Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

14/10/2016

CETA: les Wallons nous éviteront-ils cette horreur économique ?

stop ceta tafta tisa.jpg

Pendant qu’on nous enfume avec la guignolade des « primaires de la droite » et que l’on mobilise notre potentiel d’indignation sur le sort des rebelles islamistes d’Alep, une sombre saloperie est en train de s’officialiser, horreur économique qui risque de sceller le sort de millions de citoyens européens ad vitam aeternam. Il s’agit du CETA.

Le CETA (acronyme globish pour Accord Economique et Commercial Global Union européenne-Canada) est le frère jumeau du très exécré TAFTA. Mais signé avec le Canada tandis que TAFTA concerne les États-Unis. Rappelons que le TAFTA est un projet de partenariat de libre-échange transatlantique, négocié depuis juin 2013 – dans la plus grande opacité – par l’Union européenne et les États-Unis. Son but est de créer la plus grande zone de libre-échange du monde pour un marché de près de 800 millions de consommateurs. Dans la réalité, il s’agit de faire de l’Europe un simple vassal économique des États-Unis…

Le CETA, cheval de Troie du TAFTA, met en œuvre les mêmes principes de dérégulation, d’abaissement des normes et d’accroissement de la concurrence que le TAFTA. Il s’appuie sur les mêmes référents théoriques qui font du libre-échange l’Alpha et l’Omega des politiques économiques, sans qu’aucune alternative ne puisse être envisagée. Tous les jours pourtant, nous constatons les effets dévastateurs des logiques de libéralisation poursuivies actuellement. La mise en concurrence effrénée des économies conduit à utiliser les normes sociales et fiscales comme variables d’ajustement, provoquant inéluctablement une dégradation des conditions de travail et de la protection sociale des travailleurs et des citoyens, et contribue à affaiblir encore plus, via une diminution de leurs recettes, la capacité des États à assurer leurs fonctions, pourtant garantes du maintien des systèmes démocratiques.

Plus essentiellement, le CETA constitue une porte d’entrée dans l’Union européenne pour l’ensemble des acteurs économiques des États-Unis, constituant ainsi le véritable cheval de Troie du TAFTA encore dénommé TTIP. En effet, en application des accords déjà existants entre les États-Unis et le Canada, les normes sociales et environnementales qui protègent – pour l’instant encore – travailleurs, citoyens et entreprises en Europe seront directement attaquées via leurs mises en concurrence avec les économies nord-américaines. Il en sera de même pour les actions des multinationales contre les Etats devant un « tribunal arbitral ». Notons également que toutes les grandes transnationales américaines possèdent une succursale sur le sol canadien et c’est donc le CETA qui sera à l’œuvre, avec la même nocivité pour nous, si le TAFTA est rejeté.

Eh bien le CETA est en train d’être signé. L’Allemagne l’a signé et notre banderillero en chef, Manuel Valls, est allé en personne chez les Canadiens mettre son paraphe sous le texte de cette énorme konnerie.

Alors c’est cuit ? Pas encore. Grâce à la lucidité et à la pugnacité de nos frères Wallons qui – eux – ont les aliboffis bien pendus et ne se plient pas aux diktats de la Commission européenne. Pour que ce traité, même signé par les gouvernements, soit opérationnel, encore faut-il qu’il soit ratifié par les 27 pays de L’U.E. En Belgique, il faut de plus que toutes les Régions soient d’accord. Or, si les Flamands ont signé, les Wallons – lucides et courageux - ont refusé !

Un grand, un énorme merci à eux.

Mais ce n’est pas tout : derrière TAFTA, derrière CETA, une autre horreur se trame, une autre gigantesque arnaque se construit dans une opacité encore plus grande, il s’agit de TISA, pour Trade in Services Agreement, ou Accord sur le commerce des services en français.

Comme pour le TAFTA, les négociations ont été lancées dans une opacité totale, en Suisse en mars 2010. Il s’agit d’un nouveau projet de traité commercial international, le TISA, qui concerne 50 pays, dont les 28 (enfin, maintenant 27) de l’Union européenne, les Etats-Unis, l’Australie, le Japon… Le but de cet accord est de libéraliser l’ensemble des services pour cadrer avec le contexte actuel de la révolution numérique. Tous les services seraient libéralisés, y compris les services publics – transports, hôpitaux, écoles… Tout notre quotidien est concerné : utilisation de nos téléphones, de nos cartes de crédit, du e-commerce, des réseaux sociaux, des moyens de transport, etc. L’objectif est d' « ouvrir les économies nationales à plus d’investissements étrangers, notamment dans le système bancaire et financier, sans limite de volume et du nombre d’investisseurs, avec un minimum de régulations nationales ». Rien que ça. Ben voyons !

Vous avez aimé la directive Bolkestein, vous adorerez TISA !

Actuellement, un pays membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’est tenu de libéraliser que les secteurs sur lesquels il a explicitement donné son accord, en les inscrivant sur une « liste positive ». TISA prévoit d’inverser cette logique en introduisant des listes négatives : seuls les secteurs cités explicitement dans les accords ne seront pas libéralisables.

Ce qui ouvrira la possibilité de libéraliser par défaut tous les nouveaux secteurs de l’économie, de la santé à l’éducation, en passant par l’énergie. Les États seront donc menacés de poursuites s’ils maintiennent des monopoles publics ou favorisent leurs entreprises locales pour relancer leur économie par exemple, à moins d’avoir auparavant négocié des exemptions dans certains secteurs.

Et l’accord prévoit un effet cliquet qui rend toute décision irréversible. Ainsi un nouveau gouvernement ne pourrait pas revenir sur une décision prise par le gouvernement précédent. Bonjour le progrès !

Ce traité, imposé comme d’hab par les Étasuniens, a une autre visée, géopolitique celle-là : il s’agit d’isoler les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) soigneusement écartés de ces négociations. La tactique : battre en brèche la montée en puissance des BRICS en fixant des standards mondiaux favorables aux multinationales étasuniennes et affidés sans les consulter, puis les leur imposer. Il s’agit aussi de saboter l’accord similaire baptisé RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership, accord économique régional complet) négocié actuellement par la Chine avec l’Asie (hors Japon Taïwan, Corée du sud, Hong Kong, l’Inde, l’Océanie, partenaires dans TISA).

Et nos députés européens, qui ont voté les doigts dans le nez l’ouverture de ces négociations, ils servent à quoi ? Ils ont des lunettes en peau de saucisson pour ne pas voir l’arnaque ? Ou bien sont-ils complices ?

Quant à nos guignols "primaires", ils se vautreront tous au pied de leurs maîtres mâcheurs de caoutchouc...

 

Codicille : Samedi 15 - Écoutez-les, depuis hier, dans les "machines à bruits" et sur les "lucarnes à décerveler", ils pourrissent le Parlement wallon de Belgique qui a osé faire preuve de bon sens et de courage en refusant de signer le CETA...

"Le Wallon a dit la vérité

Il doit être exécuté !"

Pourtant aujourd'hui, dans toute l'Europe, des manifs se déroulent contre cette horreur économique qu'est le CETA.

Mais depuis quand l’Union Européenne tient compte de l'avis des populations?

 

Illustration X - Droits réservés

12/10/2016

Chuis un pauv' paysan !

paysans au secours.jpg

 

Je viens d’entendre dans la Machine à causer cette nouvelle honteuse : un paysan sur trois gagne moins de 350 euros par mois. Chiffres de la MSA (mutuelle sociale agricole), l’organisme qui gère les prestations sociales et les retraites de la profession. Cet organisme a ms en place une permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs. Au 1er semestre, cette permanence - Agri’écoutes - a reçu 1 700 appels, soit une moyenne de 285 appels par mois contre une centaine par mois sur la même période, un an plus tôt… Pas de compassion chez les bobos pour le plouc, on la garde pour les « migrants » ou les bombardés d’Alep. Pourquoi pas… Moi, je préfère m’intéresser au sort de mon pote Denis. Il est mort. La fourche à la main, sur son tas de fumier…

Tè, je vais vous le raconter feue mon pote Denis. Et oui, il est mort. Arrêt cardiaque ? AVC foudroyant ? Ou autre chose ? Comme son père… On reste discret, on a sa pudeur au village. Et il est devenu triste le village. Plus de merdes de vaches sur la route, de ces belles casquettes s’étalant comme des plats d’épinards odorants… Et pour cause : les vaches ne traversent plus la rue principale pour gagner leur étable…

On n’entend plus les cris puissants, impératifs de l’un des derniers « cow-boy » du pays. Fatal, puisqu’il est mort. Mort et enterré. À soixante ans… À la veille de « prendre sa retraite ».

Comme tout le monde, Denis voulait pouvoir vivre de son travail. Avec ses trente montbéliardes, il se levait à cinq heures du mat et à dix heures du soir, il levait encore la merde de ses vaches. À la pelle, à l’ancienne. Et ça sept jours sur sept, 365 jours par an !

Denis me disait que l’essentiel du prix qu’on lui donnait pour le lait de ses vaches partait en remboursement et en paiement d’engrais et de "traitements" pour ses prairies. Il m’avouait qu’il ne lui restait qu’autour de 500 euros par mois pour faire vivre sa famille. Et encore Denis travaillait sur une propriété familiale, donc sans foncier à rembourser, seul avec sa femme et sa fille qui allait « aux écoles ». Les vacances ? Jamais… Les sorties ? Jamais… Le restau ? Jamais… Les fringues ? Une salopette et des bottes, plus un costume du dimanche – celui de son mariage sûrement ! – qu’il mettait pour les enterrements ou pour aller « au docteur ». Celui qu’on a mis à sa dépouille pour son dernier voyage…

Moins de 500 euros par mois. Et c’était il y a trois ans. Maintenant on en est à 350 euros par mois. Les paysans, maintenant ils le sont réellement pauvres. Qui les a menés là ?

Les agricolos, poussés par leurs organismes professionnels – chambres d’agricultures, FNSEA, Crédit agricole – ont perdu leur âme. Ils ont saccagé leurs champs avec le cercle vicelard engrais pesticides. Ils ont fragilisé leurs bêtes avec le cercle vicelard insémination, vaccins, antibios et autres saloperies. Tout le pognon qu’ils gagnent – plus celui qu’ils touchent en subventions multiples ! – va dans la poche des multinationales agrochimiques et des labos. Loin de s’entraider, ils se jalousent, à savoir qui aura le plus gros tracteur. Au lieu de s’organiser en GAEC et de mettre en commun des moyens de production chers et ne servant que peu souvent, ils s’encroument à mort, pour le plus grand profit du Crédit agricole…

Pour s’en sortir, il faudrait qu’ils organisent eux-mêmes leur filière. Qu’ils mettent en place leurs propres centrales de vente de lait, leurs propres unités de transformation au lieu de laisser ça aux industriels qui les plument sans vergogne. Pour cela, il faudrait d’abord qu’ils foutent en l’air, ou qu’ils transforment radicalement de l’intérieur leur syndicat majoritaire, cette FNSEA qui a toujours été à la solde de l’industrie agroalimentaire et qui défend avant tout les gros céréaliers et betteraviers… et qui les pousse à voter pour la droite la plus archaïque, la plus cupide, la plus avide. Les dernières manifestations ont donné la mesure du désarroi d’une profession qui ne mérite plus le beau nom de paysan.

Les gouvernements qui se succèdent s’efforcent d’adoucir cet assassinat social. Hypocrisie. On donne quelques poignées de figues aux ploucs, mais on subventionne les gros céréaliers et on favorise sournoisement les fermes à « mille vaches ». Et le nombre d’agriculteurs aux abois grimpe plus vite que le prix du lait ou de la viande ! Selon la MSA, le nombre d’accès au service de prévention du suicide des agriculteurs a triplé en un an.

Il est difficile d’avouer qu’on est en échec Déprimant de se demander à quoi l’on sert dans une société qui ne veut plus de vous. Mais on a sa fierté, sa dignité. Alors on va chercher la corde, au fond de l’étable…

Les agriculteurs de France sont dans une situation catastrophique. Leur nombre ne cesse de diminuer car ils n’arrivent pas à faire face à leurs dettes et que les lobbys agroalimentaires leur payent leur production une bouchée de pain,

Un tiers des agriculteurs à leur compte gagne moins de 354 euros par mois. À titre de comparaison, c’est 200 euros de moins que ce que touche une personne seule et sans ressource au titre du RSA (qui a été revalorisé au 1er septembre 2016 à 535,17 euros par mois).

« Ouais mais vous avez le lait, vous avez les volailles, vous avez la viande quand vous tuez un veau ou un cochon, vous avez les légumes. - Oui mais, et le sel ? » disait Fernand Reynaud dans « Ch’huis un pov’paysan ».

C’était il y a cinquante ans. Maintenant les paysans le sont vraiment, pauvres…

 

Photo X - Droits réservés

10/10/2016

Au bistro de la toile : saucisson et poulet.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Alors Loulle, quoi d'intéressant dans les canards ?

