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08/06/2010

Eh ! Pancho ! Ne ramène pas ta fraise ! C’est de la merde…

 

fraises.jpgJe viens d’acheter deux barquettes de superbes fraises de Provence. Humm ! Un petit producteur, en ayant ras le cul de se faire exploiter par les grandes surfaces, les vends à un prix très correct au cul de sa camionnette. Et les clients ne s’y trompent pas !  Ça change de ces putains de « fraises » espagnoles qu’on trouve aux supermarchés ! T’as l’impression de croquer dans un bout de caoutchouc dur qui aurait un vague gout de tomates transgénique… Dégueulasse. Et les mecs, ils vendent ça en belles barquettes, à 2,5 € pièce. Comme ça paraît pas cher, les bons cons achètent.

 

Seulement voilà, ces saloperies sont le nec plus ultra de la  merde. Elles arrivent du sud de l’Espagne et ont donc parcourues au bas mot 1500 à 2000 bornes en camions crachant leur gazole à la tonne. Près de 90.000 tonnes chaque année ! À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi totalité de ces merdes poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

 

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et

stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005… ! ! !); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

 

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Mais c’est qu’en plus ils polluent ces cons d’esclaves mon brave, en plus d’avoir les poumons pourris par les merdes qu’ils resporent et la peau vérolées par les pesticides !

 

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

 

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.

 

estron.jpgQuant aux esclaves, ils sont priés de se barrer, retourner chez eux ou s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

 

La production et l'exportation de la fraise espagnole représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

 

Mangez cinq fruits et légumes par jour qu’ils nous bassinent… Vous crèverez plus tôt, ça soulagera la sécu !

 

 

Sous le soleil printanier, les sarko-saloperies continuent !


sarkodoigtsdhonneur copie.jpg

Qu’est-ce qui a foutu le bordel il y a deux ans aux Zuessa puis dans le reste du monde ? Les « subprimes », c'est-à-dire la possibilité donnée aux banques de noyer leurs créances immobilières pourries, en les « titrisant » (en les incluant dans des « titres », des « obligations » vendues ensuite sur le « marché »). C’est ainsi que des épargnants du Crédit Agricole, de la Société générale et autres se sont trouvées propriétaires, à travers des sicav ou des fonds de placements, de ces créances véreuses jusqu’à l’os.


Notre génie national, Sarko 1er, s’était alors vertement élevé contre ces manières de faire : « Ce qu’on appelle la titrisation, c'est-à-dire que chaque jour les banques (étazuniennes) consentaient un prêt immobilier à 10 heures, le revendaient à 17 heures, prenaient la commission, le déstockaient. »


Non mais ! Pas de ça chez nous ! qu’il avait proclamé notre père-la-vertu-financière.


Mouais… Le travail de sape du lobby des banques a eu raison de la fière « détermination » de Microlax 1er. Le projet de loi « Régulation bancaire et financière » porté par Lagarde et qui sera débattu cette semaine à l’Assemblée dit pourtant tout le contraire des bonnes résolutions sarkoziennes. Son chapitre V crée en effet les « Sociétés de financement de l’habitat » à travers lesquelles les banques auront la possibilité, contre des obligations, de céder leurs créances immobilières, par paquets, aux compagnies d’assurances et aux sicav. Dès lors, elles ne seront plus directement responsables des mauvais payeurs. Leurs mauvaises créances n’apparaissant plus dans leur bilan, elles seront incitées à prêter sans beaucoup de discernement… C’est ni plus ni moins que la titrisation à l’américaine que dénonçait Sarko !


Et dire que la presse léche-cul a pourri Martine Aubry pour avoir osé comparer l’Axe de la galaxie - ce génie qui a triplé le déficit et plombé la dette de 750 milliards d’euros - à Maadoff ! C’est désobligeant pour Maadoff : celui-ci n’a volé que les riches, alors que les saloperies sarkoziennes volent avant tout les pauvres…


Sources : Marianne n°685

 

06/06/2010

Graines de nazis ordinaires…

 

hérisson 1.jpg


 

Putaing ! Il a fait chaud cette nuit… On ne va pas s’en plaindre. Sur le coup de cinq heures et demie du matin, je suis réveillé par des bruits de portières, des cris, des rires… Une équipe de jeunes rentrant de la boite de nuit proche. Je les entends se fendre la gueule en jouant au foot. Bon. Normal. Ils se marrent les jeunes… C’est plein de vie les jeunes… C’est sympa les jeunes… C’est l’avenir.

 

Puis j’entends des claquements secs. Je me mets à la fenêtre mais les arbres de ce coquet quartier pavillonnaire ne me permettent pas de voir le sol. Seulement les jeunes debout. Ils sont trois. De beaux jeunes gens, bien de chez nous. Ticheurtes blancs pour deux d’entre eux, noir pour l’autre. Je m’aperçois que les claquements secs, nombreux et rapprochés, proviennent d’un révolver que tient « ticheurte noir ». Il vise et tire sur quelque chose au sol, hors de ma vue directe. Puis une longue plainte, aigre, aigüe comme cri d’enfant s’élève. Ça me glace les sangs mais eux, ça les fait rire… Après de longues minutes de pleurs ponctués par les claquements des tirs et les éclats de rire des jeunes gens s’échangeant une bouteille, tout s’arrête. Plus de hurlements. Un dernier coup de pied, la bouteille que l’on jette, les portières qui claquent et la voiture qui repart.

 

Ne pouvant me rendormir, je me lève, descend, traverse la route et je trouve… un hérisson truffé de billes d’acier.

 

A Auschwitz, les bourreaux avaient une vie de famille ordinaire. Le soir, au retour de leur journée de travail – c’est fatiguant de vider les fours crématoires - ils faisaient sauter leurs enfants sur leurs genoux, aimaient leur femme, chantaient, vivaient ordinairement quoi…

 

Mondo cane…!!!

 

Au fait, je me souviens avoir mangé du hérisson lorsque j’étais tout miston. Mon père avait un ami gitan, Angelo-n’a-qu’un-œil, qui nous a fait mangé ce qu’il appelait le « niglo ». Ma mère gueulait parce que ces bestiaux sont pleins de puces ! Si je souviens bien, il ébouillantait l’animal, lui ouvrait le bide, le vidait, remplaçait les tripes par une grosse poignée de thym et de gros sel, refermait avec un bout de fil de fer, puis recouvrait entièrement le hérisson de terre argileuse bien mouillée. Il en faisait une grosse boule qu’il mettait à cuire dans la braise, avec des patates. Puis, une heure et quelques pastis plus tard, il cassait la croute de glaise. Les piquants restaient dans la terre cuite et apparaissait une viande fumante, odorante, succulente ! Mais il n’y en avait pas beaucoup…

 

Bon appétit.

