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10/01/2009

Tue ! Tue ! Tue ! A mort ! A mort ! Viva la muerte ! Chaque dieu reconnaîtra les siens…

tueur hamas 1.jpgTant dans les lucarnes à décerveler que dans les machines et bruits et dans les PQ imprimés, on ne voit, on n’entend, on ne lit que ça : la guerre ! la guerre ! la guerre ! Des morts, encore des morts, toujours plus de morts.
Ecoutez-les, tous ces connards de tous les bords, Arabes, Israéliens, Français, Algériens, Marocains, etc. appeler à la guerre, appeler au sang. Vous en voulez plein la gueule? Tenez...

7.jpgLa guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est pas une mission humanitaire. C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

25.jpgLa guerre, c'est l'ombre omni-présente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

26a_17502705.jpgLa guerre, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la caillasse du djebel, la boue de la rizière, le pavé défoncé de la rue de Gaza ou d’ailleurs.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigts qui ne relâche plus la détente de votre arme.
La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

216.jpgLa guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

897.jpgLa guerre, c'est de la merde.

Tenez ! Lisez ce que pensent des gens courageux et lucides :

QUAND LA HAINE ET LA VIOLENCE REMPLACENT LA TOLERANCE ET LA PAIX

tueurs hamas 4.gifAu moment où des dizaines de familles en Palestine sont endeuillées par la perte d’un fils d’une fille d’une mère d’un père ou d’un proche, des voix s’élèvent dans plusieurs pays non pas pour l’arrêt des combats mais pour jeter de plus en plus de l’huile sur le feu. En effet, à l’abri des bombardements de Gaza, certaines voix ne cessent d’appeler à plus de violences et à plus de mort. Ces derniers multiplient de plus en plus les déclarations médiatiques, demandant aux dirigeants des pays arabes et Musulmans de bouger non pas pour l’arrêt des combats mais pour s’impliquer dans la guerre. « Mais qu’attendent les Egyptiens, les Iraniens et les Libanais pour se mettre de la partie » disent-ils. En dirait que ces personnes sont assoiffés de sang et qu’ils veulent encore voir couler davantage. En fin de soirée, ils s’installent dans leurs luxueux divans en compagnie de leurs enfants pour voir mourir, sous les bombes les pauvres enfants 3169823715_4b1c7a3415.jpgPalestiniens. Très peu sont ceux qui souhaitaient voir les Palestiniens et les Israéliens vivres en paix. Malheureusement, ils sont très nombreux à souhaiter un embrasement total de la région du golfe et pourquoi pas le monde. 3177700438_542ca77cf6.jpgDans plusieurs pays, les microphones des « Minbars » des mosquées se sont reconvertis en une véritable tribune de propagande pour les fondamentalistes qui ne jurent que par une guerre opposant les Musulmans et les juifs. A la fin des grandes prières du vendredi, des violentes manifestations sont organisées et le pire est à craindre. Par faute de programme ambitieux pouvant attirer plus de militants, certains partis n’ont pas manqué de lever le ton pour verser des larmes de crocodiles sur les victimes Palestiniens. « La vengeance, le sang, la mort, le suicide, les juifs, les musulmans et la guerre » tels sont les propos employés au cours des divers rassemblements et manifestations organisés ici et là. Les expressions d’arrêt de la violence, d’arrêt des combats, la tolérance et la paix ont totalement disparus du vocabulaire des commerçants du sang des Palestiniens. Ce qui est vraiment regrettable et que même de grands artistes ont modifié les termes qui ont chanté pour l’amour et pour la paix en faveur de l’intégrisme et la violence. Il est de 3179147689_f19fbd507c.jpgmême pour les gradins des stades de football qui se sont transformés en un lieu d’incitation à plus d’intégrisme, plus de haine et de plus de violence. Pourtant les populations que se soit en Palestine en Israël où dans le monde entier souhaitent l’arrêt immédiat de la guerre et ne rêvent que de vivre dans la tranquillité, la tolérance, l’amour, l’amitié et surtout la paix.


Abderrahmane Hakkar - http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/

Karim Sarroub - écrivain http://karimsarroub.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/01/08/vivement-la-fin-du-hamas.html

Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lantifadas.midiblogs.com/

09/01/2009

Puteng, Carlita, faut tout faire moi-même!

Merde, il neige, y a du verglas et ces pauv'cons de Français sont pas contents. Z'ont qu'à aller au Brésil, comme tout le monde...

sarko météo photo en délire.jpg


...s'il croit que j'ai le temps de m'occuper de leurs petites conneries, pouvoir d'achat, chômage, retraites, délocalisations...

sarkosauvelemonde.jpg


...et puis merde, faut bien que je trouve du pognon pour les forces vives de la France!

ROBIN-DES-LOIS karinevillard.jpg



Merci à Tropicalboy et à Photos en délire

08/01/2009

Beurk… Bientôt des monceaux de saumons OGM…

insolite-072.jpg
Après les excès des fêtes, vous avez décidé, courageusement, de ménager votre belle et bonne viande humaine en faisant gaffe à ce que vous bouffez, et donc en privilégiant la poiscaille sur la barbaque.

Voilà une idée qu’elle est bonne ! Sauf que…

Sauf que le poisson le plus consommé au monde, le saumon, risque de devenir un drôle « d’ami » de votre estomac ! On sait que les saumons d’élevage de Norvège, d’Ecosse et d’ailleurs sont bourrés d’antibiotiques et autres saloperies peu ragoûtantes. Mais ce n’est pas encore assez pour les empoissoneurs empoisoneurs : des scientifiques fous travaillent (sévissent !) actuellement sur la fabrication de toute une série de poiscailles et produits de la mer (crevettes, langoustes, cabillauds, saumons, etc., une vingtaine d’espèces au moins) génétiquement modifiés.

Le saumon (chiffre d’affaire mondial dépassant les 3,5 milliards de dollars) sera le premier bestiau du genre. Aqua Bounty Technologies, une boite étazunienne comme par hasard, vient de créer un saumon génétiquement modifié. Il ressemble à un saumon, il agit comme un saumon, toutes ses caractéristiques sont celles du saumon de l'Atlantique, mais c’est un drôle de bestiau : on lui a greffé un gêne d’un autre poisson qui a la particularité, vu qu’il crèche habituellement dans des eaux très froides, de fabriquer un « antigel » à poiscaille. Résultat, le sot-mont ainsi modifié, au lieu de bouffer et donc de ne grossir que six mois dans l’année, se goinfre toute l’année comme un sénateur UMP. Il bouffe tout ce qui passe à sa portée, même ses congénères ! Il atteint donc son poids de commercialisation deux fois plus vite. Que du bénéf pour les margoulins qui l’élèvent et le vendent.

bébé cancer.jpgSeulement, comme il est élevé dans des cages en pleine mer, si quelques uns s’échappent, ce qui est toujours le cas, en quelques quarante générations (pas grand chose pour de la poiscaille), il ne restera plus un seul saumon sauvage au monde…

Préparez ainsi le prochain cancer de vos enfants...

Bon appétit !


Ah ! Ah ! Cornes-au-cul ! Je suis le Père Ubu!