- Le saucissonnage de Miss Kusourian et, pire que tout, les poulets grillés.

- Humour grinçant Loulle concernant les flics. On y reviendra. Pour Miss Kubrillan, n’y aurait-il pas une embrouille à l’assurance ? Son « garde du corps », comme par hasard, gardait le corps de la frangine à Miss Gronibaraqueuillan… Et puis, bonjour la discrétion ! Tous les mecs intéressés pouvaient la voir exhibant sa quincaillerie à la Semaine de la Mode, rebaptisée pour « faire moderne » Fashion week. Quant à savoir où elle créchait, il suffisait de la suivre à la sortie de son raout bling-bling »… Un turbin à la portée de n’importe quelle équipe de malfrats un peu aguerris. C’est du simple « home jacking » autrement dit du braquage à domicile. À quatre ou cinq, avec un calibre, ils ne craignaient pas grand-chose du garde du corps… d’ailleurs opportunément absent ! Il y avait bien un mec dans l’appartement, un styliste, mais il n’a pas été assez kon pour jouer au héros : il est resté sagement planqué. Pas de coups, pas de blessures, la belle garde intacte son aguichante siliconelouhette. Les assurances casqueront et Paris se remettra de cette mauvaise pub. Quant aux monte-en-l’air, ils vont être bien emmerdés pour revendre ces caillasses connues et archi-répertoriés.

- Il ne leur reste qu’à faire le canard pendant quelque temps puis contacter les assureurs.

- Pour en revenir aux poulets grillés comme tu dis avec ton humour de mastroquet, c’est d’une tout autre dimension. Une volonté affirmée d’assassiner. Je dis bien assassiner parce qu’il y a eu embuscade, donc préméditation et volonté manifeste de tuer : une racaille casse la vitre arrière, selon une méthode déjà vue, un autre voyou jette un cocktail Molotov dans le véhicule tandis que d’autres bloquent les portières, empêchant les malheureux flics de sortir de leur tire transformée en brasier, les condamnant à griller atrocement. C’est une embuscade méthodique. Voilà où on en est à présent. Chez nous, sur notre sol, dans nos villes. En plus, en s’en prenant à des représentants de la force publique. C’est un véritable acte de guerre. Quand les responsables prendront-ils la mesure de cet état de fait ?

- La guerre civile, ça y ressemble…

- On n’en est pas encore là Loulle, mais on en prend le chemin et il serait temps de mettre le paquet contre ces crapules.

- Le paquet… Avec qui ? Les flics, les CRS, les gardes mobiles ? Ils sont occupés à garder les immigrenvahisseurs de Calais. L’armée ? Les troufions s’emmerdent à déambuler dans les gares, devant les églises, les mosquées, les synagogues. Quand ils ne servent pas de cible… Où alors il faut envoyer tout de suite, dès qu’il y a une embrouille comme à Viry-Chatillon, une compagnie de légionnaires ou de paras. Et ratisser toute la cité. Mais l’armée, en opération, ça tire. Ça ne fait pas de cadeau. Ce n’est pas le boulot des troufions. Sauf à refaire en France la bataille d’Alger. Avec les drôles de méthodes qu’on connaît…

- Effectivement. On n’est pas armé pour ce genre de guerre « asymétrique ». Sarko à supprimé la police de proximité, à viré des milliers de flics et de gendarmes, à a supprimé les Renseignements Généraux pour mettre en place une police politique à son service. On n'a plus les moyens. Alors à rufian, rufian et demi. On ne lutte pas contre des fumiers avec des méthodes de bisounours. Il y a des accointances solides entre les racailles trafiquants de drogue et les tarés salafistes. Il faut donc utiliser les uns pour contrer et éliminer les autres.

- Comment ?

- Mis en place pour lutter contre les terroristes, l’état d’urgence permet de pourrir la vie et le juteux commerce des marchands de hasch. Il faut intensifier ces coups de pied dans la fourmilière : perquise à toute heure, fouilles systématiques, ratissage des caves, arrestation des choufs, des dealers et des nourrices, etc. Tout ça c’est pas bon pour les affaires. Puis passer une patche avec les caïds de la drogue : vous voyez qu'on peut vous pourrir la vie. Alors vous nous aidez à nous débarrasser des salafistes et autres tarés d'allah, au besoin vous « neutralisez » ceux que nous vous désignerons, et en échange on mettra la pédale douce contre votre « commerce ».

- Pas très orthodoxe comme méthode.

- Et alors ? Il faut laisser nos poulets se faire griller ? Nos minots se laisser embobiner jusqu’à tuer ? Notre façon de vivre être mise à mal par les mœurs rétrogrades de gens venus d’ailleurs ?

- Et Victor, tu vas te faire traiter d'« islamophobe » par les collabobos de la tribu des Pada-Malgam !

- S’ils couraient aussi vite que je les conchie, Loulle, ils seraient champions olympiques…

- …de la konnerie. À la nôtre !

 

 

Illustration : merci au regretté Chimulus.

 

04/10/2016

Au bistro de la toile : voter à la primaire de droite...

chimulus bistro copie.jpg

 

- Alors Victor, toi, homme de gauche, et même de gauche rugueuse, tu vas aller voter aux primaires ?

- Bien sûr. Même, et surtout, à la primaire de droite.

- ...teng ! Tu vas donner du pognon au parti de Wauqueiz et de Sarko. Tu vas même signer ton engagement « à la charte de la droite ».

- Ouais. Exactement Loulle. Et sans vergogne. Sans états d'âme. Je vais investir dans l'avenir. Deux euros ! C'est pas cher donné pour contribuer à sortir Sarko, non ?

- Je sais pas. Moi ça me ferais un peu mal au cul. Et puis, eh ! oh ! Les gens qui tiendront les bureaux de vote, ils te connaissent. Ils savent que le matin, quand tu vas au cagoinces, tu dis « Je vais téléphoner à Sarko ! » Tu crois qu'ils croiront vraiment à la sincérité de ta signature ?

- Ils croiront ce qu'il voudront, j'en ai rien à traire. Moi, ce que je ne veux en aucune manière, c'est avoir à choisir, à la présidentielle, entre Hollande et Sarko. On ne va pas faire le match retour. Ces deux chiapacans ont eu chacun cinq longues années pour faire leurs preuves. Le résultat est catastrophique. La France a été jetée en dehors de la carte du monde ; en Europe, sa voix compte moins que celle de l'Italie ou de la Pologne. Sans parler de l'Allemagne à laquelle ils ont laissé mettre la main sur toutes les institutions décisionnelles de l'U.E. Ces deux guignols ont pratiquement doublé la dette, saccagé l'industrie du pays bradée aux financiers pourris étrangers, laissé son enseignement partir en couilles. Ils ont fait des pipes à tous les banksters, refilé des montagnes de thunes au patronat sans contreparties ni résultats contre le chômage. L'un, Sarko, a foutu une merde noire en Libye, l'autre joue le supplétif des Yankees en Syrie. Et les deux ont laissé se développer des zones de non droit, des « territoires perdus de la république » où les marchands de drogue et les salafistes font leur loi. Pire, ils ont mis le pays au bord de la guerre civile. Alors écoute-moi bien Loulle. Tout, tout, sauf ces deux fifres. Basta ! Khalass ! Raoust ! DEGAGEZ !

- Fatche ! T'as les aliboffis qui gonflent grave Victor ! Et tu crois que ton dérisoire bulletin va changer quelque chose ?

- Je suis devenu sans illusion sur la démocratie représentative à laquelle je préfèrerais le tirage au sort. Mais il faut faire avec ce qu'on a. Fais un peu travailler les boyaux de ta tête, Loulle : c'est une question d'arithmétique élémentaire. A la présidentielle ma voix, ta voix sont une parmi environ 40 millions. Le pouvoir décisionnel d'une voix est donc de un quarante-millionnième ! C'est peau de zob. Tandis qu'à la primaire de droite, ou il y aura au maximum 3 ou 4 millions de votants, chaque voix a un pouvoir décisionnel de un trois-millionième ou un quatre-millionième. C'est pas lerche, mais c'est dix à quinze fois plus qu'à la présidentielle. Donc, on me donne la possibilité de contribuer à virer Sarko, je la prends. Quitte à voter Juppé qui n'est pourtant pas ma tasse de thé (pardon, mon ballon de rouge!). Et j'irai aussi voter à la primaire de gauche, pour virer François en votant le moins pire, Montebourg.

- Ca se défend. Mais ça veux dire que tu ne crois pas à la qualification d'un candidat de gauche à la vraie présidentielle.

- Il faut soit être débile mental, soit avoir la foi du charbonnier pour croire que le candidat officiel du PS et affidés sera capable de se qualifier pour le second tour ! J'ai conscience que la qualification de Juppé annihilera les quelques chances du candidat officiel de la droite déguisée en gôôche. Mais c'est celui qui fera le moins de mal au pays.

A la présidentielle, je voterais Mélenchon et advienne que pourra. A la nôtre Loulle !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus.

30/09/2016

Syrie: Guerre et Paix ? Guerres loupées…

alep fuite.jpg

Des civils massacrés, une ville – Alep – ravagée, les images de gosses martyrisés passent en boucle sur les médias. C’est la guerre. Et oui. La guerre c’est la mort, c’est la souffrance, c’est la terreur, ce sont les bombes massacreuses qui tombent d’un ciel déserté par tous les dieux. La guerre est une horreur. La guerre est humaine. La guerre, le massacre de l’autre est dans les gènes de l’Homme, l’humain étant le seul animal à faire la guerre. À part peut-être les fourmis et les termites…

Il faut les voir pérorer, il faut les entendre s’offusquer, dans les machines à bruit et les lucarnes à décerveler, les « gens autorisés » devant les massacres d’Alep. Ils ont raison. Mais alors il ne faut pas la faire la guerre ! Et si on la fait, encore faut-il avoir une raison avouable, savoir pour quoi, contre qui et avoir un but politique précis à atteindre.

La guerre, les Étasuniens et leurs affidés sont allés la faire en Irak. « Pour libérer ce pays du joug du dictateur Saddam Hussein et apporter la démocratie à ces peuples ». Et accessoirement mettre la main sur le pétrole… Le dictateur Saddam est mort, les Étasuniens ont gagné (??!!). Le pays est déchiré par une guerre religieuse sans pitié entre chiites et sunnites. Et la terreur moyenâgeuse de l’État Islamique a succédé à la poigne de Saddam. Poigne rugueuse, certes, mais sous laquelle les diverses factions religieuses, les diverses ethnies de ce pays artificiel vivaient en paix. Moyennant, hélas, quelques centaines de morts par an. Actuellement, ce sont des centaines de mort par semaine, si ce n’est par jour. Guerre loupée. Où est le progrès ? Où est la démocratie ?

La guerre, le Français Sarkozy et l’Anglais Cameron, soutenus par l’Étasunien Obama l’ont faite en Libye. « "Pour empêcher un bain de sang à Benghazi" et libérer ce pays de son dictateur Kadhafi qu’ils disaient. Et accessoirement mettre la main sur le pétrole là encore. Le dictateur Kadhafi est mort dans des circonstances plus que troubles. Les guerres tribales ensanglantent le pays. Les milliers d’armes pillées par toutes les bandes « religieuses » et mafieuses alimentent des mouvements terroristes dans tout le Sahel. Et les centaines de milliers de migrants que Kadhafi maîtrisaient déferlent sur les côtes européennes, nourrissant au passage, pour des milliers d’entre eux, les poissons de la Mare Nostrum. Guerre loupée. Où est le progrès ? Où est la démocratie ?

Les « printemps arabes » ont tous débouché sur pire qu’avant. À l’exception méritoire de ce peuple admirable que sont les Tunisiens. Y a-t-il une malédiction qui, en terres d’islam, condamne les peuples à marcher à la trique ? L’islam sanctifie le culte du chef à poigne gouvernant des peuples soumis par la violence. Si ça leur convient, en vertu de quoi nous mêlons-nous de leurs affaires ?

La Syrie subit le même traitement que l’Irak, la Libye, l’Égypte sans oublier le petit Bahreïn. « On » suscite ou on soutient un mouvement de rébellion contre le dictateur en place. Celui-ci s’efforce de faire régner son « ordre ». Avec brutalité. Alors « la communauté internationale » (en fait les États-Unis et ses alliés, clients et affidés) s’offusque, s’agite et arme une « armée de libération syrienne ». Et l’opinion internationale se cramponne à ce mythe, celui d’une opposition libérale au dictateur syrien. Résultat : cinq mille « soldats libres », entraînés et armés par les Étasuniens, sitôt lâchés dans la nature, rejoignent avec armes et bagages les rangs de l’État Islamique, d’Al Qaida à travers sa succursale syrienne Al Nostra et de Jaish al Fatah « l’armée de l conquête », coalition hétéroclite de djihadistes et de salafistes proches des Frères musulmans ! Guerre loupée. Où est le progrès ? Où est la démocratie?

Le foutoir syrien est alimenté par une lourde rivalité entre Étasuniens et Russes sur fond de pétrole, de gaz et d’oléoducs.

