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17/07/2013

Je raque, tu raques, ils rackettent...

lettre chantage aux PME Le Parisien.JPG

 

 

Ah qu'il était fier François « Normalou » de son « Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi », le fameux CICE qui consiste à faire un cadeau de plus aux entreprises. Et pas rien : 20 milliards d'euros par an ! C'est la mesure phare du pacte de compétitivité annoncé en novembre par le gouvernement qui doit permettre de réduire le coût de la masse salariale des entreprises en dessous de 2,5 smics de 4 % en 2014 puis de 6 % en 2015. Bon. Ça va donner de l'air aux entreprises et donc créer des emplois. Tè ! Fume...

 

En France, il y a de grands groupes, dans l'énergie, le transport, la santé, l'industrie, etc. Et autour de ces mastodontes – qui généralement ne paient que 8% d'impôts en « optimisant leur fiscalité » - il y a une myriade de petites et moyennes entreprises qui travaillent en tant que fournisseurs ou prestataires de services pour ces grosses boites. Avec des rapports non pas de complémentarité mais de diktat du fort au faible. « Tu fais ce que je veux, au prix que je veux sinon je ne renouvelle pas le contrat ». C'est la base des rapports entre les donneurs d'ordres des grandes entreprises et les petits patrons qui, eux, triment et mettent tout leur potentiel, tout leur temps, toutes leurs économies dans leur boite. Et qui paient plein pot leurs impôts.

 

Le fameux CICE de François, il est fait pour aider ces petits patrons. Et que se passe-t-il en réalité ? Eh bien certains dirigeants des achats des grands groupes rackettent sans vergogne leur fournisseurs et prestataires en leur tenant à peu près ce langage : « Vous avez touché à travers le CICE un bonus d'environ 4%, nous exigeons que vous nous ristourniez entre 2 et 3% de ce bonus. Sinon nous serons dans l'obligation de nous passer de vos services... »

 

On nous gonfle régulièrement les aliboffis en comparant nos manières de travailler avec celles des Allemands. En l'occurence, les grands groupes allemands travaillent la main dans la main avec leurs sous-traitants. Lorsqu'ils signent un contrat de sous-traitance, ils négocient durement, mais une fois signé, ce contrat est rigoureusement respecté. C'est même un des secrets de leur réussite. Ici, c'est tout le contraire : les donneurs d'ordre tiennent leurs sous-traitants dans l'angoisse perpétuelle en allongeant les délais de paiement, en rompant brutalement un contrat, en piquant sans vergogne les brevets d'un produit ou service, en mettant toujours leurs sous-traitants sous la menace d'un non renouvellement de commande, etc. Ce racket à la CICE se rajoute à ce déjà lourd contentieux.

 

Voilà où vont nos impôts ! Parce que ces 20 milliards du CICE, ils viennent évidemment de nos poches ! Notre sémillant ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a promis de prendre son téléphone pour souffler directement dans les bronches des racketteurs. On va voir.

 

 

Octidi 28 Messidor 221

 

Illustration Le Parisien

 

16/07/2013

Tricastin et autres centrales nucléaires : Greenpeace prouve le mythe criminel de leur « sécurité ».

tricastin greenpeace.jpg

 

 

Trente types décidés pénètrent sans aucun problème dans une centrale nucléaire française. Ces types n’ont pas de projets destructeurs: ils veulent seulement prouver que la « sécurité » de ces sites nucléaires laisse sérieusement à désirer. Ce n’est pas la première action, ce ne sera pas la dernière. Et que propose le gouvernement devant cet état de fait ? De renforcer la sécurité de ces centrales dangereuses ? De sortir enfin de ce tout nucléaire mortifère ? De fermer ces centrales obsolètes ? Tè ! Fume… Il propose…de durcir la répression contre ces lanceurs d’alerte ! François, Sarko, même àplatventrisme devant les talibans du nucléaire !

 

Mise au service de la guerre ou de la production énergétique, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

La Provence, la vallée de Rhône-Durance est la région la plus nucléarisée d’Europe avec une multitude d’installations nucléaires de base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

Le bilan de toutes les catastrophes nucléaires, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima-Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

Le nucléaire se pare de la banalité du mal si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers. Les installations nucléaires portent atteinte à notre santé, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

C’est cela que dénoncent les lanceurs d’alerte du Tricastin. Leur intrusion prouve de façon spectaculaire les mensonges de la mafia des nucléocrates concernant la sécurité de ces installations. Qu’en serait-il si, à la place de ces trente courageux, il s’agissait d’un commando de trente terroristes décidés, armés, équipés de lances thermiques et de puissants explosifs brisants capables de percer la carapace fatiguée des réacteurs ? Un Tchernobyl ou un Fukushima sur Rhône…

 

Mais il y a encore plus simple pour foutre en l’air ces satanés centrales. Imaginez un ou deux scooters des mers bourrés d’explosifs sur le canal qui alimente les sources de refroidissement des réacteurs du Tricastin (ou de Cruas ou de toutes les centrales françaises qui sont refroidies par l’eau d’un fleuve ou par la mer, c’est kifkif). A leur guidon des kamikazes les dirigent sans coup férir vers les installations de pompage des systèmes de refroidissement des réacteurs… Je ne vous fais pas de dessin, vous avez compris : arrêt brutal de tout refroidissement, tentative de stoppage en catastrophe des réacteurs, surchauffe, explosions d’hydrogène, voir Fukushima ou Tchernobyl pour la suite du processus.

 

Eh ! Vous qui descendez en vacances sur l’A7, réfléchissez en laissant à votre droite Cruas (et son joli bébé peint sur le tour de condensation), puis un peu plus bas Tricastin. Dépêchez-vous avant que ça pète et pensez à nous qui vivons à proximité de ces merdes !

 

Tricastin dessin Nono.jpg


 

Septidi 27 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

15/07/2013

Au bistro de la toile : une KATASTROFE s'annonce !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! C'est pas possible Loulle. Je vois arriver une KATASTROFE...

 

- Quoi Victor ? Le dopage des « athlètes » et des cyclistes (enfin, certain) qui montent le Ventoux comme des motos ? Les éclisses qui se dévissent seules sur les aiguillages de la SNCF alors qu'il faut des clés d'un mètre cinquante pour les serrer ? Les militants de Greenpeace qui entrent dans la centrale du Tricastin comme dans un moulin, prouvant par là une nouvelle fois le mythe ridicule de la sécurité de ces centrales ?

 

- Non, Loulle. Bien pire...

 

- Quoi Victor ? ...taing ! Tu me files les flubes... Ils vont pas interdire le pastaga tout de même ?

 

- Je veux parler de l'inéluctable arrivée prochaine au gouvernement du ci-devant Lamy Pascal, chantre de la « mondialisation heureuse », directeur de cette officine nuisible au seul service des multinationales financières et industrielles étazuniennes, autrement dit fossoyeur de l'industrie européenne, fossoyeur de la protection sociale européenne, homme de la droite ultra-libérale la plus bornée se camouflant derrière un faux nez « socialiste ».

 

Commissaire européen au commerce extérieur, puis patron de l'OMC, il a œuvré pour l'entrée de la Chine – sans contreparties - dans cette organisation nuisible. La « mondialisation heureuse » à la Lamy ou Minc, c'est un déficit abyssal du commerce extérieur avec la ,Chine non seulement de la France (25 milliards) mais aussi de l'Allemagne (22 milliards) et de toute la zone euro (150 milliards). C'est une concurrence déloyale qui a laminé l'industrie européenne, détruisant des centaines de milliers d'emplois...

 

L'OMC de Lamy ,entend restaurer le colonialisme dans la plus perverse de ses formes : des accords internationaux contraignants. Plus besoin de contrôler des populations et des territoires. Il suffit, par l’accès au marché, d’imposer ses produits agricoles, ses produits manufacturés, ses services, et par les droits de propriété intellectuelle et les brevets, de s’approprier les variétés végétales (surtout quand elles ont des potentiels curatifs ou nutritifs).

 

Fort heureusement, les pays dits émergents on bloqué bien des propositions ultralibérales de l'organisme dirigé par Pascal Lamy, lui laissant un bilan plus que mitigé.

 

- Bon. Et alors ? Qu'est-ce qu'il vient faire l'ami Lamy en France ?

 

- Eh bien dès le 1er août, il quitte la direction de l'OMC et est donc...libre pour sévir ailleurs. Comme il a la carte du P.S. (ils accueillent vraiment n'importe qui...), on risque de le voir arriver à la tête de Bercy, c'est à dire patron de la finance française, et plus si affinités...