Ubu.jpg


Elle arrive, elle est là, la dictature molle
Organisée par un Ubu roi tartignole
Entouré d’une cour de lèche-cul stupides,
De crétins obséquieux, de profiteurs cupides.
Au début le « bling-bling », le Fouquet’s, les Rolex,
Puis vinrent les propos insultants, et le sexe.
Les « veautants » aimaient çà, chez nous la gaudriole
Vaut à ses laudateurs respect et gloriole.
Alors, à l’abri de ce rideau de fumée
La pieuvre totalitaire, sournoise et bien armée
Déplie ses tentacules contre les libertés
Qu’elle suce une à une, jusques à les vider
De tout leur sens formel, de toute leur substance.
La presse, la télé, les radios de la France
Tombent sous le contrôle direct du roi Ubu
Qui nomme leurs patrons, choisis dans sa tribu.
« Ah ! Ah ! Cornes au cul ! Par ma chandelle verte
Les pauv’cons je les veux abrutis et inertes ! »
Pour banquiers et patrons, Ubu a des largesses,
Il sort de sa giberne des milliards qui engraissent
Ses copains, ses coquins, ses spadassins mafieux,
Mais rien pour les chômeurs, les manards et les vieux.
Ses sbires encasqués, méprisant, provoquant
Matraquent sans vergogne lycéens ou manants,
Mettent « en examen » avec hargne et violence
Ceux qui osent gueuler contre leur arrogance.
La justice elle-même est mise sous pression,
On ampute ses droits, dirige son action.
Ubu joue les Français les uns contre les autres,
C’est dans la division qu’il jouit, qu’il se vautre :
Chômeurs contre manards, privé contre public,
Jeunes contre trop vieux, hosto contre cliniques…
Il est insatiable, il veut tous les pouvoirs,
Qui n’est pas avec lui va s’en apercevoir.
Français ! Réveille-toi ! Dénonce l’imposture !
Car elle est là, tapie, l’ignoble dictature…


07/01/2009

Un vent mauvais, mais un vent d’espoir se lève. Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

révolution française.jpg
Qu’attend-on en période de crise d’un gouvernement digne de ce nom ? Qu’il contrebalance la stagnation de la prospérité par un rééquilibrage des revenus entre capital et travail dans le sens de la justice. Faute de quoi, la vague qui vient de Grèce va enfler en Europe et le balaiera.

La droite - égoïste, avide, affairiste, cupide, m’as-tu-vu, vulgaire – trouve son énergie dans l’augmentation des inégalités et la priorité donnée aux intérêts particuliers d’un clan au détriment de l’intérêt général du pays. Jusqu’à maintenant, malgré les rodomontades et les incompétences, en dépit de propos méprisants, insultants venant tant du président que de sa garde rapprochée, rien de semblait pouvoir affecter l’impudence des sarko-trafiquants. Les Français « d’en-bas », cocus, battus semblaient résignés. Après tout, ils ont voté à 53% pour ce régime… Et donc, le pouvoir continue sur sa lancée ses entreprises de démolition de l’équilibre social « à la française » : acharnement à la privatisation de la Poste, contre-réforme de l’audiovisuel avec retour à ORTS, harcèlement stupide contre l’Éducation Nationale, travail le dimanche, réduction des pouvoirs des parlementaires avec la restriction des amendements, volonté de mettre la Justice au pied avec la suppression des juges d’instruction (coupables d’avoir mis en examen des politiques et des grands magouilleurs économiques) et autres contre-réformes qui ne servent qu’à mettre le pays encore plus en rogne.

S’ils avaient un minimum de culture, les courtisans d’Ubu se souviendraient qu’en 1789 ce fut, non pas la crise économique du manque de blé, mais la crise du régime monarchique, qui déclencha la Révolution. On se trouve dans une situation dangereusement parallèle. La société, jusque là confiante en l’avenir, régresse car chacun se rend compte que ses enfants seront moins heureux que soi, que la terre qu’on leur laissera sera plus dégueulasse, que le monde dans lequel ils devront vivre sera moins sûr. De plus, chacun a conscience que ce mal-être ne provient pas d’une diminution du gâteau à partager, mais de l’injustice avec lequel il est partagé. Les Français « d’en bas » semblent arracher leurs œillères et se rendre enfin compte que les dés sont pipés : tout pour les banquiers et les patrons voyous, des noyaux de pêches pour le Peuple.

L’opposition est en pleine déliquescence ? Ce n’est pas important. Il n’est même plus besoin d’un leader d’opposition pour guider la révolte sociale, elle risque de se conduire toute seule. C’est la société dans son ensemble qui semble en avoir ras les aliboffis et qui commence à penser que son intérêt est plus à destituer le pouvoir qu’à le conserver. Sarko le sait, qui se méfie de « ce peuple qui coupe la tête à ses rois »…

En Grèce, devant l’incurie mafieuse des dirigeants et l’impossible alternance (deux familles plus ou moins complices se partageant le pouvoir depuis des décennies !), les forces en devenir du pays se révoltent en cassant tout sur leur passage et paralysent le pays. La contagion menace de s’étendre à toute l’Europe et particulièrement à la France, dont la fascination pour la révolution n’est pas usurpée. Le pouvoir en a une peur bleue. Les reculades de Darcos face aux lycéens en sont l’illustration. Et il ne faudrait surtout pas penser s’en tirer avec un scénario à la Mai 68, c’est-à-dire une révolte dans une période de prospérité, suivi d’une réaction contre sociale de l’opinion, et le triomphe de la réaction par les élections faussées par la peur. Cette fois, ce ne sera pas une révolte gentillette contre la société de consommation et contre les rigidités d’une société de grand-papa, ce sera une révolution contre un régime et un système – l’ultra libéralisme – honnis et rejetés en bloc. Les forces de « l’ordre » sont assez fortes pour contenir les débordements de quelques milliers de manifestants, mais en aucune manière face à un ou deux millions d’individus en colère dans la rue tous les deux ou trois jours, à Paris comme en régions.

En France, dans les coups de tabacs, des leaders se révèlent toujours…


06/01/2009

Relance : après l’annus horribilis, l’anus dolorosus !

euro cul.jpg
Bon. IL a fait ses annonces de « relance » avant les Fêtes et maintenant que les lampions sont éteints, on va voir ce qu’on va voir. Ah mais !

Eh ! Les pauvres, j’ai pensé à vous : relèvement du minimum vieillesse (faut pouvoir acheter son patapon pour survivre), pension de reversion, prime à la cuve, prime à la casse pour vos estrasses de bagnoles pourries, prêts à taux zéro pour vos tanières, sans oublier la prime de « solidarité active de 200 euros, et j’en passe !

Pour 27 milliards que j’en mets ! Quoi ? Y a des mauvais esprits qui disent qu’en fait c’est à peine 5 milliards, le reste n’étant que des remboursements anticipées de dettes de l’Etat et des modification de calendriers sur des opérations déjà programmées et budgétées… Y en a même qui disent que c’est peau de zob par rapport à ce que j’ai refilé aux banques… Pfff… C’est déprimant les pauvres, pas vrai Carlita !

Ce qu’il évite soigneusement de nous dire, le Nano Timonier, c’est que le financement gigantesque de l'économie par les plans de relance, l'endettement et la baisse de la fiscalité des entreprises n'est rien dans l'aide à celles-ci par rapport à l'aide que les gouvernements – le sien comme les autres - vont apporter en fragilisant au maximum l'emploi, favorisant la baisse moyenne des salaires réels et l'augmentation du profit.