Les Russes sont les seuls à avoir une stratégie claire dans cette affaire. Leurs intérêts coïncident avec ceux de Bachar Al Assad : la Syrie a signé un contrat visant à recevoir le gaz de l’Iran passant par l’Irak. La réalité des faits est donc que c’est sur le gaz que se focalise la bataille. Ce gaz alimentera-t-il Nabucco (oléoduc occidental) ou South Stream (oléoduc russe de Gazprom? Les Russes ont donc tout intérêt à ce que Bachar reste au pouvoir, d’autant plus qu’il leur loue une base navale sur la Méditerranée, à Tartous, concrétisant ainsi une volonté de toujours des gouvernants russes : une ouverture sur les mers chaudes. Ils soutiennent donc le dictateur en place avec leur aviation et probablement quelques centaines de « conseillers » au sol. Et lorsque les Russes font la guerre, ils la font complètement et jusqu’au bout. Sans fioritures ni états d’âme. C’est ignoble pour les populations civiles qui reçoivent les bombes, mais c’est stratégiquement efficace dans le cadre de cette merde infâme qu’est la guerre.

À Alep, lessentiel de la ville est aux mains des troupes du régime. Seul un quartier reste sous le contrôle de la rébellion islamiste. Ce quartier est encerclé. Les populations civiles ont eu la possibilité de s’échapper par un corridor humanitaire mis en place fin juillet par Damas et les Russes. Mais les islamistes, qui se servent d’elles comme boucliers humains, les ont empêchées de partir. Combien sont passés ? Quelques dizaines ? Quelques centaines ? Quelques milliers ? La propagande des deux bords se déchaîne à ce sujet. À partir de là, l’armée de Bachar et les Russes considèrent que tous ceux qui sont dans ce périmètre sont des ennemis. Et ils ne font pas de quartiers.

Et les bonnes âmes et autres jocrisses crient au génocide en désignant d’un doigt vengeur celui qu’ils considèrent comme le responsable : le président russe Poutine et ses bombardiers tueurs d’enfants

Ben voyons. Les Étasuniens se sont-ils souciés des populations civiles lorsqu’ils ont écrasé Caen sous les bombes ? Et les civils de Dresde ? Et ceux de Hiroshima et Nagasaki ? Et ceux du Vietnam ?

L’ennemi, le seul, le vrai, contre qui il faut combattre sans merci, ce n’est pas Bachar el Assad, ce sont les barbares de l’État Islamiste.

Et les tueurs embrigadés par leur propagande et formés à assassiner le plus de gens le plus efficacement possible et qu’ils renvoient chez nous « égorger nos fils et non compagnes ».

 

Photo X – Droits réservés

27/09/2016

M'ame Michu et M'ame Chazotte : Foire aux enfants en Belgique

vamps.jpg

 

- Dites, M'ame Chazotte, mon neveu qu'habite en Belgique m'a envoyé ça sur ma boite imelle :

« Les 24 et 25 septembre 2016, la conférence la plus complète pour aider des hommes gays avec un désir d’enfant revient à Bruxelles!


Suite au succès de la conférence en 2015, notre seconde conférence à Bruxelles vous donnera encore une fois le plus possible d’information objective, ainsi que l’accès à un large éventail de fournisseurs de services compétents. La conférence de cette année vous sera offerte en formule de deux jours et avec un nombre de services plus important – vu la grande demande l’année passée. La conférence rassemblera des activistes communautaires, des experts médicaux et légaux, des parents et des mères porteuses. Plusieurs ateliers et tables rondes vous apporteront de nombreux conseils et avis sur la gestation pour autrui et l’adoption d’enfants aux Etats-Unis et au Canada. Nous vous aiderons également à trouver de l’aide professionnelle dans votre parcours et vous informerons sur l’aide financière.

Le premier jour de la conférence, nous vous présenterons le nouveau système de MHB pour une gestation pour autrui éthique, qui a été développé avec l’aide d’un conseil consultatif de mères porteuses. Ce système a déjà reçu l’approbation de nombreuses associations homoparentales dans le monde entier.

En Europe, beaucoup d’hommes gays rencontrent des obstacles légaux, culturels et financiers sur leurs parcours pour devenir parents. Avec actuellement plus de 4500 parents gays dans le monde entier, l’organisation sans but lucratif Men Having Babies (MHB) se consacre à aider des hommes gays à devenir parents. Depuis notre conférence précédente, nous avons resserré les liens avec nos partenaires européens et avons commencé à accepter des candidats pour notre Gay Parenting Assistance Program (GPAP) [Programme d’Assistance aux Parents Gays] résidants en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni. »

Voilà. J'ai pas tout compris. C'est quoi ce truc ?

- Ben, c'est une sorte de foire aux enfants. Et aussi la foire aux ventres.

- Ch'uis pas plus avancée. Expliquez M'ame Chazotte.

- Cette foire s'est tenue en Belgique. ( http://www.lalibre.be/debats/opinions/quand-les-desirs-fo... ) Son but est d'informer les couples gays de toutes les manières d'avoir un enfant. ( http://www.menhavingbabies.org/surrogacy-seminars/brussel... )

- Ben avoir un enfant, c'est pas compliqué, non ? Le monsieur monte sur la dame, il met son chose dans la chose, il remue un moment, puis il grogne, il descend de sur la dame, il se tourne et il dort. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature !

- Ben dites donc M'ame Michu, v'z'avez dû avoir une vie sexuelle flamboyante vous ! Et le plaisir, qu'est-ce que vous en faites ? Hein ? Hein ? La sexualité a deux fonctions : procurer du plaisir ET procréer. Les deux étant liés : sans le plaisir croyez-vous que les femmes et les hommes se livreraient à cette gymnastique cocasse et passablement ridicule qu’on appelle « faire l’amour » ? La grande majorité de l’humanité accepte cette dualité : plaisir ET procréation. Une petite minorité ne prend de ce diptyque qu’un seul volet - le plaisir – en s’affranchissant volontairement des contraintes du second – la procréation. Or cette minorité veut accéder à ces joies indéniables que sont la présence d’un petit être dans la famille. Mais sans en payer le prix : croyez-vous que nous, les femmes, sans le hochet du plaisir on supporterait de se déformer, de dégueuler pendant 9 mois, de souffrir le martyre pour expulser un lardon ? Puis de se décarcasser pour l’élever ? Il faut être maso pour ça... Il faut être cohérent, non ?

- C'est ben vrai ça, M'ame Chazotte. C'est ben vrai. Mais alors comment ils font, les ceusses qui ne veulent pas cette manière à l'ancienne ?

- Ben, ils font faire le sale boulot par une femme, puis ils achètent le bébé. C'est la GPA.

- La GPA, c’est quoi ?

 - La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui. Ce sont des femmes qui louent leur ventre. Leur utérus, pour neuf mois. Puis qui refileront le chiard à l'acheteur. Contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, comme aux Indes ou en Ukraine, on peut choisir sur catalogue !

- Ben ça alors ! Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celle du privé !

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité… Pareil pour les couples d’homos puisqu’ils se marient maintenant.

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles/ils veulent pour elles ou pour eux les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles/ils revendiquent le droit A l’enfant, et pas les droits DE l’enfant. Et puis, vous croyez qu’il n’y a pas assez de gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ? Il y a l'adoption, que je sache. Mais si l’institution de l’adoption permet de confier un enfant à une famille dont il se trouve privé, bien malgré lui, la gestation pour autrui en est le parfait opposé : il s’agit de réaliser le désir d’adultes en "besoin" d’enfants, enfants créés de toutes pièces dans l’unique but de satisfaire ce désir.

Aussi légitime et puissant soit ce désir, il convient néanmoins de rappeler haut et fort une prémisse à toute réflexion sur la maternité de substitution : le droit à l’enfant n’existe pas, n’en déplaise à certains. L’enfant est une personne et, à ce titre, il est hors commerce.

- Ben c’est vrai ça. Et le gosse, comment il réagira quand il sera grand, et qu'il apprendra qu'il a été « commandé », comme une voiture ou un écran plat… C'est une grande violence différée.

Ils ou elles veulent le beurre et l’argent du beurre…

- Et le cul de la fermière ou du fermier par-dessus le marché ! Sacrés Belges, va !

 

Photo X – Droits réservés

 

22/09/2016

Au bistro de la toile : l’Humain, mine de pièces détachées.

chimulus bistro copie.jpg

 

- …teng ! Victor, je viens d’en lire une belle.

- Sers-nous un rouge et raconte.

- Ben voilà. Parait que le gens de l’État islamique, ils ont mis au point tout un système de récupération et de vente de viande humaine.

- Pour bouffer ?

- Non, pour greffer.

- Ça s’appelle du trafic d’organe. C’est une des horreurs modernes, que les me (r) dias glissent habituellement, pudiquement sous le tapis. Allez raconte.

- Je te lis : « Afin d’obtenir rapidement de l’argent pour rester à flot, le groupe terroriste État islamique a commencé à démembrer ses assaillants morts et blessés. Environ 23 organes humains ont été prélevés par l’État islamique sur les corps de ses propres membres morts ou blessés dans la province irakienne de Ninive afin d’être vendus après que les frappes aériennes de l’aviation russe ont porté un coup à la rente pétrolière du groupe terroriste, informe Iraqi News. « Les organes prélevés comprennent les reins, les intestins et plus encore ; les organes ont été transférés sous strict contrôle vers l’hôpital affilié à la périphérie de la ville de Ninive », indique le site.

- Ben, il y a là un souci méritoire de recyclage pourrait-on dire en maniant le second voire le troisième degré. Mais ce trafic ne peut se faire qu’avec tout un réseau de complicités. Parce que la chaîne de la greffe d’organe implique des moyens rapides et précis. Tu ne mets pas un cœur, un foie ou des boyaux en conserve pour les réutiliser. Il faut donc la complicité de toubibs spécialisés, difficiles à trouver chez ces bourrins de l’État islamique.

- Je te continue : « Les commandants de Daech ont embauché des médecins étrangers pour organiser un grand système de trafic d’organes depuis l’hôpital de la ville irakienne de Mossoul, dans le nord de l’Irak. Cette affaire génère déjà d’énormes profits. La plupart des organes sont ensuite sortis clandestinement de Syrie et d’Irak vers les pays voisins comme l’Arabie saoudite ou la Turquie, où les groupes criminels les vendent à des malfaiteurs à travers le monde, informe l’Agence assyrienne internationale d’information. Celle-ci affirme que l’organisation terroriste a même mis en place une division de contrebande d’organes spécialisée uniquement dans la vente des cœurs, des foies et des reins humains sur le marché noir international. »

- Ce n’est pas réservé à ces sinistres connards. Il y a de ces trafics partout dans le monde. Aux Etats-Unis, en Israël, en Ukraine, en Chine, etc. Sans oublier le champion en la matière, le Kosovo, ce pays voyou fabrique par l’Otan, où c’est devenu une industrie nationale prospère.

- Les bouchers de l’État islamique ont inventé une justification « divine » à cette pratique. Une fatwa - dans l’islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur un domaine particulier - datée du 31 janvier 2015 et édictée par Daech indique qu’il est admis de prélever des organes "sur le corps d’un apostat" pour sauver la vie d’un musulman. Cet édit, selon la traduction qui en a été faite par les services fédéraux américains, indique même qu’il n’est pas interdit de retirer des tissus ou des organes sur un captif, même si l’opération conduit à sa mort.

 

- C’est beau le progrès tout de même Loulle… Avec le pognon, les riches peuvent acheter les organes des pauvres, dans le meilleur des cas. Mais les pourris mafieux ou dépendants d’un pseudo-état font mieux : ils prélèvent les organes sur des prisonniers qu’ils massacrent en fonction des commandes. L'être humain réduit au rôle de pièces détachées… Monde de chien. Tè ! J'en ai le racabomi.

 

- Allez, bois un coup Victor, ça te remettra.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201609211027865001-daech-organe-trafic/

http://www.lemag.ma/Daech-aux-commandes-d-une-mafia-internationale-de-trafic-d-organes-humains_a87529.html

http://www.europe1.fr/international/une-fatwa-de-daech-autorise-le-prelevement-dorganes-2641185

https://blogs.mediapart.fr/jean63/blog/010814/tout-sur-le-trafic-dorganes/commentaires

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orien...

 

Illustration: merci à Chimulus

15/09/2016

Monsanto Bayer = fusion de l’Agent Orange et du ZyklonB

bayer monsanto nazi et tueur.jpg

 

Monsanto, on connaît. C’est le prototype de la multinationale nuisible. Celle qui a inventé « l’agent orange », un produit tueur dérivé de l’herbicide 2,4,5-T, utilisé massivement par l’aviation étasunienne pour défolier les forêts du Vietnam où évoluaient les Viêt-congs. Résultats encore réels 50 ans après avec des palanquées de cancers et de malformations de naissance, mais aussi – retour du boomerang – des séquelles nombreuses chez beaucoup d’anciens combattants US. Monsanto est depuis des décennies responsable de scandales sanitaires à répétition ayant provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes : agent orange mais aussi PCB, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides Lasso et Roundup, etc...

