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14/04/2008

Emeutes de la faim… Qui en est responsable et à qui profite le crime ?


La responsabilité est multiple : - démographie démentielle, - plus forte demande des nouvelles classes moyennes des pays émergents, - politiques agricoles de l’Europe et des Etats-Unis réduisant à néant les agricultures des pays du « tiers-monde » à coup de produits subventionnés, - politique du FMI, à la solde des banques et des multinationales occidentales, visant à imposer des agricultures d’exportation (arachide, café, cacao, etc.) au détriment des agricultures vivrières, - aberration du développement des « agro carburants », - activation de « l’arme agricole » par les Etats-Unis par l’action spéculative des fonds de pension investissant massivement des les matières premières agricoles, - complot orchestré par les multinationales de l’agroalimentaire pour imposer les OGM.

A qui profite les crime ?

Essentiellement aux fonds de pension spéculateurs érazuniens et aux multinationales de l’agroalimentaire et de la chimie phytosanitaire. Ce sont les mêmes tant ils sont liés.

Les fonds de pensions, secoués par l’affaire des « subprimes » étazuniennes, placent leurs énormes capitaux fluctuants sur les matières premières agricoles, blé, maïs, riz essentiellement. Ils achètent et gèlent ces matières premières pour en faire monter artificiellement les cours afin de multiplier leurs profits. Ils organisent ainsi la pénurie alimentaire mondiale.

Les multinationales agroalimentaires et semencières, étroitement liées à l’industrie chimique et financées par les fonds de pensions, orchestrent cette catastrophe alimentaire dans un but précis : imposer partout dans le monde les cultures OGM, et s’assurer ainsi une maîtrise sur la vie même de tous les Terriens par la privatisation du vivant.

CQFD

12/04/2008

Les charognards qui saignent la Sécu.

24d23a3d390b1875c594c9a181650533.jpgUn problème grandissant complique la quadrature du cercle que représente le financement de la santé des Français: le rachat des cliniques privées en France par des fonds de pension étrangers, généralement étazuniens. Avec pour conséquences:

— Les cotisations de santé des Français, par l'intermédiaire de la Sécu, servent en partie à financer…les retraites de riches Californiens !

— Si la clinique n'est pas assez rentable elle est fermée ou revendue à bas prix, au détriment de toute logique de démographie de la santé. La seule logique de ces marchands de soupe qui parasitent la Sécu, c’est de faire du fric, beaucoup de fric.

— Les cliniques devant être rentables, elles ne traitent que des pathologies rentables, les autres (gérontologie, réanimation, maladies rares...) sont envoyées sur l'hôpital public, où là aussi une logique libérale est en train d'être appliquée, rendant la prise en charge correcte quasiment impossible. Si vous avez un panari, la clinique privé vous chouchoutera, vous gardera 25 heures pour pouvoir facturer deux jours à la Sécu…

A l'avenir, avec la nouvelle politique de santé, il est probable que les assurances de santé — que Bébéar et la clique des ultra libéraux rêvent de voir tomber dans le giron du privé — feront partie de grands fonds de pension internationaux avec une filiarisation des patients dans telle ou telle clinique appartenant aux groupes. Un patient non assuré ou exclu par son assurance verra ses chances de prise en charge correcte largement diminuer.a21cbdac04785062e83f3e469fe30eb6.jpg

Comme aux Zuhéssa, quand vous vous présenterez à un établissement de santé, on ne vous demandera plus votre Carte Vitale mais…votre carte bleu. Et si elle n’est pas suffisamment chargé, à la porte !

Trois livres pour vous éclairer:

« Il risque de pleuvoir », d'Emmanuelle Heidsieck (Seuil)
« Le mythe du trou de la sécu », de Julien Duval (éditions Raisons d'agir).
« Les fossoyeurs », de Christian Lehmann (éditions Privé).

11/04/2008

VOILA LES MOINES QUI ONT CAUSE DES VIOLENCES A LHASSA

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Comment la Chine fait de la désinformation...

Photo des militaires chinois s'apprêtant à revêtir des robes de bonzes....

Photo prise le 20 mars par l'Agence de communication de Grande Bretagne

Introduction : Les moines de Lhassa ont dit qu'ils étaient enfermés et n'étaient pour rien dans les manifs. Certains le savaient depuis le 20 grâce où cette photo prise dans des conditions de contrôle irréfutables (voir ci-dessous)

La photo est passée par l'Italie et revient vers nous. Nous espérons qu'elle franchira toutes les frontières et sera vue dans le monde entier.
A diffuser largement ! ils sont encore pire que ce que l'on pensait. Et pourtant on a de l'imagination !
Il faut faire vite, Yahoo filtre même nos messages en France !

Morano contre les familles nombreuses : « plus con que moi, tu meurs ! »

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On savait qu’à la distribution de connerie, elle était devant, mais là, elle vient de faire fort. La stupidité à ce niveau est du domaine de l’art.

