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30/12/2010

Pendant les ripailles, les sarko-saloperies continuent : tuer le Smic et le code du travail

 

Sarko oncle sam.jpgEh ! On vient de fêter les cents ans du code du travail. Enfin, de ce qu'il en reste... Tè ! le SMIC, fils putatif du SMIG, filet de sécurité des salariés, en voilà un qui peut numéroter ses abattis : les sarko-trafiquants veulent sa peau...

Les smicards, ouvrez grandes vos poches : les étrennes à Sarko cette année, ce sera 18 euros de plus par mois ! Et faites attention ! Soyez responsables : économisez-les ces généreux euros que not'bon maître consent à vous accorder. N'allez pas les boire avec d'autres profiteurs du même acabit que vous !

18 euros, c'est ce que prévoit la loi.  Une loi qui prévoit une revalorisation automatique annuelle « équivalente au montant de l'inflation et à la moitié du pouvoir d'achat du salaire horaire brut ouvrier. » En conséquence de cette obligation légale, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) sera relevé de 1,6%. Il passera donc de 8,86 euros à 9 euros de l'heure à compter du 1er janvier 2011. Le smic mensuel brut pour 151,67 heures de travail passera de 1.343,77 euros à 1.365 euros. Ce qui correspond à un Smic mensuel net de près de 1.073 euros contre 1.055,42 euros tout au long de l'année 2010. La loi laisse aussi au gouvernement la possibilité de donner le fameux « coup de pouce » au smic afin donner un peu plus de « pouvoir d'achat » aux plus défavorisés.

 Coup de pouce ? Tè ! Fumes ! Dans le cul le coup de pouce. Salauds de travailleurs pauvres... Certains gouvernements, tant sous Jospin que même sous Chirac ont jugé bon en leur temps, de donner des « coups de pouce » conséquents, mais depuis cinq ans, que dalle !  Nibe ! Peau d'zob ! Depuis le 1er juillet 2007, c'est-à-dire au lendemain de l'élection de Tom-Pouce-Sarko, la politique suivie est d'une parfaite lisibilité: c'est la première fois que tout «coup de pouce» est écarté pour longtemps. Aucun en 2007, en 2008, en 2009 et en 2010. Avec le choix qui a été fait pour 2011 de ne toujours pas aller au-delà de l'obligation légale, c'est donc bien la cinquième année de suite que le gouvernement affiche son mépris pour les plus basses rémunérations. Est-ce un hasard ? Une conséquence de la « crise » ? Non. Une volonté affichée de « tuer le smic » selon une logique ultra libérale qui sévit et s'épanouit sous le règne du Nuisible en chef. L'injustice poussée jusqu'à la caricature tandis que les patrons-voyous de la mafia du Fouquet's se goinfrent sans vergogne.

 Jusqu'au triomphe du capitalisme ultra libéral à la mode Thatcher-Reagan sur le modèle rhénan en usage en Allemagne et en France et qui tempérait la liberté d'entreprendre par quelques filets de sécurité sociale, le travail nourrissait son homme, le contrat normal était le CDI et le pouvoir d'achat augmentait peu mais régulièrement. Pour les anglo-saxons, c'est l'horreur. Ils n'ont eu de cesse de foutre en l'air ce modèle consensuel à coups de mondialisation sauvage et de « crises » volontairement fomentées. Et Sarko-l'Américain - comme il se qualifie lui-même - mène avec persévérance et constance une guerre contre tout ce qui peut « freiner la flexibilité du travail ».

sarkodoigtsdhonneur copie.jpg Eh ! Ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, maintenant que, parait-il, tu as appris à lire, tu devrais te pencher sur ce texte de Michelet concernant les prémisses de la Révolution française. Décrivant, dans son Histoire de la révolution française, la misère qui sévit dans les campagnes à la veille de 1789, Jules Michelet défend l'idée que les mauvaises récoltes, et la famine qui en découle (appelons ça « la crise »), ne constituent en aucune façon «un phénomène naturel». «Ce n'est ni la pluie, ni la grêle. C'est un fait d'ordre civil: on a faim de par le Roi», écrit-il. Et il ajoute: «La famine est alors une science, un art compliqué d'administration, de commerce. Elle a son père et sa mère, le fisc, l'accaparement. Elle engendre une race à part, race bâtarde de fournisseurs, banquiers, financiers, fermiers généraux, intendants, conseillers, ministres. Un mot profond sur l'alliance des spéculateurs et des politiques sortit des entrailles du peuple: Pacte de famine.»

 Pacte de Famine pour Louis XVI, pacte de misère pour le ci-devant Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa. Les conséquences de ce pacte devraient te faire réfléchir citoyen-président. Sinon...

 Sources : http://www.mediapart.fr/journal/france/231210/le-pacte-qu...

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Décadi 9 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

28/12/2010

Cauchemar-fiction en Sarkoland

GeorgesOrwell.jpg
 

Nous sommes en 2015, (3ème année du second mandat présidentiel de ....).

 

L'esprit néfaste de 68 est enfin révolu. La France a repris goût au  travail. Grâce à la nouvelle loi de sécurité intérieure, le croisement des fichiers est enfin autorisé et permet, pour notre bien-être et notre  sécurité, l'affichage des informations en temps réel.

 

Illustration.

 

Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d'une pizza en 2015.

 

  - Standardiste : « Speed-Pizza, bonjour. »

 

  - Client : Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.

 

  - Standardiste : Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?

 

  - Client : Mon Numéro d'Identification National, oui, un instant, voila,   c'est le 6102049998-45-54610.

 

  - Standardiste : Je me présente je suis Habiba Ben Said, merci Monsieur  Jacques Lavoie. Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de   téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durandest le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile  le 06 06 05 05 01. C'est bien ça Monsieur Lavoie ?

 

  - Client (timidement) : Oui !!

 

  - Standardiste : Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui  correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne  pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant  AZ25/JkPp+88.

 

  - Client : Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces  Informations ?

 

  - Standardiste : Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur   Lavoie.

 

  - Client (Soupir) : Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.

 

  - Standardiste : Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur  Lavoie.

 

  - Client : Comment ça ???...

 

  - Standardiste : Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un  choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue, la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.

 

  - Client : Aie ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?...

 

  - Standardiste : Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de  soja. Je suis sûre que vous l'adorerez.

 

  - Client : Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?

 

  - Standardiste : Vous avez consulté les « Recettes gourmandes au soja » à  la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le  Net, en utilisant le moteur http://www.moogle.fr/ mots clefs « soja » et « alimentation ». D'où ma suggestion.

 

  - Client : Bon d'accord. Donnez m'en deux, format familial.

 

  - Standardiste : Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150mg de  Phenylseptine par100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer. Par contre, j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.

 

  - Client : Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon   numéro de carte de crédit.

 

  - Standardiste : Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne  soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le « Credicard-Satellis-Tracer. »

 

  - Client : J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le  livreur n'arrive.

 

  - Standardiste : Ça ne marchera pas non plus Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.

 

  - Client : Mais ? Ce n'est pas vos oignons ! Contentez-vous de m'envoyer  les pizzas ! J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?

 

  - Standardiste : Compte tenu des délais liés aux contrôles de qualité,  elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.

 

  - Client : Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ?

 

  - Standardiste : Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs, j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails « afroblack » au Tropicalbar il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques  morphologiques, ni vous ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.

 

  - Client : grrrr..@#%/$@&?#!...!!

 

  - Standardiste : Je vous conseille de rester poli Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à  agent.

 

  - Client : (Sans voix)

 

  - Standardiste : Autre chose Monsieur Lavoie ?

 

  - Client : Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les  pizzas, conformément à votre pub.

 

  - Standardiste: Je suis désolée Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant, à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat « Jurishelp », le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat  couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce. Il pourrait donc vous être utile, vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boite de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime. A titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de  réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois, veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se décharge de toute responsabilité.

 

  Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel à Speed-Pizza ».

 

  PS : Toute ressemblance avec des personnes ayant existés ou existant est une pure coïncidence.

 
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Nonidi 8 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

23/12/2010

Fantaisie calendale: La révolte des pères Noël.

peres-noel grimpeurs.jpg

 

 

Une pièce, quelque part dans le Grand Nord. Quatre personnages : un homme d'affaire - costumes sombre, cravate, attaché-case, il fait les cent pas nerveusement. A côté, trois pères Noël en robe rouge.

L'homme d'affaires :

 

- Messieurs les pères Noël, votre attitude est inadmissible. Vous mettre en grève, dans le monde entier, la veille de Noël ! C'est un coup de force inacceptable. Virés ! Tous ! Vous allez tous être virés ! Un plan social planétaire !

