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24/01/2017

Au Bistro de la Toile : du revenu universel au don d'organe obligatoire.

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- Ben voilà. Tu l’avais vu venir Victor : c’est Hamon qui vire en tête. Nettement. Mais y avait pas beaucoup de spectateurs tout de même…

- C’est vrai. 1,3 million d’électeurs, ce n’est pas rien, mais ça ne légitime pas grand-chose si on compare ce chiffre aux 45 millions d’électeurs inscrits sur les listes. L’intérêt c’est que les deux finalistes incarnent réellement deux visions « irréconciliables » du socialisme.

Vals, c’est la continuité. La continuité à gérer comme il l’a fait avec Hollande, dans le sillage des économistes néolibéraux. Vals, c’est Blair ou Schroeder avec 20 ans de retard. Vals, c’est une social-démocratie éculée, qui a perdu son attractivité, sa nouveauté, qui est rentrée dans le moule ultralibéral triomphant. Comment espère-t-il faire rêver en se faisant complice d’une organisation de la société qui fait de l’homme, et encore plus de la femme, des esclaves « modernes » trimant avec des contrats précaires, sans possibilité de se défendre. Ceci au seul profit d’une petite minorité de parasites qui leur distille « l’emploi » comme une aumône rare. Et avec pour perspectives le stress, la dépression, le « burn out » comme ils disent maintenant, le cancer dû au travail, les maladies cardio-vasculaires, voire le suicide. Et s’il évite tout cela, la retraite à 67 ans et plus si affinité. Après quoi, esquinté par le travail, il ira pour quelques années (ou mois) de retraite « bien gagnée » dans des mouroirs où ses maigres éconocroques iront remplir les poches des maquereaux promoteurs des maisons de retraite. Là, gavés de médicaments assommoirs pour foutre la paix à un personnel rare et mal payé et engraisser l’industrie pharmaceutique, il attendra de débarrasser le plancher. Et si quelques morceaux de ses viandes sont récupérables avant d’être avariées, elles seront vendues pour être greffées sur d’autres. Sans sa permission maintenant. C’est nouveau, ça vient de sortir depuis le début de l’année.

- Qu’est-ce que tu dis là ?

- Ben ouais. Le don d’organe, tu connais. C’est formidable. J’ai un voisin, l’été, dans les Hautes Terres, qui a été greffé du foie et d’un tas d’autres bouts de barbaques. Il pète le feu. Je suis donc foncièrement pour le don d’organe mais je tiens à garder la décision. Or depuis le premier janvier, tout Français est donneur d’office. S’il ne veut pas, il doit s’inscrire sur une liste !

- Eh ! Oh ! Et qui c’est qui a la décision ?

-Ben, les toubibs. Dès qu’un toubib, ou j’espère plusieurs, dans un hosto ou une clinique, constate - ou considère - qu’un patient est en état de mort cérébrale, il peut le détailler en pièces détachées… Bien sûr, ça facilitera les greffes mais… gare aux dérives !

- …teng ! T’as raison. Faut faire gaffe. Si les toubibs ont des « commandes » de riches malades, ils peuvent éventuellement « anticiper » ou « aider » la « mort cérébrale ». Bon. Buvons un coup et parlons d’autre chose. Alors tu parlais de Vals et Hamon. Vals, c’est du réchauffé. Mais Hamon, c’est mieux ?

- Hamon, c’est « de gauche ». Il a un programme réellement de gauche, assumé, en rupture avec un système éculé. Sa mesure phare – le revenu universel – sur lequel Vals tape comme un sourd, ne sera évidemment pas mise en place du jour au lendemain. Mais le fait d’ouvrir le débat est positif.

- Tu y crois toi à ce truc ?

- Sans être naïf, on peut espérer qu’il sera un jour prochain mis à l’essai. Mais il y a différentes visions de ce revenu universel, ou revenu de base. Il peut être pensé comme un moyen de s’affranchir de l’aliénation par le travail imposé par le capitalisme. Benoît Hamon veut un revenu de base pour tous, quel que soit le revenu du bénéficiaire. Il rétablit ensuite l’égalité par la fiscalité : ce revenu touché par une personne ayant un bon salaire sera en fait restitué en partie par l’impôt puisqu'il changerait de tranche. Dans son système, toute la protection sociale demeure, tant l’assurance maladie que l’assurance chômage. Le financement serait assuré en partie par les économies réalisées grâce à la fusion de toutes les aides existantes et par une rénovation de la fiscalité, notamment avec la création d’une taxe carbone, d’une taxe sur les transactions financières, d’une taxe sur les robots. Hamon pense qu’avec ce revenu universel, les salariés retrouveraient un pouvoir de négociation face aux patrons puisqu’ils ne seraient plus tenus de s’incliner toujours plus bas par crainte du chômage.

Il y a aussi la manière ultralibérale de voir ce revenu universel. C’est l’école de l’économiste étasunien Milton Friedman. On donne à chaque adulte une somme (pas très importante, de l’ordre du RSA actuel). Ce « revenu de liberté » serait financé par une « flat tax », un impôt uniforme autour de 22 à 25 % pris sur tous les revenus, y compris ceux du patrimoine. Un impôt qui remplacerait l’impôt progressif sur le revenu mais aussi tous les prélèvements obligatoires. Avec évidemment suppression de toutes les aides existantes, prestations familiales, minima sociaux, bourses, etc. De plus, la simplification administrative permettrait de se débarrasser de milliers de fonctionnaires. Censée lutter contre la pauvreté, ce système reviendrait en fait à supprimer tous les filets de sécurité des plus fragiles tout en effectuant un transfert de fric vers les plus hauts revenus.

- Ouais. Pas facile tout ça. Il convient donc de ne pas se laisser éblouir par cette proposition, peut-être trop belle pour être honnête. On peut aussi redouter que les patrons en profite pour déduire du salaire qu’ils proposent le montant de ce revenu universel qui ne serait dès lors plus qu’une subvention généralisée aux entreprises, abaissant d’autant le coût du travail ! Et puis, avec ce système, les femmes au foyer toucheraient ce revenu, ce qui serait une façon de reconnaître leur énorme travail domestique. Elles resteraient à la maison et feraient des petits ? Eh ! Oh ! Ce serait peut-être bon pour la démographie du pays tout en résorbant le chômage mais bonjour l’épanouissement des femmes ! Ce serait plutôt un piège pour les remettre sous la coupe des mâles… Pas très bon tout ça Victor.

-Tu touches du doigt la complexité de la chose Loulle. Mais tu vois, rien que le fait d’en parler fait avancer le schmilblick. Le revenu universel est une utopie brillante, à notre portée ! Pour en revenir à Hamon, il a besoin de clarifier sa position sur quelques points : il n’est pas clair sur la laïcité, pas clair avec l’islam, pas clair avec les migrants. Il devra clarifier car se faire élire à la présidentielle, ce n’est pas pareil qu’au conseil municipal de sa ville de Trappes où il y a une importante filière de départ de djihadistes.

- Allez ! À la nôtre ! Ça nous éclaircira les boyaux de la tête !



Illustration: merci au regretté Chimulus

19/01/2017

En direct du « Parasites-club » de Davos.

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Ça y est. Ils sont de retour. C'est la grande migration annuelle des vautours populophages. Ils viennent du monde entier en volant. Pas en volant à la façon des hirondelles, non, plutôt à la façon des banquiers, ou des mafieux ! Ils se donnent, au temps des grands frimas, rendez-vous dans une petite station de ski des Grisons, en Suisse, bourrée de flics et transformée en camp retranché pour l'occasion. Qui sont ces « ils » ?

« Ils », c'est le « Parasite-Club » mondial. ce sont les 1 % qui accaparent pour eux seuls l'essentiel de la richesse mondiale. Ce sont les bénéficiaires d'une économie au service des grandes entreprises multinationales et des individus les plus riches, qui parasitent les 99 % et exacerbent les inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires. A eux seuls, huit milliardaires détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, ce qui représente 3,6 milliards de personnes. Les dix plus grandes entreprises génèrent désormais des bénéfices supérieurs à ceux de 180 gouvernements pris dans leur ensemble. En France, les 1 % les plus riches détiennent 25 % des richesses nationales.

Ils se prétendent les grands décideurs de la planète. Ils pensent et régissent le monde « pour le bien du peuple » bien sûr. Et surtout pour celui des actionnaires.

Mais qui sont-ils ces soit disant « maitres du monde » pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a choisis ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ? Ils sont les représentants de quelques centaines d’officines financières et de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, qui saccagent la planète au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites. Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la dérégulation sans freins, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules, la défaite des démocraties, le règne des dictatures, l’abrutissement des foules par l’obscurantisme religieux. Quant aux « politiques » qui se montrent à ce bal des sorcières, ils ne sont que les marionnettes de ces crapules.

2.500 participants dont 1.500 chefs d'entreprise, plus de 50 chefs d'Etat y compris des pays émergents (Chine, Russie, Brésil, Mexique, etc.). Tout ce beau monde représenté par des ministres des finances, du travail ou de l'environnement. Mais aussi les patrons de Google, Facebook, Microsoft, Alibaba, Baidu, Uber et Airbnb, mais encore les représentants des principales ONG mondiales, sans oublier des universitaires, 300 journalistes et quelques guignols du chaubiz.

Cette année, ils se prosternent devant l'empereur Chinois Xi Jinping… Cette année aussi, les guignols jouent à se faire peur. Sans crainte du ridicule, certains ont participé à une « simulation de la vie de réfugiés ». Non, ce n'est pas une blague. Ils se sont déguisés en pauvres fuyant la guerre ou la misère. Ils font semblant de vivre sous des tentes improvisées faites de bâches en plastique, ils rampent, se mettent à quatre pattes, feignant de fuir des armées en marche. Ils ont du « subir » les (délicates) brutalités de pseudo gardes chiourmes armés, ils ont fait semblant de subir les affres des plus pauvres des réprouvés. La mise en scène de la détresse des réfugiés est devenue un événement couru du Forum de Davos. Spectacle abominable pour richards sans vergogne. C’est une honte, cela montre le niveau d’absurdité, d’arrogance et d’étroitesse d’esprit des ces petits êtres avec tout cet argent.

S'ils veulent bien, l'espace d'un moment entre deux cocktails et trois conférences, tenter de savoir comment survivent des damnés de la terre, ils ne se posent pas la question de savoir pourquoi ils sont dans cette détresse. Ils ne leur vient pas à l'idée que la cause pourrait être le destruction de l'Irak, la destruction de l'Afghanistan, la destruction de la Libye.

Une fois qu'ils se sont donnés quelques frissons, ils se retrouvent entre eux pour parler bizness. A quoi servent-ils ? A rien. Enfin si, à échanger entre gros rapaces des cartes de visites utiles ! Á oui, j’oubliais : ils vont œuvrer à la « stabilité mondiale » !

Ce qu’ils appellent « stabilité mondiale », c’est le maintien sans trop de problèmes de leur mainmise sur l’économie du monde. Que les pauvres s’appauvrissent un peu plus, ils s’en branlent complètement. Mais ils ne sont pas tranquilles, comme s’il y avait des cailloux dans leur caviar. Ces cailloux, ce sont la crise des matières premières, l’effondrement du prix du pétrole, la poudrière du Moyen-Orient, le terrorisme islamique, les ratés du moteur chinois, le déferlement des migranvahisseurs, la montée de la dictaturocratie en Europe, sans oublier le bordel généré par le changement climatique. etc.

Et ça coûte des thunes ce raout ! Beaucoup de thunes. A moins de 5 milliards de chiffre d’affaire, une entreprise ne peut prétendre à ce que son patron fasse partie du sérail. Puis il y a la cotise annuelle. C’est plus cher qu’au club bouliste de l’Estaque : 40.000 euros de cotisation annuelle versée à la Fondation Davos basée à Genève, ce qui donne droit à une entrée au Forum. Il faut encore casquer des frais d'organisation : 16.000 euros hors frais d'hébergement et de transport. Ainsi, envoyer entre deux et cinq représentants pour les quatre jours de conférence coûte de 200.000 à 400.000 euros, selon le niveau de notoriété. Mais c’est de l’investissement productif ça, Coco ! Ça permet de se claquer les salsifis directement avec les « maitres du monde » !

Restons optimiste et espérons que les avalanches et les tremblements de terre qui ravagent l'Italie remontent vers Davos !

 

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17/01/2017

Au Bistro de la Toile : du Trump brut de décoffrage !

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- Oh Loulle ! T’en fais une tronche. T’as les hémorroïdes qui te taquinent ?

