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03/07/2014

« T’en fais pas mon Chouchou. Je t’apporterai des oranges ! »

sarkozy-garde-a-vue-lasserpe.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Merde, qu’est-ce qu’il m’arrive… ? Moi, mis en examen !

Comme un syndicaliste, un voyou, un pékin…

T’entends ça Carlita. Et pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Pour trafic d’influence. Est-ce bien adéquat ?

En plus pour corruption. C’est quoi ça Carlita ?

- Le Robert dit des trucs pas jolis mon béta :

« Avilissement, pourriture, putréfaction,

Vice, pots-de-vin, bakchich, prévarication… »

Où ont-ils trouvé ça tous ces juges bâtards 

Qui veulent me coincer, m’envoyer au mitard ?

- Tu sais bien mon chouchou, c’est avec leurs écoutes

- C’est pas moi, c’est Bismuth ! Pfff ! Tiens, ça me dégoute.

Soupçonner ma campagne d’avoir été payée

Par du fric Kadhafi ? Alors ? C’est l’amitié !

Puis, l’ami Mouammar, c’est pas demain qu’il parle !

Je m’en suis occupé, il fera plus le marle !

Et « trafic d’influence », non mais c’est quoi ce truc ?

Eh ! Mon pote Azibert, ce n’est pas un trou duc.

Tu vas voir Carlita, je vais me les farcir

Ces deux juges gaucho, qui font qu’à me noircir.

- Comment Nico ? Farcir ? Tu coucherais avec ?

Attention là, Chouchou, tu touches à mon bifteck !

- Meu non ! Meu non enfin. C’est façon de parler.

Quand je dis « les farcir », ça veut dire « blackbouler ».

Je suis allé chez Bouygues, et puis chez Lagardère.

Gueuler qu’on me salit pour me foutre parterre,

Me poser en victime, parler d’acharnement,

De complot orchestré par l’Autre garnement,

Leur foutre dans la gueule Jérôme Cahuzac,

Ces pleutres, ces gauchos, tous dans le même sac.

- Attention mon Chouchou, ces deux juges pittbull

Vaut mieux pas leur tomber entre les mandibules !

Attends, tous tes amis vont crier au complot

Pour déconsidérer ces juges virago…

- Les amis politiques, Carlita, j’vais te dire,

Quand tu es dans la merde, ce sont ceux-là les pires !

- T’en fais pas mon chouchou, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange.

 

 

Quartidi 14 messidor 222

 

Illustration : merci à Lasserpe

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Où se trouve la plus petite prison de France ?

 

 - Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

02/07/2014

Les « Mistral »: vent de la discorde ou de l'indépendance nationale ?

navire Mistral.jpg

 

 

Que la BNP se fasse étriller, ça ne me gêne pas particulièrement (voler un voleur, c'est de la récupération !). Mais quel est le fondement juridique du racket exercé par la « justice » étazunienne aux dépens d'un établissement bancaire français ? Aucun sinon la raison du plus fort. Le prétexte est un embargo ordonné ni pas l'ONU ni par la France, mais uniquement par les États-Unis. On touche là du doigt l'insupportable avantage que s'arroge ce pays à travers sa monnaie impérialiste, le dollar (« Le dollar, c'est notre monnaie, mais c'est votre problème ! »). La plupart des transactions internationales se faisant dans cette monnaie - qui n'est pas une monnaie internationale mais celle d'un seul pays qui l'utilise au mieux de ses seuls intérêts – les Etats-Unis peuvent exercer tous les chantages qu'ils veulent. C'est ce qu'ils font avec la BNP.

 

Poutine, qui est bien plus fin politique que la propagande otanusienne veut le faire croire, a bien compris ce qui se passe : « Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie ». C'est évident.

 

Une nation indépendante, sous la pression agressive de la loi du plus fort, doit-elle orienter sa politique étrangère, ses échanges commerciaux selon les diktats des Etats-Unis ? Les nations lâches le font. La France doit-elle se placer parmi ce ramassis de lèches-cul adeptes de la servitude volontaire ? Mais peut-elle faire autrement ?

 

Bien sûr qu'elle le peut. De Gaulle l'a fait avec panache en sortant la France du commandement de l'Otan, Chirac l'a fait en son temps en résistant aux pressions du président-fou étazunien au sujet de l'agression contre l'Irak. Mouais... Puis Sarko est venu, qui a remis totalement la France sous la coupe de l'Otan, instrument belliqueux au seul service des intérêts yankees. Et François n'a rien fait pour dénouer cette corde qui nous étrangle... Mais il se rattrape quelque peu en restant ferme sur la vente des navires type « Mistral » à la Russie. 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire pour se former à l'utilisation des deux navires. On voit mal la France les renvoyer à la maison sous la pression des Zétazuniens !

 

Doit-on succomber aux yeux doux que nous fait Poutine ? Il ne faut être ni dupe ni naïf, mais seulement réaliste. La politique est basée sur des rapports de force. En politique, il n'y a pas d'amis, juste des alliés qui fluctuent en fonction des intérêts de chaque pays. Poutine connaît l'Histoire. Il sait donc qu'un partenariat économique et militaire au niveau des ventes d'armements avec la France est hautement bénéfique pour les deux nations. Pour la Russie, qui accèdent ainsi à des technologies modernes tout en contournant le « bloc » atlantique avec la première puissance militaire d'Europe. Pour la France, qui desserre ainsi les chaînes qui la lient jusqu'à la paralysie au molosse impérialiste étazunien, qui rééquilibre par là même ses rapports avec l'Allemagne, qui reprend la main au niveau diplomatique en devenant l'interlocuteur privilégié de la Russie, incontournable sur la résolution de tous les problèmes euro-asiatiques, en approfondissant avec ce grand pays un partenariat équilibré et apaisé avec l'Europe.

 

Et en disant merde aux Yankees !

 

 

Tridi 13 messidor

Photo X – Droits réservés

 

01/07/2014

Olé ! Ah ! Qu'il y a des nouvelles jouissives !

sarko en taule

 

Le renard piégé dans le poulailler.

 

 

Sarko est mis en examen !

Comme un voleur de grand chemin,

Il y rejoint quelques complices,

« Élites » plus voyous que Jocrisse.

 

 

 Enfin ses méfaits le rattrapent.

 Mettez-moi tout ça à la trappe

 Où ils vont goûter les douceurs

 Comme de vulgaires casseurs

 

 

 Des geôles de la République.

 Juste retour pour cette clique

 Pour cette sinistre engeance

 

 

 Qui a cambriolé la France.

 Sarko est mis en examen ?

 Amen !

 

 

* * * * * * *

 

Mise en examen : En France, la mise en examen (terme juridique remplaçant inculpation depuis 1993) est une compétence exclusive du juge d'instruction. Elle vise la personne contre laquelle il existe des indices graves ou (1) concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission d'une infraction (article 80-1 du code de procédure pénale (2). Si tel n'est pas le cas, une personne peut être placée sous le statut de témoin assisté. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_examen

 

Le juge peut décider de mettre en œuvre des mesures contraignantes envers le mis en examen tels qu'un contrôle judiciaire ou une détention provisoire.

 

Duodi 12 messidor 222

 

Merci à Chimulus

 

 

27/06/2014

La cour de justice européenne au secours des « Gestationneuses Pour Oh ! Truies »

cochonsquiniquent copie.jpg

L'ancienne manière était plus jouissive, non?

 

 

La cour de justice européenne vient d'enjoindre la France de reconnaître la filiation d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger. Ça a l'allure d'une décision juste, équitable, c'est en fait la porte ouverte à la marchandisation imposée des corps. Et la prime à ceux qui ont du pognon pour se dispenser d'obéir aux lois de leur pays.

 

Vous avez du fric ? Vous voulez goûter aux joies de la parentalité ? Mais vous ne voulez pas déformer votre joli petit ventre et souffrir des désagréments de la grossesse ? Allez donc aux Etats-Unis ou en Inde, louez le ventre d'une Indienne crève-la-faim dans une usine à bébés, récupérez votre bébé-produit estampillé pur foutrovule parental, puis ramenez-le en France. La cour de justice européenne imposera désormais aux autorités françaises de leur délivrer le label Made in France...

 

Le fric permet tout. Même de s'affranchir des lois. Avec cette saloperie, les autorités françaises – obligés de reconnaître des enfants nés de GPA bien que cette pratique soit interdite par la loi en France – vont être poussées par de puissants lobbys bobos...à accepter la GPA en France sous prétexte d'égalité, de ne pas favoriser les plus riches. Et le tour sera joué.