Explication de texte. La Nadine Morano, récente sous-ministre de je ne sais quoi, a l’intention de supprimer les cartes de réductions de la SNCF à l’usage des familles nombreuses.

Connerie gigogne :

- Si l’Etat (nos impôts), par ses administrations sociales « économise » ainsi 70 millions d’euros (sur le dos des moins favorisés, à comparer aux 15 milliards donnés chaque année, pour rien, aux plus riches), l’Etat actionnaire unique de la SNCF devra bien compenser (avec nos impôts) le manque à gagner de 70 millions de celle-ci si, comme elle l’a indiqué, elle « trouve d’autres formules pour maintenir la carte » !

- Comment vont voyager les familles nombreuses (3 enfants et plus) ? Dans de grosses bagnoles bouffeuses de pétrole et cracheuses de C02. Eh ! Borloo, ne te gratte pas les couilles comme ça en tournant le dos…

- Ces parents généreux de la pointe vont s’abstenir de mettre bas, foutant en l’air l’une des composantes les plus dynamiques de la France, sa démographie.

Sarko, Fillon, d’où vous l’avez sortie celle-là ? Si elle fait une portée, gardez m’en un pour ma collection de cons !

10/04/2008

Les pauvres doivent crever de faim pour que les riches roulent en bagnoles…


Des mouvements de protestation, voire des émeutes de la faim se multiplient partout dans le monde. Dans les pays riches, ce sont des augmentations de prix qui mettent à mal le pouvoir d’achat des plus démunis. Mais ailleurs, c’est carrément le spectre de la famine qui se profile ! Comment en est-on arrivé là ?

La sécurité alimentaire mondiale est sérieusement remise en cause par différents facteurs qui se conjuguent et sont interdépendants. Le changement climatique et l’envolée du prix du pétrole sont les causes les plus fréquemment évoquées.

En effet, ces dernières années, les greniers à céréales de la planète — Ukraine, Etats-Unis, Australie et dans une moindre mesure l'Europe — ont affronté des catastrophes climatiques graves (sècheresses, inondations) et n'ont pu produire les quantités attendues de céréales. Les pays les plus pauvres, premiers à subir les changements climatiques qu’ils sont pourtant les derniers à générer, ont dû importer encore plus de denrées alimentaires.

Quant au prix du pétrole, il influe directement sur le cout de production et du transport des céréales ; le cout de la production d'engrais et d'insecticides grimpent d'autant et sont répercutés sur les prix de vente.

Pourtant, ces deux maux ne sont pas les seuls responsables de la crise des prix alimentaires. S’y ajoutent deux facteurs structurels : la démographie démentielle (plus de 6 milliards aujourd’hui, près de dix milliards en 2050) et les changements d’habitudes alimentaires.

Chine et Inde, au fur et à mesure que leur développement économique s’accélère, singent les pays occidentaux et abandonnent leurs nourritures traditionnelles (à base principalement de protéines végétales) pour des protéines animales, comme elles abandonnent le riz (fort rendement sur petite surface) pour le blé (énormes surfaces pour des rendements médiocres). De plus, la production d'aliments d'origine animale requiert dix fois plus de terres que pour une alimentation d'origine végétale.

Les surfaces cultivables ne sont pas extensibles, or les cultures alimentaires sont de plus en plus concurrencées par les cultures destinés aux « agrocarburants » (que d’aucuns appellent avec un réalisme cynique les « nécrocarburants » tant ils sont synonymes de famines annoncées.

L'OCDE prévoit, qu'afin de répondre à la demande alimentaire ET d'agrocarburants, la surface des sols consacrés à l'agriculture va croître de 10% d'ici à 2030. Les surfaces exploitables étant limitées dans l'espace, elles seront prises sur les forêts et notamment les forêts primaires, avec les conséquences que l'on connaît déjà sur le climat et la biodiversité.

Ainsi, les stratégies énergétiques et environnementales des pays riches génèrent une pression importante sur les cours des céréales. Souhaitant doublement remédier à la raréfaction du pétrole et aux GES (gaz à effet de serre), les pays riches, notamment l'Europe, encouragent sur leur territoire la production d'agrocarburants au moyen d'incitations financières plus rentables que les subventions agricoles.

La canne à sucre au Brésil, le maïs au Mexique et aux Etats-Unis, le blé, la betterave en Europe et enfin l'huile de colza, de tournesol, de palme sont utilisés pour la production d'éthanol ou de bio-diesel. Les agriculteurs, mieux subventionnés dans cette perspective, détournent leur production de la filière alimentaire pour la destiner à la filière de transformation en agrocarburant. De plus, certains producteurs de produits non transformables en agrocarburant abandonnent leurs cultures habituelles pour les mêmes raisons de revenus financiers et se lancent dans la culture des produits à agrocarburant.