- Non Victor. Mais je crois que nous sommes espionnés par la NSA !

- Rien que ça !

- Eh ouais, tè, t’as entendu comme moi ce qu’il a dit Trump : il allume Mutti Merkel pour sa décision « catastrophique » d’ouvrir les portes de l’Europe à des millions de « migrants ». On a dit pareil ici. Il dit que l’Union Européenne est un instrument pour l’Allemagne et que les Rosbifs ont eu raison de quitter cette union qui est à refaire. On dit pareil ici. Il estime que l’Otan est « obsolète », qu’il date d’une époque totalement révolue, et qu’il veut éventuellement en sortir et laisser les Européens se démerder avec leur défense. On a dit pareil ici. Il dit qu’il faut se rapprocher de la Russie et non pas en faire un ennemi. On dit pareil ici. Il dit que l’invasion de l’Irak a été une énorme konnerie. On dit pareil ici. Etc. Je te le dis Victor : les grandes oreilles indiscrètes de la NSA espionnent mon rade !

- Eh ouais Loulle, t’as raison : ce Trump risque de se révéler beaucoup moins débile que les médias « main stream » voudraient nous faire croire. Les idées qu’il étale, et que tu viens de rappeler, sont marquées du sceau de la sagesse. Et puis, un type qui est pourri à la fois pas Bernard Guetta et pas Alain Minc ne peut pas être totalement mauvais !

En allumant Tati Merkel, il lui rappelle la vassalité de son pays, découlant du « Préambule à la loi portant ratification du traité franco-allemand voté par le Bundestag » du mois de juin 1963.

- Précise.

- Ce « préambule interprétatif » réintroduisit unilatéralement, sans l’accord de la France, tous les éléments que De Gaulle avait justement délibérément exclus du traité dit « de l’Elysée » scellant la réconciliation franco-allemande, signé le 22 janvier 1963 par De Gaulle et Adenauer, dans l’objectif de desserrer les liens entre l’Allemagne et les États-Unis afin de soustraire l’Europe à l’hégémonie américaine. Ce préambule destructeur subordonne la construction européenne à l’intégration militaire dans l’Alliance Atlantique (Otan), impose l’entrée de la Grande-Bretagne chargée de contrôler cette construction européenne dans le sens voulu par Washington, et à la détruire au besoin, implique des accords commerciaux genre Gatt puis devant finaliser la vassalisation totale de l’Europe aux multinationales yankees par le TAFTA.

- Mais tu dis que Trump veut justement annuler le TAFTA.

- Ce qui est une excellente chose et prouve que Trump veut sortir de la ligne impérialiste des États-Unis pour se consacrer non pas à « l’Amérique » mais aux Américains. Si ça pouvait être vrai… Il rappelle à Merkel la vassalité de son pays, mais lui dit aussi de ne plus compter sur le parapluie de défense étasunien, tout en menaçant de taxer de 35 % les grosses bagnoles « made in Germany ». « Tu t’écrases ou tu morfles ! » Il lui dit aussi, concernant l’Otan, « Tu casques ou on se casse ! ». Et il ne met pas de gants pour critiquer vertement la prétendue générosité de l’Allemagne et qui met en danger l’existence même de l’U.E. Il estime que l’afflux de réfugiés a été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » pour l’Union européenne. Il se félicite du Brexit et insiste : « Je pense que d’autres sortiront. Je crois que maintenir l’union ne sera pas aussi facile que nombre de gens le pensent. Et j’estime que si des réfugiés continuent d’affluer vers différentes parties d’Europe, il sera difficile de maintenir l’union car les gens en seront mécontents ». Et il estime que les conséquences de cette politique d’accueil se sont fait récemment « clairement sentir » - une allusion à l’attentat au camion bélier contre un marché de Noël à Berlin le 19 décembre (12 morts), revendiqué par l’organisation jihadiste État islamique.

Et puis enfin, sa volonté de renouer avec la Russie, de supprimer ces sanctions aussi ridicules que contre-productives sont une ouverture formidable. Qui veut mourir pour la Crimée ou le régime neo nazi de l'Ukraine ?

- Effectivement, peut-être qu’on se trompe sur Trump.

- En tout cas, sa manière de parler sans langue de bois est une bouffée d’air frais. Et si nos dirigeants sont à la hauteur – ce qu’ils tardent à prouver – il y a là une occasion formidable pour l’Europe de se libérer du carcan Atlantique et de se refonder autour d’un noyau réduit et de valeurs de solidarité différentes de cette « concurrence libre et non faussée » qui fait que les populations non seulement s’en détournent mais la rejettent.

- Ouais… Veren ben ! Zoù, à la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

13/01/2017

Les Dalton-Wildenstein sabrent le champagne !

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« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » Lacordaire.

Le bon juge Olivier Géron, président de la XXXVII° chambre correctionnelle de Paris, devait, n’en doutons pas, avoir ces fortes paroles de Henri-Dominique Lacordaire à l’esprit lorsqu’il a relaxé, le 12 janvier de cette année 2017, les huit prévenus de fraude fiscale, complicité ou blanchiment de fraude fiscale, parmi lesquels Alec et Guy Wildenstein, milliardaires de leur état. A la tête d'une montagne de 3 à 4 milliards essentiellement constituée de biens immobiliers, de galeries d’art et de toiles de maître.

Que leur était-il reproché à ces braves gens auxquels la Justice vient de rendre leur honneur ? D’avoir consciencieusement soustrait au fisc de notre pays, génération après génération, quelques centaines de millions. Allons, allons, il faut raison garder et « faire confiance en la justice de notre pays » selon la formule consacrée. 500 millions ? Mais caisse ? (Pardon… qu’est-ce ?). Une « négligence », tout comme celle de Dame Lagarde, blanchie par la belle justice de notre grand pays pour les 410 millions « négligemment » partis de la poche des con-tribuables dans celle de Nanard Tapie.

500 millions par là, 400 millions par ci, mais caisse ? Enfin, soyons justes : ces prévenus n’ont pas déchiré de chemises de DRH comme les terroristes d’Air France, que je sache ! Ils n’ont pas « séquestré » des cadres comme les huit bandits de Goodyear !

Que reprochait-on à ces braves gens ? Écoutons les juges : « Il ressort en effet du dossier que, et ce depuis au mois trois générations, des membres de la famille Wildenstein ont pris soin de dissimuler derrière des constructions juridiques inconnues du droit français, un patrimoine considérable qui échappait ainsi en grande partie à l’impôt. Cette volonté très claire de dissimulation explique à la fois les manœuvres de toute nature ayant pour objet de maintenir l’opacité autour des biens et les indéniables inquiétudes manifestées dans plusieurs écrits. Elle révèle incontestablement, nonobstant les dénégations des prévenus directement concernés, une claire intention d’évasion patrimoniale et fiscale. Néanmoins, l’existence d’une intention qui pourrait être qualifiée de frauduleuse, ne suffit pas pour retenir l’existence d’une infraction en l’absence d’élément légal. »

On retrouve bien là la formule de Lacordaire… façon Rantanplan ! D’accord, cette famille s’est fait une spécialité de dissimuler des montagnes de fric par le truchement de « trusts » aux Bermudes, aux îles Caïmans, aux Bahamas, dans l’État de New York, à Guernesey et aux îles Vierges britanniques, ces constructions commercialo-juridiques servant uniquement à passer à travers les mailles du fisc.

Mais si les armées de juristes au service de ces escrocs ont réussi à passer à travers les mailles du filet fiscal français, c’est bien parce que les mailles en sont suffisamment lâches pour permettre d’y passer à travers, si on a les moyens ! En effet, ce n’est que le 29 juillet 2011 que la France s’est dotée d’une législation sur la fiscalité des biens logés dans des trusts, ces entités juridiques de droit anglo-saxon qui servent à transmettre en grugeant le fisc les gros patrimoines. Donc, en droit, les magouilles des Wildenstein antérieures à ces lois passent à travers. On ne peut reprocher aux juges les carences dues aux législateurs !

Et voilà que l’on retrouve le "pittoresque" Conseil constitutionnel ! Le registre public des trusts, qui avait été créé en juillet 2016 pour lutter plus efficacement contre la fraude fiscale, a été supprimé le 21 octobre par le Conseil constitutionnel, au motif qu’il portait « une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée ». Ben voyons !

Cette énième affaire montre la déliquescence d’une république pourrie à tous les niveaux, une Cinquième république faite pour un géant et salopée jusqu’à la gadoue par des gnomes sans foi ni loi.

Il est temps de passer à autre chose : la Sixième.

 

Sources :

http://ccfd-terresolidaire.org/infos/partage-des-richesses/registre-public-des-5670

https://www.mediapart.fr/journal/france/120117/proces-wildenstein-relaxe-generale-pour-l-evasion-fiscale-du-siecle?page_article=2

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lacordaire


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09/01/2017

Campagne présidentielle : Mélenchon flamboyant à Tourcoing !

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« Vous êtes 13 millions ! Vous êtes la classe la plus puissante de notre pays. Alors ne vous abstenez pas. N’abandonnez pas votre bulletin de vote ! Ne vous éliminez pas de la décision ! »

Il avait du gaz Mélenchon dimanche après-midi à Tourcoing ! Salle trop pleine, et un millier de personnes qui bravaient le froid et la brume dehors. C’est d’ailleurs dehors que le premier de « La France insoumise » a prononcé l’essentiel de son discours de plus d’une heure et demi, essentiellement axé sur le volet Travail de son programme.

Il a soulevé l’enthousiasme de la foule en s’en prenant sans fioritures à Auchan, l’entreprise où une caissière a fait récemment une fausse couche à cause de conditions de travail déplorables. « Cette jeune femme a perdu son enfant uniquement du fait du mépris de ceux qui en avaient la responsabilité, qui n’ont pas écouté ce qu’elle avait à dire…/… « Le patron de ce groupe qui est responsable du malheur de cette jeune vendeuse, M.Mulliez n’habite pas très loin d’ici, mais en Belgique ! Eh bien quand je serais président, il paiera les impôts qu’il doit où qu’il soit, même en enfer ! »

Et Mélenchon s’appuie sur ce fait divers pour préciser ses idées sut la question : « Quand je serais président, l’impôt sera universel, basé sur la nationalité du cotisant quand il n’est plus en France. Les citoyens français devront déclarer partout dans le monde ce qu’ils paient comme impôt à la nation qui les accueille. Il est bien normal qu’ils en paient là où ils se trouvent, car nous pratiquons de même chez nous, mais ils devront déclarer ce montant au fisc, et celui-ci regardera si, après avoir payé cette somme, en France, ils ne devraient pas encore d’argent. »

« N’écoutez pas les bonimenteurs. Le problème ce n’est pas le coût du travail ni celui des chômeurs le problème, ce sont les banquiers ! Le problème ce sont les Mulliez !…/… Chaque mois la BCE (Banque centrale européenne) donne 85 milliards aux banques, ce qui équivaut à six millions de SMIC ! Où sont ces milliards ? Que devient cet argent ? Il sert à soutenir l’activité ? Pas du tout, pour l’essentiel ces milliards repartent immédiatement dans la sphère spéculatrice financière ».

« Savez-vous ce qui est arrivé le 3 janvier, à 18 heures ? Non, vous ne savez pas ? Eh bien en deux jours et demi, les cent vingt patrons les mieux payés de France ont gagné autant que tous les salariés ! Nous avons le record d’Europe des dividendes ! »

Il fustige le gouffre du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) qui est un cadeau de 20 milliards par an aux entreprises. « Chaque emploi créé grâce au CICE coûte 200.000 euro à l’État ! Et l’État, c’est nous ! Voilà pourquoi le CAC 40 est la plus grande association d’assistés de France ! »

« Le système capitaliste fonctionne sur la quasi-gratuité du travail qu’implique la mondialisation. Voilà pourquoi ils délocalisent, voilà pourquoi ils font appel aux travailleurs détachés…./… Nous sommes tous riches des 2 000 milliards qui sont le fruit de notre travail. Mais vous êtes spoliés d’une partie de votre part. En quelques années dix % des bénéfices générés par ce travail sont passés de la poche des salariés dans celle des actionnaires. »

Jean-Luc Mélenchon s’en prend à la Loi El Khomry : « Elle est là pour détruire. Détruire la hiérarchie des normes sociales. Désormais, un accord d’entreprise peut s’imposer même si un accord de branche ou la loi sont plus favorables aux salariés. C’est la porte ouverte au dumping à l’intérieur d’une même branche entre entreprises et à la régression de tous les droits des salariés. L’accord d’entreprise ne doit prier que s’il est plus favorable aux salariés. Il en va de l’égalité des salariés et de la justice entre les entreprises. La Loi El Khomty, c’est le temps de travail légal à 48 heures, comme le veut l’Europe. Et les heures supplémentaires payées à 10 % et non plus à 25 % comme aujourd’hui. Cette loi sera supprimée. »

Il prône le retour aux 35 heures, le renchérissement des heures supplémentaires, la semaine de 5 jours avec 2 jours de congé consécutifs, fustigeant au passage Fillon « Avec Fillon, plus de durée légale du travail ! » Il s’élève contre la généralisation du travail du dimanche qui désorganise la vie. « C’est une stratégie à long terme dont le but est que les femmes restent à la maison et abandonnent leurs carrières professionnelles. C’est leur façon de résoudre le chômage et éliminant les femmes du monde du travail ! »

L’orateur propose le SMIC à 1700 euro brut immédiatement, net plus tard. « Savez-vous que ceux qui sont payés au SMIC touchent 100 euro de plus seulement que le seuil de pauvreté ! ? ! ? » Mais pour ne pas écraser les TPE et PME, Mélenchon propose de faire une caisse commune de cotisations sociales entre entreprises, grosses et petites.

