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10/04/2017

Coût de l’attaque Trump en Syrie : 33 millions de repas au Restos du cœur.

oncle sam armes.jpg

10 morts suite à la destruction, par 59 missiles étasuniens Tomahawks, de la base aérienne syrienne de Shayrat. À noter que pas un avion n’a été touché : ils avaient été évacués avant !

Bravo ! S’exclame la « communauté internationale » (en fait les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, maintenant lèche-bottes docile des Yankees.)

Prix catalogue d’un missile Tomahawks : 575 000 $. Le prix de revient de ces dix morts est donc de 33 925 000 $ soit au cours du jour 31 889 500 € soit 3 188 950 € pièce. Ce n’est tout de même pas donné l’occis « Trump made », même pour des soldats syriens. Mais l’Oncle Sam est généreux… Cette petite démonstration de force de Trump représente 21 547 mois ou 1 795 années de SMIC français. Ou encore 33 millions de repas au Restos du cœur.

130 morts civils quelques jours avant dans les bombardements de la partie ouest de la ville de Mossoul. Là, ça passe dans la colonne pertes collatérales. Peu d’émotions dans les médias. C’est en Irak, donc les morts, même par centaine, c’est la routine. « Pas vendeur ça, Coco. Tu m’en fais une brève »

40 ou 50 morts dans des églises en Egypte. « Discret Coco, discret, faut pas irriter les patrons du PSG ».

58 morts dans le bombardement de Khan Cheikhoun, petite ville syrienne tenue par les islamistes. Les morts seraient victimes d’une intoxication foudroyante aux gaz.

« Oui, Coco ! C’est bon ça ! Gazés. T’entend Coco ? Gazés. Ça c’est vendeur ! Tu m’en fais la Une. Avec une photo de gosses morts, étendus, presque nus si possible. Fais-moi au Photoshop un montage qui tire les larmes. C’est le buzz assuré. Comme pour le petit Aylan sur une plage turque. Les ventes vont monter, et nos patrons milliardaires seront contents ! »

Haro sur Assad, ce boucher qui massacre son propre peuple. Et qui le gaze en plus !

Pendant que j’écris, j’entends, plus que je n’écoute, ce falot de Ayrault, ministre des affaires étrangères, asséner les vérités de ses maîtres otaniens : aucun doute possible : c’est le régime de Bachar el Assad qui est responsable du massacre chimique de Khan Cheikhoun. Aucune preuve solide mais tous les médias agitent la grosse caisse à manipuler. Ceci avant même qu’une enquête n’ait été diligentée et établisse soit qu’il s’agissait de bombes chargées de gaz toxiques (thèse des Étasuniens et de leurs lèche-bottes), soit de bombes ayant touché un atelier de production de gaz toxiques (thèse des Russes). Aucun journaliste sur place, aucune ONG digne de foi. Des images qui ne prouvent rien.

Les infos viennent de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une source particulièrement fiable puisque représentée en tout et pour tout par une seule personne courageusement planquée en Angleterre, et qui répercute aux médias de la « communauté internationale » les « fakes » de ses amis égorgeurs islamistes. Derrière l’OSDH, un seul homme : Rami Abdel Rahman, de son vrai nom Ossoma Suleiman, sunnite laïc, membre de l’opposition, qui vit à Coventry en Grande-Bretagne. Il n’a pas mis les pieds en Syrie depuis 2000, date à laquelle il a quitté le pays pour des raisons politiques. Oui mais il y a aussi des autopsies. Sauf qu’elles sont faites par les Turcs de ce grand démocrate d’Erdogan, autre source particulièrement fiable !

Que Assad soit le responsable de ce gazage, c’est possible mais pas prouvé. Le fiston à Hafez est une sombre crapule fort capable du fait. Mais l’action impulsive de Trump - après la comédie de son ambassadrice à l’ONU montrant, des trémolos dans la voix, des photos de gosses gazés – met le monde au bord du gouffre. On se souvient des « preuves » de la possession d’armes « de destructions massives par Saddam Hussein » brandies par les responsables étasuniens à cette même ONU. Mensonges, manipulations soutendus par la volonté de main mise sur les richesses pétrolières de l’Irak.

Ça sent le gaz ! Oui, ça sent le gaz ! Oui mais pas seulement celui des bombes utilisées contre les populations civiles par Assad ou/et par l’État Islamique à Khan Cheikhoun.

La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe.

Le gaz sera la principale source d’énergie fossile de ce siècle, plus que le pétrole. Or il a été découvert, à partir de 2009, dans la partie Est de la Méditerranée, d’énormes ressources de gaz mais aussi de pétrole de très bonne qualité. Les estimations actuelles font état de 9 700 milliards de m3 de gaz et de 3,4 milliards de barils de pétrole. Planqué sous la mer et sous la terre. Principaux bénéficiaires potentiels : Israël et la Syrie. L’exploitation n’a pas commencé.

Mais ce n’est pas tout. Du gaz et du pétrole, il y en a des millions de barils et de m³ en Russie, en Iran et dans les pays du Golfe. Ce gaz, il faut l’acheminer vers les clients les plus gourmands : les pays européens. La manière la plus rentable, c’est le tuyau, le gazoduc. Mais on ne peut pas faire passer les tuyaux n’importe où. Il faut qu’il traverse des pays « amis ». Or il y a une féroce rivalité entre la Russie et les pays du Golfe (Qatar, Arabie, etc.) sous influence étasunienne pour le passage de ces oléoducs. Les Russes avancent leurs projets Nord Stream, à travers la Baltique et South Stream, à travers la Mer Noire.

Ces projets concurrencent le projet « occidental » Nabucco qui devrait traverser la Syrie et la Turquie. Aucun des projets ne peut être mené à bien dans la situation chaotique du Moyen-Orient. C’est beaucoup de pognon de perdu pour les rapaces pétroliers et gaziers étasuniens, européens et russes. Mais aussi turcs qui voudraient bien prélever leur commission sur le stockage et le passage de tout m³ de gaz qui traverserait son territoire ! Seulement il y a un hic : Bachar el Assad ne veut rien savoir ! Il faut donc détruire ce mauvais coucheur, quitte à détruire son pays. Mais il y a un deuxième hic qui reste en travers de la gorge des oligarques gaziers occidentaux : les Russes. Ceux-ci sont en concurrence directe avec les monarchies du Golfe pour vendre leur pétrole et gaz ainsi que ceux venant d’Azerbaïdjan et d’Iran. Et donc se positionnent en protecteur de Bachar el Assad.

Se greffe sur ces rivalités économiques une composante religieuse, secondaire mais bien réelle. Les pétromonarchies sunnites du Golfe ont une haine viscérale des chiites. D’où leur volonté de détruire la Syrie de Bachar qui est Alaouite (une branche du chiisme).

Le massacre chimique de Khan Cheikhoun fournit à Trump un prétexte inespéré qui lui permet de reprendre pied dans un conflit où son pays n’a pris que des bouffes depuis des mois. Il n’est qu’une excuse pour une intervention militaire. Les actions unilatérales sont des actions impérialistes, et les Etats-Unis se moquent bien du droit international. Ils l’ignorent lorsque cela les arrange. Et puis il faut fournie du travail au complexe militaro-industriel qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays qui a besoin de guerres. Les problèmes internationaux entre Etats doivent être résolus par le dialogue et non par les bombardements.

Et nous qu’est-ce qu’on fait dans cette galère ? On joue les supplétifs des Étasuniens. En espérant bénéficier d’avantages tarifaires sur le gaz du Golfe et de contrats d’armes juteux avec les tyrans de ces pays féodaux. Les belles paroles sur les droits-de-l’homme n’ont pas grand-chose à voir avec les affaires… Et Ayrault continue à dégoiser ses konneries. Comment peut-on avoir confié la diplomatie française à se sous-nul ?

Mais alors, Daech ? L’État islamique ? Ils sont gênants mais sont un bon prétexte pour intervenir dans ces régions. Et puis, il faut faire la part du feu : quelques attentats sont bien utiles pour mettre en place un État « musclé » à travers l’état d’urgence…

Mondo cane…

 

Sources :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.html

http://www.tdg.ch/monde/poutine-denonce-agression-syrie/story/13567172

http://www.voltairenet.org/article174022.html


Illustration X - Droits réservés

06/04/2017

Les multinationales à l’assaut des États

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Pendant les péripéties électorales, les affaires continuent. Non, il ne s’agit pas des « affaires » glauques de M.Fillon ou de Mme Le Pen mais des Affaires, les vraies, celles de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Et ces affaires-là sentent surtout le pétrole.

Les firmes multinationales ont-elles encore un quelconque intérêt à ménager les États ? De moins en moins avec la primauté politique actuelle des gouvernements ultralibéraux qui sévissent de par le monde dit démocratique. Ces pays sont gérés – et non plus gouvernés – par les politiciens véreux dont les banksters et les multinationales agitent les ficelles. Ces derniers n’hésitent pas à ruiner des pays, à saccager la planète voire à déclencher des guerres afin de satisfaire leur avidité de profit à court terme.

Quelques exemples ? La guerre de Syrie, sous le faux nez d’un conflit religieux, est sous-tendue par le passage ou non de gazoducs et d’oléoducs. Le gaz est devenu, plus encore que le pétrole, la principale source d’énergie en ce XXIe siècle, que ce soit comme solution de rechange au pétrole en raison de la diminution des réserves, ou comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les différentes puissances anciennes ou émergentes est à la base d’un conflit international dont la manifestation est régionale. Actuellement le potentiel du pouvoir ne réside plus dans l’arsenal militaire nucléaire, mais plutôt là où se trouvent les ports d’exportation de l’énergie. Et, c’est ce qui explique le mieux la rivalité russo-américaine au Moyen-Orient. Projet de création des ouvrages de transport de produits pétroliers et gaziers North Stream et South Stream pour les Russes, projet concurrent Nabucco pour les Étasuniens.

Autres exemples ? La mise sous tutelle des États à travers les mécanismes de résolution des litiges État investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). L’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais par le même mécanisme les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible.

Ainsi, l’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres. Mais attention, la multinationale ne poursuit pas l’État italien devant un tribunal d’arbitrage international pour des dommages concernant des investissements déjà effectués mais pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés !

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplie, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire.

Ces situations ubuesques sont de puissants leviers pour intimider un État qui menacerait les intérêts des tentaculaires compagnies multinationales et leurs complices financiers. Elles s’appuient sur un discret mécanisme mis en place pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’« ISDS », pour Investor-State Dispute Settlement, intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les États-Unis (Tafta) et celui signé avec le Canada, le Ceta. Les multinationales bénéficient ainsi, à travers ce mécanisme, d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois.

Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner.

En creusant la question, on découvre qu’un pays européen est devenu la plaque tournante de très nombreuses procédures des multinationales contre les États. Ce pays, c’est les Pays-Bas. Celui-ci abrite un maximum de sièges sociaux fictifs ou non et de filiales sans activités réelles d’entreprises transnationales. Ces firmes signent discrètement un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs néerlandais qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de le convoquer devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale.

Les Pays-Bas sont ainsi devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise.

N’y a-t-il pas là des questions impératives à résoudre afin que l’Europe cesse d’être un machin détesté par les populations pour redevenir un formidable espoir ?

Entendez-vous, dans les carcagnages entre candidats, ce genre de questions être débattues ?

Non. Jamais. L’important, c’est que Poutou n’ait pas de cravate…

 

Sources:

http://www.bastamag.net/Une-multinationale-petroliere-pou...

http://www.bastamag.net/1-5-Quand-des-multinationales-s-a...

http://www.bastamag.net/Ce-petit-milieu-d-avocats-d-affai...

 

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03/04/2017

La (molle) chasse aux évadés fiscaux.

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On estime les diverses fraudes fiscales entre 80 et 100 milliards d'euros par an. Largement plus que le déficit du pays ! Plus que le budget de l'éducation et de la défense réunis !

