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24/04/2010

Burqua : lettre ouverte d’un Français moyen à Monsieur le Président de la République.

 

Revolution-Delacroix.gif

 

 

Monsieur le Président, vous avez prononcé, à haute et intelligible voix, la phrase suivante : "L'interdiction du port du voile intégral doit être générale, dans tout l'espace public, parce que la dignité de la femme ne se divise pas". Moi qui vilipende à longueur de blog vos actions, vos paroles, vos attitudes quand je les considère – avec ma petite compréhension de Français moyen – comme nuisible à mon pays, la France, je vous dis bravo et merci Monsieur le Président.

 

Il est des moments où la Loi doit trancher, sans autres considérations que la paix, la justice, le bien public, l’harmonie sociale, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité dont vous êtes, de par le suffrage universel, le garant et dont l’Etat est l’instrument.

 

Il est des moments où il faut savoir stigmatiser (Le Robert : blâmer, condamner, dénoncer, 2. flétrir, fustiger.) non pas des citoyens à part entière de la République mais un mouvement sectaire, le salafisme, très minoritaire mais très actif. Derrière la burqua il y a un projet politique visant à confisquer les droits des femmes, à imposer la charia, c'est-à-dire des lois, des coutumes barbares, fanatiques, venues de pays étrangers où le mot Démocratie n’existe même pas, en contradiction totale avec les valeurs de notre République. Ces gens-là sont en terre de mission. Celle-ci étant dans un premier temps d’imposer le communautarisme avant de conquérir les leviers de commande de la République. Ces Nazes-Islamistes sont en guerre contre nous. Ils veulent la destruction de nos valeurs. Il faut donc répondre sans concessions à leurs provocations. C’est le voile à l’école (problème résolu par une Loi courageuse) la généralisation de la viande hallal, les horaires séparés dans les piscines, les menus spéciaux dans les cantines, les prières dans la rue, bientôt les salles de prière dans les entreprises, etc. Chaque reculade est comprise par les Nazes-Islamistes comme une faiblesse et fêtée comme une victoire qui appelle d’autres provocations.

 

En mettant un coup d’arrêt à ces provocations, vous libèrerez nos concitoyens musulmans qui ne demandent qu’à vivre, qu’à apporter leur pierre à l’édifice commun de notre société, avec leurs différences, leur dynamisme, leur force de travail, leur imagination. En les débarrassant des pressions et des menaces des fanatiques fondamentalistes, vous leur permettrez de vivre, dans le respect de la Laïcité française, un islam apaisé, modernisé, retrouvant la spiritualité des Soufis, les savoirs d’Averroès, les subtilités d’Omar Khayyâm, l’humour de Nasr Eddin Hodja.

 

S’il faut bousculer le Conseil constitutionnel, bousculez-le ! Les Français suivront. S’il faut bousculer le droit européen, bousculez-le, les Européens suivront.

 

Ne vous laissez pas manipuler par les « munichois » qui, tant à droite qu’à gauche, sont prêts à courber l’échine pour se faire sodomiser.

 

Les suivre serait avoir, à terme, le déshonneur ET la guerre civile.

 

Ne pas mettre un coup d’arrêt aux menées de ces ennemis de l’intérieur que sont les Nazes-Islamistes serait une terrible régression démocratique et un message désastreux envoyé aux femmes qui n’ont d’autre choix que de porter ce symbole d’asservissement. Ce serait une trahison vis-à-vis des femmes qui, dans les pays musulmans, luttent pour s’émanciper d’un obscurantisme qui les nie, les martyrise, les esclavagise, les tue. Car, de par le monde, elles sont des milliers, des millions ces femmes courageuses qui regardent la France comme un exemple, un espoir de s’affranchir enfin d’une existence qui n’est qu’une mort sociale.

 

Plus de mots Monsieur le Président, des actes.

 

Vous êtes le président d’un pays qui n’est pas comme les autres : il est celui qui a montré au monde la voix de la Liberté, de l’Egalité,  de la Fraternité. Il ,est celui qui a inventé les Droits de l'Homme, et donc AUSSI des FEMMES !

 

Puissiez-vous porter dignement ce lourd autant qu’exaltant héritage de notre grande Révolution.

 

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22/04/2010

Samaranche a libéré le territoire…

 

Il sera certainement pleuré dans les milieux du C.I.O. (comité international olympique), lieu géographique du fric et de la magouille sportive, autant que parmi les nostalgiques du franquisme et…les anciens du K.G.B.

 

 

Le C.I.O., multinationale bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, a été dirigé de 1980 à 2001 par ce grand démocrate : Juan Antonio Samaranch Torello, né le 17 juillet 1920 à Barcelone. Le roi d'Espagne lui a conféré le titre de Marquis de Samaranch en 1982.

 

samaranch-franco.jpgMembre de la Phalange espagnole traditionaliste et des Juntes offensives NationalSyndicalistes, deux mouvements affidés au leader fasciste José Antonio Primo de Rivera, il fit une belle carrière dans l'Espagne de Franco dont il salua la mort dans un éloge appuyé («sa prise en main de l'Espagne durant trente-neuf ans a signifié pour elle l'ère de prospérité et de paix la plus longue que notre pays ait connue»).

 

Né dans une riche famille catalane, il a été chef de mission pour l'équipe espagnole à de nombreux événements olympiques avant d'être nommé au gouvernement espagnol secrétaire des sports par Franco en 1967. Il devint aussi à cette époque président du comité national olympique et un membre du CIO. Il a été vice-président du CIO de 1974 à 1978, et il a été nommé ambassadeur d'Espagne en Union soviétique et en Mongolie de 1977 à 1980.

 

Après les jeux d'été de 1980, le président Lord Killanin démissionna et Samaranch fut élu comme successeur. Et ce fut alors la grande valse du pognon, des sponsors, des droits télés, de la politique de l’autruche devant le dopage, etc. Durant son mandat, Samaranch a effectivement réussi à améliorer la santé financière du mouvement olympique grâce aux droits télévisuels et aux partenariats. C’est à lui qu’on doit la forme dite « moderne », c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O

 

Mais ce n’est pas tout. Le lieutenant-colonel Popov a lancé contre le marquis, dans son livre paru il y a peu, « LeKGB joue aux échecs » (Editions Terra, Moscou, 2009) des accusations encore plus « croustillantes ». Selon lui, le vénérable et tout-puissant patron du sport olympique aurait été recruté… par le KGB alors qu'il était ambassadeur d'Espagne en URSS (1977-1980) !

 

Comment l'ancien secrétaire aux Sports sous Franco en serait-il arrivé là ? «Ambassadeur en URSS, est-il écrit dans le livre, Samaranch s'est passionné pour l'histoire et la culture russes. Et tout particulièrement pour les antiquités russes, qu'il collectionnait avec amour et rapportait dans son pays, l'Espagne.» Or, l'exportation d'objets d'art était alors considérée comme de la contrebande, interdite par la loi et étroitementsamaranche-poutine.jpgsurveillée par le KGB. Quand les services du Kremlin eurent vent des « trafics » de l'ambassadeur, ils vinrent lui proposer un marché : « Soit la publication d'articles dans la presse soviétique et étrangère sur ses activités illégales, ce qui aurait immanquablement mis fin à sa carrière diplomatique, soit une collaboration avec le KGB en tant qu'agent secret. » Samaranch aurait choisi la seconde option. Elle avait l'avantage d'éviter un scandale personnel et de favoriser, plus tard, sa carrière en échange, vraisemblablement, de quelques menus services.

 

Pourtant les Jeux Olympiques, créé par Pierre de Coubertin… Cette magnifique fête de la jeunesse, cet instant de paix mondiale… Tè ! Fumes ! Une belle escroquerie mentale. Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs  kapos ».

