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08/08/2008

Boycottez les Jeux hOntelympiques !

ef407f9fc326a5b27096312ff1e9c9a4.gifLa plus grande escroquerie mentale, c’est de faire croire que les « J.O. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale.

Mon cul ! comme dirait Siné…

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des années par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Il représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnés (notez, j’ai pas dit sponsorisés !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs kapos ».

Tè ! parlons-en des « Jeux Olympiques » ! Le sport vu par le père Coubertin, c’est pas mal : plus haut, plus vite, plus fort. Voilà qui doit plaire aux dictateurs chinois : plus haut (pendre les dissidents..), plus vite (débarrasser le Tibet de ses « autochtones…), plus fort (taper sur ceux qui osent ouvrir leur gueule…)

Au fait le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prône la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas !

Ses idées sont interessantes :
« La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

« Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stockholm.

Il considèrait que les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ont été les mieux organisés depuis l'origine. Il était un grand admirateur de Hitler qui le lui rendait bien : le sinistre furher a appuyé une demande de prix Nobel pour Coubertin (qui lui aurait été refusé à cause de cet appui). Hitler (à la recherche de crédibilité pacifiste) a également proposé de subvenir aux besoins de Coubertin via une rente (refusée par ce dernier tout de même).

Le C.I.O., multinationale bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, a été dirigé par un autre grand démocrate : Juan Antonio Samaranch Torello, marquis de Samaranch , né le 17 juillet 1920 à Barcelone, président du comité international olympique (CIO) de 1980 à 2001. Né dans une riche famille, il a été chef de mission pour l'équipe espagnole à de nombreux événements olympiques avant d'être nommé au gouvernement espagnol secrétaire des sports par Franco en 1967. Il devint aussi à cette époque président du comité national olympique et un membre du CIO. Il a été vice-président du CIO de 1974 à 1978, et il a été nommé ambassadeur d'Espagne en Union soviétique et en Mongolie de 1977 à 1980.

Après les jeux d'été de 1980, le président Lord Killanin démissionna et Samaranch fut élu comme successeur. Durant son mandat, Samaranch a réussi à améliorer la santé financière du mouvement olympique grâce aux droits télévisuels et aux partenariats. C’est à lui qu’on doit la forme moderne, c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O. Le roi d'Espagne lui a conféré le titre de Marquis de Samaranch en 1982.

Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.
Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Et bien on les prend pour des cons. On les traite comme des sous merdes. On ne leur autorise même pas le port d’un petit badge pas bien virulent.

Attendez-vous au triomphe des « sportifs chinois ». Ils vont en avoir des médailles ! Des palanquées. Ça fait des années – depuis qu’ils savent qu’ils ont les jeux – que les dictateurs chinois les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !9a960436b80b796576e09a362654a928.jpg

Les « jeux » de Péking – ils disent « Beijing » - seront du même acabit que ceux de Berlin en 1936. Ils sont là pour faire l’apologie d’un régime sanglant, d’un pays qui empoisonne le monde avec les merdes produites à coups de triques par des esclaves.

Il est un podium sur lequel on retrouve les Zétazunis, la Chine et l’Arabie : c’est celui des assassinats d’état que sont les exécutions de condamnés. Et notre Phénix de l’Elysée qui va faire le guignol dans cette mascarade… Quelle honte…

Boycottez les Jeux hOntelympiques !

07/08/2008

Taxer le gras !

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Cruel dilemme pour nos pauvres gouvernants en cette période de bronzeculage : lutter contre la baisse du « pouvoirdachat » ou contre cette calamité venu des Zétazuni, l’obésité.

Un rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) et de l’IGF (Inspection générale des finances) préconise de taxer à 19,6% au lieu de 5,5 certains produits (des merdes…) de l’agroalimentaire qui font grassir (pas grossir, grassir !) : les aliments «trop gras, trop sucrés ou trop salés» (charcuterie, beurre, mayonnaise, ketchup, chips, biscuits…) afin d’en modérer la consommation. Voilà une idée qu’elle est bonne !

Bachelot voudrait bien, d’autant plus que le produit de cette nouvelle taxation de la merde viendrait en déduction du déficit de la sécu.

Mais le cabinet d’Eric Wœrth, ministre du Budget, assure que «l’augmentation de la TVA n’est pas à l’ordre du jour au regard de l’inflation et de la conjoncture actuelle».

Vous pariez que ça ne se fera pas ? Parce que le puissant lobby des industries agro-alimentaires va ouvrir le portefeuille pour ramener à la raison le nombre de députés et surtout de sénateurs nécessaire à faire capoter une réforme qui, pour une fois, serait bonne…

05/08/2008

Bronzons vigilants ! Vi-gi-lants ! ! !

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Mais non je ne veux pas vous gâcher les vacances ! Mais, enfin, on peut se bronzer le cul, on peut courir la gueuse, on peut chercher les champignons, aller aux festivaux (ouais, ça me plaît festivaux, j’ai pas écrit fesses-t’y-veaux) et pour autant rester vigilants sur les sarko-saloperies qui fleurissent encore plus en période de canicule.

La Sécu, on y est tous attaché, c’est une des plus grande, généreuse et belle conquête sociale du siècle passé. Et il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les divers pouvoirs de droite s’efforcent, mandat après mandat, de la démantibuler avec pour stratégie finale de la refiler au privé, c’est-à-dire aux gros conglomérats assurance-banque.

Selon l’adage de « qui veut tuer son chien prétend qu’il a la rage », les nuisidroitiens (ouais, c’est nouveau, faut créer des mots, faire évoluer la langue !) – les gens nuisibles généralement de droite (mais n’est-ce pas un pléonasme ?) – les nuisidroitiens donc font en sorte que cette pauvre Sécu soit en déficit chronique. Et si possible fort déficit. Comment ? On en a déjà souvent parlé, mis rappelons quelques ingrédients de cette magouille : l’état ne paie pas, ou pas en totalité ses dettes, ne reverse pas, ou pas en totalité, les taxes sur l’alcool et le tabac, ne rembourse pas les cadeaux aux entreprises, etc. Dès lors, pour redresser les comptes, on détricote la Sécu pour la refiler par lots, c’est moins douloureux, aux requins de la banque et de l’assurance privé.

Dernière magouille en route : pour combler une partie du déficit 2008, les sarko-trafiquants veulent ponctionner 1 milliard aux mutuelles offrant une assurance-maladie complémentaire (on ne va pas pleurer sur ces organismes qui ont perdu depuis longtemps l’esprit de partage « mutuel » des risques pour se comporter comme les assurances privés capitalistiques). Mais en contrepartie, ces mutuelles seront associées à la gestion de l’assurance maladie ! Le pied dans la forteresse !

En même temps, l’administration de la Sécu vient de signer un accord avec les syndicats de toubibs par lequel ils créent un nouveau secteur de tarification. Entre le secteur 1, où les médecins pratiquent strictement les tarifs fixés par la Sécurité sociale (forts rares aujourd’hui !), et le secteur 2, autorisé aux dépassements (occasionnellement et partiellement remboursés par les mutuelles), le secteur « optionnel » serait accessible, d’abord aux chirurgiens, anesthésistes, gynéco-obstétriciens (ces pauvres malheureux ! faut bien les aider à changer leur 4x4 tous les six mois…), mais s’étendrait ensuite à toutes les spécialités.

Dans ce secteur optionnel les toubibs s’engageraient à réaliser 30% de leurs actes au tarif de la Sécurité sociale. Le reste de leurs honoraires pourraient être supérieurs de 50% à ce niveau et seraient pris en charge par les mutuelles. En contrepartie ces médecins se verraient offrir « certains avantages sociaux » qui ne sont évidemment pas précisés. Ben voyons !

