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06/01/2012

Jeanne-d’Arc: "je ne suis pucelle que vous croyez"!

jeanne d'arc dessin.jpg

 

Tè ! Voilà tous les « sauveurs de la France » qui se tapent le pèlerinage à Dom Rémy, chez la pucelle. Pucelle la Jeanneton ? Mouais… Paysanne la Jeannette ? Boff… D’autres disent qu’elle serait le résultat de quelque somptueux lonchage entre la belle Isabeau de Bavière – une fière gaillarde ! – et Louis d’Orléans, le frangin play-boy de l’époux légitime de la luronne, Charles VI, un tracassé du melon. Mais à cette époque, les coups d’Opinel volaient bas et voilà que le beau Louis-bite-en-bronze se prend six pouces de fer dans le gras du bide de la part d’un certain Jean-sans-peur, par ailleurs duc de Bourgogne. Au fait, le pauvre Loulou-braque-d’or appartenait, comme son frangin qu’il cocufiait allègrement, au clan des Armagnacs. Ah ! Rappelez-vous un peu votre Histoire de France : les Armagnacs et les Bourguignons ! Eh ! La somptueuse liqueur de chez Montesquiou ou de chez Dauzet contre les sublimes Aloxe-Corton ou les grands Pommard ! Bref, ces deux tribus se haïssaient cordialement et fricottaient façon Ganelon ou Besson avec les Rosbifs qui gonflaient les aliboffis à tout le pays.

 

Revenons à nos moutons. La belle Isabeau - qui avait les grelots que le méchant surineur, ne s’en prenne à la petite Jeanne – confie celle-ci à une de ses dames de compagnie qui planque la pitchounette chez ses vieux, quelque part en Lorraine, ou le vieux, un certain Jacques d’Arc avait quelques biens près de Dom Rémy. Là, la petite s’élève entre les moutons, les bondieuseries et probablement le « jouer-au-docteur » avec les petits bergers chauds du tisonnier à moustache. Jusqu’au jour où…

 

Jusqu’au jour où, après son petit quatre-heures arrosé au Clos-Vougeot, voilà le grand Saint-Michel « himself » qui lui parle dans les portugaises et lui dit texto : « Eh ! Oh ! Jeanneton ! Laisse un peu tomber tes bédigues, ta quenouille et tes bergers vicelards et va flanquer les Rosbifs à la porte du royaume de France, fille aînée de l’église ! » La France à l’époque était cabossée, partagée, déchirée entre les Armagnacs résistants aux Rosbifs et les Bourguignons plutôt collabos. La jeannette prend les choses aux sérieux. Tata Yolande lui apprend les bonnes manières tandis que l’écuyer en chef Jeannot de Novelempont lui apprend à écarter les cuisses au dessus d’un canasson de guerre ! Bref, la voilà qui devient une rugueuse.

 

Voilà donc que le 12 octobre 1428, les « pudding-eater » assiègent Orléans. La baston qui se prépare est terrible car Charlot le Septième – une troisième série, B – sait que s’il prend la pâtée, c’en est fini de son royaume… La France deviendra la Rosbifie… Faut pas déconner, on n’a pas envie de bouffer du cheddar et du gigot bouilli à la menthe ! Voilà que Saint-Michel bat le ban et l’arrière-ban des saints et saintes et que tous disent à Jeannette-fesses-tannées de lever une armée et de se rendre dare-Dard délivrer Charles VII à Orléans. En passant à Chinon, elle boit quelques canons en pensant à Rabelais et…reçoit d’un envoyé de tata Yolande, reine de son état, un coffret contenant des lettres attestant que la Jeanne dite d’Arc était en fait la fille (le fils ?!) d’Isabeau et du grand Louis, donc la frangine (frangin?!) au Charlot ! Plein d’embrouilles, de vérification du berlingot puis enfin Charlot, le 15 avril 1429, remet à la pucelle le commandement en chef de l’armée ! L’armée ? En fait la Jeanne embauche et galvanise tous les traine-sabre, coupe-jarret, malfrats, voleurs, violeurs, détrousseurs et assassins qui trainent autour d’Orléans assiégée. Il y a même une certain Gille de Rais (un gaillard qui, soi dit en passant, se trimballait une réputation à faire pâlir DSK !).

 

Et c’est la baston. Pendant dix jours. Et les Rosbifs prennent bel et bien la pâtée, pire qu’en Nouvelle-Zélande en demi-finale ! Les Bourguignons en sont réduits à picoler du kiravi et Jeanne fait sacrer Charles VII à Reims au mois de juillet…

 

Bon. Il s’en passera d’autres et la pauvre Jeanne finira comme une merguez au barbecue de l’évêque Cauchon. Enfin, elle ou…une pauvre fille qu’on aurait cloquée à sa place !

 

Allez ! A la nôtre !

 

Septidi 17 Nivose 220

Illustration X - Droits réservés

05/01/2012

SarkUbu Slam

 

ubu sarko.jpg

 

- Ch’uis le président de l’échec

Celui qu’a mis la France à sec

Celui qu’a enfilé les Grecs

Celui qui tape sur les métèques

Qu’arrivent chez nous sans un kopeck

Moi c’que je kiffe c’est les gros chèques

Ceux des évêques ou ceux des Cheiks

A qui j’fais des salamalecs

Vous je vous laisse quelques pastèques

C’est assez bon pour votre bec

De pauvres australopithèques

- « Dis papa, c’est quoi un sale mec ? »

 

- Ch’uis le président le plus visible

L’plus m’as-tu-vu le plus risible

Mais faites gaffe ch’uis susceptible

Et j’peux devenir terrible

J’sais traquer les irréductibles

Sans pitié ch’suis insensible

D’accord ch’suis pas incorruptible

A Karachi rien d’impossible

Pour l’instant ch’uis insubmersible

Véreux mais pas inéligible

Dans tout ça y’a quoi qu’est horrible ?

