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27/03/2008

Spéculation et crises : ça suffit !

La finance dérèglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

Pour signer la pétition:


http://www.stop-finance.org/Speculation-et-crises-ca-suff...

25/03/2008

Islamistes : après l’affaire des caricatures, celle du film « Fitna »

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Les Pays-Bas se trouvent, une fois de plus, en première ligne face aux coups de boutoirs des islamistes contre les valeurs occidentales. Rappelons qu’un député hollandais, Geert Wilders, a tourné un film - « Fitna » - dénonçant les avancées islamiste en Europe. Film qui a bien du mal a être diffusé à cause des pressions islamistes contre les autorités néerlandaises.
Mas Geert Wilders n’est pas seul. Pour preuve cet article paru dans European Strategic ans Security Center


http://www.esisc.org/pays.php?Id=32


Geert Wilders reçoit le soutien d’un militant laïc algérien « au nom de la liberté d'expression»

« Halim Akli, militant laïc algérien, a adressé une lettre ouverte à Geert Wilders, chef de file du Parti de la liberté (Partij voor de Vrijheid – PVV) et auteur du film « Fitna ». Cette fiction qui sortira prochainement se veut une charge contre le Coran, considéré par le député libéral comme un vecteur de « violence et d’intolérance ». Dans son message, le militant algérien, connu pour ses positions contre l’intégrisme religieux, exprime son «soutien indéfectible» à Geert Wilders « au nom de la liberté d'expression et de la liberté tout court qui est la base et l'essence même de la notion de démocratie et de modernité. » « Mon soutien à votre liberté d'expression vous réconfortera un tant soi peu eu égard à l'aire dite musulmane dans laquelle je vis et où, nombreux sont ceux, comme moi, qui ne comprennent pas cette énième levée des boucliers contre la diffusion d'un produit culturel, intellectuel et politique », écrit le militant kabyle, initiateur de la première rencontre internationale laïque à Paris, en février 2007.

Les détracteurs de Gert Wilders, souligne Halim Akli, sont « les obscurantistes qui n'ont pas hésité à mettre le feu à la poudrière lors de l'affaire des caricatures du Jyllands-Posten au Danemark, d'égorger le réalisateur, Theo Van Gogh, en 2004 pour son film Submission et de menacer de mort la députée libérale Ayaan Hirsi Ali, scénariste du film. » Leur but, soutient-il, est de « semer la terreur et d’exacerber des tensions provenant des frustrations multiples d'ordre social, économique et politique dans le sens où, personne n'en disconvient, tous les peuples vivants dans les pays dits musulmans croupissent sous le poids des dictatures qui se maintiennent par la corruption, la misère, l'endoctrinement, le musellement de la liberté d'expression comme c'est le cas dans mon pays. »

Halim Akli mentionne également les exactions subies dans les pays musulmans par les adeptes d’autres religions, dont l’ancien président de l’Eglise Protestante d’Algérie, le pasteur américain Hugh Johnson (75 ans). Ce dernier a été sommé de quitter le pays, où il vivait depuis 45 ans, après avoir été accusé de mener une campagne d’évangélisation. Il rappelle également l'assassinat des sept moines du monastère de Tibhirine, en Kabylie, enlevés par le Groupe islamique armé (GIA) en mars 1996, et la radiation du directeur d'une école primaire en Kabylie en décembre 2007 en raison de sa conversion au christianisme. Comble du paradoxe, ce « respect piétiné sans état d'âme en terre d’islam est revendiqué par les courants réactionnaires islamistes en Europe. Le vieux continent regrettera d'avoir permis, au nom de la tolérance et de la liberté, à la régression d'élire domicile sur son sol », conclut l’auteur.

Pour rappel, Geert Wilders est menacé d'assassinat depuis 2004 par des islamistes radicaux. Alors que le gouvernement néerlandais tente de le dissuader de diffuser son film, il a annoncé son intention de poursuivre au nom de la liberté d’expression. « Je crois vraiment que notre liberté est menacée par ce que j'appelle le tsunami islamique. Si dans le futur, les musulmans approchent ou arrivent à la majorité aux Pays-Bas, nous perdrons tout ce pourquoi nous nous sommes battus : notre démocratie, notre liberté, nos lois.», a-t-il déclaré au Figaro.

23/03/2008

Gloire aux buveurs de vin, mes frères !

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Moi, buveur de vin, fondateur de la Chorale des Côtes-du-Rhône, fondateur de Buveurs sans Frontières, initiateur des Bistrots du Cœur, je pousse ce coup de gueule contre les pisse-froid, les peine-à-jouir, les buveurs d’eau, les rabat-joie qui nous gonflent les aliboffis avec leurs dégueulis verbal ou écrit. Dans les journaux, ce matin, on retrouve cette offensive des interdiseurs de tous bords contre le vin.

Le vin est création, celle du vigneron, ce poète de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux fait naître le nectar préféré des dieux. Cet humaniste qui offre à ses prochains le moyen d'approcher la Lumière divine. Ce faiseur de vie dont la sueur féconde les entrailles de la terre.

Le Vin, ce dieu végétal qui prodigue généreusement à l'Homme la vigueur et l'esprit, l'humour et l'amour. Ce rassembleur qui rapproche en une communion dionysiaque les puissants et les humbles. Ce sésame du désir et du plaisir qui nous ouvre en chantant le cœur et le piège à bonheur de nos belles compagnes.

Baudelaire a dit : "N'est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites; des imbéciles, c'est-à-dire des hommes ne connaissant ni l'humanité ni la nature, des artistes repoussant les moyens traditionnels de l'art; des ouvriers blasphémant la méca-nique; - des hypocrites, c'est-à-dire des gourmands hon-teux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette quelque vin occulte? Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables."


Omar Khayam : « Bois du vin… C’est lui la vie éternelle.
C’est le trésor qui t’est resté des jours de ta jeunesse. La saison des roses et du vins, et des compagnons ivres !
Sois heureux un instant, cet instant, c’est ta vie. »


A côté de ces illustres Buveurs, moi, à mon humble niveau je dis en levant mon verre :


Gloire, gloire aux vins de la Vallée du Rhône
Superbes joyaux de l’ardeur vigneronne
Gloire à nous mes frères, les buveurs de vin
Sans qui tous ces gens travailleraient pour rien

Gloire au vigneron, il nous désaltère
Sa sueur féconde les entrailles de la terre
Paysan sacré qui crée le sang de dieu
D’arides cailloux, il fait du vin, Mordieu

Gloire à la futaille, aux tonneaux, aux barriques
Qui gardent et mûrissent des nectars uniques,
Leur ventre est sacré, leur ventre est divin
Car c’est lui qui enfante les meilleurs vins.

Gloire à la bouteille, dont la belle panse
Oblongue ou ventrue est une récompense
Du Jéroboam au Mathusalem
Du vin est dedans et c’est pour ça qu’on l’aime

Gloire à toi, bouchon, gardien d’éternité,
Toujours au contact du vin enchanté
On t’aime beaucoup, surtout quand tu pètes
Car tu donnes alors le signal de la fête

Gloire à vous hanaps, calices, tastevin
Coupes, flûtes, gots, verres cristallins
Derniers traits d’union entre l’homme et le vin
Soyez les écrins de nos nectars divins


A la vôtre !