Cerise sur le gâteau, si le passage au secteur optionnel ne leur rapporte pas plus, bien des toubibs qui s’y seront essayés repasseront au secteur 2, à dépassements libres, avec remboursement au bon vouloir des mutuelles.

Qui peut me dire se que gagneront les malades au système ? Et que vont inévitablement faire les mutuelles? Augmenter leurs cotisations! Et à la sortie, c’est encore le patient qui casquera. Ceci s’ajoute, en les alourdissant, aux franchises de 0,5 € par boite de médicament et de 2 € par transport, avec un plafond annuel de 50 €, sans oublier les déremboursements.

On arrive ainsi, petit à petit, à une médecine à deux vitesses. Pour les « pauvres cons », selon la terminologie sarkozienne, les médecins au rabais, pour les rupins qui ont les moyens de se payer des assurances complémentaires devenues très chères, les meilleurs spécialistes. C’est la dérive « américaine » chère à Sarkozy…

On nage en plein paradoxe, avec une pratique « libérale » de la médecine et un financement socialisé ! Car les professionnels de santé, qu’ils l’acceptent ou pas, sont des quasi-fonctionnaires, puisque leur rémunération de base - la seule qui soit légitime - est payée par des prélèvement obligatoire qui ne sont rien d’autre que des impôts. Pour en sortir, pourquoi ne pas envisager le paiement au forfait-patient en remplacement du paiement à l’acte ?

Quand aux riches, créons pour eux un secteur entièrement libre, mais plus du tout remboursé par l’Assurance maladie et les mutuelles. Ces bourrés de thunes pourront se faire soigner par les toubibs qui s’y risqueront sans plus avoir aucun filet pour garder leur clientèle ! Chiche !

Bonnes vacances ! Mais vigilantes ! Vi-gi-lantes !




04/08/2008

La nuit du 4 août

On fête le 14 Juillet, la Prise de la Bastille, mais en fait, la vraie Révolution c'est l'Abolition des Privilèges, c'est la nuit du 4 août 1789. En ces temps où les sarko-trafiquants au pouvoir les rétablissent au profit d'une petite oligarchie de richards, de marchands d'armes, de grands "patrons", il est bon de se souvenir des actes et de la volonté de nos grands ancêtres Révolutionnaires.aa8270c3436ab2b72d83767823fc03e1.jpg

"Dans Paris, on est agité, on parle. On parle beaucoup de cette fameuse nuit du 4 au 5 août à l'Assemblée Constituante.

Un noble, le Vicomte de Noailles, est monté à la tribune. Devant un auditoire subjugué, il a proposé de « proclamer l'égalité de tous devant l'impôt, de supprimer purement et simplement les corvées, mainmortes et autres servitudes personnelles, et de déclarer rachetables les autres droits ». Un immense enthousiasme s'est emparé de l'assistance. Les orateurs se sont alors succédés, avançant pêle-mêle de nouvelles propositions : abolition du droit de chasse, de l'esclavage,libération des Noirs, accès de tous aux fonctions publiques... Quelques membres du clergé ont même demandé la suppression de la dîme. Les députés se sont congratulés en pleurant...."

En vérité, la nuit du 4 août a été une nuit de dupes : les Nobles momentanément alliés au Tiers-Etat, ont généreusement, abolis les privilèges du Clergé, qui en représailles, a soutenu le Tiers-Etat pour abolir ceux de la Noblesse. La séance a duré jusqu'à 3 heures du matin.

L'Histoire a retenu de cette fameuse nuit, cette volonté commune de mettre en pratique les idées généreuses d'Egalité et de Fraternité qu'avaient auparavant développées quelques philosophes.
Le décret du 11 août a mis fin au régime féodal. C'est fait.
- Plus jamais en France il n'y aura de privilèges, donc de privilégiés ?

C'était beau, hein ? Grand, Généreux !
Qu’en est-il aujourd’hui alors que la clique sarkozienne rétablit au profit des bourrés de thunes des avantages, des privilèges aussi aberrants que révoltants ?

Dans la foulée, le 26 août 1789, l'Assemblée proclamait la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.1a010e6584633720037121b41cc84cee.gif

"Les Hommes naissent libres et égaux en Droits"
mais pas en fait, et les femmes attendront 1945 pour pouvoir voter.


http://www.psvandoeuvre.lautre.net/x/1/article.php3?id_article=10

02/08/2008

Vacanciers de Panurge, en passant par le Tricastin, serrez les miches !

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Et si on reparlait un peu des exploits des « nucléocrates » ?

Vous, oui vous, serrés les uns contre les autres sur l’autoroute A7, entre Valence et Orange. A votre droite, voilà les usines qui fuient du Tricastin. Vous pouvez pas la manquer avec son énorme panache de vapeur. Vous en avez déjà vu une un peu plus haut, à Cruas, avec un gigantesque dessin d’un gosse ornant l’énorme cheminée…

Tiens parlons-en des gosses.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit au Président de la République, au ministre de l’Ecologie et à celui de la Santé, pour leur demander que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d’une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d’un cancer ou d’une leucémie.

Cette étude a été réalisée par l’Université de Mayence sur demande de l’Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l’enfant habite à moins de 5 km d’une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L’étude montre aussi que l’excès de cancers et leucémies est détectable jusqu’à 50 km autour des installations nucléaires.

Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu’il est quasiment impossible d’apporter la preuve directe qu’un cancer est causé par les rejets d’une installation ou d’une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l’industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.

Une telle étude, généralisée à l’ensemble du territoire, n’a jamais été menée en France où l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l’équivalent de l’Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants - EDF, Areva, CEA - qu’il est censé contrôler ! Cette structure mène d’ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d’efforce de cacher les conséquences réelles.

Il est donc clair que l’étude qu’il faut absolument mener en France soit être confiée à des organismes totalement indépendants de l’industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l’industrie, etc...).

Cette étude doit englober l’ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l’environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.

Amis vacanciers, serrez les miches, les radiations vous poursuivent !

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 800 associations - Contact : 06.64.100.333


01/08/2008

Lettre ouverte aux cocus qui partent en vacances.

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Chers « 53% des inscrits qui ont voté pour Sarkozy », vous êtes de superbes cocus ! Vous avez fait preuve, en mettant le Phénix de Neuilly à la tête de la France d’une bonne dose de masochisme. Et moi, je m’estrasse l’embourigue de rigolade !

Car comment ne pas rire de voir que les citoyens des classes moyennes ou populaires ont aidé à placer à la tête du pays un homme qui aujourd’hui, leur faire perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, détruit leur système de protection sociale, démolit leur système de retraite, diminue les impôts des plus riches et augmente ceux des plus pauvres, dilapide leur pognon (celui de l’Etat, ce qui est pareil) en le distribuant aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribuent à leurs actionnaires, démantèle les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empressent d’augmenter les prix de tous les services, etc.

Comment ce peuple qui se prétend le plus intelligent du monde a-t-il pu se laisser abuser par ce bonimenteur de foire qui a vendu aux électeurs moyens la corde qui sert à les pendre ? Eh ! C’est pas vrai, les cadres ! !

Il faut croire qu’après la malbouffe à MacDo, les feuilletons télévisés débilitants, le journalisme de complaisance et la dégradation morale du personnel politique, la connerie aura, elle aussi, dans le cadre d’une mondialisation qu’on prétend inévitable, fini par traverser l’Atlantique.

Car la France de Sarko-l’américain, comme il aime se faire appeler, c’est celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances sur un mètre carré de sable pourri en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

Allez, les cocus, bons embouteillages ! Je retourne sur mon hamac…

25/07/2008

Cavanna, sort de ta naphtaline, merde !

a267071b63207d524226aea2bb1a5efd.jpgJ'ai acheté hier, avec un jour de retard, ce qui sera probablement mon dernier Charlie Hebdo...

