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15/07/2014

« FAIT MAISON » : le triomphe des gargotiers

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Ah ! Quel bonheur ! Á partir d'aujourd'hui, au resto, on pourra savoir si ce qui arrive dans notre assiette provient du savoir-faire du cuisinier à partir de produits frais du terroir, ou bien des usines de l'industrie agroalimentaire.

 

Tè ! Fume...

 

Les gargotiers triomphent. Ils gagnent haut la main la coupe du monde de la Malbouffe. Ceci grâce aux efforts et au pognon du puissant lobby de l'agroalimentaire qui a su circonvenir sénateurs et députés pour faire passer une loi bidon. Qu'on en juge.

 

Ah ! L'emballage est beau : le logo « fait maison » a été créé pour valoriser « les plats cuisinés entièrement sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine ». Eh bien voilà. C'est bien ça ! Voilà qui va rassurer les clients et relancer la production de ces bons produits du terroir qui font que la gastronomie française – fierté nationale ! - a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Ben voyons... Continuons la lecture du décret :

 

« Peuvent entrer dans la composition d’un plat “fait maison” les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel :
- épluchés, à l’exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ;
- fumés, salés ;
- réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide. »

 

Autrement dit le gargotier qui « réceptionne » (directement de chez Metro, Brake ou autre distributeur de l'industrie agroalimentaire) du bœuf déjà cuit, qui y rajoute un sachet de carottes surgelées, une sauce toute faite (puisqu'il peut « sous réserve d’en informer par écrit le consommateur », se procurer ses « fonds blancs, bruns et fumets »), du sel et du poivre pour personnaliser le met, pourra marquer sur sa carte :  daube « fait maison ».

 

Pareil pour son confrère spécialisé dans la cuisine de la mer : il va « réceptionner » du cabillaud sous vide, en déchirer l'emballage – ce qui requiert un grand savoir-faire – le réchauffer au micro-ondes, y rajouter deux feuilles de salade sous vide également, l'agrémenter une mayonnaise industrielle (pour des raisons de sécurité alimentaire !) et lui aussi le vendre sous l’appellation « fait maison ».

 

Pourquoi se gênerait-il, le gargotier puisque un plat composé d’un produit qui ne serait pas fait sur place « peut être présenté comme “fait maison” dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l’a fabriqué est expressément indiqué ».

 

Autrement dit, il peut vendre n'importe quelle merde, à condition d'en « informer le consommateur ». Mouais... Loin au bas de la carte, en caractères six illisibles, en renvoi d'astérisques minuscules !

 

Comme foutage de gueule, on ne fait pas mieux.

 

Pire : le vrai cuisinier qui confectionnera vraiment lui-même une purée de pommes-de-terre ou une tarte tatin devra, pour y apposer le logo « fait maison », en apporter la preuve en montrant ses livres de compte, en désignant ses fournisseurs, en ouvrant sa cuisine à des inspecteurs pointilleux, tandis que les autres, les ouvreurs de boites, les réchauffeurs de surgelés, les déchireurs de sachets plastiques pourront continuer sans problèmes leur peu ragoutante mais si rentable tambouille.

 

Que demandait le consommateur ?

 

- Que soit apposée un logo clair, explicite, indiquant la nature industrielle de tel ou tel plat. Eh ! Oh ! Puis quoi encore... Ce serait foutre en l'air la juteuse tambouille des « réchauffeurs » (80% des restaurants de France).

 

- Que l'appellation « Restaurant » soit réservées aux établissements faisant travailler de vrais cuisiniers et utilisant des produits frais. Tout comme les boulangers ont réussi à interdire l'appellatiuon « Boulangerie » aux réchauffeurs de pâtons surgelés.

 

Mais c'est encore trop demander...

 

Les gargotiers ont gagné, les consommateurs ont perdus.

 

Quant aux sénateurs et députés qui ont chié cette loi, ils prouvent par là qu'ils cumulent non seulement les mandats, mais aussi la konnerie, la duplicité et la corruption.

 

Septidi 27messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

11/07/2014

Le foot ! Le foot ! Le foot ! Ras-les-aliboffis…

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Ils nous les gonflent jusqu’à les faire éclater avec leur konnerie de foot.  Les lucarnes à décerveler s’en donnent à cœur joie, suivies par les machines-à-bruit et les canards-laquais. « Drame national au Brésil » « Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne », et patin-coufin.

 

Distraire la « populasse » avec des niaiseries afin qu’elle ne voit pas le zob qui l’enfile sans vaseline !

 

Cet enfumage organisé, mondialisé, va dans le sens d’un des objectifs des néo-cons (et kons tout courts) qui nous gouvernent :

- Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition, et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

- Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d'analyse et de sens critique.

        

Pour ce faire, Le Lay a, en son temps, avec une étonnante franchise, reconnu que la finalité de TF1 est de « rendre les cerveaux disponible pour CocaMerde ».

 

Les moyens pour atteindre ces objectifs sont connus :

- Diffuser massivement des programmes TV débilitants et premier lieu le sport, les jeux débiles et les téléréalités.

- Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d'informations insignifiantes. C’est la censure par le trop-plein d'informations.

- Promouvoir des loisirs de masse débilitants. Le foot ! Le foot ! Le foot !

- Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères. Un peuple abruti et accro ferme sa gueule.

- Autoriser sans restriction la consommation d'alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

- Faire en sorte que l'éducation donnée aux "couches inférieures" soit du plus bas niveau possible. Et faire en sorte qu’elles soient fieres de leur inculture en donnant le bac à 9 « candidats » sur 10. (Pour ne pas l’avoir, c’est compliqué, il faut en faire la demande bien à l’avance et si possible être pistonné !)

- Réduire le budget de l'éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d'insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité. Afin que les « zélites » friquées se retrouvent entre elles dans des instituts privés.

- Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).

- Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l'économie, la sociologie, ou la philosophie. BHL et Finkelkrot plutôt que Bourdieu ou Généreux.

- Parler au public de technologie plutôt que de science. Etc., etc.

 

Prendre conscience de la manière dont les crapules – tant politiques qu’économiques ou religieuses - qui nous gouvernent nous manipulent, c’est déjà faire acte de résistance !

 

Tridi 23 messidor 222

 

Illustration: merci à Mutio

 

10/07/2014

Au bistro de la toile : la réforme territoriale

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- Salut Victor. T'as ton passeport pour venir ici ?

 

- Ouais Loulle. Mon passeport, fort heureusement,ce n'est que le pognon que je te file pour payer ma tournée. Mais je vois où tu veux en venir : je traverse le Rhône pour venir dans ton antre de perdition. Ce faisant, tout en restant dans la même communauté de communes (la COGA), je change de commune, de département et de région !

 

- Tu viens dans les pays de l'Est en quelque sorte.

 

- Exactement. Dans les pays de l'Est du Rhône. Et crois-moi, cette situation n'est pas toujours confortable. Tiens par exemple, pour créer une entreprise dans la partie gardoise de Grand Avignon (c'est ainsi que se nomme la communauté de communes). J'en ai l'expérience. Tu vas donc te renseigner au plus proche : à la Chambre de commerce d'Avignon. Où on te répond qu'il te faut aller à la CCI...de Nîmes. Quarante km au lieu de deux. Á Nîmes, on te regarde de loin : tu es un rhodanien, donc un Avignonnais. Presqu'un étranger. Et c'est pareil pour toutes les administrations : tribunal de commerce, sécurité sociale, conseil général, etc. Pareil pour ceux qui prennent leur retraite : ils doivent faire 40 bornes pour la plus simple des démarches, au lieu de seulement traverser le Rhône...

