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26/02/2009

Chaque semaine, le plutonium pour cinquante bombes nucléaire sur nos routes ! Bonjour le cauchemar !

Chaque semaine, sur l'axe La Hague - Marcoule/Cadarache circulent chaque semaine de 300 à 450 kilos de plutonium pur, de quoi réaliser une cinquantaine de bombes nucléaires, sans compter sur l'utilisation directe de la poudre comme "bombe sale"… C’est une chose connue, mais qui reste très discrète. On comprend pourquoi…

camion-plutonium2.jpgCes « douceurs » empruntent donc les routes et autoroutes de l’hexagone dans des camions ordinaires, banalisés mais… aisément reconnaissables ! Le site Greenpeace en donne une description précise :

« - Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes générations sauf un de type Actros.
- La cabine est toujours blanche, parfois décorée de lignes rouges ou vertes.
- Ils sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à Paris (75)
- Ils sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection à l'avant de la cabine).
- Lorsqu'ils sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle orange à l'avant et à l'arrière.
- Ils affichent un simple logo "radioactif".
- La remorque est toujours grise et le container blanc. »

Greenpeace précise encore : « Tout le principe de ces transports de plutonium repose sur le "SECRET". A l'usine de La Hague, l'oxyde de plutonium est conditionné dans des boîtes d'environ 3 kilos, elles-mêmes mises par groupe de quatre ou cinq dans des containers de type FS47. Ceux-ci sont transportés par dix dans des containers classique ISO 20 sur ces fameux camions Mercedes en direction des usines de Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône) et Dessel (Belgique).

Théoriquement le parcours et les horaires de ces transports doivent être modifiés à chaque transport, cependant comme nous avons pu le constater, il en est tout autrement. Alors que dans le passé, ces transports en nombre limité pouvaient respecter ces règles, l'augmentation considérable du volume en circulation a progressivement amené les exploitants à moins de précautions. Ce sont maintenant des données industrielles qui régissent le rythme et les trajets de ces transports.

Ainsi, de deux à trois transports hebdomadaires se déroulent de manière systématique suivant un scénario bien huilé. Tout les lundi, mardi ou mercredi à 13 heures précises, l'un des trois camions de Cogema Logistic quitte l'établissement de La Hague à destination de Marcoule ou Cadarache.

De même, ces transports sont dits "banalisés", là aussi pour "empêcher" leur identification. Mais nul besoin d'un œil très exercé pour identifier à coup sûr ces camions. Même s'ils ressemblent à des transports classiques de déchets nucléaires de faible activité.»

Ben voilà… On sait tout. Dans ma région (je crèche à 30 km « sous le vent » de Marcoule !) Quelques cinquante bombes atomiques potentielles circulent donc... Dans le contexte géopolitique actuel, il est pour le moins incroyable que l'industrie nucléaire prenne un risque aussi insensé.

On s’habitue à tout… Mouais… Jusqu’à ce qu’un commando de terroristes repère et détourne un de ces jolis camions tout blanc. Alors là, bonjour le cauchemar ! Mais chut, tout ça c’est secret défense !

Sources : Greenpeace



Galérer plus pour chômer plus

sarkozy-chomage-technique-6 de Bauer.jpg


Elle a bon dos la crise... Et Sarko qui subventionne les heures supplémentaires est le premier pourvoyeur du chômdu. Faut que les gens du fabuleux 'pole emploi" aient du boulot!

25/02/2009

Comment ? Des opposants au Lideur Minimo? - "On peut cogner chef?" - « Encagez-les » vite !

famine1.jpg"Loin d'être la solution miracle pour compenser l'épuisement des réserves de pétrole et lutter contre le réchauffement climatique, les agrocarburants, produits à grande échelle dans les pays du Sud, aggravent la crise alimentaire en empiétant sur les cultures vivrières destinées à nourrir les populations locales.

Malgré ces dangers, les dirigeants français et européens ont décidé d'incorporer 10% d'agrocarburants dans nos réservoirs d'ici à 2015 en France et d'ici à 2020 dans toute l'Union européenne. Nous contestons cette mesure injuste qui a des conséquences dramatiques pour les populations les plus pauvres."


Puteng ! Mais qui sont ces redoutables disciples de Hugo Chavez et Evo Morales qui osent vilipender cette brillante idée sortie des têtes d’œufs des puissants lobbies agricoles et chimiques, et allègrement acceptée par les sarko-trafiquants ? Arrêtez-les ! Encagez-les !

sarkoflicm-Charlie_Hebdo.JPGBen, c’est ce qu’ont fait les sbires à Sarko lors de la visite éclair que celui-ci a faite au Salon de l’ Aviculture (vu les nombre de poulets au mètre carré, on peut raisonnablement rebaptiser cette grand messe annuelle de l’agriculture !). En effet, c'est ce qui est arrivé au collectif "Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde". En amont du passage du Président et du ministre de l'Agriculture, moins d'une dizaine de représentants de trois associations reconnues, Les Amis de la Terre, CCFD - Terre solidaire et Oxfam France, ont été "encagés" (c'est le terme utilisé par le service de sécurité présidentiel) à l'extérieur du Parc des expositions de Paris.

Faut dire que ces dangereux criminels avaient osé se déguiser en épi de maïs et certains – crime de lèse-nabot - étaient affublés d'un masque du Guide Minimus ou de Michel Barnier (le charisme d’une huître, dixit son patron !) Certains avaient même eu l’aplomb de brandir une affiche "Agrocarburants = danger"... Et tout ça en rigolant encore ! Non mais… En cage les maïs ! La volaille présidentielle a ainsi allègrement picoré ces trublions qui ont été dûment contrôlés, parqués (encagés ! !) jusqu’à la fin de la brillante visite présidentielle… Ouf, on est rassuré, la chienlit ne passera pas !
4x4.jpg
Au fait, sachez que pour faire un plein de bagnole, il faut 350 kg de maïs, soit de quoi faire bouffer un crève-la-faim du Sud pendant un an.

Ouais, Victor, mais les petits Boliviens, ça a pas assez de chevaux pour tirer un 4x4 !

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « Ils ne l’emporteront plus au paradis…fiscaux ! »

vamps.jpg


- Eh ! M’ame Michu, vous l’avez vu monsieur Obama ? Quand il tape sur la table, ça tremble dans les salles des coffres ! Z’avez vu comment qu’il a tordu le bras à la Suisse ! Il a exigé de l’UBS…

- De qui ?

- De l’Union des Banques Suisses. C’est pas pour vous M’ame Michu. Pas pour moi non plus. C’est pour ceux qui suent pas trop leur pognon… Je disais donc qu’il a exigé de ces banques qu’elles lui transmettent les dossiers bancaires de 250 contribuables étazuniens soupçonnés d’avoir fraudé le fisc, et d’avoir placé le produit de cette arnaque sur des comptes ouverts à, justement, l’Union des banques suisses (UBS), bien planqué au chaud, à l’abri du secret bancaire.

- Ben, z’ont pas dû être contents les Suisses. Y a mon beau-frère qui a paraît-il des couilles en or – ça doit pas être très pratique tout de même, faudra que je demande à ma sœur ! – qui a un compte à Genève. Il m’a même payé le voyage une fois, pour lui porter une valise qu’il avait oublié cheu nous !

