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26/01/2009

MOBILISATION! Les OGM reviennent!

ogm revolver.jpgOn croyait s’en être débarrassé pour quelques temps. On croyait que la Commission européenne, en la personne de son commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, tenait enfin un homme capable de dire merde aux lobbies. Tè ! Fumes…

Cette calamiteuse Commission vient de recommences ses saloperies, en loucedé, sans faire de bruit pour pouvoir lus faire du mal. Elle vient en effet de relancer des procédures d'autorisation pour la culture de plusieurs maïs transgéniques et une démarche visant à forcer la France à lever ses mesures de sauvegarde.

La décision a été prise mercredi dernier par la Commission, mais n'a fait l'objet d'aucune communication, a reconnu jeudi son porte-parole Johannes Laitenberger. Ceci sur une prétendue « base scientifique ( ! ! ! ? ? ?) » : un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui assure que les OGM ne présentent aucun risque pour la santé humaine ni pour l'environnement. Ben voyons !Y a plus qu’à les croire sur paroles, ces larbins de Monsanto et autres empoisonneurs…

Les procédures lancées jeudi par la Commission visent à autoriser la culture des variétés de maïs génétiquement modifiés BT 11 de la multinationale Syngenta et BT 1105 du groupe Pionner-Dow.

Elles s'attaquent également à la "clause de sauvegarde" adoptée par la France pour suspendre la culture du maïs OGM MON810 de la multinationale Monsanto, car l'EFSA l'a jugée "non justifiée". Sont également visées des mesures similaires adoptées par la Grèce et la Hongrie.

Deux comités de l'UE ont été saisis mercredi et vont devoir se prononcer sur les décisions de la Commission. « Si les votes sont positifs, les OGM vont sur le marché », a précisé la Commission. Sinon, l'arbitrage reviendra aux Etats membres et la décision sera prise à la majorité qualifiée.

OGM j'en veux pas.jpgLe commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas avait initialement refusé l'autorisation de cultiver ces maïs génétiquement modifiés, mais après le nouvel avis de l'EFSA, il n'a pas pu s'opposer mercredi au lancement des procédures, a indiqué son entourage.

Alors MOBILISATION ! Interpellons nos députés ainsi que Borloo, écrivons aux députés européens ainsi qu'aux futurs candidats (les élections sont proches ! !), faisons du ramdam, alertons la presse, gueulons dans nos blogs !

Banzaïe !

24/01/2009

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère » - Lacordaire.

vamps.jpg


- Z’avez vu M’ame Chazotte, ils ont demandé un non-lieu pour ce brave monsieur Messier. Moi je trouve qu’il marquait bien ce monsieur, bien coiffé, toujours souriant, tiré à quatre épingles.

- Ouais. Et les chaussettes trouées. Trouées comme ses mains ! Il a bouffé le pognon de milliers de petits porteurs, il a foutu une de plus belles entreprises française dans une merde noire, il s’est gavé de pognon puis il s’est barré chez les Zétazuniens d’où il vient nous donner des leçons ! Z’avez de drôles de héros M’ame Michu…

- Ben, ch’ais pas moi. Je vous dit ce que j’ai lu dans Paris-Match et Voici. Mais qu’est-ce qu’il a fait ce brave monsieur ?

- L'enquête portait sur la diffusion présumée par la direction de Vivendi Universal – c’est à dire par votre Mossieur Messier ! - de fausses informations sur l'état de ses finances mais aussi sur le rachat massif de titres de Vivandi Universal entre le 17 septembre et le 2 octobre 2001, en violation de la réglementation boursière. En plus, votre bellâtre aux chaussettes trouées est aussi mis en examen pour un protocole de départ qui devait lui garantir 20,5 millions d'euros d'indemnités, auxquelles il a finalement renoncé après plusieurs procédures en France et aux Etats-Unis.

- Ben ça en fait des sous tout ça M’ame Chazotte !

- Ouais. Votre retraite pendant un millénaire M’ame Michu !

- Et c’est quoi ce non lieu ?

- Ben, ça veut dire que le Parquet, ceux qui représentent la société, vous, moi M’ame Michu, considère qu’il n’a pas assez de preuves et estime donc qu’il n’y a pas lieu de poursuivre. Mais attention, un juge d'instruction devra rendre la décision finale et peut en principe ne pas suivre l'avis du parquet. Cette hypothèse est cependant peu probable car le juge auteur de l'instruction, Henri Pons, a quitté son poste parisien dernièrement pour une autre affectation. Ce sera donc un autre magistrat, moins au fait des développements du dossier, qui rendra la décision.

- Comme ça tombe bien ça, M’ame Chazotte !

- Je vous le fais pas dire M’ame Michu…

- Mais alors, c’est ennuyeux ça. Est-ce que ça veut dire que si vous êtes riches ou puissant, vous pouvez passer à travers les gouttes.

- Eh ben voilà M’ame Michu. Z’avez tout compris ! Et c’est pareil pour les toubibs qui ont tué, par négligence et cupidité, plus d’une centaine de gosses en leur donnant des hormones de croissance dont ils ne pouvaient pas ne pas savoir qu’elles étaient très dangereuses ! Non lieu pour eux aussi… Mais rassurez-vous, ma brave M’ame Michu, c’est pas toujours comme ça.

- Ah ! Bon. Vous me rassurez M’ame Chazotte.

- Ouais. Par exemple Julien Coupat…

- Qui c’est M’ame Chazotte çui-là ?

- C’est le « chef » de la terrible bande de terroristes d’ultra gauche qui auraient voulu saboter les caténaires de la SNCF– si l’on en croit la presse aux ordres et M’ame la ministre de l’intérieur, M’ame Mam.

- Oh ben ça alors ! Ils sont dangereux cet homme et ses complices !

- Ouais ! Vous parlez ! Ils élevaient des chèvres dans le Limousin. Sur les dix arrêtés avec un terrible déploiement de force, tous ont été relâchés faute de preuve. Il n’y a que lui, le dénommé Julien Coupat qui reste en taule ! Eux, M’ame Michu, c’est pas des riches, c’est pas des puissants…

- Quand j’étais petite, à l’école, Madame Agulon nous avait appris une fable de La Fontaine qui disait : « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de court vous feront blanc ou noir ».

- Il avait tout compris La Fontaine M’ame Michu. C’est comme Lacordaire qui disait : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère ».


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Le Président et le Ministre : « Décervelez mon ami ! Décervelez ! »


sarko roi.jpg LE PRÉSIDENT
Entrez donc mon ami et venez prendre place
Afin de me conter ce qui vous embarrasse
La réforme est lancée, elle avance à grands pas
Mais je vois bien qu'à tous, celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace

LE PRÉSIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place !

darcos lasserre.jpgLE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens à donner au savoir ;
Voilà qui nous fera des citoyens dociles
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.

LE PRÉSIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir
Promettant des réformes, n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
Car je veux tout savoir !

LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants l'entière liberté
De s'occuper tout seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !
J'ai enlevé deux heures d'école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent :
On dit la journée de trop longue durée
Qu'il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il en faut d'avantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage !

LE PRÉSIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante !

LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l'université.
Voyez l'inanité d'une bonne formation
Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?

LE PRÉSIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE
De l'école en danger j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que l'Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l'école il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra pendre en charge d'une classe les enfants !

LE PRÉSIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir elle n'en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!


C’est pas de moi, mais ça aurait pu !