 

Un « progrès » la GPA ? Tè ! Fume...G.P.A. = Grosses Putes Avides. Ce sont des femmes avides de pognon qui louent leur ventre. Les putes, elles, ne louent que leur chatte, et pour quelques minutes seulement. Mais les « Gestationneuses Pour Oh ! Truies » louent carrément leur ventre entier pendant neuf mois, pour faire un chiard qu’elles refileront à leurs clients, contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, on peut choisir sur catalogue ! En Inde il existe des cliniques spécialisées. Le recours aux mères porteuses procède d'une logique profondément réactionnaire pour les droits des femmes parce qu'il implique une instrumentalisation du corps féminin.

 

Partout où elle a été légalisée dans le monde, la pratique des mères porteuses se traduit concrètement par une nouvelle exploitation, radicale, au sens où il s’agit de la prise de contrôle sur la vie d’une femme pendant neuf mois, et généralement d’un rapport inégalitaire et d’aliénation, entre commanditaires aisés et mères porteuses défavorisées souvent recrutées par des sociétés aux pratiques marchandes plus ou moins attentatoires à la dignité humaine. Les mères porteuses, loin d’être un progrès, sont une cause régressive et un mauvais combat pour la gauche, la plus récente et peut-être la plus choquante des extensions du domaine contemporain de l’aliénation. Il faut au contraire combattre résolument ce commerce du corps féminin qui a des conséquences scandaleuses pour les femmes les plus défavorisées, celles des pays en voies de développement contraintes par l’appât du gain ou la pression familiale pour cause de fric à accepter cette nouvelle forme d'exploitation.

 

Autorisée depuis 2002, la gestation pour autrui est devenue en Inde un marché aussi lucratif que florissant. Chaque année, des milliers de couples occidentaux ne parvenant pas à concevoir s'envolent vers l'Inde dans l'espoir de trouver une mère porteuse en l'échange d'une compensation financière de 28.000 dollars !

 

Pour mieux contrôler, mais aussi exploiter toutes les « ressources » de ce marché des mères porteuses, estimé à un milliard de dollars par an dans le pays, le Dr Nayna Patel, spécialiste de la fécondation in vitro, a décidé de créer une clinique dédiée à la gestation pour autrui. Établie à Anand, dans le nord-est de l'Inde, l'usine à bébés du Dr Patel abrite des centaines de mères porteuses. D'après la BBC, 500 bébés ont vu le jour depuis la création de l'établissement. 

 

Et le marché des mères porteuses en Inde n'est pas près de décroître. Dans un pays où un tiers de la population vit avec moins de 0,6 dollar par jour, porter l'enfant d'un autre laisse espérer aux mères porteuses un avenir meilleur, grâce aux 8.000 dollars qui leurs sont versés pour chaque naissance. La « compensation financière » s'élève à 10.000 dollars si elles portent des jumeaux. En cas de fausse couche lors des trois premiers mois de grossesse, elles ne touchent en revanche que 600 dollars. Lien 

 

Les couples, les femmes qui veulent les « joies de la maternité » sans en avoir les inconvénients sont des monstres d'égoïsme. Sans penser au devenir du gosse à venir. Ils/elles revendiquent le droit à l’enfant, et pas les droits de l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ?

 

La gestation pour autrui (GPA), c'est-à-dire les mères porteuses, c’est la marchandisation, la financiarisation du ventre de la femme. Comment le qualifier ? Esclavage moderne ? Il y a de ça. Prostitution ? Il y a de ça. Exploitation de la misère ? Il y a de ça.

 

François, voilà une bonne occasion de te faire respecter en Europe, en refusant ce diktat.

 

On peut toujours rêver...

 

 

 

Octidi 8 messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

26/06/2014

Au bistro de la toile : la peine de mort est rétablie...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- T'as vu, Victor. Il a été acquitté le toubib qui a tué sept personnes...

 

- J'ai vu Loulle. Et ça me glace d'effroi. Ce type était mu par quoi ? La compassion ? La méchanceté ? L'altruisme ? Le vice meurtrier ? La cupidité ? La dépression ? Le souci de rentabiliser les lits ? Tout est ouvert.

 

- Mais il a été non seulement blanchi mais acquitté. C'est-à-dire que les jurés ont estimé que ses actes ne sont, en aucune manière, répréhensibles. Ça veut dire quelque chose toute de même ! D'autant plus que ça va dans le sens général puisqu'un sondage vient parait-il de montrer que 9 Français sur 10 sont favorables à l'euthanasie.

 

- Nous sommes au siècle du spectacle, Loulle. L'affect populaire est modulé par la télévision, c'est-à-dire par le degré zéro de la culture. Ce jury a jugé non par la raison mais par l'émotion. Et les 90% de sondés qui acceptent le rétablissement de la peine de mort – parce que c'est de ça qu'il s'agit – confondent la compassion altruiste avec une sensiblerie pleurnicharde. Eh ! Oh ! Le « bon » docteur Casabuena, Goodhouse, Iyiev, Guthause, Buenhogar ou tout ce que tu voudras, il a tout de même tué volontairement et sciemment, malgré ses dénégations concernant son « intention de tuer ». Il a injecté du CURARE – substance létale du cocktail de poisons des tueurs légaux étazuniens – la nuit, en catimini, à des personnes qui n'ont JAMAIS demandé à mourir. Á des personnes très, très vulnérables venues en milieu hospitalier pour chercher une guérison, au moins un espoir. Et il les a tués, sans concertation avec des collègues, sans même en prévenir la famille ! Ce type – par ailleurs fragile mentalement - est sorti sous les applaudissements ! Et les jurés, comme les applaudisseurs peuvent encore se regarder dans la glace ?

 

- Ils ont pensé à la souffrance des pauvres gens dans les angoisses ultimes de l'agonie.

 

- Allons, allons. Sensiblerie. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, la justice populaire a statué sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt, sous Marine par exemple, pourquoi pas des trop moches, des trop bronzés, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. Á la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli.

Le jugement de Pau fera jurisprudence. Il donne à une corporation – les médecins – qui se croit déjà au-dessus des lois, le droit de vie ou de mort sur des personnes en état de souffrance et de vulnérabilité extrême. Il s’agit ni plus ni moins du rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

- Oui mais si le mourant a, lorsqu'il était lucide, demander la mort assistée et douce plutôt que la souffrance ?

 

- Oh ! Loulle, en finir avec la vie, c'est facile d'en parler lorsqu'on est en bonne santé, fort et un peu bravache. C'est probablement différent dans les angoisses ultimes, non ? Et puis, cette mise à mort légale, est-ce à la demande du malade ou à celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant, voire en lui suggérant de mettre fin à ses jours.

 

- Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?

 

- La loi Léonetti est une bonne loi. Encore faudrait-il l'appliquer. Il existe des moyens de rendre les derniers instants dignes et apaisés. Encore faut-il que le monde hospitalier se donne les moyens de ces indispensables soins palliatifs. Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant. Seulement ça coûte des sous. Beaucoup de sous. Et des sous, y en a pas...

Derrière tout ça, Loulle, il y a des calculs trop sordides pour qu'on les laisse apparaître au grand jour. C'est le culte du pognon de la société ultralibérale : élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité, donc en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

 

- Putaing. C'est pas drôle tout ça. Tè ! Je préfère encore ne pas mourir ! Á la nôtre de santé !

 

 

Septidi 7 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

25/06/2014

E viva Ecuador !

Equateur Rafael Correa.jpg

Le président Rafael Correa

 

Ce soir nos dignes représentants footballistiques vont taper dans un ballon contre les dignes représentants footballistiques d'un pittoresque petit pays d'Amériques répondant au nom d'Equateur.

 

L'Equateur? Qu'es aco ?

 

C'est un pays formidable. Un pays exemplaire. Un pays qui a eu le courage de dire MERDE aux banques et à tous les charognards du monde financier mondialisé, c'est-à-dire étazunien.

 

Ce petit pays, qui doit son nom à sa position géographique (sur la côte ouest de l'Amérique du Sud et...sur l'équateur), était mis en coupe réglé par les multinationales étazuniennes. Sa monnaie – le Sucre – a même été remplacé par le dollar US. C'est dire la main mise yankee sur le pays.

