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07/04/2008

Retour de flamme.

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Elle traverse – la « flamme » - Paris sous un ciel blafard, entourée de flics, mise sous surveillance rapprochée. Elle est l’image du pays qui va organiser cette mascarade neo libérale que sont les jeux olympiques.

Sous couvert de "trêve olympique" ou "d'amitié entre les peuples", les organisateurs des Jeux veulent lancer un message d'espoir, de paix et d'égalité entre tous. Le plus grand événement sportif de la planète n'est pourtant que le reflet de notre société et de la situation internationale économique et financière. L'idéologie néo libérale y est omniprésente et ce au détriment du sport en lui même, souvent relégué au second rang.

Faut-il y aller ou pas? La question méritait déjà d'être posée en 1936.

Petit "flashback" pour voir en quels termes, dans quel contexte la question de la participation aux J.O. se posait en 1936.

En faveur du oui: l'argumentation de F.Piétri membre du CIO face aux réticences du Front Populaire :
"D'abord Messieurs, il convient de savoir que ce n'est pas l'Allemagne qui invite aux Jeux Olympiques; c'est le comité international olympique, et M. Bonte a rappelé lui-même que ce comité était une institution essentiellement française. Il a été créé en 1896 par lun grand français, le baron Pierre de Coubertin (...) Invite-t-il des gouvernements ou des Etats?" (...)
On a parlé de maladresse: "Il n'est pas possible que la Chambre française empêche de jeunes français d'aller participer à cette compétition internationale, uniquement parce que le régime intérieur ou idées particulières des Allemands ne lui conviennent pas. Ce serait à la fois une inconséquence et une incorrection".


En faveur du non. Jean Longuet. SFIO:
"Je n'ai pas besoin de rappeler les crimes, les atrocités commises au nom de cette idéologie barbare (...) Les J.O de l'année prochaine ont été conçus par les dirigeants actuels du Reich, comme une apothéose du régime nazi. De ce régime (...) qui prétend, à l'ombre d'un immense drapeau à croix gammée, faire manœuvrer tous les sportifs".

Alors, d'après vous, en 2008, est-ce la Chine qui invite, ou le CIO qui invite en Chine? Même si les dirigeants chinois ne "sont pas des gentlemen" selon l'expression, car "il faut les inciter sans cesse à la retenue" (!), est-ce une maladresse de ne pas y aller, est-ce une faute diplomatique? Peut-on vraiment transiger avec les droits de l'homme ( universels, mais pas partout semble-t-il) ? Les hommes sont égaux en droits comme nous le proclamons en Europe, ou bien ça dépendrait vraiment de leur situation géographique? La démocratie est-ce une idée politique parmi d'autre, relativisable et contestable par quelques sportifs, devenus commentateurs autorisés de l'actualité politique?

Pour ma part, j'ai l'impression que le gouvernement chinois entend montrer qu'il est possible d'être à la pointe de la modernité sans pour autant être démocrate... et ça me fait peur.

03/04/2008

SECTES : le rapport de la Miviludes présenté aujourd’hui.

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Histoire de renforcer encore les moyens de lutte contre les sectes, Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, va présenter aujourd’hui aux députés une proposition de loi visant à accorder aux témoins des commissions d’enquête parlementaires la même protection juridique qu’aux personnes appelées à témoigner devant les tribunaux. Selon lui, plusieurs victimes de sectes ont été attaquées en diffamation dans le passé par les mouvements qu’elles dénonçaient.

Nos sociétés d’individualisme et de compétition forcenés génèrent de plus en plus d’individus en situation de faiblesse. Les sectes en profitent, mais leur stratégie s’est adaptée à la méfiance qu’elles suscitent. La plupart déploie des moyens de recrutement masqués, changent de nom selon les cibles visées, s’infiltrent dans les associations et les entreprises.

Les sectes sont-elles un «non- problème» en France comme l’a affirmé, en février, Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy - des propos partiellement démentis par la suite ? «Il y a en France des centaines de milliers de victimes de groupes sectaires», lui a indirectement répondu, hier, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, dans une interview à la Croix. Ajoutant : «Tout le monde est exposé. Il est essentiel de protéger la société contre ces organisations qui coupent les individus de leurs repères, de leur entourage, et abusent d’eux au plan mental, physique, financier.»

Dans son rapport annuel qui sera remis ce matin au Premier ministre, Jean-Michel Roulet, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) plaide dans le même sens. «L’Etat ne peut pas, l’Etat ne doit pas se désintéresser de la lutte contre ces mouvements qui déploient des moyens considérables pour pouvoir se livrer, en toute impunité, à leurs activités malfaisantes.»ddadc03bc8bdcee4f21ed8f67ef4f983.jpg

Particulièrement visées par le rapport de la Miviludes, la scientologie et les Témoins de Jéhovah. La Miviludes les accuse de mener, avec d’autres mouvements comme la secte Moon ou les raéliens, un «travail de sape contre la politique française de lutte contre les sectes et de tous ses acteurs». Ces églises pratiqueraient un «lobbying intensif» au sein d’instances internationales comme l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour monter les autres Etats contre la France. Résultat : cette dernière est régulièrement montrée du doigt comme pratiquant une politique attentatoire aux libertés individuelles par le département d’Etat américain dans ses rapports annuels sur la «liberté religieuse dans le monde» et sur «les droits de l’homme dans le monde», mais aussi par le Conseil de l’Europe et l’ONU.

Dans leur combat, les responsables de cette mission sont soutenus par les parlementaires membres du groupe d’études sur les sectes. Certains parmi ces derniers siègent d’ailleurs au conseil d’orientation de la Miviludes. Suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur la «laïcité positive», tous craignent qu’au nom d’une conception de la liberté de conscience inspirée du modèle américain, la France n’ouvre la voie à un retour en force des religions, « ces sectes qui ont réussi ».

Depuis 1995, les parlementaires se considèrent comme le fer de lance de la lutte contre les sectes. Cette année-là, ils publient un premier rapport sur le sujet. Ils se sont sentis visés autant par les propos d’Emmanuelle Mignon, que par ceux de Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur chargée des cultes a déclaré en février vouloir «décomplexer la lutte contre des dérives sectaires» et «assurer la liberté de croyance de tous». Dans la foulée, Alliot-Marie a affirmé que ce n’est «pas à la Miviludes de définir une politique, ni de mener des actions de répression.»

