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27/11/2013

Les sénateurs lèchent l’oignon des semenciers…

légumes et fruits érotiques.jpg

 

 

Il y a quelques années, je fus invité en tant que rédacteur en chef d’un magazine économique, à un raout d’esbrouffe à Beaumanière, cet établissement chicos des Baux-de-Provence (qui, soit dit en passant veut dire « grotte à puces ! ! »). Ceci pour le lancement d’une tomate industrielle appelée « rougeline » ou quelque chose comme ça. Des nanas habillées à raz la touffe ondulaient entre les tables pour nous vanter les mérites de leurs tomates bien rondes et bien rouges (alors que les journaleux émoustillés par le champ’ qui coulait à flot mataient plutôt les jolis melons de ces demoiselles).  Après dégustation (des tomates, pas des demoiselles hélas…) il nous fut demandé de donner notre avis sur le produit. Ma réponse fut rapide et précise : imbouffable.

 

Tout est là. L’industrie agroalimentaire, avec l’aide d’organismes tels que l’Inra, crée des variétés de fruits et légumes beaux, sains (mouais…), résistant au pourrissement et au transport mais rigoureusement insipide. « Le goût n’est pas notre priorité » me fut-il répondu… Tout est dit.

 

Bon. Ceci pour donner une idée de l’industrialisation forcenée de ce qui est le patrimoine ancestral, de tous : les fruits, les légumes et toute la technique millénaire mise au point par des centaines de générations de paysans et de jardiniers. Ainsi, je plante des tomates, je garde les graines des meilleurs fruits, et l’an prochain, j’aurais des fruits de meilleure qualité. Toutes ces recherches empiriques, fruits du savoir-faire, de l’imagination de tous les gens de la terre, sont actuellement volés par des firmes agro-alimentaires prédatrices qui brevètent sans vergogne le vivant, avec la complicité des autorités, qu’elles soient européennes ou nationales.

 

La semence, essence même de la vie, est aujourd’hui menacée. 12 000 ans de construction collective patiente et réfléchie ont abouti à la création d’un patrimoine végétal, technique et culturel inestimable, commun à toute l’humanité. Cet héritage court aujourd’hui le risque d’être confisqué par une infime minorité. L’aliénation de la semence par l’agro-industrie, constitue un danger sans précédent pour l’avenir : l’indépendance alimentaire et la santé des peuples.

 

Les vendeurs de pesticides bricolent dans leurs laboratoires des chimères génétiquement modifiées, qu’ils osent appeler semences, générant des plantes dépendantes entraînant une régression technique pour les paysans, les jardiniers et les amateurs.


Les lobbys, aidés par l’État, pour obtenir le monopole de ce qui appartient à tous, veulent supprimer le droit inaliénable de chacun de ressemer sa récolte. Les sélections de terroir garantissent des plantes saines et savoureuses. La semence industrielle est malade, elle ne peut vivre sans pesticides, engrais chimiques ou manipulations génétiques. Polluante pour l’environnement, elle est le point de départ de la mal-bouffe.

 

Et pourtant les maraîchers qui produisent et commercialisent des légumes ont obligation de ne produire que des légumes issus du catalogue officiel. Or plus de 90% des variétés inscrites à ce catalogue officiel sont des variétés hybrides, inventées par les semenciers, qui reproduisent des graines dégénératives donc inutilisables pour reproduire la plante. Autrement dit, le maraîcher, pour produire d'une année sur l'autre la même variété de tomate doit acheter à nouveau sa semence au semencier.


Les semenciers ont donc fait une OPA sur le catalogue officiel et s'ingénient à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent de graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides. CQFD.

 

Les paysans qui ressèment leur récolte seront-ils considérés comme des trafiquants ? Oui, ont répondu les sénateurs en adoptant le 20 novembre un projet de loi élargissant aux plantes le délit de contrefaçon. Les sénateurs ont voté à l’unanimité – y compris les écologistes – une proposition de loi destinée à renforcer « la lutte contre la contrefaçon ». S’émanciper des droits de propriété détenus par les grandes firmes semencières sera désormais un délit. La loi prévoit aussi de nouveaux moyens de répression contre paysans et jardiniers clandestins. Pour les promoteurs de la loi, il s’agit simplement de « protéger les entreprises ». Ainsi, le jardinier sera désormais considéré comme un dangereux délinquant, au même titre que celui qui imprime de la fausse monnaie, qui fabrique des faux médicaments, de faux parfums, de fausses Rolex, de fausses Nike et de fausses chemise Lacoste. Bientôt, la police des jardins!