L'essentiel des plans de relance n'est donc pas dans l'aide à la consommation, solution provisoire d’ailleurs écartée par Sarko, mais dans l'aide au profit, à travers l'aide aux sous-contrats, au nom de la lutte contre le chômage, de l'emploi jeunes ou autres prétextes, par la fragilisation du statut des chômeurs, forçant de plus en plus ceux-ci à accepter des contrats de travail de plus en plus défavorables en terme de salaires, d'horaires et de stabilité.

En favorisant aussi les licenciements, qui servent autant à adapter l'emploi aux variations du marché, autrement dit à faire porter par les travailleurs seuls le prix de la crise de la surproduction, qu'à permettre à terme le remplacement des anciens contrats arrachés par des décennies de luttes sociales par des contrats adaptés aux besoins urgents de la classe capitaliste. Tout ça s’appelle cadeaux aux entreprises.

Pour donner du pognon aux entreprises, les caisses étant vides et la dette abyssale, il faudra donc trouver de l'argent. Toute augmentation de la fiscalité étant provisoirement écartée en temps de crise, la seule ressource est la réduction des dépenses. Le problème est que l'évolution du rôle de l'État dans l'économie capitaliste, depuis la seconde guerre mondiale, signifie que toutes les dépenses publiques sont orientées en faveur de la consommation, du sacro-saint marché. Ainsi les dépenses de santé publique sont-elles le débouché essentiel des puissantes industries pharmaceutiques, les allocations diverses, chômages et pensions, soutiennent-elles l'immobilier et la grande consommation, tandis que les travaux publics soutiennent la grande industrie, les dépenses militaires entre autres l’industrie de pointe, etc. Le fonctionnement de l'État lui-même constituant un marché essentiel pour les entreprises du secteur énergétique et immobilier, entre autres. Même les dépenses culturelles sont partiellement orientées vers la création d'un marché spécifique.

Il va donc falloir faire des choix, en fonction de la puissance des différents lobbys industriels, de l’importance stratégique des marchés et… de la docilité sociale !

Les dépenses qui permettent de maintenir la paix sociale, ce sont précisément les allocations, les soins de santé, les services publics, ce sont tout ce que les États ont dû céder face aux luttes des travailleurs au cours des décennies précédentes, ce que l'on appelle les "acquis sociaux". Ces acquis constituent en fait une part du salaire réel de travailleurs, la différence entre salaire brut et salaire après impôts, qui leur était donc versés sous forme de services, d'assurance, d'allocations. A ceci près que le salaire net est versé individuellement, alors que le salaire brut est versé globalement.

La destruction des acquis sociaux financera les plans économiques. La diminution des dépenses dans ce secteur se fera soit directement, par une diminution, ou un gel des allocations, une diminution des remboursements de soins de santé et des services publics, ou indirectement, en restreignant l'accès à ces allocations et remboursements: recul de l'âge de la retraite, exclusion du chômage, réduction de la durée des allocations, etc.
Avantage induit : fragiliser les travailleurs, les poussant à accepter des conditions de travail et de salaire en baisse.

Pour une fois, il n’a pas menti en nous promettant, lors de ses vœux, qu’on allait en chier !

05/01/2009

Vive la crise ! Et les AUTOREQUISITIONS ! «Face à la crise, réquisitionnons, partageons !»

cons sots mateurs.jpg- Ben dites, m’ame Chazotte, vous vous menez bien vous ! Foie gras, pintade, chocolats dans des boites qui brillent ! Vous avez gagné au morpion au quoi ?
- Boudioù ! M’en parlez pas m’ame Michu : c’est mon petit fils qui m’a apporté tout ça. Et plein d’autres choses encore.
- Votre petit-fils ? Mais je croyais qu’il était au chômage ?
- C’est vrai, mais, avec une bande de copains, ils font dans l’humanitaire.
- Ah ça c’est bien. C’est des braves petits alors. Ils vont apprendre à manger au macdo aux nègres alors ?
- Non. Pas du tout. Ils font dans l’humanitaire ici. Ils appellent ça comme une marque de voiture. « L’AUTOREDUCTION » ou « AUTOREQUISITION » ou encore « La prise au tas » qu’ils disent.
- Ils vendent des voitures ?
- Non. Ils vont dans les grands centres commerciaux aux jours et aux heures de plus grosse affluence. Ils remplissent des sacs poubelles de plein de victuailles, que des choses de première nécessité, puis ils distribuent des tracs aux clients qui disent des choses comme « Nous réquisitionnons, nous distribuons ! », ils étendent des banderoles avec marqué pareil et ils sortent.
- Sans faire la queue aux caisses ?
- Ils viennent à 40 ou 50, investissent plusieurs caisses et sortent.
- Sans payer ?
- Sans payer.
- Et les patrons sont d’accord ? Et que fait la police ?
- Les patrons font un peu la gueule, mais plutôt que de perdre beaucoup d’argent avec des caisses bloquées et de faire fuir leurs clientèle par une action policière violente ils négocient et finissent par les laisser partir, avec leurs sacs pleins ! Ils déclarent même haut et fort, comme le leur demande ces braves jeunes, qu’ils sont d’accord ! Alors les flics ne disent rien et les laissent sortir ! Ils partent alors en chantant des belles chansons que ça me donne la chair de poule :
«Oui mais, ça branle dans le manche.»
«Les mauvais jours finiront.»
«Prends garde, à la revanche.»
«Quand tous les pauvres s'y mettront.»
- C’est vrai que c’est joli ça.
propriété vol.jpg- Après, ils distribuent tout ce que le patron leur à finalement donné aux pauvres, devant l’ANPE ou des ONG de défense des pauvres. Voilà pourquoi j’ai bien mangé pour le réveillon m’ame Michu !
- Ben, dites, c’est bien ça !
- Paraît que ça se fait de plus en plus. A Paris, à Grenoble, à Rennes, même en Espagne, en Belgique, en Suisse. Parait que c’est les Italiens qu’ont inventé ça dans les années soixante !
- C’est vrai qu’ils sont dégourdis les Italiens !
- Y a même un livre qu’a été écrit sur ces pratiques : livre de Yann Collonges et Pierre-Georges Randal "Les autoréductions, grèves d'usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976)", Editions Christian Bourgois, Paris, 1976.

04/01/2009

Livret A : Y a bon, bon pognon des pauvres !

Gros_Banquier.jpg

L’annus horibilis commence bien: les sarko-trafiquants viennent de frapper, fort, sur la gueule des « pauvres cons », ceux qui, selon la terminologie présidentielle, ne sont là que pour travailler plus pour les riches, pour gagner moins.

Ces « cons », les sarko-trafiquants ne les trouvaient pas encore assez « pauvres ». Ils ont donc mis en place une procédure pour sucer leurs pauvres éconocroques au profit de qui ? Ben, des pleins de thunes, bien sûr, par l’intermédiaire de ces machines à voler que sont les banques.