Il y a bien sûr les transactions payés en liquide. Faciles et efficaces pour squizer la TVA.

Il y a le bon vieux système éprouvé des fausses factures : on gonfle les frais déductibles afin de réduire le revenu imposable.

Plus sophistiquée, il y a la fraude basée sur la double comptabilité : une caisse officielle, avec factures à l’appui, et une caisse noire, pour les transactions « effacées ». Ils sont désormais aidés par des logiciels, phantomwares ou zappers, installés dans les caisses enregistreuses (des pharmaciens se sont fait épinglés récemment pour cette juteuse innovation) mais aussi dans les systèmes de gestion ; ces logiciels rufians « allègent » automatiquement la comptabilité officielle.

Nouvelle venue au monde de l'évasion, l’économie dite collaborative, genre les transactions à travers des sites comme Le Bon Coin, Ebay, Amazon, Airbnb, Blablacar, etc. Comment établirl a réalité d’une activité économique ? À quel moment un vendeur occasionnel sur ces sites devient-il un professionnel du commerce en ligne ?

Mais tout ça, c'est de l'entrée de gamme. Il y a mieux, parce que jouant sur d'autres montants, ce sont les magouilles des multinationales. Une des combines de ces compagnies mondialisées s'appuie sur les « prix de transferts ». Il s'agit de transferts de pognon entre filiales d'une même multinationale installée dans le monde entier. Cette pratique implique une sur-tarification délibérée des importations ou une sous-tarification des exportations des biens et des services entre les filiales. Ainsi, en affectant des tarifs « pittoresques » à divers services et produits échangées entre ces filiales, les multinationales s'arrangent pour être déficitaires ou très peu bénéficiaires dans les pays à fort taux d'imposition, et ainsi faire passer l'essentiel de leurs bénéfices dans des pays « accueillants » en matière fiscale. Ainsi, Apple, Google, Dell, IBM, Starbucks, MacDo, mais aussi Ikea, Zara, Vodafone et autres multinationales reversent la quasi-totalité de leurs bénéfices effectués en France, en Allemagne, en Italie et dans toute l'U.E., sous forme de « royalties », à leur filiale Irlandaise dans laquelle elles concentrent la propriété des brevets et donc de tous les droits d'utilisation. Et voilà comment je t'embrouille !

Mais il n'y a pas que l'Irlande comme état-pirate en Europe, les Pays-Bas et surtout le Luxembourg – pays de Junker – en sont d'autres, et pas des moindres. Le Luxembourg concentre les sièges ou les filiales financières de beaucoup d'entreprises multinationales, et par des accords secrets entre l’État luxembourgeois (mais aussi hollandais, belge, britannique) et ces multinationales (les « tax ruling »), se montre très accommodant sur les taxations...

Bon. Et nos candidats à la présidence, qu'est-ce qu'ils en pensent de tout ça ?

Le plus rugueux est, évidemment, Mélenchon. Il veut obliger les entreprises à déclarer leurs résultats pays par pays et taxer les bénéfices des entreprises là où ils sont réalisés, organiser le blocus des paradis fiscaux et faire sauter le fameux « verrou de Bercy ?

Hamon, lui,veut renforcer les moyens du Parquet national financier (PNF) ainsi que ceux des services fiscaux. Il veut aussi établir une liste "crédible" des paradis fiscaux, et instaurer une taxe sur les bénéfices détournés par les multinationales.

Le Pen veut priver d’accès aux marchés publics les multinationales qui pratiquent "l’évitement fiscal" ; et surtout, elle souhaite dénoncer les conventions fiscales avec les pays du Golfe qui facilitent selon elle le contrôle de l’économie française.

Cheminade veut supprimer le « verrou de Bercy » (cette aberration qui fait qu'un procureur ne peut pas attaquer une entreprise pour fraude sans passer par le feu vert – on le barrage – du ministre de l'économie), renforcer les moyens du Parquet national financier et réintégrer la fraude fiscale dans le droit commun pénal.

Ce n'est bien sûr ni chez Fillon, ni chez Macron, les marionnettes du Medef, qu'il fut chercher des solutions à l'évasion fiscale.

Par ailleurs, le Brexit fait aussi planer le déclenchement d'une guerre à la baisse de l'impôt sur les sociétés au sein de l'union Européenne. Avec pour corolaire obligatoire une plus grande pression fiscale sur...les citoyens, bien sûr.

Ainsi avec notre petit bulletin, dans quelques semaines, nous pourrons choisir celui qui luttera le mieux contre ce vol organisé qu'est l'évasion fiscale


Illustration: merci à Charb, assassiné pour sa passion de la vérité

31/03/2017

Nucléaire : et un fiasco de plus pour l’EPR !

EPR mange fric.jpg

 

Cette fois, c’est France Info – média national BCBG – qui allume la mèche : EDF comme AREVA sont passés outre aux avertissements et aux demandes d’explication de l’ASN concernant la qualité d’une pièce essentielle du réacteur de l’EPR de Flamanville, la cuve. Avec ce qui ressemble à un superbe bras d’honneur, les deux industriels ont installé la cuve dans le bâtiment réacteur en 2014, en dépit de ces mises en garde réitérées depuis 2004. Problème : cet élément clé de d’installation – c’est ce qui retient et confine les éléments actifs et radioactifs du réacteur – n’a toujours pas été validé par l’ASN.

La concentration de carbone dans l’acier de la cuve serait de 0,3 % alors qu’il devrait être de 0,2 %. Bof pourrait-on dire. On ne va pas en faire des caisses pour une si petite différence. Pour les profanes que nous sommes, c’est vrai sauf que, si l’on en croit les « experts », ça suffit pour modifier les propriétés mécaniques de l’acier et, en particulier, pour influencer la température à laquelle il devient moins souple et plus cassant. Une rupture de la cuve, c’est quelque chose qu’on ne peut même pas imaginer dans le nucléaire. Ce serait la catastrophe pire que Fukushima, Tchernobyl et Three Mile Island réunis…

L’EPR de Flamanville ! European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor, mais on pourrait plutôt dire Euh ! Pour Rire. Cette aberration - un réacteur d’une technique ancienne, dépassée mais gigantesque (1 650 mégawatts), sacrifiant du fait de ce gigantisme la sûreté à la productivité – devait coûter 3 milliards d’euros, il devrait (??!!) finalement coûter 10,5 milliards, et plus si affinité !En plus, cette dangereuse merde, qui devait démarrer en 2012 sera (??!!) finalement mise en service en 2018. Ce qui est tout à fait utopique puisque la cuve n’est pas validée.

Ce chantier a multiplié les retards, les malfaçons, les pannes, les organes déficients. Béton plein de trous par manque de ciment, cuve pas assez résistante, etc., etc.. Ceci en partie à cause d’une cascade de sous-traitance qui fait que la compétence des acteurs réels du chantier n’est pas assurée. En 2011 déjà, l’ASN avait dénoncé « un manque de compétences, de formation à la culture de sûreté des intervenants » et des « lacunes d’EDF dans la surveillance des sous-traitants ».

Il serait peut-être temps, pour la nouvelle administration qui va sortir des urnes, de prendre enfin la décision qui s’impose : abandonner purement et simplement ce foutoir imposé par le redoutable autant qu’irresponsable lobby des nucléocrates. L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville. Où qu’on le construise, l’EPR sera dangereux. Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe de Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3 200 bombes de Hiroshima ! On privilégie le gigantisme au détriment de la sécurité.

Les systèmes de sécurité passifs de l’EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s’arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l’EPR est le réservoir destiné, en cas d’accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d’une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d’explosion de vapeur sont très élevés, et d’autre part, il faudrait recouvrir d’eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter… De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage – et surtout pas l’acier avarié des forges du Creusot - ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

Et pour l’EPR, des gens mourront dans les mines d’extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d’enrichissement d’uranium. Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l’EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ». Destiné à l’exportation, l’EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L’EPR n’est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l’Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

De plus, l’uranium provient de l’étranger et sa pénurie se précise, avec l’envolée de son prix. Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Ne serait-il pas plus raisonnable, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d’arrêter les frais en ayant le courage d’abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu’est la « transition énergétique » ?

 

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Excitez votre curiosité :

 

Une de et l'homme amazon.jpg

 

...et construisit l'EPR !

29/03/2017

C’est aujourd’hui que la Grande-Bretagne va commencer à « libérer l’Europe ». Ouf !

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Peut-on jeter la pierre aux Anglais de vouloir sortir de cette Europe de la déception ? Ils ont au moins le courage de poser la question à leur peuple et son gouvernement, en actionnant aujourd’hui le « chapitre 50 » respecte le verdict des urnes, contrairement à nous, qui avons laissé un président tricheur se torcher sans vergogne avec la victoire du « Non » à la constitution européenne.

Cette Europe est exécrable. C’est vrai. Parce qu’elle « oblige » à vivre ensemble des peuples qui avaient la « désagréable » habitude de s’entre-massacrer tous les quarts de siècle ? Quel fanatique du « frexit » pourrait dire ça ? Parce que sans l’Europe, aussi imparfaite soit-elle, la désintégration de la Yougoslavie il y a quelques années aurait dégénéré en un nouveau carnage entre France et Allemagne. La paix, la PAIX entre ces deux frères ennemis vaut tous les désagréments.

L’Europe est, pour cela, trop précieuse pour qu’on la rejette. Et le « brexit » est une chance formidable : débarrassée du boulet britannique, l’Europe – actuellement massivement rejetée par les peuples qui la composent – peut entamer sa refondation autour d’u noyau restreint : les fondateurs plus les nations ibériques.

Ne rêvons pas, ce n’est pas demain que l’on aura une armée commune ce qui impliquerait de donner le bouton de notre force nucléaire à un Espagnol, un Italien, un Belge, un Allemand… Mais on peut avoir, rapidement, une diplomatie sinon unique du moins largement concertée. Et si on veut vraiment la relancer, on doit avoir rapidement une organisation sociale, des règles fiscales compatibles sinon communes. Parce que c’est de là que vient le rejet de l’Europe. Cette clause qui exclut le social et la fiscalité des règles communes a été imposée par les Anglais. C’est d’elle que découle les pratiques de rufians du Luxembourg, de l’Irlande, des Pays-Bas.

Refonder l’Europe c’est avant tout abroger cette clause scélérate, ainsi que le système des travailleurs détachés tout en laissant s’épanouir séparément la culture, le mode de vie, la langue évidemment, l’éducation. Ceci impliquant une prise de distance avec les « amis » et « alliés » étasuniens.

Faisons un petit retour en arrière. À l’époque de la création du Marché Commun, la Grande-Bretagne a tout fait pour le contrer, notamment en créant parallèlement une « zone de libre-échange » avec quelques pays de l’Europe du Nord. Mais les milieux d’affaires britanniques, assistant impuissant au rapide développement économique du Marché Commun sans en profiter ont poussé les politiques à demander leur adhésion.

De Gaulle – qui les connaissait bien - s’est en son temps farouchement opposé à leur entrée, en 1963 puis en 1967. Pour des raisons stratégiques : il avait compris que la Grande-Bretagne serait le cheval de Troie des États-Unis. Ce en quoi, là encore, sa vision était pertinente. Mais Rothschild-Pompidou, à la solde la City de Londres, leur ouvrit les portes et, après deux ans de négociations, la Grande-Bretagne adhéra à l’Europe en 1972, amenant dans ses bagages l’Irlande et le Danemark.

La Grande-Bretagne s’est tout de suite opposée à la seule réalisation européenne tangible, la politique agricole commune. Et le bordel européen a commencé…

Souvenons-nous, en 1979, de Margaret Thatcher réclamant, telle une virago : « I want my money back ! » Et obtenant un chèque annuel de restitution de tout ce que la Grande-Bretagne verse au budget de l’Europe. Et ça dure toujours !!! De même, Thatcher s’opposa aux tentatives de Jacques Delors d’avancer vers une certaine fédéralisation, vers une Europe intégrée d’États-Nations.