 

- ...taing ! Pauvre gauche... Il est vrai que même les socialistes se disent « de gauche »...

 

OMC.jpg

Sextidi 26 Messidor 221

 

Merci à Chimulus

12/07/2013

Pendant le Tour de France, les moscosaloperies continuent...

banquiers machine à pognon.jpg

 

 

La taxe Tobin, vous connaissez ? Mais si, c'est cette taxe, proposée depuis des années (1972) par James Tobin, ci-devant prix Nobel d'économie. C'est une taxe très minime sur les transactions financières internationales. La Commission européenne – pour une fois bien inspirée - a présenté en février dernier un projet qui prévoit d’imposer à 0,1% les actions et les obligations et à 0,01% les produits dérivés, ce qui pourrait selon elle rapporter jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Pas mal, bien que ça n'aille pas chier loin au niveau des taux. Pas de quoi ruiner les banquiers... Mais c'est toujours ça et ces fonds récupérés chez les spéculateurs pourraient servir à relancer la croissance et à désendetter les États.

 

Il s'agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l'Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie en sont les premiers signataires. On pourrait penser qu'un gouvernement « socialiste », en France, devrait sauter sur l'occasion et pousser de toute sa persuasion pour que les partenaires européens signent en grand nombre la mise en place de cette taxe. Tè ! Fume...

 

«La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française», s'est lamenté Pierre Moscovici, ci-devant ministre des finances, faisant moult courbettes et léchages de bottes devant un parterre d’acteurs de la finance, à l’occasion d’un colloque organisé par Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, au cours duquel ces pauvres banquiers et financiers lui rappelaient tout le mal qu'ils pensaient de cette taxe. Le Mosco (plus faux-cul que moi tu meurs!) leur a dit qu'il trouvait cette taxe « excessive » (voir plus haut son taux pour apprécier ces propos ministériels!) Et il s'est vautré dans la soumission la plus veule en promettant de mener «en concertation avec les acteurs du secteur financier, un travail d’amélioration de la proposition de la commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie». En terme clair : enterrer la taxe, selon les desideratas des financiers et banquiers.

 

Mosco, ministre d'un gouvernement « socialiste », s'aligne ainsi sur le gouvernement britannique qui est, bien entendu parti en guerre contre la TTF. Le Royaume-Uni, comme on pouvait s’en douter, n’est évidemment pas signataire de cette coopération renforcée, dispositif qui permet à des pays d’avancer sur un projet sans attendre l’unanimité des 27 membres de l’UE. Mais son ministre des Finances, George Osborne, a lancé un recours auprès de la Cour de justice européenne en vue de tuer le dispositif dans l’œuf, car la City pourrait être touchée par ricochet. Sous la chaude recommandation de la Commission européenne, la taxe viserait les titres financiers échangés «sur leur lieu d’émission», et non le «lieu de résidence» des acheteurs ou des vendeurs. Une façon d’éviter la délocalisation des transactions vers des pays non-signataires de l’accord sur la TTF. Perfides comme toujours, et plus hypocrites que des jésuites, les Rosbifs oublient qu'ils ont déjà, chez eux, une taxe équivalente, la « stamp duty » qui existe depuis 1808, et rapporte 3 milliards d’euros par an au gouvernement britannique, sans mettre en péril les profits faramineux de la City !

 

Sur la même ligne d'opposition, Mosco rejoint encore le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui y est allé de son opposition. «Cette taxe, dans sa forme actuelle, est très critiquable» , selon le patron de la banque centrale allemande... Ben voyons !

 

Eh ! Camarade président François, si tu profitais des périodes de bronze-cul pour te (nous!) débarrasser de cette taupe des banksters internationaux qu'est Moscovici ?

 

Quartidi 24 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Un homme entre dans une banque et dit à la guichetière :
- "Je voudrais ouvrir un putain de compte dans ta banque de merde !"
- "Pardon ?" dit la dame choquée...
- "T’es bouchée ou quoi ! J’voudrais ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde !!"
- "Mais enfin monsieur, restez correct !..."
- "Kess ta, tu veux mon poing sur ta gueule ou quoi ?"
- "Écoutez monsieur, je vais appeler le directeur..."
- "C’est ça pouffiasse, appelle ton connard de directeur..."

Le directeur arrive :
- "Monsieur, il y a un problème ?"
- "J’en sais rien, j’veux ouvrir un putain de compte dans cette banque de merde parce que j’ai gagné 100 millions au loto..."

 

Et le directeur répond :
-"Et cette grosse connasse vous fait chier ?" 

11/07/2013

Les marchés pour les nuls : La crise des ânes

anes 4.jpg
 
 
 

 

Je viens de recevoir cette perle savoureuse au courriel. Je vous en fais profiter :

« Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 euros l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses: moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.


Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place? Que ferez-vous ? »


 

Tridi 23 Messidor 221


 

Illustration X – Droits réservés

08/07/2013

Au bistrot de la toile : de Viviane à l'Uhèmepets...

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Putaing, Loulle ! Donne-moi un canon. Pour oublier...

 

 

- Tè ! Victor. C'est du Lirac. Mais qu'est-ce que tu veux oublier ?

 

 

- Ils l'ont remise en taule, Loulle... Elle avait réussi à s'évader, mais c'est difficile une cavale. Tu es seul. Tu ne peux compter sur personne. Il faut se planquer, mais il faut pourtant bouffer et donc prendre des risques. Tous ceux qui te voient, qui te reconnaissent sont des ennemis potentiels. Elle, c'est un pêcheur qui l'a repérée et s'est empressé de la balancer au flics. Alors ils sont venus. Nombreux. Armés. Et ils l'ont retrouvée, ils l'ont piquée, ils l'ont attachée, ils l'ont jetée dans une fourgonnette et ils l'ont remise en taule. Sous surveillance renforcée...

 

 

- Mais qu'est-ce qu'elle avait fait ?

 

 

- Justement, rien.

 

 

- Alors pourquoi était-elle en taule ?

 

 

- Pour le plaisir. Pour le plaisir des cons. Pour le plaisir glauque de la regarder en taule. Pour le plaisir vicelard de se repaître de sa tristesse...

 

 

- Eh ! Oh ! On est en France ici Victor. Pas dans des pays barbares comme l'Arabie saoudite ou les USA. Depuis la Révolution, les piloris et les gibets ont disparu des places des villes et des villages. Même s'ils sont mal traités, les prisonniers sont rarement maltraités, et jamais humiliés et jetés en pâture à la vindicte populaire. Mais de qui tu parles Victor ?

 

 

- Je te parle de Viviane !

 

 

- ???!!!???!!!

 

 

- Fais pas ces yeux de sardine en boite Loulle. Tu sais bien qui c'est Viviane. C'est l'ourse qui s'est évadée il y a quinze jours de la Réserve africaine de Sijean. Eh bien ça y est, ils l'ont remise en taule... Fini la liberté. Pourtant, en quinze jours, elle n'a fait de mal à personne ! Elle devait chercher l'amour...

 

 

- C'est vrai que ce ne sont pas les ours mal léché qui manquent dans la région ! Mais c'est nous, les humains, qui sommes de drôles d'animaux : on se mobilise pour remettre en gabiole une gentille ourse qui choisit de folâtrer dans les étangs déserts des marais du Languedoc et... on achète à prix d'or des ours de Slovénie pour les relâcher dans les Pyrénées ! Dommage que Viviane n'est pas « choisi la liberté » dans les étangs solognaux de La Ferté-Imbaut, elle aurait pu se nourrir de drôles de poissons à la « Fête de la violette » où les Uhèmepets font la manche pour rembourser les magouilles de leur parrain ! Paraît qu'ils ont déjà récupéré 2 millions d'euros sur les 11 qu'il leur faut. Ils sont généreux les « militants » !

 

 

- Tu parles. Si les Uhèmepets récupèrent la totalité de ce qu'ils ont paumés par leurs magouilles, soit 11 millions d'euros, c'est l'Etat, c'est à dire toi, moi, nos impôts, qui leur en donneront 7,6 millions ! Les magouilleurs à Sarko vont donc nous faire les poches, une fois de plus.

 

 

- Comment ? Qu'est-ce que tu veux dire par là Victor ?

 

 

- La réalité. Par ce système aussi stupide que pittoresque qui fait que tout don - à un parti politique comme à une quelconque association plus ou moins philanthropique - est remboursé à hauteur de 66%, les deux-tiers, sous forme de crédit d'impôts en faveur du donateur ! Donc, sur les 11 millions de l'Uhèmepets, 7,6 millions seront payés non pas par les amis à Sarko, mais par nous tous !

