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03/09/2015

Au bistro de la Toile : encore une cagade pour l'EPR de Flamanville !

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- T'as vu Victor, encore une cagade pour l'EPR de Flamanville !

 

- Ouais. J'ai vu. « Un nouveau report de la mise en service de l'EPR de Flamanville et une réévaluation de son coût final ». Cette aberration - un réacteur d'une technique ancienne, dépassée mais gigantesque (1650 mégawatts), sacrifiant du fait de ce gigantisme la sûreté à la productivité – devait coûter 3 milliards d'euros, il devrait (??!!) finalement coûter 10,5 milliards. En plus, cette dangereuse merde, qui devait démarrer en 2012 sera (??!!) finalement mis en service en 2018.

 

- Et plus si affinité !

 

- L'idéal serait d'abandonner purement et simplement ce foutoir imposé par le redoutable autant qu'irresponsable lobby des nucléocrates. Ce chantier a multiplié les retards, les malfaçons, les pannes, les organes déficients. Béton plein de trous par manque de ciment, cuve pas assez résistante, etc., etc.. Ceci en partie à cause d'une cascade de sous-traitance qui fait que la compétence des acteurs réels du chantier n'est pas assurée. En 2011 déjà, l’ASN avait dénoncé « un manque de compétences, de formation à la culture de sûreté des intervenants » et des « lacunes d’EDF dans la surveillance des sous-traitants ». Le chantier emploie au maximum 4.000 personnes dont 3.200 salariés d’entreprises sous-traitantes d’EDF. 19 % de ces salariés sous-traitants sont employés par des entreprises étrangères, à plus de 80 % des Portugais. Quelques-uns y ont laissé leur peau... Rien n'est clair. Travail dissimulé, dissimulation d'accidents du travail, procès des sociétés Bouygues, Atlanco et Elco accusées d’avoir employé illégalement 460 ouvriers roumains et polonais, etc.

 

- Et en plus, voilà que la vieille centrale de Fessenheim, s'embronchant sur son déambulateur, tombe encore une fois en panne ! Le réacteur numéro un de la centrale s'est arrêté tout seul, sans cause définie. Un arrêt automatique. Encore heureux qu'il se soit arrêté ! Mais comme l'arrêt définitif de cette vieillerie est conditionnée – François dixit – à la mise en route de l'EPR de Flamanville, la vieille a encore un redoutable avenir...

 

- Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ? L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux. Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles. L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium. Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ». Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

Sais-tu aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

- Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

- Bonne question Loulle. Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

- Allez, à la nôtre tout de même !

 

 

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Illustrations : merci à Chimulus et à Red

 

 

01/09/2015

Monsanto vu par Noël Mamère et...en chanson !

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(…/...) « L’entreprise Monsanto, dénoncée il y a quelques années dans un documentaire et un livre de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto, est depuis des décennies responsable de scandales sanitaires à répétition ayant provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes : PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides Lasso et Roundup...

 

Le producteur de saccharine est devenu un géant de la chimie puis s’est reconverti dans la biogénétique. Mais celui qui est devenu le premier semencier de la planète n’a jamais cessé de détourner à son profit les lois des Etats, en pratiquant la corruption à haute dose, avec tous les moyens qui accompagnent cette pratique mafieuse, sous couvert de lobbying.

 

Dès 1949, un accident survenu dans une usine de Monsanto, en Virginie, révèle que l’herbicide 2,4,5-T contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant jusqu’à son interdiction dans les années 1970. En France, la fabrication et l’utilisation des PCB sont interdites seulement depuis 1987.

 

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

 

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

 

Biopiraterie et brevetage du vivant

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

 

Détentrice d’un brevet, aujourd’hui périmé, sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l’entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé classe le Roundup comme « probablement cancérogène ».

 

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

 

Tafta : un blanc-seing à Monsanto

Demain, avec le TAFTA, le projet de grand traité transatlantique, des entreprises comme Monsanto pourraient attaquer devant des tribunaux d’arbitrage privés les moratoires des États opposés à la culture des OGM et réclamer des indemnités de plusieurs millions, puisées dans les deniers publics.

 

Peut-on accepter une telle mainmise des entreprises privées sur une diversité génétique qui appartient à toute l’humanité, qui est le fruit d’un savoir-faire millénaire et qui constitue la source de toute alimentation humaine ?

 

Peut-on admettre que dans de nombreux pays, particulièrement du Sud, les « lois semencières », dictées par les multinationales, menacent la souveraineté alimentaire et criminalisent, comme de vulgaires voleurs, les paysans et paysannes qui produisent et échangent des semences traditionnelles ?

 

La lutte contre Monsanto est un combat transnational qui concerne à la fois les paysans, les consommateurs, les citoyens. L’alimentation est notre bien commun. Nous ne pouvons la laisser aux mains de criminels en col blanc.

 

En 2002, durant la campagne présidentielle, j’avais demandé la création d’un tribunal international compétent pour juger des crimes contre l’environnement. Cette exigence est plus que jamais d’actualité… Et la première assignation serait adressée au PDG de Monsanto. »

 

 

Source : http://www.reporterre.net/Nom-Monsanto-Metier-empoisonneur

 

Illustration:merci à Tommy

 


 

Allez, savourez ce pastiche musical :

 

http://www.youtube.com/watch?v=kUNxxXBAAQU



 

 

31/08/2015

Des Machines et des Hommes. Les hommes sont devenus superflus. Pire, ils encombrent...

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Les Machines seraient-elles devenues les ennemis des Hommes ? Elles envahissent notre espace vital, se rendent indispensables. Et surtout rejettent l'Homme...

 

Au début, les machines ont envahi les campagnes et les paysans sont devenus ouvriers. Aujourd’hui, les machines chassent les hommes de l'industrie. Même les pays à bas salaires où les entrepreneurs délocalisent leurs industries connaîtront le même sort car les machines sont toujours plus puissantes, plus rapides, plus nombreuses et moins chères. De plus elles ne font jamais grève, ne paient aucune charge sociale et sont « licenciables » sans indemnités ! Même dans les services, les machines remplacent de plus en plus l'humain également (DAB, distributeurs de billets SNCF ou avion, autoroute, etc.) rejetant au chômage de très nombreux employés.

 

Aujourd'hui, l'alpha et l'oméga des « économistes distingués » - la très vénérée croissance économique - n'est plus synonyme de création d'emplois. Elle n'a plus besoin d'hommes supplémentaires puisque les gains de productivité obtenus par les machines et les ordinateurs suffisent.

 

Et pourtant... Depuis toujours, les hommes étaient une richesse : on faisait des guerres, des razzias pour s'emparer des hommes, les réduire en esclavage pour exploiter leur force de travail. De même l'immigration combinée à l'esclavage a créé et fait la richesse des États-Unis. Mais tout s'est inversé. Le fric et l'énergie dépensés pour acquérir des hommes servent maintenant à les repousser... Les seuls immigrés que l'on admet sont ceux qui acceptent un salaire inférieur au coût d'une machine ou ceux suffisamment qualifiés pour qu'une machine ne puisse pas encore les remplacer. Ce dernier critère est valable aussi, bien entendu, pour les autochtones. Et même ce dernier territoire se réduit comme peau de chagrin. Chaque matin, en arrivant au boulot, un technicien haut de gamme se demande si un robot, une machine, un logiciel plus performant que lui n'aura pas pris sa place...

 

Les politiques connaissent ces évidences, mais ils les taisent, se gargarisant des emplois créés dans quelques secteurs encore à l'abri de la machine pour mieux dissimuler tous ceux qui disparaissent. Puis on arrange les statistiques, on alloue quelques poignées de figues aux plus démunis de façon à préserver la paix sociale. On organise des formations qui apportent aux « superflus » des compétences déjà dépassées sitôt acquises par l'évolution des machines. Mensonges et fausses promesses s'efforcent de camoufler leur impuissance pour ne pas désespérer le peuple. Un peuple assisté est un peuple docile...

 

Et les humains reculent toujours plus devant l'inexorable montée des machines intelligentes, des robots, des logiciels. Pour garder leurs revenus, ils s'évertuent à « travailler plus pour gagner plus », mais pour garder leur emploi, ils acceptent de gagner moins...