Souvenons-nous de Leon Brittan, nommé en 1989 commissaire européen à la très sainte « Concurrence ». Ultralibéral assumé, cette brute a tout fait pour donner le pouvoir aux multinationales étasuniennes et européennes. Il est à la source d’un lobby international regroupant les multinationales, le TABD (dialogue économique transatlantique), l’ancêtre de TAFTA.

Souvenons-nous de John Major qui, en 1990, proclamait que « le succès économique de la Grande-Bretagne dépend de ses coûts sociaux bas, pas de chapitre social et pas de salaire minimum ». Refusant l’application d’une des rares directives sociales de la Commission européenne, concernant une limitation du temps de travail à 48 heures et 3 semaines de congés payés, il fusilla toute tentative d’Europe sociale.

Souvenons-nous aussi de Tony Blair, le caniche de Washington, fidèle soutien de Bush dans son invasion de l’Irak et donc, à ce titre, coresponsable du foutoir actuel au Moyen-Orient. Il aurait sa place comme accusé devant le tribunal de La Haye, tout comme Sarkozy, Obama et évidemment tous les Bush…

C’est une constante de la politique extérieure britannique, lorsqu’elle met le pied dans une organisation, la Grande-Bretagne n’a qu’une chose en tête : la dominer et la façonner selon ses seuls intérêts ou sinon la faire capoter. Le premier terme de l’alternative n’étant pas réalisable, il fallait donc couler l’Europe, la faire échouer en tant que puissance politique, diplomatique, militaire. Ceci évidemment en étroite concertation avec les États-Unis.

Comment ?

D’abord en poussant à un élargissement sans frein, et le plus rapidement possible. Et ça a été l’intégration catastrophique de tous les pays de l’Est… 28 États dans une organisation où les décisions se prennent à l’unanimité ! Un « machin » rigoureusement ingouvernable, donc paralysé. C’est ce qui se passe actuellement. Et que serait-ce si on intégrait la Turquie ! Aux fous !

Ensuite freiner, par tous les moyens, toute avancée vers une plus grande intégration fédéraliste. Puis influer pour ouvrir cette Europe passoire à tous les vents d’une « mondialisation » façonnée par et pour les États-Unis (et leur cheval de Troie britannique).

Puis vint Maastricht et la création de l’Euro. Ce sont les Britanniques qui ont lutté farouchement, et avec succès, pour que la fiscalité et le social soient exclus des lois communes européennes. C’est donc à eux que l’on doit la concurrence sauvage entre pays vers le moins-disant fiscal et social. C’est à cause d’eux que des pays sans scrupule comme le Luxembourg, l’Irlande et les Pays-Bas ont mis au point des mécanismes exploitant cette faille et livrent l’Europe aux appétits sans frein des multinationales. C’est à cause d’eux que celles-ci ne paient pas d’impôts.

Quant à l’euro, non seulement ils n’y sont pas entrés, mais ils en profitent outrageusement grâce à la puissance financière de leur nid de banksters qu’est la City…

Ce ramdam autour de la sortie de la Grande-Bretagne cache le véritable problème de l’Europe devenue une colonie allemande. Ceci ne l’oublions pas, à cause de la faiblesse et du renoncement politique de la France. Frau Merkel à la baguette mène l’orchestre et la danse européenne, mais avec une musique exclusivement allemande. Avec des effets désastreux pour les nations de l’U.E. sauf… pour l’Allemagne.

Son économie est prospère ? Oui mais elle est basée sur l’exploitation éhontée de la main-d’œuvre des ex-pays de l’Est, sous payée, supportant des conditions de travail « à la chinoise ».

Elle exporte ainsi ses produits industriels avec le label « made in Germany » alors qu’ils sont souvent faits ailleurs, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, etc. et seulement assemblés voire juste étiquetés en Allemagne.

Elle fout en l’air l’industrie laitière et l’élevage des autres pays européens, en industrialisant l’agriculture, exploitant là encore la main-d’œuvre détachée de ses marches de l’Est.

Ses décisions en matière de politique internationale sont catastrophiques, comme toujours lorsqu’elle se laisse griser par sa puissance économique.

Ainsi elle a étranglé et humilié la Grèce avec une brutalité et une morgue qu’on croyait rangées aux poubelles de l’Histoire.

Ainsi elle a ouvert toutes grandes, avec une effarante stupidité, les portes de l’Europe à une immigration sans limite… pour ensuite faire marche arrière.

Elle est allée (Frau Merkel) négocier la gestion des immigrés du Moyen-Orient - de sa propre initiative sans mandat ni même concertation de ses partenaires européens - avec le dictateur Turc Erdogan qui s’est fait une joie de lui imposer ses diktats.

Elle négocie avec la Chine ses seuls intérêts, s’implique en Ukraine comme un toutou docile des Yankees, donnant toutes facilités à l’Otan pour provoquer le voisin Russe, elle pousse à la roue pour signer au plus vite l’horreur économique qu’est le traité Tafta.

Mais elle se garde bien de s’impliquer dans les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique, laissant la France s’épuiser par son effort militaire bien solitaire au profit pourtant de toute l’Europe.

Qui peut faire face à cette Allemagne à volonté hégémonique ? Comme le montre l’Histoire, seule la France est en mesure de le faire. Dès lors, l’avenir de l’Europe dépend en grande part de nous. Encore faut-il que nous le voulions et donc que nous nous débarrassions de cette caste politique ayant amplement prouvé son incompétence, sa lâcheté, sa cupidité. Dans quelques semaines nous aurons cette possibilité. Il s’agit de ne pas la laisser passer en se réfugiant derrière un « votutile » imbécile.

La victoire du « Brexit » peut être ce coup de pied dans la fourmilière qui permettra de rebattre les cartes.

 

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27/03/2017

L'Europe ? On ne la quitte pas, on la force à changer.

 

 

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On vient de fêter le soixantième anniversaire du Traité de Rome, point de départ de cette fantastique aventure qu’a été l’Europe avant d’être dévoyée.

Pas de grandes manifestations festives populaires pour l’occasion. Pour la tragique raison que les peuples de cette Union Européenne en sont arrivés à la détester. Pourquoi ce rejet ? Parce que les institutions de celle-ci ont été phagocytées par les officines financières ultralibérales. Parce que l’Europe des solidarités a cédé le pas à l’Europe de la mise en concurrence des travailleurs. Parce que l’Euro, constitué par et pour les Allemands a poussé à la faillite tous les États du Sud, insultés ces jours derniers de façon répugnante par le président de l’Euro groupe.

Dès lors, faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Autrement dit quitter l’Europe ? La réponse à cette question devrait gouverner le choix des électeurs à la présidentielle.

Trois choix :

- quitter l’Europe, c’est ce que préconisent les « stratèges » du F.Haine et d’autres groupuscules folkloriques ;

- continuer comme avant, au service de la finance et des multinationales, c’est la ligne de Fillon et, dans une moindre mesure, de Macron et de Hamon ;

- sauver le meilleur de la construction européenne en en abolissant le pire, « à savoir la guerre économique par le dumping fiscal et social et l’obsession imbécile de l’équilibre budgétaire qui interdit des politiques économiques efficaces. » comme dit Jacques Généreux.

L’Union Européenne n’a plus d’union que le nom. Elle est d’ores et déjà en voie de déconstruction comme le prouve de Brexit. La question n’est donc pas de savoir s’il faut en sortir ou non mais plutôt de savoir comment faire renaître cette formidable espérance, comment lui donner un nouveau souffle basé sur la coopération et non plus sur la seule « concurrence libre et non faussée », clé de voûte de l’U.E. actuelle. Vaste chantier disent les pessimistes, tremblant devant les diktats des dirigeants ultralibéraux de l’Allemagne actuelle.

Il ne s’agit pas de tout casser, il n’est pas question de lancer un ultimatum arrogant à nos partenaires, mais de créer un rapport de force entre les tenants de l’Europe des marchands de soupe actuelle, celle de la régression sociale et de la rivalité des nations et les pays qui veulent reprendre le chemin difficile mais exaltant d’une véritable union des peuples. Débarrassée du boulet britannique, la refondation de l'Europe, à un nombre restreints de membres dans un premier temps, est possible.

Mouais… Vœux pieux, belles paroles, espoirs utopiques diront les cyniques. On a vu comment les élans du Grec Tsipras se sont écrasés sur la muraille de la « troïka » déléguée par la finance…

À part que la France n’est pas la Grèce. La première puissance européenne n’est pas l’Allemagne mais la France. Par le dynamisme de sa démographie, par sa puissance militaire et nucléaire, par la présence mondiale de sa diplomatie, par son siège au conseil de sécurité de l'ONU, par son universalité puisqu’elle est physiquement présente sur quatre des cinq continents, par sa culture, par sa langue. Par son économie certes plus faible que celle de son voisin et partenaire d’outre-Rhin mais tout de même largement à la deuxième place européenne. Dès lors, si la France dit qu’il faut faire bouger l’Europe, elle bougera ! N’en déplaise à Frau Merkel qui fait ce qu'elle veut par l'effacement, la veulerie, la faiblesse de dirigeants brillant depuis deux quinquennats surtout par leur nullité…

Et que faut-il lui dire à l’Europe ? Déjà quelques mesures évidentes :

- Engager l’harmonisation fiscale et sociale pour jeter bas la pratique du dumping fiscal et social qui détruit l’Europe. Avec pour corollaire la mise au pas ce ces pays rufians que sont le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas.

- Supprimer la directive des travailleurs détachés.

- Stopper la libéralisation des services publics.

- Refuser les accords Tafta et Ceta.

Et si nos partenaires refusent, on fait quoi ?

On passe outre, autrement dit on désobéit à quelques directives des traités européens.

Et alors ! Comme dit l’autre… On risque quoi ? D’être expulsés de l’Union ? Hors de question. En effet un Etat peut demander à sortir de l’Union, mais personne ne peut exclure un pays, ni de l’UE ni de la zone euro. Et personne n’aura l’imprudente impudence de vouloir pousser la France vers la sortie, car ce serait alors la fin de l’euro et la fin de l’UE.

On ne risque donc rien ! Sinon quelques grimaces et peut-être quelques amendes qu’on a les moyens d’éviter ou même de payer. Et c’est tout.

Mais pour ça, encore faut-il élire à la tête de la France quelqu’un qui les a bien pendues…

 

Illustration: merci à Titom


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Excitez votre curiosité :

 

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24/03/2017

Déchets nucléaires : les approches opposées de l'Allemagne et de la France face à cette calamité.

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Le problème des déchets de l'industrie nucléaire déchaine des passions aussi bien en France qu'en Allemagne. Chez nos voisins – qui sont en pleine transition énergétique, avec l'arrêt progressif de toutes les centrales - le parlement fédéral a établi des règles : le choix d'un site de stockage des déchets nucléaires sera scientifique et sa recherche s'étendra jusqu'à 2030. La ministre de l'environnement allemand a été sans ambigüité : « Les déchets nucléaire doivent être tenus hors de l'environnement pendant un million d'année. Ce qui montre de manière explicite à quel point le recours à l'énergie nucléaire a été une erreur. »

Les lieux de stockage actuels sont en piètre état. Un des principaux centres de stockage du pays, « Asse II », en Basse-Saxe, a du être évacué : en 2008, la presse allemande révélait la pénétration de près de 12 000 litres d’eau par jour dans la roche saline, ayant provoqué des effondrements de galeries. Des barils seraient même endommagés.