Je l’achetais chez un marchand de journaux, considérant cela comme un acte militant, faisant d’ailleurs des émules et amenant régulièrement de nouveau lecteurs. Je ne peux donc pas me désabonner, mais l’esprit est le même.
Charlie-Hebdo, NOTRE JOURNAL, car un journal appartient tout autant à ceux qui font l’effort de sortir leur pognon pour l’acheter qu’à ses actionnaires. Au fait QUI SONT ACTUELLEMENT LES ACTIONNAIRES qui tiennent le journal ?

Je croyais, j'attendais un mot, un coup de gueule de François, du Grand François Cavanna, fondateur et gardien du temple. Mais rien, que dalle... Si même lui se couche, c'est à désespérer. François mort, non pas physiquement, heureusement, mais dans ses écrits… François qui nous fait chier avec ses histoires de pêches alors qu’on attend avec angoisse son flamboyant coup de gueule prenant la défense du dernier Anar du journal !

Rien. C’est désespérant…

S’il y en a un à virer, c’est Val, le pote à Sarko, ce donneur de leçon devenu insupportable, ayant autant d’humour qu’un gardien de la paix à un carrefour…

Siné, il dit parfois des conneries, mais il les dit avec verve, humour et culot ! Sans vergogne ni retenue, c’est ce qui était la marque de C.H. première mouture, pas ce journal que je continuais d’acheter par habitude et militantisme, mais dont je ne lisais plus que Maurice et Patapon, Cavanna bien sûr et Wolinski.

François, ne laisse pas crever ton journal, notre journal, bordel de merde. Sort de ta naphtaline !

23/07/2008

Propos lumineux d'un Etazunien lucide

JOSEPH E. STIGLITZ
La fin du néolibéralisme

Le monde n'est pas tendre envers le néolibéralisme, ce fourre-tout d'idées basées sur la notion fondamentaliste que les marchés sont autocorrecteurs, qu'ils distribuent efficacement les ressources et servent l'intérêt général. C'est le fondamentalisme de marché qui a soutenu le thatchérisme, la « reaganomique » et le « consensus de Washington » favorables aux privatisations, à la libéralisation économique et à des banques centrales indépendantes préoccupées uniquement par l'inflation.

Après un quart de siècle d'expérimentations parmi les pays en développement, les perdants apparaissent clairement : non seulement ceux qui ont adopté une politique néolibérale ont perdu la course à la croissance, mais quand il y a eu croissance, elle a bénéficié de manière disproportionnée aux plus riches.

Même si les néolibéraux se refusent à l'admettre, leur idéologie a échoué aussi à l'égard d'un autre critère, celui de l'allocation des ressources, comme à la fin des années 1990 avec les investissements consacrés à la fibre optique. Cette erreur a eu au moins un avantage inattendu : le coût des communications a baissé et l'Inde et la Chine se sont intégrées plus avant dans l'économie mondiale.

Mais aucune retombée positive n'a accompagné la mauvaise allocation à grande échelle des ressources au niveau de l'immobilier. Les maisons neuves appartenant à des familles qui n'avaient pas les moyens de les payer sont tombées en ruine et des millions de personnes se sont retrouvées à la rue. Dans certains cas, le gouvernement à dû intervenir pour sauver ce qui pouvait l'être et, quand il ne l'a pas fait, les dégâts se sont étendus. Certes, l'investissement excessif dans l'immobilier a été porteur de bénéfices à court terme : quelques Américains sont devenus propriétaires de maisons bien plus grandes que cela n'aurait été possible autrement. Mais à quel coût pour eux-mêmes et pour l'économie mondiale ? Avec leur maison, des millions de gens vont perdre les économies de toute une vie. Et les saisies dans l'immobilier ont entraîné un ralentissement mondial de l'activité. Il y a consensus quant aux prévisions : le ralentissement sera général et de longue durée.

De même, les marchés ne nous ont pas préparés à la hausse du prix du pétrole et de l'alimentation. Le problème de fond est que la rhétorique du marché est brandie de manière sélective : elle est revendiquée quand elle sert des intérêts particuliers et rejetée quand ce n'est pas le cas.

L'un des rares éléments que l'on peut mettre au crédit de George W. Bush est d'avoir réduit le fossé entre la rhétorique et la réalité, et cela comparé à Ronald Reagan qui, malgré tous ses discours en faveur de la liberté des marchés, avait imposé en toute liberté des restrictions commerciales, notamment la fameuse limitation « volontaire » à l'exportation des voitures japonaises.

La politique de George Bush a été pire, mais son outrecuidance à servir ouvertement le complexe militaro-industriel américain est bien plus apparente. L'administration Bush a pris une seule fois une mesure en faveur de l'environnement ; c'était avec les subventions en faveur de l'éthanol, dont l'intérêt écologique est douteux.

Ce mélange de rhétorique en faveur de l'ouverture des marchés et d'intervention gouvernementale a été particulièrement nuisible aux pays en développement. On leur a dit de ne plus intervenir dans l'agriculture, ce qui revenait à mettre en danger leurs paysans face à la concurrence irrésistible des Etats-Unis et de l'Europe. Leurs agriculteurs auraient peut-être pu concurrencer ceux du Nord, mais ils ne pouvaient concurrencer leurs subventions. Aussi les pays en développement ont-ils moins investi dans l'agriculture, et le fossé alimentaire s'est élargi.

Autrement dit, dans un monde d'abondance, des millions de gens dans les pays en développement ne peuvent toujours pas bénéficier du minimum nutritionnel. Dans beaucoup de ces pays, l'augmentation du coût de l'alimentation et de l'énergie aura des effets désastreux pour les plus démunis, car ces deux postes représentent une grande partie de leur dépense.

La colère dans le monde est palpable. Il n'est pas étonnant que les spéculateurs soient les premiers visés. Ils rétorquent qu'ils ne sont pas la cause du problème : « Nous sommes simplement à la recherche du juste prix. » Ce qui veut dire qu'ils ont découvert que l'offre est insuffisante.

Mais leur réponse manque de franchise. S'ils s'attendent à une hausse des prix et à une volatilité du marché, des centaines de millions d'agriculteurs vont prendre des précautions. Ils gagneront davantage s'ils font des stocks qu'ils écouleront plus tard. S'ils n'agissent pas ainsi, ils ne pourront pas se rattraper l'année prochaine si la récolte est moins abondante. Quelques grains retirés du marché par des centaines de millions d'agriculteurs un peu partout sur la planète finissent par représenter une quantité appréciable.

Les défenseurs du fondamentalisme de marché veulent faire porter la responsabilité de l'échec du marché, non à l'économie de marché mais au gouvernement. Un haut responsable chinois aurait déclaré que le problème tenait à ce que, face à la crise de l'immobilier, le gouvernement américain n'a pas fait assez pour venir en aide aux populations les moins fortunées. Je suis d'accord avec lui, mais cela ne change pas la réalité : les banques américaines ont mal géré les risques, et cela à une échelle colossale, avec des conséquences mondiales, tandis que les dirigeants de ces institutions sont partis avec des milliards de dollars d'indemnité.

Il y a aujourd'hui découplage total entre les bénéfices sociaux et les intérêts privés. S'ils ne sont pas soigneusement couplés, l'économie de marché ne peut fonctionner de manière satisfaisante.

Le fondamentalisme néolibéral est une doctrine politique au service d'intérêts privés, il ne repose pas sur une théorie économique. Il est maintenant évident qu'il ne repose pas non plus sur une expérience historique. Cette leçon est le seul bénéfice à tirer de la menace qui pèse sur l'économie mondiale.

