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24/11/2010

Morts, drogues... La kalash ou le tarpé ? Et si on regardait les choses en face ?

 

kalashnikov logo.jpg

Encore une fois, Marseille est montré comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galèje. La ville où les différents se règlent à la kalash. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différent se règle au calibre et – escalade – à la kalashnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous tendue par deux choses : le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas sur place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les guetteurs qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coup de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

Daniel Vaillant a préconisé de réfléchir sur la légalisation du cannabis. Une position aussitôt vigoureusement combattue par L'UMP, qui par l'intermédiaire de son secrétaire national à la sécurité, Eric Ciotti, reste « fermement opposé à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement à l'usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy ». Des conneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac. En tout cas, Daniel Vaillant a eu le courage de faire bouger les lignes.

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable.

Le système de légalisation permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs.

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financement des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, - une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes. Mais c’est peut-être là que le bat blesse : l’insécurité n’est-elle pas le cheval de bataille numéro 1 de Sarko ?

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23/11/2010

Au bistro de la toile : l’Irlande au Guiness des records du truandage !

chimulus bistro copie.jpg

- Putaing Victor, je lis dans le canard qu’on va refiler 90 milliards d’euros à l’Irlande. C’est pas le pays du rufian O’Leary, le patron voyou de Ryanair ? C’est pas ce pays qui a rejeté l’Europe en son temps ? C’est pas ce modèle tant vanté par le FMI pendant 15 ans ? Pas de charges sociales, pas de syndicats, pas de cocos ni de Mélanchon, pas de CGT, pas de fiscalité ou si peu, aucuns freins, aucune régulation. Bref, de quoi faire éjaculer les ultra libéraux à la Sarko ou Barrosso ! Et c’est ce « paradis » qui se roule dans la merde et pour lequel il va falloir encore sortir du pognon ?

 

- C’est bien ça Loulle ! Et les Irlandais – je parle du peuple, de ceux qui marnent et qui se trouvent dans la merde – la trouve saumâtre ! Ce sauvetage est perçu comme une «reddition»,

«une capitulation sans précédent», « une ignominie», «une reddition éhontée». En plus – honte suprême ! – les Anglais (l’ennemi intime, le colonisateur honni) vont leur « prêter » aussi du pognon ! Ça, ils ne le digèrent pas les rouquemoutes ! Car la pilule va être amère, et toujours au détriment de la même classe de population : réduction drastique du nombre de fonctionnaires, réduction des alloc familiales, réduction des allocs chômage, encore pire, réduction du salaire minimum ! Faut dire qu’ils sont mal barrés les trèfles. Le produit intérieur brut (PIB) du défunt « tigre celtique » s'est effondré de 7% en 2009, le chômage touche 14% de la population et ce n’est pas fini. Terre d'immigration massive il y a quelques années, l'Irlande a vu 34.500 personnes se barrer entre avril 2009 et avril 2010. Le bateau coule, les rats quittent le bord…

 

- Mais comment ils en sont arrivés là ?

 

- Il suffit de regarder le paysage pour comprendre : partout il y a des quartiers entiers de bâtiments neufs, ou pas finis, mais vides d’habitants. C’est la même escroquerie que chez les Zatazuniens, les fameuses « subprimes ». Les banques, totalement dérégulées, ont accordées sans rien vérifier, des prêts à tout va. Aux particuliers mais surtout à des promoteurs immobiliers véreux…

 

- …pléonasme, Victor, pléonasme. Continue.

 

- Il y a là-bas des programmes immobiliers gigantesques. Mais ni payés ni habités… des ghost estates comme ils disent, des quartiers fantômes. Les banques se sont retrouvées à la rue. Pour leur éviter la faillite, l’Etat irlandais les a nationalisées, en s’endettant monstrueusement ! Le déficit du pays atteint 32% du PIB… Fin septembre, il a encore foutu 45 milliards dans ce gouffre. Et c’est maintenant l’Etat qui est au bord de la faillite. Les banquiers maquereaux ont ainsi réussi à faire payer par les clampins, irlandais d’abord, puis européens maintenant, leurs saloperies, leur incompétence, leur malveillance.

 

- Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre nous Victor ? Pourquoi faut-il cracher au bassinet pour renflouer ces rufians ?

 

- L’euro Loulle. L’euro. C’est comme dans une famille : s’il y en un qui est à la paillole, les autres l’aident. Normal non ? Sinon c’est la notoriété de toute la famille qui risque d’en pâtir. C’est pas les Irlandais qu’on va secourir, ce sont les banques d’Irlande ! La crise irlandaise est essentiellement une crise de son secteur bancaire. De quoi avoir les boules… Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que les deux tiers de la dette irlandaise sont détenus par des banques non-résidentes, pour l'essentiel allemandes et britanniques. Lesquelles craignent d'être mises en difficulté si l'Irlande se casse la gueule. Elles militent donc en faveur d'une intervention du Fonds européen de stabilisation financière (FESF), doté de 450 milliards d'euros, en guise d'assurance. C’est donc une affaire entre banques de l’Europe du nord, et c’est toute la zone euro qui va casquer pour ces cons ! Ce qu’il faut imposer aux Irlandais, en échange de ce sauvetage, c’est de modifier son système fiscal (pratiquement pas d’impôts sur les sociétés). L’Irlande est le pays pirate de l’Europe : elle pompe des quantités astronomiques de subventions et pratique un dumping fiscal pour attirer les entreprises.

 

- Tè ! Je vous paie une Guiness !

 

- Merci Loulle, mais je préfère rester au rouge !

 

 

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

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22/11/2010

Du nouveau chez le drag-queen Benedictus 13 & 3

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Ben, tu vois Paulo quand tu veux tu peux !

Vaut mieux être libertin qu'assassin non ?

 

Merci à Chimulus

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21/11/2010

Epître selon Saint Victor

nain sectaire.jpg

 

La Sagesse de Dieu : lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

 

Par exemple il rendit :

 

 - Les Suisses précis et pacifistes,

 - Les Anglais flegmatiques et ironiques

- Les Japonais travailleurs et réalistes

- Les Italiens joyeux et humanistes

 

Quant aux français, il dit :

 

« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »

 

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu : « Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.

Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

 

Le Seigneur répondit : " En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

 

Ce qui veut dire que :

 

- si un Français est sarkoziste et honnête, il ne sera pas intelligent,

- s'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête,

- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkoziste."

 

Amen (à boire...)

 

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19/11/2010

Chichi: "Et si j'me représentais ?"

chirac maman guignols.jpg

- Ah ! Cette fois, maman,

J’crois qu’ça sent le roussi

J’vois venir l’temps des tourments

Pour le nain Sarkozi !

