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29/06/2008

Sarko : le discours de la méthode.

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Non mais, et de quoi ils se plaignent ces cons de pauvres ! On leur augmente le Smic de 0,9% dès le 1er juillet et ils tirent la gueule ! Non mais ils commencent à me les gonfler ces raclures de bidets. 0,9%, c’est pas rien quand même. Autour de 10 euros pour un mois ! Puteng !

Chinois ! Je veux en faire des Chinois ! Je veux qu’ils travaillent 35 heures par jour, pour pas un fifrelin ! Leur Smic, tu vas voir comment que je vais te le leur flinguer.

(« Carlita, attention tes dents m’écorchent ! Aïe ! Fais gaffe merde ! C’est de la bite présidentielle ça ! Elle est pas grosse ? Comment elle est pas grosse… »)

Où j’en étais. Ah oui, leur smic de merde… On va le sucrer.

Leur Sécu de merde ? On va la ruiner en ne payant pas ce qu’on doit, nous l’état (enfin moi, car l’état, c’est moi ! comme disait un de mes prédécesseurs). Et puis on la refilera aux assureurs privés. C’est des gens qui savent m’arroser de leurs largesses ceux là !

Leurs congés payés ? Non mais puis quoi encore. J’en prends des congés moi ? Une semaine tout au plus, comme en Chine. Quel beau pays la Chine ! Pleins d’esclaves, pas de syndicats, pas de code du travail, les opposants en tôle ou fusillés. Voilà un exemple !

Leur code du travail ? Mon cul. D’abord s’ils ont du boulot, qu’ils ne plaignent pas et qu’ils ferment leur gueule.

(« Aïe ! Carlita, ne joue pas de la guitare quand tu me fais une bonne manière, ça me déconcentre ! »)

Et ces cons de malades ! Mon godillot de chef de la sécu avait fait une trouvaille : rembourser avec des peaux de saucisson les médicaments de ces débris de « malades de longue durée ». Puteng le bordel que ça a mis !

Manqué… Mais on recommencera. Promis.

Ca, c’est de la méthode : tu balances une vanne énorme, tu laisses gueuler, tu supprimes le truc, puis tu le fais revenir un peu moins énorme et…ça passe ! Par exemple, tu décrètes que ceux qui picolent trop, on leur coupera les couilles. Evidemment ça gueule de tous les bords… (« Carlita, ne joue pas de la cymbale avec mes claouïs, merde ! ») Et puis tu leur fais une faveur : tu décrètes qu’on ne leur couperas pas les deux couilles, mais une seule ! Ouf ! qu’ils disent, et ils acceptent, bien comptant d’en sauver une…

Voilà de la méthode d’avant-garde ! C’est-y pas moderne ça !

24/06/2008

Fumier de malades. Vous allez casquer ! Ou alors, vous pouvez crever, ça débarrassera.



C’est en filigrane ce qui ressort des « propositions » de la Sécu - émanation du Medef - pour résorber son fameux trou. Vous êtes malades ? Pour la vie en plus ? Et bien vous êtes coupables. On ne vous remboursera plus que 35% des médicaments qui vous maintiennent en vie. Et d’abord qu’est-ce que vous en faites de cette putain de vie que nous – les riches, bien portant, votant Sarko et cotisant au medef – vous permettons de prolonger ? Rien. Alors vous nous emmerdez !Crevez nom de dieu ! Libérez le territoire ! Ou alors, prenez de chères assurances complémentaires qui engraisseront les assureurs privés.

Car ne nous y trompons pas, ce coup de boutoir des fossoyeurs de la solidarité nationale, il est fait pour enfoncer un coin de plus dans l’arbre de la sécu pour le fendre, et en donner la plus opulente partie, la plus juteuse, aux vautours des assurances privés et autres parasites.

Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons un euro non remboursé de notre poche. Ce n’était qu’un début. Maintenant, ces salauds de pauvres malades seront écorchés vivants sur l’autel de la « rentabilité ».

- Nous allons être hyper contrôlés lors de nos arrêts maladie,
- Nous allons devoir consulter un généraliste avant de voir un spécialiste,
- Pour tout traitement de plus de 91 euros, nous en serons de 18 euros de notre poche.
- Bien des médicaments pour les maladies longue durée ne seront plus remboursés qu’à 35%.
-
Toutes ces mesures (et d'autres à venir) ont été élaborées par nos têtes pensantes (ou présumées telles) afin de réduire le soi-disant "trou de la Sécu".

Ce fameux trou de 9,5 milliards d'Euro existe-t-il vraiment ? Ce qui suit peut en faire douter :
- Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 7,8 milliards.
- Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 3,5 milliards.
- La partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,6 milliards.
- La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,2 milliards.
- La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 2 milliards.
- Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés - 2,1 milliards.
- Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards.
-
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d'euros.

Conclusion, si les responsables de la Sécurité Sociale et certains hauts politiciens avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 9,5 milliards de trou seraient aujourd'hui 10,6 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

Cette attaque fait partie de la stratégie globale de démantèlement de la Sécu voulue de longue date par les ultra libéraux.



21/06/2008

Comment Hubert Reeves voit le prix du baril de pétrole

22476635fd9a02c4d0d8d8bb0d506178.jpgMis à part la partie spéculative, les prix resteront élevés. Les tensions dans les pays producteurs (Irak, Iran...) désorganisent les approvisionnements...Bien sûr, tout surcroît de tension pourrait faire grimper encore plus vite le prix du baril. Jusqu'à le doubler, et pourquoi pas le tripler?

Les taxes alourdissent le prix mais sont, pour partie, indispensables au financement des politiques publiques liées aux déplacements et aux transports routiers (construction et entretien des voies de circulation, police de la route, etc.). Ces politiques sont tributaires de recettes qui sont principalement les taxes sur les carburants.

Il se pourrait que, pour une autre partie des taxes, les voitures particulières et les poids lourds ne soient pas logés à la même enseigne, la fiscalité favorisant les transporteurs. Les transports sont peut-être plus utiles que des déplacements de loisir mais ce secteur des poids lourds contribue fortement à la pollution atmosphérique. Et l'on sait maintenant que cette pollution, les émissions de gaz à effet de serre, est à proscrire.

Rappel. Faut-il encore redire que dès 2020, en Afrique, des dizaines de millions de personnes souffriront de pénurie d'eau, qu'en Asie, des centaines de millions seront menacées par les inondations des fleuves et la hausse du niveau de la mer?

«L'impact potentiel du réchauffement climatique est si grave et si généralisé que seule une action globale et urgente pourra faire quelque chose.» - Ban Ki-moon (secrétaire général des Nations unies depuis le 1er janvier 2007)

Le pétrole sert principalement dans les transports et c'est ce secteur d'activité qui doit être repensé. Quand le prix du pétrole était bas, nous en avons brûlé, d'une façon ou d'une autre, sans nous soucier du long terme. Nous avons allégrement consommé cette ressource qui a mis tant de millions d'années à s'élaborer et nous avons épuisé très rapidement une bonne partie des réserves contenues dans le sous-sol.

