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12/02/2009

Protectionnisme intelligent, c’est un gros mot ?

gorgone méduse.jpgQu’y a-t-il de plus nul qu’un économiste ? Deux économistes bien sûr ! Il suffit pour accepter cette évidence d’entendre ou de lire les conneries proférées avec une suffisance méprisante par un connard comme le dénommé Saint-Etienne ce matin sur France-Inter, ou le ci-devant Marseille qui se répand dans toutes les lucarnes à décerveler, les machines à bruits et les torchons de service.

Ce préambule pour en venir au ramdam mené autour de l’accusation majeure proférée contre la France par la Tchéquie je crois (au fait c’est quoi ? C’est où la Tchéquie ?) : PROTECTIONNISME !

Voilà. Le gros mot suprême en Ultralibéralistanie est prononcé !

- Oh ! Victor, t’as pas la gueule écorchée d’oser proférer un tel mot ?
- Ben, non !

A la sortie de la dernière grande boucherie intra européenne, des esprits lumineux, animés par une bonne volonté farouche et une foi à toute épreuve ont jeté les bases de ce qui deviendra l’Union Européenne. L’idée de base était le réconciliation entre la France et l’Allemagne. Mais un des termes essentiels du Traité de Rome était la PREFERENCE COMMUNAUTAIRE. La vision à terme des Pères Fondateurs était, après l’approche économique du Marché commun, d’arriver à une union politique, donc aussi militaire et diplomatique.

Puis les princes qui nous gouvernent ont fait LA connerie rédhibitoire : faire entrer l’Angleterre… Et depuis l’Europe part en couille car les Rosbifs – ils sont comme ça ! – lorsqu’ils entrent dans une structure, ils n’ont de cesse de vouloir soit la dominer, soit la détruire. N’ayant pu dominer l’Europe, ils l’ont vidée de sa substance. Ce peuple de boutiquiers belliqueux a réussi, en quelques décennie à tuer le rêve et à faire de l’Europe un énorme mollusque gras du bide, sans cervelle, sans vision, sans limites. Une méduse flasque. Une zone de marchands de tapis (que la grande vérole les ronge !) où le portefeuille a remplacé le rêve et où les banquiers et autres parasites avides et cupides du même acabit ont imposé leurs vues. Cette Europe-là est dirigée par une aberration démocratique : cette « Commission » de technocrates bornés, élus par personne, à la solde de tous les lobbies mafieux.

- Bon. Victor. On sait que t’aimes pas trop l’Europe ultra libérale, mais tout de même, ça a apporté pas mal de choses non ?

- Bien sûr. L’aurait manqué plus que ça ! Mais l’énorme tare de cette Europe-là, c’est d’avoir refusé – sous la pression des Britichs - l’essentiel de ce qui peut créer un esprit d’identité européenne : la justice et l’égalité entre les divers peuples qui la composent à travers une harmonisation fiscale et sociale ! A la place de ça, les ultra libéraux ( que le tron les cure !) ont institués une concurrence entre pays européens, ont institutionnalisé le dumping social. C’est l’égoïsme national exacerbé, c’est à qui piquera les productions des autres, c’est à qui baisera le plus les travailleurs au nom de la « productivité » pour engraisser une oligarchie de patrons et de financiers véreux, c’est à qui saccagera les plus les acquis sociaux, les services publics, la protection sociale, le bien-être et donc la volonté de vivre ensemble.

- Bon. Et le protectionnisme dans cette histoire, qu’est-ce qu’il devient ?

- Eh bien au lieu de gueuler contre un pseudo protectionnisme intra communautaire comme font les Tchèques, on devrait revenir à ce qui était inscrit dans le premier traité : la préférence communautaire qui implique un protectionnisme intelligent vis à vis de l’extérieur, ciblé à l’échelle non pas d’un pays (grosse connerie !) mais à l’échelle de l’Europe. Vous croyez qu’ils se gênent les Zétazuniens, les Zindiens ou les Chinetoques pour protéger leurs marchés intérieurs ? Ça passe par des normes environnementales, par des secteurs stratégiques interdits, des montagnes de difficultés administratives, mais ça existe.

Et nous, pauvres cons d’Européens, on se laisse dépouiller sans défense, sans stratégie, sans volonté. Cette Europe-là, avec la rage d’un amoureux déçu, je n’en veux pas. Et ils sont très, très nombreux ceux qui n’en veulent plus. Faudra le dire au prochain scrutin et surtout ne pas s’abstenir ! On veut l’Europe. Passionnément, mais pas celle-là !

Tè ! Je vais boire un canon, de tant gueuler, ça me donne une large soif !

11/02/2009

Guadeloupe : « Jego, du gigot ! »

manifestation antille.jpg
C’est à bouffer qu’ils veulent les Guadeloupéens, comme les Martiniquais et les Guyanais. A bouffer à des prix normaux et pas majorés de 20 à 30% par rapport à ceux de la métropole. Pourquoi cette situation quasi insurrectionnelle ? Parce que ces îles – qui ne sont de rêve que pour les touristes-pouristes et les pourris de Békés – subissent un système économique néo colonial.

L’essentiel de ce qui se bouffe, de ce qui se consomme en Guadeloupe (c’est pareil dans les autres DOM) est importé, essentiellement de la métropole. Ça va des fruits et légumes aux biens industriels en passant par tous les appareils et produits de la vie courante. Ceci parce que les « forces vives » ( ! !) de l’île privilégient les cultures d’exportations aux cultures vivrières. Situation typique d’une économie coloniale. Or ces importations massives sont au mains de quatre ou cinq compagnies qui s’entendent entre elles, font les prix qu’elles veulent, bloquent toute concurrence et se goinfrent d’une manière éhontée au passage. Ces compagnies sont tenues par ce qu’on appelle là-bas les « Békés », c’est-à-dire de riches blancs descendants directs des grandes familles esclavagistes.

Parallèlement à cela, l’essentiel des entreprises importantes sont également tenues par un maximum de sept familles de Békés. Les mêmes consortiums de parasites tiennent ainsi l’importation, la distribution à travers les chaînes de supermarchés, le carburant à travers les stations services, ainsi que le bâtiment et les transports.