Avec le juge Van Ruymbek

L’est tombé sur un bec…

Qu’ell’ bonne idée qu’j’ai eu

Dès qu’j’ai été élu

De me refaire une virginité

- Les Veaux en ont été épaté –

En ordonnant la cession

De verser les commissions

Qui graissaient la patte en sous-main

Aux acheteurs de sous-marins,

Les troufions de ce Pakistan

Qui, avant de payer comptant,

Voulaient s’en foutre plein les fouilles.

Faut pas me prendre pour une nouille,

Je connais toutes les magouilles

J’voulais surtout casser les couilles

De sa Très Molle Suffisance

Ce Ballamou sentant le rance

Qui m’avait taillé des croupières

Avec sa gueule chaisière

Lors des dernières élections.

Alors, ses rétro commissions,

J'les lui ai foutues dans le fion !

Tiens, en parlant de Fi(ll)on

Revenons au nain de Neuilly.

J’vais te le foutre en bouilli

Car c’est lui qu’était dans le coup,

Comm’ trésorier de Ballamou,

C’est lui qui gérait le pognon

De ces rétro commissions !

Karachi ! Karachi ! Karachi !

J’veux qu’il en chie ! Je le conchie !

- Enfin Jacques un peu de tenue !

- Maman, vous m’les brisez menues !

Cette fois, je tiens ma revanche

Le nain qui m’a pris pour un manche

Va se faire empapaouté !

Tiens ! Et si j’me représentais !

Merci aux Guignols pour l'illustration

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18/11/2010

Au bistro de la toile : comme les vautours Ryanair vole, vole, vole…

 

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Putaing ! Parait qu’ils faisaient la gueule les bobos qui étaient partis se biturer la gueule pas cher au Maroc avec la compagnie de ruffians Ryanair ! Ils devaient se poser à Beauvais (c’est où Beauvais ?) et…ils se sont retrouvé « abandonnés » pendant des heures à Liège (Belgique). Pôôôvres malheureux va ! Quand on aura le temps, on les plaindra…

- Eh ! Victor, ces passagers, c’est tout de même des victimes de cette compagnie…

- Victimes, mon cul ! Ces cons-là sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

- Enfin, tout de même, Ryanair à Marseille faisait travailler un millier de personnes. Ils ont foutus le camp, et les salariés vont pointer au chomdu…

- Voilà. Tu touches là l’essence même du système Ryanair vis-à-vis des responsables économiques et politiques: ou vous nous crachez au bassinet – beaucoup de thunes – ou on ferme et on se casse ailleurs. Et c’est comme ça qu’un élu UMP comme Gaudin réclame sans broncher que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France. Parce que c’est bien de truandage dont il est question. Le problème marseillais vient d’une condamnation de la compagnie pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, dont sans payer de charges en France. C’est du Bolkeinstein dans sa plus belle acception. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu'ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur... qui les facturerait nettement plus cher que ce qu'elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme 360 euros...

 

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole ainsi la Sécu et l’Etat français, mais que dire des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! C'est ainsi qu'en 2009, en France, malgré les avertissements réguliers des Chambres régionales des comptes, la compagnie est parvenue à soutirer 14 millions d'euros aux Chambres de commerce et d'industrie ainsi qu'aux collectivités locales, via le versement d'"aides marketing". Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! C’est du racket.

À l'échelle européenne, si l'on ajoute les remises en série imposées aux aéroports, le dispositif rapporterait 750 millions d'euros ! Ce qui a poussé Air France à déposer plainte l'an dernier auprès de la Commission européenne.

 

Une fois à bord, les passagers sont également pressés comme des citrons. Le O’Leary veut leur faire payer même l’accès aux chiottes de l’avion, il veut taxer les gros. Tiens, lu dans La Provence : « (…) à bord d'un vol Marseille-Édimbourg : victime d'un malaise, un passager a reçu une petite collation à la demande d'un médecin qui voyageait dans le même avion. Quelques biscuits et du thé que son épouse a été priée de payer, avant d'avoir les pires difficultés pour qu'on lui rende sa monnaie ! »

- Si je comprend bien Victor, chaque fois qu’un bobo friqué prend un de ces avions pour aller s’éclater en ouiquinde dans quelques destinations Ryanair, c’est un peu moi, toi, nous qui payons son ticket !

- Ben voilà ! T’as tout compris Loulle ! Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales telles que les rêvent les Sarko-trafiquants…

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17/11/2010

Pendant l’enfumage médiatique, les sarko-saloperies continuent…

centrales-nucleaires dessin.jpg

 

La concurrence ! La concurrence « libre et non faussée ». Voilà la Graal de l’Europe ultra libérale chère à Sarko et à ses complices de Bruxelles. Au nom de ce précepte à la con, le marché de l’électricité a été dérégulé en 2007. On a alors vu des requins genre Poweo, Direct Energie, GDF-Suez faire flèche de tous bois, même des plus vermoulus, pour attirer dans leurs rets les clients, entreprises comme particuliers. Avec des méthodes commerciales tangentant l’escroquerie, l’arnaque et l’abus de faiblesse. « La concurrence ! La concurrence ma bonne dame ! Cette invention formidable qui fait baisser les prix ! Vous paierez votre électricité moins chère avec nous ! » Ben voyons… En matière d’électricité, partout où la concurrence a sévit, c’est le contraire qui s’est produit… Mais chut ! Faut pas le dire !

 

Ce jour, mercredi, l’Assemblée nationale sarko compatible devrait voter la loi « Nome » pour Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité. Q’es aco ? Un truc particulièrement tordu. Un modèle d’arnaque à grande échelle. Il se trouve que la France – à travers les centrales EDF, payées et subies dans leur option nucléaire par les Français - produit l’électricité la moins chère d’Europe. Peut-on s’en plaindre ? On se farci souvent contre notre gré les centrales nucléaire, alors autant en tirer quelques bénéfices. Logique non ? Ben non ! Pas pour les tronches d’œufs de la Commissions européenne. Les opérateurs privés qui se sont lancé sur le marché (Poweo, Direct Energie, GDF-Suez ) n’arrivent pas à s’aligner sur les tarifs d’EDF, entreprise publique, propriété des Français. Alors qu’est-ce qu’ils font ? Ben, ils en appellent à la sacro sainte « concurrence libre et non faussée », parangon de l’Europe ultra libérale que nous devons subir (merci Sarko qui s’est assis sur le « Non » du peuple).

 

Ce qui se traduit par l’énormité ubuesque suivante : dans le cadre de cette loi Nome, le nuisible gouvernement sarkozien veut contraindre EDF à vendre le quart de sa production d’électricité d’origine nucléaire à ses concurrents à un tarif assez favorable pour qu’ils puissent tailler des croupières à l’entreprise publique ! Incroyable mais vrai !

 

Eh ! Oh ! Et le manque à gagner d’EDF (NOTRE entreprise), qui est-ce qui va le combler ? Eh ! Mon con ! Ben, toi, ben, moi, ben nous, les cochons de payants pardi ! La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) prévoit une flambée des prix de l’électricité de 11,4% après le vote de la loi, puis de 3,5% par an, soit jusqu’à 25% d’ici à 2015 !

