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04/01/2010

Les lampions sont éteints : les sarko-saloperies vont nous allumer le portefeuille ! Un plat particulièrement indigeste.

sarko tête de veau.jpg

Eh ! Les veaux (tants de Sarko)! Finie la gueule de bois ? L'hépatoum a réussi à dégorger vos foies boursouflés par les frasques culinaires des « Fêtes » ? Oui ? Tant mieux. Vous allez (nous allons...), avoir besoin de toutes nos forces pour se farcir les nouvelles taxes que le Conducatore de l'Elysée et ses sarko-trafiquants nous ont concoctées.  Vous en voulez quelques unes ? Voilà :

* Taxe sur l'intéressement et la participation: cette taxe passe de 2 à 4%; elle est payée par les entreprises et donc diminuera les sommes versées aux salariés. C'est comme ça que Sarko va chercher le pouvoir d'achat avec les dents.

* La réduction d'impôt pour les intérêts d'emprunt sur les logements neufs passe de 40% à 30% la première année puis de 20% à 15% pour les années suivantes. Donc moins de candidats à l'accession à la propriété. Comme relance du bâtiment, on a déjà fait mieux...

* Les plus-values mobilières sont maintenant soumises aux prélèvements sociaux (CRDS et CSG) dès le premier euro (ces taxes sont de 12,1%). Ça, c'est pour pomper les éconocroques des petits porteurs qui ont cru au « marché » triomphant.

* Les indemnités journalières perçues par un accidenté du travail ne sont plus exonérées d'impôts. Bien fait pour ces salauds d'accidentés du travail. Ils n'avaient qu'à faire gaffe à eux ! Non mais...

* Le forfait hospitalier journalier passe de 16 à 18 euros. Ça leur apprendra à être malades ces cons de pauvres.

* Les intérêts et les plus-values des contrats multisupports d'assurance-vie, versés au bénéficiaire après décès seront dorénavant soumis aux prélèvements sociaux (CRDS et CSG, soit 12,1%). Le mieux, c'est encore de ne pas mourir.

*Les Mutuelles santé ont été mises à contribution l'an dernier à hauteur de 3,4% de leur chiffre d'affaire. Cette taxe sera reconduite en 2010 et donc les mutuelles vont répercuter ces hausses, en les augmentant un peu au passage jusqu'à 5% et plus pour se faire un peu de beurre de plus.

* Par contre le plafond des niches fiscales diminue et passe à 20%, limité à 20.000 euros ou à 8% du revenu imposable. Donc ceux qui bénéficient de ces saloperies, les cadres grassement payés, paieront encore moins d'impôts.

* Par contre, pas question de toucher au bouclier fiscal des « amis » du Fouquet's, ni à la baisse de TVA au bénéfice des gargotiers qui se fendent la gueule du haut de leur 4x4 neuf et...augmentent (légèrement) leurs prix.

Mais, notre grand Conducatore, dans sa grande bonté, daigne jeter à la populace laborieuse un (tout petit) os : une augmentation du SMIC de 0,5%. Elle est pas belle la vie en Sarkolandie ?

 

02/01/2010

Douceur de vivre islamique. Qu'en pensent les idiots utiles?

« Un Somalien de 28 ans armé d'une hache a été appréhendé vendredi soir par la police danoise peu après être entré dans la maison de Kurt Westergaard, l'auteur d'une des caricatures polémiques de Mahomet. Il avait l'intention de tuer, selon les sources policières.

L'homme, qui vit au Danemark mais dont l'identité n'a pas été révélée, avait des visées terroristes et est proche du mouvement islamiste radical somalien des shebab ainsi que de responsables d'Al-Qaïda en Afrique de l'Est, selon les services de renseignements de la police danoise (PET). » (Dans Libération, sources AFP)

Caricatures.

 

Lapider jusqu'à mort une femme adultère

Jouir de sa douleur en lui jetant la pierre

Ne les offense pas.

Décapiter un homme, lui sortir la cervelle

Sous prétexte que c'est un homosexuel

Ne les offense pas.

Exciser des fillettes, couper leur clitoris

Ô, pour leur éviter de succomber au vice

Ne les offense pas.

Considérer la Femme émanation du Mal

Et la traiter souvent moins bien qu'un animal

Ne les offense pas.

Humilier, nier ceux qui n'ont pas leur foi 

Semer partout la mort, la terreur et l'effroi

Ne les offense pas.

Peindre leur religion aux couleurs de la mort

Jeter le discrédit sur des gens bons et forts

Ne les offense pas.

Non, ce qui les offense, ces sinistres barbus,

Usurpateurs d'Allah, ces intégristes obtus,

C'est des caricatures...

 

 

Qui veut des voeux?

 

chimulus bonne année.jpg

Pourtant, citoyens, nous sommes tridi le 13 Nivose de l'an républicain 218, jour qui fête l'Ardoise. Le Jour de l'an est le 1er vendémiaire, qui fête le Raisin! (22 septembre  du calendrier clérical)

Bonne année tout de même!

 

Merci à Chimulus

 

08:42 Publié dans Actualités, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : voeux

30/12/2009

Au bistro de la Toile : une taxe carbonisée car bonne à rien.

 

 

chimulus taxe carbone.jpg

 

 

 

- Ah ! Putaing, Loulle, l’année se termine en fanfare ! Fait péter la roteuse, c’est moi qui arrose !

 

- T’arroses quoi Victor ?

 

- La dernière bouffe que vient se prendre Microlax…

 

- Microlax ? C’est qui, c’est quoi Microlax ?

 

- Ben, Microlax, c’est tout petit, mais ça fait chier tout le monde, comme dit mon pote Pyro !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Je vois à qui tu fais allusion !

 

- Pendant qu’il est allé bouffer quelques tajines aux frais des Marocains, sa loi phare, celle qui « marquera le pays comme l’abolition de la peine de mort », bref sa connerie de taxe carbone… Aux chiottes !

 

- On va pas s’en plaindre c’est vrai. Encore que même moi, « mastroquet de droite » comme tu te plais souvent à me traiter, j’étais prêt à casquer un peu pour la terre. Contre mes intérêts note bien, parce qu’au plus il fait chaud, on plus les gens ont soif ! Et au mieux les affaires marchent…

 

- Bien sûr qu’il en faut une de taxe carbone. Mais pas cette sarkonnerie qui n’a d’écologique que le nom et qui en fait n’est là que pour taxer les pauvres cons tout en exonérant les gros pollueurs. Qui pollue ? Toi ? Moi ? Avec nos vieilles caisses pourries et notre chauffage au fuel ? C’est ce dont voulait nous culpabiliser Microlax. Mais ce faisant, il exonérait de toute taxe tous les gros cracheurs de merde : "93% des émissions de dioxyde de carbone d'origine industrielle, hors carburant, [auraient été] totalement exonérées de contribution carbone", note le Conseil Constitutionnel. En effet, de nombreux secteurs sont exemptés de taxe carbone dont les 1.018 sites industriels les plus polluants (raffineries, cimenteries, cokeries...). Pareil pour les transports routiers, aériens, maritimes, tous gros pollueurs.

 

- Autrement dit moi je vais casquer et les raffineries de Total ne paieront pas ? Les gros cons de camions sur la route ne paieront pas ? Les paysans sur leurs gros tracteurs ne paieront pas ? Les centrales à charbon et à fuel qui fabriquent de l’électricité ne paieront pas ?

 

- Exactement Loulle ! Dans un communiqué publié mardi soir, les Sages du Palais-Royal – c’est comme ça qu’on appelle les mecs du Conseil Constitutionnel -considèrent que l'ensemble des "exonérations, réductions, remboursements partiels et taux spécifiques" dépouillent la loi de son ambition de lutte contre le réchauffement climatique et créent "une rupture d'égalité devant les charges publiques". "Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone", en raison de ces multiples exemptions, selon les juges constitutionnels. 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, en auraient été exonérées, poursuivent-ils.

 

- Mais lors, ça sert à quoi qu’on nous bourre le mou avec la lutte contre le réchauffement si la seule loi qui s’en occupe est renvoyée aux chiottes ?

 

- Cette loi était totalement bidon. Sa finalité proclamée était de « changer les mentalités » des consommateurs. Mais dans l’esprit de Sarko – écolo de pacotille – pas question de toucher à ses amis du Fouquet’s, les chiapacans du Caca-rente qui pourrissent tout. Il en faut une de taxe carbone. Mais deux ou trois fois plus importante que celle qui était prévue et surtout payée par tout le monde et surtout par les vrais pollueurs. Quant à son produit, il doit servir intégralement à aider les ménages à s’équiper en véhicules et chauffages écologiques, ainsi que les collectivités locales qui équipent leurs territoires de transports en commun écolos.

