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28/04/2008

Sarko et sa clique au confessionnal...

Mea culpa, ouais, mais mea minima culpa !

Sarko, Fillon, Lagarde…

Non mais, écoutez-le, regardez-les ces culs bénis battre leur coulpe pour tenter de nous enfiler une nouvelle fois. Parce que c’est ça l’objectif. Un objectif concocté par les boyaux de la tête fumeux des tronches de « com’ » qui gravitent et parasitent les palais gouvernementaux.

C’est moderne ça coco ! Tu reconnais tes erreurs, tu avouent humblement n’être qu’un homme susceptible de faire des erreurs. Et le bon peuple t’absoudra. Y a un vieux fond catho en France, coco ! Faut pas oublier ça ! Reconnais tes erreurs, mais sans exagérer : tu ne reconnais que des petites erreurs ! Tu avoues n’avoir pas su « communiquer », (entendons par là, baratiner, tromper l’ennemi, enfumer le terrier).

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil avec ton cadeau annuel de 15 milliards d’euros aux bourrés de thunes.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en saccageant le code du travail, socle de l’harmonie sociale du pays.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en faisant tout ton possible pour foutre en l’air la loi 1905 sur la laïcité.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en t’alignant servilement sur la politique extérieure de Bush.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil… Y en a tellement des conneries que tu as fait coco !

Et c’est pas tes petits costards noirs étriqués de croque-mort de nos espoirs qui nous ferons marrons.

C’est pas tes airs contrits de vieille fille offusquée comme si on avait pété dans la sacristie qui nous ferons oublier que ce que d’aucuns prenaient pour de l’enthousiasme désordonné n’est que de l’incompétence.

Faut-il te dire ta phrase fameuse du salon de l’agriculture ?


25/04/2008

Ya pas que le Sarko-barnum dans la vie ! Pourquoi les bombes fleurissent en Corse comme la myrthe au printemps ?

48944268214d07487e5286cd51824d5c.jpgLa situation de la Corse s’est aggravée le 17 avril 2008. Que s’est-il passé ce jour-là ? La présidente du Tribunal Administratif de Bastia, nommée en Corse en octobre 2006, a rejeté les requêtes de l’association agréée de protection de l’environnement ABCDE. Cette dernière demandait qu’il soit mis fin aux débuts des travaux des villas de Messieurs Séguéla, Sulitzer et Delsol, sur la côte orientale de Bonifacio, en application de la loi Littoral et de jugements déjà rendus au cours de ces dernières années.

L’Extrême Sud de la Corse est devenu le nouvel eldorado des grandes fortunes qui ont trouvé la meilleure façon de bétonner puisque le tribunal administratif apparaît aujourd’hui à leurs côtés afin que chaque nanti y possède une « toute petite » construction sur une très grande parcelle, à l’abri des regards des voisins et loin des habitants permanents de l’île.

Les Corses estiment qu’ils ont déjà été dépossédés de Cavallu avec ses constructions les pieds dans l’eau sur l’ensemble de son pourtour. C’est aujourd’hui le tour de la côte est de Bonifacio. Ce sera demain l’ensemble du littoral de la Corse, en commençant par les espaces les plus beaux.2d3ed0e4796bd6794387122f510bd369.jpg

En Corse, des maires complaisants, un état défaillant ou complice et sans doute une justice sous influence appliquent un schéma qui prévalait ailleurs il y trente ans. Alors qu’aujourd’hui, en Sardaigne ou en Espagne, un grand coup de frein est mis à la spoliation du patrimoine, à la spéculation, au béton (en Sardaigne la loi a étendu la bande inconstructible à 2km, en Espagne on s’apprête à démolir des kilomètres de constructions littorales), ici, nos décideurs vendent la terre aux plus offrants : Séguéla, Sulitzer, Delsol …. Doit-on les laisser faire ?

On voudrait allumer les mèches des bombes qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

24/04/2008

Et si on balançait un peu? Tè! On va dire du mal de l'E.N.A.!

L' E N A
Cette fameuse école qui fabrique son inverse :
E N A - A N E


L'ENA est une école prestigieuse…selon ceux qui en sortent.
Pour tous les autres, c'est un sinistre ramassis d'escrocs, de crétins et de bons à rien.
Il faut hélas reconnaître que tous les énarques connus correspondent généralement au descriptif ci-dessus.
Cet établissement, qui se donne le titre d'école pour sauver les apparences, doit plutôt être assimilé à une secte particulièrement dangereuse.
L'enseignement qui y est pratiqué est l'apprentissage de l'enrichissement personnel par techniques malhonnêtes, et l'expression par la "langue de bois".
Certes, les énarques tentent de faire croire qu'ils étudient des techniques de gestion de la nation, mais il suffit de constater leur incapacité pour ne pas douter de leur totale nullité. Le problème est que ces parfaits crétins occupent les places les plus élevées de la nation, tant sur le domaine public (administrations), que privé, (grosses entreprises).
L’expérience montre qu’il suffit de très peu de temps à un énarque à qui l'on confie la direction d'une entreprise florissante pour la mener au bord de la faillite, quatre à cinq années suffisent généralement.
Le problème est que ces prouesses coûtent très cher au contribuable et entraînent dans les entreprises de nombreuses suppressions de postes.
Quant aux énarques coupables, ils perçoivent des indemnités énormes et retrouvent vite un emploi grâce à leurs relations et au copinage...

Quelques exemples :
CREDIT LYONNAIS
Le Crédit Lyonnais fut longtemps une banque sans histoire. Et puis, un jour, le gouvernement en place nomma à sa tête un copain énarque, Jean-Yves Haberer qui, en cinq ans, réussit à mener cette banque florissante tout près du dépôt de bilan.
Certes, il fut questionné par la justice pour extorsion de fonds, faux bilans financiers, etc.
Mais il n'en reste pas moins que cet individu, protégé par les politiciens, a coûté 150 milliards de francs aux contribuables. Soit 2.500 francs (375 €) pour chaque Français !
Il ne faut pas oublier de préciser qu'après son licenciement du Crédit Lyonnais, il fut nommé par le gouvernement : Président du"Crédit National" !
Vous pensez que c'est un gag ? Non, c'est malheureusement réel !

