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10/06/2013

Bildenberg : Banksters sans frontières !

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Donnez au peuple du pain et des jeux... Autrement dit, fermez-leur la gueule avec du maquedo et du poulet aux antibios, et détournez leur attention avec Rolland-Garros où des milliers de débiles en panamas ou parapluies, rangés sur des étagères chopent le torticolis en regardant deux super débiles se renvoyer jusqu'à plus soif une baballe jaune.



Les lucarnes à décerveler, les machines à bruits , les canards laquais, bref, la presse purée nous abreuvent de ces conneries. Rideau de fumée...



Pendant ce temps, dans la banlieue de Londres,se réunit le nec plus ultra des chefs mafiosi du monde des « affaires » : le cercle dit de Bildenberg, officine créé à la sortie de la guerre à l'initiative d'un prince hollandais nazi, Bernhard des Pays-Bas et d'un richissime héritier pétrolier, David Rockfeller, espion à ses heures. Finalité de départ : la lutte contre le communisme, à present, organiser la domination du monde, avec le concours de l'OTAN au profit des grands prédateurs de la finance et des multinationales des USA.



Chaque année, sous haute protection policière, on ressort de sa naphtaline dorée le « capo di tutti i capi », David Rockfeller pour qu'il donne son onction aux autres capi de ce cartel mafieux. Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le Steering Committee, est un conseil de direction restreint, fort de trente cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de membres, les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation. Ce sont ceux-là qui décident de l'orientation du monde occidental, qui organisent les crises, voire font déclencher les guerres aux plus grand profit de leur force de frappe : les entreprises financières (banques, fonds de pension, hedges fund, agences de notation, etc.) et les holdings de multinationales.



C'est eux qui ont voulu, planifié, piloté à dessein la crise économique afin de transformer la société en une société post-industrielle néo-féodale, gérée par la super-entité du cartel supra-national des financiers et industriels les plus riches… Le Swiss Federal Institute of Technology de Zürich a réalisé une étude pointue sur système financier mondial. Une analyse des relations entre 43 000 entreprises transnationales a identifié un groupe relativement restreint d’entreprises, principalement des banques, qui ont un pouvoir totalement disproportionné sur l’économie mondiale. Les chercheurs ont étudié toutes les 43 060 entreprises transnationales (ETN), et ce incluant les copropriétés les liant entr’elles. La toile de propriété révéla un noyau dur de 1318 entreprises qui avaient des liens avec deux ou plus autres entreprises. Les 50 top entreprises sur la liste de cette super-entité comprennent (en 2007): Barclays Plc (1), Capital Group Companies Inc (2), FMR Corporation (3), AXA (4), State Street Corporation (5), JP Morgan Chase & Co. (6), UBS AG (9), Merrill Lynch & Co Inc (10), Deutsche Bank (12), Credit Suisse Group (14), Bank of New York Mellon Corp (16), Goldman Sachs Group (18), Morgan Stanley (21), Société Générale (24), Bank of America Corporation (25), Lloyds TSB Group (26), Lehman Brothers Holdings (34), Sun Life Financial (35), ING Groep (41), BNP Paribas (46), et plusieurs autres. Ce qu'on appelle « les marchés », c'est eux ! C'est ce cartel calqué sur les cartels mafieux de la drogue, du trafic d'armes, d'êtres et d'organes humains...



La crise qu'elles ont contribué à créer a rendu ces banques plus grosses et plus puissantes que jamais. Parce que le gouvernement a invoqué le vocable de « trop grosses pour échouer », elles peuvent continuer leurs manœuvres nuisibles avec l'assurance tout-risques des gouvernements : les grosses banques seront sauvées car elles sont trop importantes économiquement. Ces grosses banques ont donc intérêt à continuer de prendre des risques de plus en plus inconsidérés parce qu’elles savent qu’elles seront sauvées à la fin avec les deniers publics...



Ainsi, les marchés financiers spéculent sans vergogne contre la capacité des nations à rembourser le gouffre abyssal de leur dette (réelles ou magouillées) ET intérêts de leur dette. Ceci avec la complicité d’agences de notation financière qui diminuent la valeur du crédit des nations, qui spéculent sur les bons du trésor et qui plongent les pays toujours plus avant dans la crise, forçant la classe politique à imposer des mesures d’austérité et de restructuration afin de restaurer la « confiance des marchés ». Ce processus est appelé la « discipline de marché ». C'est en fait du « terrorisme financier » ou « une guerre de marché », avec le terme de « marché » se référant spécifiquement au cartel global. Quelle que soit la terminologie employée, la discipline de marché est de manière ultime une euphémisme pour guerre de classes.



Ce cartel global, il vient de se réunir ce ouiquinde, sous haute surveillance policière, dans un palace, à Watford, près de Londres. Parmi les « invités » : David Cameron, Christine LagardeJosé-Manuel BarrosoHenry Kissinger ou Eric Schmidt, le patron de Google, mais aussi François FillonValérie Pécresse... Et ils en sont fiers d'être « invités » par cette mafia !



 « Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux ». Alors debout, damnés de la terre, aiguisons les faux, préparons les cordes...



Duodi 22 Prairial 221


Photo X - Droits réservés

07/06/2013

Et pourquoi faut pas rêver ?

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Pantaïe…

 

 

Aïe avé drim

C'est de pendre tous les banquiers,

Par les couilles ou par les pieds

Ou encor' de les fusiller

Mais, avant, de leur faire raquer

Tout le pognon qu'ils ont piqué,

Aux pauvres cons qu'ils ont niqués.

 

Aïe avé drim

C'est d'exploser les politiques

Sans vergogne et sans éthique,

Ces vieux cumulards prostatiques,

Résidus de fosses septiques

Dont la seule et unique tactique

Est: parasiter la République.

 

Aïe avé drim

C'est d'empaler tous les bigots

Ces insupportables cagots

Curés, rabbins, imams dingos

Qui se dressent sur leurs ergots

Pour abrutir tous les gogos

Et leur emplâtrer le magot.

 

Aïe avé drim

C'est d'arracher les deux roustons

Puis de couler dans le béton

Les marchands de merde en veston

Qui nous vendent leurs rogatons,

Viandes pourris et faux frometons

Dans leurs grandes surfaces de con.

 

Aïe avé drim:

La revanche de ceux qui triment...

 

 

 

 

 

 

06/06/2013

Débouchons-nous les boyaux de la tête avec Omar Khayyam.

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« La distance qui sépare l’incrédulité de la foi n’est que d’un souffle, celle qui sépare le doute de la certitude n’est également que d’un souffle ; passons donc gaiement cet espace précieux d’un souffle car notre vie aussi n’est séparée (de la mort) que par l’espace d’un souffle. »

 

Et encore :

 

« On affirme qu’il y aura, qu’il y a même un enfer. C’est une assertion erronée : on ne saurait y ajouter foi, car s’il existait un enfer pour les amoureux et les ivrognes, le paradis serait, dès demain, aussi vide que le creux de ma main. »

 

Et aussi :

 

« Puisque notre sort, ici-bas, est de souffrir puis de mourir, ne devons-nous pas souhaiter de rendre le plus tôt possible à la terre notre corps misérable ?
Et notre âme, qu'Allah attend pour la juger selon ses mérites, dites-vous ?
Je vous répondrai là-dessus quand j'aurai été renseigné par quelqu'un revenant de chez les morts. »

 

Et une dernière pour la route :

 

« Si je fais le mal, Dieu, pour me punir, me fait du mal. Entre lui et moi, où est la différence ? »

 

 

Octidi 18 Prairial 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Si tu sais que tu ne sais pas, alors tu sauras.

 

Mais si tu ne sais pas que tu ne sais pas, alors tu ne sauras jamais !

04/06/2013

Une horreur en route : le Traité transatlantique de libre-échange

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On a lutté contre l’A.M.I. (donner des droits exorbitants aux multinationales au détriment des Etats et des populations, comme par exemple la possibilité pour une multinationale de trainer un Etat devant une obscure juridiction internationale à la solde de ces multinationales, dès lors que cet Etat met, chez lui, des règlementations qui entravent la main mise de la finance et des multinationales).