Il illustre ses propos concernant la défense des PME avec l’histoire des Ecopla, cette entreprise de fabrication de récipients jetables en aluminium pour l’agroalimentaire, entreprise mise en faillite par une succession de magouilles entre fonds d’investissement voyous et que le tribunal de commerce à refuser de vendre à une Scoop créée par les salariés. « Il faudra réformer les tribunaux de commerce pour lesquels la priorité n’est pas de défendre l’emploi mais l’intérêt des créanciers. » Ce qui l’amène à envisager un « droit de remontrance » pour les salariés si les patrons font des erreurs manifestes.

Très en verve, Mélenchon exhorte ses auditeurs à ne pas se résigner : « Avec leur indifférence au sort des autres, les puissants veulent toujours avoir le dernier mot et c’est avec ça qu’ils impressionnent, qu’ils font peur et que les gens ont peur et c’est de cette peur que nous voulons délivrer le monde du travail », puis le candidat invite les salariés, les ouvriers et les chômeurs a « relever la tête » avec la France insoumise.

Enfin, l’orateur, très applaudi, cite Jaurès : « La révolution de 1789 a fait les Français rois dans la cité, mais ils restent serfs dans l’entreprise. »


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05/01/2017

Fraude fiscale : les étranges décisions du Conseil constitutionnel.

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Si vous êtes boucher charcutier, fleuriste, épicier ou artisan maçon ; si vous êtes patron d’une petite boîte que vous avez monté seul et dans laquelle vous avez investi toutes vos économies, vos forces et vos rêves, amusez-vous à ne pas payer vos impôts ou magouiller sur la TVA : vous verrez vite arriver des convocations voire la visite aussi explicite que menaçante des fonctionnaires du fisc préposés à la chose.

Pour vous, pas de cadeau, pour vous les foudres de Bercy, pour vous éventuellement la saisie, la faillite, la rue.

Pour d’autres, comme cette énorme firme à non de chiotte, Google, ne pas payer ses impôts, ça s’appelle de « l’optimisation fiscale. » Pour vous c’est de la triche. En France, les grands groupes ne paient que 8 % d’impôts sur les bénéfices. Eh ! Vous avez l’air plutôt bonne poire vous, patrons de TPE (très petites entreprises) et de PME (petites et moyennes entreprises) qui payaient 30 % !

8 % que l’on refile à ces rubish frenchies - qu’ils se disent les Yanksters qui dirigent les Google, Amazon, Microsoft, etc. - c’est encore trop. Entourés de bataillons d’avocats d’affaires mettant leur compétence à trouver comment détourner les lois, ces multinationales mettent au point des montages avec des filiales bidon pour, en s’appuyant sur les « prix de transferts », faire passer l’essentiel de leurs profits réalisés en France dans des paradis fiscaux après transit dans des pays voyous européens, genre Luxembourg ou Pays-Bas. Cerise sur le pudding, ils déclarent des pertes en France afin non seulement de ne payer aucun impôt mais en plus de recevoir du fric des pouvoirs publics.

« Mais c’est dégueulasse, c’est totalement immoral » vous allez rouméguer ! « Mais que fait la police ? » La police, en la matière, c’est le ministère des finances, encore connu sous le nom de son quartier parisien : Bercy. Eh bien le ministère des finances a longtemps bataillé, de même que le gouvernement, contre une disposition proposée par le député socialiste Yann Galut qui visait à appliquer aux entreprises redressées par le fisc un nouvel impôt de 38,33 % sur les profits détournés vers l’étranger. Cette loi a pourtant été votée par l’Assemblée malgré les réticences du Gouvernement.

Ouf ! Très bien. Enfin ! Allez-vous penser. Ben voyons… C’était compter sans cette institution prestigieuse, garante de la Loi ultime : le Conseil constitutionnel. On peut penser que cette institution est là pour veiller sur l’intérêt des citoyens, le respect de la justice, l’équilibre des Pouvoirs… Tè ! Fume !

Le Conseil constitutionnel, manifestement plus soucieux de la liberté d’entreprendre et de l’intérêt des grosses multinationales que de la fraude fiscale, a censuré cette disposition appelée « taxe Google », ceci « au nom de l’égalité devant l’impôt ». Il estime que ce texte revient à « laisser à l’administration fiscale le pouvoir de choisir les contribuables qui doivent ou non entrer dans le champ d’application de l’impôt sur les sociétés ». Pourquoi ? Certains ont « le droit » de ne pas payer d’impôts ?

Mais ce n’est pas tout. Trois semaines plus tôt, ce même Conseil constitutionnel avait déjà annulé une disposition sur le reporting pays par pays, imposant une transparence aux multinationales, laissant l’État totalement démuni pour lutter contre une fraude qui coûte de 60 à 80 milliards d’euros par an : « L’obligation faite à certaines sociétés de rendre publics des indicateurs économiques et fiscaux correspondant à leur activité pays par pays est de nature à permettre à l’ensemble des opérateurs qui interviennent sur les marchés où s’exercent ces activités, et en particulier à leurs concurrents, d’identifier des éléments essentiels de leur stratégie industrielle et commerciale. Une telle obligation porte dès lors à la liberté d’entreprendre une atteinte manifestement disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi. »

Mais ce n’est pas encore fini. Ce même jour, le Conseil constitutionnel a retoqué encore un article de la loi des finances prévoyant de sanctionner ceux qui ne signaleraient pas des opérations soumises à TVA supérieures à 863 000 euros. Une paille… Cette « omission » aurait valu, selon la disposition de la loi, une amende proportionnelle au montant non déclaré. Les « sages » ont jugé qu’« en prévoyant une amende proportionnelle non plafonnée, pour un manquement à une telle obligation de signalement, alors même que la personne sanctionnée ne pouvait savoir que son cocontractant ne reverserait pas la taxe sur la valeur ajoutée, le législateur a instauré une sanction manifestement disproportionnée à la gravité des faits qu’il a entendu réprimer ». Eh ! Oh ! Magouiller la TVA, c’est un peu un sport national, non ? Mouais… Mais la fraude à la TVA coûte entre 20 et 30 milliards chaque année à l’État.

Ainsi, une institution que l’on croyait exemplaire, vouée à la défense des citoyens, se révèle être un « machin » démontant toutes les mesures permettant à l’État de lutter contre la fraude fiscale. Ainsi, les « sages » censés être les intransigeants défenseurs de l’égalité, de la liberté, de la justice s’avèrent être les complices zèlées des plus magouilleuses des entreprises. Étrangères de surcroît !

Il faut savoir que les « sages » sont l’objet de soins aux petits oignons de la part des lobbies. Ils reçoivent ainsi des « portes étroites » de la part de groupes de pression les « prévenant amicalement » que telle ou telle disposition d’une loi serait anticonstitutionnelle…

Après, on s’étonnera du rejet des institutions et de la montée des populismes…

 

Vous ne les connaissez pas les dix « Sages » du Conseil constitutionnel ? Les voilà :

Laurent FABIUS, nommé par le Président de la République en février 2016

Valéry GISCARD D’ESTAING, membre de droit comme ancien président de la république

Michel CHARASSE, nommé par le Président de la République en février 2010

Claire BAZY MALAURIE, nommée par le Président de l’Assemblée nationale en août 2010

Nicole MAESTRACCI, nommée par le Président de la République en février 2013

Nicole BELLOUBET, nommée par le Président du Sénat en février 2013

Lionel JOSPIN, nommé par le Président de l’Assemblée nationale en décembre 2014

Jean-Jacques HYEST, nommé par le Président du Sénat en octobre 2015

Michel PINAULT, nommé par le Président du Sénat en février 2016

Corinne LUQUIENS, nommée par le Président de l’Assemblée nationale en février 2016

 

Parmi les anciens Présidents de la République, membres de droit du Conseil constitutionnel, seul Valéry Giscard d’Estaing siège actuellement au Conseil constitutionnel.
Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ne siègent plus depuis respectivement mars 2011 et janvier 2013.

 

Sources :

https://www.mediapart.fr/biographie/martine-orange

https://www.mediapart.fr/journal/france/121015/dans-les-coulisses-du-conseil-constitutionnel-cible-des-lobbies

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/11/08/32001-20161108ARTFIG00168-un-depute-ps-propose-une-google-tax-a-la-francaise.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_de_transfert

 

04/01/2017

Au bistro de la toile : Mélenchon, Trump, Fillon et la Sécu.

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- Oh ! Victor, je viens d’entendre La Merluche ce matin sur France Inter, face à la péronnelle Salamé. Ah ! Il a du gaz le Jean-Luc. Mais avec beaucoup plus de sérénité qu’avant. Il ne se laisse plus aller à ses coups de gueule qui faisaient la joie des questionneurs, mais il ne laisse rien passer !

- Je l’ai entendu aussi. Lorsque Salamé, avec insistance, lui demande ce qu’il faut faire de Bachar El Assad, il lui répond l’évidence : « Mais c’est aux Syriens de le dire ! Pas à nous. » Il considère que Poutine et Erdogan, ce n’est pas la même chose, le Turc étant pour lui un dictateur, « un illuminé fanatisé par sa religion » et dont l’armée a franchi les frontières de son voisin syrien « sans que cela émeuve personne ». Et il met les pendules à l’heure en évoquant les vraies raisons de la guerre en Syrie : « Ce n’est pas une guerre de religion mais un conflit de territoire dans lequel la Turquie a mis les doigts jusqu’au coude, une guerre pour savoir où vont passer le pétrole et le gaz et ce que l’on fait des Kurdes ». Et là, Loulle, il fait preuve de plus de lucidité que la plupart de nos politiques et de tous les matamores qui squattent les plateaux de télévision et de radio. Il pense à juste titre qu’il serait plus judicieux et plus facile, sous l’égide de l’ONU, d’organiser des élections honnêtes en Syrie, avec les réfugiés de retour dans leur pays, que de tout bombarder.

La journaliste le relance pour Trump voulant imposer à Ford de rapatrier ses usines aux USA. « S’il le fait c’est très bien mais on verra. Comme Français, soyons habiles, si Trump renonce à Tafta je serais d’accord avec lui. Je ferais tout pour planter Tafta et aussi Ceta qui sont des pourvoyeurs de chômage et de destruction de toutes nos protections et normes environnementales. »

Tout le monde le pourri, le Trump, mais il n’empêche qu’avant même d’être en fonction, il fait plier les plus puissantes multinationales comme Ford et même Général Motors.

Raison de plus pour y regarder de plus près. Il sera peut-être une calamité pour certains de ses concitoyens, une bénédiction pour d’autres. Mais ça, on s’en fout Loulle, qu’ils se démerdent entre eux chez eux. Ce qui importe pour nous, c’est sa politique étrangère. Les plumitifs le qualifient tous d’ignare en la matière. Et pourtant le Trump, il pense que la guerre en Irak a été une énorme konnerie ; il pense que l’Otan ne sert à rien et coûte trop de pognon aux Étasuniens ; il est contre les traités commerciaux genre Tafta, Ceta, Alena et autres ; il est pour un rapprochement pragmatique avec la Russie ; il n’a rien à foutre des embrouilles du Moyen-Orient, etc. Et ça, c’est très bon pour nous, Loulle !