- Ben ma brave M’ame Michu, avec Obama, si vous recommencez, faudra qu’on vous porte des oranges !

- Oh ! Ben ça alors, j’le ferais plus M’ame Chazotte. j’le ferais plus !

- Et v’savez comment qu’il les a secoué les Helvètes. Il a exigé qu’on lui communique les renseignements bancaires concernant ces fraudeurs, faute de quoi l’UBS serait interdite d’activité sur le territoire des Etats-Unis. Autant vous dire qu’ils ont pas trop fait les fiers les Suisskofs ! Ils se sont mis à plat ventre. La raison bancaire l’a emporté sur la raison du client et l’UBS a obtempéré. Elle a transmis les renseignements à Washington juste avant qu’un tribunal suisse ne le lui interdise, au nom du fameux secret, que la loi helvétique garantit depuis 1934 !

- Ben alors, les paradis fiscaux, c’est fini pour eux ?

- Mouais… C’est ce qu’on prétend, mais c’est que de la tchatche en fait ! On prétend ici et là que le 2 avril, le G20 en finirait avec eux. Ce qui se prépare au G20 n’est qu’une embrouille pour la galerie. Un paradis fiscal serait tenu de transmettre des informations bancaires sur un non résident, à condition que l’administration fiscale de son pays de résidence présente un solide dossier justifiant ses soupçons de fraude !

- Ben, c’est bien ça M’ame Chazotte. Non ?

- C’est un peu comme si on dispensait certains contribuables de déclarer leurs revenus, tant que le fisc n’a pas apporté lui-même la preuve que ces revenus existent ! Disons que si les paradis fiscaux deviendront un peu moins paradisiaques, ils resteront des purgatoires bien confortables !

- Ben alors, pas la peine que fasse virer ma retraite à Monaco ou aux Bahamas ?

- Pas la peine M’ame Michu. Pas la peine…

24/02/2009

Chichi au salon de l’agriculture.

chirac-agriculture Placide.jpg
Merci à Placide

- Maman, où sont mes bonnes chaussures ? Oui quoi, celles que vous appellez mes écrase-merdes. Vous savez bien que c’est le grand jour ! Et faut être bien chaussé pour aller au salon de l’agriculture ! Ils m’attendent tous là-bas ! Ils m’attendent ! C’est moi le king !

- Mais Jacques, mon ami, quand allez-vous admettre que vous n’êtes plus président ?

- Plus président…Plus président… Vous allez voir comment qu’ils vont me recevoir mes amis bouseux !

- Jacques, comment parlez-vous ?

- Eh ! Maman, vous savez bien que ce terme est tout sauf insultant dans ma bouche. C’est comme ça qu’ils se nomment entre eux. Et ils me considèrent comme l’un des leurs ! Pas comme l’autre… Enfin, n’en disons pas plus…

- Jacques, prenez vos gouttes avant de partir. Attention à votre cholestérol…

- Cholestérol mon cul ! Ch’uis pas un buveur de coca ou de flotte moi ma chère ! Pas comme l’autre… Enfin, n’en disons pas plus… Ah ! Les vaches ! Je vais pouvoir enfin tâter le cul des vaches ! Des belles croupes rondes, puissantes, souples sous la main, soyeuses et…très émouvantes. Sans vouloir vous offenser ma chère, ça va me changer de vos noix tristounettes de fin de série.

- Jacques, comment parlez-vous ! Vous n’êtes qu’un goujat, un vil cul-terreux, un homme du commun. Je retrouve bien là vos ascendances douteuses de radical-socialiste de province.

- Cause toujours la mère ! Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ! Ah ! Maman, t’énerve pas, ne me gâche pas la journée. Je vais m’empiffrer en bonne compagnie ! Du foie gras de Gascogne, des tripes normandes, du cassoulet bien gras et onctueux, et ces superbes et si subtils pieds et paquets à la marseillaise ! Huummm ! J’en salive d’avance ! Tout le monde me connaît, tout le monde m’attend ! Et ça va marcher au son du canon ! Au diable le régime ! Au diable les toubibs !

Huummm ! J’ai déjà en bouche le fumé subtil d’un haut-médoc, la fragrance d’un pommard, la puissance d’un gigondas, la suavité d’un sylvaner. Et puis une bonne bibine pour faire passer le tout ! Et puis tiens, je vais m’attarder aux stands des Antilles et de la Réunion ! Les accras, j’adore ça. Avec quelques ti-punch pour décoller, y a pas mieux ! En plus ça fera chier l’autre… Vous avez vu Maman ? Deux cents poulets autour de lui pour traverser le salon de l’agriculture ! Et la claque UMP rameutée par cars entiers…

- Jacques, vous exagérez…

- Eh ! Maman, je sais comment ça se passe ! C’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire la grimace !



P.S. - Sur un plan moins déconnographique, allez faire un sot sur le blog de l'ami Karim Sarroub, le blog vedette du NouvelObs:

20/02/2009

Il nous reste combien de temps à vivre au juste ?

mondo cane.jpgTè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro… Hier soir, l’émission-déprime des deux bonnes femmes de France 2 nous a montré une face de l’avenir qui fait froid dans le dos. Sous le masque bienveillant, moderniste et altruiste de la recherche de la longévité humaine, on nous a fait effleurer le monde effrayant des OGM humains et des nanotechnologies. Puteng ! Ça promet !

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la con irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous cons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

Il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on se gèle les aliboffis depuis trois mois… Alors lâche-nous les « moon-bbots » avec ça !

Chante coco ! Chante ! Ça durera pas. Si on se gèle les couilles, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi cons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canrds gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

Il nous reste combien de temps au juste ?

Amen (…moi à boire, ça m’a donné soif !)

19/02/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : « Plantons des rutabagas… »

vamps.jpg


- Eh ben, M’ame Michu, vl’avez regardé dans la lucarne à décerveler notre Nano Timonier ?

- Notre qui ?

- Notre Nano Timonier, notre Etoile du bling-bling, notre Lumière éblouissante de l’Elysée. Enfin quoi, vot’président !

- Ah ! Compris, vous voulez dire le mari de madame Carla ?

- Voilà…

- Ben oui je l’ai regardé. On aurait dit Chirac. Mais sans la prestance…

- Z’avez tout compris. Aussi vide que Chichi mais la prestance d’un hanneton et le charisme d’un estron…

- En plus, j’ai rien compris à ce qu’il a dit… Toutes ces mesures…On aurait dit un catalogue de la Redoute. Vous pouvez m’expliquer M’ame Chazotte ?

- Ben il a surtout dit qu’il changeait rien… Il a donné des remèdes pour un petit rhume alors que le pays est en train d’attraper la tuberculose !

- Ben ! Comme vous y allez vous ! Il a parlé de donner 2,6 milliards aux pauvres…

- Ah ! Ah ! Ah ! 2, 6 milliards d'euros c'est beaucoup ou pas ? Comparaison n'est pas raison mais enfin c’est à peine 6 fois le cadeau fait à TAPIE, 3 fois la somme extorquée par KOUCHNER aux gabonais. Moins de la moitié du bouclier fiscal pour les plus riches !