 

Eh bien le 14 décembre 2008, Rafael Correa, président de l'Equateur, prend une décision simple, évidente et ferme : annuler unilatéralement la part qu'il juge « illégitime » de la dette publique de son pays, et suspendre le remboursement de tous les titres de la dette. Cette part illégitime fut estimée à 70% de la totalité de la dette !

 

Cette décision faisait suite aux travaux d'un audit de la dette du pays sur la période 1976-2006 effectué dès 2007 par une commission d'enquête indépendante. Il faut savoir que l’Équateur avait alors perdu sa souveraineté, placé qu'il était sous les diktats du FMI et de la Banque mondiale.

 

Les experts de la Commission ont identifié des tranches de dettes dites «illégales» (dont le contrat est contraire au droit international ou équatorien), «odieuses» (contractées par un gouvernement despotique, à l'encontre de l'intérêt des populations) ou encore «illégitimes» (par exemple lorsqu'elles sont creusées pour voler au secours des banques privées...).

 

Les banques ricaines ont gueulé au charron, mais Correa les a envoyé chier ! Et que croyez-vous qu'il se passât ? 95% des créanciers de l’Équateur (FMI, Banques, et autres fonds institutionnels) ont accepté cette décision ! 

 

Ainsi le président Correa, s'appuyant sur l'outil fort efficace de l'audit de la dette mais aussi sur une mobilisation populaire sans faille, a su établir un rapport de force suffisant pour faire avaler aux mafias financières que la part de la dette qu'il annulait n'était pas celle du peuple et que ce n'était donc pas au peuple de la payer !

 

La nouvelle constitution, approuvée par 64 % des votants lors du référendum de septembre 2008, renforce le rôle du Plan national de développement et fait de l’État un acteur central dans la production de biens, la construction d’infrastructures et la régulation. Les activités financières sont désormais considérées comme un « bien public » et le contrôle des ressources naturelles par l’État devient un principe constitutionnel.

 

Le président Correa entend s’attaquer à des chantiers où l’immobilisme a longtemps été la règle, en particulier l’amélioration de la qualité du système éducatif et l’efficacité de l’administration. Le gouvernement essaie de diversifier ses partenaires commerciaux, en privilégiant une coopération économique et technique Sud-Sud avec des pays comme l’Iran, la Chine et, surtout, l’ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques). Le pays a quitté le Centre international de règlement des différends (CIRDI), refusant les arbitrages internationaux. Le gouvernement tente de promouvoir la création d’instances exclusivement régionales au nom de l’indépendance et la souveraineté vis-à-vis des pays industrialisés.

 

Voilà ce que c'est l’Équateur. Alors finalement, si ce soir nos footballeurs millionnaires enfants gâtés ne gagnent pas face aux représentants de ce si sympathique pays, je n'en serais pas plus affecté que ça...

 

Equateur Atahualpa.jpg

 

Sextidi 7 messidor 222

Illustrations X - Droits réservés

 

 

24/06/2014

Après les emmerdeurs du rail, les emmerdeurs des airs et...les emmerdempoisonneurs de la FNSEA

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Non mais vous les avez entendu les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle de la FNSEA ! Ils gueulent, ils s’époumonent (enfin, ceux qui n'ont pas les éponges trop mitées...), ils bloquent la circulation, ils EMMERDENT, et vous savez pourquoi ? Parce que le gouvernement veut faire passer une loi leur interdisant de répandre leurs saloperies de pesticides à moins de 200 mètres d'une école, d'un hôpital, d'une maison de retraite, d'une habitation, d'un lieu de vie quoi !

 

Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de la Gironde ont été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département avait relevé une utilisation du produit dans des « conditions inappropriées ».

 

Traiter jusque dans les cours des écoles, c'est raisonnable ça ?

 

Qui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures, du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

 

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ».

 

Pour appuyer leurs revendications corporatistes, ils ont salopé la place de la Concorde... Leur but : Donner un « carton jaune » comme ils disent, au gouvernement pour faire pression au moment où le projet de loi d’avenir sur l’agriculture commencera à être examiné en commission à l’Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l’hémicycle les 7 et 8 juillet.

 

Le ministre Le Foll, faisant preuve d'une évidente mollesse des génitoires, a tenté de les rassurer mardi sur RTL, en réaffirmant qu'il n'était n’était pas prévu d’interdire les épandages de pesticides à moins de 200 mètres des habitations. Eh ! Oh ! Ci-devant ministre, faudrait savoir, non ? Tu préfères empoisonner les gosses plutôt que de faire preuve de fermeté vis-à-vis d'une bande de parpagnas gavés de subventions européennes ou nationales ?

 

Il faut savoir que 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE !

 

« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer un chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques  mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

 

Quintidi 5 messidor 222

 

Photo X – Droits réservés

 

23/06/2014

L’œil de Moscou ? Non, l'Eeil de Mossoul.

 

 

Pendant qu'on se gargarise des exploits des tapeurs de ballon au Brésil, il s'en passe des choses dans le monde. Et des rugueuses. Par exemple en Irak.

 

Mouais vous allez me dire, l'Irak, ras les aliboffis. S'ils sont assez kons, assez tarés par leur religion pour s’entre-tuer au nom d'allah, qu'ils le fassent. On s'en fout !

 

Pourquoi pas. Mais peut-on réellement s'en foutre ?

 

Et d'abord qu'est-ce qu'il se passe en Irak, pays censé jouir du bonheur ultralibéral sous la pax americana ? Une guerre de religion en passe de redessiner complètement la carte du Moyen-Orient.

 

Guerre de religion entre la majorité chiite placée au pouvoir par la soldatesque étazunienne et la très grosse minorité sunnite. Celle-ci étant naturellement soutenue par le grand voisin chiite, l'Iran et par...les Etazuniens. Celle-là étant largement soutenue par les grands pays sunnites au premier rang desquels l'Arabie saoudite, grande alliée des...Etazuniens ! Bref. Un beau bordel.

 

On le doit à qui ce foutoir ? A l'administration étazunienne Bush qui, en envahissant l'Irak et en renversant la dictature de Saddam Hussein, a déclenché une évolution politique incontrôlée qui a favorisé l'arrivée de groupe djihadistes nouveaux dont l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

 

C'est pas des tendres ceux-là. A côté d'eux, les talibans et Al Quaïda sont de gentils démocrates ! Ils ont un objectif précis : instaurer un « califat islamique » basé sur les douceurs de la charia sur les zones qu'ils contrôlent. Pour cela, ils n'hésitent devant rien, et surtout pas à faire péter les frontières artificielles héritées de l'époque coloniale.

 

L’Eeil compterait plusieurs dizaines de milliers d’hommes armés, dont une partie d’étrangers venus d’Asie centrale, d’autres pays du Moyen-Orient, et même d’Europe occidentale. Plusieurs Français figurent parmi ses membres, et un certain nombre ont péri dans ses rangs.

 

L'armée régulière irakienne a foutu le camp la paille au cul devant eux, leur abandonnant de nombreux chars, des véhicules, de l'armement moderne (fourni par les Etazuniens!) et même des hélicoptères ! Vous me direz, encore faut-il savoir se servir de ces armes. Mais ils savent ! Parce qu'ils comptent dans leurs rangs la plupart des officiers de Saddam que les Etazuniens, dans leur nullité crasse habituelle, ont rejeté ! Grâce à leur lavage de cerveau religieux, ils ont aussi un large volet de « volontaires » pour des opérations suicides. Voilà pour le côté militaire.

 

Côté politique, ils veulent faire comme le Kusdistan voisin jouissant d'une très large autonomie, voire d'une indépendance de fait. Leur projet : un « Sunnitistan » englobant, la plus grande partie de la Syrie et la partie nord ouest de l'Irak. Dans leur escarcelle : les riches gisements pétroliers de la région de Kirkouk (dans l'actuel Irak) et les raffineries de Deir Ez Zor (dans l'actuelle Syrie). Ce qui ferait d'eux...l'un des plus gros producteurs du monde arabe !

 

Voilà une des raisons pour lesquelles on ne peut pas s'en foutre.

 

Il y en a d'autres. D'abord parce que cette organisation attire, entraîne, fanatise des centaines de jeunes paumés de France et d'autres pays d'Europe qui, de retour chez nous, sont autant de bombes à retardement (voir le massacre récent en Belgique). Ensuite parce que cette guerre de religion en Irak va jeter sur les routes de l'émigration clandestine des milliers, voire des centaines de milliers de réfugiés. Qui voudront venir où ? Devinez...

