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04/03/2015

Areva : « Plus kon que moi, tu meurs ! »

uramin.jpg

 

Le nucléaire ou la bougie ! C'est avec cette boutade éculée que les contempteurs de l'énergie nucléaire prétendent envoyer dans les cordes ceux qui ouvrent les yeux sur cette horreur catastrophique, dangereuse, doublée d'un gouffre financier qu'est l'industrie nucléaire.

 

Fessenheim, la très ancienne et très controversée centrale alsacienne à l'arrêt pour une énième fois. Et surtout le premier groupe nucléaire français et mondial, Areva, « fleuron » de notre industrie nucléaire qui avoue être au bord de la faillite avec une perte abyssale de 4,9 milliards d'euros.

 

Brillants nos nucléocrates ! Surtout avec nos sous qu'ils balancent allègrement par les fenêtres... Parce qu'Areva est une entreprise dans laquelle l’État français est actionnaire à 87% et devra donc contribuer à son sauvetage financier. Ceci en pleine période d'austérité. On va donc piquer dans la poche des contribuables – contribuable mais aussi citoyens en majorité critiques vis-à-vis de l'industrie nucléaire – des milliards pour sauver une industrie passéiste, mortifère, gérée de manière aussi irresponsable qu'incompétente par une caste (le corps des Mines, Polytechnique).

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

D'abord, il y a l'EPR. Ce réacteur « nouvelle génération » s'avère catastrophique. Son coût a quasi triplé, passant de 3 milliards à très de 9 milliards et ce n'est pas fini. Il n'est pas au point techniquement, comme le prouve les innombrables retards dus à des éléments de constructions défectueux à refaire, à des défauts de sûreté suite au nouveau cahier des charges tenant compte de la catastrophe de Fukushima, etc. Ce qui se passe à Flamanville, en Normandie, se passe aussi, en pire, sur le chantier de l'EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande. Innombrables arrêts de construction, retards à répétition, magouilles dus à des entreprises de sous-traitance plus que douteuses qui sévissent aussi à Flamanville. Ce seul chantier finlandais a déjà généré une perte de 3,9 milliards d'euros et son coût est passé de 3 à 8,5 milliards d'euros. Et qui croyez-vous qui va payer la différence. Les Finlandais ? Tè ! Fumes... Ce sont les contribuables français puisque ce chantier est assuré par la COFACE.

 

Et puis il y a le scandale UraMin, du nom d'une société canadienne qui a vendu aux « grosses têtes » d'Areva rien d'autre que du vent ! Le secteur minier étant le plus rentable, Areva s'est lancé dans une politique d'achat de sites uranifères partout dans le monde. C'est ainsi qu'elle s'est faire somptueusement enflé par une bande d'aigrefins, parmi lesquels apparaissent des noms bien connus en France. Areva a ainsi acheté pour 2,5 milliards de dollars, en 2007, à UraMin des sites soi-disant uranifères à Bakouma (République centre africaine), Trakkopje (Namibie) et Ryst Kuil (Afrique du Sud). On peut raisonnablement s'interroger sur le bien fondé de ces achats sans que la compagnie, référence mondiale en la matière, n'est mené quelque expertise que ce soit sur la valeur exploitable de ces sites, se fiant aveuglément aux documents fournis par le « cabinet d'experts » anglo-saxon SRK payé...par les vendeurs ! Or, tout était archi-faux, tant au plan des teneurs uranifères des minerais que des qualités du produit et des conditions d'exploitation. La teneur uranifère de ces « mines d'uranium » est moindre, parait-il, que les délaissés des anciennes mines uranifères du Limousin et de Lozère ! Du bidon ! Que du bidon !

 

Areva : « plus kon que moi, tu meurs ! »

 

Le plus scandaleux, c'est que tous les responsables qui suivent la gestion d'Areva savaient depuis longtemps qu'UraMin vendait des sites inexploitables. Le ministère des finances, le ministère des affaires étrangères, le CEA (premier actionnaire d'Areva) et même les barbouzes de la DCRI ont été averti, par des filières plus ou moins discrètes, de la réalité sur ces sites. Mais rien n'a été fait. Pourquoi ? Qui avait intérêt à cette opération et à cette omerta ? Où sont passés les milliards ? Combien se sont-ils « évaporés », et dans quelles poches ? Qui lo sa ?

 

Résultats : des milliards d'argent public gaspillés en pure perte et probablement des milliers de travailleurs de la filière nucléaire au chomdu.

 

Ne serait-il pas temps, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d'arrêter les frais en ayant le courage d'abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu'est la « transition énergétique » ?

 

 

Sources :

http://www.mediapart.fr/journal/economie/220611/uramin-la...

http://sortirdunucleaire.org/Pertes-record-chez-Areva-ni-...

 

 

Illustration X - Droits réservés

 

23/02/2015

BIG BROTHER, TE VOILA ! LE « PUÇAGE » DES SALARIÉS ARRIVE...

puce électronique visage.jpg

 

Quelle est la similitude entre ces belles vaches qui font la joie des visiteurs du Salon de l'Agriculture et les salariés de l'entreprise suédoise Epicenter ? Les deux sont identifiés, contrôlés, « gérés » comme on dit maintenant par des puces RFID implantées sous leur peau ! Big brother, te voilà...

 

Les vaches, avec les puces RFID qui les identifient, voient leur nourriture, les médicaments qui « amélioreront » leur productivité, etc. délivrés en fonction de leurs besoins (enfin, des besoins de leurs propriétaires). Les vaches n'ont pas demandé à être pucées. Mais les vaches ne sont que des machines à lait et à viande. Des esclaves.

 

Chez Epicenter, entreprise « branchée » très créative, 450 des 700 salariés ont accepté volontairement l'implantation de cette puce RFID sous leur peau ! (Ce qui reste rassurant c'est que 250 salariés ont refusé cette incroyable aliénation. Mais pour combien de temps s'ils ne veulent pas être virés ?) Les « volontaires » sont donc allés chez un tatoueur (!!??) qui leur a implanté cette «puce » électronique sous la peau, entre le pouce et l'index.

 

Pour accepter une telle sujétion il faut que cette « puce » apporte au salarié des avantages formidables j'espère ? Mouais... Ben voyons : ils n'ont plus besoin de badge, ni de clés, ni de cartes, ni de codes à se rappeler pour ouvrir les portes, se servir de la photocopieuse et payer leur café à la caféréria maison ! « Sésame, ouvre toi ! » Formidable non ? Et c'est pour ça que ces salariés acceptent cette servitude volontaire ? Aux fous !

 

Avec cette puce – qui permet la géolocalisation par satellites de l'individu porteur, qui intègre des tas de données personnelles, d'identité, d'adresse, de santé, de coordonnées bancaires, de cartes de crédit, etc. - le bétail humain devient aussi traçable que les vaches...

 

Avant qu'un nouveau « 11 septembre » fournisse le prétexte de rendre l'implantation de cette horreur obligatoire, de multiples moyens sont mis en œuvre pour préparer les « bonkons » à accepter la puce. Pour la rendre « branchée », des discothèques proposent leur implantation permettant d'entrer et sortir sans problème, payer son verre, etc. Elle peut être intégrée dans des tatouages (voir chez Epicenter), des piercings, des implants en silicones, etc. Mais la méthode la plus efficace est de la rendre désirable par les « bonkons avec des prétextes médicaux. Que n'accepterions-nous pas pour la santé ! Ainsi certains hôpitaux étazuniens incitent fortement les patients à se faire implanter une puce contenant leurs données médicales, traitements en cours, groupe sanguin, en prétextant ainsi d'éviter tout risque d'erreur d’identification et de traitement, mais aussi une surveillance médicale à distance. Séduisant, non ?

 

La surveillance par la puce RFID est déjà une réalité dans certaines écoles aux États-Unis, intégrée pour l'instant dans la carte d'identité scolaire obligatoire et dans les uniformes des élèves. Elle permet ainsi de suivre tous les mouvements des gosses ! Et comme les appareils de lecture de ces cartes fonctionnent discrètement, ils peuvent être clandestins, et permettent le pistage des élèves non seulement par les autorités de l'école mais par n'importe qui : organismes gouvernementaux, commerciaux, voire sectes...

 

Mais il y a mieux – ou pire - qui s'annonce. Ce sont des circuits électroniques intégrés dans la peau. Jusqu'à maintenant, les circuits électroniques sont durs parce que tributaires d'un support minéral. Mais des chercheurs ont mis au point un « système électronique épidermique » (EES) qui est un circuit électronique intégré sur la peau, conçu pour suivre parfaitement les mouvements de la peau, s'étirer, de tordre, se fléchir, etc. tout comme les mouvements du corps.

 

Le clivage entre l'homme et la machine est sur le point de disparaître. Ces circuits sont montés sur des substrats plastiques ultra minces, genre patchs appliqués sur la peau avec de l'eau, comme les tatouages provisoires. Il y a là des solutions médicales évidemment séduisantes (surveillance cardiaque, du métabolisme, réadaptation physique, surveillance du sommeil, lutte contre l'apnée du sommeil, soins néonataux, etc.

 

Mais aussi tous les traçages, tous les flicages possibles, voire...l'élimination discrète d'un individu devenu encombrant dans une société totalitaire comme celles que nous imposent sournoisement l'ultralibéralisme triomphant...

 

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » disait Rabelais...

 

 

Illustration X – Droits réservés

 

20/02/2015

Agriculture française: la qualité résistera-t-elle à l’industrialisation galopante ?

manif contre millevache.jpg

 

 

Aujourd’hui s’ouvre à Paris la « plus grande ferme du monde », c’est-à-dire le Salon de l’agriculture. Cette exposition de la qualité de l’agriculture française cache pourtant une réalité moins glorieuse : l’industrialisation de l’agriculture française. Au détriment évidemment de la qualité des produits qui sont à la base de ce fleuron du savoir-faire français : la gastronomie. Mais aussi de la qualité de ce chacun de nous mange tous les jours. Avec peut-être des problèmes de santé publique…

 La Confédération paysanne vient de publier une carte fort documentée sur les installations géantes, existantes ou à venir, qui tendent à faire de l’agriculture française une agriculture allemande ou hollandaise comme les autres…

Á vous de juger.

 

Ferme-usine de Monts (37)

Projet d’extension d’une exploitation laitière, objectif :
420 vaches laitières, 260 Génisses, 210 Taurillons, 1300 chèvres, soit 2200 animaux au total.
Acteurs : GAEC de la Tardivière
Avancement : Suite à l’enquête publique, avis favorable du commissaire enquêteur avec réserves environnementales
Autorisation préfectorale non encore délivrée
Mairie de Monts opposée

Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires :
Pas de création d’emplois
Bâtiments à une centaine de mètres des premières habitations
10 000 m3 de lisier à épandre sur 883 ha sur 7 communes

Opposants : Le collectif « Des fermes, pas des usines » (Riverains + Confédération paysanne + Aspie + EELV + Nouvelle donne + PG)

http://www.politis.fr/Encore-plus-fort-que-la-ferme-des,2...

 

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Usine à porcelets du Trébrivan (22)

Maternité industrielle de 900 truies pour 23 000 porcelets par an
Acteurs : Sofiprotéol, via la filiale SCEA Kerloann, est apporteur de capital et de garanties bancaires - 4 exploitations agricoles des Côtes d’Armor
Avancement : En activité depuis 2012
Les opposants ont obtenu par deux fois la suspension d’exercice de la maternité au tribunal administratif. A chaque fois le préfet des Côtes d’Armor a pris un arrêté autorisant l’exploitation
Financements : Investissement d’1,9 millions d’euros
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : 3 emplois (emploi divisé par 4 au regard de la taille moyenne nationale des naisseurs porcins)
Chaine de production entièrement robotisée.
5 millions de litres de lisiers + 7 tonnes d’ammoniac, zones d’épandage sur 480ha.
Département français le plus touché par les algues vertes
Risque de pollution de l’eau dans une zone fragile, château d’eau de la Bretagne. Risque reconnu par le tribunal administratif
Opposants : Combat depuis 2008
L’association « Sous le vent, les pieds sur terre », Eaux & rivières de Bretagne, Confédération paysanne, ATTAC

http://www.liberation.fr/economie/2014/11/13/a-trebrivan-...