 

- Chez moi c'est moins compliqué Victor : je te sers sans problème du Côtes-du-Rhône aussi bien de la rive droite que de la rive gauche. Et au même prix !

 

- Tu rigoles Loulle. Mais les vignerons ont depuis longtemps effacé la stupide frontière du Rhône qui, depuis longtemps est un lien et non une séparation. Leurs instances professionnelles couvrent les deux rives du Rhône.

 

- Et bientôt Victor, pour bien des démarches, c'est à Toulouse qu'il te faudra aller !

 

- J'aime bien Toulouse Loulle, mais on touche là une aberration de ces fusions décidées d'en haut, par des énarques coupés des réalités du terrain. Nous, sur la rive droite du Rhône, nous sommes Provençaux, pas Languedociens et encore mois Midi-pyrénéens. Radio-bleu Nîmes n'arrive même pas chez nous, nous écoutons radio-bleu Vaucluse, nous regardons FR3 Provence et pas Montpellier. Les Rhodaniens envoient leurs gosses à l'école ou à l'université à Avignon, vont au spectacle à Avignon, vivent souvent sur la,rive gardoise, plus chicos, et travaillent à Avignon, etc... La « frontière » naturelle entre Provence et Languedoc ne passe pas par le Rhône, mais par le Vidourle, ce fleuve côtier célèbre par ses terribles colères (les vidourlades) et qui descend des Cévennes pour se jeter dans la Méditerranée entre la Grande-Motte et le Grau-du-Roi. Les bâtisses traditionnelles (fermes et mas) sont ouvertes en Provence, fermées en Languedoc. La langue occitane varie légèrement à partir de ce fleuve côtier. La religion (à l'époque sombre où ça comptait) aussi. Mais les distinctions sont tout de même minimes. Il y a en commun le « fé di bioù » (la foi dans les taureaux), la Camargue commune, le mistral, les crues du Rhône, le TGV aussi... Et surtout, il y a des réalités économiques : le triangle Avignon, Nîmes, Arles, c'est plus de 70.000 emplois.

 

- Alors, vous allez demander votre indépendance ?

 

- Sinon notre indépendance, du moins notre rattachement à la région Provence-Alpes-Côte-d'azur. Note que j'évite le sordide raccourci « paca » qui me donne envie de caguer.

 

- Mais les gardois « d'outre-Vidourle » ne seront peut-être pas d'accord ?

 

- Possible. Mais pourquoi ne pas scinder le département en deux, puisque de toute façon les départements sont appelés à disparaître ?

 

- Alors bienvenue chez nous Victor et, tè, je te sers deux canons : un Lirac (rive droite) et un Gigondas (rive gauche) !

 

Duodi 22 messidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

 

Pétition pour le rattachement du Gard à la région Provence : ICI

09/07/2014

Terrorisme : vers un « patriot act » à la française ?

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Ce matin, je viens d'entendre le juge antiterroriste Marc Trévidic parler de ses inquiétudes concernant les jeunes partant faire le « jihad » en Syrie ou ailleurs. Il a écrit un livre sur ce sujet qu'il connaît bien: « Terroristes – Les 7 piliers de la déraison ». « Dans l'antiterrorisme, dit-il, il faut empêcher que le crime soit commis. Donc, il faut pouvoir démontrer qu'un crime allait avoir lieu. Il faut prouver que les gens qu'on arrête entendaient participer à une action terroriste, alors qu'elle n'a jamais été commise. Nous sommes dans un moment qui se situe avant même la tentative... » Difficile effectivement !

 

Les parlementaires vont débattre aujourd'hui pour tenter de mettre en place un arsenal législatif susceptible de lutter contre ce fléau. Avec la possible création d'un délit « d'intention de jihad » ! Et même la qualification d'une « entreprise terroriste individuelle ». L'Eurl du terrorisme en quelque sorte ! Autrement dit une justice préventive, sanctionnant non pas des faits mais des intentions !!! En quelque sorte, un « Patriot act » à la française. Bonjour les dégâts !

 

Marc Trévidic pensent que la cause de cette épidémie de « djihadite aigüe » est le fait de ce qu'il nomme « les imams électroniques », c'est-à-dire les sites internet qui incitent les jeunes à rejoindre le terrorisme islamique. Un millier de jeunes Français seraient partis ainsi en Syrie. Certains sont tués (très bien), d'autres sont déçus et comprennent leur erreur (??? Trévidic, lui, pense qu'il n'y a pas de repentir possible en la matière), mais beaucoup reviennent sur le sol national avec non seulement la haine pour tout ce qui n'est pas musulman mais aussi l'expérience de tuer et l’entraînement pour le faire.

 

Ils se fondent dans la population et pratiquent l'art de la dissimulation, la « taqiya ». Pour Trévidic, « la taqiya est une des plus grandes menaces qui pèsent sur nous : c'est le risque de ne plus arriver à repérer nos ouailles ! C'est une méthode qui était enseignée dans les camps d'al-Qaida à partir du milieu des années 90. Nous tenons ces explications des résidents français qui sont revenus de ces camps. L'idée générale était de légitimer par le Coran le fait de permettre à des apprentis terroristes - ou terroristes aguerris - de se fondre dans la population. Quitte à enfreindre certaines règles de l'islam, comme avoir des relations avec des femmes hors mariage ou encore boire de l'alcool. En clair, avant de passer à l'action, il faut se camoufler au milieu des "mécréants". Autrefois, on appelait ces personnes les "agents dormants d'al-Qaida". C'est la logique de la guerre, du faible et du fort, qui se marie parfaitement au terrorisme. Elle trouve sa justification dans des versets religieux. Le prophète Mahomet lui-même aurait recommandé de ne pas attaquer ouvertement l'ennemi tant qu'on est trop faible. Et d'attendre d'être plus fort pour passer à l'offensive. »

 

Que faire avec ceux-ci ? Ce sont eux les plus dangereux. Mohamed Merhad (le tueur d'enfant de Toulouse) et Mehdi Nemmouche (l'auteur de l'attentat contre le musée juif de Bruxelles) sont de ceux-là. Pourquoi ne pas leur interdire le retour en Europe et en France ? « Ils sont Français... Il n'est donc pas possible de leur empêcher le retour dans leur pays. » Faut-il en faire des gens assignés à résidence ad vitam eternam !

 

Il n'y a pas de loi pour neutraliser ces gens, alors on fait quoi ? On attend qu'ils tuent, et tuent en masse : sur un marché, dans un cinéma, dans le métro, dans une gare, au stade, dans une école, tout est cible pour un tueur fanatisé.

 

Tout est dit. Ces « loups solitaires », à partir du moment où ils sont reconnus, « logés » comme disent les flics, on fait quoi ? On attend qu'ils agissent ? Qu'ils massacrent ? Vous croyez qu'on a les moyens de surveiller ainsi des centaines d'assassins potentiels ?

 

Au chiotte tout angélisme bêlant : ces gens-là sont des ennemis mortels, on doit les traiter en ennemis mortels. Et s'en débarrasser définitivement, sans états d'âme ni publicité...

 

Sources : France-inter et Le Point

 

Primidi 21 messidor 222

Photo X - Droits réservés

 

08/07/2014

Au bistro de la toile : syndicats...

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- Oh ! Victor, je te voyais pas ce matin, j'ai cru que tu boycottais mon rade et que tu choisissais la politique de la chaise vide.

 

- Non Loulle. On n'est plus dans la cour de l'école, on ne boude pas. Ton rade n'est-il pas l'un des derniers lieux ouverts où l'on puisse confronter dans la bonne humeur toutes les opinions ?

