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29/10/2014

L'Ukraine selon Monsanto et consorts.

ukraine moissonneuses.jpg

 

L’interdiction de culture des OGM dans ce pays va-t-elle être levée ? C'est fort probable et ce sera le gros lot pour Monsanto et autres multinationales étazuniennes et européennes.

 

Selon l’Oakland Institute « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « l'Ukraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont ».

 

Hummm ! Y a bon l'Ukraine ! De belles et grasses terres noires parmi les plus fertiles du monde. Un pays qui fut le grenier à céréales de l'URSS et même de l'Europe. Toujours selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays ». Ben voyons. Pourquoi se gêner ? On a maintenant un gouvernement « légal » ouvertement à la botte des USA et de l'UE, faut en profiter pour sucer jusqu'au bout les richesses de ce pays. Il y a longtemps déjà que des « fondations » étazuniennes ont mis en place les conditions de ce pillage (Maidan ne fut que la partie émergée de l'iceberg). On comprend que ce pactole excite jusqu'à l'érection les multinationales euro-atlantiques ! Et on oserait interdire les OGM ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête !

 

En mai 2013 Monsanto a investi 140 M$ dans une usine de production de semences conventionnelles en Ukraine. Ça, c'est la première étape. Mais plusieurs associations regroupant les plus gros agriculteurs ukrainiens ont fourni aux lobbies chargés de manipuler le parlement un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées », amendements dont les termes coïncident avec l’accord d’association UE-Ukraine. Ça, c'est la seconde étape.

 

Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto, Jesus Madrazo, déclara dans une conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur ». Cet « environnement favorable », ils l'ont maintenant avec le régime godillot mis en place. Dès lors, la voie peut être largement ouverte à l'achat par les multinationales et les banksters euro-atlantiques des plus riches terres de ce pays ruiné, ainsi qu'à l'implantation des OGM.

 

Ah ! La guerre, ça a du bon. Pour les banksters et le capitalisme financier...

 

Photo X - Droits réservés

 

Sources :

http://en.interfax.com.ua/news/press-conference/173536.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ukraine-pendant-que-les-fascistes-158428

http://www.oaklandinstitute.org/press-release-world-bank-and-imf-open-ukraine-western-interests

http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/vague-privatisation-en-ukraine-femeture-mines-donbass-ue-usa-se-partagent-pays/

http://monsantoblog.com/2013/12/19/monsanto-and-its-commitment-to-ukraine/

 

* * * * * * * * * * * * * * *

 

Et n'oublions pas de déboucher une bouteille à la mémoire de notre cher Tonton Georges Brassens, qui est allé baguenauder dans les vignes du seigneur voilà 33 ans.

 

 

ukraine,ogm

 

http://www.youtube.com/watch?v=aOvcTl_6VpQ

 

 

 

28/10/2014

Rémi Fraisse, 20 ans, mort pour le maïs.

barrage sivens manif.jpg

 

Il serait mort « d’une bombe ». Dans le Tarn. De nuit. Au cours d’une manif durement réprimée par les « forces de l’ordre » contre la construction du barrage sur le Tescou, plus connu sous le vocable de « barrage de Sivens ».

 

On bombarde dans le Tarn maintenant ? Comme en Syrie ? Comme en Irak ? Pas tout à fait tout de même mais un jeune homme de 20 ans, étudiant réfléchi, conscient de ses devoirs de défense de son univers de vie, est mort. Et pas de peur…

 

Alors c’est quoi ce barrage qui tue ? Dont on n’avait jamais entendu parler hors du terroir concerné ? Il s’agit d’un mur en béton de 12 mètres de haut sur 230 mètres de large, barrant la rivière. 48 hectares de forêts et de zones humides sont ainsi sacrifiés pour pouvoir irriguer…300 hectares. Cette irrigation profitera à 20, peut-être 30 exploitants(teurs) agricoles seulement cultivant la céréale la plus vorace en eau : le maïs.

 

Tenons-nous en aux chiffres. Le coût de l’ouvrage s’élèvera à 8,5 millions d’euros. Il stockera 1.400.000 m3 d’eau. Ce qui fait plus de 6 euros le m3 d’eau stockée. Même la Saur ou Véolia n’oseraient pas vendre l’eau potable à ce prix ! Alors pour de la simple eau d’arrosage… Ça fait aussi plus de 28.000 € par hectare irrigué, à comparer au prix moyen des terres agricoles dans le Gaillacois – dans les 5.000 € (cette moyenne incluant aussi les vignobles, beaucoup plus chers que les terres à maïs !). Au fil des ans, il ne reste plus que 20 agriculteurs bénéficiaires, ce qui fait 425.000 € par exploitation ! Ben dis donc ! Ils se démerdent bien les « maïsiculteurs » (c’est leur nom) du Gers et du Tarn !

 

Les objectifs de ce barrage :

-         soutien d’étiage (30 %). En clair ça veut dire remettre de l’eau quand les maïsiculteurs en ont trop pompée

-          irrigation (30 %). C’est la constitution d’une réserve en cas de sécheresse.

 

Sécheresse : le mot est lâché. Avec les bouleversements climatiques, la sécheresse est de plus en plus présente dans le Sud-ouest. La logique et le bon sens voudraient que l’on cultive sur ces terres les plantes les moins gourmandes en eau. Oui mais ça c’est « le bon sens ». Dans la réalité, le « bon sens paysan » a depuis longtemps déserté les campagnes au profit…du profit immédiat, quel qu’en soit le prix. La culture du maïs continue donc de plus belle, avec de très fortes pressions pour introduire le pourtant honni maïs transgénique.

 

Cet ouvrage est porté à la fois par le Conseil général du Gers et par la Chambre d’agriculture de ce département. Le président de cet organisme corporatif, Henri-Bernard Cartier, est un farouche partisan de la construction du barrage.

 

Ah ! J’allais oublier : ce monsieur est aussi vice-président de la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG). La CACG appartient en partie aux Conseils généraux du Gers et du Tarn. C’est cette même CACG qui a fait les études justifiant la construction de ce barrage. Et c’est à la même CACG qu’a été attribué – entre autres - le marché de la construction de ce barrage.

 

Même les experts du ministère de l’écologie, mandatés par Ségolène Royal estime cet ouvrage surdimensionné et son utilité réservée à trop peu de bénéficiaires. Pourtant, ces « experts » considèrent que « les travaux sont trop avancés pour les interrompre ».

 

La France, état de droit ? On peut raisonnablement en douter puisqu’il suffit de mettre les « autorités » devant le fait accompli pour que ces « autorités » entérinent les décisions les plus aberrantes.

 

Tè! Mon foie gras, je l’achèterai dorénavant dans les Landes, plus dans le Gers ou le Tarn !

 

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27/10/2014

« Stress tests » des banques : bonjour l'enfumage !

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Les élections au Brésil, en Ukraine, en Tunisie, finalement on s'en fout. Ce qui intéresse nos têtes d’œuf, nos zéditorialistes, c'est que nos chères banques (très chères !) sont entrées en « résistance ». Eh ! Regardez-les, n'ont-ils pas fière allure les dirigeants du Crédit Agricole, de la BNP, de la Société générale, le front ceint du bandeau rouge, ou coiffés du béret du Ché, la kalash à la main ! Parce qu'ils ont réussi haut la main les « stress tests » de résistance des banques. Ouf. On est rassuré... Notre pognon est entre de bonnes (!!??) mains.

 

Les « stress tests », quésaco ? Une konnerie inventée pas les Etatzuniens pour enfumer (rendre confiance !!??) la populace, et qui a été reprise par la BCE. « Ces tests, conjugués à une « revue de la qualité des actifs » (AQR) des banques, visent à mesurer la capacité de résistance des banques à divers scénarios économiques, y compris un scénario « stressé » de récession, de montée du chômage, de chute des prix immobiliers et de ralentissement continu de l’inflation, pour déterminer si elles doivent lever des fonds propres afin de renforcer leur solvabilité. La BCE, qui soumet à ces tests quelque 130 banques de la zone euro, assumera à compter du 4 novembre la supervision de l’ensemble du secteur. »

 

Vous n'avez rien compris ? C'est normal, c'est fait pour ça. C'est de la novlangue. Il ne faut pas que vous compreniez des choses simples.

 

Les grosses têtes de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont planché sur un « ratio » clé : le bien connu (!!??) chez les novlanguiens Core Tier One (CET1). C'est quoi ce truc ? Ben, simplement le pognon (fonds propres) que la banque doit avoir en caisse par rapport à ce qu'elle prête (ses engagements). Ce « ratio » (rapport) est, selon la réglementation européenne, de 8%. En clair, ça veut dire qu'une banque peut prêter 100 euros avec seulement 8 euros en caisse ! Le reste alors c'est quoi ? Ben, du vent, du bidon, de la tchatche, de la dette ! Donc, en dessous de ce ratio de 8%, la banque va au piquet ! Pas bonne la banque. Elle vend un peu trop de dettes ! Faut rester correct : pas plus de 92% de dettes !

 

Comment faire pour être dans ce « ratio » ? Il n'y a pas trente manières, il n'y en a que trois :

  • en augmentant les fonds propres grâce aux résultats bénéficiaires de la banque (c'est-à-dire en pompant au max le client) ;

  • en faisant une augmentation de capital (en faisant cracher au bassinet les actionnaires bien gras);

  • en réduisant l'encours de prêts des banques (en serrant le kiki des PME-PMI et des particuliers).