Les mêmes familles tiennent la production de bananes, de cannes à sucre, production mises à mal par la concurrence des républiques bananières voisines et ne subsistant que grâce aux subventions de la métropole et de l’Europe. Qui se gave au passage de ces montagnes de pognons ? Les mêmes familles de Békés évidemment qui tiennent toute l’économie de l’île. Comme au « beau temps » de l’esclavage…

Ce sont ces mêmes séides du Medef local qui bloquent les négociations en refusant toute augmentation de salaire, s’efforçant de faire payer à l’ensemble des Français, par des exemptions de charges, leurs escroqueries. Ce système colonial ne peut plus durer.

aime cézaire.jpg« J’habite une blessure sacrée, j’habite des ancêtres imaginaires, j’habite un vouloir obscur, j’habite un long silence, j’habite une soif irrémédiable, j’habite un voyage de mille ans, j’habite une guerre de trois cents ans… » écrivaient le Victor Hugo Noir, Aimé Césaire dans « Calendrier lagunaire ».

Ces très belles paroles illustrent la terrible blessure d’un peuple qui, dans un passé pas très lointain, fut nié, martyrisé, vendu et acheté, réduit en esclavage, violé, torturé, exploité, massacré…

poignets esclave.jpgUn peuple qui fut enfin libéré de ses chaînes par la Révolution puis, quelques années après, réduit de nouveau en esclavage après d’épouvantables « chasses au Nègres » par le sinistre Napoléon.

Et c’est ce même peuple qui prend conscience qu’il doit sa misère actuelle à ces mêmes descendants des esclavagistes !

Situation éminemment dangereuse et qui peut exploser à tout moment. De la manif à l’émeute il n’y a pas loin… Surtout quand le Peuple a faim...

Si j’étais Béké, rongé d’inquiétude dans une de ces somptueuses demeures coloniales, je ne barguignerais pas et je lâcherais vite fait les 200 euros d’augmentation de salaire !

Sinon…

10/02/2009

Bagnoles : du pognon public pour aider les constructeurs à rétrograder !

casse bagnoles.jpgSix milliards de beau et bon pognon sorti des poches des con-tribuables pour aller engraisser les actionnaires de messieurs Peugeot, Renault, Citroën et consort ! Après une autre énorme palanquée de pognon refilée aux banquiers voyous (pléonasme Victor ! Pléonasme !), voilà qui tranche avec « les caisses vides » pour augmenter les salaires et les retraites. Mais, bon, Victor, ne dit pas des conneries, c’est pour sauver l’industrie françouaiiise, donc les emplois en France. Mouais, on en reparlera…

Mais ce pognon mis à disposition des fabricants de bouts de fer qui roulent, il va servir à quoi, à part assurer les dividendes des actionnaires ? A faire de la recherche pour construire enfin des voitures simple, économiques, peu polluantes, tournant à terme le dos à cet archaïque moteur à explosions ? Tè ! Fumes ! Il faut savoir que les marges bénéficiaires maximales sont réalisées sur les modèles haut de gamme : vendre de petites voitures, pas chères, pas trop cracheuses de pollution, c’est bien – vendre des grosses (qui sont par ailleurs les plus polluantes), c’est mieux ! Enfin, dans la tête des Ghosn, Streiff et consorts.

Que croyez-vous que vont faire les constructeurs auto dans ces conditions ? Se remettre en cause, tenter de s’adapter aux mutations en cours ? Zobby ! L’industrie automobile, fortement attaché à son « droit acquis » de vendre un maximum de voitures polluantes, tente de mettre en place les outils et mécanismes lui permettant de poursuivre dans le B.A.U. (business as usual – ou « comme d’hab’ », on change rien).

Ce pognon va leur servir à développer les technologies coûteuses permettant de réduire les consommations des modèles haut de gamme, donc de les rendre à nouveau attractifs pour les consommateurs et continuer ainsi à vendre de grosses bagnoles, de stupides 4x4, avec de confortables marges bénéficiaires. Bref, plutôt que de réorienter son offre vers des modèles plus modestes, répondant de ce fait à la demande des citoyens (ce qui serait bénéfique pour l’environnement non seulement au niveau de l’utilisation, mais également de la construction : les émissions de polluants lors de la construction augmentent avec le poids du véhicule), l’industrie préfère maintenir sa gamme actuelle tout en « bourrant de high tech » les véhicules qui sont actuellement manifestement trop énergivores.

Pourtant deux facteurs « poussent » à la réorientation du marché vers les modèles modestes. D’une part, la volonté des instances européenne de mettre en place des objectifs contraignants en matière d’émissions de CO2 des voitures neuves. D’autre part, face à l’augmentation des prix du carburant, les citoyens se tournent naturellement vers des voitures plus petites, consommant moins.

Face au premier « danger » - qui s’est manifesté dès la fin 2007 - soit les velléités de la Commission de faire adopter par le Parlement et le Conseil européen un règlement sur les émissions de CO2 des voitures, l’industrie bagnolière déploie un lobbying particulièrement agressif et efficace. Faisant feu de tout bois, elle tente de mettre en place toutes les astuces permettant de vider la future législation de sa substance. Ainsi, le projet qui est actuellement sur la table du conseil européen reviendrait-il à reporter à 2015 l’objectif de réduction que l’industrie s’était engagée à atteindre en 2008 ! Soit un report de 7 ans pour que la « législation » (pour autant que ce terme ait encore un sens dans ce contexte) entérine l’évolution tendancielle du marché… Ils nous prennent pour des cons.

Pour parer au second « danger » - la dégringolade des ventes - qui a ébranlé le secteur dès la fin du premier semestre 2008, l’industrie demande une aide financière (40 milliards d’euros pour l’ensemble des constructeurs européens !), sous forme de prêts publics (par les temps qui courent, il faut être prudent…) à taux plancher. Et qui qui va casquer ? Ben, le con-tribuable, pardi !

S’il est évident qu’il faut se tracasser du déclin d’une industrie, il faut éviter de verser dans l’acharnement thérapeutique, éviter de maintenir sous perfusion un secteur d’activité que les évolutions sociétales condamnent à décroître. Une aide à la reconversion du secteur serait bien mieux venue qu’une tentative de maintien de ses activités.

auto Nègre.jpgAu fait, quid de l’aide aux vrais découvreurs de nouvelles solutions automobiles écologiques, comme la voiture à air comprimée mises au point par l’ingénieur Nègre, qui fonctionne et que…tant Peugeot que Renault ont refusé de soutenir, renvoyant ce constructeur génial chez…Tata, énorme conglomérat industriel indien ! ! !

