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27/10/2011

7 milliards ! Nous sommes 7 milliards ! Olé !

 

camions bourré de gens et bagages radiofrance.jpg

 

Démographie démente, cause de tous les maux. Savez-vous que pour chaque battement de notre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule de plus en plus puante qu’on appelle Terre !

 

Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Plus de 4 marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 250 par minute, 15.000 par heure, 360.000 par jour, 131 millions par an, autant que la France, l’Italie et le Bénélux réunis ! Et comme il ne meurt « que » 58 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 73 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent de l’Allemagne, pays le plus peuplé d’Europe ! — de bouches supplémentaires à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et en 2050, le nombre sera de 9 milliards, cette augmentation de 2 milliards se faisant essentiellement de l’Afrique sub-saharienne jusqu’au Pakistan.

 

Lorsque ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, ils veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale. Ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais… Jusque dans le mur ! Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds ! Les imbéciles heureux disent : « Allons ! Avec les OGM, on pourra nourrir tout ce monde… » Mouais… Ils mangeront peut-être, mais ils seront obligés de manger debout !


Eh ! Il est temps de conseiller à nous-mêmes et à nos congénères — ces mammifères omnivores qui ne se différencient des autres animaux que par leur faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — cette évidence :  capotons-nous le créateur ou pratiquons l’autocoïtpalmaire !

 

Cette surpopulation combiné aux changements climatiques amène fatalement des mouvements migratoires qui ne peuvent aller qu’en s’amplifiant. Qu’en pensent les terriens ? Un sondage international passé totalement inaperçu laisse plus que dubitatif sur les capacités de nos « conterriotes » à faire de la place sur leur fromage… Je l’ai trouvé sur France-Inter : http://www.franceinter.fr/blog-le-blog-d-eric-valmir-immigration-le-sondage-dont-on-ne-parle-pas

 

 

Immigration : le sondage dont on ne parle pas

 

Sur un des thèmes les plus sensibles dans une période électorale, voilà une enquête ambitieuse dont les arrêtés, pourtant sujets à débats, n’ont inspiré aucun commentaire. Une étude internationale menée par l’Ipsos du 15 au 28 juin 2011 dans 23 pays auprès de 27 601 personnes âgées de 16 à 64 ans sauf aux Etats-Unis et au Canada (18-64 ans).

Global views on immigration cherche à mesurer la perception des citoyens face à la problématique complexe de l’immigration.

 

Premier tableau.

A la question, pensez-vous que l’immigration produit des effets positifs ou négatifs sur votre pays ? 14 % des français répondent « positifs », 54% « négatifs ». 

La vision négative est à 72% chez les Belges, 70 % en Afrique du Sud, 69 % en Russie, 64% en Grande Bretagne, 56% aux Etats-Unis et en Italie, 54 % en Allemagne et en France. … A l’inverse, Saoudiens, Canadiens, Japonais, Indonésiens et Brésiliens voient un impact positif. Les plus convaincus en la matière sont les Indiens !

 

Diriez-vous qu’il y a trop d’immigrés dans votre pays ?

Sans aucun doute pour les Russes (77%), les Belges (72%), les Britanniques (71%), les Italiens et les Espagnols (67%), les Argentins (61%), les Américains (59%), les Allemands (53%), les Australiens et les Français (52%) …  A penser le contraire, une majorité de Japonais, Polonais et Mexicains !

 

L’immigration pèse sur les services publics de votre pays (santé, transport, éducation)

D’accord disent 76% de Britanniques, 70 % d’Espagnols, 64% d’Australiens, 58 % d’Allemands, 56% de Français et d’Italiens, ….En revanche, désapprouvent cet axiome les Coréens du Sud, les Polonais, les Indonésiens et les Japonais.

 

Les immigrés rendent difficile l’accès à l’emploi dans votre pays !

Les Russes et les Britanniques se distinguent toujours. 75 et 62 % approuvent. Les Argentins et les Turcs à 61%, les Italiens et les Saoudiens à 52%....  En désaccord avec cette affirmation, les Suédois, les Polonais, les Mexicains, les Allemands et les Japonais. Position plus nuancée en France. 41% de OUI. 22% ni OUI ni NON. 34% de NON. Mais une majorité de sondés (41%)  considèrent que les immigrés encombrent le marché du travail

 

L’immigration améliore l’économie de votre pays !

Personne ne le pense vraiment, à l’exception des Brésiliens, des Canadiens et des Saoudiens. Faible pourcentage en France (24%) qui avec les Allemands (23 %) sont les plus sceptiques du continent Européen, les Hongrois mis à part (13%)

 

 

* * * * * *

 

 

Global views on immigration  a été publié au mois d'Aout, et en dépit des questions que soulèvent ses arrêtés, ils sont peu nombreux à avoir entrepris un travail d'analyse. Comment interpréter le fait que les sociétés anglo saxonnes communautaristes, le melting pot Australien, la République Française estiment qu'il y ait trop d'immigrés ?

Le géographe Christophe Guilluy, auteur de l'Atlas des nouvelles fractures sociales en Frances'en est d'ailleurs étonné dans les colonnes du Nouvel Observateur (édition du 22 septembre 2011).

Cette étude démontre t-elle l'influence des discours populistes sur les consciences ?

Pour le géographe, le baromètre Front National n'est pas le bon pour réflechir sur le résultat de cette enquête. "Plutot que de s'intéresser à ce que disent politiquement les gens, il faut regarder ce qu'ils font depuis 20 ans".

Les pratiques d'évitement résidentiel ou scolaire permettent aussi de mesurer le niveau de tolérance à l'immigration. "Dans nos sociétés multiculturelles, l'autre n'est pas soi, il reste l'autre. Il n'est pas forcément ennemi et étranger, il est l'autre.

 

Christophe Guilluy parle d'un séparatisme social. Le bobo parisien qui vote à gauche et contourne la carte scolaire s'inscrit dans la même démarche qu'un prolétaire du Nord qui vote Front National. L'un érige des frontières invisibles par ses choix résidentiels, l'autre qui n'a pas les moyens demande à un pouvoir fort de les mettre en place !

Le géographe rappelle qu'en juin 2011, 80 % des Français plaidaient un protectionnisme européen.

 

Et le social s'articule alors avec le culturel dans une grande confusion intellectuelle

 

 

Par Eric Valmir posté le 24 octobre 2011 à 23:28

 

Quintidi 5 Brumaire 220 

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26/10/2011

Ils sont tous piqués !

 

 

sarkozy-giulia-europe.jpg

 

 

Alors si ça vous démange,

 

grattez-vous avec Urtikan.net

 

 

 

Quintidi 5 Brumaire 220

 

25/10/2011

Les cocus des révolutions arabes.

 

 

tunisienne drapeau.jpg

 

Trente, quarante pour cent de suffrages pour les islamistes en Tunisie…

 

Cocus les jeunes qui ont donné leur enthousiasme et souvent leur vie pour secouer le joug de la clique Ben Ali. La Tunisie nouvelle, selon toute vraisemblance, sera donc régie par les islamistes. Le bulletin de vote comme marchepied vers une autre dictature? Il est vrai que l'islamisme s'accommode très bien, au moins jusqu'à sa prise de pouvoir, de la démocratie et de ses instruments, mais qu’il perd singulièrement de son charme dès lors qu’il exerce ce pouvoir…

 

L’histoire de toutes les révolutions montre que, dès le premier jour, la contre-révolution est en marche. En Tunisie, cette contre-révolution prend deux visages : - celui de la clique Ben Ali se camouflant derrière le faux-nez de nouveaux partis (environ un tiers des quelque 110 partis que compte désormais le paysage politique serait le fait d'anciens du RCD. Ils planquent leur ancienne appartenance et se réclament de l'héritage de Bourguiba et du mouvement destourien ) ; - celui des islamistes qui vont injecter de bonnes doses de charia dans la future constitution, rejeter toutes les avancées de Bourguiba concernant la condition des femmes et les enfermer de nouveau dans leur prison de toile.