 


05/06/2010

Au bistro de la Toile : impôts…

 

impots.jpg- Oh ! Loulle, t’en fais une gueule ! On t’a mangé ta soupe ou quoi ?

 

- C’est un peu ça. J’ai envoyé – toujours à la dernière limite – ma déclaration d’impôts. Et si je fais mes calculs,  je m’aperçois que je travaille presque la moitié de l’année pour Monsieur l’Etat… Si on compte toutes les taxes, impôts directs, retenues sécu, CSG, CRDS, etc. j’ai travaillé, depuis le premier janvier pour que dalle. Ou plutôt si, pour renflouer un Etat en faillite comme dit le Fillon… Et tout ça pendant que la moitié de mes concitoyens ne paie pas d’impôts sur le revenu…

 

- Attends Loulle, tu crois vraiment que tu travailles six mois de l’année pour que dalle ? Et quand tu vas au toubib, puis au pharmago, peut-être à l’hosto et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu envoie tes gosses à l’école publique, à la fac et que tu ne paies pratiquement rien, c’est un retour de tes impôts. Quand tu te balades gratos avec ton superbe 4x4 sur des routes belles, nombreuses et bien entretenues, c’est un retour de tes impôts. Quand tu rentres chez toi sans te faire détrousser parce qu’il y a des flics qui assurent, plus ou moins bien, la sécurité, c’est un retour de tes impôts. Si tu vis dans un pays en paix, parce que le pays possède les moyens de se faire respecter, c’est un retour de tes impôts. Et si une justice pas encore trop saccagée par Sarko fait respecter tes droits, c’est un retour de tes impôts.

 

- C’est vrai Victor. Je suis conscient de tout ça. Mais ça me donne tout de même la rabia… C’est humain…

 

- C’est une chance que tu as de payer des impôts. C’est la signature d’une démocratie. Ce qui est anormal, c’est que les impôts principaux sont la TVA qui ponctionne surtout les pauvres – ceux qui te filent la boufaïsse en étant « non imposable ». Non imposable, mon cul ! Les taxes sur la bouffe, sur l’essence, sur tous les produits et tous les services, les pauvres les paient autant que les riches. Sauf que pour ceux-ci ça ne représente pas grand-chose, et pour ceux-là beaucoup trop. Le problème est dans un système fiscal totalement archaïque, qui ponctionne le travail et privilégie le capital et le patrimoine, et que la gauche devra avoir le courage de remettre totalement à plat lorsqu’elle retrouvera le manche.

 

- Tè ! Je mets ma tournée. Ça fera rentrer du pognon dans les caisses de Monsieur l’Etat !

 

Merci à alternatifs.org

04/06/2010

Le roi du rabot Fillon aurait-il des idées ?

 

fillon faillitaire.jpg

Il vient – enfin ! – d’admettre que les trop fameuses « niches fiscales » devraient être « rabotées » afin de financer, un tout petit peu, les retraites. Evidemment le coup de rabot sera sélectif et probablement léger du coude. Pourtant il y en a du pognon a récupérer dans ces niches pour qui aurait le courage d’en sortir les pitbulls qui les gardent jalousement !

 

Une commission de députés a planché la dessus et a publié un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, restaurateurs, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

 

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.

 

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

75 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards, moins que l’intérêt de la dette !

 

Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible, autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark !  Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

 

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

 

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2009, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

 

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme, Mon Cul…

 

03/06/2010

Un bon bankster est un bankster mort

 

 

chimulus banquiers.jpg

Merci à Chimulus

 

 

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02/06/2010

Honneur à José qui a chié dans la colle (à viande !)

 

Jose_bove_portrait-1.jpgJosé (Bové bien sûr) et ses collègues du Parlement européen ont fait un doigt d’honneur aux chiapacans de la Commission en refusant d’autoriser – comme celle-ci le demandait - l’utilisation de la « colle à viande » - la thrombine - pour faire bouffer aux pauvres les déchets de viande pour animaux. La Commission voulait harmoniser les législations nationales, puisque la thrombine est déjà autorisée en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, mais les députés européens, sous la conduite des députés Verts, ont opposé leur véto. La France, pays de la gastronomie où les gargotiers sont rois, était…pour ! Elle avait même anticipé sur cette directive européenne rejetée en autorisant cette merde par un arrêté provisoire entre 2003 et 2005, ceci à la suite de deux avis positifs de l'Afssa, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments ! On peut s'interroger sur l'indépendance des membres de cet organisme qui a la charge d'autoriser ou non tel ou tel produit sur le marché...

 

De la « colle à viande », de la « thrombine » ? Kézako ? La thrombine est un enzyme qui accélère la coagulation du sang et qui, mélangée avec de la thromboplastine issue des muscles des animaux, donne une sorte de colle alimentaire. Autrement dit du plasma sanguin de porc ou de vache mélangé à des bouts de muscles finement broyés.

 

Quel est l’intérêt de cet ingrédient ? Avant tout de faire gagner encore plus de pognon aux gougnafiers de l’industrie agro-alimentaire. Comment ? En agglomérant avec cette colle tous les bas morceaux invendables en l’état et que l’on trouve au rayon « viande pour animaux » dans les grandes surfaces. Vous voulez la méthode ? Vous broyez en copeaux toutes les « pélangrougnes » (bas morceaux de barbaque en Provence), dans un bac, vous les mélangez avec cette « colle », vous laissez reposer quelques heures au frais et vous obtenez des morceaux de « viande » presque présentable vendus sous plastique avec, en tout petit, tout petit, la mention « produit carné ». Un régal pour les salmonelles !

 

Vous trouvez ces merdes dans les plats cuisinés, les raviolis, les boulettes de viande, les jambons cuits bon marché « reconstitué », les « jambons de poulet », etc.

 

Les députés européens ont dit Niet à la Commission. Mais celle-ci, sous la pression des puissants lobbies de l’agroalimentaire, va revenir à la charge, en noyant la « colle » dans une vingtaine de demande d’autorisation pour des additifs alimentaires.

 

Donc : meffi et vive José et ses potes verts du parlement européen !

 


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31/05/2010

Allez Martine ! Bouffe-le ce Maadof de consommation courante!

 

 


chimulus martine attaque.jpg



Merci à Chimulus

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28/05/2010

A la manif, nous y étions ! Beaucoup ? Pas assez ? Sans doute.

 

 


manif-des-retraites.jpgMais le million de personnes qui, à travers tout le pays, a clamé haut et fort son refus d’un plan retraite gouvernemental directement sorti des cerveaux enfumés du Medef. Car ne nous y trompons pas, les propositions des sarko-trafiquants reflètent fidèlement les désidératas des accapareurs du Caca-rente avec un seul but à long terme étant, malgré les dénégations : saboter le système par répartition (solidarité) au profit de la funeste capitalisation (individualisme).

