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17/11/2014

Au bistro de la toile : pourquoi la mort sur les ponts submersibles du Gard ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Alors Loulle, quoi d'intéressant dans tes canards ?

 

- Cinq morts dans le Gard. Noyés. Leurs bagnoles emportées par les eaux. Sur des ponts submersibles... Puteng, merde ! Pourquoi des ponts submersibles ? Pourquoi pas de garde-fou pour arrêter le cas échéant les voitures qui s'engagent ? Et pourquoi ces bagnoles s'engagent-elles ?

 

- C'est dramatique. Pourquoi des ponts submersibles ? Eh ! Loulle, tu connais ces coins des Cévennes aussi bien que moi, c'est à côté : il y a beaucoup de ruisseaux toujours à sec, comme des oueds, sauf lorsqu'il y a de gros orages. Alors construire des ouvrages gigantesques pour assurer le passage de petites routes peu fréquentées, ce n'est pas économiquement raisonnable. D'où ces ponts submersibles.

Pourquoi pas de garde-fou, de parapets ? Parce que ces parapets pourraient éventuellement arrêter une bagnole mal engagée, mais ils arrêteraient aussi et surtout des tas de branches, créant ce qu'on appelle des embâcles, amoncellement de branches, d'arbres, de toutes sortes de déchets qui forment alors barrage. Et lorsque cet embâcle est emporté par le courant, c'est une énorme vague qui déferle vers l'aval et ravage tout. Beaucoup trop dangereux.

 

- Alors reste la question « pourquoi les bagnoles s'engagent-elles ? »

 

- C'est là qu'est la principale question. Et la solution. Actuellement ces ponts submersibles sont signalés quelques dizaines de mètres avant. Ce n'est pas suffisant, pas assez dissuasif. Et d'autant plus inefficace que les gens qui circulent sur ces routes et empruntent donc ces ouvrages sont des gens du pays, qui connaissent bien les lieux, et la routine l'emporte sur la prudence. La famille qui s'est faite emporter habitait à quelques encablures du ruisseau fatal, mais de l'autre côté. Tu connais comme moi la gloriole des mecs. Il a pensé qu'il pouvait passer. Seulement sa bagnole – bobine mouillée ou autre - a calé au milieu du gué. Et comme la montée des eaux, en Cévennes, est très rapide, la voiture a très vite été poussée vers l'aval et est tombé du pont... Avec les résultats catastrophiques que l'on sait. Et c'est pareil pour l'autre accident : même cause, même résultat.

 

- ...teng ! Mais c'est dingue ça. C'est comme si on laissait des passages-à-niveau sans surveillance et sans barrière.

 

- C'est la bonne comparaison Loulle. Et la solution. Il faut mettre de chaque côté de ces ponts submersibles des barrières qui s'abaissent automatiquement lorsque l'eau atteint un certain niveau.

 

- Facile à dire. Moins facile à faire...

 

- Pas du tout. Revenons à ta comparaison avec les passages-à-niveau. L'abaissement des barrières est commandé par le passage, bien en avant, d'un train sur un signal qui déclenche l'abaissement des barrières. Sur ces ponts submersibles, la fermeture de barrières pourraient être déclenchées par un simple système mécanique basé sur le principe...des chiottes ! C'est d'ailleurs là que j'ai eu cette idée ce matin ! Imagine, plaqué contre l'amont du pont, une boite enfermant un gros flotteur relié à un système de déclenchement mécanique ou mieux hydraulique, lâchant les barrières qui tombent alors seule, par gravité, dès que l'eau atteint une hauteur dangereuse. Tout comme le flotteur de la chasse d'eau ferme l'arrivée de flotte. Rien de compliqué à mettre au point pour le moindre ingénieur. Et pour un coût pas dissuasif du tout...

 

- Pas mal Victor. Pas mal ! Ils devraient t'embaucher à la DDE.

 

- D'autant plus que fainéant comme je suis, je ne déparerais pas... Bon. Toute cette eau, ça me donne soif. Sers ma tournée Loulle !

 

- Allez. Á la nôtre !

 

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Illustration : merci à Chimulus - photo X - Droits réservés

 

 

05/11/2014

Conquérir les grands projets inutiles : mode d'emploi.

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Le barrage de Sivens (huit millions, un mort) comme l'aéroport de Notre-dame-des-Landes illustrent jusqu'à la caricature cette passion de nos « zélus » et de nos « zélites » pour ces cathédrales modernes : les grands projets inutiles.

 

Les projecteurs sont actuellement braqués sur ce fumeux barrage de Sirvens (au sujet duquel Ségolène a décidé...de ne rien décider ! Il est vrai qu'on ne vit pas impunément des décennies avec François sans que ça déteigne...). Mais il n'est que l'un parmi tant d'autres de ces projets pharaoniques qui ne servent à rien sinon à caresser dans le sens du poil l'ego m'as-tu-vu de quelques potentats locaux. On a daubé sur les Espagnols et leurs aéroports vides, leurs lotissements vides. Mais nous aussi on jette des milliards en l'air (pardon, dans la poche de quelques grands groupes) sans aucun avantage pour la population. Ces « grands projets » sont les fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

 

Notre-Dame-des-Landes. Á tout seigneur tout honneur. Notre-Dame-des-Landes est l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul. L'aéroport actuel est loin d'être saturé et la région, en cul-de-sac, accueille déjà douze aéroports ! L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant ! Idem pour celui de Genève. En mépris du rejet par la population, les mégalos locaux viennent de recevoir le soutien de Valls...

 

La « ferme des 1.000 vaches ». Exploitée depuis septembre dans la Somme, avec un premier troupeau de 500 vaches laitières, cette « méga-ferme » se double d’un méthaniseur qui produit de l’électricité à partir des rejets des bestiaux. Une noria de camion chaque jour sur les routes pour évacuer le lait. Réalisation portée par un millionnaire du BTP. Y'a bon les subventions!

 

Le site d’enfouissement nucléaire de Bure. Porté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), il consiste à enterrer 80.000 m3 de résidus nucléaires à haute activité et à vie longue dans le sous-sol lorrain, à partir de 2025. Une poubelle nucléaire extrêmement aléatoire voire dangereuse qui se heurte depuis dix ans à l’hostilité de militants antinucléaires français et allemands.

 

La ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin. Son coût en est évalué à plus de 26 milliards d’euros dont plus de 10 milliards pour le seul tunnel sous les Alpes, long de 57 kilomètres, qui doit permettre de relier les deux métropoles en deux heures environ. Alors que la rentabilité des TGV est sérieusement remise en cause et que le réseau « normal », celui qu'utilisent « les Français d'en-bas » est laissé à l'abandon...

 

Le Grand Stade de Lyon. 640 millions d’euros pour cet équipement sportif, à Décines, en banlieue lyonnaise. Malgré 71 procédures lancés par les opposants, les travaux sont en route...

 

Et il y en a d'autres, partout. Á la lumière de ces « réussites », donnons quelques conseils aux maitres d’œuvre pour réussir au mieux à se remplir les poches avec ces projets inutiles, sur le dos des contribuables.

 

1 – Pour séduire vos interlocuteurs locaux, proposez des projets pharaoniques. La démesure doit être votre crédo. Faites jouer la concurrence entre métropoles. Tous les grands « zélus » rêvent du viaduc de Millau chez eux. Une fois que vous aurez conquis ces grands satrapes locaux, ceux-ci sauront gagner à votre cause les « zélus » secondaires (43 sur 45 conseillers généraux en faveur du barrage de Sirvens). N'oubliez pas de faire valoir de nombreux, de très nombreux emplois à la clé. Si ce n'est pas vrai, vous pourrez toujours arguer de « la crise ».

 

2 – Faites travailler des bureaux d'études sachant compliquer les choses pour rendre des dossiers indéchiffrables. Ça en impose toujours à l'élu de base de ne rien comprendre. Et ça décourage l'emmerdeur un peu trop curieux. Si ces bureaux d'études sont dans la mouvance des « zélus », c'est tout bénef.

 

3 - Mettez-vous dans la poche la presse locale. Ce n'est pas difficile : une visite de la maquette assortie d'un bon gueuleton pour les plumitifs et quelques pages publicitaires vous assureront la docilité d'alliés efficaces, aptes à encenser vos travaux et à démolir l'attitude « rétrograde » des éventuels opposants.

 

4 – Pour financer ces projets à la viabilité économique plus qu'aléatoire, proposez avec persuasion (discrète, bien ciblée, chiffrée) l'extraordinaire pompe à fric du fameux (et fumeux) Partenariat Public Privé (PPP). Á vous dès lors non seulement la construction mais aussi la maintenance, la gestion, l'exploitation de l'infrastructure en question. C'est pour vous une maîtrise complète et les collectivités n'auront plus qu'à casquer en loyers faramineux deux fois, voire trois fois plus que le prix total des travaux !

 

5 – Vous aurez à faire face à des associations d'opposants. Ce sont des amateurs : opposez à leurs arguments de bons rêveurs coupés de la dure réalité économique ceux, rigoureux, de vos spécialistes. Ridiculisez-les, brandissez l'étendard de l'intérêt national face à leur vision passéiste. N'hésitez pas à participer aux concertations publiques pour montrer votre sincérité. Noyez le poisson sous des chiffres et des termes incompréhensibles : l'alliance des « zélus » locaux et de la presse locale (annihilée par vos largesses publicitaires) feront le reste.