 

Putaing ! Mais pourquoi vouloir changer un système – celui d’EDF entreprise nationale – qui marche bien au profit d’un autre qui ne marche pas ? « La concurrence mon bon ! La concurrence « libre et non faussée ».

 

Et merde !

 

P.S. - Parait qu'hier soir, il y avait Charlot à la télé. J'ai pas regardé...

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16/11/2010

Au bistro de la toile : re(prisdejustice)manimensonges…

chimulus bistro copie.jpg

- …Taing ! Mon neveu, il avait trouvé une bonne gâche : il devait entrer à la brigade des feuilles de la mairie mais il a été blackboulé…

- Pourquoi ? Il était trop vaillant ?

- Ah non ! De ce côté-là, pas de problème, le travail fait ne lui a jamais fait peur. Non, mais il a été condamné, quand il sortait juste de l’âge bête, pour « emprunt » de bagnoles… Or, pas de repris de justice dans quelque administration que ce soit, même au plus bas niveau.

- C’est tout de même rassurant quelque part, non ? Mais au fait, ton neveu, il pourrait postuler pour un poste dans le gouvernement sarko-fillonien ! Cette interdiction n’y a pas lieu !

- Ah bon !

- Ben oui ! Regarde. Qui est ministre de l’intérieur ? Le citoyen Hortefeux Brice, condamné pour injure raciste le 4 juin 2010 par le tribunal correctionnel de Paris. Qui est ministre d’état, numéro deux du gouvernement, chargé de cette responsabilité essentielle qu’est la défense nationale ? Le citoyen Juppé Alain, condamné le 1er décembre 2004 pour prise illégale d’intérêts par la Cour d’Appel de Versailles.

- C’est vrai que ce gouvernement ressemble à une entreprise de recyclage de repris de justice repentis ! Et si c’était des récidivistes ? Il y a de quoi se faire du mouron pour la république… Et puis, ce n’est pas le garde des sots (garde d’Esso ?) qui y trouvera à redire : une enquête sur l'attribution d'un marché de transport en commun (le projet Rhônexpress) à Lyon, dans laquelle était susceptible d'être mis en cause le citoyen Mercier Michel, président du Conseil général du Rhône et nouveau ministre de la justice, a été classée sans suite, a-t-on appris lundi 15 novembre auprès du parquet…

- Tu sais, l’exemple vient d’en haut. Leur patron a pour habitude de s’assoir sur la Constitution sans que ça lui chatouille les roustons : il a fait voter – c’est tout en son honneur – des lois relatives à la contestation de certaines lois par référendum, donnant en principe plus de pouvoirs au Parlement et aux citoyens (à savoir les articles 11, 68 et 71-1), seulement ces articles ne sont que de la poudre aux yeux car ils ne sont toujours pas applicables faute de loi organique, certain depuis mars 2007 !

- Mouais… Tout ça sent le clanisme, la mafia, le panier à crabes. Remaniement bidon fait d’une part pour enfumer le bon populo, occuper les médias couchés et faire oublier les scandales Woerth-Bettencourt, les magouilles de Karachi, la contre-réforme sur les retraites, et les constantes « inflations datiennes » au charognards du Medef ; d’autre part à mettre en place une équipe de campagne électorale qui va utiliser pendant dix huit mois tous les moyens de l’état – donc avec nos sous ! - dans un seul but : faire réélire l’Axe de la Pensée Galactique à talonnettes !

- Allez. Buvons un coup, ça rend lucide !

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15/11/2010

Courage! Fillon...

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Vous l'avez attendu longtemps le changement ! Il est là. Il est "révolutionnaire" qu'elle a même dit la rigolote madame Mam! Le changement, bè, c'est qu'il n'y a pas de changement.

De toute façon, ON S'EN FOUT !

L'important, c'est de savonner autant que faire se peut la planche à cette bande de sarko-nuisibles...

 

Merci à Chimulus pour l'illustration

 

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12/11/2010

Cambrouss' niouzz

vache-insolite.jpg

 

 

Putaing ! Ils sont contents les dirigeants de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire dont la principale fonction est d’enfumer (et plus si affinités) les paysans. Ils ont réussi à « arracher », après d’âpres négociations (qu’ils disent) une augmentation de 2 à 5 centimes du prix auquel les industriels achètent la barbaque aux éleveurs. Ceux-ci demandaient une augmentation de 60 cts mais leurs « représentants » (enfin, ceux de la FNSEA) bondissent de joie avec 2 cts ! En voilà des « représentants » efficaces ! Pour la Confédération paysanne, c’est qualifié de mascarade. Et encore, ils sont gentils et bien élevés ! Le prix d’achat moyen de la viande bovine (carcasse) est de 3 euros du kilo (inchangé depuis quinze ans). Comparez avec le prix du steack ou même du pot-au-feu et vous comprendrez… Y en a bon les gros sous, mais pas pour les parpagnas qui se décarcassent dans la fangasse…

 

Les dits parpagnas avaient bloqué les abattoirs du maquereau en chef de la filière, Bigard (42% du marché). Et les distributeurs (grandes surfaces) commençaient à baliser : ils ne peuvent avoir que 4 à 5 jours de stocks avant que les linéaires ne se vident ! Les paysans bloqueurs (FNSEA et Confédération paysanne, pour une fois unis) avaient donc la main. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont avalés la couleuvre présentée par les dirigeants FNSEA et leurs complices industriels et distributeurs et ont levés leurs barrages pour 2 à 5 cts (qui correspondent aux hausses saisonnières habituelles !) au lieu des 60 demandés ! Cocus, battus et contents…

 

L’Europe est structurellement déficitaire en viande ovine et en viande bovine. L’histoire de la production de ruminants allaitants est directement liée aux choix de politiques européennes d’échanges internationaux, accompagnées par les politiques nationales de disparition des élevages et des éleveurs. En effet, pour la viande ovine, dans les années 80, le choix de ne pas protéger le marché européen a entraîné les importations massives de Nouvelle-Zélande et d’Australie à des prix compétitifs sur lesquels la majorité des producteurs ovins européens (en France et en Espagne notamment) n’ont pas pu s’aligner.

 

L’Europe est devenue déficitaire en viande bovine en 2003. Le déclin des productions bovines est mis en musique par les politiques européennes, en rendant le marché européen attractif pour les exportations de l’Amérique du sud : il s’agit de monnayer des biens industriels et des services européens contre des produits agricoles et particulièrement la viande bovine, que ce soit à travers des accords multilatéraux de l’OMC, ou par des accords bilatéraux entre l’Union européenne et le Mercosur. Concrètement, la politique d’augmentation des contingents d’importation de viande en provenance d’Argentine et du Brésil, et de baisse des droits de douane aux frontières a des conséquences directes sur les volumes produits en Europe et à terme, sur les prix payés aux producteurs européens. En 15 ans, le nombre d’exploitations spécialisées en élevage bovin allaitant en France a diminué de 31%, passant de 132.200 en 1988 à 91.600 en 2003.