Les deux seuls leviers actionnés par le gouvernement sont l’allongement de l’âge de départ à la retraite et l’allongement concomitant du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une pension à taux plein. Ceci a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage ! Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, ils seront bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans actuels, et bientôt aux 41, 42, voire 43 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Qu’est-ce qu’ils seront obligés de faire devant une perspective pareille ? Succomber aux sirènes qui leurs chantent sur tous les tons de faire leur propre plan retraite…par capitalisation. La finalité de l’affaire, elle est là : refiler aux gueules avides des grands groupes d’assurances et de banques (maintenant tellement imbriqué) l’énorme gâteau des retraites privatisées. (Médéric est l'un de ces organismes de retraites complémentaires qui s'est transformé au fil des ans en un gigantesque ovni financier, qui a gardé quelques racines avec le monde mutualiste et coopératif, mais qui a muté à vive allure vers les marchés financiers et qui gère donc de gros intérêts privés. Médéric est un groupe qui a beaucoup d'entregent et d'influence. Et qui est patron de Médéric? Sarkozy Guillaume, homme d’affaire « brillant », plus ou moins viré du Medef mais...frère de Sarkozy Nicolas! En bouffant la goulash du dimanche, les Huns ont dû mettre au point quelques juteux arrangements!)

slogan manif 27 mai.jpgPour enfumer le populo, les sarko-trafiquants sortent de leur chapeau la promesse d’une « taxation des hauts revenus et du capital »… Sans rien chiffrer bien entendu. Ce sera une alouette de « sacrifices » des riches contre un troupeau de chevaux de pressurage des pauvres…

Il est primordial de faire échouer par tous les moyens cette « réforme » des retraites. Pour des questions de solidarité, d’équité, de justice, de cohésion nationale, de respect du pacte républicain. Mais aussi, d’une manière plus bassement électorale, parce que si Sarko échoue dans sa « mère de toutes les réformes », le roitelet aura tout échoué et sera nu. Il sera alors possible de le renvoyer dans sa bauge. (En évitant tout de même de le remplacer par son clône, DSK, le candidat de gôôoche du Medef).

 



Merci à Philippe Tastet

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27/05/2010

Tous à la manif pour faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

 

 

sine retraite.pngLe gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Signer la pétition | Voir tous les signataires|

Sources : http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=1#more-...

 

 

 

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26/05/2010

Ah ! Putaing qu’ils sont bien ces jeunes !

 

 

chimulus bouteille sur sarko.jpg

 

 

Effrontés, mal embouchés, irrespectueux en diable !

Après celui qui s’est essuyé la main après avoir touché celle de l’Axe de la Galaxie, en v’là un autre qui lui balance carrément sa boutanche en plastique de flotte sur le coin de la cafetière ! On peut regretter  qu’il fasse si chaud. Imaginez une telle opération cet hiver, quand il faisait moins quinze ! L’eau, ça gèle…

Allez, ça s’approche : sous les pavés, la plage !

 

Merci à Chimulus

 

 

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25/05/2010

Au Bistro de la Toile : Faut-il pendre tous les banquiers ?

 

 

 

 

hermes.jpg

 

 

 

- Eh ! Loulle, tu connais Hermès ?

 

- Oh ! Victor, c’est pas parce que je suis mastroquet que je suis ignare. C’est, chez les Grecs, le dieu du commerce. Donc un peu le mien.

 

- Exact. Mais c’est aussi le dieu des voleurs ! C’est significatif que, depuis bien longtemps, depuis toujours en fait, commerce et vol sont comme cul et chemise…

 

- Bon. Tu veux en venir où Victor ? Est-ce que je te vole moi ?

 

- Toi, peut-être pas sciemment, mais tes verres bien épais et dont la forme trompe sur la quantité de liquide que tu nous sers, oui… Mais c’est pas de ça que je veux parler. Je vais te raconter une histoire ordinaire de banquiers.

Depuis, bien longtemps, ma banque habituelle, ce sont les CCP. Très bon service, avec une succursale bancaire dans tous les villages de France, des tarifs presque honnêtes. Bref. Un établissement financier correct, rassurant, inspirant confiance. Mouais… Sauf que, depuis, les CCP sont devenus la Banque Postale, établissement financier de droit privé, comme les autres banques. Et ça change tout.

 

- Et alors, qu’est-ce qu’ils t’on fait Victor ?

 

- J’ai vendu un véhicule et j’ai donc déposé le chèque de mon acheteur – 6000 euros – à mon bureau de poste habituel. C’était le 14 mai. Huit jours après, toujours rien sur mon compte que je consulte quotidiennement par l’internet. Je téléphone au service financier concerné et, après plusieurs tentatives infructueuses agrémentées de l’horripilante musiquette, un « conseiller » à qui je demande s’il y a un problème concernant ce chèque me répond que non, que je serais crédité le lendemain matin. Le lendemain, 21 mai, rien… Nouveau coup de téléphone et un autre « conseiller » m’apprend que le paiement de ce chèque est « différé jusqu’au 31 mai ». Sans autre explication.

Un peu inquiet, je téléphone à l’émetteur du chèque qui fait immédiatement son enquête et m’apprend que ce chèque lui a été débité…depuis deux jours ! Les aliboffis commençant à présenter un gonflement alarmant, je vais donc à mon bureau de poste où je rencontre une accorte conseillère financière – silhouette de mannequin et regard de velours – qui me connait et m’a à la bonne. Je la mets au courant. Elle téléphone elle-même. On lui fait la même réponse qu’à moi. Plutôt gênée aux entournures, elle écrit un fax demandant d’activer ce paiement, le signe, me le fait signer et l’envoie… Ce matin 25, toujours rien…

 

Autrement dit la Banque Postale a encaissé ce chèque, l’a mis sur un compte à elle et fait travailler MON pognon, pour ELLE pendant douze jours !  Multiplié par des centaines de milliers d'opérations du même genre, ça fait beaucoup de fric piqué aux clients... Ce sont des manières qui tangentent l’escroquerie.


- Tu vois Victor, quand tu dis qu’il n’y aura jamais assez de platanes pour pendre tous les banquiers, tu es dans le vrai. Tè ! Bois un coup, ça te remontera ! C’est ma tournée…

 

 

 

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21/05/2010

Au Bistro de la Toile : Féria et apéros géants.

 

corrida_nimes.JPG- Alors Loulle, cette Miurada, ça s'est bien passé ?


- Je l'ai manquée... La dernière main à mettre à la bodega...


- Tu vas en empastiser du monde dans ta machine à boire ! La féria de Nîmes, c'est - après les corridas tout de même - une gigantesque beuverie. En moins d'une semaine, c'est presque un million de clampins qui s'empèguent, qui braillent. C'est un bon nombre de bœufs qui dégueulent dans les caniveaux, qui tombent parfois dans le coma éthylique... A cinq heures du mat, les pompiers et la Croix-Rouge les ramassent - ça fait désordre - avant que les services de voirie redonnent un coup de propre à la ville ! Et, ça te fait rien de penser qu'il y en aura peut-être un, de tes clients, qui se prendra une infusion de platane ?