 

 

- Merde ! ...taing ! Y a de quoi l'avoir en travers. Allez, je mets ma tournée. Pour oublier...


Décadi 20 Messidor 221


Merci à Chimulus

 

 

05/07/2013

Au bistrot de la Toile : mauvaises et bonnes nouvelles.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- ...taing ! Victor, il s'en passe des choses en ce moment ! Sarko, Batho, Snowden, Egypte et tutti quanti !

 

- Il s'en passe des bonnes et des mauvaises. La plus mauvaise, c'est la volonté d'assassinat d'un organe de presse LIBRE, Médiapart qui, fort de ses 75.000 abonnés, est devenu en quelques années LE média de référence. Celui sans qui les grosses « affaires » actuelles, de Bettencourt à Tapie et Cahuzac, seraient restées sous l'éteignoir, « oubliés » par les canards laquais.

 

- Assassiné ? Un bien grand mot. Par qui ?

 

- Par une décision de justice concernant l'affaire Bettencourt et condamnant ce média à des amendes telles que leur application signifierait la mort de ce journal. Sauf que ses abonnés et lecteurs ne le laisseront pas tomber...

 

- Autre mauvaise nouvelle ?

 

- Ben, Normalou qui persiste et signe dans son obéissance honteuse aux injonctions étazuniennes : non comptant de nous avoir mis sur le dos toute l'Amérique du sud, il foule aux pieds l'essence même de ce qui fait l'universalité de la France en refusant – toujours, je suppose sur le diktat d'Obama - le droit d'asile à Snowden. Ce héros qui a tout abandonné par éthique, pour s'élever contre les sordides magouilles étazuniennes espionnant tant leurs alliés que les simples particuliers et dont les Zétatzunis veulent physiquent la peau. La France qui n'a pas barguigné pour accorder ce même droit d'asile à de grands « démocrates » comme Duvallier, Khomeini, Bokassa et autres crevures du même acabit. J'ai mal à mon pays Loulle...

 

- Bois un coup, ça te passera.

 

- Ah ! Merci. Mais il y a quelques nouvelles réjouissantes tout de même. En premier lieu le renversement en Égypte de ce pouvoir, pourtant régulièrement élu, mais qui a dérivé vers une sordide dictature ultra-religieuse. Mais attention : les révolutionnaires laïques égyptiens, cocus une première fois par les « Frères musulmans », risquent de retrouver leurs cornes avec des militaires plus compétents à magouiller dans les « affaires » qu'à faire la guerre ! (Comme leurs sponsors et maîtres américains, ils ont pris une formidable estrigoussée chaque fois qu'ils se sont frottés aux israéliens, tout comme les troufions étazuniens sont partis la paille au cul du Viet-Nam, de l'Irak, de l'Afghanistan...)

 Et il y a une autre nouvelle réjouissante Loulle : c'est la décision des « sages » filant un formidable coup de pied au cul à Sarko et à sa bande ! Ces gens sont tellement imbibés d'une culture de la magouille, qu'ils s'offusquent...qu'on leur demande d'assumer leurs malversations concernant le financement de la campagne de Sarko, qui nous faisait payer à nous, contribuables, ses frais de propagande électorale !

 

- Tout de même, Copé lance une souscription pour « sauver » le soldat Uhèmepets !

 

- Tè, Loulle, je te propose de faire de ton rade un relais de cette souscription pour sauver le parti à Sarko ! En collectant non pas des sous, mais des rouleaux de papiers cul !

 

 

Septidi 17 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Au tableau de désonneur

de la servitude volontaire pro-yankee:

Le gouvernement français


qui refuse le droit d'asile à Snowden

04/07/2013

Au moins un succès incontestable pour le ci-devant Hollande François : il a rempli les nappes phréatiques !

camenbert Hollande.jpg

 

 

Veule, lâche, inconsistant et menteur...

 

A plat ventre devant Obama lui enjoignant d'interdire l'espace aérien français à un avion susceptible d'avoir à son bord un héros de la liberté, donc un ennemi des USA.

 

A plat ventre devant Merkel refusant d'un revers de main de seulement reporter de quelques jours (15!) le démarrage de ces « négociations » transatlantiques qui ne sont que l'expression de la vassalisation totale de l'Europe dessous les USA. A plat ventre devant le Teutonne sur tous les sujet d'ailleurs.

 

A plat ventre devant les banquiers qui lui ont imposé les grandes lignes de sa pseudo « réforme bancaire » qui ne réforme rien du tout, qui ne sépare nullement les activités de dépôts et de spéculation.

 

A plat ventre devant le Medef qui lui a fourgué ses fa(fu)meux accords nationaux interprofessionnels, refilant un peu plus de pognon aux patrons sans résoudre le moins du monde le chômage.

 

A plat ventre devant les députés cumulards qui se foutent ouvertement de sa gueule, repoussant toutes tentatives de moralisation de la vie politique française afin de se goinfrer tranquillement des fromages de la république.

 

A plat ventre devant tous les lobbies et en premier lieu le lobby nucléaire refusant toute remise en cause de la prépondérance nucléaire, même aux risques que l'on connaît.

 

A plat ventre devant tous les intérêts privés que la venue de la gauche au pouvoir était censé gêner...

 

Quelle désillusion... Quelle déception... On attendait Mendès-France, on a un mélange mouligas du petit père Queuille et de Guy Mollet...

 

Ci-devant Hollande François, vous m'avez définitivement chié dans les bottes. Et pas qu'à moi... Votre inconsistance va éloigner la gauche du pouvoir pour un demi siècle. Votre lâcheté va faire disparaître la France de la carte, au profit des Zétazuniens triomphants et de leur larbins rosbifs et teutons en Europe. Vos mensonges révulsent le peuple de gauche qui vous a – hélas – élu.

 

On touche là le paradoxe de nos démocraties parlementaires. Ci-devant Hollande, tu n'as pas été élu par adhésion à ton programme et à ta personne, mais CONTRE Sarkozy dont la première urgence était de s'en débarrasser.

 

Il faudrait penser à changer radicalement les règles du jeu : un premier tour proposant clairement de voter CONTRE les candidats que l'on ne veut en aucune manière. Un seuil les éliminerait définitivement et le second tour mettrait au prise tous ceux qui n'auraient pas été éliminés. La victoire revenant, comme en Angleterre, à celui qui remporterait le plus de suffrages.

 

La première erreur de casting a été les primaires socialistes. Ta mollesse souriante a enlevé le consensus : tu n'étais en aucun cas le meilleur, mais, comme disent les matheux le PPCD, le plus petit commun diviseur. Si on avait désigné Montebourg – pour qui j'ai voté – la gauche au pouvoir aurait une autre gueule.

 

Bon. Il faut tout de même te concéder quelque chose de positif : depuis que tu es au pouvoir, il pleut ! A défaut de remplir les caisses de l’État, tu as au moins rempli...les nappes phréatiques !

 

 

Sextidi 16 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés


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PETITION

pour sauver le soldat SNOWDEN

 

 

 

Au tableau de désonneur

de la servitude volontaire pro-yankee:

Manuel Valls

 

 

03/07/2013

Affaire Snowden. En avoir ou pas ?

taureau de NY couilles.JPG

 

 

Citoyen Hollande François, président de NOTRE république, tes services ont parait-il refuser le survol de NOTRE territoire à l’avion du citoyen Moralès Evo, président démocratiquement élu d’un pays ami, la Bolivie. Raison : le soupçon que cet avion abritât dans ses flancs, outre le président bolivien, le héros mondial Snowden Edward, pourchassé par les meutes de la CIA et autres officines nuisibles ennemies de la liberté, pour avoir eu l’immense courage tant physique que moral de dénoncer les turpitudes de l’état etazunien espionnant…leurs plus proches alliés ainsi que les populations de ces pays.

 

Quelle honte ! La France, en d’autres temps phare de la Liberté, pays des droits de l’humain, terre d’asile sacrée pour tous les réfugiés politiques, la France, pays d’exilés célèbres, de Victor Hugo à Charles De Gaulle, aurait refusé le simple survol de son (de NOTRE) territoire à un avion soupçonné d’abriter un héros de la Vérité ? C’est hélas ce qui s’est passé. Et cet affront fait à Evo Moralès ne peut pas avoir été le simple fait de subalternes. Les plus hautes autorités du pays ont donné l’ordre honteux.