 

Pourtant, pendant longtemps, les progrès du machiniste entraînaient la suppression des tâches pénibles, la diminution du temps de travail, un enrichissement de tous, tant du patron que des ouvriers, une amélioration continue des conditions de travail et du confort de vie. C'était un modèle vertueux. Qui a disparu... A présent, les machines poussent toujours plus les hommes dehors et laissent les autres, ceux qui ont la « chance » d'avoir encore un job, travailler comme avant. Et certains politiques – Macron par exemple – ont l'impudence de faire encore l'apologie du « travailler plus » ! Il reste du travail, mais plus assez pour tous si on ne le partage pas car on est loin d'en créer autant qu'il n'en disparaît. La redistribution des richesses à travers le salaire est dépassée.

 

A qui profite ce surplus de productivité fourni par les machines, les robots, les logiciels intelligents ? Uniquement aux propriétaires des machines. Les « patrons » version économie financiarisée ont abandonné toute pudeur : le PDG d'Alcatel-Lucent ne part-il pas à la retraite avec 14 millions d'euros en récompense de son principal fait d'armes : avoir lourdé des milliers de salariés ! Mais le capitalisme, dans sa bêtise congénitale, coupe la branche sur laquelle il se vautre : au lieu de distribuer plus de salaires pour donner du pouvoir d'achat aux consommateurs, il utilise toutes les ficelles, toutes les magouilles (travailleurs détachés, délocalisation, etc.) pour payer moins. Avec ce résultat : plus les machines sont nombreuses et efficaces, moins il y a d'hommes susceptibles d'acheter leurs produits ! C'est du Ford à « K Pî près » comme disent les matheux, à l'envers.

 

Et le capitalisme est tellement stupide que le chef d'entreprise qui serait conscient de ce paradoxe et voudrait en conséquence augmenter les salaires de ses collaborateurs serait rapidement sorti du circuit par la sacro sainte « concurrence libre et non faussée ». Ses clients iraient acheter ailleurs les produits moins chers. Et même ses salariés achèteraient les produits meilleur marché de la concurrence ! C'est un cercle vicieux.

 

Chaque pays fait ce qu'il peut pour contenir son chômage, et les entreprises sont contraintes soit de licencier, soit de produire plus. Mais comme les nationaux n'ont plus assez de fric pour acheter ces produits, l'entreprise est contrainte d'exporter. Exporter ! Le mot magique. Mais à l'échelle de la planète, il n'y a pas d'exportation. Les Martiens ne sont pas encore des clients solvables... L'appareil productif capitaliste pousse toujours plus la production, mais parallèlement il appauvrit voire laisse dans le dénuement les clients potentiels de ses produits, réduisant d'autant ses débouchés ! Toujours cette vision à court terme de la mondialisation financière. Ainsi de plus de plus de richesses profitent à toujours moins de personnes. Creusant ainsi le fossé des inégalités avec les risques de troubles sociaux qui en découleront fatalement...

 

Si les gains de productivité réalisés grâce aux machines, aux robots, aux logiciels servaient à tous plutôt qu'à enrichir toujours plus quelques-uns, la surproduction cesserait, la société s'apaiserait et le saccage de la planète ralentirait.

 

Comment récupérer le bénéfice de ces gains de productivité ? La réponse est pourtant simple : taxer les machines au niveau de ce qu'auraient coûté les charges sociales des salariés qu'elles remplacent. Et redistribuer cet argent aux salariés, aux retraités, à toute la population en fonction de critères de moyens et de besoins à définir.

 

Ça a un nom ça : c'est le revenu universel !

 

 

Lecture utile sur ce sujet: "Proteus" de Louis Raffin

 

 

 

 

 

 

25/08/2015

Réchauffement climatique : Ah, la vache !

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Explosifs ! Qui ? Quoi ? Ben, les pets de vaches. Ça s'est passé en Allemagne où le méthane contenu dans les pets d'une centaine de vaches confinées dans une étable teutonne a explosé, blessant quelques bovidés et foutant le feu au toit de l'étable ! Les pets se seraient enflammés suite à une décharge électrostatique.

 

Eh oui. Les pets, ça brûle ! Qui, dans quelques délires de jeunesse n'a pas fait brûler ses pets ? Le jet léger prend des couleurs allant du jaune souffre au bleu sainte-vierge selon le repas de la veille... Délicat. Mais gare aux poils du cul !

 

Trêve de gaillardises. Tous les bestiaux produisent du méthane lorsqu'elles flatulent. Et les ruminants (bovins, ovins, caprins) balancent beaucoup plus de ce gaz que les monogastriques (porc et volaille). Les vaches laitières évacuent quotidiennement autour de 500 grammes de méthane. Multiplié par les centaines de millions de ses bestiaux, ça en fait du gaz à effet de serre ! Selon la FAO, les bovidés confinés dans des élevages produisent 44% des émissions mondiales de méthane ! Plus que l'industrie. Plus que les transports.

 

Un espoir pour le cul musical de nos amies les vaches : des chercheurs d'une université étazunienne ont découvert qu'un complément alimentaire, le 3-nitrooxypropano (3-NOP) bloque l'enzyme responsable de la formation de méthane dans la panse des bovins. Sans pour autant affecter la digestion des bestiaux ni nuire à leur production de lait.

 

Si cet inhibiteur de méthane est agréé par les autorités compétentes, cela pourrait avoir un impact important sur les émissions de gaz à effet de serre car les gaz émis par les vaches pourraient être réduits de 30 %. En voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

 

Faudra peut-être que j'en donne à ma femme...

 

Illustration X - Droits réservés

16/08/2015

OGM. Le guide des produits plus ou moins mangeables

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Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut manger, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on peut rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

14/08/2015

J'ai les crocs qui demandent le divorce.

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Eh ouais... j'ai une ratiche qui demande la séparation de corps... Pourtant, depuis qu'on vit ensemble. Elle ne veut plus de moi et me le fait savoir la salope. Seulement voilà, l'été, je vis dans la cambrousse, au fin fond de la Lozère, département splendide s'il en est. Mais allez trouver un arracheur de dents le ouiquinde du 15 août !

 

Nous touchons du doigt le problème des « déserts médicaux ». Au village le plus proche, la mairie met gracieusement à disposition du médecin volontaire un local clair, vaste, bien situé. Il est venu deux « toubibes » roumaines. Un petit tour et puis s'en vont.. Actuellement, après un an sans praticien, nous avons « touché » un toubib espagnol. Il est bon, sympa et compétent. Pour combien de temps tiendra-t-il ? Il y avait aussi, au début, un dentiste dans le même bâtiment communal, mais il a foutu le camp et il faut faire 50 bornes aller-retour pour espérer en trouver un.

 

La médecine est organisée de façon paradoxale : fonctionnement totalement libéral mais avec un financement public. Résultats : l’offre de soins se dégrade inexorablement en quantité. Deux généralistes s'installent quand vingt-cinq partent à la retraite. Certaines régions ont vu la moitié de leurs cabinets fermer. Dans dix ans, il y aura moins de 23.000 généralistes en cabinet contre 56.000 aujourd’hui. Les jeunes étudiants délaissent la spécialité « généraliste » pour d'autres plus glorieuses, plus rémunératrices.

 

Sont-ils réellement à plaindre, ces enfants gâtés de notre société ? La collectivité – donc nos sous - paie leurs longues études. Ne serait-il pas normal qu'en retour les toubibs acceptent au moins pour quelques années de s'installer là où leur présence serait la plus nécessaire ? Mais il est plus « sexy », plus confortable, plus rémunérateur de s'installer à Paris, Nice, Aix ou Avignon plutôt que dans le Nord, la Creuse ou la Lozère...

 

Pourtant, lorsqu'on aura le temps, on les plaindra : ils touchent 23 euros et réclament 25 euros par consultation. À raison de 12 à 15 minutes en moyenne, cela fait autour de 100 euros de l'heure, soit de 500 à 800 euros par jour de travail. Á rapprocher des - environ - 1000 euros net par mois du smicard et des 1500 euros par mois d'un enseignant débutant. Et vive le trou de la Sécu : 20 milliards environ, soit le prix d'un tunnel sous la Manche chaque année.

 

Ils obtiennent tout ce qu'ils veulent les toubibs parce qu'ils sont en position de force. Parce qu'ils sont nombreux sur les bancs du Sénat et de la Chambre des députés ; parce que le numerus clausus imbécile organise la pénurie.

 

Bon. Le mieux pour nous, cambrousards, c'est encore de manger bon, boire dru, brosser madame, respirer un air pur et encore gratuit en écoutant les petits oiseaux... Et avoir des crocs plus solides que les miens !

 

Porco dio...

 

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21/07/2015

Saint-Martin-de-Crau : des munitions en libre service ?