 

On a repoussé cette horreur. Mais…

 

On a lutté contre ACTA (accord liberticide camouflant sa nocivité derrière un concept : renforcer la coopération internationale dans la lutte contre la contrefaçon mais en fait contournant les parlements et les organisations internationales pour imposer une logique répressive dictée par les industries du divertissement essentiellement étazuniennes).

 

On a fait reculer cette horreur. Mais…

 

Mais elles risquent de revenir, à la puissance 10 avec le Traité transatlantique de libre-échange. Il s’agit du projet d'un accord entre l'Union Européenne et les U.S.A pour la libéralisation générale du commerce entre les deux ensembles. Et cette fois, ce n'est pas un accord commercial classique mais un véritable marché global intégré et dérégulé qui se prépare dans notre dos. L'initiative de remettre en route ce projet qui était tapis dans l'ombre est venue d'Angela Merkel (tiens donc !) et d'Obama.

Un véritable marché de dupes entre une puissance toujours dominatrice – les USA – et une grosse larve molle, sans projet, sans frontières, sans représentation réellement démocratique – L’Union Européenne. Ce qui reviendra à accepter les conditions et les normes étaziniennes. Aux U.S, les normes environnementales sont moins élaborées qu'en Europe, il faudra donc encore s'aligner sur le moins-disant : bœuf aux hormones, volailles lavées au chlore, forage pour les gaz de schiste, intrants chimiques, etc... Comme toujours, la logique néolibérale reviendra à la baisse sur ces normes sacrifiées sur l'autel de la libre concurrence. Les droits de douane étant globalement moins élevées pour les importations U.S qu’elles ne le sont aux Etats-Unis pour nos produits, cet accord se fera unilatéralement en leur faveur. Sinon, eh ! tè, fume ! les américains sont pragmatiques, ils ne le feraient pas... En fait, l'enjeu stratégique est pour les étazuniens de prendre de vitesse le déclin de leur influence dans le monde, en s'aliénant économiquement l'Europe contre le bloc des pays émergents et en particulier la Chine.

Pour qu’il y ait accord, les Européens devront renoncer à un grand nombre de leurs normes (juridiques, environnementales, sanitaires, culturelles…). Ce sont tous les pans des sociétés européennes qui sont visés : cadres juridiques, sanitaires, environnementaux, jusqu’au droit du travail. Bonjour les dégâts ! Avec…le retour de l’A.M.I. puisque dans le mandat de négociation de la Commission, il y a une réelle menace d’autoriser un règlement des différends entre Etats et multinationales – c’est-à-dire le droit pour les multinationales et les investisseurs de porter plainte contre les Etats pour exiger des dommages et intérêts, quand une politique publique ne leur plaira pas… 

L’Europe politique, l’Europe puissance a toujours été la hantise des Etazuniens. Cet accord, ficelant les économies européennes aux USA, la diluera dans une vaste zone de libre-échange, aux plus grands profits des multinationales U.S. Cela complètera la mise sous tutelle politique résultant du principe inscrit noir sur blanc dans le Traité de Lisbonne disant que la défense de l’Union européenne se fait dans le cadre de l’OTAN, cette alliance créée en d’autres temps à présent révolus (guerre froide avec l’URSS), donc sans objet actuellement sinon d’imposer la tutelle étazunienne sur les armées européennes. Et Sarko, puis Hollande ont réintégré, la queue entre les jambes, ce machin aussi agressif qu’inefficace (voir en Afghanistan).

Alors mobilisons-nous ! Repoussons cette saloperie ! Les élections européennes, c’est pour bientôt…

 

Sextidi 16 Prairial 221

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

Quelle est la différence entre un yaourt et un Etazunien?

Un jour, le yaourt finira par développer une certaine culture.

 

 

 

 

 

 

03/06/2013

Au bistro de la toile : revue de presse.

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- Alors Loulle, les nouvelles aujourd’hui ?

 

- Ben, les Zuhèmepets ont besoin de prendre des cours du soir pour apprendre la démocratie, viscéralement inexistante dans leur parti. La grande rigolade de leur primaire en est une illustration !

 

- Ils en sont émouvants de connerie. Mais cette aversion pour la démocratie interne, de la part de ceux qui sont censés être les représentants, les guides, les modèles du peuple en matière de démocratie est tout sauf rassurant. Parce que c’est une constante dans les partis dits de gouvernements. Qu’on se rappelle les mascarades aux P.S. lorsque Ségolène s’est fait voler sa victoire pour la tête de ce parti…

 

- Ah ! Puis il y a les allocs. Faut-il les raboter pour les plus aisés ? Faut-il réduire le quotient familial ? Il parait que Normalou et Tranquilou ont pris leur décision. On verra à quelle sauce les parents « riches » seront bouffés.

 

- Je pense que la plupart de ces ménages « zézés » ne feront pas trop la gueule, ne serait-ce que par civisme. Le danger serait de casser le côté universel des prestations familiales, autrement dit de moduler le montant des allocs en fonction des revenus. Sur le plan de la justice, il n’y aurait évidemment rien à dire, mais ce serait sinon ouvrir, du moins entrouvrir la porte au démantèlement de toutes les prestations sociales. Pourquoi ne pas, dès lors, moduler les remboursements des prestations santé en fonction des moyens des citoyens ? Résultats à craindre : les riches obligés de s’assurer dans le privé pour contrebalancer la carence de la Sécu. Dès lors la santé à deux vitesses serait la réalité : une médecine pointue pour ceux qui auraient les moyens de se payer des assurances privés solides, une médecine au rabais pour les autres… Et pareil pour les retraites : la capitalisation à la place de la répartition. Le rêve des assureurs privés.

 

- Je ne voyais pas les choses sous cet angle, mais ça se tient. Ah ! Et puis, à l’international, il semble qu’on assiste au début du « printemps turc » !

 

- Ça, c’est vraiment rafraichissant ! Les Turcs sont un peuple moderne, démocratique et surtout laïc depuis Mustapha Kémal Atatürk qui n’a pas hésité à débarrasser le pays du joug de l’islam, à coups de pieds au cul si nécessaire. Or le gouvernement actuel – démocratiquement élu et réélu, c’est vrai – a pris au fil des mandats une tendance totalitaire. Et les succès économiques indéniables ne peuvent faire accepter au peuple le culbénitisme de ces gouvernements islamo-conservateurs qui prétendent « redonner à la religion sa place prépondérante », dixit Erdogan. C’est le retour du voile pour les femmes, l’interdiction de l’alcool, la persécution des journalistes, la main mise sur la presse, et. Les Turcs ne sont pas plus cons que nous : ils ne veulent ni du retour de leurs curés à eux, les imams, dans leur chambre à coucher, ni d’un régime dictatorial !

 

- Bon. Alors trinquons à leur succès !

 

 

Quintidi 15 Prairial 221

 

Merci à Chimulus

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

 

La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule...

31/05/2013

Mauvaise foi…

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Mauvaise foi de ces patrons de grandes entreprises qui imposent à leurs fournisseurs des réductions de tarifs équivalentes…aux aides que François « Normalou » donne généreusement à toutes les entreprises, le fameux CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi). Autrement dit, ces donneurs d’ordre sans vergogne profitent de leur emprise sur les PME fournisseurs pour leur voler sciemment, cyniquement, le petit plus productivité qu’est censé leur donner le dispositif.

 

 

Mauvaise foi du lamentable Xavier Bertrand pourrissant les dirigeants actuels, responsables selon lui du chômage, oubliant qu’il fut ministre du travail pendant deux ans sous Sarko, période marquée entre autre par un emballement de ce chômage.

 

 

Mauvaise foi de ce débile d’entraineur de foute du pet-S-j’ai qui se drape dans sa dignité  parce qu’une instance disciplinaire le met au frigo pendant quelques mois pour avoir sciemment – tout le monde l’a vu à la télé – bousculé l’arbitre à la suite de je sais quelle rencontre.