- C’est vrai. Tiens, les « milieux autorisés », comme disait Coluche, parlent aussi de Fillon et de ses « convictions gaullistes et chrétiennes »

- Je me demande bien ce que le rappel à la statue du Commandeur et les convictions de grenouilles de bénitiers de Fillon ont à voir avec la Sécu ! Le « Faillitaire » fait le tango : un pas en avant, deux pas en arrière et un sur le côté. En fait c’est un mou. Il rétropédale au moindre froncement de sourcil. Alors s’il est élu, on verra comment il réglera le bordel social que ses « réformes » vont fatalement générer, dès la rentrée.

Fillon est une marionnette du Medef. Son programme : faire d’énormes cadeaux aux entreprises avec du pognon pris dans la poche des ménages. Avec en corollaire un danger mortel pour l’une des principales conquêtes de la Libération : tuer la Sécu. Depuis des décennies le patronat en rêve, Valls – sur instruction de Hollande – a essayé de le faire. Ce rêve cauchemardesque, c’est donner de plus en plus de parts de l’énorme gâteau de la protection sociale aux assurances privées. Fillon, Gattaz, Bébéar, même combat…

D’ailleurs la nouvelle législation européenne sur les marchés publics conforte cette dérive vers la privatisation. En effet pour le Parlement européen, il convient « d’encourager une concurrence équitable et de permettre un meilleur rapport qualité-prix » en ouvrant au maximum les marchés publics au secteur public, y compris l’ouverture à la concurrence des services de Sécurité sociale obligatoire ».

La directive sur la passation des marchés publics ne fait pas mystère des intentions d’ouvrir à la concurrence les services de Sécurité sociale obligatoire dans son article 74 (Attribution de marchés pour des services sociaux et d’autres services spécifiques) et son annexe XVI.

La directive permet à un « État de l’Union européenne [qui le] souhaiterait – dans le cadre de son autonomie en la matière – [d’] organiser certains services de Sécurité sociale à travers un contractant.. »

Ainsi un État membre pourra construire son marché des services de Sécurité sociale en respectant les règles de la concurrence libre et non faussée en matière de services de Sécurité sociale obligatoire. C’est la privatisation de la Sécu.

- Raison de plus pour voter Mélenchon. Allez, à la nôtre !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

28/12/2016

Centrales nucléaires vieillardes : elles redémarrent… avec un déambulateur !

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Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) s’entretenait ce mercredi matin avec une journaliste de France Inter. Il s’agissait de faire le point sur l’état des réacteurs du parc générateur d’électricité nucléaire du pays. Avec en arrière-plan le risque de manque d’électricité pour les périodes critiques cet hiver...

Rappelons que 21 réacteurs sur les 58 que comporte le parc ont été récemment mis à l’arrêt Sur ces 21 réacteurs, 15 ont été en maintenance technique « planifiée », donc normale, 7 ont dû subir des tests sur leurs générateurs de vapeur, potentiellement défectueux. Suite à la détection d’anomalies sur ces générateurs de vapeur, l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) a imposé à EDF des inspections poussées sur 18 réacteurs présentant des risques sur des équipements sous pression (cuves, générateurs de vapeur et tuyauteries du circuit primaire principal) ainsi que sur des emballages de transport de substances radioactives.

À l’heure actuelle, selon l’ASN, décisionnaire en la matière, sept réacteurs parmi les huit actuellement à l’arrêt pour des contrôles sur leurs générateurs de vapeur pourront redémarrer d’ici la fin du mois de décembre. Un générateur de vapeur est un échangeur thermique qui permet de refroidir le circuit primaire qui est porté à haute température (320 °C) dans le cœur du réacteur. Le fond primaire est un composant en acier qui a la forme d’une portion de sphère située à la base du générateur de vapeur. Il permet de confiner l’eau du circuit primaire. C’est une pièce essentielle, impossible à changer une fois le réacteur en service.

À la demande de l’ASN, EDF a lancé en 2015 des analyses pour recenser les équipements de ses réacteurs en exploitation qui pourraient être affectés par une anomalie de la concentration en carbone de leur acier. Ces analyses ont conclu que les fonds primaires de certains générateurs de vapeur sont concernés par cette anomalie. Celle-ci peut conduire à des propriétés mécaniques de l’acier plus faibles qu’attendu, et remettre en cause la sûreté des réacteurs, qui repose sur l’exclusion de la rupture de ces composants.

EDF a transmis à l’ASN, par courriers des 7 octobre et 15 novembre 2016, un dossier générique destiné à justifier l’aptitude au service des fonds primaires de générateur de vapeur. Ces pièces essentielles ont été fabriquées non pas en France, mais au Japon, par l’entreprise JCFC (Japan Casting & Forging Corporation). Elles équipent des réacteurs de 900 MWe. Il a fait l’objet d’une instruction par l’ASN et l’IRSN, qui ont vérifié que les hypothèses et la méthode utilisées sont acceptables. Les hypothèses du dossier d’EDF devront toutefois être confirmées par un programme d’essais sur des pièces sacrificielles représentatives.

À la suite de cette instruction, l’ASN a formulé des demandes à EDF portant sur des contrôles complémentaires à réaliser, des mesures compensatoires d’exploitation à mettre en place ou renforcer et des compléments d’essais ou d’études à apporter à moyen terme. Chaque redémarrage de réacteur reste par ailleurs soumis à l’accord de l’ASN au vu d’un dossier spécifique.

L’ASN a rendu public le 7 avril 2015 une anomalie de la composition de l’acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville. La détection de cette anomalie a conduit l’ASN à demander à Areva NP et EDF de tirer l’ensemble du retour d’expérience de cet évènement. Trois processus sont en cours :

- la recherche, sur d’autres composants des réacteurs d’EDF, d’anomalies techniques similaires à celle détectée sur la cuve de l’EPR de Flamanville. Cette recherche a conduit EDF à identifier des anomalies similaires sur les fonds primaires de certains générateurs de vapeur ;

- des revues de la qualité de la fabrication des pièces dans les usines de fabrication d’Areva NP qui ont permis à Areva NP de détecter des irrégularités dans les dossiers de fabrication de Creusot Forge ;

- le lancement de réflexions sur la surveillance réalisée par les exploitants d’installations nucléaires de base sur leurs prestataires et sous-traitants, le contrôle effectué par l’ASN et les mécanismes d’alerte.

Le patron de l’ASN a donné aussi une information qui va rendre caduque une promesse de plus du président Hollande, celle d’arrêter la centrale doyenne du parc français, celle de Fessenheim. Celle-ci a reçu le feu vert de l’ASN pour fonctionner… encore dix années ! Tremblez, Alsaciens, Allemands et autres voisins de cette vieillerie…

Et la France continue de s’enferrer dans cette industrie du passé. Il faudra entre 50 et 60 milliards d’euros pour permettre aux réacteurs français de rempiler pour 10 ans. Comment peut-on être aussi ringard ?

Pendant ce temps, l’industrie, la recherche, la technologie allemandes ont œuvré, et de belle manière. Ils sont très avancés en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation.

Pendant ce temps, nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique des centrales existantes. Et menacé d’arrêt avant même sa mise en route… Pendant ce temps, nous imposons à nos voisins Allemands, Belges, Luxembourgeois, Suisses le danger d’une centrale de Fessenheim à bout de souffle.

De plus, l’arrêt de toutes les centrales allemandes en implique le démantèlement. Opération particulièrement délicate (les Français n’ont pas encore réussi, depuis vingt ans, à démanteler leur petite et vieille centrale de Brennilis !) et pour laquelle les Allemands vont acquérir – on peut leur faire confiance - une maîtrise, un savoir-faire et donc des marchés mondiaux juteux qui auraient dû, logiquement, nous revenir, nous qui sommes les champions mondiaux des technologies nucléaires ! Cocus et battus les Français…

Enfin, l’avance allemande en matière d’énergies renouvelables et d’économie d’énergie va se transformer en suprématie. L’Allemagne aura un train économique d’avance sur la France et caracolera à la tête de l’Europe.

Il faudra s’en rappeler au printemps prochain, dans l’isoloir : pas de bulletin pour les candidats ne mettant pas explicitement dans leur programme la sortie programmée et définie dans un temps raisonnable (20 ans) non pas seulement du « tout nucléaire » mais DU NUCLEAIRE.

 

Source: https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Situation-des-gene...


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27/12/2016

Paul Hueur et Paul Hué s'engueulent.

 

 

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- Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons !

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos « civilisations »

Basées sur le paraitre et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie,

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viandes, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télé avec leurs konneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi kons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

VictorAyoli

 

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21/12/2016

Les adorateurs de LA MORT.

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Ils ont massacré. Aveuglément. Lâchement. C’est une constante chez eux. Ils ont frappé en Allemagne, le pays qui a ouvert son territoire et, dans un premier temps, son cœur à tous les migrants..

Qui sont ces « ils » ? Des adorateurs de la mort. Des musulmans fanatisés par les idées moyenâgeuses de l’islam salafiste, enfermés dans des luttes sanguinaires mais archaïques jusque dans leur vocabulaire, parlant de « croisés », de « mécréants », d'« infidèles », de « koufars ». Ils se réfèrent à une idéologie obscurantiste n’admettant aucune contradiction.

Ces « ils » sont gavés jusqu’au fanatisme des versets les plus porteurs de mort du coran, oubliant soigneusement tous les versets porteurs de miséricorde et de tolérance. Cette dérive émane d’un pays bien précis : l’Arabie saoudite, propriété privée possédée par un ramassis de tyrans. Eh ! Oh ! Pas touche Victor : ce sont des clients…

Ces créatures nourries à la haine exècrent tout ce que nous aimons, tout ce qui fait notre art de vivre : ils détestent la fête, la musique, les couleurs, le bonheur, la joie de vivre ; ils rejettent l’égalité, en particulier celle entre les hommes et les femmes ; ils vénèrent la mort, celle des autres comme la leur ; ils rejettent tous ceux qui ne sont strictement de leur secte ; ils rejettent toutes nos valeurs de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, le goût de la fête, le rejet de tous les tabous, l’acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Douze morts et quarante-huit blessés en Allemagne. Mais durant la même période, il y a eu trente-huit morts au cœur d’Istanbul. Contre des flics et des gens qui sortaient d’un stade de football… Il y a eu vingt-cinq morts au Caire. Dans une église copte orthodoxe. Ils tuent bien plus de musulmans que de « koufars ». Par rapport aux hécatombes que ces tueurs d’allah ont commises en terre d’islam, les massacres en France ou en Allemagne pourraient passer pour des « dommages collatéraux »…

Si on fait le décompte macabre de tous les attentats sanglants perpétrés par cette engeance se réclamant de l’islam, leurs principales cibles ne sont pas les chrétiens, les athées, les juifs, les hindous mais les musulmans ! Des gens de la même culture, parlant souvent la même langue. Des frères mais… d’une obédience religieuse un peu différente… Ça remonte à loin. À l’héritage du patron. Les uns révèrent un pote du bédouin illuminé, le dénommé Abou Bakr, ce sont les sunnites ; les autres lui préfèrent le gendre du Mahomet, pour que ça ne sorte pas de la famille, ce sont les chiites. Et depuis l’an 632, ils se haïssent et s’entre-égorgent avec beaucoup d’entrain et de constance, à toutes les époques et sous tous les cieux. Ce sont les corollaires normaux de toutes les névroses collectives appelés « religions ».

Ces rivalités ne nous regardent pas. Mais le problème c’est qu’à cause des interventions belliqueuses auxquelles nous avons participé, dans le sillage des États-Unis, leur guerre intestine se retourne contre nous. Chiites, sunnites : union sacre contre les koufars ! Les « koufars », les incroyants, c’est nous… À nos bombes sophistiquées répondent leurs bombes humaines… Un redoutable boomerang.

Le pire c’est que les tueurs sont parmi nous, ils sont de chez nous, ou ils y sont venus, parfois mêlés aux cohortes de migrants. Ils sont souvent s sur notre sol, ont été éduqués selon nos valeurs. Et pourtant ils tuent. Ils nous tuent au nom d’une dérive sectaire qui, certes, n’est pas l’islam, mais qui pourtant s’en revendique. Ces tueurs lobotomisés sont responsables de leurs actes. Ils ne sont ni des malades mentaux, ni des « loups solitaires » victime d’une société qui les rejetterait (selon la doxa des idiots utiles des nazislamistes). Mais ils partagent cette responsabilité avec ceux qui les endoctrinent et les poussent à l’acte : les imams ultra-radicaux envoyés par l’Arabie saoudite et le Qatar qui puisent leur idéologie haineuse dans la doctrine des frères musulmans et du salafisme. Ce sont eux qui encouragent et légitiment les actes les plus barbares.