Il nous a dit : « Je vous hais ! Compris ? »

sarko de gaulle.jpg


Mais pour qui se prend-il ce vil animalcule
Qui nous suce le sang comme une tarentule !
Ah il fallait le voir pérorer l’autre soir
Fat, vain, matois, menteur, face aux faire-valoir
Qu’il avait imposés aux médias serviles
Qui lui lèche les bottes comme chiens en chenil,
Des courtisans couchés, obséquieux, roucoulants,
Proposant prudemment leurs questions en tremblant,
N’osant rien, se roulant à ses pieds, des caniches
Qui bavent, font les beaux puis rentrent à la niche.
Le Nain s’est comparé, sans vergogne au Grand Charles
Lui, l’ami du Medef, des patrons les plus marles !
Vulgaire, m’as-tu-vu, prétentieux, inculte
Ajoutant au mépris l’invective et l’insulte
Il prétend, du Grand Charles, détenir l’héritage
Alors qu’il n’a ni foi, ni honneur, ni courage.
Toi qui ose parler au nom de ce Géant
Alors que tu n’est qu’un triste nain du néant,
Regagne donc ta place, celle de la vermine
Qui sur un membre mort, comme toi s’agglutine.
Charles le Grand connut la fureur des batailles,
La terreur et la mort, et les chairs que l’on taille.
Sa valeur était d’or, son glaive était d’airain,
Sa gouvernance était celle d’un souverain.
Ses généraux étaient des Chaban, des Malraux,
Toi, tu choisis les tiens parmi les maquereaux.
Toi, tu remplis les poches de tes amis patrons
Par la France d’en bas pressée comme un citron.
Part donc, triste bouffon à la grasse bedaine,
Part donc avant que ne se transforment en haine,
Les puissantes colères qui dans le peuple montent,
Part donc quand il est temps car la révolte gronde.


Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci

07/02/2009

France, pays de la Haute Gastronomie où les gargotiers font la loi !

os à moelle.jpgNon, je ne vous parlerais pas de l’éblouissant numéro d’acteur de qui vous savez sur les lucarnes à décerveler, d’autres le font à profusion en long et en large bien mieux que mézigue. Alors, comme j’aime bien la gamelle – on ne tangente pas fièrement le quintal sans effort – on va tchatcher un peu de bouffe.

Chez moi en ce moment, les restos un peu chicos nous bassinent avec des « menus truffes », à des prix exorbitants. De 75 à 150 euros pour bouffer une omelette aux truffes et une volaille truffée, sans le vin bien sûr… C’est prendre le con-sot-mateur pour ce qu’il est : une truffe ! S’il y en a qui y vont, tant pis pour eux et tant mieux pour les gargotiers.

L’autre jour, je vais dans un resto d’Avignon jouissant d’une réputation correcte. Je vois à la carte, en entrée « os à moelle fleur de sel ». Hhumm ! que je me dis in peto (car je parle l’inpétien couramment) en rêvant de cette fumante suavité délicate et parfumée agrémentée du craquant de quelques grains de gros sel de la Camargue voisine ! Et voilà que, un bon quart d’heure plus tard, il m’arrive mon os à moelle, accompagné de sa coupelle de gros sel. Les yeux brillant de cette attente du bonheur qu’ont les gosses le matin de Noël et l’amoureux qui, tige en l’air, attend sa belle qui se rafraîchit l’entrée du paradis, je plonge la petite cuillère pour casser la légère croûte brune et encore frissonnante de la moelle. Et je porte en bouche…une insipide bouillie brûlante d’un côté et glacée de l’autre… Dégueulasse. Un os à moelle passé directement du congélateur au micro-onde… Voilà comment un resto qui fut un des fleurons de la gamelle papastrale trompe ses clients. Et les perd car non seulement je n’y mettrais plus les pieds, mais je te leur taille un costard à la mesure de leur forfaiture !

Eh ! Victor, avale pas ta moustache ! T’es mal tombé, c’est tout !

Tè ! Fumes ! C’est devenu la manière normale de cuisiner en France. Faut être moderne coco ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.

Eh ! Victor, tu dis ça parce que t’as ton os à moelle en travers de la gorge !

estron.jpgTè ! Fumes ! En juin 2007, les pouvoirs publics ont créé un label qualité « Maîtres restaurateurs » décerné uniquement aux chefs tricolores s’engageant à ne servir dans leur établissement que des mets préparés sur place et comportant au moins 50% de produits frais. Un gage de garantie sympa ! Et bien combien croyez-vous qu’il y aie de candidats à ce jour ? Moins d’un millier. Ce qui veut clairement dire que 119.000 « chefs » tricolores n’entrent pas dans ce cadre. Et donc qu’ils nous font bouffer de la merde !

Merde pour merde, ceci explique peut-être le succès des marchands de merde avoués qui prolifèrent et s’engraissent !

Allez, bon appétit quand même, nous, avec La Lionne, on va se taper un petit gratin de choux-fleurs du pays, avec des petits dés de ventrèche du cochon de Lozère et de la béchamelle ! Avec un bon verre de rouge de Tavel !

A la vôtre !

06/02/2009

AUX GROLES CITOYENS ! Ce soir, grande soirée wii !

soirée wii sarko chimulus.jpg
Merci à Chimulus


montagne chaussures.jpgCe soir, faites-vous plaisir! Récupérez vos vieilles groles et donnez-leur une nouvelle vie! Des montagnes de vieilles chaussures sont stockées dans toutes les villes et mises à disposition des citoyens pour ce grand défouloir national!

AUX GROLES CITOYENS !

P.S.! IL NOUS A DIT UNE BELLE PAROLE: SUPPRESSION DE LA TAXE PROFESSIONNELLE, 8 MILLIARDS DE PLUS DONNES AUX PATRONS, PAR CONSEQUENT: AUGMENTATION DRASTIQUE DES TAXES D'HABITATION!!!!

A VOS POCHES CITOYENS!!!

05/02/2009

Le réchauffement ? Ben ça alors M’ame Chazotte ! Ben moi j'me gèle...

vamps.jpg



- Ben alors M’ame Michu, vz’achetez des tomates en cette saison ? Des haricots verts d’Afrique ? Pourquoi pas des fraises du Chili quand vous y êtes ! C’est quoi ça ? Du civisme ? Vz’avez pas honte non ! Vz’avez pas vu l’émission de Delarue hier soir ? C’est la catastrophe que vous voulez ou quoi ?