Auriez-vous oubliés, Messieurs que c'est nous - le monde des affaires, les usines de jouets, le grand commerce - qui vous avons créés ? Qui vous avons inventés pour servir les intérêts de nos actionnaires ?

Auriez-vous oubliés que vous n'avez d'autre légitimité que celle du commerce ? Votre existence même est liée à l'efficacité avec laquelle vous incitez les enfants, et surtout leurs parents à acheter, acheter, acheter ! Acheter toujours plus de jouets toujours plus chers, toujours plus compliqués. Ceci afin que nos usines tournent, que nos établissements vendent, que nos profits se gonflent. Pour le plus grand bien de nos actionnaires, les retraités américains. Votre seule fonction est de faire en sorte que les enfants engraissent les retraités du Wisconsin et de Dallas ! Compris ?

 

Le père Noël le plus barbu prend alors la parole :

 

- Nous savons pertinemment que c'est vous, les gens des affaires, qui nous avez inventés. Nous savons très bien que nous n'avons pas de légitimité religieuse ou mythique, comme Saint-Nicolas, comme la Babouchka, comme la Béfana. Autant de personnages sympathiques, reflets de cultures ancestrales à travers le monde, et que vous avez - à travers nous - ridiculisés et jetés aux oubliettes. Nous savons tout cela.

 

- Alors fermez-là et travaillez ! Travaillez ! Vous m'entendez ? Prenez vos rennes - un troupeau dont l'entretien toute l'année nous coûte beaucoup d'argent tout comme ce siège social en Laponie, dans le grand nord de la Suède. Prenez vos rennes et partez livrer les produits de nos usines. Nous avons investi en promotion et publicités des milliards et des milliards. Ce n'est pas pour que le profit qu'en attendent nos actionnaires soit mis à mal par les états d'âme d'employés subalternes tels que vous !

 

- Non. Nous ne travaillerons pas cette nuit de Noël. Nous refusons de continuer à nous faire les complices d'une gigantesque opération de racket mondial et d'abrutissement de l'enfance. Nous ne livrerons pas vos jeux électroniques basés sur la violence et la mort. Nous ne livrerons pas tous ces gadgets, très chers, trop chers, qui ruinent les parents et n'intéressent que peu les enfants. Des gadgets inutiles fabriqués par des esclaves pour être achetés par des chômeurs !

 

- Ggrrrr ! ! ! ! C'est une catastrophe ! Nos profits ! Mes stock-options ! Avec le mal que nous nous donnons depuis des années pour imposer aux enfants l'usage de nos jeux électroniques...

 

- Nous qui connaissons les gosses, nous qui voyons le rêve dans leurs yeux  la veille de Noël, savez-vous ce que nous avons remarqué ? C'est que les enfants, au matin tant attendu jouent surtout... avec les cartons d'emballage des jouets coûteux que vous leur imposez ! Voilà pourquoi nous refusons dorénavant de nous faire les complices de votre entreprise de négation du rêve, de négation de toute culture. Nous refusons - nous pères Noël du monde - d'être vos instruments dans cette entreprise d'acculturation mondiale : partout une seule et même musique, partout les mêmes jouets chers et tuant l'imagination, partout une seule idéologie, celle de l'argent, du fric, du pognon.

Nous voulons, nous, pères Noël, que les enfants du monde rêvent, réfléchissent, s'épanouissent dans la diversité et la richesse de leurs cultures.

 

- Mais c'est une révolution ! Apprendre à réfléchir aux gosses... Puis quoi encore ? Ont-ils besoin de réfléchir pour devenir de bons consommateurs adultes ? Bien dociles et  réceptifs à nos messages publicitaires ? Mais vous voulez tout foutre en l'air, ma parole !

Mes profits... Mes stock-options...

Avec tout l'argent que nous dépensons dans les télévisions, dans les ordinateurs, dans les play-stations pour empêcher les gens de réfléchir. Pourquoi pas la liberté, l'égalité, la fraternité puisque vous y êtes ? Révolutionnaires ! Sans-culottes ! Bolchéviques ! Vous allez nous ruiner avec vos dangereuses utopies ! Mais pour qui vous prenez-vous ?

 

- Pour des gens  qui ont une grande responsabilité. Bien sûr, nous sommes vos créatures, mais nous tenons maintenant notre légitimité de notre succès. Des millions d'enfants du monde croient en nous et nous attendent avec espoir, la tête pleine d'étoiles. Nous ne pouvons pas les décevoir. Nous ferons donc notre tournée cette année encore...

 

- Ah ! Enfin une bonne parole ! Alors finis de jaser pour ne rien dire. Remplissez vos hottes, vos traîneaux, atteler vos rennes et, Oust ! Partez !

 

- Je crois que nous nous sommes mal compris. Nous allons faire notre tournée, mais pas pour livrer vos japoniaiseries et vos américonneries. Nous allons porter aux enfants du monde des messages d'intelligence, des ferments de liberté, des gages d'égalité, des élans de fraternité.

 

- Ah ! Ah ! Laissez-moi ricaner... Et comment donc ?

 

- N'oubliez pas que nous sommes en Scandinavie, patrie des célèbres Prix Nobel. Eh bien nous, nous allons créer les « Prix Noël » ! Nous allons livrer dans les cheminées des enfants du monde des Livres ! Des Livres ! Car c'est dans les Livres que se trouvent le Savoir, l'Intelligence, la Tolérance, la Concorde, l'Entraide, l'Amitié et l'Amour entre les enfants, entre les Hommes.

 

Les pères Noël s'en vont, leurs hottes pleines de livres, tandis que l'homme d'affaire se ronge les poings en morigénant.

 

© J.V.J.

 
 
 
 
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Tridi 3 Nivose 219 de l'ère de la Liberté

21/12/2010

Au bistro de la Toile : la République ou la Ripoublique

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ah ! Ça y est : on a retrouvé une bonne et belle tête à claque politique. Lefèvre et sa grâce de pitbull nous manquait. Mais il est avantageusement remplacé par le ci-devant Jacob, le mec qui est le nouveau kapo du groupe UMP à l'Assemblée, en remplacement de Copé. Le Jacob en question, il fait plaisir à voir avec sa dégaine de barbot de sous-préfecture. Uhèmepets jusqu'au bout des poils du cul. Une caricature ! Et son ramage vaut bien son plumage au hareng. Avec son complice Copé, le spécialiste de la lignum lingua, il a tenté de faire passer trois amendements destinés à dédouaner les députés de tout risque lorsqu'ils trichent sciemment dans la déclaration de leurs revenus. Les députés avaient adopté le 8 décembre, en commission des Lois, une disposition prévoyant que les députés qui auraient «omis sciemment» de déclarer une partie de leur patrimoine ou auraient fourni «une évaluation mensongère» seraient passibles d'une peine de deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende ainsi que, évidemment d'inéligibilité.

 

- Normal non ? Moi, si je tente d'embrouiller le percepteur, il ne me fait pas de cadeau. Pourquoi ce serait différent pour les députés ? Au contraire même, ces gens qui sont nos délégués se doivent d'être rigoureusement exemplaires, non ? Sinon ça revient à officialiser la fausse déclaration fiscale pour les « politiques » !

 

- Ce n'est manifestement pas ce que pensent nos deux Abbott et Costello uhèmepets ! Leurs trois amendements avaient pour effet de supprimer ces trois risques ! Merci à ce type au nom de chiotte de nous faire clairement savoir qu'il y a des députés qui fraudent, sinon hommeporc.jpgpourquoi faire une loi de protection contre ces délits ? Ça revient à dire aux élus «mentez, trichez, vous n'irez pas en taule » ! Enfin, seul l'amendement concernant la taule a finalement été supprimé.

 

- Tout de même Victor, pour que les députés - de droite comme de gauche - acceptent de voter une loi qui les surveille un peu mais pas trop, c'est que beaucoup doivent avoir le trouillomètre sous zéro que l'on fouille un peu trop dans leurs embrouilles ! Après ils s'étonneront qu'on les mettent tous dans le même sac des « tous pourris », ces dignes représentants de la « Ripoublique » !