 

Au fait le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal lui aussi dans le genre facho. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prônait la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court Coco, et ne réfléchit surtout pas !

 

Ses idées sont intéressantes :

 

« La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

 

« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

 

« Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.

 

Il considérait que les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ont été les mieux organisés depuis l'origine. Il était un grand admirateur de Hitler qui le lui rendait bien : le sinistre führer a appuyé une demande de prix Nobel pour Coubertin (qui lui aurait été refusé à cause de cet appui). Hitler (à la recherche de crédibilité pacifiste) a également proposé de subvenir aux besoins de Coubertin via une rente (refusée par ce dernier tout de même).

 

Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il avait tout compris le César (Kaiser, Tsar).

 

Allez, Samaranche, repose en paix, je n’irais quand même pas cracher sur ta tombe. (C’est trop loin !)

 

 

 

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Banzaïe ! Nouvelle reculade des sarko-trafiquants.

la tache qui rit.jpg

Le 30 août 2007 devant les patrons du Medef - ceux qui tirent les ficelles qui font bouger la marionnette - l'Axe de la Pensée Universelle a promit : «La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur. Je veux y mettre un terme.» Sa ministre de la justice de l'époque, Rachida Dati, avait renchéri: «Le constat a été fait de longue date d'un risque pénal excessif. Ce risque entrave l'action économique.»

Ce dont il s'agissait, c'était d'établir une justice « berlusconienne » : supprimer pratiquement toute possibilité de poursuivre les crapules en col blanc qui commettent à tire-larigot ce qu'on appelle des abus de biens sociaux (en français des magouilles qui permettent à des patrons et des dirigeants de confondre la caisse de l'entreprise avec leur portefeuille personnel, volant ainsi leurs salariés mais aussi les organismes sociaux et l'Etat).


Comment faire ? La voie choisie par les sarko-trafiquants était de tailler dans le régime particulier de la prescription (le délai au-delà duquel une action en justice ne peut plus être intentée) de ce genre d'infractions. Son projet prévoyait que tout délit financier serait prescrit six ans après la date où l'infraction a été commise et ce «quelle que soit la date à laquelle elle a été constatée».

Actuellement, concernant ces «abus de biens sociaux» (A.B.S. - l'essentiel de la délinquance en col blanc), la prescription est de dix ans et démarre au moment où les faits sont dénoncés - et non pas au moment où l'infraction est commise, comme pour la plupart des délits. Ce régime particulier est lié au fait que ce type de délit est difficile à détecter, les grosses boites qui s'y vautrent ayant à leur disposition des armadas d'experts-comptables rompus à l'art de la dissimulation. Ainsi avec la « réforme » sarkozienne prévue, l'essentiel de ces A.B.S. mais aussi les délits financiers passeraient à la trappe. Autrement dit il s'agissait d'assurer l'impunité des criminels en col blanc.


Eh bien - et c'est passé tout à fait inaperçu pour cause d'enfumage au nuage volcanien - MAM a déclaré abandonner cette « réforme », mettant en avant les procès d'amiante et autres, mais en fait cédant devant la résistance farouche de la Magistrature.


Mais il ne faut pas trop se leurrer, la suppression de fait de la justice financière est largement en route à travers le démantèlement des pôles financiers. Ainsi le pôle financier  de Nanterre - celui-là même qui enquêtait sur le Conseil général des Hauts-de-Seine, un temps présidé par le ci-devant Sarkozy de Nagy Bosca Nicolas - a vu le nombre de ses juges d'instructions passer de neuf à trois (plus un demi !) Quant aux enquêtes qui leurs sont dévolues, elles touchent à des affaires de carte bleues volés ou de chèques bidon. Plus aucune affaire d'envergure. Serait-ce que les cols blancs se seraient acheté une conduite ? C'est plutôt que les enquêtes sont maintenant traitées sous le régime quasi discrétionnaire de « l'enquête préliminaire », c'est-à-dire sous la responsabilité exclusive des procureurs, donc du pouvoir exécutif. Ainsi, ce pouvoir peut, selon ses accointances, ses intérêts, ses amitiés, ses inimitiés, enterrer une affaire ou au contraire lui donner un relief particulier.


Maintenant, il faut lutter pour faire abandonner aux sarko-trafiquants la suppression de ces merveilleux fouille-merde que sont les juges d'instruction, afin de démanteler ce système de mise hors les rigueurs de la loi des délinquants encravatés.


Serait-ce le début d'une « mani pulite » à la française ?


Lacordaire disait : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime, c'est la loi qui affranchit. »

 

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20/04/2010

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « Et si le volcan Jélairfol déclenchait la Révolution ? »

 

 

vamps.jpg

 

 

- Eh alors, M’ame Michu. Qu’est-ce que c’est que ce masque ? On n’vous a pas dit que la grippe Bachelot, c’était fini ? On ne vous a pas dit que c’était même du bidon fait pour engraisser les labos ?

 

- Ben, c’est pour le nuage à cause du volcan « jélairfol » ou un truc comme ça. C’est au cas où il s’arrêterait pas aux frontières, comme celui de Tchernobyl.

 

- Eh non, il s’est pas arrêté vu que maintenant, avec l’Europe, les frontières sont ouvertes… Mais c’est les avions qu’il aime bien le nuage. Il les attend les avions, puis quand ils approchent, il les passe à la sableuse, les chauffeurs ne voient plus rien à travers leur pare-brise opaque et les moteurs toussent puis s’arrêtent. Vaut mieux pas être dedans quand ils retrouvent le plancher des vaches les avions !

 

- J’m’en fous, j’prends jamais l’aéroplane. Alors finalement je peux enlever mon masque ?

 

- V’z’aurez l’air moins débile. Mais ce nuage, moi, il me plait bien. Y a eu des précédents bien intéressant dans l’histoire…

 

- Ah bon ! Et quoi donc ?

 

- Ben j’ai lu dans un journal ceci concernant le « Laki » un volcan islandais proche du « Jélairfol »: "L’éruption du Laki commença le 8 juin 1783. Au début elle fut explosive, puis elle continua en émission de lave pendant des mois, jusqu’en février 1784. Les cendres recouvrirent l’île, et de 50% à 80% des animaux d’élevages moururent. La famine qui suivit décima environ 20% de la population islandaise. Mais ce n’est pas tout. En cet été 1783, un anticyclone puissant et centré durablement sur le nord de l’Atlantique envoya les fumées vers le reste de l’Europe, comme ces jours. Il faut savoir que l’« on estime que 122 millions de tonnes de dioxyde de soufre furent émis dans l’atmosphère, l’équivalent de trois fois les émissions industrielles annuelles en Europe et l’équivalent d’une éruption comme celle du Mont Pinatubo en 1991 tous les 3 jours. L’émission de dioxyde de soufre coïncidant avec des conditions climatiques inhabituelles provoqua un épais brouillard sulfuré qui se répandit à travers l’Europe occidentale, provoquant des milliers de morts durant 1783 et l’hiver 1784. Un nuage de poussière recouvrit les 2/3 de la France et se déposa en partie au sol. Les années qui ont suivi l’éruption du Laki en 1783 furent marquées par des phénomènes météo extrêmes, dont des sécheresses et des hivers très rigoureux, puisqu’on disait que le pain et la viande gelaient sur la table de la cuisine et les corbeaux en plein vol. On vit une accentuation du petit âge glaciaire. La ligne de grain orageux qui traversa la France du sud au nord, en été 1788, détruisit presque toutes les récoltes du pays. On pesa des grêlons de 10 livres (5 kg). La situation des paysans fut si désespérée que la révolution éclata en 1789. Ces modifications climatiques et le volcan Laki ne sont peut-être pas seuls en cause, mais les historiens admettent que leur influence fut considérable dans les événements politiques qui mirent fin à la royauté. On estime que le nuage de cendre modifia le régime des moussons en Afrique, faisant baisser le niveau du Nil et l’irrigation de la plaine céréalière d’Egypte".