23/01/2009

Obama, Ob’amen, Allélouïa…

dieu existe pas.jpg


C’est pas ma tasse de thé (enfin, c’est une image, je devrais plutôt dire « mon ballon de rouge » !) les grands raouts où une foule débilitante de délire naïf se prosterne aux pieds d’un énième « sauveur ». Mais il était difficile, voire – au bas mot - impossible de passer à côté du sacre d’Obama.

Ce qui m’a le plus gonflé les aliboffis, c’est cette omniprésence dégoulinante de bondieuseries. Messe le matin, prière avec la gueule dans son assiette au moment du gueuleton, et surtout cet invraisemblable serment sur la bible.

Ainsi, à part Théodore Roosevelt qui s’y est refusé, tous les président des Zuessa commencent leur règne par un geste fort d’intolérance, de favoritisme donc de rejet. Favoritisme pour les chrétiens, rejet ou tout au moins distanciation très officiellement marquée pour tous ceux qui n’ont rien à foutre de la bible : tous les adeptes des autres religions et surtout tous ceux (et ils sont bien plus nombreux qu’on pense) qui n’ont pas besoin de la béquille intellectuelle et morale d’un quelconque dieu pour vivre, mourir et se bien comporter dans cette parenthèse enchantée qu’est l’existence.

Le retour du fait religieux marque un retour au pas de charge vers l’obscutantisme. Adieu Voltaire, éteignons les Lumières, v’là les corbeaux (curés, imams, rabbins, gourous et autres fossoyeurs de l’intellgence) qui reviennent !

Un cardinal français, le ci-devant Tauran Jean-Louis a déclaré : « Comment a fait Dieu pour revenir dans nos sociétés? C'est le grand paradoxe: grâce aux musulmans. Ce sont les musulmans qui, devenus en Europe une minorité importante, ont demandé de l'espace pour Dieu dans la société ».

Pour autant, il n'a pas suffit aux musulmans « de demander de l'espace pour Dieu dans la société », comme dit le cardinal, pour qu'ils l'obtiennent.

D'abord, ce ne sont pas « les » musulmans, mais le clergé musulman qui a exercé ce genre de demande. C'est la politique des États européens qui conduit à la « communautarisation » de la société, en instituant, qu'il y ait demande ou pas d'ailleurs, les divers clergés comme représentants auprès des États de prétendus intérêts communs de leurs fidèles ou supposés tels. En imposant ainsi aux immigrés venus des pays dits musulmans, privés des droits politiques leur permettant de s'intégrer, comme de structures communautaires laïques, des représentants religieux choisis par les États européens, ce sont ces États qui ont permis à « dieu de revenir dans nos sociétés ». Favorisant ainsi la manifestation communautariste et religieuse au sein des diasporas des pays musulmans, les États ont favorisé, par réaction, et dans un climat entretenu de racisme et de peur, la résurgence de la prétendue « identité chrétienne ». C'est en ce sens que le retour du religieux, commencé par l'islam, se propage aux autres religions.

les dieux.jpgIl est une composante essentielle de l’idéologie ultra libérale basée pour partie sur le bon vieil adage « séparer pour mieux régner ». Tant que les « pauvres cons » se disputent, voire s’entre égorgent allègrement pour la « gloire » d’une illusion transcendantale, ils ne se rebellent pas contre leurs oppresseurs !
Les dirigeants de ces religions ont d’ailleurs parfaitement conscience de leurs intérêts communs. Intérêt qui consiste essentiellement à entretenir ces oppositions, grâce à quoi les religions, redevenues identité sociale et refuge, peuvent servir leurs maîtres ultra libéraux.

Dans « L’Homme révolté » l’immense Albert Camus dit : « On ne peut conquérir sa liberté avant d’avoir tué dieu » (Je cite de mémoire, ce n’est pas littéral).

Ouais, ben c’est mal barré avec le « maître du monde » étazunien…


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20/01/2009

Sarko a étudié « L’industrie automobile pour les nuls » !

ECOLOGIE-SARKOmobiler karinevillard.jpg Le Nano Timonier va refiler des monceaux de pognon - 5 à 6 milliards!!! - piqués dans notre poche aux constructeurs de bagnoles français. Bon. Pourquoi pas. Compte tenue de l’importance de l’économie tournant autour de ces bouts de fer (1 salarié sur 6 je crois en comptant toute la filière), ça peut se comprendre. Mais ce pognon public va aller dans les caisses de deux groupes privés qui font toujours des milliards de bénéfices ! Bénéfices qui seront généreusement distribués aux actionnaires et aux dirigeants. Cherchez l’erreur…
Merci à Karine Villard

Et en plus, les patrons de ces groupes refusent toute introduction de l’Etat dans leurs capital ! Et ce gros con de Goshn qui n'a pas vergogne de venir mendier du pognon public tout en réclamant la suppression de la taxe professionnelle! "Je veux du pognon de l'Etat, mais je ne veux pas payer ma quote-part à l'Etat. Plus faux cul tu meurs...

Ouais Victor, mais ce pognon évitera des dizaines de milliers de chômeurs et relancera la croissance.

Mon cul ! Tiens, par exemple la prime à la casse. Ça profite à qui ? Aux ouvriers français ? Que dalle. Cette prime sert essentiellement à acheter des petites bagnoles. Or ces petites bagnoles sont fabriqués à l’étranger, comme la Peugeot 107 en Slovaquie ou la Renault Twingo en Slovénie. Autrement dit Sarko va prendre dans la poche des contribuables français de la fraîche qui va lutter contre le chômage… en Slovénie, en Slovaquie, voire au Portugal, au Brésil…

D'accord pour « mobiliser beaucoup d'argent » en faveur de la filière automobile, a prévenu Nicolas Sarkozy, mais à condition que les constructeurs « gardent la production d'automobiles en France ». Tu parles ! Ces constructeurs se défendent une main sur le cœur et l’autre sur auto pédales.jpgle portefeuille. Peugeot Citroën « ne délocalise pas, mais crée de nouvelles capacités de production au Brésil et en Europe de l'Est », ben voyons ! Renault souligne que 44 % de ses voitures vendues en France y sont fabriquées, ce qui veut aussi et surtout dire que 56% des Renault vendues en France sont fabriquées dans des pays où le dumping social règne en maître et où les ouvriers sont payés à coups de lance-pierres et traités à coups de pieds dans la gueule !

La production des constructeurs français en France a reculé de 10 % au cours des neuf premiers mois de 2008 alors que leur production mondiale a augmenté de 1,8 %. Et ils osent pleurer, la sébile à la mains, ces gros cons ? ! Trop forts les lobbyistes bagnoliens : pendant des années ils nous ont imposés des options à la con dans afin de faire grimper les prix sans rechercher de nouveaux concepts et maintenant ils pleurent… Ras les couilles de tous ces gadgets qui ne servent à rien. Le succès de la Logan en est l’éclatante illustration.
casse auto.jpg
Et puis allons plus loin. Pendant des décennies, les constructeurs se sont gavés. Qu’ont-il fait de ces montagnes de pognons ?
L’ont-ils mis dans la recherche de nouveaux concepts de bagnoles ? Que dalle. Ils ont arrosés leurs actionnaires et se sont contentés de transformer des outils à se déplacer en ordinateurs roulants. Avec tous les risques de bugs que l’on sait…

Pourquoi n’ont-ils pas massivement investi dans la recherche des véhicules électriques, compte tenu de la structure particulière de la production d’énergie en France. En effet, 80% de l’électricité française est produite par les centrales nucléaires. C’est con et dangereux mais c’est comme ça… La spécificité de l’électricité nucléaire c’est qu’elle doit produite en continue car on n’arrête pas un réacteur nucléaire comme une centrale à fuel ou les turbines d’un barrage. Donc, pendant la nuit, des millions de kw sont produits et inutilisés, donc jetés. Ne serait-il pas plus malin de rentabiliser ces kWs pour charger, de nuit, des millions de voitures électriques ?

panneau cadavres.jpgEnfin pourquoi n’ont-ils pas soutenu l’ami Nègre, cet extraordinaire ingénieur qui, à Carros, près de Nice, met au point avec succès une voiture marchant…à l’air comprimé ! Cet homme génial s’étant vu rire au nez tant par Renault que par Peugeot, il a trouvé de l’aide auprès du constructeur indien Tata !

