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19/07/2008

Les menteurs tueurs de la mafia nucléaire.

Vous les avez obligatoirement vu les pubs d’Areva, avec une petite musique guillerette, de la belle nature, de l’urbanisme de rêve… Ouais. Bourrage de crâne pour pauvres cons obtus et surtout résignés…

L’industrie nucléaire, c’est le danger sournois, permanent mais invisible… Servi par une oligarchie issue du clan des Mines et de Polytechnique. L’opacité est la règle, la morgue et le mépris des populations est la méthode.

« Des rejets d'effluents radioactifs "sans impact sur l'environnement" ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé vendredi à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » avouent, ne pouvant faire autrement les porte paroles de cette industrie. Ils assurent « qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes" (Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN). "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé.

Ben voyons ! Ceci arrive quelques jours après le rejet de 360 kg d’uranium dans la nature à Socatri.

Eh ! Victor, arrête de nous bourrer le mou, l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) a classé ces fuites au « niveau 1 » c’est à dire « incident léger ». C’est pour ça que depuis l’eau est impropre à la consommation, les baignades sont interdites, etc., etc…

Au-delà des dangers que font courir ces « incidents » à la population environnante, c’est désormais l’hallucinante opacité de la pratique de l’industrie nucléaire qui est mise en lumière. «Les procédures d’information des autorités et des populations semblent n’avoir pas rigoureusement été respectées». Ben voyons !

Mais la fuite va s’avérer être la partie émergée d’un iceberg radioactif plus inquiétant : les mesures pratiquées sur les nappes phréatiques aux abords de Tricastin mettent au jour des points de concentration en uranium inexpliqués. «Ceux-ci ne peuvent être liés à l’incident car ils lui sont antérieurs», assure la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). D’après l’organisme de mesure indépendant, des produits ayant servi au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et entreposés sous une butte de terre depuis la fin des années 70, pourraient avoir causé une lente migration de matières chimiques et uranifères jusqu’aux nappes qui alimentent les puits des habitants.

Rien que ça ! !

Jean-Louis Borloo, a souhaité que le Haut comité sur la sécurité nucléaire vérifie «l’état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises». Pourquoi ? Ça n’est pas fait systématiquement ? Ben… Non !
Ces vérifications doivent « être élargi à tous les sites nucléaires : aux sites de traitement des matières, aux anciennes mines d’uranium, aux sites militaires et aux centres de stockage des déchets.»

Des déchets, il y en a des grands et des petits, des ingérables et des éternels à l’échelle d’une vie d’homme. Il y en a partout, ces tonnes par milliers. Dans les années 50, ne sachant que faire des plus dangereux résidus, les scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique n’hésitaient pas à les répandre au fond des océans… Et dans les années 70, ce qui se passe au Tricastin en atteste, on en planquait des moins dangereux sous des buttes de terre. A Marcoule par exemple, l’activité actuelle principale est de sortir et de vitrifier le contenu des milliers de fûts de déchets radioactifs stockés simplement dans des bidons de 200 l genre fut d’essence, rangés les uns contre les autres sur des centaines de mètres ! Ceci depuis des décennies, sous le ruissellement qui amène bien sûr les effluents au Rhône voisin…

Heureusement il existe un trublion nécessaire au milieu de ce cénacle nucléocrate : la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Créée au lendemain de Tchernobyl par une bande de copains scientifiques inquiets, dont Mme Rivasi, la Criirad est une organisation indépendante qui manie l’art d’emmerder l’industrie nucléaire en dévoilant ce qu’elle préférerait taire.

Quels sont les risques sur place ? La fuite du 7 juillet a contaminé la nappe, certes, mais l’uranium a vite été emporté par le Rhône, si bien qu’il n’a pas eu le temps de se fixer dans l’environnement. Le Rhône poubelle de toutes les saloperies, nucléaires comme chimiques. Pauvre Fleuve-Dieu de mon enfance…

Les habitants et élus de la région estiment avoir été «traités en sous-citoyens» et ne cachent pas leur inquiétude pour l’avenir.

Le gouvernement a exigé la vérification de l’état des nappes phréatiques situées «près de toutes les centrales nucléaires françaises». Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a exigé «de la transparence, de la transparence et encore de la transparence». Ben voyons !

Mais qui fera les analyses et les mesures ? Les mêmes que ceux qui n’ont rien dit pour l’affaire Tricastin, à savoir l’Autorité de sûreté nucléaire et l’IRSN… Juges et parties…

La boucle est bouclée. On nous prend une fois de plus pour des cons. Mais si c’est si récurrent, n’est-ce pas parce que nous sommes réellement des cons ? De nous laisser flouer continuellement sans rien dire ? Pas vrai, les électeurs de Sarko ?

18/07/2008

"Refuser la burqa, c’est respecter l’islam"

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Par Dounia Bouzar anthropologue du fait religieux, ancienne personnalité qualifiée du Conseil français du culte musulman. Auteur de : L’Islam, l’intégrisme et nous, Plon, 2007.

Paru dans Libé du vendredi 18 juillet 2008


Des sectes musulmanes profitent de l’ignorance généralisée de l’Occident sur l’islam pour se développer. Alors qu’elles sont interdites au Maghreb, les prédicateurs se nommant «salafistes» endoctrinent des femmes dans l’espoir de multiplier des cellules familiales. Car il s’agit bien de sectes. Ces groupuscules qui se disent musulmans utilisent l’islam pour fabriquer des frontières mentales entre les adeptes et le reste du monde : les non croyants, les croyants non musulmans, mais aussi les autres musulmans qui ne sont pas comme eux. Comment ? En arrachant les individus à tous ceux qui assurent traditionnellement leur socialisation : enseignants, éducateurs, animateurs, parents et même… imams ! Car il s’agit d’exacerber les différences avec «les autres», c’est-à-dire tous ceux qui n’adhèrent pas à la secte. Et d’exagérer les ressemblances entre «adeptes», jusqu’à provoquer l’amalgame. A l’intérieur du groupe, les uns ne doivent pas se distinguer des autres, le «je» doit devenir un «nous», sans différenciation. Il s’agit de créer l’unité totale entre les adeptes.

Nous retrouvons bien de nombreux critères de la définition de la secte du rapport parlementaire de 1996 (1) : «déstabilisation mentale, rupture induite avec l’environnement d’origine, atteinte à l’intégrité physique, embrigadement des enfants, discours plus ou moins antisocial, troubles à l’ordre public». Depuis la nuit des temps, l’histoire des sectes est la même : ces groupuscules, porteurs de valeurs apparemment religieuses, sont des organes qui se coupent des «Eglises» (2) en même temps qu’elles se mettent à distance de la société dans laquelle elles veulent se répandre. Elles sont une force de rupture puisqu’elles reprochent aux Eglises d’avoir perdu leur authenticité originelle à force de compromis avec la société et d’alliance avec la puissance politique : aucune négociation n’est donc possible avec ceux qui n’appliquent pas les principes fondamentaux du groupe.

La première caractéristique des sectes, également énoncée dans le rapport parlementaire, est bien leur caractère de non assimilabilité puisque tout est fait pour désocialiser l’adepte. Point de surprise, donc, à ce que le Conseil d’Etat estime qu’une Marocaine appartenant à un de ces groupuscules ne requiert pas les conditions suffisantes pour acquérir la nationalité française. Le contraire aurait été inquiétant !

