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30/11/2012

Vous avez dit « optimisation fiscale » ?

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Amazon, vous pouvez pas ne pas connaître. Moi, une fois, j’ai commandé, du fond de ma cambrousse, un livre que je ne pouvais trouver sur place. Service correct, rapide, rien à dire. Mais depuis je reçois chaque jour, sur un de mes courriels, des palanquées de pubes sur des livres, mais aussi sur tout ce qui touche à des produits que je suis allé voir sur quelques sites internet. Je suis donc devenu une cible pour ces gens-là. A mon insu et contre mon gré. Mais c’est comme ça sur la toile : l’internaute est devenu une cible pour pubards avides…

 

Amazon est caressé dans le sens du poil par les autorités françaises, y compris notre fringant ministre redresseur Montebourg. Et pour cause : le géant érazunien a installé il y a quelques mois une plateforme de distribution sur ses terres, à Sevrey (Saône et Loire), venant après les plateformes de Saran (Loiret) et Montélimar (Drôme). Et, en plein développement (elle est déjà le n°1 de la vente en ligne en France avec 12 millions de clients), l’entreprise va ouvrir une quatrième plateforme près de Douai, dans le département du Nord. Tout cela crée des emplois, plusieurs milliers d’emplois même et donc on aurait mauvaise grâce à leur cracher dessus.

 

Mais chaque emploi (de peu de qualification) créé coûte un bras en argent public ! Un ras de marée de subventions de la part de toutes les institutions : viabilisation et location à prix préférentiel des terrains, subventions en bel et bon argent des communautés de communes, conseils généraux, conseils régionaux et Etat. Chaque CDI ainsi créé coûte en argent public autour de 5.500 euros.

 

Bon. Pourquoi pas, après tout ça coûte moins cher qu’un chômeur. Mais là où la couleuvre est difficile à avaler et reste sur l’estomac, c’est qu’Amazon ne paie quasiment pas d’impôt en France et que le fisc lui réclame 200 millions d’euros ! Amazon, comme les autres géants étazuniens des industries de la toile – Google, Facebook, Apple, Microsoft, etc. – utilisent à merveille les horreurs économiques générées par l’Europe : possibilité légale de pratiquer le dumping fiscal et social ! Filiales ou holding déclarés dans des pays maquereaux de l’U.E (Luxembourg, Pays-Bas, Irlande) où les bénéfices sont transférés, au nez et à la barbe du fisc français…

 

On appelle ça de « l’optimisation fiscale » ! Vous voulez faire pareil ? Demandez conseil à votre inspecteur des impôts…


Décadi 10 Frimaire 221


Illustration X - Droits réservés

29/11/2012

Au bistro de la toile : service NON compris ? la dernière idée d’arnaque des gargotiers.

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- Oh ! Loulle, tu fais partie d’une drôle de profession tout de même…

 

- Ah ! Je te vois venir, tu vas encore baver sur les gargotiers. C’est vrai que huit  restaurants sur dix se contentent de réchauffer au micro-onde des plats surgelés ou sous vide achetés chez Métro. Mais chez moi, la daube est faite maison, par ma femme, et les pieds de cochon, tè, je t’ouvre la porte de la cuisine, tu peux les sentir qui mijotent avec le laurier, la férigoule et tout ce qu’il faut !

 

- Hummm ! Ça sent bon Loulle. Garde m’en deux ! Mais c’est pas de ça que je voudrais tchatcher aujourd’hui Loulle mais d’une saloperie que les pontes de ta profession voudraient faire avaler ; une énorme régression sociale : l’abandon du « service compris ». Une arnaque de plus à mettre à l’actif des gargotiers, experts en la matière comme l’a montré et démontré la baisse-baise de la TVA. Le ci-devant Roland Héguy, président de l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière, principale organisation de la profession - soi-disant pour «rendre les serveurs plus aimables, plus souriants et donc véhiculant une meilleure image de la profession – propose de remplacer le système actuel de rémunération « service compris » (pour lequel les personnels se sont battus durant des années) par un système de rémunération du personnel de salle dans lequel le salaire fixe serait fortement diminué, le complément de rémunération étant assuré par les clients en fonction de leur satisfaction du service. C’est une dérive à l’américaine. Autrement dit les gargotiers prétendent maintenant bénéficier du travail de leur personnel de salle gratos, faisant payer leur rémunération par le client ! Gonflés les mecs. Faut bien payer le Porsche Cayenne de l’année…


 

- C’est effectivement une vraie saloperie Victor. Je n’étais même pas au courant. Pourtant l’autre soir, sur je ne sais quelle chaine, de télé, j’ai vu un reportage justement sur les serveurs étazuniens payés au pourboire et faisant l’apologie de ce système…


 

- Action psychologique pour préparer les cerveaux à l’arnaque à venir. Les gargotiers ont les bras longs.


 

- Probable Victor. Le pognon des serveurs deviendraient alors très aléatoire selon que le client serait plus ou moins satisfait de la prestation, mais de la prestation totale, c'est-à-dire le service lui-même (célérité, sourire, compétence, gentillesse, etc.) mais aussi de la qualité des plats ou des retards de service, laissant le serveur subir seul d’éventuels dysfonctionnement en cuisine ne dépend pas de lui. Un beau retour en arrière. Il est vrai que chez pas mal de « collègues », il y a une constante : faire un max de fric sans respecter la moindre législation. Bien des employés travaillent 60 heures par semaine payées 39, et souvent on leur propose de les déclarer à mi-temps et de payer le reste au black… Sans parler des conditions quasi esclavagistes que doivent se farcir les immigrés et, encore pire, les sans-papiers.


 

- Tu es lucide et courageux Loulle. Mais l’objectif réel des gougnafiers qui osent proposer ça, ce n’est pas un peu plus de sourire sur le visage des serveuses et serveurs mais de pallier à la hausse de la TVA de 7 à 10%. L’arnaque est maligne, ces gens sont des renards rompus à toutes les magouilles: en sortant ainsi les 15% de service compris obligatoire sur la carte  et donc sur le ticket de paiement du client, les prix affichés seraient moins chers qu’aujourd’hui. Et qui paieraient la différence ? Pas les patrons mais les serveurs car ce sera pour leur gueule si les clients, habitués au « service compris » ne rajoutent pas d’eux-mêmes les 15% d’avant. D’ailleurs moi, je ne laisse jamais de pourboire. J’estime ça dégradant. 

 

- Allez, à la nôtre Victor ! C’est la tournée du patron.

 


Octidi 8 Frimaire 221


Merci à Chimulus

28/11/2012

Au bistro de la toile : éthylotests et radars !

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- A pieds Loule ! A pieds, qu’il faut venir dans ton antre de perdition, mastroquet de mon cœur. Si on vient en bagnole, faut boire du palermo où du vichy cassis… Fini le ballon de rouge, sinon pan-pan-cucul !

 

- C’est pas un mal Victor, d’ailleurs toi tu t’en fous, tu viens pédibus ou à vélo…

 

- Et lorsque je dois conduire, ou lorsque des amis viennent bouffer à la maison, avant de les laisser repartir, j’ai un alcootest équivalent à celui des bourres – 90 euros ! – et je m’efforce de garder ceux qui font siffler la bête. Sans compter que j’ai toujours cet appareil dans la boite à gants pour mézigue. C’est un petit investissement pour une grande sécurité personnelle ! De plus, c’est maintenant obligatoire… Maintenant, sur les motivations de ce décret le rendant obligatoire, il y a à dire…

 

- Eh bien dis-le !