VIVENDI
Après divers parachutages en entreprises, Jean-Marie Messier, J2M devenu au fil des temps J10M (Jean Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde, Meilleur Magouilleur, Minable Margoulin), s'est vu confier par les copains la Présidence de VIVENDI.
En un temps record, il parvenait à mener cette entreprise prospère au bord du dépôt de bilan, avec un passif de 30 milliards d'euros !
Il était contraint de démissionner, était mis en examen mais versait une caution de 1.350.000 euros, une broutille pour lui.
Ensuite, il réclamait une indemnité de licenciement…de 20 millions d'euros !
A son départ, l'entreprise VIVENDI était ruinée. Un nouveau "copain", Jean-René Fourtou est nommé. Il s'empresse alors de se gratifier de 1 million de stock-options à un cours ridiculement bas. Résultat : dix huit mois après son arrivée, il a réalisé une jolie plus-value de 7 millions d'euros ! Pendant cette période, le cours de l'action a chuté de 75 % !Incroyable, mais vrai !

FRANCE TELECOM
Michel Bon, un énarque bien connu dans le monde des affaires brillait par sa nullité dans toutes les entreprises où il était placé par ses anciens camarades d'ENA.
Il passa ainsi chez "Carrefour", comme PDG, poste qu'il occupa assez peu, l'ensemble des cadres ayant envoyé une lettre exigeant son renvoi car il risquait de faire couler rapidement le groupe...
Puis il fut nommé Président de l'ANPE où il brilla par son incroyable nullité...
Finalement, son copain d'ENA Alain Juppé, conscient de son incurable incompétence, le nomma PDG de France Télécom.
Ce personnage, qui s'octroyait un salaire de 50.000 euros par mois, a réussi à mener l'entreprise au bord du dépôt de bilan avec une perte nette de 8,28 milliards d'euros, et un endettement de 60,7 milliards d'euros.
L'action qui valait 28 euros en 1997, tombait à 6 euros...
Après ses prouesses, Michel Bon a été nommé récemment Président de "L'Institut de l'Entreprise"...

ALSTOM
Alstom (ex Alsthom), 120.000 salariés, était un fleuron de l'industrie française. Premier ou second rang mondial dans les centrales électriques, le matériel ferroviaire (TGV, métros), et la marine (paquebots).
La direction était assurée par Pierre Suard, extrêmement compétent, qui sut développer considérablement l'entreprise. Mais Suard avait un défaut impardonnable : il n'était pas énarque !
Une campagne de dénigrements et de calomnies fut orchestrée par l'énarchie gouvernementale qui aboutit à la mise en examen de l'intéressé...
Peu après, en 1988, un énarque, Pierre Bilger était parachuté par copinage...
Celui-ci fait alors preuve d'une incompétence rare ! Il s'empresse de faire rentrer dans l'entreprise des petits copains d'école, la plupart des individus mal famés, à la recherche d'un emploi mirifique !
Il embauche ainsi : Philippe Jaffré, énarque ancien président d'Elf et condamné pour affaires troubles diverses, Loïc Le Floch Prigent, énarque ancien patron d'Elf lui aussi, condamné lui aussi, et prend pour lieutenant Georges Chodron de Courcel, qui, par coïncidence, porte le même nom que Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel...
Bref, du beau monde...
Et un jour, c'est la surprise ! On découvre subitement qu'Alstom est au bord de la faillite avec une dette de 5,3 milliards d'euros. Le cours de l'action est passé de 32 euros à moins de 1 euro en deux mois !
Pierre Bilger est licencié avec un chèque de dédommagement de 5 millions d'euros, rendu entre temps. (ces gens là ne passent pas par l'ANPE)...
Bof, c'est le contribuable qui paye !
Il est certain qu'à la lecture de tels avantages, on peut être tenté de devenir énarque soi-même ! Mais, autant il est aisé d'entrer à l'ENA avec du piston, autant c'est difficile sans une lettre d'introduction...


LA SOCIETE GENERALE

C’est tout nouveau, ça vient de sortir. Daniel BOUTON, énarque, inspecteur des finances directeur d'une banque qui vient de subir 7 milliards d'€ de pertes, 2 Mds suite à des spéculations sur des produits dérivés et 4,9 Mds par
« la faute d'un employé indélicat », est toujours en place.
Ce monsieur renonce à son bonus 2007 et à son salaire jusqu’en juin pour « aider à redresser la banque ! » 0,25 % du montant de la perte subie par la banque; ridicule, dérisoire !
Son salaire 2006 : 3,4 millions d € !! Il aurait vendu en 2007 pour 7 millions d’actions de sa banque; ses plus values potentielles sur stock options détenus en 2007 = 58 millions d’ € etc. etc.
Responsable ? sans doute. Coupable ? de rien !
Dans l’affaire de la Sté générale il est curieux de lire dans la presse que le directeur de la Banque, le directeur de l’Autorité des Marchés Financiers et le Directeur de la Banque de France, tous les trois énarques, étaient au courant du « trou » depuis le dimanche 20 janvier. L’affaire n’a cependant été rendue publique que le 24 janvier…
Cherchez l’erreur !

A quoi servent les énarques ?

En ce qui concerne leur utilité pour la nation, la réponse est claire : ils ne servent à rien.
Leur unique préoccupation est l'enrichissement de leur famille et de tous les proches et copains.
Ceci est admis depuis longtemps et se vérifie quotidiennement.
L'une des seules une choses enseignées à l'ENA est la "langue de bois", qui permet de répondre à toutes les questions en formulant quelques généralités hors sujet. C'est très utile pour ne pas avoir à donner son propre avis et pour détourner la conversation de son idée de base.

L'enseignement qui leur est prodigué dans la secte ENA est entièrement orienté dans ce sens. Ils apprennent à mentir en gardant la tête haute et en affirmant leur intégrité. Certes, leurs multiples forfaits les conduisent souvent à l'inculpation, mais une justice trop souvent servile et à leurs ordres a pris l'habitude de les blanchir en prononçant des non-lieux...
Certains vont même jusqu'à faire voter des lois interdisant toute poursuite judiciaire à leur encontre à la fin de leur mandat, ceci au grand dam de quelques politiciens intègres, non énarques, écœurés par toutes ces pratiques scandaleuses !

C'est ainsi qu'on voit des politiciens soutenir la cause des dictateurs et tyrans contre la rébellion de peuples désespérés, en envoyant des troupes pour aider lesdits dictateurs, sachant bien que quelques chèques de remerciement arriveront à leur nom dans des paradis fiscaux... (C’est ce qu’on appelle la France-à-fric)

L'action néfaste des énarques est catastrophique. Depuis la création de L'ENA par un certain Michel Debré (oui, celui qu’on caricaturait avec un entonnoir sur la tête), la France a perdu sa richesse et ses valeurs morales. La maffia énarque a mis la main sur tous les postes clés des secteurs publics et privés, et se livre à un pillage systématique.
C'est ainsi que petit à petit, la France est devenue un pays en voie de sous développement...