 

- C'est vrai Victor. La conférence sociale ici, c'est tous les jours. Pas comme là-haut, chez les « zélites », chez les décideurs qui font de la surenchère au lieu de discuter de tout, qui prenne des postures au lieu de défendre des idées.

 

- Les syndicats, Loulle, qu'ils soient ouvriers ou patronaux, sont dans la posture parce qu'ils ne sont pas représentatifs. En France, la proportion de salariés syndiqués tourne autour de 7% à 8%. La France a le plus faible taux de syndicalisation des pays de l'OCDE. Á comparer avec l'Allemagne 18,6%, le Royaume-Uni 26,5%, l'Italie 35% et la Finlande 70%. Ils sont donc tous en concurrence pour séduire le plus de monde possible, avec toutes les surenchères que cela implique.

 

- Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour augmenter le nombre de syndiqués et donc leur donner plus de puissance...

 

- ...et de responsabilité ! Il faut savoir qu'ici, Loulle, lorsque des accords sont conclus, ils s'appliquent à tous les salariés. Autrement dit, 92 à 93% des salariés bénéficient des avancées, ou subissent les reculades des syndicats, sans avoir rien fait pour.

 

- C'est bien ça ,Victor. C'est toujours les minorités agissantes qui font avancer les choses.

 

- C'est vrai. Mais ces avancées se font toujours dans la douleur, par les grèves, les mouvements sociaux, les manifestations. Ce ne sont jamais des solutions équitables résultant de négociations dures, opiniâtres mais sereines. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Avec toutes les rancœurs et les désirs de revanche que ça implique.

 

- Alors, tu vois une solution ? Rendre l'inscription syndicale obligatoire?

 

- Certainement pas Loulle. Mais imagine que les résultats des négociations entre syndicats salariés et patronaux ne soient applicables qu'aux seuls syndiqués, les autres se démerdant individuellement. Tu verrais que les choses changeraient vite ! Pour bénéficier des avancés obtenues par les syndicats, les salariés se presseraient pour se syndiquer ! Et idem, de leur côté, pour les petits patrons. Dès lors, avec 80% de syndiqués ou plus, les représentants syndicaux auraient un autre poids et les discussions seraient forcément plus positives. Une fois par an, à l'occasion d'une conférence sociale, les partenaires mettraient tout sur la table et, poussés par leur base énorme, ils ne sortiraient que lorsqu'un accord serait signé. Sans compter que les seules cotisations des syndiqués donneraient des moyens considérables aux syndicats, soulageant les finances publiques et mettant fin à bien des pratiques douteuses...

 

- En voilà une idée qu'elle est bonne Victor ! Tè, à la nôtre, c'est ma tournée !

 

 

Décadi 20 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

07/07/2014

Impunité des multinationales : le bal des faux-culs.

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Pendant le bronze-cul, le fouteballe et maintenant le tour de France, notre glorieux gouvernement de gôôôche vient de s’illustrer – comme tous les autres gouvernements européens d’ailleurs - en votant pour le maintien de l’impunité des multinationales. Découvrez cette information honteuse dans ce communiqué conjoint d’ATTAC et de AITEC :

 

Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France vote non.

par AITEC, Attac France

 

Ce jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains. Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.

Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.

Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.

Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilité des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier [1] quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?

Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.

P.-S.

 

(1)   http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0289.asp

 

 Nonidi 19 messidor 222

 

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04/07/2014

TISA prépare en loucedé la disparition de tous les services publics, Sécu comprise…

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Pendant les abrutissements foutballistiques et les sarkonneries médiatiques qui mobilisent la presse-purée et les canards-laquais, une sacrée saloperie se trame dans le plus grand secret à Genève : des tractations aussi sournoises que secrètes sur la libéralisation globale du commerce des services.

 

Ces tractations des « maîtres du monde » ont été révélées par wikileaks et relayées par L’Humanité

 

On se souvient des luttes sévères qui ont fait échouer les accords de l’OMC (cycle de Doha) sur l’accord général sur le commerce des services (l’A.G.C.S.). Suite à ce revers, un groupe de « maîtres du monde » se nommant entre eux  les « Really good friends » (les « vrais bons amis » !!??). Parmi ces « vrais bons amis », on trouve les cadors de la banque, de l’internet, de l’énergie, de l’assurance, entre autres, AIG Assurance, Microsoft, Oracle, Walmart, Google, Walt Disney, mais aussi Véolia et, évidemment, notre « grand ami » le Medef ! Leur but : contourner l’obstacle que constituaient les résistances de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats et de plusieurs pays en développement pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Leur finalité : permettre aux multinationales de truster, le moment venu, le commerce des produits financiers ainsi que celui de tous les services sur les grands marchés transatlantique et transpacifique, dont les négociations, avancent au même moment, dans la plus grande opacité.

Concrètement, que risque-t-on ? Eh bien, au nom de la libre concurrence les «monopoles d’État en matière de fonds de pension» – traduisez: les systèmes publics de Sécurité sociale – seraient, à terme, démantelés. Même «les assurances pour calamité naturelle» se devraient de ne plus fonctionner sous contrôle public. Voilà pourquoi Veolia, Suez, le Medef et les grands groupes d’assurance sont partie prenante dans ces magouilles.

Quoi encore ? Entre autres joyeusetés:

-         l’autorisation de « produits financiers innovants » est recherchée. Ces fameux « produits financiers innovants » comme les CDS (credit defaut swaps) au cœur de la crise qui secoue le monde depuis 2008.

-         les firmes Internet étazuniennes font pression pour transmettre sans réserve les données de leurs clients. En particulier celles qui sont présentes dans les systèmes dits «clouds» (nuages) qui permettent de stocker des documents hors du disque dur de l’ordinateur. (Il est vrai qu’il faut être plus kon que la moyenne pour mettre toutes ses informations dans les « clouds », c’est-à-dire les ordinateurs d’une grande firme étrangère !)

-         les sociétés étrangères doivent avoir accès au marché des pays signataires exactement dans les mêmes conditions que les prestataires locaux, qu’ils fournissent ou non un service public à la population. Un géant de la fourniture d’eau ou de gaz, comme les français Veolia ou GDF Suez, aurait ainsi non seulement le droit de s’installer sur un marché tiers. Mais il pourrait aussi faire jouer une clause d’engagement au respect de la concurrence pour exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celui versé par l’État en question au service public de l’eau ou de l’énergie.

-         la renationalisation d’un service public privatisé, fût-il partiel, serait strictement interdit aux États signataires au nom des garanties accordées aux investisseurs. Ainsi deviendrait impossible une remunicipalisation de l’eau décidée en maints endroits en France comme à Paris, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux, qui se sont longtemps partagé le marché de la capitale française.

 

Cet accord veut forcer les pays à ouvrir les portes à la concurrence totale. Il vise à renforcer l’emprise des multinationales sur notre vie quotidienne, la politique locale, nationale et globale. L’idée est de pousser les pays à accepter la concurrence des grands groupes avec les fournisseurs domestiques. S’il était validé, cet accord empêcherait les États et les localités de rapatrier certains secteurs en régie publique. Ainsi, au titre des profits perdus, les multinationales pourraient poursuivre en justice les gouvernements qui prennent ces mesures pour assurer l’accès universel aux services essentiels. On retrouve, en pire, les horreurs de Traité transatlantique…

 

Sources :

https://wikileaks.org/tisa-financial/

http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depece...

http://www.humanite.fr/david-boys-des-pressions-inevitabl...

