chiites – on retrouve l'antagonisme millénaire, ancestral entre Arabes et Perses. Ceux-ci, depuis 2500 ans, sont la puissance dominante de la région. Et comptent bien le redevenir. Pour ce faire, le rapprochement avec le monde occidental est indispensable, d'où la souplesse stratégique dans les négociations sur le nucléaire de Genève.

 

L'Iran, c'est un territoire énorme de 1 648 195 km2, soit plus de trois fois la France, s'étendant de la Turquie et de l'Irak à l'Ouest au Pakistan et à l'Afghanistan à l'Est, de la Caspienne et la Russie au Nord à la mer d'Oman au Sud. Près de 80 millions d'habitants, éduqués, et parmi les toutes premières ressources pétrolières et gazières du monde. Les forces armées iraniennes ont un effectif total de 755 000 militaires auxquels doivent s'ajouter les Pasdarans (gardiens de la révolutions) au nombre de 230.000... Ce sont 1.600 véhicules blindés, 300 avions, 3 sous-marins, etc. Du rugueux comme l'a montré dans les années 80, la terrible guerre contre l'Irak de Saddam Hussain.

 

En face, l'Arabie saoudite, avec une superficie autour de 2 millions de km2 pour une population de 30 millions d'habitants dont près du tiers d'étrangers. C'est un pays féodal rétrograde, fanatique, où règne la loi obscurantiste de la charia, où l'on décapite, lapide, ampute en public. C'est aussi le premier ays exportateur de pétrole et – à ce titre - « l'ami », l'allié des États-Unis et des Occidentaux, pas très regardant sur la morale et s'asseyant allègrement sur les Droits de l'Homme dès qu'il y a du pognon et du pétrole en jeu. Son armée (environ 300.000 hommes) est une des mieux équipée du monde : des milliers de blindées parmi les plus modernes, 400 pièces d'artillerie, des sites de missiles, des milliers d'armes guidées, 600 avions de combats, mais encore une marine conséquente avec des corvettes modernes, des frégates, des patrouilleurs, transports de troupes, etc. Un arsenal impressionnant, mais encore faut-il avoir le personnel qualifié et...motivé pour le mettre en œuvre. Mais cette armée, conçue pour des combats frontaux, type dernière guerre mondiale, n'est pas adaptée aux actions de guérilla dans laquelle elle se trouve aux prises au Yemen.

 

Cette guerre a été déclenchée par le dernier avatar des roitelets féodaux au pouvoir à Riad, le dénommé Mohammed ben Salmane al-Saoud, récemment arrivé. Il a voulu « faire le beau » en se mêlant des querelles internes yéménites, il en paiera vraisemblablement très cher le prix !

 

Né de la fusion difficile du Yémen du Nord et du Sud, le Yémen est une terre de bordel permanent, avec un pouvoir faible toujours contesté, des mouvements rebelles, des rivalités tribales, des tentations sécessionnistes et le territoire de naissance d'Al Qaïda qui y est solidement implanté et s'empare de territoires entiers où elle forme les tueurs qu'elle exporte dans le monde entier (les assassins de Charlie, les frères Kouachi s'y étaient entraînés). Ceci sur fond de rivalité religieuse entre sunnites (deux tiers de la population de 30 millions d'habitants) et chiites.

 

Actuellement, le président en titre, le dénommé Mansour Hadi, après avoir démissionné, puis fuit en Arabie saoudite, serait revenu sur sa démission dans les fourgons de l'armée saoudienne (150.000 hommes sur place). Bref, le foutoir. En face de la coalition menée par Riad (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Qatar, Jordanie, Soudan, et le Maroc, soit huit pays du Machrek et du Maghreb, plus le Pakistan), les rebelles Houthis, partisans, comme leur nom l'indique, de Abdel Malik Al-Houthi, un leader basé dans la province de Saada (nord), de confession zaïdite, une branche de l'islam chiite. Ils bénéficient naturellement de l'aide de l'Iran chiite

 

Et l'Iran dans ce foutoir ? Le président Hassan Rohani a "condamné toute intervention militaire dans les affaires intérieures des pays indépendants", en appelant "les pays de la région à éviter toute action qui accentue la crise" au Yémen. Téhéran, traditionnel rival de Ryad au Moyen-Orient, a mis en garde contre une propagation du conflit yéménite à d'autres pays. L'opération menée par l'Arabie saoudite va "créer plus de tensions dans la région", a averti son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

 

Et les Occidentaux dans ce bordel ? Les USA, chroniquement à côté de la plaque, soutiennent la coalition menée par l'Arabie saoudite (bombardement par drones, armements).