02/04/2008

OGM : cocu Borloo ?

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Il était pathétique dans ses explications emberlificotés. Il m’a presque fait de la peine, Borloo, questionné sans ménagement par les journalistes de France-Inter sur le devenir de sa loi concernant les OGM. Il a même reconnu qu’elle était dénaturé par les sénateurs et a affirmé sa volonté de tenter d’imposer sa première mouture. Mouais… On verra.

Ce doute est conforté par les paroles sans langue de bois signé dans Le Monde (voir son article dans une note précédente) par le député UMP François Grosdidier :

« Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre. »

Monsanto a "approché" des sénateurs!

Un sénateur UMP estime que des parlementaires pro-OGM sont "actionnés" par les semenciers
(paru dans Le Monde daté du 2 avril 2008)

Les députés examinent en première lecture, jusqu'au 3 avril, le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). L'esprit de ce texte, basé sur les compromis obtenus lors du Grenelle de l'environnement, a été sensiblement modifié lors de son examen par le Sénat, début février, dans un sens favorable aux OGM. Lors de ce débat, le sénateur UMP de la Manche, Jean-François Le Grand, s'est trouvé isolé au sein de son propre groupe parlementaire. Ses collègues n'avaient pas apprécié de l'entendre exprimer, lorsqu'il présidait le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM, des "doutes sérieux" sur le MON 810, variété de maïs transgénique de Monsanto dont la culture en France est depuis suspendue. Sa position, partagée par le député UMP François Grosdidier, est très minoritaire au sein de son parti.

Comment expliquez-vous votre mise au ban du groupe UMP au Sénat lors de l'examen de la loi sur les OGM ?

Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre.

Les conclusions de ce comité de préfiguration, que vous présidiez, ont suscité de vives critiques, y compris en son sein. Etes-vous allés trop vite ?

Même si certains ont déclaré a posteriori qu'une relecture aurait été utile, le texte final a bien été validé par l'ensemble du comité. La conclusion du comité était qu'il subsistait des interrogations au niveau de l'évaluation du risque, qui est du ressort de la science et de la société, et des doutes concernant la gestion du risque, qui revient au politique. On ne peut pas affirmer, par exemple, qu'il n'existe pas de risque de dissémination des OGM.

Pourquoi avoir choisi de monter au créneau sur cette question des OGM ?

Je pense que le XXIe siècle sera un siècle de restructuration autour d'un nouveau modèle qui verra l'homme placé au coeur des préoccupations. La question des OGM est un combat d'arrière-garde, mené par ceux qui pensent encore que l'économie l'emporte sur l'homme : des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde.

Que pensez-vous des OGM ?

Il faut continuer la recherche et ne pas se précipiter dans la prise de décision. J'ai eu le privilège de vivre le Grenelle de l'environnement de l'intérieur, en tant que président du groupe sur la biodiversité et de l'intergroupe sur les OGM. J'en ai tiré la conviction que la biodiversité doit être protégée à tout prix et que les OGM constituent un inconvénient à ce niveau. Leur intérêt est plus que douteux, y compris pour les agriculteurs.

Quelle attitude comptez-vous adopter lors de la seconde lecture de la loi au Sénat, dans quelques semaines ?

Je ne renonce pas à faire valoir mon point de vue au sein de mon parti, car je reste persuadé que l'intérêt économique à court terme ne peut pas l'emporter sur l'intérêt sociétal. Je déposerai à nouveau des amendements et j'essayerai d'expliquer posément à mes collègues pourquoi je ne suis pas d'accord avec eux. Lors de la première lecture, certains se sont réfugiés dans une attitude confortable qui consiste à chasser en meute plutôt que de se poser les questions de fond. J'ai retiré mes amendements pour obliger le groupe UMP à se retrouver face au gouvernement. En un week-end, j'ai reçu 1 700 mails d'encouragement. L'Elysée et Matignon m'ont fait passer des messages dans le même sens.

Propos recueillis par Gilles van Kote

01/04/2008

OGM : débat aujourd’hui à l’assemblée nationale. VIGILANCE !

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A partir d’aujourd’hui, les députés débattent de la fameuse loi Borloo relative aux OGM. Les furoncles du palais du Luxembourg, issus du clientélisme le plus réactionnaire, ont évidemment succombés sans avoir envie de combattre aux sirènes des lobbies semenciers – Monsanto en tête - puissamment relayés par la toujours aussi navrante FNSEA, le syndicat des empoisonneurs et des pollueurs réunis, gavés à la subvention.

N’oublions pas qu’en France, Monsanto a de nombreux relais – grosses coopératives céréalières du sud-ouest, FNSEA, nombreux politiciens véreux, la majorité des sénateurs en tête desquels le rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), le président de l’assemblée nationale Bernard Acoyer et, bien que plus hypocritement, le Ministre de l'agriculture Michel Barnier.

Espérons que la branlée des municipales donnera quelque courage aux députés et que Borloo leur fera entendre raison en remettant dans son intégralité première sa loi saccagée par les cacochymes véreux du Sénat.(ceux-là même qu’engraisse, entre autres, la caisse noire du patronat…)

Secu : les « réformes » scélérates qu’ils nous préparent.


Voici les chiffres de l'ASSURANCE MALADIE issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale.
Liste des taxes et primes non reversées comme prévu:

— Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards ;
— Une partie des taxes sur l'alcool : 3,5 milliards ;
— Une partie des primes d'assurances automobiles 1,6 milliard ;
— La taxe sur les industries polluantes 1,2 milliard ;
— La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée.... 2 milliards ;
— Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2,1 milliards ;
— Retard de paiement par les entreprises... 1,9 milliard

Addition 20 milliards d'Euros. Soit un excédent pour la Sécu de 11 milliards.