 

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On se souvient de l'émoi légitime soulevé par le vol de munitions sur un site militaire, il y a quelques semaines, à Miramas. Protection dérisoire, danger énorme. Irresponsabilité coupable.

Une mienne connaissance de la blogosphère, fort active et impliquée, m’a fait connaître les faits suivants :

 

« Dans la nuit du 06 au 07 juillet 2015, un véritable arsenal de guerre composé de grenades, de détonateurs et de pains de plastic étaient dérobés sur le site militaire de Miramas. Le Ministère de la Défense s'en est ému en demandant sous quinzaine une évaluation de la protection des sites militaires de stockage de munitions. Mais la question des sites privés, comme celui de la Carougnade, à Saint-Martin-de-Crau ne semble perturber personne. (dans les Bouches-du-Rhône, près d’Arles – NDLR)

 

Le site en question, qui appartenait à la Société Industrielle de Munitions et Travaux (SIMT) est à l'abandon depuis des années. Il servait à retraiter des armes et munitions de l'armée française. Confrontée à des problèmes financiers, la SIMT avait fait le choix d’enfouir plusieurs tonnes d’explosifs plutôt que de les traiter, réalisant ainsi des plus values  juteuses.

 

Depuis juillet 2013, nous dénonçons cette situation (cf article en bas de page). Mais depuis, rien n'a bougé !

 

Deux questions fondamentales restent toujours en suspend :

 

·         quel est l'impact des déchets et munitions enfouis au niveau de la pollution de la nappe

 

·         quels sont les risques encourus par les personnes qui habitent à proximité mais aussi par les Saint-Martinois quand on sait que des obus sont entreposés au dessus d'un pipe-line ?

 

Au regard de l'actualité survenue à Miramas, à ces questions, il faut rajouter celle légitime qui consiste à se demander si le site ne risque pas de devenir un "libre service militaire" avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir.

 

Nous demandons donc au maire de Saint-Martin-de-Crau, au Préfet et au sous-Préfet d'apporter toutes les réponses nécessaires avant que ce dossier ne fasse l'objet du prochain scandale local. »

 

On peut trouver tout le dossier ici : http://www.agirpourlacrau.fr/parcs-photovoltaiques/le-dossier-explosif-de-saint-martin-de-crau

 

 

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 Une pancarte rouillée "Défense d'entrer - Danger de mort" et un vague grillage...

 

 

 Illustrations X - Droits réservés

 

16/07/2015

J'ai les boules : ce Tour m'emmerde...

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Eh oui. On en est à mi-tour et on s'emmerde... Sauf si on regarde surtout le fantastique survol de cette France si belle, si variée. Fotorino plus intéressant que les deux charlots duettistes. Mais tout de même, il faut une course !

 

Or cette course n'est plus qu'un prétexte : le Tour c'est avant tout des paysages somptueux, filmés avec des débauches de moyens, qui nous découvrir des lieux discrets, retrouver des stars du paysage français comme le Mont-St-Michel, les grandes cathédrales, les châteaux chargés d'histoire, s'extasier devant la beauté intimidante des grandes montagnes, lieux mystérieux entre tous, où se forgent les légendes. Le Tour, c'est aussi et surtout une grande caravane publicitaire, un outil gigantesque de bourrage crâne commercial camouflé derrière un raout folklorique et festif. Pourquoi pas ? Mais le sport la-dedans ?

 

Il se résume à une confrontation plus ou moins virulente entre quelques équipes qui sont des machines de guerre au seul service du lideur, du chef. Il y a celles qui jouent en première division, les Sky de Froome, les Astana de Nibali, la Tinkoff de Contador et. Puis il y a les autres...

 

Les Sky, c'est l'équivalent en budget (20 millions) de celui de l'Agence mondiale antidopage (AMA) ! Astana, c'est 15 millions et l'appui d'un pays à la morale « pittoresque », le Kazakhstan dont la capitale se nomme...Astana ! Quant à Tinkoff, elle appartient à un bankster milliardaire russe...

 

Ces équipes sont là pour gagner, pas pour soulever l’enthousiasme, encore moins pour faire rêver. Le Tour, pour eux, c'est du business. Il faut gagner, et tous les moyens sont bons.

 

Les moyens organisationnels : embaucher les meilleurs coureurs qui doivent dès lors, moyennant des salaires conséquents, renoncer à toute ambition sportive individuelle pour se mettre au service exclusif de leur lideur. Ces machines à rouler tuent la course en neutralisant toute tentative de bagarre. Et on s'emmerde...

 

Les moyens physiologiques : on se demande pourquoi ces gaillards sportifs jeunes, en pleine forme, ont besoin d'être suivis par des escouades de « médecins »... Le soupçon (??!!) de dopage est toujours là. Comme dans tous les sports professionnels d'ailleurs, football, tennis, rugby, athlétisme et autres. Pourquoi les autobus des grosses équipes sont-ils protégés par des vitres fumées et fermés comme des coffre-forts ? Les voleurs ayant toujours une longueur d'avance sur les gendarmes, beaucoup de traitement sont indétectables. Les « médecins » sont là pour faire en sorte que les coureurs « traités » respectent les périodes d'incubation, que les « traitements » se fassent dans des périodes précises avant les courses. Pas vu, pas pris. Et seuls les crétins se font prendre, comme l'autre, défoncé à la coco... Et pas question de balancer ! Sinon les lendemains seront durs pour la balance. Pareil pour les anciens champions s'ils ne veulent pas être éjectés du milieu qui est toute leur vie... Quant aux médias, les journalistes « sportifs » restent désespérément discret à ce sujet...

 

Les moyens techniques : Froome, dans la montée vers la Pierre-Saint-Martin, a démarré comme s'il avait une mobylette ! Comme il l'avait fait au Ventoux en 2013. Ça donne à réfléchir. Les vélos peuvent être changés sans contrôle en cours de course. Ils sont rarement vérifiés à l'arrivée où, dans la cohue, il est très facile de remplacer un vélo « motorisé » par un vélo « propre...

 

Le pire, c'est que le public semble s'en foutre : « ils n'ont qu'à autoriser le dopage, ils seront tout chargés, et ça reviendra au même » entend-t-on dire... Bonjour l'exemple pour les jeunes !

 

Est-ce vraiment nouveau ? C'était mieux avant ? Plus propre ? Ça faisait rêver ? Le rêve n'a plus de raison d'être dans le monde du fric-roi. Et puis soyons honnêtes : où sont les champions, les « campionissimo » d'avant ? La plupart sont...morts, jeunes ! Bobet : mort. Coppi : mort. Koblet : mort. Anquetil : mort. Fignon : mort. Etc. Restent tout de même Poulidor, Thevenet et Mercx. Il faut croire qu'ils sont plus solides que les autres...

 

"Bon, Victor, t'as fini de baver, oui ? Allume ta télé : c'est l'étape du plateau de Beille."

 

C'est l'étape de l'Ariège ! Un pays cher à mon cœur, où j'ai été bûcheron dans une autre vie... Mon pote , Béguery, un colosse basque, sera devant chez lui, juste au pied de la terrible ascension vers Beille ! Je ne veux pas le manquer.

 

A ciao !

 

 

Photo X - Droits réservés

 

15/07/2015

CANICULE : VERS LA CLIMATISATION DES AISSELLES

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Chercheur au CIPC de Cros (Saint-Sylvestre, Ardèche), René-Louis Thomas, déconologue émérite, anime l’équipe qui met la dernière main au prototype de climatiseur à aisselles, rendu possible par l’extrême miniaturisation des composants et les progrès de la micro-électronique.

 

« Coiffant » un chapeau de soleil spécifique, très léger, des cellules photovoltaïques de dernière génération fournissent l’énergie nécessaire pour alimenter une minuscule pompe à chaleur inversible, une soufflante pas plus grosse qu’un dé à coudre et une régulation électronique relativement simple.

 

Complètement invisible, ce dispositif peut être connecté à deux conduits souples, transparents ou couleur chair, raccordés aux diffuseurs ergonomiques souples (moulés dans un matériau hypo-anallergique) placés sous les aisselles.

 

Le monde agricole, le secteur du BTP, l’armée…et les simples randonneurs sont intéressés par cette invention qui apporte un confort et une sensation de bien être spectaculaires. Il est évidemment possible de clipser des prolongateurs vers les chaussures ou vers le bas du dos et le scrotum, zones particulièrement sensibles aux effets de la canicule.

 

Chacun sait que l’échauffement des pieds et la macération qui en résulte provoquent des mycoses et il est, par ailleurs, scientifiquement démontré que l’échauffement prolongé des gonades réduit considérablement la fertilité masculine.