Sans souci des conséquences écologiques. Et nous savons maintenant que les conséquences sont graves, gravissimes même. Quand le prix du pétrole est élevé, cela donne l'envie de regarder du côté des énergies renouvelables. Et l'opinion publique réalise mieux qu'il faut se préoccuper de la situation.

En France, le Grenelle de l'environnement fut une excellente initiative amenant à une prise de conscience des milieux politiques et des décideurs dans tous les domaines. Plus personne n'ignore la crise énergétique dans laquelle nous sommes.

Les décisions prises comme l'amélioration de la qualité de construction, le bonusmalus à l'achat d'un véhicule à moteur, en bref, l'ensemble des mesures concrètes déclinées lors du Grenelle de l'environnement sont des avancées pour tenter d'éviter le pire quant au dérèglement du climat.

Résumons. Nous avons brûlé environ la moitié du pétrole. Sa raréfaction va affecter la vie quotidienne de nos enfants et petits-enfants si nous ne prenons pas le tournant de l'après pétrole assez rapidement. Car s'obstiner à aller le chercher jusque dans des endroits où il est mêlé à tant d'impuretés qu'il n'est même pas liquide, cela va coûter très cher, et de plus gravement dégrader les sites d'extraction et, au-delà, toute la nature. Pensons en particulier aux schistes bitumineux.

Des prix élevés du pétrole sont le pire et le meilleur à la fois.

Considérons le meilleur: les prix très élevés favorisent les alternatives au pétrole qui, du coup, deviennent très rentables.


20/06/2008

Déni de démocratie européen.



Il y a une semaine, je publiais cet article... Il s'avère prophétique à la lecture des "travaux" des 27 ministres européens pour contourner le Non irlandais... Il n'y a rien à en retirer.

"Les Irlandais, comme les Français et les Hollandais il y a deux ans, viennent de rejeter l’Europe ultra libérale que veulent nous imposer la technocratie bruxelloise. Moi, je me frotte les mains, comme beaucoup de Français. Mais je crains que les Celtes se retrouvent tout aussi cocus que nous et les Hollandais…

La démocratie européenne a quelque chose d'étrange. Lorsqu'on demande son avis au peuple, on ne l'écoute que s'il répond "correctement" à la question. Il ne s'agit plus de poser une question aux citoyens mais de leur demander de voter dans un sens précis. En cas contraire, le ciel gronderait si fort qu'il risquerait de s'effondrer... Etrange conception, qui a de beaux jours devant elle, car l'Europe toute entière en a validé le principe.
Vous votez « mal », c’est-à-dire pas comme la technocratie voudrait, allez vous faire foutre !

Car les « hauts responsables « européens s’assoient sur votre décision. Ils s’en tamponnent l’oignon grave. Ces dernières semaines, et à plusieurs reprises, des hauts responsables irlandais se sont réunis à huis clos, pour "débattre de la possibilité d'une application du traité, avec ou sans référendum". Le peuple, c'est bien de le faire voter, ça l'occupe, mais si on pouvait faire sans...

Le diagnostic qui est ressorti de ces réunions n'est pas si mauvais. Un "mécanisme de soudure" serait dans les tuyaux. Les plombiers européens réfléchiraient en effet à rayer l'Irlande de la liste des signataires, aussi simple. Le Traité de Lisbonne pourrait ainsi être appliqué à 26 des 27 états européens. Ben voyons !

Après ? Tout est prévu : d'ici un à deux ans, lorsque la Croatie entrera dans l'UE, un "traité d'adhésion" serait soumis sous forme d'amendement aux états membres, y compris l'Irlande. Et au cœur de cet amendement seraient glissés quelques aménagements qui rassureraient les Irlandais sur les points qui les inquiètent : défense, fiscalité... à l'instar des clauses d'exemption (Opt-out) dont dispose actuellement le Royaume-Uni sur la Charte des droits fondamentaux et les questions sociales. Et sous cette forme, l'Irlande n'aurait pas à demander son avis au peuple. Une ratification par voix parlementaire suffirait, le tour est joué. "Ce mécanisme n'est probablement pas plus compliqué que les allées et venues qui ont été nécessaires pour transformer le Traité constitutionnel en traité de Lisbonne après son rejet par les Français et les Néerlandais" annonce-t-on déjà de source officielle. Il faut dire que pour faire plus compliqué... ça devient difficile !

Et après on s’étonnera de la crise de désamour entre les citoyens européens et les instances dirigeantes de l’Europe…"


19/06/2008

Vous payez trop d’impôts ? A la niche…


Le déficit des finances nationales tourne autour de 50 milliards d’euros. Enorme. Dans ce gouffre est inclus celui de la Sécu (environ 9 milliards). Tous les gouvernants, de quelques bords qu’ils soient, nous bassinent et nous culpabilisent avec ce trou abyssal. Et nous demande de mettre la main à la poche pour le boucher, du moins tenter de la boucher.

Pourtant, la solution est à portée de volonté politique : il s’appelle la suppression des niches fiscales. Une commission de députés a planché la dessus et a publié récemment un rapport édifiant la dessus. On y apprend que notre beau pays compte... 486 niches fiscales ! Corse, réservistes, débits de boissons, prix littéraires, pipeuses de St-Claude, journalistes, députés, chevaux de course, investissements outre mer, etc. C'est plus que le nombre de fromages d'un pays jugé ingouvernable par le général de Gaulle, et à peine moins que son nombre de députés !

Comment avons-nous pu arriver à une telle aberration ? D'abord, notre impôt sur le revenu est décrépi. Fondé en 1914, refondu en 1948, il a été boursouflé d'abattements, de décotes, de minorations, de boucliers et autres exemptions au fil des décennies. Et la dernière – énorme boursouflure - est le grand œuvre de notre Phénix de Neuilly, le fameux bouclier fiscal de 15 milliards chaque année refilé aux plus bourrés de thunes ! Une profession à cajoler, des électeurs à remercier, une région à préserver, hop ! une dérogation, un abattement, une exonération.

L'Etat redonne de la main gauche ce qu'il prend de la main droite. Il comprime certaines dépenses pour tenir sa promesse, mais accorde en échange des baisses d'impôt très ciblées. Autrement dit, il crée de nouvelles niches.
73 milliards d'euros de niches pour cette année, alors que l'impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards. Ce qui ressemble à un étrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Champions du monde ! Nous sommes le pays de l'OCDE où l'impôt sur le revenu est de loin le plus faible. Selon les prévisions de Bercy, il devrait collecter 3 % du PIB en 2008. Aux Etats-Unis, l'impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapportera cette année 8,5 % du PIB, plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark ! Eh ! Kiki me répondra un heureux planqué, c’est parce que nous sommes plus malins que les autres, planqués dans des niches permettant d'échapper au regard inquisiteur du percepteur !

Alors que la France se gargarise d'égalité et de modèle social, elle vit en réalité dans l'inégalité et le chacun pour soi.

Ce système est profondément injuste. Car les taxes les plus lourdes, comme la TVA avec 180 milliards d'euros de rentrées prévues en 2008, la CSG et la CRDS avec près de 90 milliards (un chiffre tellement énorme qu'il faut aller le chercher au fond d'un rapport abscons, aucun ministère ne jugeant opportun de le publier) et les cotisations sociales, sont toutes proportionnelles. Les pauvres paient autant que les riches.