 

Bon. Je vais tout de même sortir du congélateur une savoureuse côte de bœuf achetée chez mon boucher de Lozère avant de redescendre en Provence, de la « fleur d’Aubrac », superbe croisement d’Aubrac et de charolais ! Hummm !

 

 

 

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11/11/2010

11 novembre... La guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

cadavre de soldat_a_Douaumont_Verdun.JPG

La guerre, c'est pas une mission humanitaire.

C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

La guerre, c'est de la merde.

profiteurs de guerre.jpgPendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et…amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les cranes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, la France d’en-bas s’étripait avec l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les « pauv’cons » se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, la droite du Fouquet’s qui gouverne et tient le haut du pavé derrière sa marionnette Ubu-Sarko.

La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

La chanson de Craône

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours, même sans trompettes

On s'en va là-haut en baissant la tête

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

- Refrain -

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

Feraient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Tous les camarades sont enterrés là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève

Ce s'ra votre tour messieurs les gros

De monter sur l'plateau

Car si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau

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10/11/2010

Au bistro de la toile : retraites, lutter sur deux fronts !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Ça y est Victor, il l'a promulgué sa loi à la con Microlax 1er ! Des mois de manifs pour que dalle... Les syndicats ? Roulés dans la merde... Le populo dans la rue ? Aux chiottes... S'en branle comme de ses premières talonnettes le nain... Tè ! On va boire pour oublier. C'est la mienne ! C'est le taulier qui rince...

- Sarko peut se gargariser du haut de ses talonnettes d'avoir tordu le cou aux syndicats, d'avoir su résister à « la rue » en imposant sa « réforme » sur les retraites, sa « victoire » à la Pyrrhus aura eu pour effet inattendu pour son clan de réveiller le peuple, de lui révéler sa force, de lui montrer les grandes lignes des actions à suivre pour vaincre. Les grands mouvements actuels - qui ont largement dépassé la simple lutte contre la « réforme » des retraites - lèvent un immense espoir car ils permettent à des gens emmurés jusque là dans leur individualisme de se voir, de se comprendre, de se conforter les uns les autres et surtout de découvrir la formidable force qu'ils possèdent en œuvrant ensemble contre la classe dominante ! Ils redécouvrent enfin le parfum puissant, enivrant de la lutte des classes.

- Et c'est quoi ces grandes lignes ?

- Il faut pourrir la vie des sarko-trafiquants. Leur pourrir la vie ça veut dire quoi ? Sur le plan individuel : résistance intérieure dans l'entreprise, dérision, mauvaise volonté, etc. qui sont autant de façon pour l'exploité de résister sourdement à sa propre servitude ; sur le plan collectif, à côté des grandes manifestations et des grèves organisées au niveau national par l'intersyndicale qui existe encore, des actions relevant d'une véritable guérilla sociale et citoyenne : grèves catégorielles coup de poing, rassemblements lycéens ou étudiants impromptus utilisant les moyens de communication d'aujourd'hui et ainsi difficiles à contrer, blocage de routes, de dépôts de carburants, déversement d'ordures devant les permanence UMP, harcèlement par courriel des élus UMP et assimilés, etc., l'imagination doit être à l'œuvre.

- Ou alors, il suffit d'attendre jusqu'au printemps 2012 pour que la gauche renvoie par les urnes Sarko et ses contre-réformes aux poubelles de l'Histoire.

- Surtout pas ! Cet attentisme serait une connerie grave. D'abord parce qu'il consacrerait la « victoire » des sarko-trafiquants et leur donnerait une dynamique de victoire. Faut surtout pas mésestimer le nain qui, en campagne électorale, est un tueur redoutable, retord, menteur, manipulateur mais efficace. Ensuite parce que les socialos ont des positions aussi multiples qu'ambigües concernant les retraites. Il y a un deuxième front à ouvrir de ce côté. Faut pas être naïf...

- Attend. Ils ont tous dit, de Royal à Aubry, Hamont et d'autres que s'ils passaient, ils annuleraient cette loi scélérate !

- Mouais... C'est moins clair que ça. Aubry a dit, même si elle a ensuite rétropédalé à fond la caisse : «On doit aller très certainement, on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans ». En fait, malgré ses dénégations ultérieures, c'est le fond de sa pensée et celle d'un bon nombre d'hiérarques socialistes. Quant à Dominique Strauss-Kahn, il  refuse le « dogme » des 60 ans : «Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre ça s'ajuste. Dans beaucoup de pays, c'est la voie qui est choisie.»

- Tout de même Victor, les contre-propositions du Parti socialiste concernant la réforme des retraites parlent d'alourdir de 25 milliards d'euros la fiscalité sur les revenus du capital d'ici à 2025 ! Le ton est résolument de gauche et les mesures sont énergiques : majoration des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options de 5% à 38% ; application de la CSG sur les revenus du capital actuellement exonérés et remise en cause de la défiscalisation des plus-values sur les cessions de filiales ; augmentation de la contribution sur la valeur ajoutée...

- C'est vrai. Il y a ce qui est claironné et ce que l'on accepte discrètement : le P.S. accepte la hausse de la durée de cotisation. Comme la loi Fillon la prévoit à 41,5 ans en 2020 et que l'âge moyen d'entrée dans la vie active s'élèvera à 22 ans, cela signifie que l'âge de départ en retraite sera de 63,5 ans en 2020. En clair, si la retraite à 60 ans est maintenue, ce ne sera pas à taux plein. Compte tenu de l'allongement de la durée des cotisations, la retraite à 60 ans ne sera plus qu'en partie virtuelle puisqu'elle ouvrira droit à une pension incomplète.

- J'ai entendu Manuel Valls faire la réclame de la retraite par points. Qu'es aco ?

- C'est le même truc que pour la retraite complémentaire. Un système par points attribue des droits à pension mais ne fixe pas le niveau des pensions qui dépend de la valeur des points, laquelle n'est pas donnée a priori. Un tel système joue sur la distribution des pensions au sein d'une même génération. Fondamentalement, ce qui légitime le versement d'une pension, c'est le travail passé et une certaine condition d'âge. Avec un système par points, on tend à effacer ces deux critères. En définitive, un système par points, quel que soit son mode de financement, fonctionne comme un système de retraites par capitalisation. Faut habituer le bon con Loulle ! Ce système contribue à valider l'idée que la retraite ne pourrait être qu'une forme d'épargne, ce qui est l'opposé des systèmes de retraites par répartition.

- Mouais... Ben, on n'a pas fini. Faut pas baisser les bras : faire chier Sarko jusqu'à lui en filer les hémorroïdes et mettre la pression sur les socialos pour ne pas se faire baiser encore une fois.