- Ben moi qui croyez que ça faisait beaucoup de sous…

- 2,7 milliards pour les crève-la-faim, et encore pas à tous, mais 28 milliards pour les banquiers : dix fois moins M’ame Michu ! Et encore, c’est pour ceux qui ont déjà la chance de payer des impôts - pour les contribuables ayant moins de 11 674 euros de revenu imposable - donc qui peuvent joindre les deux bouts. Mais les autres ? Vous par exemple, M’ame Michu, vous payez des impôts ?

- Ben, avec 754 euros de retraite par mois, j’suis marqué « pas imposable »…

- Ben voilà. Vous faites parti, comme moi, de la grande famille des serreurs de ceinture. Et c’est la grande armée : cinquante pour cent des ménages français sont trop pauvres pour payer l’impôt ! Pour nous, y a que dalle M’ame Michu. Y a pas de place pour nous dans aucun des « six cerveaux bien irrigués » de notre vénéré Guide.

- Ben… Heureusement qu’il a dit que nous sommes au milieu de la crise… Donc ça va bientôt finir.

- Ah ! Oui ! Eh ! Oh ! Il se prend pour madame Soleil le Naboléon ? Qu’est-ce qu’il en sait ? En attendant, il est resté droit sur ses talonnettes : pendant la crise, les réformes continuent ! Les choses sont claires! Obéissant aux ordres du Medef de la grenouille Parisot, il n'est pas question d'augmenter le SMIC ! C'est un refus net et sans appel! Et bien entendu pas de remise en cause du « paquet fiscal! » Il lâche un peu de lest mais ne change pas de cap! Circulez, y a rien à boire… Il n' y a ni impuissance ni inconscience, il y a une idéologie du néolibéralisme qu'il applique à la lettre. Bien que cette idéologie ait fait faillite sur toute la planète, l’ami des escrocs du Caca-rente maintient le cap. Y a plus de boulot mais il garde le dégrèvement des heures sup, le travail jusqu'à 70 ans, les seniors au boulot, bref les désirs du MEDEF sont des ordres et il exécute.

- Donc, ça va aller mieux après le discours de Monsieur Carla, M’ame Chazotte ?

- Vous illusionnez pas trop. Que du vent, que de la tchatche et quelques mesurettes pour secourir les accidentés de l’économie. Ça va péter M’ame Michu… Ça va péter méchant j’ai bien peur !

- Bon. Ben alors je vais aller faire quelques provisions : des pâtes, des patates, du riz, de l’huile et du sucre.

- Et plantez des rutabagas ! Ça vous rajeunira !

A boire ! Tavernier du diable! Et mort aux cons !

Buveurs.JPG

A boire, à boire, à boire !
A boire tavernier !
Met tes tonneaux en perce
Et verse volontiers
En nos verres et nos coupes
Le vin de l’amitié !
Que le bon vin de France abreuve nos gosiers !


Cré vingt diou de saloperie de merde ! Vous avez dû les voir, les entendre ou les lire ces connards d’anti alcolo à la mord-moi le zob baver contre notre bon jus de la treille !

Une espèce de quelconque secte de lutte contre le cancer nous crache encore des salves d’interdits contre quoi ? Contre le vin ! Paraît que ce nectar des dieux (grecs et romains !) « augmenterait les risques de cancer ». Attention, ils ne parlent pas des whiskies, vodkas, téquilas et autres tord-boyaux industriels. Non, c’est le vin leur cible! Leur ennemi à ces pisse-froid, ces peine-à-jouir, ces figures de carême, c’est le VIN ! « Le risque commence dès un verre par jour… » qu’ils dégoisent ces raclures de bidet ! Un verre par jour ! N’importe quoi…

Tè ! Qu’ils viennent voir mon vieux pote le Grand Gaby ! Il court allègrement sur ses 86 vendanges et porte droit comme un i ses six pieds d’altitude et son quintal de bonne viande consciencieusement entretenue à base de tripes à la provençale, de foies gras, de cassoulets, de poêlés de champignons, de têtes de veau, de salmis de bécasses et arrosée de plusieurs wagons foudre de bons vins de chez nous ! Un tarbouif opulent avec la texture de la morille et la couleur de l’aubergine !

Gaby au cours de sa longue existence de joyeux drille et de rude gaillard a bu pendant, au moins trente ans sa bonbonnette de dix litres de radieux petit vin aliment titrant 7 à 8° mais qui te gouleyait en chantant dans la tripe. Faut dire que Gaby le suait ce pinard car, avec son pote Auguste Vigne – ça s’invente pas ! - il gagnait sa vie à charger à la pelle des tombereaux de graviers dans le lit du Rhône. J’ai calculé qu’il avait lichetrogné sans encombre quelques 150.000 litres de bon vin de chez nous ! Quinze wagons de 10.000 litres ! Plus un demi wagon de pastis car il ne concevait la flotte que désinfectée au pastaga ! Et il torche toujours actuellement son litron de Côte-du-Rhône ! Quant au radada, jusqu’à 65 ans, il a cru que c’était un os qu’il avait entre les jambes ! Nourrie sous la cuve le Grand Gaby ! Et s’il meurt un jour, il veut qu’on le distille ! « On tirera bien trois litres de bonne gnole qu’il dit. Et mes arrières-petits-enfants me goûteront chaque année et diront « puteng ! Papé a bien vieilli ! » Voilà l’homme, entièrement nourrie sous la cuve, qui, selon les conneries des « professeurs », devrait être depuis longtemps six pieds sous terre !

Amis buveurs de vin, mes frères, levons l’étendard de la révolte contre tous les interdits et marchons au son du canon (de rouge évidemment) pour faire rendre gorge à tous ces débris d’humanités qui nous CASSENT LES COUILLES !

C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
Tan Ta Tsan!

Debouut, ivrognes de la teeerre, debout tous les buveurs de vin
Le bon jus qui nous désaltèèère, est le seul breuvage divin.
Tan Ta Tsan!

C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
Tan Ta Tsan!

Vous, buveurs d'eau, buveurs de bièèère, buveurs de coca de soda
Contre ces boissons délétères, nous sommes les rudes soldaats!
Tan Ta Tsan!

C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!
C'est la cuiiite finaaale. Saoûlons-nouuus car demain
Les eauuux minéraaales, ne vaudront pas le viiin!


18/02/2009

Partage des profits : Sarko Marx au pied du mur !

sobre commandante sarko copie.jpgQuel est la personnalité politique qui a eu la lucidité et le courage de proclamer que les profits des entreprises devaient répondre à la loi des trois tiers : un tiers pour l’investissement, un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés ? Martine Aubry ? Ségolène Royal ? Olivier Besancenot ? Que nenni ! C’est le nouveau Jaurès de l’Elysée, le Proudhon de Neuilly, le Karl Marx des beaux quartiers : Nicolas Sarkozy soi-même, ci-devant président de la République (BBBRRRRLLLLLLL – roulement de tambour) lors de son raout télévisé du 5 février !

En voilà une idée qu’elle est bonne ! Chapeau l’artiste ! Ben, reste plus qu’à la proposer, cet après-midi, lors du « sommet social ».