 

C'est Daech qui doit se frotter les mains : en effet, suite au chaos qui suivra immanquablement une confrontation Iran Pays Arabes, il se proposera en recours pour établir son « califat », avec la complicité agissante de la Turquie qui rêve d'un retour à l'Empire ottoman.

 

Quant à la France, une de nos ressortissantes a été enlevée fin février au Yémen, ce qui rend nos diplomates prudents et circonspects... Pourvu que ça dure. Et ne nous réjouissons pas trop en pensant cyniquement « tant qu'ils se battent entre eux, chez eux, ils nous foutent la paix ». Parce que ce chaos va immanquablement accentuer encore la fuite de population de ces lieux de guerre. Et elles viendront où chercher refuge ? Devinez.

 

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06/04/2015

Pendant les fêtes pascales, les massacres islamistes continuent...

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Le pape lui-même a dénoncé « l'effusion de sang et la violence barbare », faisant allusion « urbi et orbi » aux massacres récurrents perpétrés par les islamistes. « Ça va être de bonnes vacances ! » aurait dit un des massacreurs de l'université de Garissa, au Kenya où ils ont séparé les musulmans des non musulmans et massacrés ces derniers (148 morts). Même méthode qu'en décembre à Mandera toujours au Kénya (36 non-musulmans massacrés). Même méthode que Boko Haram en Afrique de l'Ouest. Vous êtes « fils d'Allah », vous avez la vie sauve, vous avez une autre croyance, ou – pire – pas de croyance du tout, vous êtes massacré, égorgés, décapités voire crucifiés. Pour l'exemple et pour terroriser.

 

Pendant ce temps, en France l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, la branche française des Frères musulmans a organisé au Bourget le plus important rassemblement des musulmans en Europe. Depuis trente ans, ce rassemblement draine au bas mot 150.000 personnes, venant de France mais aussi de pays limitrophes, comme la Belgique ou l’Allemagne.

 

Cette année, exceptionnellement, Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman CFCM) participait à ce rassemblement : «L’amour pour le Prophète constitue un acte de foi pour les musulmans, dit-il. Nous n’accepterons jamais que son nom ou sa personne soit l’objet d’insulte. » L’assistance l’applaudit chaudement lorsqu’il plaide pour que «le droit à la liberté d’expression » s’accompagne du « respect des religions ». Le recteur de la Grande Mosquée enfonce encore le clou. « Celui qui ne défend pas la dignité du Prophète n’a aucune dignité », lance-t-il. Il dessine enfin ce qu’il considère comme les priorités pour l’islam de France : le doublement du nombre de mosquées en deux ans, une véritable formation religieuse pour les imams officiant en France et la rénovation de l’aumônerie musulmane des prisons.

 

Voilà des faits et des perspectives tracées. Pour y réfléchir, écoutons les propos d'une Grande Voix, Ayaan Hirsi Ali. Née en Somalie en 1969, excisée à l’âge de 5 ans, cette femme est scolarisée dans un lycée musulman pour filles. Soumise à ses parents, à son clan et à sa religion jusqu’à l’âge de vingt-trois ans, elle profite d’un passage dans sa famille en Allemagne, pour s’enfuir et échapper à un mariage forcé.

 

Réfugiée aux Pays-Bas, elle adopte les valeurs libérales occidentales au point de devenir une jeune députée à La Haye et de s’affirmer athée. Pour avoir travaillé dans les services sociaux du royaume, elle connaît, de l’intérieur, les horreurs tolérées à l’encontre des femmes au nom du multiculturalisme.