 

Les barbus tunisiens  d’Ennadha, bourrés de fric venu du Qatar et d’Arabie saoudite pour leur propagande, qui établissaient deux files séparées, hommes d’un côté, femmes de l’autres aux élections, leurs complices salafistes qui ont attaqué un cinéma projetant des images « blasphématoires », leurs compères égyptiens des Frères musulmans, tout comme leurs comparses libyens du CNT attendent le moment propice pour récolter les fruits des « Printemps arabe ». Si l’on veut vraiment essayer de se prémunir autant que possible d’une dérive islamiste, il faudrait déjà commencer par établir une séparation du politique et du religieux dans la Constitution. La Tunisie a tout de même une population éduquée et on peut raisonnablement penser qu’elle ne se laissera pas voler sa révolution. Espérons…

 

En Libye c’est autre chose. On en a entendu des « Allahou akbar ! » pendant toute la guerre ! On en a vu des barbus vociférant ! Et il s’en est évaporé des tonnes et des tonnes d’armes sophistiquées qui vont se retrouver dans les mains des terroristes de l’AQMI (Al Quaïda Maghreb Islamique) !

 

Le président du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil (le nouveau pote à Sarko) n’est autre que l’ancien ministre de la « justice » de Kadhafi, celui-là même qui avait condamné à mort les infirmières bulgares « sauvées » par…Sarko. Sa première déclaration ne laisse planer aucun doute sur sa conception de la démocratie: « En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant les principes de l'islam est légalement nulle », a-t-il dit lors du discours de « libération » de la Libye, prononcé à Benghazi.

 

Ainsi notre va-t-en-guerre national Microlax 1er, du haut de ses talonnettes, a dépensé 300 millions d’euros (le pognon de 10.000 emplois au-dessus du Smic) pour promouvoir l’islamisme, faire régresser la condition des femmes mais peut-être aussi…récupérer quelques juteux contrats pour Total, Bouygues et Bolloré. Ben voyons, y a pas de petits profits.

 

Eh ! Sarko, si tu envoyais la petite Giulia se faire « éduquer » chez tes nouveaux potes ?

 

BHL, quant à lui, nous assure que ce sera une charia « cool ». Que le fait de pouvoir prendre quatre femmes serait en fait un geste généreux envers les veuves de guerre pour qu’elles ne restent pas seules les pauvres…Allez zou, au harem les veuves. Et puis leurs filles aussi tant qu’on y est !

 

Ces révolutions sont-elles vouées à faire le lit du fanatisme religieux ? La mère de toutes les révolutions, la Révolution française a mis des décennies pour réussir. Après avoir engendré une dictature dévastatrice, celle de Napoléon. Mais à la différence des révolutions arabes, elle s’est attaquée aux deux pouvoirs qui exploitaient, humiliaient et maintenaient le peuple dans l’obscurantisme et le quasi-esclavage : le pouvoir sur les corps, celui du roi, des nobles mais aussi et peut-être surtout le pouvoir sur les esprits, celui de la religion et du clergé. Sans faire l’économie d’un Robespierre ! Ce qui n’est – hélas ! - pas le cas des révolutions arabes…

 

Ces peuples qui ont fait la révolution accepteront-ils d’être les cocus de l’histoire ? Espérons que non.

 

 

Quatridi 4 Brumaire 220

 

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24/10/2011

Au bistro de la toile : « Panem et circum » !

 

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oh ! Puting Victor, il nous a plutôt savonné la planche le père Joubert, ton « cousin d’Afrique du sud »… Déjà qu’il fallait se farcir quinze All-Blacks teigneux comme des morbacs attaqués à la Marie-Rose, une presse qui nous a pourri pendant un mois et demi, sans oublier quelques carcagnages internes, il a fallu que l’arbitre soit dans un jour « noir » !

 

- …ting ! Quand je pense que je lui envoie chaque année à Noël du cassoulet, des calissons et du Châteauneuf-du-Pape au « cousin d’Af’Sud » ! Celle année, il pourra se gratter, il ne bouffera que du gigot nouveau-zélandais congelé…

 

- Bof… On a tout de même vu un match superbe. Avec un suspense du feu de dieu, et deux équipes qui ne voulaient rien lâcher. C’est ça le rugby : engagement total dans le combat, solidarité allant jusqu’au sacrifice, inspiration et abnégation. Ces vertus étaient des deux côtés, et c’est le principal.

 

- C’est vrai Victor, mais il n’empêche que l’arbitre n’a vu que qu’il « devait », qu’il « fallait » voir. Tout simplement parce le monde du rugby, les fameuses « instances », avaient décidé que la Nouvelle-Zélande devait gagner. A n’importe quel prix. Attend ! Pourquoi Joubert rend-il la balle aux « Blacks » en pleine période de domination française, alors qu’on était sur le point de marquer un essai, un drop ou de les pousser à la faute ? Soi-disant parce qu’ils n’avaient pas joué assez rapidement sur une touche alors qu’en réalité ils attendaient la sortie de soigneurs qui s’occupaient d’un blessé ! Pourquoi Joubert n’a-t-il vu aucun des placages de décapiteurs des Blacks ? Pourquoi n’a-t-il vu et sanctionné les fautes des Blacks que lorsque ça se passait dans notre camp, donc hors de portée de nos buteurs ?

 

- C’est vrai. Rien ne peut empêcher un arbitre d’être partial et de favoriser une équipe. En terres anglo-saxonnes, les latins ne sont jamais à la fête de ce côté-là… Et puis, donnons aux choses l’importance qu’elles ont. Moralement, nous sommes champions du monde ex-æquo. Mais ce n’est que du sport. Donc, ne l’oublions pas, une forme d’opium du peuple ! Tant qu’on se passionne voire qu’on s’offusque autour d’un match, on ne s’intéresse pas aux saloperies de la politique au service des intérêts financiers…

 

- Allez ! Buvons du rouge à la gloire des bleus pour la circonstance fringués en blancs !

 

 

Tridi 3 Brumaire 220

 

 

Merci à Chimulus

 

 

 

Travail : comment passer d’un CDD à un CDI

 

 

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Si vous avez déjà acheté Siné-Mensuel n°2, vous avez dû savourer ces conseils de Gérard Filoche, sinon voici une fiche qui sauvera peut-être votre gagne-croûte, et en tout cas vous incitera à courir chez votre marchand de journaux !

 

1 - Sachez que si le patron ne vous fait pas signer de contrat, vous n'êtes pas en CDD mais en CDI. Un CDD doit être obligatoirement écrit. Et un contrat, cela se signe au premier jour, sinon vous êtes en CDI. Ensuite, même s'il vous le demande avec insistance n'acceptez pas d'antidater: dites que vous avez peur de faire quelque chose d'illégal (la loi l'interdit).

 

2 - S'il n'y a pas de motif écrit dans le contrat CDD, ne dites rien, vous êtes en CDI, car un CDD doit être motivé: « surcroît exceptionnel de travail» ou « remplacement de salarié absent »N

 

3 - Si le patron vous impose plusieurs CDD de suite ne dites rien. La loi impose un délai de carence entre deux CDD : un tiers du temps du premier CDD doit séparer la fin du premier CCD du début du deuxième. Si ce délai n’est pas respecté, vous êtes en CDI !

 

4 - Bref. Si le patron vous utilise sans motif réel dans une succession de contrats, laissez-le faire... Le jour où il voudra arrêter, dites-lui que vous n'êtes pas d'accord. Ce ne sera plus une simple « fin de contrat », il devra vous licencier avec la procédure ad hoc, par écrit, entretien préalable, motif, préavis, indemnités éventuelles prévues par le code ou la convention collective.

 

5 - Si le patron refuse d'exécuter le licenciement en bonne et due forme, adressez-vous au syndicat, aux élus du personnel ou/et a l'Inspection du travail, enfin aux prud'hommes. Vous gagnerez presque à coup sûr.  De plus, il n'est pas impossible que, pour éviter tout ce pataquès, le patron décide finalement de vous garder.

 

GÉRARD FILOCHE

 

Les fiches-conseil de Siné Mensuel

 

Tridi 3 Brumaire 220

 

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21/10/2011

Stéphane Hessel et Edgar Morin: Pour que la France retrouve le chemin de l'espérance

 

 

hessel et morin.jpg

 

Appel lancé par Stéphane Hessel et Edgar Morin sur Mediapart le 19 octobre 2011

 

1. Nous constatons que la force libertaire de la jeunesse, utilisant les  moyens informatiques nouveaux, a été capable d'abattre des despotismes dans les pays arabes, d'y réveiller tous les âges et toutes les classes sociales, et qu'elle est devenue une force déferlante d'indignés sur la planète, défiant les pouvoirs, notamment le pouvoir sans entraves du capitalisme financier. Si cette force est apte à provoquer des ruptures et des éveils, il lui manque une pensée politique capable d'ouvrir une voie qui unisse les forces vives des peuples sur un chemin d'espérance. C'est la formulation d'une telle pensée que nous proposons aux candidats.