 

6 – Il est possible que vous deviez vous heurter à l'occupation du site en question. Á la légitimité revendiquée par les opposants – que vous devez qualifier « d'occupants » -, opposez la légalité institutionnelle. Montrez votre « détermination », assignez les organisations opposantes en justice et n'hésitez pas à faire appel à la force publique. Mais attention, cette option est délicate : des nuages de gaz lacrimo, tant que vous voulez, mais gare au syndrome de Sirvens : un mort peut tout foutre en l'air...

 

7 – Si vous perdez le gâteau, ne vous découragez pas, il y en a d'autres : stades, piscines, infrastructures sportives, centres commerciaux, tours « prestigieuses », centres hospitaliers, quartiers d'affaires, etc...

 

Enfin, n'oubliez pas l'essentiel pour vous : l'inutile, c'est très rentable !

 

Photo X - Droits réservés

 

31/10/2014

Ah ! La vache !

vaches à hublot.jpg

 

 

Quelles salopes, ces vaches... Ça rote comme un émir, ça pète comme un gendarme et ça pollue plus que toutes les usines à charbon de la Chine ! Ouais Mossieur ! Quelles vaches ces vaches. Savez-vous que les quelque 1,3 milliard de vaches de la planète (une vache pour cinq humains) pètent et rotent environ 300.000 milliards de litres de méthane par an ! Ce qui représente presque 20 pour cent des émissions de méthane reliées aux activités humaines. Ah ! La vache... Et après ça on me casse les burnes pour mon petit diesel...

 

Mais heureusement le Superman de la Productivité est là ! Le Zorro de la défense de l'environnement veille sur nous. On va te les surveiller ces vaches de vaches. Et de près. De l'intérieur même. Comment ? Vous allez voir.

 

Jusqu'où pousse l'avidité débridée en vue de faire le plus de pognon possible... Je vais vous parler d'un truc qui relègue la corrida au rang de distraction pour jeune fille : les vaches à hublots ! C'est une des dernières trouvailles pour « le bien de l'homme ».

 

Quésaco ?

 

Le magazine « Courrier international » a publié ceci il y a quelques mois :

 

« Vous avez l’estomac bien accroché ? Alors lisez ceci : des vaches suisses sont équipées de hublots pour mieux servir la science. Les bovins de l’Agroscope de Grangeneuve ont un trou de 15 centimètres dans le flanc. Cette ouverture permet d’accéder directement au bol alimentaire pour en analyser le contenu. Pour prélever des échantillons, il suffit de passer le bras dans le trou, comme le montre cette vidéo de la RTS. 

Grâce à cette trappe de visite en caoutchouc, les chercheurs peuvent ”tester la digestion de mélanges d’avoines expérimentaux, et à terme, obtenir une alimentation plus saine”, note la 
Tribune de Genève.

Les vaches helvètes ne sont pas les seules à bénéficier de ce traitement. En France, l’INRA travaille depuis belle lurette des lustres sur des bovins fistulés. Cette pratique permet notamment de plancher sur la production de méthane des bovins. Entre rots et pets, comme chacun sait, les ruminants libèrent une effroyable quantité de gaz à effet de serre. Voilà peu, en Allemagne, des vaches laitières ont failli faire exploser leur étable, relate le Spiegel. La réaction entre une décharge d’électricité statique émise par une machine à massage et le méthane rejeté par les herbivores a déclenché un incendie. »

 

Les Hollandais sont depuis longtemps passé au stade de la production. Grâce à ce procédé « innovant », ils arrivent à fabriquer des vaches qui pissent 100.000 lotres de lait par an. Gràace à ce trou, ils peuvent vérifier la qualité de la digestion des bestiaux, éventuellement ajouter quelques adjuvant, voir quelques hormones, quelques antibiotiques... Bref rien que de bonnes choses qui ,font la qualité des oroduits bataves, « cet autre pays du fromage » !

 

Eh ! En France, l'INRA traille sérieusement la question. Et au fait, qu'est-ce qu'on nous installe en ce moment, quelque part dans le Nord ? Une usine avec mille vaches ? Ouais. C'est ça. Sur le modèle hollandais. Eh ! Les écolos nordistes, faudra aller regarder de près ce qui s'y passe. Par le hublot ?

 

pets de vaches par Topi.jpg

 

 

Liens :

 

http://www.rts.ch/info/regions/fribourg/5588165-dans-le-canton-de-fribourg-les-vaches-a-hublot-intriguent.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/vaches-a-hublot-ou-comment-l-inra-52566

http://www.organicagcentre.ca/ResearchDatabase/res_livestock_cowmethane_f.asp

http://www.courrierinternational.com/chronique/2014/02/11...

http://www.terrafemina.com/societe/buzz/articles/34929-va...

 

 Illustrations X - Droits réservés

21/10/2014

Approchez ! Mesdames et Messieurs ! L’industrie nucléaire vous accueille !

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« Approchez ! Approchez ! Vous n’en reviendrez pas ! » Pim. Pimpim. Pimpimpimpimpimpim ! »

 

Eh oui. Sans vergogne, l’industrie la plus dangereuse qui soit, mais aussi – heureusement – la plus passéiste vient de faire son « cho », le semaine dernière, au Bourget. « Worl Nuclear Exhibition » que ça s’appelait. Eh ouais. Faut parler globish, ça fait moderne… En fait, cette « exhibition » ressemble à un dernier tour de piste avant la fin du spectacle. Car l’industrie nucléaire est une industrie du passé. Sans avenir. Ou plutôt si : elle a un grand avenir mais…dans la gestion très approximative des déchets-merdes qu’elle fabrique et surtout dans le démantèlement des centaines de centrales qui vont fermer dans la décennie à venir.

 

Sa part dans la production mondiale d’électricité est passée de 17,1% en 2001 à 10,9% en 2012 (chiffre provenant de l’Agence internationale de l’énergie atomique et publié dans son dernier rapport [PDF]). Autre signe significatif de ce déclin, l’action d’Areva - numéro Un mondial du secteur – qui planait autrefois autour de 82 euros, se traine autour de 10 euros !

 

Cette industrie crève ? Mettons-lui le pied sur la tête pour l’enfoncer dans sa merde ! Elle est caractérisée par son incompétence, ses mensonges, son irresponsabilité.

 

Incompétence. Sans revenir sur le désastre de Tchernobyl, il y a trois ans maintenant que les réacteurs en fusion de Fukushima crachent leur mort. Car aucune solution efficace n’a pu être mise en œuvre pour sortir du sol et neutraliser ces réacteurs. Les « spécialistes » industriels les plus pointus, venus du Japon, mais aussi de France et des Etats-Unis se montrent absolument incapables de mettre au point des procédures, des machines, des techniques appropriées pour  se saisir des coriums fondus et de les traiter. L’océan sert de poubelle où sont relâchées des quantités phénoménales de radioactivité. Sans qu’aucune solution sérieuse ne soit en vue.

Irresponsabilité. Cette incompétence se combine avec une totale irresponsabilité reconnue par la Convention nucléaire de Paris de 1960 (https://www.oecd-nea.org/law/nlparis_conv-fr.html) qui reconnait que « la production et l’utilisation de l’énergie atomique comportent des risques sans commune mesure avec ceux dont le monde a l’expérience » et énonce explicitement l’irresponsabilité des exploitants. « Aujourd’hui, en France, en cas de catastrophe nucléaire, la responsabilité dommage de l’exploitant est limitée à 91 millions d’euros, celle de l’Etat, tous mécanismes confondus, à 345 millions d’euros. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a récemment proposé une estimation de 430 milliards d’euros, pour un scénario d’accident nucléaire lui-même très minimisé : fusion d’un tiers d’un réacteur, dans la centrale de Dampierre (Loiret), et relâchement de radioactivité pendant seulement deux heures. Avec ce scénario très optimiste, 25 000 km² deviendraient inhabitables, il faudrait évacuer 2,6 millions de personnes (dont la ville d’Orléans) mais il serait « réaliste » d’en évacuer seulement 26 000 et d’indemniser les autres ; 50 000 cancers. Á Fukushima, ce sont trois réacteurs entiers qui ont fondu et le relâchement massif de radioactivité a duré des mois. » (http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...)

Mensonge. Le secret et le mensonge sont consubstantiels à cette industrie. Parce qu’elle est entachée des massacres épouvantables de sa composante militaire. Parce qu’elle s’est construite sur un culte du secret, du confidentiel, du mensonge, bref, du bourrage de crâne. Rappelons-nous le « professeur » Pellerin assurant que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté…aux frontières de la France !!!). Cette culture du secret est officialisée par le fait que l’OMS (organisation mondiale de la santé), émanation de l’ONU chargée de résoudre les problèmes de santé publique et d’éclairer l’opinion mondiale, est directement liée à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) par un accord signé le 28 mai 1959, qui stipule, dans son article 3, qu’il est possible « de prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents ». Ben voyons ! Dès lors, pourquoi se gêneraient-ils nos nucléocrates pour nous raconter des bolas ? Avec arrogance, voire mépris, ils nous assènent qu’un accident « est très peu probable chez nous ». Ben voyons… On est d’autant plus enclin à  les croire que les dommages liés à leur industrie ont pour eux un coût quasi nul ! On comprend dès lors les insuffisances de la sécurité et le recours systématique à des sous-traitants mal formées, mal équipés, mal payés et irresponsables. L’irresponsabilité étant un dogme en la matière.