Je m’explique : depuis un an, la propagande officielle bassine le bas peuple pour l’inciter à ouvrir des livrets A, ce bas de laine de la France d’en-bas. Mais de les ouvrir non pas à La Poste et à la Caisse d’épargne, selon la tradition, mais dans les banques privées. Et les bons cons, alléchés par un taux de 4% net d’impôts, se sont pressés pour ouvrir ces bas de laine. Cette manne représente 135 milliards d’euros ! Y a bon, bon pognon des pauvres ! Il va de soi que les banques privées vont tout faire pour embrouiller les « pauvres cons » en leur proposant des produits « maison » qu’ils leurs présenteront comme plus « attractifs », plus « performants ». Ouais… Mon cul… Des produits forcément adossés à la bourse, donc éminemment à risques contrairement au bon vieux livret A.

Mais ce n’est pas tout : la saloperie procède d’une connivence entre les banquiers et le gouvernement. En effet, ce dernier, vient de décider que le taux de rémunération du livret A va passer de 4% à 2,5% ! Autrement dit une rémunération inférieure à l’inflation qui, malgré les mensonges de Lagarde, tangente plus ou moins les 3%.

Donc, chaque année, votre livret A va vous faire perdre du pognon. Au profit de qui ? Des banques qui, sans rien faire, s’engraisseront sur votre (notre) dos. De plus elles prêteront, elles VOUS prêteront VOTRE pognon à des taux usuraire à travers l’escroquerie de leurs « prêts-revolving ».

Après on s’étonnera que certains « mauvais Français », de plus en plus nombreux, pensent qu’il est temps de sortir les fourches, d’aiguiser les faux, de faire provision de gros boulons, voire de repérer les branches de platanes les plus solides…

02/01/2009

Télé-machines-à-décerveler : rendre les cerveaux réceptifs à cacocola ET aux sarkonneries !

rappelezvousyj1.jpg
Ça n’a pas tardé. Dès le premier de l’an, la télé publique s’est vautrée dans la complaisance, dans le léchage de cul ostentatoire. La druckérisation de la télé publique est largement entamée. Témoin la seconde partie sur ORTF2, entièrement consacrée à dame Bruni Carla, épouse Sarkozy. Moi, un peu alourdi par le foie gras, je suis allé me coucher, mais ma femme s’est régalée ! Pourquoi pas, la dame est superbe, loin d’être conne et si sa voix ne fera jamais d’ombre à la Callas, ça peut s’écouter. Le problème, c’est que ce type d’émission est significatif du bourrage de crâne d’une télé sous influence ou s’est instaurée sournoisement une nouvelle forme de censure.

Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine". Ils font de l'info sans infos...

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaînes n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, grande spécialité de Pernaut sur ORTF1, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...). Que ce soit chez Ruquier, chez Sébastien, chez Durand, c’est la loi du genre, mais c’est pareil à la fin des J.T. On voit un défilé, d’une chaine à l’autre, d’une station radio à l’autre des mêmes clampins venant vendre leur salade.

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

- Bon, Victor, dans trois jours, tu ne te farciras plus la pube alors arrête de râler !
- Ouais, mais on n’a pas fini de se farcir des palanquées de sarkonneries…

31/12/2008

Le bilan Sarko est une flamboyante illustration du théorème de Pasqua: « les promesses n’engagent que ceux les croient ! »


sarkozyalzheimervf5.jpg
Il oublie tout!

Allocations Familiales. « J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. » promettait Sarkozy dans son « projet » électoral. En avril dernier, on apprenait que les bonifications accordées pour les adolescents ne seraient plus versées dès l’âge de 11 ans, mais après 14 ans. Tout ça pour économiser 138 millions d'euros sur le dos de 4,5 millions de familles.

Afghanistan. Il avait promis de retirer les troupes françaises et…il a envoyé plus de 1000 soldats de plus. Dont quelques uns sont déjà revenus les pieds devant.


Banlieues.
Fadela Amara était l'une des « prises » politiques de Sarko en mai 2007. Elle incarnait aussi un espoir de rénovation et de réhabilitation des banlieues : site web participatif, déclarations tonitruantes sur le « plan anti-glandouille » en août 2007, puis annonce d'un plan « Banlieues Espoirs » en février 2008 soi-disant doté d'un milliard d'euros ! La promesse d'un contrat de travail unique sensé simplifier les embauches en banlieues est vite oubliée. Le plan Amara regroupe des dépenses gérées par d'autres ministères. Dix mois plus tard, le 17 décembre dernier, Nicolas Sarkozy reconnaît que le plan est un échec.

Chômage. Sarkozy avait promis de réduire le nombre de chômeurs. Effectivement, les statistiques lui donnèrent raison. Et pour cause ! Après avoir fait voter la dégradation des indemnités chômage pour les sans-emploi qui refuseraient plus de « deux offres raisonnables », il a ignoré les travailleurs précaires. Dès avril 2008, l'intérim s'effondre. Et aujourd’hui, ce sont 65.000 chômeurs de plus chaque mois ! Heureusement pour lui, la crise mondiale lui donne un prétexte sur mesure pour masquer son échec.

Croissance. Sarkozy devait aller chercher « avec les dents » un point de croissance du PIB supplémentaire. On lui reprochera d'avoir négligé le contexte international. L'éclatement des subprimes américains date de ... l'été 2007. Dès septembre, Bruxelles, l'INSEE ou l'OCDE contredisaient les prévisions gouvernementales. Dès le second trimestre 2008, la production industrielle baissait.

Déficits publics. « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit » dixit le candidat Sarkozy. Avant même le déclenchement de la crise mondiale au second semestre, les déficits publics s'envolent et la promesse d'équilibre budgétaire en 2012 devient obsolète. La défiscalisation des heures supplémentaires aggrave les comptes de l'Etat, de la Sécurité Sociale et des retraites : 615 millions d'euros pour le seul dernier trimestre 2007 dans les comptes de la Sécu ! Dès mars dernier, Fillon suspend la promesse de réduire de 68 milliards d'euros pendant la mandature les prélèvements obligatoires. Le 4 avril, Sarko annonçait 166 « mesurettes » pour économiser 7 milliards d'euros. On les a déjà oubliées ! Pour 2009, le seul déficit budgétaire de l'Etat est prévu à 80 milliards d'euros par le gouvernement.

Droits de l'Homme.
Lors de son discours de vainqueur, au soir du 6 mai, Nicolas Sarkozy fut lyrique. En matière de droits de l'homme, on allait voir ce qu'on allait voir; 19 mois plus tard, le mensonge est patent: la France s'est réconciliée (si tant est qu'elle fusse fâchée) avec la quasi-totalité des dictatures du monde, pour reprendre un fructueux dialogue ... commercial ! Syrie, Russie, Chine, Tunisie, etc, qui n'a pas sa centrale nucléaire ou ses avions Dassault ? La Françafrique continue. Même Bernard Kouchner a fait son mea culpa: un secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme ne sert à rien selon lui. Les droits de l'homme sont bel et bien oubliés.

Environnement. Sarkozy et Borloo s'étaient gargarisés de plaisir avec la tenue, jusqu'en octobre 2007, de leur Grenelle de l'Environnement. A l'exception du moratoire contre la culture d'un maïs transgénique (obtenu grâce à une grève de la faim de José Bové !) et du malus-bonus écolo pour l'acquisition de voitures, il a fallu attendre un an pour faire voter la « première loi Grenelle », un catalogue de bonnes intentions dont le financement fut reporté à l'examen d'une seconde loi début 2009. Lors du dernier Conseil Européen, son président, le même Sarkozy, est parvenu à un compromis minable sur l'engagement européen à l'horizon 2020: à peine 4% de réduction des émissions carbone sur son territoire. La belle affaire !