- Eh ! Oh ! Victor, un mastroquet, c'est pas une assistance sociale. Et puis le type qui s'est fracassé six mètres plus bas, l'autre semaine à Nantes, il ne sortait pas d'un bistrot, mais il s'était mis carbone dans un de ces « apéros géants » générés par « fesse-bouc »...


- Ça t'emmerde, eh ! mastroquet de mon cœur, ces rassemblement de cinq ou dix mille jeunes qui se retrouvent spontanément, comme ça, sans se connaitre, juste pour boire un coup, ou plusieurs ensemble... Et ça emmerde aussi « l'estabishment ».


- Tu parles, ces conneries, pour ce que ça rapporte...


- Voilà, Loulle ! Tu l'as dis : « pour ce que ça rapporte... » Et oui, les gens en place ne supportent pas ces rassemblements non pas parce qu'ils sont dangereux pour la santé des jeunes, ça ils s'en branlent joyeusement, mais parce que ça ne rapporte rien ! Que des milliers de jeunes se mettent minables dans des discothèques qui ne sont que d'énormes usines à picoler et à se défoncer, c'est pas grave. On fait quelques vagues contrôles à la sortie et on laisse faire. Mais que des fêtes spontanées aient lieu sans rapporter un rond ? Sacrilège, Loulle. Sacrilège vis-à-vis de leur dieu, le grand Saint-Pognon ! Si j'étais encore jeune Loulle, tu sais ce que je leur dirais moi, à ceux qui gueulent contre ces apéros géants ? Je leur dirais : « Eh ! Oh ! Les vieux kroumirs, lâchez-nous un peu les baskets. Vous avez vu le monde pourri que vous nous léguez ? Vous avez compté la dette abyssale que vous nous laissez ? Vous avez vu la société de merde que vous avez façonnée ? Vous avez conscience de l'avenir de merde que vos conneries nous promettent ? Alors écrasez-vous et laissez-nous un peu nous éclater comme nous l'entendons, si vous voulez que payions vos retraites ! »


Et puis je vais te dire Loulle. Si les « dirigeants » voient ces rassemblements festifs avec panique, c'est qu'ils ont compris qu'il y avait là pour eux un danger potentiel énorme. Imagine qu'au lieu de se filer rencart pour boire quelques canons, les jeunes - et les moins jeunes - se filent rencart à cinq ou dix mille, par exemple lors d'une visite de not'bon président, pour lui balancer quelques tomates...ou autres choses ? Imagine qu'ils se donnent rencart à cinq ou dix mille autour d'une grosse boite multinationale qui largue ses employés comme des kleenex sales ? Imagine qu'ils se filent rencart autour d'une centrale nucléaire qui expédie ses déchets on ne sait où ? Les champs d'actions sont immenses Loulle ! Pleins de dangers ou d'espoirs, selon le côté où l'on se trouve ! Et c'est imparable, l'internet, par définition, passe partout et est inarrètable.


- Intéressant Victor. Intéressant. Je ne verrais plus ces apéros géants de la même manière... Tè ! C'est ma tournée. Qu'est-ce que tu bois ?


- Un Communard, rouge et cassis, comme d'hab...


 

apero géant.jpg

 

 

 

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20/05/2010

Europe: Et si les Rosbifs se cassaient ?

 

perfide albion.jpgAlors ! Qu'est-ce qu'on fait ? Le nouveau patron du Rosbifistan, David Cameron, avait promis un référendum pour déterminer si son pays devait rester dans l'Europe ou en sortir. En voilà une idée qu'elle serait bonne ! Mais cassez-vous donc messieurs les Anglais ! Cassez-vous ! Vous croyez qu'il aura les couilles de faire ça le Cameron ? Ça m'étonnerait fort, tenu aux roubignoles qu'il est par son jumeau lib-dem comme ils disent, mais qui sait ! On peut toujours rêver et espérer. Peut-être pas cette fois, mais dans six ou huit mois lorsque, inéluctablement, les deux jeunes pacsés se sépareront et que les Rosbifs revoteront...


Aux conservateurs d'aller jusqu'au bout de leurs diatribes europhobes et d'assumer les conséquences de leur choix. Hélas, je soupçonne qu'ils n'en ont aucune envie, car c'est une chose de bloquer tout le monde et une autre de rester sur le bord de la route en choisissant le splendide isolement. Ou plus justement, c'est une chose d'avoir un discours populiste rendant l'Europe responsable de tous les maux et assumer les conséquences réelles qu'aurait pour les Rosbifs un tel retrait... Si les conservateurs estiment vraiment que l'appartenance à l'Union est contraire aux intérêts de la Grande-Bretagne, il leur suffira de décider, soit par voie parlementaire, soit par voie référendaire, d'en sortir comme l'autorise l'article 50 qui prévoit que « tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union ».

Un proverbe rosbif dit : "If your can't beat it, join it". En l'occurrence, après avoir tout fait pour saboter la création de l'Europe - on se souvient de leur « zone de libre échange » faite pour torpiller le marché commun - le Royaume-Uni a mendié pendant des années son entrée dans la CEE. Une fois entré, il n'a eu de cesse d'œuvrer contre l'Europe politique, contre l'Europe sociale et a même porté un grand coup au principe de solidarités entre européens en exigeant un rabais sur sa contribution au budget, le fameux « I want my money back ! » de l'exécrable Margareth Thatcher (des milliards d'euros que nous continuons à casquer d'ailleurs !). Ils ne sont ni plus ni moins qu'un sous-marin étazunien ayant pour mission de torpiller l'Europe. Et ils ne sont pas loin d'avoir réussi...

Le jour où les Rosbifs - majoritairement europhobes - quitteront l'U.E. sera un jour de fête réellement bénéfique pour cette union à but politique. Car la finalité de l'Europe - en tout cas celle qui me fait encore bander et dont rêvaient les pères fondateurs - est de devenir une puissance politique fédérale. C'est un processus long, difficile compte tenu du poids du passé européen, mais c'est une utopie unique dans le monde et qui deviendra un jour réalité. L'idée de la Commission (pour une fois qu'ils en ont une !) de vérification avant vote national des budgets des états serait un pas significatif dans le sens d'une Europe fédérale. Mais bien sûr, comme d'hab, vous avez entendu les cris d'orfraie de nos « dirigeants » ?


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17/05/2010

LIBRE ! Et même pas de Sarko sur la photo...

 

 

chimulus clotilde reis.jpg

Après avoir libéré les infirmières bulgare, les Archés de Zoë, Ingrid Bétancourt et maintenant Clotilde Reiss, s'il pensait à LIBERER LE TERRITOIRE LUI-MÊME ?