- En  juillet 2011, une association, "I-Test" se crée pour militer en faveur d'éthylotests obligatoires dans toutes les voitures. Ils interpellent le Ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et hop quelques mois plus tard le décret sort, vite fait, bien fait. Une nouvelle infraction est créée, avec une amende de 17 euros à la clef.  Mais, là où le bât blesse c’est quand on se penche sur la question de savoir à qui va bénéficier ce juteux marché ? Et là, surprise ! C’est ce qu’explique un article publié sur le site Internet lequipement.fr (http://www.lequipement.fr/) , et intitulé « Éthylotest obligatoire : Jackpot pour Contralco ». Il s’agit d’une société, basée dans l’Hérault, en situation de quasi-monopole avec 90 % du marché français et leader européen. Ainsi, l’Hexagone représente 36 millions d’automobilistes et 1 à 2 millions de deux-roues. Selon les calculs du site, sur une base de deux éthylotests par usagers de la route ce sont 72 millions d’unités à fournir. Basée dans l'Hérault, cette société de 61 employés est la seule entreprise française à produire et vendre des éthylotests, électroniques ou à usage unique. En 2008, la vente de 13 millions d'éthylotests a permis à Contralco d'afficher un chiffre d'affaires de près de 5 700 000 €. Fournisseur officiel de la Police et de la Gendarmerie, Contralco précise que les Forces de l'Ordre ne représentent que 35 % de son activité quand le grand public plafonne à seulement 25 %. Bonne nouvelle, le nouveau Code de la Route va changer ça, en multipliant les ventes par plus de 5.  Détail croustillant, la plupart des membres de « I-test », l’association « philanthropique » qui a fait pression dur Guéant, on trouve…des très, très proches de l’entreprise Contralco !

 

- Très bien. Pourtant, même les députés commencent à gueuler contre les mesures qui font chier les automobilistes : retrait des panneaux avertisseurs de radars, interdiction des systèmes coyotte et maintenant remise en cause par Valls lui-même de cet éthylotest obligatoire…

 

- concernant les radars, je trouve stupide que l’on avertisse les excités du champignon de la présence d’un radar ! Ça veut dire « Allez-y les gars, dépassez allègrement la vitesse, on vous fait signe quand il faudra ralentir » ! C’est d’une connerie rare… Moi je respecte strictement les vitesses autorisées et je n’ai jamais d’embrouille. Souvent je me fais corner par un connard pressé mais je m’en tamponne la raie. Tiens, il y a quelques jours, à la sortie d’un village mais avant le panneau de fin d’agglomération, un gros con en 4x4 qui me collait au cul à doublé rageusement alors qu’en face arrivait une autre bagnole… Passage in extremis en sifflet, queue de poisson et une catastrophe évitée par chance, uniquement par chance…

 

- Les conducteurs de 4x4 ne sont pas tous des cons, mais c’est parmi eux qu’on trouve le plus de gros cons sur la route…

 

- Saine réflexion Loulle ! Pour en revenir aux radars, les panneaux avertisseurs avaient une vocation pédagogique, il est donc normal de les enlever. D’autant plus qu’arrivent les nouvelles générations de ces ustensiles honnis par les débiles de la route : radars tronçons, radars embarqués, etc. Le message induit c’est qu’à tout moment on risque d’être contrôlé. Il suffit de respecter le code et tout va bien.

 

- Tiens, je lis dans le journal : « Le premier facteur d'accident en France, c'est la vitesse. En second on trouve l'alcool, en 3ème le non-port de la ceinture qui occasionne 400 morts par an. Et maintenant, l'ensemble des accidents impliquant la téléphonie, kit mains-libres compris, approche les 450 morts par an" souligne Chantal Perrichon avant d'ajouter: "Après les lobbies de la vitesse et de l'alcool, il faudrait lutter contre le 3ème lobby, celui de la téléphonie. Mais le gouvernement n'a pas le courage d'aller dans ce sens, on préfère sanctionner l'automobiliste" affirme la présidente de la Ligue contre la Violence Routière. »

 

- Bon. En attendant, met ma tournée !



Septidi 7 Frimaire 221


Merci à Chimulus

 

 

 

22/11/2012

La droite la plus con du monde !

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On est les champions ! On est les champions !

Au nez ! Au nez ! On est les champions !

Ils le proclament à la ronde :

" Nous sommes la droite la plus con du monde ! 

Nous sommes tellement couillons

Que nous perdons toutes les élections

Les municipales,

Puis les régionales,

La présidentielle, mère des élections

Puis les législatives pour finir la ration

Voilà de belles preuves de notre connerie !

« De droite », c’est être con ! Eh ! Toi, pourquoi tu ris ?

Ah ! C’est vrai j’oubliais :

Le foutoir intégral de Fillon et Copé.

C’est vrai, là on fait fort

Plus cons que des butors.

On en arrive à perdre, en nous couvrant de boue

Une élection que l’on fait…entre nous !

On est les champions ! On est les champions !

Au nez ! Au nez ! On est les champions !

Nous, on peut tout promettre sans jamais rien tenir

Nous, on sait magouiller sans peur de se salir

Nous, on peut s’engraisser sur le dos des manards

Nous, devant les puissants, on baisse le bénard

Devant eux, s’il le faut, on sait se montrer veule

Leur rendre des services et fermer notre gueule

Nous, on peut trafiquer en restant populaire

Pressurer l’ouvrier plutôt que l’actionnaire

Nous, on peut sans vergogne renier nos paroles

Trimbaler à nos culs des tas de casseroles

Nous on peut sans déchoir, sans peur de s’avilir

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

Enfiler nos semblables par tous les orifices

Pourvu que l’on y trouve de juteux bénéfices.

Champions du monde !

On est la droite la plus con du monde !

On est les champions ! On est les champions !

Au nez ! Au nez ! On est les champions ! "

 

VictorAyoli

 

 Duodi 2 Frimaire 221


Merci à Chimulus

 

21/11/2012

Nucléaire : Fukushima sur France

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De rares médias restent encore attentifs à la situation, pourtant tragique, qui se joue en ce moment au Japon, mais en France, nous sommes loin d’être à l’abri d'une catastrophe s’il faut en croire la multiplicité des « incidents » qui s’y sont déroulés ces derniers jours.

Pas rassurant.

Je vous propose donc ce texte in extenso. Victor

(Sources : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-sur-france-126164)

 

Le 30 octobre 2012 l’ASN (autorité de sureté nucléaire), a signé, sous la plume de Marie-Pierre Comets, Jean-Jacques Dumont, et Philippe Jamet, une série d’articles enjoignant fermement la FBFC (société franco-belge de Romans-sur-Isère de fabrication de combustibles nucléaires) de fournir avant le 30 novembre toutes les garanties afin que les « incidents » des 18, 26, et 27 septembre 2012 ne se reproduisent pas.

Incidents dont la presse ne s’est pas fait un large écho, le moins qu’on puisse dire.

Le rapport déclare pourtant : « considérant que les évènements significatifs déclarés et leurs conséquences potentielles représentent une menace grave pour les intérêts mentionnés à l’article L 593-1 du code de l’environnement… ».