Ainsi, mesdames et messieurs les nucléocrates qui vous êtes pavoisés, qui vous êtes gargarisés du « développement », de « l’avenir » de votre industrie, vos rodomontades ne trompent personne : les contrats nouveaux ne concernent que la gestion et la réparation des 390 réacteurs encore en service sur Terre.

Par contre, vous avez encore un bel avenir, et particulièrement les Français. Votre compétence, votre expertise sont indispensables pour mener à bien le grand chantier nucléaire des décennies à venir : le démantèlement des centrales.

 

Sources :

http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/14/salon-mondial-nucle...

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/wne-le...

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16/10/2014

BARRAGES PRIVATISES ! Sarko en avait rêvé, Ségo l’a fait…

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Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Energétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français. On savait qu’ « ils » étaient capables de toutes les saloperies, mais là, il faut reconnaître qu’ils ont fait fort.

Tout ça pour feller la Commission européenne qui menace de faire panpan-cucul aux têtes-d’œufs qui nous « gouvernent ». L’argument de la pression de la Commission européenne, c’est de la bola : L'Allemagne n'a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles.

Privatisez ! Privatisez ! Privatisez ! qu’ils braillent les charognards de Bruxelles au service des banksters !

 

Ben, voilà. C’est fait. C’est un gouvernement « de gauche » (puteng ! Ils nous l’ont mis profond, et sans vaseline…) qui vient de signer cette saloperie : mettre les barrages français entre les mains des représentants les plus rapaces du profit à tout crin. Nos zélus zélés livrent ainsi aux marchés et à la dictature du profit à court terme une part essentielle de notre souveraineté énergétique. Ceci en catimini, dans un article voté en loucedé dans une séance de nuit…

Ils vendent les bijoux de famille. Mais ce n’est pas une première : c’est Jospin qui, le premier, avant le bradage final par Villepin, a commencé à privatiser partiellement les autoroutes

L'hydroélectricité, c'est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l'industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui on des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages  de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tignes, de Bort-les-Orgues, plus tard de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C'est 12 % de l'électricité des Français et 20 % de la production nationale d'énergie renouvelable ! C'est aussi 66 % de la capacité de pointe, c'est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l'évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Hollande (« Sors de ce corps, Thatcher ! ») et ses nuisibles veulent brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins: mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu'on appelle la « rente hydroélectrique » est d'au moins 1,25 milliard d'euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n'est pas tout. L'électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l'électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd'hui à tous les consommateurs d'électricité puisqu'il intervient dans le calcul des coûts de production d'EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux ! Oh ! Ci-devant camarade François, tu crois que c’est pour ça qu’on t’a élu ?

Eh ! Les ceusses d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre ? Ou faire des flots de thunes avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ? Comme d’hab, l’intérêt général est sacrifié pour faire des fellations aux idéologues de l’Europe ultralibérale.

Ce texte scélérat a été voté en première lecture. Il y aura donc une seconde lecture. Faisons savoir aux députés qui nous représentent que nous ne sommes pas, mais alors pas du tout d’accord !

 

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Illustrations X – Droits réservés.

 

Pour trouver votre député : http://mondepute.free.fr/cadre_deputes.htm

Adresse de l’Assemblée nationale :

Assemblée nationale
126, rue de l'Université 
75355 Paris 07 SP

 

25/09/2014

Des forages au gaz de schiste bientôt sur le Ventoux et le Luberon ?

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Levée de bouclier en Vaucluse contre la signature imminente d'un arrété accordant dans le Luberon et jusqu'au Ventoux un « permis de recherche de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux ». Bénéficiaire de ce possible permis : une société suédoise : Tethys Oil AB. Cet arrêté est près à être soumis à la signature de Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie ainsi qu'à celle d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique.

 

Autrement dit on s'apprête à remettre sur le tapis le gaz de schiste ! C'est une « veille citoyenne » qui a permis de débusquer sur le site internet du Ministère de l'écologie ce nouveau projet d'exploration du sous-sol du Luberon, passé soigneusement sous silence. Ni les maires, ni les autres élus locaux n'ont été prévenus. Or ce permis concerne un territoire de 870 km2 sur le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, de Lagarde-d'Apt (Vse) à Sénas (BdR) et de l'Isle-sur-la-Sorgue à Ansouis. Il prévoit des forages de 2000 mètres, avec des derricks de 50 mètres de haut, une circulation conséquente de poids-lourds, l'utilisation de quantités faramineuses d'eau sur des territoires de sécheresse... Bref : l'horreur.

 

On croyait que la loi de juillet 2011 interdisait toute recherche et exploitation du gaz de schiste ! Tè, fume... Cette loi interdit « l'éclatement de la roche pour l'extraction des hydrocarbures ». Nuance. La loi interdit l'extraction par fracturation, mais elle n'interdit nullement de déposer des permis de recherche et d'expérimentation ! Or la fracturation est la seule méthode existant à ce jour.

 

Ségolène Royal, en 2011, lors du débat sur cette loi, se disait « favorable à l'interdiction » de l'extraction du gaz de schiste tant que « la maîtrise de cette exploitation n'est pas garantie ». Elle jugeait « nécessaire de poursuivre la recherche sur les procédés d'extraction propres à long terme ». Une ambiguïté qui ne peut que conforter les inquiétudes...

 

Chacun sait que si ces grands altruistes que sont les compagnies pétrolières forent pour « explorer » et qu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ils sauront faire en sorte que les permis d’explorer se transforment en permis d’exploiter. « Avec des méthodes propres » clament les politiques tous favorables sans le dire ! Ben voyons ! Les compagnies européennes – dont évidemment la suédoise Tethys Oil AB - se sont toutes acoquinées avec des compagnies américaines, seules détentrices de la méthode d’extraction de ces gaz délétères. Or le seul procédé existant est celui de la ravageuse fracturation qui fait tant de dégâts aux États-Unis.

 

cul au ventoux.jpg

 

 

Verrons-nous bientôt des derricks dans les terrains de jeu des bobos du Luberon ? Des torchères sur les pentes du Ventoux ?

 

Qui lo sa ? Ouate-Inde-scie...

 

 

Quartidi 4 vendémiaire 223

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24/09/2014

Grève Air France : la révolte des nantis ? Pas si sûr...

pilotes grève par Deligne.jpg

Illustration: merci à Deligne

 

La rabia ! Les aliboffis qui gonflent ! C'était, hier le premier réflexe en voyant ces nantis de pilotes d'Air France (17.000 euros par mois) parader dans leur ridicule uniforme d'opérette devant l'Assemblée nationale pour influencer les députés. Et ils semblent avoir gagnés... Gueulez, vous serez entendus. Bloquez les transports aériens, vous serez écoutés. Enfin, pas sûr. On est en plein couac entre le ministre et la direction d'Air France.

 

Ça, c'est la première attitude d'irritation. Basée, comme d'habitude plus sur l'émotionnel entretenu par la dictature de l'image que sur le rationnel. Mais il faut prendre un peu de recul. La cause du conflit : la mise en place par Air France d'une structure de transport aérien parallèle basée sur la logique économique ultralibérale du « low cost ». Avec comme modèle Ryanair ou Easy-Jet. C'est ça ou crever ! Comme la Panam, comme TWA, comme Swiss-Air... Cruel dilemme...

 

La logique des compagnies classiques et des compagnies bas-coût sont tout à fait différentes. Les premières (les « classiques ») vendent un service - le transport - à des passagers. Les secondes (les « low-cost » ou « bas-coût » ) vendent un produit - une quantité de voyageurs, exprimée en « unités » - aux gestionnaires d’aéroport, en général, des collectivités locales, en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence.

 

A la limite, Ryanair, tout comme Easy-jet et les autres compagnies bas-coût, ne seraient pas gênés de proposer leurs voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu'ils voyagent sur leurs lignes ! Ça leur ferait une sacrée pub ! En effet, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal.

 

Comment ça marche ? Comme disait l'autre. Eh bien voilà. Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et paient cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et ont largement ouvert les cordons de la bourse...de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont balaises : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. Á Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions...

 

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200.000 et 500.000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Autre combine juteuse, le versement de ce que ces compagnies pirates appellent des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de ces compagnies bas-coût ont obligation de prendre sur le site internet de ces compagnies ! Et à des tarifs plus qu'exorbitants. C’est du racket. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

 

Mais ces collectivités locales commencent à l'avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à ces compagnies aériennes sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans... Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux ?

 

Ainsi, lorsque un mien ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil en payant quelques dizaines d'euros pour aller se la faire belle au Maroc, c'est vous, c'est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l'avion qui paient son voyage !