 

Merci à Chimulus

 

15/05/2010

Il ne boit même pas, pourtant nous on trinque...

 

 

 

chimulus apéro élysée.jpg

 

 

En plus, même pas vrai... Rien de va plus...

Merci à Chimulus

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14/05/2010

Big Brother Awards 2010: une brillant palmarès.

 

big brother.jpgBig Brother Awards 2010 : Et 10 Prix Orwell pour les 10 ans, 10 !

La liste des lauréats des Prix Orwell 2010, sanctionnant les pires atteintes à la vie privée, aux libertés publiques et individuelles, semble interminable. De mémoire d'organisateurs, jamais le choix n'a été aussi difficile. Nos jurés (1) ont d'abord absolument tenu à exclure le plus attendu des Big Brothers, Nicolas Sarkozy, pour dopage et récidivisme chronique, et préféré "récompenser" les plus méritants de ses exécuteurs, qu'ils soient ministres, hauts fonctionnaires, élus locaux, entreprises, médias ou personnalités. Résultat : dix trophées décernés, neuf prix Orwell et un prix Voltaire pour cette 10ème édition des BBA !

 

 

Orwell Etats/Elus :

 

Eric Besson, ministre de l'immigration, remporte le Prix haut la main. Les chefs d'inculpation sont multiples : durcissement des quotas d'expulsions, refus de disculper les personnes et associations aidant les migrants, expulsion expéditives hors contrôle du juge des libertés et non respect des droits des migrants. Comme dit Eric Besson "c'est pas Auchwitz". Encore heureux !...

Loin derrière lui, la pourtant très méritante Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur puis de la Justice (après avoir officié à la Défense), primée l'an dernier pour son efficacité policière : triplement des caméras de "protection", commande d'un rapport approximatif sur leur efficacité, et sa contribution à la Loppsi 2 (loi de programmation sur la sécurité), toujours en chantier. Cette année MAM a été envoyée au charbon pour passer en force la loi de « modernisation de la Justice ». Sarkozy vient de laisser tomber le projet de loi et MAM a désormais contre elle toute la magistrature. Petite dernière, avec son tailleur et ses crocks roses : Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, pour le giga-fichier H1N1 convoité par ses amis les labos, et son incompétence à protéger les français des appétits des protagonistes du DMP et du DMP Pro.

 

La catégorie Etats/Elus était si fournie en candidats poids lourds que deux mentions ont été instaurées : 
- Mention spéciale Fichiers A la quasi unanimité, le jury a souhaité récompenser les ministres successifs de l'Education nationale (en l'espèce, Xavier Darcos puis Luc Chatel), pour six années d'efforts à mettre en place un fichage systématique (sans base légale et dénoncé par des instances de l'ONU comme le Conseil des droits de l'enfant) des enfants dès l'âge de trois ans. Base Elèves et la BNIE (Base nationale d'identifiants élèves) sont le socle d'un futur "Safari", qui permettra un fichage à la source des futurs actifs, façon "casier scolaire". Deux autres fichiers ont été distingués : le @RSA d'Eric Woerth et Martin Hirsch, qui n'est que le dernier fichier entrant dans le croisement des bases de données sociales mises en place pour contrôler les précaires et les autres. Et le fichier H1N1 de Roselyne Bachelot justifié entre autres par l'argument asséné en pleine crise grippale : « et des gens vont mourir ».

- Mention spéciale "Exécuteurs des basses oeuvres" : elle récompense ces hauts fonctionnaires, petits chefs ou élus zélés sans lesquels la machine à broyer ne serait pas aussi performante. Grand gagnant : Eric Ciotti, député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes. Il est rapporteur de la dernière loi sécuritaire de l'ère Sarkozy ("Loppsi2"), "porte-flingue" du gouvernement pour toutes les questions de sécurité intérieure, et "conducator" zélé d'un département qui veut être le premier à supprimer les allocations aux familles en difficultés. Dommage pour les perdants : Alex Türk, président de la CNIL maintes fois nominé et qu'on ne présente plus, et Christian Pasta, procureur de la République d'Alès, inconditionnel du FNAEG qui s'est acharné, en vain, à faire condamner un faucheur d'OGM refuznik, car "limiter aux seules infractions sexuelles n'était pas suffisant pour alimenter le fichier"...

 

- Orwell Localités : Tir groupé pour les Alpes Maritimes ! Car c'est le maire de Nice Christian Estrosi qui décroche la palme du pire élu local de ces BBA 2010. Estrosi - qui a propulsé Eric Ciotti dans son fief du « Zéro-Six » - est le promoteur en tant que ministre de la fameuse loi « anti-bandes » votée cette année, mais c'est surtout pour sa volonté de faire de sa ville un laboratoire de la vidéosurveillance qu'il a été distingué (en projet, un réseau 600 caméras à Nice pour un investissement de 7,6 millions d'euros). Les « dauphins » d'Estrosi sont d'abord le duo de choc Francis Delattre et Sébastien Meurant, deux élus du Val d'Oise qui sont allés fouiller dans les fichiers pour discréditer un adversaire politique (Francis Delattre étant par ailleurs, fait aggravant, un ex-commissaire de la CNIL !). Et ensuite, médaille de bronze pour le maire de Grenoble Michel Destot, déjà connu pour sa longue implication dans les nanotechnologies, qui s'est fait pincer en installant clandestinement des caméras-dôme sur le trajet habituel des manifs, anticipant sur la Loppsi2 qui prévoit que le préfet puisse procéder à de telles installations mêmes éphémères.

- Orwell Entreprise : le Prix revient aux banques BNP Paribas, la Banque Postale, LCL, la Société générale... et tous les autres établissements bancaires qui laissent ou incitent leurs employés à dénoncer aux services de la Préfecture les clients sans papiers venus à leur guichet. Les deux autres candidats distingués sont la filiale chinoise d'Alcatel - Alcatel Shanghaï Bell - pour collaboration et fourniture de moyens de surveillance à la dictature de Birmanie, et la RATP pour ses passes Navigo, ses caméras clandestines dans le métro, ses panneaux de pub "espions" et sa politique au service de l'argent et de la sécurité, et non de l'usager.

(source : pc inpact)

- Mention spéciale Internet : elle distingue Trident Media Guard & son actionnaire Thierry Lhermitte, qui escomptent bien faire des profits faciles sur la surveillance des internautes autorisée par l'Hadopi. A une voix près elle échouait aux services web de géolocalisation, la nouvelle armada aspireuse de vie privée du Web 2.0 (Foursquare, Gowalla, Yelp, Plyce, Tellmewhere (Dismoiou en France) et autres Veniu. Et à deux voix près, elle atterrissait dans l'escarcelle de Pages Jaunes et de sa très intrusive nouvelle acquisition 123 People championnes du web-renseignement à l'insu de ceux qui en font les frais et doivent montrer leurs papiers pour espérer qu'on les oublie.