Il serait naïf de croire que ce manque à gagner de 20 milliards d’euros résultant des carences de paiement de l’état sarkozien et des entreprises du Medef est fortuit. Il fait partie d’une stratégie de longue haleine du patronat et de la cynique droite neo pétainiste ayant balayé la droite sociale gaulliste. Le but est de faire avaler aux « pauvres cons » la couleuvre que la Sécu ne peut plus continuer comme ça et donc qu’il faut…la privatiser !

Probablement pas privatisation totale. En effet, le droit à la protection de la santé est inclus dans le préambule de la Constitution de 1946. Celui ci fait partie du bloc de constitutionnalité institué par le Conseil Constitutionnel pour juger de la conformité d'une loi à la Constitution. En revanche, la Constitution ne dit rien sur le caractère universel et obligatoire d'un système de santé national.

Alors, sans privatiser la Sécurité Sociale, on peut lui faire perdre une grande partie de son importance, tout simplement en admettant l'existence d'un système d'assurance privée parallèle et remplaçant, pour ceux qui le souhaite, la SS. Les textes européens admettent l'existence de la SS mais n'impose son devoir de couverture qu'à la moitié de la population active. Pour l’autre moitié, les assureurs privés – Bébéar en tête – en jouissent d’avance dans leur calbar.

Les souscripteurs d'une assurance privée pourraient demander à quitter le régime général de la SS (ou leur régime particulier) en vertu de ces mêmes textes européens, et ainsi priver la SS de milliards d'euros de cotisation.

A terme, la SS ne serait plus qu'un système d'assistance pour les plus pauvres, comme cela existe au USA avec Medicaid. Et avec les injustices que cela engendre dans la qualité des soins reçus...

Et voila. Pas de privatisation, juste un changement des règles du jeu, et cela en toute conformité avec la Constitution et les lois en vigueur…

La seule chose qui a manqué aux gouvernements de droite jusqu'à présent pour le faire, c'est le « courage » et une majorité suffisamment soudée pour le faire.

La majorité actuelle, avec ses godillots qui traînent des pieds est-elle prête à franchir le Rubicon ? Osons espérer que non…


31/03/2008

Retraites ? Vous avez dit retraites ?

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« Les caisses sont vite ! » qu’il a dit Ubu. Vidées au profit des culs dorés. Eh ! Oh ! Les vieux, z’allez pas nous gonfler ! Vous n’êtes plus rentables, ren – ta – bles ! Compris ? Alors zou, au mourroir. Et en plus, ces cons de vieux, y veulent pas mourir ! Jusqu’à 76 ans pour les mecs, jusqu’à 84 pour les bonnes femmes ! Mais comment vous voulez qu’on s’en sorte, bordel. Un peu de civisme, merde. Comment voulez-vous qu’on puisse engraisser les actionnaires – ac – tio – nnaires !

« Soleil vert », les viocres, vous connaissez vous, les viocres; si, vous connaissez. C’est un film des années septante je crois qui montrait, dans un monde pourri par le "progrès", comment on nourrissait la surpopulation en recyclant les morts. Et comment, à partir d’un certain age, les vieux recevaient une « convocation » pour être euthanasiés sur fond de musique éthérée et d’images de nature…

Et bien c’est ça, l’avenir que nous préparent Ubu et sa clique avec la « réforme » des retraites.

L'allongement à 41 ans de la durée de cotisation a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage !

Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, il sont bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années. Ça va chercher loin… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans, et bientôt aux 41 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Vous avez trimés toute votre vie ? Vous avez casqué des cotisations conséquentes ? Vous espérez pouvoir vivre décemment les années qui vous restent ? Tè ! Fume !

L'Etat préfère sarkosien ultra libéral préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

CQFD.

29/03/2008

VIGILANCE: les députés débattent sur les OGM à partir de mardi

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La stratégie bien rodée de la Commission des affaires économiques de M. Bizet s’avère payante : la surenchère d’amendements rétrogrades est en train de dénaturer le projet de loi... pour faire par la suite passer ses aspects les plus inacceptables comme un compromis «raisonnable ».

Le projet de loi revisité par M.Bizet devient celui des semenciers et d’une minorité de la profession agricole. Face à une telle volonté de saccage de la majorité parlementaire UMP, les quelques voix de la protection et de la responsabilité, à droite comme à gauche, sont isolées et réduites à l’impuissance.
« A peine 20 sénateurs ont assisté à l’ensemble des débats. Seuls 7 d’entre eux se sont montrés actifs. Sur un sujet d’une telle importance pour l’avenir de notre pays et qui préoccupe aussi fortement les citoyens, un tel absentéisme s’apparente à une totale irresponsabilité. Quelle est l’utilité démocratique des sénateurs en la circonstance ? » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace France.

Acte 1: l’impossible coexistence
Le plus symbolique et le plus déplorable des amendements de la Commission des affaires économique visait, dans l’article 1, à transformer la liberté de produire « avec ou sans OGM » en liberté de produire « avec des OGM ou de ne pas le faire ». Il a fort heureusement été repoussé dans la nuit. Mais l’article 1 restera donc globalement en l’état et se passera donc de la garantie, qui était pourtant l’un des engagements du Grenelle, à « produire et consommer sans OGM ».

Acte 2 : la clique des scientistes a frappé
La discussion sur l’article 2, portant sur l’évaluation, c’est-à-dire sur le rôle et la composition de la « Haute autorité » sur les OGM, transformée en « Haut conseil sur les biotechnologies » a confirmé la tendance… Maussade. L’ouverture à la société civile se referme. C’est ainsi l’une des principales conquêtes du Grenelle qui est enterrée. En effet, la Commission a fait adopter deux amendements : l’un réduisant la portée de l’avis du collège de la société civile face au collège scientifique, et l’autre attribuant obligatoirement à un scientifique la présidence de ce Haut Conseil. « Il est curieux que le précédent pitoyable de feu la Commission du Génie Biomoléculaire, présidée par un scientifique reconnu, ne serve pas de leçon» précise Arnaud Apoteker.