22/03/2008

PÂQUES ? CREDO D'UN ATHEE

Le credo d'un athée

par Roger Léger*

« Je crois qu’il est souhaitable et possible de connaître les lois simples qui gouvernent l’ensemble de l’univers et président à son évolution inexorable; que ces lois sont éternelles comme l’univers, objectives, extérieures à nous, invariables, universelles, et vérifiables.

Je crois qu’elles sont progressivement connues des humains, que ces lois ne sont pas de pures créations de leur cerveau, et qu’elles ne sont pas la propriété de l’un ou de l’autre sexe, ou de quelques cultures particulières.
Je crois que tous les humains peuvent y avoir accès et que, si d’aventure il y a d’autres roseaux pensants dans l’univers, ils découvriront les mêmes lois de la nature que nous et expliqueront de la même manière la naissance et la mort des étoiles, l’explosion des supernovas, la formation des trous que l’on dit noirs, et la structure des protons, des atomes ou de l’ADN.

Je crois que notre destin est de ce monde, où nous pourrions être seuls, et où nous avons fait irruption par la plus grande des chances et le plus incroyable des hasards.

Je crois comme Aristote que ce qui est engendré par hasard n’est pas engendré en vue d’un but; et je crois comme Stephen Jay Gould que les humains sur cette planète sont de simples possibles et non pas le but recherché et nécessaire de l’univers, semblables en cela aux abeilles, aux dinosaures, aux roses et aux nénuphars, aussi bien, hélas, qu’aux rats, à la mouche tsé-tsé, à la peste, à la variole et aux plantes vénéneuses.

Je crois comme Parménide que l’univers est incréé et éternel, je crois comme Martin Rees qu’un multivers est possible, et je crois comme Bertrand Russell qu’il est sans compagnon divin inutile.

Je crois comme Pascal, Lao-Tseu et le Bouddha qu’il y a un infini et que nous en ignorons la cause et la nature; et je crois comme la Bible qu’il ne faut pas invoquer le nom de dieu en vain. Je veux dire, ici, qu’il est, en effet, vain et inutile de se référer à un dieu pour expliquer le monde.

Je crois que la planète Terre et la vie qu’elle supporte sont pour nous ce qu’il y a de plus précieux dans l’Univers, que notre lot, notre devoir, notre souci, ou même notre mission, est de prêter vie, notre vie, si l’on peut, à cet univers pour le temps qu’il durera dans le multivers; que c’est là la plus sacrée de nos tâches de Terriens, notre joie, notre passion et notre dramatique aventure.

Je crois que rien de nous ne subsistera après notre mort que les descendants et les souvenirs que nous laisserons après nous, et que les atomes dont nous étions faits et qui seront recyclés dans l’Univers; je crois que nous serons éternellement anéantis, et qu’il faut accepter notre destin sans se plaindre. Pas de vaine et consolatrice espérance.

Je crois que nous devons nous reconnaitre pour ce que nous sommes, des êtres finis et mortels qui participons tous de l’infirmité commune : rien ne pourra jamais totalement nous satisfaire, et nous serons toujours irrémédiablement ignorants du secret ultime des choses. Nobliau ou grand seigneur de l’Univers, notre destin est fait de joies et de peines terrestres passagères, et de connaissances limitées. Évitons les peines, si l’on peut, et combattons notre ignorance. Sachons nous contenter de notre condition; sortis de l’Univers, connaissons l’Univers. Là est notre tâche et notre destin, là est la sagesse humaine, là, le bonheur des Terriens.

Je crois que nous ne savons pas pourquoi il en est ainsi. Mais je crois qu’il en est ainsi.

Voilà mon credo.

Je ne crois pas en un Dieu qui aurait créé le Ciel et la Terre; on sait assez comment la Terre a été formée et les cieux étoilés ont été allumés au-dessus de nos têtes. Et nous n’avons pas besoin de “cette hypothèse” pour expliquer le Big Bang.

Je ne crois pas à la fable du dénommé Jésus-Christ, Fils unique de ce que l’on appelle le Père Éternel, qu’il ait été conçu du Saint-Esprit, et soit né d’une vierge de Palestine il y a 2000 ans pour le salut du genre humain.
Je peux admettre qu’un Galiléen ait souffert sous Ponce-Pilate, ou sous un autre, qu’il ait été crucifié, qu’il soit mort et ait été enseveli; ce sont là des choses que l’on peut vérifier, qui peuvent donc être vraies ou fausses, et qui arrivent lorsque l’on n’est pas raisonnable et que l’on se prend pour le fils de Dieu et le Roi des Juifs.

Il est absurde de dire que ce crucifié soit descendu aux enfers, qu’il soit ressuscité, et qu’il ait monté au ciel.

Il est prétentieux et absurde d’affirmer qu’un faux prophète de Palestine soit assis à la droite d’un être éternel, et qu’il viendra juger les vivants et les morts.

Il est inutile et également absurde de croire à un saint-esprit, troisième personne d’un dieu trine.

Je n’estime guère l’Église catholique qui se qualifie elle-même de sainte, et je lis son histoire avec tristesse, horreur, colère et indignation.

J’admire sans réserve les croyants en une divinité qui vouent leur vie au soulagement des maux qui affligent les Terriens, mais je trouve inutile de faire accompagner ce dévouement admirable de dogmes absurdes; j’ai en sainte horreur les fables, les censures, les mensonges, les fabrications de faux, les inquisitions et les excommunications; et je n’ai que faire d’un dieu qui nous menace des feux de l’enfer tout en disant nous aimer.
Je ris franchement de la communion des saints et de la résurrection de la chair, comme je ris de la transmigration des âmes, mais je crois de tout mon être en la solidarité nécessaire de tous les humains sur terre.
Je trouve inadmissible d’affirmer sans preuve qu’il y a une vie éternelle.

Quant à la rémission des péchés, nous avons les tribunaux pour les crimes contre l’humanité, les vols, les viols et les évasions fiscales; nous invitons les humains à se corriger de leurs défauts et à se repentir de leurs fautes, et nous faisons ce que nous pouvons pour faire progresser l’humanité et lui enlever de l’esprit de fausses et d’inutiles croyances.

Abandonnons ces mysticismes inquiétants qui troublent les cœurs et qui égarent les esprits, ces dogmes et ces dévotions inutiles qui distraient les humains de la vérité la plus haute: l’Univers est comme un temple et la vie est sacrée; il n’y a pas d’autre dieu à chercher; seul est véritablement religieux, qui sert, qui respecte et qui sauve les vivants.