 

La lutte des pilotes d'Air France peut dès lors être regardée différemment.

 

Tridi 3 vendémiaire 223

 

12/09/2014

Abrutir les masses pour mieux les manipuler…

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Le bourrage de crâne sévit à haute dose. Sur l’Ukraine, sur la Russie, sur la dette, sur les « montres branchées », sur les Chinois, sur la Syrie, sur Israël, etc. Il y a toute une science de la manipulation des masses.

En voici les « 10 commandements » qui aident à imposer aux gens une société qui les prive de leur libertés en les empêchant de s’en rendre compte par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sans le montrer ce qui nécessite ces mesures de protection.

 

1/ La stratégie de la distraction. Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

 

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions. Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation. Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé. Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité. Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes. Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


Sources:

lien1

lien2

  

Illustration : lien

Sextidi 26 fructidor 222

10/09/2014

Au bistro de la Toile : « machinutiles » et « détecteurs de kons »

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- Oh! Victor, fais voir ta montre... Ah ! T'es décidément pas dans le coup, mon pauvre. T'as une vieille tocante de goulamas. Ça ressemble à rien. Maintenant, faut avoir une montre « branchée », qui te permet de savoir le temps qu'il fait, de connaître les boutiques qui peuvent te vendre des produits dont tu n'as pas besoin, d'envoyer des essémèsses à des amis auxquels tu ne dis même pas bonjour quand tu les croises dans la rue, etc., etc.

 

- Ouais, je te vois venir Loulle. Tu veux parler de ce raout médiatique auquel succombe avec une bonne dose de masochisme la presse-purée concernant le lancement d'une nouvelle « machinutile ». Masochisme parce que les marchands de soupe qui convoquent les plumitifs à ce genre de raout se paient ainsi gratos des pages et du temps de pub. Sans dépenser un rond ! « Plus kon que moi tu meurs », qu'ils peuvent dire les rédac'chefs de ces médiarrhées !

 

- Bien vu Victor !

 

- En fait, la nouvelle machinutile mise sur le marché a un nom et une fonction finalement assez saine si l'on prend un peu de recul. Le nom c'est : « D.D.K. » pour « détecteur de kons ». La fonction : signaler, dans la rue, le degré de haute konnerie de nos concitoyens. On a déjà subi la konnerie de ces demi-conversations bruyamment infligées, dans les trains, dans les bistros, par des goujats débiles ; on subit à présent les étranges gratouillis de ces personnes qui semblent vouloir soulager le prurit impératif d'une petite machine rectangulaire ; bientôt, on va donc se régaler de voir des débiles « branchés » se foutre la gueule dans une pancarte, dans un agent de police, dans un platane, trop occupés qu'ils seront à gratouiller la montre « branchée » de leur poignet !

 

- Pas mal, pas mal. Effectivement cet ustensile qui arrive sera bien un D.D.K. un Détecteur de Kons !

 

- D'autant plus kons que cette machinutile est aussi et surtout un implacable espion de la vie personnelle de son utilisateur. Le GPS qui y est intégré permet à Google et autres rufians « branchés » de vous suivre à la trace, et les programmes planqués dans la bête permettent de savoir qui vous appelez, de traquer vos goûts, vos affinités, de connaître vos amis, vos ennemis, vos opinions politiques et religieuses, vos inclinations sentimentales et sexuelles, etc. C'est tout simplement « little Big Brother » à son poignet !

 

- Et le pire, Victor, c'est que les kons paient, et cher, pour cette servitude volontaire !

 

-Eh oui, Loulle. La konnerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini ! Allez ! Á la nôtre !

 

Quartidi 24 fructidor 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

03/09/2014

Vignerons français, serrez les miches ! Bientôt les vins belges, anglais et suédois ?

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« Á boire, à boire, à boiiiire

 Á boire Tavernier! »

 

- Oh ! Victor, t'as un bel organe ! C'est le temps des vendanges qui te met de bonne humeur je suppose !

 

- Eh! Loule, y a de ça. Il est bon ton rouge. Après t'avoir caressé le clapoir, il te glisse délicieusement vers le cimetière à andouillettes en te réchauffant les tuyaux que c'en est un bonheur.

 

- Côtes-du-Rhône Victor! Côtes-du-Rhône!

 

- Seulement, en sortant de ton merveilleux antre de perdition après deux canons, je risque – si je conduis et me fais contrôler par les lollis – d'y laisser le permis...

 

- Tu risques pas grand chose: tout ce que tu conduis, c'est tes panards qui marchent en canard! Tè! A la tienne!

 

- Ce que je reproche à mes potes vignerons, c'est de faire des vins trop forts en alcool. Le moindre Côtes-du-Rhône titre 14°. Trop lourd.

 

- Moi, je préfèrerais proposer des vins à 11 ou 12°. Mais ça se trouve de moins en moins, et jamais en A.O.C. Il y a vingt ans, seuls les Châteauneuf-du-pape et les Gigondas titraient 14°. Maintenant, c'est la majorité des vins. Je vends ce que j'ai...

 

- Bientôt, Loule, tu pourras vendre des vins scandinaves, belges ou anglais!

 

- Dieu – enfin, Bacchus! - me garde, Victor ! Ne profère pas des insanités pareilles!

 

- Pas du tout Loule. Des gens de l'Inra se sont penchés sur le problème et ils estiment que la précocité des vendanges - et la teneur à l'alcool qui en résulte - sont liées au réchauffement climatique, un phénomène susceptible de bouleverser la viticulture traditionnelle qui pourrait aller jusqu'au « grand chambardement ».

 

- Què chambardement?

 

- La date des vendanges est liée aux températures d'avril à septembre. Les études agronomiques mais également historiques le confirment : l'avancée actuelle est liée en quasi-totalité au réchauffement climatique. Dans le temps, lors des années froides, c'était la catastrophe, il fallait mettre du sucre dans le vin qui n'était pas suffisamment alcoolisé ; c’était la « chaptalisation ». Mais depuis dix ans, on constate une augmentation du degré alcoolique des vins, c'est très net, partout. Ce qui était du 11 degrés avant, c'est du 13 degrés maintenant. Et chez nous, c'est même du 14 et 15°. Ça pose problèmes...

 

- Eh! Même les gens qui ont le gosier en pente, comme toi, lèvent moins facilement le coude à l'heure de l'apérobic. Pauvre de moi...

 

- Les professionnels du vin sont inquiets. Dans un premier temps, un léger réchauffement climatique c'est plutôt positif pour le vin. Jusqu'à 1 ou 2 degrés Celsius de plus, on peut penser qu'en modifiant les conditions de conduite de la vigne, on pourrait garder les productions traditionnelles et leur valeur de terroir. Mais au-delà c'est le grand chambardement. Pour les politiques, l'objectif est de limiter le réchauffement à deux degrés, seuil à partir duquel les impacts commenceraient à devenir dangereux pour les activités humaines. Pour la vigne, deux degrés, c'est le moment où cela commencerait à basculer. Si le réchauffement atteignait 5 ou 6 degrés en moyenne mondiale - ce qui se produira si les tendances actuelles se poursuivent - on pourrait trouver de la vigne dans le sud de la Suède, comme les vignobles qu'on commence à avoir en Angleterre, en Belgique, aux Pays-bas. Et ici, on plantera des palmiers à huile…

 

- Tè! Victor, l'année prochaine, je te servirai du véritable Knock-le-Zout-Village, du Manchester Grand Cru classé ou des Premières Côtes de Stockholm !

 

 

Septidi 17 fructidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

02/09/2014

Allez ! Pour changer de Gaza, de l'Ukraine, de la Syrie, on va dire un peu de mal du nucléaire !

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Vous croyez qu'il la fermera la centrale pourrie de Fessenheim Toto ? Il a une telle conception du respect de ses promesses qu'on peut en douter... Mais ces belles centrales nucléaires, qui nous fournissent cette bonne électricité que l'on peut gaspiller allègrement, elles ne fonctionnent pas avec des peaux de saucissons ! Il leur faut de l'uranium. Et de l'uranium, on en a eu un peu chez nous, on l'a donc utilisé puis on s'est arrêté de l'exploiter parce que c'est dangereux. Mouais... C'est dangereux chez nous, peut-être, mais ailleurs, au Niger par exemple, on s'en fout !

 

Le Niger est l'un des principaux fournisseurs de minerai d'uranium du monde. Il est aussi l'un des pays les plus pauvres du monde ! Y a un schmilblik là, non ? Ben, non... Depuis quarante ans Areva pille sans vergogne l'uranium de ce pays, en lui ristournant une poignée de figues, dont une bonne partie va d'ailleurs dans les poches de son président, le dénommé Mahamadou Issoufou, ancien cadre d'Aréva !

 

Dernièrement, au mois de mai, de nouveaux accords ont été signés entre Areva et les dirigeants du Niger qui, tout en faisant mine de défendre les intérêts du pays, ont à nouveau offert à la France des tarifs dérisoires pour l'enlèvement de l'uranium du Niger. Un peu plus qu'avant, mais toujours du domaine de la poignée de figues. Voilà ce qu'en dit Areva :

« Ce 26 Mai 2014, à Niamey, MM. Omar Hamidou Tchiana, Ministre d’Etat, Ministre des Mines et du Développement industriel du Niger, Gilles Baillet, Ministre des Finances du Niger, et Luc Oursel, Président du Directoire d’AREVA, ont signé un accord renouvelant le partenariat stratégique entre l’Etat du Niger et le groupe AREVA.