 

Sous la Commune, Victor Hugo était exilé à Bruxelles et c’est tout naturellement parce que le gouvernement belge avait refusé l’asile politique aux communards considérés comme des criminels et non comme des politiques que le poète offrira publiquement de les recevoir chez lui à Bruxelles. Il sera expulsé lui-même de Belgique. Il dira : « Je proteste contre la déclaration du gouvernement belge relative aux vaincus de Paris. Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse ces vaincus sont des hommes politiques… Le gouvernement belge a tort de refuser l’asile. La Loi lui permet ce refus, le droit le lui défend…L’asile est un vieux droit, c’est le droit sacré des malheureux. Au Moyen-âge l’église l’accordait même aux parricides…Cet asile que le gouvernement belge refuse aux vaincus, je l’offre…Qu’un vaincu de Paris, qu’un homme de la réunion dite Commune…Fut-il mon ennemi personnel, surtout s’il est mon ennemi personnel, frappe à ma porte, j’ouvre. Il est dans ma maison, il est inviolable. »

 

La France retrouverait son honneur en offrant, fièrement, sans crainte de se faire tirer les oreilles par nos « amis » étazuniens, l’asile politique à ce héros moderne. Et elle devrait le proposer tant au Prix Sakarov qu’au Prix Nobel de la Paix.

 

Mais pour cela, il faudrait « les » avoir bien pendues…

 

   

 

 Quintidi 15 Thermidor 221


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02/07/2013

Egypte : la Révolution sera laïque ou ne sera pas.

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En Egypte, les cocus de la révolution veulent absolument se débarrasser de leurs cornes. « Morzi, dégage ! » scandent-ils, en vagues ininterrompues sur la place Tarhir, comme au meilleur temps de la première étape de leur révolution.


Ils en avaient marre de la dictature de Moubarak ? Ils ont réussi, avec un courage et une détermination exemplaires, à de débarrasser de ce qu’ils ne voulaient plus. Mais à la place, les urnes leur ont donné ce qu’ils ne voulaient pas : un régime théocratique qui a glissé vers une dictature obscurantiste.

 

N’en déplaise à tous ces idiots utiles de l’islamisme, genre Bernard Guetta qui se prosterne devant le « modernisme » du régime turc (lui aussi rejeté par le peuple !), Morzi, ses « frères musulmans » et leur bras armé, les salafistes, ont instauré une dictature. Et la pire, celle qui prétend régner sur les « âmes », les esprits abrutis par une religion. La religion en politique est un cancer mortel. Toujours. Partout.

 

Morsi et ses acolytes ont amené la misère, le clanisme, l'immobilisme, le fanatisme. Ils ont imposés une dictature religieuse, se grimant derrière le masque d'une pseudo démocratie. Ce Frère musulman ultra-réac, confi en bigoterie, s'est installé sans rien changer sur le trône de Moubarak, se contentant de rajouter le coran et la charia à la corruption et à la dictature.

 

 Un an après, l'Egypte est plus pauvre, plus corrompue, plus divisée, isolée sur la scène internationale. L'insécurité est partout. Les Égyptiens s’entre-tuent, le lynchage le plus sauvage, le plus horrible des minorités est devenu une habitude. La haine religieuse est la règle. Elle s'exerce non seulement contre les chrétiens Coptes (c'est de « tradition » en terres d'islam...) mais aussi maintenant contre d'autres musulmans, les chiites. Il y a quelques semaines, une famille entière de chiite a été arrachée de son appartement par la meute fanatique, tous ses membres ont été massacrés, dépecés, peut-être même bouffés... Voilà où a mené ce peuple pacifique et civilisé le fanatisme religieux des Frères musulmans et de leurs complices salafistes. La police, la justice sont aux abonnés absents lorsqu'ils ne sont pas complices de ces horreurs.

 

Ces révolutions arabes sont-elles vouées à faire le lit du fanatisme religieux ? Cette deuxième révolution qui gronde en Egypte est porteuse d’espoir et nous sommes à un tournant décisif : dans un pays à majorité musulmane, le peuple veut chasser la religion du pouvoir et même de la société, la reléguant au domaine du privé.

 

La mère de toutes les révolutions, la Révolution française a mis des décennies pour réussir. Après avoir engendré une dictature dévastatrice, celle de Napoléon. Mais à la différence des révolutions arabes, elle s’est attaquée aux deux pouvoirs qui exploitaient, humiliaient et maintenaient le peuple dans l’obscurantisme et le quasi-esclavage : le pouvoir sur les corps, celui du roi, des nobles mais aussi et peut-être surtout le pouvoir sur les esprits, celui de la religion et du clergé. Sans faire l’économie d’un Robespierre.

 

Atatürk en son temps a imposé la laïcité, traitant à coups de trique les notables religieux, n'hésitant pas à proclamer « L'islam est un chien puant dont il faut débarrasser la Turquie ». Il aurait pu dire pareil de toute religion. Nasser a fait de même. Un demi siècle plus tard, tout est à refaire... Les religions sont des cancers mentaux qui métastasent sournoisement...

 

 

P.S. - Je ne paie pas ma redevance télé pour entendre pendant 27 minutes un escroc nous enfumer avec la complicité de Pujadas.

 

Quartidi 14 Thermidor 221

 

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01/07/2013

L'espi-on a dit...la vé-ri-té... Il doit être exé-cu-té...

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"L'espi-on a dit...la vé-ri-té...

Il doit être exé-cu-té..."


 

Même parmi les espions, on trouverait des gens qui auraient une éthique ? Qui ne s'accommoderaient pas aveuglément des ordres aberrants, voire révoltants imposés par la « raison d'état » de leur pays ? Et aux Zétazunis en plus ? Ben, oui. Il semble... Après Assange et le militaire étazunien, voilà Edward Snowden qui se révolte contre les turpitudes de son pays et qui balance ! Et du gras : l'espionnage généralisé de tout ce qui se dit d'important dans le monde, dans les chancelleries mais – et surtout – dans les entreprises. Pillage systématique des entreprises, espionnage des diplomates et dirigeants tant au niveau de l'Europe en temps qu’institution qu'au niveau des états qui la composent.

 

L'Europe espionnée ? Bof... Les Zétazuniens ont-ils vraiment besoin de se casser l'oignon a placer des micros ? A éplucher conversations téléphoniques et courriels ? Ont-ils les moyens de les éplucher ces millions d'informations ? Pas sûr...

 

Et puis, concernant l'Europe, en ont-ils réellement besoin ? Ne soyons pas naïfs. Ils n'en ont pas besoin puisqu'au cœur même des institutions européennes, ils ont leurs « espions » officiels : Caméron (et ses prédécesseurs comme ses futurs successeurs), Ashton (vous ne savez pas qui c'est ? Si, cette insipide anglaise qui est censée « diriger » la diplomatie européenne), et Barroso, a plat ventre devant ses maîtres étazuniens, jouant systématiquement contre son camp et qui compte bien sur ses « maîtres » pour poursuivre sa carrière nuisible : « ils » lui font miroiter, contre ses bonnes grâces, le hochet de la présidence de l'OMC ou même de l'ONU, postes bientôt libérés. Bonjour les dégâts...

 

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Que peut-on faire à part se draper dans sa dignité offensée ? Pas grand chose. Une seule rétorsion vient à l'esprit : mettre un coup d'arrêt aux négociations du traité de libre échange transatlantique. Mais à part quelques coups de mentons, il n'en sera rien. Parce que dans cette négociation, les Anglais monnaient la place de la City dans le finance mondiale et y sont donc favorables ; et les Allemands, fort de leur implantation industrielle grandissante aux USA, veulent à travers cet accord pénétrer le monde « dollar » après avoir épuisé le monde « euro ». Le cocu de l'histoire, ce sera..nous, la France. Ce qu'ils veulent nous sucrer (aussi bien les Ricains que les Rosbifs et les Boches), c'est notre siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU et, sinon le démantèlement, du moins la réduction de notre force nucléaire. A retords, retords et demi : pour leur rabattre leur caquet, il suffirait d'envisager...un renversement d'alliances (en se tournant vers la Chine et la Russie. On l'a déjà fait souvent dans l'Histoire).

 

Et Edward Snowden, qu'est-ce qu'on en fait de ce héros ? Mélenchon propose de lui accorder l'asile politique en France. Ce serait un geste fort, fier, un signe d'indépendance. Mais, hélas, la France n'a plus les moyens de ces beaux gestes qui ont fait qu'elle garde toujours une aura internationale de pays des droits de l'homme, de pays de la liberté, de pays de la Révolution. Parce que ses armées ont besoin de drones...étazuniens, comme d'avions ravitailleurs...étazuniens, comme de satellites espions...étazuniens.