 

- Ben ça ! On va avoir la Révolution alors ?

 

- On peut en tout cas l’espérer M’ame Michu ! Il serait temps que les fils des Sans-culottes se réveillent, comme le volcan…

 

- Bon. Ben je vais acheter de l’huile, du sucre, des pates et du riz. On n’sait jamais…


 

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19/04/2010

Tè ! La semaine commence bien : vive le volcan et le pétrole cher !

 

 

volcan islandais.jpg

 

 

D’abord ce brave volcan islandais qui nous fout une glorieuse merde dans les transports aériens, montrant ainsi que la Terre a encore de sacrés ressources pour remettre à sa place ce poulet sans poils appelé « humain » et qui plante la zone partout où il grouille. Des transports qui ne servent pas à grand-chose : des tpouristes qui vont saloper des pays de rêve, des « hommes d’affaires » souvent glauques qui se rencontrent pour plumer un peu plus le pingouin, des tonnes de produits à bouffer faisant des milliers de km pour passer du champ de l’esclave dans l’assiette de l’obèse… Quel malheur ! Les gros cons ,ne peuvent pas se réveiller à Istamboul, bouffer à midi à Paris et aller au putes le soir à New-York… Les avions restent cloués au sol ? Extra ! Les riverains des aéroports respirent, le ciel n’est plus égratigné, des milliers de tonnes de pétrole ne sont plus gaspillées.

 

Tiens ! Ça nous amène à la seconde bonne nouvelle : l’augmentation du prix du pétrole. La difficulté croissante à étancher la soif planétaire en pétrole est chaque jour plus évidente. Le Nord pompe à tour de bras depuis près de cent cinquante ans, et le Sud aspire logiquement à le rejoindre. La consommation mondiale, les formidables tensions géopolitiques, tirent le prix du baril vers le haut dans une spirale infernale. Cette situation provoque des raisonnements en noir et blanc. Les optimistes parient que la technologie, l'argent dégagé par un pétrole cher, doperont l'exploration et la découverte de nouveaux gisements. Les autres voient le compte à rebours déjà enclenché, le monde consommant presque autant en vingt ans qu'il ne l'a fait depuis la construction du premier derrick : technologie ou pas, d'ici deux décennies, peut-être même une seule, l'or noir aura quasiment disparu. Et bien avant cela la carte politique du monde risque d'être profondément bouleversée, car les pays assoiffés d'or noir n'assistent pas les bras ballants au désastre annoncé.

 

Et si, pourtant, ce baril hors de prix avait des vertus ? Aujourd'hui, personne ou presque ne se soucie de consommer mieux, c'est-à-dire de consommer moins de ressources et surtout d'énergie. En dépit d'un engouement sans précédent, les énergies «propres», sans hydrocarbures ni déchets à long terme, ne pèseront au mieux que 2 % de la consommation mondiale en 2030. Même l'atome n'y pourra rien. Pourtant, la Chine, l'Inde, l'Europe, n'en finissent pas de planter des moulins à vent ; le Brésil fait tout pour sucrer ses moteurs et ceux du reste du monde ; et les adeptes du diesel à huile découvrent des qualités à la friture.

 

Un pétrole cher, c'est l'assurance que les milliers de projets, d'expériences du moins consommer, ou du consommer autrement, ne seront plus de simples gouttes d'eau réservées à quelques bobos. La plupart des idées qui germent ici et là n'attendent plus qu'un petit coup de pouce et beaucoup de pédagogie : est-il normal que l'Autriche affiche trois fois plus de chauffe-eau solaires que la France ? Est-il raisonnable d'utiliser des hordes de camions quand le rail a prouvé depuis longtemps son efficacité ? Est-il judicieux que les ingrédients d'un simple pot de yaourt parcourent plusieurs milliers de kilomètres avant d'atterrir sur nos tables ? Est-il légitime de dégrader les côtes chiliennes en quelques années pour assouvir l'appétit de saumon des Européens?

 

Le choc pétrolier dont nous vivons les prémices exige des politiques ambitieuses, pour forcer les uns, et accompagner les autres. Mais on ne les voit se dessiner ni en France ni en Europe ni ailleurs. La cure de désintoxication au pétrole aujourd'hui, la panne sèche demain, seront d'autant plus violentes que les responsables politiques auront gardé leurs œillères. Pourtant, le développement durable, trop souvent considéré à tort comme un simple thème en vogue, ambitionne d'instaurer un état universel de bien-être en «écologisant», en humanisant l'économie. Chacun, politiques en tête, récite sans se tromper la définition du développement durable : «Un type de développement qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Mais voilà, chacun voit la durabilité à sa porte. Si nous ne faisons rien, demain, le baril sera à prix d'or quand le sevrage sera impossible et le climat en surchauffe. Alors aujourd'hui, ce pétrole déjà cher est l'occasion ou jamais de changer notre monde.

 

Vive le volcan et le pétrole cher, donc!

 

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16/04/2010

Le temps des couteaux entre « Français » et « Çaifrancs »…

Deux faits-divers sordides ont occupé la presse ces derniers jours. Les deux ont en commun deux choses : - le racisme, - la lâcheté des médias qui n’ose pas appeler un chat un chat.

 

Le premier fait-divers a eu pour victime Saïd. « Ce vigile marocain de 35 ans a perdu la vie après avoir refusé l'entrée d'un magasin de bricolage, tout proche de la fermeture, dont il assurait la sécurité à Bobigny (Seine-Saint-Denis). L'homme refoulé, furieux, après avoir regagné sa voiture garée sur le parking de l'entrée du magasin, serait revenu en découdre accompagné de plusieurs personnes. Le corps du vigile a été retrouvé mercredi après-midi dans le canal de l'Ourcq. Six suspects ont été interpellés à Pantin mardi soir et ont été placés en garde à vue. Les forces de l'ordre ont également retrouvé dans la voiture laissée sur le parking un passeport avec une adresse à Pantin, qui a permis d'interpeller six personnes, cinq hommes et une femme, âgées de 18 à 25 ans. Tous ont été placés en garde à vue. Pour leur défense, les suspects ont avancé que le vigile les avait insulté et proféré des insultes antisémites. Des dires qu'aucun témoin n'a confirmés. »

 

Il s’agit sans conteste d’un crime raciste ou plus précisément xénophobe. La victime est maghrébine, les agresseurs probablement juifs. Dans la presse, on apprend sans problème le prénom et l’origine ethnique de la victime, mais en aucune manière les prénoms et l’origine ethnique des agresseurs. TABOU !

 

Le second fait-divers, à Grenoble, a pour victime Martin, attaqué par « une bande de jeunes ultra-violents, guidés par la haine, visiblement animés par la seule volonté de lyncher quelqu'un. Sans aucune raison, alors que les quatre jeunes gens avaient refusé de répondre à leurs provocations, les agresseurs se sont acharnés sur l'un d'entre eux, place Grenette, le frappant à grands coups de pied alors qu'il était à terre avant de tenter de le tuer en lui donnant deux coups de couteau. L'un de ces coups a perforé un poumon, plongeant rapidement Martin, un cartographe de 24 ans, dans l'inconscience.