 

 

Mauvaise foi des avocats de Sarko qui se disent « scandalisés » du fait qu’un (une en fait) des «experts » chargés de déterminer si Mme Béthencourt est, ou non, mamy Zinzin, parce que cet expert reconnus a des liens d’amitiés avec le juge Gentil. Ils oublient au passage que cinq personnes, et pas une seule, ont expertisé Mme Béthencourt, et que le juge Gentil n’est qu’un des trois juges…

 

Mauvaise foi du ci-devant Takiedine, l’ami de Copé, intermédiaire sulfureux de plusieurs affaires douteuses, qui se démerde à avoir un vrai-faux passeport colombien pour foutre le camp, sentant que le ciel s’assombrit et qu’il risque de gouter aux délices de la taule.

 

Mauvaise foi générale dans l’affaire des centaines de millions pompés dans nos poches pour les donner à Tapie : le juge « arbitre » si généreux, les grosses têtes de l’UMP, de Christine Lagarde à Guéant sans oublier Sarko.

 

La mauvaise foi, le cynisme, le mensonge, la magouille sévissent à tous les niveaux. Et l’on s’étonnera ensuite que gronde dans la France d’en-bas ce redoutable « tous pourris » qui fait le lit de ce F-Haine pourtant aussi pourri que les autres.

 

E vafanculo…

 

 

Duodi 12 Prairial 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

« Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent ! C'est pire ! » 

 

 

Coluche.

28/05/2013

Merkel : forte avec les faibles, faible avec les forts…

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Ah ! Il faut la voir traiter ses partenaires européens avec une morgue toute teutonne. Elle met le casque à boulon pour saigner les Grecs, les Chypriotes, les Portugais ; elle ne prend pas de gants pour imposer ses vues aux Espagnols, aux Italiens ; elle met un seul petit gant pour faire la leçon ultralibérale à François « Normalou » Hollande. « L’exemple allemand » ! On nous gonfle assez les aliboffis avec ce repoussoir…

 

Par contre, la Merkel, vous l’avez vu, hier, faire patte de velours avec le commis voyageur de la « dumping économie » chinoise ! Lamentable. A plat ventre la dame d’acier inoxydable made in Germany. Une pipe mentale qu’elle lui a faite ! Il en rigolait d’aise le mec ! Au bord de l’orgasme.

 

Pourquoi cette attitude ? Parce que le Chinois est venu la menacer. La menacer de quoi ? De rétorsions économiques si l’Europe prétend envisager de se défendre (pourtant bien mollement) contre le « dumping » chinois. En effet, la Commission Européenne a, il y a quelques jours, envisager de taxer à 47% les panneaux solaires fabriqués en Chine et vendus ici au tiers du prix de revient des mêmes panneaux fabriqués en Europe, essentiellement en Allemagne et en France. Bien timide par rapport aux Etazuniens qui, eux, n’ont pas mis de gants pour taxer ces mêmes panneaux chinois à 250% !

 

Objectif des Célestes : le monopole mondial sur ce type de produit d’avenir. Pour ce faire, le gouvernement chinois subventionne à outrance la production de ces panneaux destinés à l’exportation. Résultat : les fabricants européens ont tous baissé les bras, ruinés, dégoutés…

 

Le VRP chinois, il a dit à la Teutonne : « Si l’Europe fait passer cette directive de taxation de nos panneaux solaires, nous, Chinois, taxerons au même tarif certains produits européens. » Or, qui vend le plus de produits en Chine ? L’Allemagne, essentiellement des machines outils et des bagnoles de luxe. Vous pensez bien que Merkel, marionnette du patronat d’outre-Rhin, a vite baissé casaque ! Et a ainsi enterré de fait la première velléité de résistance de la Commission européenne…

 

Moralité : dans la jungle économique mondialisée, qui commande dans le monde ? Les Chinois et les Zétazuniens ! Et qui commande en Europe ? L’Allemagne !

 

Moralité pour François : avec l’Allemagne, il faut parler haut et fort. Mais…si on a des moyens de rétorsions puissants ! Allez, cherche, François. Cherche !

 

 

Nonidi 9 Prairial 221

 

Illustration : Merci à Baudry 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Pourquoi le monde aurait-il été radicalement différent si Adam et Eve avaient été Chinois ? Parce qu’ils auraient mangé le serpent au lieu de la pomme.

27/05/2013

Gay! Gay! Marions-les...

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Attends, qui se marie de nos jours ? L’institution a un coup dans l’aile tant les mœurs ont évolués, tant les couples se font et se défont, tant l’amour « éternel » fait sourire… Le mariage n’a rien de sacré, c’est un simple contrat, qui ménage des intérêts bien prosaïques, entre deux personnes qui veulent partager pendant un temps déterminé un bout de chemin ensemble. Si des enfants arrivent, ce qui est un bonheur, ils seront, sauf exception, aussi bien élevés dans qu’en dehors du mariage, dans une famille hétéro qu'homo. Un enfant sur deux nait hors mariage, un couple sur trois se défait. C’est la vie…

 

 

Les manifs BCBG agrémentés de quelques groupes de nervis fascisants sont plus pathétiques qu’inquiétants. Et les rodomontades de Copé, Wauquiez ou de l’inénarrables Boutin n’y changeront rien.


 

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Fêtons plutôt l’anniversaire du Conseil National de la Résistance et prenons une piqure de rappel, ça ne fera pas de mal :

 

 

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

 


II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

  l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

  la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

  la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

  la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

  l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

  le respect de la personne humaine ;

  l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

   a) Sur le plan économique :

  l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

  une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

  l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

  le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

  le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

  le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

   b) Sur le plan social :

  le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

  un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

  la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

  la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

  un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

  la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

  l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

  une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

  le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

   c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

   d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


  1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13. La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16. La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.


 

 

Octidi 8 Prairial 221

 

 

Merci à Chimulus et Deligne

23/05/2013

Les tueurs de dieu.

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Ils ont bien mérité le paradis d’Allah

Pour avoir massacré à coups de coutelas

Un troufion britannique, en civil et sans armes

Plongeant tout le pays dans la rage et les larmes.

Tout ça au nom de dieu, ce cancer de l’esprit,

Cataplasme de l’âme, suprême duperie.

Ils nous les gonflent grave avec leurs conneries,

Est-elle hallal, casher, des bestiaux la tuerie ?

Sont-ils donc estourbis, égorgés ou saignés ?

Cornedieu ! On s’en fout de ces discours de niais !

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse,

Fuis comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuis tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne crois en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

Quatridi 4 Prairial 221

 

 

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22/05/2013

Merde à l’anglais ! On en remet une couche.

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C’est aujourd’hui que les députés vont débattre de la possibilité d’enseigner en anglais à l’université. François lui-même en a touché un mot – resté totalement ignoré par les médias – dans sa conférence de presse. Soyons réaliste : on peut penser que cette loi sera acceptée par des « élites » déjà largement pollués par le « globish »… Faut-il le craindre cette officialisation d’un fait déjà accompli ? Sur le plan pratique, pas trop, et même non. Mais sur le plan humaniste oui, car cela marque un véritable abandon de pans importants, voire essentiels de ce qui fait notre civilisation, notre manière de vivre ensemble, et jusqu’à notre mode de penser. Car on ne pense pas pareil dans toutes les langues.

 

La langue, instrument de communication, véhicule aussi une culture, un mode de vie, un système économique et politique, et force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’anglais est devenu la langue de la financiarisation du monde. Quand on parle économie ou finances, c’est soit en anglais, soit en utilisant une multitude de termes anglo-américains souvent incompréhensibles pour la plupart d’entre nous. Le langage des milieux financiers est, si l’on peut dire, un véritable charabia.