- « Dis papa, c’est quoi un nuisible ? »

 

Ch’uis le président d’une coterie

Cell’ du Fouquet’s de Paris

La tune la banque l’industrie

Rolex diam’s et filouterie

On se vautre dans l’escroquerie

Nos femmes pètent dans la soierie

On vous ment sans tartufferie

La « crise » ? V’là un bon pari !

Un prétexte ! Bande d’ahuris

Pour faire passer nos saloperies

Plus je vous baise et plus je ris !

- « Dis papa, c’est quoi un pourri ? »

 

VictorAyoli ©

 

Sextidi 16 Nivose 220

 

Illustration X - Droits réservés

04/01/2012

2012 : l'année où on rend les mandales!

chimulus année des mandales.jpg

 

 

Cette année, on rend les mandales, on distribue les ramponeaux, on claque les couilles dans la gueule de tous les pourris qui nous pressurent, qui nous exploitent, qui nous méprisent.

L'occasion nous en est donné dans les urnes. Et si ça ne suffit pas, faudra aviser à d'autres mandolinages !

Quintidi 15 Nivose 220

Merci à Chimulus

03/01/2012

Au bistro de la toile : Sarko et les Scop…

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Victor, t’as vu, voilà que Sarko s’intéresse au sort des ouvriers ! Il veut imposer à la SNCF, entreprise nationale principal actionnaire de SeaFrance, de refiler aux salariés de cette société dans la panouille un max de thunes pour qu’ils rachètent et fassent repartir leur entreprise sous forme de SCOP, c'est-à-dire société coopérative ouvrière de production.

 

- Quand on connait le blaireau, on ne peut que ricaner devant ce revirement. Il y a quelques jours seulement, par la bouche fielleuse de son sous ministre des transports, le pittoresque Mariani, il faisait savoir que cette solution était ridicule et procédait du jusqu’au-boutisme suicidaire de syndicats intégristes ! Et voilà qu’il prône maintenant l’exact contraire, faisant passer de façon éclatante son sous ministre pour un con !

 

- Ouais mais on ne va pas lui reprocher de découvrir l’intérêt de l’économie sociale ?

 

- Certainement pas, mais tout ça sonne tellement faux qu’on ne peut que douter des intentions réelles de Microlax. Pour qu’une Scop marche – et il y en a beaucoup  - il faut un secteur porteur, des capacités de management interne à l’entreprise, une volonté sans faille des coopérateurs d’œuvrer ensemble et…des capitaux. Le transport maritime transmanche reste porteur malgré le tunnel, le projet est porté par la CFDT qui possède en ses rangs des dirigeants potentiels ayant toutes les capacités requises, reste la volonté des travailleurs et les capitaux. Le fait que depuis le début de l’affaire les salariés unanimes proposent la solution de la Scop est un gage de solidité collective. Quant aux capitaux, si chaque salarié touche des indemnités de 50.000 euros, vu qu’ils sont un millier, on arrive aux 50 millions nécessaire ! Reste à convaincre la SNCF…

 

- Sauf si – ce qui est probablement le calcul sournois et cynique de Sarko et de ses sarko-trafiquants – une majorité de ces salariés, éblouis par cette masse conséquente de thunes qui va leur arriver, plutôt que de les investir dans une scop, les gaspillent en achat d’écrans LCD, de bagnoles pleins de gadgets et autres dépenses de merde avant de s’inscrire au chomdu ! On peut faire confiance aux sarko-trafiquants pour tout faire pour planter la merde entre les syndicats de façon à casser la barraque tout en faisant de grands gestes pour la sauver !

 

- T’as tout compris. C’est probablement là le calcul des sarko-trafiquants pour lesquels l’économie solidaire est un épouvantail qui les fait trembler et se chier dessus de peur. Les scop et autres formes d’entreprises sociales sont la véritable alternative au capitalisme sauvage que nous subissons actuellement. Les Argentins en ont fait l’un de leurs principaux chevaux de  bataille dans leur guerre victorieuse contre les vampires du capitalisme mondialisé.

 

- A la nôtre !

 

 

Quatridi 14 Nivose 220

 

Merci à Chimulus


02/01/2012

Racistes les Français ? Ça va pas la tête !

 

tropicalboy préférés des français.jpg

 

 

Effectivement, ils ont bonne mine les pisse-froids qui traitent les Français de racistes. Il suffit de voir la liste des personnalités préférées : un métis, un maghrébin et un noir. Sauf pour certains tracassés des boyaux de la tête, c’est sans commentaire ! Ollé !

 

Tridi 13 Nivose 220

 

Merci à Tropicalboy

 

01/01/2012

Et si on débutait l’année avec quelques bonnes idées ?