Cet incident classé d’abord 1 sur l’échelle INES a finalement était reclassé au niveau 2 par l’ASN laquelle a considéré que vu le nombre de « bouteillons » concernés par l’évènement, il y avait un risque de criticité (Le risque de criticité est défini comme le risque de démarrage d’une réaction nucléaire en chaîne lorsqu’une masse de matière fissile trop importante est rassemblée au même endroit. Le risque de criticité augmente en présence d’eau.)  .lien

Ces bouteillons permettent de transférer les matières fissiles d’un atelier à un autre et celles-ci peuvent se présenter sous forme sèches ou humides, et il semble qu’il y ait eu des «  disfonctionnements  »…

 

Quelques jours avant, dans la centrale nucléaire du Tricastin, une vanne d’isolement de l’enceinte du réacteur n°1, essentielle pour éviter la dissémination de la contamination radioactive, s’était mal fermée .lien

 

Quittons le Sud pour Flamanville  EDF à signalé le 24 octobre 2012 à 23h00 un « incident » : un organe de contrôle de type indicateur visuel de circulation du fluide se rompt, entrainant une fuite, obligeant l’exploitant à procéder à « l’arrêt à froid du réacteur afin de permettre une baisse en pression et température de l’eau du circuit primaire ».

La fuite n’a été arrêtée que le lendemain à 5 heures du matin. lien (nous l’avions signalé NDLR)

 

5 jours après, c’est la centrale nucléaire de Cruas Meysse qui a connu quelques problèmes suite à « une gestion inappropriée de 2 vannes permettant le refroidissement du réacteur N°2 ». lien

Cet « incident  » faisait suite à une série de « 7 évènements significatifs  » qui se sont produits au mois de mai et juin 2012.

 

Le 6 novembre 2012, cette centrale connaissait un nouvel « incident ».

En effet, ce jour là, à 8h10, un dégagement impromptu de vapeur potentiellement radioactive, a provoqué l’évacuation de toute urgence de 27 personnes travaillant sur le site, et si la direction assure qu’il n’y a pas eu « de blessés ou de rejets dans l’environnement », il vaut mieux attendre l’expertise prévue pour déterminer la cause de ce nouvel incident et ses conséquences éventuelles. lien

 

Rendons nous maintenant à La Hague où, outre les 230 millions de litres d’effluents radioactifs (entre autres du tritium) rejetés annuellement dans la Manche, (lien) des centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs sont entreposés en attente d’hypothétiques solutions. lien

 

Le 11 octobre 2012, 2 vannes ne s’étant pas complètement fermées ont provoqué un rejet en mer d’effluents radioactifs illégal et encadré juridiquement par l’article n°23.

 

Le 19 octobre 2012, allons dans l’Ain, à la centrale nucléaire de Bugey, où le système de ventilation a connu quelques problèmes. Un système de filtration permet de limiter les rejets radioactifs dans l’environnement, or le 17 octobre, le transformateur du réacteur n°5 est tombé en panne, provocant l’arrêt des ventilateurs, un dépassement des rejets dans l’environnement, lesquels devaient respecter les 180.000 m3/h, et ce n’est qu’au bout de près de 2 heures que la situation a pu être enfin normalisée, alors que le délai légal ne doit pas dépasser les 60 minutes. lien

 

10 jours auparavant, la même centrale avait connu un problème de baisse de température sur le circuit primaire du réacteur n°4, incident classé 1 sur l’échelle INES.

 

Tout près de là, dans la centrale de St Alban, la salle de commande du réacteur N°2 a connu aussi, le 7 octobre 2012, un souci de ventilation. Un graissage excessif a rendu inopérants le système de ventilation et de filtration d’iode qui permet de protéger le personnel du bâtiment en cas d’accident, mais ce n’est qu’au bout de 7 jours que l’exploitant a découvert la panne. lien

 

Restons dans cette centrale où le 10 octobre, l’exploitant a signalé à l’ASN une panne concernant le système destiné à mesurer d’éventuelles fuites entre la partie primaire et secondaire des générateurs de vapeur. Entre le 22 et le 26 septembre 2012, plusieurs alarmes signalant des fuites se sont déclenchées, et ce n’est qu’au bout de plusieurs jours que l’exploitant a réalisé qu’il s’agissait en fait de panne des appareils de détection, mais qu’il n’y avait pas de fuite. lien

 

Voila qui nous rappelle de bien mauvais souvenirs, à Malville, le mal nommé « Superphénix », puisque c’est exactement le contraire qui s’était passé : pendant 1 mois, ne croyant pas à la réalité d’une fuite de sodium pourtant signalée par les appareils de détection, les techniciens ont cherché en vain une explication ailleurs, croyant à une défaillance du système électrique pour réaliser enfin, au bout de 30 jours que 500 litres de sodium liquide fuyaient chaque jour dans l’espace intercuve.

Lorsque l’on sait que ce sodium liquide s’enflamme spontanément au contact de l’air, explose au contact de l’eau, et que l’on ne sait quasi pas éteindre un feu de plus d’une tonne de sodium, (lien) il y avait de quoi rétrospectivement s’inquiéter….d’autant qu’il y avait dans les circuits de refroidissement de Superphénix près de 5500 tonnes de sodium liquide.

L’addition fut lourde : 10 milliards d’euros. lien

 

Mais revenons à nos « incidents » qui comme chacun le sait, n’ont pas eu de « conséquences sur le personnel des centrales mentionnées, ou sur l’environnement  » aux dires de l’ASN, pour nous rendre de nouveau à Bugey.

On vient d’y faire une découverte étrange.

La nappe phréatique analysée révèle des taux de tritium 25 fois plus élevée que la norme.

Habituellement, le taux de tritium analysé dans l’un des puits situé entre les réacteurs N°2 et N°3 et le Rhône avoisine 8 Bq au litre et les prélèvements faits dans le courant du mois d’octobre ont révélé un taux atteignant 200 Bq/l. Logiquement, au-delà de 100 Bq/litre, l’exploitant doit rechercher s’il n’y a pas d’autres radionucléides, mais pour l’instant on est sans nouvelles d’éventuelles investigations supplémentaires.

Le communiqué officiel émanant « d’énergie.edf.com » a naturellement publié l’habituel commentaire : « cette présence de tritium (…) ne présente pas d’impact significatif pour l’environnement  ».

L’ASN a demandé à l’exploitant de « déterminer l’origine de ce niveau de tritium et de prendre les mesures nécessaires ». lien

Mais que sont ces « mesures nécessaires  » ?

L’exploitant va-t-il tenter la mission impossible de vider la nappe phréatique, afin de filtrer la radioactivité avec les techniques qui ont montré « leur efficacité » à Fukushima….avant de remettre l’eau « nettoyée » dans la nappe ?

On se souvient en effet que l’installation qu’Areva avait proposée à Tepco a été largement défaillante, et on sait maintenant que toute cette eau polluée est stockée dans des milliers de containers en attente de solution, quand elle ne part pas directement dans l’Océan. lien

 

En France, le débat sur l’énergie semble avoir du plomb dans l’aile, puisque Greenpeace, par la voix de Jean-François Julliard, ne souhaite pas y participer expliquant : « nous n’avons plus confiance dans ce débat et dans la réelle volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique ». lien

Il vient d’être suivi par « les amis de la terre » (lien) lesquels n’apprécie que modérément que dans les 5 membres du comité de pilotage, figurent 2 des principaux promoteurs du nucléaire en France et dans le Monde dont Anne Lauvergeon, ex patronne d’Areva, qui vient de se voir attribué le prix Pinocchio. lien Pascal Colombani, ancien administrateur du CEA (commissariat à l’énergie atomique) fait aussi parti de ce comité.