 

Merci à Chimulus

 

29/12/2009

M'ame Michu et M'ame Chazotte parlent du sarko-bilan.

vamps.jpg

 

- Parait que Chouchou, il est parti au Maroc avec Carla, invité par le roi de ce pays. Au moins il aura beau temps dans ce pays de soleil.

 

 

- Encore pas sûr M’ame Michu. Y z’ont des inondations terribles là-bas !

 

 

- Ben ça alors ! Vous voyez pas qu’une vague nous enlève notre Carla et son Chouchou !

 

 

- Faut pas rêver M’ame Michu, faut pas rêver…

 

 

- Ben alors il a une fin d’année difficile Chouchou vous voulez dire M’ame Chazotte ?

 

 

- Difficile ? V’z’êtes bien bonne M’ame Michu. Vous voulez dire que le Chouchou, il se tape une série de fiasco sur toute la ligne ! Sur la conférence de Copenhague pour commencer. Ah ! Il nous en a fait des moulinets avec ses petits bras le Chouchou ! Il allait sauver la planète à lui tout seul. Et l’autre noirpiot il n’aurait plus qu’à s’aligner ! Résultat : on attendait un accord contraignant, fixant des objectifs, des engagements, et une aide financière pour les pays les plus pauvres. On hérite d'un accord «politique» au rabait qui reconnait les dangers du réchauffement climatique, mais sans fixer de moyens ni de calendrier d'actions. Ça mange pas d’pain… Pire, les Etats européens ont été totalement écartés de la rédaction de cet « accord » dans les dernières heures du sommet. Faut dire que le Sarko, comme d’hab, a préféré jouer sa carte personnelle que celle de l’Europe. Avec un bide retentissant pour sa gueule !

 

 

- Ben ça alors !

 

 

- Encore pire pour son ego, le phénix de Neuilly digère mal que les Chinetoques préfèrent dialoguer, voire traiter avec son esclave Fillon qu’avec lui ! Et le François, ma foi, il semble qu’il aie bien «vendu»: sur place, il a officialisé la création d'une coentreprise créée par EDF et le chinois CGNPC pour construire et exploiter deux réacteurs nucléaires de technologie EPR à Taishan. Enfin, faut pas trop rêver : les Chinetoques ne sont pas idiots, or les deux seuls EPR en construction (en France et en Finlande), sont deux gouffres financiers, dont la sécurité a été critiquée par les autorités de sûreté nucléaire française et finlandaise… Pour arranger le tout, les Emirats, que Sarko a pourtant caressés dans le sens du poil sans aucune vergogne, viennent de choisir…les Coréens pour leurs centrales nucléaires !

 

 

- V’z’êtes pas un peu dure M’ame Chazotte ?

 

 

- Dure ? Non. Réaliste. Et c’est pas fini les fiasco de Sarko. Prenez le fameux « débat identitaire ». Ça tourne au cauchemar pour Sarko. Il voulait en faire une machine de gagner les prochaines régionales, ça tourne au bide total ! Son ministre « prise de guerre », Besson, se tape la peu enviable réputation d’homme « le plus détesté de France. Cerise sur le gâteau, le Besson est un vrai « faux dur ». En effet – malgré ses rodomontades – plus de 20 000 sans-papiers ont été régularisés cette année ! » Et le grand bénéficiaire en sera le Front National. Bonjour le succès de la manœuvre !

 

 

- Il nous a tout de même protégés de la terrible pandémie de grippe !

 

 

- Ah ben ouais ! Parlons-en ! Il l’a médiatisé sa vaccination ! Résultat ? A peine 7% de la population a été (tardivement) vaccinée. Le gouvernement a encore quelques 89 millions de doses à écouler d'ici quelques mois. Et il brade des millions de doses de Tamiflu bientôt obsolète. Belle opération la encore ! Et qui coûte à la Sécu un milliard et demi ! Vous voulez qu’on continue ?

 

 

- Pourquoi y a encore des désastres ?

 

 

- Je veux ouais ! Tè, demandez à ses candidats aux prochaines élections régionales. La plupart espèrent que le Grand Homme ne se mêlera pas trop de leurs campagnes. Faut dire que faut avoir le moral pour défendre son bilan ! Pouvoir d’achat ? Le Smic augmentera de…0,5%… Baisse des impôts ? Taxe carbone… Ah ! Evidemment, il va nous dire sans rire qu’il y a « un ralentissement dans l’augmentation du chômage » ! Et je ne vous parle pas de la « sécurité » : son pote Heurtefeux remplace les flics par des caméras ! Ça mange et ça boit moins, mais efficacité douteuse, quasi nulle si l’on en croit les Rosbifs qui ont expérimenté le système bien avant nous.

 

 

- Ben, c’est ben noir tout ça…

 

 

- C’est à l’image du bilan de ce type que les veaux ont mis au pouvoir. Il faudra des années pour rattraper ses conneries… Il est entouré d’un gouvernement de nullards, d’opportunistes, de traitres, de courtisans dont l’essentiel du temps est consacré a faire des pipes – morales ! – à leur Seigneur ! Et il a fait de la France la risée du monde…

 

 

- Ben alors qu’est-ce qu’il faut attendre ? Peut-être un tsunami au Maroc ?

 

 

- Non, les Marocains sont trop sympas…

28/12/2009

Gloire au Père Tim Jones

 

A nom des crève-faim survivant par l’aumône

Et fouillant les poubelles, honneur à toi Tim Jones

Qui du haut de ta chaire a oser proclamer

Que plutôt qu’agresser, casser ou tapiner

Mieux valait chouraver dans les grandes surfaces

De quoi calmer un peu l’estomac qui grimace.

 

Car voler des voleurs, en quoi est-ce pécher

Lorsque c’est pour manger et pas pour bambocher ?

Ces temples dévolus au dieu Consommation

Croyez-vous qu’ils en prennent, eux, des précautions

Pour gruger fournisseurs, clients, salariés ?

Avec les fournisseurs, des tarifs meurtriers,

 

Le client quant à lui, il faut  qu’il casque grave,

Quant aux salariés, traités pire qu’esclaves.

Donc le père Tim Jones, un curé anglican

Se pique une rabia et proclame à l’encan :

« Voler à l’étalage en grande distribution

Lorsque c’est pour manger vaudra l’absolution

 

A tous les malheureux, pauvres et démunis

Que la société traite par le mépris.

Mais respectez pourtant tous les petits commerces

Qui traversent souvent des fortunes diverses. »

Moi qui, plus qu’à mon tour, boulotte du curé

J’applaudis à deux mains et voudrais décorer

Cet homme généreux qui dit avec courage

Des choses essentielles. Et avec quel panache !

 

 

 

27/12/2009

Epître selon Saint Victor

sarko pape.jpg

 

Mes biens cher frères, mes biens chères sœurs – surtout vous mes très très chères sœurs. En ce dimanche des fêtes de la nativité – que nous avons « emprunté » aux païens  - je voudrais vous faire toucher du doigt une manifestation de la grande Sagesse de Dieu.

 

Lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.

 

Par exemple il rendit :  les Suisses précis et pacifistes, les Anglais flegmatiques et ironiques, les Japonais travailleurs et réalistes, les Italiens joyeux et humanistes.

 

Quant aux français, il dit :

 

« Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozistes. »

 

Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu :

 

« Seigneur, Tu as dit que Tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les Français en ont trois.

Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ? »

 

Le Seigneur répondit : « En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les Français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.

 

Ce qui veut dire que :

 

- si un Français est sarkoziste et honnête, il ne sera pas intelligent ;

- s'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête ;

- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkoziste."

 

Clitoris pecata mundis, sécula sécondom, bonum vinum letificat cor hominum. Amen (à boire)

 

 

23/12/2009

"L'identité française" ne commence-t-elle pas par la langue?

L'anglais, langue unique ?

« Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation » a dit Michel Serres : contre un anglais, langue unique, des associations s’insurgent et lancent un appel.

"Conscientes de la grave menace qui pèse sur l’avenir de la langue française, non seulement dans tous les pays francophones et partout où elle était traditionnellement enseignée et pratiquée, mais aussi et avant tout en France même, plusieurs associations de défense et de promotion de la langue française (liste ci-dessous) lancent cet appel au sursaut et à la lutte commune contre un déclin évitable.