Bayer, c’est un géant européen de la chimie. Il est bien connu pour l’aspirine ! Mais ce qui est moins connu, c’est que, avec d’autres piliers de la chimie allemande comme BASF, il est l’héritier du conglomérat IG Farben, fournisseur du Zyklon B, le gaz génécideur utilisé dans les camps de la mort nazis. Actuellement, ses pesticides néonicotinoïdes, vendus sous les marques Gaucho ou Proteus, alarment apiculteurs et chercheurs, car ils tuent les abeilles mais aussi moult autres bestioles, et leur impact sur notre santé inquiète. Bayer, c’est aussi un médicament anticholestérol à base de statines, retiré brutalement du marché en 2001 car il s’est en effet avéré toxique dans certains cas et a provoqué la mort de 52 patients (http://gestionsante.free.fr/cerivastatine.htm).

Bayer Monsanto, c’est vraiment « l’union des affreux » ! L’un empoisonne le monde, crée de nouvelles maladies, et l’autre propose à des prix exorbitants les médicaments pour les soigner ! La combine doit être très juteuse puisque Bayer – pourtant très endetté - a trouvé auprès de ses complices banksters près de 60 milliards d’euros pour se taper Monsanto. Dépenser 60 milliards alors que le chiffre d’affaires cumulé des deux entreprises n’est « que » de 23 milliards par an semble une affaire hasardeuse. Eh ! Oh ! Les banquiers, ils aiment ça : créer un marché (les maladies) et proposer le remède ! Humm ! Y’a bon les thunes.

Mais la branche médicaments n’est pas la principale en jeu. Il s’agit aussi et surtout de mettre la main sur toute l’agriculture mondiale. Ceci en contrôlant un max de brevets. Ainsi, le nouveau monstre sera en mesure de vendre aux agriculteurs un paquet global : semences (si possibles OGM), engrais, pesticides chimiques, mais aussi équipements, « conseils », services climatiques et… assurances associés. Il ne reste plus au paysan qu’à trimer et casquer. Il sera sous l’emprise totale d’une seule entreprise maquerelle…

Autre danger, le poids que de telles fusions donne à ces multinationales dont la seule morale est le fric, le fric, le fric. Elles peuvent faire pression sur les députés, sur les gouvernements, sur les institutions internationales pour faire passer des réglementations obligeant les agriculteurs à utiliser leurs produits. À l’inverse, elles peuvent faire supprimer par les mêmes pressions toutes velléités de faire voter des lois ou règlements tendant à entraver voire seulement réglementer leurs bizness. Ces sombres réalités menacent l’ensemble des citoyens car elles risquent de mettre à mal notre souveraineté politique et notre indépendance alimentaire. Tout le système mondial risque de se retrouver confronté à trois énormes conglomérats en mesure d’imposer des politiques agricoles basées sur les semences OGM et les pesticides associés.

Cette volonté de main mise se camoufle derrière de belles paroles « altruistes » comme « La terre va devoir nourrir dans quelques années 10 milliards d’humains. Nous apportons la solution. » Ils pourrissent la terre, ils empoisonnent les humains, ils poussent les paysans au suicide, ils tiennent les gouvernements par la corruption et en plus il faudrait leur dire merci !

Va fa’n culo !

 

Phot X - Droits réservés

 

 

 

13/09/2016

Réflexions métaphysiques autour du gigot.

gigot agneau.jpeg

C’est le grand raout du « Hadj » à La Mecque, de l’Aït el Kébir chez nos compatriotes de culture musulmane. Si ça apporte quelques réconforts, quelques espoirs à certains, pourquoi pas. Respectons. Mais pour moi, et pour beaucoup, beaucoup de monde, les religions, toutes les religions ne sont que des névroses collectives pourvoyeuses de carnages. Névroses qui, au lieu de « relier », excluent l’autre, celui qui n’a pas la « foi » en une divinité inventée au gré des cultures et souvent imposée sous les bottes des soudards missionnaires.

Camus, dans « L’homme révolté », dit que la liberté implique d’abord de « tuer dieu ». Au fait, c’est quoi, c’est qui dieu ?

L’idée d’un dieu personnifié, « à l’image de l’homme » - puisque créé par lui pour faire face à l’angoisse de sa finitude qu’implique la conscience chez ce singe sans poils qu’est l’homme – est naïve, puérile. Et toutes les histoires racontées par les religions, qu’elles soient « du livre » ou autres ne sont que des récits mythiques, du niveau des histoires à faire peur que l’on raconte aux enfants.

Parce qu’il s’agit d’un concept anthropomorphiste inventé par l’humain pour tenter d’influencer son destin et lui offrir une consolation dans les moments difficiles de son existence, et particulièrement face à la conscience qu’a pris ce singe de sa mort inéluctable. Comme nous ne pouvons influer sur la nature, nous avons inventé cette idée qu’elle était organisée, gérée par un dieu « bienveillant » ou terrible, qui nous écoute, entend nos « prières », nous guide puis nous juge et éventuellement nous condamne et nous damne.

C’est réconfortant d’avoir ainsi un « livre » - thora, bible, coran, upanishad, etc. – qui donne la réponse, la manière de se comporter face à tous les aléas de l’existence. Le mode d’emploi. Mais ce n’est que de la paresse intellectuelle.

Nous créons cette illusion puérile que si nous le prions beaucoup, ce superman influera sur la nature et satisfera nos désirs.

Infantilisme.

Et si malgré nos prières ça ne le fait pas, comme nous ne comprenons pas qu’un dieu si bienveillant ait pu permettre des saloperies innommables, comme la Shoa par exemple, nous nous mentons encore en disant que cela doit obéir à quelques desseins mystérieux, nous courbons la tête et nous acceptons.

Lâcheté.

Comment peut-on penser que « dieu » (??!!) s’intéresse à nous ? Nous ne sommes que l’une des millions d’espèces qui occupent l’une des planètes d’une étoile secondaire d’une galaxie moyenne qui n’est elle-même qu’une des millions de milliards de galaxies qui existent dans le cosmos ! Comment peut-on avoir l’orgueil stupide de croire qu’un dieu se donnerait la peine, dans cette immensité inimaginable, de s’intéresser à chacun de nous ? Et s’il est à la fois bon et omnipotent comme le prétendent les textes dit « sacrés », comment peut-il permettre le mal ?

Ces deux concepts – bon et omnipotent – sont contradictoires : si « dieu » est bon, il ne peut pas être tout puissant puisqu’il n’arrive pas à éliminer le mal ; et s’il est tout puissant il ne peut être bon puisqu’il permet au mal d’exister. Chaque concept exclut l’autre.

Les textes du « livre » donnent l’image d’un dieu m’as-tu-vu, jaloux, vindicatif, qui inspire la crainte, qui exige une fidélité aveugle, qui exige qu’on l’adore ! Un dieu qui punit, torture, tue et se moque de sa pauvre créature.

Non mais qu’es-ce qu’un dieu capable de demander à Abraham de mentir, de tromper puis de tuer son propre fils, la chair de sa chair juste pour avoir la preuve que le vieux lui sera fidèle ? « Eh ! Abraham, déconne pas, c’était pour rigoler ! Ah ! L’autre, il y a cru. T’es kon ou quoi ? Tiens, égorge plutôt ce mouton et allez faire un gueuleton ». Méchanceté intrinsèque, monumentale cruauté mentale. Et c’est là-dessus que sont fondées les trois religions « du livre », les pires des pires qui soient !!!

Preuve s’il en était besoin de la puérilité de ces religions. Car s’il est omniscient, le « dieu » en question sait parfaitement qu’Abraham lui sera fidèle. Alors pourquoi, s’il est « bon », ce test cruel ?

Donc ce dieu n’est pas bon. Est-il pour autant tout-puissant ? Pourquoi punit-il ses créatures pour des choses dont il est, en fin de compte, l’unique responsable ? Pour jouir de les torturer ? Qu’est-ce que ce dieu odieux ?

Il n’existe pas de dieu « tout puissant ». Einstein lui-même formulait par une parabole ce paradoxe : « Si dieu est tout-puissant, il peut créer une pierre qui soit si lourde que lui-même ne peut la soulever. Mais alors s’il ne peut soulever cette pierre, il n’est pas tout-puissant ! Et s’il réussit à la soulever, il n’est pas non plus tout-puissant… puisqu’il n’a pas pu créer une pierre qu’il ne réussisse pas à soulever ! »

Tout est dit. Dieu est une invention de l’homme en quête de réconfort et une tentative d’explication pour ce qu’il ne comprend pas.

Il est impossible de prouver l’existence de dieu… comme il est impossible de prouver sa non-existence. Match nul. 1 à 1, la balle au centre !

Le reste est du domaine non de l’intelligence et de la raison mais de la foi. Écoutons à ce sujet le grand François Cavanna : « On a la religion ramassée au hasard de sa naissance. Pis : on a la religion imprimée par la botte à clou du soudard. Le besoin de croire, c’est-à-dire de ne pas penser, est tellement impérieux qu’on est prêt à croire n’importe quoi, pourvu qu’on croie. Ne pas penser, surtout ne pas penser ! De la pensée naît l’inquiétude, et l’inquiétude n’est pas confortable. »

Il dit encore : « La crédulité s’engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne »

Bien d’accord avec toi François ! Allez, trinquons à la vie ! Hic et nunc…

Zou ! Je vais préparer le gigot de mouton à l’ail !

 

VictorAyoli

 

11/09/2016

11 septembre : les U.S.A. instaurent le fascisme au Chili.

pinochet kissinger.jpg

 

Le 11 septembre 1973 au matin, les trois armées factieuses attaquent la « Moneda, siège du gouvernement chilien régulièrement sortie des urnes. Salvator Allende, le président élu, se suicide (ou est « suicidé ») dans son palais. Ses dernières paroles radiodiffusées furent : « Continuez et sachez que s’ouvriront bientôt les grandes avenues où l’homme digne s’avancera pour construire une société meilleure.

Les grands profiteurs et exploiteurs du pays, alliés à l’armée et à la police fomentèrent un coup d’état militaire sous la direction d’Augusto Pinochet, une caricature de troufion borné au nom d’opérette. S’ensuivirent la dissolution du Congrès national, des conseils municipaux, des syndicats et des partis politiques. La liberté de la presse fut abolie, le couvre-feu instauré.

Dès lors la barbarie de la soldatesque donna toute sa mesure sanglante : des dizaines de milliers de militants parqués dans le Stadio nacional, les doigts du chanteur Victor Jara sectionnés à la hache (« Et maintenant, joue de ta guitare ! »), les rumeurs de tortures et d’assassinats en masse, l’agonie de Pablo Neruda dans sa maison pillée...

Le Chili s’enfonça dans une nuit sanglante de 17 ans…

Derrière ce désastre, derrière cet attentat terroriste contre la démocratie, un pays : les Etats-Unis d’Amérique et un assassin qui sera couronné du prix Nobel de la paix : Henri Kissinger…

Et à présent, une autre clique sévit tente de mettre en place des dérivées de l'opération Condor. Elle est à l’œuvre au Brésil au Venezuela, en Bolivie et partout dans cette Amérique latine qui à eu le culot, le courage de défier les maîtres de « l'Empire » et de libérer les peuples opprimés du joug des multinationales yankees qui les pillaient et espèrent bien recommencer. C'est le coup d’État contre Dilma Roussef au Brésil, contre Maduro au Vénezuela, contre Evo Morales en Bolivie, après la ruine organisée de l'Argentine par les bankters étasuniens.

 

Alors les tours du World Trade Center… Va fan culo !

 

twintower baudin.jpg

Création originale Giacobazzi

 

God blesse America

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Sitting Bull le guerrier, et toi Geronimo,

Et les millions d’Indiens chassés comme animaux,

Massacrés par le plomb, par la croix, par la gnole,

Par les loques données chargées de variole.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de la nation des voleurs de vos terres …

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Esclaves noirs trimant dans les champs de coton,

Achetés, exploités et payés au bâton,

Humiliés, niés, traités pire que bêtes

Par des culs bénis blancs crispés sur leur gâchette.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil de tous ces Wasps qui ont forgés vos fers…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Salvador Allende, du fond de ton tombeau,

Et vous, Chiliens, assassinés par les Rambo

Lâchés sur vos richesses comme des chiens féroces

Pour que vos exploiteurs puissent rouler carrosse.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil des spadassins de Henri Kissinger…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans communistes nés en Indonésie.

Vous étiez un million accusés d’hérésie,

Massacrés pour avoir soutenus Sokarno

Alors que les yankees préféraient Suharto.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque s’écroule en feu le World Trade Center,

Orgueil du dollar roi qui nourrit les gangsters…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Héroïques soldats paysans du Viet-Nam.