Acte 3 : une figure du Grenelle marginalisée
La mise à l’écart de Jean-François Le Grand (UMP), Président de l’intergroupe sur les OGM pendant le Grenelle et président du Comité de préfiguration de la Haute Autorité symbolise à lui seul la volonté manifeste de sabordage des avancées du Grenelle.
Celui qui se veut «l’interprète de l’esprit du Grenelle » et qui appelle au respect des décisions du Président de la République a vu ses amendements courageux repoussés et a voté bien souvent avec les sénateurs verts, PS et PC.
L’ensemble de la majorité parlementaire UMP est loin d’avoir fait le chemin qu’ont pu faire les plus éclairés de ses représentants.
« Ce débat est mal parti ! ajoute Arnaud Apoteker. La majorité des sénateurs UMP, probablement en mal d’existence, incapable de prendre le train de la société sur les enjeux écologiques, collés à leur fauteuil et aux lobbies ruraux les plus archaïques, a décidé de faire la peau d’un Grenelle auquel ils n’ont pas été associés. Les avancées de ce rendez-vous historiques sont autant de points de repoussoir ! Il est donc essentiel que, dès jeudi, les Sénateurs soient plus nombreux lors de la reprise de la discussion sur les autres articles. Nous les appelons solennellement à faire entendre leur voix, à prendre en compte la rupture du Grenelle et la volonté des citoyens afin de voter une loi qui soit une loi de protection et non une loi de contamination ! »

POUR SIGNER LA PETITION CONTRE LES OGM:
http://www.stop-ogm.org/

28/03/2008

OGM : VIGILANCE - RESISTANCE

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Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.

Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?

RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au

http://www.assemblee-nationale.fr

ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
president@assemblee-nationale.fr

Ce courriel pourrait être libellé ainsi :

Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)

A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.


Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.

La RESISTANCE, c’est aussi ça !

Résistance

http://www.liveleak.com/view?i=7d9_1206624103

Sarko : le caniche de Brown-l’Anglais.


Depuis le début de ce « quinquanus horribilis » je suis un de ceux qui gueule (dans le désert ? !) que ce type – Sarko-Ubu - est DANGEREUX.

Au-delà du clinquant kitch de sa visite chez les Rosbifs, où ce qu’il a montré de mieux c’est évidemment sa femme, il a en quelques phrases, cassé ce qui est le fondement même de l’Europe, ce qui en est le résultat le plus extraordinaire : la PAIX entre la France et l’Allemagne ; l’amitié, le respect et des relations commerciales et culturelles multiples et puissantes entre les Allemands et les Français. Ceci en balayant d’un revers de main soixante ans de longs et patients efforts pour effacer des siècles de sanglante incompréhension.

Car ne nous leurrons pas, le spectacle d’un président de la France se jetant, sans vergogne, dans le lit de la Grande-Bretagne, sera perçu, à juste titre, comme un axe antigermanique par les Allemands. Ce type est une catastrophe : il voudrait réveiller de vieux et terribles démons qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Quant à son admiration bêlante devant le « modèle économique anglais », elle est aussi une énorme connerie. L’Angleterre n’est pas la France et les modèles ne sont pas transposables. Et ce « modèle » est plus un repoussoir qu’autre chose : accroissement vertigineux des inégalités, système de santé indigent, désindustrialisation totale, retraites aléatoires, chômage déguisé en « handicap », etc.

Pour faire « avancer l’Europe », il choisit le cheval le plus réticent à franchir l’obstacle !

Mais il y a pire : c’est l’alignement affirmé et revendiqué de la politique extérieure de la France sur les Zétazunis. Ceci à travers l’annonce – faite de l’étranger, au méprit total des parlementaires français ! - de la mise à disposition des Ricains de 1000 soldats français dans le bourbier afghan. Ceci veut dire que sous peu la France va rejeter entièrement l’héritage gaullien d’indépendance nationale, en réintégrant l’Otan. Sans contrepartie pour une défense indépendante européenne.

Sarko, c’est le caniche de Brown, et donc la puce ou la tique de Bush…

27/03/2008

Spéculation et crises : ça suffit !

La finance dérèglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

Pour signer la pétition:


http://www.stop-finance.org/Speculation-et-crises-ca-suff...

25/03/2008

Islamistes : après l’affaire des caricatures, celle du film « Fitna »

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Les Pays-Bas se trouvent, une fois de plus, en première ligne face aux coups de boutoirs des islamistes contre les valeurs occidentales. Rappelons qu’un député hollandais, Geert Wilders, a tourné un film - « Fitna » - dénonçant les avancées islamiste en Europe. Film qui a bien du mal a être diffusé à cause des pressions islamistes contre les autorités néerlandaises.
Mas Geert Wilders n’est pas seul. Pour preuve cet article paru dans European Strategic ans Security Center


http://www.esisc.org/pays.php?Id=32


Geert Wilders reçoit le soutien d’un militant laïc algérien « au nom de la liberté d'expression»

« Halim Akli, militant laïc algérien, a adressé une lettre ouverte à Geert Wilders, chef de file du Parti de la liberté (Partij voor de Vrijheid – PVV) et auteur du film « Fitna ». Cette fiction qui sortira prochainement se veut une charge contre le Coran, considéré par le député libéral comme un vecteur de « violence et d’intolérance ». Dans son message, le militant algérien, connu pour ses positions contre l’intégrisme religieux, exprime son «soutien indéfectible» à Geert Wilders « au nom de la liberté d'expression et de la liberté tout court qui est la base et l'essence même de la notion de démocratie et de modernité. » « Mon soutien à votre liberté d'expression vous réconfortera un tant soi peu eu égard à l'aire dite musulmane dans laquelle je vis et où, nombreux sont ceux, comme moi, qui ne comprennent pas cette énième levée des boucliers contre la diffusion d'un produit culturel, intellectuel et politique », écrit le militant kabyle, initiateur de la première rencontre internationale laïque à Paris, en février 2007.