Merci à Chimulus pour l'illustration

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L'imposteur

 

sarko colombey giemsi.jpg

 

 

Il a tous les culots le sinistre imposteur

Qui va s'agenouiller, en vil calculateur,

Au pied de la dépouille d'un géant, d'un héros,

Lui, Sarko-la-fripouille, lui, Sarko-le-zéro !

Sombre pourceau stupide, ô cupide menteur

Retourne dans ta bauge, gluant usurpateur

Qui prétend, du Grand Charles, détenir l'héritage

Lorsque tu n'as ni foi, ni honneur, ni courage.

Toi qui ose parler au nom de ce Géant

Alors que tu n'es qu'un triste nain du néant,

Regagne donc ta place, celle de la vermine

Qui sur un membre mort, comme toi s'agglutine.

Charles-le-Grand connut la fureur des batailles,

La terreur et la mort, et les chairs que l'on taille.

Sa valeur était d'or, son glaive était d'airain,

Sa gouvernance était celle d'un souverain.

Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,

Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.

Ses victoires sont Sécurité Sociale,

Vote aux femmes, indépendance nationale,

Réconciliation avec les Allemands

Paix avec l'Algérie et développement.

Les tiennes sont régression jusques à l'esclavage,

Faim et précarité, répression et chômage.

Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons

Par la France d'en bas pressée comme un citron.

Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,

Part donc avant que ne se transforme en haine,

La puissante colère qui dans le peuple monte,

Part donc quand il est temps car la révolte gronde.

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Merci à Giemsi et Na pour les illustrations

 

 

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08/11/2010

« Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, il n'en vaut pas la peine. »

sarko-cassable.jpg

 

 

Galouzeau de Villepin vainqueur dans la première. Pas si bourrin que ça le bellâtre à nom de canasson ! Qu'est-ce qu'il lui passe à Microlax 1er ! :

  

"Ce qui nous oppose fondamentalement, Nicolas Sarkozy et moi, est notre conception de la politique. Pour lui, elle est un moyen ; pour moi, un but. Chez lui, elle est un commerce - un "deal" - des hommes et des idées ; alors que je la vis comme un service ingrat, et par essence tragique et sacrificiel. [...] Nous ne partageons pas non plus la même idée de la France : je la crois capable de dépassement, alors qu'il veut la corriger. Dans cette logique, il juge la littérature précieuse et l'histoire ringarde. Aussi préfère-t-il rencontrer les vedettes du show-biz plutôt que de discuter avec tel ou tel intellectuel ou artiste. C'est parce que nous ne pouvons pas nous comprendre que nous ne pouvons plus nous entendre". 

 

 "Il existe en lui une fêlure affective qui ne laisse pas de m'inquiéter. [...] Il ne vit pas la politique comme une mission, mais comme une réparation des blessures de son passé. Cette faille le rend à la fois colérique et faible dans son rapport avec les autres".

 

"Nicolas Sarkozy n'est pas tant le monarque offert aux regards que le premier des courtisans, qui s'épuise dans l'art de séduire l'opinion". 

"Cette hyperprésidence qui constitue une véritable rupture institutionnelle. [...] Le résultat est une forme d'anarchie sans précédent dans notre histoire républicaine. [...] Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique".

 "Nous vivons dans un régime à bout de souffle, coupé du peuple, servi par une élite à la fois fermée et frileuse. Tout est-il perdu ? [...] La tentation de la résignation est bien là. Affaire d'optimisme chez les uns, qui pensent que la République en a vu d'autres, qu'il s'agit d'une question de personnes, par définition passagère. Ainsi de Jacques Chirac, qui me répétait, lorsque je refusais les entorses réitérées du ministre de l'Intérieur au pacte républicain sur l'immigration, sur les banlieues ou sur la laïcité :

 

"Ne vous mettez pas la rate au court-bouillon, il n'en vaut pas la peine."

 

P.S.: Ça y est, ca marche l'adéhesselle ! Non sans mal, comme d'hab...

Merci à Karine.villard.over-blog.com pour l'illustration

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29/10/2010

"On peut cogner chef ?"

 

chimulus flics casseurs.jpg

- On peut cogner chef ?

- Ça dépend sur qui, eh ! Ducon !

- Ben, c'est un basané à capuche chef, et il a des cailloux dans ses poches.

- Mais t'es con ou quoi Kevin ? Qu'est-ce qu'il a dit le grand chef ? « Vous mettez un brassard de la CGT, vous infiltrez la foule des guignols qui manifestent, surtout les jeunes, vous prenez chacun cinq pierres dans une poche, votre petit coktail-molotov genre flasque à pastis individuelle, votre briquet et, en gueulant comme des supporters de foot, vous cassez des vitrines et vous foutez le feu à quelques bagnoles. » Après, vous laissez faire les connards comme celui que tu tiens Kevin. Compris ? Allez, rompez ! Et exécution !

- Chef ! Oui chef !

C'est peut-être pas vrai, mais ça pourrait l'être... Les provocs de flicasseurs, c'est monnaie courante. Ça amorce la pompe à merde, les casseurs-crameurs « légitimes » entrent alors en action puis il suffit de choper un ou deux de ces cons pour l'exemple.

L'important, c'est de discréditer les manifestants, de faire peur au bon peuple pour qu'il plébiscite « l'ordre » de l'extrême-droite sarkozienne.

Au fait le lycée qui a brûlé au Mans... Comme par hasard, cette boite avait été fermée puis rouverte devant la pression de la population. Il gênait le gouvernement, donc, on peut penser que... Mais non, pas de mauvais esprit !

 

Pour l'illustration merci à Chimulus

 

28/10/2010

Ben Laden serait-il sarkoziste ?

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Coucou, le revoilou le croquemitaine asmatique avec sa serpillère sur la tête et son blaze de machine à laver. Il nous menace directement parait-il ! Ben dit donc... Tremblez braves gens... Le malheur est sur vous... Les foudres du ciel d'Allah vont s'abattre sur vous, vil mécréants qui refusaient le bonheur de la burqua pour vos femelles lubriques.

 

Tiens. Un que ça doit arranger, c'est notre Grand Caudillo à talonnettes, notre Lumière de la Création, Microlax 1er. Ça le conforte dans son flicage général de la société, ça excuse toutes les saloperies de ses archers puisque c'est pour traquer le terroriste et donc nous « protéger »... La menace est peut-être vraie, mais est-elle réaliste ? Qui lo sa... Espérons ne jamais le savoir.