 

C'est ce troisième choix qui est le plus courant. Ainsi, pour réussir ces « stress tests », donc pour passer sous les fourches caudines de la BCE, les banques ont réduit le volume de leurs prêts, en contradiction avec la seule justification de leur existence qui est de financer l'économie. Ainsi, pour réduire leurs propres risques, les banquiers « résistants » mettent en péril les acteurs de l'économie réelle que sont les PME-PMI.

 

Au fait, qui sont ces mauvais élèves ? En France, c'est seulement la très confidentielle « Caisse de refinancement de l’habitat » (CRH). Ailleurs les principales banques recalées sont, en Italie Monte Dei Paschi, Banca Carige, Banco Popolare di Vicenza et Banco Popolare di Milano ; au Portugal la BCP, en Autriche la Österreichische Volksbanken, en Grèce la Hellenic Bank, en Irlande la TSB.

 

Eh ! Á part quelques cancres soigneusement choisis pour ne pas être dangereux, les banques les plus importantes ont toutes réussi. Parce qu'elles ne peuvent évidemment pas échouer à ces « stress tests » bidon. Eh ! Si on nous dit que la BNP, la Société générale, le Crédit agricole ou même la Banque Postale ont échoué à ces « stress tests », quel va être notre réflexe naturel, très sain d'ailleurs : se précipiter le matin même au guichet de la banque et retirer tous notre pognon ! Et qu'est-ce qu'elles font ces banques marchandes de vents ? Elles plongent dans la journée. C'était la fameuse « menace Cantona » (« retirer votre pognon, tous, le même jour » qui les à tant fait trembler. Panique générale, faillites en chaînes, renflouement par l’État impossible, bref le bordel ! Humm ! Quel rêve gourmand... Dès lors, on comprend que l'examinateur (la BCE) y regarde à deux et même trois fois avant de remballer les élèves « too big to fail ».

 

Allez, on leur fait un peu panpan-cucul aux mauvais élèves, mais on va les aider à réussir. Ben voyons, avec notre fric.

 

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24/10/2014

Toubib or not toubib ? Je préfère ne pas être malade…

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Au village où j’accroche chaque année mon hamac pour mes quartiers d’été, quelque part à près de 1300 mètres, dans le Gévaudan, on a de nouveau un toubib. Espagnol. Fort compétent et éminemment sympathique. Podimos hablar castillan ambos… On est soulagé au village car il y a deux ans, on était resté des mois sans toubib. Dur, dur pour ce chef-lieu de canton de la cambrousse profonde… Vaut mieux être d’un acier bien trempé.

 

Il y a trois ans il était venu une docteure roumaine. Bien reçu car la municipalité a bien fait les choses : l’ancienne boulangerie, sur la place, face au bistrot, a été rachetée et transformée en cabinet médical bien conçu et bien équipé. Avec un coquet appartement de fonction juste au dessus. Malgré cela, il a fallu des mois pour que ce cabinet médical trouve son toubib, et la belle Roumaine n’y a pas fait de vieux os ! Après un an, elle a foutu le camp pour écumer d’autres cieux cambroussards. C’est un filon en Roumanistan : aller bosser en France. Savez-vous que 45 % des médecins et assistants médicaux roumains souhaitent quitter leur pays ! Pourquoi ? Parce qu’après six années d'études, un médecin en cours de spécialisation ne touche en Roumanie qu'un salaire de base de 220 euros, moins que le salaire moyen de 350 euros affiché dans les statistiques officielles du pays.

 

Selon l'Ordre des médecins français, le nombre de docteurs roumains pratiquant en France se multiplie à vitesse grand V. Par ailleurs, des milliers de professionnels sollicitent auprès du ministère roumain de la santé, une reconnaissance de leur diplôme à l'étranger. Et comme tous les Roumains éduqués parlent parfaitement le français, c’est pour nous une chance énorme.

 

Mais cette chance s’appuie sur le pillage d’un pays ami, éminemment francophile. Car ce sont les Roumains, pauvres parmi les Européens, qui ont investi leur pognon pour former ces toubibs. Et c’est nous, enfants gâtés gavés de l’Europe, qui profitons de ces toubibs…

 

Les mauvaises langues disent aussi que bien de ces toubibs d’importation sont des produits d’entrée de gamme : l’achat de diplômes bidonnés serait fréquent en Roumanistan…

 

Chez nous, les toubibs, dont les études ont été payées par la collectivité, donc par vos et mes impôts, rechignent à s’isoler dans les cambrousses. Il est plus facile de gagner du pognon en expédiant 40 clients (on ne peut plus dire patient…) par jour dans les villes du sud ou en région parigote que de se farcir les scrofules purulentes qu’il faut aller nettoyer souvent dans la gadoue, le brouillard, les merdes de vaches et parfois même la méfiance de populations isolées. Là, le 4x4 a une raison d’être…

 

Tè ! J’ai la rabia et même un peu la vergogne, alors pour retrouver ma fierté, je préfère ne pas être malade !

 

Illustration X – Droits réservés

23/10/2014

Au bistro de la toile : propos acariâtres mais lucides...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

- Alors Loulle, quelles nouvelles aujourd'hui dans tes canards ?

 

- Tè, je te lis le Midi-Libre : « C'est un coup de fil qui est venu annoncer la nouvelle à chaque famille. Trois jeunes de Lunel, dans l'Hérault, sont morts lors d'un bombardement de l'armée syrienne, le week-end dernier en Syrie, non loin de la frontière avec le Liban. Un quatrième est décédé quelques jours plus tard, des suites de ses très graves blessures. Ces quatre garçons, âgés entre 19 et 30 ans, étaient partis pour certains depuis près d'un an, quelques mois pour un autre, avec la volonté d'accomplir le Jihad en Syrie. Trois d'entre eux sont issus de familles de confession musulmane (deux sont de la même famille), le dernier était, par contre, converti. Tous leurs proches sont aujourd'hui anéantis, oscillant entre douleur et colère. Et ne sachant pas s'ils pourront, un jour, enterrer les corps des disparus. » Si c'est pas malheureux, des konneries pareilles. Aller se faire flinguer pour des idées à la kon.

 

- Eh ! Sans compter que ça fait 288 vierges qui se sont faites péter la rondelle ! Bien sûr que c'est malheureux Loulle. C'est surtout significatif d'un échec de la politique d'immigration européenne, et d'un angélisme criminel des autorités qui, depuis Giscard et son tristement fameux « regroupement familial », ont laissés se créer des ghettos où se sont regroupées des milliers et maintenant des millions de personnes dont beaucoup ne font rien pour s'intégrer au pays qui les accueille, et dont certains se déclarent ouvertement comme ennemis de ce pays. Les quatre débiles dont tu parles sont de ceux-là. Ils se sont fait flinguer ? Tant mieux. Ils ne risqueront pas de revenir massacrer chez nous. Ou de convertir à leur fanatisme des crétins attirés par la promesse de pouvoir tuer, violer, assouvir leurs pires penchants en toute impunité. Ce problème devient crucial. Il n'y a qu'à voir ce qui vient de se passer au Canada qui paie au prix fort son angélisme et sa naïveté politique. Il faut que ces connards sachent que s'ils partent « au jihad », ils ne reviendront que les pieds devant. Si on retrouve leurs pieds qui puent pourtant moins que leur cervelle...

 

- Ouais, mais tous ne se feront pas flinguer « au jihad ». Certains voudront revenir...

 

- Revenir pour quoi ? Pour massacrer ici ! Ils se sont déterminés comme ennemis de la France, l’État français doit à ses citoyens de les débarrasser de ces tueurs. On est en guerre, mais une forme de guerre nouvelle. Contre laquelle ce ne sont pas des Rafales ou même des régiments de paras qu'il faut, mais du renseignement par l'infiltration des milieux suspects et des forces spéciales sans états d'âmes pour se débarrasser définitivement des tueurs en situation de revenir sur le territoire national.

 

- Et en faire des martyrs ?

 

- Bidon... Pour lutter contre la prolifération de ces idées, il n'y a que l'éducation. Seulement il suffit de quelques poignées d'abrutis pour foutre en l'air toute une classe. Les jeunes « des quartiers » ont en mains tout ce qu'il leur faut pour s'en sortir. Tout, sauf la volonté, le courage de bosser pour honorer leurs parents qui sont venus du bled trimer en France pour, justement, que leurs enfants aient un avenir meilleur que le leur. Mais non, ils se complaisent dans une victimisation pleurnicharde, et font honte à la génération de leurs parents. Leurs vrais dieux sont le fric facile en dealant du shit, les grosses bagnoles « empruntées », les fringues « de marque » et leur sous-culture de chiotte de rap.

 

- Tu ne serais pas un peu négatif ce matin Victor ?

 

- Ouais, c'est vrai. Il n'y a pas que ces kons. Mais ce sont ceux-là que l'on voit. Et pendant ce temps, notre François-va-t'en-guerre nous implique dans le merdier du Moyen-Orient ! Comme si on avait quelque chose a y faire sinon prendre des coups, ici, en retour... On bombarde cet « État islamique » parce qu'ils sont barbares, qu'ils décapitent, qu'ils égorgent, qu'ils coupent mains et pieds, qu'ils lapident les femmes. On est donc dans cette guerre alliés de qui ? De l'Arabie saoudite ! Et qu'est-ce qu'ils font nos « amis » d'Arabie saoudite ? Ils coupent les mains et les pieds, ils égorgent, ils coupent des têtes, ils lapident... Comme les autres barbares. On s'implique donc dans une guerre entre deux sectes de cette névrose collective appelée religion... Car c'est de cela qu'il s'agit, entre autres sources de conflits : une lutte entre sunnite et chiite. Qui débouchera sur une guerre entre les sunnites de l'Arabie saoudite, des micro-états bidons du golfe (Qatar, Émirats Arabes Unis, Koweit, etc.), probablement la Turquie, et l'Iran chiite. Autrement dit on n'a rien à foutre dans ce merdier ! Qu'ils se massacrent entre eux, ce n'est pas notre affaire. Enfin, un peu : on pourra toujours vendre des armes aux deux camps !