L’accord inscrit le renouvellement des conventions minières des sociétés SOMAÏR et COMINAK dans le cadre de la loi minière nigérienne de 2006. Les deux parties prendront les mesures nécessaires pour assurer la rentabilité économique et financière de ces entreprises et privilégier le maintien de l'emploi.

L’Etat du Niger et AREVA ont convenu de la nigérisation des postes de Directeurs Généraux de SOMAÏR et COMINAK respectivement en 2014 et 2016, ce qui représente pour le Niger un pas très important dans sa participation à la gouvernance des sociétés.

Les prix actuels de l'uranium ne permettant pas la rentabilité de l'exploitation du gisement d’Imouraren, l’Etat du Niger et AREVA mettront en place un comité stratégique paritaire qui décidera du calendrier de sa mise en production en fonction de l'évolution du marché.

AREVA va apporter son soutien financier à des projets d'infrastructures et de développement local :

 

  • le financement de la route Tahoua-Arlit à hauteur de 90 millions d’euros (environ 60 milliards FCFA);

  • la construction d'un immeuble d'une valeur de 10 millions d'euros (6,5 millards CFA) pour abriter les sociétés minières et dont le Niger sera propriétaire;

  • l'accélération de la mise en valeur de la vallée de l’Irhazer pour 17 millions d’euros (11 milliards FCFA). »

 

François « Toto » Hollande est allé, au mois de juillet, se gargariser de ces accords. Une visite bien tranquille : en effet, la plupart des animateurs de la société civile nigérienne, et en particulier ceux qui critiquent le business de l'uranium par lequel la France nucléaire pille littéralement le Niger, ont été arrêtés dans le cadre d'une véritable rafle ! Lien

 

Arlit, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons. Une prise d'otage au cours de laquelle des expatriés français ont été enlevés dans cette ville minière d'Areva. Ils ont été libérés après paiement d'une rançon estimée à 20 millions d'euros ! Sortis des poches d'Areva, donc de nos poches, puisque l’État français est actionnaire à 80%. Eh bien à Arlit, la population locale a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d'eau par an pendant que la population meurent de soif ! Les rues, les habitations de la ville sont construits à l'aide de résidus radioactifs, la nappe phréatique est archi-contaminée et s'assèche suite aux pompages d'Areva. Qui, évidemment, la main sur le cœur, nie tout cela. Est-ce qu'on lui a raconté ces petits détails cocasses à Toto ?

 

Mais patatras, suite à des manifs rugueuses, ce beau schéma d'exploitation est remis en cause ! Lien  « Décidément, ils ne sont pas reconnaissants ces noirs, mon bon monsieur... »

 

Derrière les troubles dans lesquels l'armée française est engagée au Sahel, n'y aurait-il pas, entre autres, l'exploitation néo-coloniale des ressources du Niger ?

 

Sextidi 16 fructidor 222

 

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13/08/2014

Et si on reparlait des OGM ?

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L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger – ce grand « humaniste » responsable, entre autres méfaits de la mise au pouvoir de Pinochet au Chili - a dit : « si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez les nations, mais si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez les personnes. » Pour s’assurer le contrôle de l’alimentation des peuples, les USA ont inventé et s’efforcent d’imposer une arme redoutable : les OGM. Et des entreprises spécialisées dans le bio-terrorisme dont le chef de file est Monsanto.

 

Mais cette entreprise est la partie émergée d’un iceberg politico-financier. Derrière, dessous, il y a des institutions sournoises : les fondations étazuniennes et en particulier Rockfeller et Bill Gates. La famille Rockefeller, magnat du pétrole, a entrepris de contrôler l'agriculture mondiale par le biais de la « révolution verte » dépendant de l'industrie pétrochimique. Quant à Bill Gates, sa fondation « philanthropique » est un des actionnaires majeur de…Monsanto !

 

Pour réussir cette mainmise sur les populations du tiers-monde, il convient d’abord d’éradiquer l’agriculture vivrière en réduisant au maximum le rôle des petits agriculteurs. Ceci se fait avec la complicité active de dirigeants corrompus grâce à un flot généreux de « billets verts ». Ainsi, en Inde les petites exploitations représentent 92 % des exploitations et occupent environ 40 % de toutes les terres agricoles. Ils forment le socle de la production alimentaire. Cependant, il y a un effort concerté pour éliminer les agriculteurs de la terre et les remplacer par de grandes sociétés utilisant à fond…les OGM. Monsanto contrôle déjà l'industrie du coton en Inde et façonne de plus la mentalité des entrepreneurs en finançant la recherche agricole dans les universités et les instituts publics. Ses pratiques de colonisation des institutions de ce grand pays lui valent d’être appelé la « Contemporary East India Company » - la « Compagnie des Indes de l’Est » contemporaine.

 

Ceci évolue dans le cadre du programme de contrôle des peuples par l’alimentation établi par Kissinger. Les OGM représentent désormais la mainmise ultime sur la nourriture grâce à la technologie de semences «Terminator», le brevetage des semences et des droits de propriété intellectuelle.

 

Rockfeller, Bill Gates…et derrière encore le groupe Bildenberg dont l’un des principaux soucis est la réduction du troupeau humain dans les pays du tiers-monde ! (Peu leur importe qu’un Etazunien gaspille et pollue la Terre 20 fois plus qu’un Indien ou un Africain). On approche de la « solution finale » à travers l’eugénisme qui est probablement la forme la plus fondamentale et la plus efficace de contrôle social. Cette philosophie vise entre autres à réduire la capacité de reproduction des personnes les « moins désirées ». Eh bien sachez qu’en 2001, Monsanto et DuPont ont acheté une petite entreprise de biotechnologie nommée Epicyte qui avait créé un gène causant la stérilité chez l’homme et la femme !

 

Nous avons de quoi nous inquiéter, non seulement des conséquences néfastes des monopoles des semences et des OGM sur la santé et l’environnement mais aussi des types de gènes pouvant se trouver à notre insu dans notre nourriture !

 

 

Quintidi 25 thermidor 222

Illustration X – Droits réservés

 

11/08/2014

Les assureurs se « réassurent » contre...l'allongement de la durée de vie !

Les assureurs – qui sont, comme l'on sait, de grands philanthropes – étudient avec sérieux, assiduité et imagination le « problème » de l'allongement de la durée de vie. Un trimestre de plus d'espérance de vie chaque année. Voilà qui affole les assureurs. Ainsi AXA, pour se prémunir contre cette calamité qu'est l'allongement de la vie, est en train de prendre des précautions : cet assureur va souscrire un accord avec le réassureur allemand Hannover Re. Objectif : se prémunir contre le surcoût éventuel lié à l’allongement de la durée de vie.

 

Voilà de la saine gestion. Cette calamité pour les assureurs qu'est l'allongement de la vie provient de la disparition des conflits dans nos sociétés « riches ». Eh oui... C'est une bonne guerre qu'il nous faudrait ! Enfin, il y a quelques espoirs avec la guerre que nous préparent nos « amis » étazuniens avec la Russie. Cet allongement provient aussi des progrès de la médecine. Ah ! Les ravages dus à la

 

Sécurité sociale qui, non seulement « vole » le pognon des assureurs, mais en plus soigne les gens et réduit ainsi la mortalité, tant infantile que de fin de vie. Pourtant, en bons gestionnaires, les assureurs trient systématiquement les risques, laissant les plus mauvais d’entre eux à la charge de l’État. Ce laxisme a conduit à une société où l’on vit plus longtemps en bonne santé, et où le nombre d’« années homme » augmente toujours plus. Et cela peut très bien continuer alors qu’un bébé sur deux qui naît aujourd’hui en France vivra jusqu’à 100 ans, et même 105 ans pour les filles. Calamité...

 

Heureusement, fort de l'appui de puissants lobbies (qu'ils doivent largement soutenir financièrement, en loucedé) les assureurs voient venir avec satisfaction le « droit à une mort digne », autrement dit la possibilité de l'assassinat légal encore appelé « euthanasie ». « Soleil vert » se profile.

 

grimper au cocotier.JPG

Allez, je vais apporter moi aussi, à mon modeste niveau, ma contribution à ce débat. Pour résoudre le problème de la vieillesse galopante (salauds de vieux !), on pourrait adopter, en l'adaptant à nos sociétés, une mesure ayant fait ses preuves dans les régions tropicales, « la montée au cocotier ».

 

Voilà ce que je propose à nos « amis » assureurs. Chaque année, comme il y avait, avant, le « passage au conseil », on déterminera une classe d’age (65 ans, l’age de la retraite pour le commun des futurs morts, me semble opportun). Une fois l'an, au cours d'une cérémonie officielle, avec fanfare, sous-préfet, discours et tout et tout, les gens de cette « classe » seront convoqués sur le stade de la ville où auront été planté quelques mats de cocagne. Les impétrants devront grimper en grimper au mat de cocagne.jpghaut du mat. Lorsqu’ils auront atteint une hauteur, disons de cinq à six mètres, des membres de la « commission de contrôle des vieux », secoueront fortement le pied du mat.