En revanche, que la décision juridique puisse faire l’amalgame entre la religion elle-même et l’appartenance à une secte apparaît très grave. Car l’arrêt du Conseil d’Etat du 27 juin indique bien que Mme M. «a adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d’égalité des sexes». Voilà encore un exemple où les instances républicaines reprennent au pied de la lettre les définitions de l’islam des intégristes. En serait-il de même si un Mexicain se reconnaissant «serviteur de la Rose-Croix» demandait la nationalité française ? Espérons qu’elle lui soit refusée, mais il ne viendrait à l’idée de personne de spécifier que «M. a adopté une pratique radicale de la religion chrétienne». La terre entière saurait d’un commun accord que le pauvre bougre s’est fait endoctriner par des charlatans.

Ce n’est pas la première fois que la République française laisse les intégristes définir l’islam. Rappelons-nous que déjà, en 2005, un juge avait relaxé un imam salafiste qui appelait à la violence contre les femmes en argumentant que «M. Bouziane s’est limité à expliquer ce que dit sa religion au travers du Coran et [que] le tribunal n’a pas à pénétrer dans le for intérieur de la religion» (3). Plus récemment, le fameux jugement du tribunal de Lille acceptant de considérer que la virginité comme «qualité essentielle» de la mariée pose le même type de questionnement : la justice a-t-elle cru ainsi «respecter les valeurs de l’islam» ? Aurait-elle statué de la même façon pour la requête d’un mari chrétien ou juif ?

La laïcité est là pour lutter contre les systèmes moyenâgeux qui autorisent des hommes à se servir de Dieu pour édicter des lois prétendument divines qui les arrangent ! Faire la séparation entre le profane et le sacré, c’est justement prendre conscience que ce sont toujours des hommes qui parlent au nom de Dieu.

Etre choqué par une burqa, c’est respecter l’islam, puisque cela revient à s’étonner et à être persuadé que la religion musulmane ne peut édicter ce type de conduite archaïque. Relier la burqa à «une pratique» de l’islam, c’est valider la définition de l’islam des intégristes et renforcer leur pouvoir.

A ceux qui ont le sentiment qu’une «double peine» est appliquée à cette femme, il faut rappeler que le seul moyen d’aider quelqu’un à sortir d’un endoctrinement sectaire, c’est d’essayer de le remettre en position de «sujet pensant». Le refus du Conseil d’Etat va obliger Mme M. à élaborer une pensée sur ce qu’elle voulait présenter comme un automatisme de sa religion. Et si elle recommence à penser, elle sera sauvée…


(1) Alain Gest et de Jacques Guyard, «Rapport fait au nom de la Commission d’enquêtes sur les sectes», Assemblée nationale, n° 2468, 1996.

(2) Entendons pour l’islam «des discours officiels des quatre écoles de théologie».

(3) Lire «Après l’affaire Bouziane, ça suffit», du même auteur, le Monde, 24 juin 2005.

17/07/2008

RENDEZ-NOUS SINE, BORDEL DE MERDE !

Je suis dévarié… Parce que je viens d’entendre que Charlie Hebdo – l’un des deux seuls organes de presse LIBRE de France, l’autre étant le Canard Enchaîné – viens de se tirer une balle dans le pied. Ceci en faisant l’impensable : virer Siné ! ! ! VIRER SINE ! ! ! Autant tout de suite se couper les couilles…

Fils de la génération Hara-Kiri, je suis un lecteur ancestral de Charlie Hebdo. Qui s’appelait Hara-Kiri Hebdo au départ, et qui a changé de nom, bravant l’interdiction de paraître des terribles censeurs de l’époque après la couverture fameuse « Bal tragique à Colombey : 1 mort » mettant en parallèle la mort du général avec un incendie catastrophique dans une discothèque de St-Laurent-du-Pont.

C’était le Charlie de la Grande Epoque, bousculant joyeusement tous les tabous, avec des plumes et des dessinateurs flamboyants, incomparables. Les chroniques au vitriol du grand François Cavanna, les élucubrations écolos de Fournier, les inventions du Professeur Choron, les dessins ravageurs du grand Reiser, les premiers pas de Wolinski avec les deux mecs au bistrot, le grand Duduche de Cabu, Willem, etc… Nostalgie, nostalgie…

Puis Charlie est mort… Faute de lecteurs. Laissant orphelins bien du monde. Il a été relancé, quelques années après, par une nouvelle équipe animée par Philippe Val, et où l’on a retrouvé avec délectation les signatures de Cavanna, les dessins de Cabu, Wolinski, Willem, renforcées puis plus ou moins remplacées par de nouveau venus talentueux…

C’est à Philippe Val que nous devons cette résurrection. C’est lui qui a fait de Charlie un des deux seuls organes réellement d’opposition. Val tournerait-il sarko-compatible ?

Cavanna, c’est toi le Gardien du Temple, alors dit quelque chose ! Ne laisse pas faire pareille connerie.

Eh, « Mooosieur le directeur de publication », que je sache – et je sais, ayant été moi-même dans cette position – c’est AVANT publication que l’on peut, que l’on doit discuter avec l’auteur d’un article avec lequel on n’est pas d’accord. Le directeur de publication, responsable devant la loi, peut même refuser la publication d’un article. Vous n’avez pas usé de cette prérogative, vous n’avez donc plus rien à dire ni à faire qu’assumer, APRES !

Alors, s’il-vous-plait, « Moosieur le directeur de publication », RENDEZ-NOUS SINE, BORDEL DE MERDE !

16/07/2008

Sarko: « C’est clair, c’est simple et c’est net : il n’y aura pas de privatisation de GDF. »


A l’époque, Sarko sévit à Bercy et l'Italien Enel veut racheter Suez. Villepin ; pour sauver son pote Mistrallet, patron de Suez, préconise le rapprochement avec Gaz de France. Ce qui implique alors la privatisation de la compagnie nationale.

Les syndicats se mobilisent, le conseil constitutionnel met l’opération en veilleuse jusqu’à ce que… Sarko, devenu - hélas, trois fois hélas - président, relance l’affaire !

Le soi-disant but c’est de mieux négocier l’achat du gaz pour avoir de meilleurs prix. Mais les clients finaux, vous, moi, n’en verront pas la couleur puisque le nouveau groupe sera en position de monopole… Pas de concurrence de vente de gaz en France, donc pas baisse de prix à attendre, tout le contraire.

On retourne au cas précédent, sauf que le client contribuable est baisé : les prix vont décupler, comme ailleurs dans le monde.

Et on revient à une situation étrangement parallèle à celle d’EDF-GDF d’avant. Qui marchait très bien pour le plus grand profit des clients-contribuables-propriétaires… Ceux-ci seront maintenant cocus et les énormes bénefs n’iront pas au pays, mais dans la poche des actionnaires, en grande partie étrangers…

Merci Sarko.

Eh ! Les 53% de couillons qui ont voté pour lui, vous êtes cocus, une fois de plus ! Tant mieux, ça vous va bien.

Moi je m’en fous, je me chauffe au bois !

14/07/2008

14 juillet, je fais comme Tonton Georges: à table!

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La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

12/07/2008

Vacanciers, visitez le site atomique du Tricastin, ses fuites nucléaires, ses responsables irresponsables, ses fabriques à cancer...

Tricastin: la CRIIRAD dénonce l'opacité de la Socatri et de l'ASN
AP | 11.07.2008 | 18:11

La Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) a une nouvelle fois dénoncé vendredi l'opacité de la société Socatri, à l'origine de la fuite d'uranium au Tricastin, et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

"Nous ne disposons toujours pas vendredi des informations que nous avions demandées mardi, le lendemain de l'incident, sur ce que contenait réellement les cuves qui ont débordé. Nous voulons des chiffres en becquerels et non en grammes", a indiqué à l'Associated Press Corinne Castanier, directrice de la CRIIRAD.