 

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Usine à porcelets du Poiroux (85)

Maternité industrielle de 900 truies pour 23 000 porcelets par an
Acteurs : Sofiprotéol via la filiale SCEA Kerloann est apporteur de capital et de garanties bancaires - 3 exploitations agricoles de Vendée, Charentes-maritimes, Finistère + une société spécialisée dans la production d’électricité.
Avancement : Refus d’autorisation d’exploiter par le préfet en 2010. Décision cassée par le tribunal administratif début 2013, puis autorisation d’exploiter accordée par le préfet.
Recours des opposants en cours. Début des travaux prévus pour mi-février 2015
Financement : Investissement de 2,3 millions d’euros
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : 4 emplois (emploi divisé par 3 par rapport à la moyenne des naisseurs porcins). Chaîne de production entièrement robotisée.
5 millions de litres de lisiers + 7 tonnes d’ammoniac, zones d’épandage sur 200ha sur 3 communes, 7 sources concernées, qui se jettent dans 2 bassins ostréicoles et mytilicoles (60 emplois de paysans de la mer menacés).
Risques d’algues vertes aux sables d’Olonne
Opposants : Collectif contre le projet d’usine à porcelet du Poiroux, composé d’Avigen, la Feve et Terres et rivières, Confédération paysanne, ATTAC

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/agricultur...

 

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1000 taurillons de la Courtine (23)

Centre d’engraissement de 1000 taurillons sur le plateau de Millevaches (1400 jeunes bovins par an). Projet de panneaux photovoltaïques + méthaniseur.
Acteurs : SAS Alliance Millevaches - SVA Jean Rozé (filiale d’intermarché)
Avancement : Permis de construire + autorisation d’exploiter délivrés par le préfet.
En travaux. Mise en activité au printemps 2015.
Financement : Coût du projet : 1,4 millions d’euros - Plus de 75% du projet financé par des fonds publics (Etat, région, département, communauté de commune)
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : 3 emplois crées et éleveurs sous contrat de la SVA Jean Rozé.
Adossé à la production d’énergie, ce projet va tirer les prix à la baisse, pénalisant ainsi les autres éleveurs.
15 000 tonnes / an d’effluents d’élevage + 18 000 tonnes de déchets (dont déchets abattoirs) pour le méthaniseur.
Projet en plein cœur du parc national régional Millevaches
Bilan carbone catastrophique : les taurillons seront découpés à Rennes pour être ensuite envoyés au Maghreb.
Opposants : Collectif « 1000 voix – NOVISSEN Creuse » - Confédération paysanne du Limousin

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/...

 

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3000 porcs à Loueuse (60)

Projet d'extension d'un élevage porcin à 3000 places.
Acteurs :
SCEA Borgoo-Martin - Projet accompagné par la Cooperl (1er opérateur du porc en France)
Avancements : Avis favorable de l'enquête publique en janvier 2015. Décision du préfet attendue pour le mois de juin.
Financement : 800 000€ nécessaires pour l'extension.
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : Au cœur de la Picardie verte, dans le cadre de zone Natura 2000 et des zones d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZIEFF).
5000 m3 de lisier épandus sur 400 ha.
Opposants : Novissen - Decicamp : Démocratie pour les citoyens des campagnes.

 

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Ferme-usine de 4500 porcs par an d'Heuringhem (62)

Projet d'engraissement de 4500 porcs par an.
Acteurs : EARL Bridault - Chevalier
Avancements : Malgré l'autorisation d'exploiter et le permis de construire délivrés par le préfet du Nord-Pas-de-Calais en mars 2013, les travaux ont été suspendus par le Tribunal administratif en octobre 2013.
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : Epandage en zone humide, sur le « château d'eau » de la région.
Opposants : Aives (association d'opposants locaux, 600 membres)
Confédération paysanne du Nord-Pas-de-Calais

 

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250 000 poules pondeuses à Doullens (80)

250 000 poules pondeuses à Doullens. Objectif de 400 millions d’œufs par an.
Acteurs : Pascal Lemaire, président de la société de conditionnement Œuf Nord Europe. Une partie des œufs à destination d’Ovoproduits pour une filiale de Lactalis.
Avancement : Projet incomplet selon la préfecture.
Financement : Investissement de 7 millions d’euros

 

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2000 taurillons dans l'Aube (10)

Centre d'engraissement de 2000 taurillons à Arcis-sur-Aube.
Les déjections des taurillons seront valorisées dans une unité de méthanisation
Acteurs : Copélis, société crée par la coopérative Cialyn assurera la gestion de l'engraissement.
La SAS Biogaz d'Arcis pour la méthanisation. Une société de déconditionnement organique s'occupera de récupérer les déchets issus des industries agro-alimentaires pour les méthaniser.
Avancement : Démarrage prévu pour le premier trimestre 2016
Financement : Investissement de 3 millions d'euros
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : Epandage sur 15 000 hectares dans un rayon de 15 km.

 

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25 ha de serres de tomates à Echillais (17)

25 ha de serres de tomates hors sol chauffée avec la chaleur émise par un méga incinérateur.
50 tonnes de tomates produites par jour, 9 000 tonnes par an
Acteurs : Le SIL (Syndicat intercommunautaire du littoral) qui représente 5 communautés de communes. L'incinérateur sera construit par Vinci pour le compte du SIL. Une entreprise de BTP
Société hollandaise A&G Van den Bosch, adossée au groupe Greenery, multinationale néerlandaise de commerce de fruits et légumes frais (CA 1,5 milliards d'euros).
Avancement : 810 observations défavorables dans l'enquête publiques contre 6 favorables. Le commissaire enquêteur rend un avis positif. Feu vert pour la construction de l'incinérateur en septembre 2014. Occupation en cours par une trentaine de zadistes.
Financement : 100 millions d'euros pour l'incinérateur (fonds publics) ; 27 millions d'euros pour les serres à tomates.
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires :
Risque important de rejets de dioxines, particules fines, métaux lourds et perturbateurs endocriniens dans les zones environnantes.  Problématique de la gestion des rejets de produits phytosanitaires. Inquiétude pour l'activité ostréicole et mytilicole proche

Opposants : Pays rochefortais alerte (1000 adhérents), ATTAC, Confédération paysanne.

Incinérateur : http://multinationales.org/Vive-contestation-d-un-projet-d
Tomates : http://www.sudouest.fr/2014/11/13/l-une-des-plus-grandes-...

 

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Usine des 1000 vaches (80)

Elevage de 1000 vaches laitières et 750 génisses, adossé à un méthaniseur de 0,6 MW
Acteurs : Michel Ramery (349ème fortune de France) via la SCEA Côte de la Justice, SA Ramery (BTP) et la SCL Lait Pis Carde.
Avancement : Usine en activité avec 500 vaches laitières. Demande d’autorisation pour 899 dans les mois à venir. Objectif de 1000 officiellement confirmé. Le méthaniseur n'est pas encore construit.
Procédures en cours au Tribunal administratif par les opposants.
Financement : 11 millions d'euros d'investissement (SA Ramery) dont des subventions estimées à 2 millions d'euros d'aides publiques à l'investissement et 2 millions d'aides diverses à l'année.
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : Une dizaine d'emplois salariés pour la partie laitière. Nombre d’emplois divisés par quatre par rapport à la moyenne nationale des élevages laitiers.
Prix du lait tiré vers le bas (270€ la tonne annoncé), alors que les éleveurs s’en sortent à peine à 350€ la tonne. Le lait devient un sous-produit des déjections animales.
Accaparement de 3000 ha de foncier par des montages sociétaires.
Risque de lessivage des épandages dans la baie de Somme avoisinante, classée au patrimoine mondial de l'Humanité.
Opposants : Novissen (Nos villages se soucient de leur environnement, 2400 membres) -
Confédération paysanne, 9 militants condamnés le 28 octobre 2014, 6 avec des peines de prison avec sursis dont 5 mois pour Laurent Pinatel, son porte-parole.

http://confederationpaysanne.fr/gen_article.php?id=2874

 

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1000 jeunes bovins de Saint-Didier-d'Aussiat (01)

Projet d’engraissement de 1000 jeunes bovins.
Acteurs : GAEC de l’Espérance
Avancement : Autorisé début Janvier 2015

http://www.ain.gouv.fr/IMG/pdf/GAEC_DE_L_ESPERANCE_APA_05...

 

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350 000 poulets à Missé (79)

Extension d’un poulailler de 91 000 volailles à 350 000 volailles.
Acteurs : EARL Biavi
Avancement : Autorisé juillet 2014
Financement : Investissement d’1 million d’euros
Opposants :  Bon vent, Bien vivre à Doret, Confédération paysanne

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/...

 

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15 000 porcs à Vitry-le-François (51)

Projet d’extension d‘un élevage porcin à 15 600 places de porcs - 1100 truies reproductrices / 30 000 porcs engraissés par an
Acteurs : SCEA la Certine
Acheteur : Carrefour
Avancement : Réalisé
Enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires : En plus des 580 ha de céréales produites sur l’exploitation, il faut huit camions par semaine pour apporter l’alimentation animale.
50 000 m3 de lisier / Epandages sur 2700 ha / 15 communes

 

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1,2 million de volailles à Pamproux (79)

Elevage de 600 000 poulettes - Plus de 600 000 poules pondeuses - 700 millions d’œufs commercialisés par an - Préparation de 13 000 tonnes d’ovoproduits (produits à base d’œufs pour l’industrie agro-alimentaire) - 2600 ha de productions céréalières - CA de 64 millions. d’euros
Acteur : Pampr’oeuf

Avancement : Réalisé

 

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25 ha de serre de tomates à Brécey (50)

25 ha de serres de tomates hors sol chauffée.
50 tonnes de tomates produites par jour, 9 000 tonnes par an
Acteurs :Mêmes protagonistes qu’à Echillais (17) : Une entreprise de BTP
Société hollandaise A&G Van den Bosch, adossée au groupe Greenery, multinationale néerlandaise de commerce de fruits et légumes frais (CA 1,5 milliards d'euros).
Avancement : En projet.

http://www.lagazettedelamanche.fr/2014/11/06/economie-120...

 

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8ha de serres de tomates à Lapouyade (33)

8ha de tomates pour une production annuelle de 4000 tonnes - Chaleur fournie par une unité de biogaz issu d’un site d'enfouissement de déchets ultimes Veolia.
Acteurs : Union des paysans de Rougeline
Avancement : Permis de construire accordé fin 2014 - Les travaux devraient être finalisés à l'été 2015 - Premiers plants attendues en Novembre pour une première récolte en février...
Financement : 10 millions d'euros pour les serres à tomate - 5 millions d’euros pour le système de biogaz

http://www.sudouest.fr/2015/01/07/des-serres-de-tomates-c...