JOSEPH E. STIGLITZ, prix Nobel d'économie 2001, est professeur à l'université Columbia (New York).

Idylle nauséabonde

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Merci à Tropicalboy

22/07/2008

Meffi ! A Genève, réunion de l’O.M.C. (Organisation des Magouilles des Crapules)

On nous gonfle les aliboffis avec la mère Bettencourt, on nous les cruxifie avec la brillante « victoire » des faux-cul du parlement sur la « réforme » constitutionnelle, mais pendant ce temps, rien, ou pratiquement rien sur ces obscures négociations qui se pasent, depuis hier, à Genève, je veux parler des magouilles de l’O.M.C. –Organisation des Magouilles des Crapules je crois que ça veut dire…, ou un truc comme ça.

En fait il s’agit d’un machin sous domination étazunienne, même si elle est dirigée par un « socialiste » français, Laly le mal nommé. Ce machin a pour finalité de casser toutes les barrières qui empêchent les multinationales de s’engraisser en faisant suer les esclaves des pays en « voie de développement » (doux euphémisme pour parler des crève-la-faim). C’est ainsi que les cultures vivrières africaines ont été saccagées par l’arrivée à prix cassé de produits agricoles (riz, blé, lait en poudre, viande, volailles, tous les surplus bas de gamme, invendables sur les marchés des « pays riches ») largement subventionnés en Europe et, encore plus, aux Etats-Unis.

Ces négociations, censées aboutir en 2004, visent à trouver un accord, justement, sur la réduction des subventions accordées par les pays riches à leurs agricultures. En contrepartie, les pays développés demandent aux pays du Sud, parmi lesquels la Chine, l'Inde et le Brésil, d'ouvrir davantage leurs frontières à leurs biens manufacturés. Mais ces deux points font toujours débat, le Nord estimant en avoir fait assez en matière de baisse des subventions, le Sud en réclamant toujours davantage avant toute concession sur l'ouverture de ses marchés.

En jeu: les modalités des négociations, autrement dit les pourcentages précis de baisse des droits de douane sur les produits agricoles et industriels et de diminution des subventions agricoles.

Mais les chances de « succès » semblent minces. Récemment, les Etats-Unis ont envoyé un signal négatif aux pays du Sud en votant une loi accordant une enveloppe de 290 milliards de dollars aux agriculteurs. En Amérique latine, les pays du Mercosur ont d'ores et déjà qualifié les derniers textes de l'OMC "d'insuffisants et d'imprécis". Le ministre des Affaires étrangères du Brésil, Celso Amorim a dénoncé le "mythe" selon lequel les pays riches auraient déjà fait assez de concessions en terme de diminution des subventions et que ceux-ci n'attendraient plus que le bon vouloir des pays du sud sur l'ouverture de leurs marchés aux produits industriels occidentaux pour trouver un terrain d'entente. Et de se dire prêt à attendre trois ou quatre années supplémentaires afin d'obtenir un meilleur accord que celui qui est actuellement sur la table des négociations.

Eh ! En fait, les pays du nord vont mettre en place de nouvelles gondoles et les pays du sud vont se passer les poubelles pour récupérer les invendus. On va embaucher des fonctionnaires (à l’OMC) pour compter les points et des esclaves pour pousser les caddies.

Affaire à suivre de près.




21/07/2008

Pourquoi il faut rejeter le projet de révision de la Constitution sarkozien.


Evidemment il y a des choses positives dans le projet de révision de la Constitution, mais derrière quelques avancées sur les droits du parlement se camoufle l’organisation d’un présidentialisme à l’américaine.

Tout d’abord, le comité Balladur a fait connaître 77 propositions qui mettaient en place un régime présidentiel affiché avec un peu de proportionnelle, un Sénat plus démocratique et quelques limitations des pouvoirs du Président.

Puis le projet du Gouvernement, présenté en décembre, organisait un présidentialisme caché sous une prétendue revalorisation des pouvoirs du Parlement. On ne parlait plus de proportionnelle, de modification du scrutin sénatorial ou de limitation des pouvoirs du Président de la République.

Si le texte passe, nous nous trouverons désormais face à un régime particulier, d’inspiration présidentielle à l’américaine d’une part, avec un Président aux pouvoirs considérables non responsable devant le Parlement, mais pouvant dissoudre ce dernier, et proche d’un parlementarisme rationalisé à l’anglaise d’autre part, mais sans les droits de l’opposition. Bref, un système hybride, assez monarchique, où règne la confusion des pouvoirs, où le fait majoritaire est exacerbé et variable selon que la majorité est de droite ou de gauche.

Parmi les exigences du PS figurent la réforme du collège électoral du Sénat - toujours de droite avec le système actuel -, l'introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée nationale, l'égalité audiovisuelle entre l'exécutif et l'opposition - notamment par la prise en compte du temps de parole du président de la République - le droit de vote des étrangers en situation régulière aux élections locales et le refus de voir le Président s'exprimer devant le parlement.

Toutes les tentatives de l’opposition pour améliorer le projet et renforcer les droits du Parlement ont été rejetées.

Sarko, avec la désinvolture méprisante qui le caractérise, jette un os à l’opposition, au dernier moment, en acceptant un temps de réponse à ses interventions politiques…

C’est, une fois de plus, nous prendre pour des cons.

Il n’y a donc pas de raison de faire de cadeau au clan Sarko. Il faut rejeter ce projet…

P.S. - Ce matin, pendant 40 mn, France Inter vient de nous bourrer le mou avec qui? Avec le félon "Djack" Lang...!!! C'est l'expression caricaturale de la main-mise du clan Sarko sur les médias... Pour récompense, le bouffon "Djack" espère-t-il la direction de France-Télévision-Sarko? A suivre.

P.S.2- pour voir le texte officiel de la révision, tapez sur le lien suivant :
http://www.senat.fr/leg/pjl07-459.html

19/07/2008

Les menteurs tueurs de la mafia nucléaire.

Vous les avez obligatoirement vu les pubs d’Areva, avec une petite musique guillerette, de la belle nature, de l’urbanisme de rêve… Ouais. Bourrage de crâne pour pauvres cons obtus et surtout résignés…

L’industrie nucléaire, c’est le danger sournois, permanent mais invisible… Servi par une oligarchie issue du clan des Mines et de Polytechnique. L’opacité est la règle, la morgue et le mépris des populations est la méthode.

« Des rejets d'effluents radioactifs "sans impact sur l'environnement" ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé vendredi à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » avouent, ne pouvant faire autrement les porte paroles de cette industrie. Ils assurent « qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes" (Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN). "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé.

Ben voyons ! Ceci arrive quelques jours après le rejet de 360 kg d’uranium dans la nature à Socatri.

Eh ! Victor, arrête de nous bourrer le mou, l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) a classé ces fuites au « niveau 1 » c’est à dire « incident léger ». C’est pour ça que depuis l’eau est impropre à la consommation, les baignades sont interdites, etc., etc…

Au-delà des dangers que font courir ces « incidents » à la population environnante, c’est désormais l’hallucinante opacité de la pratique de l’industrie nucléaire qui est mise en lumière. «Les procédures d’information des autorités et des populations semblent n’avoir pas rigoureusement été respectées». Ben voyons !

Mais la fuite va s’avérer être la partie émergée d’un iceberg radioactif plus inquiétant : les mesures pratiquées sur les nappes phréatiques aux abords de Tricastin mettent au jour des points de concentration en uranium inexpliqués. «Ceux-ci ne peuvent être liés à l’incident car ils lui sont antérieurs», assure la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). D’après l’organisme de mesure indépendant, des produits ayant servi au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et entreposés sous une butte de terre depuis la fin des années 70, pourraient avoir causé une lente migration de matières chimiques et uranifères jusqu’aux nappes qui alimentent les puits des habitants.