C'est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 : « Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »

France, pays des Droits de l’Homme... Mon Cul…








18/06/2008

Sarko l’Amerlock l’a décidé : Français, préparez-vous à ramper, mères, préparez-vous à pleurer.


Pendant qu’on nous enfume avec les déboires de quelques tapeurs de ballons, l’Attila de l’Elysée vient de brûler allègrement les derniers vestiges gaullistes de la France : son indépendance vis à vis de l’Otan.

Cette alliance, conçue par Churchill en 1949, au sortir de la guerre mondiale, réalisée par Truman, mise en place par Eisenhower, avait sa raison d’être au temps de la guerre froide. Son but était de grouper en une alliance sous direction hégémonique étazuienne l’essentiel des forces militaires des pays de ce qu’on appelait alors le bloc occidental, du Cap Nord au Bosphore, afin de contenir les forces adverses de l’URSS et du pacte de Varsovie, pendant communiste de l’Otan. Ça a marché.

Cette alliance avait aussi un but moins avoué : permettre aux Etats-Unis d’avoir d’importantes forces militaires en Europe occidentale et, par ce protectorat, d’éviter la constitution d’une armée européenne intégrée, condition indispensable a une émancipation politique de l’E.U.

De Gaulle, en 1966 si je ne m’abuse, sortit la France non pas de l’alliance, mais du commandement intégré de l’Otan. Ce fut l’époque difficile où les bases américaines furent priés d’aller bouffer leurs hamburgers ailleurs…

Dans les années 90, suite à la chute du mur de Berlin, l’Otan perdit sa raison d’être avoué. C’est alors que Georges Bush père, proposa la création « d’une communauté euro-atlantique », un montage entre la Communauté Économique Européenne (CEE), la CSCE(Accord d’Helsinki) et l’OTAN. La proposition avait pour but de justifier le maintien de l’OTAN et d’éteindre chez les alliés européens toute tentation émancipatrice d’une défense commune européenne en dehors du cadre nordatlantique.

Ce fut avalisée en novembre 1991, avec la Déclaration de Rome du Conseil de l’Atlantique Nord qui souligne la «permanente validité» de l'Alliance atlantique.

Dans le cours des années 90, la crise, puis les guerres dans les Balkans où l’ONU délégua ses prérogatives d’intervention à l’Otan, vont non seulement permettre de justifier le maintien de l’OTAN mais seront le terrain d’élaboration d’un nouveau « concept stratégique pour le XXIe siècle » qui vise à en faire une organisation militaire globalisée dans le cadre du Nouvel Ordre Mondial. « Cette OTAN du XXIe siècle, proclama Madeleine Allbright, devra-t-elle toujours disposer d’un mandat précis du Conseil de sécurité de l’ONU pour agir ? », elle réplique : « Non... Car, dans une telle hypothèse, l’OTAN ne serait plus qu’une simple filiale de l’ONU. »

A partir de là, l’Otan nouveau devint un instrument d’intervention des Etats-Unis partout dans le monde.. Avec des succès plus que douteux, comme on peut le voir en Afghanistan.

En décidant de réintégrer le commandement de l’Otan, Sarkozy rompt avec la politique d’équilibre qui, de De Gaulle à Mitterand et Chirac, a toujours été une permanence de la politique étrangère française. Il place notre pays parmi les féaux des Etats-Unis, avec toutes les conséquences qu’on peut en craindre.

Autrement dit, si Bush fils, avant de quitter la scène, décide d’attaquer l’Iran, nos forces devront suivre…

Autrement dit, la France revient en première ligne des pays cibles pour le terrorisme islamiste.

Autrement dit l’armée européenne n’existera jamais, pas plus par conséquent qu’une Europe puissance politique.

Autrement dit nous devenons des vassaux intégraux des Etats-Unis…

Français, préparez-vous à ramper, mères, préparez-vous à pleurer.

17/06/2008

Le pétrole vers des sommets : quelle chance !

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Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Il est à 140 dollars, encore un effort, faut arriver à 200 avant la fin de l’année. Et plus si affinité ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix, responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivés dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffée, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

Pareil pour des crevettes pêchés en Ecosse, qui traversent la Manche, la France, l’Espagne, le détroit de Gibraltar pour aller se faire décortiquer au Maroc, qui repartent en sens inverse vers l’Italie pour être congelées, puis repartent pour être bouffés…en Ecosse !

Pareil pour les pièces de voitures qui, avec la politique dite des « flux tendus », sont stockés…dans des poids lourds, sur la route.

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km… La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)

Surtout, pétrole cher = plus grande cherté des transports maritimes, cette jungle ahurissante où tous les coups sont permis, génératrice de toutes les pollutions maritimes, vecteur de toutes les délocalisations.

Pétrole cher = relocalisation de la production au plus près des marchés d’utilisation des produits.

Pétrole cher = engrais et pesticides chers donc moins utilisés.

Pétrole cher = remise en cause globale des politiques d’urbanisation, avec revitalisation des centres villes.

Pétrole cher = fin programmé de ces cancers que sont les zones commerciales péri urbaines qui défigurent dans une uniformité de laideur toutes les entrées de ville.

Pétrole cher = moindre attractivité de la grande distribution au profit de petites structures « discount » en centre ville et dans les villages.

Pétrole cher = véhicules électriques, véhicules à air comprimé (allez Nègre, on t’attend !)

Pétrole cher = production d’électricité éclatée, chaque bâtiment devenant producteur par panneaux photovoltaïques, éoliennes, hydroliennes, utilisation de la force des marées, des vagues, etc.

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

Alors, ne faites pas la gueule !

Pétrole cher = l’imagination au pouvoir.

Ollé !

16/06/2008

Les empoisonneurs et les marchands de merde!

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« Au moins 800.000 personnes devraient mourir en France des effets de la pollution dans les vingt prochaines années.»

Puteng. Il y va pas avec le dos de la cuillère le mec ! Ce mec, c’est le journaliste Vincent Nouzille dans son livre Les Empoisonneurs, un bouquin paru chez Fayard il y a maintenant plus de deux et que sur lequel je viens de tomber par hasard. Il estime que 40.000 Français devraient passer l’arme à gauche chaque année jusqu’à 2025 à cause des solvants, pesticides, hydrocarbures que nous bouffons, que nous respirons, que nous intégrons dans nos viandes par toutes les pores de la peau. Dioxine, benzène, radon, amiante, phtalates, plomb ou hydrocarbures en tous genres… La liste est longue. Il y en a partout. Dans l’air à cause des bagnoles, dans les usines, dans les maisons. Oui, les maisons sont de véritables bouillons de culture de toutes les merdes chimiques possibles. Les produits ménagers sont pourris, comme les meubles en panneaux compressés, les plastiques, etc… Merde, faut qu’on soit solide pour résister !

«La France n'en a peut-être pas conscience, mais elle fait figure de très mauvais élève de la classe européenne. Interrogez donc ses voisins et ils vous répondront que Paris se conduit comme un multirécidiviste, peu soucieux de ses engagements officiels.» dit-il.