 

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125 000 poulets à Grillon (84)

Elevage de 850 000 poulets par an. 125 000 poulets en permanence. - Panneaux photovoltaïque sur les 11 000 m2 de bâtiments
Acteurs : Entreprise M. Vincent Vernet
Avancement : Recours au Tribunal administratif de Nîmes en cours - En construction
Opposants : Association pour la protection de l'environnement du Pays de Grignan

 

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115 000 poulets à Lannepax (32)

Elevage de 725 000 poulets par an. 115 000 poulets en permanence.
Acteurs : Issu d’un appel à projet de la coopérative Vivadour - Exploitante sous contrat avec la coopérative. Vivadour annonce aux candidats qu’une fois les emprunts remboursés, l’exploitant n’aura plus qu’à travailler deux heures par jour pour un revenu de 1700€ net par jour.
Avancement : En activité depuis fin 2013.
Annulation de l’autorisation d’exploiter par le Tribunal administratif fin 2014 - Début 2015, le préfet du Gers maintien l’activité du poulailler pour 2 mois.
Financement : 900 000€ prêtés par Vivadour
Opposants : Bien vivre dans le Gers, collectif regroupant 17 associations dont la Confédération paysanne.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/23/2016830-l-elev...

 

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115 000 poulets à Saint-Élix-Theux (32)

Elevage de 725 000 poulets par an. 115 000 poulets en permanence.
Acteurs : Issu d’un appel à projet de la coopérative Vivadour.  Exploitante sous contrat avec la coopérative. Vivadour annonce aux candidats qu’une fois les emprunts remboursés, l’exploitant n’aura plus qu’à travailler deux heures par jour pour un revenu de 1700€ net par jour.
Avancement : En activité depuis fin 2013.
Financement : Investissement de 900 000€
Opposants : Bien vivre dans le Gers, collectif regroupant 17 associations dont la Confédération paysanne.

 

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690 000 poules à Steinseltz (67)

Passer d’un élevage de 800 000 poulettes à l’année (306 000 poulettes en permanence) à un élevage de 1,5 million de poulettes par an (692 000 poulettes en permanence).
Acteurs : SARL Ferme Schafbusch
Coût : 1 million d’euros
Avancement : Autorisation préfectorale délivrée en mars 2014
Opposants : Alsace nature

 

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280 vaches laitières pour 4 robots de traite à Bréhan (56)

Elevage de 280 vaches laitières avec quatre robots de traite et deux robots de fonctionnement (racleur et affourragement).
Acteurs : EARL Ropert
Avancement : En activité
Financement : Investissement d’1,5 million d’euros
Enjeux : Robotisation totale : la partie laitière de l’exploitation n’occupe plus que 2 emplois (emploi divisé par 6 par rapport à la moyenne nationale)

http://www.ouest-france.fr/letable-xxl-de-brehan-et-ses-r...

 

 

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11 000 porcs à Saint Symphorien (33)

Projet d’extension d’un élevage de porcs de 7 000 à 11 000 places de porcs - Les surfaces d’épandage nécessaires seraient d’environ 1000 ha.
Acteurs : SAS Le Lay
Avancement : Enquête publique défavorable en mars 2014. En attente de décision préfectorale.

 

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1000 taurillons à Coussay-les-Bois (86)

Projet d’engraissement de 1 200 taurillons à Coussay-les-Bois. - 10 000 m2 de bâtiments - Projet de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments
Acteurs : Pierre Liot : éleveur et dirigeant d’une usine d’alimentation animale.
Entreprise technique solaire pour les bâtiments et les panneaux photovoltaïques
Avancement : Demande de permis de construire rejetée par le maire de la commune - Dossier dans les mains de la Direction Départementale des Territoires (DDT).
Opposants : ASPECT : association de sauvegarde et de la protection de l‘environnement de Coussay-les-Bois et de sa région thermale, Confédération paysanne

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Econo...

 

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1000 taurillons à Landifay (02)

Projet d’engraissement de 1 500 taurillons à Landifay - Epandage sur 12 communes
Acteurs : SA Bertaignemont
Avancement : Projet validé - 650 taurillons pour le moment

http://www.aisnenouvelle.fr/region/deja-650-taurillons-en...

 

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Usine à porcelets de Luzay (79)

Projet de maternité de 1000 truies pour 25 000 porcelets par an.
Acteurs : SCEA la Micha, 6 éleveurs associés.
Avancement : Dossier accepté par la préfète en novembre 2011 - Procédure au Tribunal administratif en cours
Financement : Investissement de 4 millions d’euros
Opposants : Association Bon vent

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/...

 

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Engraissement de 120 000 agneaux par an (12)

Engraissement de 120 000 agneaux par an à Rullac-Saint-Cirq - Unité de méthanisation en activité.
Acteurs : Société Grimal
Avancement : En activité

 

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3000 brebis laitières et 300 chèvres à Espelette (64)

3000 brebis laitières et 300 chèvres à Espelette. Elevage conduit en hors sol.
Acteurs : EARL Kukulu.
Avancement : En activité

 

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4500 brebis laitières et 700 chèvres à Souraïde (64)

4500 brebis laitières et 700 chèvres en hors sol.
Acteurs : Entreprise MAIS ALDAPA
Avancement : En activité

 

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10 ha de serres de tomates à Parentis (40)

10ha de tomates hors sol pour une production de 5 000 tonnes de tomates par an.
Chaleur produite par une chaudière à bois de 2,5 MW (8500 tonnes de bois par an).
Acteurs : Les paysans de Rougeline
Avancement : En activité.
Financement : Pour les serres de tomates, investissement de 8 millions d’euros.  40% de la chaudière à bois financée par l’Ademe.

 

 

Photo X - Droits réservés

 

15/01/2015

Ségolène Royal envisage...35 réacteurs nucléaires à construire !

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En total accord avec l’Élysée, Ségolène Royal a déclaré dans plusieurs médias qu'elle envisageait la construction de plusieurs centrales nucléaires, nouvelles en remplacement des centrales vieillissantes, sur les mêmes sites. Au CEA, on parle de 35 réacteurs à construire d'ici 2050 ! Ce remplacement concernerait les centrales dont la prolongation au-delà des 40 ans prévus demanderait des investissements trop lourds. Rappelons que, suite à Fukushima, l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) impose aux opérateurs de mettre toutes les centrales aux nouvelles normes de sûreté. Ce « grand carénage » prévu par EDF pour respecter les nouvelles normes de sécurité va coûter 55 milliards d'euros selon EDF. Probablement bien plus au vu des chiffrages pittoresques de l'énergéticien national concernant le coût de l'EPR de Flamanville, passé de 3 milliards à bientôt 9 milliards...

 

« On fermera les réacteurs dès que l’EPR de Flamanville ouvrira. C’est une opération qu’il faut bien prévoir et organiser car cela ne se fait pas du jour au lendemain. Mon projet de loi définit précisément les étapes : dix-huit mois avant la mise en service de la nouvelle centrale, EDF devra s’engager à en fermer une autre pour respecter le plafonnement, puis cela sera acté par décret. …/... Je n’ai pas mis dans la loi sur la transition énergétique une limitation à quarante ans comme le voulaient les écologistes. Ce n’est pas une bonne façon de procéder vis-à-vis de notre industrie. À l’international, ce serait un couperet trop idéologique. Certaines centrales peuvent vivre plus longtemps. Une partie du grand carénage a été adoptée par le conseil d’administration d’EDF avec mon accord. Il faut maintenant programmer les investissements de sécurité des réacteurs existants. Mais il faut aussi programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs, qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées.» a déclaré Ségolène Royal lien 

 

Les plus anciennes centrales sont devenues de dangereuses machines accumulant les « incidents » comme dit avec pudeur EDF. Ainsi, le 31 décembre au soir, des détonations, des sifflements énormes ont inquiété les habitants de la région rhodanienne de Pierrelatte. Ils provenaient de la centrale du Tricastin qui a été confrontée à des surchauffes et des surpressions de vapeur l'obligeant à quatre dégazages en 24 heures ! Il faut dire que cette centrale-poubelle est coutumière du fait. Elle a dépassé son millième « incident » ! Incendies, explosions, tritium radioactif qui promène, etc. Il en est de même à Bugey, à Fessenheim et ailleurs dans ces centrales usées jusqu'à la corde et que l'on prétend garder en service, au risque d'une catastrophe majeure, genre Fukushima, à coup de dizaines de milliards jetés par les fenêtres. Tout ça en partie pour assurer la survie de l'entreprise Areva, endettée jusqu'au cou suite à des opérations plus que douteuses en Afrique.

 

Tout ce pognon ne sera pas mis dans les énergies renouvelables... Le très nuisible lobby pro-nucléaire a encore sévi. Serrons les miches aux abords des centrales.

 

Et que faire des déchets qui vont encore se multiplier ? Le site de Bure connaît lui-même des problèmes de taille. Les promoteurs de ce « projet » ont soigneusement caché la présence, à 1000 mètres seulement en dessous du site de Bure, d'une énorme nappe d'eau chaude à 66°. Ceci déclasse ce site puisque la règle fondamentale de sûreté n°III-2-f prévoit d’empêcher la création d’un tel site : « les sites retenus ne devront pas présenter d’intérêt particulier du point de vue de la géothermie et du stockage de chaleur ». Ne vaudrait-il ps mieux utiliser le formidable potentiel géothermique de ce site?

 

Les associations accusent l’Andra d’avoir délibérément dissimulé cette ressource géothermique, et portent plainte devant les tribunaux. lien

 

Nous voilà donc reparti pour un tour avec le nucléaire, en contradiction totale avec les promesses du candidat-président.

 

François, Ségolène, décidément, le reniement de la parole donnée semble être une constante dans la famille...

 


Illustration X - Droits réservés

 

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15/12/2014

Au bistro de la Toile : climat chaud, chaud, show à Lima

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Ça y est. Ils sont tous contents : à Lima, « ils » se sont mis d'accord vraiment à minima mais tout de même, au grand raout de la terre qui chope la fièvre. Lien  Donc rien ne changera... C’est tout bon pour les mastroquets ça : si les gens ont trop chaud, ils auront soif, et alors ils viendront au bistro !

 

- T’entends Bert. Ce puteng de Loulle, finalement c’est un grand optimiste : il voit le bon côté des choses… Surtout pour son portefeuille.

 

- Attend, Victor, ils nous gonflent les aliboffis avec des conneries qu’on n’y comprend rien. On parle de la montée du niveau de la mer en 2100, du risque d'avoir une concentration de CO2 de 850 ppm dans l'atmosphère en 2050... Moi, pour tout te dire, j’y comprends nibe et je m’en fous complètement de se qui se passera en 2100. Y a longtemps que je fumerais les pissenlits par la racine !

 

- C’est vrai que toutes ces abstractions ne mobilisent pas trop. Tout le monde s’en fout. Seulement le bordel qui va résulter du changement climatique, ce sera du concret : une affaire de territoire, de nourriture, d’air, de terres. Le changement climatique n'a d'intérêt que pour les sociétés et les cultures. La terre s'en fout, elle, du changement climatique ! Elle en a vu d’autres. Et si l’humanité disparaît, elle n’en crèvera pas pour autant, la Terre !

Nos économies occidentales sont les véritables responsables de cette merde climatique. Á partir du moment où, en un siècle environ, on renvoie dans l’atmosphère des gaz que la nature a mis des millions d’années à transformer en pétrole et en charbon, faut pas s’étonner si le climat tend à redevenir ce qu’il était à l’époque du carbonifère : une étuve.

 

- Bon. On aura un peu plus chaud ? On mettra la clim. Les palmiers remplaceront les vignes ? On boira du vin de palme. Le pétrole manquera ? On roulera dans des bagnoles électriques…

 

- Voilà. Le changement climatique est là, dans la tête des gens. Mais beaucoup, comme toi Loulle, semblent croire qu'ils pourront continuer à vivre comme ils le font aujourd'hui, s'ils consentent à quelques ajustements techniques. Ta bagnole électrique, c’est bien, mais d’où elle viendra ton électricité ? Il serait peut-être plus malin de réfléchir à l’utilité des déplacements ! De l’utilité de faire venir sur nos tables des aulx de Chine ou des raisins du Chili. De l’utilité de prendre sa bagnole pour aller se goinfrer de conneries dans ces temples de la consommation que sont les hypermarchés et les zones commerciales. De la pertinence d’avoir son lieu de vie à des dizaines de kilomètres de son lieu de travail. Tout est à repenser. Mais il est plus facile de se laisser bercer par les propos rassurants de nos gouvernants car ce que nous disent les verts et autres écolos est trop énorme. Il s'agit de conclusions révolutionnaires pour nos sociétés et les conséquences sont trop désagréables pour être abordées de front.