 

- Tu manies le second degré grave ce matin Victor. Allez, à la nôtre...

 

Illustration : Merci à Chimulus

 

22/10/2014

Le Filoche a dit la vérité. Il doit être exécuté…

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Total, non seulement ne paie pas d’impôts en France mais, avec les systèmes du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et du CIR (crédit d’impôt recherche), cette multinationale va, dans les années à venir, toucher un gros chèque de la part…de Bercy !

 

Cette entreprise – première de France, bénéfice 2013 « en baisse de 20% » se chiffrant tout de même à 8,4 milliards - va donc, tout à fait légalement, sans magouiller, simplement en utilisant les lois en vigueur, toucher un chèque de 80 millions d’euros ! Une pissat de lapin pour l’entreprise et pour ses actionnaires…

 

L’entreprise – dont on déplore ces jours-ci la disparition de son PDG, ça ne vous aura pas échappé – a droit à 19 millions d’euros au titre du CICE et à 60 millions au titre du CIR. Ces créances sur l’Etat étant reportables sur l’impôt sur les sociétés dans les trois exercices suivants. Comme Total s’arrange pour ne pas faire de bénéfices en France, très logiquement, l’État va lui envoyer un beau chèque ! 

 

Pris où ce pognon ? Je n’entends pas. Plus fort ! « Dans nos fouilles ! » Voilà. Y en a qui suivent, comme disait Coluche… 

 

Comment il a appelé ça Filoche ? « Sucer le sang… » Oh ! C’est pas joli ça, qu’ils se sont offusqués, les « responsables » de drôôche ! Il faut l’exclure du PS ! Haro sur le Filochard !

 

Moi, je le trouvais plutôt sympa le citoyen Margerie. Solidarité entre moustachus peut-être ? En tout cas il détonnait – en bien –  au niveau du comportement, de l’allure, de sa « mise en scène », avec ses sinistres collègues du caca-rente. Mais c’est tout. La compagnie qu’il dirigeait contribue à la richesse de la France ? Elle en est le porte-drapeau industriel ? Mouais. Sûrement. Mais elle contribue aussi au saccage de la planète, au réchauffement climatique et ne s’est jamais embarrassée de scrupules pour lourder des travailleurs et faire des affaires avec les pires dictateurs de la planète.

 

Alors, comme l’ami Filoche, lorsque j’aurais quelques larmes de trop, je pleurerai…

 

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21/10/2014

Approchez ! Mesdames et Messieurs ! L’industrie nucléaire vous accueille !

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« Approchez ! Approchez ! Vous n’en reviendrez pas ! » Pim. Pimpim. Pimpimpimpimpimpim ! »

 

Eh oui. Sans vergogne, l’industrie la plus dangereuse qui soit, mais aussi – heureusement – la plus passéiste vient de faire son « cho », le semaine dernière, au Bourget. « Worl Nuclear Exhibition » que ça s’appelait. Eh ouais. Faut parler globish, ça fait moderne… En fait, cette « exhibition » ressemble à un dernier tour de piste avant la fin du spectacle. Car l’industrie nucléaire est une industrie du passé. Sans avenir. Ou plutôt si : elle a un grand avenir mais…dans la gestion très approximative des déchets-merdes qu’elle fabrique et surtout dans le démantèlement des centaines de centrales qui vont fermer dans la décennie à venir.

 

Sa part dans la production mondiale d’électricité est passée de 17,1% en 2001 à 10,9% en 2012 (chiffre provenant de l’Agence internationale de l’énergie atomique et publié dans son dernier rapport [PDF]). Autre signe significatif de ce déclin, l’action d’Areva - numéro Un mondial du secteur – qui planait autrefois autour de 82 euros, se traine autour de 10 euros !

 

Cette industrie crève ? Mettons-lui le pied sur la tête pour l’enfoncer dans sa merde ! Elle est caractérisée par son incompétence, ses mensonges, son irresponsabilité.

 

Incompétence. Sans revenir sur le désastre de Tchernobyl, il y a trois ans maintenant que les réacteurs en fusion de Fukushima crachent leur mort. Car aucune solution efficace n’a pu être mise en œuvre pour sortir du sol et neutraliser ces réacteurs. Les « spécialistes » industriels les plus pointus, venus du Japon, mais aussi de France et des Etats-Unis se montrent absolument incapables de mettre au point des procédures, des machines, des techniques appropriées pour  se saisir des coriums fondus et de les traiter. L’océan sert de poubelle où sont relâchées des quantités phénoménales de radioactivité. Sans qu’aucune solution sérieuse ne soit en vue.

Irresponsabilité. Cette incompétence se combine avec une totale irresponsabilité reconnue par la Convention nucléaire de Paris de 1960 (https://www.oecd-nea.org/law/nlparis_conv-fr.html) qui reconnait que « la production et l’utilisation de l’énergie atomique comportent des risques sans commune mesure avec ceux dont le monde a l’expérience » et énonce explicitement l’irresponsabilité des exploitants. « Aujourd’hui, en France, en cas de catastrophe nucléaire, la responsabilité dommage de l’exploitant est limitée à 91 millions d’euros, celle de l’Etat, tous mécanismes confondus, à 345 millions d’euros. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a récemment proposé une estimation de 430 milliards d’euros, pour un scénario d’accident nucléaire lui-même très minimisé : fusion d’un tiers d’un réacteur, dans la centrale de Dampierre (Loiret), et relâchement de radioactivité pendant seulement deux heures. Avec ce scénario très optimiste, 25 000 km² deviendraient inhabitables, il faudrait évacuer 2,6 millions de personnes (dont la ville d’Orléans) mais il serait « réaliste » d’en évacuer seulement 26 000 et d’indemniser les autres ; 50 000 cancers. Á Fukushima, ce sont trois réacteurs entiers qui ont fondu et le relâchement massif de radioactivité a duré des mois. » (http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...)

Mensonge. Le secret et le mensonge sont consubstantiels à cette industrie. Parce qu’elle est entachée des massacres épouvantables de sa composante militaire. Parce qu’elle s’est construite sur un culte du secret, du confidentiel, du mensonge, bref, du bourrage de crâne. Rappelons-nous le « professeur » Pellerin assurant que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté…aux frontières de la France !!!). Cette culture du secret est officialisée par le fait que l’OMS (organisation mondiale de la santé), émanation de l’ONU chargée de résoudre les problèmes de santé publique et d’éclairer l’opinion mondiale, est directement liée à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) par un accord signé le 28 mai 1959, qui stipule, dans son article 3, qu’il est possible « de prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents ». Ben voyons ! Dès lors, pourquoi se gêneraient-ils nos nucléocrates pour nous raconter des bolas ? Avec arrogance, voire mépris, ils nous assènent qu’un accident « est très peu probable chez nous ». Ben voyons… On est d’autant plus enclin à  les croire que les dommages liés à leur industrie ont pour eux un coût quasi nul ! On comprend dès lors les insuffisances de la sécurité et le recours systématique à des sous-traitants mal formées, mal équipés, mal payés et irresponsables. L’irresponsabilité étant un dogme en la matière.

Ainsi, mesdames et messieurs les nucléocrates qui vous êtes pavoisés, qui vous êtes gargarisés du « développement », de « l’avenir » de votre industrie, vos rodomontades ne trompent personne : les contrats nouveaux ne concernent que la gestion et la réparation des 390 réacteurs encore en service sur Terre.

Par contre, vous avez encore un bel avenir, et particulièrement les Français. Votre compétence, votre expertise sont indispensables pour mener à bien le grand chantier nucléaire des décennies à venir : le démantèlement des centrales.

 

Sources :

http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/wne-le...

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20/10/2014

AUX FOUS ! AUX VOLEURS ! Dernière Macronnerie en route : la privatisation des réseaux de transport d’électricité et de gaz.

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Vous avez aimé la privatisation des autoroutes, vous piaffez de bonheur devant la privatisation des barrages, vous avez une solide érection en pensant à la privatisation en route…des routes. Bien. Alors vous allez éjaculer de bonheur devant les perspectives jouissives ouvertes par le ministre de l’économie : la privatisation des entreprises des réseaux de transport de l’électricité et du gaz.

 

Hum !!! Y a bon les entreprises de réseaux ! Ce sont RTE, filiale d’EDF et GRTgaz, gestionnaire du transport du gaz, détenu par GDF Suez. Pourquoi y a bon ? Parce que ces entreprises perçoivent une rente extraordinaire : les abonnements aux réseaux ! Que vous utilisiez beaucoup ou peu d’électricité ou de gaz,  vous payez des taxes de distribution et d'entretien, vous payez une partie fixe très conséquente : l’a-bon-ne-ment ! Pour aucun produit, uniquement le droit d’utiliser un réseau payé par le consommateur et le contribuable. Laissez un tel fromage au public ? Quelle horreur ! Gattaz en rêve ? Macron ("Sors de ce corps, Rothschild !") va le faire ! Il l’a déclaré devant un parterre d’« investisseurs » qui en bavaient de plaisir : "Nous avons des infrastructures existantes dans le pays dans plusieurs entreprises publiques de réseau. Notre volonté c'est de les ouvrir ».