Vous avez écrasé l’armée de l’Oncle Sam,

Vous avez triomphé de cette soldatesque

De violeurs, de tueurs et de pasteurs grotesques.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Vains remparts de la vanité anglo-saxonne…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Enfants crevants de faim des faubourgs irakiens,

Disputant la pitance aux vautours et aux chiens,

Depuis que la « croisade » menée par l’Oncle Sam

Massacre les civils pire qu’au temps de Saddam.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui vous envoie missiles et bombes félonnes…

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Paysans, ouvriers, écoliers yougoslaves,

Que les bombes yankees écrasaient dans les caves,

La défense du “ Droit ” fut un bon alibi :

L’ordre americana règne sur la Serbie.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque tombent enfin les murs du Pentagone,

Qui ne supporte pas de pensées autochtones.

 

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Civils vitrifiés par la Bombe yankee

Rayant Hiroshima comme Nagasaki

Non pas, comme il fut dit, pour terminer la guerre

Mais pour tester sur vous les horreurs nucléaires.

Pourquoi donc riez-vous ?

Et applaudissez-vous ?

Lorsque les feux du ciel par des mains fanatiques

En un bouquet de mort tombent sur l’Amérique.

 

Relève-toi ! Debout, peuple des Zuhessa !

Libère-toi des fers, des chaînes de forçats

Dans lesquels te maintient l’ultra capitalisme

Par sa télé débile et son consumérisme.

Renverse le pouvoir aveugle du dollar

Et celui des banquiers et boursiers vicelards.

Rafale les “ chairmen ” des multinationales

Qui ravagent le monde par leurs actions bestiales.

Demande-toi enfin, réflexion citoyenne,

Pourquoi donc ton pays suscite tant de haine !

Redevient cet ami qui nous a fait rêvé,

Qui a laissé sa vie pour venir nous sauver.

Tu viens du monde entier, partout tu as des frères.

Valent-ils moins que toi ? Arrache tes œillères

Afin que la statue prénommée Liberté

Ne tourne plus le dos à la Fraternité.

 

VictorAyoli

 

Photo X - Droits réservés

 

08/09/2016

Politiques. NON ils ne sont pas tous pourris!

Laurent Grandguillaume.jpg

 

Respect à Laurent Grandguillaume, jeune élu socialiste de 38 ans, conseiller municipal de Dijon et député PS de Côte d’Or. Cet homme rend quelques raisons de respect aux élus de la République. En effet, il vient d’annoncer que, pour mettre en cohérence ses convictions et son action (il s’est toujours prononcé contre le cumul des mandats), il annonce qu’il renonce à se représenter devant les électeurs aux prochaines élections législatives. Pour lui, l’engagement politique doit être un engagement au service de l’intérêt général et en aucune manière un métier. À rapprocher des manœuvres de certains élus de droite comme de gauche pour repousser aux calendes grecques le non-cumul des mandats (http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pendant-le-b...).

 

 

Écoutons-le :

Du non-cumul des mandats dans le temps à de nouvelles actions citoyennes, pourquoi j’ai pris la décision de m’engager autrement !

5 septembre 2016

Après mûre réflexion et après dix années de mandats électifs sans interruption (locaux et nationaux), j’ai décidé de ne pas me représenter aux élections législatives de juin 2017. Les désignations du parti socialiste pour ces élections étant prévues en fin d’année 2016, j’ai décidé d’annoncer ma décision dès maintenant pour garantir les meilleures conditions possible pour le renouvellement.

Je crois qu’il est grand temps de changer l’engagement politique par la preuve. Il doit en effet être conçu comme un engagement au service de l’intérêt général et non plus comme un métier. Faut-il attendre le changement des règles ou s’imposer les règles du changement ?

Je considère qu’il faut à la fois limiter le cumul des mandats en nombre et dans le temps car on ne peut pas être partout et bien faire plusieurs choses à la fois. C’est pourquoi je m’applique cette exigence à moi-même, comme je m’étais appliqué le non-cumul avec un exécutif local dès le lendemain de mon élection en tant que député en 2012, bien avant le vote de la loi qui s’appliquera à tous en 2017. On ne peut pas regretter de voir les mêmes têtes depuis des décennies et en même temps reproduire des schémas identiques, même quand on est plus jeune. L’ordre des choses installe une forme de glaciation qui empêche le renouvellement des idées, l’audace et la prise de risque. Il faudrait être candidat à tout, partout et tout le temps pour exister. C’est cela aussi le moteur de la défiance. En écrivant cette lettre, j’imagine déjà les quelques critiques sourdes de ceux qui, représentants d’un système dépassé, tenteront de décrédibiliser cette démarche. Comme le disait si bien Léon Blum "On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire : « Bah ! C’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n’y changerons rien », à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité, de solidarité qui vit en nous".

Bien d’autres jeunes responsables politiques locaux pourront continuer le travail dans la 1ère circonscription de la Côte d’Or, seule circonscription de notre département où la gauche a progressé lors des derniers scrutins. Elle est devenue en effet majoritaire aux dernières élections départementales avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’élu(e) s socialistes de terrain (6 conseillers départementaux sur 10 sont issus de la gauche contre 2 sur 5 en 2012). Si les conditions de l’unité sont réunies, la gauche aura de grandes chances de la conserver. Mais l’unité ne se décrète pas, elle se construit dans la confiance.

Élu député en juin 2012, j’ai exercé mon mandat parlementaire avec rigueur pour faire face aux défis qui étaient devant nous : le redressement de nos finances publiques pour garantir notre souveraineté nationale et notre indépendance face aux marchés financiers, le combat contre ce fléau social et humain qu’est le chômage, le soutien à nos artisans - commerçants - - TPE - PME et ETI pour leur redonner des marges de manœuvre nécessaires pour créer des richesses, la transition écologique et énergétique,… Le bilan du quinquennat comporte bien entendu, comme tout bilan, des ombres et des lumières. Il appartiendra aux citoyens d’en juger par eux-mêmes dans les débats à venir.

J’ai mené des missions difficiles, et passionnantes, qui m’ont été confiées par les Premiers Ministres Jean Marc Ayrault et Manuel Valls, et le président de la République, François Hollande : le conflit des autoentrepreneurs et des artisans, le conflit des taxis et des VTC, la mission de simplification pour les entreprises. J’ai porté une loi avec le monde associatif, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour expérimenter dans 10 territoires une utopie réaliste de lutte contre le chômage de longue durée. J’ai été rapporteur thématique des lois Hamon et Macron, rapporteur budgétaire sur l’asile, l’intégration et l’immigration, rapporteur de la mission d’évaluation de Bpi France. J’ai fait adopter plusieurs amendements visant à encadrer les retraites chapeaux, les Golden Hello, à protéger la résidence principale des entrepreneurs individuels, à faciliter les changements de compte bancaire pour les consommateurs ou encore à renforcer les dispositifs de lutte contre le surendettement des familles. J’ai tenté aussi d’apporter des idées nouvelles à travers deux livres, conçus comme des contributions pour tenter de bousculer l’ordre des choses.

Bien sûr, j’ai aussi des regrets : ne va pas avoir réussi à convaincre ma propre famille politique qu’il ne fallait pas supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires mais qu’il fallait juste l’encadrer pour éviter un coût trop important pour les finances publiques ; je regrette les fortes tensions, la violence et les fracturations sur la loi travail alors que notre pays a tant besoin de réformer son droit et son modèle social pour prendre en compte les mutations du travail ; je regrette les polémiques inutiles et le manque d’unité nationale dans le combat contre le terrorisme qui est une des plus grandes épreuves de l’histoire récente de notre Nation. Il serait sain pour la classe politique qu’elle soit parfois capable de compromis et de respect dans la diversité.

J’entends mener mon travail jusqu’au bout du mandat. Aussi, je consacrerai mon énergie à terminer ce que j’ai commencé : la simplification pour les entreprises, le travail avec tous les acteurs pour une sortie durable du conflit des taxis et des VTC, et je veillerai à l’application de la loi d’expérimentation territoriale visant à résorber le chômage longue durée. Je suivrai en parallèle une formation dans le cadre de mon retour à la vie professionnelle à l’issue du mandat.

J’ai par ailleurs adressé aujourd’hui ma démission de mon mandat de conseiller municipal de Dijon pour permettre à un autre citoyen d’exercer dès maintenant ce mandat, avec tout le temps nécessaire dont il disposera pour répondre à cette fonction exigeante. Je continuerai à suivre en tant que citoyen le développement de notre belle ville de Dijon.

Au plan local, au travers de mes anciens mandats de conseiller général de la Côte d’Or, de Vice-Président aux finances de l’agglomération dijonnaise, d’Adjoint au maire délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale, et de Président du groupe socialiste du conseil municipal de Dijon, je suis fier d’avoir travaillé, dans un cadre collectif, à de nombreux projets utiles pour les habitants que ce soit avec la rénovation du quartier de la Fontaine d’Ouche, l’accompagnement de la vie associative, la mise en place des budgets participatifs des commissions de quartier, la création du festival Kultur’Mix, ou encore l’élaboration du plan de financement des deux lignes de tramway.

Face aux enjeux pour notre pays, face aux fanatismes et aux extrémismes, nous avons besoin d’unité nationale, de dépasser certains clivages sans renier notre identité et notre histoire politique. La politique est parfois devenue le théâtre d’affrontements des apparences, elle devrait redevenir l’espace de construction de ce qui nous est commun.

On ne gagne que les combats que l’on mène. Aussi je continuerai à mener d’autres combats pour mettre l’humain au cœur des choix, que ce soit dans ma vie professionnelle, que je vais retrouver avec grand plaisir, et dans le monde associatif qui est au cœur de la vie de la cité. L’essentiel c’est la République laïque et sociale par l’action.

Citoyennes, citoyens, la démocratie nous appartient. La démocratie est représentative, participative et sociale. Il est essentiel de renouveler le débat d’idées et les responsables politiques. Dans cette perspective, il n’y a pas qu’un seul chemin possible. Ici, et demain, je suis persuadé que nous aurons de nouveaux combats à mener ensemble. Je ne manquerai pas de continuer à m’exprimer en homme libre.

 

http://www.grandguillaume.net/2016/09/du-non-cumul-des-mandats-dans-le-temps-a-de-nouvelles-actions-citoyennes-pourquoi-j-ai-pris-la-decision-de-m-engager-autrement.html

 Livre de Laurent Grandguillaume : La gauche a perdu sa boussole, offrons-lui un GPS !, éditions du Moment, avril 2016

Photo X - Droits réservés

05/09/2016

Au bistro de la toile : les immigrés chinois manifestent… sans rien casser !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Eh ! T’as vu ça Victor : plus de dix mille émigrés défilent dans Paris, et pas une voiture, pas une poubelle brûlées, pas une vitrine cassée, pas un commerce vandalisé ! Non mais, dans quel monde vit-on ? Décidément tout fout le camp… Les traditions se perdent.

- Oui mais tu devrais préciser ton propos Loulle et dire qu’il s’agissait d’émigrés asiatiques, essentiellement Chinois. Ils étaient tous vêtus d’un ticheurte blanc frappé du slogan « Sécurité pour tous », brandissaient des milliers de petits drapeaux français et réclamaient simplement de vivre en sécurité. Cette manif pacifique faisait suite au meurtre le mois dernier, à Aubervilliers, d’un couturier chinois de 49 ans, Zang Chaolin, par trois racailles venues de ces « territoires perdus de la République ».

- C’est vrai qu’on ne les entend guère les Asiatiques. Ils ne font que très rarement la Une pour des faits divers sanglants, n’encombrent pas les prisons, ne veulent rien imposer de leurs traditions, religions ou manière de vivre, marnent sérieusement, profitent de l’école de la République et s’intègrent parfaitement. C’est original comme comportement ça !

- Aubervilliers est une commune où vivent essentiellement des personnes « issues de l’immigration ». Maghrébins, africains, asiatiques. Parmi eux, 10 000 personnes d’origine chinoise, cette ville étant devenue la première plateforme d’importation de textile chinois d’Europe. Ces Chinois, industrieux, discrets, ayant soi-disant beaucoup d’argent liquide sur eux, font fantasmer toutes les racailles de la ville qui s’organisent en groupes pour attaquer ces proies faciles. Les plaintes pour vol et agressions ont triplé en un an. Ceci malgré le fait que les victimes ne portent que rarement plainte. Ce qui donne une idée de cette razzia raciste anti-chinoise.

- À ce sujet, on n’a pas vu, dans la manif de ce dimanche, ni le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), ni la LICRA (ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), ni SOS Racisme…

- SOS Racisme, dont Pierre Desproges disait : « J’adhérerai à SOS Racisme lorsqu’ils mettront un « S » à racisme…

- On n’a pas vu non plus tous ces « Abou » nazislamistes prompts à s’enflammer pour la défense d’autres immigrés. Il est vrai que les Chinois n’ont pas le temps de prier cinq fois par jour : ils travaillent ou étudient, eux !