Pour compenser toutes les richesses volées sans vergogne, l'énarchie emprunte constamment, ce qui augmente indéfiniment la dette du pays !
Mais cette fameuse dette, dont on évite de parler, quel est son montant ?
A la fin de l'année 2007, elle était de 1.200 milliards d'euros ! C'est-à-dire environ 19.000 euros par français, ou encore près de 125.000 francs. Un couple avec 3 enfants doit donc 95.000 € soit 625.000 francs!
Voilà où l'incompétence, la filouterie et la connerie des énarques a mené la France !

Eh! Sarko, si tu veux "sauver la France" et, accessoirement, remonter dans les sondages, toi qui n'est pas énarque, si, ce soir, tu nous annonçais une bonne nouvelle: "Je supprime l'E.N.A.!"

23/04/2008

Tch’Chine ! Tch’Chine ! Cocus, battus et contents?

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Eh ! C’est dans nos gènes. Un Français, c’est plus fort que lui, ça gueule, c’est frondeur, c’est toujours prêt à s’allumer et à allumer le feu dès qu’il sent l’odeur faisandée de l’injustice, c’est toujours prêt à enfourcher le canasson de toute révolte dans le monde. C’est comme ça. Faut-il s’en plaindre ? Sûrement pas.

Mais chez lui, ça vote Sarko…

Tout ça pour vous dire qu’on s’est un peu excité, un peu fait plaisir – moi le premier ! – en faisant un peu chier les robots-flics chinois voulant à toute force faire visiter Paris à leur briquet « olympique ».

On s’est fait plaisir, mais on s’est fait rouler dans la merde. Enfin not’ gouvernement et not’bon guide surtout.
Est-il glorieux que des flics spéciaux chinois régissent avec brutalité une manifestation festive en France et donne des ordres aux flics de la République ?

Est-il glorieux d’accepter que l’ambassade de Chine suscite et organise, avec les bataillons d' "étudiants" et d'imigrés chinois, une manifestation verbalement très violente en France, à Paris, drapeaux rouges en tête, en insultant le pays qui les accueille et les nourrit ?

Est-il glorieux d’envoyer à Canossa – rebaptisé Pékin pour l’occasion – d’éminents émissaires du monde politique français (un ancien premier ministre et un président du Sénat en exercice, même s'ils sont un peu bouffés aux mites), qui se mettent à plat ventre devant des officiels chinois goguenards ?

Et tout ça pour quoi ?

Pour des contrats commerciaux qui sont autant de marchés de dupes aussi aléatoires que dangereux.

Pour vendre aux industriels chinois :

— Quelques centrales nucléaires ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

— Quelques TGV ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

— Quelques Airbus ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

Et lorsqu’ils auront bien assimilé ces technologies, qu’on leur aura bâtit les usines nécessaire, qu’est-ce qu’il feront ? Ils vendront au reste du monde ces produits, à leurs coûts…

Et nous qu’est-ce qu’on leur vendra alors ?

Cocus, battus et contents?


22/04/2008

Pas de pognon pour l’école publique, mais beaucoup de thunes pour les écoles cathos…

Quand le plan banlieue prévoit l'évangélisation des racailles

C’est une nouvelle qui pourrait bien rallumer la guerre scolaire. Le gouvernement déshabille l’école publique pour mieux aider l’école privée catholique à "évangéliser" les banlieues. Sitôt révélé par le site Mediapart, le projet d’un fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires a mis les laïques et les enseignants sur le pied de guerre.

Le projet fait tache alors que lycéens et professeurs se mobilisent contre la suppression à venir de plus de 11 000 postes d’enseignant dans le public, notamment dans les ZEP. D’autant qu’en principe l’aide publique attribuée aux écoles privées ne peut augmenter si celle accordée à l’école publique augmente, selon la règle coutumière des 80/20 (80 % au public et 20 % au privé).

Il est pourtant dans les cartons depuis le plan « Espoir banlieues », qui prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, suivez mon regard… Le gouvernement voudrait voir « cinquante nouvelles classes » de ce type en banlieue. C’est officiel, l’« espoir en banlieue » s’appelle donc « espérance » et sera porté par le religieux. C’est confirmé, Nicolas Sarkozy préfère le curé à l’instituteur. Et puis, il en est persuadé : l’enseignement privé catholique civilisera « les racailles ». Emmanuelle Mignon, son cerveau catholique, l’un des auteurs du discours de Latran et des propos malheureux sur le « non-problème » des sectes, n’y est pas étrangère. Dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, elle plaidait pour que les « familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique ».

Le gouvernement semble persuadé que la guerre scolaire est bien enterrée. « Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, au nouveau patron de l’enseignement catholique, Éric de Labarre, venu réclamer qu’on lui « facilite la tâche ».

Le Vatican décomplexé. Les écoles privées catholiques cartonnent et rêvent de grandeur. L’an dernier, elles ont dû refuser 35 000 dossiers. La faute à l’« accommodement raisonnable » de Debré, qui a mis le ver dans le fruit en autorisant le financement des écoles privées sur fonds publics. En 1960, 11 millions de Français signaient une pétition contre. Ils avaient vu juste. Les écoles privées ont largement tiré profit de ce système leur permettant d’avoir le beurre et l’argent du beurre : des frais de scolarité élevés, un droit à la sélection et, en prime, le soutien de l’État. Ces aides permettraient un droit de regard, mais on pourrait très bien imposer ce droit de regard sans verser des fonds qui manquent cruellement au public. Surtout depuis l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac. Contrairement au privé, le public ne peut pas se permettre d’être trop sélectif. Si en prime on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau.

On condamne donc l’école publique à perdre toute attractivité au regard du privé. D’autant que les écoles privées catholiques sous contrat se gardent bien d’afficher trop ostensiblement leurs convictions religieuses. Du moins, jusqu’ici. Avec Benoît XVI, le Vatican aussi se décomplexe. Certains archevêques, comme celui d’Avignon, appellent depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Les banlieusards vont déguster… Mais pas seulement eux. À terme, les écoles confessionnelles sélectives — principalement catholiques, mais aussi musulmanes — auront supplanté le public. Le lien social, la citoyenneté et, bien sûr, la laïcité en sortiront en lambeaux. Le gouvernement se trompe : la bataille pour l’enseignement public, qui est aussi celle pour le respect de la loi de 1905, peut reprendre à tout moment.

Caroline Fourest et Fiammetta Venner

Article paru dans Charlie Hebdo 16 avril 2008

19/04/2008

"Ils n'ont plus de pain? Qu'ils mangent de la brioche"

Oh! Victor, t'es gonflé de nous faire saliver avec tes recettes de bouffes gargantuesques quand le monde crève de faim!