Les détracteurs de Gert Wilders, souligne Halim Akli, sont « les obscurantistes qui n'ont pas hésité à mettre le feu à la poudrière lors de l'affaire des caricatures du Jyllands-Posten au Danemark, d'égorger le réalisateur, Theo Van Gogh, en 2004 pour son film Submission et de menacer de mort la députée libérale Ayaan Hirsi Ali, scénariste du film. » Leur but, soutient-il, est de « semer la terreur et d’exacerber des tensions provenant des frustrations multiples d'ordre social, économique et politique dans le sens où, personne n'en disconvient, tous les peuples vivants dans les pays dits musulmans croupissent sous le poids des dictatures qui se maintiennent par la corruption, la misère, l'endoctrinement, le musellement de la liberté d'expression comme c'est le cas dans mon pays. »

Halim Akli mentionne également les exactions subies dans les pays musulmans par les adeptes d’autres religions, dont l’ancien président de l’Eglise Protestante d’Algérie, le pasteur américain Hugh Johnson (75 ans). Ce dernier a été sommé de quitter le pays, où il vivait depuis 45 ans, après avoir été accusé de mener une campagne d’évangélisation. Il rappelle également l'assassinat des sept moines du monastère de Tibhirine, en Kabylie, enlevés par le Groupe islamique armé (GIA) en mars 1996, et la radiation du directeur d'une école primaire en Kabylie en décembre 2007 en raison de sa conversion au christianisme. Comble du paradoxe, ce « respect piétiné sans état d'âme en terre d’islam est revendiqué par les courants réactionnaires islamistes en Europe. Le vieux continent regrettera d'avoir permis, au nom de la tolérance et de la liberté, à la régression d'élire domicile sur son sol », conclut l’auteur.

Pour rappel, Geert Wilders est menacé d'assassinat depuis 2004 par des islamistes radicaux. Alors que le gouvernement néerlandais tente de le dissuader de diffuser son film, il a annoncé son intention de poursuivre au nom de la liberté d’expression. « Je crois vraiment que notre liberté est menacée par ce que j'appelle le tsunami islamique. Si dans le futur, les musulmans approchent ou arrivent à la majorité aux Pays-Bas, nous perdrons tout ce pourquoi nous nous sommes battus : notre démocratie, notre liberté, nos lois.», a-t-il déclaré au Figaro.

23/03/2008

Gloire aux buveurs de vin, mes frères !

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Moi, buveur de vin, fondateur de la Chorale des Côtes-du-Rhône, fondateur de Buveurs sans Frontières, initiateur des Bistrots du Cœur, je pousse ce coup de gueule contre les pisse-froid, les peine-à-jouir, les buveurs d’eau, les rabat-joie qui nous gonflent les aliboffis avec leurs dégueulis verbal ou écrit. Dans les journaux, ce matin, on retrouve cette offensive des interdiseurs de tous bords contre le vin.

Le vin est création, celle du vigneron, ce poète de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux fait naître le nectar préféré des dieux. Cet humaniste qui offre à ses prochains le moyen d'approcher la Lumière divine. Ce faiseur de vie dont la sueur féconde les entrailles de la terre.

Le Vin, ce dieu végétal qui prodigue généreusement à l'Homme la vigueur et l'esprit, l'humour et l'amour. Ce rassembleur qui rapproche en une communion dionysiaque les puissants et les humbles. Ce sésame du désir et du plaisir qui nous ouvre en chantant le cœur et le piège à bonheur de nos belles compagnes.

Baudelaire a dit : "N'est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites; des imbéciles, c'est-à-dire des hommes ne connaissant ni l'humanité ni la nature, des artistes repoussant les moyens traditionnels de l'art; des ouvriers blasphémant la méca-nique; - des hypocrites, c'est-à-dire des gourmands hon-teux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette quelque vin occulte? Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables."


Omar Khayam : « Bois du vin… C’est lui la vie éternelle.
C’est le trésor qui t’est resté des jours de ta jeunesse. La saison des roses et du vins, et des compagnons ivres !
Sois heureux un instant, cet instant, c’est ta vie. »


A côté de ces illustres Buveurs, moi, à mon humble niveau je dis en levant mon verre :


Gloire, gloire aux vins de la Vallée du Rhône
Superbes joyaux de l’ardeur vigneronne
Gloire à nous mes frères, les buveurs de vin
Sans qui tous ces gens travailleraient pour rien

Gloire au vigneron, il nous désaltère
Sa sueur féconde les entrailles de la terre
Paysan sacré qui crée le sang de dieu
D’arides cailloux, il fait du vin, Mordieu

Gloire à la futaille, aux tonneaux, aux barriques
Qui gardent et mûrissent des nectars uniques,
Leur ventre est sacré, leur ventre est divin
Car c’est lui qui enfante les meilleurs vins.

Gloire à la bouteille, dont la belle panse
Oblongue ou ventrue est une récompense
Du Jéroboam au Mathusalem
Du vin est dedans et c’est pour ça qu’on l’aime

Gloire à toi, bouchon, gardien d’éternité,
Toujours au contact du vin enchanté
On t’aime beaucoup, surtout quand tu pètes
Car tu donnes alors le signal de la fête

Gloire à vous hanaps, calices, tastevin
Coupes, flûtes, gots, verres cristallins
Derniers traits d’union entre l’homme et le vin
Soyez les écrins de nos nectars divins


A la vôtre !







22/03/2008

PÂQUES ? CREDO D'UN ATHEE

Le credo d'un athée

par Roger Léger*

« Je crois qu’il est souhaitable et possible de connaître les lois simples qui gouvernent l’ensemble de l’univers et président à son évolution inexorable; que ces lois sont éternelles comme l’univers, objectives, extérieures à nous, invariables, universelles, et vérifiables.

Je crois qu’elles sont progressivement connues des humains, que ces lois ne sont pas de pures créations de leur cerveau, et qu’elles ne sont pas la propriété de l’un ou de l’autre sexe, ou de quelques cultures particulières.
Je crois que tous les humains peuvent y avoir accès et que, si d’aventure il y a d’autres roseaux pensants dans l’univers, ils découvriront les mêmes lois de la nature que nous et expliqueront de la même manière la naissance et la mort des étoiles, l’explosion des supernovas, la formation des trous que l’on dit noirs, et la structure des protons, des atomes ou de l’ADN.

Je crois que notre destin est de ce monde, où nous pourrions être seuls, et où nous avons fait irruption par la plus grande des chances et le plus incroyable des hasards.