- Eh, Loulle, ne fait pas de mauvais esprit ! Les agresseurs de Monsieur Zang Chaolin étaient peut-être des protestants radicalisés, des cathos traditionalistes, voire des mormons. Il y a une telle omerta dans la presse concernant l’identité des suspects arrêtés qu’on peut tout envisager…

- Ben voyons !

- Le laxisme des autorités dans ces heurts intercommunautaires est grave Loulle. Il est dicté par de basses considérations électorales. Pour avoir la paix sociale et capitaliser les voix des banlieues, certains élus des deux bords se vautrent dans la compromission, ferment les yeux sur bien des trafics, sur des radicalisations dangereuses et restent sourds aux plaintes de cette communauté chinoise qui ne menace personne, travaille et ne demande qu’à s’intégrer. Ils sont confortés dans leur attitude par le déni des pouvoirs publics et des médias complices. Il n’est pas confortable pour ces idiots utiles de l’islamisme d’accepter le fait dérangeant que « l’immigré des quartiers toujours victime des autres, des inégalités sociales », passe soudain au rang d’agresseur contre d’autres immigrés, engageant un questionnement moral qui remet un peu les choses à leurs places. La réputation des Chinois d’être une population qui réussit, qui trouve dans la discrétion sa place et s’intègre de mieux en mieux, peut être perçue comme un danger aux yeux d’autres groupes d’immigrés très revendicatifs, nourrissant un sentiment de victimisation vis-à-vis d’une France terre d’accueil, accusée régulièrement à tort de racisme pour expliquer des difficultés d’intégration. Le danger, c’est que la communauté chinoise, se sentant abandonnée par l’État censé les défendre, se constitue en ligues d’auto défense. Ce qui donnerait des affrontements graves entre communautés, comme c’est le cas en Angleterre, pays champion du communautarisme.

- Exact. On voit déjà ça à Calais d’ailleurs… Mais il y a une leçon positive à tirer de cette manif et des faits qui l’ont provoquée : la réussite des immigrés chinois. Ce qui veut dire que tout immigré peut réussir, à condition de ne pas s’enfermer dans un repli communautaire.

- Allez, à la nôtre et… Tchine, Tchine !

 

Illustration: merci à Chimulus

02/09/2016

Pendant le bronze-cul estival, les cumulards s'agitent !

senat-camenbert.jpg

 

C’est souvent l’été - pendant que les Bonkons se bronzent la couenne en bikini ou se trempent la viande en burkini - que les caïds de l’embrouille qui pullulent parmi les Zélus font leurs sales coups.

Ainsi, le 8 d’août, soixante et dix-neuf sénateurs LR (UMP) ont déposé subrepticement, en se planquant, presque honteux, comme s’ils avaient pété dans la sacristie, une « proposition de loi organique » (enregistré à la Présidence du Sénat le 8 août 2016 sous le n° 818 ) visant à repousser aux calendes grecques l’application de la loi contre le cumul des mandats. 99 des 199 députés LR ont fait de même à l’Assemblée nationale.

Venant des amis de Sarko, on peut s’attendre à tout, mais le même jour et même avant eux, onze sénateurs PS avaient déposé une « proposition de loi organique » identique (enregistré à la Présidence du Sénat le 8 août 2016 sous le n° 816 ).

Allez, n’ayons pas peur de jouer les balances : vous trouverez leurs noms ici (1) pour les sénatrices et sénateurs Les Républicains (UMP) et là (2) pour leurs collègues Parti Socialiste.

Cette loi sur le non-cumul des mandats (interdisant à un parlementaire d’exercer une fonction exécutive locale), votée en 2013, doit prendre effet en juin 2017 pour les députés, en septembre 2017 pour les sénateurs. Ce qu’une loi fait, une autre peut le défaire, et on peut compter sur la droite, si elle revient – hélas – au pouvoir, pour abroger celle-ci, qui plaît tant aux Français et que rejettent avec tant de vigueur les « Zélus ».

Les uns comme les autres agitent le même prétexte : il s’agit de retarder, de trois ou quatre ans, l’entrée en vigueur de la loi anti-cumul, pour l’appliquer une fois terminés les mandats actuels des maires (en 2020) et des présidents de conseils généraux ou régionaux (en 2021). Tout ceci, évidemment, pour ne pas troubler le jugement des électeurs. Ben voyons !

D’un bord comme de l’autre, c’est l’entente cordiale. À défaut de lutte des classes, c’est la lutte des places !

Aucune chance de voir cette proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale avant la fin de la législature, mais au Sénat, c’est différent puisque la droite y est majoritaire. Adoptée par le Sénat, elle pourrait donc l’être aussi par l’Assemblée nationale dans le mois suivant sa mise en place. Ce qui risque d’arriver si la droite revient au pouvoir. Dès lors les cumulards auraient gagné.

Le Parti Socialiste, comme son frère ennemi (encore que ? !) Les Républicains, c’est deux tiers de membres déjà élus et un tiers qui aspire à l’être ! Hors de ces deux grosses machines, point de salut pour qui veut faire de la politique un métier, alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. On comprend dès lors les coups de frein violents et récurrents des caciques du parti qui ne veulent en aucune manière lâcher le fromage dont ils se gavent. Le PS, comme le PC regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et ils ne veulent pas le lâcher le morceau ! La droite, protectrice de toutes les magouilles, est évidemment sur la même ligne.

De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de konnerie. Révoltant d’inefficacité.

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme !

Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature.

Au premier mandat, un maire, un conseiller général ou régional, un député voire un président de la République, ont un enthousiasme, un élan, des idées à faire passer, une équipe soudée et volontariste autour de lui. Il a le temps et peut s’exprimer dans les faits.

Au second mandat, les choses changent. Un bon ami, élu d’une ville moyenne, m’a avoué : « le travail principal d’un élu en place, c’est de se faire réélire ! » Il y donne l’essentiel de son temps et de sa force. Et il a des comptes à rendre à ceux qui l’ont aidé dans sa conquête du pouvoir. « - Qui t’a fait duc ? - Qui t’a fait roi ? ».

Quant au troisième mandat et plus si affinités, il est toujours et uniquement sous le signe de la routine et des compromissions innombrables à gérer.

Que peut encore apporter un élu qui est en place depuis des décennies ? Rien, sinon stériliser le terrain sur lequel il sévit, décourager les volontés, neutraliser tout dynamisme, ficelé qu’il est dans le clientélisme.

Un seul mandat et une seule mandature. Voilà ce qu’il faut. Les politicards professionnels, basta !

(1) : MM. Philippe MOUILLER, François BONHOMME, Mme Agnès CANAYER, MM. Mathieu DARNAUD, Jean-Baptiste LEMOYNE, Didier MANDELLI, Cédric PERRIN, Pascal ALLIZARD, Gérard BAILLY, Mme Annick BILLON, MM. François CALVET, Christian CAMBON, Michel CANEVET, Jean-Pierre CANTEGRIT, Jean-Noël CARDOUX, Mme Caroline CAYEUX, MM. Gérard CÉSAR, Daniel CHASSEING, Alain CHATILLON, François COMMEINHES, Philippe DALLIER, René DANESI, Mmes Catherine DEROCHE, Jacky DEROMEDI, Marie-Hélène DES ESGAULX, Chantal DESEYNE, Catherine DI FOLCO, Nicole DURANTON, M. Louis DUVERNOIS, Mme Dominique ESTROSI SASSONE, MM. Michel FORISSIER, Jean-Paul FOURNIER, Christophe-André FRASSA, Mme Françoise GATEL, MM. Jacques GENEST, Bruno GILLES, Mme Colette GIUDICELLI, M. Daniel GREMILLET, Mme Pascale GRUNY, MM. Charles GUENÉ, Loïc HERVÉ, Michel HOUEL, Jean-François HUSSON, Mmes Corinne IMBERT, Sophie JOISSAINS, M. Claude KERN, Mme Élisabeth LAMURE, MM. Daniel LAURENT, Antoine LEFÈVRE, Dominique de LEGGE, Jean-François LONGEOT, Gérard LONGUET, Mme Vivette LOPEZ, MM. Alain MARC, Hervé MAUREY, Jean-François MAYET, Pierre MÉDEVIELLE, Mmes Marie MERCIER, Brigitte MICOULEAU, M. Alain MILON, Mme Patricia MORHET-RICHAUD, MM. Jean-Marie MORISSET, Christian NAMY, Louis-Jean de NICOLAY, Philippe PAUL, Xavier PINTAT, Louis PINTON, Rémy POINTEREAU, Mme Sophie PRIMAS, MM. Henri de RAINCOURT, Bruno RETAILLEAU, Charles REVET, René-Paul SAVARY, Michel SAVIN, Bruno SIDO, André TRILLARD, Mme Catherine TROENDLÉ, MM. Michel VASPART, Jean Pierre VOGEL et Jean-Léonce DUPONT.

(2) MM. Jacques MÉZARD, Guillaume ARNELL, Luc CARVOUNAS, Joseph CASTELLI, Yvon COLLIN, Philippe ESNOL, François FORTASSIN, Mmes Samia GHALI, Françoise LABORDE, MM. Jean-Claude REQUIER et Raymond VALL.

 

 

Illustration X - Droits réservés

01/09/2016

Au Brésil, le triomphe des vautours.

vautours en bande.jpg

 

Les lampions des Jeux Olympiques sont éteints, les factures restent. Et les politicards les plus corrompus du Brésil viennent de finaliser leur coup d'état avec la destitution de Dilma Rousseff, la présidente régulièrement élues. En arrière-plan, les manœuvres de la CIA.Comme au Vénézuela et ailleurs Amérique du Sud.

Dilma Rousseff, et avant elle son mentor Lula, ont réussi un pari fabuleux : transformer radicalement le pays, en faire une puissance émergente, imposer des règles de fonctionnement démocratique et établir une sorte de "new-deal" interne, qui a permis à 60 millions de Brésiliens de passer, en deux mandats, du statut de pauvres à celui de personnes à revenu acceptable. Tout le monde y a gagné : les Brésiliens, dont le niveau de vie s’est nettement amélioré, les entreprises, qui ont vu leur marché s’élargir, et le Brésil, qui changé de statut.

Mais la bourgeoisie a mal digéré cette situation. Elle est « offusquée » du fait que des anciens crève-la-faim atteignent des niveaux de vie décents. Elle ne se satisfait pas de sa condition de classe dominante. Elle exige des conditions qui lui permettent d’exploiter sans entrave la force de travail dont elle dispose : les plus pauvres, les sans-terres. Et les classes moyennes sont exaspérées non pas parce que leur niveau de vie se dégrade mais parce qu’elles voient les plus démunis gagner un peu plus de droits ! Cette pseudo-élite ne reconnaît le principe de majorité que lorsqu’il répond à ses intérêts…

La droite arbore sans complexe des idées carrément fachos : le retour à des valeurs autoritaires, le droit au port d’armes pour tous, l’abaissement de la majorité pénale, le refus de politiques d’« assistance » (allocations familiales, quotas de discrimination positive dans les universités) à destination des plus pauvres, des plus déshérités comme les noirs, les Indiens, les Haïtiens immigrés, mais encore les homosexuels. Il s’est ainsi constitué un front de conspirateurs qui réunit des juges, des procureurs, des agents de la police, des associations du patronat, des partis politiques, des "think tanks" conservateurs, tous appuyés par une grande presse oligarchique. Ces « golpistes » sont abreuvés de fric par le patronat et sont soutenus par quelques juges plus que douteux, par l’ensemble de la presse brésilienne et bénéficient de la « compréhension » de la presse internationale aux ordres des multinationales et des marchands d’armes. Avec, n’en doutons pas, quelques coups tordus de la CIA dont Michel Temer fut un collaborateur. 

Le personnage qui s’efforce de donner une teinture démocratique au « golpe », le ci-devant Michel Temer, vice-président de Dilma Rousseff, est lui aussi mouillé jusqu’au cou dans les scandales de corruption, notamment avec le géant pétrolier Petrobras, au centre de toutes les magouilles, tout comme 60 % des sénateurs qui ont destitué la présidente.

Voilà la clique qui a réussi à foutre en l’air Dilma Rousseff. Son objectif est de s’attaquer à la souveraineté populaire, exprimée par le vote et de la mettre sous la tutelle de la magistrature dont les membres, non élus et protégés de tout contrôle social, sont engagés dans un programme de changements rétrogrades qui ne sont pas exprimés. Contre la gauche – qu’ils vomissent – tout leur est bon, y compris un putsch militaire. Ils n’en ont pas eu besoin pour l’instant. Mais le peuple brésilien, sorti brutalement de l’opium des J.O., commence à bouger. La rue populaire se réveille et si Temer ne parvient pas rapidement à des résultats probants sur le plan économique, si le chômage continue de progresser, si les inégalités se creusent, les Brésiliens ne resteront pas les bras croisés. D’autant plus que son programme est à l’opposé de celui de la présidente destituée : tout pour les patrons et les possédants et destruction de tous les programmes sociaux mis en place par Lula et poursuivi par Rousseff.