 

Vers 23 h 30, la bande d'agresseurs, montée à bord du tramway au niveau des quartiers sud de l'agglo, venait de se faire expulser de la rame par des agents de la Semitag à l'arrêt Hubert-Dubedout, station la plus proche de la place Grenette. Le hasard a voulu que les quatre jeunes gens descendent également de la rame à cet endroit. L'un des agresseurs a demandé une cigarette à la jeune femme, qui a répondu simplement qu'elle n'en avait plus. Martin, son ami, s'est alors fait insulter sans aucune raison. Cherchant à fuir, les quatre victimes ont commencé à presser le pas en direction de la place Grenette mais, à cet endroit, Martin a subitement été frappé et mis au sol. Ses amis ont tenté de lui venir en aide, mais selon leurs témoignages, les agresseurs étaient une quinzaine à cet instant. Dans un invraisemblable déchaînement de violence, les malfrats lui ont décoché de grands coups de pied en pleine tête alors qu'il était à terre. »

 

Il s’agit là encore d’un crime raciste ou plus précisément xénophobe. La victime est « souchienne, gauloise, fromage blanc », les agresseurs maghrébins. Dans la presse, on apprend sans problème le prénom et l’origine ethnique de la victime, mais en aucune manière les prénoms et l’origine ethnique des agresseurs. TABOU !

 

A-t-on entendu les associations comme SOS racisme, la Halde, le Mrap etc. monter au créneau contre ces attentats RACISTES. Non. Pourquoi ? Parce que ces associations sont noyautés les unes par les juifs, les autres par les musulmans.

 

Pourquoi les journalistes taisent-ils systématiquement les prénoms et l’origine ethnique des agresseurs quand ceux-ci ne sont pas « souchiens » ? Parce qu’ils sont lâches, tout autant que les « idiots utiles » qui ne voient le mal que dans un sens.

 

Le racisme n’est pas à sens unique. Et ceux qui s’en disent victimes – souvent à juste raison – en sont souvent AUSSI les acteurs.

 

Après quoi on s’étonnera que les nuisibles du F.N. retrouvent du poil de la (sale) Bête.

 

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Livret A. « Salauds de pauvres ! A nous vos guenilles » jubilent les banquiers...


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Salauds de pauvres, on vous les a tout de même piquée les éconocroques que vous aviez sur votre Livret de Caisse d'épargne ! Mieux encore ! Sur chaque euro épargné vous perdait maintenant du pognon puisque le livret A « rapporte » 1,25% tandis que l'inflation officielle est de 1,6%. Vous perdez donc au bas mot 0,35% ! Votre seule solution : basculez vos quelques thunes sur des « produits maisons » !


Ça les mettait en rogne, ces crapules de banquiers (pléonasme Victor, pléonasme !), de voir tout le pognon que ces salauds de pauvres arrivaient, en bouffant des patates à l'eau, à mettre sur leur « Livret de caisse d'épargne ». C'est comme ça qu'ils disent ces fumiers de pauvres.


Le livret A, c'est 46 millions de détenteurs (pour un total de 143 milliards d'euros), dont 60 % disposent de moins de 200 euros.


« Mais c'est juteux ça Coco ! On va pas le laisser à la caisse d'épargne et à la poste, non ! » qu'ils se sont dit les banquiers. Ils ont donc demandé à leurs marionnettes politiques d'ouvrir le Livret A à toutes les banques. Rappelez-vous la campagne : 4% qu'ils disaient ! Et les pauvres cons (terminologie brevetée Sarko) ont marché. Et puis... pfffuittt ! 1, 75% et puis encore moins, 1,25% !


Cet argent était garanti, jusqu'alors, par l'Etat. Mais avec la disparition du monopole de la Poste et de la Caisse d'épargne, ces avantages ont pour une bonne part disparus pour le petit épargnant. La garantie de l'Etat ne porte plus en effet que sur 60 % des sommes déposées, contrairement aux 100 % de jadis. En effet, lorsqu'une banque ouvre un livret A, seulement 60 % de la somme sont centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Les 40 % restants sont investis par la banque dans des actions plus juteuses, et plus risquées sur le marché des capitaux.


Les banques ont tout promis pour capter les livrets à tout prix, pour inciter ces petits ou grands épargnants - 3 millions de détenteurs de livret A ont plus de 7 000 € dessus - à ouvrir leur livret chez elles. Une fois le livret A rapatrié, le client - déçu par le nouveau taux ridicule -  est invité par les margoulins pompeusement baptisés « conseillers financiers » à vider son livret sur des placements ou des comptes qui rapportent plus...à la banque ! Ce matraquage est violent.  Et la démarche est d'autant plus facile lorsque le livret A et le compte courant sont dans la même banque. Un simple "oui" suffit pour faire passer l'argent d'un compte à l'autre.


La Commission européenne s'est prononcée en son temps pour l'ouverture à la concurrence après la plainte déposée par quatre banques concernant le monopole du livret A en France. Le gouvernement s'est planqué derrière cette directive européenne pour accomplir sa saloperie alors qu'il possédait pourtant un moyen de s'opposer à cette libéralisation : ce monopole était justifié par la nécessité de financer le logement social, qui est un Service d'intérêt économique général (Sieg), et de maintenir l'outil de bancarisation des démunis qu'est le livret A. L'Europe n'a été qu'un prétexte pour satisfaire les banques.


En bout de course, les banques ramassent le pactole, sans aucune contrepartie, sur le dos des épargnants, des ménages pauvres, des mal-logés, des usagers en zone rurale... Et au détriment de la construction de logements sociaux cruellement manquant. Les crève-la-faim, les dort-dehors, les dort-dans-sa-bagnole, parlez-en à « votre » banquier...


C'est ça la Sarkozie nuisible.


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15/04/2010

Retraites: le bal des faux-culs.

 

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Un appel d' Exigences citoyennes.

"Le gouvernement français vient d'engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c'est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d'environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d'orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d'activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu'ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l'âge moyen de cessation d'activité est de 59 ans, ne vise qu'à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n'y a aucun sens à augmenter l'âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d'une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d'attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s'arrête pas là. Le COR dessine les contours d'une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s'agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l'avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d'équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s'annoncent n'est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l'augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu'il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu'en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l'explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d'augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s'attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C'est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l'âge de départ. Il s'agit là d'un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l'idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux...) pour stopper cet engrenage."

Signer en ligne : http://blog.exigences-citoyennes-re...


Merci à Philippe Tastet pour l'illustration


 

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14/04/2010

M'ame Michu et M'ame Chazotte. La rue meurt ? Vétilles et clapotis...

 

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-         Eh ! M'ame Chazotte, à s'qui paraitrait, il parait que M'ame Carla aurait acheté une boucherie chevaline...


-         Ah ! Ben, faut bien qu'elle pense à sa reconversion. Femme de président, ce n'est qu'un CDD. Et puis, elle n'sera pas emprunté, v'là bientôt deux ans qu'elle manipule du saucisson d'âne !


-         A s'qui paraitrait, il parait qu'elle voudrait pas que Son Mari se représente... Et à s'qui paraitrait, il parait que le papa de Son Mari émettrait lui aussi des doutes sur la candidature du Grand Homme. C'est bien parce qu'elle l'aime et qu'elle le veut rien que pour elle...


-         Ben voyons ! En v'là une belle histoire d'amour digne de Nous Deux ! Une idylle qui éclot à Disneyland, avec photographes prévenus à l'avance, Une de Match, après un casting organisé par Séguéla... Qu'est-ce que ça sonne juste ! Et hop ! Envoyez les violons !


-         Ben vous alors. Vous croyez que c'est pas de la vraie amour ?


-         Ma foi, pourquoi pas... M'enfin, faut avoir le moulinet à sornette bien huilé pour y croire. La Carlita, elle a pas la vallée de Chevreuse en friche ! Elle est habituée à la bringouze chicos, avec de vrais astronautes du septième ciel. C'est une ravageuse de pucier, une avaleuse de sabres, l'Atillate de la literie. Avec elle, faut présenter le bénard comme le capot d'une Ferrari et pas avoir le kangourou fané.


-         Comme vous y allez, vous...