 

 

Kropotkine commune de paris.jpg

 

 

Il est des similitudes de situations à des époques différentes qui donnent à réfléchir et à aller voir ce qui se pensaient avant. Ainsi des réflexions de Pierre Kropotkine, penseur, géographe et homme d’action :

 

« L’histoire de la pensée humaine rappelle les oscillations du pendule, et ces oscillations durent déjà depuis des siècles. Après une longue période de sommeil arrive un moment de réveil. Alors la pensée s’affranchit des chaînes dont tous les intéressés — gouvernants, hommes de loi, clergé — l’avaient soigneusement entortillée. Elle les brise. Elle soumet à une critique sévère tout ce qu’on lui avait enseigné et met à nu le vide des préjugés religieux, politiques, légaux et sociaux, au sein desquels elle avait végété. Elle lance la recherche dans des voies inconnues, enrichit notre savoir de découvertes imprévues ; elle crée des sciences nouvelles.

 

Mais l’ennemi invétéré de la pensée — le gouvernant, l’homme de loi, le religieux — se relèvent bientôt de la défaite. Ils rassemblent peu à peu leurs forces disséminées ; ils rajeunissent leur foi et leurs codes en les adaptant à quelques besoins nouveaux. Et, profitant de ce servilisme [sic] du caractère et de la pensée qu’ils avaient si bien cultivé eux-mêmes, profitant de la désorganisation momentanée de la société, exploitant le besoin de repos des uns, la soif de s’enrichir des autres, les espérances trompées des troisièmes — surtout les espérances trompées — ils se remettent doucement à leur œuvre en s’emparant d’abord de l’enfance par l’éducation.

 

L’esprit de l’enfant est faible. Il est si facile de le soumettre par la terreur ; c’est ce qu’ils font. Ils le rendent craintif, et alors ils lui parlent des tourments de l’enfer ; ils font miroiter devant lui les souffrances de l’âme damnée, la vengeance d’un dieu implacable. Un moment après, ils lui parleront des horreurs de la Révolution, ils exploiteront un excès des révolutionnaires pour faire de l’enfant « un ami de l’ordre ». Le religieux l’habituera à l’idée de loi pour le faire mieux obéir à ce qu’il appellera la loi divine, et l’avocat lui parlera de loi divine pour le faire mieux obéir à la loi du code. Et la pensée de la génération suivante prendra ce pli religieux, ce pli autoritaire et servile en même temps — autorité et servilisme marchent toujours la main dans la main — cette habitude de soumission que nous ne connaissons que trop chez nos contemporains.

 

Pendant ces périodes de sommeil, on discute rarement les questions de morale. Les pratiques religieuses, l’hypocrisie judiciaire en tiennent lieu. On ne critique pas, on se laisse mener par l’habitude, par l’indifférence. On ne se passionne ni pour ni contre la morale établie. On fait ce que l’on peut pour accommoder extérieurement ses actes à ce que l’on dit professer. Et le niveau moral de la Société tombe de plus en plus. On arrive à la morale des Romains de la décadence, de l’ancien régime, de la fin du régime bourgeois.

 

Tout ce qu’il y avait de bon, de grand, de généreux, d’indépendant chez l’homme s’émousse peu à peu, se rouille comme un couteau resté sans usage. Le mensonge devient vertu ; la platitude, un devoir. S’enrichir, jouir du moment, épuiser son intelligence, son ardeur, son énergie, n’importe comment, devient le mot d’ordre des classes aisées, aussi bien que de la multitude des pauvres gens dont l’idéal est de paraître bourgeois. Alors la dépravation des gouvernants – du juge, du clergé et des classes plus ou moins aisées – devient si révoltante que l’autre oscillation du pendule commence.

 

La jeunesse s’affranchit peu à peu, elle jette les préjugés par-dessus bord, la critique revient. La pensée se réveille, chez quelques-uns d’abord ; mais insensiblement le réveil gagne le grand nombre. La poussée se fait, la révolution surgit.

(…) »

 

Pierre Kropotkine.

 

Duodi 12 Nivose 220

 

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31/12/2011

Vœux à Sarko and C°

 

sarko sortie tropicalboy.jpg

 

 

Tous nos vœux de bonheur Monsieur le Président,

De douceur domestique et de désir ardent

Traitez donc en princesse votre Charlotte Brun,

Elle, belle Toscane et vous, sinistre Hun.

 

Elle vous susurrera de tendres sérénades,

Vous fera oublier la France dans la panade

Vous voguerez, heureux, dans la félicité

Bien loin du triple A, des grèves et des cités

 

Loin des mauvais sondages et des contestations,

Roulez-vous dans le stupre et la fornication,

Aimez à en mourir votre belle Italienne,

 

Partez donc en voyage dans quelqu’île lointaine

Avec la toute fraîche Giulia Sarkozy,

Et surtout RESTEZ-Y !

 

 

Primidi 11 Nivose 220

 

Merci à Tropicalboy

30/12/2011

Les Indignés deviendront-il les Révoltés en 2012 ?

 

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Lorsque Stéphane Hessel écrît son petit opuscule « Indignez-vous ! » il eût été étonnant qu’il pressentît, et son succès phénoménal, et les mouvements qui en découlèrent ! Et pourtant…

 

Ces mouvements, fortement aidés par les nouvelles technologies, les réseaux sociaux et internet, sont fortement inspirés des révolutions arabes du printemps dernier, mais aussi des révoltes grecques, des mouvements portugais et islandais. Le positif, c’est qu’ils ont essaimés aux Etats-Unis et…en Russie. L’étonnant pour ne pas dire le déprimant c’est qu’ils restent inexistants en France, pays de toutes les révolutions… Peut-on penser que les Français se retiennent, qu’ils freinent leurs ardeurs parce qu’ils ont, très proche, la perspective d’exprimer leur indignation directement dans les urnes, en renvoyant à sa poubelle l’usurpateur ? Espérons-le.