 

Car le langage que l’on prétend nous imposer « pour notre bien » évidemment, n’a pas grand-chose à voir avec celle de Shakespeare ; il s’agit du « globish », un sabir appauvri d’un millier de mots environ. Sabir capable, c’est vrai, de faciliter la communication de base (celle des aéroports, des hôtels, des offices de tourisme, des banques). Pourquoi pas? Je m'en sers aussi. Mais peut-il véhiculer un véritable savoir ? Surtout dans les matières scientifiques, ou de droit ? Peut-être, mais en mettant le plancher très bas. Quels sont les étudiants francophones aptes à intégrer toutes les finesses d’une langue étrangère ? Peu, très peu, voire aucun. Donc le langage de ces cours est obligatoirement pauvre, sans la richesse des nuances que permettent les synonymes, les tournures de phrases dans leur langue maternelle. Or l’université ne doit pas dispenser un  savoir au rabais, ce qui sera fatalement le cas ; laissons cela aux « écoles de commerce », pétouillets de margoulins. Les Anglais lettrés sont d’ailleurs bien conscients de l’appauvrissement dramatique de leur langue, salopé par les Zétazuniens.

 

Mais le processus s’accompagne d’une volonté de conquête, à la fois économique, politique et culturelle. D’où le terme d’impérialisme justifié notamment par les propos de divers responsables politiques anglo-saxons. On pense évidemment à Margaret Thatcher, qui déclarait en 2000, lors d’une conférence donnée aux États-Unis, que « le pouvoir dominant est l’Amérique, le langage dominant est l’anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon » lienOn connaît moins les propos tout aussi brutaux mais plus détaillés de David Rothkopf, un ancien responsable de l’administration Clinton, qui valent pourtant leur pesant de cacahuètes : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualités, ces normes soient américaines; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent… Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir » lien.

 

Nos députés sont-ils seulement conscients de cette situation ? Accepteront-ils la colonisation de la France ? (Pays qui, par ailleurs, a fait subir à bien des langues africaines et régionales le même sort !) Les déferlantes d’américonneries qui encombrent les programmes des lucarnes à décerveler et des boites à bruits laissent supposer qu’ils s’en branlent comme de leur première magouille…


Sources : Attac

 

Tridi 3 Prairial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Deux nanas se promènent sur la plage. Un touriste leur demande :

- Do you speak English ?
Les deux femmes hochent la tête négativement.

- Sprechen Sie Deutsch ?

Les deux femmes hochent la tête négativement. 

- Sprekt U Nederlands ?
Les deux femmes hochent la tête négativement.

- Czy mówią panie po Polsku ?
Les deux femmes hochent la tête négativement et le touriste se casse. Une des filles dit à sa copine :

- On devrait apprendre une langue étrangère.

L’autre lui répond : 
- Pour quoi faire ?  Ce mec en connait quatre et ça lui a servi à rien !

 

21/05/2013

Stoppons-les ! Manif mondiale contre Monsanto ce samedi 25.

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Monsanto, vous connaissez… C’est les  Semences OGM, Round-up, hormone de croissance bovine, PCB, aspartame, agent orange et bien d’autres saloperies. C’est aussi une firme dans foi ni loi qui s’assoie sur la démocratie. Ainsi lors de son passage devant la Chambre des Représentants (députés) des Etats-Unis, il a été adjoint à la loi (H.R. 933) qui définit les lignes budgétaires pour les ministères et agences aux États-Unis, la section 735 qui stipule que « dans le cas où une décision [d’autorisation d’une culture] est ou a été invalidée ou annulée, le ministère de l’Agriculture doit, nonobstant toute autre disposition de droit, sur simple demande d’un agriculteur, d’un exploitant agricole, ou d’un producteur, immédiatement accorder une autorisation temporaire ».

Autrement dit, si la Justice, comme ce fut le cas avec la luzerne GM, suspend l’autorisation accordée par le ministère de l’Agriculture, celui-ci pourra, si un agriculteur lui demande, contourner cette décision de Justice et accorder une autorisation temporaire de mise en culture de la luzerne GM. Le Sénat a voté la loi HR933 sans remettre en cause cet ajout. La loi, appelée par ses détracteurs « Monsanto Protection Act », est donc adoptée par le Congrès. La seule solution pour éviter ce véritable déni de démocratie résidait dans un véto présidentiel. Le démocrate Obama allait évidemment refuser cette saloperie. Tè ! Fume… Il a signé ! Il ne pouvait, parait-il, pas faire autrement sauf à bloquer le budget de l’agriculture de son pays…

Mais dans cette loi, a été introduite, de façon insidieuse, la « section 735 » qui permet au ministère de l’Agriculture de ne pas prendre en considération des décisions de justice. De façon insidieuse, car de nombreux congressistes n’avaient pas remarqué ce cheval de Troie de l’industrie biotechnologique. Et pernicieuse, car il était en effet difficile pour Obama de ne pas signer cette loi dont l’objectif était de ne pas bloquer le fonctionnement du gouvernement. Imposer son veto aurait relancé certains débats et blocages sur des questions plus générales. La stratégie des entreprises de biotech était donc très efficace. Introduire cinq lignes problématiques dans un ensemble cohérent, qui a demandé des mois de débat pour arriver finalement à un consensus, a payé. Résultat immédiat : par ce « Monsanto Protection Act  » : la justice américaine ne pourra plus s’opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si leur homologation est contestée devant un tribunal. 

A titre indicatif, Monsanto, au cours de la dernière élection, a financé 55 députés et 24 sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement), pour un montant total de 316 000 US$.

Mais les citoyens qui, dans le monde entier, refusent le « monde selon Monsanto » s’élèvent contre ce déni de démocratie. A l’initiative du mouvement « Occupy » étazunien, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. C’est cxe samedi 25 mai.

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement  le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Pour plus d’informations sur l’événement voir ici :

 http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2013/01/COM_PRESSE_LIENS.pdf ethttps://www.facebook.com/events/160596650769757/

 

Duodi 2 Prairial 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Quand je vous dis que les OGM vont régler le problème de la faim dans le monde.

 
Il y a bien plus à manger sur ces rats !

 

 

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20/05/2013

Prenez-en de la graine ! Faites la bombe ! Bombardez !

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Eh ! Des bombes bien pacifiques tout de même ! Des bombes de fleurs. Ben, ouais. Pourquoi pas ? Mais ces bombes ont tout de même une cible : les multinationales grainières, genre Monsanto, qui prétendent s’accaparer et breveter le vivant. Pour se faire du fric, encore du fric, toujours plus de fric !

 

Ces entreprises biotech âpres au gain ont trouvé le moyen de "posséder" ce qui nous appartient : notre alimentation! Ils essayent de breveter nos fruits et légumes de tous les jours comme les concombres, les brocolis et les melons, forçant les agriculteurs à les payer au risque d'être poursuivis en justice. Voir entre autres : Le Monde selon Monsanto (Documentaire, ARTE)

 

Nous pouvons faire pression sur  nos élus pour lutter au niveau européen contre cette politique d’abandon du vivant aux margoulins, mais nous pouvons aussi lutter efficacement, tout en rigolant : en faisant la bombe ! Pour se battre contre Monsanto, le lobbyiste des graines, on peut agir localement, entre amis et en toute légalité…Réapproprions-nous les espaces verts publics en y plantant des graines… Un groupe de Montpellier a repris une idée de nos voisins anglais. Cela consiste à faire des boules de terreau remplies de graines, de trouver un endroit propice et d’y jeter ces "bombes à graines". Une bombe à graines est une petite boule composée d’un mélange de terreau et d’argile dans lequel nous y insérons des graines mellifères, une source d’alimentation pour butineurs et pollinisateurs. Elles sont pratiques pour atteindre les espaces délaissés derrière les clôtures ou sur les toits, elles peuvent également être dispersées directement sur le sol sans être plantées. Les graines ainsi protégées germeront dès qu’elles seront exposées à des conditions favorables.


Le lancer de bombes à graines fait partie du mouvement de « guérilla » jardinière né dans les années 90 chez les Anglo-saxons. Cet acte participe à la distribution des semences de façon ludique et engagée."