 

Sans compter que si la France, à la suite d'une élection, retourne dans le giron de la droite maintenant extrême-droite, sous sa composante UMP ou FN, on ne donnerait pas cher du pauvre Snowden ! Edward, il serait plus prudent pour toi d'aller réchauffer tes os menacés au soleil de l'Equateur !

 

 

Tridi 13 Thermidor 221

 

 

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28/06/2013

Sommet européen : le triomphe des boutiquiers.

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Allez, ils sont contents nos « chefs d'états et de gouvernements », retour de leur raout sur l'Europe. Ils sont contents parce qu'ils ont trouvé – enfin – un accord sur le budget de l'Europe. Ce budget a été fixé à 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020, contre 977 milliards pour la période précédente (2007-2013). Un budget de régression, pour la première fois de son histoire ! Ce que voulaient les Britanniques et les Allemands.



Vous aimez l'austérité ? Eh bien on va vous en remettre une louche ! Ce budget est décidé jusqu’en 2020. Autrement dit le prochain Parlement européen, qui sera élu en 2014, n’aura pas son mot à dire. C’est comme si Sarkozy avait décidé des budgets du quinquennat de François Hollande ! Bonjour la cohérence !



Ce sommet européen a été, une nouvelle fois pris en otage par le Rosbif David Cameron :  on baisse l’enveloppe de la PAC, mais le calcul du chèque britannique reste le même. On s’enfonce dans le chacun pour soi. C'est le triomphe des égoïsmes nationaux au détriment de l’intérêt général européen. L'ensemble du projet européen est mis en danger par ces rivalités nationales, ces crispations, ces égoïsmes. L'Europe que l'on nous propose se limite à la mise en place d'un traité commercial transatlantique, autrement dit une vassalisation de l'Europe par rapport aux USA (succès éclatant pour la Rosbifistan, cheval de Troye des Zétazuniens) et à la protection des intêrets commerciaux allemands (succès pour la Teutonne en campagne électorale).



Et François la-dedans, où est-il ? Pas vu... Où est-elle sa volonté de réorienter l'Europe ? Elle se cantonne au fait de se rebiffer (à bon escient, mais bien mollement !) devant le sinistre Barroso. Mais les dirigeants français seraient plus efficaces s'ils arrêtaient de valider les projets que porte le président de la Commission européenne, élu par personne, certes, mais mis en place par ces mêmes chefs d’États et de gouvernements ! François, il revient content, mais il ne prend pas ses responsabilités pour réorienter l’Europe.



Bon. Cherchons un peu de positif...

* Quelques milliards (8) pour relancer l'emploi des jeunes. C'est toujours ça de pris mais pour l'ensemble des jeunes des 27 (pardon, 28 maintenant, bonjour la Croatie), ça ne va pas chercher loin.

* La possibilité que le budget puisse être revu à la hausse en 2016, si la croissance est de retour.

* Plus de souplesse dans l'utilisation du pognon. Actuellement, de nombreuses lignes budgétaires ne peuvent être utilisées en totalité et ce qui n'est pas utilisé est retourné aux États alors que d'autres lignes budgétaires sont insuffisantes. Ça devrait changer.

* La possibilité d'utiliser une partie des fonds de manière anticipée et sans cloisonnement entre les années. Cela lui permettra de lancer des projets plus importants et plus fixés sur le long terme.





Cela suffira-t-il pour renverser le terrible désamour, et même le rejet des citoyens européens envers cette Europe dévoyée de sa vocation première par les ultralibéraux qui lui ont mis leur sale pogne dessus ?





Décadi 10 Thermidor 221



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Ecoute ! Ecoute !



 

C'est un mec que sa femme envoie consulter le médecin parce qu'il n'arrive pas à faire tout le boulot qu'il doit faire dans sa maison : tondre la pelouse, repeindre la cuisine, etc.

Le docteur lui fait un examen complet.

Lorsque tout a été passé en revue, le gars dit à son docteur :

- Allez-y, dites-moi la vérité, je suis prêt à tout entendre. Qu'est-ce que j'ai ?

Et l'homme de l'art lui répond :

- Eh bien, pour vous parler tout à fait franchement, vous êtes fainéant !

- D'accord, je préfère ça... Mais vous n'auriez pas un terme médical pour ça que je puisse donner à ma femme ?

27/06/2013

Elle est marrante l'Amarante : elle désespère Monsanto !

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Eh oui ! Cette petite plante sympa, ces longs plumets rouges que chacun connaît dans son jardin, est en train de réussir ce que des années de luttes écologistes n'ont pas encore réussi : désespérer l'ogre Monsanto !

Les fermiers amerloques, aiguillonnés par leur addiction au profit à tout prix et poussés au cul dans ce sens par Monsanto, ont foutu des satanés OGM partout. A la suite de quoi, ils arrosent à donf leurs cultures de soja d'herbicides genre Roundup, produits dangereux entre tous. Seulement voilà. Dans les champs de soja yankees pousse aussi, une sympathique plante bien marrante : notre amarante ! Et voilà-t-y pas qu'une de ces plantes – contrairement aux affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible – a muté. Et est devenue totalement résistante au Roundup dont les fermiers étazuniens arrosent généreusement leurs cultures.

Bon. Une, c'est pas grave. Sauf qu'il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. Ce qui est arrivé et continu à se passer en Géorgie américaine au départ, et s'étend maintenant à la Caroline du Sud, et du Nord, l’Arkansas, le Tennessee et le Missouri.

Allez l'amarante ! Chauffe !

En plus, elle est super sympa cette plante : chacune d'elles produit environ 12.000 graines par an, et les feuilles contiennent des vitamines A, C et des sels minéraux. Elle est même plus riche en protéine que... le soja, pourtant considéré comme champion en la matière. Et les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache. Lien 

La tête des nuisibles de Monsanto !

La seule solution qu’il restait aux agriculteurs était d’arracher les plants d’amarante à la main. Sur des milliers d'hectares comme sont les exploitations étazuniennes, bonjour les tours de reins ! D'autant plus que cette petite marrante s’enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.

Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage. Et abandonnés purement et simplement ces champs salopés par les apprentis sorciers de Monsanto. Des milliers, des dizaines de milliers d'hectares ! Le pied !

Les bouseux ricains, ils sont comme les autres : près de leurs sous, et ils sont dans le vrai. Pour trois raisons : - les OGM sont très chers, - ils mettent ceux qui les utilisent à la merci de Monsanto puisque les fermiers doivent chaque année racheter de la semence traitée, - l'affaire de l'amarante prouve qu'ils ne sont pas efficaces. Alors ils sont de plus en plus nombreux à abandonner les OGM pour revenir à l'agriculture traditionnelle.

Et qu'est-ce qu'elle leur dit à Monsanto la marrante amarante ? Tè ! Fume...



Nonidi 9 Thermidor 221

Sources : lien 

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Ecoute ! Ecoute !

C’est Marguerite et Marie, deux solides paysannes, qui vont ramasser les patates dans les champs.

Soudain Marguerite sort de la terre humide deux grosses patates et dit :
- Cré vindiou la Marie, on dirait les couilles au Fernand !


Marie, étonnée par la taille des tubercules s'étonne :
- Oh ! Aussi grosses ?


Et Marguerite de répondre :
- Non, aussi sales !!!

26/06/2013

Au bistro de la toile : le Ventoux !

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- Putaing, t'as vu Victor, même Jaja... Ouais, même Jalabert, ce super sympa, gouailleur, couillu, plein de panache qui aurait taté de la seringue... Comme un vulgaire Armstrong, un sinistre Contador ou un bouffi Ulrisch... Tout fout le camp Victor... Tout fout le camp...

 

- Tè ! Loulle, Sers-nous une tournée d'EPO provençal : Eau, Pastis, Olive !Eh ! A quoi on joue. Ils se sont quasiment tous boustés à un moment ou à un autre les forçats de la route. Et depuis que le cyclisme existe. Albert Londres, en son temps, a dénoncé la manipulation, l'exploitation éhonté de ces mecs qui s'éclatent, souvent au propre comme au figuré pour engraisser quelques marchands de soupe. « Pédale Kiki, avale ce qu'on te donne et surtout ferme ta gueule, sinon... ». Sinon tu seras tricard, tu ne gagneras plus une course, adieu la « gloire », adieu le pognon...