 

2. Comme la France n'est pas seule dans le monde et que son destin en dépend en partie, elle devrait proposer une réforme de l'ONU qui la rende apte à traiter les conflits en cours, dont le douloureux conflit israélo-palestinien, et qui instituerait trois instances planétaires dotées de pouvoirs : 
– pour  surmonter la crise mondiale actuelle en régulant véritablement son économie ;
– pour protéger la biosphère dont la dégradation accélérée dégrade les conditions de vie de l'humanité ;
– pour entreprendre l'élimination des armes de destruction massive.

 

3. Comme la France est dans l'Union européenne, elle devrait y militer pour y développer une politique commune de protection de ses populations, de développement de ses coopérations, d'intégration des immigrations, et de justes propositions pour la paix dans le monde.

 

4. La politique en France devrait avoir pour orientation le « bien vivre » qui englobe et dépasse le bien-être matériel pour restaurer une qualité de vie de plus en plus dégradée.

 

5. Une telle politique pourrait, en même temps, traiter la crise économique et réduire le chômage en développant des mesures appropriées pour :
– juguler la spéculation financière ;
– combiner la mondialisation de coopérations et d'échanges à une démondialisation de protection des intérêts vitaux locaux, régionaux, nationaux ;
– opérer une vive croissance de l'économie verte, de l'économie sociale et solidaire, du commerce équitable, et une décroissance parallèle de l'économie du futile, du jetable, du gaspillage, elle-même liée au développement d'une consommation désintoxiquée ;
– favoriser la croissance de l'agriculture et de l'élevage fermiers et biologiques et la décroissance de la grande exploitation industrialisée.

 

6. Une telle politique entreprendrait la réduction des inégalités, notamment par une réforme fiscale et la création d'un observatoire des inégalités, qui ferait annuellement ses recommandations.

 

7. Une telle politique opérerait une régénération de la solidarité notamment en instituant dans toutes villes des maisons de fraternité et en établissant un service civique de solidarité.

 

8. Une telle politique inciterait à une débureaucratisation des administrations et des entreprises par décompartimentation des travailleurs et restitution de leurs possibilités d'initiatives.

 

9. Une telle politique inciterait à la démocratie participative en instituant des conseils de gouvernance urbaine et municipale, comportant élus, administrateurs, professions compétentes et citoyens.

 

10. Une telle politique comporterait une réforme de l'enseignement à tous niveaux de façon que les problèmes fondamentaux et globaux, qui nécessitent des compétences polydisciplinaires, y soient enseignés dès les petites classes. Elle répondrait à ce que prescrivait Jean-Jacques Rousseau : « Enseigner à vivre ».

 

11. Toutes ces réformes devraient s'entre-compléter et converger en un grand dessein qui ouvrirait à la France le chemin de l'espérance.

 

12. Un Président de la République doit d'abord prendre acte des grands défis devant lesquels se trouve notre monde, où la France a sa place et sa responsabilité (l'énergie, l'eau, la faim, le climat, la pollution, etc.). Il doit avoir le courage de réduire drastiquement les énormes dépenses inutiles ou nocives, comme les dépenses d'armement et de guerre et l'investissement nucléaire, et de réduire tous les énormes gaspillages qui empêchent l'essor d'une économie saine et productive. Il doit savoir que d'immenses ressources humaines sont inemployées, qu'il y a dans le peuple de France, s'il est rendu à l'initiative et à l'espérance, de très grandes potentialités créatrices. La nouvelle politique doit se mettre au service des citoyens, et ceux-ci se mettront à son service.

 

Nous sommes au seuil d'une nouvelle Histoire humaine et déjà partout, notamment dans les jeunes générations, naissent des initiatives porteuses d'un futur d'espérance.

 

 

Décadi 30 Vendémiaire 220

 

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20/10/2011

Big-Brother : la fin de toute intimité…

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Il y a un truc – parmi une foultitude d’autres - qui me fait gonfler les aliboffis, c’est lorsque je vois un de ces yeux globuleux monté sur un grand poteau, perché sur un mur ou planqué au dessus d’une porte, et qui me mate. Souvent je leur fais des grimaces, ou je les gratifie d’un bras d’honneur. Je voudrais bien leur montrer mon cul, mais ça m’amènerait en taule…

 

 

Un autre truc qui me file les boules, c’est lorsqu’une vendeuse de grande surface me demande « vous avez la carte du magasin ? ». Bien sûr que non ma belle ! Pareil lorsque je suis obligé de payer l’autoroute avec une carte de crédit. Par ailleurs, j’évite soigneusement de succomber aux multi sollicitations qui me demandent de m’inscrire sur des conneries genre fesse-bouc ou tou-hi-tair. Quant aux GPS, j’en ai un, acheté auprès de l’IGN et qui me permet de ne pas me paumer dans les forêts lorsque je vais aux champignons !

 

 

Tout ça pour vous dire qu’on est de plus en plus traqué, filmé, fiché, fliqué. Je vous entends dire : « Ça y est, Victor va encore nous ressortir ces lubies sur Big Brother… Il commence à radoter… ». Peut-être, mais pour que même France Inter inscrive ce thème dans son « téléphone sonne » de ce soir, pour que le Nouvel Obs en fasse un dossier, pour qu’Alex Türk, l’ancien président de la CNIL, sorte un livre sur le sujet, c’est que ce n’est pas anodin et surtout pas à négliger. D’ores et déjà on peut dire adieu à notre intimité.

 

 

Il y a le flicage d’état : - le fichier de police Stic recensait 6,2 millions de noms fin 2010 (avec 30% d’erreurs !!!) et 41 millions de faits ; - le fichier national des empreintes génétique (Fnaeg) avait stocké 1,2 millions de profils fin 2010 ; - le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) répertoriait 3,6 millions d’individus début 2011 ; - en 2010, gendarmes et policiers ont procédé à 43.000 écoutes téléphoniques, soit 65% d’augmentation en 4 ans ; - Claude Guéant s’est fixé l’objectif de 45.000 caméras de surveillance en France d’ici fin 2011. Avec en projet très avancé la carte d’identité biométrique qui constituera le premier flicage intégral d’une population.

 

Il y a aussi des officines privés qui collectent et vendent toutes les informations qu’elles peuvent recueillir sur chacun de nous, et surtout les grands pontes des sociétés tentaculaires de télécoms et les seigneurs des réseaux (google, facebook, twitter et autres). Sous forme ludiques, ceux-ci font en sorte que les cons-sommateurs se fichent eux-mêmes ! Et en plus paient pour être fichés !!! Nous sommes tous fichés quelque part, sans savoir où. On connait nos nom, prénom, adresse, âge, poids, taille, couleur de peau, couleur des yeux, lectures favorites, produits que nous achetons, etc., etc. Toutes informations que nous balançons avec une naïveté qui confine à la connerie ! Et qui se retourneront au besoin contre nous.

 

Il y a l’arrivée des nanotechnologies et de toutes les puces électroniques qui infectent les nouveaux jouets modernes : téléphones dernière génération, GPS qui suivent les parcours des gens et autres délateurs électroniques qui sont partout, et vont de plus en plus nous envahir avec les puces RFID, disséminées partout, à notre insu, et terriblement inquisitrices. Les systèmes d’information modernes, qui prolifèrent avec le prétexte de la lutte contre le terrorisme depuis les Twin Towers de New-York, sont d’ores et déjà en mesure de tout voir, de tout entendre, de tout savoir de chacun d’entre nous. Au profit de qui ? Non seulement des états mais aussi et surtout des dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales....). Autant de maitres du monde qui ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations.

 

 

Vous voulez toucher de près, de très près, la puissance des outils qui nous espionnent ? Cliquez donc là-dessus :

 

http://www.gigapixel.com/image/gigapan-canucks-g7.html

 

Nonidi 29 Vendémiaire 220

 

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19/10/2011

Sarko, le puisatier de la dette !

couilles de banquiers.jpg

 

Vous l’avez entendu le ministre Grip’sou-Barouin disant, dans son langage abscond, devant la « menace » de dégradation de la « note » de la France par les agences de notation: «La France est le pays d’Europe ayant le plus de dépenses publiques. Nous avons de la marge pour faire des économies si nécessaire. » Autrement dit le vrai patron du conseil des ministres, ce n’est ni Sarko ni Fillon mais Moodie’s et les autres agences.