Du coup, le gouvernement envisage de revoir sa copie. lien

 

Et puis, après la déclaration fracassante de Montebourg sur « l’avenir nucléaire  », on ne sent plus une réelle volonté de sortie du nucléaire en France, et François Hollande lors de sa conférence de presse tenue par le 13 novembre 2012 n’a pas marqué de changement notable sur la question comme l’a remarqué Martine Billard, la coprésidente du Parti de Gauche. lien

 

Personne ne semble avoir encore retenu les leçons de Tchernobyl ou de Fukushima

En tout cas, du coté de Bugey, des militants occupent régulièrement depuis des mois des rond points à Ambérieu en Bugey puisqu’avec le nucléaire on tourne en rond : pour se joindre à l’action, il suffit d’aller sur ce lien 

 Comme dit souvent mon vieil ami africain : « quant la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau ».

 

Olivier Cabanel

 

nucléaire

 

 

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Primidi 1er Frimaire 221


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20/11/2012

Dans trois jours, l’Europe face à son avenir

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Les machines à bruits et les lucarnes à décerveler nous gonflent les aliboffis jusqu’à l’explosion avec leur connerie de scrutin U-aime-pets. La saturation concernant ce non évènement en arrive à dépasser l’indigestion médiatique relative à l’élection d’Obama, mais là, c’était tout de même un vrai évènement.

 

Pendant ce temps, les « professionnels » de l’information se gardent bien de nous parler d’un évènement soigneusement occulté et qui pourtant va conditionner en grande partie notre manière de vivre de 2014 à 2020 : le budget pluriannuel de l’Europe. Depuis quelques jours, en toute discrétion, les « zexperts » tractationnent à tour de bras à Bruxelles. Les égoïsmes nationaux se déchainent, chacun voulant faite prévaloir son intérêt national. Tout ceci évidemment en tenant soigneusement à l’écart l’opinion publique européenne. Circulez manants ! Ce n’est pas de votre niveau.

 

C’est pourtant du concret que chacun de nous peut comprendre. En bref : que coûte l’Europe, quels montants financiers chaque état devra lui consacrer, et que faire de tout ce pognon ?

 

François « Normalou » Hollande s’est vanté d’avoir fait bouger l’Europe avec son fameux « pacte de croissance ». C’est sur cette vague promesse qu’il nous a fait avaler la grosse couleuvre du traité budgétaire Sarko-Merkel. Or, dans les discussions actuelles de Bruxelles, il n’est aucunement question de ce pacte de croissance. Les 120 milliards annoncés correspondent seulement à des fonds déjà prévus et sont ridicules par rapport aux besoins. Ce pacte aurait une efficacité à partir de 800 milliards… Quant à un impôt européen (proposé par les socialistes européens) destiné à donner aux institutions européennes des moyens à l’abri des égoïsmes nationaux, il n’est pas à l’ordre du jour !

 

La Commission avait proposé un budget de 1033 milliards d’euros pour les 7 ans à venir, soit en légère augmentation par rapport au précédent, mais les principaux contributeurs (dont la France bien sûr) lui on dit « Tè ! Fume… ». Tous agitent leur droit de véto si leurs intérêts nationaux ne sont pas satisfaits.

 

La France sort le gros bâton pour défendre une politique agricole commune archi dépassée (44% du budget total !) consistant à gaver de subventions les productivistes drogués aux engrais et pesticides.

 

L’Allemagne, obnubilée par son approche boutiquière de l’Europe, veut conditionner les aides au strict respect des disciplines budgétaires.

 

Les Britanniques, pour lesquels l’égoïsme est une composante essentielle de leur nature, prétendent carrément baisser le montant de ce budget européen. Ils sont d’ailleurs rejoints dans cette saloperie par…France et Allemagne. Etc., etc…

 

Autrement dit, faute de moyens européens le « pacte de croissance » claironné par François a du plomb dans l’aile. Ce budget confortera l’austérité et donc la crise.

 

Vous avez dit crise ? Mais la « crise » est une formidable opportunité pour les vautours de la finance internationale. Elle flanque une trouille « salutaire » permettant de faire accepter toutes les régressions sociales, tous les « sacrifices » indispensables pour éviter un « pire » soigneusement entretenu.

 

Ces tractations magouillardes seront entérinées au cours d’un sommet extraordinaire les 22 et 23 novembre. Qu’en diront les canards laquais, les machines à bruits et les lucarnes à décerveler ?


Décadi 30 Brumaire 221


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19/11/2012

Au bistro de la toile : l’huile de foie de morue

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Eh ! Victor, Ali m’a dit qu’il allait probablement se faire virer de la boite de BTP où il marne depuis quinze ans. Belle récompense…

 

- Il m’en a parlé. Son patron se débarrasse de ses propres employés, sans s’encombrer de problèmes humains, pour sous-traiter en cascade le travail à des entreprises étrangères. Résultat : à la place de gars comme Ali, régulièrement affiliés à toutes les obligations sociales françaises, ce sont des Portos et des Polacks qui viennent faire le boulot, dans des conditions de travail déplorables et à des conditions aberrantes. Sans que les autorités compétentes françaises ne puissent rien faire, l’inspection du travail ayant été quasiment démantelée sous Sarko. C’est une manière de délocaliser des emplois sur place. Ces magouilles ont cours essentiellement dans le BTP, la restauration, voire l’agriculture. C’est le retour de Bolkeinstein…

 

- Puteng ! Mais elle sert à quoi alors l’Europe ? C’est pas normal que des travailleurs européens puissent venir mettre à la rue d’autres travailleurs européens.

 

- Tout ça parce qu’il n’y a pas d’harmonisation fiscale et sociale. Cette aberration remonte au traité de Maastricht. Elle est l’œuvre de la toujours perfide Albion. Les Anglais ont imposé en loucedé dans ce fameux traité fondateur de l’Union Européenne actuelle, un petit paragraphe qui dit que « les questions fiscales et sociales doivent être réglés à l’unanimité », et non à la majorité. Ce qui revient à dire que chaque pays a droit de véto sur ces questions. C’est la prime au moins-disant social et fiscal. D’où l’existence au cœur de l’Europe de pays voyous comme Luxembourg, Pays-Bas, Irlande, Grande-Bretagne. Ces pays, avec des pratiques fiscales et sociales au plancher, pompent l’énergie et les forces vives des autres…

 

- C’est dégueulasse…

 

- Eh ! Faut poser les valises les mecs ! L’Europe ultralibérale actuelle, c’est ça : liquider les acquis sociaux et les protections sociales, saccager les codes du travail en alignant tout cela sur le moins-disant. Pour y arriver, il suffit d’instituer une concurrence « libre et non faussée » entre travailleurs, un chômage de masse et de mettre une bonne dose de déficit pour installer une précarité générale de façon à créer une ambiance de peur bloquant toute revendications, qu’elles soient salariales, de conditions de travail ou de protection sociale. Cette volonté de plongée vers le bas ne s’arrêtera que lorsque les travailleurs européens en seront réduits aux conditions des travailleurs chinois.