Mais c’est surtout l’ancienne mine de sel de Gorleben, également en Basse-Saxe et longtemps considérée comme le site de stockage idéal, qui cristallise les passions. Cette petite commune de 634 habitants située dans le nord-est de l’Allemagne est devenue le symbole même de la lutte anti-nucléaire, des militants campants même sur les voies ferrées amenant les déchets. C'est une véritable poudrière politique que l’actuel gouvernement veut neutraliser avec son projet de loi.

En cas de problèmes, les déchets doivent pouvoir être récupérés sur une durée de 500 ans. Le gouvernement estime à 2000 le nombre de « castors », ces conteneurs spéciaux devant être stockés. Mais personne n'en veut…

En France, le puissant lobby des nucléo-nuisibles sévit avec d'autant plus de virulence que leur cause recule dans l'opinion. Ainsi la justice a débouté jeudi en appel les antinucléaires qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Ces associations demandaient à la justice civile de condamner l'Andra pour avoir dissimulé et sous-estimé la présence d’une nappe phréatique présentant un intérêt particulier pour la géothermie. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) exclut en effet ce genre d’action en France lorsque cela peut représenter un intérêt particulier pour la géothermie. Jeudi, la cour a pourtant confirmé le premier jugement et estimé que les demandes de ces collectifs étaient bien recevables, mais les a déboutées car «l'examen attentif de leur argumentation ne permet pas de caractériser contre l'Andra la moindre faute. » Une victoire pour l'Agence nationale empêtrée dans de nombreuses procédures engagées par les opposants à son projet. Ceux-ci ne s’interdisent pas dans un avenir proche de saisir la Cour de cassation pour obtenir gain de cause.

Contrairement à ce qui se passe maintenant en Allemagne (recherche d'un site sur le strict critère scientifique), chez nous les nucléocrates n’ont pas choisi le site de Bure sur le critère technique de sa structure géologique, ce qui aurait été au moins scientifiquement honnête, mais sur un critère « d’acceptabilité par la population » ! Une population, ou plutôt des élus, des collectivités locales achetées à grands coups de subventions.

Le pognon – le nôtre ! - coule à flot dans le milieu nucléaire. La première estimation du projet de Bure, d’environ 15 milliards d’euros, a fait l’objet d’une « actualisation suite à l’approfondissement du travail technique ». La Cour des Comptes jugeait elle de son côté, dès 2009, que le coût pourrait atteindre près de 35 milliards d’euros. Bonjour la fiabilité !

La nocivité des nucléocrates se retrouve aussi dans un rapport publié par l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologique), officine chargé d’informer le Parlement, qui préconise le stockage géologique profond, la valorisation et le recyclage des déchets radioactifs. Un rapport très favorable aux grands acteurs industriels du secteur.

Ce nouveau rapport de l’OPECST propose de "récupérer les matières énergétiques présentes dans les combustibles usés" pour les réutiliser, à court terme, dans les ERP, les réacteurs à eau pressurisée, dont le parc naturel actuel est doté. Ou, à long terme, de les recycler dans de nouveaux types de réacteur dits "à neutrons rapides". Ce qui implique évidemment l'abandon de la sortie du nucléaire...

Les ONG qui militent contre l’utilisation de l’atome dénoncent la partialité des deux députés ayant piloté sa rédaction, le député PS Christian Bataille et le sénateur UDI Christian Namy. Bataille, on le connaît bien, c'est le fer de lance du lobby nucléaire. Estampillé "nucléocrate" par l’ONG Sortir du nucléaire, il est à l’origine de la loi de 1991, une nouvelle fois votée en 2006, sur les déchets radioactifs. Il a organisé des colloques à l’Assemblée sponsorisés par… Areva, le spécialiste du combustible et du retraitement des déchets nucléaires, BNFL, son concurrent britannique, ou encore l’ANDRA, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs ! Bonjour l'impartialité ! Tiens, au fait, il vient de rejoindre le clan des Macroniens...

Bure, késako ? Il s’agit de créer un centre de stockage des déchets atomiques résultant de l’activité des centrales électronucléaires. Pour ce faire, l’ANDRA (l’organisme en charge de cette réalisation) doit creuser dans le sous-sol argileux de Bure (petite localité de Lorraine) des puits d’accès, des galeries de circulation et des loges où seront entreposés pour des millénaires et des millénaires des conteneurs d’acier emplis des déchets nucléaires vitrifiés. A charge pour l’Andra de faire en sorte que ce stockage soit réversible, c’est-à-dire que – si l’avancement de la science le permet dans l’avenir – ces colis soient récupérables ! Ce qui n’est pas évident comme l’a montré un incendie dans une installation similaire aux États-Unis…

Bure, 93 habitants… C'est dans ce petit village de l'Est que l’État envisage de créer cette poubelle nucléaire. Poubelle où seront stockés – si le projet voit le jour - jusqu’à 80 000 m3 de déchets radioactifs ayant une durée de vie estimée entre quelques milliers d’années et plusieurs centaines de milliers d’années. Ces "colis" seront enfouis dans des couches d’argile, à 500 mètres sous terre, pendant au moins 120 ans. S'ils ne représenteront que 0,2 % du volume des déchets nucléaires produits, ils concentreront 98 % de la radioactivité émise par ces résidus.

Rien d'équivalent n'existe dans le monde. En Allemagne, ça vire au désastre. Aux États-Unis, c'est pareil avec les déboires à Yucca Mountains.

Au fait, ces déchets, où sont-ils actuellement ? Les plus radioactifs d'entre eux se trouvent à La Hague, Marcoule et Cadarache. Dans de simples bidons métalliques…

 

Sources :

http://www.humanite.fr/nucleaire-les-opposants-au-projet-cigeo-deboute-devant-la-justice-633875

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Le-stockage-des-dechets-radioactifs-en-Allemagne-vire-au-desastre-_NG_-2010-02-08-546433

http://www.novethic.fr/lapres-petrole/energie-nucleaire/isr-rse/etats-unis-ou-stocker-les-dechets-nucleaires-a-haute-valeur-radioactive-142919.html

 

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22/03/2017

Au bistro de la toile : le cumul des mandales !

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- …teng ! T’as vu ça Victor, ça dégage grave : il est dans la chicorée, Leroux ! Non mais t’imagine, les bourres, à la demande du parquet financier, convoquant leur patron pour le cuisiner sur des magouilles !

- Après Le Pen, après Fillon, voilà donc le ministre de l’intérieur lui-même dans les cagades. Comme si c’était dans l’ordre de choses. Comme si c’était normal en quelque sorte. « Détournement de fonds publics » pour Leroux, bof, normal. « Escroquerie aggravée et faux » pour Fillon, bof, la routine. Des tombereaux de soupçons concernant le F.Haine et Marine Le Pen. bof, des broutilles. Et même l’inexistant Moscovici qui fillonise en se faisant offrir lui aussi des costards venant du même tailleur que le Broussailleux-à-la-triste-figure !

- Après ça qui s’étonnera de l’épidémie de « dégagisme » qui sévit aux cris de « Tous pourris »… Ce qui n’est pas vrai pour bien des élus de petites villes qui se décarcassent et prennent plus de coups que de prébendes. Mais l’image donnée par quelques-uns - qui trempent trop leurs pattes avides dans la confiture - salope celle de tous les autres.

- Eh ! C’est tellement tentant, tellement facile de se gaver lorsqu’on n’a pas trop de scrupules. Ils voient à leur portée des monceaux de pognon, alors parfois leur regard ne voit ps leur patte qui se sert.

- Le pire c’est le « Et alors ? » de Fillon. Il nous fait un doigt, sans vaseline. Ni vergogne ni dignité.

- Cette culture de la magouille et de l’impunité vient du fait que les « pourris » sont tous des professionnels de la politique. Ils ont oublié que l’engagement politique doit être un engagement au service de l’intérêt général et en aucune manière un métier. On voit les mêmes têtes depuis des décennies. L’ordre des choses installe une forme de glaciation qui empêche le renouvellement des idées, l’audace et la prise de risque. Il faut être candidat à tout, partout et tout le temps pour exister. C’est cela le moteur de la défiance et du rejet.

- Ça devrait changer avec la loi contre le cumul des mandats…

- Mouais… Tu y crois toi ? Cette loi prendra effet en juin, c’est-à-dire après les élections présidentielles et législatives. Ce qu’une majorité à fait une autre peut le défaire. On peut compter sur la droite, si elle revient – hélas – au pouvoir, pour abroger cette loi, qui plaît tant aux Français et que rejettent avec tant de vigueur les « Zélus ». D’un bord comme de l’autre, c’est l’entente cordiale. À défaut de lutte des classes, c’est la lutte des places ! Le Parti Socialiste, comme son frère ennemi Les Républicains, ce sont deux tiers de membres déjà élus et qui veulent être réélus, et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques de ces partis qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent.

- Note que lorsqu’ils se font prendre la main dans le pot de confiture, ils s’offusquent de la célérité et de la sévérité de l’appareil judiciaire à leur encontre. Ils évoquent, la main sur le cœur (ou plutôt le portefeuille) la sacro-sainte « séparation des pouvoirs ». En gros ni la justice, ni les citoyens et le gouvernement qui les financent n’ont à mettre le nez dans leurs petites affaires.

- Oui mais tant que les citoyens votent pour ces pourris et laissent faire, ils sont complices de ces abus.

- Alors on fait quoi ?

- On renvoie dans leur bauge tous ces profiteurs, c’est-à-dire qu’on fout en bas cette république faite pour un géant et salopé par des gnomes. Puis on rebâtit sur du neuf, avec une constituante en partie tirée au sort qui établira des règles du jeu rendant le pouvoir au peuple, non pas en pointillé (tous les cinq ans) mais à tout moment, avec un droit de révocation des représentants et de révision des lois émanant de ce peuple.

- L'espoir fait vivre... Bon. À la nôtre ! Et vive le cumul non pas des mandats, mais des mandales !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

20/03/2017

Choisir entre vote utile ou votes inutiles…

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Ce soir ils vont tous faire la roue pour tenter de nous séduire. Pourtant, sans s’illusionner de trop, ce petit bulletin de vote est une arme. C’est même notre seule arme. Et elle peut être efficace. Voyons les forces en présence, en faisant abstraction des candidatures dites « de témoignage ».

Le crincrin sondagier nous serine depuis des mois que la ci-devant Le Pen serait qualifiée d’office. C’est quasiment un dogme. Bof. Elle plafonne autour de 25 % dans les sondages. C’est son score aux dernières élections européennes. Mais avec une abstention de 56 % ! Donc son score réel est du quart des 44 % des votants, soit autour de 11 %. C’est la jauge historique de l’extrême droite en France. On reste loin des 50 % plus une voix nécessaire pour être présidente. Le risque qu’elle soit élue au premier tour est donc nul. Et au second tour, elle sera toujours battue. Donc vote non seulement inutile mais nuisible.

Fillon, même pas la peine d’en parler, il est cuit. Son avenir est tout tracé : ouvrir une quincaillerie en association avec son « collaborateur » Sarko, où ils pourront vendre leurs casseroles. Les voix qu’il récupérera sont des voix inutiles. Si, utile quelque part puisque c’est autant qui n’iront pas sur la ci-devant Le Pen.

Hamon, son programme séduisant du départ subit le rabotage « pragmatique » imposé par son parti. Parce qu’il doit bien passer par là. Son grand raout d’hier est à la fois encourageant et rageant car il montre qu’il y a encore un peuple de gauche. Mais il n’a aucune chance d’être au qualifié pour la finale. Donc vote inutile.

Macron est le plan B du patronat, le candidat des banques, des assurances, de l’Europe ultralibérale. Il cherche son électorat tant à droiche qu’à gaute. C’est le vote utile si l’on veut que rien ne change sinon quelques têtes.

Mélenchon est donc le seul qui porte un espoir réel. Mais voter pour lui est là encore un vote inutile car il ne sera jamais qualifié pour le tour décisif.

Tout électeur de sensibilité de gauche ne peut qu’avoir les boules parce notre camp va rater une occasion historique de donner enfin à la Gauche vraie l’occasion de conquérir le pouvoir et de faire ses preuves.