Issus de toutes les courants politiques démocratiques, nous faisons tous ce constat : langue de la République (art. 2 de la Constitution) et de la population, support de notre culture et base évidente de notre « vivre ensemble », premier socle de notre « identité nationale » pour 80 % des personnes récemment sondées, le français est méthodiquement évincé au profit de cet anglais simplifié que promeut avec zèle l’oligarchie internationale des affaires.

Le fait ne doit rien à l’air du temps, ni ne procède d’on ne sait quel darwinisme linguistique comme d’aucuns voudraient le faire accroire pour occulter sa vraie cause dont la nature est politique. Politique, comme en témoigne, par exemple, la récente ratification du protocole de Londres qui donne valeur juridique en France aux brevets rédigés en anglais, ou l’abandon de nos prérogatives linguistiques dans les organismes européens et internationaux. Conçue en premier lieu par de puissants groupes internationaux, cette politique est complaisamment relayée par des élus hexagonaux, plus sensibles aux aspirations des financiers qu’à celles de notre société.

Voici longtemps, en effet, qu’est dépassé le stade de l’emprunt naturel d’une langue à une autre. Au-delà de la liste interminable des « coach », « manager », « discount », « trekking , « yes ! » et autres anglicismes … qui hachent notre vocabulaire quotidien, chacun peut aussi constater l’acharnement de maintes grandes entreprises à nous angliciser de manière insidieuse ou brutale. Empruntant d’abord quelques mots « techniques » à l’anglais, elles basculent désormais leurs produits et leurs enseignes commerciales du français au tout-anglais (« Carrefour Market », « Simply Market », « TGV Family » …) ; puis, en phrases entières, celles de leurs slogans publicitaires, de leurs serveurs téléphoniques, de leurs devises managériales qui rythment ironiquement la souffrance de leurs salariés (France Telecom, dorénavant sans accent, n’a-t-il pas inventé le « time to move ! » au risque de susciter la « mood » des suicides ?), suivant en cela le MEDEF qui donne le ton par sa devise « Ready for the future ! » ; celles aussi des conseils d’administration et des réunions de travail, y compris dans certains ministères de la République « française » ; et, finalement, celles de l’annonce de leur licenciement aux ouvriers de Continental-Clairoix, auxquels on a quand même concédé un traducteur : quel privilège !

Ce n’est pas tout : nos chercheurs, après avoir été à l’origine de tant d’avancées majeures et bien que prenant toute leur part aux avancées de la technologie actuelle, sont systématiquement sommés de publier en anglais. L’actuel gouvernement projette de faire enseigner certaines matières en anglais aux lycées et à l’université. Histoire sans doute de se rapprocher du peuple qu’elles sont censées représenter, nos élites politiques se forment désormais en anglais, voire en « tout-anglais » à Sciences-Po (notamment dans la nouvelle antenne rémoise de l’École) ; quant à Mme Pecresse, est-il exact qu’elle souhaite exempter l’Université des très humbles exigences de la loi Toubon ?

Pis : le refus de tout débat public accompagne cette politique linguistique inavouée portée par une élite dé-territorialisée qui, à droite comme à « gauche », méprise ouvertement ses origines et rêve d’un monde uniformisé dans lequel elle pourra enfin ressembler parfaitement à ses maîtres.

La première victime de ce rêve indécent sera la « France d’en bas », celle qui ne fera pas ses classes à Oxford ni ne passera ses vacances à Los Angeles, et qui devra éternellement s’adapter, dans sa vie privée et professionnelle, aux exigences d’une autre langue. Ont également tout à perdre à ce basculement linguistique les Francophones d’Afrique et d’ailleurs, que l’on discrimine honteusement pour tenter d’assimiler la défense du français à un purisme aux relents d’exclusion ; sans oublier le cadre moyen, dont les efforts prenants pour changer de langue et de mode de pensée ne feront jamais le poids face aux « English mother tongue » d’ores et déjà recrutés, de manière discriminatoire, pour certains postes clés.

Le débat citoyen que nous exigeons sur la place de la langue dans notre société est d’autant plus pressant que la construction européenne bruxelloise, au mépris de ses textes officiels, impose un libéralisme linguistique agressif : pour accompagner l’ultra-libéralisme économique, pour détruire ce bien commun par excellence et ce service public gratuit que constituent les langues nationales, les protections juridiques nationales faisant obstacle aux campagnes d’anglophonisation unilatérales qui sévissent partout en Europe, sont froidement démantelées.

Ce déracinement linguistique ne doit plus pouvoir s’accomplir dans l’ombre et le silence : le peuple doit prendre conscience de l’ampleur de l’agression dont il est l’objet, et faire entendre sa voix encore souveraine.

Cet appel s’adresse donc à tout citoyen soucieux de défendre sa culture et, à travers elle, toutes les cultures du monde dont la diversité est indispensable à un véritable internationalisme et au respect mutuel et multilatéral des cultures, à l’opposé d’un nivellement mondialiste insidieusement pré-totalitaire.

Cet appel dénonce aussi la glose « identitaire » de gouvernants qui accompagnent la destruction de notre langue commune ; il revient aux citoyens d’exiger une politique claire en faveur de notre langue maternelle et nationale, et plus généralement en faveur du multilinguisme : au collège et au lycée, renforcer l’enseignement du français, apprendre les bases communes des langues européennes, puis apprendre deux langues étrangères, dont la première serait autre que l’anglais ; défendre l’usage de la langue française dans les institutions internationales et européennes, réaffirmer clairement le français comme langue de l’enseignement et de la Recherche, mettre fin à l’invasion des enseignes et des publicités en anglais.

Cet appel s’adresse aux espérantistes ; aux défenseurs des langues régionales – car lorsque le français n’aura plus qu’un statut domestique (à tous les sens de ce terme !), de quelle place pourront-ils se prévaloir ? – , aux citoyens des DOM, aux travailleurs immigrés qui pensent que l’on peut vivre sereinement en français sans renier ses origines.

Il s’adresse aussi aux amoureux de l’anglais, qui ne doit pas se laisser réduire à cette « langue des affaires et de l’entreprise » dont E.-A. Seillères, alors président du syndicat patronal européen, entendait promouvoir l’usage quasi-exclusif.

Il s’adresse enfin aux chercheurs, aux écrivains, aux poètes, philosophes, enseignants, traducteurs, à tous ceux, ici et ailleurs, dont le français est la langue de création et de réflexion, l’outil de formalisation ou d’expression d’une sensibilité. Tous ceux qui savent ce que l’Histoire, ou leur histoire personnelle, doit à la langue française, à tous ceux qui sentent qu’une langue est plus qu’un simple code de communication parce qu’elle porte des valeurs et une vision du monde autant que des données et des informations.

À tous ceux qui ont compris qu’une langue unique c’est une pensée unique, et que si l’on soumet les hommes d’abord par le verbe et par la pensée, c’est aussi par eux, que les hommes résistent et se relèvent.

* Alliance Champlain – Association francophonie et avenir (AFRAV)

Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)

Avenir de la langue française (ALF)

Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC)

CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguisitique)

– Défense de la langue française - Paris-Île-de-France (DLF Paris-IdF) – www.langue-francaise.org

Forum francophone international – France (F.F.I.-France)

Le Droit de comprendre (DDC)

Se portent garants de la signature de leur association :

Pour l’Alliance Champlain, Daniel Miroux Pour l’AFRAV, M. Régis Ravat Pour l’ASSELAF, MM. Philippe de Saint Robert et Philippe Loubière Pour A.L.F. et F.F.I.-France, M. Albert Salon Pour le C.L.E.C., M. Raymond Besson Pour le COURRIEL, M. Georges Gastaud Pour D.L.F.-Paris-Î.d.F., M. Marc Favre d’Échallens Pour D.D.C., M. Thierry Priestley

 

Sources: L'Humanité

 

Les Québécois aussi doivent lutter contre cette invasion linguistique:

www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montrea...

http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais


 

 

22/12/2009

Conte (amer) de Noël d'un mécréant au grand coeur




afrique crève la faim.jpg



Le baobab aux lucioles sacrées


Nous sommes dans une ville d'Afrique. Ce pourrait être Abidjan, Conakry, Dakar ou Yaoundé. Il fait nuit. Un grand noir tire une petite remorque dans laquelle est assise une très jeune femme enceinte jusqu'au yeux.


- Oh ! Boubakar-Joseph, j'ai mal. J'ai mal. Mon ventre, c'est comme une calebasse trop pleine qui va éclater. C'est encore loin l'hôpital ?