 

Ces mouvements, pacifistes, sont le fait de gens éduqués et, malgré cela, rejetés par le système ultralibéral. Ce pacifisme ne pèse pas lourd devant les spadassins armés et casqués des gouvernements marionnettes des mafias financières. Resteront-ils pacifiques en 2012 ? Disparaitront-ils ? Ou se transformeront-ils en mouvements beaucoup plus radicaux ?

 

Le monde tel qu’il est n’est plus viable. La terre crève de son obésité démographique. Il va se passer quelque chose. Forcément. Pour le meilleur ? Ou pour le pire ? Qui lo sa…

 

A l’an qué vèn…

 

Décadi 10 Nivose 220

 

Merci à Jiho

 

29/12/2011

Le corbeau et le lapin

 

lapin corbeau.jpg 

 

Un corbeau sur un arbre perché

Ne foutait rien de la journée.

Un lapin voyant le corbeau

L'interpella aussitôt :

« Moi aussi, comme toi, puis-je m'asseoir

Et ne rien foutre du matin jusqu'au soir ? »

Le corbeau lui répondit de sa branche :

« Bien sur, ami à la queue blanche,

Dans l'herbe tu peux te coucher

Et ainsi de la vie profiter ! »

Blanc lapin s'assit alors par terre

Et sous l'arbre resta à ne rien faire…

Tant et si bien qu'un renard affamé,

Voyant ainsi le lapin somnoler,

S'approcha du rongeur en silence…

Et d'une bouchée en fit sa pitance.

 

Moralité :

Pour rester assis à ne rien branler…

Il vaut mieux être très haut placé... !

 

Nonidi 9 Nivose 220

 

Illustration X - Droits réservés

28/12/2011

Au bistro de la toile : Fainéants de tous les pays, unissez-vous !

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- « Françaises, Français, je vous propose de rejoindre dès mon élection cette élite triomphante que sont les Fainéantes et les Fainéants. Pour vous permettre d’intégrer enfin cette cohorte du savoir-bien-vivre - un fainéant est plus efficace que tout autre car il travaille vite pour avoir plus vite fini, et bien pour ne pas avoir à y revenir -  je m’engage à ce que mon gouvernement verse à chaque Française, à chaque Français, de sa naissance à sa mort, une allocation de 1000 euros chaque mois ! »

 

 

- Oh ! Victor, si tu proposes ça, t’es sûr d’être élu ! Et haut-la-main ! Mais tu crois pas que t’envoie le bouchon un peu loin ?

 

- Pas du tout. Il est temps de se débarrasser de cette culture influencée par le religieux et le politique, cette horreur imposé par les parasites des clergés et des puissants : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front » et « travailler plus pour gagner plus ». Une telle allocation, permettait à chacun de vivre sans la contrainte du travail forcé, exploité mais avec la perspective du travail choisi, rémunérateur, épanouissant. Le prix total de cette mesure : 1000 euros par personne et par mois, soit 12 fois 1000 multiplié par 65 millions égale 780 milliards d’euros ! Soit grosso-modo l’équivalent de toutes les allocations chômage, familiales, logements, bourse, retraite, etc. sans oublier toutes les subventions, exemptions de charges et autres fatras de niches fiscales, sans oublier non plus les économies en matière de gestion fiscale ou de sécurité. En somme, distribuer à chaque Français un revenu garanti pendant toute la vie ne coûterait pas beaucoup plus au budget de l’État-providence que le système actuel qui a réussi l’exploit de dépenser autant pour faire de la France le pays où le sentiment d’insécurité est le plus élevé. Bien loin d’être une méthode grossière et utopique de lutte contre la pauvreté, l’allocation universelle, dont le coût de distribution est négligeable au regard des dispositifs actuels, apparaît donc comme un moyen d’atteindre toutes les personnes pauvres à moindre coût. Ne serait-ce pas un énorme progrès qu’une société dont l’activité serait basée sur la passion et le volontariat plutôt que sur la contrainte ?

 

- …taing ! Victor, ça fait rêver ton système. Mais enfin, il y a des activités qui ne sont pas très bandante et qu’il faut pourtant faire : ramasser les poubelles, laver le cul des vieux, etc. Qui les fera ?

 

- N’oublie pas que ce système va complètement changer les rapports de force entre patronat et salariat. Actuellement, ces boulots peu valorisant sont, en plus, mal payés, mais les volontaires, dans mon système, serait rares, donc recherchés, donc bien payés ! Ce système n’est pas neuf : il traine dans les cartons des « zéconomistes » depuis une vingtaine d’années. Il a même été proposé – sous une forme édulcoré - par…des candidats de droite : Villepin et Boutin ! Moi, j’attends que Hollande s’en saisisse. Il a dit qu’il voulait apporter du rêve aux français : il est là son levier pour nous faire enfin rêver et croire en l’avenir. Tiens, je vais te faire lire le travail sur la question d’un « néconomiste » distingué, Jacques Marseille, récemment décédé, qui n’était pas toujours ma tasse de thé ni mon ballon de rouge, mais qui a sérieusement creusé la question :

 

  Octidi 8 Nivose 220

 

Merci à Chimulus

 

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27/12/2011

Microlax 1er ENFOIRÉ d’honneur !