 

On en vient à regretter l'époque de Saddam : quelques centaines de morts par an mais un pays où cohabitaient, à la trique peut-être mais sans problèmes, les chiites, les sunnites, les chrétiens, les Kurdes...

 

Á comparer avec les 300 morts par mois actuels depuis les douceurs de la Pax Americana.

 

 

Quartidi 4 messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

19/06/2014

Du bon dans le grand raout de Ségo sur le « transition énergétique ». Sauf…

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 Sauf sur le nucléaire.

 

Arrêter une centrale, même pourrie jusqu’à la moelle comme Fessenheim ou Tricastin, reste tabou.

 

Pourquoi ? Parce que, aussi bien Hollande que Valls et Ségolène Royal sont POUR la poursuite de la filière nucléaire. Mais aussi parce que le gouvernement n’a pas – n’a plus ! – les moyens juridiques de fermer une centrale !

 

En effet, la loi TSN sur la transparence et la sécurité nucléaire - votée en 2006, sous l’influence des nucléocrates qui n’avait pas digéré la fermeture de leur jouet mortifère Super-Phénix – substitue aux critères politiques ou économiques, du ressort du Gouvernement et des parlementaires, les seuls critères dit «  de sureté », du ressort de l’entreprise opératrice, EDF, et de l’ASN (autorité de sureté nucléaire).

 

Autrement dit EDF fait ce qu’elle veut et si elle ne veut pas fermer une centrale, elle dit à l’Etat : « Tè ! Fume… » 

 

On pourrait s’offusquer et dire : « Comment ? Mais EDF appartient à 84,4 % à l’Etat ! ». Oui, mais seulement à 84,4 %... En 2004, EDF a été privatisée et est une SA (société anonyme)  régie par le droit privé. Or dans un état de droit, l’Etat n’a évidemment pas le droit de fermer une entreprise privée. De plus l’Etat actionnaire doit défendre les intérêts de l’entreprise où il siège sauf à tomber sous le coup d’abus de bien social ! Enfin, l’Etat actionnaire…encaisse goulûment les dividendes de ses actions (2,33 milliards en 2013).

 

Il va de soit que si EDF était resté sous le statut d’établissement public, l’Etat pourrait imposer sans problème la fermeture des centrales. On comprend dès lors que les nucléocrates aient sablé le champagne en 2004, lors de la privatisation d’EDF et en 2006 lors du vote de la loi TSN.

 

Voilà où on en est. Le projet de loi de Ségo donne en fait les clés de la politique énergétique de la France à EDF

 

 

Nonidi 29 prairial 222

 

Photo X – Droits réservés

17/06/2014

Au bistro de la toile : intermittents du spectacle.

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- Oh Loulle ! Il me semble que tu tires la gueule. Ce serait pas par hasard que tu aurais les flubes que le festival d'Avignon soit annulé ?

 

- Y a un peu de ça Victor... Le festival apporte sur la ville, en un mois, une manne de bel et bon pognon venu d'ailleurs. Les festivaleux, les journaleux, ça a soif sous le soleil-lion, et donc ça boit Victor ! Plus que les vieilles carnes comme toi...

 

- Ah ! Loulle. Je retrouve bien là la hauteur de vue de l'amoureux des arts vivants, le digne « fils de Vilar » ! Au fond, le premier festival mondial des arts vivants, tu t'en tamponnes l'oigne Loulle. Mais les lovés que ça fait tomber dans ton tiroir caisse, c'est un deuil plus difficile à porter...

 

- Soyons honnête Victor : y a de ça. Ya de ça... Au fait, je n'y entrave que dalle à leur histoire d'intermittents du spectacle. C'est quoi ce foutoir ? Quelques-uns de mes clients pensent que c'est une bande de feignasses qui vivent grassement sur le dos des autres travailleurs...

 

- Ceux qui pensent ça, Loulle, que ce sont des feignasses et qu'ils abusent, ils n'ont qu'à ne plus aller voir un seul spectacle, un seul événement sportif, un seul concert. Ils peuvent et doivent aussi fermer leur télé et leur poste de radio. Parce qu'aucun de ces événements culturels ne peut exister sans les intermittents dits du spectacle.

 

- Mais qui sont ces intermittents du spectacle ?

 

- Eh bien ce sont toutes les personnes qui marnent de près ou de loin dans le monde du spectacle ou de la culture. Elles ont le droit de bénéficier du statut d’intermittent. Il s’agit des acteurs, des chanteurs, des metteurs en scène mais pas seulement. Il y a aussi beaucoup de techniciens, tous ceux qui équipent les lieux de spectacles : installation de la scène, des gradins, de l'éclairage, de la sonorisation, de la billetterie, etc. Bref toutes les petites mains que l'on ne voit pas mais qui sont indispensables à toute manifestation culturelle.

 

- D'accord. Mais quel est ce statut que le Medef veut balayer et prétextant qu'il coûte un bras et auxquels les intermittents s'accrochent bec et ongles ?

 

- Pour bénéficier des indemnités de chômage versées par l'Assedic, qui est une caisse interprofessionnelle de solidarité, l'intermittent doit justifier un certain nombre d'heures au minimum dans une période donnée. Il faut avoir travaillé 507 heures (soit approximativement trois mois de travail à 8 heures par jour) au cours des 319 derniers jours pour les artistes ou des 304 derniers jours pour les ouvriers ou les techniciens, soit dix mois environ. À titre de comparaison (si la comparaison est possible, dans la mesure où, notamment, certains artistes travaillent à perte sur des périodes parfois importantes et non rémunérées : répétitions, montage de projet et autres démarches autonomes) le régime général pour l'allocation chômage demande 122 jours d'affiliation ou 610 heures de travail au cours des 28 mois qui précédent la fin du contrat de travail pour les moins de 50 ans ou 36 mois pour les 50 ans et plus. Lien

 

- Ah, tout de même. On comprend qu'ils se défendent... et que d'autres gueulent.

 

- Il y a des embrouilles, comme partout, mais ce n'est pas de la tarte Loulle. Un artiste qui se produit pendant un spectacle de deux heures aura « travaillé » 2 heures, mais combien de temps aura-t-il passé pour apprendre son texte, pour répéter son rôle ? Côté technicien, c'est un boulot de galérien. Ma belle-fille, Anne, est dans ce milieu : elle est régisseur de spectacle, c'est-à-dire qu'il lui faut se démerder pour que tout marche (éclairage, son, installations de scène et de salle, etc), et à l'heure ! Imagines un peu Loulle, l'équipement pour le spectacle de la fameuse « carrière Callet », à Boulbon, un des lieux emblématiques des plus grands spectacles du festival d'Avignon. Elle l'a fait ça Anne. Sous un cagnard dément, avec la poussière soulevée par le mistral. De cinq heures du matin à 11 heures du soir. Elle rentrait complètement naze... Tu crois qu'elle vole son pognon ? Eh bien il a fallu qu'elle arrive à l'âge de 39 ans pour avoir, dans ce milieu, et à Avignon pourtant place forte du spectacle, son premier CDI !

 

- Ouais, pas de la tarte effectivement. Mais alors où est le scandale ?

 

- Le scandale vient du fait que certaines boites de production qui marnent pour la télé abusent de ce statut. De même les grands parcs d'attraction comme Disneyland, Puy-du-fou, Astérix, etc. tournent toute l'année avec des personnels permanents mais déclarés « intermittents ». Les chaînes de télévision aussi et surtout usent et abusent de ce statut en multipliant les contrats d'intermittent au détriment des contrats de travail à temps plein. Les standardistes, les secrétaires, les personnels d'entretien, etc. encombrent et parasitent le système. Voilà où est le scandale Loulle.

 

- Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?

 

- Ne pas donner satisfaction au Medef dans un premier temps, puis tout remettre à plat et réserver ce statut particulier uniquement à celles et ceux qui travaillent effectivement par intermittence, alternant période de gros boulot et période de chômage.

 

- Je comprends mieux Victor. A la nôtre !

 

Octidi 28 prairial 222

 

Merci à Chimulus

 

13/06/2014

Il fait chaud : la faute à Paul Hussion ?

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  • Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos civilisations

Basées sur le paraître et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viande, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télés avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants,

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

 

Quartidi 24 prairial 222

 

Merci à Chimulus

 



 



12/06/2014

Mort à la MORT ! Et vive la VIE !

 

 

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Ce mois de juin va cumuler trois décisions qui ont de quoi faire trembler le clampin. En effet il s’agit de rétablir – ou NON – la peine de mort. Il s’agit de légaliser – ou NON – le meurtre avec préméditation, c’est-à-dire l’ASSASSINAT.