Rappels à l'ordre, avertissements, menaces de sanctions même, rien n'y fait. Ainsi, il y a trente ans (!), notre pays avait approuvé une directive spécifiant que le taux de nitrates dans une eau potable ne devait pas dépasser 50 milligrammes par litre. Dans certains coins de Bretagne, ce taux n'a jamais été respecté. Conséquences: une condamnation en 2001 par la Cour de justice européenne pour une plainte déposée par une association en… 1992. Une nouvelle admonestation de Bruxelles en 2005. Et depuis, quoi ? Rien. Faut dire que la durée de vie d'un ministre chargé du dossier n'excédant guère deux ans en moyenne, aucun homme politique ne veut prendre le risque d'instaurer des mesures impopulaires dont le bénéfice sera attribué à ses successeurs.
Et à quoi ils servent nos élus ? Et à quoi elle sert l’Europe ? A quoi elles servent les agences gouvernementales? Elles sont pourtant nombreuses (14 instances différentes pour aborder les questions alimentaires!) et sans réelle autonomie financière. L'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse), par exemple, créée en 2002, a un budget de fonctionnement est dérisoire - 4 millions d'euros, deux fois moins que celui du Conseil supérieur de la pêche. Les médecins du travail? Ils sont 7 000 en France pour des millions de salariés, dépendent de leurs employeurs et n'ont à leur disposition que des moyens dérisoires. Pis: ils doivent désormais délivrer des attestations d' «absence de contre-indication médicale» en cas d'exposition à des agents potentiellement cancérigènes. En d'autres termes, leur fonction consiste à autoriser des salariés à prendre des risques. De la prévention à l'envers en quelque sorte.

Tè ! Je vais allez chercher des champignons… Et encore… C’est vrai que l’embrouille survenue il y a quelques semaines dans une centrale nucléaire en Croatie n’était pas grave, qu'ils ont dit dans le poste… Espérons que le nuage se sera arrêté aux frontières de la France, comme celui de Tchernobil… Pas vrai « professeur » Pellerin !



14/06/2008

Amère victoire: le cri des peuples.

« On a gagné ! On a gagné ! » Pas au foot bien sûr, mais ça je m’en fous complètement, mais à travers le non des Irlandais, seul état européen ayant eu le courage de soumettre le « traité de Lisbonne » - supercherie concocté par Sarko pour nous refiler la copie conforme le feu la constitution rejetée il y a trois ans par les Français et les Hollandais. Victoire au goût de fiel...

La volonté exprimée par le peuple irlandais rejoint celle du peuple français du 29 mai 2005 de ne pas accepter une constitution européenne ultra libérale. Aura-t-il le même sort?

Quand donc les pseudo élites qui nous gouvernent entendront-elles le cri des peuples de l’Europe ?
Ce n’est pas l’Europe que les peuples – à l’opposé des gouvernants – rejettent, mais ce type d’Europe imposé d’en haut, faisant la part trop belle au fric et méprisant « l’Europe d’en bas ». Ce qu’ils rejettent, c’est cette Europe obèse, énorme méduse invertébrée, sans frontières, sans volonté politique, sans espérance autre le règne du fric, sans rêve surtout. Sans rêve. Cette Europe qui nous emmerde avec nos fromages au lait cru et qui autorise les poulets étazuniens à la Javel. Cette Europe qui saccage nos AOC. Cette Europe passoire sans frontières qui menace au lieu de protéger ses citoyens.

L’Europe est la plus belle idée du siècle passé. Elle a bercé nos rêves, suscité beaucoup d’espoirs. Elle est aussi – hélas – une grande déception car cette belle idée a été dévoyée. Au lieu de bâtir une Europe des solidarités, les technocrates — non élus et mis en place par les lobbies financiers multinationaux — ont établi une Europe de la concurrence sauvage non seulement entre les nations mais surtout entre les peuples qui la constituent.

Il n’est pas inutile de revenir à ce qui a été la véritable volonté des Pères Fondateurs : la paix et la réconciliation entre l’Allemagne et la France. Ce but — ô combien difficile à seulement envisager à cette époque — est atteint au delà de toute espérance. Pour que l’Europe retrouve l’amour de ses peuples, il faut qu’elle reparte de zéro. A partir évidemment du noyau historique France-Allemagne-Bénélux-Italie. D’autres s’y raccrocheront après. Mais en écoutant les peuples et en bannissant les « élites » élues par personne, responsables devant personne représentée par l’insupportable Commission européenne et son exécrable président Barosso. Et avec une vision fédérale claire, clé de la puissance politique.

Cinquante ans de retard...

Le « non » irlandais rejoindra-t-il celui des Français et des Hollandais au bal de cocus ?

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Les Irlandais, comme les Français et les Hollandais il y a deux ans, viennent de rejeter l’Europe ultra libérale que veulent nous imposer la technocratie bruxelloise. Moi, je me frotte les mains, comme beaucoup de Français. Mais je crains que les Celtes se retrouvent tout aussi cocus que nous et les Hollandais…

La démocratie européenne a quelque chose d'étrange. Lorsqu'on demande son avis au peuple, on ne l'écoute que s'il répond "correctement" à la question. Il ne s'agit plus de poser une question aux citoyens mais de leur demander de voter dans un sens précis. En cas contraire, le ciel gronderait si fort qu'il risquerait de s'effondrer... Etrange conception, qui a de beaux jours devant elle, car l'Europe toute entière en a validé le principe.
Vous votez « mal », c’est-à-dire pas comme la technocratie voudrait, allez vous faire foutre !

Car les « hauts responsables « européens s’assoient sur votre décision. Ils s’en tamponnent l’oignon grave. Ces dernières semaines, et à plusieurs reprises, des hauts responsables irlandais se sont réunis à huis clos, pour "débattre de la possibilité d'une application du traité, avec ou sans référendum". Le peuple, c'est bien de le faire voter, ça l'occupe, mais si on pouvait faire sans...

Le diagnostic qui est ressorti de ces réunions n'est pas si mauvais. Un "mécanisme de soudure" serait dans les tuyaux. Les plombiers européens réfléchiraient en effet à rayer l'Irlande de la liste des signataires, aussi simple. Le Traité de Lisbonne pourrait ainsi être appliqué à 26 des 27 états européens. Ben voyons !

Après ? Tout est prévu : d'ici un à deux ans, lorsque la Croatie entrera dans l'UE, un "traité d'adhésion" serait soumis sous forme d'amendement aux états membres, y compris l'Irlande. Et au cœur de cet amendement seraient glissés quelques aménagements qui rassureraient les Irlandais sur les points qui les inquiètent : défense, fiscalité... à l'instar des clauses d'exemption (Opt-out) dont dispose actuellement le Royaume-Uni sur la Charte des droits fondamentaux et les questions sociales. Et sous cette forme, l'Irlande n'aurait pas à demander son avis au peuple. Une ratification par voix parlementaire suffirait, le tour est joué. "Ce mécanisme n'est probablement pas plus compliqué que les allées et venues qui ont été nécessaires pour transformer le Traité constitutionnel en traité de Lisbonne après son rejet par les Français et les Néerlandais" annonce-t-on déjà de source officielle. Il faut dire que pour faire plus compliqué... ça devient difficile !