Merci,  mesdames et messieurs du Sénat ! Votre duplicité (ils paient bien les lobbys ?) n’a d’égale que votre incommensurable konnerie. Ne sommes-nous pas légitimement en droit de nous demander à quoi vous servez ?


 

Septidi 7 frimaire 222

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07/11/2013

Pendant les breitztkonneries, les eurosaloperies continuent: Nouvel OGM autorisé.

souris OGM 1.JPG

 

 


 

« La Commission européenne a demandé mercredi aux Etats de l'UE d'autoriser la culture d'un deuxième maïs OGM en Europe et l'imposera s'ils ne parviennent pas à s'accorder pour l'interdire.

 

La Commission a saisi les ministres à la suite d'un jugement du tribunal de la Cour de Justice de l'UE. Dans un arrêt rendu le 26 septembre, celle-ci avait jugé que la Commission avait été trop lente dans la gestion d'une demande d'autorisation de mise en culture du maïs TC1507, déposée en mai 2001 par Pioneer, une filiale de l'américain DuPont de Nemours. 

"En application de cet arrêt, la Commission a réagi en transmettant la demande au Conseil des ministres, auxquels il appartient désormais de se prononcer à la majorité qualifiée", a indiqué la Commission dans un communiqué. 

La Commission a rappelé que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) 
"avait déjà présenté un avis favorable à six reprises concernant cette demande", depuis 2005. 

Au vu des oppositions que sa démarche risque de relancer au sein de l'UE et de l'opinion publique européenne, le commissaire à la Santé, Tonio Borg, a souligné que la Commission avait "l'obligation de se conformer à l'arrêt du tribunal", précise le communiqué. 

Pioneer demande depuis plus de dix ans une autorisation pour faire cultiver dans les champs de l'UE son maïs OGM TC1507 tolérant à plusieurs herbicides dont le principe actif est le glufosonate d'ammonium
, très toxique, dénoncent les écologistes. 

Sources : lien


 

N’oublions pas qu’on a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon ! Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Voici, ci-dessous, un guide fort pratique qui nous ouvre les yeux en indiquant les produits « ogéhèmisés ».

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Septidi 17 brumaire 222

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ogm

 

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NOSTALGIE - SOUVENIR

 

Reiser est mort il y a 30 ans. Il n'a pas été remplacé...

Buvons (et tirons) un coup à sa mémoire

 


29/10/2013

Ecotaxe, le bal des faux-cul.

chimulus ecotaxe.jpg

 

 

Non mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? La République laisse se développer une jacquerie poujadiste orchestrée par la FNSEA et le MEDEF - qui défendent les transporteurs, même pas bretons pour beaucoup, qui travaillent essentiellement pour les hypermarchés - et incitent à la violence les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs en batterie, transporteurs. Tous largement et impunément pollueurs dans ce beau pays de Bretagne salopé par les algues vertes.

 

Au fait, cette écotaxe, c’est quoi ? Le Grenelle de l’environnement – seule action que l’on puisse mettre à l’actif  de Sarko et de sa bande – a tiré les leçons de ce constat : trop de marchandises sont véhiculées par camions en France, avec pour conséquences la congestion des routes, la pollution, l’émission de gaz à effets de serre. Le but de l’écotaxe n’est pas d’emmerder tel ou tel acteur de l’économie, mais de redonner en le modernisant de l’attraction au fret ferroviaire et au fret fluvial, mais aussi de favoriser des investissements de façon à relocaliser l’économie. Est-il normal que des crevettes bretonnes traversent la France et l’Espagne pour être décortiquées par des Marocaines exploitées, puis retraversent Espagne, France et Italie pour être surgelés avant de revenir pour être vendues dans les grandes surfaces françaises ? Il en est de même pour les porcs bretons. Voilà la stupidité ultralibérale que défendent les «révoltés» bretons !