-         Tout ça n'est que plan de com, M'ame Michu... Ce qu'il veut, le Danube de la Pensée, c'est déclencher la foire du trône de ceux qui voudraient prendre sa place dans son camp. De façon à ce que, devant la cacophonie qui se met en place, « on » vienne le supplier de se représenter. Pour ça, il faut absolument qu'il réussisse au moins une de ses « réformes ». Au lieu de « réformer » tous azimuts sur n'importe quoi, puis de reculer, ou de se faire renvoyer dans les cordes par le Conseil constitutionnel, il va maintenant tout miser -  façon Obama - sur la réforme des retraites. Il a mis sur le turbin une de ses premières gâchettes, l'expert-comptable Eric Woerth. Il n'hésitera pas à aller au clash avec les syndicats. Trois millions de manifestants dans la rue en juin, ce ne serait pas pour lui déplaire. Une épreuve qu'il espère gagner et ainsi se refaire la cerise pour 2012. Mais ce qui les fait trembler les sarko-trafiquants, c'est un blocage des transports ! La France arrêtée. Les syndicats savent ce qu'il leur reste à faire...


-         Ben ça alors... Et Madame Carlita alors, qu'est-ce qu'elle devient ?


-         Elle fait parler. Elle monopolise l'attention des médias de Panurge. Elle fait écran de façon à enfumer le terrier du Populo. En fait, c'est là sa vraie fonction. Les histoires - vraies ou fausses - de plumard ne servent qu'à détourner l'attention. Et pendant ce temps, les désidérata du Medef, des crapulo-financiers, des patrons-voyous se mettent en place... Pour Sarko, c'est le principal.


-         Et le principal, c'est l'essentiel...

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12/04/2010

Retraites. Eh ! Oh ! Les syndicats, ne vous laissez pas enfumer !


 

Retraite parkingson.jpg

Et revoilà le serpent de mer des retraites. En 2003, ces phares de la pensée que sont MM. Chirac et Fillon nous ont concocté une réforme des retraites baissant le montant des pensions tout en augmentant les années de cotisation. Tout en mettant en place des outils ( Plan d’épargne pour la retraite populaite « PERP » et Plan d’épargne pour le retraite collectif « PERCO ») visant à habituer les salariés à casquer pour des systèmes par capitalisation, le dessein à long terme étant, malgré les dénégations, de saboter le système par répartition (solidarité) au profit de la funeste capitalisation (individualisme). Ceci venant après la fameuse « réforme Balladur » de sinistre mémoire.

Et voilà qu’en Sarkoland, rebelote, avec le même enfermement dans une fausse alternative : ou réduire les retraites, ou cotiser plus. Avec les brillants résultats que l’on connaît : les salariés doivent travailler plus pour toucher  moins, donc pouvoir d’achat des retraités qui se réduit comme peau de chagrin et déficit des organismes sociaux croissants.

Nos têtes pensantes manquent vraiment d’imagination. La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui  dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme  pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en quelques années, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Mais ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un clinex sale les salariés de plus de cinquante balais !

Sans oublier que les sarko-trafiquants au pouvoir ont supprimé, en 2008, la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires, et d’instaurer les contrats à durée déterminée (CDD) pour les plus de 50 ans. En fait, il risque de se produire avec les salariés plus âgés ce que vivent déjà les jeunes : la multiplication des petits boulots, très qualifiés mais peu payés. Le tout au détriment des salariés bien sûr, et... des recettes de la CNAV et de la Sécu.

Enfin, pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions.

Mais qui aura les couilles de faire ça ? Sarko et ses sbires ? Tè ! Fumes… L'Etat sarkosien ultra libéral –simple marionnette du Medef qui veut remettre l’âge légal à 65 ans - préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

CQFD.

Enfin, on peut se consoler en pensant aux retraites de Forgeard, Bouton, Pébéreau, Zachariaz et autres miséreux…

La Sarkozie, c’est ça : des paillettes, de l’esbroufe, beaucoup de mensonges, et surtout beaucoup de cadeaux aux riches.

 

 

retraite singe Mondré.jpg


 

Merci à Rouliès et à Mondré

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09/04/2010

Ta banque te nique ? Nique ta banque !

N.T.B. – Nique Ta Banque !

Voilà un slogan promis à un bel avenir si – comme d’ordinaire – ce qui se passe aux Zéta-Zunis traverse l’Atlantique. Là-bas, les clients des banques (qui en ont ras les aliboffis des pratiques scandaleuses de leurs banques qui ne cessent de leur pomper du pognon pour un motif tordu ou un autre) larguent en masse les « big six » (Bank Of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Wells Fargo, Citigroup) en transférant leur pécule dans de petites banques régionales.

Ils partent d’un constat simple : les vautours de Wall Street ont beau être puissants et protégés par un gouvernement qui ne fait rien pour museler leur insatiable avidité, si des millions de gens retirent leur argent de leurs coffres pour le mettre ailleurs, ils finiront bien par être obligés de prêter attention au grondement qui monte !

Les citoyens s’organisent en mouvements pour mener à bien cette offensive contre la crapulerie banquaire. La plus importante de ces organisations est  Move Your Money Le site de "Move Your Money" (en anglais). Les initiateurs de ce mouvements ont créé un site internet donnant les adresses des petites banques et établissements de crédits locaux ainsi que les conseils d’un groupe d’analystes financiers. Le succès a été tout de suite foudroyant : 340.000 visiteurs la première semaine !

Cela est-il possible en France ? Pas évident depuis que toutes les petites banques régionales ont été bouffées par de gros groupes dont la philosophie est « On est trop gros pour que la puissance publique nous abandonne. Donc prenons tous les risques pour nous gaver de pognon, et si ça foire, l’Etat nous renflouera avec l’argent des contribuables ! » La crise leur a donné raison puisque Sarko et ses sarko-trafiquants leur ont « prêtés » à 1% des milliards et des milliards sans contrepartie aucune ! Dès lors, pourquoi se gêner…

Il reste pourtant quelques rares alternatives :

- En premier lieu la Banque Postale (avant qu’elle ne soit privatisée…) qui demeure pour l’instant une entreprise publique dont les tarifs sont bien moins onéreux que ceux des grosses privées. Encore que, depuis quelques mois, elle mette en place une politique de démarchage commercial – qu’elle sous-traite –  agressif et gonflant.

- Le Crédit coopératif http://www.credit-cooperatif.coop/ qui est malheureusement une filiale du groupe banque populaire mais garde encore quelques valeurs éthiques...

- La NEF ( http://www.lanef.com/ ) qui n'est pas une banque à proprement parlé mais une société coopérative de finances solidaires. Le souci est qu'on peut y épargner notre argent mais pas avoir de compte chèque. Cependant, la Nef est aujourd’hui engagée dans la construction d’une banque éthique coopérative européenne, avec ses partenaires italiens, Banca Etica, et espagnols, Fiare. Ce projet a pour vocation d’offrir en France, en Italie et en Espagne, une alternative bancaire complète (donc avec compte chèque), reposant sur les principes d’éthique et de transparence qui régissent déjà l’activité de la Nef.

Par ailleurs, les Suédois viennent de mettre en place une banque coopérative qui collecte l'épargne des membres afin de proposer des prêts à d'autres membres. Sans demander
d'intérêt. Certes, il y a des frais à payer, mais ils sont fixés à l'avance et ne dépendent pas de la solvabilité du client. De plus, la banque a mis au point un système de gestion de l'épargne et des crédits qui lui permet d'avoir toujours assez de dépôts, sans être obligée de chercher de l'argent sur le marché interbancaire -pratique poussée jusqu'à l'extrême par certains établissements.

Alors ! Il doit bien y avoir dans les blogosphères des gens ayant la formation appropriée pour lancer de pareils mouvements !

Chiche !

A l’attaque !

BANZAÏ !