"Aujourd'hui, il y a une opacité totale sur la composition chimique et radiologique du contenu de la cuve, une opacité sur la pollution ou non de la nappe alluviale, et les retards pris dans la publication des résultats ne sont pas de bon augure", a ajouté Mme Castanier. Selon les calculs de la CRIIRAD, la Socatri a rejeté en une seule fois lors de l'incident 27 fois la limite maximale autorisée sur l'année.

"Les informations qui sont délivrées posent plus de questions qu'elles n'apportent de réponses. La Socatri donnent les chiffres qu'elle veut, mais ne prouve rien. Il y a notamment des incohérences dans les données fournies sur la pollution des ruisseaux alentours", reprend Corinne Castanier. La CRIIRAD s'en prend également à l'ASN, accusé de "laxisme". "Que fait l'Etat? L'ASN a attendu deux jours après l'incident pour mener une inspection, a donné ses prescriptions vendredi et a laissé encore 24 heures à la Socatri pour se mettre en conformité", estime la CRIIRAD.

"Si la Socatri doit attendre une inspection et une notification de l'ASN pour vider les cuves qui fuient ou qui ne sont pas associées aux cuves de rétention prescrites par l'arrêté de 2005, c'est une suspension de l'autorisation d'exercer qui s'impose, et dans les plus brefs délais!", écrit l'association dans un communiqué.

La CRIIRAD remet également en cause le classement de l'incident au niveau 1 (simple anomalie) sur l'échelle européenne INES qui en compte sept. L'ASN "a classé ce dysfonctionnement grave au niveau 0 (...) Ce type de décision crée un climat de permissivité, voire d'impunité, extrêmement préjudiciable à la protection de l'environnement et surtout de la santé des populations environnantes: tous les polluants radioactifs et chimiques rejetés dans l'atmosphère sont directement respirés par la population", dénonce l'organisme indépendant. AP

10/07/2008

INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN !

1df39cdf49284876c0959d68362b999a.jpgLe flou artistique englue les informations concernant la grave fuite d’uranium survenue à l’usine Socatri du site du Tricastin, à la limite de la Drôme et du Vaucluse. Depuis qu’une loi scélérate a supprimé toute possibilité d’expertise indépendante, celle-ci est uniquement le fait de l’ASN, organisme payé par…l’industrie nucléaire ! Le voleur qui se juge lui-même !

Cette loi a été créée avant tout pour interdire l’action de la CRIIRAD, laboratoire indépendant qui a toujours filé des boutons à tous les « nucléophiles ».

Puisqu’ils sont brimés, donnons la parole aux experts de la CRIIRAD qui dénoncent les magouilles des tenants du nucléaire à tout crin :


« Un communiqué des Préfectures du Vaucluse et de la Drôme vient d’informer le public qu’une opération de nettoyage d’une cuve sur le site de la SOCATRI a conduit au déversement de 30 m3 d’effluents radioactifs sur le sol et dans le canal adjacent. Ce communiqué vient d'être complété par un communiqué de l'ASN.

Les communiqués des Préfectures et de l'ASN indiquent que ces effluents contenaient 12 grammes d’uranium par litre. L’utilisation de l’unité de masse au lieu de l’unité de mesure de l’activité (le becquerel) ne rend pas compte de l’ampleur de la fuite. Il est utile de comparer le rejet accidentel aux limites annuelles que doit respecter la SOCATRI.

1. Violation de la limite annuelle de rejet
En prenant l’hypothèse d’un rapport isotopique naturel (soit 0,7% d’uranium 235) et de l’absence d’uranium artificiel (ni uranium 236 ni uranium 232), l’activité massique correspondant à 12 grammes par litre est d’un peu plus de 307 000 Bq/litre(1), soit pour 30 mètres cube d’effluents, une activité totale en uranium de plus de 9 200 000 000 becquerels, soit 9 200 MBq (mégabecquerels)

Aux termes de l’arrêté du 16 août 2005, la SOCATRI ne doit pas rejeter sur un an, dans le canal de Donzère-Mondragon, plus de 71,7 MBq en isotopes de l’uranium.

La fuite qui s’est produite a donc conduit à un rejet dans l’environnement plus de 100 fois supérieur à la limite annuelle (128 fois sur la base d’une hypothèse qui n’est absolument pas maximaliste).

Précisons par ailleurs, que les rejets doivent être effectués dans le canal de Donzère-Mondragon, où le débit doit assurer une dilution suffisante des effluents radioactifs. Ici le rejet a été effectué en partie dans un canal débouchant sur le ruisseau de La Gaffière (qui ne présente pas les capacités de dilution requises) et pour partie sur le sol (aucune précision n’a été donnée sur les volumes de terre contaminés, ni sur la profondeur des infiltrations : la nappe alluviale n'est qu'à 2 ou 3 mètres de profondeur).

Par ailleurs, si les effluents contenus dans la cuve proviennent d’installations qui travaillent sur l’uranium de retraitement (un uranium qui comporte des radionucléides artificiels) les rejets sont strictement interdits.

2. Violation de la limite d’activité volumique (concentration)
Aux termes de l’arrêté du 16 août 2005, la limite d’activité volumique des isotopes de l’uranium dans les effluents après traitement doit être inférieure à 50 Bq/l. Toujours sur la base d’un rapport isotopique naturel et de l’absence d’isotopes artificiels, l’activité massique des effluents serait d'environ 300 000 Bq/l, soit un dépassement de plus de 6 000 fois la limite réglementaire.

La CRIIRAD demande la communication immédiate des résultats d’analyse détaillés par radionucléide, ce qui permettra d’affiner les calculs et de préciser la nature des infractions et l’importance des risques environnementaux, voire sanitaires. Les effluents étant stockés dans une cuve, la SOCATRI devait en connaître la composition isotopique... ou alors c’est un dysfonctionnement supplémentaire. La transparence est dans tous les discours, ce serait mieux qu'elle soit dans les actes.

Il est intéressant de remarquer que lorsqu’une fuite accidentelle se produit et qu’elle est inférieure, ou très inférieure, aux limites de rejet, cette comparaison est systématiquement mise en avant par l’exploitant et l’Autorité de sûreté nucléaire et l’Etat. En revanche, lorsque la fuite représente un dépassement considérable (plus de 100 fois et plus de 6 000 fois) des limites maximales, la comparaison disparait du discours officiel et les résultats sont présentés… en grammes !

(1) Cette activité pourrait être nettement supérieure avec une teneur en uranium 235 supérieure à la teneur naturelle (la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% !) et en cas de présence d’uranium de retraitement (et donc d’isotopes artificiels de l’uranium). »




Sur un tout autre sujet, celui dit du "blasphème", allez lire l'excellent article de Nadia sur:

http://nadiacontrelemondedeanna1.blogs.nouvelobs.com

09/07/2008

Fuite nucléaire de 360 kg d'uranium dans la nature au Tricastin : comme toujours l’OPACITE…

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Après la fuite de 30 m3 de liquide contenant 12 g d'uranium par litre, soit 360 kg d'uranium, voici le premier communiqué de presse de la Criirad, laboratoire indépendant de vigilance nucléaire, bête noire des apprentis sorciers d’Areva, du CEA, de Comurex, de Socatri et de toutes les entreprises qui grenouillent dans le nucléaire :

« Tricastin fuite radioactive, communiqué CRIIRAD 09/07 Site nucléaire du Tricastin : fuite radioactive sur l’installation SOCATRI (filiale AREVA)

A.La CRIIRAD rappelle la teneur de son premier communiqué de presse :

La fuite a provoqué le rejet dans l’environnement d’au moins 9 000 Mégabecquerels (MBq), soit un dépassement de plus de 100 fois la limite maximale autorisée sur l’année (71,7 MBq) et de plus de 700 fois la limite maximale mensuelle. La limite d’activité volumique a été pulvérisée : rejet de plus de 300 000 Bq/l pour une limite maximale de 50 Bq/l.