 

Son combat contre l’emprise de l’islam a pris un tour tragique depuis le 2 novembre 2004, date de l’assassinat par un radical islamiste du cinéaste Theo Van Gogh, coauteur avec elle du film « Soumission ».

 

Obligée de fuir les Pays-Bas, Ayaan Hirsi Ali a trouvé asile aux USA. Elle soutient que l’islam est incompatible avec les principes de la démocratie.

 

Extraits traduits d’une interview de Ayaan Hirsi Ali dans le magazine Reason

Reason :Devrions-nous reconnaître que la religion a parfois déclenché des mouvements d’émancipation qui pourraient faire entrer l’islam dans la modernité ? Par exemple, l’esclavage aux Etats-Unis a été combattu par les catholiques. L’église polonaise a contribué à la défaite de Jaruzelski… Pensez-vous que l’islam pourrait être à l’origine de changements politiques et sociaux similaires ?

Hirsi Ali : Uniquement si l’islam est vaincu. Car actuellement, c’est le versant politique de l’islam, expansionniste et avide de pouvoir, qui a pris le dessus sur le soufisme et l’islam «pacifique».

Reason :Voulez-vous dire si l’islam radical est vaincu ?

Hirsi Ali : Non. L’islam tout court. Une fois qu’il sera vaincu, il pourra muter en quelque chose de pacifique. Il est extrêmement difficile de parler de paix actuellement. La paix ne les intéresse pas.

Reason :Voulez-vous dire qu’il faudrait écraser 1,5 milliards de musulmans ? Que voulez-vous dire quand vous dites qu’il faut «vaincre l’islam» ?

Hirsi Ali : Je pense que nous sommes en guerre contre l’islam. Et qu’il n’y a pas de demi-mesure dans la guerre. L’islam peut-être vaincu de différentes manières. Tout d’abord, il faut arrêter de répandre l’idéologie elle-même. Actuellement, il existe des occidentaux qui se convertissent à l’islam ; ce sont parfois les plus fanatiques. Il existe également une infiltration de l’islam dans les écoles et dans les universités. Il faut que cela soit stoppé. Il faut interdire que les symboles et les effigies [ndlr : drapeaux, croix etc…] soient brûlés. Il faut regarder les musulmans dans les yeux, bander ses muscles et dire : «Ceci est un avertissement. Nous n’acceptons plus cela». Il vient un moment où un ennemi doit tout simplement être écrasé.

 

Reason : Militairement ?

Hirsi Ali : De toutes les façons possibles. Et si vous ne le faites pas, il vous faudra vivre alors en vous apprêtant à être écrasé.

 

Reason : Allons-nous réellement vers quelque chose de si terrible ?

Hirsi Ali : Oui, je pense que c’est vers cela que nous allons. Parce que l’Occident est dans le déni de la réalité depuis longtemps. Il n’a pas répondu à certains signaux qui étaient moins forts et plus faciles à traiter. Il faut maintenant faire des choix. Voila le dilemme : l’Occident est une célébration de la vie, de la vie de tout le monde, même de celle de ses ennemis. Comment pouvez-vous être à la fois fidèle à cette philosophie et en même temps vous défendre contre un ennemi puissant qui cherche à vous détruire ?

 

Reason: George Bush, qui n’est pas la personne la plus conciliante que l’on connaisse, a déclaré à maintes occasions que nous ne sommes pas en guerre contre l’islam.

Hirsi Ali : Si l’homme le plus puissant de l’Occident déclare cela, alors, sans le vouloir, il laisse les islamistes radicaux penser qu’ils ont déjà gagné. Il n’existe pas d’islam modéré. Il existe des musulmans passifs, qui ne suivent pas toutes les règles de l’islam, mais il n’y a bien qu’un seul islam, défini comme la soumission à la volonté de Dieu. Et il n’y a rien de modéré en cela.