 

Quintidi 15 messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

03/07/2014

« T’en fais pas mon Chouchou. Je t’apporterai des oranges ! »

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- Merde, qu’est-ce qu’il m’arrive… ? Moi, mis en examen !

Comme un syndicaliste, un voyou, un pékin…

T’entends ça Carlita. Et pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Pour trafic d’influence. Est-ce bien adéquat ?

En plus pour corruption. C’est quoi ça Carlita ?

- Le Robert dit des trucs pas jolis mon béta :

« Avilissement, pourriture, putréfaction,

Vice, pots-de-vin, bakchich, prévarication… »

Où ont-ils trouvé ça tous ces juges bâtards 

Qui veulent me coincer, m’envoyer au mitard ?

- Tu sais bien mon chouchou, c’est avec leurs écoutes

- C’est pas moi, c’est Bismuth ! Pfff ! Tiens, ça me dégoute.

Soupçonner ma campagne d’avoir été payée

Par du fric Kadhafi ? Alors ? C’est l’amitié !

Puis, l’ami Mouammar, c’est pas demain qu’il parle !

Je m’en suis occupé, il fera plus le marle !

Et « trafic d’influence », non mais c’est quoi ce truc ?

Eh ! Mon pote Azibert, ce n’est pas un trou duc.

Tu vas voir Carlita, je vais me les farcir

Ces deux juges gaucho, qui font qu’à me noircir.

- Comment Nico ? Farcir ? Tu coucherais avec ?

Attention là, Chouchou, tu touches à mon bifteck !

- Meu non ! Meu non enfin. C’est façon de parler.

Quand je dis « les farcir », ça veut dire « blackbouler ».

Je suis allé chez Bouygues, et puis chez Lagardère.

Gueuler qu’on me salit pour me foutre parterre,

Me poser en victime, parler d’acharnement,

De complot orchestré par l’Autre garnement,

Leur foutre dans la gueule Jérôme Cahuzac,

Ces pleutres, ces gauchos, tous dans le même sac.

- Attention mon Chouchou, ces deux juges pittbull

Vaut mieux pas leur tomber entre les mandibules !

Attends, tous tes amis vont crier au complot

Pour déconsidérer ces juges virago…

- Les amis politiques, Carlita, j’vais te dire,

Quand tu es dans la merde, ce sont ceux-là les pires !

- T’en fais pas mon chouchou, tu auras des oranges

Si tu vas en prison. Et des slips de rechange.

 

 

Quartidi 14 messidor 222

 

Illustration : merci à Lasserpe

 

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Où se trouve la plus petite prison de France ?

 

 - Dans la tête de Sarkozy, Il n'y a qu'une seule cellule.

 

02/07/2014

Les « Mistral »: vent de la discorde ou de l'indépendance nationale ?

navire Mistral.jpg

 

 

Que la BNP se fasse étriller, ça ne me gêne pas particulièrement (voler un voleur, c'est de la récupération !). Mais quel est le fondement juridique du racket exercé par la « justice » étazunienne aux dépens d'un établissement bancaire français ? Aucun sinon la raison du plus fort. Le prétexte est un embargo ordonné ni pas l'ONU ni par la France, mais uniquement par les États-Unis. On touche là du doigt l'insupportable avantage que s'arroge ce pays à travers sa monnaie impérialiste, le dollar (« Le dollar, c'est notre monnaie, mais c'est votre problème ! »). La plupart des transactions internationales se faisant dans cette monnaie - qui n'est pas une monnaie internationale mais celle d'un seul pays qui l'utilise au mieux de ses seuls intérêts – les Etats-Unis peuvent exercer tous les chantages qu'ils veulent. C'est ce qu'ils font avec la BNP.

 

Poutine, qui est bien plus fin politique que la propagande otanusienne veut le faire croire, a bien compris ce qui se passe : « Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie ». C'est évident.

 

Une nation indépendante, sous la pression agressive de la loi du plus fort, doit-elle orienter sa politique étrangère, ses échanges commerciaux selon les diktats des Etats-Unis ? Les nations lâches le font. La France doit-elle se placer parmi ce ramassis de lèches-cul adeptes de la servitude volontaire ? Mais peut-elle faire autrement ?

 

Bien sûr qu'elle le peut. De Gaulle l'a fait avec panache en sortant la France du commandement de l'Otan, Chirac l'a fait en son temps en résistant aux pressions du président-fou étazunien au sujet de l'agression contre l'Irak. Mouais... Puis Sarko est venu, qui a remis totalement la France sous la coupe de l'Otan, instrument belliqueux au seul service des intérêts yankees. Et François n'a rien fait pour dénouer cette corde qui nous étrangle... Mais il se rattrape quelque peu en restant ferme sur la vente des navires type « Mistral » à la Russie. 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire pour se former à l'utilisation des deux navires. On voit mal la France les renvoyer à la maison sous la pression des Zétazuniens !

 

Doit-on succomber aux yeux doux que nous fait Poutine ? Il ne faut être ni dupe ni naïf, mais seulement réaliste. La politique est basée sur des rapports de force. En politique, il n'y a pas d'amis, juste des alliés qui fluctuent en fonction des intérêts de chaque pays. Poutine connaît l'Histoire. Il sait donc qu'un partenariat économique et militaire au niveau des ventes d'armements avec la France est hautement bénéfique pour les deux nations. Pour la Russie, qui accèdent ainsi à des technologies modernes tout en contournant le « bloc » atlantique avec la première puissance militaire d'Europe. Pour la France, qui desserre ainsi les chaînes qui la lient jusqu'à la paralysie au molosse impérialiste étazunien, qui rééquilibre par là même ses rapports avec l'Allemagne, qui reprend la main au niveau diplomatique en devenant l'interlocuteur privilégié de la Russie, incontournable sur la résolution de tous les problèmes euro-asiatiques, en approfondissant avec ce grand pays un partenariat équilibré et apaisé avec l'Europe.

 

Et en disant merde aux Yankees !

 

 

Tridi 13 messidor

Photo X – Droits réservés

 

01/07/2014

Olé ! Ah ! Qu'il y a des nouvelles jouissives !

sarko en taule

 

Le renard piégé dans le poulailler.

 

 

Sarko est mis en examen !

Comme un voleur de grand chemin,

Il y rejoint quelques complices,

« Élites » plus voyous que Jocrisse.

 

 

 Enfin ses méfaits le rattrapent.

 Mettez-moi tout ça à la trappe

 Où ils vont goûter les douceurs

 Comme de vulgaires casseurs

 

 

 Des geôles de la République.

 Juste retour pour cette clique

 Pour cette sinistre engeance

 

 

 Qui a cambriolé la France.

 Sarko est mis en examen ?

 Amen !

 

 

* * * * * * *

 

Mise en examen : En France, la mise en examen (terme juridique remplaçant inculpation depuis 1993) est une compétence exclusive du juge d'instruction. Elle vise la personne contre laquelle il existe des indices graves ou (1) concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission d'une infraction (article 80-1 du code de procédure pénale (2). Si tel n'est pas le cas, une personne peut être placée sous le statut de témoin assisté. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_examen

 

Le juge peut décider de mettre en œuvre des mesures contraignantes envers le mis en examen tels qu'un contrôle judiciaire ou une détention provisoire.

 

Duodi 12 messidor 222

 

Merci à Chimulus

 

 

27/06/2014

La cour de justice européenne au secours des « Gestationneuses Pour Oh ! Truies »

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L'ancienne manière était plus jouissive, non?