- Non. Courage Chérie-Marie. On va bientôt arriver. Tu vas avoir un bon lit dans la grande salle. Paraît même qu'y a des ventilateurs. Les docteurs habillés en blanc vont bien s'occuper de toi. Courage ma petite Chérie-Marie, mon orchidée d'amour, ma petite gazelle, ma jolie mangue douce, étoile de mon ciel, soleil de mon cœur.


- Boubakar-Joseph, j'ai mal, j'ai mal...


- On arrive, Chérie-Marie. Voilà l'hôpital.


Le couple s'arrête devant l'entrée de l'hôpital. Boubakar-Joseph s'adresse à un planton en blouse blanche :


- Bonjour Monsieur le Docteur. Ma femme, Chérie-Marie, est en train de travailler l'enfant. Elle a beaucoup mal au ventre. Beaucoup mal au ventre Monsieur le Docteur. Il faut  l'aider à faire l'enfant. C'est notre premier Monsieur le Docteur !


Le planton-docteur, très administratif, répond :

- Nous avons donc et par conséquent que la dénommée Chérie-Marie demande à être admise à l'hôpital. Pourquoi ? Vous avez un certificat médical ?

- Mais non, Monsieur le Docteur. Mais vous voyez bien qu'elle travaille l'enfant !

- Je vois surtout que vous n'avez pas de certificat médical. Donc, présentement, le règlement ne me permet pas de vous admettre. Passez votre chemin !

- Mais...


Le planton brandit un bâton au-dessus de la tête du pauvre Boubakar-Joseph et crie :

- Foutez-moi le camp ! Revenez demain si vous avez un certificat médical !


Le pauvre Boubakar-Joseph console sa femme avec des gestes pleins de douceur et ils repartent.


- Oh ! Boubakar-Joseph, j'ai mal, j'ai mal...

- Courage ma jolie colombe d'amour. Regarde. Tout près il y a le grand hôtel des français. Ils nous aideront.


Ils stoppent devant une grande bâtisse en béton à l'enseigne : " Grand hôtel de France et du commerce réunis ". Boubakar-Joseph s'adresse au portier noir qui rentre prévenir le patron français. Celui-ci - veste saharienne, chapeau de brousse sur la tête - sort. Dans l'hôtel, on entend les musiques de la fête.

- Bwana Patron, ma femme Chérie-Marie travaille l'enfant. Ils ne l'ont pas voulue à l'hôpital. Pourriez-vous nous autoriser à nous installer dans un petit coin d'une petite pièce de votre grand hôtel ? Il y a sûrement un docteur parmi vos clients...


Le Français le regarde comme il regarderait une merde : on n'a pas d'états d'âme vis-à-vis d'une merde, on l'évite, c'est tout...Puis il éclate de rire en se tapant sur les cuisses et dit :

- Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ben dis donc ! Il est gonflé celui-là. Il voudrait que sa grosse mette bas donc mon hôtel ! Puis quoi encore ! Fout le camp salopard ! Tu dégueulasses mon entrée ! Dégage vite ou je te fais bastonner !


Il s'approche, la main haute, de Boubakar-Joseph. Le portier noir accourt lui aussi, armé d'un bâton, prêt à frapper. Le malheureux couple s'en va.

- Oh ! Boubakar-Joseph, j'ai mal, j'ai mal. Comme si une hyène me mordait dans le ventre. J'en peux plus Boubakar-Joseph. J'en peux plus...

- Courage mon océan de rêve, ma petite panthère d'amour. Je vois le poste de police tout près. Je vais demander de l'aide. Ce sont des gardiens de la paix. Ils sont là pour nous protéger, pour nous porter assistance...


Ils s'arrêtent devant un immeuble surmonté de la pancarte " Police - Au service du Peuple". Boubakar-Joseph s'approche. On entend des bruits de voix sortant du bureau :

- ...et dix de der ! Vous êtes dedans mon adjudant ! Vous êtes dedans !


Voilà que sort en bougonnant un sous-off noir en short et chemise kakis, képi de travers sur le front, une canette de kronenbourg dans chaque main. Il aperçoit Boubakar et dit :

- Qu'est-ce-qu'y veut çui-là ? Qu'est-ce-qu'y veut ? ...Dedans, dedans. En voilà un que je vais foutre dedans, moi !


Boubakar-Joseph, intimidé, s'approche. Devant l'adjudant, il claque des talons et salue militairement en disant :

- Excusez-moi de vous demander pardon, Chef ! Ma femme que voici est en travail d'enfant. Personne veut nous aider, Chef ! Personne...


Le chien de quartier s'envoie un long gorgeon de bière, s'essuie sur le revers de sa manche, rote un grand coup et gueule :

- Tu veux que je te foute dedans ? Est-ce que j'ai une gueule de sage-femme ? Fout le camp ou c'est moi qui te fout au trou !


Boubakar part en courant, retrouve sa femme qui geint sur la petite remorque. Les larmes aux yeux, il s'efforce de la consoler :

- Du courage jolie fleur de mon cœur, rosée de mes jours, musique de ma vie.


Ils repartent. En passant sous un arbre, un petit singe saute sur la remorque de Chérie-Marie, lui donne une banane,  puis saute sur l'épaule du grand noir et lui parle :

- Boubakar-Joseph, Chérie-Marie, enfin je vous ai trouvé ! Venez vite. Suivez cette traînée de lumière devant vous, dans le ciel. Ce sont les lucioles sacrées.


Chérie-Marie mange la banane du petit singe. Immédiatement son terrible mal de ventre se dissipe.

- Oh ! Boubakar-Joseph, je n'ai presque plus mal ! Je n'ai presque plus mal ! Regarde ! Regarde toutes ces poussières d'étoiles ! Elles bougent comme un nuage de feu. Elles semblent nous montrer un chemin. Suivons-les...


Suivant le nuage de lucioles et le petit singe qui gambade et cabriole joyeusement devant eux, le couple atteint les faubourgs de la ville et gagne la jungle.

- Regarde Chérie-Marie, les grands arbres se penchent sur ton passage comme pour te saluer. Regarde ! Plein de singes nous suivent. Et des gazelles maintenant, tout un troupeau. Et les zèbres. Vois. Même les grands serpents. Même la girafe. Là, regarde, le rhinocéros.

- Je n'ai plus mal Boubakar-Joseph ! Je n'ai plus mal du tout ! Et toutes ces fleurs, tous ces arbres, tous ces animaux qui nous veulent du bien ! Regarde Boubakar-Joseph, là le grand baobab. Les lucioles sacrées lui font comme une couronne scintillante. C'est là qu'il nous faut aller Boubakar-Joseph ! C'est là. Je le sens. Je le sais.

- Chérie-Marie, c'est merveilleux. Qu'est-ce qu'il nous arrive ! Qu'est-ce qu'il nous arrive ! Là, regarde, au pied de l'arbre. Une grande lionne. N'ai pas peur Chérie-Marie, regarde comme elle est amicale. Elle t'invite à t'étendre près d'elle sur la fourrure si douce de son ventre. Et voilà un éléphant. Il m'aide Chérie-Marie ! Il m'aide avec sa trompe à te déposer délicatement contre le ventre de la lionne. Il te fait de l'air avec ses grandes oreilles pour te rafraîchir !

- Oh ! Boubakar-Joseph. Là, entre mes jambes. Ça coule. Pourtant je n'ai pas mal. C'est chaud. Boubakar ! Boubakar, tiens-moi la main !

Il est là ! Il est là ! C'est un garçon ! C'est notre fils Boubakar-Joseph ! C'est notre fils ! Oh ! Boubakar-Joseph, quel bonheur. Comment allons-nous l'appeler.

- Appelons-le Jésus !



19/12/2009

HONTE ! Les politicards toquarts fossoyeurs d’espoir à Copenhague envoient les habitants de Tuvalu aux requins…

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Voici les principaux points du texte discuté à Copenhague. Cette déclaration politique a été le fruit de négociations à 26 mais menées essentiellement par les Etats-Unis, l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud. .  L'Union européenne elle-même a été écartée des ultimes tractations et ne s'est résolue à soutenir l'accord qu'avec réticence. Elle ne comprend pas d'objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, renvoyés à 2010, et ne prévoit pas la création d'une instance internationale.