Je crois comme Aristote que ce qui est engendré par hasard n’est pas engendré en vue d’un but; et je crois comme Stephen Jay Gould que les humains sur cette planète sont de simples possibles et non pas le but recherché et nécessaire de l’univers, semblables en cela aux abeilles, aux dinosaures, aux roses et aux nénuphars, aussi bien, hélas, qu’aux rats, à la mouche tsé-tsé, à la peste, à la variole et aux plantes vénéneuses.

Je crois comme Parménide que l’univers est incréé et éternel, je crois comme Martin Rees qu’un multivers est possible, et je crois comme Bertrand Russell qu’il est sans compagnon divin inutile.

Je crois comme Pascal, Lao-Tseu et le Bouddha qu’il y a un infini et que nous en ignorons la cause et la nature; et je crois comme la Bible qu’il ne faut pas invoquer le nom de dieu en vain. Je veux dire, ici, qu’il est, en effet, vain et inutile de se référer à un dieu pour expliquer le monde.

Je crois que la planète Terre et la vie qu’elle supporte sont pour nous ce qu’il y a de plus précieux dans l’Univers, que notre lot, notre devoir, notre souci, ou même notre mission, est de prêter vie, notre vie, si l’on peut, à cet univers pour le temps qu’il durera dans le multivers; que c’est là la plus sacrée de nos tâches de Terriens, notre joie, notre passion et notre dramatique aventure.

Je crois que rien de nous ne subsistera après notre mort que les descendants et les souvenirs que nous laisserons après nous, et que les atomes dont nous étions faits et qui seront recyclés dans l’Univers; je crois que nous serons éternellement anéantis, et qu’il faut accepter notre destin sans se plaindre. Pas de vaine et consolatrice espérance.

Je crois que nous devons nous reconnaitre pour ce que nous sommes, des êtres finis et mortels qui participons tous de l’infirmité commune : rien ne pourra jamais totalement nous satisfaire, et nous serons toujours irrémédiablement ignorants du secret ultime des choses. Nobliau ou grand seigneur de l’Univers, notre destin est fait de joies et de peines terrestres passagères, et de connaissances limitées. Évitons les peines, si l’on peut, et combattons notre ignorance. Sachons nous contenter de notre condition; sortis de l’Univers, connaissons l’Univers. Là est notre tâche et notre destin, là est la sagesse humaine, là, le bonheur des Terriens.

Je crois que nous ne savons pas pourquoi il en est ainsi. Mais je crois qu’il en est ainsi.

Voilà mon credo.

Je ne crois pas en un Dieu qui aurait créé le Ciel et la Terre; on sait assez comment la Terre a été formée et les cieux étoilés ont été allumés au-dessus de nos têtes. Et nous n’avons pas besoin de “cette hypothèse” pour expliquer le Big Bang.

Je ne crois pas à la fable du dénommé Jésus-Christ, Fils unique de ce que l’on appelle le Père Éternel, qu’il ait été conçu du Saint-Esprit, et soit né d’une vierge de Palestine il y a 2000 ans pour le salut du genre humain.
Je peux admettre qu’un Galiléen ait souffert sous Ponce-Pilate, ou sous un autre, qu’il ait été crucifié, qu’il soit mort et ait été enseveli; ce sont là des choses que l’on peut vérifier, qui peuvent donc être vraies ou fausses, et qui arrivent lorsque l’on n’est pas raisonnable et que l’on se prend pour le fils de Dieu et le Roi des Juifs.

Il est absurde de dire que ce crucifié soit descendu aux enfers, qu’il soit ressuscité, et qu’il ait monté au ciel.

Il est prétentieux et absurde d’affirmer qu’un faux prophète de Palestine soit assis à la droite d’un être éternel, et qu’il viendra juger les vivants et les morts.

Il est inutile et également absurde de croire à un saint-esprit, troisième personne d’un dieu trine.

Je n’estime guère l’Église catholique qui se qualifie elle-même de sainte, et je lis son histoire avec tristesse, horreur, colère et indignation.

J’admire sans réserve les croyants en une divinité qui vouent leur vie au soulagement des maux qui affligent les Terriens, mais je trouve inutile de faire accompagner ce dévouement admirable de dogmes absurdes; j’ai en sainte horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les inquisitions et les excommunications; et je n’ai que faire d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer.
Je ris franchement de la communion des saints et de la résurrection de la chair, comme je ris de la transmigration des âmes, mais je crois de tout mon être en la solidarité nécessaire de tous les humains sur terre.
Je trouve inadmissible d’affirmer sans preuve qu’il y a une vie éternelle.

Quant à la rémission des péchés, nous avons les tribunaux pour les crimes contre l’humanité, les vols, les viols et les évasions fiscales; nous invitons les humains à se corriger de leurs défauts et à se repentir de leurs fautes, et nous faisons ce que nous pouvons pour faire progresser l’humanité et lui enlever de l’esprit de fausses et d’inutiles croyances.

Abandonnons ces mysticismes inquiétants qui troublent les cœurs et qui égarent les esprits, ces dogmes et ces dévotions inutiles qui distraient les humains de la vérité la plus haute: l’Univers est comme un temple et la vie est sacrée; il n’y a pas d’autre dieu à chercher; seul est véritablement religieux, qui sert, qui respecte et qui sauve les vivants.

Je ne vois pas ce que l’affirmation gratuite d’un dieu muet, caché, silencieux et distinct du monde, donc à toutes fins utiles inexistant, vient ajouter de lumières à ce monde ténébrescent qu´il nous faut, ombres noctiluques, illuminer de nos connaissances, de nos rêves, de nos chants, de nos désirs, de nos amours et de nos créations. »

*Roger Léger est un professeur de philosophie Québécois. D’origine acadienne et voltairien dans l’âme, à sa manière, il a participé à la déconstruction des dogmes catholiques et essayé de proposer des voies alternatives à la pensée québécoise traditionnelle. Rédacteur de la revue « Idées et pratiques alternatives », il a été un des premiers à se pencher de manière insistante sur les enjeux écologiques de la fin du XXe siècle et à publier un inventaire des applications pratiques inventives invitant le grand public à solutionner les problèmes que cette discipline naissante dénonçait. Sa pensée ne se laisse guider que par un seul dogmatisme : éviter le dogmatisme.

19/03/2008

Maudite soit la guerre, bordel!