- Ben quoi M’ame Chazotte. Si, je l’ai vu l’émission sur le réchauffement. Mais y a mon petit fils qui vient manger, et il a bon appétit. Alors j’achète ce qu’il aime.

- Ben faut pas ! Faut bouffer des navets, des choux, des poireaux. Ce qui pousse ici qu’ils ont tous dit à la télé.

- Oh ben si vous le dites alors. Je vais reposer mes tomates…

- Ah ! Fallait les voir dans ce film à la con qu’ils nous ont présenté hier soir sur ce que sera la terre en 2075. Des déserts et des inondations. Et si vous êtes entre les deux, c’est là que les 10 milliards de larves humaines voudront toutes venir vivre. Ça va être gai pour nos petits ! Nous, eh ! M’ame Michu, y a un moment qu’on fumera les pissenlits par la racine…

- Moi, M’ame Chazotte, je les ai trouvés bien émouvants ces gens du film. Bien gentils, propres sur eux, polis comme tout et avec plein de bonne volonté.

- Tu parles ! Un ramassis de débiles dans des situations dégoulinantes de bien-pensance. Et puis le débat après ! Avec le Delarue qu’avait dû appuyer sur les rails, le Borloo content de lui qui nous a dit qu’il triait ses poubelles. Ils ont noyé le poisson avec des conneries mais sans parler des vrais problèmes. Le Borloo, il a dit qu’il fallait manger des produits de proximité mais ce con n’a pas réussi à faire passer la seule mesure capable de freiner le transport aberrant des marchandises : la taxe au kilomètre transporté ! C’est pour ça qu’on vous propose les haricots verts - cultivés par des esclaves – que vous achetez. Et puis ils se sont bien gardé de mettre sur le tapis la véritable cause de toute cette merde…

- Et c’est quoi la véritable cause M’ame Chazotte ?

- C’est le lapinisme M’ame Michu ! C’est le lapinisme ! Savez-vous que pour chaque battement de votre palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essayez d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre !

- Ouais. M’ame Chazotte, mais pendant ce temps, il y a beaucoup de vieux qui meurent. Ça équilibre, non ?

- D’accord, y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir…

- Ben ça alors, M’ame Chazotte. J’savais pas tout ça…

- Ah ! vous l’apprendrez pas chez Pernaut… Et comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et si ces pays sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, et veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça va en faire des bagnoles qui cracheront leurs gaz pourris, des forêts qu’il faudra couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faudra pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

- Ben ça alors ! Ben ça alors !

- Ben alors le Delarue et le Borloo, z’aurez mieux fait de dire à leurs congénères – nous ! Ce mammifère omnivore qui ne se différencie des autres animaux que par sa faculté de boire sans soif et d’être en chaleur tout au long de l’année — de se capoter le créateur ou de pratiquer l’autocoïtpalmaire !

- Ben ça alors…

Les EPR fleurissent en Normandie. Inactifs aujourd’hui ? Radioactifs demain…

Ah ! ils font la gueule les « zélus » de Marcoule et du Tricastin ! Ils font la gueule parce l’Omniprésident a décidé, tout seul, comme un grand, de la construction d’un deuxième monstre nucléaire EPR. Attention, pas parce qu’ils s’offusquent des dangers et du coût de cette saloperie, non, parce qu’elle sera construite ailleurs, et pas chez eux ! C’est qu’ils le voulaient l’EPR les Zélus du Gard, du Vaucluse, de la Drôme. Pardi! chez eux, depuis bientôt un demi siècle, les populations sont conditionnées au fait nucléaire, elles ont une « culture nucléaire » ! Achetée à coûts de millions et de milliards par les tenants du lobby…

sarko-grimace.jpgPourtant, le 25 octobre 2007, l'Omniprésident a réussi à prononcer les mots suivants: « Nous avons l’énergie nucléaire. Même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie. Mais je reprendrai les principes que vous proposez, notamment celui de la transparence. » Tu parles d’une transparence : le Phénix neuillytois s’est bien gardé de dire qu'un site nucléaire peut contenir de nombreuses centrales et qu'il n'est pas nécessaire de créer de nouveaux sites pour accueillir de nouvelles centrales ! Une fois de plus, il nous prend pour des cons !

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la duplicité du Président de la République qui a donc annoncé un "gel" du nombre de sites nucléaires. Il s'agit là d'une annonce aussi ridicule que provocatrice. En effet, la France a déjà plusieurs centaines de sites nucléaires répartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants :

- le réacteur EPR est prévu sur le site de le centrale nucléaire de Flamanville (Manche)
- le réacteur ITER est prévu dans le site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône)
- l'usine GB2 d'enrichissement de l'uranium est en construction sur le site nucléaire de Pierrelatte (Drôme)
- le site d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) a déjà été créé.

L'annonce du "gel" du nombre de sites nucléaires, par le Président de la République, est donc une cagade sarkozienne… Une de plus.

centrale Tricastin.jpgEt, vous avez entendu gueuler nos zélus à l’Assemblée vous ? Ou au Sénat ? Ou dans les assemblées territoriales ? Que dalle. A part bien sûr les organisations qui gueulent habituellement : les Verts, le pôle écologique du PS - minoritaire puisque rassemblant 1,6% des votes lors des dernières élections -, CAP 21, Sortir du nucléaire bien sûr, Greenpeace, etc. Mais ceux-là, qui les écoute ? Pas de débat public, pas d’explications, pas plus de démocratie dans ce choix que dans celui qui, il y a quelques décennies, nous a imposé les centrales nucléaires.

Par contre les zélus locaux du site concerné (Penly, dans la Seine-Maritime, en Normandie) ont salué avec enthousiasme la "bouffée d’oxygène" économique. C'est sûr, 300 emplois pérennes, 1000 emplois durant la construction, aucun élu ne peut refuser une telle aubaine.

Il faut rendre hommage à tous ces brillants politiques qui se taisent en pensant : « on va tous mourir, tout sera pollué, mais il y aura des emplois dans la Région ». Quelle leçon de politique cynique, sans aucune vision à long terme, sans aucune vision globale des problèmes de cette planète…

Les (ir)responsables qui nous gouvernent ont toujours été "informés" et "conseillés" par des lobbies, qui comme leur nom l'indique ne se soucient que de leurs intérêts. Ceux qui expliquent que les méchants écolos veulent nous faire revenir au temps de la bougie.