 

coluche votez pas pour bouffons.jpg

 

 

« Eh ! T’as bien dit que t’allais réduire la pauvreté d’un tiers en trois ans ? T’as bien dit que pas un mec ne coucherait plus dehors ? T’as bien dit que tu voulais aider ceux qui se lèvent tôt ? Et qu’est-ce t’as fait en cinq ans ENFOIRÉ ? T’as engraissé tes potes du Fouquet’s. Quand aux crève-la-faim, tiens ! Regarde-les ! Ils sont là. Ah ! Ils puent un peu de la gueule et des ripatons, mais si tu pieutais dehors comme eux, tu crois que tu sentirais Guerlain ? Vingt ans que les restos du cœur existent. Si toi et tes congénères n’étaient pas de sales ENFOIRÉS, les Restos n’auraient plus de raison d’être. Et en plus, tu viens nous narguer ici, dans un de nos centres ! Pour te redonner un vernis « humanitaire » ! ENFOIRÉ ! Quand on veut grimper au mat, faut pas avoir le cul merdeux ! »

 

Voilà à peu près ce qu’aurait dit Coluche à Sarko s’il avait assisté à l’insupportable démonstration de cynisme que le président des pleins de thunes, flanqué de Bécassine Bachelot et de Faux-cul Lemaire, est venu faire à la veille de Noël dans un entrepôt des Restos du cœur de Vitry-sur-Seine. Il a déambulé au milieu des tonnes de victuailles résultant de la générosité des Français, distribuant quelques poignées de main et dégueulant quelques propos stupides à cette France des « fraudeurs aux aides sociales », cette France des « assistés », cette France « parasitaire » comme la qualifie l’odieux Wauquiez.

 

Eh ! Microlax, cette France-là, elle a aussi le bulletin de vote. Et tu t’en rendras compte sous peu.

 

Septidi 7 Nivose 220

 

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23/12/2011

Réveillon : bouffez du patron !

 

père noel dinde.jpg

 

Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop dur à cuire. Sinon bouffez le père Noël, c’est leur représentant.

Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de  Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer les morceaux dans une marinade faites de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

 Tridi  3 Nivose 220

 

Merci à Soulas

22/12/2011

Sarko veut s’attaquer à la retraite des vieux !

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Eh ! Les vioques, vous avez voté en majorité pour Sarko en 2007 si je ne m’abuse ? Et je ne m’abuse pas, ce sont vos bulletins qui nous ont infligé l’Usurpateur pour cinq ans.

 

 

Et kékiva faire l’élu de vos peurs ? Kékiva faire pour vous remercier si – après une campagne à vous faire peur comme avec le petit père Doise – le vote des bœufs nous remet cinq ans de punition de plus ? Eh bien il va vous sabrer vos retraites !

 

 

Eh ! Oh ! Victor, qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Comment il va nous les sabrer ? Quand l’a-t-il dit ?

 

 

Il ne l’a pas dit. Pas encore, il est pas si con… Il attend que vous le remettiez en selle le « lonesome poor cow-boy ». Mais il a fait lancer l’idée sous forme de ballon d’essai par un de ses sbires, le dénomme Beigbeider Charles, ci-devant patron d’une boite pourrie, Poweo, qui tente de nous vendre de l’électricité qu’elle rackette à EDF, ci-devant engagé dans le syndicalisme patronal, ci-devant candidat malheureux à la présidence du Medef, ci-devant  secrétaire national de l'UMP, chargé de la pédagogie de la réforme.

 

Bon. Maintenant que vous savez qui, vous allez savoir comment Microlax 1er compte vous enfiler sans vaseline : le Beigbeider, en service commandé, a lancé dans les Echos l’idée suivante : désindexer les retraites du coût de la vie. Depuis la réforme Balladur, en 1993, le montant des retraites est indexé sur l'augmentation des prix à la consommation, hors tabac. Cette évolution est garantie par la loi. Mais, comme dit monsieur frère d’un célèbre écrivain bobo, ce qu’une loi a fait, une autre peut le défaire ! Désindexer la retraite de l’inflation, c’est mécaniquement la faire baisser chaque année. Et mettre ceux qui ont trimé toute leur vie sur la paille, dans des cartons sur la rue, ou les obliger à 75 balais à faire des sous boulots de merde pour survivre…

 

Ah ! Le Charlot Beigbeider la regrette cette époque où les retraités devaient faire la queue pendant des heures, dans le froid, pour toucher leur maigre pension à un guichet miteux ! Ça les faisait crever un peu plus vite ces parasites ! Et si on décrétait obligatoire le « droit » à l’euthanasie des vieux ? Ça va venir Victor ! Ça va venir !

 

Ah ! Au fait Sarko, en connivence avec son frangin Guillaume, patron de l’assureur complémentaire Médéric, fait des pieds et des mains depuis des années pour tuer la retraite par répartition au profit de la retraite par fonds de pension…

 

Eh ! Les anciens, j’espère que vous n’allez pas nous refaire le coût de 2007 ? Ou alors vous seriez masos et suicidaires pour voter pour celui qui veut vous flinguer…

 

 Duodi 2 Nivose 220

 

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21/12/2011

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « C’est Noël, on va au resto ! »

Les Vamps web.jpg

 

- Alors, M’ame Chazotte, avec les fêtes de fin d’année, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis d’un pintadeau farci, après, on verra… Depuis la baisse de la TVA, on va pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des con-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Depuis ce cadeau de Sarko, ils peuvent changer leur 4x4 avec nos sous ! M’enfin, ils votent Sarko, quand ce n’est pas Le Pen. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an (l’équivalent chaque année de 100.000 emplois largement au dessus du smic, vous les avez vu ces emplois ?), c’est pour empocher des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre. Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »… Enfin, une loi devrait bientôt obliger les gargotiers à marquer sur leur carte si le plat est « fait maison » ou non. On verra…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, lorsqu’elle sévissait en temps que ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! - veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points.