Orwell Novlang : Brice Hortefeux, notre nouveau et célèbre auvergnant ministre de l'Intérieur, n'est pas oublié. Il a signé le décret imposant le terme de « videoprotection » (ce dossier lui a été associé) et la modification de tous les textes règlementaires, histoire de rétablir une réalité sinon sécurisante du moins sécurisée. Ensuite le jury a été sensible à la campagne dite des « Voisins vigilants », autre avatar de la nouvelle sémantique orwellienne, qui pousse la population à s'entre-surveiller. Une mode qui contamine de plus en plus de municipalités. Derniers dossiers remarqués par le jury : le projet Doxa (analyse des « sentiments des consommateurs »), derrière lequel plane l'ombre du groupe Thales), et le professeur Cabanis, qui a fait un éloge remarqué de la biométrie : « la réponse biologique de l'Homo Technologicus qui protège Homo Sapiens de l'insécurité du monde » (sic).

- Mention spéciale médias. Dans cette catégorie, les journalistes « qui soufflent sur la braise sécuritaire » méritaient bien une petite mention. Parmi les six cas d'école soumis au jury - deux pour TF1, M6, France 2, France 3 et un plumitif du Figaro -, le jury finalement placé ex-aequo Les Infiltrés (France 2 / CAPA) qui piochent leurs sujets dans les communiqués de l'Intérieur, et le journaliste du JT de TF1, dans l'affaire Continental, pour avoir diffusé des images non-floutées qui ont permis d'arrêter et de condamner des syndicalistes.

 

- Prix Voltaire : Il récompense des individus et des collectifs qui luttent contre la surveillance et tentent d'enrayer la frénésie de contrôle des élus et des responsables publics et privés.

Parmi les huit candidats en lice cette année, c'est le groupe Pièces et main d'oeuvre (PMO), né à Grenoble il y a une dizaine d'années et son minutieux travail d'information sur les relents totalitaires des techno-sciences, qui a remporté les suffrages. Ils sont notamment parvenu à contrer avec éclat la campagne d'acceptation des nanotechnologies organisée fin 2009 par le gouvernement via la "Commission du débat public" (CNDP).

Le jury a ensuite été sensible au mot d'ordre du REFI, le Réseau Emploi Formation Insertion, composé de salariés des services publics (Pôle Emploi, organismes sociaux, direction du travail, associations, organismes de formation...) qui refusent de participer à la chasse à l'étranger et au fichage systématique de la précarité. Les autres candidats à ce prix Voltaire sont : Geoffrey Dorne, qui a développé un attirail artistique de contre-surveillance, les collectifs CREP (Strasbourg) CDL (Paris) et un collectif anonyme de Grenoble qui "démontent" les caméras de "protection"dans leurs quartiers, le collectif anti-pub Les Déboulonneursqui avait bien cru s'être débarrassés des panneaux espions du métro, et enfin le tandem de sociologues Tanguy Le Goff & Eric Heilmann, dont l'étude critique a dégonflé le fameux Rapport censé prouver l'efficacité de la vidésurveillance.

Et puis surprise le jury a exigé...

- un Prix Spécial du Jury - 10 ans des BBA remis à Alex Türk, sénateur du Nord et président de la Commission de l'informatique et des libertés (CNIL). Il a finalement été distingué par ce Prix Spécial, après avoir été un candidat malheureux pendant de si nombreuses années.

C'est presque un vétéran dans son domaine : lorsque les BBA se sont mis à faire le travail qui devrait être également le sien, avec leur première édition en 2000, Alex Türk était déjà "simple" commissaire à la CNIL. Il en deviendra président en 2004, et sa posture de « garant » des libertés à l'ère du numérique, alors qu'il a lui-même participé à l'érosion des pouvoirs de la CNIL, ainsi que son double discours perpétuel a poussé le jury, à l'unanimité, à l'extraire de la sélection pour lui réserver cette distinction particulière. Il était nominé en tant qu' « exécuteur de basses oeuvres » et pour son appétit à jouer de la « novlangue » avec persévérance. Il a d'ailleurs réagi dans la journée... Un message liminaire et un brin suffisant, posté... sur Facebook.


Vous retrouverez en ligne la liste des nominés et des primés ainsi que les dossiers complets, candidats par candidats.

Des remises de prix pourront avoir lieu d'ici l'Orwell Party anniversaire du 29 mai 2010. Nous vous en tiendrons informés.

Et nous vous donnons bien sur rendez vous le 29 mai 2010, au Théâtre la Belle Etoile de la Cie Jolie Môme (Saint Denis 93) pour un après midi d'ateliers Barcamp sur le thême de la contre-surveillance, ainsi que pour la remise du Palmarès BBA Spécial 10 ans, où les gagnants seront cette fois-ci choisis par le public.

Grand fraternellement vôtre L'équipe des BBA France.

(1) Le jury 2010 accueillait cette année : Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Véronique Decker, directrice d'école, Collectif national de résistance à Base élèves, Gaëlle Krikorian, sociologue, membre de La Barbe, des Tumultueuses, de Cette France-là et d'Act Up Paris, Agnes Mel, assistante sociale, Mouvement Antidélation, Francis Mizio, auteur, écrivain, Jean-Pierre Petit, Souriez vous êtes filmés, Maurice Rajsfus, fondateur de l'Observatoire des Libertés publiques (Que fait la police ?), Sylvia Preuss-Laussinotte, juriste, Groupe d'information et de soutien aux immigrés (Gisti), François Sauterey, Réseau associatif et syndical, Collectif Non a Edvige et Thomas Sauvadet, sociologue.

Liens utiles :
- Le site des BBA : http://bigbrotherawards.eu.org
- La liste des primés/nominés de l'édition 2010
- Les Surveillés se rebiffent
- L'affiche officielle, réalisé par Cyril Cavalié (version haute définition pour impression format A3) 
- "Les surveillants surveillés", le livre des BBA à lire sur sur le site des Editions Zones : http://www.editions-zones.fr/spip.php ?article80 ou à acheter (13€) dans toutes les bonnes librairies en guise de soutien à notre action.


La Belle Etoile

La Belle Etoile, théâtre de la Compagnie Jolie Môme, 14 Allée Saint-Just, 93210 Saint-Denis (pas de panique, c'est à 15 minutes de Paris, juste derrière le boulevard périphérique !-)

 

Sources: http://bigbrotherawards.eu.org/article1210.html...


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13/05/2010

Sous la burqua, qui sont, où sont les « forces du mal » ?