 

Reason: Et lorsque même un critique de l’islam aussi virulent que Daniel Pipes déclare : «L’islam radical est le problème, mais l’islam modéré est la solution », a-t’il tort ?

Hirsi Ali : Il a tort. Désolé. (…)

 

Reason :En Hollande, vous vouliez introduire un permis spécial pour les écoles islamiques.

Hirsi Ali : Je voulais que ces écoles disparaissent. Je voulais qu’elles soient fermées, mais mon parti a dit que cela ne serait pas voté. Les dirigeants m’ont dit en privé qu’ils étaient d’accord avec moi, mais que nous n’obtiendrions pas de majorité. Ça n’a pas abouti.

Reason : Votre proposition allait à l’encontre de la constitution hollandaise qui garantie la liberté d’enseignement des mouvements religieux. Vous battriez-vous de nouveau contre cela ?

Hirsi Ali : Absolument.

 

Reason: Et ici aux USA, vous militez pour l’interdiction…

Hirsi Ali : l’interdiction de toutes les écoles musulmanes. Fermez-les. Cela semble extrémiste, je sais. Il y a 10 ans, les choses étaient différentes, mais maintenant le génie jihadiste est sorti de la bouteille. J’ai dit la même chose en Grande-Bretagne et en Australie, et on me répond toujours : « la constitution ne l’autorise pas ». Mais d’où viennent ces constitutions ? Il n’existait aucune école musulmane quand ces constitutions ont été rédigées. Il n’y avait pas de jihadistes. Ils ne pouvaient même pas y penser.

Les constitutions occidentales ne sont pas infaillibles. Elles sont le produit de la raison et la raison nous enseigne que l’on ne progresse que quand on analyse la situation et que l’on agit en conséquence. Aujourd’hui, les circonstances sont différentes, la menace est différente. Les constitutions peuvent être adaptées. Et parfois elles le sont. La constitution américaine a été amendée plusieurs fois. Les constitutions ne sont pas comme le coran, non négociables, intangibles et figées.

Je suggère de fermer les écoles musulmanes. Vous me répondez «non, ça n’est pas possible». Le problème que je pointe du doigt devient de plus en plus massif. Vous me dites alors «OK, nous allons les décourager d’en ouvrir.» Et malgré cela, le problème continue de prendre de l’ampleur. Et dans quelques années, la situation sera si mauvaise que vous prendrez la décision que je préconisai. Mais trop tardivement (…)

 

Reason : Pensez-vous que les musulmans sont mieux intégrés aux USA qu’en Europe ?

Hirsi Ali : (…) Oui, j’ai l’impression que les musulmans sont beaucoup mieux intégrés ici qu’en Europe. Être assimilé ne veut pas dire que vous ne deviendrez pas jihadiste, mais la probabilité semble beaucoup moins forte qu’en Europe.

Tout d’abord, aux USA, il n’y pas réellement d’État providence. En Hollande, Mohammed Bouyeri avait tout le temps nécessaire pour préparer le meurtre de Theo Van Gogh. Aux États-Unis, les musulmans doivent trouver du travail. Ce qui pousse les gens à s’assimiler ici, c’est parce que c’est cela qu’on exige d’eux. Les gens ne sont pas chouchoutés par le gouvernement et les allocations.

Il existe une forte culpabilité aux États-Unis, mais elle est liée aux noirs américains et aux indiens, pas aux musulmans ou aux autres immigrés. L’américain moyen ne fait pas de différence entre les immigrés, qu’ils viennent de Chine, du Vietnam ou de pays musulmans.

La culpabilité en Europe est très différente. Elle se réfère au colonialisme, à l’apartheid en Afrique du Sud, à l’holocauste… La situation est beaucoup plus complexe, et les européens sont plus réticents quand il s’agit de dire «non» aux immigrés.