 

- Ben ça alors ! Ouais mais les restaurateurs ont bien augmenté les salaires de leurs employés ?

 

- Ben voyons ! Si, suite à d'âpres négociations, une prime annuelle maximum de 500 euros est versée à certains salariés et que le Smic dans ce secteur est supérieur de quelques centimes d'euros bruts au Smic général, la branche de la restauration rapide, qui profite pleinement de la baisse de la TVA, n'a rien voulu octroyer à ses salariés qui restent pourtant les plus mal lotis de tout le secteur.

 

- Justement, la baisse de la TVA, qu’il dit le mari de Carla, c’était pour que la restauration traditionnelle soit alignée sur la restauration rapide…

 

- Baratin. La restauration rapide ne bénéficiait pas d'un taux de TVA différent de celui de la restauration traditionnelle, que l'on aille chez McDonald ou Bocuse, le « sur place » était facturé à 19,6% et le « à emporter » à 5,5%. Seulement les marchands de merde de la restauration rapide ne faisaient aucune distinction entre le « sur place » et le « à emporter ». Ce qu’il aurait fallu faire, pour équilibrer la concurrence, c’était mettre tout à 19,6%, que ce soit à emporter ou à manger sur place.

 

- Ouais mais, les restaurateurs ont embauché…

 

- Tè ! Fumes ! En réalité, c’est autour de 20.000 emplois net ont été créés depuis cette loi pour l'ensemble des CHR, soit un coût de 150.000 euros par poste ! Ils nous coûtent cher ces emplois M’ame Michu….

 

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut faire M’ame Chazotte ?

 

- Mangez le patapon de votre chat…

 

Primidi 1er Nivose 220

 

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19/12/2011

Noïo Hel, pas joyeux pour tous...

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Il me souvient, il y a quelques années d’une situation équivalente à celle ici illustrée par Chimulus.


Nous appréciions – ou subissions - en famille, les traditionnelles agapes de la soirée de Noël, avec force nourritures riches et libations. Dehors, un mistral glacé et glacial vidait les rues. Sur la place centrale répondant au beau nom de Jean-Jaurès, roulé en boule dans une cabine téléphonique, il y avait Jacques, un superbe clochard à l’ancienne, artiste doreur sur bois ayant choisi la liberté suprême mais difficile du glandage intégral. Engoncé sous sa barbe et son manteau, sa nuit de Noël n’était pas des plus festives… On le voyait depuis la fenêtre…


En Provence, la tradition veut – enfin, dit ! – qu’il y ait toujours une assiette mise au repas de Noël pour le pauvre qui viendrait à passer. J’ai donc proposé d’aller chercher le Jacques. Mouais… Proposition pas tellement plébiscitée. Je suis donc descendu avec une demi bouteille de champagne et une belle portion de buche de Noël. Et Jacques m’a fait l’honneur de me remercier, atténuant un peu ma honte…


Noël nous gonfle un peu (beaucoup !) les aliboffis, avec son cortège de contes religieux à prendre avec beaucoup de recul (et pour moi de cynisme) et surtout de pressions commerciales ahurissantes.


Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leurs gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens.


Beaucoup ignorent que le mot « Noël » est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin natalis dies (jour de naissance) mais le gaulois noio hel signifiant « nouveau soleil ».


L'interprétation latine traditionnelle de l'origine du mot Noël viserait à occulter les origines pré-chrétiennes de la fête qui trouve sa source dans le culte de Mithra (dieu du «soleil invaincu») chez les Romains et dans les autres fêtes de solstice des pays nordiques.


Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien.


Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées auraient donc toutes les raisons du monde de se souhaiter Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne !


 Nonidi 29 Frimaire 220


Merci à Chimulus

 

18/12/2011

Gastronomie dominicale. Vous aimez les enfants ? Reprenez-en…

 

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L’écrivain Jonathan Swift, pour protester contre l’effroyable misère qui sévissait alors en Irlande sous domination anglaise, a écrit en 1729 un pamphlet aussi féroce que désespéré. L’Europe et la mondialisation ultra libérale donnent une nouvelle jeunesse à ce texte. En temps de Noël de crise, à lire et à méditer ce petit chef-d’œuvre de second degré et d’ironie sarcastique:

 

(…) Un Américain très avisé que j’ai connu à Londres m’a assuré qu’un jeune enfant en bonne santé et bien nourri constitue à l’âge d’un an un mets délicieux, nutritif et sain, qu’il soit cuit en daube, au pot, rôti à la broche ou au four, et j’ai tout lieu de croire qu’il s’accommode aussi bien en fricassée ou en ragoût.

 

(…) Je porte donc humblement à l’attention du public cette proposition : sur ce chiffre estimé de cent vingt mille enfants, on en garderait vingt mille pour la reproduction, dont un quart seulement de mâles - ce qui est plus que nous n’en accordons aux moutons, aux bovins et aux porcs -, la raison en étant que ces enfants sont rarement les fruits du mariage, formalité peu prisée de nos sauvages, et qu’en conséquence un seul mâle suffira à servir quatre femelles.