Une fois encore, on oublie de signaler plusieurs choses: le nucléaire est cher, la question – fondamentale - des déchets n'est pas du tout réglée, elle est même éludée dans beaucoup de pays; le retraitement est un mensonge industriel, économique et opérationnel; le nucléaire fonctionne à partir de minerais dont les ressources sont limitées; le nucléaire est dangereux et opaque et, pour finir, clairement minoritaire dans la part des modes de production d'énergie au niveau mondial.

areva.jpgLe nucléaire hypothèque l'avenir des générations futures (s'il y en a !) qui vont hériter de déchets d'individus morts il y a plusieurs milliers d'années et ces déchets seront encore dangereux quand eux-mêmes seront morts depuis des milliers d'années. Nous pouvons être fiers de ce legs, en affirmant, sans ciller, que le nucléaire c'est «l'énergie au sens propre». Nous pouvons être fiers de laisser se reproduire des choix énergétiques absurdes, sans rechercher des techniques de production d'énergie qui soit respectueuses de l'environnement et qui répondent à la demande.

La connerie humaine est la seule approche que nous puissions avoir de l’infini…

03/02/2009

Bon anniversaire Monsieur le Président.

sarkozy_anniversaire_greve2_lobo_lobofakes.jpg


Merci ! Merci de nous aimer Monsieur le Président !

Merci de penser à nous le matin en vous rasant.

Et permettez-nous de vous souhaiter un bon anniversaire.

Cinquante quatre années pour vous, bientôt deux longs hivers pour nous… Que c’est long Monsieur le Président.

Vous êtes le Phare qui nous guide à travers les écueils de la mondialisation.
Vous êtes le grand Frère qui nous protège des méchants grévistes.
Vous êtes le grand Généreux qui nous offre chaque mois un plus de chômeurs.
Vous êtes le grand Protecteur de nos merveilleux Banquiers qui nous volent avec tant de délicatesse.
Vous êtes le grand Purificateur d’une Justice qui prétend protéger le Peuple (pouah !) contre l’arbitraire.
Vous êtes de grand Simplificateur qui nous libère des querelles stériles d’un Parlement qui prétend réfléchir.
Vous êtes le grand Créateur qui nous concocte de si beaux programmes télé avec cette merveilleuse madame Carla qui sait si bien dire qu’elle est « Tatienne ».
Vous êtes le grand Phénix qui relève cette pauvre Europe de ses cendres.
Vous êtes le grand Sauveur que le monde entier attend depuis des siècles et des siècles.

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Merci à Lobofakes

Vos chers Sujets, Monsieur le Président, sont descendus par millions dans la rue ce 29 janvier pour vous acclamer, scander Votre Nom, se prosterner à vos célestes pieds.

Secula secondom, clitoris pecatamundis.

Amen

et

VA FAN CULO !

Sarko nous prépare-t-il une Banque Pourrie pour éponger les saloperies de ses amis et maîtres banquiers et financiers ?

sarkodoigtsdhonneur copie.jpgQu’est-ce qu’il va nous raconter, la M3E2 (Merveille des Merveilles que le Monde Entier nous Envie) lors de son baratin-chaud des jours qui suivent ? On verra.. Pas de procès d’intention. Mais on peut s’attendre à ce qu’il justifie sa politique de démolition et qu’il continue à refiler notre pognon aux banques sans contrepartie. Probablement à travers le tour de passe-passe d’une Banque Pourrie (junk bank) du même genre que l’institution mise en place pour éponger et faire payer aux con(tribuables) les conneries du Crédit Lyonnais. Mais cette fois avec une note bien plus salée… Ouètte aindsi.

Il n’est pas le seul : les autres dirigeants européens et étazuniens, pris de panique, pédalent dans la gadoue des banques véreuses et essaient de noyer les problèmes sous un tsunami de pognon, sans idées réelles de solutions viables et sans égard pour l’argent des contribuables et des futures générations. Le risque est grand que tout cet argent ne serve qu’à indemniser les responsables de la crise aux dépens de tous les autres, et qu’une fois la crise surmontée, ces fumiers recommenceront à faire leurs immenses profits par les mêmes moyens en sachant que les Etats leur sauveront, si besoin est, la mise. Assurance saloperie tous risques…

banquier pourri2.jpg
Newropeans considère, à juste titre que « l’Europe, par le biais de l’Union européenne dans le cadre de ses compétences ou par une action concertée de tous les Etats membres, doit légiférer pour donner à ses banques, institutions financières et marchés financiers un cadre de régulation qui évite qu’une telle crise ne se reproduise. Cette régulation met en œuvre les principes suivants :

1. Les banques sont les serviteurs de l’économie réelle et non les maîtres ; les banques fournissent des capitaux aux entreprises selon leurs besoins et sont rémunérées en fonction des services qu’elles rendent. Ce n’est pas aux entreprises de fournir des profits en fonction des exigences des banques et des marchés financiers.
2. Les banques ne participent pas à la création et à l’alimentation des bulles spéculatives ; Même si des profits exorbitants peuvent être réalisés sur la pente ascendante d’une bulle, ses risques lors de son éclatement, et ses effets nuisibles généraux pour la société entière, interdisent que les banques y participent. Ainsi, les banques ne fournissent pas de crédits à but spéculatif et n’engagent pas leurs fonds propres dans la spéculation.
3. Les banques cessent toute activité avec des paradis fiscaux.
4. Les banques calculent leurs systèmes d’incitation (primes et boni) sur un rendement à long terme des activités de leurs employés et dirigeants. Les pertes présentes annulent les boni passés et peuvent même les rendre négatifs.
5. La titrisation (en vue d’une vente ultérieure) des créances et l’achat de tels titres est interdite.
6. Les banques respectent scrupuleusement le ratio de Bâle II entre fonds propres et engagements ; toute activité hors bilan (en vue de créer un effet de levier caché) est interdite.

banquier pourri.jpgNewropeans refuse que les remèdes appliqués ne servent qu’à sauver ceux qui ont conduit l’Europe dans la crise en copiant le modèle américain. Il faut désormais inventer les méthodes et les instruments européens qui permettront aux 500 millions de citoyens de l’UE de traverser au mieux les difficiles années qui nous attendent.

Newropeans exige que l’argent public serve à préparer l’avenir de tous les Européens, et pas seulement celui des élites financières.