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Ils crèvent de faim les pauvres ? Allons ! allons ! Tè, voilà une dépêche de l’agence Reuters, reprise par Libé du 14 avril qui dit le contraire :

« En Uruguay un juge de Guinness confirme que le record du monde du plus grand barbecue est battu.

Plus de mille fanatiques du barbecue ont grillé 12 tonnes de viande de bœuf, dimanche en Uruguay, établissant un nouveau record du monde, enregistré par le guide Guinness.

Des militaires avaient installé un grill géant, d'environ un kilomètre et demi de long, et des pompiers ont allumé six tonnes de charbon de bois pour lancer ce repas gargantuesque.

Mille deux cent cinquante personnes ont grillé la viande de bœuf (principal produit d'exportation du pays) et ont crié de joie lorsqu'un juge de Guinness a confirmé que le record du monde du plus grand barbecue avait été battu. »

Bon appétit, connards ! (Coluche aurait dit : « Bande d’abrutis ! »
Il n’empêche que :
- cela fait de plus de deux ans que les spécialistes du secteur agricole savent que la demande dépasse l’offre (on est en déficit depuis plus de deux ans et on pioche depuis longtemps dans les stocks mondiaux pour compenser). Le problème est que ceux qui devraient sonner l’alarme ont intérêt à ce qu’il y ait pénurie pour faire monter les prix… Toutes les interprofessions sont scandalisées aujourd’hui, les tartuffes !, mais elles se sont tues au moment où il fallait tirer la sonnette d’alarme car leurs membres avaient intérêt à ce que les prix, donc leurs revenus, augmentent…

- pourtant, cette crise aura un effet positif à moyen terme. La majorité des pays en développement sont victimes de dumping de produits agricoles bradés car subventionnés en provenance des pays riches (Etats-Unis et Europe essentiellement). La hausse des prix va permettre aux agricultures vivrières locales de redémarrer.8084c675ced41b45f4f52a7bc8c91495.jpg

Malheureusement cela va prendre des années pour remettre en place ces cultures. Et en attendant les crises vont être très importantes, violentes et…vont précipiter vers les pays riches, surtout d’Europe, des milliers d’émigrés de la faim.

18/04/2008

Les OGM, ça sert aussi à faire la guerre

Vous allez dire que je radotte, que je vous gonfle les alibofis avec ces saloperies d'OGM. M'en fous, j'assume! Persiste et signe. Et, tè! pour en remettre une couche, voilà un article qui va vous faire froid dans le dos...
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Les OGM, ça sert aussi à faire la guerre
par Hervé Kempf - Mondialisation.ca, Le 16 avril 2008

Stephen Hawking n’est pas un hurluberlu. Il est même sans doute le savant le plus célèbre du monde depuis que sa "Brève histoire du temps" s’est vendue à près de 10 millions d’exemplaires. Le 16 octobre 2001, il lançait, dans le Daily Telegraph, un avertissement d’une particulière gravité. "Si le 11 septembre a été quelque chose d’horrible, affirmait-il, il n’a pas menacé la survie de l’espèce humaine, comme le font les armes nucléaires. Mais, sur le long terme, je suis plus préoccupé par la biologie. Les armes nucléaires nécessitent de grandes usines, alors qu’on peut faire des manipulations génétiques dans un petit laboratoire. Il est impossible de contrôler tous les laboratoires du monde. Le danger est que, par accident ou volontairement, nous créions un virus qui nous détruira."

En évoquant dans cette inquiétante déclaration la destruction de l’espèce humaine par un organisme génétiquement modifié, le physicien faisait écho à une préoccupation grandissante dans les milieux scientifiques et militaires : le génie génétique permet maintenant, en manipulant le génome des agents classiques de la guerre biologique - peste, maladie du charbon, tularémie, etc. -, de les rendre beaucoup plus dangereux qu’ils ne le sont déjà.

Cette idée s’est définitivement imposée en décembre 1997, quand, dans un article de la revue scientifique Vaccine, des savants russes ont expliqué comment ils avaient modifié génétiquement une souche de maladie du charbon (Bacillus anthracis) de façon à la rendre insensible aux vaccins existant contre cette bactérie.

C’est pendant le même mois de décembre 1997 que le président américain Bill Clinton eut l’occasion de discuter longuement avec Craig Venter, un éminent spécialiste du décryptage du génome humain : lors de ce dîner dans une résidence luxueuse d’une petite île de Caroline du Sud, racontent trois journalistes du New York Times dans leur livre Germs, Venter expliqua au président que la connaissance des génomes "pourrait être extraordinairement dangereuse si elle se retrouvait dans de mauvaises mains". "Clinton, ajoutent-ils, demanda si la variole pourrait être combinée avec un autre agent nocif pour la rendre encore plus menaçante. Venter répondit que c’était possible."

Comment le génie génétique peut-il servir à mettre au point de nouvelles armes biologiques ? La liste des possibilités, décrite par les spécialistes, est désagréablement longue. On peut rendre pathogène une bactérie inoffensive et bien connue, telle Escherichia coli, en lui insérant des gènes de toxicité empruntés au génome de bactéries dangereuses. On peut modifier une bactérie pathogène, afin qu’elle ne soit pas reconnue par le système immunitaire ou que les vaccins existants soient inefficaces. On peut chercher à rendre l’agent insensible aux antibiotiques, ce qui rendrait la protection des populations ciblées difficile, voire impossible.

Ces techniques sont déjà pratiquement maîtrisées. Les spécialistes voient encore plus loin, comme le relate un article cosigné par Claire Fraser, la femme de Craig Venter, dans Nature Genetics du 22 octobre 2001 : par exemple, la possibilité d’introduire un virus "silencieux" dans le génome d’une population donnée, virus qui serait réveillé ultérieurement par un signal chimique. "L’idée, explique David Sourdive, un spécialiste français de l’étude des génomes, est de réaliser une arme ciblée sur une population choisie et préalablement "marquée" par un virus."

"En fait, dit un expert de la délégation générale pour l’armement, il n’y a rien en biologie qui ne soit transposable sur le plan militaire." Le décryptage et la publication des génomes deviennent une source d’inquiétude majeure : le danger est en effet que l’on puisse reconstituer le virus à partir de sa séquence, ou tout du moins repérer les zones de virulence, cloner ces gènes et les transférer dans un autre organisme. Le directeur du centre HKU Pasteur, Antoine Danchin, regrette ainsi que l’on ait publié la carte génétique du virus de la variole en 1992. "Ne pouvait-on imaginer, dit-il, que ce qui est simple pour des laboratoires bien outillés, reconstruire un virus à partir de sa séquence, l’est aussi pour des laboratoires mal intentionnés ?"

"QUI A LE DROIT DE SAVOIR ?"