Je ne vois pas ce que l’affirmation gratuite d’un dieu muet, caché, silencieux et distinct du monde, donc à toutes fins utiles inexistant, vient ajouter de lumières à ce monde ténébrescent qu´il nous faut, ombres noctiluques, illuminer de nos connaissances, de nos rêves, de nos chants, de nos désirs, de nos amours et de nos créations. »

*Roger Léger est un professeur de philosophie Québécois. D’origine acadienne et voltairien dans l’âme, à sa manière, il a participé à la déconstruction des dogmes catholiques et essayé de proposer des voies alternatives à la pensée québécoise traditionnelle. Rédacteur de la revue « Idées et pratiques alternatives », il a été un des premiers à se pencher de manière insistante sur les enjeux écologiques de la fin du XXe siècle et à publier un inventaire des applications pratiques inventives invitant le grand public à solutionner les problèmes que cette discipline naissante dénonçait. Sa pensée ne se laisse guider que par un seul dogmatisme : éviter le dogmatisme.

19/03/2008

Maudite soit la guerre, bordel!

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En ce moment, on est en pleine logorrhée commémorative. Le Sarko pense se refaire la frite en se montrant, mains jointes en punaise de sacristie, dans tous les coups où il peut prendre une posture de "président" digne. Mon cul...
La guerre, c'est de la merde. Ça sent la viande pourrie, la pisse, la trouille, la merde. Un héros, c'est un pauvre type qui s'est trouvé sur la trajectoire d'une balle. Ponticelli et Cazenave, ils le savaient bien, eux.

Tè! pour commémorer à ma façon cette quintessence de saloperie qu'est la guerre, toutes les guerres, voici la Chanson de Craonne:

La chanson de Craonne
Chanson anonyme de 1917 symptomatique de la saloperie de la guerre

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

{Refrain:}
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

{au Refrain}

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

{au Refrain}

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

18/03/2008

Malade car tenue captive, Taslima Nasreen songe à quitter l'Inde

38e36a4f0e53ffbe807b1e5dbb67662d.jpgIls ont tout fait pour se débarrasser d'elle. Face aux menaces et aux émeutes des fanatiques, les autorités indiennes trouvent Taslima Nasreen bien embarrassante. On ne peut pas la laisser se faire tuer, tout de même, mais on peut lui faire passer le goût de vivre en Inde, la contraindre à des mesures de sécurité comparables à une prison, jusqu'à ce que sa santé se détériore. En février, elle a dû être hospitalisée à New Delhi à la suite d'une chute de tension consécutive à une prise excessive de médicaments destinés à maîtriser son hypertension.

Exfiltrée de son domicile, elle vit depuis quatre mois dans une maison de sécurité à New-Delhi, où elle dispose d'un téléphone et d'un ordinateur mais ne peut recevoir aucune visite. Déprimée, isolée et malade, elle annonce qu'elle va quitter l'Inde pour tenter de ne pas finir par en crever. Les intégristes peuvent se réjouir. Eux qui ne lui ont laissé aucun répit depuis 1994. Elle a bien payé, bien souffert. Ce ne sont pas eux — les assassins, les fanatiques — qu'on a punis mais elle. Elle et tous les esprits libres qui n'oseront plus parler si les gouvernements ne réfléchissent pas à une autre façon de protéger leur liberté de parole et de mouvement.

Et pendant ce temps, Ayaan Hirsi Ali compte toujours le nombre d'heures où elle peut sortir en toute sécurité. Le groupe parlementaire européen de droite n'a toujours pas signé la question écrite demandant à l'Union européenne de financer sa protection. Le vice-président de l'Union cherche une solution "technique". Et Nicolas Sarkozy a assuré le premier ministre néerlandais de son soutien dans son combat contre... les "amalgames" envers l'Islam. On espère qu'il tiendra sa promesse lors de la présidence française de l'Union. Car la création d'un fonds communautaire pour financer la protection des personnes menacées en raison de leurs opinions n'a jamais été aussi urgente.

Caroline Fourest

17/03/2008

Vous l’avez élu ? Vous allez en chier !

Les lampions sont éteints. Les uns célèbrent leur victoire, les autres mettent du sparadrap sur les gnons qu’ils ont pris. Et après ?

Et après ? On a toujours Sarko et sa clique. Fillon proclamait dès hier soir – avec un cynisme remarqué – que « les Français nous ont fait savoir qu’il fallait accélérer les réformes. » Duplicité sémantique de gens qui baptisent « réformes » ce qui est « régression ».

Cette volonté gouvernementale va se traduire – tout de suite maintenant que, toute honte bue, ils ont les mains libres pour quatre longues années! – par un plan de rigueur massif, qui va entrer en œuvre dés les prochains jours avec des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral.

Le plan de rigueur, qui ne dira évidemment pas son nom, prendra la forme d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l’administration et certaines règles de la protection sociale.
On va voir très vite arriver sur le plan de travail des charcutiers législatifs UMP :

- réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans ;
- suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ;
- augmentation de certaines taxes, en particulier CSG et CRDS ;
- remise en cause de nombreuses aides sociales (mise sous conditions de ressources des allocations familiales , suppression de la demi part supplémentaire pour l’impôt sur le revenu accordé à un parent ayant élevé seul son enfant, etc.) ;
- «banalisation» du Livret A avec cadeaux aux banques privées;
- privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d’Areva, le champion du nucléaire français. (avec cadeau à Bouygues!)

Et bien d'autres gâteries que nous concoctent, dans l'opacité du "château", les conseillers machiavéliques du "prince".

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez. Et même si maintenant les résultats d’hier montrent que beaucoup regrettent de l’avoir élu, il va falloir payer.

15/03/2008

Pour évitez la catastrophe, « AUX URNES CITOYENS » !


Ils ont beau proclamer sur tous les tons que cette élection est « locale » et non « nationale », il n’en demeure pas moins qu’elle a une dimension politique considérable :
- s’ils - la clique Sarko-Fillon - prennent une solide branlée, de l’aveu même de Sarko-Ubu à Toulon, ils tiendront compte du verdict des urnes.
- S’ils limitent la casse, ils continueront !

Ils continueront quoi ?
« Accélérer les réformes », proclame Fillon.
Mais quelles réformes ?
Celles qui ont donné 15 milliards d’euros de cadeaux aux contribuables les plus riches ?
Celles qui ont coupé les subventions aux associations et laisser flamber les prix des biens de première nécessité ?
Celles qui ont conduit la France à se coucher devant les pires dictateurs et à recevoir royalement le nauséabond Kadhafi ?
Celles qui sont prêtes à saborder France Télévision pour offrir 1 milliards d’euros à TF1 ?

Ils vont continuer la tatchérisation accélérée du quinquennat, la casse du droit social, la casse du droit pénal.
Ils vont continuer à fouler aux pieds le pacte républicain, à contester la laïcité, à défendre les sectes, à rogner la séparation des pouvoirs, à nier l’autorité du Conseil constitutionnel.
Ils vont continuer à traiter les journalistes de charognards, l’opposition d’assassins antidémocratiques, les visiteurs d’un salon de « pauvre con ».