Franchises médicales. En janvier 2007, Sarkozy promettait la lune. Rappelez-vous: « Je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé. Compte tenu de l’allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l’aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé sera forcément majeur. » Le 1er janvier dernier entraient en vigueur... de nouvelles franchises médicales pour économiser quelques 650 millions d'euros par an sur le dos des malades.

Gouvernement resserré. Le décompte réel des effectifs du gouvernement révèle qu'il n'est pas si resserré que promis par le candidat. Entre septembre 2007 et juillet 2008, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2009, les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes distribuées a progressé de près de 5 millions d'euros.

Immigration. En 2008, Brice Hortefeux peu se targuer d'un succès : au prix de quelques compromis, il fait adopter un pacte européen interdisant les régularisations massives. Mais derrière cet arbre, se cache une forêt d'illusions : l'immigration, thème majeur de Sarkozy en campagne, était (et reste) une diversion : sous couvert de quelques nominations alibi au gouvernement (Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara) Sarkozy s'est permis ce que jamais la France n'a connu depuis la France de Vichy: création d'un ministère de l'Identité Nationale, regroupement familial durci jusqu'aux tests ADN, tests de français, quotas ethniques par métier, rafles et traques jusque dans les écoles, industrialisation de la rétention, et tribunaux pour étrangers. Rachida Dati a même dû préparer une modification constitutionnelle et créer une commission ad hoc, pour faire passer ce changement de régime. Si l'on retire les expulsions à Mayotte (17 000 par an), le nombre d'éloignements dépasse péniblement les 10 000 cette année encore. Tout ça pour ça ! Bide.

Immobilier.
Favoriser l'accession à la propriété était l'une des priorités de Sarkozy. Le président nous vantait même les vertus du crédit hypothécaire (la bse des subprimes ! !). Les mesures de soutien furent votées en 2007. Un an plus tard, on mesure combien le projet était anachronique. La crise des subprimes a éclaté à l'été 2007. La bulle immobilière en France était prête à exploser. De janvier à juin 2008, les crédits immobiliers ont chuté de 11%. La défiscalisation des intérêts d'emprunts n'a servi à rien. Les faillites boursières et le resserrement général du crédit ont achevé les ambitions présidentielles.

Police de proximité. Nicolas Sarkozy aurait du avaler son chapeau. Michèle Alliot-Marie a créé en janvier 2008 des « Unités territoriales de quartier », histoire de faire oublier les déclarations de campagne (« La police de proximité mise en œuvre par M. Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits »).

Pouvoir d'achat. « Travailler plus pour gagner plus. » qu’il disait… Pour travailler plus, encore faudrait-il qu’il y aie du travail. Quant au pouvoir d’achat : recul régulier des retraites, stagnation et même recul des salaires, etc. Inutile d’épiloguer : le prix du cady est suffisamment parlant.

Prisons. La rénovation des prisons et des conditions de détention est l'un des grands échecs de la présidence Sarkozy à ce jour. Sa promesse de campagne était pourtant claire : « Je suis également partisan d'une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce qu'elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine. » Depuis, les records de surpopulation sont dépassés de mois en mois. Le 28 juillet, Rachida Dati présentait quelques mesurettes. Quant aux prisons privatisées flambant neuves, elles tombent en panne d’électricité quelques jours après l’inauguration.

Protection des sources des journalistes.
Bel effet de communication, en mars dernier. Rachida Dati a fait voter une loi. Mais son texte officialise en fait les exceptions à cette protection des sources « à titre exceptionnel et à condition que la nature et la particulière gravité du crime ou du délit et les nécessités des investigations le justifient » comme le terrorisme par exemple... L’intimidation des journalistes par brutalités policières deviennent monnaie courante.

République irréprochable. Sarkozy nous l'avait promis. Mais 2008 fut l'année de tous les excès : augmentation du traitement présidentiel de 173% en janvier 2008, nouvel avion, dérapage des frais de la Présidence, multiplication des déplacements d'ordre privé, légions d'honneur de complaisance, nomination des patrons de l'audiovisuel, grâce présidentielle pour Marchiani ou Tapie. Tout y est. La république bananière est en route.

Retraites.
Contrairement à ce qu'on nous raconte, la « grande » réforme des retraites n'a pas eu lieu. En fait, le gouvernement Sarkozy n'a fait que dégrader le régime par petites touches: suppression des pré-retraites de 57 à 60 ans, revalorisation a minima des pensions ( moins que l'inflation en 2008), allongement à 41 ans de la durée de cotisation retraite passera mécaniquement à 41 ans, en application... de la loi Fillon de 2003. Le véritable impact de Sarkozy sur les retraites fut la loi TEPA : la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers, et des heures supplémentaires (pour ne citer que les deux plus importantes) creusent le déficit des caisses des retraites de quelques 2,5 milliards d'euros par an ! ! !

Sans-abris. C'était l'un des engagements les plus démagogiques du candidat: le 18 décembre 2006, il promettait de supprimer tous les sans-abri dans les deux ans. Le 18 décembre dernier, il y avait (évidemment) encore pas mal de sans-abri en France. Près de 350 d'entre eux sont même morts de froid cette année. Le 29 janvier dernier, à quelques semaines de la fin de l'hiver, Fillon avait fait un geste, un plan pluriannuel pour prévenir les expulsions locatives et un programme de « réhabilitation des centres d'hébergement et d'augmentation des capacités. » Comme un bégaiement de l'histoire, Sarkozy répéta quasiment mot pour mot les mêmes promesses en décembre...

Seniors.
« Je mets d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder les quinquagénaires dans les entreprises » nous expliquait le candidat de la droite en 2007. On croyait qu'il allait agir sur les employeurs. Quel malentendu ! En mai dernier, les (futurs) retraités ont eu confirmation que (1) leur pension n'augmenterait que de 1,9% (1,1% en mars, 0,8% en septembre), (2) les préretraités de 57 à 60 ans devraient pointer prochainement au chômage, (3) la durée de cotisation retraite passerait mécaniquement à 41 ans et (4) qu'ils risquent d'être radiés du chômage après deux refus d'emploi comme tout chômeur. 60% des seniors (55 à 65 ans) ont été ainsi précarisés en quelques jours.

Traité simplifié. Le 3 janvier 2008, le Conseil des Ministres adoptait le « projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution », proposé par la Garde des Sceaux. Sarko s’asseyait ainsi sans vergogne sur la vox populi. Mais quelques mois plus tard, ce projet censé relancer la construction européenne s'écrasait en Irlande, seul pays européen à avoir choisi la ratification par référendum. Déjà lourd de quelques centaines de pages, ce traité fut encore charcuté lors du dernier Conseil Européen de l'année, le 12 décembre dernier dans le sens de toujours plus d’ultralibéralisme. Comment, d’une grande idée, on fait un repoussoir…

Travail le dimanche. Même si l'examen de cette loi est reportée au 15 janvier 2009, ses supporters devraient s'interroger sur le rétrécissement brutal de son périmètre. Nicolas Sarkozy, qui travaille lui-même rarement le dimanche, a usé et abusé du fameux exemple des ouvertures de magasins sur les Champs Elysées à Paris. In fine, il a accepté de limiter le projet de loi à la légalisation des ouvertures actuelles.