Les immigrés musulmans ne sont pas venus en Europe avec l’idée de s’assimiler : ils sont d’abord venus pour travailler, gagner de l’argent et repartir. Les générations suivantes sont venues non pas pour travailler mais pour profiter de l’État-providence et des allocations de toutes sortes. L’assimilation ne les préoccupe pas vraiment. (…)

 

Reason: le mot «tolérance» est probablement l’un des plus importants pour définir la façon dont les Hollandais se voient eux-mêmes. Cela fait qu’il est très facile quand l’on est critiqué de se dire victime d’intolérance, et de là, discriminé, ou victime d’islamophobie, ou de racisme…

Hirsi Ali : Il faut revenir au sens premier du mot « tolérance». Il signifiait que l’on pouvait être en désaccord, mais sans recourir à la violence. Cela impliquait une réflexion critique sur soi, cela ne voulait pas dire tolérer l’intolérance. Cela signifiait aussi un haut degré de liberté individuelle.

Puis les musulmans sont arrivés. Et ils n’avaient pas grandi avec cette compréhension de la tolérance. Très vite, la tolérance s’est retrouvé redéfinie par le «multi-culturalisme» et l’idée que toutes les cultures et toutes les religions sont égales.

Cela a créé de grandes attentes parmi les musulmans. On leur a dit qu’ils pouvaient conserver leur propre culture, leur religion etc… Et le vocabulaire s’est rapidement transformé et désormais, si vous critiquez une personne de couleur, vous êtes raciste, et si vous critiquez l’islam, vous êtes islamophobe.

 

Reason : Le corollaire du mot «tolérance» est probablement «respect». Le supposé manque de respect est devenu un abcès de fixation entre l’islam et l’Occident. (…) Pensez-vous que c’est cela que les musulmans veulent réellement, du respect ?

Hirsi Ali : Cela n’a rien à voir avec le respect. Cela a à voir avec le pouvoir. L’islam est une idéologie politique. Mais je pense qu’en réalité, le problème n’est pas l’islam. C’est l’Occident le problème. L’Occident est persuadé que son système est invincible, que tout le monde se modernisera de toute façon, que ce que l’on voit dans les pays musulmans est une demande de respect. Ou que c’est à cause de la pauvreté, ou de la colonisation, ou que sais-je encore…

Cette idée occidentale qui veut que si nous les « respectons », ils nous respecterons, que si nous sommes conciliants ou accommodants, le problème disparaîtra, est un leurre.

Le problème [de l’islam] ne disparaitra pas. Affrontez-le, où il deviendra de plus en plus massif.

 

Sources : http://www.reason.com/news/show/122457.html

 

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03/04/2015

Départementales : En Vaucluse, le président élu à la VÉTUSTÉ !

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Dans ce département - qui a échappé de justesse à la chape de plomb(s!) F.Haine – les forces entre gauche et droite républicaine étant strictement égales, donc s'annulant, et aucun de ces deux camps n'ayant voulu (c'est tout en leur honneur) s'allier aux lepénistes, c'est le citoyen de droite Chabert Maurice qui a été désigné plutôt que son adversaire de gauche le citoyen Raspail Max pour présider le département. Désigné (et non élu) au bénéfice de l'âge, donc à la VÉTUSTÉ ! On pourrait penser qu'en de tels cas, le bénéfice de l'âge privilégierait l'élu ayant le plus d'années devant lui, le plus dynamique, bref, le plus jeune. Ben, non : ces assemblées gérontocratiques donnent la priorité aux plus anciens, aux plus expérimentés ?, peut-être, en tout cas aux plus vieux...

 

Et surtout, toujours, malgré le binôme paritaire imposé, priorité écrasante aux hommes. Huit femmes seulement ont été élues jeudi à la présidence des conseils départementaux: Sophie Pantel (PS) en Lozère, Martine Vassal (UMP) dans les Bouches-du-Rhône, Hermeline Malherbe (PS) dans les Pyrénées-Orientales, Nathalie Sarabezolles (PS) dans le Finistère, Nassimah Dindar (UDI, sortante) à La Réunion, Christine Bouquin dans le Doubs (sans étiquette soutenue par l’UMP, l’UDI et le MoDem), Valérie Simonet (UMP) dans la Creuse et Josette Borel-Lincertin (PS) en Guadeloupe. En rajoutant Josette Manin en Martinique, où il n’y a pas eu d’élection et Anne Hidalgo à Paris, cela fait seulement dix femmes présidentes sur 101 départements, 6 à gauche et 4 à droite.