 

- Bof… Et alors, qu’est-ce qu’il va se passer ?

 

- Nous appartenons aux pays les plus riches du monde. Mais le nombre de ces « happy few » va décliner dans les années qui viennent, avec la poussée démographique mondiale. Les habitants des pays industrialisés représentent aujourd'hui environ 20% de la population mondiale, mais 95% de la richesse mondiale ! Dans 10 ans, ils ne seront plus que 15 %. Qui veut abandonner ça ? Nous en profitons. C'est très confortable d'être là où nous sommes. Seulement les 80 % que nous pigeonnons, ben, ils veulent tout simplement faire comme nous, vivre comme nous, et si nécessaire prendre notre place. Par la force. Les réfugiés climatiques qui vont arriver, vous croyez qu’ils seront tout doux et tout gentils ? Et vous pensez que nos sociétés vieillissantes et repues seront en mesure de les arrêter ? L’avenir, il risque d’avoir un goût de sang. Mais le danger ne viendra pas seulement de l’extérieur. Tous les problèmes que nous connaissons vont s'accentuer : la pénurie de nourriture et d'eau, les inégalités... Le climat sera à l'origine des guerres du XXIe siècle. Au sein de nos sociétés, les inégalités générationnelles vont devenir conflictuelles. Parce que c'est la première fois de l'histoire moderne que nous exploitons à ce point les ressources des générations à venir. Nous vivons à crédit. En bouffant le pain de nos enfants ! Et ils nous le feront payer cher. Enfin, il y a un autre problème, plus important que tous les autres car il les soutend…

 

- Ah ! Encore ? C’est quoi ?

 

- C’est le lapinisme Loulle. C’est le lapinisme. Sais-tu, Loulle, et toi aussi Bert, que pour chaque battement de ton palpitant, trois bébés naissent quelque part dans le monde ! Essaye d’imaginer ce fleuve, cette marée de nouveaux venus braillards sur cette pauvre boule puante qu’on appelle Terre ! Ouais, me direz-vous. Mais pendant ce temps, il y en a un paquet qui passent l’arme à gauche et vont servir de patapon aux asticots. Allez les vers ! C’est vrai. Mais il n’en meurt qu’un lorsqu’il en naît trois ! On est loin du compte… Trois marmots par seconde qui réclament tout de suite à bouffer. Soit 180 par minute, 260.000 par jour, 95 millions par an, autant que la France et l’Espagne réunies. Et comme il ne meurt « que » 35 millions d’homo sapiens (homme sage ! ! ? ?) par an, ça nous laisse un confortable « bénef » d’environ 60 millions supplémentaires chaque année — l’équivalent d’une France ! — de bouches à nourrir… Comme ces bouches viennent principalement dans des pays où on crève déjà de faim, vous voyez le tableau. Et comme ces pays, qui sortent de la misère, comme la Chine actuellement et l’Inde, veulent accéder au « progrès » que représente la manière de vivre occidentale, ça en fait des bagnoles qui crachent leurs gaz pourris, des forêts qu’il faut couper pour leur fournir des salons de jardin en teck et des tonnes de pubs débiles, des poissons qu’il faut pêcher pour leur procurer du patapon pour leurs chien-chiens… Vive la croissance ! « Croissez et multipliez-vous » qu’il a dit l’autre. Ouais. Jusque dans le mur. Et le mur, ce sera un coquetèle agréable de guerres pour l’eau, de catastrophes naturelles, de bonnes et belles épidémies… Tout ça orchestré par de gras et gros dictateurs qui pueront autant du cerveau que des pieds !

 

- Puteng, Victor. Tu nous la fais raide là. Tè ! Buvons un coup pour oublier…

 

- Profitons : dans 20 ans, nos successeurs dans ce rade - s'il existe toujours ! - ne boiront plus du cotes-du-rhône mais des côtes-de-stockholm ou du vin d’Écosse grand cru...

 

- Á la nôtre !

 

 

Illustration : merci à Chimulus

 

 

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10/12/2014

TREMBLEZ ! BRAVES GENS... Bientôt les Grandes Bouffes. Ça cache les horreurs qui se préparent.

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Ebola ? Qu’est-ce qu’il devient celui-là ? On n’en entend plus parler… Chassé des actualités par d’autres titres plus vendeurs. Pourtant on peut supposer qu’il continue à se répandre, à ravager, à tuer silencieusement. Á tuer, mais en Afrique seulement. Les contaminés – blancs - rapatriés dans les hôpitaux étazuniens et européens ont été (presque tous) guéris. On peut dès lors se poser des questions sur le départ de l’épidémie (on ne peut pas encore parler de pandémie.)

 

Dans une interview donné au média italien « Il fattoquotidiano », le professeur de droit international Francis Boyle émet une opinion plus que troublante. D’après lui « cette épidémie n’est pas ce qu’on dit, avec cette histoire de chauves-souris qui sont venues par les airs depuis le Zaïre, et qu’il s’agirait ici d’une variante de l’ « Ébola du Zaïre » ce qui est curieux, car le Zaïre est à plus de 3500 km de là. Le gouvernement américain possède trois laboratoires BSL-4 (Bio Safety Lab niveau 4). Un en Guinée, un au Libéria, un en Sierra Leone, au cœur de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Et ces laboratoires BSL-4 font toutes sortes de recherches plus effrayantes les unes que les autres sur les armes biologiques. » Le professeur laisse entendre que le virus Ebola aurait été sciemment et volontairement administrés à travers de pseudo vaccins aux Africains de l'Ouest, sur une grande échelle. lien  

 

« Si vous mettez ensemble le virus vivant d’Ebola avec celui du rhume, vous obtenez quelque chose qui est aussi contagieux que le rhume commun, mais pas autant que la grippe. Et ça pourrait bien être ce à quoi nous avons affaire ici. Ce vaccin, ou appelez-le comme vous voulez, avec l’Ebola vivant et le rhume commun, a été injecté à une vaste population en Sierra Leone, et peut-être au Libéria, et c’est cela l’origine de l’épidémie, mais ne me croyez pas sur parole et allez voir le site Web du Ministère de la Santé de la Sierra Leone, et vous verrez que c’est leur conclusion sur ce qui arrive aujourd’hui, et c’est pour cela qu’ils ont ordonné la fermeture du laboratoire américain BSL-4 cet été. »Á noter que les USA n'ont pas envoyé des médecins en Afrique de l'Ouest mais...3000 militaires ! Derrière l'épidémie, y aurait-il la recherche US sur les armes biologiques ?

 

Francis Boyle énonce des faits qui, s'ils sont avérés, font froid dans le dos. Il laisse entendre que s'il n'y a jamais eu de lanceurs d'alerte, c'est parce qu'on les a tué. « 27 ou 28 microbiologistes sont morts. Je pense que ces chercheurs ont menacé de sonner l’alarme sur ces programmes aussi dangereux qu’illégaux de recherches américaines sur les armes biologiques, et on les a tués. Et c’est pour cela que nous n’avons pas de lanceurs d’alerte ici, parce qu’ils seraient tués eux aussi. Je crois que c’est clair. Malheureusement nous avons (aux USA - NDLR) 14 000 scientifiques qui participent à ces affreuses recherches en armements biologiques pour le compte du gouvernement des USA, je les appelle les « scientifiques de la Mort », et plus de 1500 laboratoires aux États-Unis qui font ce type de recherche. »

 

On se focalise sur le danger que représente la dissémination des armes nucléaires, mais il est bien plus facile de créer des virus et bactéries mortelles. De petits laboratoires faciles à dissimuler suffisent. Le génie génétique permet maintenant, en manipulant le génome des agents classiques de la guerre biologique - peste, maladie du charbon, tularémie, etc. -, de les rendre beaucoup plus dangereux qu’ils ne le sont déjà. Volontairement par folie politique ou par accident, existe à présent le risque de destruction de l'espèce humaine par un organisme génétiquement modifié !

 

Comment le génie génétique peut-il servir à mettre au point de nouvelles armes biologiques ? La liste des possibilités, décrite par les spécialistes, est désagréablement longue. On peut rendre pathogène une bactérie inoffensive et bien connue, telle Escherichia coli, en lui insérant des gènes de toxicité empruntés au génome de bactéries dangereuses. On peut modifier une bactérie pathogène, afin qu’elle ne soit pas reconnue par le système immunitaire ou que les vaccins existants soient inefficaces. On peut chercher à rendre l’agent insensible aux antibiotiques, ce qui rendrait la protection des populations ciblées difficile, voire impossible.

 

Comme il n’y a rien en biologie qui ne soit transposable sur le plan militaire, le décryptage et la publication des génomes deviennent une source d’inquiétude majeure : le danger est en effet que l’on puisse reconstituer le virus à partir de sa séquence, ou tout du moins repérer les zones de virulence, cloner ces gènes et les transférer dans un autre organisme. Le centre britannique Sanger a d'ailleurs fièrement annoncé le décryptage du génome de Yersinia pestis, la bactérie responsable de la peste noire...

 

Plus vicelard : la possibilité d’introduire un virus "silencieux" dans le génome d’une population donnée, virus qui serait réveillé ultérieurement par un signal chimique. "L’idée, explique David Sourdive, un spécialiste français de l’étude des génomes, est de réaliser une arme ciblée sur une population choisie et préalablement "marquée" par un virus."

 

De nombreux spécialistes craignent davantage une autre forme de bioterrorisme : celle qui ciblerait l’agriculture. "Des armes tournées vers la production agricole seraient beaucoup plus efficaces, dit David Sourdive http://www.medicen.org/en. D’abord, l’effet de déstabilisation d’une maladie agricole est garanti et bien connu : voyez par exemple ce qui s’est passé avec la fièvre aphteuse en 2001. Et puis l’agriculture est plus vulnérable parce qu’elle présente beaucoup moins de diversité génétique que les populations humaines." Le travail sur les maladies agricoles était déjà un des principaux programmes de recherche d’armes biologiques pendant la guerre froide, tant aux Etats-Unis qu’en URSS.

 

Outre son efficacité, ce type de recherche présente un autre avantage : il est beaucoup plus discret. Comment distinguer un laboratoire agronomique d’un laboratoire militaire ? Enfin, les OGM agricoles présentent certains points communs avec les agents bactériologiques militaires : ainsi la bactérie Bacillus thuringiensis, qui est un des outils les plus utilisés par les firmes de biotechnologie végétale, est un cousin très proche de Bacillus anthracis, l’agent de la maladie du charbon, dont il constitue un très bon modèle.

 

La question de l’emploi de l’arme biologique n’appartient plus, depuis quelques années, à la pure spéculation : dans le cadre de leur lutte contre la drogue, les Etats-Unis tentent depuis 1997 de faire accepter l’utilisation d’un champignon, Fusarium oxysporum, qui détruit la plante d’où l’on extrait la cocaïne. Une version génétiquement modifiée de ce champignon existe en laboratoire. Les Etats-Unis voulaient l’utiliser en Colombie, même si, selon des mouvements écologistes comme le Sunshine Project, ce champignon pourrait avoir des effets dévastateurs sur la biodiversité très riche des terres colombiennes : devant l’opposition qui s’est levée en Amérique latine et en Europe, ils ont pour l’instant repoussé l’utilisation du champignon. Mais jusqu’à quand ? Á l’autre bout du monde, en Asie centrale, ils étudient aussi, dans un laboratoire de Tachkent, en Ouzbékistan, un champignon capable de s’attaquer au pavot, largement cultivé dans la région et notamment en Afghanistan. Si les opinions publiques n’y prennent garde, la guerre agrobiologique est à deux doigts de se banaliser, tandis que la guerre biologique - devrait-on dire biotechnologique ? - est redevenue une possibilité sérieuse.