Ecoute-les, à la télé, les parasites et autres « pigeons » qui, retour d’un ouiquinde aux îles Caïman, garent leur Ferrari pour venir nous seriner à longueur d’émission, à travers la voix de leurs lèche-cul attitrés, les « zéconomistes distinguées », qu’il faut baisser le « coût du travail », qu’ils sont étranglés par les impôts ( ???!!!), qu’ils vont foutre le camp à l’étranger. Ecoute-les nous baver que tout ça, c’est la faute du smicard trop payé qui ruine le pays, la faute du salaud de vieux qui prétend se faire soigner, la faute de ces bandes de feignasses qui veulent prendre leur retraite à 60 balais… Ecoute les « zéconomistes distinguées » qui nous serinent qu’il convient de faire des sacrifices ! Allez les petits, prenez votre huile de foie de morue, c’est pas bon, mais c’est pour votre bien !

 

- Alors qu’est-ce qu’on fait ? On aiguise les faux ? On prépare les cordes ? On chante « Ah ça  ira ça ira, ça ira » ?

 

- Il faudra bien y venir Loulle. En attendant, sers ma tournée.

 

 Nonidi 29 Brumaire 221


Merci à Chimulus

16/11/2012

Le temps de la crise

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Il est revenu le temps de la crise

Le temps des torgnoles le temps des chômeurs

Sans rien dans l’assiette

Pour les banquiers c’est le temps de la fête

Mais pour les prolos c’est le temps des pleurs

Pour éradiquer le temps de la crise

Bientôt va sonner le temps des fureurs.

 

 

Ras le cul de tous les fauteurs de crise

De tous les salauds de tous les rufians

Qui piquent l’oseille

Il est temps que le peuple se réveille

Que vienne l’espoir aux couleurs de sang

Car il a bon dos le temps de la crise

Mais bientôt la peur va changer de camp

 

 

Elle vous arrange cette sacrée crise

Merkel, Parizot tous vos beaux discours

Et ceux de Bruxelles

C’est pas ça qui remplira nos gamelles

Avec ce que laissent vos becs de vautours

Vous regretterez le temps des valises

Lorsque vous aurez une corde au cou

 

Ecoutez gronder  la rumeur sans fin

Des peuples battus qui crèvent de faim

Dans la riche Europe

Espagnols et Grecs, tous ceux qui écopent

L’océan de pleurs des sombres chagrins

Qu’engendrent banquiers et autres salopes

Qui se goinfrent en bouffant notre grain

 

Entendez le bruit du fer qu’on aiguise

Des balles qui vous laisseront au cœur

Une plaie ouverte

La Révolution qui nous est offerte

Va vous dévorer comme une tumeur

Ô Peuples debout, foules insoumises

Vous retrouverez enfin votre honneur


VictorAyoli

 

Merci à Jean-Baptiste Clément, Antoine Renard et Eugène Delacroix


Sextidi 26 Brumaire 221

 

15/11/2012

« Calamity Merkel » : elle sème la misère et récoltera la révolte.

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Un désastre. Cette femme est un désastre. Pour l’Europe mais aussi pour son pays.

Pour l’Europe parce l’Allemagne de Merkel joue perso et semble n’avoir à l’esprit que d’éradiquer les industries de tous ses partenaires européens. Parce que le modèle qu’elle prétend imposer à l’Europe est celui des retraités et des rentiers allemands : bas salaires, travaux « forcés » pour les chômeurs, pas de Smic, exploitation sans vergogne de main d’œuvre étrangère sous payée, prestations sociales réduites au minimum, saccage de ce qui fut l’exemplaire « modèle rhénan », etc. Le Bureau International du Travail a sorti un rapport incendiaire à ce sujet, indiquant même que cette politique de bas salaire était une des causes principales des galères actuelles en zone euro. Le marché intérieur allemand s’est rétréci au même rythme que les salaires, plombant ainsi les exportations vers l’Allemagne des produits des autres pays de la zone euro. N’ayant pas de pognon, l’Allemand de base n’achète donc pas de produits français, italien, espagnols, grecs, etc. De plus pour rester compétitifs avec les produits allemands – pour beaucoup fabriqués en Pologne, Tchéquie ou Roumanie puis assemblés en Allemagne pour avoir l’estampille vendeuse « made in Germanie » - les partenaires de l’Allemagne sont contraints à durcir leur austérité salariale. Avec au bout de la route la récession qui ravage toute la zone euro ! Et parallèlement une envolée de la dette (qui a plus que doublé en France sous Sarkozy).

 

Pour son pays. Outre le fait que le nombre d’Allemands vivant en dessous du seuil de pauvreté est galopant,  l’attitude et les oukases de Merkel et de sa clique vis-à-vis des autres Européens est catastrophique. Il a fallu un demi-siècle pour que l’Allemagne regagne la confiance de ses voisins européens. Ces efforts lents et laborieux pour effacer un passé plus que douloureux sont jetés à bas par la morgue et la suffisance de ses dirigeants actuels. N’était-il pas effrayant de voir, hier, dans les défilés de protestations parfois aux limites de l’émeute, la germanophobie se déchainer : Merkel affublée des oripeaux nazis, caricaturée en Hitler, de voir le drapeau européen brûlé…

 

François, c’est à toi, et à personne d’autre de mettre les pendules à l’heure. L’histoire montre que si on ne met pas un coup de frein aux prétentions de la Teutonne et son entourage de mettre le reste du continent sous sa coupe, les relations entre les deux pays glisseront vers l’incompréhension, de l’incompréhension vers la défiance, de la défiance vers la rivalité, de la rivalité vers… Nous n’osons aller plus loin…

 

Les Allemands, jouent toujours l'intimidation. Face à ces prétentions, une seule solution: leur tenir tête fermement, ne pas baisser les bras, ne pas courber l’échine, surtout ne pas baisser ni la tête. Et seule la France a le poids, l’aura et les moyens de le faire.


Quintidi 25 Brumaire 221


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14/11/2012

L’Europe des travailleurs n’est pas morte : elle bouge enfin !

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Bien sûr, on va moins en parler que du grand raout – réussi – de François. Mais pourtant il se passe aujourd’hui autre chose : dans de nombreux pays d’Europe, des manifestations syndicales coordonnées. Oh ! Ce ne sont pas encore les grandes levées en masse des damnés de la terre contre des institutions européennes qui « font » l’Europe contre les travailleurs… On n’en est pas encore là. Mais c’est tout de même significatif d’une prise de conscience – enfin ! – des organisations syndicales européennes que leurs actions ne peuvent avoir une incidence positive sur le devenir de l’Europe que si elles sont coordonnées.

C’est un avertissement donné à la fois aux gouvernements nationaux ET aux instances européennes qui se soucient des travailleurs comme de leur première vérole… Le mot d’ordre général, c’est « pour l’emploi, la solidarité  en Europe et contre l’austérité ». Autrement dit le contraire de ce que prône la Commission du sinistre Barosso…

Dans l’imaginaire des gens, l’Europe, ce sont surtout les écrasantes institutions ultralibérales de Bruxelles et Strasbourg inféodées aux lobbies économiques, imposant des règles souvent incompréhensibles à des millions de consommateurs résignés. Pourtant il existe une Confédération Européennes des Syndicats (C.E.S.), fondée en 1973 et quasi inconnue du grand public. Parce qu’elle est jusqu’ici bien peu virulente, mais ! Mais la voilà qui se réveille et mobilise dans toute l’Europe. Enfin ! Elle représente tout de même 84 organisations syndicales dans 36 pays européens (donc plus que l’U.E.). Dans notre pays la CFDT, la CFTC, la CGT, FO et UNSA en sont membres.