 

On mettrait en vente les cent mille autres à l’âge d’un an, pour les proposer aux personnes de bien et de qualité à travers le royaume, non sans recommander à la mère de les laisser téter à satiété pendant le dernier mois, de manière à les rendre dodus et gras à souhait pour une bonne table. Si l’on reçoit, on pourra faire deux plats d’un enfant, et si l’on dîne en famille, on pourra se contenter d’un quartier, épaule ou gigot, qui, assaisonné d’un peu de sel et de poivre, sera excellent cuit au pot le quatrième jour, particulièrement en hiver.

 

J’ai calculé qu’un nouveau-né pèse en moyenne douze livres et qu’il peut, en une année solaire, s’il est convenablement nourri, atteindre vingt-huit livres.

Je reconnais que ce comestible se révélera quelque peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants.

 

(…) Ainsi que je l’ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d’un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j’inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point, qui, je le répète, fournira quatre plats d’une viande excellente et nourrissante, que l’on traite un ami ou que l’on dîne en famille. Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jusqu’à ce qu’elles produisent un autre enfant.

 

Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l’avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer ; la peau, traitée comme il convient, fera d’admirables gants pour dames et des bottes d’été pour messieurs raffinés.

 

Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir. (...)

 

(…) Nul doute que cet aliment attirerait de nombreux clients dans les auberges dont les patrons ne manqueraient pas de mettre au point les meilleures recettes pour le préparer à la perfection, et leurs établissements seraient ainsi fréquentés par les gentilshommes les plus distingués qui s’enorgueillissent à juste titre de leur science gastronomique ; un cuisinier habile, sachant obliger ses hôtes, trouvera la façon de l’accommoder en plats aussi fastueux qu’ils les affectionnent. (…)

 

(…)Nous devrions voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras -, les hommes deviendraient aussi attentionnés envers leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu’ils le sont aujourd’hui envers leurs juments ou leurs vaches pleines, envers leur truie prête à mettre bas, et la crainte d’une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu’ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied. (…)

 

(…)Je conjure les hommes d’Etat qui sont opposés à ma proposition, et assez hardis peut-être pour tenter d’apporter une autre réponse, d’aller auparavant demander aux parents de ces mortels s’ils ne regarderaient pas aujourd’hui comme un grand bonheur d’avoir été vendus comme viande de boucherie à l’âge d’un an, de la manière que je prescris, et d’avoir évité ainsi toute la série d’infortunes par lesquelles ils ont passé jusqu’ici, l’oppression des propriétaires, l’impossibilité de régler leurs termes sans argent ni travail, les privations de toutes sortes, sans toit ni vêtement pour les protéger des rigueurs de l’hiver, et la perspective inévitable de léguer pareille misère, ou pis encore, à leur progéniture, génération après génération. (…)

 

 

Jonathan SWIFT - 1729

 

 

cannibale goya saturne dévorant ses enfants.jpg

 

 

Illustrations X - Droits réservés

 

Octidi 28 Frimaire 220

 

16/12/2011

Au bistro de la toile : aux chiottes la dette !

chimulus bistro copie.jpg 

- Putaing ! Parait qu’on est bouffé par la dette ! On travaille pour engraisser les maquereaux étrangers de la finance. Quel bordel Victor…

 

- Attends Loulle. Et si on rêvait un peu. Imagine :

Novembre 2012. Le Beaujolais nouveau et le Côtes-du-Rhône primeur coulent à flot, gommant quelque peu la morosité des Français.

Le président Hollande a d’autres préoccupations. Sur son bureau, le rapport de la Commission d’audit de la dette de la France qu’il avait ordonné dès sa prise de pouvoir. Ce rapport sans concession indique clairement que bien des pans de cette dette peuvent être considérés comme  illégitimes. Il vient de le lire pour la troisième fois et sa décision est prise. Au conseil des ministres il explique sa décision et ordonne : suspension unilatérale immédiate de la dette.

 

- Ah ! C’est pas mal ça !

 

- C’est un véritable coup de tonnerre dans le landerneau des voyous de la finance ! Cris d’orfraie, menaces, dégradation. R.A.B. ! Hollande maintient sa décision. Et que croyez-vous qu’il se passât ? Les détenteurs des titres de cette dette (essentiellement des fonds de pension étazuniens, des fonds spéculateurs planqués dans les paradis fiscaux, des banques d’affaires véreuses, des fonds souverains rapaces du Golfe et de Chine) les bradent jusqu’à 20% de leur valeur (nominal et intérêts compris). Le gouvernement français, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts, rachète ces titres de dettes à bas prix, réduisant des deux tiers cette dette. Un emprunt obligatoire à intérêt inflation + 0,5% auprès des 2,6 millions de millionnaires français jusqu’à apurement total de la dette remet le pays à flot. Les dizaines de milliards d’euros ainsi soustraient au service de la dette sont utilisés à investir dans de grands travaux d’énergies nouvelles, de développement durable, d’augmentation raisonnée mais conséquente des salaires, de réindustrialisation du pays, etc.

En Europe, l’exemple français fait des émules : parmi les grands pays l’Italie d’abord, puis l’Espagne et enfin l’Allemagne débarrassée de Merkel. Une Europe fédérale démocratique, à vocation sociale se met en place autour de ces quatre pays.

 

- Mouais… Ça fait effectivement rêver Victor. Mais ça me semble parfaitement utopique.

 

- Pas du tout Loule. C’est exactement le processus qui a été utilisé en Equateur et en Argentine. Et ces pays, acculés à la ruine par les banksters internationaux, redressent largement la tête, ont une croissance confortable et leurs habitants retrouvent le chemin du confort et du bonheur. La dignité en plus !