Se greffent la dessus la cupidité criminelle des grands groupes agro-alimentaires multinationaux qui, eux, se portent bien. La nourriture (OGM, parce qu'elle rend dépendant de ceux qui la contrôlent) et le travail (flexible, très flexible de préférence, parce qu'il rend dépendant de ceux qui veulent bien l'offrir) sont deux excellents moyens de coercition…

Pour Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation à l'ONU: « ...le développement des biocarburants, loin de diminuer la faim dans le monde va l'aggraver, si du moins on poursuit dans cette voie: Cet empressement à vouloir subitement et de façon irréfléchie transformer un aliment, tel que le maïs, le blé, le sucre et le vin de palme en carburant revient à courir à la catastrophe. Cela risque d'entraîner une concurrence entre nourriture et carburant qui laissera les pauvres et les victimes de la faim des pays en développement à la merci de l'augmentation rapide du prix des aliments, des terres vivrières et de l'eau. La logique semble, en effet, imparable: plus les surfaces de plantations nourricières sont transformées en cultures réservées au bioéthanol ou carburant pour voitures propres, plus les récoltes en produits nourriciers sont réduites et plus les prix des denrées augmentent, du fait de leur rareté. »

Ainsi, changements climatiques, pression démographique, explosion des demandes en ressources énergétiques…
la frénésie humaine envers une croissance aveugle aux limites de ce que peut supporter notre planète amène à une catastrophe.

C'est désormais le système économique mondial qui est à repenser avant que cette crise alimentaire annoncée n'entraîne dans son sillage d'autres crises plus profondes, et sanglantes…


POURRIS AWARDS 2008.

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Au cours d’une cérémonie brillante et animée, le palmarès des Pourris Awards 2008 a été dévoilé.

Dans la catégorie « Empoisonneurs », le Monsanto d’Or a été attribué, de manière collective, à l’ensemble des sénateurs et députés UMP. En ont été exclus quelques rares parlementaires dont le sénateur UMP de la Manche, Jean-François Le Grand et le député UMP François Grosdidier pour leur clairvoyance et leur courage.

Dans la catégorie Couilles molles, le Monsanto d’Or a été attribué au ministre Jean-Louis Borloo pour l’abandon sans combattre des idées qui furent les siennes lors de feue le Grenelle de l’environnement et son lâchage en rase campagne de sa Secrétaire d’état. Celle-ci, Nathalie Kociusko-Morizet, en a été exclue pour sa pugnacité et son honnêteté intellectuelle, défauts rédhibitoire en Sarkoland.

Dans la catégorie Faux-cul, le Monsanto d’Or a été attribué à Jean-François Copé pour l’ensemble de son œuvre.

A l’issue de la cérémonie, un lynchage en règle de la sous-ministre Nathalie Kociusko-Morizet a été orchestrée par le premier ministre Fillon.

Grâce à cette brillante clique, les Français pourront se préparer de beaux cancers bien scrofuleux nourris aux OGM.
(Sources : Dépêche de l’Agence France Pourrie)

09/04/2008

Le gaz augmente… pour engraisser les futurs actionnaires de la privatisation de GDF !

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La privatisation de Gaz de France — entreprise publique, et donc nous appartenant (un peu ! ! !) — est toujours dans les tuyaux des tronches d’œuf du Sarkoland. L’opération (j’allais dire la magouille ) doit se faire sur la base de l’échange à prix égal action par action. Or à ce jour (notez que je n’ai pas dit l’horripilant « au jour d’aujourd’hui », ce pléonasme stupide qui étale la connerie abyssale de ceux qui l’emploient !), l’action de GDF cote 40,64 € tandis que celle de Suez est à 44,08 € (je viens de vérifier). Ça se rapproche mais il y a donc un différentiel de 4 € par action en défaveur de GDF.

Que faut-il faire pour satisfaire les actionnaires, espèce nuisible mais bien protégée ? Faire remonter dare-dare le prix de l’action GDF ou bien, au moment de la réalisation de l’opération (j’allais dire la spoliation), il faudra bien que l’état sarkozinien nous fasse les poches pour combler ce différentiel (avec nos impôts, bien sûr !)

Pour éviter cette mesure qui serait peut-être mal vu (bien qu’on puisse faire confiance à la presse couchée du Sarkozistan pour étouffer le coup), on concocte donc une solide hausse bien saucissonnée pour la rendre plus digeste des tarifs du gaz ! Une manière toute dans la finesse sarkozienne de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat !

Les cervelles gazeuses de la direction ont demandé - et obtenu - sans broncher une augmentation de 5,5% qui vient s’ajouter au 3% extorqués en janvier et précédant une augmentation de X% probablement en juillet.

Voilà qui devrait ragaillardir les pauvres actionnaires !

Cochons de payants, retournez vos poches.

Et puis après tout, vous l’avez voulu (enfin la majorité des veautants !) l’état sarkozien !

Alors raquez, moi je me chauffe au bois !