 

Á travers le procès du ci-devant ex médecin Bonnemaison Nicolas, traduit en assises pour avoir « abréger la vie » de personnes dites « condamnées ».

Á travers le Conseil d’État qui doit statuer, en séance publique, sur la situation de Lambert Vincent, tétraplégique au sujet duquel sa famille se déchire sur le fait de le faire (pas de le laisser) CREVER - ou NON.

Á travers le rapport du Comité consultatif national d’éthique concernant l’autorisation du meurtre légal et du « suicide » assisté…

 

Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, le gouvernement mais aussi la justice doivent ainsi statuer sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli…

 

Il s’agit ni plus ni moins du rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

Il serait bon de jouer l’honnêteté intellectuelle : en finir avec la vie, est-ce la demande du malade ou celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant - voire en lui suggérant (la volonté affirmée de mourir « dans la dignité » nait dans l’esprit d’une personne consciente et lucide, bien en amont des angoisses du grabat, ce qui change tout !) – de mettre fin à ses jours.

Au-delà de l’euthanasie, l'assistance au suicide par respect de la liberté d'une personne qui veut mourir tangente la non-assistance à personne en danger.  Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant.

 

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, gestation pour autrui) seront-elles imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents ? (Ironie de la chose, c’est souvent les mêmes qui « s’offusquent » de la corrida de toros !) Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale: élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

C’est choquant ? Eh… Ouvrez les yeux. En Belgique, les vieux ont une peur panique d’aller à l’hosto. En Hollande (Pays-Bas), la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

Et vive la VIE ! Même merdique.



Tridi 23 prairial 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

06/06/2014

Débarquement… Faites l’amour, pas la guerre !

 

Guernica Picasso.jpg

 

On nous saoule jusqu’à plus soif de belles cérémonies glorifiant la guerre. On fait de beaux discours tandis qu’elle sévit, qu’elle tue, qu’elle massacre ailleurs, pas très loin.

La guerre, ce n'est pas une promenade virile. Ce n'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

Demandez donc à ces quelques centaines de rescapés des massacres des plages normandes.

La guerre, c'est l'ombre sombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le traumatisme constant du bruit des explosions, l’odeur de la fumée acre qui vous aveugle, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, c'est le corps tremblant qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans le sable de la plage normande, ou la boue de la tranchée, la caillasse du djebel, la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver.

La guerre, c'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots d’une pauvre chair martyrisée.

La guerre, ce sont les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir torrentiel du camarade touché et qui attend des secours qui ne viendront pas.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

La guerre, c’est aussi une formidable opportunité d’enrichissement pour les méga pourris fabricants de choses en acier bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, et massacrent la vile plèbe. Pour le plus grand profit des premiers 

La guerre, c’est une chance pour la frange de population la plus bornée, la plus avide, la plus lâche. Ceux-là, partout, toujours, se lâchent, se goinfrent, s’engraissent, se tapissent la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se font trouer la viande.

C’est cette même lie de la population que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

 La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoie à l’abattoir souvent pour rien, sinon transcender la konnerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

VictorAyoli

 

Septidi 17 prairial 222

Illustration: Merci à Picasso

 

 

 

 

 

05/06/2014

Au bistro de la toile : la couine, le coveboye et le cosaque chez François.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Fatche, il va encore prendre de la ventrèche notre président ! Gueuleton à midi avec la Couine d'Angleterre, avec agneau de Sisteron sur la table puis, après une petite sieste (que j'espère améliorée avec une Julie), rebelote en fin d'après-midi avec le Bushnoir étazunien, avec probablement un biguemaque dégoulinant de quètecheupe, enfin le soir, dix de der avec le Cosaque, avec j'espère du caviar.

 

- Ses poignées d'amour vont s'épanouir. Paraît que ça plaît aux femmes. Comme il en fait un élevage, c'est tout bénef pour lui. Alors, qu'est-ce que tu crois qu'il va leur dire à ses commensaux ?

 

- Comment, sots ?

 

- Non, pas sots... Bref. Je t'expliquerais.

Bon. Á la Couine, il pourrait dire qu'il apprécierait (et nous aussi !) que l'Angleterre libère une nouvelle fois l'Europe en se cassant... Touchons du bois : il y a quelques espoirs de ce côté.

Au covebauye, il pourrait dire qu'il n'a rien à foutre de ses menaces, de ses pressions, entre autre sur une banque (pourrie, c'est vrai, mais banque et pourri, c'est un pléonasme). Il pourrait lui dire qu'il va livrer sans délai les bateaux de guerre commandés et payés par les Ruskoffs. Il pourrait lui dire qu'il n'est pas dupe des magouilles étazuniennes en Ukraine. Qu'il en a ras les aliboffis de la dictature du dollar, de l'espionnage de la NSA. Et il devrait enfin lui signifier qu'il va accorder l'asile politique à Snowden.

Avec le cosaque, il devrait trinquer puisque nous avons des intérêts mutuellement fructueux, comme on dit.
 

- Á ouais ? Quels intérêts ?

 

- D'abord ces frégates, dont la construction fait travailler des milliers d'ouvriers chez nous. Puis, il faut savoir que les avions russes les plus performants volent avec des équipements français. Ça aussi ça fait travailler du monde. Puis à Kourou, en Guyane, Russes et Français travaillent ensemble, et très bien dans le domaine spatial. Et il y a de nombreux autres intérêts communs.

 

- Ouais, Victor, mais l'invasion de la Crimée, la pression militaire à l'Est de l'Ukraine...

 

- On en a déjà parlé souvent Loulle. La Crimée est russe. L'Ukraine de Kiev est manipulée par la CIA et est tombée sous la coupe des néo-nazis. Poutine n'est pas une oie blanche mais il n'est pas responsable de ce qui se passe la-bas. Il ne fait que se prémunir contre l'encerclement belliqueux par l'Otan. N'oublie pas que lors de la chute de l'URSS, les Yankees ont d'abord imposé aux ex-pays de l'Est (pays balte, Pologne, Hongrie, etc.) l'adhésion à l'Otan, condition sine qua non pour être acceptée par l'Union européenne, marionnette ultralibérale des USA.

 

- On ne va tout de même pas rompre avec les Ricains pour se rapprocher des Ruskoffs ?

 

- Pourquoi pas ? L'U.E. est maintenant allemande et se fait contre nous. Si le traité transatlantique est signé – et il le sera – l'Europe tombera complètement sous domination étazunienne. Il serait de bonne gouvernance, pour remettre les pendules à l'heure, de faire savoir à Merkel, Cameron et aux autres européens lèche-cul des Yankees que nous pouvons très bien « envisager » un renversement d'alliance en se rapprochant des Russes au niveau de la coopération militaire - c'est déjà le cas - et diplomatique. De plus, au niveau économique et geopolitique, la France aurait tout intérêt à se rapprocher non seulement des Russes, mais des puissances montantes, des dominants de demain : les BRICS.

 

- BRICS ? Ques aco ?

 

- C'est un acronyme pour Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud. Ces pays sont l'avenir. La France aurait tout à gagner à s'y arrimer solidement, notamment pour créer avec eux un panel de monnaies pour commercer entre eux et le reste du monde en s’affranchissant de l’exorbitante dictature du dollar ! La France est le seul pays occidental capable de faire ça, parce que notre pays joui encore d'une aura internationale importante comme pays de la Mère des révolutions et pays des Droits de l'homme.

 

- Priviet. Dabro pajalavat gaspoudine Wladimir !

 

- Niet gaspoudine : tovaritch !

 

Sextidi 16 prairial 222

Illustration:merci à Chimulus

 

04/06/2014

Changement de parasite en Espagne… « Ah ! Ça ira… Ça ira… Ça ira… »

manif républicaine à madrid.gif

 

Maintenant, en plus des tapeurs dans la baballe de Roland-Garros, les lucarnes à décerveler nous gonflent les aliboffis avec…le roi d’Espagne qui refile son rôle de parasite en chef à son lardon ! Un roi, ou une reine… Comment peut-on accepter ça si on un tant soit peu de fierté et d’estime de soi ? Comment peut-on accepter d’être le sujet d’un autre ? Être « sujet » de quelqu’un, c’est dénier à l’individu une identité propre autre que celle de la soumission. Un « sujet » accepte l’obéissance, ne se rebelle pas, il porte en lui les attributs de l’esclave. Pis : de l’esclave volontaire !