Mais ce ne sont pas les principaux responsables des guerres du Moyen-Orient – les États-Unis d’Amérique – qui sont les plus touchés. Eux, ils sont loin. Ils plantent la merde puis ils se replient. Et les Européens, complices forcés par le piège de l’Otan, subissent les attaques des terroristes et l’invasion des migrants…

Alors on fait quoi ? On commence par se doter de moyens militaires et policiers adéquats à cette nouvelle forme de guerre. En y mettant les moyens financiers nécessaires. Eh oui ! Ça coûte cher la guerre…

Les moyens, ils sont ceux de la police, de l’armée, surtout du renseignement puisque l’ennemi est dans la place « comme un poisson dans l’eau ». Mais pour ce faire, encore faut-il ne pas casser ce qui existe, comme Sarko supprimant les Renseignements Généraux et supprimant 13 000 policiers. Les services ne sont pas coordonnés, ils se tirent la bourre, ne se communiquent pas, ou avec réticence, leurs informations, les gendarmes, pourtant au plus près de la population, ne sont même pas intégrés aux services de renseignement. Et que dire de ces services au niveau européen ! Nul ! Scandaleusement nul !

Les moyens doivent être au service d’une stratégie. La stratégie actuelle à pour but de rassurer. C’est le plan Vigipirate, l’opération Sentinelle, les soldats patrouillant dans les gares, etc. Ça rassure, mais ça n’empêche rien. Le carnage de Nice en est l’illustration dramatique…

En temps de guerre, il faut apprendre à vivre avec le danger d’être tué sournoisement, lâchement. Ça, c’est pour la mentalité des citoyens. Finie la belle tranquillité d’esprit : « Les guerres, c’est loin ». Non, maintenant c’est ici. Le danger est partout et tous les jours. Tout peut être une arme par destination, comme ce camion. Après Nice, les Allemands s’en rendent eux aussi compte. Les tueurs potentiels susceptibles de les activer sont partout, sous l’influence de ces sectes barbares appelant quotidiennement au meurtre des « mécréants ».

Les autorités doivent donc passer à une stratégie différente.

D’abord sécuriser tous les lieux publics écoles, stades, aéroports, gares, etc. Non pas par des vérifications aléatoires, mais par le passage sous des portiques de détection, la fouille systématique de tous les sacs, etc. C’est très chiant, c’est cher, ça demande beaucoup de personnel. C’est vrai, mais puisque c’est la guerre, il faut en passer par là et se donner les moyens de lutter. On ne vit pas en temps de guerre avec l’insouciance confortable des temps de paix. Il reste encore bien des vieux de la vieille qui peuvent en témoigner.

Ne pas laisser rentrer n’importe qui venant de pays où vivent des gens potentiellement hostiles. Et expulser sans état d’âme tout étranger condamné pour quelque fait que ce soit. Mettre en rétention tout individu classé S.

Traquer et « neutraliser » les salafistes « jusque dans les chiottes » comme disait Poutine. Pour cela, il est indispensable de s’appuyer sur les Français de culture musulmane, les mieux placés pour détecter les tueurs potentiels. D’autant plus que la « communauté musulmane » y semble prête. La marche de Mantes-la-jolie en solidarité avec les deux policiers lâchement assassinés marque une prise de conscience très positive. Comme les prises de position immédiate et sans restriction des diverses organisations musulmanes comme la Mosquée de Paris de Boubaqueur et même l’UOIF à la suite des attentats de France.

S’occuper de cette jeunesse issue de l’immigration afin de détourner les plus fragiles de l’idéologie de mort que leur proposent les salafistes. En soutenant, en aidant ceux qui le méritent, quitte à instituer dans une certaine mesure et provisoirement une « discrimination positive ». Mais aussi en mettant hors d’état de nuire sans faiblesse les quelques milliers de racailles qui pourrissent la vie des cités. Pour ce faire, la légalisation du cannabis couperait l’herbe sous les pieds de tous ces petits délinquants, viviers des salafistes.

Enfin, sur les « opex », les théâtres d’opérations extérieures, il convient d’être pragmatique pour être efficace et non satisfaire les lubies mercantiles des Etasuniens ou de Frau Merkel. Ce qui veut dire s’allier avec ceux qui, réellement, luttent contre l’État Islamique : l’armée de Bachar el Assad, les Kurdes et les Russes.

Hors de ça, point de salut.

 

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20/12/2016

Blog en deuil et en colère contre la konnerie et la barbarie islamiste.

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Wütend trauernde Blog

16/12/2016

Au Bistro de la Toile : il ne faut pas, ah! bai(s)ser Lagarde !

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- Elle peut rigoler la patronne du FMI. Le réquisitoire du procureur est on ne peut plus tendre pour elle. Non seulement il se garde bien d’abaisser Lagarde mais il a carrément demandé un non-lieu en sa faveur. Les voleurs de poules voudraient bien bénéficier des faveurs d’un tel proc !

- Eh ! C’est comme ça Loulle. Le proc Marin, c’est le plus cador dans sa profession. Il est au top. Et qui l’a mis au top ? Son ami Sarko. Dame Lagarde était ministre de qui ? De Sarko. Remarque, en droit, son réquisitoire se tient : « Prendre une mauvaise décision n’est pas en soi répréhensible. Cela peut constituer une faute politique mais pas un délit pénal ». Une « négligence » Loulle. Une simple négligence. Disons qu’elle a oublié dans un taxi son sac à main avec 403 millions dedans. Mais des sous pris dans nos poches…

- Pourtant, la juge l’avait sérieusement allumée Lagarde, et mise en difficulté. On pouvait penser que le proc allait en tenir compte dans ses réquisitions. Après tout c’est lui le défenseur de l’intérêt public, c’est lui qui doit le défendre notre fric que Lagarde a contribué à refiler au ci-devant Tapie Bernard.

- Ben voyons. D’abord le proc Marin a une grande mansuétude envers les politiques contre lesquels il a à requérir. Ensuite il faut savoir ce qu’est ce « machin », la Cour de Justice de la République. Si toi ou moi on fait des konneries, Loulle, on est passible de la correctionnelle, ou de la cour d’assises, selon la gravité des faits reprochés. Mais toi et moi, nous sommes le commun des citoyens. Tandis que Lagarde, elle fait partie de la Haute. Elle occupe une fonction importante au niveau international, le FMI (Fabrique de Magouilles Internationales) et elle est jugée en tant qu’ancienne ministre. Et pour ces gens-là, il a été créé un tribunal d’exception. Une juridiction faites par des élus pour des élus. Un machin conçut avant tout pour ne pas fonctionner ! Cette juridiction spéciale a été créée à l’issue de l’affaire du sang contaminé, en 1994. Premiers résultats, sur cette terrible affaire du sang contaminé : Fabius, Dufoix : relaxés ; Edmond Hervé : légèrement condamné mais dispensé de peine. Puis il y a eu Pasqua : relaxé pour les affaires GEC Alsthom et du casino d’Annemasse, légèrement condamné pour l’ensemble de son œuvre.

- Attends Victor, il peut difficilement en être autrement. Les prévenus sont jugés par leurs pairs. On est entre soi, entre gens de bonne composition, on peut toujours s’arranger. Et puis une certaine « compréhension » peut valoir de bons retours d’ascenseurs, non ? C’est un peu comme le tribunal de commerce d’une petite ville, de Plougastel, de Carpentras ou de Pamiers s’il y en a : les juges et les jugés se connaissent, bouffent ensemble, font des affaires ensemble, vont aux putes ensemble peut-être, alors on s’arrange… La Cour de Justice de la République, c’est du pareil au même.

- T’as tout compris Loulle. C’est une aberration démocratique, une juridiction de connivence. Sa véritable fonction, dissimulée derrière un simulacre de justice, c’est d’organiser l’immunité des politiques. C’est la justice des copains et des coquins. François « Rantanplan » Hollande avait promis de la supprimer : « je ferai voter une loi supprimant la Cour de Justice de la République. Les ministres doivent être des citoyens comme les autres. »

- Ben voyons ! Il n’est pas à un reniement près, pépère… Bonjour l’exemple ! Après ça tu vas prôner le civisme aux jeunes qui font quelques konneries. Tu voles un vélo, la justice te fout en taule ; tu voles des millions au peuple, la justice te fait des courbettes et te gratifie d’un non-lieu. Avec peut-être des dommages et intérêts…

- Ne préjugeons pas de la décision des juges. Ne crions pas avant d’avoir mal : on verra en début de semaine prochaine. Mais ne nous faisons pas trop d’illusions. Il m’étonnerait que les députés aillent jusqu’à bai(s) ser Lagarde !

- Zou. C’est ma tournée. À la nôtre. Et à la claque probable dans la gueule des millions de citoyens qui « font confiance à la justice » de notre beau pays.

 

Illustration:merci au regretté Chimulus

14/12/2016

Offusqués par la fin de la guerre à Alep !

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Offusqués le représentant des États-Unis à l’ONU, accusant sans vergogne le régime syrien légitime et ses alliés russes de « crimes contre l’humanité ». Manque pas d’air le digne représentant de cette nation de cul-bénits voleurs de terres, fondée sur le génocide de trente millions d’Amérindiens, enrichie par l’esclavage de trente millions de Noirs et maintenant son hégémonie par l’exploitation du reste du monde. Une nation qui a inventé la guerre bactériologique et la seule qui a utilisé l’apocalypse nucléaire atomisant des centaines de milliers de civils. Bonjour les donneurs de leçon…

Offusqué Eyraud, notre inexistant ministre des affaires étrangères.

Offusqués Bernard Guetta, tonton Legrand et tous les bavards de France Inter et autres machines à bruits et étranges lucarnes…

Offusqués par quoi ? Par la fin de la guerre à Alep. Par l’arrêt des bombardements. Par l’évacuation des civils et des islamistes vaincus.

Et de nous servir ad nauseum les « massacres de civils par les soldats de Bachar ». Possible mais qui les a vues ces exactions ? Les envoyés spéciaux de nos médias à Alep Est ? Faux : il n’y en a aucun sur place. Les envoyés spéciaux des journaux étrangers couvrent ces évènements depuis Beyrouth ou la Turquie. Les rares courageux qui sont allés sur place ont été, soit au mieux mis en taule, soit égorgés s’ils n’ont pas réussi à foutre le camp dans le coffre d’une bagnole. Et ils ont raison de ne pas risquer leur peau, de ne pas mettre leur vie entre les mains de l’opposition armée. Parce que cette opposition armée, ce sont les tueurs islamistes et non pas cette armée d’opposition démocratique fantasmée. Elle n’existe pas, du moins elle n’existe plus si elle a jamais existé un jour, phagocytée par les groupes islamistes d’Al Qaeda, même rebaptisés, et ceux de l’État Islamiste. Et nos politiques, nos journalistes, nos éditorialistes, bref toutes nos belles élites pensantes continuent à s’accrocher à cette fiction. En Syrie, il y a deux camps : le pouvoir légitime et ses alliés d’une part, les divers groupes islamistes d’autre part. Les militaires du régime, même si ce régime n’est pas très fréquentable et les égorgeurs islamistes, les tueurs d’allah. Et Basta.

Les informations considérées comme vraies par nos me (r) dias, en provenance de zones tenues par les kidnappeurs, les preneurs d’otages et les égorgeurs, émanent toutes des mêmes sources qui ne peuvent opérer qu’avec l’autorisation des maîtres des lieux. Il est évident qu’un groupe terroriste qui lutte pour sa survie ne va laisser passer que les informations qui les arrangent. Aux médias de faire le tri. Pas facile. Mais les lecteurs et surtout les téléspectateurs conditionnés à l’émotion réclament des images qui leur permettent de s’offusquer et d’étaler leur compassion. Les larmes, ça fait vendre du temps de cerveau disponible pour les margoulins… Dès lors la tentation est grande d’accorder crédit à des informations de deuxième voire troisième main quand ce ne sont pas des reportages bidonnés et des éléments de propagande.

Qui a commencé les guerres au Moyen-Orient ? La Russie ? Non, les États-Unis envahissant l’Irak pour mettre la main sur son pétrole, mentant effrontément à la face du monde en prétendant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive…

Qui a « inventé » Al Qaeda ? Les Russes ? Non, les États-Unis armant et entraînant avec l’aide des services secrets du Pakistan les plus fanatiques des religieux afin, justement, de lutter en Afghanistan contre les Russes de l’URSS de l’époque.