08/04/2008

Slam olympique: Paris s'est réveillé

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Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s'est souvenu qu'il est père des droits de l'Homme
Et a englouti dans un maeltrom
De colère généreuse
Les vélléiés honteuses
De cacher au monde
Les massacres immondes
Que la dictature chinoise perpétue
Quand sa soldatesque élimine et tue
Le peuple du Tibet et lui substitue
Des colons Han venus d’ailleurs
Dans les fourgons de l’agresseur.

Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s’est souvenu qu’il a réinventé l’Olympisme
Et qu’il est donc en position morale de charisme
Pour contrer le crétinisme
Du bolchévisme
Qui anéantit la philosophie du bouddisme
Fleurissant pacifiquement sur les monts éternels
D’un pays qui tutoie le ciel.
Vils dictateurs
Tueurs
Vos actions sont de plomb, vos idées sont de fiel.

07/04/2008

Pour un monde sanglant, bienvenue au J.O. made in China !

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Ils se sont chiés dessus ! Un bonheur ! Y a longtemps que je ne m’étais pas tant fait péter l’embouligue comme ça en rigolant devant la lucarne à décerveler ! Malgré les plans serrés pour éviter les manifestants, malgré les explications graillonneuses de la pauvre mère Laborde qui pédalait comme une malheureuse dans le suif de sa choucroute verbale, on n’a vu QUE DES FLICS.

A pieds, en bagnoles, casqués ou en survêts, matraques en action sur les quelques vues passées en fraude par quelques cameramen couillus. Ils l’ont même planquée, leur foutue flamme, dans un autobus ! En plus, il pleuvait des cordes ! Et le mec télé de service sous la tour Eiffel, qui se trempait la gueule et faisait de l’humour involontaire : « Il pleut maintenant, on n’y voit goutte ! »

Fallait les voir courir les sarkoboys. Fallait les voir défendre la stupide allumette insigne de la plus grande escroquerie mentale, faire croire que les « j.o. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale. Mon cul !

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des décennies par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnée (notez, j’ai pas dit sponsorisée !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs kapos ».

Les « jeux » de Péking – ils disent « Beijing » - seront du même acabit que ceux de Berlin en 1936. Ils sont là pour faire l’apologie d’un régime sanglant, d’un pays qui empoisonne le monde avec les merdes produites à coups de triques par des esclaves.

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Il est un podium sur lequel on retrouve les Zétazunis, la Chine et l’Arabie : c’est celui des assassinats d’état que sont les exécutions de condamnés.

Boycottez les Jeux hOntelympiques !

Retour de flamme.

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Elle traverse – la « flamme » - Paris sous un ciel blafard, entourée de flics, mise sous surveillance rapprochée. Elle est l’image du pays qui va organiser cette mascarade neo libérale que sont les jeux olympiques.

Sous couvert de "trêve olympique" ou "d'amitié entre les peuples", les organisateurs des Jeux veulent lancer un message d'espoir, de paix et d'égalité entre tous. Le plus grand événement sportif de la planète n'est pourtant que le reflet de notre société et de la situation internationale économique et financière. L'idéologie néo libérale y est omniprésente et ce au détriment du sport en lui même, souvent relégué au second rang.

Faut-il y aller ou pas? La question méritait déjà d'être posée en 1936.

Petit "flashback" pour voir en quels termes, dans quel contexte la question de la participation aux J.O. se posait en 1936.

En faveur du oui: l'argumentation de F.Piétri membre du CIO face aux réticences du Front Populaire :
"D'abord Messieurs, il convient de savoir que ce n'est pas l'Allemagne qui invite aux Jeux Olympiques; c'est le comité international olympique, et M. Bonte a rappelé lui-même que ce comité était une institution essentiellement française. Il a été créé en 1896 par lun grand français, le baron Pierre de Coubertin (...) Invite-t-il des gouvernements ou des Etats?" (...)
On a parlé de maladresse: "Il n'est pas possible que la Chambre française empêche de jeunes français d'aller participer à cette compétition internationale, uniquement parce que le régime intérieur ou idées particulières des Allemands ne lui conviennent pas. Ce serait à la fois une inconséquence et une incorrection".


En faveur du non. Jean Longuet. SFIO:
"Je n'ai pas besoin de rappeler les crimes, les atrocités commises au nom de cette idéologie barbare (...) Les J.O de l'année prochaine ont été conçus par les dirigeants actuels du Reich, comme une apothéose du régime nazi. De ce régime (...) qui prétend, à l'ombre d'un immense drapeau à croix gammée, faire manœuvrer tous les sportifs".

Alors, d'après vous, en 2008, est-ce la Chine qui invite, ou le CIO qui invite en Chine? Même si les dirigeants chinois ne "sont pas des gentlemen" selon l'expression, car "il faut les inciter sans cesse à la retenue" (!), est-ce une maladresse de ne pas y aller, est-ce une faute diplomatique? Peut-on vraiment transiger avec les droits de l'homme ( universels, mais pas partout semble-t-il) ? Les hommes sont égaux en droits comme nous le proclamons en Europe, ou bien ça dépendrait vraiment de leur situation géographique? La démocratie est-ce une idée politique parmi d'autre, relativisable et contestable par quelques sportifs, devenus commentateurs autorisés de l'actualité politique?