Mélenchamon comme Hamolanchon – bref la gauche unie - c’est la seconde place quasiment assurée au premier tour. Pourtant pas obligatoirement la victoire au second. Un tel alignement des planètes ne se présentera pas de sitôt : un FN fort mais loin d’être triomphant, avec un programme catastrophique, une droite désarçonnée par les affaires d’un candidat déprécié et un centre qui pompe les voix de droite. Pour gagner, il faut être autour de 25 %, comme Macron-Beyrou, comme Le Pen. Ce qui est le cas en unissant les efforts des deux candidats de gauche. Tout le reste n’est que baratin inutile.

Malgré leurs discours enflammés, malgré les déplacements de foule, désunis Hamon comme Mélenchon vont patauger autour de 12 à 13 % chacun. Sans aucune chance d’être au second tour, entraînant ainsi la France de gauche, qui existe encore, dans la désespérance de longues années sous la gouvernante de la droite la plus bornée, voire sous le joug du parti fasciste.

On sera à la Pen ou on mangera de la Macronade…

Fort indigeste tout ça.


Photo X - Droits réservés

08/03/2017

C’est la journée des femmes, Femmes, FEMMES

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Femme maîtresse

Ouverte, offerte sous les caresses

Femme mère

Créatrice de la vie sur terre

Femme putain

Désir de soie et de satin

Femme dirigeante

Intuitive et compétente

Femme politique

Courageuse et démocratique

Femme enfant

Que l’on protège et l’on défend

Femme salope

Qui fait jouir et rend myope

Femme avide

Calculatrice, sans cœur, cupide

Femme sorcière

Envoûtante, sournoise, incendiaire

Femme lesbienne

Délicate et altière clitoridienne

Femmes battues

Femmes vendues

Victime des stupides couillus

Femmes voilées

Femmes enfermées

Femmes niées

Femmes lapidées

Femmes brûlées

Femmes massacrées

Au nom d’un obscurantisme borné

Femme, femmes FEMMES !

Vous êtes des Humains pour le meilleur et pour le pire

Je vous respecte, je vous adore et je vous aime !

 

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Illustration Lamazou et X - Droits réservés

 

07/03/2017

Fillon, BASTA ! Parlons plutôt des évadés (fiscaux).

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Ah ils rigolent bien, tous ces people qui s’enrichissent en France et qui ne veulent surtout pas participer à l’effort national ! Pas si kon de payer leurs impôts dans le pays qui les engraissent, ils « s’évadent fiscalement », qui vers la Suisse, qui vers la Belgique, qui plus loin encore. Mais tous reviennent se faire soigner en France s’ils ont un pet de travers…

Tiens, un site « people » en a listé une trentaine. Intéressant palmarès :

José Garcia, en Belgique ; Florent Pagny, oui, celui qui chante sa « liberté de pensée », en Patagonie ; Jean Alesi qui a une superbe propriété, vide, à un km de chez moi, en Suisse ; Charles Aznavour, le papy donneur de leçon, en Suisse ; Bernard Darty, le marchand de plein de choses dont de superbes casseroles, en Belgique ; Jo-Wilfried Tsonga, le roitelet de la petite baballe jaune, en Suisse ; Johnny Hallyday, l’archive chantante, en Suisse ; Yannick Noah, ex « personnalité préférée des Français », aux États-Unis (New-York) ; Marc Levy, un des écriveurs qui vendent le plus en France, au Royaume-Uni ; Amélie Mauresmo, qui « coatche » l’équipe de France de tennis, en Suisse ; Alain Delon, chef-d’œuvre en péril, en Suisse ; Daniel Auteuil, pas si kon qu’Ugolin, en Belgique ; Marion Bartoli, encore une tapeuse dans la petite balle jaune, en Suisse ; Lætitia Casta a laissé la Corse pour le pays des bourreaux de Napo, le Royaume-Uni ; Michel Polnareff, est revenu traîner ses fesses vieillies en France pour prendre du fric, avant de retourner aux États-Unis ; Sébastien Loeb, useur de voitures françaises, en Suisse ; Richard Gasquet, encore un tapeur de balle jaune, membre de l’équipe de France, en Suisse ; David Hallyday, c’est de famille, en Suisse, comme papounet ; Gaël Monfils, membre lui aussi de l’équipe de France de tapeur de balles jaunes, en Suisse ; Patricia Kaas, en Suisse elle aussi…

N’en jetez plus.

Mais ça, c’est le menu fretin, les gros fraudeurs, on peut les trouver là : http://300plusriches.bilan.ch/index.html

et là : http://danactu-resistance.over-blog.com/search/liste%20de...

C’est la grande évasion en quelque sorte… Mais en l’occurrence, la grande évasion, c’est celle du pognon que les pleins de thunes et les entreprises volent à l’État, donc à nous, pour le planquer sous des cieux cléments. Et pas besoin d’aller loin : Suisse, Luxembourg, Royaume Uni, Monaco, etc. Parait que ça tourne entre 60 et 80 milliards par an ! L’équivalent de ce déficit budgétaire qui nous fout en bas…

Les problèmes financiers de la France proviennent essentiellement du hold-up des tricheurs qui « évadent » les capitaux. L’évasion fiscale est peut-être un sport national mai c’est surtout une félonie, une trahison, un attentat contre le vivre ensemble.

La France ne s’est dotée ni des moyens, ni de la volonté politique de lutter contre cette évasion. Elle est totalement impuissante. Savez-vous que les procureurs de la République ne peuvent pas ouvrir d’enquêtes pour fraude fiscale ? Savez-vous que seul le ministre du Budget peut le faire ? Et lorsque l’on se souvient que le ministre du Budget a été, il y a quelques années, un certain ci-devant Cahuzac, lui-même gros fraudeur…

Un ministre ripou ne pourrait pas magouiller s’il n’avait pas derrière lui une administration fiscale inféodée à l’idéologie ultralibérale. Ceux qui sont chargés de lutter contre cette évasion fiscale, ce sont les hauts fonctionnaires de Bercy (du ministère des finances, ceux qui ont été les employés de Macron). Des inspecteurs des finances au mieux laxistes, au pire complices. Complicité passive ou active des magouilles des fraudeurs, essentiellement des grosses entreprises multinationales, avec lesquelles ils font preuve d’une grande mansuétude, en pensant… à un pantouflage futur fort juteux ! Ceux-là, c’est cœur de pierre avec les petits, cœurs d’artichauts avec les riches…

Toute lutte contre la fraude doit commencer par une karchérisation sans pitié de Bercy : virer les premièr, deuxième, troisième, voire quatrième rangs hiérarchiques de ces directions du ministère des finances et envoyer ces brillants « inspecteurs des finances » inspecter les finances à Plougastel, Hazebrouck, Saint-Flour, Carpentras ou Cahors…

Et l’Europe elle fait quoi la dedans ? Sinon rien du moins pas grand-chose puisque certains pays membres sont eux-mêmes des paradis fiscaux ou des parasites fiscaux.

Paradis fiscaux par leur système bancaire le Luxembourg, Chypre, Malte, et surtout malgré le Brexit la City de Londres et les îles anglo-normandes.

Parasites fiscaux par leur taux de fiscalité des entreprises l’Irlande, les Pays-Bas, etc. Et cerise sur le gâteau : c’est le ci-devant Junker, premier ministre du Luxembourg, état-confetti-voyou qui préside maintenant aux destinées de l’Europe. Pardon, j’oubliais qu’il a dit qu’il allait faire de cette évasion fiscale une de ces priorités…

Qui a-t-il sur ce problème essentiel dans les programmes des candidats ? On n’en sait rien : les me (r) dias aux ordres des milliardaires préfèrent nous gonfler les aliboffis avec les fillonneries quotidiennes.

Basta avec ces enfumages perpétuels.

 

Illustration: merci à l'irremplacé Charb, assassiné pour avoir défendu notre liberté

02/03/2017

Au Bistrot de la Toile : « La France qu’on assassine » !

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- «… c’est la Fraance kon assassiiine,

La Rapiiiine. »

- Fatche, Loulle, t’as un bel organe !

- Ouais, je sais, ta femme me l’a déjà dit.

- Je parle de ton organe vocal, bougre de nifle. Pour le reste, elle n’a pas besoin d’ersatz.

- Eh ouais. Je chante comme braille sur toutes les ondes le forcené de la Sarthe, l’assassiné qui gueule encore. Il devait bien abandonner la course à l’échalote présidentielle s’il était bien mis en examen, non ?

- Eh, Loulle, en matière politicarde, la parole n’est jamais définitivement donnée, seulement prêtée. Mais il n’empêche que l’attitude outrancière, lamentable de ce deuxième série B est une honte pour le pays. Si tentative d’assassinat il y a, c’est celle de la Justice par deux candidats à la plus haute fonction. Fillon et sa complice Le Pen voudraient bien que la Justice soit à leur botte. C’est la marque de tous les fascismes. Et ce faisant, Fillon se met au même niveau que la patronne du F.Haine. Le Grand, dont il ose évoquer les mânes « Imagine-t-on De Gaulle mis en examen… » doit faire le ventilateur dans sa maison de campagne six pieds sous terre !

Il est sans vergogne ce type, et sans fierté. Il est en train de foutre en bas son mouvement politique, qui n’a jamais été mon ballon de rouge, mais qui a sa place dans une démocratie. D’ailleurs, les passagers du Titanic ripoublicain cherchent des chaloupes et bientôt les rats vont quitter le navire. Beau résultat pour le « collaborateur » de Sarko. La collusion d’intérêt entre Fillon et Le Pen donne à ce terme de « collaborateur » une drôle de connotation en l’occurrence…

- Bof. Laissons-les dans leur bauge. Et puis, c’est une tradition dans ce parti. Si t’es pas mis en examen, t’as aucune chance. C’est en quelque sorte un rituel de passage ! Moi, Victor, y a un truc que je ne comprends pas, c’est cette attitude poulidorienne des candidats à cette présidentielle décidément pittoresque. Ils n’aspirent pas à la première place, mais à la seconde seulement ! Comme s’ils avaient admis, intégré, accepté l’inéluctable victoire de Le Pen au soir du premier tour ! C’est incroyable comme attitude, non ?

- T’as raison Loulle. Personne n’attaque le F.Haine avec la vigueur qui serait nécessaire. Personne ne parle de son programme bâti sur des mensonges : le programme social volé à Mélenchon et qui ne sera évidemment jamais mis en oeuvre, une sortie de l’Europe qui renverrait la France au niveau du Montenegro. Personne, ou pas grand monde, ne souligne les magouilles de cette PME familiale qui prospère sur les embrouilles. Personne ne met en évidence que c’est chez les quelques élus de ce parti que l’on trouve le plus de « mis en examen ». Personne ne met en garde contre le bouton nucléaire mis dans les mains de la fureure. Comme si c’était une fatalité, une sorte de « punition » envoyée par les foudres divines. C’est dingue.

- Ce serait à la gauche de batailler sur ces thèmes, ce serait à la gauche de disputer la première place, en profitant du fait que la droite se vautre dans la merde et se ridiculise. Mais la gauche se carcagne dans des bagarres de cour d’école…

- …alors qu’elle a effectivement une chance unique d’accéder au pouvoir. Et qui ne se représentera pas de demain. Mais tant Hamon que Mélenchon n’ont pas cette volonté, cette ambition. Ils se contentent de vouloir être les petits caïds de leur quartier. C’est lamentable Loulle. Unis, ils font gagner la gauche, la vraie. Séparés, ils détruisent tout cet espoir du peuple de gauche.

- Et ils laissent la main à qui ? Au représentant des banques.

- Eh ouais… Les banksters, comme les Bilderberg d’ailleurs, avaient choisi Fillon, mais en plan B, ils propulsent Macron.

