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03/02/2009

Bon anniversaire Monsieur le Président.

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Merci ! Merci de nous aimer Monsieur le Président !

Merci de penser à nous le matin en vous rasant.

Et permettez-nous de vous souhaiter un bon anniversaire.

Cinquante quatre années pour vous, bientôt deux longs hivers pour nous… Que c’est long Monsieur le Président.

Vous êtes le Phare qui nous guide à travers les écueils de la mondialisation.
Vous êtes le grand Frère qui nous protège des méchants grévistes.
Vous êtes le grand Généreux qui nous offre chaque mois un plus de chômeurs.
Vous êtes le grand Protecteur de nos merveilleux Banquiers qui nous volent avec tant de délicatesse.
Vous êtes le grand Purificateur d’une Justice qui prétend protéger le Peuple (pouah !) contre l’arbitraire.
Vous êtes de grand Simplificateur qui nous libère des querelles stériles d’un Parlement qui prétend réfléchir.
Vous êtes le grand Créateur qui nous concocte de si beaux programmes télé avec cette merveilleuse madame Carla qui sait si bien dire qu’elle est « Tatienne ».
Vous êtes le grand Phénix qui relève cette pauvre Europe de ses cendres.
Vous êtes le grand Sauveur que le monde entier attend depuis des siècles et des siècles.

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Merci à Lobofakes

Vos chers Sujets, Monsieur le Président, sont descendus par millions dans la rue ce 29 janvier pour vous acclamer, scander Votre Nom, se prosterner à vos célestes pieds.

Secula secondom, clitoris pecatamundis.

Amen

et

VA FAN CULO !

Sarko nous prépare-t-il une Banque Pourrie pour éponger les saloperies de ses amis et maîtres banquiers et financiers ?

sarkodoigtsdhonneur copie.jpgQu’est-ce qu’il va nous raconter, la M3E2 (Merveille des Merveilles que le Monde Entier nous Envie) lors de son baratin-chaud des jours qui suivent ? On verra.. Pas de procès d’intention. Mais on peut s’attendre à ce qu’il justifie sa politique de démolition et qu’il continue à refiler notre pognon aux banques sans contrepartie. Probablement à travers le tour de passe-passe d’une Banque Pourrie (junk bank) du même genre que l’institution mise en place pour éponger et faire payer aux con(tribuables) les conneries du Crédit Lyonnais. Mais cette fois avec une note bien plus salée… Ouètte aindsi.

Il n’est pas le seul : les autres dirigeants européens et étazuniens, pris de panique, pédalent dans la gadoue des banques véreuses et essaient de noyer les problèmes sous un tsunami de pognon, sans idées réelles de solutions viables et sans égard pour l’argent des contribuables et des futures générations. Le risque est grand que tout cet argent ne serve qu’à indemniser les responsables de la crise aux dépens de tous les autres, et qu’une fois la crise surmontée, ces fumiers recommenceront à faire leurs immenses profits par les mêmes moyens en sachant que les Etats leur sauveront, si besoin est, la mise. Assurance saloperie tous risques…

banquier pourri2.jpg
Newropeans considère, à juste titre que « l’Europe, par le biais de l’Union européenne dans le cadre de ses compétences ou par une action concertée de tous les Etats membres, doit légiférer pour donner à ses banques, institutions financières et marchés financiers un cadre de régulation qui évite qu’une telle crise ne se reproduise. Cette régulation met en œuvre les principes suivants :

1. Les banques sont les serviteurs de l’économie réelle et non les maîtres ; les banques fournissent des capitaux aux entreprises selon leurs besoins et sont rémunérées en fonction des services qu’elles rendent. Ce n’est pas aux entreprises de fournir des profits en fonction des exigences des banques et des marchés financiers.
2. Les banques ne participent pas à la création et à l’alimentation des bulles spéculatives ; Même si des profits exorbitants peuvent être réalisés sur la pente ascendante d’une bulle, ses risques lors de son éclatement, et ses effets nuisibles généraux pour la société entière, interdisent que les banques y participent. Ainsi, les banques ne fournissent pas de crédits à but spéculatif et n’engagent pas leurs fonds propres dans la spéculation.
3. Les banques cessent toute activité avec des paradis fiscaux.
4. Les banques calculent leurs systèmes d’incitation (primes et boni) sur un rendement à long terme des activités de leurs employés et dirigeants. Les pertes présentes annulent les boni passés et peuvent même les rendre négatifs.
5. La titrisation (en vue d’une vente ultérieure) des créances et l’achat de tels titres est interdite.
6. Les banques respectent scrupuleusement le ratio de Bâle II entre fonds propres et engagements ; toute activité hors bilan (en vue de créer un effet de levier caché) est interdite.

banquier pourri.jpgNewropeans refuse que les remèdes appliqués ne servent qu’à sauver ceux qui ont conduit l’Europe dans la crise en copiant le modèle américain. Il faut désormais inventer les méthodes et les instruments européens qui permettront aux 500 millions de citoyens de l’UE de traverser au mieux les difficiles années qui nous attendent.

Newropeans exige que l’argent public serve à préparer l’avenir de tous les Européens, et pas seulement celui des élites financières.

Newropeans exige que l’Europe mette en œuvre dès à présent une reforme profonde des structures et du fonctionnement des marchés financiers.
Gouverner c’est prévoir. Et prévoir, c’est agir maintenant ! »

02/02/2009

Nicoléon Sarkoparte

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Trissotin Duhamel compare à Bonaparte
Ce bouffon agité de la commedia del’arte,
Parallèle cocasse, sotte confrontation
Du corbeau et de l’aigle, du caniche au lion !

Les deux ont en commun leur complexe de taille,
L’un choisit pour grandir la fureur des batailles,
L’autre deux trois bottins, en plus des talonnettes,
Pour se hausser du col dans télés et gazettes !

Mais les deux se rejoignent dans leur mépris des gens
Et des institutions d’un avis divergeant.
L’ambition qui les guide, leur grande fatuité

Les incitent à rogner toutes les libertés,
A plier à leur botte les hommes et les lois.
Trop c’est trop pour ce Peuple qui coupe en deux ses rois !

caempire.jpg





31/01/2009

Souvenez-vous Monsieur le président que les Français sont le peuple qui coupe la tête de ses rois !

manifs par Chimulus.jpg
Merci à Chimulus

Heu-reux ! Heureux d’avoir participé à cette grande et belle manifestation républicaine qui, au moins au plan symbolique, nous a lavé de deux ans d’humiliations.