 

- Eh ! Loulle, pas tous pourris puisqu'il s'est trouvé une majorité pour repousser les amendements des deux sarko-trafiquants ! Allez, un peu de poésie dans ce monde de brutes :

 

Si tu peux tout promettre sans jamais rien tenir

Si tu peux magouiller sans peur de te salir

Si tu peux, méprisant, humilier l'adversaire

Et si tu es capable de tuer père et mère,

 

Si tu peux t'engraisser sur le dos des plus faibles

Protéger tes amis lorsqu'ils pillent la plèbe

Et priver l'ouvrier du plus petit bénef

Tout en léchant le cul des patrons du Medef

 

Si tu peux trafiquer en restant populaire

Pressurer l'ouvrier plutôt que l'actionnaire,

Si tu peux générer les plus basses actions

Tant qu'elles multiplient ton tas de stock-options

 

Si avec les puissants tu sais te montrer veule,

Leur rendre des services et bien fermer ta gueule

Et puis lécher les bottes de tous les bons à rien

Espérant gentiment ta pâtée comme un chien,

 

Si tu peux sans vergogne renier ta parole

Trimbaler à ton cul des tas de casseroles

Si tu peux sans déchoir, sans peur de t'avilir,

Et la main sur le cœur dénoncer et trahir,

 

Alors tu pourras vivre sans honneur et sans gloire

Te vautrer dans la boue sans jamais t'émouvoir

Enfiler tes semblables par tous tes orifices,

Tu seras Hue-aime-pets mon fils.

 

 

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Primidi 1er Nivose 219 de l'ère de la Liberté

17/12/2010

FUSILLER LA SECU !

 

sarkozy secu_christion_pigeon-.jpg

Trou de la Sécu : autour de 27 à 30 milliards… A ce niveau, on n’en est plus à quelques milliards près. Alors les têtes d’œuf prolongées d’un bec de vautour du Medef « réfléchissent » au devenir de cette « pauvre » Sécurité Sociale. Et viennent de sortir une « note de réflexion confidentielle » - boite à outil pour les sarko-trafiquants au pouvoir – dont l’objectif à présent clairement revendiqué est le démantèlement final de cette conquête essentielle du Peuple français. Cette Sécu est honnie par le patronat, depuis toujours. Un système avec des logiques solidaires (gros mot !), collectives (gros mot !), trop coûteuses, ne faisant pas la part assez belle à l’assurance privée. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! Dans cette logique, tous les gouvernements de droite - inféodés au Medef ou à son prédécesseur le très pétainiste Cnpf – ont fait en sorte que la Sécu soit un gouffre financier, afin de la discréditer auprès du public et de préparer ainsi les esprits à son démantèlement au profit des requins de l’assurance privée.

Inéluctable le déficit de la Sécu ? Allons donc. Orchestré plutôt ! Rappelons-nous : en Juin 1997, après la dissolution de l’Assemblée Nationale par Jacques Chirac, la gauche emporte les élections législatives et Lionel Jospin devient Premier Ministre. Il nomme Martine Aubry Ministre du travail et des affaires sociales, et sur son bureau un lourd dossier : le trou de la Sécu, il est à cette époque abyssal puisqu’il avoisine les 54 milliards de francs (8 millions d’Euros). Dés 1999 soit moins de deux ans après le retour de la gauche aux responsabilités, Martine Aubry présente un budget pour 2000  de la sécurité sociale avec un excédent de 14 milliards de Francs (2 millions d’Euros). En 2000, c’est Elisabeth Guigou qui la remplace et à son tour elle va présenter un budget pour 2001 de la sécurité sociale avec un excédent de 16 milliards de Francs (3,5 millions d’Euros). Depuis 2002, la droite gouverne notre pays, et nous n’entendons plus parler d’excédent au budget de la sécurité sociale. Aujourd’hui, le budget présente un déficit de prés de 30 milliards d’Euros.

tuer la sécu.jpg

Le projet de note du Medef en question s'articule autour d'une seule et unique question : « L'Etat providence tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir ? » Et la réponse du Medef, on la devine : c'est non ! Ben voyons… Le Medef propose d’abandonner à la Sécurité sociale les risques les plus coûteux et non « rentables » et de basculer sur les complémentaires privées tous les autres. Vieux principe libéral: on socialise les pertes et on privatise les profits.

Le Medef s’offusque que « L'AMO (assurance maladie obligatoire) est aujourd'hui financée à 90% par les actifs et 10% par les retraités, alors que les prestations concernent 60% des actifs et 40% des retraités). Alors que... c'est le principe fondateur de la Sécurité sociale, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle ! Les actifs financent l'essentiel des cotisations, alors que les plus gros consommateurs de soins sont les plus jeunes et les plus âgés. Normal, non ? N’y-a-t-il inscrit au fronton de nos mairies « Liberté, égalité FRATERNITE » ? La mise à bas de ce système revient donc à plus ou moins abandonner les vieux. Au trou les viocres ! Pas rentables les kroumirs ! Vivement « Soleil vert » ! Eh ! Il faut faire passer cette information capitale aux vieux qui constituent l’ESSENTIEL DE L’ELECTORAT DE SARKO !

C'est donc une santé à deux vitesses que préconise le patronat, avec une assurance maladie qui ne s'occuperait plus que des risques lourds. Et tous les autres risques seraient ouverts aux seuls assurés qui ont les moyens de prendre une couverture privée, ce qui permettrait au passage de faire entrer plus avant le privé, dans une logique de profit, dans le système. 

Ce dont rêve le patronat, c’est d’une implosion de la Sécu qui serait reconstruite ensuite selon ses désidératas : une Sécu à trois niveaux. Le premier niveau comprendrait une « assurance maladie obligatoire a minima » – on appréciera la formule « a minima » qui a au moins le mérite de dire les choses. Un deuxième niveau « comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) ». Enfin « un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ».

En clair, ne disposeront d'une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l'offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. Et tous les autres profiteront d'une couverture sociale réduite, notamment pour les risques les moins importants.

Il va de soi que ces « réflexions » du Medef ne peuvent que conforter Sarko-l’Américain dans son entreprise de saccage de tout l’héritage social du Conseil national de la Résistance.

L’ESSENTIEL, au-delà de toutes polémiques, de toutes luttes d’égos, est bien de SE DEBARRASSER en 2012 de la clique nuisible des sarko-trafiquants.

 

Sources : Médiapart

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Septidi 27 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

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Et pour savoir comment le système bancaire nous enfile

et comment nous pouvons le baiser:

L'argent dette

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

16/12/2010

Au bistro de la Toile : les patrons du Caca-rente bientôt sur la paille...

chimulus bistro copie.jpg

 

- Putaing ! Quels salauds ces Smicars... Voilà où ils sont les privilégié du régime. Ils vont encore être augmentés de 1,6% qu'il nous a avoué, sous la contrainte, notre bon ministre du travail, ce monsieur célèbre pour les particularités physiques des filles de sa femme...

 

- ????!!!!...ces quoi ces particularités physiques Victor ?

 

- Eh ! Oh ! Loulle, qu'est-ce qu'on t'a appris à l'Université des Mastroquets ? Tu connais pas la chanson : « Bien l'bonjour madam'Bertrand ! Vous avez des filles, vous avez des filles... Bien l'bonjour madam'Bertrand, vous avez des filles qu'ont l'con trop grand. Ell'z'ont l'con comm' des marmites, pour les enfiler faut des grosses bites... Bien l'bonjour madam'Bertrand vous avez des filles qu'ont l'con trop grand ! »

 

- Ollé ! Victor ! ...taing ! Tu es le Pavarotti des soifards du quartier ! Pour en revenir à ton augmentation du Smic de 1,6%, ça couvre pile poil l'inflation officielle, c'est-à-dire loin de l'inflation réelle, et ça l'amène à 1365 euros par mois pour 35 heures... Autrement dit les salariés auront l'an prochain un pouvoir d'achat encore rogné par rapport à cette année... C'est pas bon pour la picole ça... C'est la ruine des mastroquets...

 

- C'est vrai que vous, le « patrons », vous êtes à plaindre... Enfin toi, pas trop, mais les pauvres patrons du Caca-rente, tu sais qu'ils ont dû subir cette année une baisse de leurs salaires ! Et pas de la bricole : 14% ! Tu te rends comptes Loulle : 14% de baisse de leurs salaires... Pendant que ces salauds de salariés se gavent avec des augmentations de 1,6%... Y a de quoi faire la révolution... Je serais Carlos Gohn, Bolloré ou Arnaud, je sortirais la fourche de mon 4x4 Cayenne.

 

- Putaing ! 14%, effectivement Victor, c'est difficile à avaler. On va en voir de plus en plus aux Restos du Cœur...

 

- Et ça fait la troisième année que ces pauvres gens subissent ces amputations terribles de leur pouvoir d'achat. Sans faire grève, eux ! Sans emmerder tout le monde. Ils touchaient 4,7 millions d'euros en moyenne en 2007, ils avaient déjà dû se contenter de 3,6 millions d'euros en 2008 et de 3,1 millions d'euros cette année. Non mais tu te rends compte Loulle, leur salaire annuel, en trois ans, est passé de 250 ans de salaires de smicard à à peine 190 ans de salaire de smicard...