Et après on s’étonnera de la crise de désamour entre les citoyens européens et les instances dirigeantes de l’Europe…




13/06/2008

Monsieur le Président, à quand la démission ?

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Mouammar Khadafi et Bachir El Assad
Dictateurs mégalos, égorgeurs du djihad…
Ils viennent nous narguer, entre deux fusillades,
Et toi tu les reçois, les couvres d’embrassades !

Ils sont pas mal tes potes ! Sinistres criminels
Tueurs de liberté, ils puent de la cervelle.
Quand tu serres les pognes à ces fumiers cruels,
Eh ! Sarko, passe-toi les mains à la Javel !

Mais au fait où sont-ils tous ses fameux contrats
Des milliards par dizaines. Et soudain, patatras,
Plus rien, plus de centrales, pas plus que de Rafales.
T’as tombé le calbar, Sarko, mais pour que-dalle !

Quant à ton Union de la Méditerranée
Avant de voir le jour, la voilà périmée.
Ton pote Khadafi te la fout sur la gueule,
Jusqu’à Bouteflicka qui te botte les meules !

Toutes tes conneries, Sarko, seraient risibles
S’ils ne prenaient que toi et ta clique pour cibles.
Seulement c’est la France qui prend l’humiliation.
Monsieur le Président, à quand la démission ?






08/06/2008

RESISTANCE : la Sarkozie à l’assaut de la Toile…

Amis blogueurs, amis de la Toile, m’est avis qu’on leur facilite grandement le transit intestinal (qu’on les fait chier !) les zozos de la Sarkozie ! Il n’y a qu’à tenter de déchiffrer les signes annonciateurs de l’offensive qui se prépare, comme l’ont fait avec brio nos potes « d’arrêt sur image » (http://www.arretsurimages.net).
Le Net est sensationnaliste ; le Net tue la presse ; le Net fait fuguer vos filles ; le Net est installé dans la chambre à coucher de vos enfants : depuis quelques temps, le pouvoir multiplie les signes d'hostilité et d'irritation à l'égard de la Toile.

« L'information de qualité n'est pas soluble dans le haut débit » titre Franck Louvrier, conseiller pour la presse de Nicolas Sarkozy, dans Libération du 4 juin.

Faut dire qu’il a pas digéré, le Naboléon de Neuilly, la diffusion dans le monde entier de ses prouesses verbales au salon de l’agriculture (« Casse-toi, pauvre con ! »), pas plus que ses attitudes vacillantes lors du sommet du G8, diffusé par les télés belges… et qui ont fait les délices des internautes !

Sous prétexte de sauver la presse écrite, il considère clairement qu’internet est un « problème considérable » : « le problème d'Internet est considérable, dit-il d’une manière très pute, parce que ce n'est quand même pas sain que le journal soit gratuit. Comment voulez-vous que les gens achètent leurs journaux en kiosques s'il est gratuit sur Internet ? »
Ben voyons. Donc ? Donc ? Donc….selon Le Figaro , Paule Gonzalès, la toute nouvelle chargée de mission censée étudier « l'accompagnement des médias traditionnels confrontés au défi du numérique » n'exclut « aucune solution, "même fiscale" » pour « surmonter la crise actuelle ».

Bientôt la taxe Sarko sur les blogs et les sites internets ? Ce serait sa manière de réduire le « problème » que nous représentons.

Problème pour qui ? Du point de vue de l'Elysée ou des ministères, on peut en effet concevoir que la multiplication des sources d'informations, parfois très virulentes contre le pouvoir, pose question. Davantage d'acteurs déboulant dans le paysage médiatique traditionnel, il faut donc trouver des moyens de les canaliser ou, du moins, de les surveiller.

Garder un œil sur le net, couver le buzz, c'est justement le rôle de Nicolas Princen, ce jeune militant aux allures de premier de la classe, dont la nomination aux côtés de Louvrier en mars avait déclenché tant d'émotion sur le net français. Eh ! Princen, tè ! Fume !

L’inénarrable Nadine Morano, très proche de Naboléon, filmée dans la salle des Quatre-Colonnes à l'Assemblée, se laisse aller à une petite réflexion avant que la caméra ne tourne : « Ah, Internet, je déteste, c'est le temple des rumeurs et de la caricature. »

Caricature toi-même, eh !

La désormais célébrissime Commission Copé caresse aussi l'idée de taxer les fournisseurs d'accès internet pour pallier la fameuse disparition de la pub. « La redevance n'est pas la source de financement à venir face à la perte des publicités dans le groupe France Télévisions », a par exemple indiqué le 2 juin le ministre du Budget Eric Woerth. « Il y a d'autres pistes à explorer, et notamment celle touchant par exemple à une fiscalisation d'internet. »

« La logique est simple », expliquait ainsi Paule Gonzalès, dans Le Figaro. « Il faut faire en sorte que la publicité qui quitte les écrans de France Télévisions reste dans le monde de la télévision au lieu de migrer vers l'Internet ou le hors-média ».

Tu vois Vermeulen, comme je te disais dans une précédente réponse, profitons de GUEULER avant que Sarko ne transforme l’information de la France sur le modèle de celui de la Chine !



07/06/2008

Tentez votre chance de survie : mangez de la fraise espagnole

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Si si c'est possible de nos jours... Très instructif ! Et bon appétit !!!

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année.

Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyle et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au cœur de l'hiver. Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place ...

Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré les auraient empoisonnés
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison.

Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

Y a de l'avenir pour les mange-merde et les crapules qui les nourrissent.



06/06/2008

La faim du monde…

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Parole, paroles, paroles… chantait Dalida. C’est tout ce qui restera du cinéma organisé part la FAO en Berluscoland. Le Sarko a promis 1,5 milliards d’euros. Quand on sait ce que valent ses promesses, ça dérouille les zygomatiques ! Et en plus, ce n’est qu’un effet d’annonce, ce pognon étant déjà budgété sous forme d’annulation d’intérêt de dettes, de fournitures d’armes, de saccage des économies locales africaines en inondant ces pays de surplus agricoles invendus, voire impropres à la consommation…

« L’Afrique noire est mal partie » écrivait, il y a près de quarante ans René Dumont, le premier des écolos. Mal partie parce que des crapules locales ont sauté dans les bottes chaudes des colonisateurs qui foutaient le camp…pour mieux revenir par le biais commercial ! Et ces crapules (Bongo, Bagbo, et l’autre débile aussi, « l’empereur » de Centre-Afrique, celui de diamants à Giscard, j’ai oublié son blaze…) ont exploité les Africains pour leur propre compte, et celui de leurs « protecteurs » européens.

Ce fut le début de la célèbre et sulfureuse « France-Afrique », ou encore « France-à-fric ». Un fric piqué au Africains « d’en bas » par des oligarchies sanguinaires à la solde des multinationales. Avec évidemment le soutien intéressé des partis de gouvernements français qui trouvaient là un moyen juteux de s’engraisser… Pas vrai Foccard ! Pas vrai Papamadi ! Pas vrai Pasqua !