- Une hausse des températures globales limitée à 2 °C. Dans le document politique négocié, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C d'ici à 2050 par rapport aux niveaux préindustriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat. C'est moins ambitieux que ce que réclament les petits Etats insulaires, représentés par Grenade et les Maldives, qui militaient avec les pays les moins avancés pour une hausse maximale de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

- Pas d'objectifs de réduction des émissions de CO2. L'accord ne fixe pas d'objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050. Pour les pays industrialisés, les objectifs de réduction d'émissions de CO2 d'ici à 2020 ne seront fixés qu'en janvier, après que chacun des pays industrialisés "aura donné par écrit" ses propres engagements, selon le président français, qui a précisé que l'Union européenne maintiendrait son objectif de réduire ses émissions de 80 % d'ici 2050. Cependant, l'UE ne reverra pas à la hausse son objectif de réduction à l'échéance 2020, qui sera de 20 % et non de 30 % comme l'espéraient certains négociateurs. Selon un calcul des Nations unies, l'addition des promesses faites à ce jour publiquement par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 °C, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 °C. Une proposition annexée à l'accord appelle la communauté internationale à conclure un traité contraignant d'ici la fin de l'année prochaine.

- Aide à l'adaptation des pays en développement. Les chefs d'Etat ont accepté de consacrer 100 milliards de dollars par an d'aide aux pays en développement à compter de 2020 et d'examiner pour ce faire des financements innovants. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars d'aide aux pays les plus vulnérables d'ici 2012 pour les aider à s'adapter aux impacts du changement climatique. "L'engagement collectif des pays industrialisés est d'apporter des ressources nouvelles et supplémentaires [à l'aide au développement]" d'un montant total de 30 milliards de dollars, précise le texte. L'Union européenne avait déjà promis de verser 10,6 milliards de dollars sur les années 2010, 2011 et 2012 et le Japon a annoncé à Copenhague 11 milliards de dollars sur les trois ans.

- Il n'y aura pas d'Organisation mondiale de l'environnement. L'accord ne prévoit pas la création d'une Organisation mondiale de l'environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des engagements de chacun, les contraignant légalement. Pour Nicolas Sarkozy, le volet juridique, absent de cette déclaration politique, sera à nouveau débattu lors de négociations à Bonn que la chancelière allemande Angela Merkel organisera "dans six mois" pour préparer la prochaine conférence sur le climat de Mexico, fin 2010.

Point de friction majeur, en raison notamment du rejet chinois de toute intervention extérieure, la partie du texte sur la vérification internationale du respect des engagements pris est la plus longue du projet d'accord. Elle précise que les économies émergentes doivent faire le bilan de leurs efforts et en rapporter aux Nations unies tous les deux ans. Des contrôles internationaux sont prévus pour répondre aux exigences occidentales de transparence mais le texte garantit le "respect de la souveraineté nationale". Une manière d'écarter tout contrôle contraignant.

- Protection des forêts. Le texte "reconnaît l'importance de réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, et la nécessité d'améliorer l'élimination de gaz à effet de serre par les forêts". Il prévoit des mesures "incitatives" pour financer la protection des forêts avec des fonds des pays développés.

Sources : Le Monde

Le coût de Copenhague : 143 millions d'euros.

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M’ame Michu et M’ame Chazotte soutiennent Carlita pour qu’elle sauve son couple…et la France !

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- Eh ! M’ame Chazotte, v’z’avez signé la pétition ?

 

- Quelle pétition ?

 

- Ben, celle pour soutenir madame Carlita ?

 

- Elle a besoin de souteneurs m’ame Carlita. Chouchou lui suffit pas ?

 

- C’est justement… M’ame Carlita, elle a dit à la télévision qu’elle ne voulait pas que Chouchou fasse un second mandat de président.

 

- Elle a dit ça Carlita ? Alors là, faut la soutenir cette brave femme ! Au nom des valeurs familiales qui fondent l’identité nationale française, Nicolas Sarkozy a, lui aussi, droit à une vie de couple épanouie. Nous ne voudrions pas, Monsieur le président, que vous sacrifiiez pour la France votre bonheur conjugal.

 

- Ah ! Ch’uis bien contente que vous aussi vous soyez d’accord pour que la belle Carla soit heureuse en ménage.

 

- Ah que oui ! M’ame Michu. Il faut aider M’ame Carla dans sa démarche pour convaincre son Chouchou de ne pas rempiler. Les Français, dans leur grande majorité, sont – j’en suis sûre – prêts à se passer des lumières du Phare de l’Elysée pour le bonheur de Carla. Ça pue évidemment l’embrouille, mais il y a peut-être là une première manœuvre pour préparer l’opinion au fait que Sarko pourrait renoncer à se représenter…

 

- Et c’est quoi ?

 

- Ben, Chouchou risque de rejoindre Chichi avec une plainte au cul ! Vous vous souvenez de l’attentat de Karachi, qui avait fait onze morts parmi des militaires français. Une histoire vaseuse. Ben, l'avocat des familles de victimes dépose plainte pour « entrave à la justice, corruption, faux témoignage et extorsion de fonds ». Me Olivier Morice n'y va pas par quatre chemins : « Nicolas Sarkozy est au cœur de la corruption dans cette affaire, à la fois comme ministre du Budget (de 1993 à 1995) et dans le rôle qu'il a joué comme porte-parole et directeur de campagne d'Edouard Balladur. »

 

- Ben ça alors !

 

- Eh ouais ! Le parquet de Paris a désormais trois mois pour évaluer cette plainte et prendre une décision. Trois options s'ouvrent à Jean-Claude Marin :

1. Ouvrir une enquête préliminaire sur l'ensemble des qualifications
2. Saucissonner la plainte et la recalibrer sur une qualification restreinte (un exercice dans lequel le procureur de Paris excelle)
3. Classer la plainte sans suite, ouvrant la possibilité pour les familles de saisir directement le doyen des juges d'instruction, entraînant l'ouverture d'une information judiciaire.

 

- Ben ça alors ! Bon. On va quand même signer la pétition.

 


 

17/12/2009

Grandes gueules de tous les pays, unissez-vous !

 

 

Buveurs.JPGPutaing ! Je viens d’entendre, dans la boite à bruit, encore une diatribe contre Georges Frêche et contre Nadine Moreno. Mais merde, ils nous font chier tous ces pisse-froid, toutes ces tronches d’api, toutes ces gueules de premier de la classe bien propres sur eux et au clapoir pavé de petits-fours !

 

Qu’est-ce que c’est que cette société sans couilles, mièvre, sans poils, sans aspérités, cette société aussi excitante qu’un plat de nouilles froides où l’on voue aux gémonies ceux qui osent encore l’ouvrir, où l’on lapide mentalement (pour le moment !) tous ceux qui ont encore un langage imagé et suffisamment de personnalité pour ouvrir leur gueule !

 

Bordel de merde, où sont-elles nos belles, bonnes et saines grandes gueules d’antan ?

 

Debout Rabelais ! Débout Villon ! Debout Brassens ! Debout Ferré ! Debout Frédéric Dard ! Debout Coluche!

 

Qu’est-ce qu’il a dit Georges Frêche ? Quelques conneries ? Qui n’en dit pas ! Au moins il assume. S’il a laissé ses paroles déborder ses pensées face à quelques harkis, c’est parce qu’il avait lui-même été roulé dans la merde ! Saine attitude de Méridional au sang chaud !

 

Qu’est-ce qu’il a dit Nicollin ? Il a traité un foutebaleur de tafiole ? Et alors ? Vous imaginez, le gros Nico, la bouche en cœur, déclarant, le petit doigt en l’air : « Espèce d’homosexuel ! »

 

Qu’est-ce qu’elle a dit la mère Moreno – pourtant elle n’est pas ma tasse de thé la cagole de service ! Elle a dit la réalité sur ces connards qui pourrissent la vie de leurs quartiers et donnent des musulmans une image à dégueuler.

 

Même Lefèvre avec sa trogne de pitbull va finir par me devenir sympathique !

 

Mélenchon a un peu d’avenir peut-être… Mais rendez-nous Georges Marchais non de dieu !

 

Ou alors lançons Cantona en politique. En voilà une belle et bonne grande gueule!

 

 

16/12/2009

Au bistro de la Toile : les vrais profiteurs du chomdu.


- Ah ! Putaing Loulle, tu vas en gagner des thunes avec la fabuleuse augmentation que les sarko-trafiquants du gouvernement de Rataillon 1° viennent de concéder aux smicards : 0,5% ! C’est-y pas généreux ça ? Dans les 6 euros par mois ! La bringue démente, l’opulence assurée! Et encore, c’est pour ceux qui ont un boulot. Pour ceux qui sont au chomdu, c’est peau de zob.