Mais de telles voix sont isolées : en octobre dernier, le centre britannique Sanger a fièrement annoncé le décryptage du génome de Yersinia pestis, la bactérie responsable de la peste noire. Une publication diversement appréciée par les toxicologues, alors que des souches résistant à tout antibiotique ont été repérées à Madagascar. "Mais on ne peut pas ne pas publier les résultats, dit Michèle Mock, spécialiste de la maladie du charbon à l’Institut Pasteur. Et puis sur la base de quels critères déterminer qui a le droit de savoir ?"

De nombreux spécialistes craignent davantage une autre forme de bioterrorisme : celle qui ciblerait l’agriculture. "Des armes tournées vers la production agricole seraient beaucoup plus efficaces, dit David Sourdive. D’abord, l’effet de déstabilisation d’une maladie agricole est garanti et bien connu : voyez par exemple ce qui s’est passé avec la fièvre aphteuse en 2001. Et puis l’agriculture est plus vulnérable parce qu’elle présente beaucoup moins de diversité génétique que les populations humaines." Le travail sur les maladies agricoles était déjà un des principaux programmes de recherche d’armes biologiques pendant la guerre froide, tant aux Etats-Unis qu’en URSS.

Outre son efficacité, ce type de recherche présente un autre avantage : il est beaucoup plus discret. Comment distinguer un laboratoire agronomique d’un laboratoire militaire ? Enfin, les OGM agricoles présentent certains points communs avec les agents bactériologiques militaires : ainsi la bactérie Bacillus thuringiensis, qui est un des outils les plus utilisés par les firmes de biotechnologie végétale, est un cousin très proche de Bacillus anthracis, l’agent de la maladie du charbon, dont il constitue un très bon modèle.

La question de l’emploi de l’arme biologique n’appartient plus, depuis quelques années, à la pure spéculation : dans le cadre de leur lutte contre la drogue, les Etats-Unis tentent depuis 1997 de faire accepter l’utilisation d’un champignon, Fusarium oxysporum, qui détruit la plante d’où l’on extrait la cocaïne. Une version génétiquement modifiée de ce champignon existe en laboratoire. Les Etats-Unis voulaient l’utiliser en Colombie, même si, selon des mouvements écologistes comme le Sunshine Project, ce champignon pourrait avoir des effets dévastateurs sur la biodiversité très riche des terres colombiennes : devant l’opposition qui s’est levée en Amérique latine et en Europe, ils ont pour l’instant repoussé l’utilisation du champignon. Mais jusqu’à quand ? A l’autre bout du monde, en Asie centrale, ils étudient aussi, dans un laboratoire de Tachkent, en Ouzbékistan, un champignon capable de s’attaquer au pavot, largement cultivé dans la région et notamment en Afghanistan. Si les opinions publiques n’y prennent garde, la guerre agrobiologique est à deux doigts de se banaliser, tandis que la guerre biologique - devrait-on dire biotechnologique ? - est redevenue une possibilité sérieuse.

C'est le jour à Desproges

700d674b12f683dce6a5072f8319b2a9.jpgRouquin,e adj. et n. Fam. : qui a les cheveux roux.

Le rouquin est un mammifère vivipare omnivore assez voisin du blondinet. Pas trop voisin quand même, car le blondinet fuit le rouquin dont on nous dit qu'il pue, qu'il est la honte de l'espèce, le banni pestilentiel au regard faux sous un sourcil rouille. Méfions--nous des jugements hâtifs: la femelle du rou-quin n'est pas la rouquine. Aussi vrai que celle du coquin n'est pas la coquine. Ou alors si, mais pas forcément. En règle générale, nous dirons que la coquine sied mieux au rouquin, et la rouquine au coquin, que la coquine au coquin ou la rouquine au rouquin.
Parmi les différents types de rouquins, le rouquin cul-de-jatte est le plus défavorisé. A l'instar du manchot qui louche, le rouquin cul-de-jatte prête à rire doublement.

On reconnaît le rouquin aux cheveux du père, et le requin aux dents de la mère.

Passé la cinquantaine, le rouquin risque de perdre ses cheveux, soit par le simple effet du temps qui passe, soit à la suite d'un traitement anticancéreux généralement inutile, mais tou-jours à la mode chez les mondains de Villejuif. Dans un cas comme dans l'autre, il serait presque impossible alors de reconnaître un rouquin d'un homme normal, n'étaient-ce les tâches de rousseur que Dieu inventa au soir du Premier Jour, alors qu'il secouait ses pinceaux sans malice après avoir créé le premier crépus-cule flamboyant à l'ouest d'Éden.

17/04/2008

Honte aux salauds qui font des lois scélérates

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Merci à Charb

Nous, qui ne voulons pas bouffer des OGM
La FNSEA nous jette l’anathème,
Nous traite de crétins, de gogos passéistes
Entravant le triomphe du choix productiviste…

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues
Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,
Promettant aux crédules des villes et des champs
Opulence, bonheur et futur alléchant.

Le monde est en furie, les manants crient famine
En Afrique, en Egypte, en Thaïlande et en Chine
« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes,
Il suffit de planter, partout des OGM ! »

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale
Corrompt, par son pognon, toute fibre morale,
Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,
Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

Achète députés, gras sénateurs repus
Scientistes marrons grace à l’argent qui pue,
Culture de mensonge, de dissimulation,
D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus
Engraissés au dépend de leur pays vendu
Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent
Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie
Verront bien que vous êtes leur pire ennemi
L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts
Fera de votre vie un enfer de remords.

Jean-Victor Joubert

OGM: agissons

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Contre l'empire de la pieuvre Monsanto, contre la lâcheté des élus UMP, pour la sauvegarde de nos AOC, pour l'avenir de nos enfants:

Signez la pétition pour le maintien de l'amendement 252 qui permet de sauvegarder les territoires d'AOC des poisons OGM:

http://www.amendement252.blogspot.com

15/04/2008

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

Il y a moins d’une décennie, les partis dits de gauche étaient au pouvoir presque dans tous les pays d’Europe. Aujourd’hui où sont-ils ? Pourquoi cette débandade ?

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

La réponse n’est pas à chercher dans le succès des recettes de la droite. S’ils avaient réussi, ça se saurait… Elle est à chercher dans le désert des propositions des partis de gauche.