 

Bon appétit quand même et vive le foie gras !

 


Photo X - Droits réservés

 

 Sources :

 

http://guerre.libreinfo.org/controle-populations/armes-nouvelles/581-ogm-guerre-bacteriologique.pdf

 

http://www.editionsdemilune.com/guerre-biologique-et-terrorisme-p-15.html

 

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=322983307878518&id=281064805403702

 

http://ilfattoquotidiano.fr/les-laboratoires-us-de-guerre-biologique-a-lorigine-de-lepidemie-debola-en-afrique-de-louest-interview-de-francis-boyle/

 

 https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=3229833...

 

Francis Anthony Boyle, né en 1950, est un professeur de droit international à la Faculté de droit de l'Université de Chicago.

 

 

 

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02/12/2014

Drones, centrales nucléaires. CATASTROPHES à venir ?

drone sur centrale nucléaire.jpg

 

 

Une petite fiction, c'est comme un dessin, ça éclaire plus les esprits que des tonnes d'explications fumeuses... Embarquez, et tenez-vous aux branches :

 

Paris, 24 décembre 2014, 20 heures. La ville lumière mérite bien ce qualificatif en ces périodes festives. Les principales artères rivalisent d'illuminations somptueuses. Les vitrines, éclairées a giorno, regorgent d'animations. Les clients se pressent, en ces dernières heures, pour faire leurs ultimes achats. Il en est de même dans toutes les villes de France. Partout dans le pays, partout en Europe on oublie la morosité ambiante et on s'apprête à célébrer joyeusement LA fête principale de nos civilisations : Noël. L'ambiance est à la liesse familiale. Et pourtant...

 

Pierrelatte, Drome. 20 h 01. Jean-Pierre roule sur l'autoroute A7. Il vient de Lyon et va à Avignon. Il roule vite car il a été retenu par une réunion qui s'éternisait et est quelque peu irrité. Soudain, il reste sidéré par ce qu'il voit sur sa droite : à hauteur de la centrale électronucléaire du Tricastin: une explosion génère un énorme éclair suivi d'un incendie.

 

A Fessenheim, à Civaux, à Gravelines, à Nogent, à Dampierre, à Golfech, à Chinon, à Bugey comme à Cruas, à la même heure, la même explosion, les mêmes incendies limités.

 

Alors il se passe en France un phénomène aussi étrange qu'effrayant : partout, en cascades, l'électricité s'éteint... C'est le black-out dans la « ville lumière » comme partout dans le pays. Finies les illuminations festives ! Les trains s'arrêtent en rase campagne. Les métros stoppent avec leurs fournées de passagers. Les ascenseurs restent bloqués, laissant leurs occupants terrorisés dans le noir total. Dans les familles s'apprêtant à festoyer, inconscientes de se qui se passe, on allume les bougies en riant de ce contretemps. La France entière bascule dans les ténèbres. Et l'Europe va suivre...

 

Sur les sites des centrales nucléaires, les énormes transformateurs qui alimentent les lignes principales à 400.000 volts et les secondaires à 225.000 volts brûlent. En conséquence logique et inéluctable, tous les postes électriques de distribution disjonctent l'un après l'autre, sur tout le territoire. Puis cette chute de dominos s'étend aux pays voisins connectés au réseau français. C'est la catastrophe...

 

Dans les centrales attaquées, on frôle la panique. Les groupes électrogènes de secours sont mis en route et, par chance, fonctionnent. Les barres d'arrêt des réacteurs tombent sans problèmes majeurs. Les turbo-pompes de secours refroidissent les réacteurs. Ouf ! Pour l'instant, pas de risque nucléaire genre Fukushima. Pour l'instant...

 

Que s'est-il passé ? Il a suffi d'une attaque coordonnée de drones légers que l'on trouve sans problème dans le commerce. Non plus équipés de caméras mais d'une petite charge d'un demi-kilo de Semtex C4, un explosif genre plastic 100 fois plus puissant que la TNT. Ces drones ont été lancés sans coup férir sur les transformateurs, nœuds stratégiques et pourtant très vulnérables et non protégés de tous le réseau électrique. Ces transformateurs abattus, c'est le disjonctage en cascade de tout le réseau français, puis européen puisqu'ils sont interconnectés...

 

Voilà à quoi ont - peut-être - servi les récents et récurrents survols de drones sur les centrales nucléaires. Ces survols ont eu lieu de nuit. Ils ont permis – grâce à des caméras thermiques – de relever les coordonnées précises de ces installations. Il ne restait plus alors qu'à programmer, coordonner et réaliser l'attaque simultanée des cibles consciencieusement répertoriés.

 

Nul besoin d'une armée pour mettre un pays « moderne » à genoux. Sa « modernité », et entre autres sa dépendance totale à la bonne marche du réseau électrique, est son talon d'Achille. Une petite équipe bien organisée, sans risques et sans combats, peut mettre la France – mais aussi n'importe lequel des pays industrialisés – dans une situation catastrophique. Et générer un chaos épouvantable.

 

Fiction que tout ça ? Souhaitons-le...

 

Les civilisations, tout comme les individus, ne sont-elles pas mortelles !

 

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21/11/2014

Ras-le-bol des pubs intempestives sur la Toile ? Bloquez-les !

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Marre d'être pris pour un âne !

 

Qui n'a pas été mis en rogne par l'intrusion intempestive d'une konnerie publicitaire en pleine lecture d'un article intéressant ? Personne... Pourtant il faut bien que quelqu'un paie pour le contenu de la Toile. Et c'est généralement la pub. Á moins d'accepter de payer pour un contenu, pour un site défini. C'est le cas pour Mediapart par exemple. Ou de s'abonner, comme pour le Monde Diplomatique. Ou de faire un don, comme pour Agoravox ou Urtikan. C'est ce que je fais. Mais ceci ne vous empêchera pas de subir ces pubs irritantes.

 

Sauf si vous avez pris la précaution d'intégrer à votre machine un logiciel de blocage de ces pubs ! Mais si ça existe. Il y a longtemps que, personnellement, je ne suis plus emmerdé par ces insupportables intrusions. Et je ne suis pas seul ! Quelque 150 millions d'internautes de par le monde ont installé un de ces modules permettant de bloquer ces pubs. C'est gratos et certains vous permettent même d'éviter certains types de messages et d'en laisser passer d'autres que vous acceptez. Il existe aussi des modules permettant d'éviter toute trace de votre navigation, et n'enregistrant pas votre carte de visite électronique : votre IP.

 

C'est très bien tout ça. Et ça fait bouger dans le Lanterneau des marchands de soupe électronique. Annonceurs, régies publicitaires, éditeurs sont fort préoccupés. En effet pensent-ils, pourquoi dépenser des millions pour produire et diffuser des pubs que la cible (vous, moi) peut facilement refuser de voir ? Eh oui, coco ! Faut rester discret, modéré, par trop agresser le pékin sinon il prend la rabia et ferme la porte !

 

Sauf que...le bourrage de crâne mercantile, que vous croyez mettre à la porte avec ces bloqueurs...rentre par le fenêtre. Parce que les bloqueurs sont du même bord que ceux contre lesquels ils proposent un service gratuit. Alors ils négocient en espèces sonnantes et trébuchantes avec les plus grosses régies leur inscription sur une liste blanche...pour que leurs pubs ne soient pas bloquées ! C'est la prime au plus gros - Amazon, Google, ,etc. ,- et c'est l'internaute qui se fait encore une fois enfumer...

 

Par ailleurs, les éditeurs de pub ont la possibilité de refuser l'accès au contenu intéressant de leur site si la pub qui y est associée est bloquée...

 

Enfin, dernière avancée technologique pour nous bourrer le mou, il existe maintenant des bloqueurs...de bloqueurs de pub ! Bref on navigue en plein bordel.

 

En attendant, on peut actuellement (mais pour combien de temps?) lutter contre ces intrusions publicitaires qui gonflent les aliboffis. C'est ce que j'ai fait depuis quelques mois et je m'en porte fort bien : j'ai débarrassé mon ordinateur de Google, de Chrome, d'Internet explorer et autres moteurs de recherches de cet acabit. À la place, il suffit d'installer Firefox Mozilla  et de le compléter avec Ixquick , métamoteur plus puissant encore que Google et ne dévoilant jamais votre adresse IP. Avec en plus Qwant.com, moteur de recherche français! 

 

Avec ça, depuis, je fais un doigt d'honneur à Google et à la NSA !

 

Enfin, contre les pubs, j'ai installé Adblock Plus. Très efficace.

 

Et puis, après tout, faites comme vous le voulez. Certains aiment les pubs. Il en faut pour tous les goûts...

 

Photo X - Droits réservés

17/11/2014

Au bistro de la toile : pourquoi la mort sur les ponts submersibles du Gard ?

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- Alors Loulle, quoi d'intéressant dans tes canards ?

 

- Cinq morts dans le Gard. Noyés. Leurs bagnoles emportées par les eaux. Sur des ponts submersibles... Puteng, merde ! Pourquoi des ponts submersibles ? Pourquoi pas de garde-fou pour arrêter le cas échéant les voitures qui s'engagent ? Et pourquoi ces bagnoles s'engagent-elles ?

 

- C'est dramatique. Pourquoi des ponts submersibles ? Eh ! Loulle, tu connais ces coins des Cévennes aussi bien que moi, c'est à côté : il y a beaucoup de ruisseaux toujours à sec, comme des oueds, sauf lorsqu'il y a de gros orages. Alors construire des ouvrages gigantesques pour assurer le passage de petites routes peu fréquentées, ce n'est pas économiquement raisonnable. D'où ces ponts submersibles.

Pourquoi pas de garde-fou, de parapets ? Parce que ces parapets pourraient éventuellement arrêter une bagnole mal engagée, mais ils arrêteraient aussi et surtout des tas de branches, créant ce qu'on appelle des embâcles, amoncellement de branches, d'arbres, de toutes sortes de déchets qui forment alors barrage. Et lorsque cet embâcle est emporté par le courant, c'est une énorme vague qui déferle vers l'aval et ravage tout. Beaucoup trop dangereux.

 

- Alors reste la question « pourquoi les bagnoles s'engagent-elles ? »

 

- C'est là qu'est la principale question. Et la solution. Actuellement ces ponts submersibles sont signalés quelques dizaines de mètres avant. Ce n'est pas suffisant, pas assez dissuasif. Et d'autant plus inefficace que les gens qui circulent sur ces routes et empruntent donc ces ouvrages sont des gens du pays, qui connaissent bien les lieux, et la routine l'emporte sur la prudence. La famille qui s'est faite emporter habitait à quelques encablures du ruisseau fatal, mais de l'autre côté. Tu connais comme moi la gloriole des mecs. Il a pensé qu'il pouvait passer. Seulement sa bagnole – bobine mouillée ou autre - a calé au milieu du gué. Et comme la montée des eaux, en Cévennes, est très rapide, la voiture a très vite été poussée vers l'aval et est tombé du pont... Avec les résultats catastrophiques que l'on sait. Et c'est pareil pour l'autre accident : même cause, même résultat.

 

- ...teng ! Mais c'est dingue ça. C'est comme si on laissait des passages-à-niveau sans surveillance et sans barrière.