 

Que sont ces réseaux ? Ce sont les lignes à haute tension, les lignes de distributions locales, les câbles enterrés qui amènent l’électricité partout sur le territoire. Ce sont les réseaux de gaz. Ils ont été construits depuis des décennies, ils tissent un réseau dense assurant l’égalité des territoires, même les plus reculés, par la volonté politique et la puissance publique. Et il faudrait renoncer à ce contrôle ? Á cette égalité territoriale ? Pour mettre cet instrument de la démocratie dans les mains du privé ? Aux fous !!!

 

Regardez l’exemple de l’eau : lorsque sa distribution en est privatisée, les entreprises (Veolia, Saur, etc.) se gavent et…remettent toujours à plus tard la rénovation des réseaux, ne réparant au coup par coup que ce qui est vraiment trop pourri ou gourmand en fuites d’eau… Regardez le réseau téléphonique : combien de villages retirés sont sans couverture, ou si mauvaise depuis que France-Télécoms a été bradé au privé ! Nous aurons pareil avec l’électricité et le gaz. Les villages retirés du fin fond de la Margeride, des Alpes ou des Pyrénées se taperont sur le ventre s’il y a des problèmes. Ou alors ? Ou alors les entreprises privées qui auront volé légalement ces réseaux imposeront, pour leur entretien ou leur extension, cette formidable machine à pomper le fric du public pour le mettre dans la poche du privé, à savoir les PPP (partenariat public privé).

 

AUX FOUS ! Ou plutôt AUX VOLEURS !

 

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/191014/le-gouver...

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0SC2G62014...

 

Illustration : merci à Ray Clid  

 

17/10/2014

La guerre par le pétrole fait rage !

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Bien sûr, on se s’en rend pas trop compte à la pompe, mais le prix du pétrole baisse ! Olé ! Ben, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne. Mouais. P’têt ben qu’oui, P’têt ben qu’non !

 

Qu’est-ce qui fait baisser le prix du pétrole ?

 

Plusieurs causes. D’abord la demande qui fléchit parce que l’économie mondiale mollit. Ensuite parce que l’offre est pléthorique. Pour des raisons multiples. - Les USA achètent de moins en moins sur le marché mondial et exportent même puisque – au prix du saccage de leur pays – ils favorisent l’extraction chez eux du pétrole et du gaz de schiste. – L’Opep (organisation des pays producteurs de pétrole) est désuni. Son membre le plus important, l’Arabie saoudite, est opposé à toute réduction de sa production, compensant la faiblesse des cours par une production multipliée.

 

Ça, ce sont les raisons « techniques » de cette baisse. Mais il y en a d’autres, restant discrètes mais seulement pour ceux qui ne veulent pas voir. Principale raison : le pétrole utilisé comme arme de guerre contre deux pays : la Russie et l’Iran. Á la manœuvre, évidemment les USA avec leur complice l’Arabie saoudite. Ce type de guerre a déjà fait ses preuves : c’est comme ça que l’URSS a été abattue. Rappelez-vous : en septembre 1985, le ministre du pétrole saoudien, le cheikh Yamani, a décrété que son pays allait quadrupler sa production. En est résulté un effondrement durable des cours du pétrole. Résultat : l’URSS – premier producteur mondial de pétrole – a vu ses ressources s’effondrer au même niveau. Elle ne pouvait tout simplement plus survivre…

 

Ce qui a marché une fois, se disent les « stratèges » étazuniens, devrait marcher une autre fois. Quatre des principaux producteurs de pétrole – l’Irak, la Syrie, la Libye, le Nigéria – sont dans le chaos. Un cinquième, l’Iran, est bloqué par les sanctions « internationales ». Cette situation, en d’autres temps, auraient généré une flambée des cours du pétrole. Mais aujourd’hui, du fait des raisons « techniques » vues plus haut, c’est la baisse conséquente des cours. Mêmes causes, mêmes conséquences : la Russie voit sa principale ressource s’effondrer. De là à mettre Poutine à genoux, il y a de l’espace !

 

Parce que c’est un vrai foutoir dans lequel des intérêts contradictoires se confrontent autant qu’ils se confortent. Ainsi les USA et leur complice Saoudien mènent actuellement une guerre contre l’autoproclamé « Etat islamiste ». Or cet « Etat » a été généré par la folie de Bush et la stupidité incommensurable des USA en Irak : ils ont envoyé dans les bras d’une petite secte terroriste tous les cadres de l’armée de Saddam ! Ceci, combiné à la nullité de l’armée régulière irakienne, a transformé cette bande terroriste en une armée redoutable, puissamment armée des chars Abraham, des lance-missiles, des transports blindés pris sans combat à…l’armée du régime fantoche de Bagdad !

 

Cerise sur le gâteau, cet État islamique a longtemps été financé par…l’Arabie saoudite. Et maintenant cette monarchie féodale tremble de se faire bouffer par sa créature. Imaginons l’avenir avec l’État islamique maitre des lieux saints de l’Islam et…ayant fait main basse sur les 300 avions, les milliers de chars et tout l’arsenal que les Occidentaux – et nous en bonne position – ont vendu aux potentats saoudiens. Pour ajouter à ce foutoir du Moyen-Orient, l’État islamique vend sur le marché mondial des milliers de barils du pétrole qu’il possède à présent. Ceci à prix cassé (de 30 à 40%), avec la complicité de…la Turquie et des marchands de pétroles étazuniens !!! Et…pour contenir ce fameux État islamique, les alliés objectifs des USA sont…l’Iran et la Syrie de Bachar el Assad ! Vous parlez d’un foutoir.

 

Á côté de ce merdier, le foutoir ukrainien, c’est de la pisse de lapin. Mais c’est le même schéma qui est mis en œuvre par les Yankees. Détourner la clientèle du pétrole et du gaz russe vers d’autres fournisseurs pour ruiner l’économie russe. Á part que Poutine n’a pas attendu pour trouver d’autres clients à l’Est et…qu’il tient les Européens – et surtout la Teutonne – par les couilles (si l’on peut dire concernant Bismerkel )! Il ne s’est pas gêné, dès ce matin, à Milan, pour calmer les ardeurs  des Européens en maniant l’arme du robinet à gaz, juste avant l’hiver ! De plus, la baisse des cours de l’énergie pèse sur…l’inflation en Europe, menaçant l’UE d’entrer en déflation. On touche là du doigt l’immense konnerie et la fragilité de ce système : la Banque européenne a pour mission principale, à l’instigation des Allemands, de lutter contre l’inflation, mais lorsque cette inflation est nulle, c’est la panique ! Plus bordélique que ce capitalisme financier, tu meurs…

 

Voilà quelques éléments dont les tronche-d’œufs qui prétendent nous gouverner vont avoir à débattre, à partir d’aujourd’hui à Milan. Bon courage les gars ! Nous, on va boire pour oublier…

 

 Illustration X - Droits réservés

 

16/10/2014

BARRAGES PRIVATISES ! Sarko en avait rêvé, Ségo l’a fait…

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Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Energétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français. On savait qu’ « ils » étaient capables de toutes les saloperies, mais là, il faut reconnaître qu’ils ont fait fort.

Tout ça pour feller la Commission européenne qui menace de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». L’argument de la pression de la Commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles.

Privatisez ! Privatisez ! Privatisez ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters !

 

Ben, voilà. C’est fait. C’est un gouvernement « de gauche » (puteng ! Ils nous l’ont mis profond, et sans vaseline…) qui vient de signer cette saloperie : mettre les barrages français entre les mains des représentants les plus rapaces du profit à tout crin. Nos zélus zélés livrent ainsi aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique. Ceci en catimini, dans un article voté en loucedé dans une séance de nuit…

Ils vendent les bijoux de famille. Mais ce n’est pas une première : c’est Jospin qui, le premier, avant le bradage final par Villepin, a commencé à privatiser partiellement les autoroutes

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, plus tard de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande (« Sors de ce corps, Thatcher ! ») et ses nuisibles veulent brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins: mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Ou faire des flots de thunes avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des fellations aux idéologues de l’Europe ultralibérale.

Ce texte scélérat a été voté en première lecture. Il y aura donc une seconde lecture. Faisons savoir aux députés qui nous représentent que nous ne sommes pas, mais alors pas du tout d’accord !

 

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Illustrations X – Droits réservés.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

15/10/2014

Au bistro de la toile : Ségo prend l’autoroute à l’œil…

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- Eh ! Victor, t’as vu : Ségo veut rendre les autoroutes gratuites pendant les ouiquindes ! C’est alléchant pour le gogo, mais un peu démago tout de même pour une ministre de l’écololo de vouloir mettre une peu plus de bagnoles sur les autoroutes le dimanche, non ?!

 

- C’est non seulement démago, mais infaisable puisque des autoroutes sont  privées, et que l’Etat n’a pas les moyens juridiques d’imposer une telle mesure. D’ailleurs Valls (« Sors de ce corps, Sarko ! ») a, vite fait, recadré la Madone du Poitou, lui qui s’apprête au contraire à prolonger les concessions autoroutières en échange d’une fumeuse promesse de financements d’infrastructure routières…

 

- Ah ! Puteng ! Cette fameuse – et fumeuse – privatisation des autoroutes. Un beau scandale ça.