Avec la bénédiction des institutions internationales genre FMI, Banque mondiale, OMC et autres « machins » à la con qui ont incité, à coup de pieds au cul, les Africains à abandonner leurs cultures vivrières (mil, sorgho, riz, etc.) au profit de monocultures d’exportation (cacao, arachide, café, etc.). Car la voilà la vrai raison de la famine qui s’annonce : la destruction systématique des agricultures vivrières locales et l’étouffement des embryons de mise en place de structures industrielles de transformation des produits de l’agriculture. Au profit des multinationales genre Nestlé au comportement criminel.5d50df7cbb9513d25c0ea0725544334e.jpg

Et après on s’étonne que ces multitudes affamés risquent tout pour venir se faire tabasser en Europe où ils espèrent au moins bouffer!

02/05/2008

Victor, t’aime pas les J.O. ?



41a139d73310a3be64578baba0335cb0.gifJe crois que ça y est, leur flamme olympique à la con est retournée en Chinistan. Elle pourra toujours servir à foutre le feu aux baraques des crève-la-faim que le régime « démocratique » de Beijing jette à la rue en rasant des quartiers entiers pour construire leurs conneries destinées aux « Jeux Olympiques ».

Tè ! parlons-en des « Jeux Olympiques » ! Le sport vu par le père Coubertin, c’est pas mal : plus haut, plus vite, plus fort. Voilà qui doit plaire aux dictateurs chinois : plus haut (pendre les dissidents..), plus vite (débarrasser le Tibet de ses « autochtones…), plus fort (taper sur ceux qui osent ouvrir leur gueule…)

Au fait le Coubertin (Baron Pierre de…), il était pas mal dans le genre facho. Il se proclamait lui-même comme un « colonialiste fanatique ». Il prône la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Allez, court coco, et ne réfléchit surtout pas !

Ses idées sont interessantes :

« La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s'abaisser à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (The Review of the Reviews, avril 1901).

« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » (Pierre de Coubertin, Les Assises philosophiques de l’Olympisme moderne).

« Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » Il a dit ça lors des Jeux Olympiques de 1912 à Stock
holm.

Il considère comme les Jeux Olympiques de Berlin de 1936 ont été les mieux organisés depuis l'origine. Il était un grand admirateur de Hitler qui le lui rendait bien : le sinistre furher a appuyé une demande de prix Nobel pour Coubertin (qui lui aurait été refusé à cause de cet appui). Hitler (à la recherche de crédibilité pacifiste) a également proposé de subvenir aux besoins de Coubertin via une rente (refusée par ce dernier tout de même).

Le C.I.O., multinationale bourrée de thunes, domicilié évidemment en Suisse, a été dirigé par un autre grand démocrate : Juan Antonio Samaranch Torello, marquis de Samaranch , né le 17 juillet 1920 à Barcelone, président du comité international olympique (CIO) de 1980 à 2001. Né dans une riche famille, il a été chef de mission pour l'équipe espagnole à de nombreux événements olympiques avant d'être nommé au gouvernement espagnol secrétaire des sports par Franco en 1967. Il devint aussi à cette époque président du comité national olympique et un membre du CIO. Il a été vice-président du CIO de 1974 à 1978, et il a été nommé ambassadeur d'Espagne en Union soviétique et en Mongolie de 1977 à 1980.
Après les jeux d'été de 1980, le président Lord Killanin démissionna et Samaranch fut élu comme successeur. Durant son mandat, Samaranch a réussi à améliorer la santé financière du mouvement olympique grâce aux droits télévisuels et aux partenariats. C’est à lui qu’on doit la forme moderne, c’est-à-dire totalement dévolu au fric roi, des J.O. Le roi d'Espagne lui a conféré le titre de Marquis de Samaranch en 1982.5a238df5a78d6d9a33f3cf2df10c3d85.jpg

Comme quoi les Jeux Olympiques sont une organisation d’extrême droite, destinée à faire du fric et à aveugler les pauvres cons. « Donnez au peuple du pain et des jeux » ! Il a avait tout compris le César.

Et les sportifs là-dedans ? Parce qu’il y en a qui y croient, qui se décarcassent pour le rêve d’une médaille… Et bien on les prend pour des cons. On les traite comme des sous merdes. On ne leur autorise même pas le port d’un petit badge pas bien virulent.

Attendez-vous au triomphe des « sportifs chinois ». Ils vont en avoir des médailles ! Des palanquées. Ça fait des années – depuis qu’ils savent qu’ils ont les jeux – que les dictateurs chinois les élèvent, les entraînent à des rythmes de fous, les engraissent aux hormones de croissance et autres saloperies bien connues des « sportifs », les fanatisent pour qu’ils se surpassent et écrasent leurs adversaires. Ce sont des champions élevés en batterie, c’est pas du nourri sous la mère ! Tu les fais pisser par terre, ça fait un trou !

Allez zou Victor ! On a compris, t’aime pas les Jeux Olympiques…




01/05/2008

L'INTERNATIONALE ! Elle n'a pas pris une ride...

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L'INTERNATIONALE
Paroles: Eugène Potier (1871). Musique: Pierre Degeyter 1888

Debout les damnés de la terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase
Foule, esclaves, debout, debout
La monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout!

{Refrain:}
C'est la lutte finale
Groupons nous, et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l'esprit du cachot
Soufflons nous même notre forge
Battons le fer quand il est chaud.

{au Refrain}

L'état comprime et la loi triche
L'impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s'impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez, languir en tutelle
L'égalité veut d'autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Égaux, pas de devoirs sans droits!

{au Refrain}

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a crée s'est fondu
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

{au Refrain}

Les rois nous soûlaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air et rompons les rangs
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

{au Refrain}

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs
La terre n'appartient qu'aux hommes
L'oisif ira loger ailleurs
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.


Lisez, relisez ces paroles, près de deux siècles après, elles restent plus que jamais d'actualité.
A quand le grand sursaut ?


30/04/2008

Les bourrages de crâne de Bertrand


Il y a cinq ans si je ne m’abuse, ces phares de la pensée que sont MM. Chirac et Fillon nous ont concocté une réforme des retraites baissant le montant des pensions tout en augmentant les années de cotisation. Ceci venant après la fameuse « réforme Balladur » de sinistre mémoire. Cinq ans après donc, dans la Sarkozie « triomphante », rebelote, avec le même enfermement dans une fausse alternative : ou réduire les retraites, ou cotiser plus. Avec les brillants résultats que l’on connaît : les salariés doivent travailler plus pour toucher moins, donc pouvoir d’achat des retraités qui se réduit comme peau de chagrin et déficit des organismes sociaux croissants. Nos têtes pensantes manquent vraiment d’imagination.

La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en dix ans, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Mais ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un kleenex sale les salariés de plus de cinquante balais.
De plus, le gouvernement et sa majorité parlementaire de godillots ont décider la suppression de la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires, et d’instaurer les contrats à durée déterminée (CDD) pour les plus de 50 ans. En fait, il risque de se produire avec les salariés plus âgés ce que vivent déjà les jeunes : la multiplication des petits boulots, très qualifiés mais peu payés. Le tout au détriment des salariés bien sûr, et... des recettes de la CNAV et de la Sécu.