 

 

La cour de justice européenne vient d'enjoindre la France de reconnaître la filiation d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger. Ça a l'allure d'une décision juste, équitable, c'est en fait la porte ouverte à la marchandisation imposée des corps. Et la prime à ceux qui ont du pognon pour se dispenser d'obéir aux lois de leur pays.

 

Vous avez du fric ? Vous voulez goûter aux joies de la parentalité ? Mais vous ne voulez pas déformer votre joli petit ventre et souffrir des désagréments de la grossesse ? Allez donc aux Etats-Unis ou en Inde, louez le ventre d'une Indienne crève-la-faim dans une usine à bébés, récupérez votre bébé-produit estampillé pur foutrovule parental, puis ramenez-le en France. La cour de justice européenne imposera désormais aux autorités françaises de leur délivrer le label Made in France...

 

Le fric permet tout. Même de s'affranchir des lois. Avec cette saloperie, les autorités françaises – obligés de reconnaître des enfants nés de GPA bien que cette pratique soit interdite par la loi en France – vont être poussées par de puissants lobbys bobos...à accepter la GPA en France sous prétexte d'égalité, de ne pas favoriser les plus riches. Et le tour sera joué.

 

Un « progrès » la GPA ? Tè ! Fume...G.P.A. = Grosses Putes Avides. Ce sont des femmes avides de pognon qui louent leur ventre. Les putes, elles, ne louent que leur chatte, et pour quelques minutes seulement. Mais les « Gestationneuses Pour Oh ! Truies » louent carrément leur ventre entier pendant neuf mois, pour faire un chiard qu’elles refileront à leurs clients, contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, on peut choisir sur catalogue ! En Inde il existe des cliniques spécialisées. Le recours aux mères porteuses procède d'une logique profondément réactionnaire pour les droits des femmes parce qu'il implique une instrumentalisation du corps féminin.

 

Partout où elle a été légalisée dans le monde, la pratique des mères porteuses se traduit concrètement par une nouvelle exploitation, radicale, au sens où il s’agit de la prise de contrôle sur la vie d’une femme pendant neuf mois, et généralement d’un rapport inégalitaire et d’aliénation, entre commanditaires aisés et mères porteuses défavorisées souvent recrutées par des sociétés aux pratiques marchandes plus ou moins attentatoires à la dignité humaine. Les mères porteuses, loin d’être un progrès, sont une cause régressive et un mauvais combat pour la gauche, la plus récente et peut-être la plus choquante des extensions du domaine contemporain de l’aliénation. Il faut au contraire combattre résolument ce commerce du corps féminin qui a des conséquences scandaleuses pour les femmes les plus défavorisées, celles des pays en voies de développement contraintes par l’appât du gain ou la pression familiale pour cause de fric à accepter cette nouvelle forme d'exploitation.

 

Autorisée depuis 2002, la gestation pour autrui est devenue en Inde un marché aussi lucratif que florissant. Chaque année, des milliers de couples occidentaux ne parvenant pas à concevoir s'envolent vers l'Inde dans l'espoir de trouver une mère porteuse en l'échange d'une compensation financière de 28.000 dollars !

 

Pour mieux contrôler, mais aussi exploiter toutes les « ressources » de ce marché des mères porteuses, estimé à un milliard de dollars par an dans le pays, le Dr Nayna Patel, spécialiste de la fécondation in vitro, a décidé de créer une clinique dédiée à la gestation pour autrui. Établie à Anand, dans le nord-est de l'Inde, l'usine à bébés du Dr Patel abrite des centaines de mères porteuses. D'après la BBC, 500 bébés ont vu le jour depuis la création de l'établissement. 

 

Et le marché des mères porteuses en Inde n'est pas près de décroître. Dans un pays où un tiers de la population vit avec moins de 0,6 dollar par jour, porter l'enfant d'un autre laisse espérer aux mères porteuses un avenir meilleur, grâce aux 8.000 dollars qui leurs sont versés pour chaque naissance. La « compensation financière » s'élève à 10.000 dollars si elles portent des jumeaux. En cas de fausse couche lors des trois premiers mois de grossesse, elles ne touchent en revanche que 600 dollars. Lien 

 

Les couples, les femmes qui veulent les « joies de la maternité » sans en avoir les inconvénients sont des monstres d'égoïsme. Sans penser au devenir du gosse à venir. Ils/elles revendiquent le droit à l’enfant, et pas les droits de l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ?

 

La gestation pour autrui (GPA), c'est-à-dire les mères porteuses, c’est la marchandisation, la financiarisation du ventre de la femme. Comment le qualifier ? Esclavage moderne ? Il y a de ça. Prostitution ? Il y a de ça. Exploitation de la misère ? Il y a de ça.

 

François, voilà une bonne occasion de te faire respecter en Europe, en refusant ce diktat.

 

On peut toujours rêver...

 

 

 

Octidi 8 messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

26/06/2014

Au bistro de la toile : la peine de mort est rétablie...

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- T'as vu, Victor. Il a été acquitté le toubib qui a tué sept personnes...

 

- J'ai vu Loulle. Et ça me glace d'effroi. Ce type était mu par quoi ? La compassion ? La méchanceté ? L'altruisme ? Le vice meurtrier ? La cupidité ? La dépression ? Le souci de rentabiliser les lits ? Tout est ouvert.

 

- Mais il a été non seulement blanchi mais acquitté. C'est-à-dire que les jurés ont estimé que ses actes ne sont, en aucune manière, répréhensibles. Ça veut dire quelque chose toute de même ! D'autant plus que ça va dans le sens général puisqu'un sondage vient parait-il de montrer que 9 Français sur 10 sont favorables à l'euthanasie.

 

- Nous sommes au siècle du spectacle, Loulle. L'affect populaire est modulé par la télévision, c'est-à-dire par le degré zéro de la culture. Ce jury a jugé non par la raison mais par l'émotion. Et les 90% de sondés qui acceptent le rétablissement de la peine de mort – parce que c'est de ça qu'il s'agit – confondent la compassion altruiste avec une sensiblerie pleurnicharde. Eh ! Oh ! Le « bon » docteur Casabuena, Goodhouse, Iyiev, Guthause, Buenhogar ou tout ce que tu voudras, il a tout de même tué volontairement et sciemment, malgré ses dénégations concernant son « intention de tuer ». Il a injecté du CURARE – substance létale du cocktail de poisons des tueurs légaux étazuniens – la nuit, en catimini, à des personnes qui n'ont JAMAIS demandé à mourir. Á des personnes très, très vulnérables venues en milieu hospitalier pour chercher une guérison, au moins un espoir. Et il les a tués, sans concertation avec des collègues, sans même en prévenir la famille ! Ce type – par ailleurs fragile mentalement - est sorti sous les applaudissements ! Et les jurés, comme les applaudisseurs peuvent encore se regarder dans la glace ?

 

- Ils ont pensé à la souffrance des pauvres gens dans les angoisses ultimes de l'agonie.

 

- Allons, allons. Sensiblerie. Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, la justice populaire a statué sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt, sous Marine par exemple, pourquoi pas des trop moches, des trop bronzés, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. Á la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli.

Le jugement de Pau fera jurisprudence. Il donne à une corporation – les médecins – qui se croit déjà au-dessus des lois, le droit de vie ou de mort sur des personnes en état de souffrance et de vulnérabilité extrême. Il s’agit ni plus ni moins du rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

- Oui mais si le mourant a, lorsqu'il était lucide, demander la mort assistée et douce plutôt que la souffrance ?

 

- Oh ! Loulle, en finir avec la vie, c'est facile d'en parler lorsqu'on est en bonne santé, fort et un peu bravache. C'est probablement différent dans les angoisses ultimes, non ? Et puis, cette mise à mort légale, est-ce à la demande du malade ou à celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant, voire en lui suggérant de mettre fin à ses jours.