Et c’est à ces connards que le Phare de Neuilly va filer notre pognon !

Va fan culo !

18/01/2009

Ceux qui ne pensent pas comme nous…

brassens souriant.jpgLa blogosphère, qui n’est qu’un reflet de la société, résonne des bruits de bottes et des cris de haine d’un monde qui se roule dans des convulsions dangereuses. La Paix est au bord du gouffre ou risquent de l’y précipiter l’intolérance, l’incompréhension, le rejet de l’autre, le fanatisme, bref la connerie, l’incommensurable connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini.

Puissent ces quelques paroles de notre bon Tonton Georges nous purger quelque peu les boyaux de la tête :


Ceux qui ne pensent pas comme nous

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,
Si sa forme a changé le fond reste identique:
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Refrain :
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.

Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide
­ Que l'on ne se conformât point à son avis:
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

La morale de ma petite ritournelle,
Il me semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle,
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Georges Brassens
Extrait de "l'oeuvre complète" de jean-paul Liègeois (cherche-midi)


16/01/2009

Entendu chez mon boucher: Le livret A comme Arnaque.

vamps.jpg

- Ben alors M’ame Michu. Z’en faites une gueule ce matin ! C’est pas cette nuit que votre Jeannot vous a faite reluire j’ai l’impression…

- M’en parlez pas M’ame Chazotte. C’est que je me suis faite, comment qu’il dit mon petit fils… Ah oui : je me suis faite « sodomisée ». Et sans vaseline, qu’il rajoute. Ch’ais pas trop ce que ça veux dire !

- Ben vous le savez peut-être pas, mais vous avez dû le sentir passer tout de même ! Donc vous vous êtes faites enculées à sec ! Ben ça alors ! Si j’avais cru ça de vous ! Vous cachez bien votre jeu, M’ame Michu !

- C’que vous dites des gros mots M’ame Chazotte… C’est pas ce que vous dites, c’est une image qu’il dit mon petit-fils…

- Ouais… Une image avec de grosses veines bleues ! Ah ! Ah ! Ah ! Sacré M’ame Michu va ! Eh ! Attention de pas perdre vos légumes maintenant. A nos âges, ça prête plus comme avant ! Ah ! Ah ! Ah !

- Mais non. C’est à cause de mon livret A. On a toutes nos économies là-dessus et, d’après mon petit-fils, not’bon président nous aurait sodomisé…

- Ah ! Ça, pour vous être faite enculée, c’est le cas de le dire !

- Mais pourtant, not’bon président, le mari de celle si jolie Madame Carla Bruni, a dit qu’il nous donnait « un coup de pouce »…

- Ouais… Dans le fion (ou dans le Fillon !) le coup de pouce. Depuis des mois, on nous bassine pour ouvrir des Livret A dans toutes les banques. Z’avez dû voir ça partout M’ame Michu : « Venez chez nous ! La banque Tartempion vous propose non pas 4% mais 6%…" Et plein de conneries comme ça. Résultats, plein de bons cons se sont laissé avoir… Et alors là, M’ame Michu, penchez-vous en avant, baissez votre valisère en coton, écartez bien les miches et Hop ! votre Sarko, vous enfile ! sans vaseline comme il dit votre petit-fils. Il baisse les taux à 2,5%. En plus, ils nous font un numéro pas possible les deux duettistes de la saloperie : le Fion proclame un taux de 2% et le Plus Grand Nain du Monde – généreux en diable ! – lui impose de rajouter 0,5% !

- Et c’est pas bien ça M’ame Chazotte ? Vous parlez comme mon petit-fils. Pourtant, ils l’ont dit dans le poste et à la télé : toutes ont dit que c’était un « coup de pouce » ! Et ils ont dit aussi que les sous des Livrets A, c’était pour construire des HLM, donc que si le taux descendait, ça permettrait d’en construire plus et pour moins cher.

- Mon cul M’ame Michu ! Avant oui, c’était comme ça. A l’époque ou seules la Poste et la Caisse d’épargne pouvaient récolter les sous des économies des pauvres, parce que tout cet argent allait aux construction de logements sociaux. Mais maintenant que toutes les banques peuvent récupérer les milliards de cette épargne, c’est autre chose.

- Et pourquoi M’ame Chazotte ?

- Parce que les banques privées ont l’autorisation des sarko-trafiquants qui nous gouvernent de garder 30% de cette collecte pour des opérations à elles, en dehors du circuit des logements sociaux. Donc, on est en pleine escroquerie : taux réduits pour les épargnants et moins de capitaux pour la construction d’HLM. C’est ça la politique « sociale » en Sarkoland !

- Ben vous en savez des choses vous M’ame Chazotte ! Mais enfin, ils l’ont bien dit dans le poste que ça rapportait quand même des sous puis que l’inflation ne serait plus que de 1% par an. Donc avec 2,5%, moi qui ait mon certificat d’études, je sais que ça fait encore 1,5% de bonus…

- Ah ! Ah ! Ah ! Et vous y croyez vous à ces conneries M’ame Michu ? Quand vous allez au supermarché, z’avez vu la baisse vous ? La baise ouais… Avec des poireaux à 3 € kilo, vous trouvez que la vie baisse vous ? Il a raison votre petit fils : ça doit vous plaire de vous faire enculez sans vaseline…

- Oh ! C’que vous parlez mal M’ame Chazotte. Mais paraît que c’est l’Insee qui l’a dit. Un organisme sérieux il paraît. Avec plein de gens à cravates, qui parlent pointu, et manient bien la calculette…

- Mouais… Des têtes d’œufs au service du gouvernement et donc qui font dire ce qu’ils veulent aux chiffres. L’inflation, elle est dans le Caddy. Et elle cavale aussi vite qu’un pet sur une toile cirée…

- Mais alors qu’est-ce qui faut faire M’ame Vchazotte ? Ch’ais plus moi…

- Serrez les fesses avant que votre « Mari de madame Carla » vous envoie un autre Scud dans le cul !



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En picolant mon blanc…SNCF : Service Nul pour les Cons de Français !

bistro.jpg
- Oh ! Loule, remet une tournée de blanc, c’est la mienne.

- P’ting ! T’as gagné au morpion Ch’ois ?

- Non mais j’arrose le changement de nom de la SNCF. Tè, Tatave va nous raconter…

- Ah bon ! C’est quoi ça. Moi qui suis cheminot, ch’uis pas au courant…

- Ben, avant SNCF, ça voulait dire Société Nationale des Chemins de fer Français…

- Et maintenant ?

- Maintenant ça veut dire Service Nul pour les Cons de Français.

- Je te vois venir toi, tu vas encore m’allumer sur les grèves, les retards et tout le bintz. Mais, oh ! Ça te brancherait toi de te faire insulter, cracher dessus, taper sur la gueule parce que tu fais ton travail ?