 

Résultat : ceux qui résistent gagnent le droit de vivre un an de plus, jusqu’à la prochaine session de « Passage au cocotier ».

 

Ceux qui n'arrivent pas à monter sont « pris en charge » par le "service municipal de l'euthanasie."

 

Quant à ceux qui tombent… Ben, ils libèrent le territoire. Et font faire des éconocroques aux assureurs !

 

 

Tridi 23 thermidor 222

 

 

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08/08/2014

Allez : une histoire de culs pour nous changer les idées.

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La distance standard entre 2 rails de chemin de fer aux US est de 4 pieds et 8,5 pouces.

 

C'est un chiffre particulièrement bizarre. Pourquoi cet écartement a-t-il été retenu ?

 

Parce que les chemins de fer US ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée car ça permettait également d'utiliser des locomotives anglaises. Eh ! C’est ça le commerce.

 

Pourquoi les anglais ont-ils construits les leurs comme cela ?

 

Parce que les premières lignes de chemin de fer furent construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les tramways, et que cet écartement était alors utilisé. On refait ce qu’on sait faire. Pourquoi ont-ils utilisé cet écartement ?

 

Parce que les personnes qui construisaient les tramways étaient les mêmes qui construisaient les chariots et qu'ils ont utilisé les mêmes méthodes et les mêmes outils.

 

Bon, mais pourquoi les chariots utilisent un tel écartement ?

Et bien, parce que partout en Europe et en Angleterre les routes avaient déjà des ornières et un espacement différent aurait causé la rupture de l'essieu du chariot. Pragmatisme donc.

 

Mais pourquoi ces routes présentaient elles des ornières ainsi espacées ?

 

Ça vient de loin. Les premières grandes routes en Europe ont été construites par l'empire romain pour accélérer le déploiement des légions romaines. 

 

Pourquoi les romains ont ils retenu cette dimension ?

 

Parce que les premiers chariots étaient des chariots de guerre romains. Ces chariots étaient tirés par deux chevaux. Ces chevaux galopaient côte à côte et devaient être espacés suffisamment pour ne pas se gêner. Afin d'assurer une meilleure stabilité du chariot, les roues ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de sabots laissées par les chevaux, et ne pas se trouver trop espacées pour ne pas causer d'accident lors du croisement de deux chariots.

 

Nous avons donc maintenant la réponse à notre question d'origine. L'espacement des rails US (4 pieds et 8 pouces et demi) s'explique parce que 2.000 ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la dimension du cul des chevaux de guerre !

 

 

Décadi 20 thermidor 222

Photo X - Droits réservés

 

23/07/2014

« Honneur » à Bill Gates, grand bienfaiteur de l'humanité...

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Ras les aliboffis des massacres du Moyen-Orient, des bourrages de crâne autour des drames ukrainiens, des magouilles de l'Hue-Aime-Pets, des lâchetés de François, et tuti quanti. C'est l'été, les Français brillent dans le Tour, les girolles arrivent, alors parlons de choses belles, de choses positives, de gens biens, de patrons non pas voyous mais généreux.

 

Tiens : Bill Gates par exemple. En voilà un brave homme. Un patron exemplaire. Un vrai bienfaiteur de l'humanité. N'a-t-il pas donné les trois-quarts de son immense fortune (un peu prise sur mon dos et le vôtre à travers le Microsoft imposé de mon, de votre ordinateur...) à sa fondation humanitaire ?! Il a d'ailleurs été reçu en grande pompe, il y a quelques semaines, comme un chef d’État, par not 'bon président !

 

La Fondation Bill et Mélinda Gates, c'est plus de 100 milliards de dollars provenant de la fortune personnelle du bon Billy et de celle de quelques uns de ses amis milliardaires. Elle a pour objectif « de faire profiter la population mondiale des innovations bénéfiques de la science en matière de santé et d'éducation ». Vaccinations à grande échelle et écoles (à programmes étazuniens tout de même). De plus, la Fondation Gates ouvre des concours généreusement dotées pour favoriser la recherche. Voilà qui est très positif, très humanitaire. Bravo Billy !

 

Mouais... Tout ça est un peu trop beau. Regardons d'un peu plus près.

 

Pour les milliardaires étazuniens, il y a quelques bonnes raisons de créer une fondation philanthropique :

  • Fiscalité très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif.

  • Excellente image de marque pour le ou les fondateurs.

  • Surtout l'article 501c3 du code des impôts étazunien qui permet des exonérations importantes et depuis 1981, énorme cerise sur le gâteau : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation !

 

Pour la fondation de notre bon Bill et de son adorable femme Mélinda, cela représente dans les 5 milliards de dollars. Une belle somme qui va servir au « bien-être » des plus défavorisés, notamment en Afrique. Seulement il reste 95 % des capitaux de la Fondation. Autour de 95 milliards de dollars qui échappent totalement à l'impôt étazunien ! Cette montagne de thunes est gérée et investie par un cabinet propre à la fondation « Cascade Investment LLC ». Et puisqu'il s'agit d'une fondation « caritative », ce cabinet n'est pas tenu de divulguer ce que sont ses activités !

 

Résultat : 5% des fonds va à des causes « humanitaires » et le reste, les 95 %, ils vont où ? Devinez ? Dans les industries pétrochimiques et pharmaceutiques. Autrement dit et pour faire simple les pesticides et les vaccins. Une part conséquente de ces fonds « caritatifs » est aussi utilisé pour la propagande au sujet des belles actions présumées de la Fondation. Ben voyons, la pube grassement mais judicieusement délivrée vous met les canards-laquais dans la poche !

 

Ah ! Au fait, la Fondation Bill Gates a acheté 500.000 actions de Monsanto, un autre grand bienfaiteur de l'humanité, qui lui-même, est actionnaire de « Academi », ex-Blackwater, armée privée célèbre pour ses exactions.

 

La Fondation, avec la complicité donc de Monsanto, est actuellement engagée dans une entreprise de démolition de l'agriculture rurale vivrière dans le monde, et particulièrement en Afrique avec « l'Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Le but : remplacer les semences traditionnelles des agriculteurs pauvres d'Afrique par des semences « plus productives » fournies (contre pognon bien sûr) par la Fondation, pour ensuite les remplacer par...des semences OGM Monsanto !

 

Autre « action humanitaire » de la Fondation du brave Billy : le pillage de la pharmacopée traditionnelle en Afrique (entre autres) pour en tirer de juteux brevets, puis vendre à ces populations pauvres des médicaments sophistiqués produits par la nébuleuse de la Fondation. Sans oublier les vaccins testés sur ces populations...

 

Ah ! J'oubliais : la Fondation Bill et Mélinda Gates pense aussi à vous mesdames. Une équipe du Massachussets Intitute on Technologie, le fameux MIT, financée par la Fondation, vient de mettre au point une puce sous-cutanée qui assurera la contraception durant 16 ans ! Elle délivrera une dose quotidienne d'un contraceptif et sera contrôlée par une télécommande ! Ce sera commercialisé dès 2018. Un pas de plus vers le flicage et le contrôle total des individus par l'introduction de ces fameuses puces RFID et autres...

 

Elle est pas belle la vie ? Mais si, grâce à de grands altruistes, à de grands humanistes comme Bill Gates et autres crapules qui en plus nous prennent pour des kons. Avec la complicité achetée des médiarhées.

 

Bon. Je vais aux girolles.

 

 

Quintidi 5 thermidor 222

 

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Liens utiles:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-pilule-sous-la-peau-facon-bill-154195

 http://www.internationalnews.fr/article-blackwater-monsanto-et-bill-gates-les-machines-de-guerre-61473859.html

http://www.bancpublic.be/article.php?id=5553

 

17/07/2014

La catastrophe nucléaire cachée au Nouveau-Mexique (USA)

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Ce conteneur qui baille est pourtant "fait pour durer 10.000 ans"!

 

Il n'y a pas que le foute, le Tour ou les massacres routiniers du proche-orient. Il y a aussi ce dont on ne parle pas dans la presse-purée et les canards laquais. Par exemple la panique qui règne depuis six mois au Nouveau-Mexique (USA) autour d'un site d'enfouissement de déchets nucléaire, le WIPP. ( Waste Isolation Pilot Plant). Ce WIPP est un centre de stockage profond de déchets nucléaires dans une couche de sel de 600 mètres d'épaisseur. C'est l'équivalent étazunien de ce que les grosses têtes de l’ANDRA et du CEA veulent construire à Bure dans la Meuse sous le nom de CIGEO, et que la lutte farouche des populations a évité à Marcoule (Gard).