 

La dette de la France est énorme nous dit-on. Cette dette était de 1079 euros en 2004, soit 65,2% du PIB (INSEE) ; elle dépassera 1700 euros fin 2011, soit 85% du PIB. Notons que Sarkozy est arrivé aux affaires dès 2004 (finances). Donc sous la responsabilité de Sarko, la dette française s’est aggravée de 700 euros, soit une augmentation de 70% ! En voilà un bilan qu’il est brillant !!!

 

Cet emballement de la dette n’est pas un hasard, c’est une stratégie ultralibérale : l'endettement des états est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard. En appauvrissant les états, l’endettement entraine une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, maladie, chômage) dont les déficits ou/et l’inefficacité servent  ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme LA solution !

 

Cette politique, suivie depuis plusieurs décennies (depuis Giscard) tant par la droite ultralibérale que par la gauche libérale consiste à creuser la dette en dilapidant l’argent public aux bénéfices d’intérêts particuliers : subventions aux entreprises, suppression ou allègement de charges aux multinationales (qui prennent le pognon puis…délocalisent), sans oublier la corruption (marchés publics truqués engraissant des élus véreux) qui s’épanouie sous la Sarkozie triomphante.

 

Des groupes et des particuliers se gavent en endettant l’état, c’est-à-dire vous et moi. Et c’est au peuple – vous et moi – que ces sarko-trafiquants demandent maintenant de rembourser la dette dont ils se sont goinfrés. Comment ? Par des augmentations d’impôts, la dégradation des services publics (sauf ceux concernant la répression), la suppression plus ou moins brutale de l’état-protecteur et le cadeau aux privés des dernières entreprises publiques (payées et donc propriétés de vous et moi) bradées à des prix largement inférieurs à leur valeur « aux amis de mes amis » (voir les autoroutes par exemple) privant ainsi l’état de rentrées financières substantielles au profit des actionnaires. Cet endettement est aussi une providence pour les banques qui y trouvent une rente juteuse.

 

Alors, devons-nous nous résigner – à cause de cette dette – à subir les diktats des mafias financières ultralibérales ? Certainement pas. C’est une question de volonté politique. La dette de l’état français – 1700 milliards d’euros – est un pet de lapin ! Oui, elle est ridicule si on la compare à l’épargne des Français qui, elle, s’élève à 11.000 milliards ! Dès lors il ne doit pas être difficile de faire racheter cette dette - détenue à 80% par des mafias financières étrangères – par les épargnants français. L’intérêt de la dette (dont le montant est équivalent à l’impôt sur le revenu !) serait toujours payé chaque année mais au lieu de s’échapper à l’étranger, ces milliards resteraient en France et…contribueraient à dynamiser la consommation, donc la sacro-sainte « croissance » !

 

Eh ! Hollande, il est là ton fromage !

 

 

Octidi 28 Vendémiaire 220

 

Merci à Na 

 

18/10/2011

Si on chantait, si on chantait « Plus Sarko »…

barde chantant.jpg

(sur l'air du chanteur de Mexico, bien sûr) 

 

On a tant parlé des Primaires

Dans les télés sur les radios

Que Copé Guaino et Lemaire

Bavent de colère

Comme Moreno

On prétend que les actionnaires

Qui téléguident ces charlots

Commencent à la trouver amère

Pour leur bon gruyère

Et tous leurs cash-flow

Comme des toutous

Ils se réfugient sous Sarko

Ils deviennent fous

En entendant gueuler « Plus Sarko »

Le seul désir qui nous entraine

C’est de balancer ces dingos

C’est enfin de briser les chaines

De ces fumiers fauteurs de haine

Qui lèchent le cul de Sarko

 

Plus Sarko, Plus Sa-ar-ko

Vaut mieux encore Hollan-an-de

Car il aura toujours

Avec lui Ségolène et Montebourg

Plus Sarko, Plus Sa-ar-ko

Ce mec qui nous truan-an-de

Car il sera toujours

Le président des chiens et des vautours

Plus Sarko, Plus Sa-ar-ko

Plus Sarko

PLUS SARKO-O-O-O-O

 

 Septidi 27 Vendémiaire 220

Merci à Uderzo et Goscini 

17/10/2011

Eh ! Y a pas que la primaire ni la finale du rugby ! Avez-vous acheté le n°2 de SINE-MENSUEL ?

sine-mensuel n2.jpg

Pas de pub, pas de financeurs, et pourtant environ 50 000 lecteurs ont acheté le premier numéro. Si ce début prometteur se poursuit, l’équilibre est assuré. L’équipe compte donc sur la détermination de ses amis pour ce second numéro.

« Si vous voulez qu’on continue, chaque mois, à leur filer des bourre-pif et à leur faire la fête, achetez-nous, abonnez-vous, abonnez vos potes… C’est grâce à vous qu’on tordra le cou à tous ces voyous. Haut les cœurs ! » Ainsi se termine la Zone de Siné sur ce nouveau numéro.

Mais pas question de s’endormir sur nos lauriers !
• Les dessinateurs tapent encore plus fort. Une pleine page hilarante est dédiée à l’accouchement de Carla !
Et le retour de Vuillemin dans ce numéro.

Siné Mensuel révèle la plus grande valse de procureurs sous la Ve République. Et divulgue en exclusivité la liste secrète des procureurs. Au moins 15 voire 17 procureurs généraux sur 35. Du jamais vu ! Ou comment le Président verrouille tous les parquets sensibles, alors qu’éclatent jour après jour de nouvelles affaires.
• Le journal dévoile aussi comment la justice française a tenté de protéger le docteur Krombach.
• Et un article de Karl Laske sur les affaires.
• Une interview du très rare philosophe Raoul Vaneigem. Pour Siné Mensuel, il revient sur le situationnisme, et prône la gratuité comme arme absolue.
• Et comme Siné Mensuel donne la voix aux sans-voix : une plongée au cœur des prud’hommes, juridiction menacée par le Medef.
• Une page sur la Tunisie avant les élections vue par de jeunes acteurs de la révolution.

Soutenez-les, abonnez-vous à SINÉ MENSUEL
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 Sextidi 26 Vendémiaire 220

14/10/2011

Primaires : un tour de trop.

aubry_hollande.jpg

 

 

Je disais il y a quelques jours :

 

« ATTENTION ! Ne pas se tromper d'adversaire !

 

Les primaires à gauche ont été – jusqu’à ce jour ! – un succès, une avancée démocratique, un moyen de ré-intéresser les Français a la politique et…une épine dans les panards douteux de la Sarkozie. Bien. Mais il fallait les arrêter au premier tour. Un tour était largement suffisant pour désigner le « champion ». Le second tour est en trop. C’est une connerie qui risque de foutre en l’air tous les bénéfices de ce bel exercice démocratique.

 

 Pourquoi ? Parce ce que les deux « finalistes » deviennent fatalement des adversaires impitoyables, et la lutte d’égo va faire ses ravages au détriment de la confrontation d’idées. Parce que la victoire à ce second tour implique fatalement le retour à des manœuvres souterraines, à des alliances qui dénaturent les projets. Enfin parce que la bataille finale, fatalement au couteau, laissera des traces qui ne pourront que profiter à l’adversaire. »

 

Persiste et signe. Les coups fourrés entre les deux finalistes sont malheureusement en train de me donner raison. Il n’y a pas de confrontation d’idées et de programme, c’est le même. Il n’y a que des rapports conflictuels sournois entre deux personnes qui ne se supportent pas, qui ne s’apprécient pas et qui devront, dès lundi matin, lutter ensemble contre Microlax !

 

Il faut avoir à l’esprit que si cette primaire s’était déroulée à un seul tour, les comportements n’auraient pas été les mêmes, les opinions plus tranchés, les confrontations d’idées plus précises. Et le résultat n’aurait pas forcément été le même !

 

Et qui qui rigole en loucedé ? Ben, Microlax 1er bien sûr !