Rien que ça ! !

Jean-Louis Borloo, a souhaité que le Haut comité sur la sécurité nucléaire vérifie «l’état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises». Pourquoi ? Ça n’est pas fait systématiquement ? Ben… Non !
Ces vérifications doivent « être élargi à tous les sites nucléaires : aux sites de traitement des matières, aux anciennes mines d’uranium, aux sites militaires et aux centres de stockage des déchets.»

Des déchets, il y en a des grands et des petits, des ingérables et des éternels à l’échelle d’une vie d’homme. Il y en a partout, ces tonnes par milliers. Dans les années 50, ne sachant que faire des plus dangereux résidus, les scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique n’hésitaient pas à les répandre au fond des océans… Et dans les années 70, ce qui se passe au Tricastin en atteste, on en planquait des moins dangereux sous des buttes de terre. A Marcoule par exemple, l’activité actuelle principale est de sortir et de vitrifier le contenu des milliers de fûts de déchets radioactifs stockés simplement dans des bidons de 200 l genre fut d’essence, rangés les uns contre les autres sur des centaines de mètres ! Ceci depuis des décennies, sous le ruissellement qui amène bien sûr les effluents au Rhône voisin…

Heureusement il existe un trublion nécessaire au milieu de ce cénacle nucléocrate : la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Créée au lendemain de Tchernobyl par une bande de copains scientifiques inquiets, dont Mme Rivasi, la Criirad est une organisation indépendante qui manie l’art d’emmerder l’industrie nucléaire en dévoilant ce qu’elle préférerait taire.

Quels sont les risques sur place ? La fuite du 7 juillet a contaminé la nappe, certes, mais l’uranium a vite été emporté par le Rhône, si bien qu’il n’a pas eu le temps de se fixer dans l’environnement. Le Rhône poubelle de toutes les saloperies, nucléaires comme chimiques. Pauvre Fleuve-Dieu de mon enfance…

Les habitants et élus de la région estiment avoir été «traités en sous-citoyens» et ne cachent pas leur inquiétude pour l’avenir.

Le gouvernement a exigé la vérification de l’état des nappes phréatiques situées «près de toutes les centrales nucléaires françaises». Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a exigé «de la transparence, de la transparence et encore de la transparence». Ben voyons !

Mais qui fera les analyses et les mesures ? Les mêmes que ceux qui n’ont rien dit pour l’affaire Tricastin, à savoir l’Autorité de sûreté nucléaire et l’IRSN… Juges et parties…

La boucle est bouclée. On nous prend une fois de plus pour des cons. Mais si c’est si récurrent, n’est-ce pas parce que nous sommes réellement des cons ? De nous laisser flouer continuellement sans rien dire ? Pas vrai, les électeurs de Sarko ?

18/07/2008

"Refuser la burqa, c’est respecter l’islam"

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Par Dounia Bouzar anthropologue du fait religieux, ancienne personnalité qualifiée du Conseil français du culte musulman. Auteur de : L’Islam, l’intégrisme et nous, Plon, 2007.

Paru dans Libé du vendredi 18 juillet 2008


Des sectes musulmanes profitent de l’ignorance généralisée de l’Occident sur l’islam pour se développer. Alors qu’elles sont interdites au Maghreb, les prédicateurs se nommant «salafistes» endoctrinent des femmes dans l’espoir de multiplier des cellules familiales. Car il s’agit bien de sectes. Ces groupuscules qui se disent musulmans utilisent l’islam pour fabriquer des frontières mentales entre les adeptes et le reste du monde : les non croyants, les croyants non musulmans, mais aussi les autres musulmans qui ne sont pas comme eux. Comment ? En arrachant les individus à tous ceux qui assurent traditionnellement leur socialisation : enseignants, éducateurs, animateurs, parents et même… imams ! Car il s’agit d’exacerber les différences avec «les autres», c’est-à-dire tous ceux qui n’adhèrent pas à la secte. Et d’exagérer les ressemblances entre «adeptes», jusqu’à provoquer l’amalgame. A l’intérieur du groupe, les uns ne doivent pas se distinguer des autres, le «je» doit devenir un «nous», sans différenciation. Il s’agit de créer l’unité totale entre les adeptes.

Nous retrouvons bien de nombreux critères de la définition de la secte du rapport parlementaire de 1996 (1) : «déstabilisation mentale, rupture induite avec l’environnement d’origine, atteinte à l’intégrité physique, embrigadement des enfants, discours plus ou moins antisocial, troubles à l’ordre public». Depuis la nuit des temps, l’histoire des sectes est la même : ces groupuscules, porteurs de valeurs apparemment religieuses, sont des organes qui se coupent des «Eglises» (2) en même temps qu’elles se mettent à distance de la société dans laquelle elles veulent se répandre. Elles sont une force de rupture puisqu’elles reprochent aux Eglises d’avoir perdu leur authenticité originelle à force de compromis avec la société et d’alliance avec la puissance politique : aucune négociation n’est donc possible avec ceux qui n’appliquent pas les principes fondamentaux du groupe.

La première caractéristique des sectes, également énoncée dans le rapport parlementaire, est bien leur caractère de non assimilabilité puisque tout est fait pour désocialiser l’adepte. Point de surprise, donc, à ce que le Conseil d’Etat estime qu’une Marocaine appartenant à un de ces groupuscules ne requiert pas les conditions suffisantes pour acquérir la nationalité française. Le contraire aurait été inquiétant !

En revanche, que la décision juridique puisse faire l’amalgame entre la religion elle-même et l’appartenance à une secte apparaît très grave. Car l’arrêt du Conseil d’Etat du 27 juin indique bien que Mme M. «a adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d’égalité des sexes». Voilà encore un exemple où les instances républicaines reprennent au pied de la lettre les définitions de l’islam des intégristes. En serait-il de même si un Mexicain se reconnaissant «serviteur de la Rose-Croix» demandait la nationalité française ? Espérons qu’elle lui soit refusée, mais il ne viendrait à l’idée de personne de spécifier que «M. a adopté une pratique radicale de la religion chrétienne». La terre entière saurait d’un commun accord que le pauvre bougre s’est fait endoctriner par des charlatans.

Ce n’est pas la première fois que la République française laisse les intégristes définir l’islam. Rappelons-nous que déjà, en 2005, un juge avait relaxé un imam salafiste qui appelait à la violence contre les femmes en argumentant que «M. Bouziane s’est limité à expliquer ce que dit sa religion au travers du Coran et [que] le tribunal n’a pas à pénétrer dans le for intérieur de la religion» (3). Plus récemment, le fameux jugement du tribunal de Lille acceptant de considérer que la virginité comme «qualité essentielle» de la mariée pose le même type de questionnement : la justice a-t-elle cru ainsi «respecter les valeurs de l’islam» ? Aurait-elle statué de la même façon pour la requête d’un mari chrétien ou juif ?

La laïcité est là pour lutter contre les systèmes moyenâgeux qui autorisent des hommes à se servir de Dieu pour édicter des lois prétendument divines qui les arrangent ! Faire la séparation entre le profane et le sacré, c’est justement prendre conscience que ce sont toujours des hommes qui parlent au nom de Dieu.

Etre choqué par une burqa, c’est respecter l’islam, puisque cela revient à s’étonner et à être persuadé que la religion musulmane ne peut édicter ce type de conduite archaïque. Relier la burqa à «une pratique» de l’islam, c’est valider la définition de l’islam des intégristes et renforcer leur pouvoir.