B. La CRIIRAD demande des explications sur :

1/ les délais entre la survenue de l’accident et la mise en œuvre de mesures de protection et d’information de la population et de ses représentants ;

2/ les circonstances de l’accident et la défaillance du dispositif de rétention censé garantir le confinement d’éventuelles fuites ;

3/ la publication de la composition isotopique des effluents, information normalement détenue par SOCATRI et toujours censurée ce matin : l’exploitant, l’ASN, l’IRSN et les préfectures ne mentionnent que des grammes d’uranium !

1/ Des explications sur les délais

Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s’était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Le délai de plus de 7 heures entre le rejet incontrôlé dans l’environnement et l’information des élus locaux (vers 13h30 pour le maire de Lapalud, après 16h pour les médias) paraissait déjà trop long.

Cependant, si l’on en croit le communiqué de l’IRSN, le débordement de la cuve se serait produit la veille au soir, le lundi 7 juillet, vers 23h00. Les formulations de l’IRSN sont relativement sibyllines et ne précisent pas le temps qui s’est écoulé entre le débordement de la cuve et la fuite au niveau du module de rétention, ni si le personnel s’est rendu compte immédiatement des dysfonctionnements (ou s’il ne l’a découvert que tardivement). S’il n’y a pas eu de délai, que la fuite s’est produite vers 23h et que les responsables locaux n’ont été informés qu’après un délai de 14h et les médias de 17h, le retard est alors considérable. Pour que les mesures de prévention soient efficaces, elles doivent être prises dans les délais les plus brefs. Qui a été informé ? Quand ? Pourquoi de tels retards ?

2/ Des explications sur la défaillance du système censé pallier les fuites

La CRIIRAD réclame toute la transparence sur le déroulement de l’accident. Comment expliquer 1/ le débordement de la cuve (un débordement d’au moins 30 000 litres !), puis la faillite du système de rétention précisément destiné à pallier un éventuel défaut d’étanchéité. L’article 22 de l’arrêté d’autorisation de rejet et prélèvement d’eau précise que « chaque réservoir (…) est muni d’un cuvelage de rétention ou d’un dispositif apportant les mêmes garanties, dont la capacité est fixée à 100% du volume du réservoir le plus grand ou 50% du volume total des réservoirs. L’étanchéité de ces rétentions est contrôlée annuellement ».

Le communiqué de l’ASN indique que des réparations étaient en cours au niveau de la rétention. Ce n’est pas une excuse, au contraire : le dispositif de rétention étant indisponible, soit la cuve ne devait plus être utilisée, soit un système alternatif devait être mis en place. Dans tous les cas, une vigilance particulière devait être apportée à l’installation.

3/ La caractérisation précise des effluents radioactifs rejetés dans l’environnement

Ni la SOCATRI, ni l’Autorité de Sûreté nucléaire, ni l’IRSN, ni les Préfectures n’ont publié la moindre information sur la composition isotopique des effluents uranifères : les isotopes de l’uranium étaient-ils les seuls produits radioactifs présents ? Quelle était la teneur en uranium 235, sachant que la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% ? S’agissait-il d’effluents issus d’uranium de retraitement, avec présence d’isotopes artificiels de l’uranium (uranium 232 et 236) ?

Ces informations sont nécessaires à l’appréciation du risque et à l’évaluation des infractions aux dispositions de l’arrêté d’autorisation qui régit l’installation. Que l’on ne nous objecte pas que ces informations ne sont pas disponibles : la SOCATRI disposait nécessairement des données de caractérisation radiologique des effluents contenus dans la cuve. Si ce n’est pas le cas, il faut que cela soit clairement établi car un palier de plus serait franchi dans les défauts de maîtrise des activités et matières à risque.

La CRIIRAD demande également des précisions sur la teneur des effluents en polluants chimiques et souhaite savoir si des émanations gazeuses ont été associées au rejet liquide.

C. La CRIIRAD va saisir la justice

1. Dysfonctionnements graves et impunité

La répétition des fuites au niveau des canalisations de rejet (avril et août 2007), des cuves de rétention (octobre 2007) et de la station de traitement de rejet (novembre 2007) traduisent un important manque de maîtrise (tout comme l’oubli en janvier dernier, d’effluents radioactifs dans une cuve de transfert impliquant des failles dans la prévention des risques de criticité)

Par ailleurs, les vérifications conduites par la CRIIRAD montrent des violations répétées et très importantes des limites de rejets de produits radioactifs dans l’atmosphère !

Ces limites sont prescrites par l’arrêté du 16 août 2005 (article 10). En 2006, la limite maximale a été dépassée d’un facteur 6 ( !) pour les rejets de tritium (hydrogène radioactif) et d’un facteur 30 ( !) pour les rejets de carbone 14. En 2007, les rejets de tritium de la SOCATRI ont dépassé la limite d’un facteur 5 et les rejets de carbone 14 d’un facteur 42 ( !)

Ces infractions à l’article 10 de l’arrêté du 16 août 2005 – arrêté pris sous l’autorité des ministres de l’Industrie, de la santé et de l’Environnement – n’ont donné lieu à aucune sanction et l’exploitant, plutôt que de travailler sur la réduction de ses rejets et sa mise en conformité, a déposé une demande pour obtenir le relèvement des limites ! La demande est en cours d’instruction … et elle a de bonnes chances d’aboutir !

2. Faire condamner AREVA NC Pierrelatte et la SOCATRI

Compte tenu du nombre et de la gravité des dysfonctionnements constatés par la CRIIRAD, compte tenu de la passivité, pour ne pas dire plus, des autorités de contrôle, le bureau de la CRIIRAD a décidé ce jour le dépôt d’une plainte en justice contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales du groupe AREVA :

1/ AREVA NC (Cogéma) pour l’enfouissement de plus de 700 tonnes de déchets radioactifs dans le sol 2/ SOCATRI pour ses rejets radioactifs dans l’environnement

Le président de la CRIIRAD va contacter ce jour Me Thierry Billet, avocat de l’association, afin de déterminer la procédure à suivre.

http://www.criirad.org

07/07/2008

EPR : danger majeur, jouet de Sarko !

Pour la plupart d’entre eux, ils subissent, pour le moins, la méfiance des populations qu’ils dirigent. Et pourtant dans ce petit club de nantis bouffis nommé G8, ils prétendent, en deux jours « résoudre » les problèmes gigantesques que le monde connaît et dont ils sont, pour une bonne part, responsables. Ils ne résoudront rien. Ils ne servent à rien.

Le nôtre, Sarko-Ubu, va là-bas pour « vendre » du nucléaire. Tel un bonimenteur de foire, il propose sa marchandise. « Achetez moi un EPR. Pour le prix d’un je vous en donne deux et, en plus, un disque dédicacé de ma Carlita ! »

Comment peut-on sérieusement penser que la prolifération des centrales nucléaires soit une bonne chose pour l’humanité ? ! Les leçons de Three-Mile Island, de Tchernobil, Harrisburg, Tokaimura n’ont servi à rien. Sarko reprend les conneries de ses prédécesseurs : Giscard ouvrant les portes du capital d’Eurodif au shah d’Iran…, Chirac vendant le réacteur Osirak à Sadam Hussein… Lui fait au moins aussi fort : il vend une centrale à Kadhafi, il veut en vendre à l’Algérie et à tous les pays qui ont le pognon pour payer.