 

Moi, j'ai été (un peu) rassuré que parmi les trois départements où je gravite l'hiver (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Gard) aucun ne soit tombé dans l'escarcelle du FN. On a échappé au pire. Et j'ai une bonne occasion de jubiler et de déboucher le rouge : la Lozère, mon département d'été, est le seul a être passé de la droite vers la gauche, et qui plus est, en élisant à sa tête une femme ! Dans ce département de tradition droitière, le Front de gauche s'est solidement implanté parmi les populations cévenoles, viscéralement rebelles et a amené la victoire. Olé ! Vivent les Lozériens !

 

Une question mérite d'être posée : les conseillers départementaux ont été élus en binôme, dès lors pourquoi n'avoir pas imposé également, en toute logique, une présidence départementale par binôme ? Où est la cohérence ?

 

Ce scrutin, original et intéressant justement parce qu'il impose la parité, n'échappe toutefois pas à ce mal français récurrent, qui ronge notre démocratie : le cumul des mandats. Aux nouvelles présidences départementales, on compte 37 députés ou sénateurs dont 13 députés de droite, 5 députés de gauche, 14 sénateurs de droite, 4 sénateurs de gauche, et 1 eurodéputé de droite.

 

Mais... On croyait qu'il y avait une loi, votée en janvier 2014, qui interdisait le cumul des mandats ! Oui mais...à partir de 2017. D'ici là il en passera de l'eau au Rhône...

 

Le ci-devant Tocqueville (Alexis de) disait : «Il m'est démontré que ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. Le vote universel a d'autres avantages, mais non celui-là.  »

 

Bon. Pas de procès d'intention. Laissons-les se mettre au charbon, après on jugera. Mais sans illusion.

 

Illustration:merci à Geluck

 

02/04/2015

N'oubliez pas d'acheter votre (notre!) SINÉ Mensuel !

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C'est pas le tout d'être « Charlie », mais il ne faut pas oublier SINÉ Mensuel, le formidable, prestigieux, iconoclaste et délicieusement mal élevé mensuel créé et animé par l'incroyable, l'increvable, le très mal embouché Siné ! Bouffeur de curés, d'imams, de rabbins, pourfendeur de la konnerie universelle triomphante, notre Don Quichotte préféré attaque le printemps avec une pêche d'enfer ! Hardi Bob ! D'ailleurs, « Fait meffi, lui on dit ses amis, si tu meurs, on te tue ! » Devant pareille perspective, inutile de vous dire que le Bob, chouté à l'oxygène, au Côtes-du-Rhône, au Beaujolpif et au bon sens pète le feu (pas que le feu d'ailleurs).

 

Au sommaire ce mois-ci :

Dossier 9-3 : Les bourgeois attaquent ! Les bobos peuvent-ils sauver la Seine-Saint-Denis ? Ces nouvelles populations au revenu plus élevé qui quittent Paris – ou l’ont déjà quitté ces dernières années – ont les moyens de revendiquer l’égalité de traitement à l’égard de tous les citoyens, égalité censée être garantie par la République. La gentrification est peut-être une solution au problème des banlieues. Par Anna Topaloff et Charlie Duplan.

Les services publics aux abonnés absents.La Seine-Saint-Denis est le département d’Île-de-France où le taux de pauvreté est le plus élevé (24,1 %) et où les services publics sont dans un état de délabrement avancé. Par Charlie Duplan.

Coups de boule :

Jean-Jacques Rue se fait Alain Soral et les écolo-bouffons. Non seulement ce dernier aime les quenelles de son horrible pote mais il se targue de sauver la planète. Si, si, l’écologie facho, ça existe.

Société :

L’édifiante histoire de Lala et Moustaf, deux sans-papiers passés de la misère des marchands de sommeil à l’enfer des bureaux de régularisation de la préfecture de police. Mais pour une fois, la fin n’est pas triste. Reportage. Par Véronique Brocard.