 

- C'est la bonne comparaison Loulle. Et la solution. Il faut mettre de chaque côté de ces ponts submersibles des barrières qui s'abaissent automatiquement lorsque l'eau atteint un certain niveau.

 

- Facile à dire. Moins facile à faire...

 

- Pas du tout. Revenons à ta comparaison avec les passages-à-niveau. L'abaissement des barrières est commandé par le passage, bien en avant, d'un train sur un signal qui déclenche l'abaissement des barrières. Sur ces ponts submersibles, la fermeture de barrières pourraient être déclenchées par un simple système mécanique basé sur le principe...des chiottes ! C'est d'ailleurs là que j'ai eu cette idée ce matin ! Imagine, plaqué contre l'amont du pont, une boite enfermant un gros flotteur relié à un système de déclenchement mécanique ou mieux hydraulique, lâchant les barrières qui tombent alors seule, par gravité, dès que l'eau atteint une hauteur dangereuse. Tout comme le flotteur de la chasse d'eau ferme l'arrivée de flotte. Rien de compliqué à mettre au point pour le moindre ingénieur. Et pour un coût pas dissuasif du tout...

 

- Pas mal Victor. Pas mal ! Ils devraient t'embaucher à la DDE.

 

- D'autant plus que fainéant comme je suis, je ne déparerais pas... Bon. Toute cette eau, ça me donne soif. Sers ma tournée Loulle !

 

- Allez. Á la nôtre !

 

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Illustration : merci à Chimulus - photo X - Droits réservés

 

 

05/11/2014

Conquérir les grands projets inutiles : mode d'emploi.

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Le barrage de Sivens (huit millions, un mort) comme l'aéroport de Notre-dame-des-Landes illustrent jusqu'à la caricature cette passion de nos « zélus » et de nos « zélites » pour ces cathédrales modernes : les grands projets inutiles.

 

Les projecteurs sont actuellement braqués sur ce fumeux barrage de Sirvens (au sujet duquel Ségolène a décidé...de ne rien décider ! Il est vrai qu'on ne vit pas impunément des décennies avec François sans que ça déteigne...). Mais il n'est que l'un parmi tant d'autres de ces projets pharaoniques qui ne servent à rien sinon à caresser dans le sens du poil l'ego m'as-tu-vu de quelques potentats locaux. On a daubé sur les Espagnols et leurs aéroports vides, leurs lotissements vides. Mais nous aussi on jette des milliards en l'air (pardon, dans la poche de quelques grands groupes) sans aucun avantage pour la population. Ces « grands projets » sont les fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

Notre-Dame-des-Landes. Á tout seigneur tout honneur. Notre-Dame-des-Landes est l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul. L'aéroport actuel est loin d'être saturé et la région, en cul-de-sac, accueille déjà douze aéroports ! L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant ! Idem pour celui de Genève. En mépris du rejet par la population, les mégalos locaux viennent de recevoir le soutien de Valls...

 

La « ferme des 1.000 vaches ». Exploitée depuis septembre dans la Somme, avec un premier troupeau de 500 vaches laitières, cette « méga-ferme » se double d’un méthaniseur qui produit de l’électricité à partir des rejets des bestiaux. Une noria de camion chaque jour sur les routes pour évacuer le lait. Réalisation portée par un millionnaire du BTP. Y'a bon les subventions!

 

Le site d’enfouissement nucléaire de Bure. Porté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), il consiste à enterrer 80.000 m3 de résidus nucléaires à haute activité et à vie longue dans le sous-sol lorrain, à partir de 2025. Une poubelle nucléaire extrêmement aléatoire voire dangereuse qui se heurte depuis dix ans à l’hostilité de militants antinucléaires français et allemands.

 

La ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin. Son coût en est évalué à plus de 26 milliards d’euros dont plus de 10 milliards pour le seul tunnel sous les Alpes, long de 57 kilomètres, qui doit permettre de relier les deux métropoles en deux heures environ. Alors que la rentabilité des TGV est sérieusement remise en cause et que le réseau « normal », celui qu'utilisent « les Français d'en-bas » est laissé à l'abandon...

 

Le Grand Stade de Lyon. 640 millions d’euros pour cet équipement sportif, à Décines, en banlieue lyonnaise. Malgré 71 procédures lancés par les opposants, les travaux sont en route...

 

Et il y en a d'autres, partout. Á la lumière de ces « réussites », donnons quelques conseils aux maitres d’œuvre pour réussir au mieux à se remplir les poches avec ces projets inutiles, sur le dos des contribuables.

 

1 – Pour séduire vos interlocuteurs locaux, proposez des projets pharaoniques. La démesure doit être votre crédo. Faites jouer la concurrence entre métropoles. Tous les grands « zélus » rêvent du viaduc de Millau chez eux. Une fois que vous aurez conquis ces grands satrapes locaux, ceux-ci sauront gagner à votre cause les « zélus » secondaires (43 sur 45 conseillers généraux en faveur du barrage de Sirvens). N'oubliez pas de faire valoir de nombreux, de très nombreux emplois à la clé. Si ce n'est pas vrai, vous pourrez toujours arguer de « la crise ».

 

2 – Faites travailler des bureaux d'études sachant compliquer les choses pour rendre des dossiers indéchiffrables. Ça en impose toujours à l'élu de base de ne rien comprendre. Et ça décourage l'emmerdeur un peu trop curieux. Si ces bureaux d'études sont dans la mouvance des « zélus », c'est tout bénef.

 

3 - Mettez-vous dans la poche la presse locale. Ce n'est pas difficile : une visite de la maquette assortie d'un bon gueuleton pour les plumitifs et quelques pages publicitaires vous assureront la docilité d'alliés efficaces, aptes à encenser vos travaux et à démolir l'attitude « rétrograde » des éventuels opposants.

 

4 – Pour financer ces projets à la viabilité économique plus qu'aléatoire, proposez avec persuasion (discrète, bien ciblée, chiffrée) l'extraordinaire pompe à fric du fameux (et fumeux) Partenariat Public Privé (PPP). Á vous dès lors non seulement la construction mais aussi la maintenance, la gestion, l'exploitation de l'infrastructure en question. C'est pour vous une maîtrise complète et les collectivités n'auront plus qu'à casquer en loyers faramineux deux fois, voire trois fois plus que le prix total des travaux !

 

5 – Vous aurez à faire face à des associations d'opposants. Ce sont des amateurs : opposez à leurs arguments de bons rêveurs coupés de la dure réalité économique ceux, rigoureux, de vos spécialistes. Ridiculisez-les, brandissez l'étendard de l'intérêt national face à leur vision passéiste. N'hésitez pas à participer aux concertations publiques pour montrer votre sincérité. Noyez le poisson sous des chiffres et des termes incompréhensibles : l'alliance des « zélus » locaux et de la presse locale (annihilée par vos largesses publicitaires) feront le reste.

 

6 – Il est possible que vous deviez vous heurter à l'occupation du site en question. Á la légitimité revendiquée par les opposants – que vous devez qualifier « d'occupants » -, opposez la légalité institutionnelle. Montrez votre « détermination », assignez les organisations opposantes en justice et n'hésitez pas à faire appel à la force publique. Mais attention, cette option est délicate : des nuages de gaz lacrimo, tant que vous voulez, mais gare au syndrome de Sirvens : un mort peut tout foutre en l'air...

 

7 – Si vous perdez le gâteau, ne vous découragez pas, il y en a d'autres : stades, piscines, infrastructures sportives, centres commerciaux, tours « prestigieuses », centres hospitaliers, quartiers d'affaires, etc...

 

Enfin, n'oubliez pas l'essentiel pour vous : l'inutile, c'est très rentable !

 

Photo X - Droits réservés

 

31/10/2014

Ah ! La vache !

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Quelles salopes, ces vaches... Ça rote comme un émir, ça pète comme un gendarme et ça pollue plus que toutes les usines à charbon de la Chine ! Ouais Mossieur ! Quelles vaches ces vaches. Savez-vous que les quelque 1,3 milliard de vaches de la planète (une vache pour cinq humains) pètent et rotent environ 300.000 milliards de litres de méthane par an ! Ce qui représente presque 20 pour cent des émissions de méthane reliées aux activités humaines. Ah ! La vache... Et après ça on me casse les burnes pour mon petit diesel...

 

Mais heureusement le Superman de la Productivité est là ! Le Zorro de la défense de l'environnement veille sur nous. On va te les surveiller ces vaches de vaches. Et de près. De l'intérieur même. Comment ? Vous allez voir.

 

Jusqu'où pousse l'avidité débridée en vue de faire le plus de pognon possible... Je vais vous parler d'un truc qui relègue la corrida au rang de distraction pour jeune fille : les vaches à hublots ! C'est une des dernières trouvailles pour « le bien de l'homme ».

 

Quésaco ?

 

Le magazine « Courrier international » a publié ceci il y a quelques mois :

 

« Vous avez l’estomac bien accroché ? Alors lisez ceci : des vaches suisses sont équipées de hublots pour mieux servir la science. Les bovins de l’Agroscope de Grangeneuve ont un trou de 15 centimètres dans le flanc. Cette ouverture permet d’accéder directement au bol alimentaire pour en analyser le contenu. Pour prélever des échantillons, il suffit de passer le bras dans le trou, comme le montre cette vidéo de la RTS. 

Grâce à cette trappe de visite en caoutchouc, les chercheurs peuvent ”tester la digestion de mélanges d’avoines expérimentaux, et à terme, obtenir une alimentation plus saine”, note la 
Tribune de Genève.

Les vaches helvètes ne sont pas les seules à bénéficier de ce traitement. En France, l’INRA travaille depuis belle lurette des lustres sur des bovins fistulés. Cette pratique permet notamment de plancher sur la production de méthane des bovins. Entre rots et pets, comme chacun sait, les ruminants libèrent une effroyable quantité de gaz à effet de serre. Voilà peu, en Allemagne, des vaches laitières ont failli faire exploser leur étable, relate le Spiegel. La réaction entre une décharge d’électricité statique émise par une machine à massage et le méthane rejeté par les herbivores a déclenché un incendie. »

 

Les Hollandais sont depuis longtemps passé au stade de la production. Grâce à ce procédé « innovant », ils arrivent à fabriquer des vaches qui pissent 100.000 lotres de lait par an. Gràace à ce trou, ils peuvent vérifier la qualité de la digestion des bestiaux, éventuellement ajouter quelques adjuvant, voir quelques hormones, quelques antibiotiques... Bref rien que de bonnes choses qui ,font la qualité des oroduits bataves, « cet autre pays du fromage » !

 

Eh ! En France, l'INRA traille sérieusement la question. Et au fait, qu'est-ce qu'on nous installe en ce moment, quelque part dans le Nord ? Une usine avec mille vaches ? Ouais. C'est ça. Sur le modèle hollandais. Eh ! Les écolos nordistes, faudra aller regarder de près ce qui s'y passe. Par le hublot ?

 

pets de vaches par Topi.jpg

 

 

Liens :

 

http://www.rts.ch/info/regions/fribourg/5588165-dans-le-canton-de-fribourg-les-vaches-a-hublot-intriguent.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/vaches-a-hublot-ou-comment-l-inra-52566

http://www.organicagcentre.ca/ResearchDatabase/res_livestock_cowmethane_f.asp

http://www.courrierinternational.com/chronique/2014/02/11...

http://www.terrafemina.com/societe/buzz/articles/34929-va...

 

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21/10/2014

Approchez ! Mesdames et Messieurs ! L’industrie nucléaire vous accueille !