 

 

- Un des plus ignobles scandales de la Cinquième république qui n’en est pourtant pas avare… C'est l'autre bellâtre à nom de canasson, le Galouzeau de Villepin qui a refilé ce bijou de famille aux amis de mes amis. A prix bradé: moins de 15 milliards alors que Philippe Seguin, à l’époque président de la Cour des comptes, estimait leur valeur à au moins 22 milliards! Depuis, les entreprises qui ont touchés le gros lot se gavent littéralement. Autour de deux milliard d'euros chaque année qui passent dans la poche des actionnaires. Un taux de profit de 20% ! Qui dit mieux ? Du caviar à la louche ! Mais n’oublions pas que la privatisation des autoroutes a commencé, partiellement, avec Jospin !!!

 

- C’est d’autant plus scandaleux qu’elles ont été payées par nous, avec nos impôts. Alors que les promesses gouvernementales de l’époque disaient que les autoroutes deviendraient gratuites à la fin de leur financement !

 

- Tè ! Fumes… En voilà une belle enculade sans vaseline! Ces sociétés se goinfrent sur notre dos, en augmentant le prix des péages, en saucissonnant les parcours afin de faire payer plus cher les tronçons les plus utilisés, en supprimant le personnel des péages, en favorisant le télépéage afin d'augmenter le nombre de clients, en rabiotant sur l'entretien des infrastructures. Et cerise sur le gâteau, c'est l'État qui prend en partie en charge le coût des suppressions d'emplois par des préretraites et autres dispositifs.

 

- De plus, ces sociétés autoroutières sont des pourvoyeuses de chômage : il n’y a plus un seul employé aux péages. Que des robots. Avec les problèmes que cela implique si ta carte ne marche pas, ou si tu n’as pas de carte… Il conviendrait de faire payer à ces putengs de robots les taxes qu’auraient payées les employés : sécu, chômage, retraite, etc.

 

- Très bonne idée. Mais ne compte pas trop sur Valls (« Sors de ce corps, Gattaz ! ») pour cela… Sans compter que ces deux milliard de bénef vont pour l’essentiel dans la poche d’actionnaires étrangers ! Alors que si l'Etat était resté propriétaire, c'est lui qui toucherait ce pognon...

 

- Exactement. On touche là une des causes du déficit abyssal des finances de l'État: les bénefs perdus des entreprises privatisées, les autoroutes, mais aussi France-Télécom, Gaz de France, EDF, etc.

 

- Allez, trinquons tout de même à Ségo. C’est moins pire que Valls (« Sors de ce corps FMI ! »)

 

Illustration : Merci à Chimulus

 

13/10/2014

L’Ukraine. Vous avez entendu parler ?

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Ben, non… Jeté hors des étranges lucarnes ; sortie de l’actualité. Maintenant, c’est à la frontière turque que ça se passe. C’est ringard l’Ukraine Coco. Faut autre chose. Pourtant ça existe toujours, mais hors des projecteurs. Ce qui n’est peut-être pas plus mal.

 

Pourtant il s’y en passe des choses. Tiens : le « président » de Kiev Porochenko a viré dimanche son ministre de la défense Valéri Gueleteï, nommé en juillet. Il faut dire que l’armée de Kiev s’est faite secouée partout où elle a sévi, d’où la demande de cessez-le-feu qui tient plus ou moins, mais c’est toujours ça. Autre chose très importante : le président russe Vladimir Poutine a ordonné ce dimanche le retrait des 17600 soldats russes déployés à la frontière avec l’Ukraine pour des manœuvres depuis l’été. De plus les deux présidents vont se rencontrer, dans les jours qui suivent, à Milan. Les choses semblent se débloquer. Il serait donc temps, pour les média(rhées) de cesser de débloquer.

Pour commencer, il conviendrait de balayer quelques fables.

L’Ukraine, contrairement à ce que veut faire croire la propagande atlantiste, n’est pas un vieux pays, n’est pas un peuple uni, une nation soudée. C’est un pays qui a longtemps été divisé aux niveaux ethnique, linguistique, religieux, culturel, économique et évidemment politique. Le territoire a longtemps été l’objet de sanglantes rivalités entre Russes, Polonais, Allemands. Donc la lutte héroïque du « Peuple ukrainien » pour se libérer du joug de son grand voisin russe, tient plus du mythe que de la réalité.

 

Lorsqu’en novembre 2013, L’Union Européenne, poussée par les Étasuniens, a proposé au président élu de l’Ukraine Viktor Ianoukovitch, une forme d’association avec l’UE, ce n’était pas sans arrière-pensées. En échange d’un peu de pognon, l’UE – et les Etazuniens ! – prétendaient imposer des mesures dans le droit fil de l’ultralibéralisme ravageur : mesures d’austérités drastiques, restriction des relations économiques avec la Russie mais aussi – plus grave – incitation insistante d’adhésion aux politiques atlantiques militaire et de sécurité, autrement dit « Faut choisir : on vous file du pognon, mais vous coupez les ponts avec les Ruskofs et vous adhérez, à terme, à l’Otan. » Comme on peut le voir, ce n’est pas Poutine l’agresseur, mais, d’une manière « soft » et hypocrite, les atlantistes… Les manifestations de Maidan, noyautées par les neo-nazis travaillés depuis des années par la CIA et le fric de « fondations » étazuniennes, n’ont été que de la poudre aux yeux.

 

Ces mouvements ont débouché sur un véritable coup d’état. Le président élu – pourri jusqu’à la moelle, d’accord, mais régulièrement élu – a du fuir en Russie et les manifestants les plus violents, les plus fascisants, ont pris le pouvoir à Kiev, sans tenir aucun compte de l’opinion du tiers Est du pays, pas du tout d’accord. Washington et Bruxelles ont approuvé ce coup d’Etat ce qui fut une grave erreur. Dès lors, Poutine – pour lequel l’arrivée de l’Otan en Ukraine est un casus belli – se devait de réagir. Ce fut l’annexion de la Crimée et le soutien à la rébellion des villes et territoires russophones de l’Est de l’Ukraine. Et, en opposition, le massacre des populations de l’Est par les milices fascistes de Kiev, le bombardement des civils par l’armée. Bref, l’escalade, la guerre civile.

 

Il ne faut pas oublier que, à la suite de la chute de l’URSS, les Etasuniens ont constamment et lourdement humiliés la Russie, traitées comme une nation vaincue. Colonisation économique à l’intérieur par des multinationales voraces, rejet « out of the map » dans toutes négociations internationales, expansion de l’Otan jusque dans les zones de sécurités traditionnelles de la Russie, avec notamment le « deal » incroyablement agressif avec les ex pays de l’Est : « si vous voulez entrer dans l’Union européenne, il vous faut aussi adhérer à l’Otan. » Ceci en s’asseyant sur les promesses formelles faites à Gorbatchev… L’arrimage de l’Ukraine à l’Ouest et à l’Otan étant dès lors le « chef d’œuvre » de cette politique d’encerclement de la Russie.

 

Ce qui a marché avec l’ivrogne Eltsine ne marche plus avec Poutine. Il serait prudent que l’U.E. cesse d’agir comme le supplétif des USA. Et de prendre enfin en compte la réalité russe. D’autant plus que la Russie est indispensable pour résoudre d’autres problèmes, plus cruciaux, notamment face à la menace islamiste…

 

Eh ! François, maintenant que les Russes évacuent leurs forces de la frontière ukrainienne, qu’est-ce qui t’empêche de leur livrer les navires Mistral qu’ils ont commandés et payés ?! Rien, sinon la soumission aux Yankees. Celle du vassal à son suzerain. De Gaulle doit faire le moulin à vent dans sa tombe…

 

Illustration X – Droits réservés

 

10/10/2014

Ci-gît la taxe poids-lourds, de son petit nom « Ecotaxe ». In mémoriam.

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Née sous Sarkozy et Borloo en fanion du « Grenelle de l'environnement » ; adoptée à l'unanimité moins quatre voix par l'Assemblée nationale le 21 octobre 2008 ; morte le 9 octobre 2014 sous Hollande et Valls ; enterrée par Ségolène Royal.

 

Cette taxe poids-lourds – appelons-là par son nom – s'appuyant sur le principe du « pollueur-payeur » devait instaurer une taxe kilométrique sur les poids lourds. L’idée ? Pousser les entreprises à se tourner vers le fluvial ou le ferroviaire, plus écolos que la route. Le produit de la taxe devait servir à développer et entretenir les infrastructures (rails, routes, canaux). La France devait ainsi se mettre au niveau de plusieurs de ses voisins européens (Autriche, Allemagne, Slovaquie, Suède, République tchèque, Portugal, et aussi Suisse). Pour ce faire, l'Etat sarkozien décida de recourir à un Partenariat Public Privé (PPP). Système ayant pour principal « avantage » de pomper l'argent public pour le déverser à flots dans les poches du privé.

 

Cette taxe devait concerner non pas les autoroutes mais 15.000 km de routes gratuites (deux tiers de nationales, un tiers de départementales ou de communales). Le niveau de la taxe, appliquée par kilomètre parcouru était au niveau de 13 cts par kilomètre, modulé en fonction de la taille du véhicule (nombre d’essieux) et de son âge (les plus récents polluent moins). Certaines régions (Bretagne, Aquitaine, Midi-Pyrénées) excentrées par rapport au « pentagone économique européen » (Londres, Paris, Hambourg, Munich, Milan) bénéficiaient de ristournes conséquentes allant de 30 et 50%.

 

Le système était loin d'être parfait (taxant les petites distances) et coûtait un bras en collecte. Parce que ce système « innovait » encore : il concédait au privé le droit de collecter l'impôt, ressuscitant ainsi les fermiers généraux. Rien que ça... Du jamais vu depuis la Révolution. Avec un pourcentage exorbitant : 20% de commission.