 

- Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?

 

- La loi Léonetti est une bonne loi. Encore faudrait-il l'appliquer. Il existe des moyens de rendre les derniers instants dignes et apaisés. Encore faut-il que le monde hospitalier se donne les moyens de ces indispensables soins palliatifs. Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant. Seulement ça coûte des sous. Beaucoup de sous. Et des sous, y en a pas...

Derrière tout ça, Loulle, il y a des calculs trop sordides pour qu'on les laisse apparaître au grand jour. C'est le culte du pognon de la société ultralibérale : élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité, donc en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

 

- Putaing. C'est pas drôle tout ça. Tè ! Je préfère encore ne pas mourir ! Á la nôtre de santé !

 

 

Septidi 7 messidor 222

Illustration : merci à Chimulus

 

25/06/2014

E viva Ecuador !

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Le président Rafael Correa

 

Ce soir nos dignes représentants footballistiques vont taper dans un ballon contre les dignes représentants footballistiques d'un pittoresque petit pays d'Amériques répondant au nom d'Equateur.

 

L'Equateur? Qu'es aco ?

 

C'est un pays formidable. Un pays exemplaire. Un pays qui a eu le courage de dire MERDE aux banques et à tous les charognards du monde financier mondialisé, c'est-à-dire étazunien.

 

Ce petit pays, qui doit son nom à sa position géographique (sur la côte ouest de l'Amérique du Sud et...sur l'équateur), était mis en coupe réglé par les multinationales étazuniennes. Sa monnaie – le Sucre – a même été remplacé par le dollar US. C'est dire la main mise yankee sur le pays.

 

Eh bien le 14 décembre 2008, Rafael Correa, président de l'Equateur, prend une décision simple, évidente et ferme : annuler unilatéralement la part qu'il juge « illégitime » de la dette publique de son pays, et suspendre le remboursement de tous les titres de la dette. Cette part illégitime fut estimée à 70% de la totalité de la dette !

 

Cette décision faisait suite aux travaux d'un audit de la dette du pays sur la période 1976-2006 effectué dès 2007 par une commission d'enquête indépendante. Il faut savoir que l’Équateur avait alors perdu sa souveraineté, placé qu'il était sous les diktats du FMI et de la Banque mondiale.

 

Les experts de la Commission ont identifié des tranches de dettes dites «illégales» (dont le contrat est contraire au droit international ou équatorien), «odieuses» (contractées par un gouvernement despotique, à l'encontre de l'intérêt des populations) ou encore «illégitimes» (par exemple lorsqu'elles sont creusées pour voler au secours des banques privées...).

 

Les banques ricaines ont gueulé au charron, mais Correa les a envoyé chier ! Et que croyez-vous qu'il se passât ? 95% des créanciers de l’Équateur (FMI, Banques, et autres fonds institutionnels) ont accepté cette décision ! 

 

Ainsi le président Correa, s'appuyant sur l'outil fort efficace de l'audit de la dette mais aussi sur une mobilisation populaire sans faille, a su établir un rapport de force suffisant pour faire avaler aux mafias financières que la part de la dette qu'il annulait n'était pas celle du peuple et que ce n'était donc pas au peuple de la payer !

 

La nouvelle constitution, approuvée par 64 % des votants lors du référendum de septembre 2008, renforce le rôle du Plan national de développement et fait de l’État un acteur central dans la production de biens, la construction d’infrastructures et la régulation. Les activités financières sont désormais considérées comme un « bien public » et le contrôle des ressources naturelles par l’État devient un principe constitutionnel.

 

Le président Correa entend s’attaquer à des chantiers où l’immobilisme a longtemps été la règle, en particulier l’amélioration de la qualité du système éducatif et l’efficacité de l’administration. Le gouvernement essaie de diversifier ses partenaires commerciaux, en privilégiant une coopération économique et technique Sud-Sud avec des pays comme l’Iran, la Chine et, surtout, l’ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques). Le pays a quitté le Centre international de règlement des différends (CIRDI), refusant les arbitrages internationaux. Le gouvernement tente de promouvoir la création d’instances exclusivement régionales au nom de l’indépendance et la souveraineté vis-à-vis des pays industrialisés.

 

Voilà ce que c'est l’Équateur. Alors finalement, si ce soir nos footballeurs millionnaires enfants gâtés ne gagnent pas face aux représentants de ce si sympathique pays, je n'en serais pas plus affecté que ça...

 

Equateur Atahualpa.jpg

 

Sextidi 7 messidor 222

Illustrations X - Droits réservés

 

 

24/06/2014

Après les emmerdeurs du rail, les emmerdeurs des airs et...les emmerdempoisonneurs de la FNSEA

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Non mais vous les avez entendu les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle de la FNSEA ! Ils gueulent, ils s’époumonent (enfin, ceux qui n'ont pas les éponges trop mitées...), ils bloquent la circulation, ils EMMERDENT, et vous savez pourquoi ? Parce que le gouvernement veut faire passer une loi leur interdisant de répandre leurs saloperies de pesticides à moins de 200 mètres d'une école, d'un hôpital, d'une maison de retraite, d'une habitation, d'un lieu de vie quoi !

 

Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de la Gironde ont été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département avait relevé une utilisation du produit dans des « conditions inappropriées ».

 

Traiter jusque dans les cours des écoles, c'est raisonnable ça ?

 

Qui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures, du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

 

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ».

 

Pour appuyer leurs revendications corporatistes, ils ont salopé la place de la Concorde... Leur but : Donner un « carton jaune » comme ils disent, au gouvernement pour faire pression au moment où le projet de loi d’avenir sur l’agriculture commencera à être examiné en commission à l’Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l’hémicycle les 7 et 8 juillet.

 

Le ministre Le Foll, faisant preuve d'une évidente mollesse des génitoires, a tenté de les rassurer mardi sur RTL, en réaffirmant qu'il n'était n’était pas prévu d’interdire les épandages de pesticides à moins de 200 mètres des habitations. Eh ! Oh ! Ci-devant ministre, faudrait savoir, non ? Tu préfères empoisonner les gosses plutôt que de faire preuve de fermeté vis-à-vis d'une bande de parpagnas gavés de subventions européennes ou nationales ?

 

Il faut savoir que 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE !

 

« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer un chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques  mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

 

Quintidi 5 messidor 222

 

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23/06/2014

L’œil de Moscou ? Non, l'Eeil de Mossoul.

 

 

Pendant qu'on se gargarise des exploits des tapeurs de ballon au Brésil, il s'en passe des choses dans le monde. Et des rugueuses. Par exemple en Irak.

 

Mouais vous allez me dire, l'Irak, ras les aliboffis. S'ils sont assez kons, assez tarés par leur religion pour s’entre-tuer au nom d'allah, qu'ils le fassent. On s'en fout !

 

Pourquoi pas. Mais peut-on réellement s'en foutre ?

 

Et d'abord qu'est-ce qu'il se passe en Irak, pays censé jouir du bonheur ultralibéral sous la pax americana ? Une guerre de religion en passe de redessiner complètement la carte du Moyen-Orient.

 

Guerre de religion entre la majorité chiite placée au pouvoir par la soldatesque étazunienne et la très grosse minorité sunnite. Celle-ci étant naturellement soutenue par le grand voisin chiite, l'Iran et par...les Etazuniens. Celle-là étant largement soutenue par les grands pays sunnites au premier rang desquels l'Arabie saoudite, grande alliée des...Etazuniens ! Bref. Un beau bordel.