- Celui-là, il fait même sa pube sur les maillots des rugbymen écossais ! Allez, à la nôtre !

 

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Illustrations: Chimulus et photo X - Droits réservés

28/02/2017

Les salauds vont en enfer...

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Lorsque la maison brûle comme disait Chichi, comment appelle-t-on des pompiers qui refusent d’unir leurs efforts parce que l’un a les cuves pleines d’eau douce et l’autre d’eau salée ? Des KONS ! De sinistres kons et en plus de fieffés salauds.

La maison qui brûle, c’est la France qui risque, au pire de tomber dans l’escarcelle nauséabonde de la fille du borgne ou, au un peu moins pire, sous la chape de plomb de l’ultralibéralisme ravageur.

Et les deux salauds, ce sont Mélenchon et Hamon qui refusent, pour des questions d’ego de cour de récré et de chipotages programmatiques secondaires, une occasion historique de donner enfin à la Gauche vraie l’occasion de conquérir le pouvoir et de faire ses preuves.

Désunis, c’est laisser aux électeurs le choix entre Le Pen-Fillon ou Le Pen-Macron.

Unis, c’est la seconde place quasiment assurée au premier tour et raisonnablement la victoire au second. Une occasion qui ne se représentera plus. Un tel alignement des planètes ne se présentera pas de sitôt : un FN fort mais loin d'être triomphant, avec un programme catastrophique que personne n'attaque, une droite désarçonnée par les affaires d'un candidat nul et menteur, un centre qui pompe les voix de droite. Pour gagner, il faut être autour de 25 %, comme Macron-Beyrou, comme Le Pen. Ce qui est le cas en unissant les efforts des deux candidats de gauche. Tout le reste n'est que pisse de chat.

Lorsqu’on entame un combat, camarades, c’est pour le gagner, pas pour figurer. 15 % ? Çà ne sert à rien. La Présidentielle est impitoyable. Il n’y a pas de podium, pas de places d’honneur. Il n’y a que deux sélectionnés au premier tour, et un seul vainqueur au second. Vous n’avez pas compris ça ? Qu’est-ce que vous avez dans la tête ?

Vos responsabilités sont considérables, ci-devant candidats. Laisser passer une telle occasion est non seulement stupide, mais c’est aussi une faute grave, un comportement criminel qui, en d’autres temps révolutionnaires vous vaudrait de contempler le Peuple la tête au bout d’une pique !

Mais, hélas, la konnerie humaine étant la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini, aucun des deux ne se désistera pour l’autre.

Hamon, il a la dégaine d’un surveillant général de sous-préfecture et le charisme d’un croûton de pain rassis. Fort de sa légitimité d’entrée de gamme sortie d’une primaire rachitique, il se pense le plus à même de représenter la gauche. Pour la faire gagner ? Non. Son ambition, c’est d’être le secrétaire général d’un PS Titanic dont les rats vont vite aller à la gamelle chez Macron.

Mélenchon, dont les chevilles enflent plus que son holo, il ne se désistera jamais pour le représentant d’un parti dont il veut avant tout la mort.

Et les deux finiront troisième et quatrième. Ils pourront alors se pavaner comme des coqs, les pieds dans la merde sur les décombres d’une gauche au tapis pour longtemps.

On est donc bloqué. Les deux vont patauger autour de 12 à 13 % chacun. Sans aucune chance d’être au second tour, entraînant ainsi la France de gauche, qui existe encore, dans la désespérance de longues années sous la gouvernante de la droite la plus bornée, voire sous le joug du parti fasciste.

Dès lors, voter pour l’un ou pour l’autre ne sert strictement à rien puisque aucun des deux n’a la moindre chance d’arriver en finale.

Après la défaite, chacun – fort d’avoir défendu sa virginité doctrinale - rentrera dans son gourbi, rejetant la responsabilité de l’échec sur l’autre, en pleurant pour la galerie des larmes de crocodiles sur les malheurs de la France « qui n’aura pas su les mériter ».

Beau résultat messieurs. Et vous oserez encore vous regarder dans une glace ?

S’ils avaient un peu de sens de l’État, aucun ne voulant baisser casaque, ils devraient se désister – très vite car dans quelques jours il sera trop tard – pour une personnalité extérieure, humaniste, pouvant sinon faire rêver, du moins porter avec panache le drapeau de la gauche.

Seulement il n’y a pas foule. Pas facile de trouver quelqu’une ou quelqu’un ayant les fesses propres pour grimper au mat… C’est un vide effrayant.

Taubira ? Possible, ça aurait de la gueule, dans tous les sens du terme.

Mais au point où on en est, pourquoi pas, après tout, ce sympathique Alexandre Jardin, sorti de la société civile ?

Non ? Ça ne vous branche pas ? Si vous trouvez mieux, faites-le vite savoir !

Sinon, on devra voter pour Macron… Et on le fera « por que no pasan ! ». La honte.

Les salauds iront en enfer, si bien pavé de bonnes intentions.

Bon. J’ai les aliboffis qui gonflent trop. Je vais marcher sous la pluie, ça me calmera la rabia…



Illustration X - Droits réservés

27/02/2017

La « dernière séance » des députés au secours des voyous en col blanc ! Infâme.

 

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Lors d’une de leurs dernières séances, les députés ont voté une loi scélérate destinée à protéger les voyous en col blanc ! Il s’agit de la réforme du délai de prescription en matière pénale.

Il y a une bonne dizaine d’années qu’il était dans les tuyaux ce texte d’infamie dont la finalité est de permettre aux délinquants en col blanc d’échapper à la justice. Sans surprise, ce sont les sénateurs qui l’avaient introduit, mais ce sont les députés qui l’ont fait passer, subrepticement, bien planqué dans une loi plus générale portant réforme de la prescription en matière pénale.

Depuis 1935, la Cour de cassation avait décidé de faire démarrer ce délai de prescription non pas à la date de l’infraction, mais à la date de la découverte des faits par la justice. Ceci parce que les délits en question – magouilles fiscales, fausses facturations, emplois fictifs, etc. - sont forcément dissimulés, difficiles à découvrir et s'étalent dans le temps.

Eva Joly qui a été magistrate chargée de plusieurs dossiers politico-financiers (affaire Elf, affaire Tapie) estime que « Beaucoup d’abus de biens sociaux dans les mairies ou les grandes entreprises ne sont généralement découverts qu’en cas d’alternance politique ou de changement d’actionnaire – ce qui n’intervient pas tous les quatre matins. » De même précise-t-elle « Certains abus de faiblesse sur des personnes âgées ne sont découverts par les héritiers que longtemps après les faits. » Enfin « Et si on découvrait aujourd’hui d’énormes malversations sur des rétrocommissions en marge d’un contrat de vente d’armes en 2004, ou des flux libyens, pourquoi se priverait-on de les poursuivre ? » lien

La prescription fixe un délai au-delà duquel les infractions sont considérées comme trop anciennes pour pouvoir être poursuivies par la justice. La date butoir introduite par le Sénat et voté par l’Assemblée nationale raccourcit le délai maximal à douze ans « après les faits ». Autrement dit en 2017, sont considérés comme prescrits les délits antérieurs à 2005. Ainsi, avec ce texte, l’affaire des frégates de Taïwan (500 000 millions de pots-de-vin dont une partie est revenue dans les poches de politicards véreux sous forme de rétrocommissions), l’affaire de Karachi (rétrocommissions sur des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite dans les années 1990, soupçonnées d’avoir alimenté la campagne de Baladur et ayant occasionné un attentat ayant fait quinze morts, dont onze ouvriers français), l’affaire de la banque UBS (plus de 12 milliards d’euros d’avoirs qui ont échappé au fisc français) ne pourraient pas être poursuivis.

On voit dès lors à qui profitera cette loi scélérate à l’avenir…

Un qui voyait arriver cette loi sans déplaisir, c’est le ci-devant Fillon François puisqu’une partie des faits litigieux concernant sa femme sont antérieurs à 2005. Avec cette loi, ces faits étaient prescrits!

L’article 4 de la loi prévoit que la réforme ne pourra pas s’appliquer rétroactivement à des affaires qui ont déjà donné lieu à « la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique » au moment de son entrée en vigueur. Le Parquet financier ne s’est pas fait avoir et a « mis en mouvement l’action publique » en confiant l’affaire à trois juges d’instruction empêchant ainsi que les faits antérieurs à 2005 ne passent à l’as.

Et c’est sous une législature de gauche, en fin de mandature, qu’une telle loi a été votée. On s’étonnera ensuite du rejet maintenant viscéral de tout le personnel politique, les bons payant pour les mauvais. Quant à Marine, elle doit tangenter l’orgasme.

Lamentable.

 

Illustrations X - Droits réservés

 

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24/02/2017

Au bistro de la Toile: putain de profit à tout crin !

- Tè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro…  « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la kon irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous kons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

- Oh ! Victor, bois un peu de tisane de Sainte-Marthe : le « flaille » contient de la badiane, c’est très bon pour les boyaux de la tête. Ça te soignera le tracsir !

- Merci Loulle. Quand même, il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

- Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on se gele les aliboffis… Alors lâche-nous les « moon-boots » avec ça !

- Chante Coco ! Chante ! Ça ne durera pas. Quand on se gèle les couilles, quand on subit des cyclones ou des pluies catastrophiques, quand on crève de chaleur et de sécheresse, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le Gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi kons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. La banquise du pole nord atteint cette année la taille d’un string ! Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Sept milliards et demi aujourd'hui, au moins dix milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

- Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

- C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canards gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

- Il nous reste combien de temps au juste ? C'est pour quand la fin du monde, c'est pour après les élections ?

- Au moins le temps de remettre ma tournée. Amen…moi à boire, ça m’a donné soif !.-

- On attendra la fin du monde dans une vigne !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus

 

22/02/2017

Au Bistrot de la Toile : dentiste, Sécu, mutuelles.

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- Oh ! Victor, t’en tire une gueule. On dirait Fillon…

- Bof. J’ai une ratiche qui demande le divorce. Alors je vais aller voir ma dentiste vers midi.

- Les arracheurs de dents n’ont pas bonne presse. On leur reproche de faire leur beurre sur le dos à la fois des prothésistes et de la Sécu.

- Ce n’est pas faux. Ils font souvent des culbutes dans les grandes hauteurs avec les fausses ratiches.

- Et comme la Sécu ne rembourse qu’une poignée de figues, il faut avoir une bonne mutuelle…

- Oui et non. Tiens, moi je n’ai pas de mutuelle parce que ça ne sert à rien sinon engraisser des organisations qui ont oublié depuis longtemps leur genèse sociale. Ce sont des machines à pomper le fric.

- Ça ne sert à rien, ça ne sert à rien. Tiens, tu vas le savoir s’il te faut faire un râtelier pour pouvoir continuer à croûter tes gardianes de taureaux ou tes côtes de bœuf marchand de vin !

- Ouais. Et bien je paierais. Peut-être mille, deux mille euros et même plus si affinités. Mais c’est une dépense ponctuelle, rare. Je ne vais pas me faire faire des crocs d’occase chaque semaine, pareil pour les lunettes, pareil pour un éventuel reste à payer pour une hospitalisation. Alors que les cotisations des complémentaires, c’est chaque mois. Et ça coûte la peau des klaouïs, entre 100 et 200 euros par mois selon l’âge, la santé, les « risques » couverts. C’est bien plus cher que de payer de sa poche, ponctuellement, un râtelier, des binocles ou un supplément à l’hosto. Ceci d’autant plus que si tu as une maladie grave, tu es pris en charge à 100 % par la Sécu !

- Mouais… Ça se tient comme calcul.

- La Sécu, Fillon veut la flinguer pour refiler le gâteau à ses potes des assurances privées. Il est dans la droite ligne de tous ceux qui veulent faire table rase de toutes les conquêtes sociales de la Libération, du Conseil national de la Résistance.