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En ce moment, on est en pleine logorrhée commémorative. Le Sarko pense se refaire la frite en se montrant, mains jointes en punaise de sacristie, dans tous les coups où il peut prendre une posture de "président" digne. Mon cul...
La guerre, c'est de la merde. Ça sent la viande pourrie, la pisse, la trouille, la merde. Un héros, c'est un pauvre type qui s'est trouvé sur la trajectoire d'une balle. Ponticelli et Cazenave, ils le savaient bien, eux.

Tè! pour commémorer à ma façon cette quintessence de saloperie qu'est la guerre, toutes les guerres, voici la Chanson de Craonne:

La chanson de Craonne
Chanson anonyme de 1917 symptomatique de la saloperie de la guerre

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

{Refrain:}
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

{au Refrain}

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

{au Refrain}

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

18/03/2008

Malade car tenue captive, Taslima Nasreen songe à quitter l'Inde

38e36a4f0e53ffbe807b1e5dbb67662d.jpgIls ont tout fait pour se débarrasser d'elle. Face aux menaces et aux émeutes des fanatiques, les autorités indiennes trouvent Taslima Nasreen bien embarrassante. On ne peut pas la laisser se faire tuer, tout de même, mais on peut lui faire passer le goût de vivre en Inde, la contraindre à des mesures de sécurité comparables à une prison, jusqu'à ce que sa santé se détériore. En février, elle a dû être hospitalisée à New Delhi à la suite d'une chute de tension consécutive à une prise excessive de médicaments destinés à maîtriser son hypertension.

Exfiltrée de son domicile, elle vit depuis quatre mois dans une maison de sécurité à New-Delhi, où elle dispose d'un téléphone et d'un ordinateur mais ne peut recevoir aucune visite. Déprimée, isolée et malade, elle annonce qu'elle va quitter l'Inde pour tenter de ne pas finir par en crever. Les intégristes peuvent se réjouir. Eux qui ne lui ont laissé aucun répit depuis 1994. Elle a bien payé, bien souffert. Ce ne sont pas eux — les assassins, les fanatiques — qu'on a punis mais elle. Elle et tous les esprits libres qui n'oseront plus parler si les gouvernements ne réfléchissent pas à une autre façon de protéger leur liberté de parole et de mouvement.

Et pendant ce temps, Ayaan Hirsi Ali compte toujours le nombre d'heures où elle peut sortir en toute sécurité. Le groupe parlementaire européen de droite n'a toujours pas signé la question écrite demandant à l'Union européenne de financer sa protection. Le vice-président de l'Union cherche une solution "technique". Et Nicolas Sarkozy a assuré le premier ministre néerlandais de son soutien dans son combat contre... les "amalgames" envers l'Islam. On espère qu'il tiendra sa promesse lors de la présidence française de l'Union. Car la création d'un fonds communautaire pour financer la protection des personnes menacées en raison de leurs opinions n'a jamais été aussi urgente.

Caroline Fourest

17/03/2008

Vous l’avez élu ? Vous allez en chier !

Les lampions sont éteints. Les uns célèbrent leur victoire, les autres mettent du sparadrap sur les gnons qu’ils ont pris. Et après ?

Et après ? On a toujours Sarko et sa clique. Fillon proclamait dès hier soir – avec un cynisme remarqué – que « les Français nous ont fait savoir qu’il fallait accélérer les réformes. » Duplicité sémantique de gens qui baptisent « réformes » ce qui est « régression ».

Cette volonté gouvernementale va se traduire – tout de suite maintenant que, toute honte bue, ils ont les mains libres pour quatre longues années! – par un plan de rigueur massif, qui va entrer en œuvre dés les prochains jours avec des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral.

Le plan de rigueur, qui ne dira évidemment pas son nom, prendra la forme d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l’administration et certaines règles de la protection sociale.
On va voir très vite arriver sur le plan de travail des charcutiers législatifs UMP :

- réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans ;
- suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ;
- augmentation de certaines taxes, en particulier CSG et CRDS ;
- remise en cause de nombreuses aides sociales (mise sous conditions de ressources des allocations familiales , suppression de la demi part supplémentaire pour l’impôt sur le revenu accordé à un parent ayant élevé seul son enfant, etc.) ;
- «banalisation» du Livret A avec cadeaux aux banques privées;
- privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d’Areva, le champion du nucléaire français. (avec cadeau à Bouygues!)

Et bien d'autres gâteries que nous concoctent, dans l'opacité du "château", les conseillers machiavéliques du "prince".

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez. Et même si maintenant les résultats d’hier montrent que beaucoup regrettent de l’avoir élu, il va falloir payer.

15/03/2008

Pour évitez la catastrophe, « AUX URNES CITOYENS » !


Ils ont beau proclamer sur tous les tons que cette élection est « locale » et non « nationale », il n’en demeure pas moins qu’elle a une dimension politique considérable :
- s’ils - la clique Sarko-Fillon - prennent une solide branlée, de l’aveu même de Sarko-Ubu à Toulon, ils tiendront compte du verdict des urnes.
- S’ils limitent la casse, ils continueront !

Ils continueront quoi ?
« Accélérer les réformes », proclame Fillon.
Mais quelles réformes ?
Celles qui ont donné 15 milliards d’euros de cadeaux aux contribuables les plus riches ?
Celles qui ont coupé les subventions aux associations et laisser flamber les prix des biens de première nécessité ?
Celles qui ont conduit la France à se coucher devant les pires dictateurs et à recevoir royalement le nauséabond Kadhafi ?
Celles qui sont prêtes à saborder France Télévision pour offrir 1 milliards d’euros à TF1 ?

Ils vont continuer la tatchérisation accélérée du quinquennat, la casse du droit social, la casse du droit pénal.
Ils vont continuer à fouler aux pieds le pacte républicain, à contester la laïcité, à défendre les sectes, à rogner la séparation des pouvoirs, à nier l’autorité du Conseil constitutionnel.
Ils vont continuer à traiter les journalistes de charognards, l’opposition d’assassins antidémocratiques, les visiteurs d’un salon de « pauvre con ».