Ils vont continuer à bidouiller les chiffres du chômage, à jouer de toutes les connivences avec les grands patrons de presse, à bloquer les petites retraites, à mépriser les syndicats, à plier devant les corporatismes qui votent pour eux (taxis, médecins, pêcheurs, auto-école, marchands de tabacs, restaurateurs).

Ils se retiennent en ce moment, mais, passées les municipales, s’ils sortent ric rac, ils vont se lâcher !
Ils vont nous imposer, malgré leurs dénégations, un plan de rigueur pas piqué des hannetons ! Ils changeront juste le nom.
Pauvres, précaires, serrez vos miches, ça va faire mal, et sans vaseline !

Pire, ils vont envoyer encore plus de troufions français en Afghanistan ; ils vont soutenir les faucons étazuniens qui rêvent d’une guerre en Iran.

Voilà ce que nous tenons entre nos mains avec le bulletin de vote de dimanche. Chacun de nous, à son modeste niveau, tient une infime – mais réelle – parcelle du pouvoir. Utilisons-le au mieux.

Si ce que j’ai essayé de vous décrire plus haut vous agrée, alors, sans hésitation votez pour les candidats maires ou conseillers généraux qui se prévalent – même en cachant leur drapeau – de l’ultra libéralisme sarkozien. C’est votre choix de société, assumez-le.

Par contre si ces perspectives vous révulsent, vous répugnent, vous font peur, alors votez sans états d’âme pour celui des candidats qui peut battre le sarkozien. Et s’il y a des triangulaires avec deux candidats de gauche, laissez vos préventions de clocher au vestiaire et votez pour celui qui est devant et donc peut battre le sarkozien ! En votant pour l’autre, vous donnez indirectement votre voix au sarkozien…

Amen ! Je vais boire un coup (de rouge !), je l’ai bien mérité !

14/03/2008

Mondialisation = délocalisations = piège à cons…

Ils sont venus en bus manifester devant le siège d’Electrolux, la multinationale qui possède leur usine. Ils sont venus la peur au ventre, la colère rentrée et les drapeaux rouges CGT en tête. Le but de cette manifestation ? La crainte de plus en plus fondée d’être « délocalisés » en Europe de l’est…
Scénario classique dû à la mondialisation.

La mondialisation libérale consiste principalement en la suppression de toute entrave à la circulation des marchandises et des capitaux, rendant possible les délocalisations, les chantages à l'emploi et les profits sans précédent des multinationales. Au risque de causer la désindustrialisation et le déclin géopolitique des pays occidentaux...

Pour maximiser le profit des entreprises, la solution la plus facile et la plus efficace est de faire baisser le "coût du travail". Il existe d'autres moyens pour accroître les profits (l'innovation, la recherche et développement...), mais leurs résultats sont incertains et ne peuvent être obtenus qu'à long terme, alors que la réduction du "coût du travail" permet de générer une augmentation des profits de façon certaine et immédiate.
La baisse du "coût du travail" est obtenue en réduisant les salaires et les charges sociales, et en augmentant le temps de travail.
Et pour que les salariés acceptent des conditions moins avantageuses, il est nécessaire d'augmenter la concurrence sur le marché du travail.

Le but central de la mondialisation est d’augmenter la concurrence sur le marché du travail. Les délocalisations et les chantages à l'emploi en ont révélé l'objectif principal : instituer un nouvel esclavage en mettant en concurrence directe les salariés de tous les pays, grâce à la suppression des barrières douanières et des restrictions à la circulation des capitaux.

A travers une série d'accords internationaux (établis depuis 1995 dans le cadre de l'OMC), cette déréglementation a permis aux multinationales de dissocier totalement le lieu de production du lieu de vente, en délocalisant les usines en Chine pour vendre les produits en Amérique du Nord ou en Europe, là où se trouvaient les consommateurs et le pouvoir d'achat.

Au début, les délocalisations ne concernaient que les emplois industriels. Aujourd'hui, elles touchent tous les secteurs, y compris le tertiaire (comptabilité, services informatiques, call-centers...) la haute technologie, ou la recherche et développement.

4cf56203aefe5bea08aa03739307cd1e.jpgLes délocalisations continueront tant que les entreprises auront le moindre profit à y gagner, c'est à dire tant que le salarié européen ou nord-américain n'aura pas accepté les mêmes conditions que le salarié chinois, en travaillant 70 heures par semaine, 6 jours sur 7, avec une semaine de vacances par an, sans protection sociale, le tout pour un salaire de moins de 150 euros par mois. Voilà l’avenir que nous promet Sarkozy et ses « réformes » concoctées par le Medef et mises en musique par Atali.

Certains espèrent qu'avec le temps, les salaires des pays émergents rejoindront ceux des pays occidentaux. Mais cet espoir est illusoire tant que l'absence de démocratie dans les pays émergents empêche toute revendication sociale pour l'amélioration des salaires et des conditions de travail. De même, tant que la surpopulation assure une surabondance de main d'œuvre disponible, l'égalisation des conditions de travail et des salaires ne peut se faire que par le bas.

Cette baisse massive et durable du coût du travail pour les entreprises rend moins utiles les investissements dans la robotisation des moyens de production, les esclaves coûtant encore moins cher que les robots. Ainsi, les usines délocalisées en Europe de l'Est ou en Chine ressemblent aux usines des années 70, avec un retour au travail à la chaîne des ouvriers.

Voilà le résultat de la « révolution Reagan-Thatcher ». Voilà où mènent les idées prônées par Sarko et sa clique néo-libérale.

Mais les délocalisations n'auraient pas été possibles sans l'inconscience et l'irresponsabilité des consommateurs – vous, moi - qui achètent des produits sans se soucier des conditions de production et de leurs conséquences.
Pourtant nous, citoyens, avons encore le moyen de mettre en échec les délocalisations en boycottant totalement les productions délocalisées, ce qui implique une grève quasi totale de la consommation de produits manufacturés (produits électroniques et informatiques, vêtements, chaussures, articles de sport, de jouets, etc). Le lieu de fabrication est indiqué sur les produits. La mention "made in PRC" (signifiant "Popular Republic of China") est souvent utilisée pour dissimuler l'origine chinoise au consommateur non-averti.

Pour être efficace, cette grève doit avoir lieu tant que les consommateurs occidentaux représentent encore la part majoritaire du chiffre d'affaire des multinationales.

Merde, ce putain d’ordinateur sur lequel je tape mes élucubrations, il vient d’où ? C’est marqué HP dessus…




12/03/2008

Hardi les damnés de la terre ! Dimanche, sortons encore la boite à gifle !

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Sarko-Ubu est sorti subrepticement des tranchées dans lesquelles il se terre pour aller porter la bonne parole à Toulon, cette ville célèbre pour ses bordels et ses accointances – maintenant corrigées – avec le Hefe-Haine.

Passons sur son baratin concernant l’émigration et retenons la seule phrase intéressante de son discours : « Je saurais tirer les conséquences du vote des Français ».

Et ben voilà ! Mais, cornegidouille!, c’est qu’il deviendrait presque raisonnable notre tonton Ubu !