Au fou ! Car malgré les dénégations des « experts », le passage du nucléaire civil au nucléaire militaire est loin d’être impossible. Demandez aux Israéliens, aux Indiens, aux Pakistanais…

Questions :
- Est-il vraiment démocratique qu'une décision d'une telle importance, pour notre pays et pour le monde soit prise par le Président de la République seul, sans même que le Parlement puisse délibérer sur un sujet aussi majeur !
- L'utilisation de la technologie du nucléaire civil comme solution pour les pays en développement est-elle raisonnable?

Trois raisons en font sérieusement douter :
- d'abord, les réserves en uranium que recèle la planète ne permettent en aucune manière de développer massivement le nucléaire. C'est une solution non durable et qui va très vite faire peser sur les réserves une pression considérable qui va changer l'équation financière du système
- ensuite, la technologie nucléaire exige un niveau de sécurité et de formation du personnel considérable. Comment s'assurer que ce niveau pourra être atteint et le que l'humanité ne s'expose à des Tchernobyl en puissance?
- enfin et surtout, le développement de la technologie nucléaire constitue un risque géostratégique et terroriste majeur. Outre le chantage nucléaire auquel nous nous exposons tous et qui existe déjà du fait de l'Iran, de la Corée du Nord, peut-être du Pakistan, demain de la Libye ou d'autres pays, le risque de dissémination des déchets nucléaires, de trafic de matériaux fissiles permettant la fabrication massive de bombes sales constituent des menaces supplémentaires dont le monde particulièrement dangereux dans lequel nous vivons n'a vraiment pas besoin.

En fait, Sarko, fer de lance du lobby nucléaire, veut refiler la filière à son pote Bouygue. Bonjour la sécurité ! ! !
Alors, pour faire l’article, il décide – seul ! – de la construction d’un deuxième réacteur EPR ! Où ? On n’en sait rien, mais les sites déjà rompus à la « culture nucléaire » peuvent serrer les miches. C’est le cas chez moi, en vallée du Rhône…

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.
- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.
- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima.
- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.
- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que Siemens & Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.
- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter...
- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.
- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».
- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.
- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.
-
L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Eh ! Sarko, deviens enfin un homme d’état digne de ce nom, oublie tes amis et pense au peuple qui t’a – hélas ! – élu.






06/07/2008

Les couleuvres de Sarko-Bétancourt…


Ils nous gonflent les aliboffis avec cette mère Bétancourt. Elle est enfin libre ? Tant mieux, elle en a suffisamment chié. Mais il n’empêche que, comme d’habitude, « ils » - les médias à la solde des sarko-trafiquants – nous prennent pour des cons.

— Enfin, il y a deux mois, le Sarko, des sanglots dans la voix, en appelait aux Farcs pour qu’ils libèrent cette pauvre femme « à l’article de la mort ». Et la voilà, pétante de santé – tant mieux – claire dans sa tronche, donnant des intervièves à tous les bavards du monde. On dirait qu’elle sort du coiffeur après des années passées dans la jungle. Faut croire que ça conserve. Bientôt des centres de remise en forme sous l’égide des Farcs ?
— Les militaires colombiens « libèrent » la Bétancourt et les Ricains sans un seul coup de feu ! Ils arrivent dans des hélicos (les Farcs n’ont pas d’hélicos) soit disant sous le déguisement d’une ONG ( ! ! ? ?) chargée de « déplacer » les otages ! Qu’est-ce que c’est que cette enfumage ! Si c’est ça les terribles Farcs, ils ont les couilles qui se sont sérieusement ramollies… Ou alors on les leur a attendries avec de solides promesses de pognon et d’impunité !
— Et voilà que la Ingrid, pimpante et volubile, vient voir le Sarko (qui, avec nos sous, avait déjà envoyé je ne sait combien d’avions pour sa propagande) et se répand en remerciements mouillés. Eh ! Oh ! Arrête la mère, t’envoies le bouchon un peu loin !

Questions :
— Combien on a payé (il est question de 20 millions de dollars, 15 millions d’euros environ) pour la libération-propagande de Sarko et d’Uribe, deux grands potes de Bush ?
— Combien de terroristes entraînés, formés, opérationnels la France va-t-elle « accueillir » ? Il y a de l’embauche chez les Basques, les Corses, pourquoi pas les Bretons…
— Et pendant que le bon peuple, bouleversé d’émotion télévisuelle, regarde ces conneries, les Sarko-trafiquants mettent en place le processus de privatisation de La Poste ! Ni vu ni connu, je t’embrouille…

Bon !Victor, tu fais encore preuve de mauvais esprit…

Ouais ! J’en suis fier et j’ai pas fini. Les couleuvres, je ne les avale pas facilement !


03/07/2008

EPR = merde = danger, mais Sarko en veut un second, refilé au privé !

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EPR vous connaissez ? C’est le sigle de ces réacteurs nucléaires dits de « seconde génération » mais qui, pour l’essentiel, reprennent la technologie obsolète des réacteurs qui ont été construits en France sur un modèle de l’américain Westinghouse.

On en construit un chez les Finlandais et un autre chez nous, à Flamanville. Les deux ont des retards considérables dus à des embrouilles de construction qui pourraient avoir de graves conséquences au niveau de la sécurité. Les travaux à Flamanville ont d’ailleurs été suspendus pendant près d'un mois en raison d'"anomalies répétées" dans les travaux de bétonnage du site !

EPR = merde = danger = tout le pognon investit la dedans au lieu d’investir dans les énergies renouvelables.

Eh bien notre Ubu-président veut en construire un autre !

"La décision est prise lit-on dans le site internet des « Echos »(...). A ce stade, ni l'implantation, ni la date de démarrage de la future centrale n'ont été arrêtées. Mais selon plusieurs sources, la mise en service du nouveau réacteur pourrait intervenir aux environs de 2017", peut-on lire sur le site du quotidien économique, qui indique que M. Sarkozy profitera de la visite d'une usine d'ArcelorMittal qui fabrique des pièces destinées aux réacteurs EPR pour annoncer sa décision, avant de prononcer un discours sur la politique énergétique de la France.

Il pourrait annoncer cette décision aujourd'hui même au cours d'un déplacement au Creusot... S'il a le temps, puisqu'il se gargarise aujourd'hui de la libération d'Ingrid!

Cerise sur le gâteau, c’est le groupe Suez qui pourrait être l’opérateur ! On peut légitimement trembler à l’idée qu’une industrie aussi dangereuse que l’industrie nucléaire tombe dans des mains privés. Suez, un groupe privé dont le seul et unique intérêt est de faire du fric, de gaver de pognon ses actionnaires ! Bonjour la sécurité !


02/07/2008

Les euro-nuisibles sur le perron de l’Elysée


Qui a-t-il invité à se goinfrer sous les ors de l’Elysée ? Des élus des peuples de l’Europe. Tè ! Fumes ! Il a fait venir des gens élus par personne, seulement désignés par les états : les insupportables « commissaires » européens avec à leur tête le nuisible Barosso, ultra libéral pur et dur, entièrement bush-compatible, thuriféraire de la guerre en Irak au temps où il sévissait à la tête du Portugal.

Un seul de ces lèche-culs de la « world company » manquait à l’appel, le sinistre British choisi pour mener les négociations avec cet autre « machin » au service de la « world company », l’OMC que dirige un drôle de coco « socialiste », le mal nommé Lamy.