 

Qui a dit que les chercheurs français n'étaient pas des trouveurs ?

 

 

Contact presse :Laboratoire d’essais Véga du CIPC – CROS - 07440 SAINT-SYLVESTRE - tomaplats07@orange.fr

 

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10/07/2015

Coup de force: l’autorisation de la poubelle nucléaire de Bure cachée dans la Loi Macron !

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Ce gouvernement est sans vergogne : il vient de glisser sournoisement, dans la très droitière Loi Macron, un amendement présenté avec l’assentiment de l’Élysée et défendu à l’Assemblée par le ci-devant Brottes François, président PS de la commission spéciale, reprenant mot pour mot l’amendement du ci-devant Longuet, parlementaire de droite ayant parfois affaire à la justice. Objet de cet amendement : ouvrir la voie au projet « Cigeo », présenté par l’ANDRA (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) d’enfouissement en sous-sol des déchets radioactifs sur le site de Bure, en Lorraine. Cette disposition avait déjà été glissée en décembre 2014, toujours à la sournoise, dans le projet de loi « pour la croissance et l’activité », mais retiré in extremis devant la levée de bouclier des Verts et des associations de lutte contre les projets nuisibles et récurrents des nucléocrates. Eh bien cet amendement a été adopté, comme toute la Loi Macron, avec ce déni de démocratie qu’est le « 49/3 », procédure totalitaire permettant à l’exécutif de s’assoir allègrement sur le législatif !

On va donc pouvoir enfin mettre en route ce camouflage des raclures de l’industrie nucléaire, déchets hautement dangereux, et pour des milliers d’années…

Rappelons ce qu’est ce « centre de stockage géologique des déchets radioactifs » à Bure. Il s’agit de créer un centre de stockage des déchets atomiques résultant de l’activité des centrales électronucléaires. Pour ce faire, l’ANDRA (l’organisme en charge de cette réalisation) doit creuser dans le sous-sol argileux de Bure (petite localité de Lorraine) des puits d’accès, des galeries de circulation et des loges où seront entreposés pour des millénaires et des millénaires des conteneurs d’acier emplis des déchets nucléaires vitrifiés. Á charge pour l’Andra de faire en sorte que ce stockage soit réversible, c’est-à-dire que – si l’avancement de la science le permet dans l’avenir – ces colis soient récupérables ! Ce qui n’est pas évident comme l’a montré un incendie dans une installation similaire aux Etats-Unis…

Ce pilote industriel devrait permettre de tester sur le terrain, en vrai situation, l’ensemble des équipements, avec de faux colis d’abord puis avec de vrais colis radioactifs représentatifs de tout ce qui devra être stocké. Ces tests devront prouver la réversibilité du procédé en montrant que tous ces colis sont récupérables durant une centaine d’année ainsi que la qualité et la durée du scellement des alvéoles de stockage. L'Andra prévoit un démarrage lent, puis une montée en cadence jusqu'au 3.000 colis par an, la vitesse de croisière visée.

Suite aux luttes des opposants au projet, celui-ci a subi quelques évolutions :

- l’acheminement des colis se fera uniquement par voie ferrée (avec création d’une voie finale spécifique) ;

- le creusement des galeries se fera grâce à un tunnelier (technique éprouvée et meilleure maitrise des coûts) ;

- les alvéoles de stockage des colis radioactifs vitrifiés pourront atteindre cent mètres ;

- la descente de ces colis se fera par un système de funiculaire de façon à ce que les moteurs soient en surface donc toujours accessibles.

Ces évolutions sont positives, mais qu’en est-il de la mémoire à très long terme de ces sites ? Et que penser de la sureté du site à long terme, qui dépend uniquement des propriétés géologiques de la couche d’argile à 500 mètres de fond ? Ça, ce n’est pas le souci des nucléocrates… Les générations futures n’auront qu’à se démerder avec !

Au-delà des dangers de ce stockage, il convient de s’interroger sur la manière de faire passer cette décision engageant les générations à venir : en toute mauvaise foi, sournoisement, en glissant ce « cavalier » (disposition qui n’a rien à voir avec l’objectif de base du projet de loi, et donc inconstitutionnelle).

Dès lors, comment accorder quelque confiance que ce soit à un gouvernement qui non seulement renie avec une remarquable constance ses promesses électorales et donc trahit ses électeurs (dont je fus…), mais qui utilise des dispositifs autoritaires antidémocratiques (le recours au « 49/3) ?

Vivement un Syriza ou un Podemos français ! On peut toujours rêver…

 

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16/06/2015

Guerre contre Monsanto. Des nouvelles du front.

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Camouflage. Monsanto travaille sur un accord de fusion avec son concurrent suisse Syngenta. Dans ce cadre, l'entreprise la plus détestée au monde tente de tromper le public en changeant le nom de la nouvelle entité provenant de la fusion de ces deux gros fabricants de poisons mondiaux. Monsanto veut ainsi échapper à sa triste histoire en abandonnant son nom synonyme dans l'esprit de beaucoup d'empoisonnement, de manipulation du vivant, de spoliation par les brevets, de ruine des petits paysans par les OGM.

Si cette fusion Monsanto Syngenta arrive à son terme, cela multipliera les préoccupations environnementales et de santé, mais aussi celles concernant le contrôle de l'agriculture et de main mise sur le système alimentaire mondial.

 

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Victoire judiciaire conre Monsanto. Le 20 mai 2014, 66 % des électeurs du comté de Jackson (Etats-Unis) ont voté pour interdire la culture des plantes OGM dans ce comté. Soutenu par 150 exploitations familiales et des centaines d'entreprises locales. C'est une association de lutte contre les OGM, « The Center for Food Safety » qui a porté plainte contre le préjudice subi par les agriculteurs cultivant sans OGM par le voisinage de cultures OGM qui contaminent leurs productions. La victoire en justice a été acquise, malgré un million de dollar dépensés par Monsanto et d'autres sociétés de produits chimiques. Selon l'ordonnance de justice, les agriculteurs qui ont déjà des cultures génétiquement modifiées peuvent récolter cette année, mais doivent retirer les cultures OGM dans les 12 mois. Ils réclament néanmoins d'énormes compensations financières...

 

* * * *

 

Le glyphosate interdit au Sri Lanka. Le président nouvellement élu du Sri Lanka (ex Ceylan), Maithripala Sirisena, a annoncé que l'importation du plus utilisé des herbicide, à base de glyphosate, sera interdite avec effet immédiat. Le nouveau président, agriculteur et ancien ministre de la santé, soucieux de protéger la communauté agricole du Sri Lanka, a déclaré que le glyphosate est responsable de l'augmentation du nombre de maladies rénales chroniques parmi les agriculteurs. Dans ce pays, ces seules maladies rénales chroniques affligent 15 % des personnes en âge de travailler dans la partie nord du pays. 400.000 paysans sont atteints et le nombre de mort est estimé à 20.000.

Suite au dernier rapport de l'OMS sur le glyphosate, SRI Lanka est le deuxième pays à interdire totalement la vente d'herbicides à base de glyphosate, après le Salvador qui a pris cette décision dès 2013 pour les mêmes raisons. Les Bermudes ont également institués une interdiction temporaire sur les importations de ce produit.

 

* * * *

 

En France. Le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé en France, ne sera pas interdit malgré son classement comme "probablement cancérigène", a annoncé Stéphane Le Foll... Le glyphosate, présent notamment dans le Roundup (Monsanto), et les insecticides malathion et diazinon ont été classés en mars cancérogènes "probables chez l'homme", même si les "preuves sont limitées", selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

L'association de consommateurs CLCV a interpellé les agences sanitaires françaises et européennes et le ministre de l'Agriculture concernant le glyphosate, demandant notamment qu'il ne soit plus vendu en libre service aux jardiniers amateurs. Le RoundUp est pourtant encore largement présent dans toutes les jardineries et les grandes surfaces... France, Sri Lanka, ce n'est manifestement pas le même combat. Les lobbies seraient-ils passés par là ?!

 

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15/06/2015

Puçage RFID humain désormais en France. La démocratie est mal barrée...