 

- Ah non, Victor, il y a la prime de Noël pour les chômeurs ! Une prime qui n’a pas bougé depuis 12 ans, d’accord, et qui s’élève à 152,45 euros pour une personne seule. Puteng, et ils se plaignent ces fainéants ! Ils osent même manifester maintenant ! On les a vu – pas trop ! – dans la rue le 5 décembre. D’accord, on ne les a pas invités à la télé… Pourtant ils sont dans les trois millions « officiels »…

 

- …et bien le double en réalité si tu prends en compte le temps de non travail obligé de ceux qui sont à mi-temps, ceux qui sont rayés des listes pour des raisons obscures et autres. Le chomdu, Loulle, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas un résultat de la « crise », c’est voulu et planifié par les « économistes distingués » et leurs marionnettes politiques. Ces fumiers ont même un nom pour qualifier le taux de chomage « optimal », ils appellent ça le « NAIRU » ( Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment), en français, «taux de chômage non accélérateur d'inflation».
Un taux qui repose sur deux piliers fondamentaux : la pression sur le marché de l'emploi par le chômage (qui favorise le gel sinon la baisse des salaires, d’où l’augmentation ( !!!) du Smic de 0,5%...), ainsi que la précarisation et la dérèglementation du travail), et la soi-disant lutte contre l'inflation.
Son taux généralement retenu étant fixé à… 8%. Son principe actif en est la peur et le chômage n'en est qu'un moyen, sans doute le plus efficace. Cette définition est tirée du glossaire d'un très officiel rapport du Sénat. En fait, le chômage n'est rien d’autre qu'une variable d'ajustement économique au service du politique. A l'heure où les discours vont dans le sens d'une culpabilisation toujours plus stigmatisante d'un chômeur supposé responsable de sa situation, profiteur ou fraudeur, il y a de quoi avoir les aliboffis qui gonflent…

 

- Tu veux dire que les chômeurs sont indispensables à tous ces gouvernements de droite pour maintenir les salaires au plus bas ?

 

- T’as tout compris Loulle. Crois-moi : bien que tous les charlots qui nous gouvernent fassent mine de mettre la lutte contre le chômage à la première place de leurs préoccupations, ils font en vérité tout le contraire parce que le «plein emploi» est le pire ennemi des profits. C'est pour cela qu'on n'est pas prêts d'en voir un jour la couleur, et que le chômage de masse a encore de beaux jours devant lui !

 

- taing ! Quel ramassis de crevures. Tè ! on va boire un coup pour oublier…

15/12/2009

Pendant les fêtes, les sarko-saloperies continuent !


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Pendant qu'on nous enfume le terrier avec des conneries genre Johnny Halliday crevard ou le « sommet » de Copenhague, les nuisibles à la solde de Rataillon nous préparent une belle saloperie : une offensive tout azimut contre le SMIC. Ça les emmerde le SMIC les tronches d'œuf du Medef et leurs marionnettes de l'Elysée et de Matignon. Pour dénigrer le Smic, lui refuser tout coup de pouce et encenser des palliatifs qui exonèrent les entreprises en pesant sur la collectivité, le gouvernement a trouvé une combine : s'appuyer sur des rapport d'«experts» qui abondent dans son sens.


Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Ainsi, en été 2008,
le rapport Cahuc, Cette et Zylbenberg, commandé par Matignon, concluait que le Smic n'est pas «un moyen efficace pour réduire la pauvreté et les inégalités» (!!!) et suggérait de «s'appuyer sur des mesures fiscales et des prestations sociales ciblées plutôt que sur un salaire minimum élevé et uniforme»...  A rapprocher du fait qu'en matière de fiscalité, le gouvernement s'emploie à supprimer les niches qui soulagent les plus modestes. Ce rapport fut non seulement l'occasion d'asseoir le bien-fondé du RSA en tant que substitut à un salaire minimum désormais jugé obsolète et, de ce fait, menacé de « réforme », mais surtout de faire admettre la nécessité de transférer une part grandissante du coût du travail des entreprises... vers la collectivité.

A quelques jours de la « revalorisation » du SMIC, un nouveau « rapport d'expert » vient d'arriver sur le bureau de Darcos, le ministre du travail. Elaboré par le «groupe d'experts sur le SMIC» désigné début mai dans le cadre de la réforme du salaire minimum inscrite dans la loi sur les revenus du travail de décembre 2008, il «recommande[nt] à l'unanimité que la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance devant prendre effet au 1er janvier 2010, corresponde à la stricte application des mécanismes légaux». En clair : zéro coup de pouce ! Dans un «contexte conjoncturel encore fragile, (...) il ne faudrait pas compromettre la santé économique et financière des entreprises», qu'ils disent les zexpairs. Ben voyons. Au fait parmi les « zexpairs » économistes qui ont pondu cette merde, on retrouve Gilbert Cette, directeur des études économiques de la Banque de France. Ses acolytes, dont on peut douter de l'indépendance, étant Paul Champsaur, président de l'Autorité de la statistique publique, Martine Durand, directrice adjointe de l'emploi à l'OCDE, Francis Kramarz, directeur du Crest, et Etienne Wasmer, professeur à Sciences Po.

Pourtant, pour lutter contre la pauvreté et l'endettement des ménages, pour éviter à ces millions de gens de devenir des « assistés » à stigmatiser en période pré-électorale, il suffirait d'augmenter leurs salaires !  Tè ! Fumes ! Faut pas désespérer Neuilly.

Depuis vingt ans, les travailleurs sont sommés de sacrifier leurs émoluments à la bonne marche de l'économie : avant la crise, il fallait contenir l'inflation; au cœur de la crise, y'a plus de pognon.

Droits dans leurs bottes, ces éminents
« zexpairs » à la solde de l'UMP et du Medef plaident pour une «gestion prudente du Smic articulée à une politique de maîtrise des coûts salariaux», jumelée à «une politique appropriée de soutien au revenu du travail des familles pauvres». En effet, clament-ils, «les politiques de soutien au revenu du travail [prime pour l'emploi, RSA...] ont contribué de façon très significative à la progression du pouvoir d'achat des salariés rémunérés au Smic au cours des dix dernières années». Pour eux, «les dernières études de l'OCDE démontrent que les prestations liées au travail sont nettement plus efficaces que le salaire minimum pour lutter contre la pauvreté, car mieux ciblées sur les ménages pauvres».

L'imposture est énorme : alors que les salaires sont désespérément bas et ne permettent plus de vivre, pas question d'y remédier, bien au contraire ! Puisqu'une revalorisation du Smic serait préjudiciable à la compétitivité des entreprises, seul un «assistanat» tous azimuts est envisageable afin de compenser sa faiblesse, le plus gros du gâteau étant destiné... au patronat. «
Les allégements de cotisations sociales ont fait la preuve de leur efficacité et doivent par conséquent être maintenus », osent affirmer ces « économistes » distingués. Pourtant, ces exonérations au nom de l'emploi sont un puits sans fond : elles ont coûté cette année 32,6 milliards d'euros à l'Etat et à la Sécurité sociale; même la Cour des Comptes conteste leur efficacité !

Pour les employeurs, les cadeaux fiscaux continuent de pleuvoir : fin de la taxe professionnelle, baisse de la TVA des restaurateurs... Pour les 15% de Smicards (englobés dans l'ensemble des travailleurs qui gagnent moins de 1.510 € par mois, c'est-à-dire 50% du salariat français !), pas question de revaloriser quoi que ce soit : l'indécence salariale reste de mise, avec à la clé une augmentation... des impôts.

Merci au 53% de veaux qui nous ont infligé Rataillon...


14/12/2009

Berlusconi « al dente » !

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Massimo Tartaglia, c’est ce monsieur qui a fait ce dont rêvaient des millions d’Italiens.

 

Pas question de cautionner ce type d’action, mais peut-on s’en étonner lorsque la démocratie est à ce point bafouée par celui-là même qui est censé l’incarner et en être le dernier rempart ?

 

Le clone français de Berlusconi devrait y réfléchir…

11/12/2009

Au bistro de la Toile : on nous prend encore pour des cons !

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- Puteng ! T'as vu Victor, ils se sont estrassés le cul les 27 de l'Europe ! Parait qu'ils vont « débloquer » 2 milliards par an pendant trois ans pour aider les « pays pauvres » à faire les efforts nécessaire pour que la boule de chope pas trop la fièvre. 2 milliards d'euros ! A rapprocher des centaines de milliards débloqués immédiatement pour « sauver » les banques ! Plus prendre les gens pour des cons que ça, c'est difficile.