Sur que vous feriez un tabac, ci-devant président en proposant et en imposant à votre pote Lolo Parizot une telle mesure ! Sûr que les syndicats, pris à contre-pieds vous regarderaient avec un intérêt nouveau, ci-devant président, sûr que le Peuple retrouverait pour vous, ci-devant président, les yeux de Chimène, sûr que même moi et nombre de mes collègues blogiconoclastes aurions le cul pailleux, ci-devant président, pour vous brocarder sans vergogne !

Ce partage procédant de la JUSTICE est préconisé paraît-il depuis des décennies par…Serge Dassault ! Autre grand révolutionnaire bien connu le Sergeou !

Ce partage équitable existe déjà dans les faits dans pas mal d’entreprises. Mais ces entreprises sont des SCOP, sociétés coopératives ouvrières de production. Dans le reste des entreprises privées, on est loin du compte, ci-devant président !

En 2007, 52 % des profits ont été réinvestis dans les entreprises et 42 % distribués en dividendes, vient de calculer l'Insee. Les salariés, via l'intéressement et la participation, ont obtenu 5,5 % de l'excédent brut d'exploitation après impôt sur les sociétés.

Au total, les dividendes distribués se montent à près de 120 milliards d'euros. Du côté des salariés, l'institut statistique évalue l'intéressement et la participation à 15,6 milliards d'euros en 2007, à déduire des 672 milliards de rémunérations perçues. Au final, les salariés ont ainsi reçu en 2007, sous forme d'intéressement et de participation, 5,5 % du profit.

Alors, ci-devant président, vous voilà au pied du mur ! On est prêt à vous faire la courte échelle pour vous aider à le franchir ! Chiche !


17/02/2009

Guadeloupe : ça commence à péter… Que fait Sarko ? Du ski…

manifestation antille.jpg

Qu’est-ce qui caractérise une économie coloniale ? Premièrement le pillage des matières premières du pays victime, deuxièmement la vente exclusive des produits manufacturés en provenance du pays prédateur, troisièmement la confiscation au profit des seuls colons des terres et des ressources locales. Ceci étant mis en œuvre par une administration extérieure au pays victime, brutale, foncièrement injuste. Quant à la soumission des population colonisées, elle est assurée par la terreur policière et militaire et confortée par le lavage de cerveau et l’acculturation mis en place par les « missionnaires » religieux.

Ce schéma est révolu ? Pas du tout. Il demeure en place dans tous les départements d’outre-mer. Les révoltes de la Guadeloupe découlent directement de cet état de fait perpétué depuis l’abolition de l’esclavage par tous les gouvernements de la République. En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane ainsi qu’à la Réunion.

Lorsque Victor Schelcher – esprit éclairé qui fait honneur à la France – a réussi à imposer l’abolition de l’esclavage, les colons propriétaires de ces esclaves se sont vu donner en pleine propriété, en compensation de leurs pertes, pratiquement toutes les terres de ces pays. Après quelques soubresauts – ils n’étaient pas chauds pour libérer leurs esclaves les Békés ! – et quelques centaines de têtes passées à la bascule à Deibler, l’économie est repartie sur le même schéma : économie d’exportation par monoculture de la canne à sucre puis, après la chute de ce marché juteux dû à l’arrivée du sucre de betterave, monoculture de la banane (tenue sous perfusion par les subventions…).

Aucun gouvernement n’ayant fait l’effort de casser ce cercle vicieux de l’économie coloniale, ces îles superbes n’ont pas de cultures vivrières, aucune industrie locale, aucun schéma de développement s’imbriquant dans leur environnement géographique. Résultats : toute l’économie – importation depuis la métropole, transport, distribution, énergie, exportation de la banane, banques, etc. – sont aux mains de quelques familles de Blancs et, plus rares, de Métis qui, à l’abri de monopoles d’importation, établissent les prix qu’ils veulent et se gavent sur le dos de l’ensemble de la population.

Autre composante essentielle de cette économie : 60% du pognon qui circule dans l’île provient des salaires des fonctionnaires ! Totalement aberrant. Il faut dire que ceux-ci touchent des traitements et salaires majorés de 40% par rapport à ceux de la métropole ! Contrairement aux salariés du secteur marchand pour lesquels le SMIC est la règle… Cette manne de pognon est captée sans vergogne par les chaînes de distribution de produits courants et de produits alimentaires en provenance de la métropole. D’où la cherté de la vie, bien supérieure à celle de la France métropolitaine.

flics guadeloupe.jpgQue fait la métropole ? Imposer au patronat local entièrement aux mains des Békés (toujours proches du pouvoir parisien ! Ça aide pour des élections serrées…) la fin des monopoles ? Remplacer la majoration des salaires des fonctionnaires par une aide au transport depuis la métropole ? Mettre en place des structures de développement agricole vivrier en remplacement de la monoculture bananière ? Favoriser des industries locales pour les produits de consommation courante ? Utiliser la proximité des marchés américains pour implanter des industries hight tech et développer un tourisme haut de gamme en profitant de l’attrait de ces îles ?

sarko ski.jpgQue dalle… On envoie des gardes mobiles… 17 Airbus ont débarqué depuis début janvier, avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu'aux dents. Des chars d'assauts, des munitions, des cercueils en plastique, des vivres auraient également été acheminés en même temps que ces forces de répression. Ce dispositif de guerre coûte des millions d'euros au contribuable français. Rappelons que l'Etat français a fait tirer sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe : 1910 - 1925 - 1952 – 1967…

Ça commence à péter… Que fait Sarko ? Du ski…

Le sauveur.

sarko megève.jpg


Sarkozy
Nous voilà
Car c'est toi
Le sauveur de la France...

16/02/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : le PIB ou le BIG ?

vamps.jpg

- Eh ben M’ame Michu, qu’est-ce qui vous arrive. Vous faites le régime ? On dirait un estoquefiche !

- Ben non, M’ame Chazotte, mais je décrois !

- M’ame Michu qui décroit ! Ben c’est la meilleure ça. J’y crois pas qu’elle décroît…

- Ben si ! Ch’uis civique moi. Je protège la terre. Y l’a dit Monsieur Borloo ! Et puis M’ame Lagarde, elle a bien dit que le PIB y baisse ! Alors faut s’adapter…

- Le PIB ! Et la mère Lagarde en plus. Celle qui semble avoir un balai dans le cul et qui rie toujours comme une demeurée… V’savez ce que c’est le PIB, M’ame Michu ?

- Ben ch’ais pas trop. Pib, piboule, c’est un peuplier non ?

- Un peu plié le PIB ! Ça oui ! Le PIB, M’ame Michu, c’est le Produit Intérieur Brut. Un machin de technocrate qui mesure la soi-disant richesse d’un pays en ajoutant tout ce qui bouge du pognon… Aussi bien les salaires des travailleurs, des employés que les ventes d’airbus, d’armes, de blé, de pinard, etc. Tout s’ajoute ! Ainsi, quand vous bouffez des frites faites avec des patates belges, qui traversent la France et l’Espagne en camion pour être pelées au Maroc, puis qui vont en Italie pour être congelées, qui reviennent en France pour être bouffées, on ajoute le prix du transport, le coût des emballages, le coût de la distribution, etc. Tout ça pollue, mais ça compte pas qu’y disent…

- Ben c’est pas bien ça…

- Y a pire M’ame Michu. Tè, y a des mauvais Français, ce sont ces salauds d’automobilistes qui respectent le code de la route et qu’ont pas d’accidents.