Il a dit ça à la suite de la baffe sonore que ses troupes ( qui n’ont même pas le courage de monter au front derrière leur drapeau !) ont pris dans la gueule dimanche dernier.

Il nous donne ainsi le mode d’emploi pour qu’il s’intéresse enfin - du bout de ses lèvres encore poisseuse de caviar - à ceux qui triment pour gagner des poignées de figues, à ceux qui dorment dehors, aux vieux qui bouffent la pâtée de leur chat, aux chômeurs sacrifiés sur l’autel du fric-roi, etc., etc.

Ce mode d’emploi, le voici : - puisqu’une bouffe dans la gueule lui fait ouvrir un œil sur la catastrophe découlant de sa politique, une seconde bouffe, encore plus rugueuse, lui fera ouvrir l’autre œil !

Donc, pour que Sarko-Ubu et son gouvernement se réveillent, foutons-leur, dimanche prochain, une branlée mémorable, une estrigoussée d’anthologie !

Pour cela il faut simplement voter partout CONTRE tout candidat qui, de près ou de loin, se réclame tant soit peu de Sarko. Aussi bien aux municipales qu’aux cantonales.

Le leit-motiv ne peut être que T.S.S. (non, pas « t’es S.S. » tout de même, on n’en est pas là), mais Tout Sauf Sarko.

Après le documentaire : Le Monde selon Monsanto

Je pense, j’espère, que vous avez été nombreux hier soir à voir cette formidable et courageuse œuvre de salubrité publique qu’est le documentaire de Marie-Monique Robin : Le monde selon Monsanto. Le film comme le livre démonte et démontre le danger et les méthodes de cette firme agro-chimique étazunienne qui se comporte comme une pieuvre mafieuse redoutablement nuisible pour l’humanité.

N’oublions pas qu’en France, Monsanto a de nombreux relais – grosses coopératives céréalières du sud-ouest, FNSEA, nombreux politiciens véreux, la majorité des sénateurs en tête desquels le rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), le président de l’assemblée nationale Bernard Acoyer et, bien que plus hypocritement, le Ministre de l'agriculture Michel Barnier.

Monsanto a des moyens de pression (faire virer les scientifiques courageux qui alertent l’opinion, etc…), d’énormes moyens financiers pour acheter les consciences des « responsables » cupides et irresponsables.

Au mois d’avril, la loi sur les OGM élaborée par l’équipe Borloo au cours du Grenelle de l’environnement, va revenir en seconde lecture devant l’assemblée nationale, après avoir été complètement vidée de sa substance par les sénateurs.

Faites pression auprès de votre député – un simple mot ferme – pour lui faire prendre conscience de l’énorme responsabilité qui sera la sienne au moment de voter ce projet de loi.

Ecrivez à M.Borloo pour l’encourager à faire entendre raison à ces sénateurs irresponsables.
Et si vous n’êtes pas convaincus, vous pouvez encore voir ce documentaire en « podcastant » sur Arte à cette adresse internet : http://plus7.arte.tv/fr/1697480.html

(achetez, si vous le pouvez, le livre : Le Monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin, éditions de la Découverte. 20 euros.)

11/03/2008

Ce soir n’oubliez pas, à 21 h sur ARTE : "LE MONDE SELON MONSANTO"

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais.

« Lanceurs d’alerte ».
Des chercheurs sont l'objet de toutes sortes de tracasseries pour avoir mis sur la place publique les dangers que représentent les OGM. Il est insoutenable qu'en France un scientifique se battant pour éclairer le débat sur les OGM soit pénalisé dans son travail. La politique ici à l'œuvre est emblématique de la soumission croissante de la science aux intérêts des firmes privées, avec les dangers que cela représente pour la démocratie. En effet, les chantiers actuels de la science déterminent les choix de société futurs... Mieux vaut que ces choix restent dictés par des intérêts collectifs.

En l'état actuel de l'organisation de la science, de la politique et de l'agriculture, nous avançons assurément vers une société humaine dépendante des firmes pour l'accès à la nourriture. L'enjeu n'est donc pas anodin.

Voici les faits.

Christian Vélot, 43 ans, maître de conférences en génétique moléculaire (université Paris Sud), et directeur d’une équipe de recherche à l’Institut de génétique et microbiologie d’Orsay, s'estime victime de ses prises de position sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Il est en train d’être virés de façon arbitraire à cause de ses prises de positions personnelles sur les OGM.

Pour résumer, en juin 2007, la direction de l'Institut d'Orsay lui demande de déménager son labo. Fin septembre, il reçoit une lettre l’informant que lui et son équipe ne feront plus partie de l’Institut à l’issue de leur contrat, en 2010. Ceci sur instances du directeur adjoint et futur directeur de l’Institut, Jean-Pierre Rousset.

Christian Vélot donne régulièrement des conférences pédagogiques mais pas neutres, car il ne croit pas qu’un chercheur doive ou puisse l’être. Il y explique notamment que l’introduction des OGM dans l’agroalimentaire soulève de nouvelles questions sanitaires ou environnementales et que cette technique n’a rien de chirurgical mais est totalement aléatoire. Il a été cité par la défense au procès de faucheurs volontaires d’OGM.

« On m’a accusé de «cracher dans la soupe. Mais si on ne peut plus, en tant que scientifique critiquer la science, cela veut dire que la science n’est plus la science, c’est une église !»

«Nous sommes, dit Christian Vélot, des lanceurs d’alerte, des scientifiques ou des personnes issues de la société civile qui dénoncent ou mettent en garde contre des dangers sanitaires ou environnementaux et s’exposent ainsi à des représailles de leur hiérarchie ou des lobbyes. Il faut que tout le monde sache ce qui arrive aux chercheurs qui osent parler des risques potentiels qu’induisent de nouvelles technologies. »


Des pétitions pour défendre Christian Vélot et deux autres « lanceurs d’alerte » persécutés (Pierre Méneton et Véronique Lapidès) tournent sur la Toile. Voici les liens pour les 3 pétitions :

Christian Vélot :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1638

Pierre Méneton :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1641

Véronique Lapides :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1659

04/03/2008

Quand on veut grimper au mat, il faut avoir le cul propre!

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Des affiches électorales? Il y en a partout. Mais, si les cocos ne cachent pas leur faucille et leur marteau, si les socialistes arborent leur rose au poing, si les verts verdissent leur image, on cherche vainement le sigle de l'U.M.P. (l'Union des Mal Polis ou l'Union des Magouilleurs Politicards? Je sais plus...).

Qu'est-ce que c'est que ces charlots qui n'osent même pas monter au front sous leur drapeau?
Qu'est-ce que c'est que ces couilles molles – qui bavaient, la langue rapeuse, au pied de leur idole des vieux – et qui cachent à présent soigneusement leur allégeance à Sarko?

Alors, on a honte? C'est ça votre courage politique? Cette attitude vous classe: ne seriez-vous que des opportunistes veules, capables de tuer père et mère pour obtenir ou garder une part du gateau et du clinquant qui s'y rattache?