 

Ces menaces contre nous (pas la France, les Français) au nom d'une idéologie politico-religieuse, devraient, me semble-t-il susciter une intense réprobation parmi les Français qui se reconnaissent dans cette religion. Logiquement, ces bons citoyens devraient descendre dans la rue en masse pour proclamer haut et fort, une bonne fois pour toute, leur rejet de cette idéologie de la terreur qui les « stigmatise », pour utiliser un vocable à la mode, et leur attachement aux valeurs de notre république. J'attend avec impatience mais hélas scepticisme ces manifestations qui - si elles se déroulaient - balaieraient la suspicion voire l'irritation, la peur et un certain rejet de nos compatriotes musulmans.

 

Ne faisons pas de procès d'intention et attendons les réactions des responsables et de la rue.

 

Pour l'illustration merci à Blog du Chi

27/10/2010

Eloge de la Fainéantise. « Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué » (Boris Vian)

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Gus – noble vigneron qui du sang de la terre tire le nectar des dieux – me disait il y a quelques temps dans un commentaire qu’il « aimerait bien glander mais qu’il était obligé de trimer dans ses vignes ». Non ami Gus, ce que tu fais n’est pas un « travail » (du latin tripalium, instrument de torture) mais un « labeur ». Ils sont bien plus valorisant les termes « labeurer » ou « labourer » plus spécifique et « œuvrer », accomplir une œuvre.

 

Le travail implique contrainte, souffrance, malédiction divine. Le sinistre M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: "Jouis".» Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite. Il a un digne successeur en la personne de Sarkozy et de son « travailler plus pour… ».

 

La paresse, la fainéantise, le glandage sont l’apanage d’une sorte d’élite. On naît fainéant. C’est une chance immense et une injustice pour les autres. L’art de ne rien faire est difficile et ne semble pas donné à tout le monde. Même les loisirs en prennent un coup : le temps libre est de plus en plus confisqué par la télévision et les industriels des loisirs. Nombreux sont ceux qui redoutent l’inaction et réclament un ordre du jour même pendant leurs vacances. Comme s’ils craignaient de se laisser aller, de se laisser guider par la fantaisie. Peut-être par peur de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

 

Nous sommes influencés par cette culture où le religieux  ( "Tu te nourriras à la sueur de ton front !") se mêle à l’économique (travailler plus pour gagner plus) et condamne l’oisif à travailler. Sauf s’il est rentier : et encore dans ce cas, c’est son capital qui travaille pour lui. Après des siècles de christianisme et avec l’esprit du capitalisme, on n’imagine pas passer sa vie dans l’inactivité, à moins de passer pour un marginal ou un illuminé. Et malheur à vous si vous avez la malchance d’être au chômage ou si vous avez choisi de faire passer votre vie personnelle avant le travail. On aura vite fait de vous soupçonner de paresse, fainéantise ou de manque d’ambition. Et vous perdrez votre vie à la gagner.

 

Il y a dans l’art de ne rien faire le signe d’une conscience vraiment affranchie des multiples contraintes qui, de la naissance à la mort, font de la vie une frénétique production de néant. Niquer ces contraintes est une libération.

 

Il y a de la malice, assurément, à en faire le moins possible pour un patron, à s’arrêter dès qu’il a le dos tourné, à saboter les cadences et les machines, à pratiquer l’art de l’absence justifiée. La paresse ici sauvegarde la santé et prête à la subversion un caractère plaisamment roboratif. Elle rompt l’ennui de la servitude, elle brise le mot d’ordre, elle rend la monnaie de sa pièce à ce temps qui vous ôte huit heures de vie et qu’aucun salaire ne vous laissera récupérer. Elle double avec un sauvage acharnement les minutes volées à l’horloge pointeuse, où le décompte de la journée accroît le profit patronal. Voler ainsi un patron, ce n’est que de la récupération !

 

Pourtant, il plane sur la paresse une telle culpabilité que peu osent la revendiquer comme un temps d’arrêt salutaire, qui permet de se ressaisir et de ne pas aller plus avant dans l’ornière où le vieux monde s’enlise.

 

Qui, des allocataires sociaux, proclamera qu’il découvre dans l’existence des richesses que la plupart cherchent où elles ne sont pas ? Ils n’ont nul plaisir à ne rien faire, ils ne songent pas à inventer, à créer, à rêver, à imaginer. Ils ont honte le plus souvent d’être privés d’un abrutissement salarié, qui les privait d’une paix dont ils disposent maintenant sans oser s’y installer. La culpabilité dégrade et pervertit la paresse, elle en interdit l’état de grâce, elle la dépouille de son intelligence. Pourtant ils feraient dans la fainéantise d’étonnantes découvertes : un coucher de soleil, le scintillement de la lumière dans les sous-bois, l’odeur des champignons, le goût du pain qu’il a pétri et cuit, le chant des cigales, la conformation troublante de l’orchidée, les rêveries de la terre à l’heure de la rosée…

 

- Oh ! Victor ! Bois un coup, ça te passera !

 

- Merci !

 

Nous aurons bien mérité la retraite, soupirent les travailleurs. Ce qui se mérite, dans la logique de la rentabilité, a déjà été payé dix fois plutôt qu’une !

 

Si la paresse s’accommodait de la veulerie, de la servitude, de l’obscurantisme, elle ne tarderait pas à entrer dans les programmes d’État qui, prévoyant la liquidation des droits sociaux, mettent en place des organismes caritatifs privés qui y suppléeront : un système de mendicité où s’effaceront les revendications qui, il est vrai, en prennent docilement le chemin si l’on en juge par les dernières supplications publiques sur le leitmotiv « donnez-nous de l’argent ! ». L’affairisme de type mafieux en quoi se reconvertit l’économie en déclin ne saurait coexister qu’avec une oisiveté vidée de toute signification humaine.

 

La paresse est jouissance de soi ou elle n’est pas. N’espérez pas qu’elle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l’enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C’est une simplicité que l’âge adulte excelle à compliquer.

 

Que l’on en finisse donc avec la confusion qui allie à la paresse du corps le ramollissement mental appelé paresse de l’esprit - comme si l’esprit n’était pas la forme aliénée de la conscience du corps.

 

L’intelligence de soi qu’exige la paresse n’est autre que l’intelligence des désirs dont le microcosme corporel a besoin pour s’affranchir du travail qui l’entrave depuis des siècles.

 

La paresse est un moment de la jouissance de soi, une création, en somme ! Le fainéant est un créateur naturel. Un créateur de bonheur !

 

 

Victor - Maître siestologue – Vice-président du Club des Fainéants de Villeneuve – Fondateur de l’Académie des Amoureux de l’Aïoli – Fondateur des Bistrots du Cœur – Fondateur de Buveurs sans Frontières – Fondateur de la Chorale des Bois-sans-soif – Mammifère ampélophile.

 

 

 

25/10/2010

« Je me révolte, donc je suis ! »

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Il est frappant de constater que ceux qui ont pensé, initié puis voté et enfin imposé contre la volonté du Peuple la contre-réforme sur les retraites ont fait ça pour les autres car elle ne les concerne pas : les parlementaires se sont concocté un système de retraite scandaleusement avantageux ! Faites ce que je dis, pas ce que je fais… C’est typique de cette république corrompue par l’argent roi dans laquelle le pouvoir est confisqué par une oligarchie où cohabitent avec les parasites financiers et industriels, des politiques généralement sortis du même moule : l’ENA.