Ils vont continuer à bidouiller les chiffres du chômage, à jouer de toutes les connivences avec les grands patrons de presse, à bloquer les petites retraites, à mépriser les syndicats, à plier devant les corporatismes qui votent pour eux (taxis, médecins, pêcheurs, auto-école, marchands de tabacs, restaurateurs).

Ils se retiennent en ce moment, mais, passées les municipales, s’ils sortent ric rac, ils vont se lâcher !
Ils vont nous imposer, malgré leurs dénégations, un plan de rigueur pas piqué des hannetons ! Ils changeront juste le nom.
Pauvres, précaires, serrez vos miches, ça va faire mal, et sans vaseline !

Pire, ils vont envoyer encore plus de troufions français en Afghanistan ; ils vont soutenir les faucons étazuniens qui rêvent d’une guerre en Iran.

Voilà ce que nous tenons entre nos mains avec le bulletin de vote de dimanche. Chacun de nous, à son modeste niveau, tient une infime – mais réelle – parcelle du pouvoir. Utilisons-le au mieux.

Si ce que j’ai essayé de vous décrire plus haut vous agrée, alors, sans hésitation votez pour les candidats maires ou conseillers généraux qui se prévalent – même en cachant leur drapeau – de l’ultra libéralisme sarkozien. C’est votre choix de société, assumez-le.

Par contre si ces perspectives vous révulsent, vous répugnent, vous font peur, alors votez sans états d’âme pour celui des candidats qui peut battre le sarkozien. Et s’il y a des triangulaires avec deux candidats de gauche, laissez vos préventions de clocher au vestiaire et votez pour celui qui est devant et donc peut battre le sarkozien ! En votant pour l’autre, vous donnez indirectement votre voix au sarkozien…

Amen ! Je vais boire un coup (de rouge !), je l’ai bien mérité !

14/03/2008

Mondialisation = délocalisations = piège à cons…

Ils sont venus en bus manifester devant le siège d’Electrolux, la multinationale qui possède leur usine. Ils sont venus la peur au ventre, la colère rentrée et les drapeaux rouges CGT en tête. Le but de cette manifestation ? La crainte de plus en plus fondée d’être « délocalisés » en Europe de l’est…
Scénario classique dû à la mondialisation.

La mondialisation libérale consiste principalement en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l'emploi et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux...

Pour maximiser le profit des entreprises, la solution la plus facile et la plus efficace est de faire baisser le "coût du travail". Il existe d'autres moyens pour accroître les profits (l'innovation, la recherche et développement...), mais leurs résultats sont incertains et ne peuvent être obtenus qu'à long terme, alors que la réduction du "coût du travail" permet de générer une augmentation des profits de façon certaine et immédiate.
La baisse du "coût du travail" est obtenue en réduisant les salaires et les charges sociales, et en augmentant le temps de travail.
Et pour que les salariés acceptent des conditions moins avantageuses, il est nécessaire d'augmenter la concurrence sur le marché du travail.

Le but central de la mondialisation est d’augmenter la concurrence sur le marché du travail. Les délocalisations et les chantages à l'emploi en ont révélé l'objectif principal : instituer un nouvel esclavage en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et des restrictions à la circulation des capitaux.

A travers une série d'accords internationaux (établis depuis 1995 dans le cadre de l'OMC), cette déréglementation a permis aux multinationales de dissocier totalement le lieu de production du lieu de vente, en délocalisant les usines en Chine pour vendre les produits en Amérique du Nord ou en Europe, là où se trouvaient les consommateurs et le pouvoir d'achat.

Au début, les délocalisations ne concernaient que les emplois industriels. Aujourd'hui, elles touchent tous les secteurs, y compris le tertiaire (comptabilité, services informatiques, call-centers...) la haute technologie, ou la recherche et développement.

4cf56203aefe5bea08aa03739307cd1e.jpgLes délocalisations continueront tant que les entreprises auront le moindre profit à y gagner, c'est à dire tant que le salarié européen ou nord-américain n'aura pas accepté les mêmes conditions que le salarié chinois, en travaillant 70 heures par semaine, 6 jours sur 7, avec une semaine de vacances par an, sans protection sociale, le tout pour un salaire de moins de 150 euros par mois. Voilà l’avenir que nous promet Sarkozy et ses « réformes » concoctées par le Medef et mises en musique par Atali.

Certains espèrent qu'avec le temps, les salaires des pays émergents rejoindront ceux des pays occidentaux. Mais cet espoir est illusoire tant que l'absence de démocratie dans les pays émergents empêche toute revendication sociale pour l'amélioration des salaires et des conditions de travail. De même, tant que la surpopulation assure une surabondance de main d'œuvre disponible, l'égalisation des conditions de travail et des salaires ne peut se faire que par le bas.

Cette baisse massive et durable du coût du travail pour les entreprises rend moins utiles les investissements dans la robotisation des moyens de production, les esclaves coûtant encore moins cher que les robots. Ainsi, les usines délocalisées en Europe de l'Est ou en Chine ressemblent aux usines des années 70, avec un retour au travail à la chaîne des ouvriers.

Voilà le résultat de la « révolution Reagan-Thatcher ». Voilà où mènent les idées prônées par Sarko et sa clique néo-libérale.

Mais les délocalisations n'auraient pas été possibles sans l'inconscience et l'irresponsabilité des consommateurs – vous, moi - qui achètent des produits sans se soucier des conditions de production et de leurs conséquences.
Pourtant nous, citoyens, avons encore le moyen de mettre en échec les délocalisations en boycottant totalement les productions délocalisées, ce qui implique une grève quasi totale de la consommation de produits manufacturés (produits électroniques et informatiques, vêtements, chaussures, articles de sport, de jouets, etc). Le lieu de fabrication est indiqué sur les produits. La mention "made in PRC" (signifiant "Popular Republic of China") est souvent utilisée pour dissimuler l'origine chinoise au consommateur non-averti.

Pour être efficace, cette grève doit avoir lieu tant que les consommateurs occidentaux représentent encore la part majoritaire du chiffre d'affaire des multinationales.

Merde, ce putain d’ordinateur sur lequel je tape mes élucubrations, il vient d’où ? C’est marqué HP dessus…