- Evidemment…

- Ben, la grève à Saint-Lazare comme à Marseille, c’est pour ça. Alors rengaine tes sarcasmes et paye moi un blanc !

- Et vos conneries de caténaires qui pétent de longue, c’est quoi cette magouille ? Tu vas pas me dire que toi tu gobes les embrouilles sur les soi-disant sabotages par de « dangereux » ultra gauchistes éleveurs de chèvres ?

- Il y a urgence pour remplacer les caténaires défectueuses. Mais qui va payer les 400 millions d'euros nécessaires? Mille agents ont, déjà, patrouillé sur l'ensemble des lignes, mais faut savoir que la limite d'usure du fil de contact est beaucoup plus poussée en France que dans les pays voisins. On les use jusqu’à la corde ! Par ailleurs, les investissements affectés, aujourd'hui aux caténaires sont consacrés majoritairement à l'entretien (155 millions d'euros sur les 191 millions de l'enveloppe). Il reste pas grand chose pour les remplacements : 700 kilomètres par an seulement, sur les dizaines de milliers de kilomètres du réseau, t’as qu’à voir… La facture globale devrait avoisiner les 400 millions d'euros, dont une très grande partie devra être payée par Réseau Ferré de France (RFF) qui , depuis 1996, a la charge de l'entretien des lignes ferroviaires. C'est bien là où le bât blesse. Réseau Ferré, plombé par une dette de 28 milliards d'euros (héritée de la SNCF), n'a pas les moyens d'empiler les nouvelles dépenses.

train Dubout.jpg- Le pognon, c’est pas ce qui manque à la SNCF. Avec les tarifs à la gueule du client que vous pratiquez ! C’est vrai que toutes les thunes, vous les foutez dans votre putain de TGV. Et pour les trains de banlieue et les trains de cambrousse, peau de zob ! Que dalle. Tè ! Moi qui suis un gros fainéant robuste, à la bonne saison je prends mes quartiers d’été en cambrousse, au fond du Gévaudan. Je prends donc la ligne qui passe par le massif central, de Nîmes à Clermont et Paris par Alès. Enfin, je prenais, car ils menacent de la supprimer… Un bonheur ce petit train. Aussi rapide que l’auto, moins cher, plus confortable, plus sûr.... Baguenaudant parmi les vaches, j’entendais arriver le convoi qui sonnait joyeusement avant chaque passage à niveau, avant chaque arrêt, avant chaque tunnel. Le conducteur me saluait, la ou le contrôleur se faisait une joie de me montrer la belle machine portative pour délivrer les billets. Et débutait un voyage somptueux entre forêts à cèpes, prairie à vaches, ravins vertigineux et petits villages. Soixante trois tunnels et une bonne vingtaine de viaducs tous plus beaux les uns que les autres témoignaient de l’ingéniosité des servants de jadis de Madame Hessaincéhèfe…

- C’est pas encore fermé. D’autant plus que les régions et les départements crachent au bassinet ! Mais toi et les autres usagers, au lieu de me gonfler les aliboffis à moi, simple lampiste, manifestez avec nous ! Gueulez ! Ecrivez à Pépy !

- T’as raison Tatave je vais écrire au Pépy. En parlant de ça, moi, de parler, ça me donne…la pépie ! Zou, Loule, remets une tournée !


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Merci


15/01/2009

Procès-mascarade de l'hormone de croissance.

injustice.jpgSelon que vous serez puissants ou misérables,
Les jugements de cour vous ferons noir ou blanc…






Les puissants, ce sont les mandarins de ce qu’il faut bien appeler la mafia des toubibs.

Les puissants, ce sont les politicards « responsables mais pas coupables."

Les puissants, ce sont les patrons tueurs qui se foutent comme leur première magouille des conséquences des conditions de travail qu’ils imposent.

Les puissants, ce sont les troufions galonnés qui se protègent derrière le « secret défense ».

Les misérables, ce sont les pauvres cons qui ont bouffés des « hormones de croissances » et qui sont morts de la maladie de la « vache folle », comme de vulgaires bovidés britanniques…

Les misérables, ce sont les pauvres cons qui sont morts du sida, ou qui vivent avec cette épée de Damoclès au dessus de leur tronche après quelques transfusions de sang avarié…

Les misérables, ce sont les pauvres cons qui ont trimé toute leur vie dans des usines bourrés d’amiante et qui se retrouvent avec un chou-fleur dans les éponges…

Les misérables, ce sont les pauvres cons de troufions qu’on a envoyé sans protection sur les sites des explosions atomiques et qui se découvrent rongés par le crabe…

On pourrait continuer sur quelques autres sujets.

Ils ne faisaient pas dans la dentelle les victimes de l’hormone de croissance a l’énoncé de la sentence qui blanchit totalement de toute responsabilité les toubibs, pharmago en chefs et autres pontes qui ont continué à administrer ces jus de mort bien après que leur nocivité ait été dénoncée. Peine perdue. Les guignols en robe les ont renvoyé à leur rancœur et à leurs larmes.

Et encore, même après 18 années de soi-disant instruction, ils ont eu droit à un procès. Mais lorsque le Nano Timonier (au fait, son comportement peut laisser soupçonné qu’il a lui aussi la vache folle, non ?) aura déboulonné les juges d’instruction, plus aucun procès de ce genre n’aura lieu…

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère »
disait le dominicain révolutionnaire Henri Lacordaire. Il doit faire le ventilateur le mec à force de se retourner dans son tombeau!

Puteng ! pauvre pays qui s’enfonce dans une sordide bien que sournoise dictature rampante…



14/01/2009

Gloire à toi, Olivier, maire du Thor, ville interdite aux OGM !

OGM j'en veux pas.jpg- Dites ! M’ame, Michu, z’avez l’air toute guillerette ce matin ! Ce serait-y que vous auriez eu une nuit agitée ? Oh ! je le vois à vos yeux !
- Ça se voit tant que ça M’ame Chazotte ? C’est vrai que mon Jeannot, il a regardé un film cochon et qu’il m’a fait un complet que ça nous a rajeunis ! Il m’a cunnilinguée pendant que je le fellais !
- Ben ça alors ! C’est pas mon Gérard qui m’aurait fait une fleur… Ce con, il a regardé le foutebole, puis au lit, y s’est tourné, a pété et a dormi en ronflant...
- Mais y a pas que ça qui me donne le bonheur M’ame Chazotte. C’est qu’y a quelques nouvelles qu’elles sont bonnes !
- Ah bon ?
- Ben oui. C’est mon petit, le Victor, celui qui écrit dans les journaux, qui me raconte. Tè ! Chez nous, au Thor – une petite ville de 8000 habitants entre Avignon et le mont Ventoux – le maire, le bien nommé Monsieur Olivier, vient de renvoyer dans sa tanière le préfet aux ordres des lobbies pro-OGM.
- Comment ça, M’ame Michu ?
- Ben voilà, qu’il m’a raconté mon Victor : le maire du Thor, c’est un jeunot, un « vert » y paraît. Et il a fait voté à l’unanimité par son conseil municipal un arrêté interdisant la culture des OGM sur le territoire de la commune.Y a même des jolis panneaux dans la ville disant , « Le Thor : ville sans OGM ». Mais le préfet, qui est le représentant du gouvernement dans le département, a fait casser cet arrêté. Le maire s’est pas laissé faire et a porté le pet auprès du tribunal administratif.
- Eh alors ?
- Alors il a gagné ! Les juges ont estimé qu’il était dans son droit d’interdire les OGM, considérés comme dangereux.
- Ben, vrai ! En voilà ,une nouvelle qu’elle est bonne ! Ça me rappelle une histoire ancienne mais croustillante: le maire de Châteauneuf-du-Pape, il s'appelait Diffonti à l'époque, avait fait lui aussi un arrêté municipal qui disait: "Le port et l'usage de la bombe atomique sont interdits sur le territoire de la commune. Le garde-champêtre est chargé de faire respecter le présent arrêté."
- Et ca a été respecté?
- Parfaitement. A Châteauneuf, quand on fait la bombe, c'est pour faire péter les bouchons!