 

En France, plus de 130 manifestations et rassemblements sont prévus mercredi à l'appel des cinq syndicats.

En Espagne,  deuxième grève générale en un an. Dans la nuit, les piquets de grève ont pris  position en des points stratégiques de Madrid : aéroport, dépôts de bus ou marché de gros. Les syndicats ont convoqué des rassemblements dans environ 120 villes.

Au Portugal grève générale également.

En Italie, grève de quatre heures.

En Grèce, arrêts de travail dans les entreprises comme dans les administrations et rassemblement au centre d’Athènes.

Manifestations d’ampleurs variables également en Belgique, Allemagne, Pologne.

Conséquences prévisibles de ces actions syndicales : les trains à grande vitesse Thalys entre la Belgique et l'Allemagne seront à l'arrêt. Dans le ciel, les compagnies espagnoles Iberia, Iberia Express, Air Nostrum, Vueling et Air Europa ont annulé 615 vols. La compagnie portugaise TAP a prévu de clouer au sol plus de 160 avions.

Cette prise de conscience européenne au niveau syndical est un premier pas vers une influence enfin réelle des représentations syndicales au niveau de l’Europe. Il y en aura d’autres.

 

 Quartidi 24 Brumaire 221


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13/11/2012

Toubibs dans la rue : la grève de la honte.

 

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Au village, on a de nouveau un toubib. Un Espagnol. Il succède à deux Roumaines. La Maison de santé est rutilante, bien équipée, avec un logement au dessus. Grace à une municipalité volontariste. Pourtant pendant plus d’un an il n’y avait pas de toubib au village… Les jeunes médecins – sortis fraichement diplômés des internes qui manifestaient hier dans les rues de Paris – rejettent d’un revers de main méprisant l’idée même d’installation dans ces trous du cul du monde.

 

Les toubibs, dont les études ont été payées par la collectivité, par vos et mes impôts, rechignent à s’isoler dans les cambrousses. Il est plus facile de gagner du pognon en expédiant 40 clients (on ne peut plus dire patient…) par jour dans les villes du sud ou en région parigote que de se farcir les scrofules purulentes qu’il faut aller nettoyer souvent dans la gadoue, le brouillard, les merdes de vaches et parfois même la méfiance de populations isolées. Là, le 4x4 a une raison d’être…

 

Ces internes se plaignent de leurs conditions de travail ? Mais ne sont-ils pas en formation dans les hôpitaux ? Ce sont des stages en entreprises comme d’autres. Qui ne méritent pas un salaire mais un dédommagement, une gratification, comme tout stage en entreprise. Les conditions de travail difficiles des internes dans les hôpitaux, les manques de postes sont connues, mais personne ne les oblige d'accepter ce contrat qui est la garantie d'une formation de qualité. Et pourquoi ne pas augmenter le nombre d'interne en supprimant le numerus clausus et donc mettre un peu de « concurrence libre et non faussée » selon la doxa ultralibérale ?

Et contre quoi gueulent-ils surtout ? Contre le « risque » de ne pas pouvoir s’installer où ils veulent. Bon. Pourquoi pas. Mais qui a payé leurs études ? Nous ! Ces études sont gratos en France mais elle ont un coût : il faut payer les locaux des facultés, les professeurs, etc. Aus Zétazunis – pays dont rêvent bien des toubibs – leurs sept ans d’études leur auraient coûté au bas mots 20.000 x 7 soit 140.000 euros ! Ne pourraient-ils pas avoir la décence de rembourser un peu cet effort de la collectivité en acceptant pendant quelques années de s’installer dans les « déserts médicaux » ?

 

Dans la rue, il y avait aussi les nantis, ces « richissimes geignards » qui se goinfrent sans vergogne avec leurs dépassements d’honoraires. Les « spécialistes » gagnent en moyenne 9000 euros pas mois, les chirurgiens 11.500 euros par mois, les anesthésistes 15.000 euros pas mois. Eh ! Oh ! Arrêtez de nous faire pleurer sur vos fins de mois difficiles. Quand on aura le temps, on vous plaindra ! Ils sont tous actionnaires de cliniques privées ou de maisons de retraites qui sont autant de machines à sous fort juteuses payées par la Sécu, donc pas nous !

 

De plus en plus de gens ne se soignent plus. Alors que valent les résistances corporatistes et les privilèges de quelques milliers de personnes face aux dizaines de millions qui ne se soignent plus, ou mal, ou trop tardivement ? Pour des raisons surtout de coût et de plus en plus d'éloignement.

 

Est-il acceptable que la Sécu au trou abyssal aide ces gens qui pratiquent des dépassements abusifs ?

 

Est-il acceptable que les hôpitaux – secteur public – concèdent un secteur privé de plus en plus important, avec des moyens payés pour le public, par tous ceux qui cotisent, au profit exclusif des plus favorisés ?


Et ils arrivent encore à se regarder dans une glace ? Mais il y a longtemps que la vergogne ne tue plus…


Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent les toubibs parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.


Bon. Le mieux pour nous, cambrousards, c'est encore de manger bon, boire dru, brosser madame, respirer un air pur et encore gratuit en écoutant les petits oiseaux...

 

Tridi 23 Brumaire 221

12/11/2012

Alors, ils vont le voter oui ou merde les députés de gôôôche ce non cumul des mandats ?

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C’est une promesse essentielle du candidat François Hollande : la fin du cumul des mandats. Enfin ! Le rapport Jospin n’y va pas par quatre chemins et met les pendules à l’heure. Mouais… Puteng ! le ramdam dans les chaumières ( ???!!!) des cumulards de tous bords ! Droite, gauche, centre, extrêmes, tous  (presque !) unis pour garder la plus grosse part possible du gâteau ! A l’encontre flagrante de la démocratie, en créant des mandarinats insupportables, en bloquant tout renouvellement des personnels politiques, voire même en établissant des dynasties !

 

La droite, protectrice de toutes les magouilles, s’étrangle. Et à gauche ? Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ceux-là ne veulent pas lâcher le morceau !  Et il en est de même dans les autres formations politiques.

 

Pour montrer l’exemple – et c’est tout en son honneur – Martine Aubry a en son temps demandé à ses ouailles élus de respecter ce non cumul et donc de démissionner d’un ou plusieurs de leurs mandat si nécessaire. Et qu’est-ce qu’il lui on dit à Martine les « notables » en question ? « Tè ! Fume ! »

 

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie.

 

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

 

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

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Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits.

 

Au second mandat, les choses changent. Un bon ami, élu d’une ville moyenne, m’a avoué : « le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! » Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ».

 

Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

 

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

 

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Pour que cela change, il convient de réaliser ce que la grande majorité des Français appelle de ses vœux : une restriction drastique du cumul des mandats. Les politicards professionnels, basta ! La politique n’est pas un métier, c’est – si j’ose dire, moi, athée ! – un sacerdoce.

 

Assez de tous ces vieux kroumirs et place aux jeunes !

 

 Duodi 22 Brumaire 221

Illustration X – Droits réservés

11/11/2012

Faites l’amour, pas la guerre !

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La guerre, c'est pas une mission humanitaire.