 

La royauté, c’est accepter que quelqu’un, qu’une famille s’attribue le privilège exorbitant d’être au-dessus des autres. C’est l’expression de l’injustice la plus sordide élevée au rang d’institution. En vertu de quoi le « roi » serait-il supérieur au plus faible de ses « sujets » ? Toujours en vertu de la force, de la brutalité, de la cupidité, de la méchanceté, du cynisme. Bref de tous les concepts honnis qui font le fascisme. Et que l’on se refile d’une génération à l’autre.

 

Et le bon kon s’y laisse prendre… Il faut dire que les canards-laquais et les lucarnes à décerveler en rajoutent pour abrutir le populo. Et que je t’étale ces couenneries sur cinq cols, en gros titres, avec photos princières bien dégoulinantes ! Et que je te sature les écrans d’images de reines ou princesses qui nous honorent de leurs pets royaux ! Quand ce n’est pas le royal chiard de Kate rosbif, c’est le bibide gonflée de la princesse du rocher de tous les trafics, fécondé par la semence princière de Bébert. Princesses et reines ? Des plantes grasses avec un ventre. Un ventre pour perpétuer la « race » des parasites exploiteurs.

 

Et maintenant voilà l’Espanche fatigué par la goutte qui passe la main et refile le gâteau à sa « royale » descendance… Pendant ce temps, les Espagnols se sont tout de même rassemblés par milliers pour réclamer la fin de cette mascarade « royale » et le retour à la République. Mais on ne les a montrés que quelques secondes… « C’est pas vendeur ça, Coco. Fais moi un plutôt un sujet sur la nouvelle reine espagnole, avec quelques photos sexy. Démerde-toi. » 

 

Tout ça, c’est fait pour endormir le bon kon. On lui refile du faux rêve bidon pour qu’il ne regarde pas les saloperies qui l’écrasent au profit d’une oligarchie nuisible où se mêlent et se congratulent mafieux de la finance, de l’industrie, de la magouille, de la spéculation et fin de séries au nom à rallonge. Ça pue le pipi de chat, l’hypocrisie et l’extrême droite ultra catho. Ça prône la « charité » qui est d’essence foncièrement inégalitaire, illustration de l’humiliation, de l’asservissement là où il devrait y avoir justice.

 

Finalement, on n’en a pas raccourci assez… Eh ! Oh ! C’est barbare tout de même la « veuve » au père Guillontin ! Oui, mais comme était barbare l’asservissement de tout un peuple au profit exclusif d’une petite mafia appelée « noblesse ». En tuant le roi, le peuple se libérait définitivement, irrémédiablement. Parce qu’il tuait symboliquement dieu. Ce fut un acte majeur de notre grande Révolution.

 

« Ah ! Ça ira… Ça ira… Ça ira… »

 

Sextidi 16 prairial 222

 

Photo X - Droits réservés

 

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02/06/2014

Au bistro de la toile : pour qui la baballe ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors Victor, ce match, qu'est-ce que t'en penses ?

 

- Plaisant, engagé, avec quelques actions lumineuses mais rares. Surtout un choc de bourrins...

 

- Bof. Moi j'ai trouvé ça plutôt mou, pour ne pas dire désespérant. Un match nul qui porte bien son nom.

 

- Ah ! Je crois qu'on n'est pas sur la même longueur d'onde Loulle. Moi je te parle de la finale de rugby entre les mercenaires flamboyants de Toulon et les bouffeurs de magrets renforcés de Castres.

Et ce match est quasi catastrophique pour le rugby français. En effet, dans l'équipe gagnante, Toulon, seulement trois joueurs français ! Un peu plus à Castres. Résultat : difficile, en tout cas pour moi, de s'enthousiasmer pour un match de finale du championnat de FRANCE, jouée au stade de FRANCE et où il y avait sur le terrain plus d'Anglais, plus de Sud-Africains, plus de Néo-zélandais que de Français. Et significatif de la faiblesse du rugby français : comment former une équipe nationale digne de ce nom alors que les équipes fanions du championnat ne donne pas aux joueurs locaux la chance de se former, de s'épanouir, de briller. On touche là les horreurs du professionnalisme. Il faut gagner, pour satisfaire les « sponsors », c'est-à-dire les marchands qui mettent leur pognon dans une équipe d’hommes-sandwichs et qui exigent des résultats, pour que leur « image » soit associée à des gagneurs. Résultats, tous les joueurs internationaux des championnats étrangers viennent finir leur carrière, souvent brillante, dans nos équipes. Prenant ainsi la place des jeunes joueurs locaux relégués dans les divisions inférieures, et encore...

 

- Ça se défend. Mais moi je te parlais de foute...

 

- Parlons-en du foute : attentat dans un stade de foute au Nigéria : 40 morts... Et je vais te dire Loulle, ceux qui nous manipulent ont raison de nous prendre pour des kons, puisque nous nous comportons comme des kons... De quoi parlons-nous depuis que j'ai poussé la porte de ton rade ? Des « exploits » de quelques bourrins ou de quelques manchots se disputant une baballe. Sans oublier ceux qui se renvoient laborieusement cette baballe en criant à Rolland-Garros. Puis, après, on aura droit jusqu'au dégueuli à la coupe du monde de foute, puis au Tour de France. Encore que ça, j'aime. Bourrage de crâne, abrutissement organisé par les guignols qui nous gouvernent avec la complicité de la presse purée et des canards laquais. Ça évite de parler des problèmes de chômage, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, etc... Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait-divers, des « peoples », du sport. Faire la Une avec les douleurs de dos de Ribéry ! Important ça coco... Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

 

- Mouais... T'es trop lucide Victor, ça ne fait pas un citoyen bien obéissant ça...

 

- Ne pas penser Loulle. Ne pas penser. De la pensée naît l'inquiétude et l'inquiétude, c'est pas bon pour les affaires... Allez ! Á la nôtre !

 

Quartidi 14 prairial 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

30/05/2014

Bildenberg à Copenhague: le crû 2014 de Banksters sans frontières !

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Donnez au peuple du pain et des jeux... Autrement dit, fermez-leur la gueule avec du maquedo et du poulet aux antibios, et détournez leur attention avec Rolland-Garros où des milliers de débiles en panamas ou parapluies, rangés sur des étagères chopent le torticolis en regardant deux super débiles se renvoyer jusqu'à plus soif une baballe jaune.

 
Les lucarnes à décerveler, les machines à bruits , les canards laquais, bref, la presse purée nous abreuvent de ces conneries. Rideau de fumée...

 
Pendant ce temps, à Copenhague, se réunit le nec plus ultra des chefs mafiosi du monde des « affaires » : le cercle dit de Bildenberg, officine créé à la sortie de la guerre à l'initiative d'un prince hollandais nazi, Bernhard des Pays-Bas et d'un richissime héritier pétrolier, David Rockfeller, espion à ses heures. Finalité de départ : la lutte contre le communisme ; à présent, organiser la domination du monde, avec le concours de l'OTAN au profit des grands prédateurs de la finance et des multinationales des USA.

 
Chaque année, sous haute protection policière, on ressort de sa naphtaline dorée le « capo di tutti i capi », David Rockfeller pour qu'il donne son onction aux autres capi de ce cartel mafieux. Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs.

Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club.

Le deuxième cercle, le Steering Committee, est un conseil de direction restreint, fort de trente-cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales.

Au-dessus, il y a le premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de membres, les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation. Ce sont ceux-là qui décident de l'orientation du monde occidental, qui organisent les crises, voire font déclencher les guerres (voir ce qui se passe en Ukraine) au plus grand profit de leur force de frappe : les entreprises financières (banques, fonds de pension, hedges fund, agences de notation, etc.) et les holdings de multinationales.

 
C'est eux qui ont voulu, planifié, piloté à dessein la crise économique afin de transformer la société en une société postindustrielle néo-féodale, gérée par la super-entité du cartel supra-national des financiers et industriels les plus riches…

 

La crise qu'elles ont contribué à créer a rendu ces banques plus grosses et plus puissantes que jamais. Parce que le gouvernement a invoqué le vocable de « trop grosses pour échouer », elles peuvent continuer leurs manœuvres nuisibles avec l'assurance tout-risques des gouvernements : les grosses banques seront sauvées car elles sont trop importantes économiquement. Ces grosses banques ont donc intérêt à continuer de prendre des risques de plus en plus inconsidérés parce qu’elles savent qu’elles seront sauvées à la fin avec les deniers publics...