Les députés ont voté à une forte majorité (sauf les communistes à part Gérin, et les verts !!??) une résolution contre le port de la burqua ou du hijab, cette expression vestimentaire de l’esclavage et de la négation de la Femme qu’une secte qui défigure l’islam tente d’imposer, par provocation, à certaines de nos compatriotes. Ils n’ont fait que le minimum syndical ! Si loi il doit y avoir, elle doit prendre en compte aussi les dérives comme la généralisation de la viande hallal, les horaires séparés dans les piscines, les menus spéciaux dans les cantines, les prières dans la rue, bientôt les salles de prière dans les entreprises, etc. Car chaque reculade est comprise par les Nazes-Islamistes comme une faiblesse et fêtée comme une victoire qui appelle d’autres provocations. Il n’y a dans cette démarche ni racisme, ni islamophobie, simplement le respect de nos valeurs républicaines. Ça, les gaucho-islamistes ne le comprennent pas…

 

burka.jpg

 

 

Lisez-donc ci-dessous, avec son autorisation, l’opinion d’un musulman éclairé, Abderrahmane Hakkar :

 

"Islamophobie : Qui est responsable ?

 

Pourquoi cette peur de l’Islam et des Musulmans ? Pourquoi les Musulmans sont-ils toujours incriminés et montrer du doigt ? Pourquoi les Musulmans sont-ils considérés comme des criminels notoires ? Pourquoi les Musulmans sont-ils rejetés par les autres ? Pourquoi ? Pourquoi et des milliers de pourquoi pourraient êtres posés pour connaître qui est responsable de cette haine envers et les musulmans et l’Islam ?

 

Afin de nous disculper, nous pouvons accuser les juifs, les chrétiens, les russes, les Américains, les hindous, l’ensemble des occidentaux et montrer du doigt même les «démons ». Ok, mais il faudrait au moins pouvoir justifier comment ces forces du mal, précitées plus haut, sont-elles responsables de nos malheurs ? Pour le faire, il est inutile d’aller chercher très loin ce que nous avons au coin de la main. La tragédie qu’a connue l’Algérie a fait plus de 250.000 victimes et des milliers de disparus. Des bébés ont été égorgés, des femmes violées et assassinées, des familles entières ont été décimées.

Pour rappel seulement, plus de 1100 personnes ont été massacrées dans le village de Ramka situé dans la région de Rélizane, en une seule nuit. Ce massacre a eu lieu en 1998, au mois sacré de ramadhan, mois de pitié et de solidarité. Mais qui sont les auteurs de ces horreurs et horribles massacres ? Sont-ils encore les forces du mal évoquées plus haut ? Nous ne pouvons pas le dire car tout le monde sait qu’en Algérie 99,99% de la population est de confession musulmane.

Ce qui se passe aujourd’hui même en Somalie, au Yémen, au Soudan et dans plusieurs autres pays arabo-musulmans, est-ce que se sont encore les forces du mal et les impies qui sont responsables ? Les jeunes qui se font massacrer par dizaines et qui se font exploser en Afghanistan, au Pakistan et en Irak, est-ce que les responsables sont toujours les mêmes forces du mal ? Effectivement, se sont les forces du mal qui sont responsables. Mais, les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam ont endoctriné des milliers de jeunes faisant d’eux de véritables bombes humaines.

Les forces du mal sont ceux qui au nom de la religion, violent les femmes sous la couverture de «Zawadj al Moutaa». Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam, enlèvent des innocents avant de les décapiter. Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam font exploser des trains, des métros, des édifices et des lieux publics. Les forces du mal sont ceux qui au nom de l’Islam massacres des êtres humains à coups de pierres « lapidation ». Les forces du mal sont ceux qui accusent d’impies toute personne qui ne suit pas leurs idéologies. Ce sont ces mêmes forces du mal qui sont à l’origine des malheurs des Musulmans et qui ont souillés l’image de l’Islam."

Abderrahmane Hakkar

 

http://lavoixdesmartyrsdelalibertedexpression.blogs.nouve...


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12/05/2010

Kevin-Georges Marché nous parle !

 

 

cochonsquiniquent copie.jpg


"Salut les clampins ! Je m’appelle Kevin-Georges. Kevin-Georges Marché ! Avec mes frangins Stephen-Bankster Marché, Tony-Hedge-Fund Marché, Jimmy-Insurance Marché, Jef-Notation-Agency Marché et le grand Jeremy-Trader Marché on se la pète au champagne comme jamais ! On se goinfre que vous pouvez pas savoir. Faut dire que pour vous le mettre sans vaseline, on est les meilleurs. Champions du monde !!! Et ça fait deux fois en moins de deux ans ! Attendez : vous êtres tellement cons, que ne pas vous enculer, ce ne serait pas raisonnable.

 

Tiens. On s’est arrangé pour foutre la merde en Grèce, maillon faible de la zone euro. Ceci en jouant à la fois sur le dénigrement de la dette des buveurs d’ouzo pour faire monter les taux d’intérêt, et sur le prix de l’assurance garantissant ces dettes. Gagnants à tous les coups ! On en a acheté tant qu’on pouvait de ces dettes pourries des bouffeurs de moussaka. Et ça a foutu la panique au-delà de toutes nos espérances. La walkyrie Merkel ne voulant pas casquer malgré les pétards mouillés du nain dressé tous ergots dehors sur son tas de fumier, ça s’est enlisé… Alors, nous, la famille Marché, on a appuyé le pied sur la tronche de la pauvre Hellène jusqu’à ce qu’elle suffoque. On leur à joué le grand air du Titanic : toutes les bourses qu’on a fait plonger sciemment, et consciemment. Alors on a acheté à vil prix de belles en bonnes actions à côté des dettes d’états. Les autres pichepois de la zone euros se sont alors estrassés l’oignon pour sortir leur bel et bon pognon. 750 milliards qu’ils ont sortis ! Enfin, qu’ils ont mis en caution…des dettes pourries non seulement de la Grèce, mais de tous les autres Pigs de l’Europe ! Même Trichet – quel beau nom pour un banquier ! – a bouffé son chapeau en acceptant que la Banque centrale européenne achète directement les créances les plus pourries ! Autrement dit, pour nous, c’est une assurance tous risques : la garantie des états pour les dettes à venir, et on va refourguer les sacs de merde de la dette grecque, portos on espanche à la BCE qui s’est engagé à les racheter ! C’est-y pas beau ça ! Eh ! Vous avez vu la bourse ? En quelques heures, on vient de se gaver ! On est pas des cadors dans le genre ruffians dans la famille Marché ?