- Eh ! C'est encore un enfumage de terrier. Un de plus. Ils sont tous à nous dire qu'on va passer au barbecue si on continue nos conneries de « croissance » sans frein, et tout ce qu'ils trouvent dans les tiroirs, c'est 2 petits milliards à refiler - probablement dans la poche de quelques roitelets et dictateurs - pour sauver la boulle de plus en plus puante ! Et encore, parait que c'est une victoire !

L'Europe contribuerait ainsi au tiers des dépenses prévues, soit 6 milliards par an à refiler aux pays crève-la-faim pour qu'ils déforestent moins... Pourtant, quand un Chinetoque, un Indien ou un Brésilien « produisent » pour vivre 1 kilo de ce fameux gaz carbonique, nous, les Zeuropéens, on en fait 10 et les Zétazuniens 20 kilos. Autrement dit nous, les 500 millions d'Européens polluons autant que 5 milliards de Chinois ou d'Indiens et que 10 milliards d'Africains ! Quand aux Ricains, c'est à hurler de connerie. Ces 350 millions de gros et gras cons polluent autant que 7 milliards d'Indiens ou de Chinois et que 14 milliards d'Africains ! Alors quand ils nous font un doigt d'honneur les « pays pauvres », ils ont bien raison ! C'est à nous d'arrêter nos conneries, pas à eux.

usine polluante 2.jpg- Oh ! Le pastaga, Victor, ça produit du carbone ?

 

- Sûrement, puisque c'est fait à base de badiane, une plante qui vient de Chine et qui a remplacé l'anis local de nos grand-pères !

- Merde. Alors je mets ma tournée, mais uniquement du bon jus de la treille de chez nous.

- A  la nôtre !


 

10/12/2009

Paul Hué et Paul Hueur à Copenhague.


 

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- Oh là ! Sieur Paul Hué, vos vaches pètent trop

Il vous faudra réduire leurs délires ventraux

Car leurs rots et leurs pets, ce sont du gaz méthane

Qui risque de changer nos prairies en savanes.

- Oh là ! Sieur Paul Hueur, rengainez vos leçons

Que sont nos pets de vaches comparés au boxon

Que génère sur terre l’hyper consommation

De vos sociétés, vos civilisations

Basées sur le paraitre et sur le racolage,

Sur l’avoir plus que l’être, et où le gaspillage

Est le mode normal de concevoir la vie

Où l’on prend, casse et jette au gré de ses envies.

- Notre mode de vie n’est pas négociable

Vous feriez comme nous si vous étiez capables !

De quoi donc rêvez-vous dans vos sombres gourbis ?

De bagnoles, de viande, d’alcools, de beaux habits,

De maisons confortables à l’air conditionné,

De piscines, de plages, de routes bétonnées.

D’ailleurs que faites-vous quand vous avez des thunes ?

Une station de ski au milieu de vos dunes…

- Qui nous pollue la tête avec ces âneries ?

Vos programmes télé avec leurs conneries.

N’avons-nous pas le droit d’être aussi cons que vous ?

Nous marchons sur vos traces, cependant, je l’avoue,

Ces travers me désolent et me mettent en rage

Mais avant d’arriver au niveau de carnage

Que vous faites subir à l’environnement

Nous avons de la marge pour vivre décemment.

Quand un Indien produit une tonne de carbone,

Vous, les Zétazuniens en produisez vingt tonnes

Et dix tonnes en Europe. Mais zéro en Afrique !

C’est à vous d’arrêter vos pollutions chroniques !

- De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes bien contents,

Sûrement pas le peuple, mais vous, les dirigeants

D’accepter nos déchets à pleines palanquées

Car nous vous payons cash pour que vous les planquiez,

Qu’ils soient radioactifs, domestiques ou chimiques !

Euros, yens ou dollars, tout est bon pour vos cliques…

- Taisez votre cynisme, et gardez vos poubelles.

Car par la corruption vos actions criminelles

Saccagent nos contrées, empoisonnent nos gens,

Les poussent à émigrer pour trouver quelque argent.

C’est vous qui polluez depuis bientôt deux siècles.

Vous voudriez en plus nous imposer vos règles ?

C’est à vous de payer ! Vous tuez la nature

Et voulez que ce soit nous qui fassions ceinture ?

Le monde va crever ? Nous n’y sommes pour rien !

Si vous ne casquez pas, on ne répond de rien…

 

Merci à Chimulus

 

 

09/12/2009

La traite négrière arabo-musulmane

Je reproduis ici - avec sa permission - un article de Karim Sarroub, philosophe, écrivain, psychanaliste franco-algérien qui doànne un autre regard sur la tragédie de l'esclavage. Un homme qui ne manie pas la langue de bois


Ibn Khaldoun est un historien, philosophe et homme politique d'Afrique du Nord. Sa façon d'analyser les changements sociaux qu'il a observés dans sa culture lui vaut d'être considéré comme étant à l'avant-garde de la sociologie. Il demeure l'un des penseurs arabes les plus connus et les plus étudiés car il a souvent été présenté comme l'un des pères fondateurs de l'histoire, en tant que discipline intellectuelle, et de la sociologie..

« Les Noirs appartiennent aux peuples à caractère bestial. Ce sont des sous hommes anthropophages et leur place est plus proche du stade animal. Les Noirs sont les seuls peuples adaptés à l'esclavage, en raison d'un degré inférieur à l'humanité. » Ibn Khaldoun

L'orientaliste Vincent Monteil indique : « Ibn Khaldoun est fort en avance sur son temps [...] Aucun de ses prédécesseurs ou de ses contemporains n'a conçu ou réalisé une œuvre d'une ampleur comparable. »

Bien que peu argumenté, Le génocide voilé de Tidiane N'Diaye (1) est une solide et importante enquête historique et un réquisitoire accablant pour les Arabes musulmans qu'il présente comme "d'impitoyables prédateurs" (ce sont ses mots.) Pour lui, il n'y a pas le moindre doute que la traite négrière occidentale, qui a duré quand même quatre siècle, n'est rien par rapport à la "génocidaire traite négrière arabo musulmane" qui a duré environs treize siècles et qui a fait environs dix sept millions de victimes.

Anthropologue, économiste, spécialiste des civilisation négro-africaine, Tidiane N'Diaye ne mâche pas ses mots en détaillant "l'histoire de ses Arabes qui plongèrent les peuples noirs dans les ténèbres du mal absolu", en évoquant massacres, destruction, déportation, traitement inhumain et castration généralisée. A côté de lui, l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau (qui a essuyé une plainte et a failli se faire lyncher par Le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais avec son essai "Les Traites négrières, Essai d'histoire globale"), c'est de la belle poésie.

Cette étude traite en profondeur d'un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d'Afrique par le monde arabo-musulman pendant plus de onze siècles.
Cette traite transsaharienne, qui n'a pas totalement disparu de nos jours, a fait au moins 17 millions de victimes. Les razziés, capturés pour la plupart d'entre eux au Darfour et en Mauritanie, étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, et l'on peut estimer que les trois-quarts d'entre eux ne survivaient pas : encore aujourd'hui, les pistes suivies par les captifs sont jalonnées par une longue ligne d'ossements humains et de débris de tissus...
Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, et continue à l'être, contrairement à la traite occidentale vers l'Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l'islam permettait d'échapper à l'esclavage, la majeure partie de l'Afrique est devenue musulmane, d'où une forme de fraternité entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide.
Historique, documenté, écrit avec une grande sensibilité, Le génocide voilé est aussi un livre polémique et très courageux. La personnalité de l'auteur, lui-même noir et musulman, aurait pu l'amener à maintenir le voile ; il a préféré s'en réclamer pour révéler sans détours une vérité qui va forcément déranger.
.

Cornélius Castoriadis (2) : "Car on est capable en Occident, du moins certains d'entre nous, de dénoncer le totalitarisme, le colonialisme, la traite des Noirs ou l'extermination des Indiens d'Amérique. Mais je n'ai pas vu les descendants des Aztèques, les Hindous ou les Chinois, faire une autocritique analogue, et je vois encore aujourd'hui les Japonais nier les atrocités qu'ils ont commises pendant la Seconde guerre mondiale. Les Arabes dénoncent sans arrêt leur colonisation par les Européens, lui imputant tous les maux dont ils souffrent - la misère, le manque de démocratie, l'arrêt du développement de la culture arabe, etc. Mais la colonisation de certains pays arabes par les Européens a duré, dans le pire des cas, 130 ans: c'est le cas de l'Algérie, de 1830 à 1962. Mais ces mêmes Arabes ont été réduits à l'esclavage et colonisés par les Turcs pendant cinq siècles.