 

On le doit à qui ce foutoir ? A l'administration étazunienne Bush qui, en envahissant l'Irak et en renversant la dictature de Saddam Hussein, a déclenché une évolution politique incontrôlée qui a favorisé l'arrivée de groupe djihadistes nouveaux dont l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

 

C'est pas des tendres ceux-là. A côté d'eux, les talibans et Al Quaïda sont de gentils démocrates ! Ils ont un objectif précis : instaurer un « califat islamique » basé sur les douceurs de la charia sur les zones qu'ils contrôlent. Pour cela, ils n'hésitent devant rien, et surtout pas à faire péter les frontières artificielles héritées de l'époque coloniale.

 

L’Eeil compterait plusieurs dizaines de milliers d’hommes armés, dont une partie d’étrangers venus d’Asie centrale, d’autres pays du Moyen-Orient, et même d’Europe occidentale. Plusieurs Français figurent parmi ses membres, et un certain nombre ont péri dans ses rangs.

 

L'armée régulière irakienne a foutu le camp la paille au cul devant eux, leur abandonnant de nombreux chars, des véhicules, de l'armement moderne (fourni par les Etazuniens!) et même des hélicoptères ! Vous me direz, encore faut-il savoir se servir de ces armes. Mais ils savent ! Parce qu'ils comptent dans leurs rangs la plupart des officiers de Saddam que les Etazuniens, dans leur nullité crasse habituelle, ont rejeté ! Grâce à leur lavage de cerveau religieux, ils ont aussi un large volet de « volontaires » pour des opérations suicides. Voilà pour le côté militaire.

 

Côté politique, ils veulent faire comme le Kusdistan voisin jouissant d'une très large autonomie, voire d'une indépendance de fait. Leur projet : un « Sunnitistan » englobant, la plus grande partie de la Syrie et la partie nord ouest de l'Irak. Dans leur escarcelle : les riches gisements pétroliers de la région de Kirkouk (dans l'actuel Irak) et les raffineries de Deir Ez Zor (dans l'actuelle Syrie). Ce qui ferait d'eux...l'un des plus gros producteurs du monde arabe !

 

Voilà une des raisons pour lesquelles on ne peut pas s'en foutre.

 

Il y en a d'autres. D'abord parce que cette organisation attire, entraîne, fanatise des centaines de jeunes paumés de France et d'autres pays d'Europe qui, de retour chez nous, sont autant de bombes à retardement (voir le massacre récent en Belgique). Ensuite parce que cette guerre de religion en Irak va jeter sur les routes de l'émigration clandestine des milliers, voire des centaines de milliers de réfugiés. Qui voudront venir où ? Devinez...

 

On en vient à regretter l'époque de Saddam : quelques centaines de morts par an mais un pays où cohabitaient, à la trique peut-être mais sans problèmes, les chiites, les sunnites, les chrétiens, les Kurdes...

 

Á comparer avec les 300 morts par mois actuels depuis les douceurs de la Pax Americana.

 

 

Quartidi 4 messidor 222

 

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19/06/2014

Du bon dans le grand raout de Ségo sur le « transition énergétique ». Sauf…

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 Sauf sur le nucléaire.

 

Arrêter une centrale, même pourrie jusqu’à la moelle comme Fessenheim ou Tricastin, reste tabou.

 

Pourquoi ? Parce que, aussi bien Hollande que Valls et Ségolène Royal sont POUR la poursuite de la filière nucléaire. Mais aussi parce que le gouvernement n’a pas – n’a plus ! – les moyens juridiques de fermer une centrale !

 

En effet, la loi TSN sur la transparence et la sécurité nucléaire - votée en 2006, sous l’influence des nucléocrates qui n’avait pas digéré la fermeture de leur jouet mortifère Super-Phénix – substitue aux critères politiques ou économiques, du ressort du Gouvernement et des parlementaires, les seuls critères dit «  de sureté », du ressort de l’entreprise opératrice, EDF, et de l’ASN (autorité de sureté nucléaire).

 

Autrement dit EDF fait ce qu’elle veut et si elle ne veut pas fermer une centrale, elle dit à l’Etat : « Tè ! Fume… » 

 

On pourrait s’offusquer et dire : « Comment ? Mais EDF appartient à 84,4 % à l’Etat ! ». Oui, mais seulement à 84,4 %... En 2004, EDF a été privatisée et est une SA (société anonyme)  régie par le droit privé. Or dans un état de droit, l’Etat n’a évidemment pas le droit de fermer une entreprise privée. De plus l’Etat actionnaire doit défendre les intérêts de l’entreprise où il siège sauf à tomber sous le coup d’abus de bien social ! Enfin, l’Etat actionnaire…encaisse goulûment les dividendes de ses actions (2,33 milliards en 2013).

 

Il va de soit que si EDF était resté sous le statut d’établissement public, l’Etat pourrait imposer sans problème la fermeture des centrales. On comprend dès lors que les nucléocrates aient sablé le champagne en 2004, lors de la privatisation d’EDF et en 2006 lors du vote de la loi TSN.

 

Voilà où on en est. Le projet de loi de Ségo donne en fait les clés de la politique énergétique de la France à EDF

 

 

Nonidi 29 prairial 222

 

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17/06/2014

Au bistro de la toile : intermittents du spectacle.

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- Oh Loulle ! Il me semble que tu tires la gueule. Ce serait pas par hasard que tu aurais les flubes que le festival d'Avignon soit annulé ?

 

- Y a un peu de ça Victor... Le festival apporte sur la ville, en un mois, une manne de bel et bon pognon venu d'ailleurs. Les festivaleux, les journaleux, ça a soif sous le soleil-lion, et donc ça boit Victor ! Plus que les vieilles carnes comme toi...

 

- Ah ! Loulle. Je retrouve bien là la hauteur de vue de l'amoureux des arts vivants, le digne « fils de Vilar » ! Au fond, le premier festival mondial des arts vivants, tu t'en tamponnes l'oigne Loulle. Mais les lovés que ça fait tomber dans ton tiroir caisse, c'est un deuil plus difficile à porter...

 

- Soyons honnête Victor : y a de ça. Ya de ça... Au fait, je n'y entrave que dalle à leur histoire d'intermittents du spectacle. C'est quoi ce foutoir ? Quelques-uns de mes clients pensent que c'est une bande de feignasses qui vivent grassement sur le dos des autres travailleurs...

 

- Ceux qui pensent ça, Loulle, que ce sont des feignasses et qu'ils abusent, ils n'ont qu'à ne plus aller voir un seul spectacle, un seul événement sportif, un seul concert. Ils peuvent et doivent aussi fermer leur télé et leur poste de radio. Parce qu'aucun de ces événements culturels ne peut exister sans les intermittents dits du spectacle.

 

- Mais qui sont ces intermittents du spectacle ?

 

- Eh bien ce sont toutes les personnes qui marnent de près ou de loin dans le monde du spectacle ou de la culture. Elles ont le droit de bénéficier du statut d’intermittent. Il s’agit des acteurs, des chanteurs, des metteurs en scène mais pas seulement. Il y a aussi beaucoup de techniciens, tous ceux qui équipent les lieux de spectacles : installation de la scène, des gradins, de l'éclairage, de la sonorisation, de la billetterie, etc. Bref toutes les petites mains que l'on ne voit pas mais qui sont indispensables à toute manifestation culturelle.

 

- D'accord. Mais quel est ce statut que le Medef veut balayer et prétextant qu'il coûte un bras et auxquels les intermittents s'accrochent bec et ongles ?