 

Tenez, au fait, voilà les réponses des deux impétrants aux questions de Montebourg :

 

Martine Aubry:  http://www.martineaubry.fr/article/cher-arnaud-les-reponses-de-martine-aubry-a-arnaud-montebourg

 

François Hollande :http://www.websternsocialiste.com/?p=698

 

 Duodi 22 Vendémiaire 220

 

Photo X - Droits réservés

13/10/2011

Pendant les primaires, les sarko-saloperies continuent…

sarkozy_doigt.jpg 

 

* Le flicage est une constante nauséabonde en Sarkozie. Ainsi, le fétide Chapel s’efforce d’imposer « l’évaluation » - le flicage, le fichage – des enfants de Math-Sup (maternelle supérieure) ! Les enseignants transformés en flics devront déterminer « si l'enfant devenu élève agit de manière à respecter l'intégrité de toutes les personnes et de son environnement, il ne les agresse pas, il a recours à la parole en cas de désaccord ou de conflit ». Ils seront ensuite fichés avec les mentions « rien à signaler », « à risque » ou « à haut risque ». Ah mais ! En Sarkozie, on ne va pas se laisser emmerder par des chiards non ! Qu’est-ce qu’ils disent aux enseignants les sarko-trafiquants ? Tè ! Fumes !

 

 

* Qu’est-ce que vous dites ? Le prix de la vie augmente ? J’ai pas entendu… Ah si ! Vous trouvez que l’essence, les fruits et légumes, les pates, le riz, le chocolat, la viande, enfin ce qu’on bouffe chaque jour quoi, augmente ? Ouais…Mais les écrans plats, les téléphones portables, les gadgets électroniques fabriqués par des esclaves chinois baissent, alors… Tout ça pour dire qu’en Sarkozie, pas question d’augmenter le Smic. Les sarko-trafiquants vous disent, nous disent : Tè ! Fume !

 

 

* Vous êtes peut-être allés en vacances en Bretagne ou en Normandie cet été, et vous avez pu apprécier sur de nombreuses plages, les délicats effluves de merde voletant au-dessus des hectares d’algues vertes pourrissant sur le sable. Algues vertes provenant directement de l’azote répandu sans frein et sans vergogne par les agriculteurs affiliés à la sinistre FNSEA. Il serait peut-être temps que le gouvernement prennent des décisions drastiques à ce sujet. Ben voyons… Le Journal Officiel a publié mardi le décret qui va permettre d'augmenter les quantités d'azote épandues sur les terres agricoles, et va à contre-courant des efforts de réduction des nitrates dans les eaux. Le décret, signé par le premier ministre et les ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie, étend la surface prise en compte pour le calcul du plafond d'épandage  ce qui va permettre d'augmenter de 20 % les quantités d'azote épandues sur les sols ! La parution de ce décret intervient alors que la commission européenne exige de la France, dans une lettre du 17 juillet dernier, des explications sur sa politique de prévention des marées vertes. Qu’est qu’ils leur disent les sarko-trafiquants à l’Europe, aux Bretons et aux touristes ? Tè ! Fume !

 

 

* Et si on parlait un peu des Chinois ? L'Europe – et surtout la France de Sarko - fait encore figure de bonne poire. Selon le quotidien Les Echos, les Airbus A320 assemblés en Chine devraient bénéficier des mêmes aides à l'exportation que les appareils fabriqués en Europe. L'avionneur aurait en effet réussi à convaincre les gouvernements français, britannique et allemand d'accorder leur garantie, via leurs agences d'assurance crédit, aux clients chinois des A320 assemblés à l'usine de Tianjin. Selon les termes de l'accord, les Airbus A320 produits à l'usine de Tianjin et destinés aux compagnies chinoises, pourront donc bénéficier de prêts garantis par les trois Etats européens, via leurs agences de crédit-export : la Coface en France, Euler Hermes en Allemagne, ECGD en Grande-Bretagne. Un dispositif théoriquement destiné à soutenir les exportations européennes. Et qui dans ce cas va servir les compagnies chinoises... En effet, grâce à ce dispositif, si une compagnie aérienne chinoise fait faillite, il appartiendra in fine au contribuable européen de payer la facture. Qu’est-ce qu’ils nous disent les Chinetoques en se foutant de notre gueule ? Tè ! Fume !

 

 

Primidi 21 Vendémiaire 220

 

PhotoX - Droits réservés

 

 

 

12/10/2011

Lettre à Martine Aubry et François Hollande

montebourg 1.jpg

 

 

 

 

 

Paris, le 11 octobre 2011

 

A l'attention de Madame Martine Aubry
et de Monsieur François Hollande

 

                  Chère Martine, cher François,

 

 

Je voudrais en premier lieu féliciter chacun d'entre vous pour sa qualification au second tour des Primaires citoyennes. Dans cette campagne loyale et cordiale, j'ai défendu des solutions nouvelles destinées à répondre par des propositions concrètes, réalisables et efficaces à l'extrême gravité de la crise financière, économique, sociale et morale qui a commencé à ravager tous les pays européens, dont la France. Je me suis attaché à dégager des perspectives d'actions nouvelles auprès de ceux qui se sentent à juste titre écrasés par l'économie et oubliés par la politique.

 

Cette lettre a pour objectif d'éclairer avant dimanche l'opinion finale des 450.000 Françaises et Français qui m'ont fait l'honneur de leur confiance. Ces femmes et ces hommes sont libres et feront leur choix en conscience. Mais je tiens à ce qu'ils fassent ce choix important, en toute connaissance de cause. C'est cela, la VIème République en actes.

 

1 - La première des questions que je souhaite vous poser concerne les conditions précises et concrètes dans lesquelles vous entendrez reprendre le contrôle politique du système financier qui soumet aujourd'hui l'économie réelle et les entreprises à ses exigences indues, tout comme il le fait des gouvernements et des contribuables.

 

J'ai rappelé à maintes reprises que les Français refuseraient à bon droit -particulièrement ceux qui n'ont que leur travail pour vivre- de payer les conséquences des graves fautes commises par le système financier, dans lesquelles ils n'ont aucune espèce de responsabilité. Mettre à contribution par l'impôt les classes moyennes et populaires pour secourir les banques, leurs filiales, comme tel est d'ores et déjà le cas dans les projets de renflouement de la banque privée Dexia, serait une faute morale et politique, contre laquelle la gauche aura l'obligation de nous prémunir.

 

Ceci implique des mesures de mise sous tutelle publique des banques, sans frais pour les contribuables, conduisant à faire entrer des représentants de l'Etat ainsi que des usagers du crédit, avec droit de veto, dans les conseils d'administration des banques.

 

En plus des mesures de séparation des activités de collecte des dépôts et celles d'affaires, il paraît logique et juste d'utiliser les bénéfices des banques profitables pour renflouer les banques en difficulté par des mesures de solidarité interbancaire, mesures qui éviteront aux Français de payer les futurs plans de renflouement des banques fragilisées.

 

De surcroît, il sera nécessaire d'interdire par la loi la spéculation dans l'activité bancaire avec l'épargne des Français et d'édicter une procédure pénale sévère réprimant l'évasion fiscale afin d'obtenir le rapatriement des avoirs actuellement placés dans les paradis fiscaux tout en faisant fermer les filiales des banques dans ces territoires.

 

Je veux rappeler avec force que la dette publique accumulée au cours des derniers mois est le prix direct et indirect du secours accordé par les Etats de l'Union Européenne au système financier, embarqué dans une course à la spéculation.

 

Un Président de la République issu de nos rangs devra s'engager solennellement devant les Français à mettre à contribution le système financier et bancaire européen et national par une taxation européenne et nationale sur les transactions financières afin de solder le poids de la dette publique contractée pendant la crise, évaluée à la somme de 450 milliards d'euros.

 

Ces mesures, dont beaucoup de Français approuvent la nécessité comme la sévérité, sont un préalable à tout redressement de notre économie et, a fortiori, à toute application du projet socialiste.

 

C'est à ce prix que nous pourrons reconquérir les marges de manœuvre dont nous avons tant besoin pour reconstruire la France. Ces choix devront s'articuler avec une réforme nécessaire des statuts de la Banque Centrale Européenne, afin de lui permettre de racheter la dette des Etats, ce qui lui est encore interdit à ce jour.

 

2 - C'est ce même objectif que poursuit le protectionnisme européen, social et écologique, que j'ai, avec les soutiens de nombreux économistes et philosophes de renom, défendu dans cette campagne.

 

Ce protectionnisme européen n'est rien d'autre que la demande de remise en ordre d'une économie internationale affranchie de toute règle : règle sociale, règle environnementale, règle sanitaire, règle économique et, il faut le rappeler, règle humanitaire. Le « juste échange », contenu dans le projet socialiste, ne saurait suffire car il consiste à faire croire en une régulation multilatérale négociée, que l'OMC n'a jamais été capable d'imaginer ni d'appliquer en 20 ans. Il reviendrait à demander l'autorisation à nos concurrents mondiaux dans la guerre économique de pratiquer le protectionnisme, ce que nous n'obtiendrions jamais. Ce serait là pécher par naïveté, car ces négociations auraient dû commencer il y a 20 ans, et n'ont jamais eu lieu. Aujourd'hui, l'urgence exige que nous prenions des mesures au plan européen et national.