Voilà l’image qu’il ne fallait ps faire : tous ces technocrates sur le perron de l’Elysée.
Ce sont eux qui cristallisent le désamour des Européens avec l’Europe.

Ce sont eux qui pondent des « directives » - notez bien le mot, il n’est pas innocent – que les peuples de l’U.E. doivent ensuite, obligatoirement, intégrer dans leur législation nationale.

Ce sont eux qui font chier les producteurs de fromage au lait cru et qui veulent autoriser l’arrivée des poulets étazuniens à l’eau de Javel.

Ce sont eux qui préconisent les adhésions sans limite qui font de l’Europe cette méduse bouffie, sans colonne vertébrale, sans muscles, sans vision.

Ce sont eux qui démolissent les services publics.

Ce sont eux qui mettent en place le dumping fiscal.

Ce sont eux qui refusent toute harmonisation sociale.

Ce sont eux qui, comme l’on toujours voulu les Ricains et leurs sbires british, ont cassé la dynamique politique de l’Europe pour en faire une simple zone de libre échange.

Eh ! Sarko, si vraiment tu veux faire quelque chose pour l’Europe, vire tous ces guignols, fout un coup de pied dans la fourmilière de Bruxelles et réuni une constituante européenne entre ceux qui veulent, autour des six fondateurs et de l’Espagne. Mais surtout pas avec les Anglais.

29/06/2008

Sarko : le discours de la méthode.

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Non mais, et de quoi ils se plaignent ces cons de pauvres ! On leur augmente le Smic de 0,9% dès le 1er juillet et ils tirent la gueule ! Non mais ils commencent à me les gonfler ces raclures de bidets. 0,9%, c’est pas rien quand même. Autour de 10 euros pour un mois ! Puteng !

Chinois ! Je veux en faire des Chinois ! Je veux qu’ils travaillent 35 heures par jour, pour pas un fifrelin ! Leur Smic, tu vas voir comment que je vais te le leur flinguer.

(« Carlita, attention tes dents m’écorchent ! Aïe ! Fais gaffe merde ! C’est de la bite présidentielle ça ! Elle est pas grosse ? Comment elle est pas grosse… »)

Où j’en étais. Ah oui, leur smic de merde… On va le sucrer.

Leur Sécu de merde ? On va la ruiner en ne payant pas ce qu’on doit, nous l’état (enfin moi, car l’état, c’est moi ! comme disait un de mes prédécesseurs). Et puis on la refilera aux assureurs privés. C’est des gens qui savent m’arroser de leurs largesses ceux là !

Leurs congés payés ? Non mais puis quoi encore. J’en prends des congés moi ? Une semaine tout au plus, comme en Chine. Quel beau pays la Chine ! Pleins d’esclaves, pas de syndicats, pas de code du travail, les opposants en tôle ou fusillés. Voilà un exemple !

Leur code du travail ? Mon cul. D’abord s’ils ont du boulot, qu’ils ne plaignent pas et qu’ils ferment leur gueule.

(« Aïe ! Carlita, ne joue pas de la guitare quand tu me fais une bonne manière, ça me déconcentre ! »)

Et ces cons de malades ! Mon godillot de chef de la sécu avait fait une trouvaille : rembourser avec des peaux de saucisson les médicaments de ces débris de « malades de longue durée ». Puteng le bordel que ça a mis !

Manqué… Mais on recommencera. Promis.

Ca, c’est de la méthode : tu balances une vanne énorme, tu laisses gueuler, tu supprimes le truc, puis tu le fais revenir un peu moins énorme et…ça passe ! Par exemple, tu décrètes que ceux qui picolent trop, on leur coupera les couilles. Evidemment ça gueule de tous les bords… (« Carlita, ne joue pas de la cymbale avec mes claouïs, merde ! ») Et puis tu leur fais une faveur : tu décrètes qu’on ne leur couperas pas les deux couilles, mais une seule ! Ouf ! qu’ils disent, et ils acceptent, bien comptant d’en sauver une…

Voilà de la méthode d’avant-garde ! C’est-y pas moderne ça !

24/06/2008

Fumier de malades. Vous allez casquer ! Ou alors, vous pouvez crever, ça débarrassera.



C’est en filigrane ce qui ressort des « propositions » de la Sécu - émanation du Medef - pour résorber son fameux trou. Vous êtes malades ? Pour la vie en plus ? Et bien vous êtes coupables. On ne vous remboursera plus que 35% des médicaments qui vous maintiennent en vie. Et d’abord qu’est-ce que vous en faites de cette putain de vie que nous – les riches, bien portant, votant Sarko et cotisant au medef – vous permettons de prolonger ? Rien. Alors vous nous emmerdez !Crevez nom de dieu ! Libérez le territoire ! Ou alors, prenez de chères assurances complémentaires qui engraisseront les assureurs privés.

Car ne nous y trompons pas, ce coup de boutoir des fossoyeurs de la solidarité nationale, il est fait pour enfoncer un coin de plus dans l’arbre de la sécu pour le fendre, et en donner la plus opulente partie, la plus juteuse, aux vautours des assurances privés et autres parasites.

Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons un euro non remboursé de notre poche. Ce n’était qu’un début. Maintenant, ces salauds de pauvres malades seront écorchés vivants sur l’autel de la « rentabilité ».

- Nous allons être hyper contrôlés lors de nos arrêts maladie,
- Nous allons devoir consulter un généraliste avant de voir un spécialiste,
- Pour tout traitement de plus de 91 euros, nous en serons de 18 euros de notre poche.
- Bien des médicaments pour les maladies longue durée ne seront plus remboursés qu’à 35%.
-
Toutes ces mesures (et d'autres à venir) ont été élaborées par nos têtes pensantes (ou présumées telles) afin de réduire le soi-disant "trou de la Sécu".

Ce fameux trou de 9,5 milliards d'Euro existe-t-il vraiment ? Ce qui suit peut en faire douter :
- Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 7,8 milliards.
- Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 3,5 milliards.
- La partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,6 milliards.
- La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,2 milliards.
- La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 2 milliards.
- Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés - 2,1 milliards.
- Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards.
-
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d'euros.

Conclusion, si les responsables de la Sécurité Sociale et certains hauts politiciens avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 9,5 milliards de trou seraient aujourd'hui 10,6 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

Cette attaque fait partie de la stratégie globale de démantèlement de la Sécu voulue de longue date par les ultra libéraux.



21/06/2008

Comment Hubert Reeves voit le prix du baril de pétrole

22476635fd9a02c4d0d8d8bb0d506178.jpgMis à part la partie spéculative, les prix resteront élevés. Les tensions dans les pays producteurs (Irak, Iran...) désorganisent les approvisionnements...Bien sûr, tout surcroît de tension pourrait faire grimper encore plus vite le prix du baril. Jusqu'à le doubler, et pourquoi pas le tripler?

Les taxes alourdissent le prix mais sont, pour partie, indispensables au financement des politiques publiques liées aux déplacements et aux transports routiers (construction et entretien des voies de circulation, police de la route, etc.). Ces politiques sont tributaires de recettes qui sont principalement les taxes sur les carburants.

Il se pourrait que, pour une autre partie des taxes, les voitures particulières et les poids lourds ne soient pas logés à la même enseigne, la fiscalité favorisant les transporteurs. Les transports sont peut-être plus utiles que des déplacements de loisir mais ce secteur des poids lourds contribue fortement à la pollution atmosphérique. Et l'on sait maintenant que cette pollution, les émissions de gaz à effet de serre, est à proscrire.