Sources : http://www.rue89.com/california-dreamin/2010/01/15/pour-p...

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08/04/2010

Vous payez trop d’impôts en Sarkozistan ? A la niche…

Le déficit des finances nationales tourne autour de 138 milliards d’euros. Soiut 7,9% du PIB. Abyssal. Serrez-vous les miches les Grecs : on arrive ! Tous les gouvernants, de quelques bords qu’ils soient, nous bassinent et nous culpabilisent avec ce trou sans fond. Et nous demande de mettre la main à la poche pour le boucher, du moins tenter de la boucher.

Pourtant, la solution est à portée de volonté politique : il s’appelle la suppression des niches fiscales. Notre beau pays compte... 486 niches fiscales, selon un rapport récent ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !


Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler genre toubibs? Des électeurs à remercier genre restaurateurs? Une région à préserver ? Hop ! Une dérogation, un abattement, une exonération.


L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.

Le montant des niches fiscales est supérieur à celui de l’impôt sur le revenu ! Etrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible. Selon Bercy, il collecte d’une année sur l’autre autour de 3 % du PIB. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapporte cette 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark ! Eh ! Kiki, me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !


Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi. Et l’Axe Lumineux de la Galaxie, qui avait promis de supprimer ces niches qu’est-ce qu’il a fait ? Kékilafé le Chouchou de Carlita ? Ben, non seulement il n’a rien supprimé, mais il a rajouté la plus pourrie, la plus honnie, la plus injuste des niches : le fameux bouclier fiscal, pierre angulaire de sa politique : taper dans les fouilles des pauvres pour goinfrer les riches.


Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées en 2008, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.


Ce qui est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »


France, pays des Droits de l’Homme ? Mon cul ! Plus depuis qu’on est en Sarkoziland.


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07/04/2010

Au bistro de la Toiule : pas de yourte, des yaourts ! - « Démontez-moi ça, bande de malotrus ! Vous gâchez par votre présence les belles forêts de l’Ariège. Et que je ne vous y reprenne plus ! Ça fera 300 euros. Encaissez greffier… » Voilà ce qu’a dû d

 

rappelezvousyj1.jpg - « Démontez-moi ça, bande de malotrus ! Vous gâchez par votre présence les belles forêts de l’Ariège. Et que je ne vous y reprenne plus ! Ça fera 300 euros. Encaissez greffier… » Voilà ce qu’a dû dire, ou quelque chose d’approchant, le juge du tribunal correctionnel de Foix traitant d’une affaire dans laquelle les prévenus ont été déclarés coupables d'avoir «établi une construction destinée à leur habitation sans former au préalable de demande de permis de construire»

Ça, c’est une yourte. Les malotrus, ce sont Tom et Léa. Leur « crime », vouloir vivre librement, sans les contraintes de la « civilisation » de la consommation, dans une habitation légère, démontable et transportable, mais leur apportant tout le confort que – eux - estiment nécessaire.

 

- Oui mais Coco, ça rapporte rien à personne ça ! Enfin, se loger sans être fiché, sans être plumé, sans être asservi par les dieux de la Con-Sot-Mation… L’Ariège, je connais. C’est même mon second pays après la Provence. Un pays superbe, peuplé de gens rrrugeux et formidablement accueillants à qui sait faire l’approche nécessaire à toute intégration réussie : discrétion, acceptation des règles et coutumes locales, activité apportant une pièce à l’édifice commun, et…bonne humeur. A ma période verte, j’ai été bûcheron dans ces montagnes du Couserans, du Plantaurel, du Saint-Gironnais… C’était après Mai 68 et l’Ariège a alors accueilli des dizaines, des centaines de « hippis » qui s’installaient dans de vieilles fermes abandonnées. Beaucoup sont repartis, mais quelques uns sont restés, ont fondé famille, se sont fondus dans la population qu’ils ont fécondés en apportant imagination et renouveau. Tom et Léa semblent avoir cette fibre. Tom travaillait sur des chantiers, et le soir il débroussaillait, réparait les restanques, ouvrait les chemins. Gratos. Virés !

 

- La vraie raison de leurs emmerdes c'est que leur installation ne rapporte d'argent à personne, autrement dit que ce couple à provisoirement réussi à court-circuiter les requins de la société de consommation... Un grand crime puisque cela ne rapporte rien à la mafia financière dont le lobby influence et même domine les législateurs et l'arsenal répressif obéissant. Pas de liberté sans péage ! Enfin ! Ceux qui réussiraient à s'affranchir de cette loi bourgeoise feraient un exemple que bien d'autres tenteraient de suivre. Dangereux ça Coco. Dangereux…

 

- Pourtant, une yourte, c’est comme une tente. Il me semble, si je ne m’abuse, qu’un personnage célèbre, le bédouin Khadafi, « ami » de not’bon Maître Microlax 1er, a planté sa tente en plein Paris ! Que faisait la police ? Que faisait le procureur ?

 

cons sots mateurs.jpg- Ben ! Ils expulsaient des squatteurs, ils dégageaient des mecs dormant dans leur voiture, ils débusquaient des familles campant dans de vieilles caravanes… On peut pas tout faire mon bon monsieur ! L’Etat fait la chasse a ceux qui vivent différemment sans pour autant permettre a ceux qui veulent vivre "normalement" de le faire…

 

- Enfin ! Si on laissait faire tous ceux qui estiment qu’un cabanon, une yourte, un tipi, une caravane leur suffit, qu’est-ce qui engraisserait les spéculateurs pourris de l’immobilier ? On est en Sarkoland monsieur ! On est en Sarkoland !

P.S. – Tom et Léa ne sont pas seuls dans leur combat. Ils se sont regroupés, avec de nombreux autres « habitants de logements éphémères et mobiles » dans une association : HALEM. http://halem.infini.fr/

 

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06/04/2010

Honneur à l'adjudant poète. Quand les gendarmes ne rient plus dans la gendarmerie.

(...)

« Aujourd'hui, Sainte Geneviève saigne et pleure,
Je sens bien ses larmes chaudes sous mon képi,
Comme si sur moi SARKOZY faisait son pipi...

Soldats nous sommes, et c'est debout que nous mourrons.
Et à l'instar de CAMBRONNE, "MERDE" nous dirons.
Nous briserons nos armes, mais nous taire "Pas question ! "

Nous ne sommes que des hommes, soldats mais citoyens,
Et nos voix dans l'urne pèsent bien pour un scrutin...
Qu'on les entende ensuite, d'étonnant n'a rien.

Nous taire il ne faut point, surtout si c'est la fin ! 
Au pays des Droits de l'Homme, on dénie les miens.
Fidèle, loyal je suis, muet je ne suis point.

Même si tout est fini, que prévue est la fin,
Nous n'irons au sépulcre qu'après avoir tout dit.
Geneviève, Chère Patronne, Il pleut sous nos képis ! »


Moi qui, comme Brassens apprécie les pandores

Mais surtout lorsqu'ils prennent leur content de gnons

Cet adjudant poète, celui-là je l'adore

Parce qu'il ose donner, en vers, son opinion.

Lassés d'être traités comme esclaves muets

Les bourres se révoltent, ils osent critiquer,

Revendiquent bien haut leurs droits de citoyens,

Refusent d'accepter leur vie de galériens,

Incompris par le peuple, méprisés des puissants,

Obligés d'obéir, parfois en grimaçant,

A des ordres stupides les rendant vils et veules

Et de fermer leur gueule.


Honneur et gloire à toi, ci-devant adjudant

Las d'être compissé par le roi-président

Que des électeurs niais ont porté à leur tête.

Il pleut sur ton képi quand Sarko fait pissette,

Mais le mépris d'en-haut t'aura ouvert les yeux.

Retrouve enfin l'esprit des soldats de l'An II,

Au service du Peuple, retrouve les valeurs

De justice, courage, compassion et honneur.