- Eh ! Ça va pas M’ame Chazotte ! Pourquoi c’est des mauvais Français ?

- Parce qu’ils ne participent pas à la croissance du PIB !

- Pffuuiiittt… J’y comprend rien…

- Ben si M’ame Michu. Le bon Français, c’est le connard qui fonce avec son quatre-quatre et qui a un bel accident !

- ? ? ? ? ? ? ! ! ! ! ! ! ! ! ? ? ? ? ? ?

- Et oui ! Cet accident génère des flux de pognon qui créent du PIB. Faut payer les flics, les pompiers, les infirmières, les toubibs s’il y a des blessés, les pompes funèbres s’il y a des morts, mais aussi le dépanneur, le garagiste, les assureurs, les experts. Voilà qui est bon M’ame Michu ! Ça, ça fait de la croissance du PIB !

- Ben ça alors !

- Et les guerres ! C’est ça qu’est bon pour le PIB ! D’abord ça fait vendre des avions, des chars d’assauts, des fusées, des missiles, des bateaux, des sous-marins, des fusils, des grenades, des habits de troufions ! Et c’est encore mieux quand ça pète vraiment car ça permet de casser tous ces beaux objets pointus et durs qui coupent, qui taillent les viandes, qui brûlent, qui explosent les maisons. Et donc d’en faire d’autres, puis de reconstruire ce qui a été cassé. Ça fait tourner les usines ! En plus, ça permet de soulager la pression démographique qu’y disent les zesperts…

- Ben ça alors ! Je savez pas que c’était ça le PIB ! Ben moi, je voudrais proposer une autre manière de calculer la richesse du pays. Ce serait pas le PIB, le produit intérieur brut, mais le BIG !

- Le BIG ? Le gros ? Kézako M’ame Michu ?

- Ben ce serait le Bien-être Intérieur Gentil ! On compterait en positif tout ce qui est bon pour le bien-être des gens par exemple les écoles, les hôpitaux, les infirmières, les spectacles, les retraites, les salaires, etc. , et en négatif tout ce qui est mauvais pour ce bien-être, c’est-à-dire toute ce que vous venez de me dire ! Et vous verrez que le classement des pays les plus « riches » selon ce modèle changerait !

- Ben vous alors M’ame Michu, vz’en avez des choses dans les boyaux de la tête ! Faut vous mettre à la place de la Lagarde ! Et vous marier avec le roi du Boutang ! Parce que lui, il le met en action ce principe dans son pays !

- C’est qui ce Monsieur Boutang ? Vous croyez qu’il voudra m’épouser ?

- Ben pour ça, faudra acheter un string, ça fera monter le BIG!!!

12/02/2009

Protectionnisme intelligent, c’est un gros mot ?

gorgone méduse.jpgQu’y a-t-il de plus nul qu’un économiste ? Deux économistes bien sûr ! Il suffit pour accepter cette évidence d’entendre ou de lire les conneries proférées avec une suffisance méprisante par un connard comme le dénommé Saint-Etienne ce matin sur France-Inter, ou le ci-devant Marseille qui se répand dans toutes les lucarnes à décerveler, les machines à bruits et les torchons de service.

Ce préambule pour en venir au ramdam mené autour de l’accusation majeure proférée contre la France par la Tchéquie je crois (au fait c’est quoi ? C’est où la Tchéquie ?) : PROTECTIONNISME !

Voilà. Le gros mot suprême en Ultralibéralistanie est prononcé !

- Oh ! Victor, t’as pas la gueule écorchée d’oser proférer un tel mot ?
- Ben, non !

A la sortie de la dernière grande boucherie intra européenne, des esprits lumineux, animés par une bonne volonté farouche et une foi à toute épreuve ont jeté les bases de ce qui deviendra l’Union Européenne. L’idée de base était le réconciliation entre la France et l’Allemagne. Mais un des termes essentiels du Traité de Rome était la PREFERENCE COMMUNAUTAIRE. La vision à terme des Pères Fondateurs était, après l’approche économique du Marché commun, d’arriver à une union politique, donc aussi militaire et diplomatique.

Puis les princes qui nous gouvernent ont fait LA connerie rédhibitoire : faire entrer l’Angleterre… Et depuis l’Europe part en couille car les Rosbifs – ils sont comme ça ! – lorsqu’ils entrent dans une structure, ils n’ont de cesse de vouloir soit la dominer, soit la détruire. N’ayant pu dominer l’Europe, ils l’ont vidée de sa substance. Ce peuple de boutiquiers belliqueux a réussi, en quelques décennie à tuer le rêve et à faire de l’Europe un énorme mollusque gras du bide, sans cervelle, sans vision, sans limites. Une méduse flasque. Une zone de marchands de tapis (que la grande vérole les ronge !) où le portefeuille a remplacé le rêve et où les banquiers et autres parasites avides et cupides du même acabit ont imposé leurs vues. Cette Europe-là est dirigée par une aberration démocratique : cette « Commission » de technocrates bornés, élus par personne, à la solde de tous les lobbies mafieux.

- Bon. Victor. On sait que t’aimes pas trop l’Europe ultra libérale, mais tout de même, ça a apporté pas mal de choses non ?

- Bien sûr. L’aurait manqué plus que ça ! Mais l’énorme tare de cette Europe-là, c’est d’avoir refusé – sous la pression des Britichs - l’essentiel de ce qui peut créer un esprit d’identité européenne : la justice et l’égalité entre les divers peuples qui la composent à travers une harmonisation fiscale et sociale ! A la place de ça, les ultra libéraux ( que le tron les cure !) ont institués une concurrence entre pays européens, ont institutionnalisé le dumping social. C’est l’égoïsme national exacerbé, c’est à qui piquera les productions des autres, c’est à qui baisera le plus les travailleurs au nom de la « productivité » pour engraisser une oligarchie de patrons et de financiers véreux, c’est à qui saccagera les plus les acquis sociaux, les services publics, la protection sociale, le bien-être et donc la volonté de vivre ensemble.

- Bon. Et le protectionnisme dans cette histoire, qu’est-ce qu’il devient ?

- Eh bien au lieu de gueuler contre un pseudo protectionnisme intra communautaire comme font les Tchèques, on devrait revenir à ce qui était inscrit dans le premier traité : la préférence communautaire qui implique un protectionnisme intelligent vis à vis de l’extérieur, ciblé à l’échelle non pas d’un pays (grosse connerie !) mais à l’échelle de l’Europe. Vous croyez qu’ils se gênent les Zétazuniens, les Zindiens ou les Chinetoques pour protéger leurs marchés intérieurs ? Ça passe par des normes environnementales, par des secteurs stratégiques interdits, des montagnes de difficultés administratives, mais ça existe.

Et nous, pauvres cons d’Européens, on se laisse dépouiller sans défense, sans stratégie, sans volonté. Cette Europe-là, avec la rage d’un amoureux déçu, je n’en veux pas. Et ils sont très, très nombreux ceux qui n’en veulent plus. Faudra le dire au prochain scrutin et surtout ne pas s’abstenir ! On veut l’Europe. Passionnément, mais pas celle-là !