Nous – la gauche – avons le cul entre deux chaises : on refuse (dans les mots !) l’économie de marché, mais on propose quoi à la place ? Les recettes bolcheviques ? Ne vaudrait-il pas mieux maîtriser cette économie de marché que nous ne pouvons, de toute façon, pas tuer. Y mettre un peu plus d’humanité, de justice, de solidarité ? Pareil pour la mondialisation. Elle nous gonfle mais que faire ? Elle est là, faut faire avec…

Les gauches européennes cesseront de prendre régulièrement la pipe face à des droites dures, cyniques, foncièrement inégalitaires, s’asseyant sur la justice et faisant un doigt d’honneur à la solidarité, lorsqu’elle s’entendront pour tenter de répondre, au niveau européen à ces questions :
— Comment humaniser l’inévitable mondialisation ?
— Comment aménager l’état-providence pour en assurer la survie ?
— Quelle forme doit prendre la social-démocratie dans un monde global où la classe ouvrière, autrefois hégémonique au niveau du nombre comme de l’organisation, a perdu la main ?
— Comment répondre à la concurrence sauvage de pays émergents énormes et inondant le monde de produits fabriqués par des quasi esclaves ?
— Comment arrêter la désindustrialisation galopante?

Chaque pays est dans une situation différente, avec une culture et une histoire différentes. Il est donc normal que les systèmes sociaux soient différents. De même qu'une cellule est pourvue d'une membrane pour maintenir les conditions nécessaires à son milieu intérieur, la seule manière pour un pays de sauvegarder son système social est d'établir des barrières douanières, pour équilibrer les conditions économiques différentes des pays d'où proviennent les produits importés.

Il n'existe donc que deux solutions pour mettre fin aux délocalisations et au déclin industriel des pays occidentaux: l'alignement des conditions sociales sur celles en vigueur dans les pays émergents, ou bien, le rétablissement des barrières douanières proportionnellement aux différences de salaires, de droits sociaux, et de législation environnementale. Qui osera vaincre ce tabou du rétablissement de barrières douanières ?

La période actuelle est le dernier moment pour agir. Il n'y aura en effet plus de retour en arrière possible lorsque les machines, les capitaux, et le savoir-faire seront partis ailleurs. Il sera également trop tard lorsque la capacité d'action des états (et donc des citoyens) aura été totalement neutralisée par les accords multilatéraux, les traités européens, les systèmes genre FMI, AMI, etc., et surtout, par l'effet conjugué de l'endettement (dont le remboursement représente déjà le quart des dépenses de l'état en France) et de la réduction des recettes de l'état, du fait de la désindustrialisation et de l'appauvrissement des salariés.

Ceci ne peut se faire qu’au niveau de l’Europe. Et par des partis de gauche. D’où l’urgence de la mise en place d’une internationale de gauche réaliste au niveau européen.

Est-ce vraiment utopique?




23e22bd3a44e58ad6315212284e6a74b.jpgEh ! Vous êtes plus de deux cents à venir, chaque jour, sur ce blog ! Soyez-en remerciés. Et faites un petit signe de temps en temps dans la rubrique commentaire ! Ça encourage ceux qui s’occupent réellement de leur blog !
Merci!

14/04/2008

Emeutes de la faim… Qui en est responsable et à qui profite le crime ?


La responsabilité est multiple : - démographie démentielle, - plus forte demande des nouvelles classes moyennes des pays émergents, - politiques agricoles de l’Europe et des Etats-Unis réduisant à néant les agricultures des pays du « tiers-monde » à coup de produits subventionnés, - politique du FMI, à la solde des banques et des multinationales occidentales, visant à imposer des agricultures d’exportation (arachide, café, cacao, etc.) au détriment des agricultures vivrières, - aberration du développement des « agro carburants », - activation de « l’arme agricole » par les Etats-Unis par l’action spéculative des fonds de pension investissant massivement des les matières premières agricoles, - complot orchestré par les multinationales de l’agroalimentaire pour imposer les OGM.

A qui profite les crime ?

Essentiellement aux fonds de pension spéculateurs érazuniens et aux multinationales de l’agroalimentaire et de la chimie phytosanitaire. Ce sont les mêmes tant ils sont liés.

Les fonds de pensions, secoués par l’affaire des « subprimes » étazuniennes, placent leurs énormes capitaux fluctuants sur les matières premières agricoles, blé, maïs, riz essentiellement. Ils achètent et gèlent ces matières premières pour en faire monter artificiellement les cours afin de multiplier leurs profits. Ils organisent ainsi la pénurie alimentaire mondiale.

Les multinationales agroalimentaires et semencières, étroitement liées à l’industrie chimique et financées par les fonds de pensions, orchestrent cette catastrophe alimentaire dans un but précis : imposer partout dans le monde les cultures OGM, et s’assurer ainsi une maîtrise sur la vie même de tous les Terriens par la privatisation du vivant.

CQFD

12/04/2008

Les charognards qui saignent la Sécu.

24d23a3d390b1875c594c9a181650533.jpgUn problème grandissant complique la quadrature du cercle que représente le financement de la santé des Français: le rachat des cliniques privées en France par des fonds de pension étrangers, généralement étazuniens. Avec pour conséquences:

— Les cotisations de santé des Français, par l'intermédiaire de la Sécu, servent en partie à financer…les retraites de riches Californiens !

— Si la clinique n'est pas assez rentable elle est fermée ou revendue à bas prix, au détriment de toute logique de démographie de la santé. La seule logique de ces marchands de soupe qui parasitent la Sécu, c’est de faire du fric, beaucoup de fric.

— Les cliniques devant être rentables, elles ne traitent que des pathologies rentables, les autres (gérontologie, réanimation, maladies rares...) sont envoyées sur l'hôpital public, où là aussi une logique libérale est en train d'être appliquée, rendant la prise en charge correcte quasiment impossible. Si vous avez un panari, la clinique privé vous chouchoutera, vous gardera 25 heures pour pouvoir facturer deux jours à la Sécu…

A l'avenir, avec la nouvelle politique de santé, il est probable que les assurances de santé — que Bébéar et la clique des ultra libéraux rêvent de voir tomber dans le giron du privé — feront partie de grands fonds de pension internationaux avec une filiarisation des patients dans telle ou telle clinique appartenant aux groupes. Un patient non assuré ou exclu par son assurance verra ses chances de prise en charge correcte largement diminuer.a21cbdac04785062e83f3e469fe30eb6.jpg

Comme aux Zuhéssa, quand vous vous présenterez à un établissement de santé, on ne vous demandera plus votre Carte Vitale mais…votre carte bleu. Et si elle n’est pas suffisamment chargé, à la porte !

Trois livres pour vous éclairer:

« Il risque de pleuvoir », d'Emmanuelle Heidsieck (Seuil)
« Le mythe du trou de la sécu », de Julien Duval (éditions Raisons d'agir).
« Les fossoyeurs », de Christian Lehmann (éditions Privé).