DIMANCHE, SORTONS LES SARKOSORTANTS !

03/03/2008

Surtout le pas baisser les bras : un blaireau blessé est encore plus dangereux.

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Il nous enfume le terrier avec ses sarkonneries people, on le croit au fond du trou… Mouais. Meffi ! Ce type est dangereux. Et un blaireau blessé est encore plus dangereux.

Attention a la fausse euphorie d’élections municipales qui seraient, selon les lucarnes à décerveler et les torchons à ragots, une large victoire de la gôôôche. N’oublions pas que ce sont, malgré l’importance des maires, des élections secondaires qui ne changent pas la donne.

Alors faisons un petit bilan de l’action du Bush français :

Ce qu'il a déjà fait :

- Baisse en trompe l'œil de la délinquance, qui masque une hausse sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.

- Primes au rendement pour les policiers, les encourageant ainsi à une répression hystérique, disproportionnée, avec gardes à vues injustifiées, et tolérance zéro pour les automobilistes.

- Transformation des policiers en cow-boys agressifs qui se croient tout permis; hausse sans précédent des bavures et des violences policières. (voir les récents événements)

- Généralisation du flashball et introduction du taser

- Recul sans précédent des droits de l'homme en France, dénoncé par Amnesty International et la Ligue des Droits de l'Homme. Transformation de la France en un état policier oppressant. Emprisonnement des personnes en raison des crimes qu'elles "pourraient commettre" (loi Dati sur les « criminels dangereux »). C’est le retour de la lettre de cachet.

- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose). Par sa politique ultra répressive, Sarkozy a créé une situation catastrophique dans les prisons, une situation indigne d'un pays qui prétend respecter les droits de l'homme et qui donne des leçons au reste du monde à ce sujet.

- Propos irresponsables et haineux (casse-toi, pauvre con…) qui, combinées aux violences policières et à la "tolérance zéro", ont provoqué une insurrection des banlieues pendant 5 semaines et promet d’autres violences, beaucoup plus graves..

- Privatisation partielle d'EDF et fausse promesse que GDF ne serait jamais privatisé.

- Baisse des impôts pour les riches (bouclier fiscal) et pour les entreprises, creusant encore plus le déficit public et l'endettement de la France, une mesure purement idéologique et totalement irresponsable.

- Démantèlement du droit du travail et par contre loi laxiste exonérant les patrons de l’essentiel de leurs responsabilités et cas de délits « col blancs ».

- Suppression des charges sociales sur les heures supplémentaires, ce qui encourage les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher

- Réduction du nombre d'enseignants, réduction du budget de l'éducation nationale, l'argent restant devant être partagé avec les écoles privées (à quand la suppression de la loi Falloux ?)

- Adoption de la constitution européenne par le parlement, sans consulter les Français par référendum.

- Immigration choisie, c'est à dire appel à l'immigration quand le rapport entre l'offre et la demande sur le marché du travail est défavorable aux entreprises, risquant ainsi de les obliger à augmenter les salaires

- Création de prisons privées, comme dans le film "Fortress". Aux Etats-Unis, un tiers des prisons sont déjà privées, et l'un des buts de la répression est désormais de gonfler les profits des sociétés qui gèrent ces prisons et qui sont rémunérées en fonction du nombre de prisonniers. Bouygue vient de remporter les premières prisons privées !

- Augmentation du budget militaire pour renforcer les capacités de la France à participer aux guerres des Etats-Unis, au grand bénéfice des multinationales de l'armement, notamment Dassault et Lagardère. Création d’une base à 125 km de l’Iran ! Renforcement des forces françaises en Afghanistan.

Ce qu'il fera

- CPE pour tout le monde, précarité généralisée, avec une licenciement possible pendant 2 ans, sans justificatif ni recours.

- Retraite à 70 ans, et encouragement des retraites privées (fond de pension) pour ceux qui souhaitent partir plus tôt à la retraite et dans de meilleures conditions

- Semaine de 48 heures (alignement sur la norme européenne), et autorisation des heures supplémentaires jusqu'à 70 heures par semaine (opt-out, comme en Angleterre)

- Obligation d'effectuer un "travail d'utilité collective" (des travaux forcés payés moins que le SMIC) pour les bénéficiaires de minima sociaux

- Restauration du service national obligatoire pour les jeunes

- Privatisation d'EDF, de la SNCF, de la Poste

- Discrimination positive et encouragement du communautarisme

- Suppression de la séparation des églises et de l'état, pour permettre aux lieux de culte d'être financées par l'argent du contribuable.

- Extension des pouvoirs présidentiels, au détriment du premier ministre et du parlement.

- Généralisation des machines à voter, afin de pouvoir truquer les futures élections

- Modification probable du jeu électoral en autorisant à nouveau les entreprises à financer les partis politiques, et en légalisant les publicités politiques à la télévision (comme aux USA), afin de donner l'avantage au parti le plus riche, c'est à dire le plus favorable aux intérêts des multinationales afin de bénéficier de leur "générosité"

- Généralisation de la vidéo surveillance "intelligente", avec détection automatique des comportements interdits ou jugés suspects y compris pour les infractions anodines, comme allumer une cigarette dans un lieu public. La vidéo surveillance "intelligente" aura aussi pour effet de multiplier les bavures policières (comme l'assassinat d'un jeune brésilien par la police à Londres après les attentats)

- Fichage des enfants dès la maternelle, pour repérer les "futurs délinquants".
(En tant que ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy avait prévu de faire adopter cette mesure début 2007, mais il l'a finalement retirée à cause de la polémique qu'elle pouvait susciter avant l'élection présidentielle)

Et à plus long-terme:

- Arrestations préventives, comme dans "Minority Report", avec emprisonnement des personnes en raison des crimes qu'elles "pourraient commettre" en fonction de probabilités établies par la police grâce au recoupement des fichiers informatiques publics et privés. Ces fichiers enregistrent de multiples données qui permettent de presque tout savoir sur chaque individu (consommation, déplacements, fréquentations, situation professionnelle, financière, familiale, santé, horaires et habitudes de vie, lectures et sites internet consultés, caméras de surveillance, etc)

- Utilisation du terrorisme comme prétexte pour rendre obligatoire le marquage de chaque citoyen avec une puce électronique insérée sous la peau et lisible par un scanner ou par satellite.

Avec Nicolas Sarkozy, vivre en France tend à devenir un cauchemar digne des visions les plus sombres de la science-fiction, comme "1984" de George Orwell ou "un bonheur insoutenable" d'Ira Levin. Une minorité de privilégiés vivront dans l'opulence et à l'abri de la répression, tandis que le reste de la population vivra dans la misère et dans la peur (peur de la répression, peur des délinquants, peur des attentats, peur de perdre son misérable emploi ou son logement).

Vous l’avez voulu ? Vous l’avez. Mais nous, on ne l’a pas voulu et on se le farcit, par votre faute, crétins de Veaux…

28/02/2008

BON APPETIT ! BEEUUURRRKKK !!!!!