- Et c’est quoi a tactique pour la mise à mort de la Sécu ?

- On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit !) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s’appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C’est de l’action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l’abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentées comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C’est le cas de l’Accord national interprofessionnel (ANI) qui a rendu obligatoire, depuis 1er janvier 2016, l’adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d’entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés sont ainsi obligés de souscrire des contrats collectifs d’entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Les grands groupes sont donc en train de balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo-avancée sociale va encore accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture diffère d’une entreprise à l’autre. Il va de soi que les employeurs optent pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui veulent plus de couverture doivent se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les me (r) dias aux ordres…

- Oui mais alors, on fait quoi ?

- On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. À défaut d’un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d’assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l’assuré, le versement volontaire d’une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non (les frais de fonctionnement de la Sécu étant de 3 % contre 15 % chez les assureurs privés qui se goinfrent et ne prennent que les petits risques). Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l’argent pour payer des complémentaires d’entreprise, pourquoi n’en auraient-elles pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

- On voit bien qu’il s’agit d’un plan sournois pour saccager et faire disparaître la Sécu au profit de grands groupes privés. Il y a longtemps que les grands groupes d’assurance et de la finance en rêvent !

- Ne nous laissons pas dépouiller. La santé ne doit pas être une marchandise.

- Allez, à la nôtre ! Un bon coup de rouquin, ça va te désinfecter le clapoir !


Illustration: merci au regretté Chimulus

20/02/2017

Migrations : elles sont pensées, planifiées, organisées par l’ONU !

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Vendredi et samedi 16 et 17 février 2017 s’est tenue au siège de l’Onu à New York la quinzième rencontre sur les migrations internationales (« Coordination Meeting on International Migration »).

L’Europe ultralibérale facilite sournoisement les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. lien

Si l’on en croit les me (r) dias 160 000 personnes ont défilé à Barcelone en faveur de l’ouverture des frontières aux migrants aux cris de « Notre pays est votre pays ». Il paraît qu’il en a été de même dans d’autres grandes villes européennes. Ce qui implique une coordination de ces manifs, une organisation et donc une volonté clairement affirmée de favoriser la venue de centaines de milliers voire de millions de migrants. D’où on peut déduire que les circonstances (guerres, famines, instabilités politiques, etc.) qui poussent des populations entières à quitter l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir en Europe ne sont pas dues au hasard mais bien le produit d’une volonté sinon occulte du moins bien cachée.

Les patronats européens ainsi que les « zéconomistes distingués » rêvent de cette main-d’œuvre nombreuse, taillable et corvéable à merci, nouveaux clients venant remplacer des populations européennes vieillissantes donc consommant moins, avachies qu’elles sont par des décennies de propagande insidieuse afin de « rendre leurs cerveaux réceptifs à CacaConla ». Il n’est pas venu à l’idée des « zélites » ni à Frau Merkel qu’en Europe, au lieu d’une concurrence sociale généralisée et une précarité organisée, une politique sociale généreuse et rassurante pourrait rendre à nos femmes l’envie de faire des enfants ! Ni que cette mutation ethnique et civilisationelle ne se ferait pas sans soubresauts puisque les « nouveaux Européens » sont pour l'essentiel mahométans.

La bien-pensance bisounours a glosé sur ce qui a été appelé « le grand remplacement ». J’ai moi-même pouffé de rire et haussé les épaules devant cette énormité.

Et pourtant il apparaît que ce remplacement des populations européennes par des populations venues de zones à forte natalité a été depuis longtemps pensé, théorisé, voire organisé. Et pas par n’importe qui : par… l’ONU !

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un défenseur acharné des migrants. Pendant dix ans, il a dirigé le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Sa conviction maintes fois affirmée : « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et elle ne s’arrêtera pas ». Il estime donc qu’il faut « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». Tout un programme. Que l’ONU, maintenant sous la coupe de ce pittoresque Portugais, va s’efforcer de mettre en œuvre.

Vous n’y croyez pas ? C’était aussi mon cas. Voilà pourtant un document officiel qui a de quoi ébranler les plus solides convictions altruistes :

 

Communiqué de presse

Nouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par
la Division de la population des Nations Unies

La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité.

Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995 et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l’âge médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’âge médian augmentera de 41 ans en 2 000 à 53 ans en 2 050. Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2.

Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse fécondité (Allemagne, États-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas on considère différents scénarios pour la période 1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.

Les principaux résultats de ce rapport comprennent :

Les projections indiquent que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité. Par contre, la population des États-Unis augmentera de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations Unies indique que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre 1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle des États-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions en 2 050.
Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible.
Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration, relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration observés dans les années 1990s suffirait à peu près à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration observé dans les années 1990s. La République de Corée n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par contre, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis pourraient conserver leur nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans le passé récent.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations Unies. La seule exception concerne les États-Unis.
Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en âge de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des États-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2 050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie.
Relativement à la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations d’âge actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année de 6 500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6 000. Les États-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1 300 immigrants annuellement par million d’habitants.
Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.
En l’absence d’immigration, on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l’âge actif à environ 75 ans.
Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il faut examiner comprennent : (a) les ages appropriés pour la retraite ; (b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées ; (c) la participation à l’activité économique ; (d) les montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités ; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration de grand nombre d’immigrants récents et de leurs descendants.

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On peut accéder à ce rapport sur le site internet de la Division de la population

(http://www.un.org/esa/population/unpop.htm). Pour plus d’information, s’adresser au bureau de Mme. Hania Zlotnik, Directeur de la Division de la Population, Nations Unies, New York 10017, USA ; tel : +1-212-963-3179, fax +1-212-963-2147.

Autres liens :

http://www.un.org/esa/population/publications/migration/pressfr.htm

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/docs/MigrationReport2015.pdf#page = 7

http://www.un.org/en/development/desa/population/migration/publications/migrationreport/migreport.shtml

http://www.un.org/esa/population/unpop.htm

http://webtv.un.org/meetings-events/watch/part-3-fifteenth-coordination-meeting-on-international-migration-organized-by-the-population-division-department-of-economic-and-social-affairs-desa/5327605123001

 

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17/02/2017

Au bistro de la Toile : « Moi, président ! - Non, moi ! - Pas du tout, moi »

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- Fatche, Victor, ça s'agite grave dans le panier à crabes politique ! Ce pauvre Fillon qui a les flics qui lui file le fion, Macron qui se repent en Algérie, se répand dans les gazettes et file des boutons à bien du monde, Hamon, Mélenchon, Jadot qui proclament tous qu'il « faut s'unir » mais dont aucun ne veut lâcher le calendos. Manque plus que Beyrou qui a des fourmis dans les paturons !

- Çà distrait le bon populo tout ça Loulle. Et ce n'est pas nouveau. Tiens, écoute ce que disait Aldous Huxley en 1939…

- Qui ? Aldo Sexuel ? Qu'est-ce qu'il a dit celui-là ?

- Ah, il avait la vista celui-là, « Aldo Sexuel » comme tu dis. Ecoute plutôt : « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes innées.

Ensuite on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessants d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humain. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. »

.- ..teng ! C'est vrai qu'il voyait loin Aldo Sexuel. 77 ans après, c'est exactement ce qui se passe.

- Sacré visionnaire le mec… Hélas. Dès lors toutes les couleuvres que veulent nous faire avaler les politicards se digèrent. Ils mentent comme ils respirent et sont pour la plupart au service d'une petite kleptocratie internationale. Il y a des liens structurels et des intérêts croisés entre les politiques au service du capital et les affairistes financiers, prédateurs de l'économie, des entreprises et de l'emploi et les médias propriétaires des mêmes affairistes. Dix milliardaires possèdent l'essentiel des grands médias français.

Marine vole le programme social de Mélenchon sans avoir évidemment la moindre intention de le mettre en place si elle gagne (Que Bacchus nous protège de cette horreur!). Tout comme le Sourcilleux de la Sarthe, elle magouille sans vergogne avec les emplois fictifs. Fillon, il peut s'agiter tant qu'il veut, il est cramé.

- Et Macron ? Parle-nous un peu de celui-là.

- C'est la petite bête qui monte, qui monte… Choisi par le patronat et adoubé par les Bilderberg, l'ex employé de Rothschild a tout l'avenir capitaliste devant lui. Tiens, il y a un exemple fort éclairant concernant ses accointances avec ceux qui tirent les ficelles des marionnettes politiques. C'est l'affaire du rachat de SFR. Bouygues était en concurrence avec Drahi, ce sulfureux citoyen israélien, « évadé fiscal » pompant son pognon en France, vivant en Suisse et ayant sa holding, Altice, au Luxembourg. Montebourg, alors ministre de l'économie y était opposé pour ces raisons. Puis voilà qu'arrive Macron à Bercy. Et tout de suite il débloque l'affaire au profit de Drahi. Celui-ci, il est surtout riche de ses dettes. Enormes. Il achète ses proies en utilisant la méthode crapuleuse dite LBO dont le mécanisme consiste à emprunter auprès des banques l'argent qu'on n'a pas ou qu'on ne désire pas investir et à ensuite rembourser la dette contractée en se payant sur la bête, c'est-à-dire à dégager des profits en liquidant massivement les emplois. Chez SFR, c'est le tiers des salariés qui a été lourdé (5000 sur 15000) pour engraisser les prédateurs et leurs complices politiques.

Drahi doit bien un petit coup de main à sa marionnette Macron, non ? Et comment il lui renvoie l'ascenseur à Macron, le Drahi ? Très simple, et qui ne lui coûte rien : il met la puissance de bourrage de crânes de ses organes de presse – BFM-TV, RMC, Libération, L'Express, L'Expansion, L'Etudiant, et son influence sur les instituts de sondage - au service du petit Macronet.

- Ben dit donc ! Ca ne donne pas trop envie de voter tout çà. Et la gauche alors ? Hamon, Mélenchon, Jadot ? S'ils arrivaient à s'entendre, ils pourraient créer la surprise, non ?

- Le problème, c'est qu'aucun, à part Jadot, ne veut lâcher l'espérance de fromage au profit de l'autre. Alors faisons un peu de math :

Mélenchon : chances d’arriver au second tour = 0 (hélas, car je vote habituellement pour lui)
Hamon : chances d’arriver au second tour = 0
Jadot : chances d’arriver au second tour = 0

0+0+0 = 0

Il faut donc trouver un dénominateur commun. Pour cela il conviendrait que chacun mette une peille sur son égo. Et alors, retirer leur trois candidatures au profit d’une seule.

- Qui ?


- TAUBIRA ! Vraiment de gauche, un peu la grosse tête mais pas trop, grande culture, charisme certain, très bonne oratrice, et en plus femme et « issue de la diversité » comme on dit.

Et ça aurait de la gueule, non ? On serait peut-être battu, mais avec panache !

- Pas mal. Allez, Zoù, à la nôtre !

 

Illustration; merci au regretté Chimulus

15/02/2017

Les ONG et le juteux trafic des migrants à travers la Méditerranée.

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Cedric Herou, ce paysan de la vallée de la Roya condamné symboliquement par le tribunal correctionnel de Nice à une amende de 3 000 euros avec sursis, devient une sorte de symbole de l’aide aux migrants. Son délit : avoir introduit en France des migrants depuis l’Italie. Le Parquet niçois était plus virulent que les juges puisqu’il reprochait au jeune militant, en plus d’avoir fait entrer illégalement des migrants enfants, le fait d’avoir détourné la loi de décembre 2012 accordant l’immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire et désintéressée aux migrants. Il avait requis huit mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi que la confiscation de son véhicule, et un usage limité de son permis de conduire aux seuls besoins de sa profession.

Ça, c’est la façade, c’est ce que nous montrent les médias « mènestrims ». Mais comment les gentils migrants gentiment aidés par le gentil paysan des Alpes-Maritimes sont-ils arrivés à Vintimille ?