« Travailler plus pour gagner plus ».
Ce slogan mérite un blog à lui tout seul. Votée dans l'urgence dès juillet 2007, la loi TEPA exonérait les heures supplémentaires d'impôt et de cotisations sociales. Effet d'aubaine, les entreprises ont pu en profiter. Le marché de l'intérim s'est effondré dès le mois d'avril. En 2007 déjà, les Français n'ont pas travaillé plus. Le pouvoir d'achat a-t-il cru pour autant ? Non. L'envolée des prix de l'énergie et des matières premières conjuguée à une faible augmentation des salaires ont sabordé l'efficacité du dispositif. En 2008, le pouvoir d'achat des Français a baissé, le chômage technique s'étend, les destructions d'emploi se multiplient. On ne cherche pas à travailler plus, mais à travailler tout court.

Sources :Sarkofrance

BONNE ANNEE TOUT DE MÊME!

29/12/2008

2009 : l’année des combats victorieux contre un pouvoir faible avec les forts, fort avec les faibles !

manifslycéennes.jpgN’en déplaise aux lèche-cul compulsifs, l’année se finit sur un double recul du pouvoir sarkozien : sur la « réforme » des lycées, sur le travail du dimanche.

Celui-ci se réduit à pas grand chose et n’est plus qu’une légalisation de situations illégales de fait dans certaines grandes agglomérations (n’oublions pas que le rapporteur de cette loi n’est autre que le député UMP des Bouches-du-Rhône et surtout de Plan-de-Campagne, la plus grande concentration de grandes surfaces de distribution en Europe, au nord de Marseille.) On a là une illustration du clientélisme politicard.

Celle-là est plus significative et plus prometteuse : les sarko-trafiquants, en envoyant la « réforme » des lycées aux calendes grecques, ont nettement reculé. Et reculé devant quoi ? Devant LA RUE !

La première leçon a tiré est évidente : un mouvement puissant, s’appuyant sur la JEUNESSE, mobilisant nationalement dans des manifestations de masse, est capable de faire reculer ce pouvoir représentatif de l’ultra libéralisme le plus cupide, le plus borné, le plus injuste, le plus brutal.

Le seconde leçon : appliquer cette méthode partout où de grands acquis républicains sont menacés (laïcité, services publics, libertés individuelles, etc.)

Le prochain combat peut et doit être gagné : c’est celui de la lutte contre la privatisation de la poste.

Par le fait du Prince, La Poste, le seul grand service public commercial encore entièrement dans les mains de l’Etat, risque de changer de statut. Ce devrait être fait d’ici l’été prochain, par le vote d’une loi au Parlement croupion.

Si elle devient société anonyme, La Poste et sa filiale la Banque Postale, seront évidemment la proie des intérêts privés, malgré les dénégations de Sarko (on sait ce que vaut sa parole depuis l’affaire de GDF qui devait, dixit Sarko alors ministre de l’économie, rester majoritairement dans le domaine public !)

Les sarko-trafiquants – machiavélistes de sous-préfecture – ont mis au point une combine pour faire passer la pilule : une augmentation de capital de 2,7 milliards souscrit à 1,2 milliard d’euros par l’Etat et 1,5 milliard par la Caisse des dépôts (Nos sous ! ! ! Ceux de l’épargne des Français). Ce paravent grossier, gobé trop facilement par une partie des médias, est une imposture.

Tout d'abord, l’Etat a la possibilité d’assurer l’augmentation de capital par lui-même s’il le désire. Juridiquement d’abord, puisque le traité de Rome reconnaît le droit aux Etats de posséder des entreprises. Il serait d’ailleurs temps que les gouvernements fassent reconnaître ce droit à la Commission. C’est même le moment, puisque la crise amène à injecter des fonds publics partout, et notamment dans le secteur privé !

Financièrement ensuite : l’Etat peut emprunter pour investir dans La Poste. C’est même recommandé, puisque les règlements européens issus des traités de Maastricht et d’Amsterdam mettent « hors déficit » les investissements, y compris dans les entreprises. C’est grâce à ces règles que les 40 milliards de fonds propres mis à disposition des grandes banques privées ne seront pas comptabilisés dans la dette publique. On se demande d’ailleurs pourquoi le gouvernement ne puise pas dans cette enveloppe pour aider sa filiale la Banque postale, qui est la banque de service publique, celle qui « bancarise » ceux qui sont refusés ailleurs. Nul besoin donc ni de changer de statut, ni de solliciter la Caisse des dépôts.

On sait donc ce qu’il nous reste à faire : se mobiliser massivement, au besoin durement, pour défendre ce bastion du service public que doit rester La Poste !






27/12/2008

Comment des entreprises voyous – avec la protection de la Commission européenne - se sucrent sur le sucre qui nous fait crever…

stévia pot.jpg- Eh ! Oh ! Tous ces treize desserts, toutes ces bûches de Noël, tous ces chocolats que vous – que nous – venons d’ingurgiter en quantités plus que convenables, paraît que ça s’attache aux côtelettes, que ça favorise le développement du râble, et même, que ça favorise l’apparition du diabète… Alors mollo, meffi !

- Oh ! Victor tu vas pas nous gonfler les aliboffis. Merde, le petit Jésus vient de naître, on va quand même pas fêter ça à l’aspartame, non ? D’autant plus que si le sucre fabrique du gras, l’aspartame, lui, donne le cancer tout en engraissant Monsanto. Ouais, les industriels voyous des OGM. Et puis, le diabète, c’est une extraordinaire rente pour les labos ! Ils vont pas se laisser supprimer cette fantastique rente ! Alors, eh !

- Pourtant, il existe un produit, naturel celui-là, qui a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, tout en affichant zéro calorie et qui pousse dans les forêts d’Amérique du Sud. C’est la Stevia rebaudiana.

- Qu’es aco ?

- Une plante cultivée depuis deux mille ans par les Indiens d’Amérique du sud. Ses feuilles, séchées et réduites en poudre, remplacent cent fois le sucre, sans ses inconvénients.

- Et pourquoi on n’en mange pas chez nous ? Ses applications dans le gargantuesque monde du «light» sont pourtant innombrables : sauces, confiseries, boissons, plats cuisinés, produits lactés, pâtisseries…

- Exact. D’ailleurs les gougnafiers géants qui fabriquent les cocamerdes ne s’y trompent pas et s’apprêtent à utiliser l’un des composés de la plante dans leurs sodas à la con ultra sucrés. Au Japon, cette plante est consommée depuis 1975, au point d’avoir raflé 40 % du marché des édulcorants.

- Et alors pourquoi en France, elle est totalement méconnue ? Et sa vente soumise à une régulation casse-tête ?

- A cause d’une législation européenne bornée, comme d’habitude et, tu t’en doutes, à la solde des puissants lobbies sucriers ! Pour utiliser une plante en Europe, il faut qu’au moins un des pays de l’Union la consomme. Ce qui n’est pas le cas, la plante poussant en Amérique du Sud. «Stevia rebaudiana est un aliment qui n’était pas consommé de façon significative en Europe avant 1997. A ce titre elle dépend du règlement européen Novel Food, relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (la même catégorie que les sinistres OGM !). Elle doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché», explique-t-on à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Ainsi, une plante utilisée depuis des millénaires par les Amérindiens est considérée comme nouvelle en Europe.