 

WIPP est situé à quelques kilomètres de la ville de Carlsbad, dans le Nouveau Mexique (USA). Depuis le 14 février 2014, un « incident » (!!??) nucléaire est en cours dans ce centre de stockage profond de déchets radioactifs militaires et issus de la recherche. Un ou plusieurs conteneurs se sont ouverts suite à une explosion qui serait d’origine chimique à 655 mètres sous terre. Une radioactivité des plus redoutables - Plutonium, Americium - s’est échappée. Des taux de radioactivité faramineux ont été mesurés sur le site. En France, le très pro-nucléaire IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) reprend les déclarations du DOE (départment of energy) et affirme que le panache de Plutonium et Americium est "sans danger" pour la santé de celles et ceux qui le respirent - une "évidence" vue que 1/ 1.000.000e de grammes de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer des poumons !

 

Á propos des causes possibles du feu, l’expert Don Hancock au Southwest Research and Information Center déclare que le plafond peut s’effondrer, sous le poids de la roche et du sel à 655 mètres sous terre et que c’est pour cela que depuis 1999, seulement 4 des 7 salles de stockage ont été remplies. L’expert évoque également des possibilités de dégâts collatéraux de l’industrie gazière car l’activité de fracturation hydraulique est très importante dans la région (source). Tiens, revoilà le gaz de schiste ! Mais il se pourrait aussi que le feu soit le fait de l'enveloppe de ces conteneurs, en magnésium (hautement inflammable, la base de tous les feux d'artifices!), enveloppe « faite pour contenir la radioactivité pendant 10.000 ans ». Ouarf ! Ouarf ! Ouarf ! Non, on est prié de ne pas rire ni ricaner...

 

Les « spécialistes » envisagent maintenant d'installer des « filtres » permanents pour « purger » les vapeurs s'échappant du site avant de les lacher dans l’atmosphère. Ben voyons. C'est très simple. Et ça durera bien 10.000 ans...

 

Á méditer avant de donner le feu vert à la construction du site d'enfouissement de Bure. Ouais, mais on sort du Mundial, on a le Tour et puis, merde, on est en vacances, non !

 

Sources :

http://www.coordination-stopnucleaire.org/spip.php?auteur3

http://www.ensi.ch/fr/2014/07/04/dechets-radioactifs-lifsn-suit-lincident-dans-le-depot-final-americain/

 

Nonidi 29 messidor 222

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02/07/2014

Les « Mistral »: vent de la discorde ou de l'indépendance nationale ?

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Que la BNP se fasse étriller, ça ne me gêne pas particulièrement (voler un voleur, c'est de la récupération !). Mais quel est le fondement juridique du racket exercé par la « justice » étazunienne aux dépens d'un établissement bancaire français ? Aucun sinon la raison du plus fort. Le prétexte est un embargo ordonné ni pas l'ONU ni par la France, mais uniquement par les États-Unis. On touche là du doigt l'insupportable avantage que s'arroge ce pays à travers sa monnaie impérialiste, le dollar (« Le dollar, c'est notre monnaie, mais c'est votre problème ! »). La plupart des transactions internationales se faisant dans cette monnaie - qui n'est pas une monnaie internationale mais celle d'un seul pays qui l'utilise au mieux de ses seuls intérêts – les Etats-Unis peuvent exercer tous les chantages qu'ils veulent. C'est ce qu'ils font avec la BNP.

 

Poutine, qui est bien plus fin politique que la propagande otanusienne veut le faire croire, a bien compris ce qui se passe : « Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie ». C'est évident.

 

Une nation indépendante, sous la pression agressive de la loi du plus fort, doit-elle orienter sa politique étrangère, ses échanges commerciaux selon les diktats des Etats-Unis ? Les nations lâches le font. La France doit-elle se placer parmi ce ramassis de lèches-cul adeptes de la servitude volontaire ? Mais peut-elle faire autrement ?

 

Bien sûr qu'elle le peut. De Gaulle l'a fait avec panache en sortant la France du commandement de l'Otan, Chirac l'a fait en son temps en résistant aux pressions du président-fou étazunien au sujet de l'agression contre l'Irak. Mouais... Puis Sarko est venu, qui a remis totalement la France sous la coupe de l'Otan, instrument belliqueux au seul service des intérêts yankees. Et François n'a rien fait pour dénouer cette corde qui nous étrangle... Mais il se rattrape quelque peu en restant ferme sur la vente des navires type « Mistral » à la Russie. 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire pour se former à l'utilisation des deux navires. On voit mal la France les renvoyer à la maison sous la pression des Zétazuniens !

 

Doit-on succomber aux yeux doux que nous fait Poutine ? Il ne faut être ni dupe ni naïf, mais seulement réaliste. La politique est basée sur des rapports de force. En politique, il n'y a pas d'amis, juste des alliés qui fluctuent en fonction des intérêts de chaque pays. Poutine connaît l'Histoire. Il sait donc qu'un partenariat économique et militaire au niveau des ventes d'armements avec la France est hautement bénéfique pour les deux nations. Pour la Russie, qui accèdent ainsi à des technologies modernes tout en contournant le « bloc » atlantique avec la première puissance militaire d'Europe. Pour la France, qui desserre ainsi les chaînes qui la lient jusqu'à la paralysie au molosse impérialiste étazunien, qui rééquilibre par là même ses rapports avec l'Allemagne, qui reprend la main au niveau diplomatique en devenant l'interlocuteur privilégié de la Russie, incontournable sur la résolution de tous les problèmes euro-asiatiques, en approfondissant avec ce grand pays un partenariat équilibré et apaisé avec l'Europe.

 

Et en disant merde aux Yankees !

 

 

Tridi 13 messidor

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24/06/2014

Après les emmerdeurs du rail, les emmerdeurs des airs et...les emmerdempoisonneurs de la FNSEA

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Non mais vous les avez entendu les gougnafiers de l'agriculture chimico-industrielle de la FNSEA ! Ils gueulent, ils s’époumonent (enfin, ceux qui n'ont pas les éponges trop mitées...), ils bloquent la circulation, ils EMMERDENT, et vous savez pourquoi ? Parce que le gouvernement veut faire passer une loi leur interdisant de répandre leurs saloperies de pesticides à moins de 200 mètres d'une école, d'un hôpital, d'une maison de retraite, d'une habitation, d'un lieu de vie quoi !

 

Début mai, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de la Gironde ont été pris de malaises après l'épandage d'un fongicide sur des vignes situées à proximité de l'établissement. La préfecture du département avait relevé une utilisation du produit dans des « conditions inappropriées ».

 

Traiter jusque dans les cours des écoles, c'est raisonnable ça ?

 

Qui ne s’est pas énervé en traversant les nuages de pesticides généreusement pulvérisés sur les cultures, du printemps à la récolte, soit pendant quatre mois ! Oui, nous répondent les tenants de l’agriculture intensive, mais si on ne traite pas, on n’a pas de récolte correcte… Sauf que l’agriculture biologique prouve chaque jour le contraire.

 

Oui nous diront les Fnsea-boys mais le bio, c'est marginal, ce n'est pas ça qui va nourrir les foules affamées. Laissez-nous traiter « raisonnablement ».

 

Pour appuyer leurs revendications corporatistes, ils ont salopé la place de la Concorde... Leur but : Donner un « carton jaune » comme ils disent, au gouvernement pour faire pression au moment où le projet de loi d’avenir sur l’agriculture commencera à être examiné en commission à l’Assemblée nationale. Le texte passera ensuite en seconde lecture dans l’hémicycle les 7 et 8 juillet.

 

Le ministre Le Foll, faisant preuve d'une évidente mollesse des génitoires, a tenté de les rassurer mardi sur RTL, en réaffirmant qu'il n'était n’était pas prévu d’interdire les épandages de pesticides à moins de 200 mètres des habitations. Eh ! Oh ! Ci-devant ministre, faudrait savoir, non ? Tu préfères empoisonner les gosses plutôt que de faire preuve de fermeté vis-à-vis d'une bande de parpagnas gavés de subventions européennes ou nationales ?

 

Il faut savoir que 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE !

 

« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour » qu’ils nous serinent à longueur de bourrage crâne. A mon avis, c’est une manière originale pour tenter de résoudre les problèmes de surpopulation : en effet, en suivant ces judicieux conseils, vous avez toutes les chances de vous fabriquer un chou-fleur bien gaillard qui va vous envoyer ad patres en quelques  mois. Le crabe nourri aux pesticides, c’est du redoutable !

 

Quintidi 5 messidor 222

 

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09/05/2014

Au bistro de la toile : le triomphe sournois des EMPOISONNEURS.

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- Oputinkon, Loulle ! Moi qui croyais me faire la vie belle en honorant la Lionne puis en faisant des rêves pantagruéliques dans les bras de Morphée, voilà que j'apprends que pendant ce temps, je me goinfre de gentilles molécules du genre trioxyde d’antimoine, diisocyanate de toluène, aminobiphényl-4, trans-pentyl-cyclohexyl-4, tétrachloréthanes, acétone, résine d’acrylique, polymère fluoré d’amiante, azotyle de benzène, nitrile benzoïque, béryllium et composants, tétrachlorure de carbone, chlorofluorocarbones, chloroforme, chrome et composants, cobalt et composants, essence de cône, cyanite, acétamide de méthyle, formamide de méthyle, épichlorohydrine, éthers de glycol, benzène d’halogène, naphtalènes d’halogène, halons, paradichlorobenzène, composés de chlorure d’ammonium liés, hexachlorobutadiène, indium, carbone de plomb, hydrocarboné de plomb, sulfate de plomb, méthylbenzène (toluène), molybdène, composés organostanniques, rhénium, rubidium, samarium, strontium, tellérium, thallium et composants, acétate de vinyle, etc.