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Il y a quelques semaines, quelques rares médias et surtout la blogosphère ont bruissé autour de cette nouvelle : une entreprise suédoise rendait obligatoire pour ses salariés l'implantation d'une puce RFID dans la main. Pour quels avantages accepter une telle sujétion ? Ouvrir quelques portes sans sortir son badge, payer le café à la cafétéria de la boite, se servir de la photocopieuse et quelques autres konneries de ce calibre. Et c'est pour ça que ces salariés acceptent cette servitude volontaire ? Aux fous ! Avec cette puce – qui permet la géolocalisation par satellites de l'individu porteur, qui intègre des tas de données personnelles, d'identité, d'adresse, de santé, de coordonnées bancaires, de cartes de crédit, etc. - le bétail humain devient aussi traçable que les vaches...

 

Eh bien ça y est : ces horreurs – qui illustrent l'effarante propension de l'humanité à accepter la servitude volontaire – sont maintenant en France. Depuis ce dernier ouiquinde, le 13 juin au Festival Futur en Seine, sur le plateau de La Gaité lyrique à Paris. Sans trop y réfléchir, des gars et des filles, au bon sens aveuglé par le « progrès branché », rêvant de « l'Homme Augmenté », ont payé 200 euros pour se faire planter dans la viande, entre le pouce et l'index ou sur le dos de la main, une puce électronique, la même qu'on implante aux vaches. Avantages : cette puce peut permettre d'ouvrir leur porte, leur box de parking, d'entrer dans leur salle de sport, d'entrer et de payer leur consommation dans leur discothèque et autres broutilles comme déverrouiller leur ordinateur ou leur smartphone...

 

Bien sûr, les promoteurs de ce puçage insistent sur le fait qu'il s'agit d'améliorer les capacités des êtres humains par la biotechnologie, de nous rendre plus efficace, d'optimiser notre intégration dans notre environnement urbain et professionnels, bref, de nous rendre plus « efficient ». Il s’agit aussi de préparer l’opinion publique à ce qui sera demain la norme quand les pouvoirs publics rendront le puçage obligatoire. Les imbéciles heureux volontaires de ce marquage électronique dernier cri sont en réalité les cobayes d’un projet d’envergure qui vise ni plus ni moins qu’à rendre l’individu totalement transparent et à le livrer pieds et poings liés aux dispositifs de surveillance et de contrôle.

 

La finalité, c'est de laisser aux individus le moins de liberté possible. En connaissant tout d'eux, identité, coordonnées bancaires, santé, cercle d'amis, photos, etc. Pour cela, la konnerie humaine étant la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini, les « fliqués » étalent eux-même à la vue des « fliqueurs » toute leur intimité dans les réseaux dits sociaux qui ne sont que des outils d'espionnage acceptés par ceux qui s'y vautrent avec une naïveté effarante.

 

La technologie RFID (Radio Frequency Identification) permet d’identifier un objet ou un être vivant, d’en connaître les caractéristiques et d’en suivre le cheminement, le tout à distance et sans contact, grâce à une étiquette émettant des ondes radio, attachée ou incorporée à l’objet. Les informations sont stockées sur le produit où l’étiquette est collée ou implantée, et transmises au lecteur RFID par ondes radio. La RFID est utilisée pour la traçabilité de certains produits ou objets, l’identification des animaux d’élevage (remplaçant le tatouage) ou des individus (par stockage des données biométriques dans les badges électroniques, passeports, cartes d’identité ou d’assurance maladie, titres de transport ou permis de conduire). Sans compter que le piratage est toujours possible : ces ondes étant rarement cryptées, il est très facile de les intercepter et même de les copier sur un autre support, et ainsi d’usurper l’identité d’autrui. Et rien n’interdit d’y placer des “cookies”, comme ceux qu’envoient les sites web, afin de suivre à la trace le trajet des objets ou des personnes ainsi identifiés. Le risque de traçabilité des individus et le faible niveau de protection de leurs données personnelles ont suscité l’inquiétude de la CNIL. Ceci sans parler des risques de cancers induits par les ondes émises par ces engins... Un prochain scandale sanitaire ?

 

Mais le danger principal est surtout d’offrir aux récents projets de surveillance généralisée des populations (voir Loi sur le renseignement, pire que le Patriot Act yankee) un outil parfaitement adapté et efficient. Implanté dans le corps de l’individu, la RFID devient l’instrument de contrôle social sans doute le plus redoutable jamais conçu. Le stockage quasi-illimité des données personnelles permet de l’identifier à distance, de savoir (presque) tout de lui et de le suivre dans tous ses déplacements.

 

Depuis une quinzaine d'années, des lois en cascades réduisent les libertés publiques, sous prétexte de « lutter contre le terrorisme ». La RFID, comme les autres outils technologiques de surveillance et de contrôle alimentant le renseignement préventif, sert le projet totalitaire d’une société d’individus dans laquelle toute notion de vie privée a été abolie et placée sous la domination totale et permanente de l’appareil d’État.

 

Elle est mal barrée la démocratie...

 

Sources :

lien 1

lien 2

 

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11/06/2015

L'EPR bientôt à la poubelle ?!

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Et une cagade de plus pour ce cher, ce très cher EPR ! Maintenant, ce sont les soupapes de sécurité qui déconnent. C'est vrai qu'on est habitué et donc ça ne choque plus personne. Mais ça donne encore plus de poids à LA question : on arrête là les dégâts où on continue les konneries ? Ouarf ! Les drogués aux neutrons doivent s’étrangler de rage !

 

Non mais, on croit rêver ! On cauchemarde plutôt ! Si nous, Français, arrêtons la construction de ce « machin » qu'est l'EPR, qui va nous en acheter ? Et ces belles centrales que fabriquent (mal!) Aréva et EDF, qu’est-ce qu’on va en faire ? A qui va-t-on les fourguer ? Aux Chinetoques ? Mouais… On leur en vend deux, ils les décortiquent et les refont à l’identique, en changeant seulement la couleur des rideaux. Et on l’a dans l’oigne. Comme Siemens pour ses TGV, comme EADS pour ses Airbus ! D’accord, on a vendu un EPR à la Finlande. Mais alors là, c’est la honte ! Des années de retard, des problèmes à n’en plus finir et un coût qui passe de 3 milliards d’euros à…9 milliards (pour le moment !), la différence étant par contrat à la charge des fabricants.

 

Les fabricants, en France, ce sont Aréva et EDF. Les « fleurons » de l’industrie nucléaire françouaise ! Fleurons ? Plutôt fanés… Aréva est en faillite. Ses choix en matière de recherche de sites uranifères se sont montrés hasardeux, voire scandaleux d'incompétence. Le retraitement des déchets ? Plus de contrats sauf ceux d’EDF imposés par l’Etat. Construction de centrale ? Voir l’EPR de Finlande. Un bide et un gouffre financier. Fabrication du combustible ? Les commandes ne se bousculent pas, d’autant plus que le fameux Mox (mélange d’uranium enrichi et de plutonium de récupération) a montré à Fukushima sa nocivité redoutable.

 

EDF est appelé à la rescousse. Ben voyons... EDF a la possibilité de pomper dans la poche des clients et, malgré ses dettes faramineuses et la plongée de son cours de bourse, s’en tirera toujours, c’est nous qui payons !

 

Moralité : la France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima.  Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essouffleront à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

 

 Sauf que...le décret d’autorisation de l’EPR expire en avril 2017. Si le réacteur ne peut être mis en service à cette date, le gouvernement pourra annuler son cadre réglementaire ! Publié le 10 avril 2007, le décret n° 2007-534 prévoit en son article 3 que « le délai pour réaliser le premier chargement en combustible nucléaire du réacteur est fixé à dix ans à compter de la publication du présent décret ». Soit le 11 avril 2017. Le problème, c’est qu’il semble fort improbable qu’à cette date le réacteur Flamanville-3 puisse être mis en service. Car il faut d’ici là que l’ASN autorise le chargement des combustibles, décision qui nécessite de nombreux essais. Après les problèmes de la cuve, les nouveaux déboires au niveau de ces installations essentielles que sont les soupapes de sûreté rendent cette décision plus qu'aléatoires. « Si l’EPR n’est pas mis en service en avril 2017 se pose la question du statut juridique de l’installation, écrit la commission parlementaire d’enquête sur les coûts du nucléaire, pilotée en 2014 par les députés François Brottes et Denis Baupin. Le gouvernement aurait la possibilité d’annuler le décret, obligeant EDF à reprendre la procédure. » Concrètement, l’EPR ne serait pas jeté à la poubelle comme un gigot ayant dépassé sa date de péremption, mais il entrerait dans une séquence juridique difficile... Avec – enfin – la possibilité juridique de fermer ce chantier dangereux et d'arrêter de creuser ce gouffre financier.