11/04/2008

VOILA LES MOINES QUI ONT CAUSE DES VIOLENCES A LHASSA

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Comment la Chine fait de la désinformation...

Photo des militaires chinois s'apprêtant à revêtir des robes de bonzes....

Photo prise le 20 mars par l'Agence de communication de Grande Bretagne

Introduction : Les moines de Lhassa ont dit qu'ils étaient enfermés et n'étaient pour rien dans les manifs. Certains le savaient depuis le 20 grâce où cette photo prise dans des conditions de contrôle irréfutables (voir ci-dessous)

La photo est passée par l'Italie et revient vers nous. Nous espérons qu'elle franchira toutes les frontières et sera vue dans le monde entier.
A diffuser largement ! ils sont encore pire que ce que l'on pensait. Et pourtant on a de l'imagination !
Il faut faire vite, Yahoo filtre même nos messages en France !

Morano contre les familles nombreuses : « plus con que moi, tu meurs ! »

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On savait qu’à la distribution de connerie, elle était devant, mais là, elle vient de faire fort. La stupidité à ce niveau est du domaine de l’art.

Explication de texte. La Nadine Morano, récente sous-ministre de je ne sais quoi, a l’intention de supprimer les cartes de réductions de la SNCF à l’usage des familles nombreuses.

Connerie gigogne :

- Si l’Etat (nos impôts), par ses administrations sociales « économise » ainsi 70 millions d’euros (sur le dos des moins favorisés, à comparer aux 15 milliards donnés chaque année, pour rien, aux plus riches), l’Etat actionnaire unique de la SNCF devra bien compenser (avec nos impôts) le manque à gagner de 70 millions de celle-ci si, comme elle l’a indiqué, elle « trouve d’autres formules pour maintenir la carte » !

- Comment vont voyager les familles nombreuses (3 enfants et plus) ? Dans de grosses bagnoles bouffeuses de pétrole et cracheuses de C02. Eh ! Borloo, ne te gratte pas les couilles comme ça en tournant le dos…

- Ces parents généreux de la pointe vont s’abstenir de mettre bas, foutant en l’air l’une des composantes les plus dynamiques de la France, sa démographie.

Sarko, Fillon, d’où vous l’avez sortie celle-là ? Si elle fait une portée, gardez m’en un pour ma collection de cons !

10/04/2008

Les pauvres doivent crever de faim pour que les riches roulent en bagnoles…


Des mouvements de protestation, voire des émeutes de la faim se multiplient partout dans le monde. Dans les pays riches, ce sont des augmentations de prix qui mettent à mal le pouvoir d’achat des plus démunis. Mais ailleurs, c’est carrément le spectre de la famine qui se profile ! Comment en est-on arrivé là ?

La sécurité alimentaire mondiale est sérieusement remise en cause par différents facteurs qui se conjuguent et sont interdépendants. Le changement climatique et l’envolée du prix du pétrole sont les causes les plus fréquemment évoquées.

En effet, ces dernières années, les greniers à céréales de la planète — Ukraine, Etats-Unis, Australie et dans une moindre mesure l'Europe — ont affronté des catastrophes climatiques graves (sècheresses, inondations) et n'ont pu produire les quantités attendues de céréales. Les pays les plus pauvres, premiers à subir les changements climatiques qu’ils sont pourtant les derniers à générer, ont dû importer encore plus de denrées alimentaires.

Quant au prix du pétrole, il influe directement sur le cout de production et du transport des céréales ; le cout de la production d'engrais et d'insecticides grimpent d'autant et sont répercutés sur les prix de vente.

Pourtant, ces deux maux ne sont pas les seuls responsables de la crise des prix alimentaires. S’y ajoutent deux facteurs structurels : la démographie démentielle (plus de 6 milliards aujourd’hui, près de dix milliards en 2050) et les changements d’habitudes alimentaires.

Chine et Inde, au fur et à mesure que leur développement économique s’accélère, singent les pays occidentaux et abandonnent leurs nourritures traditionnelles (à base principalement de protéines végétales) pour des protéines animales, comme elles abandonnent le riz (fort rendement sur petite surface) pour le blé (énormes surfaces pour des rendements médiocres). De plus, la production d'aliments d'origine animale requiert dix fois plus de terres que pour une alimentation d'origine végétale.

Les surfaces cultivables ne sont pas extensibles, or les cultures alimentaires sont de plus en plus concurrencées par les cultures destinés aux « agrocarburants » (que d’aucuns appellent avec un réalisme cynique les « nécrocarburants » tant ils sont synonymes de famines annoncées.

L'OCDE prévoit, qu'afin de répondre à la demande alimentaire ET d'agrocarburants, la surface des sols consacrés à l'agriculture va croître de 10% d'ici à 2030. Les surfaces exploitables étant limitées dans l'espace, elles seront prises sur les forêts et notamment les forêts primaires, avec les conséquences que l'on connaît déjà sur le climat et la biodiversité.

Ainsi, les stratégies énergétiques et environnementales des pays riches génèrent une pression importante sur les cours des céréales. Souhaitant doublement remédier à la raréfaction du pétrole et aux GES (gaz à effet de serre), les pays riches, notamment l'Europe, encouragent sur leur territoire la production d'agrocarburants au moyen d'incitations financières plus rentables que les subventions agricoles.

La canne à sucre au Brésil, le maïs au Mexique et aux Etats-Unis, le blé, la betterave en Europe et enfin l'huile de colza, de tournesol, de palme sont utilisés pour la production d'éthanol ou de bio-diesel. Les agriculteurs, mieux subventionnés dans cette perspective, détournent leur production de la filière alimentaire pour la destiner à la filière de transformation en agrocarburant. De plus, certains producteurs de produits non transformables en agrocarburant abandonnent leurs cultures habituelles pour les mêmes raisons de revenus financiers et se lancent dans la culture des produits à agrocarburant.

Se greffent la dessus la cupidité criminelle des grands groupes agro-alimentaires multinationaux qui, eux, se portent bien. La nourriture (OGM, parce qu'elle rend dépendant de ceux qui la contrôlent) et le travail (flexible, très flexible de préférence, parce qu'il rend dépendant de ceux qui veulent bien l'offrir) sont deux excellents moyens de coercition…

Pour Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation à l'ONU: « ...le développement des biocarburants, loin de diminuer la faim dans le monde va l'aggraver, si du moins on poursuit dans cette voie: Cet empressement à vouloir subitement et de façon irréfléchie transformer un aliment, tel que le maïs, le blé, le sucre et le vin de palme en carburant revient à courir à la catastrophe. Cela risque d'entraîner une concurrence entre nourriture et carburant qui laissera les pauvres et les victimes de la faim des pays en développement à la merci de l'augmentation rapide du prix des aliments, des terres vivrières et de l'eau. La logique semble, en effet, imparable: plus les surfaces de plantations nourricières sont transformées en cultures réservées au bioéthanol ou carburant pour voitures propres, plus les récoltes en produits nourriciers sont réduites et plus les prix des denrées augmentent, du fait de leur rareté. »

Ainsi, changements climatiques, pression démographique, explosion des demandes en ressources énergétiques…
la frénésie humaine envers une croissance aveugle aux limites de ce que peut supporter notre planète amène à une catastrophe.