 

Hardi les mecs ! Mettez-vous en rang, tournez-vous, cambrez vos culs en offrande et ouvrez les miches ! On va vous enfiler avec toute la RIGUEUR voulue ! C’est très bon ca pour « spieler » à nouveau sur l’euro. Car la rigueur qui va vous étrangler, pauv’cons, va encore alimenter l’écart entre les pays qui triment comme l’Allemagne et ses voisins de la zone euro/mark comme la Finlande, les Pays-Bas ou l’Autriche, et ceux qui glandent, nos excellents clients et  amis les PIGS (Portugal, Espagne et Grèce), la France elle-même reste le cul entre deux chaises. Le grand écart de l'euro-groupe est à tout les coups intenable, et ce n’est pas l’embryon de "gouvernement économique" annoncé à grand renfort de communiqués triomphants qui y changera quelque chose.

D’abord, qu’est-ce qui a été décidé à Bruxelles le 10 mai ? Je vais vous le dire :

Première étape : les Etats d’Europe du sud doivent emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d’euros.

Deuxième étape : les banques privées achètent ces obligations des Etats d’Europe du sud. C’est le marché primaire.

Troisième étape : les banques privées de ces Etats du sud refourguent ces obligations pourries à la Banque Centrale Européenne. C’est le marché secondaire.

Bilan de l’opération : Les banques privées vont gagner des milliards d’euros ! Et la BCE sera plombée pendant des années par ces dettes de merde.

Et kikiva casquer à la fin ? Et kikiva y laisser ses couilles ? Ben vous bien sûr. Vous les CONtribuables, vous les CONsommateurs. A nous les thunes, à nous les femmes siliconées qui pètent dans la soie, à vous le chômage, les retraites de merde, les conditions de travail dégueulasses, la privatisation des parties les plus juteuses des services publics, l’abandon des avancées sociales…

Quoi ? Qu’est-ce que j’entends ? Le peuple risque de se révolter ? Ttsss… Allons, allons. On leur donne des jeux au peuple : le foot, le tiercé, le loto, etc. Ils préfèrent mettre le peu de pognon qu’on leur laisse là que dans leur gamelle, alors… Et puis, qui est-ce qui tient la Force : les flics, l’armée ? Ben c’est nous évidemment à travers nos marionnettes genre Sarko, Merkel ou Berlusconi. Vous les avez élus ? Alors vous fermez vos gueules. Pinochet, ça ne vous dit rien ? Les plus cocus, ce sont tout de même vous, les Français : vous avez voté contre la constitution européenne où toutes nos embrouilles existaient en filigrane, puis vous avez voté pour notre pote du Fouquet’s qui vous a refilé le même plat, à l’insu de votre plein gré !

Cocus, battus, contents…

Allez, la famille Marché débouche une autre boutanche de Champ’, vous rote dans la gueule et vous endoffe profond sans vaseline !"

 

 

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11/05/2010

Les mange-merdes au service de l’industrie chimique ont encore frappé :

 

 

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Bon. J'ai bien digéré l'alose. Je suis donc en bonne disposition pour vous parler de gastronomie... Enfin, c'est un euphémisme.

Un « concours » gastronomique commandité par Nestlé – expert en malbouffe  - a désigné les « meilleurs restaurants du monde ». Rien que ça ! Et parmi ces « restaurants », on trouve évidemment les gargotes chimiques type Ferran Adrià, l’escroc culinaire catalan, son alter ego en merdes chimiques, le rosbif Blumenthal et voilà le nouveau venu, le nouveau « meilleur cuisinier du monde », un obscur gargotier danois, le nommé Redzepi. Ces gens-là pratiquent avec une grande maestria la promotion du dégueuli moléculaire. Ils ne travaillent pas du bar de ligne, de l’entrecôte de l’Aubrac, du foie gras des Landes, des aubergines de Provence, de l’agneau de prés salés. Non ! Ils donnent le meilleur de leur art en assemblant avec subtilité des  alginates, des carraghénanes, du nitrite de potassium, de l’acide hydrochlorique, du propio­nate de calcium, de l’acide cyclamique, du ferro­-cyanure de sodium, du méthylcellulose, etc. Par chance, dans ce classement, on ne trouve aucun chef français. Ouf !

 

On touche là le nec plus ultra de la malbouffe triomphante : cette mode pour bobos fort thunés de la « cuisine moléculaire ». Celle que portent en triomphe ces « guides » prétentieux et corrompus à travers les étoiles attribuées au chimiste catalan Ferran Adria ou à l’empoisonneur anglais Heston Blumental (gargote fermée il y a quelques mois suite à l’intoxication d’une quarantaine de clients !). Quand tu sors de là, si t’as envie de pisser, meffi de pas faire des trous dans tes godasses !

 

En fait, ces connards servent à légitimer une vaste offensive des industriels de la malbouffe à travers un programme appelé « Inicon », financé par l’Union européenne (Ferran Adria à reçu ainsi 15 millions d’euros pour faire bouffer sa merde !!). Ce programme a vu le jour à Bremerhaven, dans les éprouvettes du chimiste TTZ – Technologie-Transfer-Zentrum. Son but : comment remplacer les produits agricoles par des produits de synthèse élaborés en usine, de sorte que les industriels récupèrent les fantastiques profits du fabuleux marché de la bouffe.

 

Tè ! Je vous ai concocté une petite recette de derrière les fag… pardon, de derrière les cuves à mazout : La fricassée de pneus au benzopyrène.

 

- Pour 6 personnes, prenez un pneu Continental de taille raisonnable. Tranchez-le en darnes assez fine et mettez-le à mariner deux jours dans des larmes d’ouvriers lourdés.

- Le matin du repas, sortez vos morceaux de pneus, essorez-les et réservez la marinade de larmes.

- Dans une poêle anti adhésive, faites revenir une douzaine de benzopyrène pas trop mûrs dans un peu de fleur d’hydrocarbure polycyclique aromatique (les meilleurs sont ceux de B.P., ils ont un goût prononcé de marée noire.) Réservez au chaud.

- Epluchez une demi livre d’ovobulmine butylohydrogénée et hachez-les grossièrement puis les verser dans le précédent appareil que vous sublimisez dans de l’azote hydro butanisée. Montez en neige au fouet vigoureusement manié.

- Dressez les darnes de pneus sur les assiettes de vos convives et versez dessus la préparation de benzopyrène. Flambez le tout au kerozène lampant. Parsemez d’oxyde d’uranium râpé. Servir à côté, en accompagnement, les d’ovobulmine butylohydrogénée.

- Priez vos invités de revêtir la tenue étanche n° 65 bis mod 04AD ainsi que le masque à gaz mod 2008 C à rétroviseur incorporé, et passez à table.

 

Ce plat subtil et relevé s’accommode parfaitement de la fragrance délicate d’un Super 95 Château Total ou, pour les connaisseurs, d’un Gazole 2000 grand crû bourgeois « Fleur de Louisiane » de chez B.P..

 

Régalez-vous et  le lendemain, observez les délicats frémissements des petits sarcomes qui poussent sur votre peau ainsi que le délicieux gargouillis de votre cancer de l’œsophage.

 

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