 

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26/05/2015

Les marcheurs anti-Monsanto

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Nous étions des millions, partout de par le monde

Á défiler, gueuler, contre la firme immonde

Qui prétend acheter, breveter le Vivant

Avec, comme complices, de prétendus savants.



Voilà que maintenant l'Union Européenne

Eurocrates vendus à la grasse bedaine

Acceptant, pour du fric, toutes les felonies,

Autorise à tout va les semences honnies.

 

Nous, qui ne voulons pas bouffer des OGM

La FNSEA nous jette l’anathème,

Nous traite de crétins, de gogos passéistes

Entravant le triomphe du choix productiviste…

 

Tous les Monsanto-boys nous jouent à pleines orgues

Le grand air du Progrès, sûrs d'eux et plein de morgue,

Promettant aux crédules des villes et des champs

Opulence, bonheur et futur alléchant.

 

Le monde est en furie, les manants crient famine

En Afrique, en Égypte, en Thaïlande et en Chine

« Nous pouvons, disent-ils, résoudre ces problèmes,

Il suffit de planter, partout des OGM ! »

 

La pieuvre Monsanto, tueuse mondiale

Corrompt, par son pognon, toute fibre morale,

Elle jette à ces Veaux du foin et du travail,

Elle endort leur bon sens, fait de nous des cobayes.

 

Achète députés, gras sénateurs repus

Scientistes marrons grâce à l’argent qui pue,

Culture de mensonge, de dissimulation,

D'achat des consciences, d'actions sans précautions.

 

Honte sur ces élus à l'épais crâne obtus

Engraissés aux dépens de leur pays vendu

Salauds aux fronts de bœufs vautrés dans un argent

Gagné sur le malheur et sur la mort des gens.

 

Salauds, quand vos enfants, crevant de leucémie

Verront bien que vous êtes leur pire ennemi

L’œil de Caïn, sur vous, sortant de leurs yeux morts

Fera de votre vie un enfer de remords.

 

 

Les marques Monsanto que vous pouvez éviter d'acheter

 

 

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20/05/2015

Mieux que le nucléaire: Vive la merde, énergie propre et renouvelable !

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En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu’au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d’âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

Pompons la merde, et pompons-la gaiement !

 

« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l’a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu…

Et puisqu’il faut que rien n’se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l’horizon…. »

 

Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l’humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !

 

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier. Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Mais ce merdo-carburant industriel ne fait que reprendre des procédés mis en service au niveau familial depuis longtemps dans la province du Si-chouan. Il existe dans cette région rurale de Chine des milliers de réalisations qui transforment la merde tant humaine qu’animale en biogaz directement utilisé par la famille, sur place, pour la cuisine et l’éclairage, voire la production d’électricité avec une installation collective plus importante.

Ecoutons la narration de Florita Botts, une voyageuse à l’esprit ouvert : (.../...) J'ai été menée dehors, derrière la maison. Le cadre et la femme au foyer m’ont montré un couvercle dans la terre, avec un tube en plastique émergeant de lui et menant par le mur de leur cuisine. Sous ce couvercle, il y avait un puits hermétique appelé le « digesteur », où les déchets organiques fermentaient et créaient le biogaz. Le gaz était amené dans la maison par le tube en plastique.

À côté de la maison étaient deux hangars. C'était la porcherie de la famille, contenant deux porcs roses très propres reniflant et grognant. Leurs excréments et urine s'écoulaient par une gouttière inclinée directement vers le digesteur souterrain. L'autre hangar était le WC de la famille. Il était également écoulé directement dans le digesteur de biogaz. La porte des latrines a été ouverte de sorte que je puisse aller voir tandis que le cadre expliquait. C'était un deux-sièges. Il n'y avait aucune puanteur.

Les excréments de porcs et d'humains déversés dans le réservoir souterrain sont mélangés à des déchets végétaux tels que des tiges de paille ou de plantes, avec assez de boue liquide pour créer une couverture étanche protectrice, sous laquelle des microbes travaillent pour fermenter ce mélange et pour produire le biogaz. Cela est défini comme une fermentation anaérobie. 

Le cadre m’a expliqué que les excrétions d'une famille de quatre personnes et deux porcs fournissaient les besoins de carburant du ménage quotidien. Non seulement ce système produit un carburant propre, inodore, sans fumée, mais il fournit également un engrais organique au contenu élevé d'azote et de phosphore. Le gaz sort d’une boue liquide - également inodore. Cette boue est écopée régulièrement par une sortie ouverte à côté du digesteur et épandue directement sur les récoltes.

Un autre aspect extraordinaire du biogaz est sa contribution  au contrôle de la pollution et à un environnement sain. Pendant le processus de fermentation, les parasites intestinaux - comme le ténia, ankylostome, amibes - les bacilles de bactéries entériques, de dysenterie et de paratyphoïde sont détruits. C'est un dispositif extrêmement important de santé publique dans des conditions tropicales et subtropicales. Il signifie que les latrines sont non polluantes, et que l'engrais propre retourne au sol et aux récoltes.

 

Bon, je vous laisse, je vais de ce pas sauver la planète !

 

Sources :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...

http://www.drylandfarming.org/FB/Biogas4.html

 

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18/05/2015

Avis de gros temps : Mistrals en Rafales...

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Notre marchand de bouts de fer qui tuent se gargarise des ventes de Rafales, de frégates, de missiles à ces belles et saines démocraties que sont le Qatar, l'Arabie Saoudite, l’Égypte. On n'est pas le pays des droits de l'homme (des Personnes humaines, pardon) pour rien : la France ne vend des engins de guerre (défensifs, ben voyons!) qu'à des clients présentables, étiquetés « démocratie » (enfin, disons plutôt inféodés aux États-Unis...).

 

Ce qui n'est pas le cas de ces salauds de Russes. Ah mais ! Des gens qui ont répondu favorablement à la volonté des gens de Crimée, des gens qui osent avoir quelque sympathie pour ces salauds d'indépendantistes de l'Est de l'Ukraine qui ont l'impudence de refuser les diktats des nazis mis au pouvoir à Kiev par la Cia...

 

Donc, not'bon président Hollande (Ouille!), drapé dans son droit-de-l'hommisme offusqué, refuse de livrer aux Russes des bateaux conçus conjointement, fabriqués chez nous et payés par les Russes. Il aurait été capable de prendre une décision notre pistachié en chef ? Allons, allons. Toutou docile, il obéit surtout aux injonctions d'Obama, le black-bush qui sévit aux États-Unis, celui-là même qui a semé la zizanie en Ukraine, celui-là même qui installe les forces belliqueuses de l'Otan en encerclement de la Russie. Eh ! Les États-Unis, - premier marchand d'armes du monde - voient d'un mauvais œil d'une part un concurrent s'émanciper, de l'autre une puissance qui les ont faits trembler au temps de l'URSS relever la tête et montrer ses muscles.

 

Ça va nous coûter un bras cette konnerie. Rappelons les faits. En juin 2011, la DNCS/STX, constructeur naval français, signe un contrat de 1,2 milliard d'euros avec la Russie pour la construction de deux BPC (bâtiments de projection et de commandement), navires polyvalents modernes de la classe Mistral. Le premier navire, le Vladivostok, est terminé, il a été homologué à la mer, des équipages russes sont venus pendant plusieurs mois le découvrir et s'y former à Brest. Il devait être livré en novembre 2014. Mais patatras ! Obama fait les gros yeux à François Hollande (Ouille!) et celui-ci, de tergiversation en reculades, se retrouve dans une impasse aussi humiliante que ruineuse : un fournisseur refuse de décider de livrer ou non à son client des marchandises que celui-ci a déjà payées ! Bonjour la fiabilité commerciale. Après ça, va-t'en chercher de nouveaux clients !

 

L'annulation de la vente des BPC Mistral à la Russie coûterait entre 2 et 5 milliards d'euros à la France au titre du contrat non rempli, soit quatre fois le montant du contrat ! Car au prix direct des navires, il convient d'ajouter les frais de formation engagés par les Russes, la construction d'infrastructures à Vladivostok, où devait être basé le premier Mistral, et la fabrication de quatre hélicoptères de combat Ka-52. De plus, ces bâtiments ont été construits en fonction de contraintes spécifiques à la flotte russe. Les vendre à un pays tiers serait donc livrer à ce tiers bien des secrets concernant l’infrastructure navale militaire russe. Ce que Moscou ne veut évidemment pas. La France ne peut donc pas vendre ces bateaux à d'autres qu'aux Russes. Les garder pour nous ? Notre attitude inamicale, voire belliqueuse vis-à-vis des Russes n'incite pas ces derniers à l'accepter. Et puis, en a-t-on besoin ? Non. On a déjà les nôtres. Alors que faire ? Les démanteler ? Les couler ? Bonjours la gabegie, bonjour le grotesque...