12/01/2009

Toute ressemblance avec un personnage actuel ne serait pas une simple coïncidence...

napo sarko 1.jpgVictor Hugo : « NAPOLÉON LE PETIT » (extraits). Réédité chez Actes Sud (2007) par Jean-Marc Hovasse.

Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, […] c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. C’est un livre où il y a des pages arrachées. A tout moment quelque chose manque. Louis Bonaparte a une idée fixe, mais une idée fixe n’est pas l’idiotisme. Il sait ce qu’il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l’honnêteté, à travers l’humanité, soit, mais il y va. Ce n’est pas un idiot. C’est tout simplement un homme d’un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu’il est dépareillé.

Seulement il oublie ou il ignore qu’au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu’elles sont, hideuses.

M. Louis Bonaparte se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.

Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.

Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.

On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n’y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.

Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.

Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.

napo sarko 5.jpgDans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même "des hommes". Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l’être moral que l’atome cosmique.

Aujourd’hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.

M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.

En attendant, depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s’est épanoui dans sa laideur à une loge d’Opéra…

Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas….

Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît […] dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là. … Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.

Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier, […] on ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent. La ruse : nous avons caractérisé déjà ce grand côté de Louis Bonaparte, mais il est utile d’y insister.

Le 27 novembre 1848, il disait à ses concitoyens dans son manifeste : "Je me sens obligé de vous faire connaître mes sentiments et mes principes. Il ne faut pas qu’il y ait d’équivoque entre vous et moi. Je ne suis pas un ambitieux... Élevé dans les pays libres, à l’école du malheur, je resterai toujours fidèle aux devoirs que m’imposeront vos suffrages et les volontés de l’Assemblée. Je mettrai mon honneur à laisser, au bout de quatre ans, à mon successeur, le pouvoir affermi, la liberté intacte, un progrès réel accompli."

Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette "sonorité", la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? c’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues.

Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :... - Ah ! qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là ? qu’est-ce que c’est que ce rêve-là ? qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là ? d’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n’y a que moi ! Quoi ! dans ce pays de France où l’on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! quelle abominable honte !

Chaque fois que M. Bonaparte crache, il faut que tous les visages s’essuient ! Et cela pourrait durer ! et vous me dites que cela durera ! non ! non ! non ! par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! cela ne durera pas ! Ah ! si cela durait, c’est qu’en effet il n’y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu’il n’y aurait plus de France sur la terre ! [...]

il restera mesquin, […] il ne sera jamais que le tyran pygmée d’un grand peuple. […] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées…

L’acabit de l’individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l’infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. […] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L’histoire rit et foudroie. […] L’historien ne pourra que le mener à la postérité par l’oreille.

L’homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l’oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s’imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?

L’histoire a ses tigres. […] Elle ne mêle pas avec eux les chacals.

Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l’honnêteté publique en pourriture.

Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l’on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.

napo sarko  2.jpgC’est à qui fera ce trafic de soi-même le plus cyniquement, et parmi ces êtres il y a des jeunes gens qui ont l’œil pur et limpide et toute l’apparence de l’âge généreux, et il y a des vieillards qui n’ont qu’une peur, c’est que la place sollicitée ne leur arrive pas à temps et qu’ils ne parviennent pas à se déshonorer avant de mourir. L’un se donnerait pour une préfecture, l’autre pour une recette, l’autre pour un consulat, l’autre veut un bureau de tabac, l’autre veut une ambassade. Tous veulent de l’argent, ceux-ci moins, ceux-ci plus, car c’est au traitement qu’on songe, non à la fonction. Chacun tend la main. Tous s’offrent. Un de ces jours on établira un essayeur de consciences à la monnaie.

Les mots indépendance, affranchissement, progrès, orgueil populaire, fierté nationale, grandeur française, on ne peut plus les prononcer en France. Chut ! ces mots-là font trop de bruit ; marchons sur la pointe du pied et parlons bas. Nous sommes dans la chambre d’un malade.

Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

- Qu’est-ce que c’est que cet homme ?
- C’est le chef, c’est le maître. Tout le monde lui obéit.
- Ah ! tout le monde le respecte alors ?
- Non, tout le monde le méprise.
- O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !

Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa "légitimité"et de sa "mission", on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait.

Il croit à l’adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d’état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu’il s’est fait jurer…

10/01/2009

Tue ! Tue ! Tue ! A mort ! A mort ! Viva la muerte ! Chaque dieu reconnaîtra les siens…

tueur hamas 1.jpgTant dans les lucarnes à décerveler que dans les machines et bruits et dans les PQ imprimés, on ne voit, on n’entend, on ne lit que ça : la guerre ! la guerre ! la guerre ! Des morts, encore des morts, toujours plus de morts.
Ecoutez-les, tous ces connards de tous les bords, Arabes, Israéliens, Français, Algériens, Marocains, etc. appeler à la guerre, appeler au sang. Vous en voulez plein la gueule? Tenez...

7.jpgLa guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

La guerre, c'est pas une mission humanitaire. C'est pas le défilé pimpant, presque gai derrière les musiques martiales de ces beaux jeunes gens solides, virils et disciplinés.

25.jpgLa guerre, c'est l'ombre omni-présente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

La guerre, c'est le bruit des explosions, le cliquetis rageur des tirs, le sifflement menaçant des balles qui ricochent autour de vous.

26a_17502705.jpgLa guerre, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la caillasse du djebel, la boue de la rizière, le pavé défoncé de la rue de Gaza ou d’ailleurs.

La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigts qui ne relâche plus la détente de votre arme.
La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

216.jpgLa guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une rockette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche: « ouf, c'est lui, c'est pas moi! »

897.jpgLa guerre, c'est de la merde.

Tenez ! Lisez ce que pensent des gens courageux et lucides :