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BBEEEUUURRRKKK !!! Cliquez, sur BBeeuurrkk et vous verrez (ou vous dégueulerez!)

26/02/2008

Casse-toi, PAUVRE con !

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Explication de texte.
En quatre mots, l’un des représentants les plus agités des nouveaux Maîtres du monde*, a avoué toute la philosophie de cette oligarchie souterraine qui tire les ficelles.
Dans cette invective, le mot le plus important est PAUVRE.
Le pauvre, voilà l’ennemi. Il est synonyme de CON, c’est à dire d’abruti, de quantité négligeable (alors que ce mot, dans son acception première, est magnifique et synonyme de rêve…).
On lui enjoint, que dis-je, on lui ordonne de « se casser ». C’est-à-dire de partir, de disparaître, mais aussi de se briser, de se détériorer, de se DETRUIRE.

Tout est dit : le pauvre est gênant, le pauvre est de trop, le pauvre doit disparaître.

Les Maîtres du Monde — c’est ainsi qu’ils se nomment entre eux — considèrent qu'une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique.

Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l'humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu'elle permet de générer. Pour les Maîtres du Monde, cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l'humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l'environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d'instabilité sociale.

Les Maîtres du Monde ont donc choisi une troisième solution: permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d'une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l'environnement et les risques d'instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21è siècle.

Grâce à la robotisation, à l'informatique, et à l'intelligence artificielle, la production et le transport de l'énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l'élimination de la population inutile.

Une guerre d'élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l'accès à l'espace vital, à la nourriture, à la santé, à l'éducation, à l'information et à l'énergie. La brutale hausse de 40% des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d'éducation et de santé publique et la privatisation (à venir en France, déjà effective dans bien des pays dit « riches ») du marché de l'électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide.

La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l'air, l'eau ou l'alimentation industrielle) et par des guerres.

Voilà, dans la bouche de notre président, l’expression de son véritable programme : « Disparaît de la surface du globe, imbécile sans fric ».



*Le Groupe de Bildenberg est un groupe discret, presque secret, qui a été fondé par en 1954 à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien Nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. C’est un véritable gouvernement mondial occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.
Sa dernière réunion a eu lieu l’été dernier à Istanbul. Un des représentants français était… Bernard Kouchner.



25/02/2008

Prochain remaniement: BIGARD A LA CULTURE

- Me touche pas ! Tu me salis !
- Alors casse-toi ! Sale con…
Un président qui s’avilit
Est-il un président fécond ?
Refuser une main qui se tend
Est, certes, impoli,
Mais être président
Impose qu’on oublie,
Sauf à être abscons,
De semer la chienlit.
Que risque d’éructer notre Sarco Ubu
A Wladimir Poutine si celui-ci a bu ?
« Dégage, vieux pochtron,
Cass’toi de là, tu pues
Presqu’autant qu’un estron » !
Ce serait de l’abus.
Que va-t’il balancer
A la reine d’Angleterre :
« Tes galurins, la mère, moi ils me font penser
Aux crottes d’un chameau qui chie quand il blatère ! »
A Barak Obama ou Hilary Clinton :
« Eh, toi, le mal blanchi, fais-lui voir tes roustons ! »
Il est vrai que Sarko, avec désinvolture
Envisage de mettre…Bigard à la Culture !

24/02/2008

Sciento(escroco)logie: Esclave sexuelle de Ron Hubbard

Voilà un témoignage qui devrait intéresser l'Escrocologue Sarko et sa clique, d'Emmanuelle Mignon à Valérie Pécresse, sans oublier MAM

Esclave sexuelle de Ron Hubbard

«Fin 1975, on m'a dit d'aller à l'Office des Communications de Hubbard. L'Officier dirigeant qui s'y trouvait m'informa que je devais aller à Fifield Manor (un château en ville du gourou, ndt); elle ne me dit rien d'autre, mais j'obéis sans savoir pourquoi. Au château, on me conduisit à un ascenseur, au septième étage. Le sol était si couvert de mobilier que c'en était suffocant. Un membre de la sea org me montra une porte entrouverte. J'entrai dans une très grande pièce aux rideaux lourds, tapisseries, emplie de sièges; c'était propre - jusqu'à l'obsession.

Dans un des sièges, en train de siroter ce qui semblait être un sherry, un homme lourd, d'un certain âge, cheveux roux-blancs, un peu trop longs derrière. Il portait une chemise blanche, des pantalons noirs, une cravate noire, des chaussures noires très lustrées. Il ne dit pas un mot, se leva lente- ment, s'approcha de moi, et me mena dans la pièce voisine. Je ne savais pas si c'était Hubbard, je me demandais s'il allait m'auditer, ou autre chose. Je le suivis. Je me retrouvai dans une chambre princière. Cela ne me perturba pas davantage, car l'audition des staffs se pratiquait souvent dans les chambres à l'Hotel Hollyday Inn. Il y avait une petite table avec un électromètre préparé; j'ai de nouveau pensé être auditée. Sans un mot, il commença à me déshabiller.

Il me répugnait. Je ne voulais pas coucher avec lui. J'étais pourtant terriblement effrayée et glacée jusqu'à l'os. Je ressentais un danger imminent. Je me rendis immédiatement compte du pouvoir calculé provenant de lui. Je savais que ma punition serait extrème si je résistais. Il avait le regard vide; pas d'émotion, pas d'interaction, rien. Je pris la décision de ne pas résister quoi qu'il arrive. Il semblait totalement hors du réel. Il avait l' air si étrange que je savais qu'en le provoquant, ce pourrait être très dangereux. Je l'ai laissé me déshabiller. Je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait ensuite. Il s'allongea sur moi.

Pour autant que j'en puisse juger, il n'était pas en érection; mais, en s'aidant de la main, il s'arrangea pour me pénétrer de son pénis. Pendant l'heure qui suivit, il ne fit rien, rien, absolument rien ! Passées les vingt-cinq premières minutes, j'étais effrayée comme jamais ça ne m'était arrivé.J'avais la sensation qu'il me disait à sa façon perverse à quel point il me haïssait en tant que femelle. J'ai commencé à penser que mon esprit m'était arraché de force. Ce fut le pire. Je croyais qu'il "convoitait" quelque aspect de ma personnalité, qu'il voulait se l'approprier. C'était bizarre, ce contrôle absolu, à un niveau que je pouvais alors concevoir.

Au bout d'une demi-heure, j'ai commencé à penser qu'il était fou. Je ne pouvais bouger mon corps écrasé sous le sien, et je savais qu'il n'avait toujours pas d'érection. Il ne me regardait pas; il avait la tête de côté, le regard dans le vague. Il me fallut me discipliner pour ne pas hurler, je sentais venir la crise de nerfs. Puis j'eus l'impression d'être morte. Il respirait à peine - je crus qu'il allait me tuer. Mes pensées virèrent au morbide. Une heure après, il se releva, et sortit. Je restai là une dizaine de minutes; m'habillai mécani- quement. Immédiatement après, j'ai commencé à pleurer hystériquement. J'ai pleuré, pleuré, pleuré. Je n'avais pas peur d'être engrossée. J'avais peur de ce qu'il avait eu en tête. Finalement, je n'ai plus pu pleurer; je suis descendue et repartie en bus à l'ASHO. Je n'en ai parlé à personne.