Pour ma part, j'ai l'impression que le gouvernement chinois entend montrer qu'il est possible d'être à la pointe de la modernité sans pour autant être démocrate... et ça me fait peur.

03/04/2008

SECTES : le rapport de la Miviludes présenté aujourd’hui.

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Histoire de renforcer encore les moyens de lutte contre les sectes, Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, va présenter aujourd’hui aux députés une proposition de loi visant à accorder aux témoins des commissions d’enquête parlementaires la même protection juridique qu’aux personnes appelées à témoigner devant les tribunaux. Selon lui, plusieurs victimes de sectes ont été attaquées en diffamation dans le passé par les mouvements qu’elles dénonçaient.

Nos sociétés d’individualisme et de compétition forcenés génèrent de plus en plus d’individus en situation de faiblesse. Les sectes en profitent, mais leur stratégie s’est adaptée à la méfiance qu’elles suscitent. La plupart déploie des moyens de recrutement masqués, changent de nom selon les cibles visées, s’infiltrent dans les associations et les entreprises.

Les sectes sont-elles un «non- problème» en France comme l’a affirmé, en février, Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy - des propos partiellement démentis par la suite ? «Il y a en France des centaines de milliers de victimes de groupes sectaires», lui a indirectement répondu, hier, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, dans une interview à la Croix. Ajoutant : «Tout le monde est exposé. Il est essentiel de protéger la société contre ces organisations qui coupent les individus de leurs repères, de leur entourage, et abusent d’eux au plan mental, physique, financier.»

Dans son rapport annuel qui sera remis ce matin au Premier ministre, Jean-Michel Roulet, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) plaide dans le même sens. «L’Etat ne peut pas, l’Etat ne doit pas se désintéresser de la lutte contre ces mouvements qui déploient des moyens considérables pour pouvoir se livrer, en toute impunité, à leurs activités malfaisantes.»ddadc03bc8bdcee4f21ed8f67ef4f983.jpg

Particulièrement visées par le rapport de la Miviludes, la scientologie et les Témoins de Jéhovah. La Miviludes les accuse de mener, avec d’autres mouvements comme la secte Moon ou les raéliens, un «travail de sape contre la politique française de lutte contre les sectes et de tous ses acteurs». Ces églises pratiqueraient un «lobbying intensif» au sein d’instances internationales comme l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour monter les autres Etats contre la France. Résultat : cette dernière est régulièrement montrée du doigt comme pratiquant une politique attentatoire aux libertés individuelles par le département d’Etat américain dans ses rapports annuels sur la «liberté religieuse dans le monde» et sur «les droits de l’homme dans le monde», mais aussi par le Conseil de l’Europe et l’ONU.

Dans leur combat, les responsables de cette mission sont soutenus par les parlementaires membres du groupe d’études sur les sectes. Certains parmi ces derniers siègent d’ailleurs au conseil d’orientation de la Miviludes. Suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur la «laïcité positive», tous craignent qu’au nom d’une conception de la liberté de conscience inspirée du modèle américain, la France n’ouvre la voie à un retour en force des religions, « ces sectes qui ont réussi ».

Depuis 1995, les parlementaires se considèrent comme le fer de lance de la lutte contre les sectes. Cette année-là, ils publient un premier rapport sur le sujet. Ils se sont sentis visés autant par les propos d’Emmanuelle Mignon, que par ceux de Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur chargée des cultes a déclaré en février vouloir «décomplexer la lutte contre des dérives sectaires» et «assurer la liberté de croyance de tous». Dans la foulée, Alliot-Marie a affirmé que ce n’est «pas à la Miviludes de définir une politique, ni de mener des actions de répression.»

02/04/2008

OGM : cocu Borloo ?

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Il était pathétique dans ses explications emberlificotés. Il m’a presque fait de la peine, Borloo, questionné sans ménagement par les journalistes de France-Inter sur le devenir de sa loi concernant les OGM. Il a même reconnu qu’elle était dénaturé par les sénateurs et a affirmé sa volonté de tenter d’imposer sa première mouture. Mouais… On verra.

Ce doute est conforté par les paroles sans langue de bois signé dans Le Monde (voir son article dans une note précédente) par le député UMP François Grosdidier :

« Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre. »

Monsanto a "approché" des sénateurs!

Un sénateur UMP estime que des parlementaires pro-OGM sont "actionnés" par les semenciers
(paru dans Le Monde daté du 2 avril 2008)

Les députés examinent en première lecture, jusqu'au 3 avril, le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). L'esprit de ce texte, basé sur les compromis obtenus lors du Grenelle de l'environnement, a été sensiblement modifié lors de son examen par le Sénat, début février, dans un sens favorable aux OGM. Lors de ce débat, le sénateur UMP de la Manche, Jean-François Le Grand, s'est trouvé isolé au sein de son propre groupe parlementaire. Ses collègues n'avaient pas apprécié de l'entendre exprimer, lorsqu'il présidait le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM, des "doutes sérieux" sur le MON 810, variété de maïs transgénique de Monsanto dont la culture en France est depuis suspendue. Sa position, partagée par le député UMP François Grosdidier, est très minoritaire au sein de son parti.