QUAND LA HAINE ET LA VIOLENCE REMPLACENT LA TOLERANCE ET LA PAIX

tueurs hamas 4.gifAu moment où des dizaines de familles en Palestine sont endeuillées par la perte d’un fils d’une fille d’une mère d’un père ou d’un proche, des voix s’élèvent dans plusieurs pays non pas pour l’arrêt des combats mais pour jeter de plus en plus de l’huile sur le feu. En effet, à l’abri des bombardements de Gaza, certaines voix ne cessent d’appeler à plus de violences et à plus de mort. Ces derniers multiplient de plus en plus les déclarations médiatiques, demandant aux dirigeants des pays arabes et Musulmans de bouger non pas pour l’arrêt des combats mais pour s’impliquer dans la guerre. « Mais qu’attendent les Egyptiens, les Iraniens et les Libanais pour se mettre de la partie » disent-ils. En dirait que ces personnes sont assoiffés de sang et qu’ils veulent encore voir couler davantage. En fin de soirée, ils s’installent dans leurs luxueux divans en compagnie de leurs enfants pour voir mourir, sous les bombes les pauvres enfants 3169823715_4b1c7a3415.jpgPalestiniens. Très peu sont ceux qui souhaitaient voir les Palestiniens et les Israéliens vivres en paix. Malheureusement, ils sont très nombreux à souhaiter un embrasement total de la région du golfe et pourquoi pas le monde. 3177700438_542ca77cf6.jpgDans plusieurs pays, les microphones des « Minbars » des mosquées se sont reconvertis en une véritable tribune de propagande pour les fondamentalistes qui ne jurent que par une guerre opposant les Musulmans et les juifs. A la fin des grandes prières du vendredi, des violentes manifestations sont organisées et le pire est à craindre. Par faute de programme ambitieux pouvant attirer plus de militants, certains partis n’ont pas manqué de lever le ton pour verser des larmes de crocodiles sur les victimes Palestiniens. « La vengeance, le sang, la mort, le suicide, les juifs, les musulmans et la guerre » tels sont les propos employés au cours des divers rassemblements et manifestations organisés ici et là. Les expressions d’arrêt de la violence, d’arrêt des combats, la tolérance et la paix ont totalement disparus du vocabulaire des commerçants du sang des Palestiniens. Ce qui est vraiment regrettable et que même de grands artistes ont modifié les termes qui ont chanté pour l’amour et pour la paix en faveur de l’intégrisme et la violence. Il est de 3179147689_f19fbd507c.jpgmême pour les gradins des stades de football qui se sont transformés en un lieu d’incitation à plus d’intégrisme, plus de haine et de plus de violence. Pourtant les populations que se soit en Palestine en Israël où dans le monde entier souhaitent l’arrêt immédiat de la guerre et ne rêvent que de vivre dans la tranquillité, la tolérance, l’amour, l’amitié et surtout la paix.


Abderrahmane Hakkar - http://lavoixdesmartyrsdelaplume.over-blog.com/

Karim Sarroub - écrivain http://karimsarroub.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/01/08/vivement-la-fin-du-hamas.html

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09/01/2009

Puteng, Carlita, faut tout faire moi-même!

Merde, il neige, y a du verglas et ces pauv'cons de Français sont pas contents. Z'ont qu'à aller au Brésil, comme tout le monde...

sarko météo photo en délire.jpg


...s'il croit que j'ai le temps de m'occuper de leurs petites conneries, pouvoir d'achat, chômage, retraites, délocalisations...

sarkosauvelemonde.jpg


...et puis merde, faut bien que je trouve du pognon pour les forces vives de la France!

ROBIN-DES-LOIS karinevillard.jpg



Merci à Tropicalboy et à Photos en délire

08/01/2009

Beurk… Bientôt des monceaux de saumons OGM…

insolite-072.jpg
Après les excès des fêtes, vous avez décidé, courageusement, de ménager votre belle et bonne viande humaine en faisant gaffe à ce que vous bouffez, et donc en privilégiant la poiscaille sur la barbaque.

Voilà une idée qu’elle est bonne ! Sauf que…

Sauf que le poisson le plus consommé au monde, le saumon, risque de devenir un drôle « d’ami » de votre estomac ! On sait que les saumons d’élevage de Norvège, d’Ecosse et d’ailleurs sont bourrés d’antibiotiques et autres saloperies peu ragoûtantes. Mais ce n’est pas encore assez pour les empoissoneurs empoisoneurs : des scientifiques fous travaillent (sévissent !) actuellement sur la fabrication de toute une série de poiscailles et produits de la mer (crevettes, langoustes, cabillauds, saumons, etc., une vingtaine d’espèces au moins) génétiquement modifiés.

Le saumon (chiffre d’affaire mondial dépassant les 3,5 milliards de dollars) sera le premier bestiau du genre. Aqua Bounty Technologies, une boite étazunienne comme par hasard, vient de créer un saumon génétiquement modifié. Il ressemble à un saumon, il agit comme un saumon, toutes ses caractéristiques sont celles du saumon de l'Atlantique, mais c’est un drôle de bestiau : on lui a greffé un gêne d’un autre poisson qui a la particularité, vu qu’il crèche habituellement dans des eaux très froides, de fabriquer un « antigel » à poiscaille. Résultat, le sot-mont ainsi modifié, au lieu de bouffer et donc de ne grossir que six mois dans l’année, se goinfre toute l’année comme un sénateur UMP. Il bouffe tout ce qui passe à sa portée, même ses congénères ! Il atteint donc son poids de commercialisation deux fois plus vite. Que du bénéf pour les margoulins qui l’élèvent et le vendent.

bébé cancer.jpgSeulement, comme il est élevé dans des cages en pleine mer, si quelques uns s’échappent, ce qui est toujours le cas, en quelques quarante générations (pas grand chose pour de la poiscaille), il ne restera plus un seul saumon sauvage au monde…

Préparez ainsi le prochain cancer de vos enfants...

Bon appétit !


Ah ! Ah ! Cornes-au-cul ! Je suis le Père Ubu!

Ubu.jpg


Elle arrive, elle est là, la dictature molle
Organisée par un Ubu roi tartignole
Entouré d’une cour de lèche-cul stupides,
De crétins obséquieux, de profiteurs cupides.
Au début le « bling-bling », le Fouquet’s, les Rolex,
Puis vinrent les propos insultants, et le sexe.
Les « veautants » aimaient çà, chez nous la gaudriole
Vaut à ses laudateurs respect et gloriole.
Alors, à l’abri de ce rideau de fumée
La pieuvre totalitaire, sournoise et bien armée
Déplie ses tentacules contre les libertés
Qu’elle suce une à une, jusques à les vider
De tout leur sens formel, de toute leur substance.
La presse, la télé, les radios de la France
Tombent sous le contrôle direct du roi Ubu
Qui nomme leurs patrons, choisis dans sa tribu.
« Ah ! Ah ! Cornes au cul ! Par ma chandelle verte
Les pauv’cons je les veux abrutis et inertes ! »
Pour banquiers et patrons, Ubu a des largesses,
Il sort de sa giberne des milliards qui engraissent
Ses copains, ses coquins, ses spadassins mafieux,
Mais rien pour les chômeurs, les manards et les vieux.
Ses sbires encasqués, méprisant, provoquant
Matraquent sans vergogne lycéens ou manants,
Mettent « en examen » avec hargne et violence
Ceux qui osent gueuler contre leur arrogance.
La justice elle-même est mise sous pression,
On ampute ses droits, dirige son action.
Ubu joue les Français les uns contre les autres,
C’est dans la division qu’il jouit, qu’il se vautre :
Chômeurs contre manards, privé contre public,
Jeunes contre trop vieux, hosto contre cliniques…
Il est insatiable, il veut tous les pouvoirs,
Qui n’est pas avec lui va s’en apercevoir.
Français ! Réveille-toi ! Dénonce l’imposture !
Car elle est là, tapie, l’ignoble dictature…


07/01/2009

Un vent mauvais, mais un vent d’espoir se lève. Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira !

révolution française.jpg
Qu’attend-on en période de crise d’un gouvernement digne de ce nom ? Qu’il contrebalance la stagnation de la prospérité par un rééquilibrage des revenus entre capital et travail dans le sens de la justice. Faute de quoi, la vague qui vient de Grèce va enfler en Europe et le balaiera.