C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

 

Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

 

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

 

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui envisage sans vergogne de s’allier aux collabos du F.Haine

 

 La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

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La chanson de Craône


Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

 

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

 

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

 

- Refrain -

 

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

 

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau


Primidi 21 Brumaire 221


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09/11/2012

Au bistro de la toile : vous avez dit TVA ?

chimulus bistro copie.jpg

- Oh ! Victor, qu’est-ce que je te sers ?

 

- Comme d’hab Loulle. Un côtes-du-rhône ballon.

 

- Profite il passe à travers la taxe, pas comme le demi de bière.

 

- Bof. Quand je boirais un demi, je penserai que je contribue à la meilleure marche des finances de la France !

 

- En voilà une démarche citoyenne qui t’honore Victor !

 

- Eh ! Il faut bien que nous aussi, Français « d’en bas » comme disait l’ineffable Raffarin on participe à « l’effort national ». D’autant plus aisément qu’en fait, pour nous, « Français d’en bas », les chambardements de la TVA vont correspondre à…une baisse !

 

- Eh ! Oh ! Qu’est-ce t’as fumé Victor ???

 

- Ben oui. Dans tous les canards laquais, toutes les machines à bruits, toutes les lucarnes à décerveler, les « zéconomistes distingués » s’étranglent sur la trahison de François, sur l’augmentation de la TVA et tutti quanti. Regardons de plus près : la TVA plein pot va augmenter de…0,4% ! Bof. Ce n’est pas tous les jours qu’on s’achète un nouveau costard, une nouvelle bagnole, etc. Par contre la TVA va BAISSER pour ce qu’on achète tous les jours : les fruits et légumes, le pain, la viande, les abonnements EDF ou GDF, bref, tout ce qui nous fait ouvrir le portefeuille chaque jour. Et la baisse sur ces produits, de -0,5%, est supérieure à la hausse du tarif « normal ». Donc on y gagne.

 

- Sauf pour le bâtiment et la restauration.

 

- Pour le bâtiment, je suis d’accord, il aurait fallu le baisser au taux de 5%. Mais pour la restauration, le taux passe à 10%, ce qui est stupide : il aurait fallu le repasser au taux normal, à 20%. Mais ne désespérons pas : «Ce qui est dans le pacte de compétitivité est décorrélé (c’est bien du jargon de technocrate !) de la concertation qui se poursuit et qui peut, dans l’absolu, aboutir à une remontée à taux plein», dit-on du côté des services de la ministre Sylvia Pinel, en charge du dossier. Autrement dit, la TVA dans la restauration pourrait très bien remonter au taux normal, à hauteur de 20% ! Ce que je souhaite mais j’aimerais une exception : passer à 5% pour les restaurateurs faisant de la vraie cuisine avec des produits locaux et saisonniers.

 

- De toute façon, les taux ne changeront qu’en 2014.

 

- N’oublions pas que Sarko, lui, avait fait voter une augmentation de 1,6% qui aurait pris effet maintenant s’il avait été réélu. Alors merci François de nous en avoir débarrassé !

 

- A la nôtre !


Septidi 17 Brumaire 221


Merci à Chimulus

08/11/2012

Jallatte : bienvenue chez les vautours de la mondialisation.

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Tè ! Je vais vous parler d’une entreprise locale, autrefois fleuron industriel des Cévennes, victime de la mondialisation et de l’incompétence alliée à la rapacité d’un fond de pension.

 

Jallatte, à St-Hippolyte-du-fort, était une entreprise brillante, leader en France de la chaussure de sécurité. Son fondateur, Pierre Jallatte était un de ces hommes rudes, droits, altruistes, justes, sorti du moule de ces Cévennes qui ont données tant d’hommes et de femmes indomptables. A la sortie de la guerre, il a repris le petite entreprise familiale qui fabriquait des galoches – ces erzats de chaussures à semelle bois et tige en matière indéfinissable que portaient tous les petits français pendant la guerre! Pierre Jallatte fait un voyage aux Etats-Unis et, à son retour, transforme complètement la petite entreprise en se lançant sur un secteur porteur : les chaussures de sécurité de haut de gamme. Sous sa direction éclairée, l’entreprise a compté jusqu’à 700 personnes, produisant pour les entreprises des milliers et des milliers de chaussures de haute qualité.

 

En 1983, l’entreprise connait des difficultés. Elle est reprise par un fond d’investissement à majorité italienne. Qui dit fond d’investissement dit profit à deux chiffres exigé et donc délocalisation. Ces vautours font donc main basse sur le savoir-faire et le carnet de commande de Jallatte et…délocalise en Tunisie l’essentiel de la production tout en changeant l’orientation de celle-ci, en faisant de la chaussure bas de gamme. Ne reste à St-Hippolyte-du-fort que le montage d'un relicat de chaussures haut de gamme, les tiges arrivant de Tunisie. Après plusieurs soubresauts se traduisant par autant de « plans sociaux » et grâce à une forte mobilisation locale et une mise de fonds de 9 millions des collectivités territoriale, l’entreprise survit à St-Hippolyte-du-fort, mais avec un effectif drastiquement réduit à 130, 150 personnels.

 

Le choix de la délocalisation et le positionnement en chaussures bas de gamme ont été des erreurs stratégiques : le bas de gamme, même produit en Tunisie par des personnels payés avec quelques poignées de figues, s’est trouvé concurrencé par des produits équivalents fabriqués en Chine par des quasi esclaves. Le groupe Jal (110 millions de C.A., 5000 employés) a perdu, en 4 ans 63 millions d’euros. Sur ces pertes abyssales, l’établissement de St-Hippolyte-du-fort n’a perdu « que » un peu plus d’un demi-million, soit 1% des pertes du groupe. Résultat, la direction du groupe a décidé un nouveau « plan social » (doux euphémisme pour dire qu’on vire à la rue des salariés !) : 58 suppressions d’emplois sur 133 personnels.

 

Voilà, ce n’est qu’une petite histoire locale des « bienfaits » de la mondialisation.

 

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Ah ! J’oubliais : le 8 juin 2007, Pierre Jallatte,  apprenant que la majorité des ouvriers de « son » usine serait licenciée, s’est suicidé…

 





Sextidi 16 Brumaire 221


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07/11/2012

La gauche vous déçoit ? Regardez donc l’HERITAGE DE SARKO et de sa clique !

 

 

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 Blog vierge d'élections étaziniennes 


Bon. On commence à savoir à quelle sauce on va se faire bouffer. Il va falloir encore sortir des thunes. Mais peut-il en être autrement ?

 

Les canards laquais qui se vautrent  dans le « Hollande bashing » comme disent les Zétazuniens et les Rosbifs, vont trouver matière à vouer à « l’escalier des gémissements » (gémonies) ce gouvernement « d’amateurs », ce premier ministre qui « couaque » à longueur de parole, ce président qui plonge dans les sondages comme un sous-marin atomique.

 

Moi aussi, j’ai parfois les aliboffis qui gonflent d’impatience. Mais il faut tout de même ne pas perdre la mémoire et se souvenir d’où nous venons, ce que nous ont laissé Sarko-Fillon et sa clique.

 

héritage sarko

 

Pour se rafraîchir les idées, voici le remarquable travail d’un blogueur.

 

Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

http://www.perdre-la-raison.com/2012/09/lheritage-le-vrai...