Tè ! Je vais boire un canon, de tant gueuler, ça me donne une large soif !

11/02/2009

Guadeloupe : « Jego, du gigot ! »

manifestation antille.jpg
C’est à bouffer qu’ils veulent les Guadeloupéens, comme les Martiniquais et les Guyanais. A bouffer à des prix normaux et pas majorés de 20 à 30% par rapport à ceux de la métropole. Pourquoi cette situation quasi insurrectionnelle ? Parce que ces îles – qui ne sont de rêve que pour les touristes-pouristes et les pourris de Békés – subissent un système économique néo colonial.

L’essentiel de ce qui se bouffe, de ce qui se consomme en Guadeloupe (c’est pareil dans les autres DOM) est importé, essentiellement de la métropole. Ça va des fruits et légumes aux biens industriels en passant par tous les appareils et produits de la vie courante. Ceci parce que les « forces vives » ( ! !) de l’île privilégient les cultures d’exportations aux cultures vivrières. Situation typique d’une économie coloniale. Or ces importations massives sont au mains de quatre ou cinq compagnies qui s’entendent entre elles, font les prix qu’elles veulent, bloquent toute concurrence et se goinfrent d’une manière éhontée au passage. Ces compagnies sont tenues par ce qu’on appelle là-bas les « Békés », c’est-à-dire de riches blancs descendants directs des grandes familles esclavagistes.

Parallèlement à cela, l’essentiel des entreprises importantes sont également tenues par un maximum de sept familles de Békés. Les mêmes consortiums de parasites tiennent ainsi l’importation, la distribution à travers les chaînes de supermarchés, le carburant à travers les stations services, ainsi que le bâtiment et les transports.

Les mêmes familles tiennent la production de bananes, de cannes à sucre, production mises à mal par la concurrence des républiques bananières voisines et ne subsistant que grâce aux subventions de la métropole et de l’Europe. Qui se gave au passage de ces montagnes de pognons ? Les mêmes familles de Békés évidemment qui tiennent toute l’économie de l’île. Comme au « beau temps » de l’esclavage…

Ce sont ces mêmes séides du Medef local qui bloquent les négociations en refusant toute augmentation de salaire, s’efforçant de faire payer à l’ensemble des Français, par des exemptions de charges, leurs escroqueries. Ce système colonial ne peut plus durer.

aime cézaire.jpg« J’habite une blessure sacrée, j’habite des ancêtres imaginaires, j’habite un vouloir obscur, j’habite un long silence, j’habite une soif irrémédiable, j’habite un voyage de mille ans, j’habite une guerre de trois cents ans… » écrivaient le Victor Hugo Noir, Aimé Césaire dans « Calendrier lagunaire ».

Ces très belles paroles illustrent la terrible blessure d’un peuple qui, dans un passé pas très lointain, fut nié, martyrisé, vendu et acheté, réduit en esclavage, violé, torturé, exploité, massacré…

poignets esclave.jpgUn peuple qui fut enfin libéré de ses chaînes par la Révolution puis, quelques années après, réduit de nouveau en esclavage après d’épouvantables « chasses au Nègres » par le sinistre Napoléon.

Et c’est ce même peuple qui prend conscience qu’il doit sa misère actuelle à ces mêmes descendants des esclavagistes !

Situation éminemment dangereuse et qui peut exploser à tout moment. De la manif à l’émeute il n’y a pas loin… Surtout quand le Peuple a faim...

Si j’étais Béké, rongé d’inquiétude dans une de ces somptueuses demeures coloniales, je ne barguignerais pas et je lâcherais vite fait les 200 euros d’augmentation de salaire !

Sinon…

10/02/2009

Bagnoles : du pognon public pour aider les constructeurs à rétrograder !

casse bagnoles.jpgSix milliards de beau et bon pognon sorti des poches des con-tribuables pour aller engraisser les actionnaires de messieurs Peugeot, Renault, Citroën et consort ! Après une autre énorme palanquée de pognon refilée aux banquiers voyous (pléonasme Victor ! Pléonasme !), voilà qui tranche avec « les caisses vides » pour augmenter les salaires et les retraites. Mais, bon, Victor, ne dit pas des conneries, c’est pour sauver l’industrie françouaiiise, donc les emplois en France. Mouais, on en reparlera…

Mais ce pognon mis à disposition des fabricants de bouts de fer qui roulent, il va servir à quoi, à part assurer les dividendes des actionnaires ? A faire de la recherche pour construire enfin des voitures simple, économiques, peu polluantes, tournant à terme le dos à cet archaïque moteur à explosions ? Tè ! Fumes ! Il faut savoir que les marges bénéficiaires maximales sont réalisées sur les modèles haut de gamme : vendre de petites voitures, pas chères, pas trop cracheuses de pollution, c’est bien – vendre des grosses (qui sont par ailleurs les plus polluantes), c’est mieux ! Enfin, dans la tête des Ghosn, Streiff et consorts.

Que croyez-vous que vont faire les constructeurs auto dans ces conditions ? Se remettre en cause, tenter de s’adapter aux mutations en cours ? Zobby ! L’industrie automobile, fortement attaché à son « droit acquis » de vendre un maximum de voitures polluantes, tente de mettre en place les outils et mécanismes lui permettant de poursuivre dans le B.A.U. (business as usual – ou « comme d’hab’ », on change rien).

Ce pognon va leur servir à développer les technologies coûteuses permettant de réduire les consommations des modèles haut de gamme, donc de les rendre à nouveau attractifs pour les consommateurs et continuer ainsi à vendre de grosses bagnoles, de stupides 4x4, avec de confortables marges bénéficiaires. Bref, plutôt que de réorienter son offre vers des modèles plus modestes, répondant de ce fait à la demande des citoyens (ce qui serait bénéfique pour l’environnement non seulement au niveau de l’utilisation, mais également de la construction : les émissions de polluants lors de la construction augmentent avec le poids du véhicule), l’industrie préfère maintenir sa gamme actuelle tout en « bourrant de high tech » les véhicules qui sont actuellement manifestement trop énergivores.

Pourtant deux facteurs « poussent » à la réorientation du marché vers les modèles modestes. D’une part, la volonté des instances européenne de mettre en place des objectifs contraignants en matière d’émissions de CO2 des voitures neuves. D’autre part, face à l’augmentation des prix du carburant, les citoyens se tournent naturellement vers des voitures plus petites, consommant moins.

Face au premier « danger » - qui s’est manifesté dès la fin 2007 - soit les velléités de la Commission de faire adopter par le Parlement et le Conseil européen un règlement sur les émissions de CO2 des voitures, l’industrie bagnolière déploie un lobbying particulièrement agressif et efficace. Faisant feu de tout bois, elle tente de mettre en place toutes les astuces permettant de vider la future législation de sa substance. Ainsi, le projet qui est actuellement sur la table du conseil européen reviendrait-il à reporter à 2015 l’objectif de réduction que l’industrie s’était engagée à atteindre en 2008 ! Soit un report de 7 ans pour que la « législation » (pour autant que ce terme ait encore un sens dans ce contexte) entérine l’évolution tendancielle du marché… Ils nous prennent pour des cons.