 

- ...taing ! On se rend pas compte des sacrifices de ces pauvres gens. Tè ! Buvons pour oublier...

 

- A la nôtre !

 

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

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Sextidi 26 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté


 

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Et pour savoir comment le système bancaire nous enfile

et comment nous pouvons le baiser:

L'argent dette

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

14/12/2010

Comment les rats des banques nous piquent notre blé.

 

 banqiers pourris Ylar.jpg

 

Pourquoi Eric « Ché » Cantona les fait trembler.

Un lecteur de Lantifadas, Xray, (que je remercie chaleureusement) m'a fait passé une vidéo lumineuse pour nous, ravageuse pour les banksters. Elle permet de comprendre comment ces banksters (contraction de banquiers et gangsters) nous volent, pillent le système, gangrènent toute la société, dépravent la démocratie et mènent la Terre à sa perte. Elle démonte avec une clarté didactique les rouages de ces pratiques.  On comprend dès lors l'affolement de la mafia bankstérienne, de Lagarde à la presse aux ordres, lorsque Canto a donné son fameux coup de pied dans la fourmilière. Parce qu'il a mis le pied exactement où il fallait le Canto ! Là où ça fait mal ! Cette vidéo montre pourquoi il a raison et comment lutter contre la mafia des banques.

 A voir ABSOLUMENT, à revoir, à faire connaître.

Une information que l'on ne trouve nulle part et JAMAIS.

« La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE, il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule. Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés. Et pour cause : il est soigneusement occulté.

Ce long métrage d'animation dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Nous vous présentons le chef d'œuvre de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français ! »


Distribué en DVD par opening.fr - Jean-Pierre Vasseur : jpv@opening.fr - Aline Helliet : aline@opening.fr - Ou acheter directement le film en ligne sur leur site au prix citoyen de 9,90 euros. Déjà disponible chez Amazon et DVDtoile.com

amazon.fr/​Largent-dette/​dp/​B002IWF1A2

dvdtoile.com/​Film.php?id=56490&page=3

 

Voici cette vidéo :

 

L'argent dette 

http://www.vimeo.com/1711304?pg=embed&sec=1711304

 

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Quartidi 24 Frimaire 219 de l'ère de la Liberté

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13/12/2010

Hold-up sur le pognon des HLM

banquier pourri.jpg

 

Salauds de pauvre, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne !

 

Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ».

 

C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres. Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.

 

Mais c'est juteux ça coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75%...

Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la mise en cause du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.

 

Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus. Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.

 

La Commission européenne s'est prononcée pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement possédait cependant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole est justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.

 

En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale...

 

C'est ça la Sarkozie triomphante. Mais ce n'est pas fini, ce n'est pas suffisant pour les requins de la finance et leurs larbins sarko-nuisibles. Jusqu'à présent, l'outil Livret A collecté par La Poste et les Caisses d'Epargne, permettait à l'Etat de satisfaire deux missions importantes : la rémunération « protégée » de l'épargne populaire (la « poire pour la soif » de la France d'en bas) et le financement du logement social, c'est-à-dire la construction des HLM. En effet, le produit de la collecte de l'épargne Livret A était entièrement centralisé par la Caisse des dépôts et Consignation (CDC) afin de financer les emprunts des opérateurs du logement social. Sarko , en 2008, a ajouté à ces deux missions le financement de plan Université ainsi que certaines grandes infrastructures (le grand Paris entre autres). Bonne décision en soi mais...

 

Mais les banques privées lorgnaient sur ce gâteau. D'où les pressions intenses organisées par les banques privées, sous la houlette de... François Pérol, à l'époque (2006) chez Rothschild mais aussi aux Banques Populaires avant de devenir « conseiller » du citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy. Le Pérol en question a poussé les Caisses d' Epargne à sortir du giron de la CDC pour s'acoquiner avec les Banques populaires pour créer - avec le succès que l'on sait - Natixis, cette « réussite » qui a bouffé sur le marché des subprimes étazuniennes le pognon des Français d'en-bas et coûté plusieurs dizaines de milliards aux contribuables pour la renflouer. Avec à sa tête Pérol, placé par le citoyen président Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa !

 

La banalisation du Livret A est une grande victoire de la maffia bancaire. Désormais les banques privées peuvent collecter l'épargne des pauvres. Mais 30 à 40% du montant de cette épargne est désormais détournée de sa fonction première : le logement social (d'où la crise du logement) pour partir dans les circuits spéculatifs ! Unr quote-part de 70% de l'ensemble de la collecte devant tout de même revenir à la CDC pour le logement social. Tè ! Fumes...

 

Ce n'est pas suffisant encore. La « loi de modernisation de l'économie » balaie sournoisement cette clause. Plutôt que de s'engager sur ce taux de centralisation de 70%, pourtant promis par le gouvernement, la loi donne seulement un engagement de centralisation en valeur de 160 milliards d'euros. Et il est prévu que si la collecte sur le Livret A augmente, ce seront les banques privées qui en disposeront. Ce que la loi organise, sans vraiment le dire, c'est donc le siphonnage des fonds d'épargne au profit des banques privées et au détriment du logement social. Le taux de centralisation au profit de la CDC commence aussitôt à baisser spectaculairement tout au long des années 2008 et 2009, pour finalement tomber à près de 63% en cette fin d'année 2010. Alors que la citoyenne Lagarde, ci-devant ministre des finances avait juré que cela n'adviendrait jamais...

 

L'Observatoire de l'épargne réglementée note dans son rapport : «D'après les données recensées par l'Observatoire de l'épargne réglementée, les fonds restant au bilan des établissements de crédit ont augmenté de 12,4 milliards d'euros entre fin 2008 et fin 2009. Les encours de prêts aux PME ont, quant à eux, progressé de 6,4 milliards d'euros au cours de la même période.» En résumé, les banques ont gardé pour elles 6 milliards d'euros. Un pactole dont a été privé le logement social et qui pour autant n'est pas venu financer les PME... Allez vous étonner ensuite que les banques affichent des profits mirobolants !

 

C'est donc tout l'avenir du logement social qui est menacé par le décret scélérat que prépare la sinistre Lagarde pour fin 2011, sous l'influence de Pérol, propagandiste virulent du saccage du service public dans toutes les machines à bruits et lucarnes à décerveler.

 

Sources : Médiapart

 

Tridi le 23 Frimaire de l'an 219 de l'ère de la Liberté.

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10/12/2010

ALERTE ! NOUVELLE ATTEINTE A LA LAÏCITE

 

laicite.jpg

 

 

 

En ce jour du 105ème anniversaire de la Loi sur la Laïcité les tenants de l’enseignement catholiques peuvent sabler le vin de messe : une de leur marionnette au Sénat, le sénateur UMP Jean-Claude Carle (Haute-Savoie) a proposé, et fait adopté par le Sénat, le 30 novembre, lors du vote du budget de l’éducation, un amendement exonérant en grande partie l’enseignement catholique des suppressions d’emplois prévues dans la loi des finances 2011. Ce qui revient à transférer 4 millions d’euros de l’école publique vers l’enseignement catholique privé sous contrat !

 Dans le cadre de leur saccage de l’école publique, les sarko-nuisibles ont décidé à la rentrée prochaine de la suppression de 16.000 postes dans l’ensemble de l’éducation nationale. L’enseignement privé représentant 20% des effectifs de l’enseignement aurait dû perdre 3.200 postes ; il n’en perdra que 1633... Merci mon dieu !!!

 

Le dernier mot reviendra à la commission paritaire mixte chargée, le 13 décembre, de concilier les deux assemblées.

 

Républicains laïques, BOUGEONS-NOUS, écrivons, envoyons un courriel à notre député pour le rappeler à ses devoirs !

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

 

Adresse de l’Assemblée nationale :

 

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

 

  

 

 

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09/12/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : de Canto à Carla.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ben alors M’ame Michu, qu’est-ce qu’il y a dans ce sac poubelle ?

 

- Ben, mes économies bien sûr ! J’ai fait comme l’a demandé M’sieur Cantona, j’ai retiré tous mes sous de ma banque.

 

- Eh bien ! V’s’en avez du pognon vous ! Un plein sac poubelle ! Et on dit que les vieux sont pauvres et malheureux. Salauds de vieux ! Salauds de pauvres ! Salauds de pauvres vieux !

 

- Mais non, M’ame Chazotte. Y’me restait 325 euros 40 sur mon compte. J’y ai tout de même laissé 40 centimes. Mais j’ai mis mes sous dans ce grand sac, avec des vieux papiers ! Pour tromper l’ennemi et pas me faire dépouiller par des voyous.