Allez, profitons de ce lundi de pentecôte, férié pour certain, pas pour d’autres, pour « faire la bombe » et ainsi emmerder (un peu ? mais c’est toujours ça) Monsanto.

BANZAÏE !

 

Primidi 1er Prairial 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

La saison de chasse au canard n'est pas encore ouverte, mais Gérard y va quand même.
Après deux heures, il tue un canard. Il s'assoit près d'un étang et il commence à le plumer.
Tout à coup il entend des pas. Alors de peur de se faire arrêter, il jette le canard a l'eau et il commence à siffler comme si rien n'était arrivé.
Un garde-chasse arrive et dit :
- Bonjour monsieur !
- Bonjour, répondit l'autre !
- Je dois vous arrêter !
- Et pourquoi ?
- La saison de chasse au canard n'est pas encore ouverte !
- Mais je ne chassais pas !
- Ah non, et c'est quoi ce petit tas de plumes a vos pieds ?
- Ça ? C'est un canard qui est parti se baigner et qui m'a demandé de garder ses vêtements ! 

 

17/05/2013

Ne pas payer la vaseline pour se faire enfiler !

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Finalement, de l’avis général, il a assez bien réussi séance de parlotte notre Normalou national. C’est un pro. Un as du compromis. Comme tous ces grands fauves de la politique, il a lu les œuvres de Machiavel et possède parfaitement les 10 commandements des manipulations de masses.

Une présentation de 10 "Commandements" qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leurs libertés en les empêchant de s’en rendre compte, par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection. Ne soyons pas dupe de ce texte prétendument attribué à Chomsky, mais il aide tout de même à ouvrir les yeux sur ce et ceux qui nous manipulent. Cocu et battus peut-être, mais pas contents.

 

1/ La stratégie de la distraction

 

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

Le ramdam monté autour du « mariage pour tous » est un parfait exemple de cette forme de manipulation.

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

 

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

On est en plein dedans !

 

3/ La stratégie de la dégradation

 

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

Chirac, puis Sarko ont parfaitement illustrés cette stratégie.

 

4/ La stratégie du différé

 

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

Retraites ? Vous avez dit retraites ?

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

 

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

Ecoutez les pubes pour un assureur infligées chaque matin par deux débiles mentaux et vous aurez compris.

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

 

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

Otages, faits divers donnent aux lucarnes à décerveler l’occasion, à travers de « micro-trottoirs » bidonnés, de déverser des tonnes de « bons sentiments offusqués ».

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

 

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

 

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

En classe, les gamins qui marnent correctement, qui sont réceptifs, ouverts, qui réussissent sont mis à l’index, voire à l’amende. On les moque, on les traite de « bouffons »  et « d’intellos » ! Les séries télévisées font l’apologie des abrutis.

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

 

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

 

Les suicides en entreprises en découlent…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

 

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

Les « réseaux sociaux » qui n’ont de social que le nom sont des instruments par lesquels les dominés donnent toutes leurs armes aux dominants.

 

Voilà. Ces quelques lignes permettent d’être un plus lucides et en tout cas de ne pas payer la vaseline pour se faire enfiler ! Ecoutons plutôt le grand sage Confucius qui disait :

« Si en te penchant en avant tu vois entre tes jambes deux paires de couilles, ne te prend pas pour un surhomme, c’est que tu es en train de te faire enculer. »



Sources :

http://www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

 

http://www.reopen911.info/News/2010/09/28/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masse/

 

http://syti.net/Topics.html

 

Octidi 28 Floréal 221

 

Illustration merci à Berth 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Mon chef, est toujours entrain de
travailler à son bureau avec assiduité et diligence, sans jamais
perdre son temps en jasant avec ces collègues. Jamais il ne
refuse de passer du temps pour aider les autres et malgré cela, il
termine ses projets à temps. Très souvent, il rallonge
ses heures pour terminer son travail, parfois même en sautant
les pauses café. C'est une personne qui n'a absolument aucune
vanité en dépit de ses accomplissements remarquables et de sa
compétence en informatique. C'est le genre d'employé de qui on
parle en grande estime et respect, le genre de personne dont on ne
peut se passer. Je crois fermement qu'il est prêt pour la
promotion qu'il demande, considérant tout ce qu'il nous ap-
porte. L'entreprise en sortira grande gagnante.

Pas mal, hein ... ??! Maintenant pour mieux comprendre, lisez le texte une ligne sur deux...

 

 

16/05/2013

MERDE A L’ANGLAIS !

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Par hasard, hier, j’ai entendu la pitoyable explication de la citoyenne Fioraso, improbable sous ministre chargée de l’enseignement dit supérieur, suite à une question-réquisitoire claire et précise du citoyen député Myard. L’une est de mon bord, l’autre non. Mais c’est pourtant ce dernier que j’ai chaleureusement applaudi et l’autre, la sous ministre, que j’ai agonie d’injures devant la lucarne à décerveler !

 

La citoyenne Fioraso veut donner son nom à une loi scélérate qui marquera la rétrogradation de la langue française en deuxième division ! Ceci en promouvant l’usage de la langue anglaise dans l’enseignement supérieur, tant au niveau de l’enseignement que des examens.

 

Ce projet de loi sur l'enseignement supérieur, dit loi Fioraso, aggrave la démarche de marchandisation de l'enseignement supérieur déjà engagée par Valérie Pécresse avec la loi L.R.U. : le projet Fioraso est de fait totalement subordonné aux intérêts capitalistes et constitue une privatisation de moins en moins larvée des universités. Son objectif inavoué est la destruction programmée de l'outil de recherche français dans des secteurs stratégiques, au bénéfice d'un espace européen de recherche inféodé aux logiques régressives de la concurrence et de la rentabilité financière. Le philosophe Michel Serre, grande voix française s’il en est, est atterré, estimant « qu’une langue qui n’est plus capable de parler de tout est une langue qui meurt ». Tué de la main de quelques irresponsables genre Allègre en son temps, Pécresse, Fioraso maintenant.


Le 12 février dernier, 36 sénateurs du groupe socialiste ont déposé une proposition de loi « relative à l’attractivité universitaire de la France ».  L’article 6 de celui-ci (un ajout à l’article L. 761-1 du code de l’éducation) indique que «(…)   la langue de l’enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires, dans les établissements d’enseignement supérieur, peut être une autre langue que le français.  Pour les étudiants ne justifiant pas d’une connaissance suffisante du français, lorsqu’ils suivent une formation dispensée dans une langue étrangère, cette dérogation est soumise à l’obligation de suivre un cursus d’apprentissage de la langue et de la culture françaises ». Lorsqu’ils disent « une autre langue que le français », il ne s’agit pas de l’italien, du russe, du chinois ou de l’espagnol, mais uniquement de l’anglais. Et encore pire, d’un sabir étazunien, sorte de « petit nègre » ridicule : le globish des marchands de soupe internationaux. On est loin de Shakespeare…

 

Cette attaque fait suite à bien d’autres, dont le « protocole de Londres » qui, sous Sarko, en 2007, a imposé l’anglais comme langue unique des brevets, sortant le français de la science. Des entreprises françaises imposent à leurs cadres de communiquer en anglais. Et que dire des pubes qui, tout à fait illégalement (voir loi Toubon, art.2 ) nous bassinent avec quelques débilités débités en globish ? Que dire de l’Europe qui, sournoisement, impose l’anglais dans ses communications et même ses directives ?

 

On assiste là à une offensive impérialiste étazunienne. Le but est, en fait, d'éliminer tout statut officiel des langues autres que l'anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers. La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu'ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres. Le protocole de Londres entérine définitivement la mort de la diversité culturelle et linguistique qui a fait (et qui fait encore, mais pour combien de temps ?) la richesse de l'Europe.

 

La sous ministre Fioraso argue du fait que cette « ouverture » attirera en France des étudiants indiens ou chinois. Belle connerie ! Les étudiants anglophones préfèreront toujours l’original à la copie. Par contre les enseignants francophones seront éliminés au profit de mercenaires de la doxa ultra libérale anglo-saxonne, comme les étudiants francophones seront défavorisés par un enseignement dans une langue qu’ils ne maitriseront jamais comme les natifs.