(Extrait du livre d'un très ancien chef de Mission et membre le 'sea org', Bent Corydon; le titre est "L. Ron Hubbard, Messie ou cinglé ?" Traduction: Roger Gonnet)


Allez voir nos amis Jurassiens suisse sur le sujet: http://www.anti-scientologie.ch/

15:25 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarko, scientologie

23/02/2008

L’AVENIR ? UNE PLONGEE VERS LA CHAPE DE PLOMB D’UN NOUVEAU MOYEN-AGE…

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Marche arrière toute ! Fini l’Humanisme, aux poubelles la Renaissance, aux chiottes les Lumières.
L’avenir ? Sectes, fanatismes religieux, nous font chuter vers un nouveau Moyen age… Et à toute vibure !
Le sens de l’histoire s’est inversé depuis l’ultra-libéralisme de Reagan et Thatcher dans les années 80, avec un bon coup d’accélérateur dû au neo-conservatisme de Bush.

Mais, à la différence du passé, ce nouveau Moyen age possède les apparences et les pouvoirs de la technologie. Une technologie dont l'usage sera réservé à une élite, et qui sera utilisée pour asservir, contrôler, réprimer, torturer, détruire et assassiner, avec une violence et une cruauté inédites. L’inquisition plus l’ordinateur !

Les points communs entre le Moyen-Age et la période actuelle ne manquent pas :
— le fantastique décalage entre riches et pauvres ;
— une société gouvernée par une élite issue de castes héréditaires et de moules réservés (grandes écoles) ;
— le peu de valeur accordé à la vie humaine ;
— le retour de l'esclavage, en Chine et en Asie d’abord, déjà en Europe et en Amérique ;
— le retour à la Loi du plus fort imposée au mépris des Droits de l’homme (Guantanamo…) ;
— le retour des empires totalitaires (USA de Bush, Chine, Russie);
— le retour de l'obscurantisme (islamistes, néo-chrétiens évangélistes américains, explosion des sectes) ;
— le retour aux guerres de religion (charia islamiste et « croisades » de Bush) ;
— le recul de la culture et de l'éducation, le retour de l'illettrisme, l’accès à l'éducation réservé aux plus riches ;
— la réapparition des « bandits de grands chemins » et des pirates en mer. Retour à une insécurité des transports (attaque sur les autoroutes, « home jacking », etc.
— le retour des épidémies et des maladies qui avaient été éliminées depuis un siècle. La typhoïde, la tuberculose, la diphtérie et la gale ont fait leur réapparition en Occident à cause du développement de la misère. La peste et le choléra sont à nouveau en progression dans certains pays du tiers-monde. En attendant la peste aviaire transmissible d’humain à humain ! ;
— le retour des pratiques tribales (piercings, tatouages, organisation en tribus des exclus, etc.) ;
— la mode « gothique » (les modes étant souvent un révélateur des tendances sociales à venir) ;
— le retour de la sorcellerie et des rites de magie noire ;
— l’influence prédominante des ordres occultes et des sociétés secrètes ésotériques parmi les élites dirigeantes (Skull and Bones, Bohemians Club…)
— une population de plus en plus misérable et inculte, décérébrée par les médias de masse au service des mercantis, dont la seule fonction est de fournir des esclaves à l'élite. D'autant plus qu'avec la surpopulation, l'esclavage est finalement le mode de production le plus approprié et le moins coûteux, surtout si les machines devaient être un jour paralysées par les pénuries d'énergie.
— etc.

La chape de plomb du Moyen age a duré 12 à 13 siècles… Bonjour l’avenir !

Eh! Pour ne pas vous gâcher le ouiquinde, je vous prépare une petite poésie grivoise!







12/02/2008

Douceur de vivre en terre d’Islam

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En Afghanistan, la ville de Balkh, dans le nord-est du pays, porte le souvenir d’une grande douleur. Au Moyen Age, la jeune et célèbre princesse Rab’e Balkhi, première femme de la période islamique à composer des vers en persan, avait été condamnée au plus terrible des supplices : être emmurée vivante dans les tréfonds d’un donjon. Son frère lui reprochait d’avoir aimé l’homme qu’elle s’était choisi. Avec ses dernières forces, la fatale amoureuse avait réussi à se taillader les veines pour écrire avec son sang sur les murs de l’oubliette un dernier poème bouleversant.

Huit siècles plus tard, c’est au tour d’un jeune journaliste afghan d’être condamné à mort pour avoir reproduit un texte dénonçant l’oppression des femmes en prétendant que les religieux donnaient une mauvaise interprétation du Coran. D’où l’accusation de blasphème, qui, dans la plupart des pays islamiques appliquant la charia (la loi coranique), est punie de la peine capitale.

Sayyed Pervez Kambakhsh, 23 ans, journaliste au Jahan-e Nao (le Nouveau Monde), a été arrêté, le 27 octobre, à l’université de Balkh alors qu’il distribuait son article dans le but, avait-t-il assuré, de provoquer un débat. Détenu pendant trois mois, il a été jugé fin janvier par le tribunal de Balkh, qui a estimé que ses écrits étaient «insultants pour l’islam et interprétaient de façon erronée les versets du Coran». D’où «une condamnation à la peine la plus grave qui est la peine de mort».

En 2006, un Afghan qui s’était converti au christianisme - ce qui est aussi puni de mort par la charia -, avait échappé à la peine capitale grâce à des pressions occidentales et trouvé refuge en Italie. Quelques années auparavant, deux journalistes, poursuivis aussi pour des écrits jugés blasphématoires, avaient eux aussi réussi à s’échapper de leur pays.

Derrière cette condamnation se devine le ressentiment des religieux contre le gouvernement Karzaï, jugé trop pro-occidental et coupable de tolérer une liberté de la presse comme le pays n’en avait jamais connue, et qu’ils estiment préjudiciable à leurs intérêts. La Constitution afghane intègre en effet deux fondements philosophiques contradictoires, la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui permet la libre expression, et la charia, qui interdit toute critique du Coran et du Prophète.

Or, confronté à une montée en puissances des talibans dans le sud et l’est du pays, le président afghan s’évertue à donner sans cesse des gages aux oulémas, dont il escompte le soutien. L’affaire du blasphème le place au pied du mur, face à la fois aux pressions des Occidentaux, qui lui demandent de gracier le journaliste, et à celles des milieux fondamentalistes. Lors de la rencontre des ministres de la Défense de l’Otan à Vilnius (Libération du 8 février) consacrée à la situation en Afghanistan, le ministre afghan Abdul Rahim Wardak a indiqué que Pervez Kambakhsh ne serait sans doute pas exécuté. Le procès en appel du journaliste lui permettra peut-être d’être sauvé. Sinon, il lui faudra compter sur la grâce présidentielle.

(lu dans Libération)