 

- Comme tu y vas Victor...

 

- C'est comme ça. Et ce qui me gonfle les aliboffis, c'est que les médias et la vox populi se focalisent uniquement sur les cyclistes. Ce sport est le plus surveillé, donc, on y détecte plus de tricheurs. Qu'ils aillent donc voir dans le foutebole, dans le tennis, dans le rugby même, dans les courses de bagnoles sans oublier l'athlétisme...

 

- Ouais, mais le vélo, c'est quand même le top à ce sujet. Simpson y a laissé la peau...

 

- Je peux t'en parler : l'étais jeune journaliste au Provençal lorsque ça s'est passé, et j'ai suivi l'affaire de près. Simpson il avait simplement un peu plus chargé que les autres. Et puis, tu sais ce que c'est le Ventoux, Loulle ?

 

- Je ne l'ai monté qu'en bagnole, mais je m'en doute...

 

- Non. Tu ne peux pas t'en douter. Il faut l'avoir fait pour savoir. D'abord, tu t'es un peu chauffé les jambes entre Carpentras et Bédouin, pour ne pas partir à froid. Puis, au sortir de ce village, tu as quelques lignes droites d'un petit pourcentage jusqu'au fameux virage de Saint-Estève. Pas de problème. Mais à partir de là, tu attaques dans le dur : du huit pour cent. Et tu pédales, tu appuies. Tu as la forme, ça se passe bien.

Tu grimpes avec ton premier souffle... Un, deux, aspirations sur deux coups de pédales, un temps mort sur un coup de pédale, un, deux, trois, tu souffles sur trois coups de pédales. Et tu recommences. Les deux, trois premières bornes se passent comme ça. Les jambes chauffent mais tournent bien, la magnéto garde un rythme élevé mais normal...

Puis tu arrives aux sept virages. Le premier, à droite, tu te sens costaud, tu le prends à la corde, d'un coup de rein rageur. Les six autres, tu élargiras de plus en plus ta trajectoire. Tu es parti avec deux ou trois collègues, mais tu es vite seul. L'un va plus vite, ne t'accroches pas, tu le reverras sûrement plus haut, l'autre colle un peu à ta roue puis lâche... La sueur. Partout. Tu lèves tes lunettes de soleil qui sont vite mascarées. La sueur te coule dans la raie du cul.

Tu as laissé depuis quelques virages ton premier souffle. C'est maintenant un, inspiration, gueule grande ouverte, deux, expiration, sur deux coups de pédales. Tu tournes sur 39x24 mais ça ne va pas durer. Te voilà dans la partie étouffante de l'ascension, dans la forêt de cèdres, de pins Lariccio, de chênes blancs, de chênes verts. La route monte, monte... Tu guettes les bornes : sommet 12 km, sommet 10 km...

Les cigales te foutent un raffut pas possible. Tchikitchikjitchikitchikitchiiiiiiii font les grosses qui s'arrêtent et repartent pour une longue phrase d'appel d'amour. Ka ka ka ka ka font les petis cigalons, plus feignants... La sueur coule et t'aveugle. Le goudron fond par plaques. Tu bois un coup de thé froid, enfin, tiédas. Tu bouffes deux abricots secs. Et c'est long, c'est long...

Puis après quelques virages à gauche, tu arrives au Chalet-Reynard. Ouf... Un petit faux plat descendant de trois cent mètres en large virage à gauche. Tu t'étires, tu soulages ton cul qui te fait mal, tu secoues tes jambes pour décontracter tant soit peu tes muscles... Puis, virage à droite et te voilà sur la Lune, ou sur Mars. De la caillasse blanche, squelette de pierres concassées.

Tu le vois enfin le sommet. La flèche de l'antenne télé. Les bâtiments de l'ancien observatoire... A main droite, tu as cette pente qui monte vers un infini minéral. A main gauche, ta vue, si elle n'est pas trop embuée, découvre les vastes plaines provençales écrasées de soleil, avec au loin le scintillement serpentin du Rhône et l'éblouissement des serres de verres...

Et voilà maintenant le vent. Il y a toujours du vent au Ventoux. Par définition. Tu l'as toujours dans le nez. Les lacets sont longs, très longs. Tu a mis le 28 depuis longtemps. Tu n'en peux plus. Tu te demandes ce que tu fous dans cette galère... Tè, voilà deux jeunots qui te doublent sans un regard... Juste devant la stèle marquant le lieu maudit où est mort Tommy...

Tu as envie de t'arrêter. Mais tu t'engueules à haure voix : « Pédale, feignasse ! Personne ne t'as forcé, alors ta gueule et appuie, connard ! » Tè ! Voilà la fontaine de la Grave qui ne coule plus. Virage à gauche, puis longues, longues lignes droites battues par le vent, assommées par ce terrible soleil-lion. 

Le sommet est presque là, mais, putaing, il semble reculer à chaque coup de pédale. Tu te fais ton cinéma pour te donner du punch. Chacun le sien. Tu imagines à vingt mètres devant toi, une belle nana à poil sur son vélo. Elle tortille du fignedé et te montre un joufflu bien fendu et bien appétissant en tournant la tête vers toi, te regardant avec un air vicelard comme pour te dire : « Attrape-moi, et tu m'auras... ». Alors tu pédales comme un calus...

 

vélo,ventoux


Voilà le col des Tempêtes. Tu tournes à gauche, le parapet, à main droite, te découvre les montagnes riantes, domestiques, humaines de la Drôme provençale. Le vent te rafraîchit. Le voilà le sommet. A quelques coups de pédales. Une pente raide de deux hectomètres, puis virage à droite et le dernier rampaillou, brutal, jusqu'au sommet ! Ouyarff! Tu gueules ta joie ! Tu oublies ta fatigue monumentale. Tu oublies cette heure et demi de torture. Ta compagne te sèches avec une serviette et te donnes un thermos de thé chaud. Le bonheur !

 

- Putaing ! Ça m'a fatigué, Victor ! Tè ! A la nôtre...

 

Octidi 8 Thermidor 221

 

 

Merci à Chimulus.

25/06/2013

« Escroquerie en bande organisée ! »

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Escroquerie en bande organisée

Et dont le chef fut à l’Élysée ?

Mais sont-ils fous, et hargneux tous ces juges

Pour nous annoncer un tel grabuge !

 

Tout ce ramdam pour quoi ? Quelques quatre-cent millions...

Faut-il donc qu'ils soient pingres ces pauvres troublions

Pour oser contester les décisions fort sages

De ce tribunal (privé!) d'arbitrage

Qui, dans sa grande lucidité,

A décidé, doctement, d'accorder

Cette poignée d'euros

A ce superbe héros,

Ce prince du grisbi

Ayant pour nom Tapie !

 

Ah! Quel beau condottiere que ce Tapie-là !

Mais que lui veulent-ils tous ces vils cancrelats

Tous ces gagne-petits, tous ces puent-la-sueur

Qui jadis furent ses veules admirateurs ?

N'a-t-il pas fait briller les couleurs Olympiennes ?

Bien sûr en achetant, tant soit peu, Valenciennes...

N'a-t-il donc pas servi la cause à Mitterrand ?

Puis celle de Sarko ? Faut bien prendre le vent...

N'a-t-il donc pas « sauvé » nombreuses entreprises ?

Les pillant, puis laissant les manards dans la mouise...

 

Quatre-cents petits millions, est-ce donc trop payer ?

Cela mérite-t-il, pour les chiens, d'aboyer ?

Juste 400 écoles, 14.000 emplois,

Un million d'hectares de bois,

Cinq Airbus 320,

Mille cargo de vin...

Non mais regardez-les ! C'est qu'ils mordraient ces cons !

Non mais écoutez-moi ces arguments abscons...

Lagarde, puis Richard et maintenant Nanard

Bientôt Guéant, pourquoi pas Sarko ? Connards...

 

Bof... On va s'en tirer. On va jouer la montre...

Faire appel, chicaner sur les pour et les contres...

L'important, c'est de ne pas rendre le pognon...

Faut ruser : elle approche la prescription !

 

 

Septidi 7 Thermidor 221

 

Illustration Merci à Christian 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Pourquoi tous ces « puissants » ont-ils un chauffeur ?

 

Parce qu'on ne peut pas conduire avec des menottes...

24/06/2013

Normalou à Doha : pour quelques poignées de (gazo)dollars...