 

Certaines écoles privées, en France, donnent maintenant leurs cours uniquement en anglais. Est-il tolérable, du point de vue de l’intérêt national comme du point de vue de l’accès de tous au savoir, que des colloques universitaires à la Sorbonne soient convoqués en anglais et se déroulent exclusivement dans cette langue ? Est-il sain pour l’avenir de la démocratie que les élites soient formées exclusivement, non dans la langue du peuple, mais en anglo-américain ?  Nous sommes en présence d’un projet de domination sans partage et de discrimination sans précédent. La logique d’oppression qui prédomine conduit à l’aliénation, à la substitution d’une langue à l’autre par le gavage linguistique.

 

On assiste à la volonté de mise à mort non seulement du français mais de la plupart des langues du monde. Responsable : l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par plein cargo à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ». Même les chanteurs français beuglent maintenant dans cette langue et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Les boutiques se croient obligées de se donner des noms anglais. Il y a plus de mots anglais sur les murs qu’il y avait de mots allemands pendant l’occupation !

 

Ras les aliboffis de cette invasion !

 

Eh! Citoyen président François, lorsque tu vas faire acte de soumission devant les charlots de la Commission européenne, tu t’exprimes en français ou en anglais ?

 

Fort heureusement, à côté de philosophes comme Michel Serre, de linguistes comme Claude Hagège, des députés ont déposé un projet de loi pour défendre ce patrimoine vital qu’est notre langue.

 

Vous pouvez trouver l’intégralité de cette proposition ici. http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion066...

 

Et la soutenir en poussant au cul votre député ! Vous trouverez son adresse là :

 

http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp

 

Et MERDE A L’ANGLAIS !

 

Septidi 27 Floréal 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

L'anglais, bien loin d'être la langue universelle qu'on nous présentait jusqu'alors, l'anglais, la langue de Shakespeare, n'est rien d'autre que du français mal prononcé : 
- Ail ou radis? Are you ready ? Êtes-vous prêt ? 
- Saintes salopes - Thanks a lot - Merci beaucoup 
- Débile - The bill - L'addition 
- Mords mon nez - More money - Plus d'argent 
- Marie qui se masse - Merry Christmas - Joyeux Noël 
- Oui Arlette - We are late - Nous sommes en retard 
- Mais dîne Franz - Made in France - Fabriqué en France 
- Y s'pique Germaine - He speaks German - Il parle allemand 
- Ahmed a l'goût de tripes - I made a good trip - J'ai fait un bon voyage 
- Six tonnes de chair - Sit on the chair - Asseyez-vous sur la chaise 
- Les slips tout gais serrent - Let's sleep together - Dormons ensemble 
- Guy vomit sous mon nez - Give me some money - Donne-moi un peu d'argent 
- Âme coquine - I'm cooking - Je cuisine 
- Deux bouts de chair - The butcher - Le boucher 
- C'est que ça pèle - Sex appeal - Attirance sexuelle.

 

 


15/05/2013

Le maire et la tricoteuse.

mamy Tricot.jpg

 

 

« Dégage donc la vieille, t’as rien à faire ici ! »

« J’t’emmerde salaud ! » lui répond celle-ci.

La vieille fait partie des pauvres, ces salauds,

Ces pouilleux, ces puants, ces fainéants, ces prolos !

 

Elle a trois cents euros pour vivre chaque mois,

Alors elle tricote, dans la rue, à Sannois,

Elle vend ses tricots aux passants mal à l’aise,

Certains sont attendris, d’autres filent, à l’anglaise…

 

Pour égailler la rue, attirer le chaland

Et ainsi, ce faisant, augmenter son bilan

Mamy Tricot – Françoise – négligeant son arthrose

Au son du transistor, chante « La vie en rose ».

 

Oui mais le gougnafier qui la fait dégager

Est Yannick Paternotte (1), le maire Uhèmepets,

Un repris de justice abuseur de faiblesse,

Une « élite», un élu, plein de délicatesse.

 

Le maire a porté plainte contre la tricoteuse

Pour outrage à élu…Bien fait pour l’emmerdeuse !

Et que croyez-vous donc qu’a fait le tribunal ?

Il condamna Françoise, ses chaussettes et ses châles !

 

Prison avec sursis, amendes, autres déboires

On lui fait payer cher sa conduite « blâmable »…

Selon que vous serez puissants ou misérables

Les jugements de cour vous rendront blancs ou noir

 

 

1 - Yanick Paternotte, soutien de Jean-François Copé et président de la contestée commission nationale des recours de l'UMP, a été condamné à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel de Nanterre.

La justice lui reprochait d'avoir accepté, le 1er octobre 2004, un bien immobilier d'une valeur de 210.000 euros. Cette somme correspond aux trois-dixièmes de la propriété en indivision d'une femme décédée en 2008 après avoir été placée sous tutelle

 

Sextidi 26 Floréal 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Fillon et Copé, pour matérialiser leur « lune de miel », ont décidé de changer le logo de l’UMP. Ils ont trouvé : c’est le préservatif.


En effet, il tolère une forte inflation, lubrifie les rapports sociaux, vide les bourses, stoppe la production, détruit la prochaine génération, protège les glands et convient parfaitement aux trous du cul.

 

13/05/2013

Onnn nélé championnnnn ! Onnn nélé championnnnn ! Onn né, onn né, onn nélé championnn !

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Jusqu’à saturation ! Les machines à bruits bruissent depuis ce matin des borborygmes abiérés, avodkassés, awiskyssés des « supporters » du PSG. Ben, on le saura qu’ils ont gagné, les mercenaires !

 

On s’en branle républicainement, mais les canards laquais, les machines à bruits et les lucarnes à décerveler nous l’infligent jusqu’à plus soif la victoire de ces quelques milliardaires mononeuronaux !

 

Tout ça pour la plus grande « gloire » d’une principauté moyenâgeuse du golfe arabo-persique. Un pays dont la richesse est assise sur le gaz et sur l’exploitation sans vergogne de 2 millions de quasi esclaves étrangers au profit d’une poignée de bédouins. Avec en prime une dictature féodalo-religieuse dont l’obscurantisme ferait passer le Perse Ahmadinejad pour Voltaire ! Un pays prédateur qui achète les bijoux de famille de la France avec la complicité des gouvernements en la matière aussi veules à gauche qu’à droite.

 

Le PSG est la partie émergée de la main mise de la pieuvre qatari en France. Deux milliards d’euros pour Le Printemps, mais encore plein de millions de thunes pour acheter le prestigieux immeuble du Figaro boulevard Haussman ; mais aussi les hôtels les plus prestigieux : le Martinez à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, le Concorde Lafayette et l'hôtel du Louvre à Paris ; mais encore l'immeuble qui abrite encore le Virgin sur les Champs Élysées, l'hôtel Raffles à Paris (ex-Royal Monceau), le Centre de conférences international qui deviendra l'hôtel Peninsula, et la Société fermière des casinos de Cannes qui comprend deux casinos (Barrière Croisette et Les Princes), l'hôtel Majestic et le Gray d'Albion, etc.

 

Eh ! Pourquoi se gêneraient-ils les Zarabeuriches ? Sarko leur a taillé un régime bien juteux.  Depuis 2008, les Qataris bénéficient d'un régime fiscal particulier: ils sont exonérés de taxe sur les plus-values immobilières. Par ailleurs, un Qatari ne paie pas d'impôt sur la fortune (ISF) durant ses cinq premières années de résidence en France.