Les Jeux Olympiques, après la Coupe du monde de foot, ont détourné l’argent vers des installations somptuaires et inutiles. 10 milliards pour la Coupe du monde, plus 12 milliards pour les Jeux Olympiques. Des montagnes de fric gaspillées au détriment des écoles, des transports, des programmes sociaux. Chaque siège d’un de ces stades inutiles coûte le prix d’une maison dans une favella… Avec pour résultat, à l’abri des grands stades, la prostitution enfantine et la drogue. Et le tourisme sexuel « boosté » par les J.O.

À San Paolo, le peuple descend dans la rue. Les « golpistes » ne sont pas encore sortis de l’auberge.

 

Photo X - Droits réservés

 

30/08/2016

TAFTA : pour tuer la bête, il faut aussi écraser son avatar, le CETA.

tafta manif.jpg

Mort le TAFTA ? Meffi, il bouge encore et risque de revenir après une hibernation le temps de laisser passer les élections en France et en Allemagne.

Mort ? Peut-être, mais il risque d’exister sous son avatar canadien, le trop oublié CETA (Comprehensive Economic Trade Agreement).

En tout cas, il a pris du plomb dans l’aile, l’exécrable Tafta. En effet, le gouvernement français va demander en septembre à la Commission européenne d’arrêter les négociations, dixit le ci-devant Matthias Fekl, secrétaire d’État au Commerce extérieur. Le projet d’accord est rejeté par un nombre croissant de Français et d’Européens. Fervent partisan de l’accord en 2014, François Hollande s’y est radicalement opposé en 2016. C’est une bonne chose, mais quand on connaît Rantanplan, on peut rester dubitatif…

C’est en Allemagne que l’opposition de la société civile au traité transatlantique est la plus vive dans l’UE. Le vice-chancelier Sigmar Gabriel s’est carrément déclaré favorable, comme son collège français, à l’arrêt des négociations. Pourtant la chancelière allemande Merkel ne cesse pas de se montrer favorable à la signature du traité qu’elle estimait, en juillet, « absolument juste et important et dans l’intérêt absolu de l’Europe ». Il est vrai qu’après le Brexit, l’Allemagne devient la tête de pont privilégiée des multinationales yankees, et donc de la politique européenne des USA.

Il bouge encore même si, après 14 « rounds » de négociations opaques (disons plutôt d’expression unilatérale des volontés étasuniennes), l’Union européenne et les États-unis n’ont pas trouvé le moindre accord sur aucun 27 chapitres du projet de traité ! Pourtant un quinzième « round » doit s’ouvrir début octobre aux États-Unis… Quant à la Commission européenne, elle est favorable à ces accords, prête comme toujours à se coucher devant les diktats des multinationales qui sont les instigatrices réelles et les seules bénéficiaires potentielles de ce traité.

Hypocrisie des institutions européennes : en juin, juste avant le 14e round de négociations qui avait lieu à Bruxelles, les États membres ont renouvelé à l’unanimité le mandat de la Commission. Forte de ce mandat accepté à l’unanimité, le porte-parole de la C.E., le ci-devant Schinas martèle : « Nous avons un mandat de négociation qui a été accepté unanimement. Si les conditions sont remplies, la Commission européenne est prête à boucler l’accord à la fin de l’année ». Avec évidemment le soutien du patronat allemand… « Le TTIP (Tafta) ne doit pas être sacrifié sur l’autel de la campagne électorale qui commence », s’est pour sa part insurgé le chef de la puissante fédération automobile VDA, Matthias Wissmann. D’ailleurs, en coulisses, des diplomates sont convaincus que les négociations devront être suspendues au moins jusqu’à après les élections en France et en Allemagne en 2017. Pour revenir ensuite par la fenêtre…

Rappelons que le Tafta est un projet de partenariat de libre-échange transatlantique, négocié depuis juin 2013 – dans la plus grande opacité – par l’Union européenne et les États-Unis. Son but est de créer la plus grande zone de libre-échange du monde pour un marché de près de 800 millions de consommateurs. Dans la réalité, il s’agit de faire de l’Europe un simple vassal économique des États-Unis…

Ne faisons pas les fines gueules et savourons cette victoire du bon sens. Mais, bien camouflé dans l’ombre du tonitruant TAFTA sévit le CETA pour Comprehensive Economic and Trade Agreement. Négocié entre l’Union Européenne et le Canada comme toujours dans la plus grande opacité en 2009 et signé très discrètement en 2014, ce traité est aussi nuisible que le tant détesté TAFTA. Signé, mais pas ratifié !

Bien qu’il soit censé ne concerner que les échanges commerciaux entre l’U.E. et le Canada, le CETA est en fait le cheval de Troie des États-Unis puisque 81 % des entreprises étasuniennes présentes en Europe ont aussi une filiale au Canada. Par ce biais, les multinationales yankees pourront utiliser ce traité pour attaquer, via leur filiale canadienne, les États européens qui adopteraient des lois pouvant porter préjudice aux intérêts réels ou supposés de ces multinationales ! De plus, tout comme TISA (http://www.agoravox.fr/auteur/victor-71026) ce traité - contrairement à l’OMC (organisation mondiale du commerce), qui utilise des « listes positives » dans lesquelles les États énumèrent clairement les services publics qu’ils souhaitent inclure dans l’accord à l’exclusion de tous les autres – CETA propose la libéralisation de tous les services sauf ceux mentionnés dans des « listes négatives ». Ce qui change tout et entérine les desiderata des multinationales avides de bouffer tous les services publics, y compris la santé, l’éducation, l’environnement, le droit au travail et, pourquoi pas, la police et l’armée. Ainsi, stopper le TAFTA et ratifier le CETA serait une énorme konnerie.

Comme il se disait il y a quelques décennies, « ce n’est qu’un début, le combat continu ! »


Photo X - Droits réservés

 

26/08/2016

Migrants : esclaves en Allemagne !

welcome to germany.jpg

 

Il semble bien qu’ils tombent le masque, les « altruistes » allemands qui étaient montrés en exemple pour leur merveilleux accueil des « migrants ». Les me(r)dias aux ordres du patronat nous ont servi à pleins seaux des articles culpabilisants, fustigeant notre égoïsme, ouvrant largement leurs colonnes aux imbéciles heureux gaucho-bobos bêlants de bien-pensance vis-à-vis de ces « pauvres » réfugiés. Et de nous montrer de généreuses familles allemandes portant des pancartes de bienvenue. Et de porter aux nues Frau Merkel, « l’honneur de l’Europe ». Mouais…

Quelques mois après, les choses ont bien changé. Avec les exactions et les viols du début de l’année, avec les attaques au couteau dans les trains, la belle image d’Épinal de ces flots de réfugiés malheureux, chassés de leurs pays par la guerre, tous éduqués et prêts à apporter leurs compétences à leur pays d’accueil en a pris un sacré coup ! La société allemande est en pleine mutation idéologique. Et pas dans le bon sens ! Les partis d’extrême droite renaissent. Et on sait trop ce que cela signifie.

Les lampions de la commisération sont éteints et restent plus d’un million de migrants désœuvrés, ne parlant pas la langue, logés dans des gymnases ou des structures d’accueil bondées, souvent important leurs rivalités génératrices de rixes, inquiétant voire effrayant les populations autochtones qui déchantent. Alors, le patronat d’outre-Rhin a fait pression sur le gouvernement de Frau Merkel pour tirer les marrons du feu. En recréant une forme éhontée d’esclavage « new-look » : la création de 100 000 emplois qui seront payés au tarif faramineux de… 0,80 EUROS DE L’HEURE !

Les masques tombent et la véritable intention des responsables allemands est enfin révélée : utiliser une main-d’œuvre quasi gratuite, celle de ces « réfugiés » sans qualification mais aussi sans statuts, sans défense et donc taillables et corvéables à merci. Ils viendront s’ajouter aux « mini-jobs » créés par les lois Hartz pour les chômeurs de longue durée qui sont royalement payés à 1,05 euro de l’heure ! L’agence allemande pour l’emploi (BA) estime à 7,4 millions le nombre de "mini-jobs", auxquels s’ajoutent des contrats à temps partiel rémunérés 450 euros par mois maximum, dont plus d’un tiers concerne des salariés obligés pour vivre d’avoir plusieurs emplois. Non mais on cauchemarde ! Il va de soi que ces travailleurs esclaves seront embauchés en premier, exerçant ainsi une pression irrésistible sur les salaires et les conditions de travail. Ceci plus les travailleurs détachés, voilà le secret sordide de la « puissance allemande ».

Le patronat allemand – que l’on porte aux nues chez nous pour son « efficacité » - va ainsi endosser une redoutable responsabilité si des troubles éclatent et si l’extrême-droite retrouve outre-Rhin un redoutable potentiel de nuisance. Il est vrai que les chefs d’entreprise, à l’aune de la financiarisation triomphante, réfléchissent à l’horizon de trois ans au mieux, de six mois au pire. Et que leur principale motivation est le fric. Mais que dire des politiques dont la vocation et l’utilité sont justement de réfléchir à long terme ? Mouais… Leur temps de réflexion et d’action est surtout calculé à l’aune de la prochaine échéance électorale…

 

migrants cologne .jpg

 

Photos X - Droits réservés

 

 

25/08/2016

Grandes voix : Tahar Ben Jelloun sur le burkini.

tahar ben djelloun.jpeg

 

L’an dernier déjà, Tahar Ben Djelloun, écrivain et poète marocain, grande voix de la francophonie, s’exprimait sans ambiguïté sur cette provocation malsaine qu’est le burkini. Il parlait alors de l’arrivée de cette chose sur les plages du Maroc. Écoutons-le :


Burqua plage !

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents.

Cela fait quelques années que nous assistons, l’été, à un phénomène bizarre. Des femmes, accompagnées ou non par leur époux ou leurs enfants, nagent toutes habillées dans la mer ou même dans certaines piscines. Je sais qu’on leur a dit qu’une femme respectable ne se mettait pas en maillot. La question qui me vient à l’esprit est : l’est-elle quand elle sort de la mer, ses habits collant sur sa peau et mettant en valeur les formes qu’elle ne voulait pas montrer ?

Chacun a la liberté de montrer ou de dissimuler son corps, mais quand on va à la plage on n’y va pas en djellaba. Il faut être vicieux et pervers pour penser que couvrir un corps d’une femme c’est le protéger des regards concupiscents. Le ridicule le dispute à la bêtise.

Quand il fait chaud et que l’envie de plonger dans les vagues se fait sentir, il est normal de se déshabiller, de porter un maillot de bain et d’aller se rafraîchir dans la mer. Ce que les hommes n’hésitent pas à faire. Ainsi que de fois n’ai je vu des hommes en maillot de bain prendre du bon temps à la plage pendant que leur épouse, leur mère ou leur sœur souffraient dans la chaleur de l’été, enveloppées dans des vêtements noirs qui les étouffaient en plus. Ce n’est ni hygiénique, ni esthétique, ni moral.

Certains prétendent qu’ils font cela pour respecter les préceptes de l’islam. Non, cela n’a rien à voir avec la religion. La décence est une question d’éthique. Or on constate que ce qui travaille en profondeur les fanatiques c’est la question sexuelle. Tout tourne autour du sexe de la femme. Le corps de la femme. L’âme de la femme. L’ombre de la femme. Le parfum de la femme. L’idée de la femme. Le reste n’est que bavardage enrobé de religiosité mal comprise.

Cet été, des casseurs du tourisme au Maroc ont essayé de faire interdire le bikini à la plage pour les touristes. Heureusement qu’ils n’ont été suivis par aucune autorité officielle. Mais leur stupidité a été postée sur le Net et a fait le tour du monde, ce qui a certainement dû décourager de braves touristes étrangères de venir à Agadir par exemple. Déjà on a du mal à attirer des clients et surtout à les faire revenir, (le Maroc a été très mal noté pour ce qui est du service et du suivi en matière hôtelière), alors n’inventons pas des épouvantails hideux et nauséabonds pour les repousser définitivement.

Il suffit d’une initiative de ce genre pour tuer l’industrie touristique du pays. Ce que Daech n’a pas réussi à faire chez nous, des Marocains frustrés sexuels ont osé le faire : faire fuir les étrangers et répandre une très mauvaise image de notre pays.

Il est temps que le gouvernement réagisse à cette nouvelle dictature de l’ignorance, de la frustration et de la bêtise. Sur une plage à Tanger, des voyous munis de sabres et poignards ont fait la semaine dernière la chasse aux baigneuses non habillées. Attention ça commence par un harcèlement de ce genre et ça se termine avec une bombe dans une piscine ou dans un café. Il faut que les services de sécurité prennent au sérieux ces agitations dangereuses et garantissent la sécurité et la liberté de l’individu, homme ou femme.