Qui était derrière ces « printemps arabes » qui ont dégagé des pouvoirs certes brutaux voire dictatoriaux et corrompus mais maintenant malgré tout en paix les diverses factions religieuses qui ne demandent qu’à s’entre-tuer ? Les États-Unis et leurs caniches dévoués : Sarko et Cameron. Avec pour résultat – à l’exception de cette valeureuse Tunisie – la prise du pouvoir par les militaires au mieux (Égypte), les Islamistes au pire.

Derrière la guerre en Syrie, il y a une lutte sournoise mais sans merci entre Étasuniens et Russes pour le pétrole, le gaz et les moyens d’exporter ces richesses, les oléoducs, les gazoducs et les ports.

La géopolitique imposée aux dirigeants du monde par les multinationales n’a que faire des misères de quelques milliers de malheureux…

Et puis, tous ces pays à reconstruire… Hummm ! Y a bon les montagnes de fric !

 

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13/12/2016

FMI. Lagarde plus docile aux diktats de la finance que ne l'était DSK...

Le passage de Christine Lagarde devant les juges de la Cour de Justice de la République est l’occasion de remettre un peu le nez sur l’organisme qu’elle dirige, le Fond Monétaire International (FMI ou IMF en globish). Et il nous est tombé sous les yeux un texte important de son patron de l’époque, Dominique Strauss-Khan. Un discours totalement inconnu du commun des citoyens, jamais vu (du moins par moi…) dans la presse. Et pour cause : son contenu est résolument keynésien, « révolutionnaire » dans ce milieu de la finance car il souligne les dangers que font courir aux économies mondiales le chômage et les inégalités. Des propos qui sonnaient alors comme une déclaration de guerre pour les tenants de l’ultralibéralisme et les puissances d’argent.

Notons que ce discours a été prononcé à Washington le 13 avril 2011. Un mois après, se déclenchait « l’affaire du Sofitel » qui mettait définitivement hors circuits DSK.

 

Voici ce texte éclairant :

 

La crise mondiale des emplois - Soutenir le redressement par l’emploi et la croissance équitable, par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général, Fonds monétaire international.


https://www.imf.org/external/np/speeches/2011/041311.htm


DSK souriant.jpg13 avril 2011
Par Dominique Strauss-Kahn, Directeur général, Fonds monétaire international
Washington, le 13 avril 2011

 

Bonjour.

Je tiens à remercier l’établissement Brookings, en particulier mon bon ami Kemal Dervis, d’avoir accueilli cet événement important et opportun. Je suis particulièrement heureux que Sharan Burrow - le secrétaire général de la CSI - soit avec nous ce matin.

Keynes a déclaré à la fin de son Magnum opus : « Les failles de la société économique dans laquelle nous vivons sont son incapacité à assurer le plein-emploi et sa répartition arbitraire et inéquitable de la richesse et des revenus ».

Tout le monde ne sera pas d’accord avec l’intégralité de cette déclaration. Mais ce que nous avons appris au fil du temps, c’est que le chômage et l’inégalité peuvent saper les réalisations mêmes de l’économie de marché en semant les germes de l’instabilité. Dans trop de pays, le manque d’opportunités économiques peut conduire à des activités improductives, à l’instabilité politique, voire à des conflits. Il suffit de regarder comment se joue au Moyen-Orient et en Afrique du Nord le cocktail dangereux du chômage et de l’inégalité - combiné à la tension politique.

Parce que la croissance assaillie par les tensions sociales n’est pas propice à la stabilité économique et financière, le FMI ne peut pas être indifférent aux questions de distribution. Et quand je regarde autour, aujourd’hui, je m’inquiète à cet égard. Car si la reprise est ici, la croissance - du moins dans les économies avancées - ne crée pas d’emplois et ne se partage pas largement. Beaucoup de gens dans de nombreux pays sont confrontés à une crise sociale qui est tout aussi grave que la crise financière.

Le chômage est à des niveaux record. La crise a jeté 30 millions de personnes sans travail. Et plus de 200 millions de personnes sont à la recherche d’emploi partout dans le monde aujourd’hui.

La crise de l’emploi frappe particulièrement les jeunes. Et ce qui aurait dû être un bref moment dans le chômage se transforme en une condamnation à perpétuité, peut-être pour toute une génération perdue.

Dans trop de pays, les inégalités sont à des niveaux records.

Alors que nous faisons face à ces défis, rappelez-vous ce que nous avons accompli. Sous le parapluie du G20, les décideurs se sont réunis pour éviter une chute libre financière et probablement une deuxième grande dépression.

Aujourd’hui, nous avons besoin d’une réaction de même force pour assurer la reprise dont nous avons besoin. Et cela signifie non seulement une reprise durable et équilibrée entre les pays, mais aussi une source d’emploi et de répartition équitable.

 

Emploi

Permettez-moi de commencer par l’emploi. Tout comme nous avons réussi à maîtriser l’inflation dans les années 1980, cette décennie devrait être la décennie qui reprend le plein-emploi.

Que faut-il faire ? Tout d’abord, il faut réformer et réparer le secteur financier, remettre les banques au service de l’économie réelle et octroyer du crédit aux petites et moyennes entreprises, moteurs clés de l’emploi et même de la croissance.

Évidemment, un environnement favorable à la demande est une condition préalable à la croissance et à l’emploi. Alors que le chômage est si élevé, et avec peu de signes de pressions inflationnistes sous-jacentes, la politique monétaire peut être favorable.

Qu’en est-il de la politique budgétaire ? Les pays avancés doivent placer leurs positions budgétaires sur des chemins durables à moyen terme, ouvrant la voie à la croissance future et à l’emploi. Mais le resserrement budgétaire peut ralentir la croissance à court terme, ce qui peut même accroître le chômage de longue durée, transformant un problème cyclique en un problème structurel. En bout de ligne, l’ajustement budgétaire doit être fait en visant la croissance.

Mais la croissance seule ne suffit pas. Nous avons besoin de politiques directes sur le marché du travail. La crise nous a appris que des politiques du marché du travail bien conçues pouvaient sauver des emplois.

Peu de gens seraient en désaccord sur le fait que des allocations de chômage décentes sont fondamentales. Et, combinés à l’éducation et à la formation, elles peuvent aider les chômeurs à s’adapter à une économie en mutation. Cela est particulièrement pertinent lorsque les pertes d’emplois sont fortement concentrées chez les jeunes et les non qualifiés, et lorsque le chômage est de plus en plus de long terme.

Nous devons être pragmatiques. Nous devons dépasser le contraste binaire et inutile entre « flexibilité » et « rigidité » sur les marchés du travail et demander plutôt si les politiques sont efficaces pour créer et maintenir des emplois. Parfois, ils sont, parfois ils ne sont pas.

Nous devons être coopératifs. Les pays doivent travailler ensemble sur une foule de questions, y compris la réglementation du secteur financier et la résolution transfrontalière. Ils doivent coopérer au rééquilibrage mondial, où de nombreux marchés émergents doivent se tourner vers la demande intérieure, soutenue par une classe moyenne dynamique. Sans cela, la croissance mondiale manquera.

Inégalités

Permettez-moi de parler brièvement du second poumon de la crise sociale : les inégalités. La recherche du FMI suggère que les inégalités peuvent rendre les pays plus enclins aux crises financières, surtout s’ils sont associés à un secteur financier important. La recherche du FMI montre également que la croissance durable dans le temps est associée à une répartition plus égale du revenu.

Ces défis concernent aussi bien les pays avancés que les pays en développement. Nous avons besoin de politiques visant à réduire les inégalités et à assurer une répartition plus équitable des possibilités et des ressources. De solides filets de Sécurité sociale combinés à une fiscalité progressive peuvent freiner les inégalités du marché. L’investissement dans la santé et l’éducation est essentiel. Les droits de négociation collective sont importants, surtout dans un contexte de stagnation des salaires réels. Le partenariat social est un cadre utile, car il permet à la fois les gains de croissance et les difficultés d’ajustement à partager équitablement.

 

Rôle du FMI

Permettez-moi d’aborder brièvement le rôle du FMI. Au fur et à mesure que nous comprenons les liens avec la stabilité, la question de l’emploi devient de plus en plus centrale dans notre surveillance, comme on peut le constater dans le cadre du WEO. J’ai mentionné certaines de nos recherches sur les inégalités. Nous avons également appuyé la création d’une taxe sur les activités financières. Et nous accordons plus d’attention à la dimension sociale de nos programmes : protéger les filets de Sécurité sociale pour les pauvres et soutenir un partage équitable du fardeau.

La conférence d’Oslo de l’an dernier - organisée conjointement avec l’OIT et le gouvernement norvégien - a été une étape importante. Nous suivons dans plusieurs domaines. Premièrement, nous travaillons avec l’OIT pour mieux comprendre les politiques qui sous-tendent la création d’emplois. Deuxièmement, en coopération avec l’OIT et en consultation avec la CSI, nous soutenons les consultations en matière de partenariat social entre les travailleurs, les employeurs et le gouvernement dans trois pays : la Bulgarie, la République dominicaine et la Zambie. Troisièmement, nous travaillons avec l’OIT à l’élaboration de planchers de protection sociale efficaces dans les pays à faible revenu.

Et ce week-end, alors que les principaux décideurs du monde entier se réunissent à Washington pour prendre le pouls de l’économie mondiale, j’ai l’intention non seulement de leur présenter l’image relativement optimiste d’une reprise qui se consolide mais aussi de leur rappeler ce qui est derrière les chiffres - trop de gens qui n’ont pas encore vu les fruits de cette croissance.

Conclusion

Permettez-moi de conclure. Il y a quelques milliers d’années, Aristote écrivait que « le meilleur partenariat pour un État est celui qui opère à travers les gens de la classe moyenne… ceux dans lesquels l’élément central est primordial… ont toutes les chances d’avoir une constitution bien gérée ».

Cela était vrai au temps d’Aristote, c’était vrai au temps de Keynes, et c’est vrai aujourd’hui. La stabilité dépend d’une classe moyenne forte qui peut propulser la demande. Nous ne verrons pas cela si la croissance ne conduit pas à des emplois décents, ou si la croissance récompense les quelques privilégiés sur les nombreux marginalisés.

En fin de compte, l’emploi et l’équité sont des composantes de la stabilité économique et de la prospérité, de la stabilité politique et de la paix. Cela est au cœur du mandat du FMI. Ce doit être placé au cœur de l’agenda politique. Merci beaucoup.

 

DEPARTEMENT DES RELATIONS EXTERIEURES DU FMI
Affaires publiques Relations avec les médias
Courrier électronique : publicaffairs@imf.org Courriel : media@imf.org
Télécopieur : 202-623-6220 Téléphone : 202-623-7100

 

Voilà. A vous de juger. On n'a pas eu Strauss-Khan, on a eu Hollande...

 

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12/12/2016

Au Bistro de la Toile: la relève de Lagarde

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- Qu’est-ce que tu lis Loulle dans ton canard, que je vois branler le chef de façon dubitative ?