 

Mais ce n’est pas tout : le Qatar est entre autres propriétaire de 12,8% de Lagardère, de 7,5% d'EADS, de 5,6% de Vinci, de 5% de Veolia, de 3% de Total , d’un peu moins de 2% de Vivendi et de 1% de LVMH. Ils s’introduisent aussi dans les médias : la chaine sport Bein sport et bientôt la chaîne d'informations porte-parole des islamistes Al-Jazeera en français. Quant au fond d’investissement pour le développement des banlieue françaises, il est pour l’instant en sommeil, tant il sonne comme une insupportable volonté de salafiser la jeunesse en difficulté de ces « délaissés de la république ».

  

 

Enfin, faut-il rappeler que derrière tous les mouvements islamistes il y aurait plus ou moins de pognon qatari…

 

« Onnn nélé championnnnn ! Onnn nélé championnnnn ! Onn né, onn né, onn nélé championnn ! »

 

Quartidi 24 Floréal 221

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Quelle est la différence entre un crocodile et les supporters parisiens ?

Aucune, ils ont tous les deux une grande gueule et de petits bras.

 

 

 

10/05/2013

Esclaves : travailler, se taire, subir, mourir…

victor schoelcher esclavage.jpg

 

 

A l’occasion d’une démarche administrative, il y a quelques années, j’ai eu en face de moi une fonctionnaire d’origine antillaise. Son nom était Schœlchery. Je me suis alors levé et lui ai demandé de me faire l’honneur de me toucher la main. C’était une descendante « naturelle » du grand Victor Schœlcher, l’homme qui a rendu son honneur à la France en abolissant l’esclavage. Esclavage une première fois aboli par la Révolution française puis rétabli par le sinistre Bonaparte. Cette mémoire douloureuse est mise en lumière aujourd’hui.

 

Victor Schœlcher est né le samedi 22 juillet 1804 dans une famille bourgeoise originaire de Fessenheim en Alsace. Il fit ses études au lycée Condorcet. Le jugeant désœuvré, son père, porcelainier de renom, l'envoie au Mexique pour affaires en 1830. Visitant Cuba, il y est révolté par l'esclavage. De retour en France, il publie des articles, des ouvrages, multiplie ses déplacements d'information et adhère à la Société pour l'abolition de l'esclavage. Il n'aura de cesse de lutter pour la libération des esclaves.

 

Le discours abolitionniste de Schœlcher évolue au cours de sa vie. En effet, au début de son engagement, il s'oppose à l'abolition immédiate de l'esclavage. En 1830, dans un article de la Revue de Paris, "Des Noirs", il demande ouvertement de laisser du temps aux choses. Cette vision de l'abolition se retrouve en 1833, dans son premier grand ouvrage sur les colonies : « De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale. » Pour lui, il serait dangereux de rendre instantanément la liberté aux noirs, parce que les esclaves ne sont pas préparés à la recevoir. Il souhaite même le maintien de la peine du fouet, sans laquelle les maîtres ne pourraient plus travailler dans les plantations. Il faut attendre un nouveau voyage dans les colonies pour qu'il se tourne vers une abolition immédiate.

 

Nommé dans le Gouvernement provisoire de 1848 sous-secrétaire d'État à la marine et aux colonies par le ministre François Arago, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement paraît au Moniteur, le 5 mars. Député de la Martinique et de la Guadeloupe entre 1848 et 1850 il siège à gauche.

 

En tant que président de la commission d'abolition de l'esclavage, Victor Schœlcher est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France et dans ses colonies. L'esclavage avait déjà été aboli en France à l'initiative de l'Abbé Henri Grégoire, pendant la Révolution française (4 février 1794, 16 pluviôse an II), puis rétabli par Bonaparte en 1802.

 

Républicain, défenseur des droits de la femme, adversaire de la peine de mort, il est proscrit durant le Second Empire par le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte. Il s'exile en Angleterre où il rencontre fréquemment son ami Victor Hugo. En 1870 il revient en France suite à la défaite de Sedan. Après l'abdication de Napoléon III, il est réélu député de la Martinique à l'Assemblée Nationale (1871). Le 16 décembre 1875, il est élu sénateur inamovible.

 

Enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise, ses cendres furent transférées au Panthéon le 20 mai 1949 en même temps que celles du Guyanais Félix Éboué (premier noir à y être inhumé).

 

En hommage à son combat contre l'esclavage, la commune Case-Navire (Martinique), prit le nom de Schœlcher en 1888.

 

Alors, il est mort l’esclavage. Hélas non. Il a pris une autre forme, celui de l’esclavage économique des travailleurs surexploités en Asie, en Afrique mais aussi ici, en Europe. Car les belles démocraties européennes ne sont pas les dernières à exploiter sans vergogne ceux qui n’ont que leurs bras à vendre : migrants sans papiers d’abord, mais aussi migrants intra européens venant des anciens pays de l’est pour engraisser de gros patrons, surtout allemands, pour des salaires de misère.

 

Il garde aussi la forme de l’esclavage sexuel de ces femmes abusées, violés, niées et jetées sur le trottoir à l’appétit nauséabond des hommes par des salauds.

 

Il prend encore la forme d’esclaves domestiques, pauvres filles attirées vers des familles aisées sous des prétextes altruistes puis exploités sans vergogne.

 

Et puis, brisons un tabou et n’oublions pas la traite arabo-musulmane, qui se continue dans certains pays. Lisez donc  « Le génocide voilé » de Tidiane N’Diaye (1). Il s’agit d’une solide et importante enquête historique et un réquisitoire accablant pour les Arabes musulmans qu’il présente comme “d’impitoyables prédateurs” (ce sont ses mots.) Pour lui, il n’y a pas le moindre doute que la traite négrière occidentale, qui a duré quand même quatre siècle, n’est rien par rapport à la “génocidaire traite négrière arabo musulmane” qui a duré environs treize siècles et qui a fait environs dix sept millions de victimes.

 

Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, et continue à l’être, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage ; la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide. 

 

 

(1) Tidiane N’Diaye Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Il est Chargé d'études à l'INSEE et Directeur de recherche à Sup de Co Caraïbes. Chercheur reconnu, il a publié plusieurs essais sur l'histoire des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise.) Il est également l'auteur de nombreuses études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Amérique (DFA).Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain, dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane - Le génocide voilé - Gallimard - Les Falachas, nègres errants du peuple juif, Gallimard), ont été nommés au Prix Renaudot Essai en 2008.



Primidi 21 Floréal 221


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08/05/2013

La Victoire. Sous un soleil menteur.

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On commémore la Victoire de 1945. Tout cela semble lointain, suranné, dépassé… Et pourtant, « il est encore fécond le ventre de la Bête ». Tiens, je vais vous raconter une histoire. Une histoire authentique que je tiens de la bouche même de celui qui en fut le seul « héros » survivant.

 

Laurent Pascal était dans sa vingtaine année à la Libération. Cet homme a eu de la chance. Beaucoup de chance: il fut le seul rescapé, l'unique survivant d'un massacre au cours duquel trente-cinq de ses camarades du maquis Ventoux ont été assassinés par les Nazis et leurs sordides complices français de la milice. Cela s'est passé à Izon-la-Bruisse, petit village des contreforts drômois du massif du Ventoux, près de Sèderon. Leur section a été vendue par des miliciens. Prisonniers, ils vont être massacrés. Ecoutons son récit :

 

« Il est environ 13 heures. Un beau soleil fait scintiller la neige autour de nous.

Un soleil menteur...

 

- Vous quatre là. Avancez. Allez! Plus vite que ça!

 

Ce sont ceux qui se trouvent du côté d'Eygalayes. Je me trouve moi-même à l'autre extrémité de la colonne. Ils partent derrière le bâtiment. Nous ne voyons pas ce qui se passe mais nous entendons une première, puis une seconde rafale de mitraillette: les quatre premiers fusillés d'Izon viennent d'être abattus...

 

Le premier tueur, un milicien, un Français comme nous, sa sale besogne terminée, revient. Un autre "prend livraison" des quatre victimes suivantes, toujours à partir de l'autre bout de la colonne. Il les conduit derrière la ferme en passant par l'angle Ouest alors que les premiers étaient passés par l'angle Est.

 

Rafales...