Newropeans exige que l’Europe mette en œuvre dès à présent une reforme profonde des structures et du fonctionnement des marchés financiers.
Gouverner c’est prévoir. Et prévoir, c’est agir maintenant ! »

02/02/2009

Nicoléon Sarkoparte

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Trissotin Duhamel compare à Bonaparte
Ce bouffon agité de la commedia del’arte,
Parallèle cocasse, sotte confrontation
Du corbeau et de l’aigle, du caniche au lion !

Les deux ont en commun leur complexe de taille,
L’un choisit pour grandir la fureur des batailles,
L’autre deux trois bottins, en plus des talonnettes,
Pour se hausser du col dans télés et gazettes !

Mais les deux se rejoignent dans leur mépris des gens
Et des institutions d’un avis divergeant.
L’ambition qui les guide, leur grande fatuité

Les incitent à rogner toutes les libertés,
A plier à leur botte les hommes et les lois.
Trop c’est trop pour ce Peuple qui coupe en deux ses rois !

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31/01/2009

Souvenez-vous Monsieur le président que les Français sont le peuple qui coupe la tête de ses rois !

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Merci à Chimulus

Heu-reux ! Heureux d’avoir participé à cette grande et belle manifestation républicaine qui, au moins au plan symbolique, nous a lavé de deux ans d’humiliations.

Ce fut la plus grande manifestation populaire contre Nicolas Sarkozy depuis son élection en Mai 2007. Les pancartes étaient sans pitié : c’est bien contre le ci-devant Sarkozy Nicolas que les grévistes manifestaient. Ses second couteaux – Woerth, Morano, Lagarde, Besson, Lefèbvre – ont beau se répandre sur les plateaux de télé pour radoter sur le thème du « capitaine qui tient la barre dans la tourmente », c’est bel et bien Sarko qui est visé.

Il l’a pas volé le Nano Timonier. En se mettant sans cesse en avant, il n’a pas de fusible et prend directement dans la gueule les boomerangs qu’il a lui-même envoyé : les réformes bidons qui sont autant de retours en arrière augmentent l'angoisse de la population au moment même où le contexte économique est déjà très anxiogène.

Depuis bientôt deux ans de galère, ce Naboléon de salon n’a pas cessé de monter les Français les uns contre les autres, de diviser les gens, les équipes, les groupes sociaux pour mieux régner. La réponse de cette grande journée républicaine est éclatante : il a réussi à créer un conglomérat puissant contre lui. Merci monsieur le Président, vous avez réussi ce que ni les partis de gauche ni les syndicats n’avaient réussi : vous avez fait enfin exister le Peuple de Gauche !

On ne vous a pas vu hier Môssieur le président… Vous vous cachiez de la colère que vous avez installée dans le pays ? Votre politique a fait descendre dans la rue plus de deux millions de gens, ceci avec l'assentiment très large des Français qui n’on pas pu participer mais qui soutenaient malgré tout. Vos propos provocateurs concernant la perception des grèves, vous pouvez vous les rentrer dans la gorge.

Et ne cherchez surtout pas la crise comme bouc émissaire. Trop facile. C’est vous qui ajoutez la crise à la crise.

Vous avez été, dans un passé récent, ministre des Finances puis de l'Intérieur. Vous saviez donc à cette époque là, que les "caisses étaient vides". Donc votre campagne électorale fut un tissu de mensonges. Sans compter que les caisses vides ne vous ont pas empêché de donner chaque année 15 milliards aux plus riches, de vous être augmenté de 172% et d’avoir augmenté le budget de l'Élysée de 9,5% ! Et comble cynisme, vous nous faites l'insulte de l'aumône d’une prime à la casse des vieilles bagnoles alors que vous dégagez des dizaines et des centaines de milliards à fond perdu pour les banques et les actionnaires des marchands de bagnoles…

Le bouclier fiscal et les franchises médicales ont donné d'emblée le ton de votre politique: soigner les plus riches et faire payer les autres.

guillotine louis seize.jpgUne élection vous a fait président en toute légitimité mais vous comportez en usurpateur. Vous êtes au service des plus riches au détriment de la population. Avec vos gesticulations médiatiques vous nous aviez dit: « Aller chercher la croissance avec les dents." Avez vous perdu votre râtelier? On attend toujours… Faudra-t-il que nous allions, nous, vous chercher avec un bâton pour vous chasser du pouvoir ?

Souvenez-vous – ça vous fait d’ailleurs trembler ! – que les Français sont le peuple qui coupe la tête de ses rois !

30/01/2009

Quand il y a une grève personne ne s’en aperçoit…Et là, tu m’aperçois ?

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- Alors ? Z’êtes remise de la manif, M’ame Michu. Je vous ai vu avec votre pancarte :
« Les vieux dans la misère
Les jeunes tous précaires
On n’en veut pas de cette société là ! »

- Ouais M’ame Chazotte. Mais j’ai mal aux pieds. Un œil de perdrix, M’ame Michu, un œil de perdrix… Vous aussi v’z’en aviez une belle de pancarte qui disait :
« L’enseignement coûte trop cher ?
Essayez l’ignorance…
La santé coûte trop cher ?
Essayez la souffrance… »

- C’est joli ça. Puis c’est ben vrai. Et la petite gamine qui portait collé sur sa poitrine une feuille blanche avec marqué :
« Quand il y a une grève personne ne s’en aperçoit…
Et là, tu m’aperçois ? »

- La manif, c’est de la colère M’ame Michu :
« Y en a assez, assez, assez de cette société,
qui n’offre que le chômage et la précarité,
engraisse les actionnaires et répand la misère ! »

c’est de la puissance contenue :
«Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société la, on en veut pas. »

c’est de la menace à peine voilée :
«Parents licenciés, jeunes précarisés,
ça ne peut plus durer, ça va péter. »

«Sarko, facho, le peuple aura ta peau »

mais c’est aussi de la poésie :
« Sarko, Proxo, tu fais bander les fachos »

- Ben ça, M’ame Chazotte, c’est pas très gentil pour madame Carla.

- Ah ouais… Tiens, y en avait une de pancarte qui disait :
« Carla, on est comme toi : ton mari nous baise ! »

- Moi j’ai bien aimé celle-ci M’ame Chazotte :
« Alignement des retraites sur celles des députés »
Mais j’ai moins aimé celle-là :
«Cotisez 41 ans, mourrez un an plus tard »

- Ben moi, M’ame Michu, j’ai bien aimé ceux-là :
« La chienlit c'est Sarkozy »

« Un charter pour Sarko »

« Sarko vole aux pauvres pour donner aux riches »

« Y’en a ras l’bol de ces guignols
Qui ferment les usines, qui ferment les écoles! »

« Du fric, des flics
C’est leur démocratie
Grèves et manifs
C’est notre démocratie! »

« Les Patrons licencient, licencions les Patrons. »

- C’est bien vrai ça M’ame Chazotte. Mais vous croyez qu’il va nous entendre le mari de Mme Carla ?