Rappel. Faut-il encore redire que dès 2020, en Afrique, des dizaines de millions de personnes souffriront de pénurie d'eau, qu'en Asie, des centaines de millions seront menacées par les inondations des fleuves et la hausse du niveau de la mer?

«L'impact potentiel du réchauffement climatique est si grave et si généralisé que seule une action globale et urgente pourra faire quelque chose.» - Ban Ki-moon (secrétaire général des Nations unies depuis le 1er janvier 2007)

Le pétrole sert principalement dans les transports et c'est ce secteur d'activité qui doit être repensé. Quand le prix du pétrole était bas, nous en avons brûlé, d'une façon ou d'une autre, sans nous soucier du long terme. Nous avons allégrement consommé cette ressource qui a mis tant de millions d'années à s'élaborer et nous avons épuisé très rapidement une bonne partie des réserves contenues dans le sous-sol.

Sans souci des conséquences écologiques. Et nous savons maintenant que les conséquences sont graves, gravissimes même. Quand le prix du pétrole est élevé, cela donne l'envie de regarder du côté des énergies renouvelables. Et l'opinion publique réalise mieux qu'il faut se préoccuper de la situation.

En France, le Grenelle de l'environnement fut une excellente initiative amenant à une prise de conscience des milieux politiques et des décideurs dans tous les domaines. Plus personne n'ignore la crise énergétique dans laquelle nous sommes.

Les décisions prises comme l'amélioration de la qualité de construction, le bonusmalus à l'achat d'un véhicule à moteur, en bref, l'ensemble des mesures concrètes déclinées lors du Grenelle de l'environnement sont des avancées pour tenter d'éviter le pire quant au dérèglement du climat.

Résumons. Nous avons brûlé environ la moitié du pétrole. Sa raréfaction va affecter la vie quotidienne de nos enfants et petits-enfants si nous ne prenons pas le tournant de l'après pétrole assez rapidement. Car s'obstiner à aller le chercher jusque dans des endroits où il est mêlé à tant d'impuretés qu'il n'est même pas liquide, cela va coûter très cher, et de plus gravement dégrader les sites d'extraction et, au-delà, toute la nature. Pensons en particulier aux schistes bitumineux.

Des prix élevés du pétrole sont le pire et le meilleur à la fois.

Considérons le meilleur: les prix très élevés favorisent les alternatives au pétrole qui, du coup, deviennent très rentables.


20/06/2008

Déni de démocratie européen.



Il y a une semaine, je publiais cet article... Il s'avère prophétique à la lecture des "travaux" des 27 ministres européens pour contourner le Non irlandais... Il n'y a rien à en retirer.

"Les Irlandais, comme les Français et les Hollandais il y a deux ans, viennent de rejeter l’Europe ultra libérale que veulent nous imposer la technocratie bruxelloise. Moi, je me frotte les mains, comme beaucoup de Français. Mais je crains que les Celtes se retrouvent tout aussi cocus que nous et les Hollandais…

La démocratie européenne a quelque chose d'étrange. Lorsqu'on demande son avis au peuple, on ne l'écoute que s'il répond "correctement" à la question. Il ne s'agit plus de poser une question aux citoyens mais de leur demander de voter dans un sens précis. En cas contraire, le ciel gronderait si fort qu'il risquerait de s'effondrer... Etrange conception, qui a de beaux jours devant elle, car l'Europe toute entière en a validé le principe.
Vous votez « mal », c’est-à-dire pas comme la technocratie voudrait, allez vous faire foutre !

Car les « hauts responsables « européens s’assoient sur votre décision. Ils s’en tamponnent l’oignon grave. Ces dernières semaines, et à plusieurs reprises, des hauts responsables irlandais se sont réunis à huis clos, pour "débattre de la possibilité d'une application du traité, avec ou sans référendum". Le peuple, c'est bien de le faire voter, ça l'occupe, mais si on pouvait faire sans...

Le diagnostic qui est ressorti de ces réunions n'est pas si mauvais. Un "mécanisme de soudure" serait dans les tuyaux. Les plombiers européens réfléchiraient en effet à rayer l'Irlande de la liste des signataires, aussi simple. Le Traité de Lisbonne pourrait ainsi être appliqué à 26 des 27 états européens. Ben voyons !

Après ? Tout est prévu : d'ici un à deux ans, lorsque la Croatie entrera dans l'UE, un "traité d'adhésion" serait soumis sous forme d'amendement aux états membres, y compris l'Irlande. Et au cœur de cet amendement seraient glissés quelques aménagements qui rassureraient les Irlandais sur les points qui les inquiètent : défense, fiscalité... à l'instar des clauses d'exemption (Opt-out) dont dispose actuellement le Royaume-Uni sur la Charte des droits fondamentaux et les questions sociales. Et sous cette forme, l'Irlande n'aurait pas à demander son avis au peuple. Une ratification par voix parlementaire suffirait, le tour est joué. "Ce mécanisme n'est probablement pas plus compliqué que les allées et venues qui ont été nécessaires pour transformer le Traité constitutionnel en traité de Lisbonne après son rejet par les Français et les Néerlandais" annonce-t-on déjà de source officielle. Il faut dire que pour faire plus compliqué... ça devient difficile !

Et après on s’étonnera de la crise de désamour entre les citoyens européens et les instances dirigeantes de l’Europe…"


19/06/2008

Vous payez trop d’impôts ? A la niche…


Le déficit des finances nationales tourne autour de 50 milliards d’euros. Enorme. Dans ce gouffre est inclus celui de la Sécu (environ 9 milliards). Tous les gouvernants, de quelques bords qu’ils soient, nous bassinent et nous culpabilisent avec ce trou abyssal. Et nous demande de mettre la main à la poche pour le boucher, du moins tenter de la boucher.

Pourtant, la solution est à portée de volonté politique : il s’appelle la suppression des niches fiscales. Une commission de députés a planché la dessus et a publié récemment un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver, hop ! une dérogation, un abattement, une exonération.

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.
73 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards. Ce qui ressemble à un étrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible. Selon les prévisions de Bercy, il devrait collecter 3 % du PIB en 2008. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapportera cette année 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark ! Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2008, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »

France, pays des Droits de l’Homme... Mon Cul…








18/06/2008

Sarko l’Amerlock l’a décidé : Français, préparez-vous à ramper, mères, préparez-vous à pleurer.


Pendant qu’on nous enfume avec les déboires de quelques tapeurs de ballons, l’Attila de l’Elysée vient de brûler allègrement les derniers vestiges gaullistes de la France : son indépendance vis à vis de l’Otan.

Cette alliance, conçue par Churchill en 1949, au sortir de la guerre mondiale, réalisée par Truman, mise en place par Eisenhower, avait sa raison d’être au temps de la guerre froide. Son but était de grouper en une alliance sous direction hégémonique étazuienne l’essentiel des forces militaires des pays de ce qu’on appelait alors le bloc occidental, du Cap Nord au Bosphore, afin de contenir les forces adverses de l’URSS et du pacte de Varsovie, pendant communiste de l’Otan. Ça a marché.

Cette alliance avait aussi un but moins avoué : permettre aux Etats-Unis d’avoir d’importantes forces militaires en Europe occidentale et, par ce protectorat, d’éviter la constitution d’une armée européenne intégrée, condition indispensable a une émancipation politique de l’E.U.