Comment expliquez-vous votre mise au ban du groupe UMP au Sénat lors de l'examen de la loi sur les OGM ?

Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre.

Les conclusions de ce comité de préfiguration, que vous présidiez, ont suscité de vives critiques, y compris en son sein. Etes-vous allés trop vite ?

Même si certains ont déclaré a posteriori qu'une relecture aurait été utile, le texte final a bien été validé par l'ensemble du comité. La conclusion du comité était qu'il subsistait des interrogations au niveau de l'évaluation du risque, qui est du ressort de la science et de la société, et des doutes concernant la gestion du risque, qui revient au politique. On ne peut pas affirmer, par exemple, qu'il n'existe pas de risque de dissémination des OGM.

Pourquoi avoir choisi de monter au créneau sur cette question des OGM ?

Je pense que le XXIe siècle sera un siècle de restructuration autour d'un nouveau modèle qui verra l'homme placé au coeur des préoccupations. La question des OGM est un combat d'arrière-garde, mené par ceux qui pensent encore que l'économie l'emporte sur l'homme : des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde.

Que pensez-vous des OGM ?

Il faut continuer la recherche et ne pas se précipiter dans la prise de décision. J'ai eu le privilège de vivre le Grenelle de l'environnement de l'intérieur, en tant que président du groupe sur la biodiversité et de l'intergroupe sur les OGM. J'en ai tiré la conviction que la biodiversité doit être protégée à tout prix et que les OGM constituent un inconvénient à ce niveau. Leur intérêt est plus que douteux, y compris pour les agriculteurs.

Quelle attitude comptez-vous adopter lors de la seconde lecture de la loi au Sénat, dans quelques semaines ?

Je ne renonce pas à faire valoir mon point de vue au sein de mon parti, car je reste persuadé que l'intérêt économique à court terme ne peut pas l'emporter sur l'intérêt sociétal. Je déposerai à nouveau des amendements et j'essayerai d'expliquer posément à mes collègues pourquoi je ne suis pas d'accord avec eux. Lors de la première lecture, certains se sont réfugiés dans une attitude confortable qui consiste à chasser en meute plutôt que de se poser les questions de fond. J'ai retiré mes amendements pour obliger le groupe UMP à se retrouver face au gouvernement. En un week-end, j'ai reçu 1 700 mails d'encouragement. L'Elysée et Matignon m'ont fait passer des messages dans le même sens.

Propos recueillis par Gilles van Kote

01/04/2008

OGM : débat aujourd’hui à l’assemblée nationale. VIGILANCE !

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A partir d’aujourd’hui, les députés débattent de la fameuse loi Borloo relative aux OGM. Les furoncles du palais du Luxembourg, issus du clientélisme le plus réactionnaire, ont évidemment succombés sans avoir envie de combattre aux sirènes des lobbies semenciers – Monsanto en tête - puissamment relayés par la toujours aussi navrante FNSEA, le syndicat des empoisonneurs et des pollueurs réunis, gavés à la subvention.

N’oublions pas qu’en France, Monsanto a de nombreux relais – grosses coopératives céréalières du sud-ouest, FNSEA, nombreux politiciens véreux, la majorité des sénateurs en tête desquels le rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), le président de l’assemblée nationale Bernard Acoyer et, bien que plus hypocritement, le Ministre de l'agriculture Michel Barnier.

Espérons que la branlée des municipales donnera quelque courage aux députés et que Borloo leur fera entendre raison en remettant dans son intégralité première sa loi saccagée par les cacochymes véreux du Sénat.(ceux-là même qu’engraisse, entre autres, la caisse noire du patronat…)

Secu : les « réformes » scélérates qu’ils nous préparent.


Voici les chiffres de l'ASSURANCE MALADIE issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale.
Liste des taxes et primes non reversées comme prévu:

— Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards ;
— Une partie des taxes sur l'alcool : 3,5 milliards ;
— Une partie des primes d'assurances automobiles 1,6 milliard ;
— La taxe sur les industries polluantes 1,2 milliard ;
— La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée.... 2 milliards ;
— Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2,1 milliards ;
— Retard de paiement par les entreprises... 1,9 milliard

Addition 20 milliards d'Euros. Soit un excédent pour la Sécu de 11 milliards.

Il serait naïf de croire que ce manque à gagner de 20 milliards d’euros résultant des carences de paiement de l’état sarkozien et des entreprises du Medef est fortuit. Il fait partie d’une stratégie de longue haleine du patronat et de la cynique droite neo pétainiste ayant balayé la droite sociale gaulliste. Le but est de faire avaler aux « pauvres cons » la couleuvre que la Sécu ne peut plus continuer comme ça et donc qu’il faut…la privatiser !