- Je regarde la relève de Lagarde ! Ce matin, Mââme Lagarde, « l’une des femmes les plus puissantes du monde » qu’ils disent les plumitifs, va comparaître devant la Cour de justice de la République, la CJR comme ils disent, dans le cadre du scandale du fric piqué dans nos poches – plus de 420 millions – pour les glisser dans les fouilles de Tapie. Lagarde est accusée de « négligence » pour avoir autorisé puis validé l’arbitrage soldant le vieux litige entre Nanard et le Crédit lyonnais concernant la vente d’Adidas. Une « négligence » à 420 patates…

- Bof. « Selon que vous serez puissants ou misérables, Les jugements de cour vous feront noir ou blanc » qu’il disait tonton La Fontaine Jean de… D’abord pourquoi un homme politique au faîte des responsabilités, ministre ou président de la République n’est-il pas jugé comme tous les autres Français, devant une juridiction normale ? Pourquoi ce tribunal d’exception, fait de gens policés, où en compagnie de quelques magistrats rassis siègent des députés et des sénateurs ? Chargés de juger leurs pairs, ils ne sont pas tellement enclins à les allumer ! Cette CJR est la seule juridiction habilitée à poursuivre et à pouvoir juger les ministres, en activité ou anciens, pour des délits et crimes commis dans l’exercice de leur fonction. Deux poids, deux mesures… On revient à la fable de l’ami Jean de…

- Pourtant l’acte d’accusation lui taille un sacré costard à maman Lagarde. On y parle de « légèreté peu admissible », d'« incurie », de dossier « survolé plutôt qu’étudié », il y est dit encore que le dossier Tapie « procède d’une conjonction de fautes qui, par leur nature, leur nombre et leur gravité, dépasse le niveau d’une simple négligence»…

- Elle est loin d’être blanche dans cette histoire, Lagarde. Le 10 octobre 2007, elle a donné instruction aux représentants de l’État de ne pas s’opposer à la demande d’arbitrage déposée par les avocats de Bernard Tapie. « Négligence » ? Difficile à croire, d’autant plis que ce dossier était très sensible et suivi au plus haut niveau. Il avait d’ailleurs donné lieu à une réunion spéciale, à l’Élysée, chez Claude Guéant alors secrétaire général de la Présidence, avec les ci-devant Ouart Patrick (conseiller Justice du président Sárközi de Nagy Bocsa), Pérol François (conseiller économique du président), Richard Stéphane (directeur de cabinet de Lagarde Christine) et Rocchi Jean-François (représentant le CDR, l’organisme chargé de liquider les litiges du Crédit Lyonnais). Lagarde a-t-elle commis des « négligences » ou bien a-t-elle obéi aux ordres ? Rappelons que le pauvre Nanard, dans le paquet des 400 et quelques millions, a touché 45 millions pour « préjudice moral » ! Il a vraiment dû souffrir moralement le mec. À comparer avec les 240 000 euros d’indemnités, toujours pour préjudice moral, de Patrick Dills, un pauvre type qui a fait 16 ans de taule pour un crime qu’il n’avait pas commis. 240 000 pour 16 ans, ça fait l’équivalent d’un SMIC par mois. Comparez avec l’ineffable Nanard. C’est le salaire de la courtisanerie dans cette Sarkozie pourrie.

Deuxième embrouille, en non des moindres : lorsque la décision arbitrale donnant à Tapie 400 et quelques millions de « dommages et intérêts » a été actée, la ministre des finances – dame Lagarde Christine – a donné des instructions aux représentants de l’État de s’opposer à tout recours éventuel !

- Il n’empêche que le Parquet a requis, et va probablement de nouveau requérir un non-lieu en faveur de dame Lagarde Christine !

- C’est vrai. Mais ça donne une autre dimension à l’affaire. Le Parquet dit que « Les décisions prises formellement par la ministre ont été en réalité prises collectivement au plus haut niveau de l’Etat, ce qui relativise la responsabilité personnelle de la seule Mme Lagarde. » Le même Parquet note les « rendez-vous fréquents de M. Tapie avec le président de la République » et cite le candidat de la droite et ex-premier ministre à l’époque, le ci-devant Fillon François apportant tout son soutien à Lagarde Christine : « C’est une décision du gouvernement dont je suis évidemment solidaire. »

- D’après les canards, douze témoins sont cités. Mais l’un des principaux, le sieur Richard Stéphane, directeur de cabinet de l’accusée à l’époque, a déclaré qu’il ne viendrait pas témoigner… Si moi je refuse de me présenter au tribunal si j’ai une embrouille, je suis sûr de voir arriver les lollis me chercher manu militari…

- Le ci-devant Sárközi de Nagy Bocsa Nicolas, lui aussi convoqué par le juge Tournaire pour une de ses nombreuses casseroles, ne s’est pas présenté non plus. Sans autre préjudice que je sache. Toujours Jean de, Loulle. « Selon que vous serez… ». À rapprocher du procès en appel à la demande du Parquet du Luxembourg contre les donneurs d’alerte qui avaient révélé les magouilles de cet Etat-Mafia avec les multinationales pour qu’elles ne paient pas ou si peu d’impôts. Encore Jean de La Fontaine…

- Allez, tè ! Buvons pour oublier !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

09/12/2016

Au bistro de la toile : Clémentine éblouit et Hamon émerveille !

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- Alors Victor, t’as regardé Benoît Hamon hier soir sur l’étrange lucarne ?

- Plus ou moins. J’ai surtout regardé « La grande librairie » où je suis tombé en arrêt, comme un pointer devant une belle caille, devant l’éclat lumineux d’une merveilleuse sylphide aux cheveux de blé ondulant sous la brise et aux grands yeux pervenche, lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle…

- Oh ! Fatche ! Là, il a pris un coup sur la cafetière le Victor. Il a les yeux qui font tilt. D’ici qu’il nous fasse un orgasme au comptoir, y a pas loin. Tè, bois un coup ça te calmera.

- Eh ouais. Tu comprends pourquoi j’alternais entre Hamon chez tonton Pujadas et cette superbe écrivaine dont j’ai oublié le nom mais pas les longues jambes gainées de soie dont j’attendais qu’elles se décroisent… J’imaginais d’affriolants dessous de dentelles noires sur sa blanche peau nacrée et soyeuse…

- Oh la la ! Cette fois il est pendu le Victor. Bon. Mais Hamon tout de même ?

- Ben, je l’ai vu quelques minutes face au crâne d’œuf de Langlet. Puis surtout devant le maire FN de Beaucaire. Pugnace le Benoît. Et il sait manier à son avantage cette arme redoutable qu’est l’ironie sarcastique : « Allez-y, dégoisez les éléments de langage qu’on vous a appris… », puis « Voilà. Rangez bien vos fiches maintenant… ». Eh bien je vais te dire Loulle. Le petit Hamon, il connaît ses sujets, ne se laisse pas prendre aux embrouilles des journaleux de service et surtout, il a un programme qui semble droit sorti des élucubrations de mes blogs : il est pour la réduction du temps de travail accompagné par le revenu universel, pour la légalisation du cannabis, pour la taxation des robots afin de financer la protection sociale, pour faire bouger le mammouth de l’éducation, pour en finir avec le mythe de la croissance, pour le principe de précaution, pour le pragmatisme en Syrie, c’est-à-dire la prise en compte aussi bien des Russes que du régime de Bachar, pour faire changer l’Europe de l’intérieur en appuyant avec tout le poids de la France, cinquième ou sixième économie du monde, puissance nucléaire et première puissance militaire de l’union européenne, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, etc.

- C’est vrai qu’il s’est révélé le petit Benoît. Il était jusqu’à présent plutôt dans l’ombre de Montebourg mais il change de braquet, et il va falloir compter avec lui ! D’autant plus que les choses bougent. Voilà que MAM se met sur les rangs, prête à pourrir la vie à Fillon. Et que Bayrou va peut-être se remettre dans la course, pompant les voix de Macron. Tout ça éparpille les voix de la droite, ouvrant peut-être une fenêtre pour une gauche « de gauche » revigorée, capable de récupérer une partie des voix des travailleurs fourvoyés chez Le Pen. Rien n’est jamais perdu Victor. Un ticket Mélenchon-Hamon serait séduisant.

- Séduisant… Comme la belle Clémentine - ça y est j’ai retrouvé son nom - ce rayon de soleil qui enluminait l’émission littéraire sur la Cinq !

« Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie… »

- Ça y est, ça le reprend. Oh ! Janine, j’ai une urgence : sort le bromure !

- Allez, la vie est belle : Clémentine fait rêver et Hamon émerveille ! Mets ma tournée Loulle !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

 

05/12/2016

Au bistro de la toile : sortir les sortants, oui mais pas que…

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- Oh ! Victor, il y a une semaine ou deux, tu nous prédisais que la victoire de Fion et surtout l’élimination de Sarko signifiaient que Hollande ne se présenterait pas. T’as eu le pif !

- Non Loulle, pas de pif là-dedans, pas de hasard, seulement des évidences. Parce que François n’avait quelques chances très hypothétiques de se maintenir à son poste que s’il était opposé au second tour à Sarko, tant celui-ci est rejeté par les Français. Ce qui impliquait l' élimination de la fille du borgne au premier tour. Faisable, mais pas évident et surtout pas avec ces deux charlots. Mais – terrible résultat de la flagornerie de son entourage et de la coupure dramatique de l’occupant de l’Élysée avec le populo - il ne se rendait pas compte, malgré les sondages abyssaux, que lui aussi était totalement rejeté. Le populo, les « sans-dents », ils n’en veulent plus de ces professionnels de la politicarderie, de ces carriéristes tous sortis du même moule. Donc, puisque exit Microlax, exit évident de Rantanplan !

- Et Valls ? Il peut être celui qui se glissera dans les deux premiers ?

- A priori, ça m’étonnerait. Mais on est loin de l’échéance et bien des choses peuvent changer. Une élection se gagne souvent dans la dernière semaine. Mais à visto de nas, aujourd’hui, il peut difficilement se dissocier de la politique de son patron, puisque c’est lui qui l’a orchestrée ! La loi travail et le 49/3, c’est lui que je sache. Et ça va lui coller au cul…

- Alors qui ? Montebourg ? Hamon ? Taubira ? Macron ?

- Va savoir… Mais si la dynamique « virer les caciques de la politique qui s’accrochent au pouvoir comme des morbacks sur les aliboffis d’un moine » inaugurée par les Rosbifs avec le brexit, puis par Trump en virant le clan Clinton se prolonge, comme c’est le cas en Italie avec Renzi (mais pas en Autriche), tout peut arriver.

- Pourquoi ils ont viré Renzi les Italiens ? C’est pourtant un homme jeune, dynamique, nouveau. Et il a fait baisser le chômage. Alors pourquoi le virer ?

- Parce que lui aussi a trahi. Il a été élu par la gauche, pour faire une politique de gauche, et il a fait une politique de droite, à la Thatcher. En brutalisant en plus ses compatriotes. Comme Valls chez nous. Il a mis sa démission dans la balance ? Et bien il l’a payé. Les peuples d’Europe ne veulent plus de ces professionnels de la politique politicienne. Et dès qu’ils en ont l’occase, ils les virent. Au suivant.

- Mais enfin Victor, la primaire de droite s’inscrit en faux avec ta théorie de « sortez les sortants », puisqu’ils ont plébiscité Fillon. Qui est tout sauf un perdreau de l’année ! Et qui se trimballe le bilan de Sarko que je sache.

- Mais ils ont viré – avec l’aide des électeurs de gauche, c’est vrai – Sarko et Juppé, en votant pour un second couteau. Mais une élection de primaire n’a rien à voir avec une présidentielle.

- Alors on risque d’avoir à choisir entre une facho et le faillitaire de Sarko ? Pas très bandante l’affiche…

- Pas obligé. Tous les me(r)dias, tous les politiques, tous les sondages nous bassinent avec la certitude que Le Pen fille sera au second tour. Comme ils se plantent avec une rassurante régularité, rien n’est sûr.

- Mouais. Aux dernières élections nationales, les Européennes de 2014, elle a obtenu 25 % des voix exprimées.

- Mais avec une abstention de plus de 57 % ! Ça relativise les choses…

- Alors qui va la battre au premier tour ?

- Les sondages actuels donnent Fillon largement en tête. Devant Le Pen tout de même. Mais on sait ce que valent les sondages, surtout à 5 mois de l’élection.

Valls ou plutôt un ticket Montebourg-Taubira à la sortie des primaires de gauche ? Les trois se trimballent l’héritage des gouvernements Hollande. Ils incarnent – surtout Valls – cette social-démocratie qui a eu son heure mais qui est moribonde partout.

Macron ? Possible. Mais ce n’est pas lui qui va galvaniser les électeurs de gauche. Il peut par contre siphonner pas mal de voix de droite. Qui peuvent voir en lui un homme neuf, de gauche par opportunisme mais foncièrement plus proche des idées de droite. Il peut créer la surprise. A ne pas prendre par dessus la jambe !

Reste Mélenchon. Lui non plus n’est pas un perdigaù de l’année, c’est vrai ! Mais le Mélenchon version 2 016 n’est plus celui de 2012. Il s’est assagi quant à la forme et a évolué sur le fond. Il s’est assis sur l’universalisme débile des colabobos de la gôôôche léchant les babouches des islamistes et près à ouvrir les portes à tous les migranvahisseurs. C’est marqué dans son programme : « combattre tous les communautarismes et l’usage politique des religions. » Il a fait sien un certain souverainisme, refusant les diktats étasuniens ou merkeliens sans pour autant s’enfermer derrière des frontières dérisoires. Et ça, ça peut lui permettre de récupérer bien des voix de la gauche d’en bas, celle des ouvriers, des employés, de ceux qui n’ont à vendre que leur sueur et leur compétence et qui, par dépit, ont rejoint les rangs du FN. S’il réussit cette gageure, il peut être au second tour.