De Gaulle, en 1966 si je ne m’abuse, sortit la France non pas de l’alliance, mais du commandement intégré de l’Otan. Ce fut l’époque difficile où les bases américaines furent priés d’aller bouffer leurs hamburgers ailleurs…

Dans les années 90, suite à la chute du mur de Berlin, l’Otan perdit sa raison d’être avoué. C’est alors que Georges Bush père, proposa la création « d’une communauté euro-atlantique », un montage entre la Communauté Économique Européenne (CEE), la CSCE(Accord d’Helsinki) et l’OTAN. La proposition avait pour but de justifier le maintien de l’OTAN et d’éteindre chez les alliés européens toute tentation émancipatrice d’une défense commune européenne en dehors du cadre nordatlantique.

Ce fut avalisée en novembre 1991, avec la Déclaration de Rome du Conseil de l’Atlantique Nord qui souligne la «permanente validité» de l'Alliance atlantique.

Dans le cours des années 90, la crise, puis les guerres dans les Balkans où l’ONU délégua ses prérogatives d’intervention à l’Otan, vont non seulement permettre de justifier le maintien de l’OTAN mais seront le terrain d’élaboration d’un nouveau « concept stratégique pour le XXIe siècle » qui vise à en faire une organisation militaire globalisée dans le cadre du Nouvel Ordre Mondial. « Cette OTAN du XXIe siècle, proclama Madeleine Allbright, devra-t-elle toujours disposer d’un mandat précis du Conseil de sécurité de l’ONU pour agir ? », elle réplique : « Non... Car, dans une telle hypothèse, l’OTAN ne serait plus qu’une simple filiale de l’ONU. »

A partir de là, l’Otan nouveau devint un instrument d’intervention des Etats-Unis partout dans le monde.. Avec des succès plus que douteux, comme on peut le voir en Afghanistan.

En décidant de réintégrer le commandement de l’Otan, Sarkozy rompt avec la politique d’équilibre qui, de De Gaulle à Mitterand et Chirac, a toujours été une permanence de la politique étrangère française. Il place notre pays parmi les féaux des Etats-Unis, avec toutes les conséquences qu’on peut en craindre.

Autrement dit, si Bush fils, avant de quitter la scène, décide d’attaquer l’Iran, nos forces devront suivre…

Autrement dit, la France revient en première ligne des pays cibles pour le terrorisme islamiste.

Autrement dit l’armée européenne n’existera jamais, pas plus par conséquent qu’une Europe puissance politique.

Autrement dit nous devenons des vassaux intégraux des Etats-Unis…

Français, préparez-vous à ramper, mères, préparez-vous à pleurer.

17/06/2008

Le pétrole vers des sommets : quelle chance !

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Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Il est à 140 dollars, encore un effort, faut arriver à 200 avant la fin de l’année. Et plus si affinité ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix, responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivés dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffée, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

Pareil pour des crevettes pêchés en Ecosse, qui traversent la Manche, la France, l’Espagne, le détroit de Gibraltar pour aller se faire décortiquer au Maroc, qui repartent en sens inverse vers l’Italie pour être congelées, puis repartent pour être bouffés…en Ecosse !

Pareil pour les pièces de voitures qui, avec la politique dite des « flux tendus », sont stockés…dans des poids lourds, sur la route.

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km… La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)

Surtout, pétrole cher = plus grande cherté des transports maritimes, cette jungle ahurissante où tous les coups sont permis, génératrice de toutes les pollutions maritimes, vecteur de toutes les délocalisations.

Pétrole cher = relocalisation de la production au plus près des marchés d’utilisation des produits.

Pétrole cher = engrais et pesticides chers donc moins utilisés.

Pétrole cher = remise en cause globale des politiques d’urbanisation, avec revitalisation des centres villes.

Pétrole cher = fin programmé de ces cancers que sont les zones commerciales péri urbaines qui défigurent dans une uniformité de laideur toutes les entrées de ville.

Pétrole cher = moindre attractivité de la grande distribution au profit de petites structures « discount » en centre ville et dans les villages.

Pétrole cher = véhicules électriques, véhicules à air comprimé (allez Nègre, on t’attend !)

Pétrole cher = production d’électricité éclatée, chaque bâtiment devenant producteur par panneaux photovoltaïques, éoliennes, hydroliennes, utilisation de la force des marées, des vagues, etc.

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

Alors, ne faites pas la gueule !

Pétrole cher = l’imagination au pouvoir.

Ollé !

16/06/2008

Les empoisonneurs et les marchands de merde!

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« Au moins 800.000 personnes devraient mourir en France des effets de la pollution dans les vingt prochaines années.»

Puteng. Il y va pas avec le dos de la cuillère le mec ! Ce mec, c’est le journaliste Vincent Nouzille dans son livre Les Empoisonneurs, un bouquin paru chez Fayard il y a maintenant plus de deux et que sur lequel je viens de tomber par hasard. Il estime que 40.000 Français devraient passer l’arme à gauche chaque année jusqu’à 2025 à cause des solvants, pesticides, hydrocarbures que nous bouffons, que nous respirons, que nous intégrons dans nos viandes par toutes les pores de la peau. Dioxine, benzène, radon, amiante, phtalates, plomb ou hydrocarbures en tous genres… La liste est longue. Il y en a partout. Dans l’air à cause des bagnoles, dans les usines, dans les maisons. Oui, les maisons sont de véritables bouillons de culture de toutes les merdes chimiques possibles. Les produits ménagers sont pourris, comme les meubles en panneaux compressés, les plastiques, etc… Merde, faut qu’on soit solide pour résister !

«La France n'en a peut-être pas conscience, mais elle fait figure de très mauvais élève de la classe européenne. Interrogez donc ses voisins et ils vous répondront que Paris se conduit comme un multirécidiviste, peu soucieux de ses engagements officiels.» dit-il.

Rappels à l'ordre, avertissements, menaces de sanctions même, rien n'y fait. Ainsi, il y a trente ans (!), notre pays avait approuvé une directive spécifiant que le taux de nitrates dans une eau potable ne devait pas dépasser 50 milligrammes par litre. Dans certains coins de Bretagne, ce taux n'a jamais été respecté. Conséquences: une condamnation en 2001 par la Cour de justice européenne pour une plainte déposée par une association en… 1992. Une nouvelle admonestation de Bruxelles en 2005. Et depuis, quoi ? Rien. Faut dire que la durée de vie d'un ministre chargé du dossier n'excédant guère deux ans en moyenne, aucun homme politique ne veut prendre le risque d'instaurer des mesures impopulaires dont le bénéfice sera attribué à ses successeurs.
Et à quoi ils servent nos élus ? Et à quoi elle sert l’Europe ? A quoi elles servent les agences gouvernementales? Elles sont pourtant nombreuses (14 instances différentes pour aborder les questions alimentaires!) et sans réelle autonomie financière. L'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse), par exemple, créée en 2002, a un budget de fonctionnement est dérisoire - 4 millions d'euros, deux fois moins que celui du Conseil supérieur de la pêche. Les médecins du travail? Ils sont 7 000 en France pour des millions de salariés, dépendent de leurs employeurs et n'ont à leur disposition que des moyens dérisoires. Pis: ils doivent désormais délivrer des attestations d' «absence de contre-indication médicale» en cas d'exposition à des agents potentiellement cancérigènes. En d'autres termes, leur fonction consiste à autoriser des salariés à prendre des risques. De la prévention à l'envers en quelque sorte.

Tè ! Je vais allez chercher des champignons… Et encore… C’est vrai que l’embrouille survenue il y a quelques semaines dans une centrale nucléaire en Croatie n’était pas grave, qu'ils ont dit dans le poste… Espérons que le nuage se sera arrêté aux frontières de la France, comme celui de Tchernobil… Pas vrai « professeur » Pellerin !