 

- V’savez, M’ame Michu, ceux qui vous dépouillent le plus, ce sont les banquiers. C’est leur vocation !

 

- Quand même, ce M’sieur Cantona, quel bel homme. Parait qu’à ce qu’il parait il serait le petit fils de l’abbé Pierre !

 

- Ah ! Le fantasme de la soutane M’ame Michu ! C’est vrai que le Canto, avec sa dégaine de frappe rugueuse, ça change du genre « gaoù-galino » épilé, poudré et parfumé qui fait la « mode » actuelle. Le Canto, il a touché juste. Il suffisait de voir l’affolement des politicards, à commencer par Bécassine Lagarde ! Et puis de voir, hier, les journaleux lèche fion dauber sur le « bide » de l’opération, dauber sur Cantona… Leur ire était à la taille de la trouille suscitée par cette rébellion du populo contre les banques. Parce qu’il a donné des idées Canto ! Retirer son pognon, pour quoi en faire ? Les bons vieux bas de laine ? Avec les cambrioleurs à l’affut. Mais il y a d’autres possibilités. Pas nombreuses, c’est vrai M’ame Michu, mais réelles. Il suffit de changer de banque, de transférer tous ses avoirs, comptes courants, assurances-vie, etc. sur les quelques établissements financiers qui se veulent éthiques. Et les banques rapaces plongent, sans aucun risque pour les clients !

 

- Ben, v’là une bonne idée M’ame Chazotte. Mais c’est qui, c’est quoi ces perles rares ? Quelles banques ?

 

- Vous avez la NEF (Nouvelle Economie Fraternelle), la Banque du Crédit Coopératif , à la limite même La Banque Postale.

Il existe aussi quelques banques alternatives européennes. Citons : Triodos  http://www.triodos.com, BCL  Banque Communautaire Libre (en Suisse) http://www.gemeinschaftsbank.ch/ , Proyecto Trust à Madrid http://www.proyectotrust.net , Gemeinschaftsbank en Allemagne http://www.gemeinschaftsbank.de , Ekobanken en Suède http://www.ekobanken.se , Banca Etica en Italie http://www.bancaetica.com , Merkur au Danemark http://www.merkurbank.dk , Cultura sparebank en Norvège http://www.cultura.no 

 

- Pffuuuittt ! Ben, y’en a des solutions alors ! J’espère que M’ame Carla ouvrira un compte sur une de ces banques pour son futur fils.

 

bébésarko seul.jpg- Ah bon. C’est quoi ça ?

 

- V’z’êtes pas au courant M’ame Chazotte ? Ben, paraitrait qu’il parait que lors de sa visite en Inde, M’ame Carla serait allé voir un grand prêtre hindou et qu’il lui aurait dit qu’il allait prier pour qu’elle ait un fils !

 

- Ben, manquerait plus que ça… Si les dieux patchoulis à six bras et six mains s’y mettent, ça va lui rappeler le bon temps à M’ame Carla. Non mais vous voyez la catastrophe M’ame Michu… Pas assez de Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy, et de sa descendance déjà existante et sévissante, faudrait se farcir un dauphin ! Ce serait bon ça pour enfumer l’électeur à quelques mois des élections ! Très pipole… Très pipole… La jolie jeune mère – enfin, jeune, 42 balaies, c’est pas une perdrix de la dernière couvée, faudrait qu’elle s’y mette vite avant d’avoir les œufs clairs ! – alanguie, le papa attendrissant avec Monsieur bébé dans les bras… C’est bon ça ! Avec des tonnes de photos dans Match, gala et autres torchons…

 

- Oh ! C’que vous avez l’esprit tordu des fois, M’ame Chazotte !

 

Merci à Chimulus

 

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08/12/2010

Eh ! Tu la connais celle-là ? Le président Sarközy de Nagy Bocsa à l’école…

sarko-grimace.jpg

 

Le président Sarközy de Nagy Bocsa, pour tenter de se redorer la cerise, entreprend une tournée des écoles. Ecoles choisies tout de même mais…

 

Le voilà donc face à une classe de seconde :

 

- « Vous pouvez me poser chacun trois questions, et j’y répondrais. »

 

Voilà Kaivin qui lève la main et pose donc les trois questions :

 

« Monsieur le président, première question, pourquoi avoir parlé d’aller chercher le pouvoir d’achat avec les dents alors qu’en fait vous n’avez amélioré, substantiellement il est vrai, que celui des riches avec le bouclier fiscal ?

 

Deuxième question, pourquoi avoir fait passé en force une réforme des retraites qui a pour but de casser le système par répartition au profit d’un système privé par capitalisation que vous concoctez en famille, avec votre frère Guillaume ?

 

Troisième question, pourquoi faites-vous tout pour empêcher la justice de faire son travail tant dans l’affaire Woerth-Bettencourt, dans laquelle vous risquez d’être mis en cause, que dans celle des rétro commissions de Karachi, où votre nom apparait aussi ?

 

Sarközy de Nagy Bocsa fait la grimace, agite fébrilement les épaules mais… voilà que la cloche sonne, c’est l’heure de la récréation. Tout le monde sort donc et Sarko n’a pas à répondre à ces questions délicates…

 

Dix minutes après, les élèves réintègrent la classe, Sarközy de Nagy Bocsa s’installe de nouveau au bureau du prof et reprend sa séance de questions réponses. Voilà Jénifer qui lève la main et dis :

 

- « Monsieur le président Sarközy de Nagy Bocsa, j’ai cinq questions à vous poser.

 

- Cinq ? Bon. Je vous écoute.

 

- Voilà, reprend Jénifer, première question, pourquoi avoir parlé d’aller chercher le pouvoir d’achat avec les dents alors qu’en fait vous n’avez amélioré, substantiellement il est vrai, que celui des riches avec le bouclier fiscal ?

 

Deuxième question, pourquoi avoir fait passé en force une réforme des retraites qui a pour but de casser le système par répartition au profit d’un système privé par capitalisation que vous concoctez en famille, avec votre frère Guillaume ?

 

Troisième question, pourquoi faites-vous tout pour empêcher la justice de faire son travail tant dans l’affaire Woerth-Bettencourt, dans laquelle vous risquez d’être mis en cause, que dans celle des rétro commissions de Karachi, où votre nom apparait aussi ?

 

Quatrième question, pourquoi l’heure à laquelle sonne la récréation a-t-elle été avancée d’une demi heure ?

 

Cinquième question, pourquoi Kaivin a-t-il disparu ?

 

 

 

 

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07/12/2010

Europe ultralibérale : il y a un demi-siècle, Verneuil et Gabin avaient tout vu !

gabin le président.jpg

 

L’immigré Achod Malakian - vrai nom d’Henri Verneuil – est un monument du cinéma français. Ses créations laissent loin derrière les diarrhées de violence ou les sodomies de diptères germanopratines actuelles. Henri Verneuil, en 1961, dans son film de politique-fiction « Le Président », démonte sans concession les magouilles politicardes. L’extraordinaire scène – signée évidemment Michel Audiard - dans laquelle Gabin, à la tribune de la Chambre des députés, harangue l’Assemblée, a une incroyable valeur prémonitoire sur ce qu’est devenue l’Europe.

 

Vous pouvez la voir

 

ICI

 

Appréciez, régalez-vous, passez-vous la en boucle, faites-en profiter vos amis, assénez-là à vos ennemis !

 

Ça  c’est du talent ! Pas étonnant qu’on ne voit jamais ce film

 sur les lucarnes à décerveler…

 

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06/12/2010

Moral des ménages à la hausse qu’ils disent !

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- Eh ! Jénifer, parait qu’on est à la hausse ! C’est coul, non ?

 

- Mouais Kaivin… Ch’sais pas ce que c’est qu’est à la hausse, mais en tout cas c’est pas tes prouesses viriles… Hier soir, à part tes ronflements puant la bière aigre, y avait pas grand-chose à la hausse…

 

- Ouarf… Les bonnes femmes… Pensent qu’à ça… Moi j’y parle sérieux, politique, économie, avenir et elle, elle me parle cul…

 

- Bon. Alors c’est quoi qu’est à la hausse, dit, l’économiste distingué ?