- C’est magouille et compagnie de confondre une plante millénaire avec les OGM… Et enfin, on doit bien en bouffer en Guyane de cette plante. Et la Guyane, c'est la France, non? Donc un pays européen!

- Bien sûr. La Commission européenne a émis « des doutes sur l’innocuité de la plante. » Les différentes autorités françaises et européennes ont argué de son potentiel contraceptif pour interdire sa mise sur le marché… Depuis quinze ans, les études contradictoires s’enchaînent. En juin 2008, le comité d’experts de l’OMS a enfin défini une dose journalière admissible. Si la Commission européenne met des bâtons dans les roues de la Stevia c’est parce qu’elle est achetée par le lobby du sucre, prétendent, à juste titre, bien des experts. Mais, en dépit des embûches, de nombreux initiés consomment la Stevia rebaudiana en cachette. On en trouve dans les rayons cosmétiques des boutiques bio, et même telle quelle en pot. «Elle est vendue comme plante d’ornement, mais officieusement, elle est consommée à la place du sucre», explique Patrick Merland, patron de la Maison du stevia (www.lamaisondustevia.com), qui vend 4 000 à 5 000 plants par an !

- Eh ! Victor, dès que Monsanto ou une autre compagnie crapule aura « breveté » - c’est-à-dire volé aux Indiens - cette plante, il n'y aura plus de problème de commercialisation !

Chronique de la connerie ordinaire : En Tanzanie, y a pas bon être black blanc !

albinos.jpgDes albinos, vous en avez fatalement croisés, rencontrés. Ce sont ces gens victimes d’une maladie génétique qui se caractérise par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux, des yeux due à l'absence de mélanine (et pas la mélamine, poison réservé par des margoulins chinois au lait des bébés !). Les albinos ont une vision déficiente et sont sujets à des cancers de la peau s'ils ne sont pas protégés du soleil.

L’albinisme existe en Europe et en Amérique du Nord, où il touche une personne sur 20 000, mais il est bien plus répandu en Afrique. Selon une étude, le taux d’albinisme est de 1 pour 4 000 en Tanzanie, où les albinos seraient près de 370 000. Le cancer fait des ravages chez eux, et si les albinos peuvent espérer vivre jusqu’à un âge avancé dans les pays développés, ils dépassent rarement les 40 ans en Afrique.

Ce n’est nulle part facile, lorsqu’on est « différent », de vivre sous le regard curieux des autres. Mais ça devient franchement cauchemardesque en Tanzanie si l’on en croit Al-Shaymaa Kwegyir, une parlementaire tanzanienne elle-même albinos. Victimes de croyances et de préjugés, les membres de cette “communauté” vivent dans l’angoisse d’être assassinés et transformés en amulettes. Les autorités commencent à peine à s’en préoccuper.

Al-Shaymaa Kwegyir n’y va pas avec le dos de la cuillère : « La famille d’une femme appelée Salma lui a dit d’habiller son bébé, une petite fille, tout en noir et de le laisser tout seul dans une case. “La maman ne comprenait pas pourquoi mais elle a obéi aux anciens. Quelques heures plus tard, des inconnus sont arrivés et sont allés droit à la case. Ils ont coupé les jambes de l’enfant à coups de machette. Puis ils lui ont tranché la gorge, ont versé le sang dans un pot et l’ont bu.” La Tanzanie a connu au moins 29 meurtres d’albinos depuis un an, et Al-Shaymaa Kwegyir, qui est elle-même albinos, est devenue l’une des personnalités politiques les plus engagées sur la question. Elle a prouvé que les tueurs, qui travaillent pour des sorciers, pratiquent le cannibalisme et revendent des morceaux de corps pour fabriquer des amulettes.

Les acheteurs, qui viennent parfois de République démocratique du Congo, du Burundi, du Kenya et d’Ouganda, sont convaincus que les jambes, les parties génitales et les cheveux des albinos leur permettront de devenir riches instantanément. La plus jeune victime à ce jour avait 7 mois. Al-Shaymaa Kwegyir, 48 ans, a rencontré Salma dans son village, dans le district de Mwanga, près du Kilimandjaro. “C’est le premier cas de cannibalisme recensé mais, pour les autres aspects, c’est un exemple classique. Un membre de la famille étendue qui a des liens avec un sorcier organise l’enlèvement ou l’assassinat. Ces meurtres sont inspirés par l’ignorance et la cupidité. Une main d’albinos se vend 2 millions de shillings (1 220 euros)”, explique-t-elle.

Un quotidien local a rapporté l’arrestation d’un pêcheur du lac Tanganyika. accusé d’avoir tenté de vendre sa femme albinos, âgée de 24 ans, pour 3,6 millions de shillings.

Un autre article évoque le cas d’un homme arrêté à la frontière avec un sac contenant une tête de bébé. Il a déclaré à la police qu’un sorcier tanzanien lui avait proposé de le payer au poids.

Plus de 170 personnes, essentiellement des sorciers, ont été arrêtées en Tanzanie cette année. Cinquante-trois sont en détention.

C’est pourri, c’est dégueulasse, mais ne faisons pas d’angélisme et ne nous drapons surtout pas dans nos préjugés : il y a quelques siècles, le sort des lépreux en Europe n’était guère plus enviable…

Il n’empêche, la connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

http://www.courrierinternational.com


25/12/2008

Pour un réveillon savoureux : bouffez du patron !

une-sine-hebdo-16.jpg


Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop dur à cuire.

Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toutes façons un patron n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer les morceaux dans une marinade faites de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a faite faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

A l'entrée, n'oubliez pas une denrée de plus en plus courante...foigrasdechomeur.jpg

19/12/2008

C’est une bonne guerre qu’il leur faudrait à ces petits trous du cul, M’ame Michu !

vamps.jpg- Ouf ! On se sent rassuré ! Vous avez vu, à tous les JT, à la Une de tous les journaux, ces déploiements de force autour de ce temple de la consommation qu’est le Printemps, à Paris !

- Merci Madame la ministre de la protection de l’inutile ! A Saint-Flour, à Carpentras, à Plougastel, à Bidart, on se sent aussi rassuré ! On peut acheter les monceaux de conneries indispensables pour éponger nos maigres ressources dans la SECURITE.

- Merci Monsieur not’bon prince-président de nous protéger contre tous ces méchants qui veulent venir jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes !

- Oh ! J’entends bien quelques mauvais esprits penser à voix basse que cette « tentative d’attentat » sent autant le coup foireux que l’opération brillante contre quelques dangereux terroristes chevriers – relâchés, hélas, par une justice laxiste, M’me Michu ! J’entends bien ces voix suspectes qui s’élèvent contre une prétendue dérive rampante vers un fascisme d’Etat. Ces mauvais Français osent penser que l’on ne peut pas appeler bavures isolées les évènements qui se sont produits ces dernières semaines. Des policiers, des gendarmes, des juges arrogants et serviles – disent-ils M’me Michu - qui arrêtent, molestent, humilient des personnes, qui tant qu’elles ne sont pas passées en jugement sont en théorie présumées innocentes.