Ce fut la plus grande manifestation populaire contre Nicolas Sarkozy depuis son élection en Mai 2007. Les pancartes étaient sans pitié : c’est bien contre le ci-devant Sarkozy Nicolas que les grévistes manifestaient. Ses second couteaux – Woerth, Morano, Lagarde, Besson, Lefèbvre – ont beau se répandre sur les plateaux de télé pour radoter sur le thème du « capitaine qui tient la barre dans la tourmente », c’est bel et bien Sarko qui est visé.

Il l’a pas volé le Nano Timonier. En se mettant sans cesse en avant, il n’a pas de fusible et prend directement dans la gueule les boomerangs qu’il a lui-même envoyé : les réformes bidons qui sont autant de retours en arrière augmentent l'angoisse de la population au moment même où le contexte économique est déjà très anxiogène.

Depuis bientôt deux ans de galère, ce Naboléon de salon n’a pas cessé de monter les Français les uns contre les autres, de diviser les gens, les équipes, les groupes sociaux pour mieux régner. La réponse de cette grande journée républicaine est éclatante : il a réussi à créer un conglomérat puissant contre lui. Merci monsieur le Président, vous avez réussi ce que ni les partis de gauche ni les syndicats n’avaient réussi : vous avez fait enfin exister le Peuple de Gauche !

On ne vous a pas vu hier Môssieur le président… Vous vous cachiez de la colère que vous avez installée dans le pays ? Votre politique a fait descendre dans la rue plus de deux millions de gens, ceci avec l'assentiment très large des Français qui n’on pas pu participer mais qui soutenaient malgré tout. Vos propos provocateurs concernant la perception des grèves, vous pouvez vous les rentrer dans la gorge.

Et ne cherchez surtout pas la crise comme bouc émissaire. Trop facile. C’est vous qui ajoutez la crise à la crise.

Vous avez été, dans un passé récent, ministre des Finances puis de l'Intérieur. Vous saviez donc à cette époque là, que les "caisses étaient vides". Donc votre campagne électorale fut un tissu de mensonges. Sans compter que les caisses vides ne vous ont pas empêché de donner chaque année 15 milliards aux plus riches, de vous être augmenté de 172% et d’avoir augmenté le budget de l'Élysée de 9,5% ! Et comble cynisme, vous nous faites l'insulte de l'aumône d’une prime à la casse des vieilles bagnoles alors que vous dégagez des dizaines et des centaines de milliards à fond perdu pour les banques et les actionnaires des marchands de bagnoles…

Le bouclier fiscal et les franchises médicales ont donné d'emblée le ton de votre politique: soigner les plus riches et faire payer les autres.

guillotine louis seize.jpgUne élection vous a fait président en toute légitimité mais vous comportez en usurpateur. Vous êtes au service des plus riches au détriment de la population. Avec vos gesticulations médiatiques vous nous aviez dit: « Aller chercher la croissance avec les dents." Avez vous perdu votre râtelier? On attend toujours… Faudra-t-il que nous allions, nous, vous chercher avec un bâton pour vous chasser du pouvoir ?

Souvenez-vous – ça vous fait d’ailleurs trembler ! – que les Français sont le peuple qui coupe la tête de ses rois !

30/01/2009

Quand il y a une grève personne ne s’en aperçoit…Et là, tu m’aperçois ?

vamps.jpg

- Alors ? Z’êtes remise de la manif, M’ame Michu. Je vous ai vu avec votre pancarte :
« Les vieux dans la misère
Les jeunes tous précaires
On n’en veut pas de cette société là ! »

- Ouais M’ame Chazotte. Mais j’ai mal aux pieds. Un œil de perdrix, M’ame Michu, un œil de perdrix… Vous aussi v’z’en aviez une belle de pancarte qui disait :
« L’enseignement coûte trop cher ?
Essayez l’ignorance…
La santé coûte trop cher ?
Essayez la souffrance… »

- C’est joli ça. Puis c’est ben vrai. Et la petite gamine qui portait collé sur sa poitrine une feuille blanche avec marqué :
« Quand il y a une grève personne ne s’en aperçoit…
Et là, tu m’aperçois ? »

- La manif, c’est de la colère M’ame Michu :
« Y en a assez, assez, assez de cette société,
qui n’offre que le chômage et la précarité,
engraisse les actionnaires et répand la misère ! »

c’est de la puissance contenue :
«Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société la, on en veut pas. »

c’est de la menace à peine voilée :
«Parents licenciés, jeunes précarisés,
ça ne peut plus durer, ça va péter. »

«Sarko, facho, le peuple aura ta peau »

mais c’est aussi de la poésie :
« Sarko, Proxo, tu fais bander les fachos »

- Ben ça, M’ame Chazotte, c’est pas très gentil pour madame Carla.

- Ah ouais… Tiens, y en avait une de pancarte qui disait :
« Carla, on est comme toi : ton mari nous baise ! »

- Moi j’ai bien aimé celle-ci M’ame Chazotte :
« Alignement des retraites sur celles des députés »
Mais j’ai moins aimé celle-là :
«Cotisez 41 ans, mourrez un an plus tard »

- Ben moi, M’ame Michu, j’ai bien aimé ceux-là :
« La chienlit c'est Sarkozy »

« Un charter pour Sarko »

« Sarko vole aux pauvres pour donner aux riches »

« Y’en a ras l’bol de ces guignols
Qui ferment les usines, qui ferment les écoles! »

« Du fric, des flics
C’est leur démocratie
Grèves et manifs
C’est notre démocratie! »

« Les Patrons licencient, licencions les Patrons. »

- C’est bien vrai ça M’ame Chazotte. Mais vous croyez qu’il va nous entendre le mari de Mme Carla ?

- Ça m’étonnerait avec ce taré qui a dit en rigolant devant sa bande de sarko-trafiquants de l’UMP : Les récriminations des Français, je les entends, mais j’en tiens pas compte… Au fait, v’savez ce que ça veut dire UMP ? UMP : Un Monde Pourri ou encore UMP : Une Machine à Précariser.

Allez M’ame Michu, allons soigner nos varices…

Cass'toi, pôv'con!

manif Chimulus.jpg
Merci à Chimulus

Dégagez !