Probablement pas privatisation totale. En effet, le droit à la protection de la santé est inclus dans le préambule de la Constitution de 1946. Celui ci fait partie du bloc de constitutionnalité institué par le Conseil Constitutionnel pour juger de la conformité d'une loi à la Constitution. En revanche, la Constitution ne dit rien sur le caractère universel et obligatoire d'un système de santé national.

Alors, sans privatiser la Sécurité Sociale, on peut lui faire perdre une grande partie de son importance, tout simplement en admettant l'existence d'un système d'assurance privée parallèle et remplaçant, pour ceux qui le souhaite, la SS. Les textes européens admettent l'existence de la SS mais n'impose son devoir de couverture qu'à la moitié de la population active. Pour l’autre moitié, les assureurs privés – Bébéar en tête – en jouissent d’avance dans leur calbar.

Les souscripteurs d'une assurance privée pourraient demander à quitter le régime général de la SS (ou leur régime particulier) en vertu de ces mêmes textes européens, et ainsi priver la SS de milliards d'euros de cotisation.

A terme, la SS ne serait plus qu'un système d'assistance pour les plus pauvres, comme cela existe au USA avec Medicaid. Et avec les injustices que cela engendre dans la qualité des soins reçus...

Et voila. Pas de privatisation, juste un changement des règles du jeu, et cela en toute conformité avec la Constitution et les lois en vigueur…

La seule chose qui a manqué aux gouvernements de droite jusqu'à présent pour le faire, c'est le « courage » et une majorité suffisamment soudée pour le faire.

La majorité actuelle, avec ses godillots qui traînent des pieds est-elle prête à franchir le Rubicon ? Osons espérer que non…


31/03/2008

Retraites ? Vous avez dit retraites ?

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« Les caisses sont vite ! » qu’il a dit Ubu. Vidées au profit des culs dorés. Eh ! Oh ! Les vieux, z’allez pas nous gonfler ! Vous n’êtes plus rentables, ren – ta – bles ! Compris ? Alors zou, au mourroir. Et en plus, ces cons de vieux, y veulent pas mourir ! Jusqu’à 76 ans pour les mecs, jusqu’à 84 pour les bonnes femmes ! Mais comment vous voulez qu’on s’en sorte, bordel. Un peu de civisme, merde. Comment voulez-vous qu’on puisse engraisser les actionnaires – ac – tio – nnaires !

« Soleil vert », les viocres, vous connaissez vous, les viocres; si, vous connaissez. C’est un film des années septante je crois qui montrait, dans un monde pourri par le "progrès", comment on nourrissait la surpopulation en recyclant les morts. Et comment, à partir d’un certain age, les vieux recevaient une « convocation » pour être euthanasiés sur fond de musique éthérée et d’images de nature…

Et bien c’est ça, l’avenir que nous préparent Ubu et sa clique avec la « réforme » des retraites.

L'allongement à 41 ans de la durée de cotisation a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage !

Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, il sont bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années. Ça va chercher loin… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans, et bientôt aux 41 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Vous avez trimés toute votre vie ? Vous avez casqué des cotisations conséquentes ? Vous espérez pouvoir vivre décemment les années qui vous restent ? Tè ! Fume !

L'Etat préfère sarkosien ultra libéral préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

CQFD.

29/03/2008

VIGILANCE: les députés débattent sur les OGM à partir de mardi

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La stratégie bien rodée de la Commission des affaires économiques de M. Bizet s’avère payante : la surenchère d’amendements rétrogrades est en train de dénaturer le projet de loi... pour faire par la suite passer ses aspects les plus inacceptables comme un compromis «raisonnable ».

Le projet de loi revisité par M.Bizet devient celui des semenciers et d’une minorité de la profession agricole. Face à une telle volonté de saccage de la majorité parlementaire UMP, les quelques voix de la protection et de la responsabilité, à droite comme à gauche, sont isolées et réduites à l’impuissance.
« A peine 20 sénateurs ont assisté à l’ensemble des débats. Seuls 7 d’entre eux se sont montrés actifs. Sur un sujet d’une telle importance pour l’avenir de notre pays et qui préoccupe aussi fortement les citoyens, un tel absentéisme s’apparente à une totale irresponsabilité. Quelle est l’utilité démocratique des sénateurs en la circonstance ? » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace France.

Acte 1: l’impossible coexistence
Le plus symbolique et le plus déplorable des amendements de la Commission des affaires économique visait, dans l’article 1, à transformer la liberté de produire « avec ou sans OGM » en liberté de produire « avec des OGM ou de ne pas le faire ». Il a fort heureusement été repoussé dans la nuit. Mais l’article 1 restera donc globalement en l’état et se passera donc de la garantie, qui était pourtant l’un des engagements du Grenelle, à « produire et consommer sans OGM ».