Pour parer au second « danger » - la dégringolade des ventes - qui a ébranlé le secteur dès la fin du premier semestre 2008, l’industrie demande une aide financière (40 milliards d’euros pour l’ensemble des constructeurs européens !), sous forme de prêts publics (par les temps qui courent, il faut être prudent…) à taux plancher. Et qui qui va casquer ? Ben, le con-tribuable, pardi !

S’il est évident qu’il faut se tracasser du déclin d’une industrie, il faut éviter de verser dans l’acharnement thérapeutique, éviter de maintenir sous perfusion un secteur d’activité que les évolutions sociétales condamnent à décroître. Une aide à la reconversion du secteur serait bien mieux venue qu’une tentative de maintien de ses activités.

auto Nègre.jpgAu fait, quid de l’aide aux vrais découvreurs de nouvelles solutions automobiles écologiques, comme la voiture à air comprimée mises au point par l’ingénieur Nègre, qui fonctionne et que…tant Peugeot que Renault ont refusé de soutenir, renvoyant ce constructeur génial chez…Tata, énorme conglomérat industriel indien ! ! !

Il nous a dit : « Je vous hais ! Compris ? »

sarko de gaulle.jpg


Mais pour qui se prend-il ce vil animalcule
Qui nous suce le sang comme une tarentule !
Ah il fallait le voir pérorer l’autre soir
Fat, vain, matois, menteur, face aux faire-valoir
Qu’il avait imposés aux médias serviles
Qui lui lèche les bottes comme chiens en chenil,
Des courtisans couchés, obséquieux, roucoulants,
Proposant prudemment leurs questions en tremblant,
N’osant rien, se roulant à ses pieds, des caniches
Qui bavent, font les beaux puis rentrent à la niche.
Le Nain s’est comparé, sans vergogne au Grand Charles
Lui, l’ami du Medef, des patrons les plus marles !
Vulgaire, m’as-tu-vu, prétentieux, inculte
Ajoutant au mépris l’invective et l’insulte
Il prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage
Alors qu’il n’a ni foi, ni honneur, ni courage.
Toi qui ose parler au nom de ce Géant
Alors que tu n’est qu’un triste nain du néant,
Regagne donc ta place, celle de la vermine
Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.
Charles le Grand connut la fureur des batailles,
La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.
Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,
Sa gouvernance était celle d’un souverain.
Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,
Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.
Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons
Par la France d’en bas pressée comme un citron.
Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,
Part donc avant que ne se transforment en haine,
Les puissantes colères qui dans le peuple montent,
Part donc quand il est temps car la révolte gronde.


Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci

07/02/2009

France, pays de la Haute Gastronomie où les gargotiers font la loi !

os à moelle.jpgNon, je ne vous parlerais pas de l’éblouissant numéro d’acteur de qui vous savez sur les lucarnes à décerveler, d’autres le font à profusion en long et en large bien mieux que mézigue. Alors, comme j’aime bien la gamelle – on ne tangente pas fièrement le quintal sans effort – on va tchatcher un peu de bouffe.

Chez moi en ce moment, les restos un peu chicos nous bassinent avec des « menus truffes », à des prix exorbitants. De 75 à 150 euros pour bouffer une omelette aux truffes et une volaille truffée, sans le vin bien sûr… C’est prendre le con-sot-mateur pour ce qu’il est : une truffe ! S’il y en a qui y vont, tant pis pour eux et tant mieux pour les gargotiers.

L’autre jour, je vais dans un resto d’Avignon jouissant d’une réputation correcte. Je vois à la carte, en entrée « os à moelle fleur de sel ». Hhumm ! que je me dis in peto (car je parle l’inpétien couramment) en rêvant de cette fumante suavité délicate et parfumée agrémentée du craquant de quelques grains de gros sel de la Camargue voisine ! Et voilà que, un bon quart d’heure plus tard, il m’arrive mon os à moelle, accompagné de sa coupelle de gros sel. Les yeux brillant de cette attente du bonheur qu’ont les gosses le matin de Noël et l’amoureux qui, tige en l’air, attend sa belle qui se rafraîchit l’entrée du paradis, je plonge la petite cuillère pour casser la légère croûte brune et encore frissonnante de la moelle. Et je porte en bouche…une insipide bouillie brûlante d’un côté et glacée de l’autre… Dégueulasse. Un os à moelle passé directement du congélateur au micro-onde… Voilà comment un resto qui fut un des fleurons de la gamelle papastrale trompe ses clients. Et les perd car non seulement je n’y mettrais plus les pieds, mais je te leur taille un costard à la mesure de leur forfaiture !

Eh ! Victor, avale pas ta moustache ! T’es mal tombé, c’est tout !

Tè ! Fumes ! C’est devenu la manière normale de cuisiner en France. Faut être moderne coco ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.

Eh ! Victor, tu dis ça parce que t’as ton os à moelle en travers de la gorge !

estron.jpgTè ! Fumes ! En juin 2007, les pouvoirs publics ont créé un label qualité « Maîtres restaurateurs » décerné uniquement aux chefs tricolores s’engageant à ne servir dans leur établissement que des mets préparés sur place et comportant au moins 50% de produits frais. Un gage de garantie sympa ! Et bien combien croyez-vous qu’il y aie de candidats à ce jour ? Moins d’un millier. Ce qui veut clairement dire que 119.000 « chefs » tricolores n’entrent pas dans ce cadre. Et donc qu’ils nous font bouffer de la merde !

Merde pour merde, ceci explique peut-être le succès des marchands de merde avoués qui prolifèrent et s’engraissent !

Allez, bon appétit quand même, nous, avec La Lionne, on va se taper un petit gratin de choux-fleurs du pays, avec des petits dés de ventrèche du cochon de Lozère et de la béchamelle ! Avec un bon verre de rouge de Tavel !

A la vôtre !

06/02/2009

AUX GROLES CITOYENS ! Ce soir, grande soirée wii !

soirée wii sarko chimulus.jpg
Merci à Chimulus


montagne chaussures.jpgCe soir, faites-vous plaisir! Récupérez vos vieilles groles et donnez-leur une nouvelle vie! Des montagnes de vieilles chaussures sont stockées dans toutes les villes et mises à disposition des citoyens pour ce grand défouloir national!

AUX GROLES CITOYENS !

P.S.! IL NOUS A DIT UNE BELLE PAROLE: SUPPRESSION DE LA TAXE PROFESSIONNELLE, 8 MILLIARDS DE PLUS DONNES AUX PATRONS, PAR CONSEQUENT: AUGMENTATION DRASTIQUE DES TAXES D'HABITATION!!!!

A VOS POCHES CITOYENS!!!

05/02/2009

Le réchauffement ? Ben ça alors M’ame Chazotte ! Ben moi j'me gèle...

vamps.jpg



- Ben alors M’ame Michu, vz’achetez des tomates en cette saison ? Des haricots verts d’Afrique ? Pourquoi pas des fraises du Chili quand vous y êtes ! C’est quoi ça ? Du civisme ? Vz’avez pas honte non ! Vz’avez pas vu l’émission de Delarue hier soir ? C’est la catastrophe que vous voulez ou quoi ?