 

Dans l'arsenal protectionniste à créer, il serait utile que les prises de contrôle de nos entreprises à forte valeur technologique par des capitaux extra-européens soient soumises à autorisation publique, que des mesures de sanction économique ciblées soient codifiées contre les entreprises transnationales ayant délocalisé leurs productions au détriment de nos territoires et de nos populations, et que les marques appartenant à ces entreprises puissent faire l'objet de mesures d'expropriation publique en cas de comportements déloyaux aggravés. Goodyear, Lejaby, et l'Eléphant, autant d'exemples du comportement inacceptable de certaines firmes multinationales ; autant de symboles de cette désindustrialisation de la France que la gauche doit désormais combattre résolument.

 

Je souhaiterais donc connaître quelles mesures précises et concrètes vous envisagez de prendre pour protéger notre industrie, nos savoir-faire, nos emplois, à l'abri desquelles nous pourrons réindustrialiser le pays et financer la révolution industrielle, technologique et écologique.

 

Vous le savez, pour appliquer ces mesures, pour retrouver aussi la confiance des Français, la politique doit redevenir plus forte que l'économie et que la finance.

 

3 - Des dizaines de milliers de Français que j'ai rencontrés, comme vous, ont perdu espoir dans l'action publique. Pour leur éviter l'errement du vote extrémiste, les amener dans notre rassemblement populaire issu des primaires, il nous faut, ensemble, rendre à la politique force et respectabilité. C'est ce que je défends depuis 12 ans avec le projet de VIème République.

 

L'un comme l'autre, vous avez, dans le passé, soit renoncé, soit refusé d'engager notre parti que vous dirigiez dans ce projet de renaissance de la démocratie française que j'ai appelé la VIème République, projet dont l'essentiel consisterait dans :

- l'augmentation des pouvoirs de contrôle du Parlement par des commissions d'enquête parlementaires libres et par le contrôle parlementaire des nominations aux postes clés dans l'administration ;

- la fin de l'impunité présidentielle s'agissant des actes sans rapport avec sa fonction ;

- la protection de l'indépendance de la justice par la naissance d'un Procureur général indépendant chargé des poursuites dans les cas sensibles ;

- le renforcement des moyens de lutte contre la corruption en limitant notamment la portée du secret défense ;

- la transformation du Conseil constitutionnel en une véritable Cour constitutionnelle indépendante ;

- l'instauration du mandat parlementaire unique ;

- le référendum d'initiative populaire, y compris abrogatif et révocatoire des élus afin d'organiser la responsabilité politique de ceux-ci ;

- le vote aux élections locales des personnes de nationalité étrangère présentes de façon régulière sur notre territoire depuis 5 ans ;

- la libération des données publiques dans les collectivités locales et dans l'Etat (Open Data).

 

Ce programme que je vous soumets est ambitieux mais parfaitement réaliste et réalisable. Il ne coûterait pas un euro aux Français ; mieux, il générerait des ressources financières nouvelles et permettrait un essor industriel et productif.

 

Sans lui, j'en suis convaincu, aucune victoire de la gauche face à Nicolas Sarkozy, au printemps prochain, n'est envisageable. Pire, c'est Nicolas Sarkozy, lui-même qui, si nous n'avons pas le courage de l'assumer, le proposerait alors aux Français, dans une ultime contorsion politique.

 

Les propositions que je formule sont majoritaires chez nos concitoyens. Elles correspondent à une remise en ordre de notre pays et à un retour à la sagesse dont nous nous sommes beaucoup trop éloignés depuis 25 ans.

 

C'est donc confiant dans votre intelligence politique et dans votre volonté de l'emporter demain face à la droite que je vous ai écrit. Beaucoup de Français, avec moi, attendent votre réponse.

 

                   Chère Martine, Cher François, soyez assurés de ma meilleure estime et de toute mon amitié socialiste.

 

 

 

Arnaud MONTEBOURG

 

 

*********************

 

ATTENTION ! Ne pas se tromper d'adversaire !

 

Les primaires à gauche ont été – jusqu’à ce jour ! – un succès, une avancée démocratique, un moyen de ré-intéresser les Français a la politique et…une épine dans les panards douteux de la Sarkozie. Bien. Mais il fallait les arrêter au premier tour. Un tour était largement suffisant pour désigner le « champion ». Le second tour est en trop. C’est une connerie qui risque de foutre en l’air tous les bénéfices de ce bel exercice démocratique.

 

 Pourquoi ? Parce ce que les deux « finalistes » deviennent fatalement des adversaires impitoyables, et la lutte d’égo va faire ses ravages au détriment de la confrontation d’idées. Parce que la victoire à ce second tour implique fatalement le retour à des manœuvres souterraines, à des alliances qui dénaturent les projets. Enfin parce que la bataille finale, fatalement au couteau, laissera des traces qui ne pourront que profiter à l’adversaire.

 

Décadi 20 Vendémiaire 220

 

 

 

 

11/10/2011

La bandaison…de gauche !

Brassens à table.jpg

 

Je viens de voir Flamby faire le beau au JT, il m'a gonflé, alors je vais un peu modifier !

  

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

C’est ce refrain plutôt gaillard

Que la Gauche fredonne

Pour savoir à qui ell’ se donne…

…Ra dimanche dans l’isoloir

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

Ça me file un peu le cafard

Eclairez ma lanterne

Choisir entre ces deux badernes

Ce n’est vraiment pas le panard

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

Pourtant malgré ce terne choix

Faudra bien que l’on vote

Ni l’une ni l’autre ne sont mes potes

Mais je respecterai le choix

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

La France court à l’asphyxie

L’important dans l’affaire

Faut pas se tromper d’adversaire

C’est de foutre en l’air Sarkozy

 

Quand je pense à Hollande

Je (dé)bande, je (dé)bande

Quand je pense à Aubry

Je (dé)bande aussi

Montebourg et son score

Me font bander encore

Mais quand j’pense au Glandu

Là je ne bande plus

La bandaison papa

Ça n’se commande pas

 

 

Merci affectueux et toujours admiratif à Tonton Georges

 

Nonidi 19 Vendémiaire 220

 

Photo X – Droits réservés

 

 

 

 

 

 

10/10/2011

Surprise Montebourg ?

bulletin de vote.jpg

 

« La surprise Montebourg… » Non mais écoutez-les ces cons des « milieux autorisés » comme disait Coluche ! Surprise ? Pour qui ? Pour ceux qui ont de la peau morte sur la langue à force de lécher le cul de tous ceux – de droite comme de gauche - qui s’inscrivent dans la vulgate ultra libérale. Mais pas de surprise pour ceux – l’immense majorité des sans-grades, sans privilèges, sans thunes – qui ont les aliboffis qui explosent, gonflées jusqu’à la rupture par les saloperies des sarko-trafiquants et qui redoutent la possible pour ne pas dire la prévoyable trahison de la « gôôôche » bien-pensante.

 

On n’a pas gagné, faut rêver mais pas se mentir. On n’a pas gagné mais les idées proposées par Montebourg ne font plus figure d’aimables incongruités : démondialisation, protectionnisme européen, encadrement coercitif s’il le faut de la pieuvre financière, sixième république débarrassée de l’esprit d’injustice et des magouilles de la cinquième, capitalisme coopératif, etc.

 

Celui ou celle qui, dimanche, devra représenter l’espoir dans quelques mois face à Sarko et ses sarko-trafiquants, devra bien intégrer ces valeurs et respecter les électeurs qui ont envoyé un signal très fort.

 

Ces valeurs, loin d’être « folles » comme l’a éructé le comique Copé hier soir, s’inscrivent dans un mouvement mondial de rejet de cet ultra libéralisme. Mouvement qui se dessine avec les « insurgés », avec les révolutions arabes, avec les mouvements sociaux en Chine, et même au cœur du système avec les mouvements anti-wall-street aux Zétazunis et la volonté d’Obama de réguler le système financier et de faire enfin casquer les riches. En Europe – dominée actuellement et saccagée par les droites – le balancier repart dans le bon sens : le Danemark est passé à gauche, la France est en situation de faire pareil, l’Allemagne rejettera Merkel dans deux ans… En Espagne, ce n’est pas la gauche qui est rejetée, mais une gauche qui s’est aplatie devant l’ultra libéralisme.