Yan Lindingre, dessinateur de gros nez, raconte pourquoi le délit de blasphème en vigueur en Alsace et Moselle, deux régions françaises qui vivent sous le régime du Concordat, n’existe, en fait, pas du tout… Non seulement, il lève un sacré lièvre, mais il se moque copieusement des grenouilles de bénitier de tous poils et de toutes confessions.

Notre économiste attitré nous explique que quatre personnes sur dix n’ont pas les moyens d’accéder au minimum nécessaire. La faute aux 5 % des ménages les plus aisés. Pour comprendre le mécanisme du manque de répartition des richesses, lisez l’explication de Pierre Concialdi.

Notre infiltrée est… démasquée. Gloups ! le maire UMP lisait Siné Mensuel.

S’il est un livre qui fait un lien brillant entre dérèglement climatique et capitalisme, c’est celui de la journaliste canadienne Naomi Klein. Et c’est Laure Noualhat qui le dit et le dit bien.

Un milliard de fraudes épongé par la France pour les agriculteurs. Par Antoine Lopez.

Interview : Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et militant historique de la cause palestinienne, revient dans son Manifeste pour les Palestiniens sur ses engagements. À Siné Mensuel, il prône la création d’un État unique, critique sévèrement Sarkozy et Hollande, derniers soutiens ou presque d’Israël, et considère que l’opposant Marwan Barghouti est le Mandela palestinien.

Dans nos cartes postales :

Michel Warschawski, notre correspondant en Israël, dresse un bilan catastrophique de Netanyahou qui vient d’être réélu.

Depuis la Tunisie, Willis from Tunis décrypte la situation politique. Et ne mâche pas ses mots. Pour elle, l’attaque sanglante du Bardo n’est pas une surprise. Le gouvernement islamiste d’Ennahdha – octobre 2011 à fin 2013 – a bien préparé le terrain en banalisant la violence.

Yannis Youlountas rend à Syriza ce qui lui appartient. Contrairement à ce qu’on peut lire dans la presse française, le gouvernement grec a pris des mesures fortes.

Et nos chroniqueurs :

Jean-Marie Laclavetine : « Marinade, une recette de printemps ».
Delfeil de Ton : « Pour en finir avec les condamnés à mort ».
Christophe Alévêque : « Drames en chaîne qui nous enchaînent».
Isabelle Alonso : « Pays de merde ou planète dans la merde ?»
Jackie Berroyer : « Notre avenir ».

Dans notre baz’Arts :

Comme chaque mois, des films et des livres… Avec Noël Godin, Jean-Jacques Rue, Jean-Pierre Bouyxou, Martine Laval. Au programme, on ne peut rêver mieux : la lutte des classes, l’anarchie, les Arméniens et des « navrants navets ».

Dans la bande des Siné, c’est au tour de Kap de se prêter au jeu des questions réponses et de nous offrir son dessin préféré.

Fiches conseil : Jean-Claude Ribaut avoue tout sur les fleurs comestibles, David Ramasseul donne les dix astuces pour enculer un huissier, Blandine Flipo explique comment combattre un projet d’environnement douteux, Jean-Jacques Rue donne les secrets de la « disco soupe ».

Du côté des dessinateurs :

« Banzaï » de Siné

Les pages des dessinateurs :Mix & Remix « À travail égal, salaire égal » ; Jiho « Pourvu que ça dure », Berth « Ça sent mauvais » ; Faujour « Front d’œil» ; Carali « Les cadeaux d’Alex», Lindingre « Sinon, quoi de neuf ? » ; Willem. Toujours en exclusivité, Geluck se lâche. Et le « portrait-robot » de Malingrëy.

Et dans les pages : Jiho, Berth, Mric, Lasserpe, Large, Krokus, Pakman, Lindingre, Faujour, Rousso, Arsène, Vivant, Gayrre, Desclozeaux, Willis from Tunis, Kap, Malagon, Lie.

 

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