 

Cet épisode ridicule interpelle sur les « amitiés » de la France et de l'Europe. Les intérêts bien compris de l'Europe sont-ils à l'Ouest, vers ces États-Unis impérialistes et belliqueux mais séparés par un océan, ou à l'Est, vers cette Russie si proche de nous au niveau ethnique, culturel et surtout géographique ? L'Union Européenne, avec la Russie, quintuplerait sa superficie, aurait une population dépassant les 700 millions d'habitants, soit le double des États-Unis, le Pib des deux attendrait près de 40 % du Pib mondial, en faisant la première puissance industrielle et commerciale du monde. Cette entité serait largement autosuffisance en matières premières comme en hydrocarbures. Sans parler d'une puissance militaire dissuasive pour quiconque aurait la folie de s'y frotter... Elle n'aurait besoin de personne.

 

Au lieu de ça, « on » se laisse enfumer par les mensonges, les menaces, les coups fourrés yankees, jetant ainsi la Russie dans les bras de la Chine qui n'en demandait pas tant !

 

Bon. Alors François, tu les livres ou merde ces Mistrals !

 

Illustration: merci à Miss Lilou

 

 

15/05/2015

La GPA (Gravidité Pour Autrui) légitimée par le Tribunal de Grande Instance de Nantes ?

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En mars, le parquet de Nantes, compétent en matière d’état civil pour toute la France, s’était opposé à la transcription à l’état civil français des actes de naissances de trois enfants, nés de GPA (en Ukraine, en Inde et aux États-Unis). Mais, très récemment, le tribunal de grande instance (TGI) de la ville lui a ordonné de procéder à cette transcription.

 

Quid des belles paroles du premier ministre Manuel Valls assurant en octobre dernier que la reconnaissance des enfants nés par GPA resterait interdite en France, malgré la condamnation par la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) ? Reconnaître ces enfants, n'est-ce pas légitimer la GPA ? La décision, attendue en juin, de l'instance judiciaire suprême en France, la Cour de cassation concernant les cas de deux enfants nés en Russie et toujours privés de papiers sera décisive pour régler l'imbroglio juridique de ces «fantômes de la République».

 

La GPA, les mères porteuses - autrement dit le commerce du ventre des femmes - est un très mauvais combat. Loin d'être un progrès, c'est une cause régressive et une insupportable aliénation. Elle conduit à une exploitation éhontée des femmes pauvres. On interdit la prostitution (la location du vagin) et on autorise la GPA (la location de l'utérus)... Quel progrès !

 

Il y a d'autres combats à mener que celui-là. Il y a eu les combats contre le servage, contre la domesticité, puis l'abolition de l'esclavage, enfin la fin de l'infériorité juridique de la femme. Puis les combats des féministes : « mon corps m'appartient ! » Et tout ceci pour en arriver à la marchandisation du corps féminin ? Donc à l'aliénation d'une personne par d'autres. Et ça ne choquerait pas le peuple de gauche qui se laisserait enfumer par quelques bobos groupés autour de puissants lobbies comme le LGTB (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) et qui prônent une vision dite « progressiste » de la parentalité alors qu'elle est une régression terrible ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête non ?

 

L'enfant, l'enfant... Est-ce qu'on le prend en compte l'enfant en tant qu'être humain ? Non. Seulement comme produit, comme marchandise. Il est question uniquement du droit Á l'enfant, pas du droit DE l'enfant.

 

Il y a ceux qui le font, cet enfant, à l'ancienne manière, avec un monsieur qui, monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant de plaisir avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Eh oui ! C'est comme ça, c'est la Nature ! Pas « moderne » ça, coco ! C'est juste bon pour les pauvres cette méthode surannée !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur « droit à l'enfant », soit d'acheter un enfant tout fait. On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à aux risques et périls de l'acheteur.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. C'est pas pour les pauvres, ça Coco ! Ça coûte autour de 100.000 euros... On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ». C'est ça la GPA !

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis. Encore moins de la GPA (Gravide Pour les Autres).

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - États-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent. Leur enfant tête de gondole conçu en batterie aura la nationalité de ces pays. Tout simplement.

Ils ne seront nullement « apatrides » ou « fantômes de la République » comme essaient de nous faire pleurer les lobbys bobos partisans de cette horreur qu'est la GPA.

 

 

 

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22/04/2015

Alors c'est quoi cette « maladie mystérieuse » qui tue en 24 heures au Nigeria ?

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Le Nigeria - déjà touché par les exactions de Boko Haram, l'épidémie d'Ebola, sa contribution à l'exode de migrants vers l'Europe, le pillage de ses richesses par les multinationales pétrolières et minières – vient de nouveau de faire parler de lui. Une maladie « mystérieuse » disent les gazettes, vient de tuer 18 personnes. Brutalement. Vingt-quatre heures après l'apparition des premiers symptômes : maux de tête, pertes de connaissance et de poids, troubles de la vue, suivis de la mort, dans les 24 heures donc... Personne ne sait d’où elle vient et pourtant elle fait des ravages ! De quoi filer de sacrés sueurs froides aux autorités de ce pays !

 

Cette « mystérieuse maladie » est apparue vers le début de la semaine dernière dans la ville d'Ode-Irele, au sud-ouest du Nigeria. Le caractère foudroyant de cette « maladie mystérieuse » inquiète sérieusement les autorités nigérianes qui s'efforcent pourtant de rassurer les habitants : « En dehors des 18 morts enregistrés, nous n'avons pas découvert de nouveaux cas au cours des dernières 72 heures. Aucun patient souffrant de la maladie n'est hospitalisé et la maladie ne s'est pas propagée au-delà de la ville ». Ma foi, s'ils le disent...

 

Mais alors c'est quoi cette « maladie mystérieuse » ? Elle vient bien de quelque part !

 

Virus ? C'est pas ça, qu'ils disent les zexperts.

 

Bactérie ? C'est pas ça, qu'ils disent les zexperts.

 

Alors quoi ? Empoisonnement ? Possible, qu'ils disent les zexperts.

 

Mais alors empoisonnement à quoi ? Métaux lourds ? Particules radioactives ? Substances toxiques ? Lesquelles ?

 

Ben, non. Les zexperts semblent pencher vers les effets ravageurs de « préparations phytosanitaires ayant la propriété de tuer les végétaux ». Des prélèvements de fluides corporels des victimes ont été envoyés à l'Hôpital universitaire de Lagos. Les analyses sont en cours pour mieux comprendre ces décès. En attendant, les autorités nigérianes ont mis la ville d'Ode-Irele, lieu de déclenchement de la « maladie mystérieuse » en quarantaine. Il a été demandé à la population de rester chez elle et de prendre des mesures d'hygiène élémentaires (lavage des mains, port de masque dit « de chirugien », etc.)

 

C'est courageux ça, et pas habituels de voir des « zexperts » mettre ouvertement en cause les pesticides ! Ces saletés, largement répandus de par le monde par les multinationales Monsento, Sygenta, Cargyl, etc. pour leur plus grand profit posent de réels problèmes de santé publique. Des études scientifiques montrent que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risques de développer que les autres de nombreuses maladies : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli. Il faut savoir que de nombreux pesticides autorisés et que l’on retrouve dans vos aliments sous forme de résidus sont connus et reconnus par les agences sanitaires officielles de l’Union européenne et des États-Unis comme étant de possibles cancérigènes, des perturbateurs du système hormonal, des reprotoxiques… On trouve pourtant toujours, dans toutes les jardineries, dans toutes les grandes surfaces le redoutable « Round up » de Monsanto, cet herbicide à base de glyphosate, interdit dans certains pays...

 

Mais de là à tuer en 24 heures...

 

Et si c'était pourtant non pas un empoisonnement dû aux herbicides mais bien une « maladie mystérieuse » ? Sortie de quelles manipulations dans cette Afrique terrain d'expérimentation de toutes les saloperies de l'industrie phytosanitaire mais aussi des laboratoires pharmaceutiques ?

 

Et si elle était sournoisement contagieuse avant de se déclarer symptomatique et foudroyante ?

 

Et si elle arrivait sur nos côtes avec quelques malheureux migrants ?

 

Enfin, moi, ce que j'en dis, eh ! Vous le voyez vous-même...