 

- Pour bénéficier des indemnités de chômage versées par l'Assedic, qui est une caisse interprofessionnelle de solidarité, l'intermittent doit justifier un certain nombre d'heures au minimum dans une période donnée. Il faut avoir travaillé 507 heures (soit approximativement trois mois de travail à 8 heures par jour) au cours des 319 derniers jours pour les artistes ou des 304 derniers jours pour les ouvriers ou les techniciens, soit dix mois environ. À titre de comparaison (si la comparaison est possible, dans la mesure où, notamment, certains artistes travaillent à perte sur des périodes parfois importantes et non rémunérées : répétitions, montage de projet et autres démarches autonomes) le régime général pour l'allocation chômage demande 122 jours d'affiliation ou 610 heures de travail au cours des 28 mois qui précédent la fin du contrat de travail pour les moins de 50 ans ou 36 mois pour les 50 ans et plus. Lien

 

- Ah, tout de même. On comprend qu'ils se défendent... et que d'autres gueulent.

 

- Il y a des embrouilles, comme partout, mais ce n'est pas de la tarte Loulle. Un artiste qui se produit pendant un spectacle de deux heures aura « travaillé » 2 heures, mais combien de temps aura-t-il passé pour apprendre son texte, pour répéter son rôle ? Côté technicien, c'est un boulot de galérien. Ma belle-fille, Anne, est dans ce milieu : elle est régisseur de spectacle, c'est-à-dire qu'il lui faut se démerder pour que tout marche (éclairage, son, installations de scène et de salle, etc), et à l'heure ! Imagines un peu Loulle, l'équipement pour le spectacle de la fameuse « carrière Callet », à Boulbon, un des lieux emblématiques des plus grands spectacles du festival d'Avignon. Elle l'a fait ça Anne. Sous un cagnard dément, avec la poussière soulevée par le mistral. De cinq heures du matin à 11 heures du soir. Elle rentrait complètement naze... Tu crois qu'elle vole son pognon ? Eh bien il a fallu qu'elle arrive à l'âge de 39 ans pour avoir, dans ce milieu, et à Avignon pourtant place forte du spectacle, son premier CDI !

 

- Ouais, pas de la tarte effectivement. Mais alors où est le scandale ?

 

- Le scandale vient du fait que certaines boites de production qui marnent pour la télé abusent de ce statut. De même les grands parcs d'attraction comme Disneyland, Puy-du-fou, Astérix, etc. tournent toute l'année avec des personnels permanents mais déclarés « intermittents ». Les chaînes de télévision aussi et surtout usent et abusent de ce statut en multipliant les contrats d'intermittent au détriment des contrats de travail à temps plein. Les standardistes, les secrétaires, les personnels d'entretien, etc. encombrent et parasitent le système. Voilà où est le scandale Loulle.

 

- Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?

 

- Ne pas donner satisfaction au Medef dans un premier temps, puis tout remettre à plat et réserver ce statut particulier uniquement à celles et ceux qui travaillent effectivement par intermittence, alternant période de gros boulot et période de chômage.

 

- Je comprends mieux Victor. A la nôtre !

 

Octidi 28 prairial 222

 

Merci à Chimulus

 

13/06/2014

Il fait chaud : la faute à Paul Hussion ?

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  • Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos civilisations

Basées sur le paraître et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viande, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télés avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants,

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

 

Quartidi 24 prairial 222

 

Merci à Chimulus

 



 



12/06/2014

Mort à la MORT ! Et vive la VIE !

 

 

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Ce mois de juin va cumuler trois décisions qui ont de quoi faire trembler le clampin. En effet il s’agit de rétablir – ou NON – la peine de mort. Il s’agit de légaliser – ou NON – le meurtre avec préméditation, c’est-à-dire l’ASSASSINAT.

 

Á travers le procès du ci-devant ex médecin Bonnemaison Nicolas, traduit en assises pour avoir « abréger la vie » de personnes dites « condamnées ».

Á travers le Conseil d’État qui doit statuer, en séance publique, sur la situation de Lambert Vincent, tétraplégique au sujet duquel sa famille se déchire sur le fait de le faire (pas de le laisser) CREVER - ou NON.

Á travers le rapport du Comité consultatif national d’éthique concernant l’autorisation du meurtre légal et du « suicide » assisté…

 

Sous la pression de très nombreux imbéciles heureux, le gouvernement mais aussi la justice doivent ainsi statuer sur la mise à mort des malades, des comateux, des vieux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. A la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu ! Pourtant, le meurtre par empoisonnement d’une personne, ça a un nom précis : ASSASSINAT ! Mais c’est pas joli…

 

Il s’agit ni plus ni moins du rétablissement de la peine de mort mais décrétée non pas par un jury populaire et des juges professionnels, mais par un collège de toubibs et de personnes de l’entourage du « patient » ! La porte ouverte à toutes les magouilles ou les intérêts les plus sordides le disputeront à la vraie compassion.

 

Il serait bon de jouer l’honnêteté intellectuelle : en finir avec la vie, est-ce la demande du malade ou celle de sa famille, de son entourage ? Il faut se méfier de ce premier réflexe qui se veut altruiste et compassionnel : abréger les souffrances du malade en accédant - voire en lui suggérant (la volonté affirmée de mourir « dans la dignité » nait dans l’esprit d’une personne consciente et lucide, bien en amont des angoisses du grabat, ce qui change tout !) – de mettre fin à ses jours.

Au-delà de l’euthanasie, l'assistance au suicide par respect de la liberté d'une personne qui veut mourir tangente la non-assistance à personne en danger.  Ce qui compte, avant tout, c’est d’abattre la souffrance, pas de tuer le souffrant.

 

Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, gestation pour autrui) seront-elles imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents ? (Ironie de la chose, c’est souvent les mêmes qui « s’offusquent » de la corrida de toros !) Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale: élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu.  Une journée d'hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d'austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu'ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

C’est choquant ? Eh… Ouvrez les yeux. En Belgique, les vieux ont une peur panique d’aller à l’hosto. En Hollande (Pays-Bas), la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

Et vive la VIE ! Même merdique.



Tridi 23 prairial 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

06/06/2014

Débarquement… Faites l’amour, pas la guerre !

 

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On nous saoule jusqu’à plus soif de belles cérémonies glorifiant la guerre. On fait de beaux discours tandis qu’elle sévit, qu’elle tue, qu’elle massacre ailleurs, pas très loin.

La guerre, ce n'est pas une promenade virile. Ce n'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

Demandez donc à ces quelques centaines de rescapés des massacres des plages normandes.

La guerre, c'est l'ombre sombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le traumatisme constant du bruit des explosions, l’odeur de la fumée acre qui vous aveugle, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, c'est le corps tremblant qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans le sable de la plage normande, ou la boue de la tranchée, la caillasse du djebel, la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver.

La guerre, c'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots d’une pauvre chair martyrisée.

La guerre, ce sont les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir torrentiel du camarade touché et qui attend des secours qui ne viendront pas.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

La guerre, c’est aussi une formidable opportunité d’enrichissement pour les méga pourris fabricants de choses en acier bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, et massacrent la vile plèbe. Pour le plus grand profit des premiers 

La guerre, c’est une chance pour la frange de population la plus bornée, la plus avide, la plus lâche. Ceux-là, partout, toujours, se lâchent, se goinfrent, s’engraissent, se tapissent la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se font trouer la viande.

C’est cette même lie de la population que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

 La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoie à l’abattoir souvent pour rien, sinon transcender la konnerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

VictorAyoli

 

Septidi 17 prairial 222

Illustration: Merci à Picasso