Quand les lampions s’allument au grand bal des menteurs,
Des calomniateurs, des manipulateurs
Qui ruinent et salissent l’honneur de la France
Qui traine le pays dans leur fosse d’aisance,

Quand ceux qui sont censés gouverner le pays
S’étripent comme chiens autour d’un os pourri,
Quant un Gouvernement craint la venue des juges
On doit s’attendre à tout, et surtout au grabuge

Que le peuple excédé d’être ainsi humilié
Et méprisé par ceux qui semblent oublier,
Tant leurs rivalités haineuses, leur arrogance

Saccage leur crédit, ravage la confiance
De ceux qui votent pour être bien dirigés
Il n’y a plus qu’un mot à dire : « DEGAGEZ ! »




28/01/2009

Davos : rendez-vous des escrocs pas très flambants cette année…

champi atomique 1.jpg

Ils sont là haut quelques 2500. Ils sont entièrement responsables de la merde économique dans laquelle le monde entier se débat. Ils prétendent pourtant continuer à régir l’existence de 6 milliards d’individus. Qui sont-ils pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ?
Les réponses sont simples.

Ils sont les représentants de quelques centaines de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites.
Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules.
Pourtant, ils ne bandent pas trop cette année : la crise financière qui plonge le monde dans la récession fait chier dans leurs calbards ces branquignoles qui n'ont même pas vu venir la crise que leurs comportements avides, cupides, mafieux à générée.

Alors que la chute abyssale de la bourse a balayé en quelques séances des milliards de dollars de capitalisation, alors que les plus grandes entreprises, de General Motors à Philips et Microsoft plongent, les patrons des grandes institutions internationales que sont le FMI, la Banque mondiale ou encore la Banque centrale européenne seront certainement très entourés durant les cinq journées du Forum. DSK, qu’est-ce que tu vas leur raconter à ces gros cons ?

Ils vont paraît-il réfléchir à « refonder le capitalisme ». La meilleure refondation pour ce système sordide, c’est la poubelle.

Et Ben Laden, t’aurais pas par hasard quelques petites bombes à essayer ? Voir comment ça pète dans la neige ? Ah, ils ne t’ont pas invité ? Pfff ! Il va falloir faire appel à la terrrribleee ultra-gauche française alors ? Mais alors attendez la visite du Nano Timonier, s'il y va!





27/01/2009

JEUDI, TOUS A LA MANIF!

Brice Hortefeu.jpg
Tous ensemble, tous ensemble! Ouais! Ouais! Montrons-leur à ces deux comiques troupiers qu'un grève ÇA SE VOIT !

Merci à Tropicalboy

26/01/2009

Grande manif du Jeudi 29 janvier : Ce que veulent – et aussi ce que ne veulent plus – ceux qui seront dans la rue.

vive la grève.jpg« Maintenant, lorsqu’il y a une grève, on ne la voit même pas ! » Elles étaient aussi impudentes qu’imprudentes les déclarations goguenardes du Nano Timonier devant je ne sais quel aréopage de patrons.

Il s’en rendra compte jeudi 29, lorsque la France sera paralysée et que les Français seront dans la rue pour clamer leur ras-le-bol de la politique ultra libérale de démolition sociale sciemment orchestrée par un gouvernement aux ordres du Medef, des banquiers et des multinationales.

Les Français ont les aliboffis qui sont gonflées à la limite de l’explosion. Puissent les « responsables » qui nous gouvernent entendre leurs justes revendications. Pour éclairer votre lanterne, voici un résumé succinct des propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA telles qu’elles ressortent de leur déclaration commune.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
Le patronat profite de la crise pour mettre la pression sur les sous-traitants et fournisseurs, sur les ovriers et employés contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives
- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale


Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Le texte complet de la déclaration commune est ICI


MOBILISATION! Les OGM reviennent!

ogm revolver.jpgOn croyait s’en être débarrassé pour quelques temps. On croyait que la Commission européenne, en la personne de son commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, tenait enfin un homme capable de dire merde aux lobbies. Tè ! Fumes…

Cette calamiteuse Commission vient de recommences ses saloperies, en loucedé, sans faire de bruit pour pouvoir lus faire du mal. Elle vient en effet de relancer des procédures d'autorisation pour la culture de plusieurs maïs transgéniques et une démarche visant à forcer la France à lever ses mesures de sauvegarde.

La décision a été prise mercredi dernier par la Commission, mais n'a fait l'objet d'aucune communication, a reconnu jeudi son porte-parole Johannes Laitenberger. Ceci sur une prétendue « base scientifique ( ! ! ! ? ? ?) » : un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui assure que les OGM ne présentent aucun risque pour la santé humaine ni pour l'environnement. Ben voyons !Y a plus qu’à les croire sur paroles, ces larbins de Monsanto et autres empoisonneurs…

Les procédures lancées jeudi par la Commission visent à autoriser la culture des variétés de maïs génétiquement modifiés BT 11 de la multinationale Syngenta et BT 1105 du groupe Pionner-Dow.

Elles s'attaquent également à la "clause de sauvegarde" adoptée par la France pour suspendre la culture du maïs OGM MON810 de la multinationale Monsanto, car l'EFSA l'a jugée "non justifiée". Sont également visées des mesures similaires adoptées par la Grèce et la Hongrie.

Deux comités de l'UE ont été saisis mercredi et vont devoir se prononcer sur les décisions de la Commission. « Si les votes sont positifs, les OGM vont sur le marché », a précisé la Commission. Sinon, l'arbitrage reviendra aux Etats membres et la décision sera prise à la majorité qualifiée.

OGM j'en veux pas.jpgLe commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas avait initialement refusé l'autorisation de cultiver ces maïs génétiquement modifiés, mais après le nouvel avis de l'EFSA, il n'a pas pu s'opposer mercredi au lancement des procédures, a indiqué son entourage.

Alors MOBILISATION ! Interpellons nos députés ainsi que Borloo, écrivons aux députés européens ainsi qu'aux futurs candidats (les élections sont proches ! !), faisons du ramdam, alertons la presse, gueulons dans nos blogs !

Banzaïe !

24/01/2009

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère » - Lacordaire.

vamps.jpg


- Z’avez vu M’ame Chazotte, ils ont demandé un non-lieu pour ce brave monsieur Messier. Moi je trouve qu’il marquait bien ce monsieur, bien coiffé, toujours souriant, tiré à quatre épingles.