 

Donc exit l'Eco-taxe. Telle que l'avait concoctée les Sarko-trafiquants, elle était une incongruité. Donc, on ne pleurera pas sur elle. Et pourtant, elle devait amener 1,3 milliards dans les caisses de l’État pour améliorer les infrastructures de transports. Non seulement cet argent n'entrera pas mais, suite aux contrats léonins signés par les Sarko-trafiquants, l’État – vous, moi – paiera 850.000 millions de compensation au concessionnaire Ecomouv, société formée par un consortium dirigé par l'italien Autostrade. Ceci s'ajoutant au 20 millions que l'Etat paie chaque mois depuis le 1er janvier 2014. Et qui va payer les 600 millions d'infrastructures saccagés par les « bonnets rouges » ? Suivez mon regard...

 

Il faudra bien trouver autre chose, et vite.

 

Ce fiasco met en évidence la faiblesse de ce gouvernement, expert en reculade en tous genres. Reculade devant les taxis ; reculade devant les notaires ; reculade devant les huissiers ; reculade devant les professions libérales.

 

Et, comme bouquet à ce feu d'artifice de « couillemollisme », reddition en rase campagne devant les routiers qui connaissent parfaitement la puissance dissuasive de leurs gros-culs bloquant les routes et appliquent depuis longtemps avec succès le principe « J'emmerde, donc je suis » !

 

Valls, c'est comme l'avocat bien mûr : dur en surface, mais mou à l'intérieur...

 

Illustration: merci Dim

 

 

 

 

 

 

09/10/2014

La 6ème république selon Mélenchon.

 

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J'ai entendu ce matin Jean-Luc Mélenchon débattant avec pugnacité mais calme avec le ci-devant Cohen, l'un des nombreux porte-paroles de l'ultra-libéralisme sévissant sur France-Inter. Cohen a essayé de l’entraîner vers...le Vénézuela mais JLM est toujours revenu sans s'emballer à ce qui faisant l'objet de sa venue à France-Inter : la sixième république qu'il appelle de ses vœux. Comme beaucoup , dont...votre serviteur. Pour savoir quelle est son approche sur cette république nouvelle, voici donc la tribune qu'a publiée à ce sujet Jean-Luc Mélenchon dans le quotidienLe Monde du 19 septembre 2014 :

 

Abstrait le débat sur la 6e République ? Voyons. La France doit se protéger des pouvoirs de la finance. Ils dévorent l'économie réelle, qui ne peut supporter l'exigence de tels niveaux de rendement. Alors, un euro investi pour dix ans ne devrait pas avoir le même pouvoir de vote qu'un euro placé sans engagement de durée. Face à la désindustrialisation, ne serait-il pas opportun d'instituer un droit de préemption pour les salariés qui veulent reprendre leur entreprise quand son propriétaire la vend ou l'abandonne ? Un pays aussi instruit que le nôtre ne devrait-il pas miser d'abord sur l'intelligence collective des salariés d'une entreprise pour en conduire la stratégie et la marche ?

 

Eux, plutôt que le seul PDG et sa suite dorée de cadres financiers obsédés par leurs stock-options. Surtout depuis que ces derniers commandent à la place des ingénieurs de production ! Comment créer un cercle vertueux du partage de la richesse, sinon en instituant un salaire plafond tel que le plus haut ne puisse être plus de vingt fois supérieur au plus bas dans la même entreprise ?

 

Pour tout cela, la définition des droits constitutionnels de la propriété privée du capital devrait changer. D'un droit sacré inaliénable, il doit devenir un simple droit d'usage, encadré par les servitudes de l'intérêt général. Sans cela, comment accroître la rémunération du travail qualifié et réduire le coût du capital dans la production ? La reconnaissance due au travail et à l'imagination créatrice est l'urgence. Ce n'est pas un choix de circonstance ni même idéologique. Car la production et l'échange doivent impérativement changer de méthode. Il faut relever le défi des conséquences du changement climatique, de l'augmentation de la population et de la compétition pour l'accès aux ressources.

 

La France peut montrer l'exemple. Elle peut s'occuper de son domaine maritime, le deuxième du monde, et y ancrer la conversion de son modèle de production en vigueur à terre. Elle ne doit pas l'abandonner aux appétits prédateurs et irresponsables des compagnies privées pour qui la mer est déjà une poubelle. Il y faudra beaucoup de moyens.

 

Or l'arbitrage entre investissement et dividendes s'opère spontanément au profit des seconds. Ils imposent le règne du temps court et de l'intérêt particulier sur les besoins du temps long, celui de l'intérêt général ! Comment protéger les droits du temps long que la planification écologique exige ? Comment mettre au défi tous nos ingénieurs pour qu'ils trouvent le moyen de respecter la « règle verte » qui impose de ne pas prendre à la planète davantage que son pouvoir de récupération ?

 

Encore une fois, c'est l'inscription dans la Constitution qui fixera cet impératif comme une règle commune opposable aux aléas des majorités et des circonstances au nom de l'intérêt général humain. C'est elle qui donnera leur place essentielle aux lanceurs d'alerte et aux délégués environnementaux dont une république moderne a besoin à l'ère de l'anthropocène. Il n'est de domaine où les avancées de la connaissance et les fruits de l'expérience ne commandent d'inscrire de nouvelles dispositions dans les objectifs des institutions politiques. Et cette inscription provoquera une mutation en grappe des normes en vigueur dans toute l'organisation sociale.

 

Par exemple, la France doit interdire la brevetabilité du vivant. Et assurer l'égalité d'accès au Net. Elle devrait garantir l'absolue et définitive souveraineté sur soi en constitutionnalisant le droit à l'avortement et celui d'être aidé pour accomplir sa propre fin quand on en a décidé. La souveraineté qui se noue ainsi au corps est le point de départ de celle qui se cherche dans l'ordre politique. C'est le rôle du peuple. Quel rôle ? Celui qui est au point de départ de toutes les communautés humaines de l'histoire : assurer sa souveraineté sur lui-même et sur l'espace qu'il occupe.

 

Depuis 1789, nous définissons la citoyenneté comme la participation de chacun d'entre nous à l'exercice de cette souveraineté, sous l'empire de la Vertu. C'est-à-dire dans l'objectif de l'intérêt général. A présent tout cela est effacé. L'intérêt particulier de la finance et la main invisible du marché sont réputés produire le bien commun comme le foie sécrète la bile. La règle de la concurrence libre et non faussée est décrétée spontanément bienfaisante.

 

Mise au service du libre-échange, elle serait indépassable. Le peuple est invité à s'en remettre aux experts sur la façon la mieux adaptée de généraliser ces principes. La 5e République est le système qui organise ce détournement du pouvoir. Pour y parvenir, elle a été réformée vingt-quatre fois depuis sa création. Depuis, une construction gothique dilue la souveraineté du peuple dans les sables de la monarchie présidentielle. Le reste est refoulé par l'opaque mécanique des institutions européennes. Lesquelles protègent avec soin le saint des saints, c'est-à-dire le pouvoir financier confié à la Banque centrale européenne. Elle seule est souveraine en dernier ressort.

 

Une nouvelle démocratie est donc nécessaire. Exemple : comment garantir le droit du peuple à exercer sa souveraineté, même entre deux élections ? Le référendum révocatoire en cours de mandat le permet. Si un nombre prédéfini de citoyens le demande, un référendum est organisé pour savoir si un élu peut garder son mandat ou être déchu. Cette procédure s'appliquerait à tous. Donc aussi au président de la République. Si, selon les sondages (IFOP, réalisé du 8 au 9 septembre), 62 % des Français souhaitent qu'il s'en aille plus tôt que prévu, il faut que cela soit possible sans barricades.

 

Sinon ? Du banquier central européen au monarque-président, le système de commandement est d'une implacable rigidité. Il implosera. Non pour des raisons idéologiques. Juste parce qu'il est inapte à régler les problèmes du grand nombre. Inapte du fait de ses principes et du personnel qu'il doit recruter pour les assumer. Avec une assemblée constituante, le peuple écrira une autre histoire : celle de la 6e République.

 

Voilà pourquoi j'appelle à signer pour la 6e République sur www.m6r.fr


 

08/10/2014

Au bistro de la Toile. Daech, jihadistes : en avoir ou pas...

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- Ça y est Victor, « ils » nous refont le coup de Benghazi : faut aller taper sur Kované, cette ville syrienne à la frontière turque où bien il va y avoir un bain de sang... Eh ! Oh ! Comment se fait-il que chaque fois qu'il y a la merde quelque part, il faudrait que ce soit nous – les Zoccis-dentaux – qui allions jouer les gendarmes ? Et les Arabes-saoudiens à qui l'on a vendu des moulons d'armes sophistiquées ? Et le Qatar, cet « ami » qui nous achète mais financent nos ennemis ? Et surtout les Turcs, qu'est-ce qu'ils font ? Ça se passe à deux kilomètres de chez eux, ils ont des dizaines de chars en position et des milliers de troufions prêts. Pourquoi n'y vont-ils pas sauver ces voisins ?

 

- Parce qu'ils sont Kurdes ! La nation Kurde, le peuple kurde existent, mais il n'y a pas d’État kurde. Les populations kurdes se répartissent entre la Turquie, l'Iran, la Syrie et l'Irak. Les Turcs d'Erdogan – islamiste idéologiquement proche de ces Daech – regardent, l’arme au pied, les Kurdes se faire massacrer par les nazislamistes de peur que leurs propres Kurdes ne repartent dans leurs revendications rugueuses d'indépendance. Les Arabes-saoudiens et les Qataris sont les financiers des Daech, ces tarés qui sont leurs créatures mais leurs « Frankenstein » les dépassent et nils n'ont que des armées d'opérette. Quant à nous, les Zoccis-dentaux, il ne faut pas oublier que les frontières de ces régions sont artificielles et qu'elles ont été tracées sur les ruines de l'empire ottoman par les Anglais et les Français en fonction de leurs intérêts respectifs, sans soucis des réalités géographiques et ethniques. Voilà pourquoi on ne peut pas s'en laver les mains...