 

- Ben, le moral des ménages. C’est écrit dans le journal. Les ménages, c’est nous. Donc on a le moral à la hausse ! Ils disent : « L'indicateur résumé de l'opinion des ménages sur la situation économique a progressé de 2 points à -32, contre -34 en octobre. »

 

- Ah, ben ça c’est de la bonne nouvelle. Ils se foutraient pas un peu de ta gueule dans ton journal ? Le moral des ménages passe de – 34, ouais « moins trente-quatre » à – 32, moins trente-deux ! Ça c’est de l’efficacité : c’est comme si t’es au fond d’un puits de 34 mètres de fond et qu’en grimpant sur les épaules de ton mec ou de ta meuf, t’arrive à te hisser un peu plus haut, non, un peu moins profond. Tu vois toujours loin au-dessus de toi, un petit rond clair, loin, loin, toujours irrémédiablement inatteignable… Toi, t’es toujours au chomdû, moi j’ai trouvé une formidable situation : je nettoie le cul des vioques à l’hospice quatre heures par jour… Tout va pour le mieux.

 

- Ouais mais le moral remonte…

 

- Si tu le dis… Tiens, au lieu de dire des conneries, descend les poubelles. Et n’en profite pas pour aller boire un flaille au bistro avec l’argent des pates au patapon qu’on bouffera à midi.

 

 

Pour l'illustration merci à Sarkozix

 

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03/12/2010

Au bistro de la Toile : Vive Eric « Ché » Cantona !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- « Travaillez plus pour gagner plus » qu’il disait le guignol au temps de sa splendeur mensongère. Lui, avant son CDD de fossoyeur de la France, il « travaillait » dans la boite à Raffarin, en 2004, en temps que trésorier de l’entreprise France. Ministre de l’économie et des finances, telle était sa définition officielle dans l’organigramme de la boite.

 

 

- Il était donc chargé de gérer au mieux le pognon de sa boite. Et alors ?

 

 

- Eh bien il a été particulièrement brillant dans son action le charlot…

 

 

- Ah ! Raconte.

 

 

- Ben, comme lui commandait sa charge, le Génie de la Galaxie cherchait du pognon. Alors il a eu une idée brillante. Je dirais même brillantissime. Il a décidé de vendre un sixième des réserves d’or de la Banque de France, soit 550 tonnes d’or ! C’est pas rien. Un énorme paquet de pognon évidemment jeté dans le gouffre du budget…

 

 

- Bon. L’or, ce n’est qu’un métal, qui n’a de valeur que par convention. Alors, en tirer du pognon pour investir, pourquoi pas ?

 

 

- Exact. Sauf que la valeur - conventionnelle je te l’accorde – de l’or a, depuis ce temps triplé !!!

 

 

- …taing ! Le bide !

 

 

- Résultat, la Lumière Eblouissante de la Création a fait perdre à la France 18 milliards d’euros !

 

 

- Fatche… Quand je pense que moi, quand j’étais ouvrier mastroquet et que je cassais un verre, le patron me le retenait sur ma paye ! Il faudrait faire pareil avec Microlax.

 

 

- Mais ce n’est pas tout. Depuis qu’il est devenu notre caudillo suprême, il a remis ça : en 2009, ses services ont encore vendu 56 tonnes d’or ! Et depuis, le prix de vente de la joncaille a doublé !

 

 

- Ça c’est du flair ! On peut faire confiance a ce grand visionnaire pour gérer nos affaires !

 

 

- Rassurez-vous les mecs, il n’est pas seul à avoir autant de flair. Un autre qu’est pas mal, c’est Trichet (quel beau nom pour un banquier !). Le patron de la Banque Centrale Européenne. Crispé sur sa vision de boutiquier ayant la pète au cul devant tout frémissement d’inflation…

 

 

- D’inflation comme Rachida Dati ? Hummm…

 

 

- Malheureusement non. Donc je disais : ce boutiquier a refusé de faire tant soit peu tourner la planche à billet – comme font sans état d’âme les Zétazuniens - pour fabriquer les euros dont avait besoin un des membres de la famille européenne. Il est payé pour ça. Laisser crever le populo de Grèce, il s’en bat les aliboffis. Résultat : la Grèce est dans la merde, l’Irlande itou (mais là c’est bien fait), le Portugal bientôt, puis l’Espagne, l’Italie, enfin nous. Ouais pourrait-il dire, mais j’ai sauvé la valeur de l’Euro ! Tè ! Fume… L’euro est passé en quelques semaines de 1,42 dollars à 1,30 dollars ! Donc une perte de valeur bien supérieure à ce qu’elle aurait été en fabriquant de l’euro (donc en dévaluant un peu sa valeur) ! Avec en moins les investissements utiles pour tous les états en difficulté qu’auraient généré cette création de liquidité…

 

 

- Merde, c’est vrai ça. On est vraiment dirigé par des branquignoles. Tè ! Le 7 décembre, je vais faire ce que préconise Eric « Ché » Cantona : je vais retirer les quatre sous que j’ai sur mon compte courant. Pour faire chier les banques.

 

 

- Bonne idée. Mais meffi tout de même : il y a des malfrats qui risquent de guetter la sortie des gens avec des talbins plein les fouilles à la sortie des banques !

 

 

- Allez zoù ! A la nôtre !

 

 

cantona grimé.jpg

 

Pour les illustrations merci à Chimulus et à Clash Foot

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02/12/2010

HOLD-UP SUR LA SECU. Bébéar, Kessler, Sarkozy frères, même combat !

sarko frères.png

Hier, je vous ai suggéré une piqure de rappel concernant la Programme du Conseil National de la Résistance. Une des mesures essentielles de ce programme est d'instaurer « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ».

 

Dans le droit fil de ce texte fondateur, dès le 4 octobre 1945 une ordonnance fut prise dont l'article 1 est le suivant : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »

 

La solidarité fondatrice de la nation, celle qui répond au troisième terme de sa devise « Fraternité », elle est là. C’est ce que les droites avides et cupides ont toujours brocardé en daubant sur « l’Etat providence ». C’est ce que Sarkozy, appliquant à la lettre les plans du Medef s’emploie à détricoter. Les appréciations de Denis Kessler (Challenges, le 4 octobre 2007 ) éclairent l’action du chef de l’Etat : « Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

 

Efficace toutou de ses maitres du Caca-rente, Sarko et sa clique s’emploient en loucedé, par petites touches, en faisant précéder leurs forfaits par un plan de propagande rigoureux, à une privatisation rampante de la Sécurité sociale. (Voir la remarquable enquête Médiapart. )

 

Il y a longtemps que le « pape » des capitalistes français, Claude Bébéar, fondateur du groupe d’assurances AXA, a lancé la première offensive pour amener dans les crocs avides des assureurs privés l’énorme gâteau de la Sécu. En 1996, il avait sommé sans complexe le gouvernement Juppé d'avancer vers des « sécurités sociales privées », en émettant la recommandation que ce système fonctionne au « premier franc ».

 

Bébéar, Kessler, le Medef en ont rêvé, Sarko va le faire ! Enfin, veut le faire… Non pas en attaquant de front la Sécu. Pas idiot l’animal. Non. En prenant prétexte de prendre en main la question de la « dépendance » ; celle des vieux, des handicapés, des « inefficaces », des charges pour la radieuse société ultra libérale. Le 16 novembre, il s’en est ouvert à ses interlocuteurs obséquieux lors de son allocution télévisée. Pas directement mais mine de rien, sous forme d’interrogation après un discours d’apparence généreuse : « Je souhaite la création, pour la première fois depuis la Libération, d'un nouveau risque, d'une nouvelle branche de la Sécurité sociale : le Cinquième Risque » dit-il d’abord. Puis il s’interroge : « Faut-il faire un système assurantiel ? Obliger les gens à s'assurer ? Faut-il augmenter la CSG ? Faut-il avoir recours à la succession quand les enfants n'ont pas la volonté ou pas les moyens ? » Et voilà ! On y est. Ça veut dire en clair : faut-il faire couvrir ce risque « dépendance » par les assureurs privés, donc sortir de la Sécurité sociale ?

 

Et voilà que son « collaborateur » Fillon en remet une couche, toujours mine de rien, devant l'Assemblée nationale dans sa déclaration de politique générale ( ici ): «Avec l'emploi, la sauvegarde et la modernisation de notre système de protection sociale s'imposent à nous. Nous avons commencé avec la réforme des retraites. Avec Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, nous allons poursuivre. Nous ne devons pas laisser dériver les comptes de l'assurance maladie par démagogie. Nous ne pouvons pas esquiver sur cette question notre responsabilité collective. Nous lancerons une concertation nationale sur la protection sociale qui associera tous les acteurs, les partenaires sociaux, les professionnels de santé, les mutuelles, les assurances, les collectivités territoriales, au premier rang d'entre elles les conseils généraux. » Et il ajoute: «Cette concertation nationale aura évidemment pour but immédiat de traiter la question de la dépendance. Le coût est estimé à 22 milliards d'euros et il devrait atteindre les 30 milliards dans les prochaines années. Le nombre des plus de 75 ans devrait doubler au cours des prochaines décennies. Il s'agira en premier lieu de déterminer les besoins réels des personnes, d'examiner comment assurer le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible. Il faudra ensuite sérier les pistes de financement : assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle ? »

 

Comme son patron, Fillon s’efforce ainsi de rendre les cerveaux des Français disponibles au « changement », c’est-à-dire à la mise-à-mort de la conquête essentielle du Conseil National de la Résistance, la Sécu.