 

- ...taing, Victor, t'a un drôle d'appétit toi. Comment tu bouffes toutes ces merdes ?

 

- Dans mon pieu, Loulle. Dans mon pajot, dans mon plumard, dans le champ de tir du bonheur et le dernier taxi pour le néant ! Ce tas de merde, c'est ce que contient mon beau matelas, sur mon sommier modulable, qui monte les pieds ou la tête si je veux. Le nec plus ultra de l'industrie plumardière ! Et ça coûte un bras tout ça ! Ces douceurs, on me les vend sans me le dire, bien sûr, et pour mon « bien » évidemment. Ces substances que contient mon plumard sont censées lutter contre les acariens, les odeurs, l'usure, les taches, les risques d'incendie et même les puces, les punaises et les fourmis !

 

- Ouarf ! Ils s'occupent bien de ta santé les marchands de puciers...

 

- Tu rigoles Loulle. Je viens d'apprendre que je dépense mon pognon pour respirer, inhaler et faire pénétrer dans toutes les cellules de ma viande ces saloperies. Ces petites bêtes sournoises passent dans mon raisiné pendant que je dors. Elles remuent leurs petites pattes velues et vont se fixer partout dans mes organes, bousculant au passage mes bonnes vieilles cellules, leur filant une telle rogne que certaines partent en couilles et déclenchent quelques beaux petits cancers qui vont se développer à la sournoise. Pire Loulle, ces sales petits bestiaux chimiques se faufilent dans les boyaux de ma tête, s'accrochent comme des morpions sur mes neurones et leur font perdre petit à petit les caractéristiques qui font de moi un être presque censé, imaginatif, qui s'efforce d'avoir du bon sens et de partager tout ça avec ses congénères. Il paraît qu'il ne faut pas chercher plus loin l'augmentation effrayante des cas d'Altzeimer, que l'on rencontre chez des êtres de plus en plus jeunes. Même chez des jeunes ados... Et je sais de quoi je parles.

 

- ...taing Victor, tu me files le tracsir.

 

- Et il n'y en a pas que dans les matelas de ces saloperies. Elles sont partout. Dans les vêtements, dans les fauteuils, dans les rideaux, dans les moquettes, dans les meubles en panneaux compressés, dans les chaussures, dans les bagnoles, dans les produits de ménage, etc. Partout ! Des perturbateurs endocriniens genre bisphénol, des hormones dans ce qu'on bouffe, des toxiques genre mercure, aluminium, formaldhéhydes dans les vaccins qu'on nous impose, des phtalates dans les jouets de nos lardons. Pas étonnant que depuis moins de trente ans, le nombre de spermatos que fabriques nos aliboffis aient été divisé par deux ! Tu brosses Bobonne, mais t'as les œufs clairs...

 

- Fatche ! L'avenir, ce sera un monde de peine-à-jouir gâteux avant l'âge alors ?

 

- Ma foi, ça résoudra les problèmes de surpopulation... Et ceux « d'en bas » qui resteront seront bien dociles, bien disposés à obéir et « consommer » toutes les merdes que leur imposeront « ceux d'en haut » qui, eux, ont les moyens et surtout l'information pour ne pas s'intoxiquer avec ces merdes.

 

- Comment en est-on arrivé là Victor ? Qui nous fabriqué ce monde merdique ?

 

- Ce monde n’est pas le nôtre, Loulle, mais celui que des groupes d’influence ont composé à notre insu, dans ses moindres détails, pour satisfaire leur avidité et leur cupidité. La France compte aujourd’hui 7.429 agences de lobbying, soit environ 30.000 lobbyistes. À Bruxelles, on en dénombre près de 20.000. Un marché qui connaît une expansion considérable depuis les années 1990. De tels chiffres donnent une idée de la fourmilière de professionnels de l’influence qui entourent les élus, les ministères français aussi bien que le Parlement européen et les commissions qui élaborent les directives européennes.

 

- Ça sent fortement la compromission Victor.

 

- Ça pue la compromission Loulle, mais aussi l'intimidation, la corruption, la séduction éhontée par le mensonge publicitaire. Les lobbies ont des moyens financiers énormes qui leur permettent de faire passer avant l'intérêt général des intérêts économiques particuliers. Par exemple le maintien sur le marché d'un produit reconnu toxique jusqu'à épuisement des stocks existants. Les cibles sont évidemment les politiques et les hauts fonctionnaires, mais aussi les milieux de la recherche, de la santé et même les consommateurs, à travers des campagnes de propagandes biaisés aptes à influencer les législateurs, les gouvernements, les institutions concernant traités et directives.

Un lobby défend donc avant tout des intérêts économiques particuliers. Son objectif peut être de maintenir ou de développer un marché, par exemple celui de produits mis en cause pour leur toxicité, ou tout simplement de renforcer une position face à des concurrents.

 

- Si je comprends bien Victor, les scandales alimentaires et sanitaires qui se succèdent – vache folle, cheval-bœuf, mais aussi amiante et sang contaminé – ne sont pas le fruit hasard mis d'une volonté délibérée de faire passer des calculs de rentabilité sordides avant la santé publique.

 

- Ben voilà. T'as tout compris Loulle.

 

- Et où t'as appris tout ça Victor.

 

- Oh ! Pas sur TF1, TF2 ou dans les canards-laquais, bien sûr. Mais en lisant ça :

 

Roger Lenglet,
24 heures sous influences. Comment on nous tue jour après jour
© François Bourin Éditeur, avril 2013
270 pages, 20 Euros
Isbn : 978-2-84941-377-7. Code sodis : 752 501.8 

 

ou là : http://www.alterinfo.net/search/24+heures+sous+influence/

 

Décadi 20 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

07/05/2014

Poubelle nucléaire de Bure : l’Andra revoit sa copie.

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Bure, ça vous dit quelque chose ? Ouais, c’est le site choisi comme « poubelle atomique » pour les déchets nucléaires sortant des centrales EDF. On a failli les avoir chez nous, à Marcoule compte tenu de la « culture nucléaire » de ce site des bords du Rhône. La lutte a été rugueuse mais finalement victorieuse. La poubelle est donc partie vers d’autres lieux, dans ces terres de l’Est. Mais là aussi la résistance s’est organisée et a poussé l’Andra (l’organisme en charge de cette réalisation) comme le gouvernement à revoir leur copie. Le problème principal étant la réversibilité du stockage (les colis radioactifs doivent pouvoir être retirés de leur de stockage).

La directrice générale de l’Andra, Mme Marie-Claude Dupuis,  a présenté hier les propositions de cet organisme s’efforçant de répondre aux questions émanant du débat public sur cet épineux sujet : la réversibilité du stockage, l'acheminement des colis de déchets radioactifs, le calendrier de mise en œuvre, la connaissance des coûts, etc. lien

Il ressort de ce document que l’Andra remettra en 2015 au gouvernement un « Plan directeur » évolutif, élaboré avec les parties prenantes (associations opposantes aussi ?), et exprimant son approche du projet sur un siècle ainsi que le planning prévisionnel des flux de déchets. Ce plan directeur doit faire la preuve que la conception technique du projet doit pouvoir s’adapter à un éventuel changement de politique énergétique. La demande d’autorisation de création du stockage ne sera faite qu’après discussion de ce document. Ce qui veut dire que si l’ensemble des autorisations est obtenue, dont une Loi indispensable, la réalisation commencerait vers 2020 pour le démarrage d’un pilote industriel vers 2025.

L’Andra a en effet décidé de faire précéder la réalisation définitive du site d’enfouissement des déchets radioactifs d’un pilote industriel qui devrait permettre de tester sur le terrain, en vrai situation, l’ensemble des équipements, avec de faux colis d’abord puis avec de vrais colis radioactifs représentatifs de tout ce qui devra être stocké. Ces tests devront prouver la réversibilité du procédé en montrant que tous ces colis sont récupérables durant une centaine d’année ainsi que la qualité et la durée du scellement des alvéoles de stockage. L'Andra prévoit un démarrage lent, puis une montée en cadence jusqu'au 3.000 colis par an, la vitesse de croisière visée.

Autres évolutions du projet : - l’acheminement des colis se fera uniquement par voie ferrée (avec création d’une voie finale spécifique) ; - le creusement des galeries se fera grâce à un tunnelier (technique éprouvée et meilleure maitrise des coûts) ; - les alvéoles de stockage des colis radioactifs vitrifiés pourront atteindre cent mètres ; - la descente de ces colis se fera par un système de funiculaire de façon à ce que les moteurs soient en surface donc toujours accessibles.

Ces évolutions sont positives, mais qu’en est-il de la mémoire à très long terme de ces sites ? Et que penser de la sureté du site à long terme, qui dépend uniquement des propriétés géologiques de la couche d’argile à 500 mètres de fond ?

Ouate-Inde-Scie…

 

INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN…

 

Octidi 18 floréal 222

 

Illustration X - Droits réservés