Photo X - Droits réservés

24/08/2016

« Migrants » de Calais : maintenant ils se tuent entre eux !

calais bagarre an couteau.jpg

 

Un mort au cours d’une des nombreuses bagarres entre migranvahisseurs qui égaient les nuits estivales de Calais. Un mort Soudanais. Pas Syrien. Tué au cours d’une chicorne avec probablement des Afghans. Pas des Syriens. Ils sont maintenant 9000, une vraie petite ville musulmane. Les plus nombreux sont les Afghans (38 %) suivi des Soudanais (32 %) puis des Érythréens (8 %, des Pakistanais (7,5 %) puis, loin derrière les Éthiopiens et les Syriens (3 %). Et il en arrive 50 de plus par jour. Ils créent des troubles, saccagent l'image et l'économie de cette malheureuse ville, excèdent les habitants, mobilisent des centaines de flics.

On est donc loin de ces pauvres migrants Syriens qui fuient leur pays martyrisé. Les migrants de Calais sont essentiellement des migrants économiques. Et nous, bons kons, on s’escrime à les empêcher d’aller vers leur Eldorado : l’Angleterre. Un pays qui n’est pas dans Schengen et même plus dans l’Union Européenne, Brexit oblige. À part qu’ils ne sont pas pressés de partir les Rosbifs. Ben voyons, on fait leur boulot puisque, par les accords scélérats du Touquet, la frontière anglaise est… en France !

Pourquoi ces « migrants » veulent-ils aller en Angleterre, Parce que beaucoup viennent de pays qui ont subi le knout colonial britannique mais qui, en revanche, se sont approprié la langue du colonisateur. Parce qu’en Angleterre, il n’y a pas de carte d’identité et donc que le migrant, une fois arrivé, se fond dans la masse. Parce que cette masse est organisée en communautés ethniques et/ou religieuses dans lesquelles le migrant peut espérer de l’aide. Enfin et surtout parce que l’économie britannique est une expression caricaturale de l’ultralibéralisme et donc que les patrons britanniques se frottent les mains de pouvoir embaucher cette main-d’œuvre docile travaillant dans des conditions peu enviables pour des salaires de misère. Voilà pourquoi la Grande-Bretagne agit comme une véritable pompe à migrants.

Alors plutôt que de faire le boulot des Anglais – protéger la frontière de Grande-Bretagne qui se situe en France à cause des accords aberrants du Touquet (merci Sarko et Chirac, signataires) – ne vaudrait-il pas mieux leur faciliter la tâche en les aidant à traverser la Manche, le « Channel » comme disent les Rosbifs ? À la nage ? Non, mais ce ne sont pas les bateaux qui manquent. Il suffit d'affréter deux ferries, et même de payer la traversée. Bon voyage ! Quitte à provoquer une crise diplomatique avec nos meilleurs ennemis anglais.

Que disent ces accords du Touquet ? Ils disent que c’est nous qui devons contrôler, à Calais comme à Eurostar ou ailleurs, non pas seulement les sorties du territoire français mais les entrées en territoire britannique ! Á nos frais ! Nos douaniers, nos flics doivent courser les migrants qui veulent entrer en Angleterre, chez nous. Alors que ce devrait être aux douaniers et aux flics britanniques de les contrôler voire de les courser chez eux, à Douvres, et pas à Calais ! Parce que la frontière de Grande-Bretagne n’est pas au passage des côtes anglaises mais… en France ! Qu’est-ce que c’est que cette konnerie ? Ben, un exploit (un de plus) de Sarkozy et de Chirac avec les accords du Touquet mettant les frontières britanniques en France ! Ça paraît incroyable ? On revient au temps des bourgeois de Calais ?

Plutôt que de s’entasser dans une « jungle » sordide, plutôt que se mettre à dos toute une population excédée, plutôt que de tenter de passer par la route, via les camions ou l’Eurostar, ne serait-il pas plus efficace et utile pour eux de passer par la mer ! Sur la mer. Avec des bateaux. Comme ils l’ont, pour beaucoup, déjà fait pour arriver en Europe à travers la Méditerranée sans y laisser leur peau. Puis - individuellement ou en groupe - ils ont traversé toute l’Europe sans se faire alpaguer par les diverses polices. À croire qu’ils ont des complices parmi les nombreuses associations dites humanitaires qui leur facilite le job… Ils ont casqué jusqu’à deux ans de salaires pour arriver jusqu’à Calais, puis ils restent là, à croupir sous des sacs-poubelles alors que leur « eldorado » n’est qu’à quelques dizaines de miles nautiques ? Quelques dizaines de kilomètres ? Ils sont kons ou quoi ? La France, ils n’en veulent pas. Ça tombe bien parce que c’est réciproque.

Les passeurs qui les ont guidés jusqu’à Calais pour les y abandonner ne pourraient-ils pas mettre au point des systèmes de passages à bord de vedettes rapides, partant de n’importe quel point des côtes françaises ou belges pour arriver n’importe où sur la côte anglaise ? Une petite heure de navigation. C’est plus facile que de traverser la Méditerranée que je sache ! Rappelez-vous les passages de milliers de « réfugiés » jetés sur les plages italiennes par des bateaux rapides albanais.

Il me semble qu’un dénommé Bertrand, élu il y a peu président de la région « Haut de France » ou un truc comme ça pour pas dire Nord, a proposé bruyamment, lors de sa campagne électorale, de dénoncer ces accords scélérats du Touquet. Alors, qu’est-ce qu’il attend ?

 

Photo X - Droits réservés

22/08/2016

La FNSEA sonne l'hallali contre Lactalis. Les requins se boufferaient-ils entre eux ? Olé !

Lactalis.jpg

Le lait des producteurs français acheté par le principal industriel français, Lactalis, au prix du lait indien ! 0,25 euro le litre soit 250 euros la tonne. À rapprocher des prix de 2010 qui étaient de 295 euros, déjà en dessous du prix de revient générant un simple salaire au SMIC pour l’exploitant. Lactalis paie 25 à 30 euros de moins que la concurrence. Les producteurs estiment qu’il faudrait que le prix du lait atteigne 386 euros la tonne pour être très modérément rentable.

Mais comme le groupe Lactalis, numéro Un européen est le plus puissant, les contrats qu’il a signés avec les producteurs contraints et forcés le confortent dans son approche uniquement mercantile de ses rapports avec la production.

Lactalis se justifie en arguant de la chute des cours et de la surproduction mondiale. Surproduction organisée à partir de l’abandon des quotas laitiers par l’Union européenne, favorisant les usines à lait (les « fermes 1 000 vaches ») qui sont pléthore en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark et qui sont plutôt d’ailleurs des fermes à 5 000 vaches. Les 90 laitières broutant de la bonne herbe de la Margeride de mon voisin estival Hervé ne font pas le poids…

Les producteurs de la FNSEA, aux abois ont décidé d’une épreuve de force avec Lactalis. Ce lundi 22 août, à l’appel de leur syndicat, ils assiègent les bâtiments du groupe à Laval, empêchant toute entrée et sortie de produits.

Pourtant, dans des publicités multisupports, Lacatalis met en avant la qualité du lait français et le savoir-faire des producteurs. Une manière de se ménager la presse, grâce à des budgets pube généreux… que l’on peut suspendre en cas de « mauvais articles »…

Lactalis est pourtant l’exemple d’une petite PME familiale de province – Besnier - qui a brillamment réussi en se hissant au premier plan tant européen que mondial. Chapeau ! Oui mais on ne réussit dans ce monde sans pitié, sans foi ni loi des multinationales qu’en piétinant allègrement ses sous-traitants et ses producteurs. Et qu’en agissant souvent aux limites de la loi. Ainsi, en 2000, le groupe, qui s’appelait encore Besnier, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère » pour mouillage (ajout d’eau) systématique du lait de consommation. En décembre 2012, le Canard enchaîné dénonce les pratiques du groupe, l’accusant de vendre du lait UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Cette fraude a été découverte en 2010 lors d’un contrôle d’une laiterie dans l’Ille-et-Vilaine par la répression des fraudes. Le parquet de Rennes n’a cependant pas donné suite à leur rapport en raison d’un vide réglementaire. En mars 2015, l’entreprise est condamnée dans l’affaire dite du « Cartel du yaourt », pour entente illicite sur les prix et les appels d’offres pour produits laitiers frais vendus sous marque de distributeur à une amende de 56,1 millions d’euros, par l’Autorité française de la concurrence. Le groupe a aussi tenté de faire modifier par l’INAO (institut national des appellations d’origine) le cahier des charges très strict des AOC (appellation d’origine contrôlée) fromagères afin de pouvoir vendre sous ce label prestigieux ses camemberts industriels au lait pasteurisé ou thermisé. Lactalis a perdu mais dans les rayons des grandes surfaces, il faut vraiment avoir l’œil exercé pour trouver des vrais camemberts (portant le logo AOC ou AOP) au milieu des flopées de fromages industriels agrémentés de belles images et de mentions ne voulant rien dire…

Pour aider les producteurs, quelques supermarchés boudent les produits Lactalis. Dans le même esprit, nous, consommateurs, pouvons éventuellement ne pas acheter les fromages President, Rouy, Lanquetot, Bridélight, Galbani, Rondelé, Munster Les petits amis, Chaussée aux moines ; ou aussi les beurres et crèmes Président, Bridélice, Bridélight, Primevère, Le Marin ; ou encore les produits laitiers La Laitière, Yoco, Flanby, Sveltesse, Viennois, Yaourt à la grecque, Kremly, B’A, Bercail, Chambourcy,Bidel ; et même les produits AOC Pochat, Istara, Beult, Salakis, Lanquetot, Société (eh oui, les célèbres Roquefort…), Boule d’Or, Lou Pérac, Le Roitelet, Ragui, Le pont de la Pierre. Etc.

Bon. Ben reste plus qu’à acheter une vache, tirer son lait, faire son beurre, sa crème, ses yaourts, ses flans, ses fromages.

Et pourquoi pas ?


Photo X - Droits réservés

19/08/2016

Un peu cru, mais tellement vrai !

colère dessn.jpg

 

J'ai reçu ce courriel. Comme j'aurais pu l'écrire moi-même, je fais suivre :

 

"Le Bruit de La colère monte en France....!

Et va peut-être arriver jusqu'à nos élus .......!! 

Elle est gonflée la maman mais elle a l'instinct de survie pour notre laïcite

 

Une femme a écrit sur Facebook ce qui suit :

 

Attention, je ne serai pas délicate dans mes mots. Je parle vrai.

Je vais probablement passer pour une raciste, JE M'EN FOUS !

Il est temps que quelqu'un dise tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas et ce message s'adresse à vous... MUSULMANS.

 

 Je suis athée et je ne fais pas chier le peuple avec ça.

 Ce n'est pas parce que je ne crois pas en Dieu que je dois mettre de côté les valeurs qu'on m'a apprises.

Vous quittez vos pays respectifs parce que la dictature, la guerre, la violence, la haine et la mort (que vous avez-vous-même installés) y règnent.

Vous venez vous établir ici dans NOTRE PAYS, pour pouvoir fuir tout ça et vivre heureux, en santé et à l'abri de tout ce que vous avez quitté.

 

 On vous donne tout ce dont vous avez besoin pour vous aider à vous intégrer ici même, dans NOTRE PAYS.

 

On vous donne un toit, de la nourriture, de l'argent, on vous inscrit à l'école pour apprendre la langue, on vous aide à acquérir de meilleures connaissances de NOTRE PAYS, vos études sont payées, afin de faciliter votre intégration sur le marché du travail.

 

Mais à vous entendre, ce n'est pas encore ASSEZ !

Moi, c'est à vous que je dis : C'EST ASSEZ !!!

ASSEZ de vouloir changer nos traditions et nos coutumes,

ASSEZ de brimer nos droits et libertés parce que c'est contraire à votre religion,

ASSEZ de nous traiter de racistes parce qu'on n'aime pas votre façon de faire.

 

Pourquoi venez-vous dans notre pays si ce n'est que pour tenter de le changer à l'image du pays que vous avez fui ?

C'est nous qui vous offrons l'hospitalité, alors à vous de vous conformer à nos traditions et nos coutumes.

Lorsqu'un étranger s'établit dans vos pays, il doit respecter vos traditions, vos coutumes et celui qui ne les respecte pas peut être passible de mort dans certains de vos pays !!!

Et nous, européens, devrions vous laisser tout changer sans rien dire ???

 

                   ASSEZ , C'EST ASSEZ    !!!

 

Retournez dans vos pays, si nos traditions et nos coutumes vous déplaisent tant que ça !

Vous nous faites chier à vouloir tout changer alors que vous n'étiez pas capables de le faire chez vous !

Qui sont les vrais racistes d'après-vous ? VOUS, les musulmans.

 

Un raciste est une personne qui n'aime pas les gens d'une autre nationalité.

   

N'inversez pas les rôles !

   

Intégrez-vous ou dégagez !

 

              DES MILLIONS D'HOMMES SONT MORTS EN EUROPE POUR ACQUÉRIR

              LA LIBERTÉ ET CELLE-CI S'APPELLE LA DÉMOCRATIE

 

     C'est curieux que nos sapins de Noël vous dérangent dans la rue, mais la prime de Noël, pas du tout!"

 

Illustration X - Droits réservés