 

- Allez ! Aux chiottes la dette ! C’est ma tournée. A la nôtre !

 

Sextidi 26 Frimaire 220

Merci à Chimulus

15/12/2011

A.A.A. Corne-z-au-cul...

 

crise marianne baisée.jpg

 

 

C’est la crise…

Qui nous grise…

A.A.A.

En ce moment, moi c’est la bise,

Et les moins trois qui me défrisent !

Rions (jaunes !) de la bêtise

Des zéconomistes dont la rouardise

Va tous nous mettre dans la mouise.

Et L’Uhèmepets feint la surprise

En découvrant la balourdise

Des « puissantes » analyses

De ses dirigeants en chemise

Devant une situation si grise !

A cause de tous ces gagas

Nous boufferont des rutabagas

Et plus de caviar bélouga.

Ces connards, après leurs dégâts

Deviennent des renégats

Ils acceptent les agressions

Des agences de notations

Mais nous foutent des restrictions

Pour corriger le tourbillon

De leurs magouilles d’histrions.

Ils nous prennent pour des couillons !

Vite ! Foutons-leur la trouille,

A ces bandes de fripouilles

Qui s’en mettent plein les fouilles

Et nous prennent pour des andouilles !

PENDONS-LES PAR LES COUILLES !

 

 

 Quintidi 25 Frimaire 220

 

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13/12/2011

Les cocus des révolutions arabes ne seront même pas au balcon !

 

tunisie urnes et islamistes.jpg

 

 

Au terme de la constitution provisoire, le président de ce pays sera « exclusivement Tunisien, de religion musulmane, descendant de parents tunisiens et âgé de 35 ans minimum ». Moncef Marzouki, l’impétrant, doit répondre à ces critères.

 

Si on transposait ces principes en France, cela donnerait : « Le président sera exclusivement Français, de religion catholique, descendant de parents français et âgé de 35 ans minimum. » Dehors donc les femmes, les athées, les gens d’autres religions, les jeunes et les fils d’immigrés. Voilà un programme aux relents nazis qui a de quoi enchanter le Hefe-Haine !

 

Vous me direz « les tunisiens sont maitres chez eux, ils se choisissent le mode de gouvernement qui leur convient. Point. Barre » Tout est dit. Mais rien n’empêche de réfléchir.

 

J’ai applaudi le souffle de liberté qui a réveillé les populations arabes ce printemps. Mais sans illusions. Les occidentaux ont été d’une désolante naïveté en s’imaginant que la chute des dictateurs (mis en place avec leur complicité) allait déboucher sur des régimes calqués sur les nôtres. C’était oublier que les révoltés des places tunisiennes et égyptiennes, enfants d’internet et de facebook n’était qu’une minorité, jeune, éduquée et généreuse certes mais inorganisée et loin de représenter la réalité de ces populations essentiellement rurales, conservatrices, analphabètes (l’Egypte surtout) et travaillées aux niveaux essentiels de l’éducation et du social par les mouvements musulmans fondamentalistes.

 

Le résultat des élections était donc couru d’avance : tout le pouvoir aux extrémistes religieux. Ceux-ci savent parfaitement se servir des instruments de la démocratie pour arriver au pouvoir…afin de mieux détruire celle-ci une fois qu’ils en détiennent les leviers.

 

Ben ! Faut s’y faire ! On va avoir en face des républiques islamistes régies par les douces lois de la charia ! Nos brillants hommes et femmes politiques, qui n’avaient rien vu venir se gargarisent avec le terme « d’islamistes modérés ». Mouais… Jeannette Bougrab (secrétaire d’état) se fait allumer par les officines islamistes, salafistes et assimilées pour avoir déclaré : « Il n’existe pas d’islamisme modéré ni de charia light ». Un islamiste modéré, c’est comme un ivrogne tempérant, un banquier altruiste ou un sarkoziste honnête…

 

Voyons ce qu’en dit une spécialiste reconnue de l’islam, Anne-Marie Delcambre, professeure d’arabe, docteur en droit, conférencière et auteure de plusieurs ouvrages faisant autorité sur la question.

 

Cliquez ci-dessous, vous serez un peu mieux informé :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wVMx93zi45o

 

A  l’aqua bar !

 

 Tridi 23 Frimaire 220

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

12/12/2011

Je n’achète plus d’huitres…

 

Huîtres pour le web.jpg

 

 

Vous vous en foutez et vous avez bien raison. Pourtant j’en mangerai sur la tête d’un banquier mort ! Seulement à deux euros l’huitre ! Plus de treize de nos vieux francs pour une belle de Cancale, d’Arcachon ou de Bouzigues (c’est les nôtres, en bas !), ce n’est plus dans mes cordes.

 

 Ils ne se foutraient pas un peu de notre gueule les marchands de ces délicieux cailloux ? Ben, non ! Parce que des huitres, il y en a beaucoup moins… C’est qu’elle se fait désirer la belle salope !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre même subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisé, les plus salopes dévoilent même impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamize pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intime de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans R. Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre elle change de sexe ! Elle devient monsieur huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Eh bien non ! Monsieur l’huitre, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subit le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches, payés avec nos sous. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. http://www.infogm.org/spip.php?article3767 Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, et donc n’a pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% ! Et que les huitres atteignent des prix extravagants.

 

Et accessoirement pourquoi je n’achète plus d’huitres après avoir chopé une cagagne…qui m’a permis de me cultiver !

 

 

Duodi 22 Frimaire 220