 

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17/04/2015

Encore un scandale EPR. Halte à cette folie de nucléocrates !

 

EPR,scandale

 

 

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) – le « gendarme du nucléaire » d'ordinaire si « prudent » - vient de mettre les pieds dans le plat. Objet de l’ire : encore une fois l'EPR de Flamanville. Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet fait état des « anomalies de fabrication » de la partie essentielle du réacteur, la cuve. C'est une énorme boite d'acier de 13 mètres de hauteur avec son couvercle pour un peu plus de 5 mètres de diamètre et pesant 425 tonnes.

 

Cette cuve a été mise en place par une opération titanesque qui a duré huit mois. De très complexes systèmes de canalisations ont été branchés. Bien. Bravo les techniciens. Seulement voilà : cette cuve est constituée d'un cylindre vertical auquel sont soudés un fond et un couvercle. Le travail a été confié à Creusot Forge, filiale d'Areva. Cet aciériste – qui semble avoir perdu une bonne partie de son savoir-faire - s'est avoué incapable de fabriquer le cylindre central. Celui-ci a donc été réalisé...par le japonais Japan Steel Works ! Et un coup de pied au cul de la fierté de nos brillants nucléocrates qui sont restés très discrets sur l'affaire...L'entreprise française, quant à elle, a fabriqué le fond et le couvercle. L'ensemble a été soudé puis mis en place. Des tests menés par l'ASN ont révélé des « anomales de fabrication ». Comble de la honte, ces « anomalies » ne concernent que le fond et le couvercle, donc la partie « française » de la cuve !

 

Tout étant désormais soudé, si de nouveaux tests s'avèrent négatifs, il faudra changer toute la cuve ! L'enlever de son emplacement (huit à dix mois). La refaire (de trois à quatre ans). Remettre la nouvelle en place (encore un an). Soit entre 5 et 6 ans de retard. Et combien de milliards ? Et qui va payer ? Quid de l'EPR finlandais ? Là, l'ensemble de la cuve a été réalisé...par les Japonais et a passé les tests sans problèmes... La honte pour Aréva.

 

Hypothèse improbable ? Pas sûr. Le président de l'ASN, Pierre-Frank Chevet est sans nuance : « Je ne présage en aucune manière de la décision qui sera prise, compte tenu de l'importance de l'anomalie, que je qualifie de sérieuse, voire très sérieuse. » Il ajoute que, si de nouveaux tests ne lèvent pas les doutes sur la résistance de la cuve (prévue, rappelons-le, pour durer de 60 à 100 ans et soumise à de terribles chocs thermiques) « je ne vois pas d'autre solution que de la changer. »Sauf si les politiques, cédant aux pressions du puissant lobby nucléocrate, passent outre et estiment que « les valeurs relevées, bien qu’en-dehors des normes, sont tout de même largement suffisantes pour assurer le bon fonctionnement du réacteur ». Ben voyons...

 

Ne serait-il pas temps d'arrêter les frais ? Et d'avoir le courage d'abandonner cette filière ?

 

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

 

- Où qu'on le construise, l'EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu'il faudra stocker durant des millions d'années. Pour chaque mégawatt d'électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d'une bombe d'Hiroshima. Deux EPR à 1600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3200 bombes d'Hiroshima !

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L'EPR est gigantesque au lieu d'être sûr. L'organisation internationale des médecins pour la prévention d'une guerre atomique IPPNW dénonce la capacité de 1600 MW comme un abandon des normes de sécurité. C'est pour éviter une explosion des prix de l'électricité que EDF et Areva privilégient le gigantisme au détriment de la sécurité.

- Les systèmes de sécurité passifs de l'EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs qui peuvent s'arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l'EPR est le réservoir destiné, en cas d'accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d'une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d'explosion de vapeur sont très élevés, et d'autre part, il faudrait recouvrir d'eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter... De plus, à l’heure actuelle, aucun alliage ne résiste à un cœur en fusion. Cela n’existe pas !

- Et pour l'EPR, des gens mourront dans les mines d'extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d'enrichissement d'uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l'EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l'exportation, l'EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L'EPR n'est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l'Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

- L'industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu'une vraie préparation de l'avenir exige le développement des alternatives.

 

Savez-vous aussi qu'une pénurie d'uranium dans moins de dix ans précédera le déclin de la production d'uranium qui interviendra vers 2025.

 

Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

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13/04/2015

Big Brother « à la française » : DANGER !

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On a suffisamment glosé contre le « Patriot act » de Bush qui met les Etazuniens (et le monde entier!) sous surveillance pour ne pas gueuler avec véhémence contre l'équivalent tricolore de cette loi scélérate, la « loi sur le renseignement » que le gouvernement veut faire passer à la vitesse d'un TGV. Cette loi arrive en discussion ce jour à l'assemblée nationale sans que la société civile, les citoyens, vous, moi, ne soient réellement au courant. Valls veut la faire passer à la hussarde.

 

La « Loi Renseignement », késako ? C'est donner le droit aux diverses polices et services de renseignements de procéder à la surveillance de TOUS les citoyens, sans raison particulière. C'est la surveillance de masse sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Comment s'exercera cette surveillance ? Par toute une panoplie de moyens.

 

- Par l'accès à TOUS les courriels de TOUS les citoyens au moyen de « boites noires » imposées aux hébergeurs. Tous nos courriels, adresses, données personnelles passeront d'abord à travers ces « boites noires ». Il s’agirait de recourir à un algorithme pour trier toutes les données des opérateurs et autres fournisseurs de service afin de trouver des individus « suspects ». Sur quoi sera basé cet algorithme ? Quels comportements devra-t-il détecter ? On n'en sait rien, le gouvernement se planquant en la matière derrière le « secret de la défense nationale ».

Les hébergeurs sont d'ailleurs vent debout contre cette disposition, menaçant de quitter la France...si leurs clients les quittent ! Logique.

- Accès aux factures détaillées de téléphone. Ce sont les célèbres « fadettes », autorisé depuis 1991. Les "fadettes" permettent de savoir avec quels numéros un suspect parle au téléphone et échange des SMS.

- Écoutes téléphoniques (permises et encadrées par la loi depuis 1991.)

- Géolocalisation de téléphones portables. Autrement dit les policiers pourront, sans y être autorisés expressément par un magistrat, savoir où vous vous trouvez...

- Accès aux e-mails. Comme pour une ligne téléphonique, possibilité de procéder à des "interceptions de sécurité" (écoutes administratives) portant sur le contenu d'une boite mail.

- Pose de balise GPS sur un véhicule, pour suivre ses déplacements. Sans besoin d'autorisation judiciaire.

- Intrusions dans un lieu privé ou un véhicule, pour y poser des micros ou des caméras. Sans besoin d'autorisation judiciaire. Par des agents "spécialement habilités".

- Utilisation d'un "logiciel espion", destiné à surveiller l'activité d'un suspect sur son ordinateur en enregistrant en direct ses frappes sur un clavier (à l'insu de la personne concernée). Possible en judiciaire et en renseignement, pour une durée de deux mois.

- Utilisation de « IMSI catchers ». L'utilisation de ces appareils de la taille d'une valise, se faisant passer pour des antennes-relais afin de capter le signal des téléphones portables à proximité, n'est pas réglementée.

 

Ça fait froid dans le dos. Mais ne nous leurrons pas : la plupart de ces pratiques sont déjà utilisées par les services, en dehors de tout cadre judiciaire ! Il s’agit d’« offrir un cadre légal général aux activités des service de renseignements » et à leurs agents, lesquels demeurent, pour le moment « exposés à des risques pénaux injustifiés ». Un « blanchiment légal », quoi ! Il est vrai que les sociétés privées étrangères (Google, Amazon, Yahoo, etc.) captent et utilisent depuis longtemps toutes nos données, sans en référer à qui que ce soit...

 

Mesdames et messieurs nos députés, en débattant de cette loi, pensez-vous que l’État de Droit, dont vous êtes les acteurs et les garants, n'est pas menacé lorsqu'une loi propose de légaliser, en dehors du pouvoir judiciaire, des choses comme l'interception des communications, la mise sur écoute, la mise en place de « mouchards » sur des véhicules, l'utilisation de logiciels de captation des données informatiques ?

 

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, cette loi scélérate veut faire de tous des suspects ! Et croyez-vous que les véritables terroristes se laisseront piéger par ces dispositifs ?

 

Et avez-vous réfléchis, mesdames et messieurs nos députés, à l'utilisation que pourrait faire de cette loi un régime s'asseyant sur les impératifs démocratiques ?

 

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