Acte 2 : la clique des scientistes a frappé
La discussion sur l’article 2, portant sur l’évaluation, c’est-à-dire sur le rôle et la composition de la « Haute autorité » sur les OGM, transformée en « Haut conseil sur les biotechnologies » a confirmé la tendance… Maussade. L’ouverture à la société civile se referme. C’est ainsi l’une des principales conquêtes du Grenelle qui est enterrée. En effet, la Commission a fait adopter deux amendements : l’un réduisant la portée de l’avis du collège de la société civile face au collège scientifique, et l’autre attribuant obligatoirement à un scientifique la présidence de ce Haut Conseil. « Il est curieux que le précédent pitoyable de feu la Commission du Génie Biomoléculaire, présidée par un scientifique reconnu, ne serve pas de leçon» précise Arnaud Apoteker.

Acte 3 : une figure du Grenelle marginalisée
La mise à l’écart de Jean-François Le Grand (UMP), Président de l’intergroupe sur les OGM pendant le Grenelle et président du Comité de préfiguration de la Haute Autorité symbolise à lui seul la volonté manifeste de sabordage des avancées du Grenelle.
Celui qui se veut «l’interprète de l’esprit du Grenelle » et qui appelle au respect des décisions du Président de la République a vu ses amendements courageux repoussés et a voté bien souvent avec les sénateurs verts, PS et PC.
L’ensemble de la majorité parlementaire UMP est loin d’avoir fait le chemin qu’ont pu faire les plus éclairés de ses représentants.
« Ce débat est mal parti ! ajoute Arnaud Apoteker. La majorité des sénateurs UMP, probablement en mal d’existence, incapable de prendre le train de la société sur les enjeux écologiques, collés à leur fauteuil et aux lobbies ruraux les plus archaïques, a décidé de faire la peau d’un Grenelle auquel ils n’ont pas été associés. Les avancées de ce rendez-vous historiques sont autant de points de repoussoir ! Il est donc essentiel que, dès jeudi, les Sénateurs soient plus nombreux lors de la reprise de la discussion sur les autres articles. Nous les appelons solennellement à faire entendre leur voix, à prendre en compte la rupture du Grenelle et la volonté des citoyens afin de voter une loi qui soit une loi de protection et non une loi de contamination ! »

POUR SIGNER LA PETITION CONTRE LES OGM:
http://www.stop-ogm.org/

28/03/2008

OGM : VIGILANCE - RESISTANCE

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Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.

Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?

RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au

http://www.assemblee-nationale.fr

ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
president@assemblee-nationale.fr

Ce courriel pourrait être libellé ainsi :

Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)

A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.


Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.

La RESISTANCE, c’est aussi ça !

Résistance

http://www.liveleak.com/view?i=7d9_1206624103

Sarko : le caniche de Brown-l’Anglais.


Depuis le début de ce « quinquanus horribilis » je suis un de ceux qui gueule (dans le désert ? !) que ce type – Sarko-Ubu - est DANGEREUX.

Au-delà du clinquant kitch de sa visite chez les Rosbifs, où ce qu’il a montré de mieux c’est évidemment sa femme, il a en quelques phrases, cassé ce qui est le fondement même de l’Europe, ce qui en est le résultat le plus extraordinaire : la PAIX entre la France et l’Allemagne ; l’amitié, le respect et des relations commerciales et culturelles multiples et puissantes entre les Allemands et les Français. Ceci en balayant d’un revers de main soixante ans de longs et patients efforts pour effacer des siècles de sanglante incompréhension.

Car ne nous leurrons pas, le spectacle d’un président de la France se jetant, sans vergogne, dans le lit de la Grande-Bretagne, sera perçu, à juste titre, comme un axe antigermanique par les Allemands. Ce type est une catastrophe : il voudrait réveiller de vieux et terribles démons qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Quant à son admiration bêlante devant le « modèle économique anglais », elle est aussi une énorme connerie. L’Angleterre n’est pas la France et les modèles ne sont pas transposables. Et ce « modèle » est plus un repoussoir qu’autre chose : accroissement vertigineux des inégalités, système de santé indigent, désindustrialisation totale, retraites aléatoires, chômage déguisé en « handicap », etc.

Pour faire « avancer l’Europe », il choisit le cheval le plus réticent à franchir l’obstacle !

Mais il y a pire : c’est l’alignement affirmé et revendiqué de la politique extérieure de la France sur les Zétazunis. Ceci à travers l’annonce – faite de l’étranger, au méprit total des parlementaires français ! - de la mise à disposition des Ricains de 1000 soldats français dans le bourbier afghan. Ceci veut dire que sous peu la France va rejeter entièrement l’héritage gaullien d’indépendance nationale, en réintégrant l’Otan. Sans contrepartie pour une défense indépendante européenne.

Sarko, c’est le caniche de Brown, et donc la puce ou la tique de Bush…