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« Approchez ! Approchez ! Vous n’en reviendrez pas ! » Pim. Pimpim. Pimpimpimpimpimpim ! »

 

Eh oui. Sans vergogne, l’industrie la plus dangereuse qui soit, mais aussi – heureusement – la plus passéiste vient de faire son « cho », le semaine dernière, au Bourget. « Worl Nuclear Exhibition » que ça s’appelait. Eh ouais. Faut parler globish, ça fait moderne… En fait, cette « exhibition » ressemble à un dernier tour de piste avant la fin du spectacle. Car l’industrie nucléaire est une industrie du passé. Sans avenir. Ou plutôt si : elle a un grand avenir mais…dans la gestion très approximative des déchets-merdes qu’elle fabrique et surtout dans le démantèlement des centaines de centrales qui vont fermer dans la décennie à venir.

 

Sa part dans la production mondiale d’électricité est passée de 17,1% en 2001 à 10,9% en 2012 (chiffre provenant de l’Agence internationale de l’énergie atomique et publié dans son dernier rapport [PDF]). Autre signe significatif de ce déclin, l’action d’Areva - numéro Un mondial du secteur – qui planait autrefois autour de 82 euros, se traine autour de 10 euros !

 

Cette industrie crève ? Mettons-lui le pied sur la tête pour l’enfoncer dans sa merde ! Elle est caractérisée par son incompétence, ses mensonges, son irresponsabilité.

 

Incompétence. Sans revenir sur le désastre de Tchernobyl, il y a trois ans maintenant que les réacteurs en fusion de Fukushima crachent leur mort. Car aucune solution efficace n’a pu être mise en œuvre pour sortir du sol et neutraliser ces réacteurs. Les « spécialistes » industriels les plus pointus, venus du Japon, mais aussi de France et des Etats-Unis se montrent absolument incapables de mettre au point des procédures, des machines, des techniques appropriées pour  se saisir des coriums fondus et de les traiter. L’océan sert de poubelle où sont relâchées des quantités phénoménales de radioactivité. Sans qu’aucune solution sérieuse ne soit en vue.

Irresponsabilité. Cette incompétence se combine avec une totale irresponsabilité reconnue par la Convention nucléaire de Paris de 1960 (https://www.oecd-nea.org/law/nlparis_conv-fr.html) qui reconnait que « la production et l’utilisation de l’énergie atomique comportent des risques sans commune mesure avec ceux dont le monde a l’expérience » et énonce explicitement l’irresponsabilité des exploitants. « Aujourd’hui, en France, en cas de catastrophe nucléaire, la responsabilité dommage de l’exploitant est limitée à 91 millions d’euros, celle de l’Etat, tous mécanismes confondus, à 345 millions d’euros. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a récemment proposé une estimation de 430 milliards d’euros, pour un scénario d’accident nucléaire lui-même très minimisé : fusion d’un tiers d’un réacteur, dans la centrale de Dampierre (Loiret), et relâchement de radioactivité pendant seulement deux heures. Avec ce scénario très optimiste, 25 000 km² deviendraient inhabitables, il faudrait évacuer 2,6 millions de personnes (dont la ville d’Orléans) mais il serait « réaliste » d’en évacuer seulement 26 000 et d’indemniser les autres ; 50 000 cancers. Á Fukushima, ce sont trois réacteurs entiers qui ont fondu et le relâchement massif de radioactivité a duré des mois. » (http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...)

Mensonge. Le secret et le mensonge sont consubstantiels à cette industrie. Parce qu’elle est entachée des massacres épouvantables de sa composante militaire. Parce qu’elle s’est construite sur un culte du secret, du confidentiel, du mensonge, bref, du bourrage de crâne. Rappelons-nous le « professeur » Pellerin assurant que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté…aux frontières de la France !!!). Cette culture du secret est officialisée par le fait que l’OMS (organisation mondiale de la santé), émanation de l’ONU chargée de résoudre les problèmes de santé publique et d’éclairer l’opinion mondiale, est directement liée à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) par un accord signé le 28 mai 1959, qui stipule, dans son article 3, qu’il est possible « de prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents ». Ben voyons ! Dès lors, pourquoi se gêneraient-ils nos nucléocrates pour nous raconter des bolas ? Avec arrogance, voire mépris, ils nous assènent qu’un accident « est très peu probable chez nous ». Ben voyons… On est d’autant plus enclin à  les croire que les dommages liés à leur industrie ont pour eux un coût quasi nul ! On comprend dès lors les insuffisances de la sécurité et le recours systématique à des sous-traitants mal formées, mal équipés, mal payés et irresponsables. L’irresponsabilité étant un dogme en la matière.

Ainsi, mesdames et messieurs les nucléocrates qui vous êtes pavoisés, qui vous êtes gargarisés du « développement », de « l’avenir » de votre industrie, vos rodomontades ne trompent personne : les contrats nouveaux ne concernent que la gestion et la réparation des 390 réacteurs encore en service sur Terre.

Par contre, vous avez encore un bel avenir, et particulièrement les Français. Votre compétence, votre expertise sont indispensables pour mener à bien le grand chantier nucléaire des décennies à venir : le démantèlement des centrales.

 

Sources :

http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/wne-le...

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16/10/2014

BARRAGES PRIVATISES ! Sarko en avait rêvé, Ségo l’a fait…

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Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Energétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français. On savait qu’ « ils » étaient capables de toutes les saloperies, mais là, il faut reconnaître qu’ils ont fait fort.

Tout ça pour feller la Commission européenne qui menace de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». L’argument de la pression de la Commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles.

Privatisez ! Privatisez ! Privatisez ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters !

 

Ben, voilà. C’est fait. C’est un gouvernement « de gauche » (puteng ! Ils nous l’ont mis profond, et sans vaseline…) qui vient de signer cette saloperie : mettre les barrages français entre les mains des représentants les plus rapaces du profit à tout crin. Nos zélus zélés livrent ainsi aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique. Ceci en catimini, dans un article voté en loucedé dans une séance de nuit…

Ils vendent les bijoux de famille. Mais ce n’est pas une première : c’est Jospin qui, le premier, avant le bradage final par Villepin, a commencé à privatiser partiellement les autoroutes

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, plus tard de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande (« Sors de ce corps, Thatcher ! ») et ses nuisibles veulent brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins: mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Ou faire des flots de thunes avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des fellations aux idéologues de l’Europe ultralibérale.

Ce texte scélérat a été voté en première lecture. Il y aura donc une seconde lecture. Faisons savoir aux députés qui nous représentent que nous ne sommes pas, mais alors pas du tout d’accord !

 

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Illustrations X – Droits réservés.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

25/09/2014

Des forages au gaz de schiste bientôt sur le Ventoux et le Luberon ?

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Levée de bouclier en Vaucluse contre la signature imminente d'un arrété accordant dans le Luberon et jusqu'au Ventoux un « permis de recherche de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux ». Bénéficiaire de ce possible permis : une société suédoise : Tethys Oil AB. Cet arrêté est près à être soumis à la signature de Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie ainsi qu'à celle d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique.

 

Autrement dit on s'apprête à remettre sur le tapis le gaz de schiste ! C'est une « veille citoyenne » qui a permis de débusquer sur le site internet du Ministère de l'écologie ce nouveau projet d'exploration du sous-sol du Luberon, passé soigneusement sous silence. Ni les maires, ni les autres élus locaux n'ont été prévenus. Or ce permis concerne un territoire de 870 km2 sur le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, de Lagarde-d'Apt (Vse) à Sénas (BdR) et de l'Isle-sur-la-Sorgue à Ansouis. Il prévoit des forages de 2000 mètres, avec des derricks de 50 mètres de haut, une circulation conséquente de poids-lourds, l'utilisation de quantités faramineuses d'eau sur des territoires de sécheresse... Bref : l'horreur.

 

On croyait que la loi de juillet 2011 interdisait toute recherche et exploitation du gaz de schiste ! Tè, fume... Cette loi interdit « l'éclatement de la roche pour l'extraction des hydrocarbures ». Nuance. La loi interdit l'extraction par fracturation, mais elle n'interdit nullement de déposer des permis de recherche et d'expérimentation ! Or la fracturation est la seule méthode existant à ce jour.

 

Ségolène Royal, en 2011, lors du débat sur cette loi, se disait « favorable à l'interdiction » de l'extraction du gaz de schiste tant que « la maîtrise de cette exploitation n'est pas garantie ». Elle jugeait « nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propres à long terme ». Une ambiguïté qui ne peut que conforter les inquiétudes...

 

Chacun sait que si ces grands altruistes que sont les compagnies pétrolières forent pour « explorer » et qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ils sauront faire en sorte que les permis d’explorer se transforment en permis d’exploiter. « Avec des méthodes propres » clament les politiques tous favorables sans le dire ! Ben voyons ! Les compagnies européennes – dont évidemment la suédoise Tethys Oil AB - se sont toutes acoquinées avec des compagnies américaines, seules détentrices de la méthode d’extraction de ces gaz délétères. Or le seul procédé existant est celui de la ravageuse fracturation qui fait tant de dégâts aux États-Unis.

 

cul au ventoux.jpg

 

 

Verrons-nous bientôt des derricks dans les terrains de jeu des bobos du Luberon ? Des torchères sur les pentes du Ventoux ?

 

Qui lo sa ? Ouate-Inde-scie...

 

 

Quartidi 4 vendémiaire 223

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24/09/2014

Grève Air France : la révolte des nantis ? Pas si sûr...

pilotes grève par Deligne.jpg

Illustration: merci à Deligne

 

La rabia ! Les aliboffis qui gonflent ! C'était, hier le premier réflexe en voyant ces nantis de pilotes d'Air France (17.000 euros par mois) parader dans leur ridicule uniforme d'opérette devant l'Assemblée nationale pour influencer les députés. Et ils semblent avoir gagnés... Gueulez, vous serez entendus. Bloquez les transports aériens, vous serez écoutés. Enfin, pas sûr. On est en plein couac entre le ministre et la direction d'Air France.

 

Ça, c'est la première attitude d'irritation. Basée, comme d'habitude plus sur l'émotionnel entretenu par la dictature de l'image que sur le rationnel. Mais il faut prendre un peu de recul. La cause du conflit : la mise en place par Air France d'une structure de transport aérien parallèle basée sur la logique économique ultralibérale du « low cost ». Avec comme modèle Ryanair ou Easy-Jet. C'est ça ou crever ! Comme la Panam, comme TWA, comme Swiss-Air... Cruel dilemme...

 

La logique des compagnies classiques et des compagnies bas-coût sont tout à fait différentes. Les premières (les « classiques ») vendent un service - le transport - à des passagers. Les secondes (les « low-cost » ou « bas-coût » ) vendent un produit - une quantité de voyageurs, exprimée en « unités » - aux gestionnaires d’aéroport, en général, des collectivités locales, en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence.

 

A la limite, Ryanair, tout comme Easy-jet et les autres compagnies bas-coût, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal.

 

Comment ça marche ? Comme disait l'autre. Eh bien voilà. Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et paient cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et ont largement ouvert les cordons de la bourse...de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont balaises : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. Á Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200.000 et 500.000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Autre combine juteuse, le versement de ce que ces compagnies pirates appellent des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de ces compagnies bas-coût ont obligation de prendre sur le site internet de ces compagnies ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à ces compagnies aériennes sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Ainsi, lorsque un mien ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil en payant quelques dizaines d'euros pour aller se la faire belle au Maroc, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

La lutte des pilotes d'Air France peut dès lors être regardée différemment.

 

Tridi 3 vendémiaire 223

 

12/09/2014

Abrutir les masses pour mieux les manipuler…

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Le bourrage de crâne sévit à haute dose. Sur l’Ukraine, sur la Russie, sur la dette, sur les « montres branchées », sur les Chinois, sur la Syrie, sur Israël, etc. Il y a toute une science de la manipulation des masses.