Refuse de servir les intérêts d'un clan

Qui ruine le pays et te prend pour un gland,

Toi, fils de ce populo de la France profonde

Rejoins, avec tes armes, le fier peuple qui gronde.


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03/04/2010

Nucléaire. Astrid, un joli nom pour une belle saloperie.

phenix_marcoule.jpgPutaing ! Faut encore que ça tombe sur nous… Quoi ? Le réacteur nucléaire « expérimental » dit de 4ème génération. Not’bon député Jean-Marc Roubaud a écrit à Nicolas Sarkozy: « Le Gard rhodanien est le berceau du nucléaire civil, puisque c’est sur ce site de Marcoule, qu’a été produit le premier kw-h, explique le parlementaire au président. De plus, les infrastructures actuelles de ce site sont particulièrement adaptées pour recevoir ce nouveau réacteur. En effet, Marcoule dispose de capacités foncières disponibles importantes et de capacités techniques majeures résultant de la présence du CEA, d’Areva et du réacteur expérimental Phénix…"

Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté il y a un an, en mars 2009. Phénix, c’était le protoptype des surgénérateurs, le rêve de toutes les têtes d’œufs de l’industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu’elle n’en consomme, et fait de l’électricité ! Formidable non ? Mouais… Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec. Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à… Astrid !

Astrid, c’est le joli nom donné au nouveau projet de réacteur de 4ème génération. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur nucléaire dit de "4ème génération" ne serait qu’une  pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée "génération 4", disent-ils, il s'agit en réalité du "recyclage" de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Super-Phénix... Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc...(!?)

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site Hague. A la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui a été déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique. En effet, ils peuvent étre le siège d'une réaction en chaîne dite « surcritique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ».

Rappel : Super-Phénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences d'excursion nucléaires n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile. Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Super-Phénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1 000 000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisant pour faire une bombe atomique de type Nagasaki.

Astrid, c’est Super-Phénix  qui change de nom, d’aspect probablement mais avec une base technologique identique… Le principal inconvénient de cette filière provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne sait pas, à l’heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de kilo de sodium ! (A titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Super-Phénix).

Voilà ce que l’on nous promet dans notre vallée du Rhône, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses.

Population inactive aujourd’hui, radioactive demain…

Voir : Michèle Rivasi et Hélène Crié, 1998 : Ce nucléaire qu'on nous cache

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/superphenix_...

 


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31/03/2010

Dîner privé des Sarkozy chez les Obama.

- Maille dir Nicolas, ouate doux you sïnque aba-out ziz hamburger, frintch frites inde coca ?

- Keskidi Carla ?

- Chouchou , M.Obama demande ce que tu penses de ce repas avec hamburger, frites françaises et coca ?

- Dis-y que c’est excellent, que ça correspond entièrement à mes goûts culinaires.

- Ouatissai ?

- I sé zat itis excellent inde ise pleine lait coresponding tou is culinari testes.

- Ouelle ! Ouelle ! Eh ! Nico, telle mie : you meuste scinde seume more soldi-heures ine Afghanistan.

- Keskidi ?

- Le monsieur dit que tu devrais envoyer un peu plus de soldats en Afghanistan.

- Dis-y que je vais y envoyer des policiers : Navarro, le commissaire Moulin et Maigret.

- Ouatissai ?

- I sé zat i ouile scinde policemaine : Navarro, ze commissari Moulin inde Maigret.

- Ouelle ! Au quai ! Zen, oui are séveud !

- Keskidi ?

- Le monsieur dit qu’alors on est sauvé.

- Y s’fout de ma gueule le mal blanchi. Parle-z’y du contrat des avions ravitailleurs.

- Ouatissai ?

- I asque you aba-out ze tank-pleine ?

- Telim zate oui ouile baille EADS pleines ouhaine you ouile baille tou eusse aou-heure Javel-chiqueune, hormone-bif inde OGM products…

- Keskidi ?

- Le monsieur dit qu’il achètera des avions EADS quand nous lui achèteront leurs poulets à la Javel, leur bœufs aux hormones et leurs produits OGM.

- Tè ! Fumes !

- Ouatissai ?

- Il dit….(pfuuutt) qu’il voudrait fumer…

- Au quai ! Guette ite Nico ! Guette ite ! Ite is é génuine smeugled Havane !

- Demande-lui de l’humidifier façon Bill Clinton ! Avec sa belle noirpiotte !

- Ouatissai…

- Nossing ! Nossing !

(A nicolas)

– Stronzo ! Stronzo ! Testa di catso. Questa note per chiavare, ti posso fare une pugnetta ! Porca miseria. Que stronzo! Ma que stronzo!

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Putaing! C'est toujours les meilleurs qui s'en vont...

 

 

 

chimulus siné hebdo.jpg

 

 

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30/03/2010

Au bistro de la Toile: "Deux choses sont infinies: l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue." Albert Einstein

 

 

einstein langue.jpg

 

- Ils commencent à nous les gonfler façon montgolfière les aliboffis avec leurs conneries de « gros mots », de « dérapages verbaux » - c’est comme ça qu’ils parlent dans les gazettes, les boites à mensonges et les lucarnes à décerveler. Ça a été Frêche – qu’il leur à mis un sacré doigt d’honneur soi-dit en passant - puis Zemmour, puis Guillon.

 

- Eh ! Loulle, si la police de la pensée et de la vertu vient dans ton rade qui est un antre de subversion, elle va en entendre de belles et de bien grasses ! Finalement, comme dit la mère Roumanoff, le seul média qui reste libre, c’est bien « radio-bistro » ! Là, au moins, on est encore à l’abri de la dictature des bons sentiments. Si je veux dire merde à Sarko ou au pape, je peux encore le faire.

 

- Pour combien de temps ? J’ai lu ton truc « Matin brun », c’est criant de réalisme : accepter de fermer d’abord un peu sa gueule, accepter de se plier d’abord un peu à des directives stupides, puis encore un peu, puis…Pffuuit ! Les fachos sont là, sans que tu les ais vu venir. Sans coup d’état. Par la dictature d’abord douce puis plus rude et enfin brutale du « politiquement correct » qui est plutôt un « moralement correct ».

 

- Les mots. Ils commencent par les mots. C’est puissant les mots. Dangereux parfois. Comme une kalachnikov. Alors on les castre : un aveugle est un non-voyant, un sourdingue est un mal-entendant, les Arabes, les noirs et les chinois sont des minorités visibles, un cul-de-jatte est une personne à mobilité réduite, les pédés – c’est comme ça qu’ils se nomment entre eux – sont des homosexuels…Et un con est un mal-comprenant !

 

- Après les mots arrivent les actes. Les interdits se glissent insidieusement partout. Interdit de fumer, interdit de se murger la gueule, interdit de trop bouffer, bientôt interdit de baiser sans permis ! Tout ça se fait en loucedé et – le pire – avec l’assentiment des bons cons à la cervelle rendue bien disponible aux messages de Cocu-cola et des gourous de la pensée unique par les hyper-conneries chiées à pleines boyaux par TF1 et autres faiseurs de cons. Le con, voilà l’homme idéal au temps de la mondialisation ultralibérale. Mais il faut noter que la connerie n’est pas innée, elle est acquise, voire imposée.

 

- Le danger, c’est que la connerie est contagieuse… Ecoutez le con de consommation courante qui pérore : il parle comme à la télé. Il dit « au jour d’aujourd’hui », j’ai été « impacté » et autres niaiseries sorti du sabir des cons « experts »…

 

- Les cons sont partout. Ils nous cernent. Ils sont multiples et changeant. Ils sont, comme tu dis con-tagieux, ils sont con-fraternels, ils sont con-sanguins, ils sont con-joints, ils sont con-disciples, ils sont con-décendants, ils sont con-vecteur, ils sont con-citoyens, ils sont con-tractés, ils sont con-casseurs, con-cave, con-pliqués, con-cernés, con-fessés, con-damné…

 

- Et quand le con-cours, le con-çu ! Il y a aussi le con-cul-pissant, le con-danseur, le con-gelé. Et quand le con-nique, faut voir ce que le con-génère !