A ceux qui ont le sentiment qu’une «double peine» est appliquée à cette femme, il faut rappeler que le seul moyen d’aider quelqu’un à sortir d’un endoctrinement sectaire, c’est d’essayer de le remettre en position de «sujet pensant». Le refus du Conseil d’Etat va obliger Mme M. à élaborer une pensée sur ce qu’elle voulait présenter comme un automatisme de sa religion. Et si elle recommence à penser, elle sera sauvée…


(1) Alain Gest et de Jacques Guyard, «Rapport fait au nom de la Commission d’enquêtes sur les sectes», Assemblée nationale, n° 2468, 1996.

(2) Entendons pour l’islam «des discours officiels des quatre écoles de théologie».

(3) Lire «Après l’affaire Bouziane, ça suffit», du même auteur, le Monde, 24 juin 2005.

17/07/2008

RENDEZ-NOUS SINE, BORDEL DE MERDE !

Je suis dévarié… Parce que je viens d’entendre que Charlie Hebdo – l’un des deux seuls organes de presse LIBRE de France, l’autre étant le Canard Enchaîné – viens de se tirer une balle dans le pied. Ceci en faisant l’impensable : virer Siné ! ! ! VIRER SINE ! ! ! Autant tout de suite se couper les couilles…

Fils de la génération Hara-Kiri, je suis un lecteur ancestral de Charlie Hebdo. Qui s’appelait Hara-Kiri Hebdo au départ, et qui a changé de nom, bravant l’interdiction de paraître des terribles censeurs de l’époque après la couverture fameuse « Bal tragique à Colombey : 1 mort » mettant en parallèle la mort du général avec un incendie catastrophique dans une discothèque de St-Laurent-du-Pont.

C’était le Charlie de la Grande Epoque, bousculant joyeusement tous les tabous, avec des plumes et des dessinateurs flamboyants, incomparables. Les chroniques au vitriol du grand François Cavanna, les élucubrations écolos de Fournier, les inventions du Professeur Choron, les dessins ravageurs du grand Reiser, les premiers pas de Wolinski avec les deux mecs au bistrot, le grand Duduche de Cabu, Willem, etc… Nostalgie, nostalgie…

Puis Charlie est mort… Faute de lecteurs. Laissant orphelins bien du monde. Il a été relancé, quelques années après, par une nouvelle équipe animée par Philippe Val, et où l’on a retrouvé avec délectation les signatures de Cavanna, les dessins de Cabu, Wolinski, Willem, renforcées puis plus ou moins remplacées par de nouveau venus talentueux…

C’est à Philippe Val que nous devons cette résurrection. C’est lui qui a fait de Charlie un des deux seuls organes réellement d’opposition. Val tournerait-il sarko-compatible ?

Cavanna, c’est toi le Gardien du Temple, alors dit quelque chose ! Ne laisse pas faire pareille connerie.

Eh, « Mooosieur le directeur de publication », que je sache – et je sais, ayant été moi-même dans cette position – c’est AVANT publication que l’on peut, que l’on doit discuter avec l’auteur d’un article avec lequel on n’est pas d’accord. Le directeur de publication, responsable devant la loi, peut même refuser la publication d’un article. Vous n’avez pas usé de cette prérogative, vous n’avez donc plus rien à dire ni à faire qu’assumer, APRES !

Alors, s’il-vous-plait, « Moosieur le directeur de publication », RENDEZ-NOUS SINE, BORDEL DE MERDE !

16/07/2008

Sarko: « C’est clair, c’est simple et c’est net : il n’y aura pas de privatisation de GDF. »


A l’époque, Sarko sévit à Bercy et l'Italien Enel veut racheter Suez. Villepin ; pour sauver son pote Mistrallet, patron de Suez, préconise le rapprochement avec Gaz de France. Ce qui implique alors la privatisation de la compagnie nationale.

Les syndicats se mobilisent, le conseil constitutionnel met l’opération en veilleuse jusqu’à ce que… Sarko, devenu - hélas, trois fois hélas - président, relance l’affaire !

Le soi-disant but c’est de mieux négocier l’achat du gaz pour avoir de meilleurs prix. Mais les clients finaux, vous, moi, n’en verront pas la couleur puisque le nouveau groupe sera en position de monopole… Pas de concurrence de vente de gaz en France, donc pas baisse de prix à attendre, tout le contraire.

On retourne au cas précédent, sauf que le client contribuable est baisé : les prix vont décupler, comme ailleurs dans le monde.

Et on revient à une situation étrangement parallèle à celle d’EDF-GDF d’avant. Qui marchait très bien pour le plus grand profit des clients-contribuables-propriétaires… Ceux-ci seront maintenant cocus et les énormes bénefs n’iront pas au pays, mais dans la poche des actionnaires, en grande partie étrangers…

Merci Sarko.

Eh ! Les 53% de couillons qui ont voté pour lui, vous êtes cocus, une fois de plus ! Tant mieux, ça vous va bien.

Moi je m’en fous, je me chauffe au bois !

14/07/2008

14 juillet, je fais comme Tonton Georges: à table!

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La mauvaise réputation

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

12/07/2008

Vacanciers, visitez le site atomique du Tricastin, ses fuites nucléaires, ses responsables irresponsables, ses fabriques à cancer...

Tricastin: la CRIIRAD dénonce l'opacité de la Socatri et de l'ASN
AP | 11.07.2008 | 18:11

La Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) a une nouvelle fois dénoncé vendredi l'opacité de la société Socatri, à l'origine de la fuite d'uranium au Tricastin, et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

"Nous ne disposons toujours pas vendredi des informations que nous avions demandées mardi, le lendemain de l'incident, sur ce que contenait réellement les cuves qui ont débordé. Nous voulons des chiffres en becquerels et non en grammes", a indiqué à l'Associated Press Corinne Castanier, directrice de la CRIIRAD.

"Aujourd'hui, il y a une opacité totale sur la composition chimique et radiologique du contenu de la cuve, une opacité sur la pollution ou non de la nappe alluviale, et les retards pris dans la publication des résultats ne sont pas de bon augure", a ajouté Mme Castanier. Selon les calculs de la CRIIRAD, la Socatri a rejeté en une seule fois lors de l'incident 27 fois la limite maximale autorisée sur l'année.

"Les informations qui sont délivrées posent plus de questions qu'elles n'apportent de réponses. La Socatri donnent les chiffres qu'elle veut, mais ne prouve rien. Il y a notamment des incohérences dans les données fournies sur la pollution des ruisseaux alentours", reprend Corinne Castanier. La CRIIRAD s'en prend également à l'ASN, accusé de "laxisme". "Que fait l'Etat? L'ASN a attendu deux jours après l'incident pour mener une inspection, a donné ses prescriptions vendredi et a laissé encore 24 heures à la Socatri pour se mettre en conformité", estime la CRIIRAD.

"Si la Socatri doit attendre une inspection et une notification de l'ASN pour vider les cuves qui fuient ou qui ne sont pas associées aux cuves de rétention prescrites par l'arrêté de 2005, c'est une suspension de l'autorisation d'exercer qui s'impose, et dans les plus brefs délais!", écrit l'association dans un communiqué.

La CRIIRAD remet également en cause le classement de l'incident au niveau 1 (simple anomalie) sur l'échelle européenne INES qui en compte sept. L'ASN "a classé ce dysfonctionnement grave au niveau 0 (...) Ce type de décision crée un climat de permissivité, voire d'impunité, extrêmement préjudiciable à la protection de l'environnement et surtout de la santé des populations environnantes: tous les polluants radioactifs et chimiques rejetés dans l'atmosphère sont directement respirés par la population", dénonce l'organisme indépendant. AP

10/07/2008

INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN !

1df39cdf49284876c0959d68362b999a.jpgLe flou artistique englue les informations concernant la grave fuite d’uranium survenue à l’usine Socatri du site du Tricastin, à la limite de la Drôme et du Vaucluse. Depuis qu’une loi scélérate a supprimé toute possibilité d’expertise indépendante, celle-ci est uniquement le fait de l’ASN, organisme payé par…l’industrie nucléaire ! Le voleur qui se juge lui-même !