 
Ainsi, les marchés financiers spéculent sans vergogne contre la capacité des nations à rembourser le gouffre abyssal de leur dette (réelles ou magouillées) ET intérêts de leur dette. Ceci avec la complicité d’agences de notation financière qui diminuent la valeur du crédit des nations, qui spéculent sur les bons du trésor et qui plongent les pays toujours plus avant dans la crise, forçant la classe politique à imposer des mesures d’austérité et de restructuration afin de restaurer la « confiance des marchés ». Ce processus est appelé la « discipline de marché ». C'est en fait du « terrorisme financier » ou « une guerre de marché », avec le terme de « marché » se référant spécifiquement au cartel global. Quelle que soit la terminologie employée, la discipline de marché est de manière ultime un euphémisme pour guerre de classes.

 
Ce cartel global est en réunion depuis hier, sous haute surveillance policière, à Copenhague, au Danemark. Cette année, le gouvernement français, faisant le gros dos, a délégué Fleur Pellerin, secrétaire d’État au commerce extérieur. Parmi les invités français, outre évidemment le président du « cercle extérieur » de cette mafia, le ci-devant Henri de Castries, par ailleurs patron de l'assureur banquier AXA ; François Barroin, député UMP ; Nicolas Bavarez, « économiste », c'est-à-dire lobbyiste, habitué des plateaux télé et radio où il dégueule régulièrement sa bile ultralibérale ; Pierre-André de Chalendar, patron de Saint-Gobain ; Nathalie Nouguayrède, directrice du journal Le Monde, maintenant torchon ultralibéral... Et ils en sont fiers d'être « invités » par cette mafia !

 
Ces mafieux vont probablement débattre de la nouvelle donne européenne, avec le ras-le-bol affirmé et l'attitude de révolte d'une part croissante des populations européennes et leur rejet des « élites » qui les exploitent et les pressurent de plans d'austérité en casse des services publics, etc. Les salaires, les prestations sociales, le droit du travail, les services publics, la santé, la stabilité de l'emploi, l'ensemble des acquis de l'après-guerre, voilà ce qu'il faut abattre.

 

Ils phraseront probablement sur les résistances de plus en plus pugnaces à la mise sous tutelle de l'Europe par les USA à travers le Traité commercial transatlantique. Ça, c'est pour la galerie. Mais ils ne feront qu'effleurer la situation de guerre civile en Ukraine. Parce que cette situation a été créée de toutes pièces par les officines douteuses pilotés par la CIA et que ce genre de chose se décide et se traite en petit comité, au niveau du premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee...

 

« Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux ». Alors debout, damnés de la terre, aiguisons les faux, préparons les cordes...

 

Primidi 11 prairial 222

 

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29/05/2014

Enfin un audit sur la dette de la France: ILLEGITIME à 60% !

 

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Le Collectif pour un audit citoyen de la dette de la France vient de publier une étude de cette dette édifiante. 59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs. Cette partie de la dette est donc illégitime.

 

Sur les soixante milliards d'intérêt que nous donnons (avec nos impôts et taxes diverses), 35 milliards sont donc illégitime. Un gouvernement les ayant « bien pendues », pourrait renégocier cette dette, demander un moratoire, voire décider de ne plus payer cette part illégitime des intérêts.

 

Voici quelques extraits de cet audit que vous pouvez trouver in extenso ici : http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Qui détient la dette française ? Au 3ème trimestre 2013

 Investisseurs étrangers 57,9

 Banques centrales et institutions internationales 28,9

 Banques 8,3

 Investisseurs institutionnels 20,7

 

Investisseurs nationaux 42,1

 Banque centrale 2,9

 Banques 20,2

 Investisseurs institutionnels 19,1

 

Total 100,0

 

 Qui détient la dette ? Un secret d’État.

Pour financer sa dette, l’État émet via l’Agence France Trésor (AFT) des titres financiers que des institutions financières achètent. Mais pas n’importe lesquelles: seules peuvent souscrire 19 grandes banques baptisées “spécialistes en valeur du Trésor” (SVT) qui sont ensuite chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles ont été sélectionnées “en fonction de leur solidité financière, de la présence à Paris de réels spécialistes, notamment d’économistes et de stratégistes, présence dans laquelle [l’AFT] voit un moyen irremplaçable pour créer et maintenir avec efficacité un fort niveau de confiance”.

Il faut noter que ces intermédiaires perçoivent une commission de 0,25 % et que la plupart d’entre elles ont été impliquées dans des scandales financiers.

Mais qui, en fin de compte, détient la dette ? Sur le site de l’AFT, la seule information disponible est un graphique. On peut seulement constater que le taux de détention par les non-résidents a atteint un maximum à 70,6 % en 2010 (contre 32 % en 1993) et qu’il a ensuite baissé jusqu’en mars 2013, avant de repartir à la hausse pour dépasser aujourd’hui les deux tiers.

Mais ces chiffres ne veulent rien dire parce que, comme l’explique Patrick Artus, “un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique”.

C’est pourquoi les trois pays qui comptent les plus gros détenteurs de la dette française seraient le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni

Les non-résidents peuvent donc être aussi de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal. Cette opacité est organisée légalement : l’article L. 228-2 du Code de commerce, le décret d’application No. 2002-803 du 3 mai 2002, ainsi que l’article L. 212-4 du Code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) interdisent en effet de communiquer l’identité des créanciers. Par conséquent, comme l’indique la réponse faite à une question parlementaire “l’Agence France Trésor ne peut pas identifier précisément les détenteurs des obligations assimilables du Trésor (OAT), des bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN) et des bons du trésor à taux fixe (BTF)”.

Les informations de l’AFT ne sont même pas compatibles avec celles de la base de données que le FMI vient de compiler à partir de diverses sources. Certes, l’évolution est la même, mais pas le niveau, et le FMI donne un peu plus d’informations

 

Conclusion

Tout se passe aujourd’hui comme si la réduction du déficit était le seul objectif de la politique économique menée en France, comme dans la plupart des pays européens. Il s’agit au fond de tirer parti et de prendre prétexte de la crise des dettes pour réduire l’État social autant que possible. Cette politique semble absurde puisqu’elle inflige à l’Europe une récession chronique sans même atteindre l’objectif annoncé qui était de réduire la dette publique. Son véritable sens ne peut être compris qu’en fonction d’un objectif : faire passer en force les “réformes structurelles” destinées à réduire drastiquement les dépenses publiques et le coût du travail pour relancer, peut-être, plus tard, la compétitivité européenne dans la mondialisation.

 Nous avons montré que 29 % de la dette de l’État français, soit 589 milliards d’euros en 2012, provenait des taux d’intérêts excessifs exigés pendant près de 20 ans par les créanciers.

La flambée des taux d’intérêt dans les années 1980 et 1990, provoquée notamment par les politiques du “franc fort” et par la spéculation contre les monnaies européennes en 1992-93, continue de coûter terriblement cher chaque année aux contribuables français. Par ailleurs 24 % de cette même dette, soit 488 milliards d’euros en 2012, s’expliquent par la chute des recettes publiques, provoquée par les cadeaux fiscaux (baisses d’impôts, exonérations de cotisations...) qui ont principalement bénéficié aux ménages aisés et aux actionnaires.

Au total, en cumulant les effets des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts abusifs, la partie illégitime (au regard des critères que nous avons ici adoptés) de la dette publique représente 53% du PIB, soit 59% de l’actuelle dette publique. L’évasion fiscale et la récession provoquée par la crise financière ont, elles aussi, contribué fortement à creuser la dette publique.

Tout converge : la dette publique a été provoquée par la finance et ne profite qu’à la finance.

Le constat rétrospectif présenté ici est l’ébauche d’un audit citoyen de la dette. Il permet de mieux comprendre d’où vient la dette, mais aussi où conduisent les politiques menées aujourd’hui en France et en Europe. Elles sont en effet porteuses des risques et des enchaînements suivants :

  • la priorité à la réduction des dépenses publiques engendre le risque d’un étouffement permanent de l’activité économique et d’une remise en cause significative du “modèle social” ;

  • la politique de l’offre visant à baisser les “charges” accentue la pression sur les dépenses publiques, compte tenu de l’objectif de réduction des déficits ;

  • les nouvelles règles budgétaires instituées au niveau européen (TSCG interdisant le déficit structurel) rendent impossible tout endettement public pourtant nécessaire au financement d’investissements, notamment dans le domaine de la transition écologique ;

  • la nécessité de “rassurer” les marchés financiers, seuls habilités à financer le déficit public, rend impossible toute bifurcation vers un nouveau modèle de développement.