La droite - égoïste, avide, affairiste, cupide, m’as-tu-vu, vulgaire – trouve son énergie dans l’augmentation des inégalités et la priorité donnée aux intérêts particuliers d’un clan au détriment de l’intérêt général du pays. Jusqu’à maintenant, malgré les rodomontades et les incompétences, en dépit de propos méprisants, insultants venant tant du président que de sa garde rapprochée, rien de semblait pouvoir affecter l’impudence des sarko-trafiquants. Les Français « d’en-bas », cocus, battus semblaient résignés. Après tout, ils ont voté à 53% pour ce régime… Et donc, le pouvoir continue sur sa lancée ses entreprises de démolition de l’équilibre social « à la française » : acharnement à la privatisation de la Poste, contre-réforme de l’audiovisuel avec retour à ORTS, harcèlement stupide contre l’Éducation Nationale, travail le dimanche, réduction des pouvoirs des parlementaires avec la restriction des amendements, volonté de mettre la Justice au pied avec la suppression des juges d’instruction (coupables d’avoir mis en examen des politiques et des grands magouilleurs économiques) et autres contre-réformes qui ne servent qu’à mettre le pays encore plus en rogne.

S’ils avaient un minimum de culture, les courtisans d’Ubu se souviendraient qu’en 1789 ce fut, non pas la crise économique du manque de blé, mais la crise du régime monarchique, qui déclencha la Révolution. On se trouve dans une situation dangereusement parallèle. La société, jusque là confiante en l’avenir, régresse car chacun se rend compte que ses enfants seront moins heureux que soi, que la terre qu’on leur laissera sera plus dégueulasse, que le monde dans lequel ils devront vivre sera moins sûr. De plus, chacun a conscience que ce mal-être ne provient pas d’une diminution du gâteau à partager, mais de l’injustice avec lequel il est partagé. Les Français « d’en bas » semblent arracher leurs œillères et se rendre enfin compte que les dés sont pipés : tout pour les banquiers et les patrons voyous, des noyaux de pêches pour le Peuple.

L’opposition est en pleine déliquescence ? Ce n’est pas important. Il n’est même plus besoin d’un leader d’opposition pour guider la révolte sociale, elle risque de se conduire toute seule. C’est la société dans son ensemble qui semble en avoir ras les aliboffis et qui commence à penser que son intérêt est plus à destituer le pouvoir qu’à le conserver. Sarko le sait, qui se méfie de « ce peuple qui coupe la tête à ses rois »…

En Grèce, devant l’incurie mafieuse des dirigeants et l’impossible alternance (deux familles plus ou moins complices se partageant le pouvoir depuis des décennies !), les forces en devenir du pays se révoltent en cassant tout sur leur passage et paralysent le pays. La contagion menace de s’étendre à toute l’Europe et particulièrement à la France, dont la fascination pour la révolution n’est pas usurpée. Le pouvoir en a une peur bleue. Les reculades de Darcos face aux lycéens en sont l’illustration. Et il ne faudrait surtout pas penser s’en tirer avec un scénario à la Mai 68, c’est-à-dire une révolte dans une période de prospérité, suivi d’une réaction contre sociale de l’opinion, et le triomphe de la réaction par les élections faussées par la peur. Cette fois, ce ne sera pas une révolte gentillette contre la société de consommation et contre les rigidités d’une société de grand-papa, ce sera une révolution contre un régime et un système – l’ultra libéralisme – honnis et rejetés en bloc. Les forces de « l’ordre » sont assez fortes pour contenir les débordements de quelques milliers de manifestants, mais en aucune manière face à un ou deux millions d’individus en colère dans la rue tous les deux ou trois jours, à Paris comme en régions.

En France, dans les coups de tabacs, des leaders se révèlent toujours…


06/01/2009

Relance : après l’annus horribilis, l’anus dolorosus !

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Bon. IL a fait ses annonces de « relance » avant les Fêtes et maintenant que les lampions sont éteints, on va voir ce qu’on va voir. Ah mais !

Eh ! Les pauvres, j’ai pensé à vous : relèvement du minimum vieillesse (faut pouvoir acheter son patapon pour survivre), pension de reversion, prime à la cuve, prime à la casse pour vos estrasses de bagnoles pourries, prêts à taux zéro pour vos tanières, sans oublier la prime de « solidarité active de 200 euros, et j’en passe !

Pour 27 milliards que j’en mets ! Quoi ? Y a des mauvais esprits qui disent qu’en fait c’est à peine 5 milliards, le reste n’étant que des remboursements anticipées de dettes de l’Etat et des modification de calendriers sur des opérations déjà programmées et budgétées… Y en a même qui disent que c’est peau de zob par rapport à ce que j’ai refilé aux banques… Pfff… C’est déprimant les pauvres, pas vrai Carlita !

Ce qu’il évite soigneusement de nous dire, le Nano Timonier, c’est que le financement gigantesque de l'économie par les plans de relance, l'endettement et la baisse de la fiscalité des entreprises n'est rien dans l'aide à celles-ci par rapport à l'aide que les gouvernements – le sien comme les autres - vont apporter en fragilisant au maximum l'emploi, favorisant la baisse moyenne des salaires réels et l'augmentation du profit.

L'essentiel des plans de relance n'est donc pas dans l'aide à la consommation, solution provisoire d’ailleurs écartée par Sarko, mais dans l'aide au profit, à travers l'aide aux sous-contrats, au nom de la lutte contre le chômage, de l'emploi jeunes ou autres prétextes, par la fragilisation du statut des chômeurs, forçant de plus en plus ceux-ci à accepter des contrats de travail de plus en plus défavorables en terme de salaires, d'horaires et de stabilité.

En favorisant aussi les licenciements, qui servent autant à adapter l'emploi aux variations du marché, autrement dit à faire porter par les travailleurs seuls le prix de la crise de la surproduction, qu'à permettre à terme le remplacement des anciens contrats arrachés par des décennies de luttes sociales par des contrats adaptés aux besoins urgents de la classe capitaliste. Tout ça s’appelle cadeaux aux entreprises.

Pour donner du pognon aux entreprises, les caisses étant vides et la dette abyssale, il faudra donc trouver de l'argent. Toute augmentation de la fiscalité étant provisoirement écartée en temps de crise, la seule ressource est la réduction des dépenses. Le problème est que l'évolution du rôle de l'État dans l'économie capitaliste, depuis la seconde guerre mondiale, signifie que toutes les dépenses publiques sont orientées en faveur de la consommation, du sacro-saint marché. Ainsi les dépenses de santé publique sont-elles le débouché essentiel des puissantes industries pharmaceutiques, les allocations diverses, chômages et pensions, soutiennent-elles l'immobilier et la grande consommation, tandis que les travaux publics soutiennent la grande industrie, les dépenses militaires entre autres l’industrie de pointe, etc. Le fonctionnement de l'État lui-même constituant un marché essentiel pour les entreprises du secteur énergétique et immobilier, entre autres. Même les dépenses culturelles sont partiellement orientées vers la création d'un marché spécifique.

Il va donc falloir faire des choix, en fonction de la puissance des différents lobbys industriels, de l’importance stratégique des marchés et… de la docilité sociale !

Les dépenses qui permettent de maintenir la paix sociale, ce sont précisément les allocations, les soins de santé, les services publics, ce sont tout ce que les États ont dû céder face aux luttes des travailleurs au cours des décennies précédentes, ce que l'on appelle les "acquis sociaux". Ces acquis constituent en fait une part du salaire réel de travailleurs, la différence entre salaire brut et salaire après impôts, qui leur était donc versés sous forme de services, d'assurance, d'allocations. A ceci près que le salaire net est versé individuellement, alors que le salaire brut est versé globalement.