- Ça m’étonnerait avec ce taré qui a dit en rigolant devant sa bande de sarko-trafiquants de l’UMP : Les récriminations des Français, je les entends, mais j’en tiens pas compte… Au fait, v’savez ce que ça veut dire UMP ? UMP : Un Monde Pourri ou encore UMP : Une Machine à Précariser.

Allez M’ame Michu, allons soigner nos varices…

Cass'toi, pôv'con!

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Merci à Chimulus

Dégagez !

Quand les lampions s’allument au grand bal des menteurs,
Des calomniateurs, des manipulateurs
Qui ruinent et salissent l’honneur de la France
Qui traine le pays dans leur fosse d’aisance,

Quand ceux qui sont censés gouverner le pays
S’étripent comme chiens autour d’un os pourri,
Quant un Gouvernement craint la venue des juges
On doit s’attendre à tout, et surtout au grabuge

Que le peuple excédé d’être ainsi humilié
Et méprisé par ceux qui semblent oublier,
Tant leurs rivalités haineuses, leur arrogance

Saccage leur crédit, ravage la confiance
De ceux qui votent pour être bien dirigés
Il n’y a plus qu’un mot à dire : « DEGAGEZ ! »




28/01/2009

Davos : rendez-vous des escrocs pas très flambants cette année…

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Ils sont là haut quelques 2500. Ils sont entièrement responsables de la merde économique dans laquelle le monde entier se débat. Ils prétendent pourtant continuer à régir l’existence de 6 milliards d’individus. Qui sont-ils pour prétendre à cet extraordinaire pouvoir ? Qui les a élus ? Qui représentent-ils ? Devant qui sont-ils responsables ?
Les réponses sont simples.

Ils sont les représentants de quelques centaines de compagnies multinationales qui mettent la terre en coupe réglée, qui réduisent au quasi esclavage l’essentiel de l’humanité, au profit de quelques milliers, allez, soyons large, quelques dizaines de milliers de parasites.
Elus par personne évidemment si ce n’est par ces cercles mafieux qui se camouflent sous le nom de « conseils d’administrations ».

Ils sont les « apôtres » de la mondialisation, de la croissance à tout crin. Résultat de l’action de ces nuisibles : la planète dévastée, le climat déréglé, la clochardisation généralisée des populations laborieuses, l’accaparement des richesses mondiales au profit d’une poignée d’escrocs cupides et veules.
Pourtant, ils ne bandent pas trop cette année : la crise financière qui plonge le monde dans la récession fait chier dans leurs calbards ces branquignoles qui n'ont même pas vu venir la crise que leurs comportements avides, cupides, mafieux à générée.

Alors que la chute abyssale de la bourse a balayé en quelques séances des milliards de dollars de capitalisation, alors que les plus grandes entreprises, de General Motors à Philips et Microsoft plongent, les patrons des grandes institutions internationales que sont le FMI, la Banque mondiale ou encore la Banque centrale européenne seront certainement très entourés durant les cinq journées du Forum. DSK, qu’est-ce que tu vas leur raconter à ces gros cons ?

Ils vont paraît-il réfléchir à « refonder le capitalisme ». La meilleure refondation pour ce système sordide, c’est la poubelle.

Et Ben Laden, t’aurais pas par hasard quelques petites bombes à essayer ? Voir comment ça pète dans la neige ? Ah, ils ne t’ont pas invité ? Pfff ! Il va falloir faire appel à la terrrribleee ultra-gauche française alors ? Mais alors attendez la visite du Nano Timonier, s'il y va!





27/01/2009

JEUDI, TOUS A LA MANIF!

Brice Hortefeu.jpg
Tous ensemble, tous ensemble! Ouais! Ouais! Montrons-leur à ces deux comiques troupiers qu'un grève ÇA SE VOIT !

Merci à Tropicalboy

26/01/2009

Grande manif du Jeudi 29 janvier : Ce que veulent – et aussi ce que ne veulent plus – ceux qui seront dans la rue.

vive la grève.jpg« Maintenant, lorsqu’il y a une grève, on ne la voit même pas ! » Elles étaient aussi impudentes qu’imprudentes les déclarations goguenardes du Nano Timonier devant je ne sais quel aréopage de patrons.

Il s’en rendra compte jeudi 29, lorsque la France sera paralysée et que les Français seront dans la rue pour clamer leur ras-le-bol de la politique ultra libérale de démolition sociale sciemment orchestrée par un gouvernement aux ordres du Medef, des banquiers et des multinationales.

Les Français ont les aliboffis qui sont gonflées à la limite de l’explosion. Puissent les « responsables » qui nous gouvernent entendre leurs justes revendications. Pour éclairer votre lanterne, voici un résumé succinct des propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA telles qu’elles ressortent de leur déclaration commune.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique.
Le patronat profite de la crise pour mettre la pression sur les sous-traitants et fournisseurs, sur les ovriers et employés contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.
Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives
- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale


Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Le texte complet de la déclaration commune est ICI


MOBILISATION! Les OGM reviennent!

ogm revolver.jpgOn croyait s’en être débarrassé pour quelques temps. On croyait que la Commission européenne, en la personne de son commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, tenait enfin un homme capable de dire merde aux lobbies. Tè ! Fumes…

Cette calamiteuse Commission vient de recommences ses saloperies, en loucedé, sans faire de bruit pour pouvoir lus faire du mal. Elle vient en effet de relancer des procédures d'autorisation pour la culture de plusieurs maïs transgéniques et une démarche visant à forcer la France à lever ses mesures de sauvegarde.

La décision a été prise mercredi dernier par la Commission, mais n'a fait l'objet d'aucune communication, a reconnu jeudi son porte-parole Johannes Laitenberger. Ceci sur une prétendue « base scientifique ( ! ! ! ? ? ?) » : un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui assure que les OGM ne présentent aucun risque pour la santé humaine ni pour l'environnement. Ben voyons !Y a plus qu’à les croire sur paroles, ces larbins de Monsanto et autres empoisonneurs…

Les procédures lancées jeudi par la Commission visent à autoriser la culture des variétés de maïs génétiquement modifiés BT 11 de la multinationale Syngenta et BT 1105 du groupe Pionner-Dow.