La domination turque sur le Proche et le Moyen-Orient commence au XVème siècle et se termine en 1918. Il se trouve que les Turcs étaient musulmans - donc les Arabes n'en parlent pas. L'épanouissement de la culture arabe s'est arrêté vers le XIème, au plus le XIIème siècle, huit siècles avant qu'il soit question d'une conquête par l'Occident. Et cette même culture arabe s'était bâtie sur la conquête, l'extermination et/ou la conversion plus ou moins forcée des populations conquises. En Egypte, en 550 de notre ère, il n'y avait pas d'Arabes - pas plus qu'en Libye, en Algérie, au Maroc ou en Irak. Ils sont là comme des descendants des conquérants venus coloniser ces pays et convertir, de gré ou de force, les populations locales. Mais je ne vois aucune critique de ces faits dans le cercle civilisationnel arabe.

De même, on parle de la traite des Noirs par les Européens à partir du XVIème siècle, mais on ne dit jamais que la traite et la réduction systématique des Noirs en esclavage a été introduite en Afrique par les marchands arabes à partir des XI-XIIème siècles (avec, comme toujours, la participation complice des rois et chefs de tribus noirs), que l'esclavage n'a jamais été aboli spontanément en pays islamique et qu'il subsiste toujours dans certains d'entre eux. Je ne dis pas que tout cela efface les crimes commis par les Occidentaux, je dis seulement ceci: que la spécificité de la civilisation occidentale est cette capacité de se mettre en question et de s'autocritiquer. Il y a dans l'histoire occidentale, comme dans toutes les autres, des atrocités et des horreurs, mais il n'y a que l'Occident qui a créé cette capacité de contestation interne, de mise en cause de ses propres institutions et de ses propres idées, au nom d'une discussion raisonnable entre être humains qui reste indéfiniment ouverte et ne connaît pas de dogme ultime."

Le 7 décembre 2009


(1) Tidiane N'Diaye
Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Il est Chargé d'études à l'INSEE et Directeur de recherche à Sup de Co Caraïbes. Chercheur reconnu, il a publié plusieurs essais sur l'histoire des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise.) Il est également l'auteur de nombreuses études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Amérique (DFA).Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain, dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane - Le génocide voilé - Gallimard - Les Falachas, nègres errants du peuple juif, Gallimard), ont été nommés au Prix Renaudot Essai en 2008.


(2) Cornélius Castoriadis (2) (Κορνήλιος Καστοριάδης) (11 mars 1922 à Constantinople - 26 décembre 1997 à Paris) est un philosophe, économiste et psychanalyste français d'origine grecque, défenseur du concept d'« autonomie politique ». En 1949, il fonde avec Claude LefortSocialisme ou barbarie, d'où sort la revue du même nom et qui est dissous au printemps 1967 le groupe .



Ces musulmans qui disent non à l’islamisme.

Dans ma chronique du 1er décembre, je titrais par cette question : Où sont les musulmans qui disent non à l’islamisme ?

Fort heureusement, et c’est réconfortant, il y en a. Ils sont même la grande majorité. Mais ce ne sont pas eux que l’on entend dans les radios, pas eux que l’on invite sur les plateaux de télé. Alors donnons-leur la parole. Ça changera de ceux qui squatte les médias pour cracher sur le pays qui les accueille, leur offre l’école, la santé et leur permet de s’exprimer librement.

"Bonjour Victor!

L’islamisme tel que je le perçois a cessé d’être une alternative aux dictatures militaires, aux raïs baathistes ni aux souverains en mal de légitimité se proclamant héritiers des Califes. L’islamisme dans sa quête du pouvoir sur l’Etat, la nation et la société, se joue de toutes les « ruses » pour grignoter une part du pouvoir !


Et les autres le lui rendent bien : on préfère pactiser, concéder et associer l’islamisme croyant l’amadouer, le « civiliser » et l’assagir. Erreur fatale ! Car l’islamisme obéit aussi à la loi des gaz parfaits : compressé, il se rétracte, chauffé, il se dilate et libre, il prend tout l’espace que vous lui offrez.


Méfions-nous de fausses idées ! L’islamiste n’est jamais universaliste, laïque ou rationnel. Il s’y laisse immerger le temps d’affuter ses armes, il revient à la charge avec plus de virulence.
Le djihad (guerre sainte) est un sacerdoce pour l’islamiste, le paradis un horizon palpable, le non islamisme une hérésie et impiété, la science un argument pour prouver « la véracité » du coran, la femme une sous-catégorie anthropologique.


L’Algérie continue d’en faire les frais au prix de centaines de milliers de morts. Ce qui n’a pas empêché les islamistes d’être au pouvoir et de partager les commandes avec l’Ex-FLN."

Ecrit par : amenor le 01.12.2009


05/12/2009

Les milices à Sarko dénoncées par Mélanchon : c'est du lard ou du cochon ?

sarkoflicm-Charlie_Hebdo.JPGMélanchon, il y a quelques jours, a déclenché un embryon de buzz sur la Toile à prêtant à Sarko des propos inquiétants qui aurait été prononcés lors de son déplacement en banlieue le 24 novembre et faisant état de la création de «milices» composées de citoyens bénévoles dans les quartiers. Il s'agit là du système expérimenté par Silvio Berlusconi en Italie et que l'on appelle «les chemises jaunes» du nom de la couleur de la chemise de ces miliciens.


« Milices ». Le mot sinistre est lâché... Des pouvoirs exorbitants accordés à des personnes à la solde du pouvoir, des exactions couvertes, l'impunité totale. Les « milices » nauséabondes de la sinistre époque pétainiste sont encore dans bien des mémoires. De même que les « chemises brunes » italiennes, de même que les SA allemande. On a de quoi frémir. A juste titre sauf que...


Sauf que Sarko - si l'on en croit le canard en ligne de Colombani (slate.fr) - n'aurait jamais prononcé ces paroles. En tout cas pas à la date susdite. Il dit suffisamment de conneries pour qu'on n'en ajoute pas ! Donc Mélanchon nous bourrerait le mou ? C'est pas joli ça sénateur ! C'est pas joli ! Moi qui ai une bonne opinion du Front de gauche, ça me donne à réfléchir. Parce que je n'aime pas, mais alors pas du tout, qu'on me manipule les boyaux de la tête.


Bon. Il n'empêche que la phrase en question figure bel et bien dans un discours de quinze pages du chef de l'Etat, mais prononcé le 8 février 2008 lors de la présentation du plan «Espoirs banlieue» piloté par Fadela Amara. Cette initiative ne date pas d'hier, ni de 2008 mais de 2006 alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Dans un document interne de la Direction générale de la police nationale (DGPN), il est précisé que cette initiative a été annoncée le 12 janvier 2006 par Nicolas Sarkozy. Son «expérimentation» est lancée le 1er juillet de la même année. Cette note présente le «service volontaire citoyen» aux différents corps de la Police nationale. Sa mission est de compléter la mission des forces de l'ordre classiques par la prévention et de renforcer les liens de ces dernières avec la population. Les «volontaires citoyens» n'ont aucun pouvoir de police et ne sont pas rémunérés. Les modifications apportées le 5 mars 2007 à la loi sur la sécurité intérieure de 2003 donnent une base législative au dispositif.


Les modifications apportées le 5 mars 2007 à la loi sur la sécurité intérieure de 2003 donnent une base législative au dispositif. A partir de cette date, le Service volontaire citoyen (SVC) est officiel et il fait l'objet d'une rubrique particulière sur le site du ministère de l'Intérieur. Sa description est une version très light du PCSO britannique (Police Community Support Officer) qui, lui, peut se targuer d'un véritable uniforme. Son homologue français se contentera d'un coupe-vent bleu et d'un badge, les deux étant facultatifs. Le recrutement est désormais ouvert sur tout le territoire. Autrement dit, Sarkosy peut créer des milices quand et comme il le voudra. L'arsenal législatif est disponible, il n'y aura pas de débat parlementaire...


Mélanchon s'est donc un peu emballé, mais son buzz aura eu le mérite de mettre sous la lumière des sarko-embrouilles soigneusement planquées, mais bien réelles.