Hors des canaux de la grande presse, des informations pour le moins dérangeantes circulent depuis quelques semaines sur la Toile. Elles donnent un éclairage nouveau et qui laisse abasourdi sur le problème des migrants : on peut lire que « Les ONG introduisent clandestinement des immigrants en Europe à l’échelle industrielle ». À la base de ces docs : GEFIRA 

Les enquêteurs de ce mouvement disent tirer ces conclusions de l’observation de mouvements étranges entre les côtes Africaines et l’Italie (http://marine-traffic.com/ et http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php). Et ils en auraient déduit l'existence d'actions qui sortent du cadre du pur humanisme : une immigration manifestement organisée, non éligible, donc clandestine. Info ? Intox ? Libé a tenté d’intoxiquer en « désintoxiquant » cette info. Mais l’OJIM (observatoire des journalistes et de l’information médiatique) a solidement dézingué cette pseudo « désintox » http://www.ojim.fr/le-financial-times-confirme-lintox-de-liberation-et-arte/

Revenons donc à ces infos qui disent en substance que les ONG, les passeurs, la mafia, de mèche avec l’Union européenne, auraient expédié des milliers d’illégaux en Europe sous prétexte de sauver des gens, aidés par la garde côtière italienne qui a coordonné leurs activités.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Les faits : « Les trafiquants d’êtres humains entrent en contact avec la garde côtière italienne à l’avance pour recevoir leur soutien et ramasser leur cargaison douteuse. Les navires des ONG sont dirigés vers la « zone de sauvetage », même si ceux qui doivent être secourus sont toujours en Libye. Les 15 navires que nous avons observés appartiennent à ou sont loués par des ONG. Ils ont régulièrement été vus quittant leurs ports italiens, cap au sud, s’arrêter sur le point d’atteindre la côte libyenne, ramasser leur cargaison humaine, et refaire le voyage de 260 miles vers l’Italie, bien que le port de Zarzis en Tunisie soit seulement à 60 miles du spot de secours. »

Ça, c’est que dit Gefira. Il faut recouper.

Le 15 décembre, le Financial Times, peu suspect d’accointance avec les sites qui dénoncent la propagande médiatique sur les clandestins, publie un article avec le titre suivant « les douanes européennes accusent des organisations humanitaires de collusion avec les passeurs de migrants ».

L’article indique que Frontex, l’organisation de contrôle des frontières extérieures de l’Europe, a constaté que lors des opérations de sauvetage en haute mer des indications ont été données par des ONG à des migrants – avant le départ de la terre ferme sur les côtes libyennes – sur la direction précise à suivre pour atteindre les bateaux des dites ONG. Ça recoupe l’information précédente.

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric. Mais il peut aussi y avoir une motivation politique camouflée. En effet, les activités de l’organisation basée à Malte, MOAS, par la traite des personnes vers l’Italie est la meilleure garantie que les migrants ne se présenteront pas sur la rive maltaise. (http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean). Et puis, pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’oeuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

MOAS (migrants offshore aid station) fait carrément son bizness sur le « sauvetage » des migrants clandestins. C’est une organisation qui ressemble à une énorme pompe à fric. La « mission » qu’elle proclame : patrouiller en Méditerranée à la recherche de migrants perdus en haute mer et les sauver de leurs mauvais bateaux, radeaux, dinghies pour les embarquer à bord de leur « navire amiral », le Phoenix. Ils utilisent même des drones pour repérer leurs cargaisons de malheureux. MOAS est dirigé par un Étasunien plutôt sulfureux, le dénommé Chris Catrambone qui a fait fortune en vendant des assurances en Irak et en Afghanistan et excelle à faire sa pube dans les médias.

Dans son équipage, quelques personnages, aussi sulfureux ayant des accointances avec l’armée privée de mercenaires étasunienne Blackwater (rebaptisée « Academi »), célèbre pour ses nombreuses « bavures » en Irak.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que le Phoenix, bien que basé à Malte, n’amène jamais ses cargaisons dans cette île mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

À noter encore que sur les belles images de « sauvetages » dont nous abreuvent les télés, il fait toujours beau, sur une mer d’huile. Belle mise en scène.

Huit ONG ont transporté à elles seules avec leur service de navette, en moins de deux mois, 14 954 immigrants clandestins (sur 39 192 en tout). Il s’agit bien d’un trafic d’êtres humains à l’échelle industrielle.

Les navires utilisés en permanence par les ONG au large de la côte libyenne

Le Phoenix est l’un des deux navires MOAS. Le navire est régulièrement repéré dans les eaux territoriales de la Libye. Il est enregistré au Belize, en Amérique du Sud. Cependant, le navire est détenu et exploité par les Maltais pour amener les immigrants en Italie. Site Web

Le Topaz Responder, un navire d’intervention d’urgence qui mesure 51 mètres, qui accueille deux canots de sauvetage rapides. Le navire est géré en association avec MSF. Ceci est l’un des trois ferries qui peuvent transporter des centaines de personnes d’un seul coup. Le navire est immatriculé aux îles Marshall. Site Web

Le Luventa est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas et détenu par l’ONG allemande Jugend Rettet.

Le Golfo Azzurro est utilisé par le néerlandais « Boat Refugee Foundation ». Golfo Azzurro opère sous le pavillon du Panama. La Fondation affrète le navire pour un prix symbolique. Site Web

Dignity 1 est enregistré sous le pavillon du Panama. Gefira pense que le navire appartient à Médecins Sans Frontières.

Le Bourbon Argos est un navire de Médecins Sans Frontières. Il est l’un des trois navires utilisés pour transporter les gens de navires plus petits vers l’Italie. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon du Luxembourg. Site Web

Le Aquarius est l’un des nombreux navires gérés par Médecins Sans Frontières. Il est enregistré sous le pavillon de Gibraltar. Site Web

Le navire Vos Hestia search and rescue, affrété par l’organisme de bienfaisance Save the Children, comme la plupart des navires d’ONG, est sous la supervision du site Web de la Garde côtière italienne Save the Children.

Proactiva Open Arms exploite l’Astral. Gefira dit l’avoir observé à plusieurs reprises dans les eaux territoriales libyennes. Le navire a disparu sur une base régulière à partir des sites de suivi AIS. Site Web

Le MS Sea-Watch I est possédé par une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med, un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le MS Sea-Watch II appartient à une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et ils exigent un passage libre et sûr en Europe. Site Web

Le Audur est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas. Gefira ne sait pas à qui appartient ce navire.

Le MS Sea-Eye est possédé par Sea-Eye-eV. Michael Buschheuer de Regensburg, en Allemagne, et un groupe de la famille et amis ont fondé l’organisme sans but lucratif de sauvetage en mer Sea-Eye eV. Site Web

Le Speedy est un hors-bord appartenant à Sea-Eye-eV. Le navire est confisqué par le gouvernement libyen. Site Web

Le Minden est possédé par l’organisation allemande Lifeboat. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon de l’Allemagne. Site Web

Voilà quelques éléments qui accréditent la thèse d’une organisation multiple dont la finalité est d’amener un maximum de migrants en Europe. À noter la présence d’associations qui luttent pour une ouverture totale des frontières, pour une Europe passoire.

À vous de juger

 

Sources :

http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean

Caught in the act: NGOs deal in migrant smuggling”

https://gefira.org/en/2016/11/16/moas-is-there-to-pick-you-up/

https://gefira.org/en/2016/11/16/ngos-armada-for-the-coast-of-libya/

http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php

http://marine-traffic.com/

http://www.humanite.fr/en-sicile-le-business-des-migrants-est-plus-rentable-que-la-drogue-573036



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13/02/2017

Taxer les robots ? Hamon en parle, l’Europe y pense aussi.

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J’ai entendu sur une radio je ne sais plus quel « économiste distingué » - distingué peut-être mais plein de morgue et de mépris pour la piétaille - gloser sur l’idée de « taxer les robots », en appuyant sur le retard de la France en matière de robots (3 fois moins nombreux chez nous qu’en Allemagne, 2 fois moins qu’en Italie). Ce sont des réalités : il y a moins de robots en usine en France parce qu’il n’y a plus d’usines ! (Enfin, presque plus). Innombrables sont celles ont été bradées à des fonds financiers voyous qui prennent la trésorerie, les brevets, le savoir-faire, les commandes puis ferment, lourdent les salariés et, au mieux, déménagent les machines et rouvrent en Pologne, Slovaquie ou Roumanie, au pire disparaissent de la circulation en laissant le personnel sur le carreau, à la charge de la société.

N’en déplaise à ce monsieur, l’idée d’Hamon de taxer les robots est loin d’être ridicule. L’Europe s’intéresse de très près au problème de l’invasion des robots et la commission juridique du Parlement européen a adopté un amendement pour la mise en place d’une pénalité financière, peu ou prou la même que propose Benoît Hamon.

Bien sûr qu’il faut taxer à un taux différentiel en fonction de leur utilité non seulement les robots des usines mais il faut aussi et surtout faire payer toutes ces machines (caisses automatiques d’autoroute, d’hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

Bien sûr la carte vitale facilite le travail des médecins et simplifie les remboursements, mais… que sont devenus les employés qui saisissaient les feuilles de Sécu ? Bien sûr celle-ci va économiser de l’argent, mais les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. Alors le revenu universel trouve tout son intérêt pour ne pas désespérer non seulement les caissières mais aussi les paysans.

Taxer les robots n’est pas une réaction contre le progrès, au contraire. Il ne s’agit pas de « brûler les métiers à tisser » mais de mettre en place une taxe équitable.

Derrière cette idée, il y a les travaux d’un Anglais de France, John Mitchell. Il veut taxer ces machines mangeuses d’emplois en leur collant la « cotisation ROSE ». Rose pour « Robots, ordinateurs et systèmes experts ». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

Le raisonnement de John Mitchell est le suivant : « A job égal, les salariés ne sont pas compétitifs avec les machines, d’abord parce qu’ils sont moins efficaces, ensuite parce qu’ils représentent de lourdes charges sociales pour l’employeur. L’idée de la cotisation Rose est donc de rétablir l’équilibre pour qu’il n’y ait pas de « concurrence déloyale » accrue entre humains et machines, lesquelles doivent devenir les « nouvelles vaches à lait ». En faisant payer une taxe sur les robots, ordinateurs et systèmes experts, la compétition se réduirait, le chômage aussi.

La cotisation Rose frapperait les petits ordinateurs comme les gros systèmes, lecteurs de cartes, distributeurs, robots, pompes à essence automatiques, billetteries, trieuses postales et serait une « taxe sur la capacité de production » basée sur un ratio de son invention, le Mac/Man (Machine/homme), évaluant la capacité de production d’une machine par rapport à l’homme. Serait ainsi établie une cotisation mensuelle sur tous les robots, ordinateurs et systèmes experts à un taux en fonction de leur capacité de production mesuré en équivalent-hommes qui serait la base de la taxation. Comme la puissance fiscale des véhicules est mesuré en équivalents-chevaux.

Les gains de productivité ne profitent pas à tous. Les machines au lieu de libérer l’homme en diminuant sa charge de travail le privent parfois totalement de son emploi. La cotisation sociale sur les machines rééquilibrerait l’injuste compétition entre la machine et l’homme.

Il y en a là du pognon a prendre ! ! Et une idée formidable dans le droit fil de la justice, de la liberté retrouvée, de l’égalité homme-machine, de la fraternité (?!) patron-employés.

Voilà. Benoît, voilà Jean-Luc. Y a plus qu’à…

Et puis ROSE, ça doit vous rappeler quelque chose ?

 

Sources :

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legisla...

https://www.developpez.com/actu/100362/Les-robots-et-IA-p...

https://www.developpez.com/actu/111150/Emploi-l-intellige...

https://www.developpez.com/actu/110805/L-IA-pourrait-fair...

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legisla...


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