 

- Ouais, mais restons modeste, on est toujours le con de quelqu’un car la frontière du con passe à l’intérieur de l’individu.

 

- Ah ! Voilà le téléphone : je crois que le con-sonne…

 

- Bon. En attendant, Victor, qui est-ce qui paie les con-sommations ?

 

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Eh ! Obama, si tu le gardais. On le solde...

 

chimulus heure été.jpg

 

 

...au mètre, ça fait pas cher. Et avec Carlita en prime. Là, ça vaut le coup...

 

Merci à Chimulus

 

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29/03/2010

Le fascisme rampant, c’est quoi ?

 

Des petits coups de canifs dans les Libertés; des décrets, des lois passant inaperçus allant toujours dans le sens d’une restriction des Libertés ; un fichage insidieux de plus en plus généralisé ; des informations formatés dans le sens du « politiquement correct » par des médias de plus intégrés dans de grands groupes financiers et de marchands d’armes ; des cerveaux rendus « disponibles » par des télés abrutissant les gens par le sport, les jeux débiles et les débats magouillés ; une population démobilisée rejetant massivement un personnel politique décrédibilisé, laissant la porte ouverte aux dérives autoritaires des oligarchies financières, multinationales, religieuses, voire mafieuses ; la concentration, par petits pas, de tous les pouvoirs dans les mains d’un seul, lui-même marionnette manipulée par les forces de l’argent et de l’obscurantisme religieux…

 

Alors on ne va plus voter. Alors on oublie toute solidarité pour se complaire dans un individualisme obséquieux envers le pouvoir. Alors on accepte tout et n'importe quoi pour "ne pas avoir d'emmerdes". Alors on ne RÉSISTE plus. Alors on est sur une terrible pente

 

Ça ne vous rappelle rien ?

 

Voici le superbe texte (libre de droits) de Franck Pavloff qui, en 2002, lorsque Le Pen est arrivé aux portes du pouvoir, a eu un immense succès. Une piqure de rappel ne peut pas faire de mal…

 

 

MATIN BRUN

 

Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l’autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus. C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.

 

- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.

- Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?

- C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.

- Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?

- Oui, pareil.

 

Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.

C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’État national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma foi un chat c’est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’étaient pas bruns.

 

Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d’arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux.

 

Mon cœur s’était serré, puis on oublie vite. Les chiens, ça m’avait surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que c’est plus gros, ou que c’est le compagnon de l’homme comme on dit. En tout cas Charlie venait d’en parler aussi naturellement que je l’avais fait pour mon chat, et il avait sans doute raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand-chose, et pour les chiens, c’est sans doute vrai que les bruns sont plus résistants.

 

On n’avait plus grand-chose à se dire, on s’était quittés mais avec une drôle d’impression. Comme si on ne s’était pas tout dit. Pas trop à l’aise.

Quelque temps après, c’est moi qui avais appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus.

Il en était resté sur le cul : le journal qu’il ouvrait tous les matins en prenant son café crème !

- Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?

- Non, non, c’est à la suite de l’affaire des chiens.

- Des bruns ?

- Oui, toujours. Pas un jour sans s’attaquer à cette mesure nationale. Ils allaient jusqu’à remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu’il fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !

- À trop jouer avec le feu...

- Comme tu dis, le journal a fini par se faire interdire.

- Mince alors, et pour le tiercé ?

- Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes, il n’y a plus que celui-là. Il paraît que côté courses et sports, il tient la route.

 

Puisque les autres avaient passé les bornes, il fallait bien qu’il reste un canard dans la ville, on ne pouvait pas se passer d’informations tout de même.

J’avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des Nouvelles Brunes. Pourtant, autour de moi les clients du bistrot continuaient leur vie comme avant : j’avais sûrement tort de m’inquiéter.

 

Après ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore.

Les maisons d’édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville, étaient poursuivies en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques.

Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d’édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.

- Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n’a rien à y gagner à accepter qu’on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation.

Par mesure de précaution, on avait pris l’habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots.

Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c’est fait pour évoluer et ce n’était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles.

 

On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations.

Un jour, avec Charlie, je m’en souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu’il débarque avec un nouveau chien ! Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marron.

 

- Tu vois, finalement il est plus affectueux que l’autre, et il m’obéit au doigt et à l’œil. Fallait pas que j’en fasse un drame du labrador noir.

A peine il avait dit cette phrase, que son chien s’était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue.

Et gueule que je te gueule, et que même brun, je n’obéis ni à mon maître ni à personne ! Et Charlie avait soudain compris.

- Non, toi aussi ?

- Ben oui, tu vas voir.

Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier sur l’armoire. Un matou au regard et aux poils bruns.

 

Qu’est ce qu’on avait ri. Tu parles d’une coïncidence !

- Tu comprends, je lui avais dit, j’ai toujours eu des chats, alors... Il est pas beau, celui-ci ?

- Magnifique, il m’avait répondu.

Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l’œil.

 

Je ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu’on avait passé un sacré bon moment, et qu’on se sentait en sécurité. Comme si de faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la cité, nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien sûr je pensais au petit garçon que j’avais croisé sur le trottoir d’en face, et qui pleurait son caniche blanc, mort à ses pieds. Mais après tout, s’il écoutait bien ce qu’on lui disait, les chiens n’étaient pas interdits, il n’avait qu’à en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et comme nous, il se sentirait

en règle et oublierait vite l’ancien.

 

Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j’ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m’ont pas reconnu, parce qu’ils sont nouveaux dans le quartier et qu’ils ne connaissent pas encore tout le monde.

J’allais chez Charlie. Le dimanche, c’est chez Charlie qu’on joue à la belote. J’avais un pack de bières à la main, c’était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J’ai fait semblant d’aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l’ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.

 

- Pourtant son chien était un vrai brun, on l’a bien vu, nous !

- Oui, mais à ce qu’ils disent, c’est que avant, il en avait un noir, pas un brun.

Un noir.

- Avant ?

- Oui, avant. Le délit maintenant, c’est aussi d’en avoir eu un qui n’aurait pas été brun. Et ça, c’est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin.

 

J’ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j’étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu’avant j’avais eu un chat noir et blanc. Avant ! Ça alors, je n’y aurais jamais pensé !

 

Ce matin, Radio brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n’est pas parce qu’on aurait acheté récemment un animal brun qu’on aurait changé de mentalité, ils ont dit.

« Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit. » Le speaker a même ajouté « Injure à l’État national. »

Et j’ai bien noté la suite. Même si on n’a pas eu personnellement un chien ou un

chat non conforme, mais que quelqu’un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple, en a possédé un, ne serait ce qu’une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves ennuis.

 

Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C’est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun.

Bien sûr, s’ils cherchent avant, ils n’ont pas fini d’en arrêter des proprios de chats et de chiens.

Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des bruns dès qu’ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non?

 

On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n’arrive jamais. J’ai peur. Le jour n’est pas levé, il fait encore brun au dehors.

 

Mais, arrêtez de taper si fort, j’arrive.

 

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matin brun.jpg

PAVLOFF, Franck, Matin Brun. Le Chambon-sur-Lignon [43400] : Cheyne éditeur, 2000. 12 p. : 19 x 11 cm. ISBN : 978-2-84116-029-7. Prix 1 €.

 

http://eppee.ouvaton.org/IMG/pdf/MATIN_BRUN.pdf...

 

 

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