C'est désormais le système économique mondial qui est à repenser avant que cette crise alimentaire annoncée n'entraîne dans son sillage d'autres crises plus profondes, et sanglantes…


POURRIS AWARDS 2008.

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Au cours d’une cérémonie brillante et animée, le palmarès des Pourris Awards 2008 a été dévoilé.

Dans la catégorie « Empoisonneurs », le Monsanto d’Or a été attribué, de manière collective, à l’ensemble des sénateurs et députés UMP. En ont été exclus quelques rares parlementaires dont le sénateur UMP de la Manche, Jean-François Le Grand et le député UMP François Grosdidier pour leur clairvoyance et leur courage.

Dans la catégorie Couilles molles, le Monsanto d’Or a été attribué au ministre Jean-Louis Borloo pour l’abandon sans combattre des idées qui furent les siennes lors de feue le Grenelle de l’environnement et son lâchage en rase campagne de sa Secrétaire d’état. Celle-ci, Nathalie Kociusko-Morizet, en a été exclue pour sa pugnacité et son honnêteté intellectuelle, défauts rédhibitoire en Sarkoland.

Dans la catégorie Faux-cul, le Monsanto d’Or a été attribué à Jean-François Copé pour l’ensemble de son œuvre.

A l’issue de la cérémonie, un lynchage en règle de la sous-ministre Nathalie Kociusko-Morizet a été orchestrée par le premier ministre Fillon.

Grâce à cette brillante clique, les Français pourront se préparer de beaux cancers bien scrofuleux nourris aux OGM.
(Sources : Dépêche de l’Agence France Pourrie)

09/04/2008

Le gaz augmente… pour engraisser les futurs actionnaires de la privatisation de GDF !

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La privatisation de Gaz de France — entreprise publique, et donc nous appartenant (un peu ! ! !) — est toujours dans les tuyaux des tronches d’œuf du Sarkoland. L’opération (j’allais dire la magouille ) doit se faire sur la base de l’échange à prix égal action par action. Or à ce jour (notez que je n’ai pas dit l’horripilant « au jour d’aujourd’hui », ce pléonasme stupide qui étale la connerie abyssale de ceux qui l’emploient !), l’action de GDF cote 40,64 € tandis que celle de Suez est à 44,08 € (je viens de vérifier). Ça se rapproche mais il y a donc un différentiel de 4 € par action en défaveur de GDF.

Que faut-il faire pour satisfaire les actionnaires, espèce nuisible mais bien protégée ? Faire remonter dare-dare le prix de l’action GDF ou bien, au moment de la réalisation de l’opération (j’allais dire la spoliation), il faudra bien que l’état sarkozinien nous fasse les poches pour combler ce différentiel (avec nos impôts, bien sûr !)

Pour éviter cette mesure qui serait peut-être mal vu (bien qu’on puisse faire confiance à la presse couchée du Sarkozistan pour étouffer le coup), on concocte donc une solide hausse bien saucissonnée pour la rendre plus digeste des tarifs du gaz ! Une manière toute dans la finesse sarkozienne de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat !

Les cervelles gazeuses de la direction ont demandé - et obtenu - sans broncher une augmentation de 5,5% qui vient s’ajouter au 3% extorqués en janvier et précédant une augmentation de X% probablement en juillet.

Voilà qui devrait ragaillardir les pauvres actionnaires !

Cochons de payants, retournez vos poches.

Et puis après tout, vous l’avez voulu (enfin la majorité des veautants !) l’état sarkozien !

Alors raquez, moi je me chauffe au bois !







08/04/2008

Slam olympique: Paris s'est réveillé

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Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s'est souvenu qu'il est père des droits de l'Homme
Et a englouti dans un maeltrom
De colère généreuse
Les vélléiés honteuses
De cacher au monde
Les massacres immondes
Que la dictature chinoise perpétue
Quand sa soldatesque élimine et tue
Le peuple du Tibet et lui substitue
Des colons Han venus d’ailleurs
Dans les fourgons de l’agresseur.

Paris s'est réveillé,
Paris a gueulé,
Paris s'est rebellé,
Paris a grondé,
Paris s’est souvenu qu’il a réinventé l’Olympisme
Et qu’il est donc en position morale de charisme
Pour contrer le crétinisme
Du bolchévisme
Qui anéantit la philosophie du bouddisme
Fleurissant pacifiquement sur les monts éternels
D’un pays qui tutoie le ciel.
Vils dictateurs
Tueurs
Vos actions sont de plomb, vos idées sont de fiel.

07/04/2008

Pour un monde sanglant, bienvenue au J.O. made in China !

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Ils se sont chiés dessus ! Un bonheur ! Y a longtemps que je ne m’étais pas tant fait péter l’embouligue comme ça en rigolant devant la lucarne à décerveler ! Malgré les plans serrés pour éviter les manifestants, malgré les explications graillonneuses de la pauvre mère Laborde qui pédalait comme une malheureuse dans le suif de sa choucroute verbale, on n’a vu QUE DES FLICS.

A pieds, en bagnoles, casqués ou en survêts, matraques en action sur les quelques vues passées en fraude par quelques cameramen couillus. Ils l’ont même planquée, leur foutue flamme, dans un autobus ! En plus, il pleuvait des cordes ! Et le mec télé de service sous la tour Eiffel, qui se trempait la gueule et faisait de l’humour involontaire : « Il pleut maintenant, on n’y voit goutte ! »

Fallait les voir courir les sarkoboys. Fallait les voir défendre la stupide allumette insigne de la plus grande escroquerie mentale, faire croire que les « j.o. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale. Mon cul !

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des décennies par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnée (notez, j’ai pas dit sponsorisée !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs kapos ».

Les « jeux » de Péking – ils disent « Beijing » - seront du même acabit que ceux de Berlin en 1936. Ils sont là pour faire l’apologie d’un régime sanglant, d’un pays qui empoisonne le monde avec les merdes produites à coups de triques par des esclaves.

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Il est un podium sur lequel on retrouve les Zétazunis, la Chine et l’Arabie : c’est celui des assassinats d’état que sont les exécutions de condamnés.

Boycottez les Jeux hOntelympiques !