En voici les « 10 commandements » qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

 

1/ La stratégie de la distraction. Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions. Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation. Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé. Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité. Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Sources:

lien1

lien2

  

Illustration : lien

Sextidi 26 fructidor 222

10/09/2014

Au bistro de la Toile : « machinutiles » et « détecteurs de kons »

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- Oh! Victor, fais voir ta montre... Ah ! T'es décidément pas dans le coup, mon pauvre. T'as une vieille tocante de goulamas. Ça ressemble à rien. Maintenant, faut avoir une montre « branchée », qui te permet de savoir le temps qu'il fait, de connaître les boutiques qui peuvent te vendre des produits dont tu n'as pas besoin, d'envoyer des essémèsses à des amis auxquels tu ne dis même pas bonjour quand tu les croises dans la rue, etc., etc.

 

- Ouais, je te vois venir Loulle. Tu veux parler de ce raout médiatique auquel succombe avec une bonne dose de masochisme la presse-purée concernant le lancement d'une nouvelle « machinutile ». Masochisme parce que les marchands de soupe qui convoquent les plumitifs à ce genre de raout se paient ainsi gratos des pages et du temps de pub. Sans dépenser un rond ! « Plus kon que moi tu meurs », qu'ils peuvent dire les rédac'chefs de ces médiarrhées !

 

- Bien vu Victor !

 

- En fait, la nouvelle machinutile mise sur le marché a un nom et une fonction finalement assez saine si l'on prend un peu de recul. Le nom c'est : « D.D.K. » pour « détecteur de kons ». La fonction : signaler, dans la rue, le degré de haute konnerie de nos concitoyens. On a déjà subi la konnerie de ces demi-conversations bruyamment infligées, dans les trains, dans les bistros, par des goujats débiles ; on subit à présent les étranges gratouillis de ces personnes qui semblent vouloir soulager le prurit impératif d'une petite machine rectangulaire ; bientôt, on va donc se régaler de voir des débiles « branchés » se foutre la gueule dans une pancarte, dans un agent de police, dans un platane, trop occupés qu'ils seront à gratouiller la montre « branchée » de leur poignet !

 

- Pas mal, pas mal. Effectivement cet ustensile qui arrive sera bien un D.D.K. un Détecteur de Kons !

 

- D'autant plus kons que cette machinutile est aussi et surtout un implacable espion de la vie personnelle de son utilisateur. Le GPS qui y est intégré permet à Google et autres rufians « branchés » de vous suivre à la trace, et les programmes planqués dans la bête permettent de savoir qui vous appelez, de traquer vos goûts, vos affinités, de connaître vos amis, vos ennemis, vos opinions politiques et religieuses, vos inclinations sentimentales et sexuelles, etc. C'est tout simplement « little Big Brother » à son poignet !

 

- Et le pire, Victor, c'est que les kons paient, et cher, pour cette servitude volontaire !

 

-Eh oui, Loulle. La konnerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini ! Allez ! Á la nôtre !

 

Quartidi 24 fructidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

03/09/2014

Vignerons français, serrez les miches ! Bientôt les vins belges, anglais et suédois ?

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« Á boire, à boire, à boiiiire

 Á boire Tavernier! »

 

- Oh ! Victor, t'as un bel organe ! C'est le temps des vendanges qui te met de bonne humeur je suppose !

 

- Eh! Loule, y a de ça. Il est bon ton rouge. Après t'avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c'en est un bonheur.

 

- Côtes-du-Rhône Victor! Côtes-du-Rhône!

 

- Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d'y laisser le permis...

 

- Tu risques pas grand chose: tout ce que tu conduis, c'est tes panards qui marchent en canard! Tè! A la tienne!

 

- Ce que je reproche à mes potes vignerons, c'est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

 

- Moi, je préfèrerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c'est la majorité des vins. Je vends ce que j'ai...

 

- Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais!

 

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

 

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

 

- Què chambardement?

 

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

 

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

 

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

 

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

 

 

Septidi 17 fructidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

02/09/2014

Allez ! Pour changer de Gaza, de l'Ukraine, de la Syrie, on va dire un peu de mal du nucléaire !

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Vous croyez qu'il la fermera la centrale pourrie de Fessenheim Toto ? Il a une telle conception du respect de ses promesses qu'on peut en douter... Mais ces belles centrales nucléaires, qui nous fournissent cette bonne électricité que l'on peut gaspiller allègrement, elles ne fonctionnent pas avec des peaux de saucissons ! Il leur faut de l'uranium. Et de l'uranium, on en a eu un peu chez nous, on l'a donc utilisé puis on s'est arrêté de l'exploiter parce que c'est dangereux. Mouais... C'est dangereux chez nous, peut-être, mais ailleurs, au Niger par exemple, on s'en fout !

 

Le Niger est l'un des principaux fournisseurs de minerai d'uranium du monde. Il est aussi l'un des pays les plus pauvres du monde ! Y a un schmilblik là, non ? Ben, non... Depuis quarante ans Areva pille sans vergogne l'uranium de ce pays, en lui ristournant une poignée de figues, dont une bonne partie va d'ailleurs dans les poches de son président, le dénommé Mahamadou Issoufou, ancien cadre d'Aréva !

 

Dernièrement, au mois de mai, de nouveaux accords ont été signés entre Areva et les dirigeants du Niger qui, tout en faisant mine de défendre les intérêts du pays, ont à nouveau offert à la France des tarifs dérisoires pour l'enlèvement de l'uranium du Niger. Un peu plus qu'avant, mais toujours du domaine de la poignée de figues. Voilà ce qu'en dit Areva :

« Ce 26 Mai 2014, à Niamey, MM. Omar Hamidou Tchiana, Ministre d’Etat, Ministre des Mines et du Développement industriel du Niger, Gilles Baillet, Ministre des Finances du Niger, et Luc Oursel, Président du Directoire d’AREVA, ont signé un accord renouvelant le partenariat stratégique entre l’Etat du Niger et le groupe AREVA.

L’accord inscrit le renouvellement des conventions minières des sociétés SOMAÏR et COMINAK dans le cadre de la loi minière nigérienne de 2006. Les deux parties prendront les mesures nécessaires pour assurer la rentabilité économique et financière de ces entreprises et privilégier le maintien de l'emploi.

L’Etat du Niger et AREVA ont convenu de la nigérisation des postes de Directeurs Généraux de SOMAÏR et COMINAK respectivement en 2014 et 2016, ce qui représente pour le Niger un pas très important dans sa participation à la gouvernance des sociétés.

Les prix actuels de l'uranium ne permettant pas la rentabilité de l'exploitation du gisement d’Imouraren, l’Etat du Niger et AREVA mettront en place un comité stratégique paritaire qui décidera du calendrier de sa mise en production en fonction de l'évolution du marché.

AREVA va apporter son soutien financier à des projets d'infrastructures et de développement local :

 

  • le financement de la route Tahoua-Arlit à hauteur de 90 millions d’euros (environ 60 milliards FCFA);

  • la construction d'un immeuble d'une valeur de 10 millions d'euros (6,5 millards CFA) pour abriter les sociétés minières et dont le Niger sera propriétaire;

  • l'accélération de la mise en valeur de la vallée de l’Irhazer pour 17 millions d’euros (11 milliards FCFA). »

 

François « Toto » Hollande est allé, au mois de juillet, se gargariser de ces accords. Une visite bien tranquille : en effet, la plupart des animateurs de la société civile nigérienne, et en particulier ceux qui critiquent le business de l'uranium par lequel la France nucléaire pille littéralement le Niger, ont été arrêtés dans le cadre d'une véritable rafle ! Lien

 

Arlit, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons. Une prise d'otage au cours de laquelle des expatriés français ont été enlevés dans cette ville minière d'Areva. Ils ont été libérés après paiement d'une rançon estimée à 20 millions d'euros ! Sortis des poches d'Areva, donc de nos poches, puisque l’État français est actionnaire à 80%. Eh bien à Arlit, la population locale a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d'eau par an pendant que la population meurent de soif ! Les rues, les habitations de la ville sont construits à l'aide de résidus radioactifs, la nappe phréatique est archi-contaminée et s'assèche suite aux pompages d'Areva. Qui, évidemment, la main sur le cœur, nie tout cela. Est-ce qu'on lui a raconté ces petits détails cocasses à Toto ?

 

Mais patatras, suite à des manifs rugueuses, ce beau schéma d'exploitation est remis en cause ! Lien  « Décidément, ils ne sont pas reconnaissants ces noirs, mon bon monsieur... »

 

Derrière les troubles dans lesquels l'armée française est engagée au Sahel, n'y aurait-il pas, entre autres, l'exploitation néo-coloniale des ressources du Niger ?

 

Sextidi 16 fructidor 222

 

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13/08/2014

Et si on reparlait des OGM ?

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L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger – ce grand « humaniste » responsable, entre autres méfaits de la mise au pouvoir de Pinochet au Chili - a dit : « si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez les nations, mais si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez les personnes. » Pour s’assurer le contrôle de l’alimentation des peuples, les USA ont inventé et s’efforcent d’imposer une arme redoutable : les OGM. Et des entreprises spécialisées dans le bio-terrorisme dont le chef de file est Monsanto.

 

Mais cette entreprise est la partie émergée d’un iceberg politico-financier. Derrière, dessous, il y a des institutions sournoises : les fondations étazuniennes et en particulier Rockfeller et Bill Gates. La famille Rockefeller, magnat du pétrole, a entrepris de contrôler l'agriculture mondiale par le biais de la « révolution verte » dépendant de l'industrie pétrochimique. Quant à Bill Gates, sa fondation « philanthropique » est un des actionnaires majeur de…Monsanto !

 

Pour réussir cette mainmise sur les populations du tiers-monde, il convient d’abord d’éradiquer l’agriculture vivrière en réduisant au maximum le rôle des petits agriculteurs. Ceci se fait avec la complicité active de dirigeants corrompus grâce à un flot généreux de « billets verts ». Ainsi, en Inde les petites exploitations représentent 92 % des exploitations et occupent environ 40 % de toutes les terres agricoles. Ils forment le socle de la production alimentaire. Cependant, il y a un effort concerté pour éliminer les agriculteurs de la terre et les remplacer par de grandes sociétés utilisant à fond…les OGM. Monsanto contrôle déjà l'industrie du coton en Inde et façonne de plus la mentalité des entrepreneurs en finançant la recherche agricole dans les universités et les instituts publics. Ses pratiques de colonisation des institutions de ce grand pays lui valent d’être appelé la « Contemporary East India Company » - la « Compagnie des Indes de l’Est » contemporaine.

 

Ceci évolue dans le cadre du programme de contrôle des peuples par l’alimentation établi par Kissinger. Les OGM représentent désormais la mainmise ultime sur la nourriture grâce à la technologie de semences «Terminator», le brevetage des semences et des droits de propriété intellectuelle.

 

Rockfeller, Bill Gates…et derrière encore le groupe Bildenberg dont l’un des principaux soucis est la réduction du troupeau humain dans les pays du tiers-monde ! (Peu leur importe qu’un Etazunien gaspille et pollue la Terre 20 fois plus qu’un Indien ou un Africain). On approche de la « solution finale » à travers l’eugénisme qui est probablement la forme la plus fondamentale et la plus efficace de contrôle social. Cette philosophie vise entre autres à réduire la capacité de reproduction des personnes les « moins désirées ». Eh bien sachez qu’en 2001, Monsanto et DuPont ont acheté une petite entreprise de biotechnologie nommée Epicyte qui avait créé un gène causant la stérilité chez l’homme et la femme !

 

Nous avons de quoi nous inquiéter, non seulement des conséquences néfastes des monopoles des semences et des OGM sur la santé et l’environnement mais aussi des types de gènes pouvant se trouver à notre insu dans notre nourriture !

 

 

Quintidi 25 thermidor 222

Illustration X – Droits réservés