- Ouais. Et les chaussettes trouées. Trouées comme ses mains ! Il a bouffé le pognon de milliers de petits porteurs, il a foutu une de plus belles entreprises française dans une merde noire, il s’est gavé de pognon puis il s’est barré chez les Zétazuniens d’où il vient nous donner des leçons ! Z’avez de drôles de héros M’ame Michu…

- Ben, ch’ais pas moi. Je vous dit ce que j’ai lu dans Paris-Match et Voici. Mais qu’est-ce qu’il a fait ce brave monsieur ?

- L'enquête portait sur la diffusion présumée par la direction de Vivendi Universal – c’est à dire par votre Mossieur Messier ! - de fausses informations sur l'état de ses finances mais aussi sur le rachat massif de titres de Vivandi Universal entre le 17 septembre et le 2 octobre 2001, en violation de la réglementation boursière. En plus, votre bellâtre aux chaussettes trouées est aussi mis en examen pour un protocole de départ qui devait lui garantir 20,5 millions d'euros d'indemnités, auxquelles il a finalement renoncé après plusieurs procédures en France et aux Etats-Unis.

- Ben ça en fait des sous tout ça M’ame Chazotte !

- Ouais. Votre retraite pendant un millénaire M’ame Michu !

- Et c’est quoi ce non lieu ?

- Ben, ça veut dire que le Parquet, ceux qui représentent la société, vous, moi M’ame Michu, considère qu’il n’a pas assez de preuves et estime donc qu’il n’y a pas lieu de poursuivre. Mais attention, un juge d'instruction devra rendre la décision finale et peut en principe ne pas suivre l'avis du parquet. Cette hypothèse est cependant peu probable car le juge auteur de l'instruction, Henri Pons, a quitté son poste parisien dernièrement pour une autre affectation. Ce sera donc un autre magistrat, moins au fait des développements du dossier, qui rendra la décision.

- Comme ça tombe bien ça, M’ame Chazotte !

- Je vous le fais pas dire M’ame Michu…

- Mais alors, c’est ennuyeux ça. Est-ce que ça veut dire que si vous êtes riches ou puissant, vous pouvez passer à travers les gouttes.

- Eh ben voilà M’ame Michu. Z’avez tout compris ! Et c’est pareil pour les toubibs qui ont tué, par négligence et cupidité, plus d’une centaine de gosses en leur donnant des hormones de croissance dont ils ne pouvaient pas ne pas savoir qu’elles étaient très dangereuses ! Non lieu pour eux aussi… Mais rassurez-vous, ma brave M’ame Michu, c’est pas toujours comme ça.

- Ah ! Bon. Vous me rassurez M’ame Chazotte.

- Ouais. Par exemple Julien Coupat…

- Qui c’est M’ame Chazotte çui-là ?

- C’est le « chef » de la terrible bande de terroristes d’ultra gauche qui auraient voulu saboter les caténaires de la SNCF– si l’on en croit la presse aux ordres et M’ame la ministre de l’intérieur, M’ame Mam.

- Oh ben ça alors ! Ils sont dangereux cet homme et ses complices !

- Ouais ! Vous parlez ! Ils élevaient des chèvres dans le Limousin. Sur les dix arrêtés avec un terrible déploiement de force, tous ont été relâchés faute de preuve. Il n’y a que lui, le dénommé Julien Coupat qui reste en taule ! Eux, M’ame Michu, c’est pas des riches, c’est pas des puissants…

- Quand j’étais petite, à l’école, Madame Agulon nous avait appris une fable de La Fontaine qui disait : « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de court vous feront blanc ou noir ».

- Il avait tout compris La Fontaine M’ame Michu. C’est comme Lacordaire qui disait : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».


Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci



Le Président et le Ministre : « Décervelez mon ami ! Décervelez ! »


sarko roi.jpg LE PRÉSIDENT
Entrez donc mon ami et venez prendre place
Afin de me conter ce qui vous embarrasse
La réforme est lancée, elle avance à grands pas
Mais je vois bien qu'à tous, celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace

LE PRÉSIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place !

darcos lasserre.jpgLE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens à donner au savoir ;
Voilà qui nous fera des citoyens dociles
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.

LE PRÉSIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir
Promettant des réformes, n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
Car je veux tout savoir !

LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants l'entière liberté
De s'occuper tout seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !
J'ai enlevé deux heures d'école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent :
On dit la journée de trop longue durée
Qu'il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il en faut d'avantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage !

LE PRÉSIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante !

LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l'université.
Voyez l'inanité d'une bonne formation
Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?

LE PRÉSIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE
De l'école en danger j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que l'Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l'école il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra pendre en charge d'une classe les enfants !

LE PRÉSIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir elle n'en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!


C’est pas de moi, mais ça aurait pu !

23/01/2009

Obama, Ob’amen, Allélouïa…

dieu existe pas.jpg


C’est pas ma tasse de thé (enfin, c’est une image, je devrais plutôt dire « mon ballon de rouge » !) les grands raouts où une foule débilitante de délire naïf se prosterne aux pieds d’un énième « sauveur ». Mais il était difficile, voire – au bas mot - impossible de passer à côté du sacre d’Obama.

Ce qui m’a le plus gonflé les aliboffis, c’est cette omniprésence dégoulinante de bondieuseries. Messe le matin, prière avec la gueule dans son assiette au moment du gueuleton, et surtout cet invraisemblable serment sur la bible.

Ainsi, à part Théodore Roosevelt qui s’y est refusé, tous les président des Zuessa commencent leur règne par un geste fort d’intolérance, de favoritisme donc de rejet. Favoritisme pour les chrétiens, rejet ou tout au moins distanciation très officiellement marquée pour tous ceux qui n’ont rien à foutre de la bible : tous les adeptes des autres religions et surtout tous ceux (et ils sont bien plus nombreux qu’on pense) qui n’ont pas besoin de la béquille intellectuelle et morale d’un quelconque dieu pour vivre, mourir et se bien comporter dans cette parenthèse enchantée qu’est l’existence.

Le retour du fait religieux marque un retour au pas de charge vers l’obscutantisme. Adieu Voltaire, éteignons les Lumières, v’là les corbeaux (curés, imams, rabbins, gourous et autres fossoyeurs de l’intellgence) qui reviennent !

Un cardinal français, le ci-devant Tauran Jean-Louis a déclaré : « Comment a fait Dieu pour revenir dans nos sociétés? C'est le grand paradoxe: grâce aux musulmans. Ce sont les musulmans qui, devenus en Europe une minorité importante, ont demandé de l'espace pour Dieu dans la société ».