- Innocents ? Avec la tête qu’ils ont ? Il y en a même, M’me Michu, qui ont le toupet de penser que les exactions de ces gardiens de l’ordre sont en plus couvertes par leur hiérarchie et leur ministre de tutelle.

- Ah ! Dans quel pays qu’on vit M’me Chazotte…

- Z’avez ben raison M’me Michu. J’ai même entendu chez mon boucher qu’y en a – de bien mauvais Français, croyez-moi ! - qu’y prétendent que des membres de cette terrible ultra-gauche chevrière auraient été embastillés sans aucune preuve crédible, qu’un journaliste aurait été menotté et fouillé au corps tel un criminel, que des gamins auraient été terrorisés par des flics dans des collèges, qu’une famille dont on est allé chercher les enfants jusque dans l’école aurait été ensuite "charterisée"…

- S’il fallait croire tout ça M’ame Chazotte, ousqu’on irait ? Ousqu’on irait ? Y en a même qui s’offusquent qu’une ministre de la Justice soit favorable à l’emprisonnement de gamins de douze ans, et qu’un autre très zélé, celui de l’immigration, qui serait obsédé par la culture du résultat alors qu’il ne fait que respecter les quotas de reconduites à la frontière !

- Pfff ! Des bêtises que tout ça. Jean-Pierre Pernod n’en a pas parlé dans le poste de TF1, alors, vous voyez, ça peut pas être vrai…

- Y en a même qui rouspètent contre les fichiers qui seraient de plus en plus nombreux et de plus en plus indiscrets. Quant on a rien à cacher, comme nous, M’ame Chazotte, on a pas peur des fichiers. Pareil pour les caméras, qui en a partout maintenant ! Moi, je vais vous dire, je trouve ça très bien. Peut-être qu’un jour on passera dans le poste !

- Même à nos âges, M’ame Michu, faut être prête ! Moi je me coiffe bien et je marche bien droite quand je passe devant les caméras !

- Ah ! Ma pauvre M’ame Chazotte, c’est une bonne guerre qu’il leur faudrait ! On la perdrait, comme d’habitude, puis on aurait un nouveau Maréchal. Je trouve que Monsieur Sarkozy ferait très bien dans le rôle !

17/12/2008

Ce que le Gouvernement de la France pense de ses serviteurs…

Il me semble qu'il est important de diffuser le plus largement possible ces propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."

"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d’œuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier (rires dans la salle), mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts (rires), comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."

"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."

"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."

"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth (secrétaire d'État à la Réforme de l'État) : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus - mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient.

C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servir de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'œuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics.



Sources

Sunday is closed!

travail dimanche Placide.jpg
Merci à Placide

Si l'on regarde les choses lucidement et de près, le travail se heurte à bien des interdictions:

- le mercredi, y a pas école;
- le jeudi, y avait pas école avant,
- le vendredi, c'est le jour sacré des musulmans,
- le samedi, c'est le jour sacré des juifs,
- le dimanche, c'est le jour sacré des chrétiens,
- le lundi, c'est le jour sacré des coiffeurs...

Reste donc QUE le mardi pour travailler!

Les temps sont durs pour travailler plus pour gagner plus...

La retraite de Russarkozy.

retraite de russie 2.jpg


Il neigeait. L’Uhèmepets tremblait dans sa liquette.
Pour la première fois Sarko baissait la tête.
Sombres jours ! le nabo reculait lentement
Laissant derrière lui un Darcos écumant.
Il neigeait. Les coups durs tombaient en avalanches.
Après un coup de manche un autre coup de manche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier l’Uhèmepets, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les féaux se déchiraient le ventre,
Certains osant penser autrement que le chef
S’exposaient au tourments des chevaux qu’on achève.
On voyait Devedjian avaler son chapeau
Et Lagarde ployait sous le poids des impôts
Que le Guide suprême supprimait pour les riches
Ne laissant aux prolos que navets et pois chiches.
Un terrible danger vint des terres attiques
Où les étudiants, chassés à coups de triques
Par les hordes obtuses de flicaillons repus
A la solde de politicards corrompus,
Mettaient l’antique Grèce, et à feu, et à sang
Et faisaient chanceler les trônes des puissants.
Sarkozy, effrayé par la contagion
Qui risquait de gagner la France et ses régions
Ordonna la retraite. Et Darcos, comme un chien
La queue entre les jambes, devant les lycéens
Ravala sa réforme et partit en vacances
Rendant pour quelques jours le sourire à la France.








16/12/2008

Un petit lancer pour l’homme, un grand pas pour l’humanité !

bush souliers.jpg

Un petit lancer pour l’homme, un grand pas pour l’humanité !

Gloire à toi, Ô grand Mountazer al-Zaïdi
Toi dont le grand courage et le geste hardi
Ont rendu sa fierté à un peuple humilié,
Un peuple massacré, torturé, spolié
Par un pays de proie, par une soldatesque
Pétrie de cruauté et de morgue grotesque.

Gloire aussi à tes groles de destruction massive
Jetées de mains de maître à travers les gencives
De ce vieux con de Bush, menteur et assassin.
Fallait de gros sabots ! Pas de fins mocassins !
Tu lui as dit : « C’est un cadeau des Irakiens.
Le baiser de l'adieu, espèce de sale chien! »

Que soit bénie la fière mère qui t'a portée,
Tu es un grand héros redonnant la fierté
A toutes les victimes de ce Texan débile.
Que ton nom soit gravé à l’encre indélébile
Sur marbres et granit, sur tous les frontispices.
Ta renommée rejaillira pour longtemps sur tes fils.

15/12/2008

Scandale Madoff : la finance pour les Nuls !

banquier pourri.jpgEh ben voilà ! Le pognon – notre pognon ! – que les sarko-trafiquants ont généreusement donné aux banques, il n’est pas perdu pour tout le monde ! Il a servi – en partie – à engraisser un maquereau étazunien, un certain Madoff je crois.

Natixis, toujours en pointe sur ces coups foireux, avoue 450 millions d’euros, qui s’ajoutent aux milliards déjà jeté dans les « subprimes ».

BNP Paribas, autre brillant groupe de ruffians - celui-là même qui a racheté à prix bradé la banque Fortis, dans laquelle monsieur Létat sarkozien a balancé quelques milliards de nos sous – laisse 350 millions.

Mais aussi la Société Générale, jamais en retard dans les magouilles ; évidemment le Crédit Agricole, plus gros parasite bancaire de France ; sans oublier AXA, le lumineux assureur cher à Bébéar, sont eux aussi dans le coup.

Bon. Finalement, c’est a se bidonner cette histoire : les maquereaux se bouffent entre eux ! Mais ce qui est grave, c’est que c’est significatif d’un état d’esprit magouilleur et d’une incompétence ahurissante. En effet, comment des gens qui baignent dans ce milieu de la finance peuvent-ils se laisser baiser par un système d’embrouille pyramidale archi connu ? Comment pouvaient-ils avoir la candeur de croire pouvoir gagner 10% de leur mise chaque année, depuis des décennies, y compris lorsque les « marchés » partent en couille ?

L’étalage de leur incompétence est bien plus visible et grave sur ce coup que sur les subprimes. Comment dès lors accorder quelque confiance que ce soit à ces établissements ?

La conclusion est simple : enlevons jusqu’à notre dernier kopeck de ces banques et assurances de nuls !