- Et nous aurions alors un second tour Mélenchon-Le Pen…

- Pourquoi pas? Les Français auraient ainsi un vrai choix entre deux politiques anti-système. Allez Loulle. Fais péter le Rouge !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

 

 

02/12/2016

Exit Sarko, exit François ! Et une piqûre de rappel pour Mélenchon, Macron, Montebourg, Fion (pardon Fillon) et consort.

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Les diverses « droites », de Fillon à Le Pen en passant par Macron ou Valls ne cachent plus leur volonté de « casser la barraque ». Les réformes à la tronçonneuse qu’ils proposent avec la morgue et l’arrogance qui les caractérisent se résument dans cette phrase de Denis Kessler (ancien numéro deux du patronat, ancien président de la Fédération française des sociétés d’assurance et actuel président de la SCOR, un géant de la réassurance) : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Une piqûre de rappel ne fera pas de mal : le voilà le programme du Conseil National de la Résistance écrit et mis en place par ceux auxquels nous devons notre liberté, notre manière de vivre et même notre confort.

Sa lecture permettra, avant de voter, de mesurer ce que les gouvernements ultralibéraux, sous Hollande comme sous Sarko et pire si affinités, nous arrachent sous la dictée du Medef.

C’est un peu long, mais c’est un document de référence que tous les candidats devraient (re)lire.

 

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

- le respect de la personne humaine ;

- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;

- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

- la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

- le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946

1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1 789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3. La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l’égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13. La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l’organisation et à la défense de la paix.

16. La France forme avec les peuples d’outre-mer une Union fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L’Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l’arbitraire, elle garantit à tous l’égal accès aux fonctions publiques et l’exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.


Illustration X - Droits réservés

30/11/2016

Monsanto-Bayer… "Quand Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz" ?

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Où en sont les noces infernales entre Bayer et Monsanto ? Si une telle fusion avait lieu, cela signifierait une quasi-impossibilité pour des concurrents d’entrer sur le marché. Or une concurrence minimale est une condition nécessaire à l’innovation. En l’espèce, c’est un enjeu vital eu égard aux scandales liés au glyphosate et aux néonicotinoïdes qui tuent les abeilles.

« Monsanto et Bayer peuvent signer un contrat, mais n’ont pas le droit de le mettre en œuvre sans notre feu vert », résume une source européenne, qui rappelle qu’en cas de non-respect de cette règle, Bruxelles peut recourir à des sanctions. Aucune limite temporelle n’est imposée aux deux mastodontes pour adresser leur notification. C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la « concurrence libre et non faussée », à bon escient. La Commission européenne doit au plus vite s’opposer au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération. En aura-t-elle le courage ?

Hormis les dangers sur la santé des produits sortant des usines de ces deux monstres, la concentration des firmes de l’agrochimie accentue la dépendance des paysans vis-à-vis de ces mastodontes. Surendettement des petits producteurs, augmentation des prix des denrées alimentaires, accroissement de la pauvreté et de la faim dans le monde, contrairement à la propagande de ces firmes qui deviennent plus puissantes que bien des États et sont donc en mesure d’imposer leur loi au détriment de la souveraineté populaire. C'est la privatisation du vivant. Une horreur intégrale. Il est vrai que l'horreur n'a jamais trop gêné les entreprises de l'agrochimie. On va le voir plus loin.

La fusion entre Monsanto et Bayer n’est donc pas une bonne nouvelle pour les peuples. Mais elle doit encore être validée par les autorités de régulation de la concurrence, qui n’hésitent pas, ces derniers temps, à briser des mariages annoncés… et qui n’ont pas encore donné leur feu vert aux rapprochements Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina. A ce jour, rien sur le site de la Commission concernant cette fusion… Ouate Inde scie…

En attendant donc, on peut se pencher sur le passé de ces firmes mondiales. On connaît bien Monsanto, « la firme la plus détestée au monde », ayant à son palmarès la fabrication du « célèbre » agent Orange, un défoliant chimique largué par milliers de tonnes sur les forêts et les cultures du Vietnam durant la guerre des Étasuniens contre ce pays. Avec encore à l’heure actuelle des milliers de cancers en découlant… On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ? Une information reçue il y a quelques semaines m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

C’est tellement gros que ça ressemble à une cagade, à un hoax comme on dit maintenant. Et pourtant…

Et pourtant, allez faire un tour sur ce site qui donne des documentations qui semblent sérieuses : http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

 

On y apprend que « l’empire économique allemand le plus puissant de la première moitié de ce siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaft signifie "Association of Common Interest" (association d'intérêts communs) et n’était autre chose qu’un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. Un an avant qu’Hitler prenne le pouvoir, IG Farben fait don de 400 000 marks à Hitler et à son parti nazi. En conséquence, après la prise du pouvoir par Hitler, IG Farben était le plus grand profiteur de la conquête allemande du monde, la Seconde Guerre mondiale.

100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenait des usines d’IG Farben. Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

L’enquête du gouvernement des États-Unis sur tous les facteurs qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale en 1946 est arrivée à la conclusion que sans IG Farben, la Seconde Guerre mondiale n’aurait tout simplement pas été possible. Nous devons nous attaquer au fait que ce n’était pas le psychopathe, Adolph Hitler, ni les mauvais gènes du peuple allemand qui ont provoqué la Seconde Guerre mondiale. La cupidité économique de sociétés comme Bayer, BASF et Hoechst a été le facteur clé dans la réalisation de l’Holocauste. »

 

Il est vrai que les affaires sont les affaires. Et que les multinationales – nouvel avatar de ces consortiums nationaux du siècle dernier – ne s’embarrassent pas, elles non plus, de scrupules.

Continuons nos investigations :

« Expériences médicales à Auschwitz menées par I.G. Farben
(Du livre « I.G. Farben - d’Anilin au travail forcé » de Jörg Hunger et Paul Sander)
« Des expériences scientifiques ont également été faites dans d’autres camps de concentration. Un fait décisif est que IG employait le major SS Dr. Helmuth Vetter, stationné dans plusieurs camps de concentration ; il a participé à ces expériences sur ordre de Bayer Leverkusen.

En même temps que le Dr Joseph Mengele, il a expérimenté à Auschwitz des médicaments désignés « B-1012 », « B-1034 », « 3382 » ou « Rutenol ». Les préparations d’essai ne s’appliquaient pas seulement aux prisonniers malades, mais aussi à des personnes en bonne santé qui ont d’abord été infectées par des pilules, des substances en poudre, des injections ou des lavements. La plupart des médicaments ont provoqué des vomissements ou des diarrhées sanglantes chez les victimes.

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

 

Voilà qui semble accréditer l'horreur. Continuons:

« Le Tribunal pénal de Nuremberg a condamné 24 membres et dirigeants d’IG Farben à la suite de meurtres de masse, d’esclavage et d’autres crimes contre l’humanité. Étonnamment cependant, en 1951, tous avaient déjà été libérés, continuant à travailler comme consultants pour des sociétés allemandes. Le tribunal de Nuremberg a dissous l’IG Farben, mais pas ses membres, en particulier Bayer, Hoechst et BASF. Aujourd’hui, chacune des trois « filles » de l’IG Farben est vingt ou trente fois plus grande que l’IG Farben était à son apogée en 1944, dernière année de la Seconde Guerre mondiale.

 

Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Attention : beaucoup de ces informations proviennent de la fondation d'un personnage controversé, le médecin allemand Rath. Si vous avez d'autres informations confirmant ou infirmant celles-ci, elles seront les bienvenues.

 

Sources :

 https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

 

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&dir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&start=0&page_nums=1%29#=eng

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-de-l-entreprise-Bayer-au-camp-d-Auschwitz-sur-l-achat-de-femmes-pour-experimentations-chimiques

http://www.cbgnetwork.org/163.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015

 

 Photo X - Droits réservés

 

28/11/2016

Au bistro de la toile : ¡Hasta la victoria, siempre !

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- Buenas dias, Victor. Que quieres beber ? Un Cuba libre ?

- Pourquoi ? Pour fêter la mort de Castro ? Donne-moi plutôt un rouge. « Cuba libre », c’est de la propagande imbuvable. C’est le rhum de Cuba saccagé par la saloperie du Coca-cola yankee. Ce pays héroïque a réussi à vivre, à survivre diront certains, malgré la terrible pression étasunienne et son blocus. On entend depuis samedi les bavards de France Inter et autres machines à bruit cracher sournoisement sur le pays libéré par Fidel. Oh ! Pas directement, mais insidieusement, en ne faisant parler, surtout et le plus longtemps, que de pseudo-opposants qui rêvent de vendre leur pays aux multinationales yankees. Quant aux étranges lucarnes, elles ont surtout montré les collabos parasites « réfugiés « en Floride, buvant, chantant et bambochant pour fêter la mort du Commandante ! Je dois te dire que ça m’a rappelé un épisode pas très lointain et dont je ne puis être fier : j’ai moi-même festoyé pour célébrer la mort Franco.

Dans les radios, sur les télés, pratiquement pas un mot sur l’excellence de l’enseignement dans ce pays où il y a bien moins d’analphabètes que chez nous, où tout le monde est très bien éduqué et soigné. Le régime de Fidel Castro offre aux Cubains une éducation pour tous, obligatoire et gratuite. Pas un mot sur cette parfaite réussite qui fait que le taux d’alphabétisation est de 99,8 % (chiffres du PNUD - Programme des Nations unies pour le développement).

Pas un mot sur le boom des énergies renouvelables imposées par le blocus, ni sur la recherche biologique, pharmaceutique, le génie génétique.

Pas un mot sur les centaines de médecins que Cuba a envoyé en Afrique de l’Ouest pour combattre, l’an passé, l’épidémie d’Ebola tandis que les USA envoyaient… des troufions !

Par contre on entend de grandes déclarations sur les « milliers de Cubains opposants au régime et qui sont emprisonnés ». Mais pas un mot sur Guantánamo, cette portion du territoire cubain volé et colonisé par les Étasuniens et transformé en centre de détention arbitraire et de torture mise au rang de pratique ordinaire…

- Eh ! Victor, le Fidel, s’était pas un ange tout de même. Liberté de la presse ? Nada. Prisonniers politiques ? Muchos. Liberté de circulation ? La « Targeta blanca » nécessaire pour sortir du pays. Et les dissidents en taule, les partis d’opposition interdits. La peine de mort toujours dans la constitution…

-… mais aboli dans les faits depuis 2003. « Une révolution, ce n’est pas un champ de roses… Une révolution, c’est un combat jusqu’à la mort entre le futur et le passé » disait le lider maximo qui a, c’est vrai, tenu son ile d’une main de fer mais a aussi tenu tête à la superpuissance étasunienne pendant un demi-siècle. Et rien que ça mérite le plus grand respect et la plus grande admiration. A Cuba, les choses vont vers la normalisation : moins de détentions arbitraires, plus de liberté. Mais les bien-pensants crachent toujours sur Cuba. Pourtant les mêmes sont plus discrets devant la dictature sordide qui s’installe à notre porte, en Turquie… T’as idée de ce que ça implique d’être coupé du reste du monde par la seule volonté vindicative, criminelle des États-Unis ?

- Ils ont peut-être eu quelques raisons de se méfier de Fidel les Yankees : Cuba, il y a quelques décennies, était devenu le porte missile de l’URSS. Les fusées nucléaires de Moscou à 150 km des États-Unis. Et ça a failli mener à une guerre atomique, ne l’oublions pas.

- N’oublions pas non plus que c’est le blocus des USA qui a jeté Cuba dans les bras de l’Union soviétique. Ceci à la suite de la tentative d’invasion par les branquignolles de la CIA à la Baie des cochons. Où ils ont pris une sacrée branlée d’ailleurs ! Puis Cuba a subi les innombrables actions terroristes fomentées par la CIA et exécutées par les exilés cubains. Le terrorisme durcit le régime. C’est ce qui se passe chez nous en ce moment, non ?

- Bon. Paix à son âme…

- D’autant plus qu’il a été coriace le vieux lion : Il est mort à 90 vendanges. Après avoir été le recordman mondial des tentatives d’assassinats : 638 tentatives ! Les méthodes utilisées pour le tuer ont été multiples, mais toutes ont échoué : des snipers, des explosifs dans ses chaussures, du venin injecté dans un cigare, jusqu’à une petite charge explosive dans une balle de base-ball, entre autres…

- Alors je sors le Baccardi et on va trinquer à sa mémoire !

- ¡Hasta la victoria, siempre !

 

Illustration:merci au regretté Chimulus