 

- Bref, c'est un sacré foutoir... D'autant plus que, dans les rangs de ces nazislamistes, on trouve, parait-il, un millier de Français, qui seraient parmi les plus sanguinaires ! Ces tarés représentent un danger redoutable pour notre pays lorsqu'ils vont rentrer au bercail...

 

- Eh ! Pour éviter ce danger, il faut faire en sorte qu'ils ne rentrent JAMAIS au « bercail ». Nos dirigeants nous serinent que nous sommes en guerre contre ces nazislamistes. Ce sont donc les lois de la guerre qui doivent s'appliquer, pas le droit commun. Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes – qui partent s'engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s'ils partent, c'est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d'un pays qui passent à l'ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels. La réponse du pays trahi doit être sans ambiguïté : douze balles dans la peau si on les attrape, avec la facture des balles envoyée à leur famille ! Comme les Chinois !

 

- Tu envoies le bouchon un peu loin Victor. Non ?

 

- Pas du tout. Nous, les « Zoccis-dentaux » et surtout nous, les Français, nous sommes les grands naïfs, les babets, les fadas, les nessis, les simplets du village mondial. On s'empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l'oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l'hommistes » bêlants qui sont autant d'idiots utiles des nazislamistes. On est en guerre ? Alors faisons la guerre. Sans dentelle. La guerre, Loulle, c'est la mort, c'est la trouille, c'est l'angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur acre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripent irisés sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort. Alors si on fait la guerre, on n'accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu'on les a « logés » comme disent les flics. Il faut qu'ils sachent qu'ils ne rentreront jamais « au bercail », sinon les pieds devant...

 

- Ben, comme ça, c'est plus clair. Et c'est réaliste. Ils y réfléchiront à trois fois avant d'aller s'engager chez les fous d'Allah. Allez, à la nôtre !

 

Illustration : Merci à Chimulus

 

06/10/2014

GPA : Gravide Pour les Autres

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Ça me les gonfle méchant de me retrouver sur la même ligne que les réacs de la « manif pour tous ». Pourtant, s'il pleut et que les réacs disent « il pleut », faut-il, pour garder sa dignité de gôôôche, dire qu'il fait beau ? La GPA, les mères porteuses - autrement dit le commerce du ventre des femmes - est un très mauvais combat pour la gauche. Loin d'être un progrès, c'est une cause régressive et une insupportable aliénation. Elle conduit à une exploitation éhontée des femmes pauvres. On interdit la prostitution (la location du vagin) et on autorise la GPA (la location de l'utérus)... Quel progrès !

 

Il y a d'autres combats à mener que celui-là. Il y a eu les combats contre le servage, contre la domesticité, puis l'abolition de l'esclavage, enfin la fin de l'infériorité juridique de la femme. Puis les combats des féministes : « mon corps m'appartient ! » Et tout ceci pour en arriver à la marchandisation du corps féminin ? Donc à l'aliénation d'une personne par d'autres. Et ça ne choquerait pas le peuple de gauche qui se laisserait enfumer par quelques bobos groupés autour de puissants lobbies comme le LGTB (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) et qui prônent une vision dite « progressiste » de la parentalité alors qu'elle est une régression terrible ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête non ?

 

L'enfant, l'enfant... Est-ce qu'on le prend en compte l'enfant en tant qu'être humain ? Non. Seulement comme produit, comme marchandise. Il est question uniquement du droit Á l'enfant, pas du droit DE l'enfant.

 

Il y a ceux qui le font, cet enfant, à l'ancienne manière, avec un monsieur qui, monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant de plaisir avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature ! Pas « moderne » ça, coco !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur « droit à l'enfant », soit d'acheter un enfant tout fait. On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à vos risques et périls.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. C'est pas pour les pauvres, ça coûte autour de 100.000 euros... On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ». C'est ça la GPA !

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis.

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et de mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - Etats-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent. Eux et leur chiard de consommation courante.

 

gpa

 

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03/10/2014

Microlax-Sarko: Le retour...

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Françaises, Français, mes chers compatriotes.

 

L’heure est grave, l’Europe tremble sur ses bases, le monde se déchire, la misère guette et la guerre rode. Et mes talonnettes me font mal…

 

Oui mais…

 

Oui mais la France, dans les circonstances les plus dramatiques de sa glorieuse histoire, a toujours su trouver son sauveur, a toujours su relever la tête et renverser les obstacles grâce à ces hommes providentiels de qualité exceptionnelle qu’elle génère.

 

Clémenceau, Jaurès, De Gaulle, Coluche… Je salue ces grands hommes qui ont sauvé la France éternelle lorsqu’elle était au bord de l’abime. Comme eux, moi, Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, face à l’abime, je vous propose, mes chers compatriotes, de faire un pas en avant !

 

Dans un moment d’égarement, vous m’avez préféré un ectoplasme invertébré. Pourtant, le bilan dont je peux m’enorgueillir n’est-il suffisamment éloquent ?

 

Qui a obtenu le formidable record de 4,4 millions de chômeurs ? Moi.

Qui a doublé la dette de la France, la portant à près de 2000 milliards ? Moi.

Qui a atteint des déficits commerciaux record? Moi.

Qui a fait baisser efficacement votre pouvoir d’achat ? Moi.

Qui a largement aggravé l’accès à la santé ? Moi.

Qui a saccagé avec constance et opiniâtreté les services publics ? Moi.

Qui a augmenté l’insécurité ? Moi.

Qui a fait exploser la précarité ? Moi.

Qui a laminé la culture, les loisirs, l’art de vivre ? Moi.

Qui a fliqué toute la population ? Moi.

Qui a instauré la brillante république des copains et des coquins ? Moi.

Qui a vendu les bijoux de famille de la France aux glorieux humanistes du Fouquet’s ? Moi.

Qui a ramené la France au rang de larbin des Zétazuniens de l’Otan ? Moi.

Qui a aboyé et bougé la queue pour plaire en se mettant à plat-ventre devant l’Allemagne de  Madame Merkel ? Moi.

Qui a donné aux jeunes Français l’opportunité de se faire tuer pour rien en Afghanistan, pas comme l’autre qui s’entête à gagner des guerres en Afrique ? Moi.

Qui a aidé, grâce à notre glorieuse armée et avec vos économies, les « rebelles » libyens à instaurer un état islamiste grâce auquel les femmes apprécient maintenant le bonheur de ne pas risquer de coups de soleil sous la burqa et de vivre en harem sous la charia ? Moi.

Qui a donné une saine occupation au Sahel à toutes les bandes qui ont pillé les arsenaux de Kadhafi ? Moi.

 

Qui… ?

Qui… ?

Qui… ?

 

Moi!

Moi!

Moi!

 

Il suffit d’ouvrir les yeux, Françaises, Français, pour se rendre compte de l’énorme réussite qu’a été mon quinquennat. Comparez plutôt à Flamby qui appauvrit les riches et marie les pédés.

 

Ne suis-je pas l’homme providentiel que le monde attend ?

 

 

Française, Français, n’ayez pas peur, je suis là. Je suis prêt à vous le mettre une fois de plus profond, et sans vaseline !

 

Vile la République !

 

Vile la France !

 

Vive Moi !

 

 

Primidi 11 vendémiaire 223

 

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01/10/2014

Deux mille milliards de « dette » ? C’est du bidon…

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Ça y est ! La « dette » de la France a atteint et même dépassé les 2.000 milliards d’euros. Depuis hier, les média(rhées) nous gonflent les aliboffis avec des illustrations de ce que représente cette « dette ». Le nombre d’Airbus, de rames de TGV, le volume de l’Arc de Triomphe en billets de 10, etc.

 

Faux ! Konnerie ! La « dette » ne représente rien pour une raison bien simple : Les banquiers « prêtent » de l’argent qu’ils n’ont pas.  Parce qu’ils ont un ratio de prêt de 9 à 1. Ce qui veut dire qu’ils peuvent prêter 9 lorsqu’ils ont seulement 1 en caisse ! Ils se contentent de passer quelques lignes électroniques et d’encaisser les intérêts. C’est de la pure arnaque à grande échelle.

 

En 2008-2009, avec un plan d'attaque établi dès la fin des années 90 par Goldman Sachs, les banques ont orchestré un risque de banqueroute généralisée suite à la "crise" organisée des subprimes. En réalité, avec quelques mouvements de lobbying et en achetant quelques hauts responsables, les banksters ont amené les dirigeants occidentaux, et particulièrement le président français en la personne de Nicolas Sarkozy, à livrer l'argent public des États dans ces mêmes banques... en empruntant cet argent à qui ? Aux banques que l’État était censé renflouer ! Un truc de oufs… Et l'addition est salée. De moins de 1300 milliards, la France est passée, suite à ce hold-up historique des banques, à plus de 2000 milliards aujourd'hui, soit plus de 700 milliards d'euros. Ceci s'appelle désormais la "crise" de la dette publique. Il faut greffer à ça les intérêts de la dette, donc de l’argent pour enrichir encore plus les banques (et les classes dirigeantes) que nous avions "sauvées". Merci Sarko !