Cette loi a été créée avant tout pour interdire l’action de la CRIIRAD, laboratoire indépendant qui a toujours filé des boutons à tous les « nucléophiles ».

Puisqu’ils sont brimés, donnons la parole aux experts de la CRIIRAD qui dénoncent les magouilles des tenants du nucléaire à tout crin :


« Un communiqué des Préfectures du Vaucluse et de la Drôme vient d’informer le public qu’une opération de nettoyage d’une cuve sur le site de la SOCATRI a conduit au déversement de 30 m3 d’effluents radioactifs sur le sol et dans le canal adjacent. Ce communiqué vient d'être complété par un communiqué de l'ASN.

Les communiqués des Préfectures et de l'ASN indiquent que ces effluents contenaient 12 grammes d’uranium par litre. L’utilisation de l’unité de masse au lieu de l’unité de mesure de l’activité (le becquerel) ne rend pas compte de l’ampleur de la fuite. Il est utile de comparer le rejet accidentel aux limites annuelles que doit respecter la SOCATRI.

1. Violation de la limite annuelle de rejet
En prenant l’hypothèse d’un rapport isotopique naturel (soit 0,7% d’uranium 235) et de l’absence d’uranium artificiel (ni uranium 236 ni uranium 232), l’activité massique correspondant à 12 grammes par litre est d’un peu plus de 307 000 Bq/litre(1), soit pour 30 mètres cube d’effluents, une activité totale en uranium de plus de 9 200 000 000 becquerels, soit 9 200 MBq (mégabecquerels)

Aux termes de l’arrêté du 16 août 2005, la SOCATRI ne doit pas rejeter sur un an, dans le canal de Donzère-Mondragon, plus de 71,7 MBq en isotopes de l’uranium.

La fuite qui s’est produite a donc conduit à un rejet dans l’environnement plus de 100 fois supérieur à la limite annuelle (128 fois sur la base d’une hypothèse qui n’est absolument pas maximaliste).

Précisons par ailleurs, que les rejets doivent être effectués dans le canal de Donzère-Mondragon, où le débit doit assurer une dilution suffisante des effluents radioactifs. Ici le rejet a été effectué en partie dans un canal débouchant sur le ruisseau de La Gaffière (qui ne présente pas les capacités de dilution requises) et pour partie sur le sol (aucune précision n’a été donnée sur les volumes de terre contaminés, ni sur la profondeur des infiltrations : la nappe alluviale n'est qu'à 2 ou 3 mètres de profondeur).

Par ailleurs, si les effluents contenus dans la cuve proviennent d’installations qui travaillent sur l’uranium de retraitement (un uranium qui comporte des radionucléides artificiels) les rejets sont strictement interdits.

2. Violation de la limite d’activité volumique (concentration)
Aux termes de l’arrêté du 16 août 2005, la limite d’activité volumique des isotopes de l’uranium dans les effluents après traitement doit être inférieure à 50 Bq/l. Toujours sur la base d’un rapport isotopique naturel et de l’absence d’isotopes artificiels, l’activité massique des effluents serait d'environ 300 000 Bq/l, soit un dépassement de plus de 6 000 fois la limite réglementaire.

La CRIIRAD demande la communication immédiate des résultats d’analyse détaillés par radionucléide, ce qui permettra d’affiner les calculs et de préciser la nature des infractions et l’importance des risques environnementaux, voire sanitaires. Les effluents étant stockés dans une cuve, la SOCATRI devait en connaître la composition isotopique... ou alors c’est un dysfonctionnement supplémentaire. La transparence est dans tous les discours, ce serait mieux qu'elle soit dans les actes.

Il est intéressant de remarquer que lorsqu’une fuite accidentelle se produit et qu’elle est inférieure, ou très inférieure, aux limites de rejet, cette comparaison est systématiquement mise en avant par l’exploitant et l’Autorité de sûreté nucléaire et l’Etat. En revanche, lorsque la fuite représente un dépassement considérable (plus de 100 fois et plus de 6 000 fois) des limites maximales, la comparaison disparait du discours officiel et les résultats sont présentés… en grammes !

(1) Cette activité pourrait être nettement supérieure avec une teneur en uranium 235 supérieure à la teneur naturelle (la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% !) et en cas de présence d’uranium de retraitement (et donc d’isotopes artificiels de l’uranium). »




Sur un tout autre sujet, celui dit du "blasphème", allez lire l'excellent article de Nadia sur:

http://nadiacontrelemondedeanna1.blogs.nouvelobs.com

09/07/2008

Fuite nucléaire de 360 kg d'uranium dans la nature au Tricastin : comme toujours l’OPACITE…

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Après la fuite de 30 m3 de liquide contenant 12 g d'uranium par litre, soit 360 kg d'uranium, voici le premier communiqué de presse de la Criirad, laboratoire indépendant de vigilance nucléaire, bête noire des apprentis sorciers d’Areva, du CEA, de Comurex, de Socatri et de toutes les entreprises qui grenouillent dans le nucléaire :

« Tricastin fuite radioactive, communiqué CRIIRAD 09/07 Site nucléaire du Tricastin : fuite radioactive sur l’installation SOCATRI (filiale AREVA)

A.La CRIIRAD rappelle la teneur de son premier communiqué de presse :

La fuite a provoqué le rejet dans l’environnement d’au moins 9 000 Mégabecquerels (MBq), soit un dépassement de plus de 100 fois la limite maximale autorisée sur l’année (71,7 MBq) et de plus de 700 fois la limite maximale mensuelle. La limite d’activité volumique a été pulvérisée : rejet de plus de 300 000 Bq/l pour une limite maximale de 50 Bq/l.

B. La CRIIRAD demande des explications sur :

1/ les délais entre la survenue de l’accident et la mise en œuvre de mesures de protection et d’information de la population et de ses représentants ;

2/ les circonstances de l’accident et la défaillance du dispositif de rétention censé garantir le confinement d’éventuelles fuites ;

3/ la publication de la composition isotopique des effluents, information normalement détenue par SOCATRI et toujours censurée ce matin : l’exploitant, l’ASN, l’IRSN et les préfectures ne mentionnent que des grammes d’uranium !

1/ Des explications sur les délais

Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s’était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Le délai de plus de 7 heures entre le rejet incontrôlé dans l’environnement et l’information des élus locaux (vers 13h30 pour le maire de Lapalud, après 16h pour les médias) paraissait déjà trop long.

Cependant, si l’on en croit le communiqué de l’IRSN, le débordement de la cuve se serait produit la veille au soir, le lundi 7 juillet, vers 23h00. Les formulations de l’IRSN sont relativement sibyllines et ne précisent pas le temps qui s’est écoulé entre le débordement de la cuve et la fuite au niveau du module de rétention, ni si le personnel s’est rendu compte immédiatement des dysfonctionnements (ou s’il ne l’a découvert que tardivement). S’il n’y a pas eu de délai, que la fuite s’est produite vers 23h et que les responsables locaux n’ont été informés qu’après un délai de 14h et les médias de 17h, le retard est alors considérable. Pour que les mesures de prévention soient efficaces, elles doivent être prises dans les délais les plus brefs. Qui a été informé ? Quand ? Pourquoi de tels retards ?