Enfin, pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus comme nous bassine le père Bertrand à longueur de baratin dans les lucarnes à décerveler — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et puis, pourquoi ne pas taxer les robots, les machines qui prennent la place des salariés ?

Mais qui aura les couilles de faire, ou simplement de proposer ça ? Certainement pas les Sarkoziniens inféodés au Medef et sous influence des multinationales maffieuses qui ravagent le monde.

28/04/2008

Sarko et sa clique au confessionnal...

Mea culpa, ouais, mais mea minima culpa !

Sarko, Fillon, Lagarde…

Non mais, écoutez-le, regardez-les ces culs bénis battre leur coulpe pour tenter de nous enfiler une nouvelle fois. Parce que c’est ça l’objectif. Un objectif concocté par les boyaux de la tête fumeux des tronches de « com’ » qui gravitent et parasitent les palais gouvernementaux.

C’est moderne ça coco ! Tu reconnais tes erreurs, tu avouent humblement n’être qu’un homme susceptible de faire des erreurs. Et le bon peuple t’absoudra. Y a un vieux fond catho en France, coco ! Faut pas oublier ça ! Reconnais tes erreurs, mais sans exagérer : tu ne reconnais que des petites erreurs ! Tu avoues n’avoir pas su « communiquer », (entendons par là, baratiner, tromper l’ennemi, enfumer le terrier).

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil avec ton cadeau annuel de 15 milliards d’euros aux bourrés de thunes.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en saccageant le code du travail, socle de l’harmonie sociale du pays.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en faisant tout ton possible pour foutre en l’air la loi 1905 sur la laïcité.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en t’alignant servilement sur la politique extérieure de Bush.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil… Y en a tellement des conneries que tu as fait coco !

Et c’est pas tes petits costards noirs étriqués de croque-mort de nos espoirs qui nous ferons marrons.

C’est pas tes airs contrits de vieille fille offusquée comme si on avait pété dans la sacristie qui nous ferons oublier que ce que d’aucuns prenaient pour de l’enthousiasme désordonné n’est que de l’incompétence.

Faut-il te dire ta phrase fameuse du salon de l’agriculture ?


25/04/2008

Ya pas que le Sarko-barnum dans la vie ! Pourquoi les bombes fleurissent en Corse comme la myrthe au printemps ?

48944268214d07487e5286cd51824d5c.jpgLa situation de la Corse s’est aggravée le 17 avril 2008. Que s’est-il passé ce jour-là ? La présidente du Tribunal Administratif de Bastia, nommée en Corse en octobre 2006, a rejeté les requêtes de l’association agréée de protection de l’environnement ABCDE. Cette dernière demandait qu’il soit mis fin aux débuts des travaux des villas de Messieurs Séguéla, Sulitzer et Delsol, sur la côte orientale de Bonifacio, en application de la loi Littoral et de jugements déjà rendus au cours de ces dernières années.

L’Extrême Sud de la Corse est devenu le nouvel eldorado des grandes fortunes qui ont trouvé la meilleure façon de bétonner puisque le tribunal administratif apparaît aujourd’hui à leurs côtés afin que chaque nanti y possède une « toute petite » construction sur une très grande parcelle, à l’abri des regards des voisins et loin des habitants permanents de l’île.

Les Corses estiment qu’ils ont déjà été dépossédés de Cavallu avec ses constructions les pieds dans l’eau sur l’ensemble de son pourtour. C’est aujourd’hui le tour de la côte est de Bonifacio. Ce sera demain l’ensemble du littoral de la Corse, en commençant par les espaces les plus beaux.2d3ed0e4796bd6794387122f510bd369.jpg

En Corse, des maires complaisants, un état défaillant ou complice et sans doute une justice sous influence appliquent un schéma qui prévalait ailleurs il y trente ans. Alors qu’aujourd’hui, en Sardaigne ou en Espagne, un grand coup de frein est mis à la spoliation du patrimoine, à la spéculation, au béton (en Sardaigne la loi a étendu la bande inconstructible à 2km, en Espagne on s’apprête à démolir des kilomètres de constructions littorales), ici, nos décideurs vendent la terre aux plus offrants : Séguéla, Sulitzer, Delsol …. Doit-on les laisser faire ?

On voudrait allumer les mèches des bombes qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

24/04/2008

Et si on balançait un peu? Tè! On va dire du mal de l'E.N.A.!

L' E N A
Cette fameuse école qui fabrique son inverse :
E N A - A N E


L'ENA est une école prestigieuse…selon ceux qui en sortent.
Pour tous les autres, c'est un sinistre ramassis d'escrocs, de crétins et de bons à rien.
Il faut hélas reconnaître que tous les énarques connus correspondent généralement au descriptif ci-dessus.
Cet établissement, qui se donne le titre d'école pour sauver les apparences, doit plutôt être assimilé à une secte particulièrement dangereuse.
L'enseignement qui y est pratiqué est l'apprentissage de l'enrichissement personnel par techniques malhonnêtes, et l'expression par la "langue de bois".
Certes, les énarques tentent de faire croire qu'ils étudient des techniques de gestion de la nation, mais il suffit de constater leur incapacité pour ne pas douter de leur totale nullité. Le problème est que ces parfaits crétins occupent les places les plus élevées de la nation, tant sur le domaine public (administrations), que privé, (grosses entreprises).
L’expérience montre qu’il suffit de très peu de temps à un énarque à qui l'on confie la direction d'une entreprise florissante pour la mener au bord de la faillite, quatre à cinq années suffisent généralement.
Le problème est que ces prouesses coûtent très cher au contribuable et entraînent dans les entreprises de nombreuses suppressions de postes.
Quant aux énarques coupables, ils perçoivent des indemnités énormes et retrouvent vite un emploi grâce à leurs relations et au copinage...

Quelques exemples :
CREDIT LYONNAIS
Le Crédit Lyonnais fut longtemps une banque sans histoire. Et puis, un jour, le gouvernement en place nomma à sa tête un copain énarque, Jean-Yves Haberer qui, en cinq ans, réussit à mener cette banque florissante tout près du dépôt de bilan.
Certes, il fut questionné par la justice pour extorsion de fonds, faux bilans financiers, etc.
Mais il n'en reste pas moins que cet individu, protégé par les politiciens, a coûté 150 milliards de francs aux contribuables. Soit 2.500 francs (375 €) pour chaque Français !
Il ne faut pas oublier de préciser qu'après son licenciement du Crédit Lyonnais, il fut nommé par le gouvernement : Président du"Crédit National" !
Vous pensez que c'est un gag ? Non, c'est malheureusement réel !

VIVENDI
Après divers parachutages en entreprises, Jean-Marie Messier, J2M devenu au fil des temps J10M (Jean Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde, Meilleur Magouilleur, Minable Margoulin), s'est vu confier par les copains la Présidence de VIVENDI.
En un temps record, il parvenait à mener cette entreprise prospère au bord du dépôt de bilan, avec un passif de 30 milliards d'euros !
Il était contraint de démissionner, était mis en examen mais versait une caution de 1.350.000 euros, une broutille pour lui.
Ensuite, il réclamait une indemnité de licenciement…de 20 millions d'euros !
A son départ, l'entreprise VIVENDI était ruinée. Un nouveau "copain", Jean-René Fourtou est nommé. Il s'empresse alors de se gratifier de 1 million de stock-options à un cours ridiculement bas. Résultat : dix huit mois après son arrivée, il a réalisé une jolie plus-value de 7 millions d'euros ! Pendant cette période, le cours de l'action a chuté de 75 % !Incroyable, mais vrai !