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Eh ! Vous l'avez vu François faire la danse du ventre devant les Zaraberiches en robe blanche du Qatar ? Il doit avoir de la peau morte sur la langue à force de leur faire des « inflations mode Dati » ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour essayer de fourguer quelques Rafales (avion dépassé dâtant de...cinquante ans!), de faire avancer quelques gros dossiers, comme le projet de métro à Doha pour lequel le groupe Vinci est en lice, ou celui du tramway de la ville nouvelle de Lusail, dans lequel s'est engagé Alstom, sans oublier qu'Airbus équipe déjà quasiment toute la flotte qatarie...

 

Il lui a fallu aussi se trémousser un peu plus du bide pour rassurer « nos partenaires et amis Qataris » quant aux réticences de plus en plus rugueuses concernant le rachat par les Bédouins des bijoux de famille de la France. Il lui a fallu notamment proposer autre chose que les monceaux de pognons que les gaziers des sables voulaient déverser sur nos banlieues pour les « aider »...avec l'aide du « progrès salafiste ». En l’occurrence, ce sera un fonds commun franco-qatari destiné à financer des PME.

 

Et puis, il a dû nous faire un grand numéro au lycée Voltaire de Doha. Cet établissement de prestige avait été inauguré en grandes pompes en janvier 2008 par Sarkozy, aux côtés du prince héritier, avec Bernard Kouchner, Christine Lagarde et Xavier Darcos... Il a fallu six mois à peine pour exaucer le vœu des Al-Thani : créer à Doha un établissement français autre que le lycée Bonaparte fréquenté par les enfants d'expatriés. Une école franco-qatarie avec cours d'arabe, d'anglais et, en option, de religion islamique. La Mission laïque, riche de son expérience d'enseignement dans 125 institutions du monde entier, a relevé le défi. Le projet pédagogique - deux cultures, trois langues - enchantait les Qataris. Dès lors, au diable l'avarice, voilà nos Qataris promus membres à part entière de la francophonie. Ben voyons, il y a autant de francophones au Qatar que de démocrates aux F.N...

 

Mouais... L'enseignement « à la française » au pays de la charia, c'est pas du loukoum ! Véronique Sanson, invitée à venir promouvoir la culture française ? Recalée : une de ses chansons parle d'Allah. Un livre d'histoire parlant de la chrétienté ? Le proviseur convoqué chez le proc et menacé de...dix ans de taule ! Au Qatar, les jeunes ne doivent pas savoir avant l'age de 18 ans qu'il peut exister d'autres religions que l'islam... Bonjour la laïcité à la française chez les barbus pleins de thunes. Résultat : la Mission laïque doit foutre le camp et la gestion ainsi que le contenu de l'enseignement du lycée Voltaire passent directement sous la coupe de ces grands démocrates de Qataris.

 

Tout ça pour la plus grande « gloire » d’une principauté moyenâgeuse du golfe arabo-persique. Un pays dont la richesse est assise sur le gaz et sur l’exploitation sans vergogne de 2 millions de quasi esclaves étrangers au profit d’une poignée de bédouins. Avec en prime une dictature féodalo-religieuse dont l’obscurantisme ferait passer le Perse Ahmadinejad pour Voltaire ! Un pays prédateur qui achète les bijoux de famille de la France avec la complicité des gouvernements en la matière aussi veules à gauche qu’à droite. Un pays bonzaïe, soutient financier et idéologique des Frères musulmans, qui prêchent ouvertement l'avènement de la charia – horreur archaïque à l'état pur – dans le monde entier, soutient également des mouvements salafistes contre lesquels la France envoie ses soldats... Avec des amis comme ça, on est tranquille !



Bof, me direz-vous, les gazo-dollars des féodaux du désert valent bien quelques « aménagements raisonnables » avec la charia..



Ben NON ! On n'a pas a vendre notre dignité (j'ai failli écrire « notre âme ») pour quelques poignées de dollars !





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Ecoute ! Ecoute !



Deux sultans discutent de leurs femmes. Comment fais-tu le soir, demande l'un, pour choisir une femme parmi les trente que tu as dans ton harem? C'est très simple, rétorque l'autre, je les réunis toutes dans le hall et, du haut de la balustrade, je leur jette un seau d'eau. Ensuite, je prends celle qui fait le plus de vapeur! 

 

 

21/06/2013

Taxer les robots ? L'important, c'est la ROSE !

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Hier, j'émettais l'idée de « taxer les robots » ("Et pourquoi ne pas faire payer les robots ? Toutes ces machines (caisses automatiques d'autoroute, d'hypermarché, etc.") qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles ! ). Un lecteur de Médiapart signant « Pizzicaluna » – que je ne saurais trop remercier – m'a signalé que cette idée, loin d'être loufoque, était portée par un mouvement ayant fait l'objet d'un article dans Libération le...22 mai 1998. Cette taxe intelligente a même un joli nom : « ROSE » pour Robots, Ordinateurs et Systèmes Experts.

 

Taxer les robots n'est pas une réaction contre le progrès, au contraire, dit John Mitchell, un britannique du « 9.3. » porteur avancé de cette idée : «Je ne suis pas contre le progrès, bien au contraire. La carte à puce du médecin, c'est formidable, c'est pratique. Mon problème est seulement: que vont devenir toutes les femmes qui saisissaient les feuilles de Sécu ? La Sécu va économiser de l'argent, les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. C'est anormal, on met les gens en situation de ne plus savoir quoi faire.»

 

Ce que propose John Mitchell est simple: il veut taxer les machines de sa «cotisation Rose». Rose pour «Robots, ordinateurs et systèmes experts». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

 

Le raisonnement de John Mitchell est le suivant: «A job égal, les salariés ne sont pas compétitifs avec les machines, d'abord parce qu'ils sont moins efficaces, ensuite parce qu'ils représentent de lourdes charges sociales pour l'employeur. L'idée de la cotisation Rose est donc de rétablir l'équilibre pour qu'il n'y ait pas de «concurrence déloyale» accrue entre humains et machines, lesquelles doivent devenir les «nouvelles vaches à lait». En faisant payer une taxe sur les robots, ordinateurs et systèmes experts, la compétition se réduirait, le chômage aussi.

 

La cotisation Rose frapperait les petits ordinateurs comme les gros systèmes, lecteurs de cartes, distributeurs, robots, pompes à essence automatiques, billetteries, trieuses postales et serait une «taxe sur la capacité de production» basée sur un ratio de son invention, le Mac/Man (Machine/homme), évaluant la capacité de production d'une machine par rapport à l'homme. (Serait ainsi établi une cotisation mensuelle sur tous les robots, ordinateurs et systèmes experts à un taux en fonction de leur capacité de production mesuré en équivalent-hommes . Considérer en comparaison la puissance fiscale des véhicules qui est mesuré en équivalents-chevaux.

 

Les gains de productivité ne profitent pas à tous. Les machines au lieu de libérer l'homme en diminuant sa charge de travail le privent parfois totalement de son emploi. La cotisation sociale sur les machines rééquilibrerait l'injuste compétition entre la machine et l'homme. 

 

Il y en a là du pognon a prendre François ! Et une idée formidable dans le droit fil de la justice qui t'est chère (trop chère?), de la liberté retrouvée, de l'égalité homme-machine, de la fraternité (?!) patron-employés.

 

Voilà. Y a plus qu'à...

 

 

 

 

20/06/2013

Retraites : « Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ? »

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Ça y est : c'est aujourd'hui que nos têtes pensantes des organisations syndicales et patronales se réunissent pour déterminer, en deux jours, ce dont ils vont ensuite débattre. Ceci en vue d'une énième « réforme des retraites », et sous le coup d'une injonction aussi humiliante que menaçante des ultralibéraux de la Commission europenne, pressés de jeter bas le système français par répartition pour faire la part belle aux banques et assurances avec la capitalisation. L'enjeu réel, ,il est là.



Nos têtes pensantes pourraient en profiter pour faire preuve d'un peu d’imagination. La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui  dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme  pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en quelques années, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

 

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Seulement ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un clinex sale les salariés de plus de cinquante balais . Sans oublier que les sarko-trafiquants au pouvoir ont supprimé, en 2008, la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires.

 

Pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et pourquoi ne pas faire payer les robots ? Toutes ces machines (caisses automatiques d'autoroute, d'hypermarché, etc.) qui prennent la place de personnes qui cotisaient, elles !

 

Les trois seuls leviers envisagés et utilisés sont l’allongement de l’âge ouvrant possibilité de départ à la retraite , le report de l’âge de prise de retraite sans décote et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares… Et comme il n’y a pas de boulot, les « vieux » de 55 ans et plus croupiront au chômage…

 

Qu’est-ce que seront obligés de faire les générations montantes devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées.