Pour autant, il n'a pas suffit aux musulmans « de demander de l'espace pour Dieu dans la société », comme dit le cardinal, pour qu'ils l'obtiennent.

D'abord, ce ne sont pas « les » musulmans, mais le clergé musulman qui a exercé ce genre de demande. C'est la politique des États européens qui conduit à la « communautarisation » de la société, en instituant, qu'il y ait demande ou pas d'ailleurs, les divers clergés comme représentants auprès des États de prétendus intérêts communs de leurs fidèles ou supposés tels. En imposant ainsi aux immigrés venus des pays dits musulmans, privés des droits politiques leur permettant de s'intégrer, comme de structures communautaires laïques, des représentants religieux choisis par les États européens, ce sont ces États qui ont permis à « dieu de revenir dans nos sociétés ». Favorisant ainsi la manifestation communautariste et religieuse au sein des diasporas des pays musulmans, les États ont favorisé, par réaction, et dans un climat entretenu de racisme et de peur, la résurgence de la prétendue « identité chrétienne ». C'est en ce sens que le retour du religieux, commencé par l'islam, se propage aux autres religions.

les dieux.jpgIl est une composante essentielle de l’idéologie ultra libérale basée pour partie sur le bon vieil adage « séparer pour mieux régner ». Tant que les « pauvres cons » se disputent, voire s’entre égorgent allègrement pour la « gloire » d’une illusion transcendantale, ils ne se rebellent pas contre leurs oppresseurs !
Les dirigeants de ces religions ont d’ailleurs parfaitement conscience de leurs intérêts communs. Intérêt qui consiste essentiellement à entretenir ces oppositions, grâce à quoi les religions, redevenues identité sociale et refuge, peuvent servir leurs maîtres ultra libéraux.

Dans « L’Homme révolté » l’immense Albert Camus dit : « On ne peut conquérir sa liberté avant d’avoir tué dieu » (Je cite de mémoire, ce n’est pas littéral).

Ouais, ben c’est mal barré avec le « maître du monde » étazunien…


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20/01/2009

Sarko a étudié « L’industrie automobile pour les nuls » !

ECOLOGIE-SARKOmobiler karinevillard.jpg Le Nano Timonier va refiler des monceaux de pognon - 5 à 6 milliards!!! - piqués dans notre poche aux constructeurs de bagnoles français. Bon. Pourquoi pas. Compte tenue de l’importance de l’économie tournant autour de ces bouts de fer (1 salarié sur 6 je crois en comptant toute la filière), ça peut se comprendre. Mais ce pognon public va aller dans les caisses de deux groupes privés qui font toujours des milliards de bénéfices ! Bénéfices qui seront généreusement distribués aux actionnaires et aux dirigeants. Cherchez l’erreur…
Merci à Karine Villard

Et en plus, les patrons de ces groupes refusent toute introduction de l’Etat dans leurs capital ! Et ce gros con de Goshn qui n'a pas vergogne de venir mendier du pognon public tout en réclamant la suppression de la taxe professionnelle! "Je veux du pognon de l'Etat, mais je ne veux pas payer ma quote-part à l'Etat. Plus faux cul tu meurs...

Ouais Victor, mais ce pognon évitera des dizaines de milliers de chômeurs et relancera la croissance.

Mon cul ! Tiens, par exemple la prime à la casse. Ça profite à qui ? Aux ouvriers français ? Que dalle. Cette prime sert essentiellement à acheter des petites bagnoles. Or ces petites bagnoles sont fabriqués à l’étranger, comme la Peugeot 107 en Slovaquie ou la Renault Twingo en Slovénie. Autrement dit Sarko va prendre dans la poche des contribuables français de la fraîche qui va lutter contre le chômage… en Slovénie, en Slovaquie, voire au Portugal, au Brésil…

D'accord pour « mobiliser beaucoup d'argent » en faveur de la filière automobile, a prévenu Nicolas Sarkozy, mais à condition que les constructeurs « gardent la production d'automobiles en France ». Tu parles ! Ces constructeurs se défendent une main sur le cœur et l’autre sur auto pédales.jpgle portefeuille. Peugeot Citroën « ne délocalise pas, mais crée de nouvelles capacités de production au Brésil et en Europe de l'Est », ben voyons ! Renault souligne que 44 % de ses voitures vendues en France y sont fabriquées, ce qui veut aussi et surtout dire que 56% des Renault vendues en France sont fabriquées dans des pays où le dumping social règne en maître et où les ouvriers sont payés à coups de lance-pierres et traités à coups de pieds dans la gueule !

La production des constructeurs français en France a reculé de 10 % au cours des neuf premiers mois de 2008 alors que leur production mondiale a augmenté de 1,8 %. Et ils osent pleurer, la sébile à la mains, ces gros cons ? ! Trop forts les lobbyistes bagnoliens : pendant des années ils nous ont imposés des options à la con dans afin de faire grimper les prix sans rechercher de nouveaux concepts et maintenant ils pleurent… Ras les couilles de tous ces gadgets qui ne servent à rien. Le succès de la Logan en est l’éclatante illustration.
casse auto.jpg
Et puis allons plus loin. Pendant des décennies, les constructeurs se sont gavés. Qu’ont-il fait de ces montagnes de pognons ?
L’ont-ils mis dans la recherche de nouveaux concepts de bagnoles ? Que dalle. Ils ont arrosés leurs actionnaires et se sont contentés de transformer des outils à se déplacer en ordinateurs roulants. Avec tous les risques de bugs que l’on sait…

Pourquoi n’ont-ils pas massivement investi dans la recherche des véhicules électriques, compte tenu de la structure particulière de la production d’énergie en France. En effet, 80% de l’électricité française est produite par les centrales nucléaires. C’est con et dangereux mais c’est comme ça… La spécificité de l’électricité nucléaire c’est qu’elle doit produite en continue car on n’arrête pas un réacteur nucléaire comme une centrale à fuel ou les turbines d’un barrage. Donc, pendant la nuit, des millions de kw sont produits et inutilisés, donc jetés. Ne serait-il pas plus malin de rentabiliser ces kWs pour charger, de nuit, des millions de voitures électriques ?

panneau cadavres.jpgEnfin pourquoi n’ont-ils pas soutenu l’ami Nègre, cet extraordinaire ingénieur qui, à Carros, près de Nice, met au point avec succès une voiture marchant…à l’air comprimé ! Cet homme génial s’étant vu rire au nez tant par Renault que par Peugeot, il a trouvé de l’aide auprès du constructeur indien Tata !