 

La dette est voulue, les déficits sciemment entretenus dans le but de fabriquer le prétexte imparable pour détricoter les acquis sociaux, démolir la démocratie de proximité et détruire la redistribution des richesses !  En a découlé un effondrement des recettes fiscales et sociales, contraignant à plus d’austérité, plus de destruction des services publics et par conséquent… creuser encore et encore la dette. Et en plus culpabiliser le cochon de payant qui "vit au dessus de ses moyens".

 

L’origine de cette dette provient essentiellement de l’arnaque de la loi dite Rothschild-Pompidou, avec la complicité de Giscard. Cette loi scélérate qui a interdit à l’État français de se financer directement auprès de la Banque de France en lui imposant de se financer auprès des banques privées. Celles-ci se finançant auprès de la banque centrale à très faible taux d’intérêt et… « prêtant » l’argent des contribuables à taux bien plus élevé à l’État. La différence va dans la poche de ces banksters et prend le nom de « dette publique ». Ce système inique, cette arnaque gigantesque, a été repris par l’Europe avec les accords de Maëstricht. Cette dette a pour finalité d’asservir les États tout en renforçant le pouvoir des financiers et des rentiers. A noter que cette loi scélérate est concomitante (1973) avec la création de la mafia financière dite « Trilatérale » par Rockfeller et autres banksters

 

Cette dette s’est aggravée dans les années 80. Les dépenses publiques n’ont cessé de croitre, jusqu’en 1996, tandis que les recettes publiques n’ont cessé de décroitre. Depuis les années 1980, la fiscalité sur les ménages les plus riches est passée de 65% à 41%, la fiscalité sur les entreprises est passée de 50% à 33%, et même à 8% pour les grands groupes du CAC40 (caca-rente). Évidement, la baisse des cotisations sociales des entreprises est à l’origine du déficit de la sécurité sociale et de la réforme des retraites. La dette permet un transfert des richesses vers les plus riches, payée par l’ensemble de la population. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette. Le système et les inégalités seront ainsi perpétués.

 

Alors que faire ? Gel de ce surcroît de dette d'au moins 700 milliards (la dette « Sarko ») et soumission au référendum pour décider de son annulation pure et simple.

 

Les Islandais l’ont fait. Pourquoi pas nous ? François n’a-t-il pas dit un jour « Mon ennemi, c’est la finance » ?

 

Nonidi 9 vendémiaire 223

 

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30/09/2014

Ah ! Notre amie Ségo. Séductrice, pugnace mais aussi une sacrée roublarde…

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Ce matin, sur France Inter, à la question sur la fermeture – ou non – de la centrale de Fessenheim, elle ne botte pas en touche mais nous entraine dans des circonvolutions de langage. La production nucléaire d’électricité doit rester au niveau actuel, donc avec la mise en route de l’EPR, il faudra fermer deux réacteurs ». Elle n’a pas dis « fermer une centrale ».  Quant à Fessenheim, « la centrale a fait de gros investissements, on verra donc ce qu’il y a lieu de faire le moment venu »… En terme clair, ça veut dire que, lordque sera mis en service le calamiteux (au moins financièrement) EPR de Flamanville, on peut penser que quelques parts en France – à Fessenheim probablement, peut-être aussi ailleurs - on fermera un, et peut-être deux réacteurs, et pas centrales… Ce qui n’est pas pareil.

 

Arrêter une centrale, même pourrie jusqu’à la moelle comme Fessenheim ou Tricastin, reste tabou.

 

Pourquoi ? Parce que, aussi bien Hollande que Valls et Ségolène Royal sont POUR la poursuite de la filière nucléaire. Mais aussi parce que le gouvernement n’a pas – n’a plus ! – les moyens juridiques de fermer une centrale !

 

En effet, la loi TSN sur la transparence et la sécurité nucléaire - votée en 2006, sous l’influence des nucléocrates qui n’avait pas digéré la fermeture de leur jouet mortifère Super-Phénix – substitue aux critères politiques ou économiques, du ressort du Gouvernement et des parlementaires, les seuls critères dit «de sureté», du ressort de l’entreprise opératrice, EDF, et de l’ASN (autorité de sureté nucléaire).

 

Autrement dit EDF fait ce qu’elle veut et si elle ne veut pas fermer une centrale, elle dit à l’Etat : « Tè ! Fume… » 

 

On pourrait s’offusquer et dire : «Comment ? Mais EDF appartient à 84,4 % à l’État !». Oui, mais seulement à 84,4 %... En 2004, EDF a été privatisée et est une SA (société anonyme)  régie par le droit privé. Or dans un état de droit, l’État n’a évidemment pas le droit de fermer une entreprise privée. De plus l’État actionnaire doit défendre les intérêts de l’entreprise où il siège sauf à tomber sous le coup d’abus de bien social ! Enfin, l’État actionnaire…encaisse goulûment les dividendes de ses actions (2,33 milliards en 2013).

 

Il va de soit que si EDF était resté sous le statut d’établissement public, l’État pourrait imposer sans problème la fermeture des centrales. On comprend dès lors que les nucléocrates aient sablé le champagne en 2004, lors de la privatisation d’EDF et en 2006 lors du vote de la loi TSN.

 

Voilà où on en est. Le projet de loi de Ségo donne en fait les clés de la politique énergétique de la France à EDF

 

Octidi 8 vendémiaire 223

 

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29/09/2014

Courteline et les « Contrats en alternance » !

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Parait qu'on manque d'apprentis en France ! C'est une évidence mais ça n'a rien d'étonnant au vu de l'enthousiasme manifesté par les fonctionnaires chargés de renseigner les éventuels candidats.

 

Je laisse parler un mien ami qui a accompagné son petit-fils dans ce redoutable parcours du combattant.

 

- « Mon petit-fils, Nils, veut faire une formation en alternance. Il me demande de l'aider dans ses démarches. Nous allons donc ensemble au « Centre de formation » d'Avignon. »

 

Il faut savoir que, si son petit-fils habite Avignon-rive gauche donc Vaucluse, mon ami habite la rive droite d'Avignon, donc à l'intérieur de la « Communauté de commune du grand Avignon » (COGA) mais...dans le département du Gard, donc dans un autre département et une autre Région... Cette distinction géographique va prendre toute son importance. Je vous passe l'interminable attente, le temps que la préposée à l'accueil réponde au téléphone.

 

« - Bonjour madame. Je viens pour mon petit-fils qui souhaite suivre une formation professionnelle en alternance, et j'ai trouvé une entreprise qui accepte de le prendre. Je voudrais donc connaître la marche à suivre.

 

- Où se trouve cette entreprise ?

 

- Á Saze.

 

- Á Saze ! C'est dans le Gard (mais dans le COGA – ndlr). Alors il faut s'adresser dans le Gard.

 

- Mais madame, je voudrais simplement avoir les documents pour voir les différents aspects et contraintes de cette formation.

 

- Non, Monsieur ! Il faut d'adresser dans le Gard.

 

- Bon. Mais où dans le Gard ?

 

- Je n'en sais rien...

 

- Si vous ne le savez pas, comment voulez-vous que moi je le sache ! Enfin, il me semble que Saze est une commune du Grand Avignon !

 

- Oui, mais c'est dans le Gard.

 

(Mon ami, ancien chef d'entreprise, ayant de fortes accointances suédoises, reste calme, flegmatique mais pugnace)

- D'accord madame, mais les contrats en alternance sont une mesure nationale, les documents sont probablement les mêmes dans toute la France. Je souhaite seulement en avoir une photocopie.

 

(la dame commence à s'irriter)

- Non, Monsieur. On ne peut pas vous donner ça !

 

- Bon. Dans le Gard, où dois-je m'adresser ? Au Centre de formation ? Au Centre d'apprentissage ? Á la Chambre de commerce de Nîmes ?

 

- Peut-être à la CCI qui vous enverra les documents.

 

Très dubitatif sur l'efficacité de l’accès à la filière, mon ami ne baisse pourtant pas les bras. Il avait remarqué, sur le même trottoir, un bâtiment portant une enseigne concernant l'apprentissage. Hélas le « Centre de formation des apprentis régional » avait déménagé. Qu'à cela ne tienne : mon ami et son petit-fils, dans l'après-midi, se rendent, en banlieue avignonnaise, au dit Centre. Après quelques dédales de portes à surmonter, il trouve une personne fort aimable mais...qui le renvoie encore une fois dans le Gard, après lui avoir sèchement refusé de lui donner les documents « Vaucluse ».

- « J'ai trop de travail ! »

 

Mon pote tente d'obtenir au moins une information générale :

- « J'ai entendu à la radio que le chef d'entreprise recevait 1.000 euros par an pour cette formation et que cette prime avait été doublée par François Hollande à partir du 1er septembre...

 

- Ah ! Monsieur, ça change tout le temps. Alors je ne peux rien vous dire »

 

Ouf ! Mon pote a donc dû refaire le parcours...à Nîmes ! Avec succès cette fois.

 

Morales de cette affaire :

 

- Les préposé sont : soit débordés, soit peu motivés.

- Les difficultés pour trouver une entreprise et monter le dossier sont réelles.

- La séparation administrative entre communes d'un même territoire crée des situations proprement kafkaïenne.

- Qu'en sera-t-il lorsque les habitants de la partie « rive droite » donc gardoise du Grand Avignon devront s'adresser...à Toulouse !!!

 

Tiens, je viens d'entendre que les maires du Gard Rhodanien viennent d'émettre une motion demandant le rattachement du Gard...à Provence-Alpes-Côte d'azur. Ce qui simplifierait grandement les choses et gommerait (peut-être ?) ces situations courtelinesques.

 

Septidi 7 vendémiaire de l'an 223

 

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