Elles s'attaquent également à la "clause de sauvegarde" adoptée par la France pour suspendre la culture du maïs OGM MON810 de la multinationale Monsanto, car l'EFSA l'a jugée "non justifiée". Sont également visées des mesures similaires adoptées par la Grèce et la Hongrie.

Deux comités de l'UE ont été saisis mercredi et vont devoir se prononcer sur les décisions de la Commission. « Si les votes sont positifs, les OGM vont sur le marché », a précisé la Commission. Sinon, l'arbitrage reviendra aux Etats membres et la décision sera prise à la majorité qualifiée.

OGM j'en veux pas.jpgLe commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas avait initialement refusé l'autorisation de cultiver ces maïs génétiquement modifiés, mais après le nouvel avis de l'EFSA, il n'a pas pu s'opposer mercredi au lancement des procédures, a indiqué son entourage.

Alors MOBILISATION ! Interpellons nos députés ainsi que Borloo, écrivons aux députés européens ainsi qu'aux futurs candidats (les élections sont proches ! !), faisons du ramdam, alertons la presse, gueulons dans nos blogs !

Banzaïe !

24/01/2009

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère » - Lacordaire.

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- Z’avez vu M’ame Chazotte, ils ont demandé un non-lieu pour ce brave monsieur Messier. Moi je trouve qu’il marquait bien ce monsieur, bien coiffé, toujours souriant, tiré à quatre épingles.

- Ouais. Et les chaussettes trouées. Trouées comme ses mains ! Il a bouffé le pognon de milliers de petits porteurs, il a foutu une de plus belles entreprises française dans une merde noire, il s’est gavé de pognon puis il s’est barré chez les Zétazuniens d’où il vient nous donner des leçons ! Z’avez de drôles de héros M’ame Michu…

- Ben, ch’ais pas moi. Je vous dit ce que j’ai lu dans Paris-Match et Voici. Mais qu’est-ce qu’il a fait ce brave monsieur ?

- L'enquête portait sur la diffusion présumée par la direction de Vivendi Universal – c’est à dire par votre Mossieur Messier ! - de fausses informations sur l'état de ses finances mais aussi sur le rachat massif de titres de Vivandi Universal entre le 17 septembre et le 2 octobre 2001, en violation de la réglementation boursière. En plus, votre bellâtre aux chaussettes trouées est aussi mis en examen pour un protocole de départ qui devait lui garantir 20,5 millions d'euros d'indemnités, auxquelles il a finalement renoncé après plusieurs procédures en France et aux Etats-Unis.

- Ben ça en fait des sous tout ça M’ame Chazotte !

- Ouais. Votre retraite pendant un millénaire M’ame Michu !

- Et c’est quoi ce non lieu ?

- Ben, ça veut dire que le Parquet, ceux qui représentent la société, vous, moi M’ame Michu, considère qu’il n’a pas assez de preuves et estime donc qu’il n’y a pas lieu de poursuivre. Mais attention, un juge d'instruction devra rendre la décision finale et peut en principe ne pas suivre l'avis du parquet. Cette hypothèse est cependant peu probable car le juge auteur de l'instruction, Henri Pons, a quitté son poste parisien dernièrement pour une autre affectation. Ce sera donc un autre magistrat, moins au fait des développements du dossier, qui rendra la décision.

- Comme ça tombe bien ça, M’ame Chazotte !

- Je vous le fais pas dire M’ame Michu…

- Mais alors, c’est ennuyeux ça. Est-ce que ça veut dire que si vous êtes riches ou puissant, vous pouvez passer à travers les gouttes.

- Eh ben voilà M’ame Michu. Z’avez tout compris ! Et c’est pareil pour les toubibs qui ont tué, par négligence et cupidité, plus d’une centaine de gosses en leur donnant des hormones de croissance dont ils ne pouvaient pas ne pas savoir qu’elles étaient très dangereuses ! Non lieu pour eux aussi… Mais rassurez-vous, ma brave M’ame Michu, c’est pas toujours comme ça.

- Ah ! Bon. Vous me rassurez M’ame Chazotte.

- Ouais. Par exemple Julien Coupat…

- Qui c’est M’ame Chazotte çui-là ?

- C’est le « chef » de la terrible bande de terroristes d’ultra gauche qui auraient voulu saboter les caténaires de la SNCF– si l’on en croit la presse aux ordres et M’ame la ministre de l’intérieur, M’ame Mam.

- Oh ben ça alors ! Ils sont dangereux cet homme et ses complices !

- Ouais ! Vous parlez ! Ils élevaient des chèvres dans le Limousin. Sur les dix arrêtés avec un terrible déploiement de force, tous ont été relâchés faute de preuve. Il n’y a que lui, le dénommé Julien Coupat qui reste en taule ! Eux, M’ame Michu, c’est pas des riches, c’est pas des puissants…

- Quand j’étais petite, à l’école, Madame Agulon nous avait appris une fable de La Fontaine qui disait : « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de court vous feront blanc ou noir ».

- Il avait tout compris La Fontaine M’ame Michu. C’est comme Lacordaire qui disait : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».


Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com
Merci



Le Président et le Ministre : « Décervelez mon ami ! Décervelez ! »


sarko roi.jpg LE PRÉSIDENT
Entrez donc mon ami et venez prendre place
Afin de me conter ce qui vous embarrasse
La réforme est lancée, elle avance à grands pas
Mais je vois bien qu'à tous, celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace

LE PRÉSIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place !

darcos lasserre.jpgLE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens à donner au savoir ;
Voilà qui nous fera des citoyens dociles
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.

LE PRÉSIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir
Promettant des réformes, n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
Car je veux tout savoir !

LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants l'entière liberté
De s'occuper tout seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !
J'ai enlevé deux heures d'école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent :
On dit la journée de trop longue durée
Qu'il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il en faut d'avantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage !

LE PRÉSIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante !

LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l'université.
Voyez l'inanité d'une bonne formation
Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?

LE PRÉSIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE
De l'école en danger j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que l'Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l'école il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra pendre en charge d'une classe les enfants !

LE PRÉSIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir elle n'en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!


C’est pas de moi, mais ça aurait pu !