Et c’est à ces connards que le Phare de Neuilly va filer notre pognon !

Va fan culo !

18/01/2009

Ceux qui ne pensent pas comme nous…

brassens souriant.jpgLa blogosphère, qui n’est qu’un reflet de la société, résonne des bruits de bottes et des cris de haine d’un monde qui se roule dans des convulsions dangereuses. La Paix est au bord du gouffre ou risquent de l’y précipiter l’intolérance, l’incompréhension, le rejet de l’autre, le fanatisme, bref la connerie, l’incommensurable connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini.

Puissent ces quelques paroles de notre bon Tonton Georges nous purger quelque peu les boyaux de la tête :


Ceux qui ne pensent pas comme nous

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,
Si sa forme a changé le fond reste identique:
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Refrain :
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.

Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide
­ Que l'on ne se conformât point à son avis:
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

La morale de ma petite ritournelle,
Il me semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle,
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Georges Brassens
Extrait de "l'oeuvre complète" de jean-paul Liègeois (cherche-midi)


16/01/2009

Entendu chez mon boucher: Le livret A comme Arnaque.

vamps.jpg

- Ben alors M’ame Michu. Z’en faites une gueule ce matin ! C’est pas cette nuit que votre Jeannot vous a faite reluire j’ai l’impression…

- M’en parlez pas M’ame Chazotte. C’est que je me suis faite, comment qu’il dit mon petit fils… Ah oui : je me suis faite « sodomisée ». Et sans vaseline, qu’il rajoute. Ch’ais pas trop ce que ça veux dire !

- Ben vous le savez peut-être pas, mais vous avez dû le sentir passer tout de même ! Donc vous vous êtes faites enculées à sec ! Ben ça alors ! Si j’avais cru ça de vous ! Vous cachez bien votre jeu, M’ame Michu !

- C’que vous dites des gros mots M’ame Chazotte… C’est pas ce que vous dites, c’est une image qu’il dit mon petit-fils…

- Ouais… Une image avec de grosses veines bleues ! Ah ! Ah ! Ah ! Sacré M’ame Michu va ! Eh ! Attention de pas perdre vos légumes maintenant. A nos âges, ça prête plus comme avant ! Ah ! Ah ! Ah !

- Mais non. C’est à cause de mon livret A. On a toutes nos économies là-dessus et, d’après mon petit-fils, not’bon président nous aurait sodomisé…

- Ah ! Ça, pour vous être faite enculée, c’est le cas de le dire !

- Mais pourtant, not’bon président, le mari de celle si jolie Madame Carla Bruni, a dit qu’il nous donnait « un coup de pouce »…

- Ouais… Dans le fion (ou dans le Fillon !) le coup de pouce. Depuis des mois, on nous bassine pour ouvrir des Livret A dans toutes les banques. Z’avez dû voir ça partout M’ame Michu : « Venez chez nous ! La banque Tartempion vous propose non pas 4% mais 6%…" Et plein de conneries comme ça. Résultats, plein de bons cons se sont laissé avoir… Et alors là, M’ame Michu, penchez-vous en avant, baissez votre valisère en coton, écartez bien les miches et Hop ! votre Sarko, vous enfile ! sans vaseline comme il dit votre petit-fils. Il baisse les taux à 2,5%. En plus, ils nous font un numéro pas possible les deux duettistes de la saloperie : le Fion proclame un taux de 2% et le Plus Grand Nain du Monde – généreux en diable ! – lui impose de rajouter 0,5% !

- Et c’est pas bien ça M’ame Chazotte ? Vous parlez comme mon petit-fils. Pourtant, ils l’ont dit dans le poste et à la télé : toutes ont dit que c’était un « coup de pouce » ! Et ils ont dit aussi que les sous des Livrets A, c’était pour construire des HLM, donc que si le taux descendait, ça permettrait d’en construire plus et pour moins cher.

- Mon cul M’ame Michu ! Avant oui, c’était comme ça. A l’époque ou seules la Poste et la Caisse d’épargne pouvaient récolter les sous des économies des pauvres, parce que tout cet argent allait aux construction de logements sociaux. Mais maintenant que toutes les banques peuvent récupérer les milliards de cette épargne, c’est autre chose.

- Et pourquoi M’ame Chazotte ?

- Parce que les banques privées ont l’autorisation des sarko-trafiquants qui nous gouvernent de garder 30% de cette collecte pour des opérations à elles, en dehors du circuit des logements sociaux. Donc, on est en pleine escroquerie : taux réduits pour les épargnants et moins de capitaux pour la construction d’HLM. C’est ça la politique « sociale » en Sarkoland !

- Ben vous en savez des choses vous M’ame Chazotte ! Mais enfin, ils l’ont bien dit dans le poste que ça rapportait quand même des sous puis que l’inflation ne serait plus que de 1% par an. Donc avec 2,5%, moi qui ait mon certificat d’études, je sais que ça fait encore 1,5% de bonus…

- Ah ! Ah ! Ah ! Et vous y croyez vous à ces conneries M’ame Michu ? Quand vous allez au supermarché, z’avez vu la baisse vous ? La baise ouais… Avec des poireaux à 3 € kilo, vous trouvez que la vie baisse vous ? Il a raison votre petit fils : ça doit vous plaire de vous faire enculez sans vaseline…

- Oh ! C’que vous parlez mal M’ame Chazotte. Mais paraît que c’est l’Insee qui l’a dit. Un organisme sérieux il paraît. Avec plein de gens à cravates, qui parlent pointu, et manient bien la calculette…

- Mouais… Des têtes d’œufs au service du gouvernement et donc qui font dire ce qu’ils veulent aux chiffres. L’inflation, elle est dans le Caddy. Et elle cavale aussi vite qu’un pet sur une toile cirée…

- Mais alors qu’est-ce qui faut faire M’ame Vchazotte ? Ch’ais plus moi…

- Serrez les fesses avant que votre « Mari de madame Carla » vous envoie un autre Scud dans le cul !



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En picolant mon blanc…SNCF : Service Nul pour les Cons de Français !

bistro.jpg
- Oh ! Loule, remet une tournée de blanc, c’est la mienne.

- P’ting ! T’as gagné au morpion Ch’ois ?