FRANCE TELECOM
Michel Bon, un énarque bien connu dans le monde des affaires brillait par sa nullité dans toutes les entreprises où il était placé par ses anciens camarades d'ENA.
Il passa ainsi chez "Carrefour", comme PDG, poste qu'il occupa assez peu, l'ensemble des cadres ayant envoyé une lettre exigeant son renvoi car il risquait de faire couler rapidement le groupe...
Puis il fut nommé Président de l'ANPE où il brilla par son incroyable nullité...
Finalement, son copain d'ENA Alain Juppé, conscient de son incurable incompétence, le nomma PDG de France Télécom.
Ce personnage, qui s'octroyait un salaire de 50.000 euros par mois, a réussi à mener l'entreprise au bord du dépôt de bilan avec une perte nette de 8,28 milliards d'euros, et un endettement de 60,7 milliards d'euros.
L'action qui valait 28 euros en 1997, tombait à 6 euros...
Après ses prouesses, Michel Bon a été nommé récemment Président de "L'Institut de l'Entreprise"...

ALSTOM
Alstom (ex Alsthom), 120.000 salariés, était un fleuron de l'industrie française. Premier ou second rang mondial dans les centrales électriques, le matériel ferroviaire (TGV, métros), et la marine (paquebots).
La direction était assurée par Pierre Suard, extrêmement compétent, qui sut développer considérablement l'entreprise. Mais Suard avait un défaut impardonnable : il n'était pas énarque !
Une campagne de dénigrements et de calomnies fut orchestrée par l'énarchie gouvernementale qui aboutit à la mise en examen de l'intéressé...
Peu après, en 1988, un énarque, Pierre Bilger était parachuté par copinage...
Celui-ci fait alors preuve d'une incompétence rare ! Il s'empresse de faire rentrer dans l'entreprise des petits copains d'école, la plupart des individus mal famés, à la recherche d'un emploi mirifique !
Il embauche ainsi : Philippe Jaffré, énarque ancien président d'Elf et condamné pour affaires troubles diverses, Loïc Le Floch Prigent, énarque ancien patron d'Elf lui aussi, condamné lui aussi, et prend pour lieutenant Georges Chodron de Courcel, qui, par coïncidence, porte le même nom que Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel...
Bref, du beau monde...
Et un jour, c'est la surprise ! On découvre subitement qu'Alstom est au bord de la faillite avec une dette de 5,3 milliards d'euros. Le cours de l'action est passé de 32 euros à moins de 1 euro en deux mois !
Pierre Bilger est licencié avec un chèque de dédommagement de 5 millions d'euros, rendu entre temps. (ces gens là ne passent pas par l'ANPE)...
Bof, c'est le contribuable qui paye !
Il est certain qu'à la lecture de tels avantages, on peut être tenté de devenir énarque soi-même ! Mais, autant il est aisé d'entrer à l'ENA avec du piston, autant c'est difficile sans une lettre d'introduction...


LA SOCIETE GENERALE

C’est tout nouveau, ça vient de sortir. Daniel BOUTON, énarque, inspecteur des finances directeur d'une banque qui vient de subir 7 milliards d'€ de pertes, 2 Mds suite à des spéculations sur des produits dérivés et 4,9 Mds par
« la faute d'un employé indélicat », est toujours en place.
Ce monsieur renonce à son bonus 2007 et à son salaire jusqu’en juin pour « aider à redresser la banque ! » 0,25 % du montant de la perte subie par la banque; ridicule, dérisoire !
Son salaire 2006 : 3,4 millions d € !! Il aurait vendu en 2007 pour 7 millions d’actions de sa banque; ses plus values potentielles sur stock options détenus en 2007 = 58 millions d’ € etc. etc.
Responsable ? sans doute. Coupable ? de rien !
Dans l’affaire de la Sté générale il est curieux de lire dans la presse que le directeur de la Banque, le directeur de l’Autorité des Marchés Financiers et le Directeur de la Banque de France, tous les trois énarques, étaient au courant du « trou » depuis le dimanche 20 janvier. L’affaire n’a cependant été rendue publique que le 24 janvier…
Cherchez l’erreur !

A quoi servent les énarques ?

En ce qui concerne leur utilité pour la nation, la réponse est claire : ils ne servent à rien.
Leur unique préoccupation est l'enrichissement de leur famille et de tous les proches et copains.
Ceci est admis depuis longtemps et se vérifie quotidiennement.
L'une des seules une choses enseignées à l'ENA est la "langue de bois", qui permet de répondre à toutes les questions en formulant quelques généralités hors sujet. C'est très utile pour ne pas avoir à donner son propre avis et pour détourner la conversation de son idée de base.

L'enseignement qui leur est prodigué dans la secte ENA est entièrement orienté dans ce sens. Ils apprennent à mentir en gardant la tête haute et en affirmant leur intégrité. Certes, leurs multiples forfaits les conduisent souvent à l'inculpation, mais une justice trop souvent servile et à leurs ordres a pris l'habitude de les blanchir en prononçant des non-lieux...
Certains vont même jusqu'à faire voter des lois interdisant toute poursuite judiciaire à leur encontre à la fin de leur mandat, ceci au grand dam de quelques politiciens intègres, non énarques, écœurés par toutes ces pratiques scandaleuses !

C'est ainsi qu'on voit des politiciens soutenir la cause des dictateurs et tyrans contre la rébellion de peuples désespérés, en envoyant des troupes pour aider lesdits dictateurs, sachant bien que quelques chèques de remerciement arriveront à leur nom dans des paradis fiscaux... (C’est ce qu’on appelle la France-à-fric)

L'action néfaste des énarques est catastrophique. Depuis la création de L'ENA par un certain Michel Debré (oui, celui qu’on caricaturait avec un entonnoir sur la tête), la France a perdu sa richesse et ses valeurs morales. La maffia énarque a mis la main sur tous les postes clés des secteurs publics et privés, et se livre à un pillage systématique.
C'est ainsi que petit à petit, la France est devenue un pays en voie de sous développement...

Pour compenser toutes les richesses volées sans vergogne, l'énarchie emprunte constamment, ce qui augmente indéfiniment la dette du pays !
Mais cette fameuse dette, dont on évite de parler, quel est son montant ?
A la fin de l'année 2007, elle était de 1.200 milliards d'euros ! C'est-à-dire environ 19.000 euros par français, ou encore près de 125.000 francs. Un couple avec 3 enfants doit donc 95.000 € soit 625.000 francs!
Voilà où l'incompétence, la filouterie et la connerie des énarques a mené la France !

Eh! Sarko, si tu veux "sauver la France" et, accessoirement, remonter dans les sondages, toi qui n'est pas énarque, si, ce soir, tu nous annonçais une bonne nouvelle: "Je supprime l'E.N.A.!"