La destruction des acquis sociaux financera les plans économiques. La diminution des dépenses dans ce secteur se fera soit directement, par une diminution, ou un gel des allocations, une diminution des remboursements de soins de santé et des services publics, ou indirectement, en restreignant l'accès à ces allocations et remboursements: recul de l'âge de la retraite, exclusion du chômage, réduction de la durée des allocations, etc.
Avantage induit : fragiliser les travailleurs, les poussant à accepter des conditions de travail et de salaire en baisse.

Pour une fois, il n’a pas menti en nous promettant, lors de ses vœux, qu’on allait en chier !

05/01/2009

Vive la crise ! Et les AUTOREQUISITIONS ! «Face à la crise, réquisitionnons, partageons !»

cons sots mateurs.jpg- Ben dites, m’ame Chazotte, vous vous menez bien vous ! Foie gras, pintade, chocolats dans des boites qui brillent ! Vous avez gagné au morpion au quoi ?
- Boudioù ! M’en parlez pas m’ame Michu : c’est mon petit fils qui m’a apporté tout ça. Et plein d’autres choses encore.
- Votre petit-fils ? Mais je croyais qu’il était au chômage ?
- C’est vrai, mais, avec une bande de copains, ils font dans l’humanitaire.
- Ah ça c’est bien. C’est des braves petits alors. Ils vont apprendre à manger au macdo aux nègres alors ?
- Non. Pas du tout. Ils font dans l’humanitaire ici. Ils appellent ça comme une marque de voiture. « L’AUTOREDUCTION » ou « AUTOREQUISITION » ou encore « La prise au tas » qu’ils disent.
- Ils vendent des voitures ?
- Non. Ils vont dans les grands centres commerciaux aux jours et aux heures de plus grosse affluence. Ils remplissent des sacs poubelles de plein de victuailles, que des choses de première nécessité, puis ils distribuent des tracs aux clients qui disent des choses comme « Nous réquisitionnons, nous distribuons ! », ils étendent des banderoles avec marqué pareil et ils sortent.
- Sans faire la queue aux caisses ?
- Ils viennent à 40 ou 50, investissent plusieurs caisses et sortent.
- Sans payer ?
- Sans payer.
- Et les patrons sont d’accord ? Et que fait la police ?
- Les patrons font un peu la gueule, mais plutôt que de perdre beaucoup d’argent avec des caisses bloquées et de faire fuir leurs clientèle par une action policière violente ils négocient et finissent par les laisser partir, avec leurs sacs pleins ! Ils déclarent même haut et fort, comme le leur demande ces braves jeunes, qu’ils sont d’accord ! Alors les flics ne disent rien et les laissent sortir ! Ils partent alors en chantant des belles chansons que ça me donne la chair de poule :
«Oui mais, ça branle dans le manche.»
«Les mauvais jours finiront.»
«Prends garde, à la revanche.»
«Quand tous les pauvres s'y mettront.»
- C’est vrai que c’est joli ça.
propriété vol.jpg- Après, ils distribuent tout ce que le patron leur à finalement donné aux pauvres, devant l’ANPE ou des ONG de défense des pauvres. Voilà pourquoi j’ai bien mangé pour le réveillon m’ame Michu !
- Ben, dites, c’est bien ça !
- Paraît que ça se fait de plus en plus. A Paris, à Grenoble, à Rennes, même en Espagne, en Belgique, en Suisse. Parait que c’est les Italiens qu’ont inventé ça dans les années soixante !
- C’est vrai qu’ils sont dégourdis les Italiens !
- Y a même un livre qu’a été écrit sur ces pratiques : livre de Yann Collonges et Pierre-Georges Randal "Les autoréductions, grèves d'usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976)", Editions Christian Bourgois, Paris, 1976.

04/01/2009

Livret A : Y a bon, bon pognon des pauvres !

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L’annus horibilis commence bien: les sarko-trafiquants viennent de frapper, fort, sur la gueule des « pauvres cons », ceux qui, selon la terminologie présidentielle, ne sont là que pour travailler plus pour les riches, pour gagner moins.

Ces « cons », les sarko-trafiquants ne les trouvaient pas encore assez « pauvres ». Ils ont donc mis en place une procédure pour sucer leurs pauvres éconocroques au profit de qui ? Ben, des pleins de thunes, bien sûr, par l’intermédiaire de ces machines à voler que sont les banques.

Je m’explique : depuis un an, la propagande officielle bassine le bas peuple pour l’inciter à ouvrir des livrets A, ce bas de laine de la France d’en-bas. Mais de les ouvrir non pas à La Poste et à la Caisse d’épargne, selon la tradition, mais dans les banques privées. Et les bons cons, alléchés par un taux de 4% net d’impôts, se sont pressés pour ouvrir ces bas de laine. Cette manne représente 135 milliards d’euros ! Y a bon, bon pognon des pauvres ! Il va de soi que les banques privées vont tout faire pour embrouiller les « pauvres cons » en leur proposant des produits « maison » qu’ils leurs présenteront comme plus « attractifs », plus « performants ». Ouais… Mon cul… Des produits forcément adossés à la bourse, donc éminemment à risques contrairement au bon vieux livret A.

Mais ce n’est pas tout : la saloperie procède d’une connivence entre les banquiers et le gouvernement. En effet, ce dernier, vient de décider que le taux de rémunération du livret A va passer de 4% à 2,5% ! Autrement dit une rémunération inférieure à l’inflation qui, malgré les mensonges de Lagarde, tangente plus ou moins les 3%.

Donc, chaque année, votre livret A va vous faire perdre du pognon. Au profit de qui ? Des banques qui, sans rien faire, s’engraisseront sur votre (notre) dos. De plus elles prêteront, elles VOUS prêteront VOTRE pognon à des taux usuraire à travers l’escroquerie de leurs « prêts-revolving ».

Après on s’étonnera que certains « mauvais Français », de plus en plus nombreux, pensent qu’il est temps de sortir les fourches, d’aiguiser les faux, de faire provision de gros boulons, voire de repérer les branches de platanes les plus solides…

02/01/2009

Télé-machines-à-décerveler : rendre les cerveaux réceptifs à cacocola ET aux sarkonneries !

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Ça n’a pas tardé. Dès le premier de l’an, la télé publique s’est vautrée dans la complaisance, dans le léchage de cul ostentatoire. La druckérisation de la télé publique est largement entamée. Témoin la seconde partie sur ORTF2, entièrement consacrée à dame Bruni Carla, épouse Sarkozy. Moi, un peu alourdi par le foie gras, je suis allé me coucher, mais ma femme s’est régalée ! Pourquoi pas, la dame est superbe, loin d’être conne et si sa voix ne fera jamais d’ombre à la Callas, ça peut s’écouter. Le problème, c’est que ce type d’émission est significatif du bourrage de crâne d’une télé sous influence ou s’est instaurée sournoisement une nouvelle forme de censure.

Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine". Ils font de l'info sans infos...

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaînes n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, grande spécialité de Pernaut sur ORTF1, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...). Que ce soit chez Ruquier, chez Sébastien, chez Durand, c’est la loi du genre, mais c’est pareil à la fin des J.T. On voit un défilé, d’une chaine à l’autre, d’une station radio à l’autre des mêmes clampins venant vendre leur salade.

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée. La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 15 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchaînant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

- Bon, Victor, dans trois jours, tu ne te farciras plus la pube alors arrête de râler !
- Ouais, mais on n’a pas fini de se farcir des palanquées de sarkonneries…