- Non mais j’arrose le changement de nom de la SNCF. Tè, Tatave va nous raconter…

- Ah bon ! C’est quoi ça. Moi qui suis cheminot, ch’uis pas au courant…

- Ben, avant SNCF, ça voulait dire Société Nationale des Chemins de fer Français…

- Et maintenant ?

- Maintenant ça veut dire Service Nul pour les Cons de Français.

- Je te vois venir toi, tu vas encore m’allumer sur les grèves, les retards et tout le bintz. Mais, oh ! Ça te brancherait toi de te faire insulter, cracher dessus, taper sur la gueule parce que tu fais ton travail ?

- Evidemment…

- Ben, la grève à Saint-Lazare comme à Marseille, c’est pour ça. Alors rengaine tes sarcasmes et paye moi un blanc !

- Et vos conneries de caténaires qui pétent de longue, c’est quoi cette magouille ? Tu vas pas me dire que toi tu gobes les embrouilles sur les soi-disant sabotages par de « dangereux » ultra gauchistes éleveurs de chèvres ?

- Il y a urgence pour remplacer les caténaires défectueuses. Mais qui va payer les 400 millions d'euros nécessaires? Mille agents ont, déjà, patrouillé sur l'ensemble des lignes, mais faut savoir que la limite d'usure du fil de contact est beaucoup plus poussée en France que dans les pays voisins. On les use jusqu’à la corde ! Par ailleurs, les investissements affectés, aujourd'hui aux caténaires sont consacrés majoritairement à l'entretien (155 millions d'euros sur les 191 millions de l'enveloppe). Il reste pas grand chose pour les remplacements : 700 kilomètres par an seulement, sur les dizaines de milliers de kilomètres du réseau, t’as qu’à voir… La facture globale devrait avoisiner les 400 millions d'euros, dont une très grande partie devra être payée par Réseau Ferré de France (RFF) qui , depuis 1996, a la charge de l'entretien des lignes ferroviaires. C'est bien là où le bât blesse. Réseau Ferré, plombé par une dette de 28 milliards d'euros (héritée de la SNCF), n'a pas les moyens d'empiler les nouvelles dépenses.

train Dubout.jpg- Le pognon, c’est pas ce qui manque à la SNCF. Avec les tarifs à la gueule du client que vous pratiquez ! C’est vrai que toutes les thunes, vous les foutez dans votre putain de TGV. Et pour les trains de banlieue et les trains de cambrousse, peau de zob ! Que dalle. Tè ! Moi qui suis un gros fainéant robuste, à la bonne saison je prends mes quartiers d’été en cambrousse, au fond du Gévaudan. Je prends donc la ligne qui passe par le massif central, de Nîmes à Clermont et Paris par Alès. Enfin, je prenais, car ils menacent de la supprimer… Un bonheur ce petit train. Aussi rapide que l’auto, moins cher, plus confortable, plus sûr.... Baguenaudant parmi les vaches, j’entendais arriver le convoi qui sonnait joyeusement avant chaque passage à niveau, avant chaque arrêt, avant chaque tunnel. Le conducteur me saluait, la ou le contrôleur se faisait une joie de me montrer la belle machine portative pour délivrer les billets. Et débutait un voyage somptueux entre forêts à cèpes, prairie à vaches, ravins vertigineux et petits villages. Soixante trois tunnels et une bonne vingtaine de viaducs tous plus beaux les uns que les autres témoignaient de l’ingéniosité des servants de jadis de Madame Hessaincéhèfe…

- C’est pas encore fermé. D’autant plus que les régions et les départements crachent au bassinet ! Mais toi et les autres usagers, au lieu de me gonfler les aliboffis à moi, simple lampiste, manifestez avec nous ! Gueulez ! Ecrivez à Pépy !

- T’as raison Tatave je vais écrire au Pépy. En parlant de ça, moi, de parler, ça me donne…la pépie ! Zou, Loule, remets une tournée !


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15/01/2009

Procès-mascarade de l'hormone de croissance.

injustice.jpgSelon que vous serez puissants ou misérables,
Les jugements de cour vous ferons noir ou blanc…






Les puissants, ce sont les mandarins de ce qu’il faut bien appeler la mafia des toubibs.

Les puissants, ce sont les politicards « responsables mais pas coupables."

Les puissants, ce sont les patrons tueurs qui se foutent comme leur première magouille des conséquences des conditions de travail qu’ils imposent.

Les puissants, ce sont les troufions galonnés qui se protègent derrière le « secret défense ».

Les misérables, ce sont les pauvres cons qui ont bouffés des « hormones de croissances » et qui sont morts de la maladie de la « vache folle », comme de vulgaires bovidés britanniques…

Les misérables, ce sont les pauvres cons qui sont morts du sida, ou qui vivent avec cette épée de Damoclès au dessus de leur tronche après quelques transfusions de sang avarié…

Les misérables, ce sont les pauvres cons qui ont trimé toute leur vie dans des usines bourrés d’amiante et qui se retrouvent avec un chou-fleur dans les éponges…

Les misérables, ce sont les pauvres cons de troufions qu’on a envoyé sans protection sur les sites des explosions atomiques et qui se découvrent rongés par le crabe…

On pourrait continuer sur quelques autres sujets.

Ils ne faisaient pas dans la dentelle les victimes de l’hormone de croissance a l’énoncé de la sentence qui blanchit totalement de toute responsabilité les toubibs, pharmago en chefs et autres pontes qui ont continué à administrer ces jus de mort bien après que leur nocivité ait été dénoncée. Peine perdue. Les guignols en robe les ont renvoyé à leur rancœur et à leurs larmes.

Et encore, même après 18 années de soi-disant instruction, ils ont eu droit à un procès. Mais lorsque le Nano Timonier (au fait, son comportement peut laisser soupçonné qu’il a lui aussi la vache folle, non ?) aura déboulonné les juges d’instruction, plus aucun procès de ce genre n’aura lieu…

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère »
disait le dominicain révolutionnaire Henri Lacordaire. Il doit faire le ventilateur le mec à force de se retourner dans son tombeau!

Puteng ! pauvre pays qui s’enfonce dans une sordide bien que sournoise dictature rampante…



14/01/2009

Gloire à toi, Olivier, maire du Thor, ville interdite aux OGM !