On nous dit que les taux d’intérêt actuels, historiquement bas, montrent que la dette publique est facile à financer. On nous dit qu’il serait irresponsable “d’inquiéter les marchés” en parlant de dettes illégitimes et de restructuration. On veut étouffer tout débat sur cette question au nom de l’argument moral selon lequel qui a emprunté doit payer. On nous menace d’une flambée des taux d’intérêt si apparaissait le moindre soupçon d’un défaut souverain sur la dette.

Mais ce chantage est absurde. Ce sont les politiques actuelles, destinées à “rassurer les marchés” dont on sacralise le pouvoir, qui mènent nos sociétés à la catastrophe.

Ce processus de régression sociale et économique ne pourra être interrompu que par une remise en cause du pouvoir des marchés financiers et donc une restructuration importante de la dette publique accumulée depuis trente ans à cause de la finance. Les mesures avancées dans ce document supposent, à des degrés divers, de s’attaquer aux bénéficiaires de la financiarisation et aux règles du jeu européennes conçues pour défendre leurs intérêts et réduire à néant toute une série de conquêtes sociales. Nous avons proposé diverses pistes pour alléger substantiellement le fardeau de cette dette, qui est non seulement en grande partie illégitime, mais aussi largement insoutenable. C’est au débat démocratique de se développer afin de décider des mesures concrètes à prendre pour rendre enfin possible des politiques alternatives, libérées de l’étreinte étouffante des marchés financiers. Il s’agit de permettre aux États et à l’Union de financer une relance vigoureuse des investissements et de l’emploi par un programme européen concerté pour la réduction des inégalités et la transition écologique.

La question de la dette n’est donc pas un problème de gestion comptable mais un choix de société, qui nécessite un contrôle des citoyens et leur intervention active.

Sources :

http://www.audit-citoyen.org/

http://france.attac.org/

http://france.attac.org/IMG/pdf/note-dette.pdf

 

Décadi 10 prairial 222

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28/05/2014

Privatisations : vous avez aimé celle des autoroutes, vous allez adorer celle des barrages et...des ROUTES nationales !

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Le scandale de la privatisation des autoroutes – ces infrastructures payées par les contribuables et bradées sous Villepin aux « amis de mes amis », ces sociétés du BTP souvent fort « généreuses » avec les partis politiques - est encore dans les mémoires. Le gouvernement va...prolonger de trois ans les concessions qui permettent aux concessionnaires de s'engraisser sur le dos des usagers.

 

On a parlé ( http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/150514/aux-fou... ) de la privatisation des barrages hydrauliques, mais ce n'est encore pas suffisant. Ce sont maintenant les routes nationales, gratuites, qui sont en train d'être données au privé  , et pour lesquelles on devra peut-être un jour payer. Oh ! Pas ouvertement, mais sournoisement, par la bande.

 

Après la décentralisation qui a vu le transfert de la plupart des routes aux conseils généraux suivi d'une externalisation massive vers le privé de leur exploitation, Hollande et son gouvernement de droite continue à brader le bien public de la Nation et pousse les feux de la privatisation des routes nationales restantes. Un nouveau plan de désengagement des routes nationales après la décentralisation de 2003 est à envisager, avec l'augmentation de la part des réseaux routiers confiée à des exploitants privés (les sociétés d’autoroutes tenues par Bouygues, Vinci et Eiffage par exemple ; rétribués par la prolongation de leur concession, ou la mise en œuvre de péages urbains). Et l’externalisation massive des missions abandonnées au marché privé pour des coûts et des prix pourtant plus élevés (maitrise d’œuvre publique par exemple).

 

Sous la pression de l'Union Européenne ultralibérale - qui de par sa nature ne sert que les intérêts des marchés financiers, lançant razzia sur razzia sur les services et entreprises publics, démolissant les conquêtes sociales pour remplir les poches de l’oligarchie capitaliste – la décentralisation a confié une très large partie des routes départementales et nationales aux Conseils généraux qui dans leur grande majorité  ont décidé d’en externaliser la gestion, l’exploitation et l’ingénierie…. Ça coûte très cher mais cela fait le bonheur des copains du BTP des potentats locaux. Ces bétonneurs se pique ainsi en remplissant les poches des majors du BTP de faire du développement économique… On ne compte plus les PPP, contrat de conception réalisation etc… aussi scandaleux bien que d’échelle plus réduite que Ecomouv et les fameux portiques Ecotaxe, et donc encore moins connus.

 

 

Exploitation, maîtrise d’œuvre, déneigement sont maintenant largement confiés à des sociétés privées. Et de nombreux chantiers passés aussi sur des modes proches du PPP (par exemple modernisation des tunnels d’Ile de France) ou par des PPP (construction et entretien de bâtiments d’exploitation par exemple). Pire des sections entières du réseau Routes Nationales sont privatisées de fait : l’exploitation est confiée aus sociétés d’autoroute privées moyennant un aménagement des juteux contrats de concessions. Et le gouvernement PS semble envisager d’étendre cette politique (par exemple à Grenoble A480, dans le Nord RN42, ou en Basse Normandie RN154.)

 

 

L'Europe pour laquelle nous venons de voter est au départ de ces privatisations. On vient de voir le résultat de cette destruction systématique des modes de gestion et de fonctionnement des grandes infrastructures nationales : le rejet de cette Europe pourtant indispensable et la montée des extrémismes fascisants

 

 

Eh ! Ci-devant citoyen président Hollande François, tu as dit hier que l'Europe devait réduire ses périmètres d'action. Les routes sont des biens publics, aussi indispensables que l'eau, l'air, l'école, la santé. Si, pour une fois, tu ne te couchais pas devant la Teutonne et si tu t'imposais, au besoin en DESOBEISSANT sciemment aux directives ultralibérales de l'U.E. ?

 

 

Oui mais pour ça, il faut « en avoir ». Et ce n'est pas ce à quoi tu nous as habitué, ci-devant président.

 

 

 

Nonidi 9 prairial 222

 

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27/05/2014

Venez voir le Grand SarCopé Circus !

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Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Venez au Grand SarCopé-Circus !

 

Venez au royaume des gugusses !

 

Séances permanentes bientôt à la Santé

 

Avec en vedettes Sarko, Balkany et Copé.

 

Venez ! Venez ! Vous y verrez les plus grands magouilleurs du

monde.

 

Magouilleurs et menteurs. Un bobard par seconde !

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Vous y verrez les affaires Bygmalion

 

Á prendre vraiment les gens pour des couillons.

 

Le grand écart des fausses factures

 

Une sacrée biture !

 

Du pognon, du pognon

 

Par dizaines de millions

 

Escroqués, arnaqués, volés, planqués

 

Par les artistes de l'Hu-aime-pets !

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Vous verrez d'autres brillants numéros

 

Organisés par les rois des blaireaux.

 

Des palanquées d'affaires vaseuses

 

Croustillantes et allumeuses,

 

Bétencourt, Karachi, Woerth, c'était les hors d’œuvre

 

Voici maintenant le chef-d’œuvre :

 

Qui veut voler des millions ?

 

Avec la troupe Bigmalion.

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Venez au grand SarCopé-Circus !

 

Venez au royaume des gugusses !

 

Vous y verrez les trop-plein-d’pèze volant

 

Ils volent, volent, volent, volent « nolens volens »

 

Vous y applaudirez les célèbres « Banksters »

 

Ils vous feront les poches jusqu’au dernier sesterce !

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Venez au grand SarCopé-Circus !

 

Venez au royaume des gugusses !

 

Vous y verrez le plus grand nain du monde,

 

Capable de sauver l'Europe moribonde.

 



 

Et c'est pas tout !

 

Et c’est pas tout !

 

Approchez ! Approchez !

 

Approchez ! Approchez ! Mesdames et Messieurs !

 

Vous y verrez les célèbres clowns Copé et Sarko

 

Et leur nez qui s'allonge bien plus que Pinocchio.

 

Profitez, profitez, Mesdames et Messieurs.

 

La troupe va partir en tournée en zonzon,

 

Et pour plusieurs saisons !

 

Sortez votre pognon pour vous faire enfumer !

 

Le Grand SarCopé-Circus vous allez tous aimer !

 



 

Octidi 8 prairial 222

 

 

Merci au grand Pellos