 

Le monde a compris que le sinistre héritage Reagan-Thatcher est empoisonné, qu’il est dépassé, qu’il faut s’en débarrasser. Et chez nous, cela commence par la possibilité de se débarrasser des sarko-trafiquants.

 

Alors, Hollande ? Aubry ? De toute façon les deux devront tenir largement compte de la volonté de venir vers un programme réellement à gauche.

 

Le choix est donc de désigner sans états d’âme qui sera le plus apte à renvoyer l’imposteur au Fouquet’s.

 

BANZAÏ !

 

 

Nonidi 19 Vendémiaire 220

 

Illustration X - Droits réservés

 

07/10/2011

DIMANCHE, VOTONS MONTEBOURG !

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Bon. Dimanche, faudra aller voter. Et voter pour Montebourg, le seul candidat dont le discours et le parcours politique attestent qu’il a réellement la fibre de gauche chevillée au corps :

 

- il a voté Non au traité de l’Europe ultralibérale,

 

- il martèle depuis des années la nécessité de créer une VIème république débarrassée des tares de la Vème, conçue pour un géant et salopée par des nains,

 

- il lutte contre la corruption (voir l’affaire Guérini),

 

- il est « l’inventeur » des primaires,

 

- enfin il est le seul candidat analysant clairement la crise actuelle, fille de la mondialisation financière et proposant des solutions réalistes, innovantes (démondialisation, protectionnisme européen).

 

Les sondages (!!??) le donnent au mieux en troisième position, donc pas en situation de lutter idées contre idées contre celui ou celle qui – toujours selon les sondages – portera la bannière de la social-démocratie au deuxième tour si le cas se présente. On peut donc amèrement déplorer que Montebourg et Royal – dont les idées sont les plus proches – n’aient pas pu s’entendre sur une candidature unique qui leur aurait sans conteste apporté la victoire aux Primaires, et un boulevard pour la Présidentielle…

 

Ego humanus error est…

 

Sauf si le maximum de voix se porte sur Montebourg et déjoue ainsi les pronostics !

 

DIMANCHE, LE DEVOIR DE TOUTE FEMME ET HOMME DE GAUCHE

 EST DE VOTER ET FAIRE VOTER

 MONTEBOURG

 

Sextidi 16 Vendémiaire 220

 

06/10/2011

Au bistro de la toile : banquiers banksters…

chimulus bistro copie.jpg 

- Eh! Mastroquet de mon cœur, il va falloir encore  sortir des montagnes de thunes pour renflouer ces établissements parasitaires que l’on nomme « banques ». Les banksters vont encore nous faire les poches. Dexia nous a déjà pris 3 milliards en 2008. Qu’est-ce qu’elle en a fait ? Bouffé… Jeté… gaspillé…

 

- 3 milliards, c’est 100.000 emplois au dessus du Smic charges comprises (coûtant 30.000 euros par an), 100.000 emplois d’infirmières, de flics, d’enseignants...

 

- Et ça va recommencer car cette officine de voyous…

 

- Pléonasme Victor puisque tu parles d’une banque !

 

- …va demander et obtenir la garantie des états français et belge pour des créances pourris dépassant la centaine de milliards… Ouais, dira-t-on mais ce n’est qu’une caution. Sauf que si la « banque pourrie » créée pour liquider ces créances merdiques n’arrive pas à les liquider dans de bonnes conditions (ce qui sera évidemment le cas, voir le précédent du Crédit Lyonnais qui nous a coûté non pas un bras mais la peau des couilles). Ça en fait combien ça de centaines de milliers d’emplois ?

 

- Alors comme on fait ? On laisse tomber les banques ? 

 

- Non mais on les met sous tutelle, c’est-à-dire qu’on (l’état) met son nez dans leurs affaires, et qu’on commence par séparer l’activité de dépôt de celui de spéculation.

 

- Et la dette de la France, autour de 1.800 milliards, qu’est-ce qu’on en fait ?

- Comme les japonais : on la « refrancise ». Cette dette appartient pour l’essentiel à des étrangers (fonds de pensions étazuniens principalement) alors que les Français sont les champions du bas de laine ! Cette situation découle d’une loi scélérate : La Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France (aussi appelée loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, et parfois, péjorativement, loi Rothschild, allusion au fait que Pompidou fut directeur général de la Banque Rothschild) ; c’est une loi votée en France sous l'impulsion de Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre de l'Économie et des Finances, sous la présidence de Georges Pompidou. L'article 25 de cette loi est le suivant : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. » Cet article a également été repris par l'article 104 du traité de Maastricht et par l'article 123 du traité de Lisbonne. (Wikipédia)

- Donc, si je comprends bien, cette loi empêche le pays de créer et d’assumer sa propre dette, ne concernant que les Français. Si c’était le cas, même s’il y aurait des intérêts à payer, ils iraient dans la poche de Français, qui dépenseraient ce pognon pour l’essentiel en France, faisant tourner la machine. Au lieu de ça ce sont des dizaines de milliards qui partent chaque année engraisser des rapaces privés étrangers.

 

- T’as tout compris Loulle ! T’as tout compris ! Cette loi permet aux banksters internationaux (banques, fonds de pensions, hedges funds et leurs complices les agences de notation) de piller sans vergogne le pays et de soumettre le peuple à ses diktats via des marionnettes genre Sarko, pantin à la solde de ces maquereaux.

 

- Bon. Ben on va sortir les cordes. Il reste encore pas mal de platanes…

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Quintidi 15 Vendémiaire 220

 

Merci à Chimulus et Soulcié  

 

30/09/2011

Et si on faisait un peu d’anti obscurantisme primaire ?

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Au hasard d’une pérégrination sur la toile, je suis tombé sur une note concernant Ayub et Mosleh, âgés respectivement de 20 et 21 ans, deux jeunes homosexuels iraniens qui ont été condamnés à mort par lapidation dans une ville kurde iranienne proche de la frontière avec l’Irak. Concernant l’homosexualité, Mahomet a dit : « Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l’actif » (al-Tirmidhi, 1456; Abou Daoud , 4462; Ibn Maajah, 2561). Le seul point sur lequel divergent les « savants » musulmans, c’est la façon de tuer les homosexuels. Pour certains, il faut les jeter du haut d’une montagne, pour d’autres, il faut les lapider ou les brûler vifs. Ou encore, chez Amadinejad les pendre. En cas de lapidation, le choix de la taille des pierres est crucial.

Bon. Et dans la Bible qu’est-ce qu’on dit ? C’est pas mal non plus… Le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 (Verset 22) dit: "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination". D'après l’article 20.13, les deux coupables doivent être punis de mort.  1 à 1, la balle au centre.

 

En cherchant un peu dans la Bible, on trouve quelques perles. Il faudra que je demande conseil au curé du village lorsque je le rencontrerai au bistro, chez Carmen.

 

* Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. À votre avis, quel serait le meilleur prix ?

 

* Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Que me conseillez-vous, des Suisses ou des Espagnols ?

 

* J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, Chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?

 

* Le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse car je n’ai pas de mutuelle ?

 

* Un dernier conseil Monsieur le curé. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de cultures différentes dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14 ? Je me confie pleinement à votre aide, Monsieur le curé.

 

Nonidi 9 Vendémiaire 220

 

 

 

29/09/2011

Et la Méluche, keskidi ?

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On ne l’a pas trop entendu dans les lucarnes à décerveler ni lu dans les canards laquais, pourtant il en a des chose à dire Mélanchon ! Et il les dit bien :

 

Discours au meeting de la Fête de l’Humanité

  

Je vois notre rassemblement. Je mesure toute la force qu’il contient. Elle m’inspire et elle m’envahit à cet instant où me revient la rude tâche de marcher devant, portant notre drapeau commun.


Dans un moment, la musique et la poésie vont agrandir de nouveau nos cœurs. Acceptons-en toute la leçon : il est temps de penser, de vouloir, et d’agir en grand comme la France le peut, forte de sa puissance et de son peuple travailleur, créatif, imaginatif, dévoué à la cause de la liberté universelle depuis l’abolition des privilèges en 1789.

 

Nous ne faisons pas campagne pour un homme, pour un candidat ni pour un parti mais pour une immense ambition collective.