 

Ce n’est pas fini. Descendons encore dans la hiérarchie des bourreurs de crâne. C’est alors la pimpante Roselyne Bachelot qui s’y met. Dans une interview au Figaro, elle enfonce le clou : «  Les Français devront s'exprimer sur ce qu'ils jugent être la meilleure solution. Quelle pourrait être la part de l'assurance par rapport à la solidarité ? Comment s'organiserait leur articulation ? »

 

Enfin, dernier étage de la fusée préparant les esprits à la privatisation, le rapport de la députée UMP Valérie Rosso-Debord, qui est un plaidoyer vibrant en faveur de l’assurance privée : « La Fédération française des sociétés d'assurance comptait 2.007.600 assurés versant 387,6 millions d'euros de cotisations (au titre d'un contrat pour lequel la dépendance est la garantie principale) et versait 112,4 millions d'euros de rente en 2008. En 2009, 2.024.200 assurés versaient 403,1 millions d'euros de cotisations tandis que 127,7 millions d'euros de rente étaient servis. »

 

C’est-y-pas du juteux ça !!! Ya bon le pognon des pauvres ! Et la mafia se frotte les mains : « A l'horizon 2020, selon le rapport du Comité d'orientation des retraites (COR), une baisse du taux de remplacement de l'ordre de 8% est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière et dépend fortement des hypothèses prises dans les travaux du COR.» (…) «Un complément d'épargne annuel de 40 milliards à 110 milliards d'euros en 2020 serait nécessaire pour maintenir le niveau de vie des futurs retraités.»

 

Donc, s’ils la jouent fine, les assureurs privés vont non seulement mettre dans leur fouille le pognon de la « dépendance », mais ils vont devenir des acteurs majeurs de toute la filière Sécu. En « offrant » aux assurés, en plus de la dépendance, des paquets complets incluant aussi des remboursements Maladie. Pour rendre ces offres attractives, les sarko-trafiquants font tout ce qui est en leur pouvoir pour saccager la sécu (non paiement des dettes de l’Etat découlant des exonérations de charges des entreprises, déremboursements de médicaments, augmentation des tickets modérateurs entre autres gracieusetés). Au plus le trou de la Sécu est profond, au mieux ça va pour les requins de l’assurance privée, déjà à l’agachon. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la gale…

 

Cerise sur le gâteau pour les Frères Garamonzob de la magouille, "un groupe à capitaux publics, la CNP, a conclu avec la bénédiction de l'Elysée un accord avec... monsieur frère, Guillaume Sarkozy, afin de préempter dès à présent le marché alléchant de la retraite et de la dépendance. En quelque sorte, c'est une affaire de famille: Nicolas Sarkozy va ouvrir aux assureurs privés des risques autrefois assurés par la Sécurité sociale; et c'est son frère, avec le renfort de la CNP et donc de l'Etat, qui sera l'un des mieux placés pour ramasser la mise. On en trouve confirmation sur Malakoff Médéric: Guillaume Sarkozy mise gros sur la dépendance." (Médiapart)

Alors si l’on veut arrêter à temps ce véritable hold-up des vautours de la bande du Fouquet’s, il faut gueuler, gueuler encore, diffuser et faire connaître ces magouyilles, aller aux manifs et surtout faire en sorte que Microlax 2 ne puisse pas succéder à Microlax 1er à la prochaine élection présidentielle. Quitte, s’il le faut, à voter pour DSK (c’est pas exquis) et de faire en sorte (par le premier tour) qu’il soit flanqué d’un Mélanchon fringant et saignant.

Qu’on se le dise…

 

 

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01/12/2010

PIQURE DE RAPPEL: Le programme du CONSEIL NATIONAL de la Résistance que s'acharnent à détruire Sarko et le Medef

programme du conseil national de la résistance.jpg

Les Jours Heureux - Le programme du C.N.R.

Pour mesurer ce que les sarko-trafiquants nous arrachent, pour relever enfin la tête, voici – indispensable piqure de rappel – le programme du Conseil National de la Résistance élaboré dans une France encore occupée, celui-là même que le Medef et ses marionnettes sarko-nuisibles s’efforcent de détruire. C’est un peu long, mais c’est un document de référence.

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Cette partie a essentiellement trait à l'organisation de la France dans la guerre
On peut le retrouver ICI



II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

le respect de la personne humaine ;

l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Ce programme de combat est la source du préambule de la Constitution de 1946, repris en 1958 :

Préambule de la Constitution de 1946


1. Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

2. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

3.
La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

4. Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

6. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

7. Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

8. Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

12. La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

13.
La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

15. Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

16.
La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

17. L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

18. Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.


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30/11/2010

Au bistro de la Toile : « Y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ? »

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- Quatre vingt cinq milliards  pour les Irlandais ! Et qui va payer ?...

- Ben, toujours les mêmes Loulle. Mais c'est pas pour les Irlandais, c'est pour les banquiers irlandais. Nuance. Il y a deux ans, les têtes d'œuf de l'Europe, du monde et de la France ont trouvés en quelques jours des centaines de milliards d'euros ou de dollars pour « sauver les banques ». Pour les crève-la-faim, y a pas une thune, mais c'est un autre problème. Fallait sauver le système bancaire qu'ils disaient, sinon ce sont nos éconocroques qui seront menacées... Bon. Tout ça c'est compliqué alors, on a baissé la tronche et on a accepté non sans rouméguer les « plans d'austérité » indispensables pour « sauver les banques ». Autrement dit on a accepté que les ultra libéraux qui mènent la danse tapent largement dans nos poches pour renflouer les banques responsables de la fameuse « crise ». Donc les Etats ont empruntés...aux banques du pognon qu'elles refilent...aux banques. Elles s'encroument à mort, obérant ainsi l'intérêt général pour sauver des intérêts particuliers ! Et satisfaire ainsi aux diktats des « marchés » qui attaquent les Etats !

- Mais qui c'est ces putaing de « marchés » ? Des fonds de pension étazuniens, des fonds spéculatifs chinois ?

- Un peu, mais pour l'essentiel, la zone euro est attaquée non de l'extérieur mais de l'intérieur. Par ses propres banques, assurances, fonds de pension, gérants de patrimoine, établissements financiers divers qui gèrent l'épargne des particuliers (notre assurance-vie, par exemple, ou notre livret A), des entreprises et leurs propres fonds. Ce sont eux qui possèdent la très grande majorité de la dette européenne. Eux qui font grimper les taux d'intérêt, acculant certains pays de la zone à la faillite.

- Si je comprends bien Victor, ces arlésiennes prédatrices et nuisibles que l'on appelle « les marchés» qui déstabilisent la zone euro sont donc, pour l'essentiel, ses propres banques, pourtant sauvées par l'endettement des Etats, endettement auprès d'elles et qu'elles leur reprochent désormais ! Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l'épargne qu'elles collectent, l'économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique. Attends, c'est un calcul de boutiquier : si l'euro se casse la gueule et si les économies européennes plongent, qu'est-ce qui restera du pognon que ces putaings de banques sont censées protéger ? Que dalle... Plus con qu'un banquier, je ne vois que deux banquiers ! Pourtant l'Irlande... On nous a assez gonflés avec le « miracle économique » de ce petit pays, élève modèle de l'Europe... En dix ans, les Irlandais sont passés du statut de plus pauvre peuple de l'U.E à celui de deuxième plus riche...

- Mouais... Avec des méthodes de rufians. En tirant sur toutes les ficelles ultra libérales, en dérégulant tout. L'Irlande a reçu un fleuve de pognon venant de l'Europe (essentiellement des Allemands et des Français, premiers contributeurs), et elle a attiré des tas d'entreprises, de multinationales avec un dumping fiscal « attractifs » pour les entreprises voyous : 12,5% d'impôts sur les sociétés contre 33 1/3 % en France... Les banques irlandaises se sont gavées, ont perdu tout bon sens et ont accordé des crédits à qui voulait du pognon, d'où des programmes immobiliers pharaoniques et...vides ! La crise est passée, les banques se sont retrouvées avec des créances pourries, irrécupérables et ont appelés au secours...l'Etat ! Qui s'est endetté jusqu'au cou. Et qui maintenant est obligé de tendre la main à l'Europe tout en écrasant son peuple... C'est pourtant avec admiration que les responsables de l'Europe ultra libérale ont accueilli le nouveau plan d'austérité de l'Irlande : suppression de 25.000 emplois dans la fonction publique, réduction de 10% des dépenses sociales, réduction du salaire minimum : les sarko-trafiquants du Fouquet's, la commission européenne de Barosso et le FMI de DSK doivent être au bord de l'éjaculation ! Quant aux 85 milliards refilés à ces rufians, ils le sont sans la contrepartie que l'on était en droit d'attendre : le relèvement significatif de l'impôt sur les sociétés (12,5% en Irlande, 26% pour la moyenne européenne, 33,3% en France) ! Et, à Bruxelles, certains ne doutent pas que les mesures irlandaises deviennent l'exemple à suivre pour le reste de l'Europe.