 

Mes camarades, pétrifiés mais courageux, attendent la mort...

 

Les bourreaux, se remplaçant, alterneront ainsi côté Est et côté Ouest jusqu'au quatre derniers: le Toubib, un jeune homme de Saint-Auban, un autre jeune et moi.

 

C'est notre tour...

 

Nous savons parfaitement ce qui nous attend. Les rafales de mitraillettes et les plaintes de nos camarades ne nous laissent aucun doute sur ce qui se passe derrière la ferme.

 

Je suis pourtant étonnamment lucide. Crever pour crever, je ne vais pas me laisser tuer comme un mouton. Je suis décidé à tenter ma chance.

 

Le milicien dont c'est le tour de nous conduire au massacre, un homme d'une quarantaine d'années, nous fait passer devant lui. Je l'observe en marchant. Il n'est pas très à l'aise me semble-t-il. Arrivé au coin de la ferme, j'aperçois les cadavres ensanglantés de mes camarades étendus dans la neige. Le Toubib, qui est derrière moi, a compris que je veux tenter quelque chose.

 

Je regarde une dernière fois le tueur, puis mes camarades morts. Le Toubib se rapproche de moi et me souffle:

 

-"C'est le moment. Vas-y!"

 

Je me rue en avant. J'ai le temps d'entendre mon copain Blanchet, abattu mais pas encore mort me crier: "Merde! Rolland." C'était son vœu de bonne chance. Un cri qui me va droit au cœur et me donne des ailes. Je cours de toutes mes forces. C'est un pré nu et plat, sans le moindre obstacle. Il y a bien une rangée de pommiers en contrebas, mais je préfère foncer droit devant moi.

 

Les souliers de Toto - que j'ai maudit ce matin - me serrent et tiennent bien à mes pieds malgré l'absence de lacets. Une chance. J’entends le bruit sec des mitraillettes et des fusils. Les balles sifflent autour de moi, ricochent en miaulant sur des rochers...J'ai environ 400 mètres à parcourir, à découvert, dans la neige.

 

Les premiers instants de surprise passés, tous les boches  et les miliciens, qui attendaient, décontractés, que le massacre fut terminé, réagissent et me tirent comme un lapin. J'entends des éclats de voix, des ordres aboyés en allemand. Je perçois des éclatements de grenades autour de moi...

 

Je ne pense à rien. Je fonce, je fonce...

 

Cette course éperdue dure environ une minute. Il me semble que je n'arriverai jamais au bout du champ. Mon cœur bat la chamade, mais j'ai conscience que j'ai la joie de le sentir battre!

J'arrive au bout du champ. Je saute un petit mur qui me met provisoirement à l'abri des tirs de mes poursuivants. J'ai la présence d'esprit de ruser pour les égarer: je fonce ostensiblement en direction du village, puis, en me baissant, je remonte dans mes traces et fonce vers la montagne, en direction opposée.

 

La ruse a pris: les Boches se ruent vers la route. Ils me chercheront tout d'abord en direction de Séderon, me laissant quelques précieuses minutes de répit. Maintenant à couvert, je grimpe à toutes jambes les premiers escarpements au-dessus d'Eygalayes. Je passe devant une ferme. Le paysan, qui a assisté impuissant à la fusillade de la fenêtre de sa chambre, craint que je ne m'arrête chez lui. Je n'en ai pas la moindre intention et je le lui dis.

 

A ce moment là, je me considère comme presque sauvé. J'ai en tout cas gagné la première manche. Je connais parfaitement la montagne, je suis jeune, fort et entrainé. Et puis j'ai ma peau à sauver… »

 

Alors souvenons-nous, et méditons sur les redoutables tensions que des égoïsmes nationaux irresponsables font ressurgir.

 

 

Nonidi 19 Floréal 221

 

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07/05/2013

CONS, cons, con, kon… CONS, cons, con, kon…

carte de con.jpg

 

 

C’était près de chez moi, hier

François Copé, expert en la matière,

Vitupérant de son balcon

Levait l’étendard de la révolte des cons !

Et il sait de quoi il parle car il est con-

Cerné au plus au point par tant de con-

Currents qui lui font tant de com-

Plications qu’il ne peut con-

Cevoir un avenir pour son parti de con-

Servateurs ailleurs que dans la con-

Solidation de sa coucherie con-

Sanguine avec le parti con-

Sternant de con-

Casseurs de la fille du com-

Binard borgne qui l’a con-

Çue.

 

Je lui dédis cette bluette du grand Tonton Georges Brassens :

 

http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/brassens+l...

 

 

Octidi 18 Florial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

 

Dédions à Copé cette pensée de Coluche :

 

« Au championnat du monde de la connerie, il finirait deuxième : il est trop con pour finir premier ! »

 

 

 

06/05/2013

Les rois des ponts !

Pont avignon jésus.jpg

 

 

Nous sommes incontestablement les rois des ponts ! Le mois de mai reste le domaine de prédilections des pontonniers hexagonaux. La fête des travailleurs du 1er, la victoire du 8, puis les fêtes des curés : Ascension puis Pentecôtes. A ces jours fériés s’ajoutent les fameux ponts.

 

Un pont, en France, ce n’est pas – d’abord – un ouvrage d’art destiné à franchir un obstacle naturel, fleuve ou talweg, c’est surtout une manière astucieuse de sauter d’un jour de congé habituel (samedi et dimanche) à un jour de congé aléatoire. Le « pont » consiste donc à s’octroyer un, voire deux jours de congés supplémentaires pour passer d’un de ces jours de congés classiques à un des jours de congés aléatoires.

 

« Vive les pontonniers madame,

Vive les pontonniers

Ils tirent au cul comme des malades

Vive les pontonniers ! »

 

Cette idée subtile a du naître dans le cerveau fécond d’un fonctionnaire, gros bourreaux de travail comme chacun sait. Ils ont été suivis par ces autres stakhanovistes de l’effort que sont les employés de banque. Puis c’est toute la gent laborieuse qui s’est engouffrée dans la brèche.

 

Du point de vue des salariés, c’est une bonne chose que ces ponts. Une manière de récupérer un peu, de casser les cadences infernales, de se retrouver en famille, d’avoir une vie autre que celle de son emploi.

 

Du point de vue des entreprises, c’est une autre histoire. Production amputée, commercialisation freinée, trésorerie mise à mal. Ayant été des deux côtés de la barrière, j’apprécie le bonheur offert de quelques jours supplémentaires de glandage épicurien ; mais je me souviens de l’angoisse qui était la mienne lorsqu’arrivait ce joli mois de mai… Personne pour faire le boulot, des clients qui renvoient la signature de contrats au mois suivant ou…après les vacances d’été. Bonjour la trésorerie !

 

Allez, ça fait tout de même les choux gras du secteur du tourisme. Pour ceux qui ont un boulot et donc un peu de thunes superflues à dépenser…

 

Les marchands de vacances peuvent alors chanter :

 

« Vive les pontonniers madame,

Vive les pontonniers

Sans eux on s’rait dans la panade

Vive les pontonniers ! »

 

 

Septidi 17 Florial 221

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Jésus choisit Marseille pour revenir sur Terre. 
Afin de trouver du monde et se faire connaître, il entre dans un bistrot: 
- Salut les gars, je suis Jésus, je suis redescendu sur Terre... 
- …taing ! Je te crois pas. 
- Si, Si, je suis Jésus. 
- Prouve-le ! 

Un handicapé passait par là dans son fauteuil roulant, Jésus lui met la main sur l'épaule et le paralytique se lève et marche. 

Un aveugle buvait tranquillement son pastis, Jésus lui met la main sur les yeux et l'aveugle retrouve une vision 10/10. 

Jésus s'approche d'un troisième et l'autre crie : 
- Ne me touche pas, NE ME TOUCHE PAS ! ! ! 
- Mais pourquoi donc, je ne te veux aucun de mal, seulement te guérir. 
- Ne me touche pas, je suis fonctionnaire et il n'y a que 15 jours que je suis en arrêt maladie !