 

Un monde nous appelle à l’action, puisqu’en définitive celui que nous voyons roule à sa fin. Il a une apparence, celle des tyrans du G8 et du G20 qui ont comme président commun celui de notre pays Nicolas Sarkozy. Cet ordre roule à sa fin. C’est celui du productivisme absurde qui pourrit l’air, vide les mers, épuise les hommes et la nature comme le disait Karl Marx si justement. L’ordre productiviste, combiné à celui du règne complet de la finance qui pourrit tout, domine les cœurs, les esprits, et réduit toute chose vivante ou inerte au statut de marchandise.
Ce dont il est question à travers ce que nous entreprenons, c’est d’empêcher que l’écroulement de cet ordre n’entraine la civilisation humaine elle-même dans sa chute.

 


Mes amis, dans la nuit noire du libéralisme, des recettes du FMI, des brutalités de toute sorte dont le monde avait été accablé, le jour s’est levé. Celui de la grande révolution citoyenne que notre temps appelle. Elle a commencé en Amérique du sud avec les peuples du Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur, de l’Argentine. 
Elle a franchi l’océan. Elle est venue dans le Maghreb où nos frères et nos sœurs ont porté la parole universelle d’exigence de la liberté, de la dignité, du bien-vivre, qui sont en définitive le programme commun de tous les peuples, sous toutes les latitudes.
Et la voici qui a franchi la Méditerranée. Elle porte le nom des douze grèves générales des travailleurs grecs. Elle a le visage des indignés qui se rassemblent sur toutes les places. La voici, qui s’est avancée jusqu’à celle de Stalingrad et à présent sur la vôtre, à la fête de l’Humanité.

 

Le jour se lève. Il est demandé le bien-vivre, la décence d’une vie digne où nous ne réclamons rien d’autre que de pouvoir vivre décemment de notre travail, de notre paye justement gagnée dans l’œuvre mise au service de toute la société. Tel est notre programme. C’est le programme qui dit son nom : « L’Humain d’abord ! », nouveau drapeau du peuple !
Si le peuple le veut, par sa majorité, il imposera que ce qui n’a pas été partagé de bon gré quand c’était temps le soit de force. Par la force de la loi, celle que nous voterons, qui interdira les licenciements boursiers, qui mettra à contribution le capital et ses revenus et d’abord celui des grandes entreprises félonnes, qui ayant accumulé des richesses sur le travail humain ne les ont mis d’aucune façon en partage : les Total qui ne paye pas un seul euro d’impôt, les banques qui se sont gavées d’argent.

 


Pas un salaire dans une entreprise ne pourra en haut de la hiérarchie être vingt fois supérieur à celui du bas. Pas un revenu ne pourra être supérieur à 360 000 euros.  Et il faut augmenter le SMIC à 1700 euros ! A ceux qui disent que c’est trop, nous posons la question de savoir comment ils expliquent aux gens qui vivent pour plus de 100 euros seulement que le seuil de pauvreté comment ils payent leur loyer, comment ils se nourrissent, comment ils se soignent. Réglez cette difficulté et alors nous écouterons le reste. Nous, nous la réglons.
Nous proposons à la France un nouvel horizon de développement et de progrès, celui de la planification écologique qui poussera à réorganiser redévelopper tout notre appareil de production et à réindustrialiser le pays. Ce sont des milliers, des milliers, des millions d’emplois qui sont à la clé de ce projet.

 


Enfin, nous allons en finir avec les traités iniques qui ont confisqué la souveraineté du peuple français pour le soumettre à l’absurde règle de la concurrence prétendument libre et non faussée. Le traité de Lisbonne, nous nous en affranchirons.
Et nous montrerons, d’abord dans notre propre pays, le changement institutionnel qui libère l’énergie populaire. Nous passerons à la sixième République. A bas la monarchie présidentielle et le régime des valises qui va avec !
Pour cela, avant toute chose, et avant même que vous ayez commencé à penser à vos bulletins de vote, tenez pour dite là leçon qui s’impose à chacun d’entre nous, à l’image des camarades que vous voyez sur cette tribune : Résistez ! Résistez ! Ne cédez jamais ! Résistez !
(La foule scande « Résistance ! Résistance ! »)

 

Amis, concitoyens, résistez ! Pas une usine ne doit être délocalisée. Pas une machine ne doit partir ! Pas une paye ne doit être rognée ni pillée comme elles le sont aux Fonderies du Poitou ! Résistez au premier euro qu’il s’agit de vous prendre ! Résistez à la première école qu’on veut fermer ! Résistez chaque fois que l’on distille autour de vous, dans les cœurs, le poison de la division :  non ce n’est pas l’immigré l’ennemi qui vous prend votre pain, c’est le financier ! Résistez à la bêtise à front de bœuf qui condamne les femmes à l’odieux sexisme qui nie leur parole quand elles protestent contre les violences qui leur sont faites, en plus des discriminations professionnelles dans lesquelles elles sont enfermées !

 


Résistez contre le coup d’Etat qui se déroule à présent dans toute l’Europe, sous le prétexte absurde qui dit bien quel est le maître qui est servi, de la prétendue règle d’or. Et bien, nous ne connaîtrons, nous, qu’une seule règle : la règle républicaine ! Ceux qui ont le plus doivent donner le plus ! Et ils donneront !

 


Si le Président Sarkozy est si sûr de son affaire, lui qui pensait qu’il allait faire passer sa règle d’or dans la Constitution comme il nous avait déjà berné en faisant passer le traité de Lisbonne contre nos votes majoritaires pour le « non » en 2005, alors si vous êtes si sûr de votre affaire, au lieu de tenter ce petit coup de force en cachette dans le palais des versaillais, consultez le peuple ! Demandez-lui son avis ! Comme le réclame les indignés d’Espagne, du Portugal et de Grèce. Ne décidez pas contre nous !

 

J’achève. Mes amis, notre ambition est immense et rien ne nous intimide, cette fois-ci davantage que par le passé. A la suite de nos ainés, quelle que soit la difficulté qui se présente, nous savons que les seuls rêves qui finissent par périr sont ceux qui ne sont pas portés par des cœurs ardents. Alors ce monde nouveau qu’il faut faire naître, ce n’est pas un accord entre états-majors qui va le faire naître. C’est l’union du peuple tout entier ! 
C’est ce front du peuple qui commencera la nouvelle Révolution française, la révolution citoyenne qui, pour notre chance puisque nous avons une élection en 2012, peut commencer là où tout commence pour un citoyen avec des bulletins de vote dans des urnes.

 

Haut les cœurs, ardents à la lutte, tous nous allons faire avancer une nouvelle fois le fanal de combat qui rend la France à son peuple !

 

 

 

Octidi 8 Vendémiaire 220

 

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27/09/2011

Senatus Populari Vox

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Ô combien de féaux et de croquemitaines

Parachutés, joyeux, sur des terres lointaines

Et qui ont touché terre, au soir des élections,

Groggy, sonnés, cassés, le testard plein de gnons,

Au fond de mornes urnes se sont évanouis,

Et dans le triste oubli, à jamais, enfouis !

 

Combien d’Huèmepets ont sombré avec rage

Malgré leurs coups tordus et leurs tripatouillages,

Et se sont engloutis à jamais dans les flots

Entraînant avec eux esquif et matelots.

Ils ont enfin trouvé leur place naturelle,

Taillée à leur mesure, au fond d’une poubelle.

 

Nul ne plaint votre sort, pauvres têtes perdues !

C’est la vox populi qui vous a étendus.

Combien de petits maires, grands électeurs fourbus,

Qui, hier, vous adulaient et vous léchaient le cul

Vous ont abandonnés, sans un mot, sur la grève

Seul, nu, répudié comme un cheval qui crève.

 

Quand la France d’en bas s’est enfin réveillée

Elle vous a jeté, Oh ! Quelle dérouillée !

Aldouy en Roussillon, Jacques Blanc en Lozère

Vieux satrapes sournois enfin jetés à terre

La cambrousse ayant enfin ouvert les yeux

Le printemps sera dur pour Sarko-l’odieux

 

Disparaissez, faquins ! Retournez dans vos bauges,

Les rats vous fêteront et feront votre éloge.

Votre Patron, bientôt, le sinistre Attila

Vous rejoindra, au trou, parmi les cancrelats

Dégagez ! Dégagez ! Repoussants arnaqueurs !

Abandonnez, enfin, la place à vos vainqueurs !

 

 

Sextidi 6 Vendémiaire 220

 

 

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