 

Cette oligarchie se reproduit par héritage mais aussi cooptation entre mafias d’écoles et de grands corps d’état. Le pouvoir, tant économique que politique est ainsi complètement coupé de ceux sur lesquels il s’applique. La démocratie n’est plus qu’un vocable, une étiquette apposée sur des institutions dévoyées. Un exécutif envahissant dans les mains d’un malade qui veut tout contrôler, tout diriger ; un législatif sclérosé par le cumul des mandats, les rentes de situation, la sujétion genre « godillot » à l’exécutif ; une justice sans moyens, dangereusement aux ordres de l’exécutif. D’un autre côté une opposition sans lideur ni programme, engluée dans des rivalités d’ego, se faisant – lorsque par hasard elle accède au pouvoir - la complice de l’idéologie dominante : le néo libéralisme. Et le peuple là au milieu ? Il subit l’injustice, il s’efforce de survivre, et – plus grave – très souvent, esseulé dans un individualisme mortifère, il adhère à l’idéologie qui le broie. La vraie fracture, c’est là qu’elle est.

 

La forme du gouvernement des humains a changé. Il ne s’agit plus d’imposer sa puissance, voire de persuader le peuple en l’incitant par tous les moyens à adhérer à une idéologie, mais de diriger le comportement des individus en les mettant dans des situations où leur intérêt personnel est sollicité pour les orienter vers des choix  supposés « libres ». Le dirigé doit agir selon la norme édictée par le dirigeant, renforçant ainsi les conditions qui le contraignent ! Rousseau, dans L’Emile disait déjà : « Il n'y a point d'assujettissement si parfait que celui qui garde l'apparence de la liberté ; on captive ainsi la volonté même. »

 

JE_lutte_des_classes.jpgPierre DARDOT et Christian LAVAL écrivent dans un article paru dans l’Humanité Dimanche n° 231 du 7 au 13 octobre 2010 : « Je lutte des classes » ! Résistances et contre-conduites sous le néolibéralisme écrivent : « La généralisation de la concurrence à toutes les relations sociales, l’extension de la logique de marché à toutes les sphères d’activité jusque dans le fonctionnement des institutions publiques, la transformation des citoyens et des usagers en « consommateurs » de services  concurrents des autres, voilà à quoi œuvrent les dispositifs de pouvoir mis en place par les gouvernements néolibéraux. Les techniques d’évaluation à partir d’objectifs quantifiés, de punitions et de récompenses en fonction du « résultat» et du « mérite », n’ont en effet rien de naturel, elles visent avant tout à agir sur les subjectivités en transplantant  partout un système analogue à celui du marché qui permettrait aux individus de se comparer entre eux et de mieux mesurer leur propre « valeur ». Toutes procèdent d’une méfiance de principe envers des individus qui sont censés n’agir qu’en vue de leur intérêt égoïste. Toutes s’ingénient à les isoler, à les mettre sous tension, à les dresser les uns contre les autres, de manière à sanctionner les « bras cassés », les « paresseux » et autres « pauvres imméritants », comme disait cet adepte du « darwinisme social » qu’était Herbert Spencer. »

 

Les grands mouvements actuels – qui ont d’ores et déjà largement dépassé la simple lutte contre la « réforme » des retraites – lèvent un immense espoir car ils permettent à des gens emmurés jusque là dans leur individualisme de se voir, de se comprendre, de se conforter les uns les autres et surtout de découvrir la formidable force qu’ils possèdent en œuvrant ensemble contre la classe dominante ! Ils redécouvrent enfin le parfum puissant, enivrant de la lutte des classes. Sarko pourra se gargariser du haut de ses talonnettes d’avoir tordu le cou aux syndicats, d’avoir su résister à « la rue » en imposant sa « réforme » sur les retraites, sa « victoire » à la Pyrrhus aura eu pour effet inattendu pour son clan  de réveiller le peuple, de lui révéler sa force, de lui montrer les grandes lignes des actions à suivre pour vaincre : sur le plan individuel résistance intérieure dans l’entreprise, dérision, mauvaise volonté, etc. qui sont autant de façon pour l’exploité de résister sourdement à sa propre servitude ; sur le plan collectif, à côté des grandes manifestations et des grèves organisées au niveau national par l’intersyndicale, des actions relevant d’une véritable guérilla sociale et citoyenne (grèves catégorielle coup de poing, rassemblements lycéens impromptus utilisant les moyens de communication d’aujourd’hui et ainsi difficiles à contrer, blocage de routes, de dépôts de carburants, déversement d’ordures devant les permanence UMP, etc., l’imagination doit être à l’œuvre). Il faut pourrir la vie des sarko-trafiquants. L'avenir d'une politique démocratique réellement alternative se joue dans de tels processus d'auto-organisation populaire et citoyenne.

 

BANZAÏE !

 

 

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Pour avoir des nouvelles du front des grèves et des manifs

http://www.raffineriegrandpuits.fr/

http://www.udcgt13.fr/spip.php?article1552

http://nantes.indymedia.org/article/21955

http://rebellyon.info/Suivi-quotidien-du-mouvement-sur,7707.html

http://www.letudiant.fr/

http://engreve.wordpress.com/
http://grenoble.indymedia.org/
http://www.hns-info.net/spip.php?mot14
http://juralibertaire.over-blog.com/
http://nantes.indymedia.org/
https://paris.indymedia.org/
http://rebellyon.info/
http://rennes-info.org/
http://www.solidaires.org/rubrique3...
http://www.7septembre2010.fr/

http://www.guidedumanifestant.org/

22/10/2010

Toutou Sarkoco et Dame Medef

 

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- Hola ! P’tit Nicolas. Aux pieds quand je convoque !

Ecoute, Sarkoco. Qu’il n’y ait pas d’équivoque :

Si tu es président, toi, le mari honnête,

C’est bien parce que tu es notre marionnette !

- Ouah ! Ouah ! Je le sais bien, M’am’ Laurence Medef

Vous êtes ma patronne, pour vous tout le benef,

Je vous lèche les pieds, et les bottes, et le cul

Vous aurez, c’est promis, encore plus d’écus,

Regardez donc ce que je mets dans votre assiette :

A la virgule près, tout votre plan retraite !

Tout ce que vous vouliez, je le fais avaler,

A coup de pieds au cul à nos deux assemblées,

Dans quelques jours au plus la Mère des Réformes

Sera  enfin votée et en tous points conforme

Aux desideratas des patrons, des banquiers.

Pas de raison, chers maîtres, de vous montrer inquiets !