- Attends. Il y a quand même un truc qui m'échappe : on a une monnaie commune, on a une banque centrale commune. Pourquoi cette banque centrale européenne ne soutient-elle pas les Etats en difficultés ponctuelles ? Avec des prêts à taux zéro assortis de contraintes fiscales précises et de remboursement à long terme ?

banqiers pourris Ylar.jpg- Trop simple, trop européens, trop fédéral Loulle ! La banque européenne, dans ses statuts, n'a pas le droit de prêter directement aux Etats. * Elle doit passer par les banques de ces Etats ! En gros, les gouvernements doivent emprunter aux banques privées à des taux allant de 4 à 9% (et bien plus pour la Grèce) quand ces mêmes banques pour nous prêter empruntent à la Banque centrale européenne à un taux de 1%, la différence c'est du bénèf pour les banques privées !

- ...taing ! Eh Victor, y aura-t-il assez de platanes pour pendre tous les banquiers ?

- Vincent Auriol disait avec son superbe accent rrrocailleux: « Les banques je les ferrrme, les banquiers je les enferrrrment... »

* Article 123
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

Pour les illustrations, merci à
Chimulus et à Ylar

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29/11/2010

Faudra-t-il tondre Carla?

chimulus la libération en 2012.jpg
 
Tondre Carla? Pourquoi pas, elle resterait sexy je pense.
 Mais alors aussi Pénélope, NKM, La Bachelote, Lagarde, Morano, etc. 
et... Sinclair?

 

Merci à Chimulus 

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26/11/2010

NOME. La loi scélérate qui va faire augmenter l’électricité de 25%...

electricite ampoule.jpg

 

« Le Parlement a définitivement adopté mercredi 24 novembre dans la soirée le projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) lors d'un dernier vote en seconde lecture à l'Assemblée nationale. »

Hénaurme ! Ça y est, ils l’ont votée les députés cette fumeuse loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité). Une véritable escroquerie dont la finalité est de faire augmenter les tarifs de l’électricité en contraignant EDF à vendre le quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents à prix coutant pour qu’ils puissent tailler des croupières à l’entreprise publique ! C’est comme si on obligeait un boulanger à vendre à prix coutant le quart de ses fournées à des grandes surfaces pour qu’elles puissent le concurrencer ! On marche sur la tête. Mais l’énormité de la connerie n’a pas effleuré les sarko-nuisibles de l’UMP. Ils ont voté comme un seul con cette loi scélérate (préconisée évidemment par la commission européenne du voyou ultra libéral Barosso).

Notre électricité nucléaire est la moins chère d’Europe. Eh ! Oh ! C’est nous qui nous farcissons ces dangereuses centrales, contre notre gré pour la majorité d’entre nous. C’est nous qui les avons payées ces usines merdiques. Avec nos impôts. Et puisque nous en subissons les conséquences, profitons au moins de ces tarifs plus avantageux qu’ailleurs.

Tè ! Fumes ! Et la « concurrence libre et non faussée » Coco, qu’est-ce que t’en fait ? Les appétits privés lorgnaient depuis longtemps sur la rente nucléaire que se sont constitués les Français depuis les années 1970. Ces opérateurs privés - qui se sont lancé sur le marché (Poweo, Direct Energie, GDF-Suez ) - n’arrivant pas à s’aligner sur les tarifs d’EDF, entreprise publique, propriété des Français, ils sont allés intriguer auprès de la Commission européenne pour imposer cette hénaurme saloperie au gouvernement français. Qui s’est couché vite fait.

Résultat ? Le prix de l’électricité va augmenter de 11,4% immédiatement après la promulgation de cette loi, puis de 3,5% chaque année jusqu’à 25%. 5% de plus que ce que demandait Gardonneix l’an dernier, ce qui lui avait valu de se faire virer.

Vous l’avez voulu, vous les 53% d’électeurs qui vous êtes laissé enfumer par les boniments de Microlax 1er… Eh bien vous l’avez. Mais nous aussi nous l’avons. Et dans l’oigne sans vaseline…

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25/11/2010

Haïti : les malheurs des bobos achadoptants…

enfants d'Haïti.jpg

 

Le matin, c’est France Inter qui me réveille à 7 heures. Eh oui ! L’habitude malgré Val et Hees. Mais quoi écouter d’autre ? Journée spéciale en direct d’Haïti qu’ils nous préviennent. Et voilà donc que la baveuse de service ouvre son journal non pas sur les milliers de morts du choléra, non pas sur la « disparition » (pas pour tous !) des milliards donnés par la « communauté internationale », non pas sur les pelleteuses qui ne sont pas là pour déblayer la ville, non pas sur l’avidité et la cupidité sans limite des « élites » qui briguent la présidence de ce pays délabré, non, elle ouvre sur…la détresse et le malheur des couples français en mal d’enfants qui se pressent pour achadopter un petit Haïtien ! Pauvres malheureux de bobos et bobosses aux ventres stériles qui voient quelque peu retarder leur volonté de profiter de ces jolis petites têtes brunes et crépues… Tiens, je vous mets un poème de combat datant du tremblement de terre mais toujours d’actualité :

 

 

A vendre

 

 

« Regardez s’ils sont beaux mes enfants d’Haïti !

Vaccinés, tatoués, ils sont sains et gentils,

Même pas le sida, même pas la vérole

Elevés sous la mère, de la bonne bestiole !

Je vous les vends au poids ou bien à l’unité

C’est vous qui choisissez, je ne suis pas buté.

Les bébés sont plus chers, les ados sont en solde,

S’ils n’ont pas de dossiers, je vous les passe en fraude

Car de toute façon, c’est exact, je l’avoue

Ici c’est le foutoir, ils seront mieux chez vous »

Dans les boites à bruits, les étranges lucarnes

La mort ne fait plus vendre : c’est laid, ça pue la carne,

Faut se renouveler, susciter l’émotion,

Ce qui se vend, Kiki, c’est les trucs d’adoption !

Regardez-les gueuler tous ces achadoptants !

Ils les veulent ces gosses ! Ils ont payé comptant !

Ils ont les couilles en deuil et les ovaires sèches

Mais en veulent pourtant de la bonne chair fraiche.

Sûr qu’ils vont les aimer ces jolies têtes brunes

Sûr qu’ils vont les sortir de leur triste infortune

Mais en les arrachant au trou du cataclysme

Est-ce pour ces enfants ? Ou bien par égoïsme ?

 

 

Et pourtant… Et pourtant, le sort de ces enfants,

Bien que déracinés, est plutôt triomphant

Lorsque l’on le compare à l’horreur intrinsèque

De ces enfants esclaves appelés « restaveks ».

Pauvres parmi les pauvres, vendus par leurs parents

A des un peu moins pauvres ou bien au plus offrant

Dès l’âge de quatre ans. Ils sont bêtes de somme,

Domestiques gratuits, objets de baisodrome,

Esclaves sexuels, tristes souffre-douleurs

D’une société insensible à leurs pleurs.

Mal nourris, maltraités, mal logés, mal aimés

Les « restavek » sont là pour se taire et trimer,

Toujours premiers levés, toujours derniers couchés…

Toujours frotter, laver, astiquer, éplucher…

Leurs mains en sont usées, élimées et meurtries…

Leurs épaules voûtées, leur pauvre peau flétrie…

Et dans leurs yeux baissés se cache la souffrance

Qui accable toujours les êtres sans défense.

S’ils peuvent échapper à leur « famille d’accueil »

Leur liberté gagnée reste du trompe-l’œil :

Ils seront « kokorats » (parasites en créole) ;

Mendiants, gosses de rue, les gangs sont leur école.

Alors la compassion, la générosité

Envers ce peuple ami que la calamité

Vient une fois de plus de jeter dans le deuil

Les quelques sous sortis de notre portefeuilles

Seront enfin utiles aux enfants d’Haïti

Lorsque ces « traditions » seront anéanties.

 

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