- Ben quoi M’ame Chazotte. Si, je l’ai vu l’émission sur le réchauffement. Mais y a mon petit fils qui vient manger, et il a bon appétit. Alors j’achète ce qu’il aime.

- Ben faut pas ! Faut bouffer des navets, des choux, des poireaux. Ce qui pousse ici qu’ils ont tous dit à la télé.

- Oh ben si vous le dites alors. Je vais reposer mes tomates…

- Ah ! Fallait les voir dans ce film à la con qu’ils nous ont présenté hier soir sur ce que sera la terre en 2075. Des déserts et des inondations. Et si vous êtes entre les deux, c’est là que les 10 milliards de larves humaines voudront toutes venir vivre. Ça va être gai pour nos petits ! Nous, eh ! M’ame Michu, y a un moment qu’on fumera les pissenlits par la racine…

- Moi, M’ame Chazotte, je les ai trouvés bien émouvants ces gens du film. Bien gentils, propres sur eux, polis comme tout et avec plein de bonne volonté.

- Tu parles ! Un ramassis de débiles dans des situations dégoulinantes de bien-pensance. Et puis le débat après ! Avec le Delarue qu’avait dû appuyer sur les rails, le Borloo content de lui qui nous a dit qu’il triait ses poubelles. Ils ont noyé le poisson avec des conneries mais sans parler des vrais problèmes. Le Borloo, il a dit qu’il fallait manger des produits de proximité mais ce con n’a pas réussi à faire passer la seule mesure capable de freiner le transport aberrant des marchandises : la taxe au kilomètre transporté ! C’est pour ça qu’on vous propose les haricots verts - cultivés par des esclaves – que vous achetez. Et puis ils se sont bien gardé de mettre sur le tapis la véritable cause de toute cette merde…

- Et c’est quoi la véritable cause M’ame Chazotte ?

- C’est le lapinisme M’ame Michu ! C’est le lapinisme ! Savez-vous que pour chaque battement de votre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre !

- Ouais. M’ame Chazotte, mais pendant ce temps, il y a beaucoup de vieux qui meurent. Ça équilibre, non ?

- D’accord, y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir…

- Ben ça alors, M’ame Chazotte. J’savais pas tout ça…

- Ah ! vous l’apprendrez pas chez Pernaut… Et comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et si ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, et veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

- Ben ça alors ! Ben ça alors !

- Ben alors le Delarue et le Borloo, z’aurez mieux fait de dire à leurs congénères – nous ! Ce mammifère omnivore qui ne se différencie des autres animaux que par sa faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — de se capoter le créateur ou de pratiquer l’autocoïtpalmaire !

- Ben ça alors…

Les EPR fleurissent en Normandie. Inactifs aujourd’hui ? Radioactifs demain…

Ah ! ils font la gueule les « zélus » de Marcoule et du Tricastin ! Ils font la gueule parce l’Omniprésident a décidé, tout seul, comme un grand, de la construction d’un deuxième monstre nucléaire EPR. Attention, pas parce qu’ils s’offusquent des dangers et du coût de cette saloperie, non, parce qu’elle sera construite ailleurs, et pas chez eux ! C’est qu’ils le voulaient l’EPR les Zélus du Gard, du Vaucluse, de la Drôme. Pardi! chez eux, depuis bientôt un demi siècle, les populations sont conditionnées au fait nucléaire, elles ont une « culture nucléaire » ! Achetée à coûts de millions et de milliards par les tenants du lobby…

sarko-grimace.jpgPourtant, le 25 octobre 2007, l'Omniprésident a réussi à prononcer les mots suivants: « Nous avons l’énergie nucléaire. Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie. Mais je reprendrai les principes que vous proposez, notamment celui de la transparence. » Tu parles d’une transparence : le Phénix neuillytois s’est bien gardé de dire qu'un site nucléaire peut contenir de nombreuses centrales et qu'il n'est pas nécessaire de créer de nouveaux sites pour accueillir de nouvelles centrales ! Une fois de plus, il nous prend pour des cons !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la duplicité du Président de la République qui a donc annoncé un "gel" du nombre de sites nucléaires. Il s'agit là d'une annonce aussi ridicule que provocatrice. En effet, la France a déjà plusieurs centaines de sites nucléaires répartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants :

- le réacteur EPR est prévu sur le site de le centrale nucléaire de Flamanville (Manche)
- le réacteur ITER est prévu dans le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- l'usine GB2 d'enrichissement de l'uranium est en construction sur le site nucléaire de Pierrelatte (Drôme)
- le site d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) a déjà été créé.

L'annonce du "gel" du nombre de sites nucléaires, par le Président de la République, est donc une cagade sarkozienne… Une de plus.

centrale Tricastin.jpgEt, vous avez entendu gueuler nos zélus à l’Assemblée vous ? Ou au Sénat ? Ou dans les assemblées territoriales ? Que dalle. A part bien sûr les organisations qui gueulent habituellement : les Verts, le pôle écologique du PS - minoritaire puisque rassemblant 1,6% des votes lors des dernières élections -, CAP 21, Sortir du nucléaire bien sûr, Greenpeace, etc. Mais ceux-là, qui les écoute ? Pas de débat public, pas d’explications, pas plus de démocratie dans ce choix que dans celui qui, il y a quelques décennies, nous a imposé les centrales nucléaires.

Par contre les zélus locaux du site concerné (Penly, dans la Seine-Maritime, en Normandie) ont salué avec enthousiasme la "bouffée d’oxygène" économique. C'est sûr, 300 emplois pérennes, 1000 emplois durant la construction, aucun élu ne peut refuser une telle aubaine.

Il faut rendre hommage à tous ces brillants politiques qui se taisent en pensant : « on va tous mourir, tout sera pollué, mais il y aura des emplois dans la Région ». Quelle leçon de politique cynique, sans aucune vision à long terme, sans aucune vision globale des problèmes de cette planète…

Les (ir)responsables qui nous gouvernent ont toujours été "informés" et "conseillés" par des lobbies, qui comme leur nom l'indique ne se soucient que de leurs intérêts. Ceux qui expliquent que les méchants écolos veulent nous faire revenir au temps de la bougie.

Une fois encore, on oublie de signaler plusieurs choses: le nucléaire est cher, la question – fondamentale - des déchets n'est pas du tout réglée, elle est même éludée dans beaucoup de pays; le retraitement est un mensonge industriel, économique et opérationnel; le nucléaire fonctionne à partir de minerais dont les ressources sont limitées; le nucléaire est dangereux et opaque et, pour finir, clairement minoritaire dans la part des modes de production d'énergie au niveau mondial.

areva.jpgLe nucléaire hypothèque l'avenir des générations futures (s'il y en a !) qui vont hériter de déchets d'individus morts il y a plusieurs milliers d'années et ces déchets seront encore dangereux quand eux-mêmes seront morts depuis des milliers d'années. Nous pouvons être fiers de ce legs, en affirmant, sans ciller, que le nucléaire c'est «l'énergie au sens propre». Nous pouvons être fiers de laisser se reproduire des choix énergétiques absurdes, sans rechercher des techniques de production d'énergie qui soit respectueuses de l'environnement et qui répondent à la demande.

La connerie humaine est la seule approche que nous puissions avoir de l’infini…