Sextidi 16 Brumaire 221


Illustration X - Droits réservés

06/11/2012

Blog vierge d'élections étazuniennes.

chimulus mariage-gay.jpg

 

Eh ! On attend les décisions de "Tranquilou" Eyrault sur les propositions de Gallois. Un patron de "gôôôche" il parait. Un patron " de gauche", c'est comme un banquier honnête ou un sarkozyste intelligent: un oxymore.


Quant aux remous autour du mariage gay, il y a une solution bien simple: supprimer le mariage !


Quintidi 15 Brumaire 221


Merci à Chimulus

01/11/2012

Au bistro de la toile : Catariiiii, Quatariiii….

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- « Catariiii, Quatariiii, l’OM hier soir l’arbitre te la mis… »

 

- …teng Loulle ! Tu chantes bien ! On dirait le Pavarotti de l’Estaque !

 

- C’est pour dire que hier soir, l’O.M. s’est fait sodomiser sans vaseline. Un pénalty absolument inexistant. Volé comme dans un bois !

 

- Eh ! C’est ça « la glorieuse incertitude du sport » Loulle. Je ne regarde pas le foute, mais hier soir, pendant une interruption de pube sur le programme que je survolais, j’ai zappé sur LE match, juste au moment de cette action. Effectivement, le Marseillais a attaqué régulièrement le Quatarien en dehors de la « surface de réparation » comme ils disent, et l’autre – formé selon la plus pure tradition italienne – s’est jeté par terre en hurlant d’une douleur tout aussi imaginaire que la faute. Et voilà l’arbitre qui fait ni une ni deux : péno et carton rouge ! Le soir, en rentrant à son hôtel (Quatari ?), peut-être qu’une pulpeuse Natalia l’attendait, ainsi qu'une jolie enveloppe sous son oreiller… Enfin, je n’y étais pas !

 

- Le fric Victor. Le fric… Il fallait que le PSG gagne, chez lui. Le fric a de bonnes jambes…

 

- Le sport – donné comme porteur de valeurs altruistes, collectives, de dépassement de soi – n’est qu’une affaire de fric. Les Quatariens en déversent des tombereaux, donc, ils gagnent. Le sport – cette aberration inventée par les Anglais - est pourri. Les valeurs qu’il véhicule sont plutôt la tricherie, le mépris voire la haine de l’autre, et même un penchant suicidaire avec le dopage. Armstrong dans le vélo n’est que l’arbre qui cache l’immense forêt des camés de la gonflette. Le cyclisme est montré du doigt, mais c’est pareil pour les foutebaleurs, les tennismènes, les coureurs à pieds, etc. T’as regardé de près les gueules ravagées de tic des sprinters au départ d'un cent mètres olympique ? Dopage et tricherie. Par un heureux hasard, les athlètes Rosbifs ont trusté les médailles aux derniers J.O. Il FALLAIT qu’ils gagnent ! Donc, pression sur les arbitres (scandaleusement en boxe), magouilles et compagnie. C’est la loi devenue normale du sport.

 

- Un Anglais célèbre, le plus respectable de tous, le dénomme Churchill disait, concernant le secret de sa prodigieuse santé : « No sport ! ». Quant à Georges Orwell, il avait tout compris, qui disait : « Pratiqué avec sérieux, le sport n'a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; en d'autres mots, c'est la guerre, les fusils en moins. »

 

- Bien dit. Il y en un qui mène un sacré match contre l’adversaire ultime, c’est l’ami Siné qui, avec sa verve caustique et son courage à toute épreuve, fait un doigt d’honneur à la Camarde qui relève sans vergogne son suaire pour le séduire ! Un pied dans la tombe, il garde l’autre pour le foutre au cul de tous les emmerdeurs, la mort comprise ! Allez vite voir son site  et courrez au kiosque le plus proche pour acheter le dernier numéro de Siné Mensuel !

 

- A Siné et à la nôtre !


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Décadi 10 brumaire 221


Merci à Chimulus et à Siné

31/10/2012

Les couacs et les peigne-culs

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Ecoutez jacasser ces vieilles pies bavardes

Elles claquent du bec une bave poissarde,

Leurs croupions déplumés chient des fientes de fiel,

L’odeur de leur cerveau est pestilentielle.

 

Cloportes et cafards partagent leurs estrons

Ils sont laids, ils sont lâches, ils sont aussi poltrons.

Puants comme putois et furtifs comme rats

Ecoutez-les miauler de leurs voix de castrats !

 

Jacob, NKM, Accoyer ou Copé,

Tous les seconds couteaux de cette uhèmepets

Jetée par l’électeur, dégueulent à tour d’antennes

 

Les aigreurs de leur bile et leurs rires d’hyènes

Dans les canards laquais et autres torche-cul

Qu’attendez-vous, à gauche, pour leur botter le cul ?

 

VictorAyoli


 

Nonidi 9 Brumaire 221

 

Merci à Topor 

30/10/2012

Normalou, Tranquilou et les prétentions des gargotiers.

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Eh ! Oh ! Ras les aliboffis de Sindi… Cette perturbation atmosphérique a fait plus de 80 morts dans les Caraïbes ? Qui en parle ? Mais que cet orage baigne les pieds de quelques cons de nouillorquais et on n’entend plus que ça ! Ils nous gonflent avec ça les bavards des lucarnes à décerveler.

 

Bon. Parlons plutôt de ce qui touche nos portefeuilles : cette connerie de TVA à 5,5 puis maintenant 7% pour les gargotiers. Encore un exploit de Sarko. La TVA réduite pour les restaurateurs, un cadeau formidable pour une profession qui vote comme un seul gargotier à droite quand ce n’est à l’extrême-droite : 3 milliards par an. En cette époque où on nous serre la ceinture, il est temps d’enfin supprimer cette stupidité.

 

Les restaurateurs n’ont – à quelques exceptions près – pas jouer le jeu. Pas ou peu d’embauches, pas ou peu d’amélioration des conditions de travail, pas ou peu d’augmentation de salaires, pas ou peu de baisses de tarifs des ardoises. Eh ! Oh ! Il faut changer le 4x4, et c’est pas donné les vacances aux Caraïbes…

 

La « gastronomie « française part en couille, malgré qu’elle soit distinguée comme patrimoine de l’Unesco. Elle part en couille parce 80% des établissements ne servent ques des produits d’assemblages surgelés, lyophilisés ou sous vide produits par l’industrie agroalimentaire. C’est devenu la manière normale de cuisiner en France. Faut être moderne coco ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants (culbute de x 4 à x 8 !). Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre. Ils ont même, réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

Fort heureusement, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre.

 

Les Italiens – dont la cuisine est bien aussi bonne que la nôtre ! – ont fait ce choix (de signaler les plats industriels sur leur carte) depuis 16 ans. Et ils s’en portent fort bien ! Relance d’une cuisine authentique, renouveau de ceintures vertes autour des villes, et confiance des clients.

 

Et puis, est-il normal que pour couper des cheveux il faille un CAP et plus et que pour faire manger le public – donc être responsable de sa santé - on ne demande rien ? Aucun diplôme ! N’importe qui peut ouvrir un resto. On voir fleurir des milliers de gargotes infâmes l’été, sur les plages, au festival d’Avignon et autres.

 

Normalou, Tranquilou, ne cèdez rien à ces gargotiers. Pas plus qu’à toute cette bande de « pigeons », « dindons » et autres volailles derrière lesquels se cachent de vrais vautours.

 

 Nonidi 9 Brumaire 221


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