- J’espère bien, Toutou ! Pourtant toutes ces grèves,

Ce bordel dans la rue, les manards, les élèves,

Ces gueulards avinés brandissant leurs pancartes

A l’heure où TF1 fait le plus d’audimat !

Toutes nos entreprises bloquées par cette meute,

Le fric que nous perdons à cause des émeutes…

- Ça ne va pas durer, j’envoie mes CRS

Tabasser ces connards et leur botter les fesses…

- N’oublie jamais, Toutou : qui est-ce qui t’a hissé

Au sommet de l’Etat, aux ors de l’Elysée ?

Qui est-ce qui a payé tous tes frais de campagne ?

Les télés, les médias, la pube, le champagne ?

Les vacances au soleil, dans les plus grands palaces,

Les yachts et le Fouquet’s, les mannequins de classe ?

Tu sais bien que c’est nous, patrons du CacQuarante,

Et qu’en misant sur toi c’était pour qu’une rente

Nous engraisse un peu plus. Pour que tu te conformes

Aux idées du Médef pour faire tes « réformes ».

Alors débrouilles-toi. Tu es assez menteur

Pour enfumer encore tes connards d’électeurs.

Et surtout n’oublie pas que pour deux mille douze

C’est encore chez nous qu’il y aura le flouze

Nécessaire pour fabriquer un « Président »…

Et pourquoi pas ton clone, Dominique Strauss-Kahn ?

 

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

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Quelques sites pour soutenir les grévistes, s'informer sur les manifs:

http://www.raffineriegrandpuits.fr/

http://www.udcgt13.fr/spip.php?article1552

http://nantes.indymedia.org/article/21955

http://rebellyon.info/Suivi-quotidien-du-mouvement-sur,7707.html

http://www.letudiant.fr/

 http://engreve.wordpress.com/
http://grenoble.indymedia.org/
http://www.hns-info.net/spip.php?mot14
http://juralibertaire.over-blog.com/
http://nantes.indymedia.org/
https://paris.indymedia.org/
http://rebellyon.info/
http://rennes-info.org/
http://www.solidaires.org/rubrique3...
http://www.7septembre2010.fr/

http://www.guidedumanifestant.org/

21/10/2010

TREMBLEZ ! CUPIDES VAUTOURS : VOUS AVEZ REVEILLES LE PEUPLE QUI COUPE LA TETE AUX ROIS

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Ô, gouvernants POURRIS dans votre CITADELLE,
Vous pouvez nous berner à n'en jamais finir,
Mais quand aura paru la première Hirondelle,
Vous n'empêcherez pas le PRINTEMPS de venir.

Nicolas Descamino

Autistes. Vous ne voyez rien, vous n'entendez rien, vous ne comprenez rien. Vous ne percevez pas cet immense ras le bol qui prend les Français aux tripes. Vous continuez à manier la morgue et le mensonge, le mépris et l'anathème. Vous niez jusqu'au ridicule le rejet global, total de votre politique d'INJUSTICE généralisée par un peuple qui a enfin ouverts les yeux. Enfermés dans vos certitudes, vous n'entendez pas la juste colère qui gronde, qui enfle, et qui va vous submerger.

 

 

Bêtise, aveuglement, veulerie, avidité, clanisme sont les seules vertus qui vous animent. Et pour cause : vous et votre chef mafieux n'êtes que les marionnettes des puissants, des cupides, des tricheurs, des voleurs, des vautours en col blanc. De ces charognards qui se tapissent la tripe de sauces chaudes et onctueuses au Fouquet's puis se partagent - entre deux rots puants - les dépouilles d'un pays qu'ils saccagent, abandonnant en ricanant à la rue les millions de travailleurs kleenex qu'ils exploitent puis jettent. Et vous êtes leurs complices.

 

 

Enfin réveillé, le Peuple exige ses droits, le Peuple exige son dû, le Peuple exige le respect, le Peuple est prêt à vous imposer l'article 35 de la déclaration du 24 juin 1795 : « Quand le gouvernement viole les droits du Peuple, l'insurrection est pour le Peuple, et pour chaque portion du Peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

 

Selon l'adage « séparer pour mieux régner », vous dressez en toute occasion les Français les uns contre les autres : les travailleurs du privé contre ceux du service public, les jeunes contre les vieux, les pauvres contre les riches, les « Gaulois » contre les « Céfrancs ». Mais ça suffit : entendez la rue qui gronde. Regardez marcher, protester, gueuler la main dans la main fonctionnaires et ouvriers, lycéens et retraités, Français « souchiens » et Français venus d'ailleurs. Tous unis contre votre politique désastreuse. Tous unis pour vous renvoyer à votre juste place : les poubelles de l'histoire.

 

Ils sont des millions à vous dire « Basta ! »

Des millions à vous dire « Merde ! »,

Des millions à vous dire « CASSEZ-VOUS ! ».

 

 

Vous en êtes encore à croire que c'est votre contre-réforme sur la retraite - monument d'injustice s'il en est - qui est au centre des mouvements sociaux qui secouent le pays. Mais vous ne comprenez décidément rien du rien ! Elle est dépassée la question des retraites : c'est un rejet total de tout ce que vous êtes, de tout ce que vous faites qui est en cause. C'est une remise en cause de cette cinquième république que vous avez défigurée jusqu'à la caricature. De cette cinquième république au service des seuls riches, de cette caricature de république des scandales Woerth-Bettencourt, Karachi, Tapie et autres. De cette république des coquins et des copains. Ras le bol ci-devant pseudos « élites ». Ras les couilles ci-devant parasites. Ras les couilles de la précarité, du chômage, de l'exploitation jusqu'à l'esclavage, de la répression et du flicage.

Vous vous gargarisez parce que vos spadassins « débloquent » quelques dépôts de carburants ? Qu'importe : le blocage reprend ailleurs. Vous vous gargarisez parce que vos spadassins « débloquent » quelques lycées ? Qu'importe, lycéens et étudiants - rompus aux techniques internet, facebook et twitter - se regroupent immédiatement ailleurs. Vous vous gargarisez parce que les métros circulent mieux ? Qu'importe : les routiers bloquent la circulation. C'est vous qui débloquez.

 

La vérité, c'est que vous tremblez ! La vérité, c'est que vous voyez poindre le spectre de ce qui est, pour vous et vos maîtres du Caca-rente, l'horreur absolue : le blocage de l'économie. Perdre du fric ! Voilà ce qui vous fait trembler ! Et vous allez en perdre du fric ! Beaucoup ! Du fric que vous pompez sur le dos des salariés.

Tremblez stupides guignols !

 

Retournez dans vos bauges cupides menteurs, gluants usurpateurs sans honneur ni courage !

TREMBLEZ ! IMPRUDENTE ET TRISTE VERMINE :

VOUS AVEZ REVEILLES LE PEUPLE QUI COUPE LA TETE AUX ROIS

Victor