Pourtant à moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.



Eh ! François, si tu te rappelais qui tu as été élu par le peuple de gauche ?





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Ecoute ! Ecoute !



Un couple de vieux retraités achète une maison dans un village du sud-ouest et y réside depuis quelques mois quand le maire vient les voir :
- Comment allez-vous ? Vous vous plaisez dans notre commune isolée ? Vous ne vous ennuyez pas j’espère ? Que faites-vous de vos journées ?

Le papy répond :
- Ben, à 7 heures, on se réveille : activité sexuelle. Puis p’tit-déj, re-activité sexuelle. On va faire les courses au marché et à 11h retour du marché, activité sexuelle. Préparation du repas, re-activité sexuelle. Apéro, repas, et activité sexuelle en dessert. Sieste puis activité sexuelle. A 15 heures, je vais jouer aux boules et à 18h au retour : activité sexuelle.
A 19h petite soupe, fromage, activité sexuelle. A 20h vaisselle et activité sexuelle devant l’évier. Puis on regarde un peu la télé et à 10 heures du soir on va se coucher parce qu'on est un peu fatigué...


Le Maire est stupéfait et demande :
- Quel âge avez-vous ?
- Moi 86 ans et Marguerite 78 printemps…
- Félicitations, lui dit le maire inquiet, mais qu’entendez-vous par activité sexuelle exactement ?
- C’est pourtant simple : ELLE ME CASSE LES COUILLES…



 



19/06/2013

Au bistro de la Toile : plus un seul chômeur ? C'est facile...

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- …taing ! Victor, t’as vu. Le dénommé Queyranne vient de remettre à Montebourg son rapport sur la « modernisation de l’action publique ». Et il préconise des mesures qui vont foutre la zone : il tape sur les aides aux taxis, aux transporteurs, aux paysans, au cinéma, à l’outre-mer, etc. On peut prévoir de la joie !

 

- Bof. S’il y a grève des taxis, blocage des routes par les transporteurs, déversement de fumiers devant les préfectures, ça fera venir des gens dans ton rade ! Et puis attend, le Queyranne, il ne s’estrasse pas l’oignon : il y a un foutoir de 6.000 aides diverses aux entreprises. Qui ne profitent évidemment qu’à celles qui ont les moyens de les débusquer dans ce maquis. Elles coûtent 110 milliards (deux fois le budget de l’éducation nationale !) par an. Et sur cette montagne de pognon souvent jeté pour rien, le rapport dont tu parles ne prévoit d’en raboter que…3 petits milliards ! Une poignée de figues… Le rapport ne porte pourtant «que» sur 46,5 milliards d'euros d'aides, certains dispositifs comme le crédit impôt recherche ou les allègements de charges sur les bas salaires n'ayant pas été audités. Sur ce total, qui se compose de niches fiscales et sociales, de subventions, de prêts et apports en capital, les rapporteurs ont découvert que l'industrie n'en percevait que 2 milliards, contre 4 pour l'agriculture, 2 pour l'outre-mer et 1 pour la culture…

 

- Une poignée de figues, comme tu dis…

 

- Et les frais de gestion ! Toutes ces aides sont accordés par l'État, mais aussi par les régions, les départements et les communes. Et allez la gabegie ! Résultat, pas moins de 15.000 agents des collectivités locales travaillent à «aider» les entreprises. Facture? 700 millions par an. Le rapport recommande donc de donner aux régions le pilotage du développement économique, de garder une seule agence économique par région (il y en a 110 actuellement) et d'obliger les chambres de commerce à réaliser 400 millions d'économies.

 

- Il parait  que les buralistes sont visées ? Moi, je m’en cague, je ne suis que bistro…

 

 - Ceux-là, ils savent se démerder. Ils ont su pleurer, menacer et ont réussi à tirer un max à l’époque Sarko !  La cour des comptes a calculé qu'entre 2004 et 2011, le montant du soutien, toutes aides confondues, s'est élevé à 2,6 milliards d'euros !

 

- Putaing ! Mais 110 milliards par an donné aux entreprises, si on compte le coût d’un emploi au smic autour de 30.000 euros par an, ça fait… Attends je prends ma calculette… Ça fait 3 millions 666 mille emplois !

 

- Plus que le total des chômeurs de catégorie A qui ne sont « que » 3 millions 264 mille…

 

- En supprimant toutes ces aides qui ne servent généralement qu’en engraisser un peu plus les actionnaires, à changer le 4x4 des petits patrons ou le tracteur des paysans, on n’aurait plus de chômeurs en France !!! Et la consommation relancerait toute l’économie !

 

- Exact. Et les pôôôvres patrons martyrisés non seulement ne foutraient pas le camp, mais embaucheraient pour faire face à la demande !

 

- Eh ! François, écoute-le ton pote Queyranne ! La voilà ta solution !

 

 - Ouais mais, pour le patronat, plus de chômage, ça veut dire plus de moyens de peser sur les salaires. Et ça, ils n'en veulent pas !



Primidi 1er Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

18/06/2013

Se débarrasser de Barroso...

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Non mais, qu'est-ce-qu'il faudra faire pour se débarrasser de ce sinistre Barroso ? Rappelons que ce type, qui dirigeait le Portugal à l’époque de la crise de l’Irak, était un farouche partisan de la guerre de Bush, comme l’Espagnol Aznard – viré depuis – le rosbif Blair – viré depuis – et évidemment le criminel Bush – viré depuis. Ce nuisible a été placé et maintenu à la tête de l’exécutif européen grâce aux magouilles des Anglais. Ce type est non seulement nuisible, mais il est dangereux. Il voudrait nous faire haïr l’Europe qu'il ne s’y prendrait pas autrement.

 

La Commission est responsable de l'hostilité des citoyens des états membres à la construction européenne ! Elle nous emmerde avec ses directives sur la chasse aux canards ou le fromage au lait cru mais elle s'est montrée d'une nullité absolue pour lutter contre le dumping fiscal et social entre pays de l’Union, les paradis fiscaux, la protection des industries européennes contre le dumping des pays tiers, etc. Et maintenant, contre le mandat qui lui a été donné, Bartosso remet sur le tapis l'exception culturelle non seulement française, mais européenne dans les discussions qui vont s'ouvrir afin d'inféoder un peu plus l'Europe aux États-Unis. En clair, pas question pour Paris, attaché aux subventions et aux quotas de diffusion, de laisser la culture devenir une marchandise comme les autres, et de se laisser noyer par les pleins cargos de sous merdes étazuniennes. Le président de la commission européenne, le ci-devantBarroso José Manuel, ne l'a pas digéré. L'attitude « anti-mondialisation » de la France est « totalement réactionnaire », n'a-t-il pas hésité à tacler lundi daans les colonnes de l'International Herald Tribune.


Artistes et réalisateurs français sont montés aux créneaux. Costa-Gavras, ne mâche pas ses mots : « Monsieur Barroso est un homme dangereux pour la culture européenne ». Même Rachida Dati, qui exige sa démission en estimant qu'il « se couche devant les Etats-Unis ». Pour une fois qu'elle dit quelque chose de censé... François - de manière un peu trop diplomatique à mon goût, mais c'est sa manière – a remis les pendules à l'heure en rappelant que la Commission doit s'en tenir à son mandat, et seulement à son mandat.


Non mais pour qui il se prend ce type élu par personne ? Son attitude crispe les populations européenne contre cette Europe dégueulasse du fric et du mépris du peuple. Malgré la faillite du système, les ayatollahs de la commission continuent leur couplet ultra libéral en faveur du libre échange contre l'intérêt et les aspirations des citoyens européens. En pleine crise gravissime, ils n'ont pas bougé d'un iota de leur dogme. Un tel fanatisme pour la concurrence et le libre échange des grosses boites en ce moment, chapeau! Avec de pareils négociateurs, on peut s'attendre à une capitulation en rase atlantique dans ces redoutables « négociations » sur un possible traité de libre échange entre l'Europe et les États-Unis...


Bientôt on va voter pour cette Europe. Faut faire en sorte que se dégage une majorité qui sera en mesure de virer ce néfaste et de réformer cette insupportable commission. Sinon les égoïsmes nationaux déferont ce qui se construit dans la douleur mais aussi l’espoir depuis le traité de Rome. L’Histoire nous a appris ce qui en résultait… On n’est à l’abri de rien !

 

Décadi 30 Prairial 221

 

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