OGM j'en veux pas.jpg- Dites ! M’ame, Michu, z’avez l’air toute guillerette ce matin ! Ce serait-y que vous auriez eu une nuit agitée ? Oh ! je le vois à vos yeux !
- Ça se voit tant que ça M’ame Chazotte ? C’est vrai que mon Jeannot, il a regardé un film cochon et qu’il m’a fait un complet que ça nous a rajeunis ! Il m’a cunnilinguée pendant que je le fellais !
- Ben ça alors ! C’est pas mon Gérard qui m’aurait fait une fleur… Ce con, il a regardé le foutebole, puis au lit, y s’est tourné, a pété et a dormi en ronflant...
- Mais y a pas que ça qui me donne le bonheur M’ame Chazotte. C’est qu’y a quelques nouvelles qu’elles sont bonnes !
- Ah bon ?
- Ben oui. C’est mon petit, le Victor, celui qui écrit dans les journaux, qui me raconte. Tè ! Chez nous, au Thor – une petite ville de 8000 habitants entre Avignon et le mont Ventoux – le maire, le bien nommé Monsieur Olivier, vient de renvoyer dans sa tanière le préfet aux ordres des lobbies pro-OGM.
- Comment ça, M’ame Michu ?
- Ben voilà, qu’il m’a raconté mon Victor : le maire du Thor, c’est un jeunot, un « vert » y paraît. Et il a fait voté à l’unanimité par son conseil municipal un arrêté interdisant la culture des OGM sur le territoire de la commune.Y a même des jolis panneaux dans la ville disant , « Le Thor : ville sans OGM ». Mais le préfet, qui est le représentant du gouvernement dans le département, a fait casser cet arrêté. Le maire s’est pas laissé faire et a porté le pet auprès du tribunal administratif.
- Eh alors ?
- Alors il a gagné ! Les juges ont estimé qu’il était dans son droit d’interdire les OGM, considérés comme dangereux.
- Ben, vrai ! En voilà ,une nouvelle qu’elle est bonne ! Ça me rappelle une histoire ancienne mais croustillante: le maire de Châteauneuf-du-Pape, il s'appelait Diffonti à l'époque, avait fait lui aussi un arrêté municipal qui disait: "Le port et l'usage de la bombe atomique sont interdits sur le territoire de la commune. Le garde-champêtre est chargé de faire respecter le présent arrêté."
- Et ca a été respecté?
- Parfaitement. A Châteauneuf, quand on fait la bombe, c'est pour faire péter les bouchons!

12/01/2009

Toute ressemblance avec un personnage actuel ne serait pas une simple coïncidence...

napo sarko 1.jpgVictor Hugo : « NAPOLÉON LE PETIT » (extraits). Réédité chez Actes Sud (2007) par Jean-Marc Hovasse.

Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, […] c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. C’est un livre où il y a des pages arrachées. A tout moment quelque chose manque. Louis Bonaparte a une idée fixe, mais une idée fixe n’est pas l’idiotisme. Il sait ce qu’il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l’honnêteté, à travers l’humanité, soit, mais il y va. Ce n’est pas un idiot. C’est tout simplement un homme d’un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu’il est dépareillé.

Seulement il oublie ou il ignore qu’au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu’elles sont, hideuses.

M. Louis Bonaparte se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.

Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.

Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.

On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n’y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.

Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.

Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.

napo sarko 5.jpgDans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même "des hommes". Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l’être moral que l’atome cosmique.

Aujourd’hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.

M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.

En attendant, depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s’est épanoui dans sa laideur à une loge d’Opéra…

Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas….

Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît […] dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là. … Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.

Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier, […] on ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent. La ruse : nous avons caractérisé déjà ce grand côté de Louis Bonaparte, mais il est utile d’y insister.

Le 27 novembre 1848, il disait à ses concitoyens dans son manifeste : "Je me sens obligé de vous faire connaître mes sentiments et mes principes. Il ne faut pas qu’il y ait d’équivoque entre vous et moi. Je ne suis pas un ambitieux... Élevé dans les pays libres, à l’école du malheur, je resterai toujours fidèle aux devoirs que m’imposeront vos suffrages et les volontés de l’Assemblée. Je mettrai mon honneur à laisser, au bout de quatre ans, à mon successeur, le pouvoir affermi, la liberté intacte, un progrès réel accompli."

Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette "sonorité", la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? c’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues.

Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :... - Ah ! qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là ? qu’est-ce que c’est que ce rêve-là ? qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là ? d’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n’y a que moi ! Quoi ! dans ce pays de France où l’on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! quelle abominable honte !

Chaque fois que M. Bonaparte crache, il faut que tous les visages s’essuient ! Et cela pourrait durer ! et vous me dites que cela durera ! non ! non ! non ! par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! cela ne durera pas ! Ah ! si cela durait, c’est qu’en effet il n’y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu’il n’y aurait plus de France sur la terre ! [...]

il restera mesquin, […] il ne sera jamais que le tyran pygmée d’un grand peuple. […] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées…

L’acabit de l’individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l’infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. […] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L’histoire rit et foudroie. […] L’historien ne pourra que le mener à la postérité par l’oreille.

L’homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l’oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s’imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?

L’histoire a ses tigres. […] Elle ne mêle pas avec eux les chacals.

Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l’honnêteté publique en pourriture.

Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l’on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.

napo sarko  2.jpgC’est à qui fera ce trafic de soi-même le plus cyniquement, et parmi ces êtres il y a des jeunes gens qui ont l’œil pur et limpide et toute l’apparence de l’âge généreux, et il y a des vieillards qui n’ont qu’une peur, c’est que la place sollicitée ne leur arrive pas à temps et qu’ils ne parviennent pas à se déshonorer avant de mourir. L’un se donnerait pour une préfecture, l’autre pour une recette, l’autre pour un consulat, l’autre veut un bureau de tabac, l’autre veut une ambassade. Tous veulent de l’argent, ceux-ci moins, ceux-ci plus, car c’est au traitement qu’on songe, non à la fonction. Chacun tend la main. Tous s’offrent. Un de ces jours on établira un essayeur de consciences à la monnaie.

Les mots indépendance, affranchissement, progrès, orgueil populaire, fierté nationale, grandeur française, on ne peut plus les prononcer en France. Chut ! ces mots-là font trop de bruit ; marchons sur la pointe du pied et parlons bas. Nous sommes dans la chambre d’un malade.

Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

- Qu’est-ce que c’est que cet homme ?
- C’est le chef, c’est le maître. Tout le monde lui obéit.
- Ah ! tout le monde le respecte alors ?
- Non, tout le monde le méprise.
- O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !

Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa "légitimité"et de sa "mission", on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait.

Il croit à l’adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d’état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu’il s’est fait jurer…