2/ Des explications sur la défaillance du système censé pallier les fuites

La CRIIRAD réclame toute la transparence sur le déroulement de l’accident. Comment expliquer 1/ le débordement de la cuve (un débordement d’au moins 30 000 litres !), puis la faillite du système de rétention précisément destiné à pallier un éventuel défaut d’étanchéité. L’article 22 de l’arrêté d’autorisation de rejet et prélèvement d’eau précise que « chaque réservoir (…) est muni d’un cuvelage de rétention ou d’un dispositif apportant les mêmes garanties, dont la capacité est fixée à 100% du volume du réservoir le plus grand ou 50% du volume total des réservoirs. L’étanchéité de ces rétentions est contrôlée annuellement ».

Le communiqué de l’ASN indique que des réparations étaient en cours au niveau de la rétention. Ce n’est pas une excuse, au contraire : le dispositif de rétention étant indisponible, soit la cuve ne devait plus être utilisée, soit un système alternatif devait être mis en place. Dans tous les cas, une vigilance particulière devait être apportée à l’installation.

3/ La caractérisation précise des effluents radioactifs rejetés dans l’environnement

Ni la SOCATRI, ni l’Autorité de Sûreté nucléaire, ni l’IRSN, ni les Préfectures n’ont publié la moindre information sur la composition isotopique des effluents uranifères : les isotopes de l’uranium étaient-ils les seuls produits radioactifs présents ? Quelle était la teneur en uranium 235, sachant que la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% ? S’agissait-il d’effluents issus d’uranium de retraitement, avec présence d’isotopes artificiels de l’uranium (uranium 232 et 236) ?

Ces informations sont nécessaires à l’appréciation du risque et à l’évaluation des infractions aux dispositions de l’arrêté d’autorisation qui régit l’installation. Que l’on ne nous objecte pas que ces informations ne sont pas disponibles : la SOCATRI disposait nécessairement des données de caractérisation radiologique des effluents contenus dans la cuve. Si ce n’est pas le cas, il faut que cela soit clairement établi car un palier de plus serait franchi dans les défauts de maîtrise des activités et matières à risque.

La CRIIRAD demande également des précisions sur la teneur des effluents en polluants chimiques et souhaite savoir si des émanations gazeuses ont été associées au rejet liquide.

C. La CRIIRAD va saisir la justice

1. Dysfonctionnements graves et impunité

La répétition des fuites au niveau des canalisations de rejet (avril et août 2007), des cuves de rétention (octobre 2007) et de la station de traitement de rejet (novembre 2007) traduisent un important manque de maîtrise (tout comme l’oubli en janvier dernier, d’effluents radioactifs dans une cuve de transfert impliquant des failles dans la prévention des risques de criticité)

Par ailleurs, les vérifications conduites par la CRIIRAD montrent des violations répétées et très importantes des limites de rejets de produits radioactifs dans l’atmosphère !

Ces limites sont prescrites par l’arrêté du 16 août 2005 (article 10). En 2006, la limite maximale a été dépassée d’un facteur 6 ( !) pour les rejets de tritium (hydrogène radioactif) et d’un facteur 30 ( !) pour les rejets de carbone 14. En 2007, les rejets de tritium de la SOCATRI ont dépassé la limite d’un facteur 5 et les rejets de carbone 14 d’un facteur 42 ( !)

Ces infractions à l’article 10 de l’arrêté du 16 août 2005 – arrêté pris sous l’autorité des ministres de l’Industrie, de la santé et de l’Environnement – n’ont donné lieu à aucune sanction et l’exploitant, plutôt que de travailler sur la réduction de ses rejets et sa mise en conformité, a déposé une demande pour obtenir le relèvement des limites ! La demande est en cours d’instruction … et elle a de bonnes chances d’aboutir !

2. Faire condamner AREVA NC Pierrelatte et la SOCATRI

Compte tenu du nombre et de la gravité des dysfonctionnements constatés par la CRIIRAD, compte tenu de la passivité, pour ne pas dire plus, des autorités de contrôle, le bureau de la CRIIRAD a décidé ce jour le dépôt d’une plainte en justice contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales du groupe AREVA :

1/ AREVA NC (Cogéma) pour l’enfouissement de plus de 700 tonnes de déchets radioactifs dans le sol 2/ SOCATRI pour ses rejets radioactifs dans l’environnement

Le président de la CRIIRAD va contacter ce jour Me Thierry Billet, avocat de l’association, afin de déterminer la procédure à suivre.

http://www.criirad.org

07/07/2008

EPR : danger majeur, jouet de Sarko !

Pour la plupart d’entre eux, ils subissent, pour le moins, la méfiance des populations qu’ils dirigent. Et pourtant dans ce petit club de nantis bouffis nommé G8, ils prétendent, en deux jours « résoudre » les problèmes gigantesques que le monde connaît et dont ils sont, pour une bonne part, responsables. Ils ne résoudront rien. Ils ne servent à rien.

Le nôtre, Sarko-Ubu, va là-bas pour « vendre » du nucléaire. Tel un bonimenteur de foire, il propose sa marchandise. « Achetez moi un EPR. Pour le prix d’un je vous en donne deux et, en plus, un disque dédicacé de ma Carlita ! »

Comment peut-on sérieusement penser que la prolifération des centrales nucléaires soit une bonne chose pour l’humanité ? ! Les leçons de Three-Mile Island, de Tchernobil, Harrisburg, Tokaimura n’ont servi à rien. Sarko reprend les conneries de ses prédécesseurs : Giscard ouvrant les portes du capital d’Eurodif au shah d’Iran…, Chirac vendant le réacteur Osirak à Sadam Hussein… Lui fait au moins aussi fort : il vend une centrale à Kadhafi, il veut en vendre à l’Algérie et à tous les pays qui ont le pognon pour payer.

Au fou ! Car malgré les dénégations des « experts », le passage du nucléaire civil au nucléaire militaire est loin d’être impossible. Demandez aux Israéliens, aux Indiens, aux Pakistanais…

Questions :
- Est-il vraiment démocratique qu'une décision d'une telle importance, pour notre pays et pour le monde soit prise par le Président de la République seul, sans même que le Parlement puisse délibérer sur un sujet aussi majeur !
- L'utilisation de la technologie du nucléaire civil comme solution pour les pays en développement est-elle raisonnable?

Trois raisons en font sérieusement douter :
- d'abord, les réserves en uranium que recèle la planète ne permettent en aucune manière de développer massivement le nucléaire. C'est une solution non durable et qui va très vite faire peser sur les réserves une pression considérable qui va changer l'équation financière du système
- ensuite, la technologie nucléaire exige un niveau de sécurité et de formation du personnel considérable. Comment s'assurer que ce niveau pourra être atteint et le que l'humanité ne s'expose à des Tchernobyl en puissance?
- enfin et surtout, le développement de la technologie nucléaire constitue un risque géostratégique et terroriste majeur. Outre le chantage nucléaire auquel nous nous exposons tous et qui existe déjà du fait de l'Iran, de la Corée du Nord, peut-être du Pakistan, demain de la Libye ou d'autres pays, le risque de dissémination des déchets nucléaires, de trafic de matériaux fissiles permettant la fabrication massive de bombes sales constituent des menaces supplémentaires dont le monde particulièrement dangereux dans lequel nous vivons n'a vraiment pas besoin.

En fait, Sarko, fer de lance du lobby nucléaire, veut refiler la filière à son pote Bouygue. Bonjour la sécurité ! ! !
Alors, pour faire l’article, il décide – seul ! – de la construction d’un deuxième réacteur EPR ! Où ? On n’en sait rien, mais les sites déjà rompus à la « culture nucléaire » peuvent serrer les miches. C’est le cas chez moi, en vallée du Rhône…

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.
- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.
- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima.
- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.
- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que Siemens & Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.
- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par motrices, qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter...
- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.
- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».
- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.
- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.
-
L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Eh ! Sarko, deviens enfin un homme d’état digne de ce nom, oublie tes amis et pense au peuple qui t’a – hélas ! – élu.