 

L’écotaxe, comment ça marche ? Il s’agit de prélever un octroi sur les camions de plus de 3,5 tonnes – ils sont 800.000 – qui circulent sur le réseau routier français hors autoroutes payantes. Pour ce faire, des portiques sont installés sur certaines routes (et pas sur toutes) qui permettent d’identifier les véhicules et d’enregistrer leur passage. Le coût selon le tonnage du camion variera entre 8 et 14 euros pour cent kilomètres. Sur un quarante tonnes de marchandise, c’est rien, moins que rien. La France n’innove pas en la matière, il s’agit d’une directive européenne déjà appliquée dans dix pays européens.

 

Rappelons aussi que les Bretons ont déjà obtenu une minoration de 50% pour tenir compte de la localisation géographique un peu excentrée de leur territoire. De plus, l’axe autoroutier gratuit de la Bretagne (RN 164), les routes départementales et communales sont exclues du réseau taxable ! Alors ils gueulent pour quoi les subventionnés, les exemptés et les dérogationnés bretons (ne faisons pas l’injure aux Bretons de les mettre tous dans le panier à crabe de ces pollueurs professionnels).

 

Rappelons encore aux Bretons que, pour désenclaver la Bretagne, l’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures de transport de leur territoire (modernisation du réseau ferroviaire ordinaire, ligne à grande vitesse Rennes-Le Mans, routes nationales 2x2 gratuites). Si la Bretagne traverse une période critique, ça n’a rien à voir avec l’écotaxe mais c’est plutôt dû à une politique de développement local pas très clairvoyant : développement productiviste et polluant de l’agriculture et de l’élevage. La Bretagne abrite cinq fois plus de porcs que d’habitants ! Du porc et du poulet bas de gamme élevé en batterie dans des conditions plus que douteuses et déversant des milliers de tonnes de merde dans la nappe phréatique, dans les rivières et sur les côtes, avec l’attrait touristique que l’on devine des plages pourries d’algues vertes nauséabondes et dangereuses… C’est celui-là le modèle économique que défendent les émeutiers, poussés par la FNSEA, qui saccagent des installations publiques ?

 

Enfin, la palme des faux-culs est à attribuer à l’UMP qui a institué cette taxe et qui maintenant demande son abrogation !

 

Eh Borloo, toi qui t’indigne avec Pécresse, Fillon et compagnie, vous qui avez signé un contrat avec Ecomouv’ l’entreprise privée chargée de l’installation et de la gestion des structures de la taxe, avec des pénalités de 800 millions d’euros (!!!) en cas de non respect du contrat, bois un coup, ça te passera !

 

 

Octidi 8 brumaire 222

 

 

Merci à Chimulus 

28/10/2013

Tricastin : et une merde de plus, une !

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 Un énorme panache de vapeur, en pleine nuit, sur la centrale.

 

Elle approche, elle approche la Grande Catrastrophe, la « Big One » comme disent les amburgophages. La semaine dernière il a plu sur l’Ardèche, la Drôme et toute la vallée du Rhône. Rien d’original dans cette région familière des colères de la nature (voir les inondations catastrophiques de Vaison, de Bollène, etc.). Seulement voilà : la semaine dernière donc, on a frôlé la Catastrophe type Fukushima à…Tricastin, la plus pourrie des centrales nucléaires françaises.

 

Vous allez me dire, « ouais, Victor, il répapie, il répète toujours les mêmes rengaines contre cette centrale du Tricastin ». Peut-être, libre à chacun de prendre son information où il veut, ou plutôt où il peut, c’est-à-dire dans la presse purée et les canards laquais. Vous en avez entendu parler dans les lucarnes à décerveler et les machines à bruits de ce qui s’est passé à la centrale nucléaire EDF de Tricastin, dans la vallée du Rhône, à quelques kms de Bollène et Pierrelatte, quelques dizaines de kms de Valence et Avignon ? Probablement pas. Et pourtant…

 

Et pourtant ce jour-là, suite aux pluies dites « cévenoles », c’est-à-dire très brutales, le système de refroidissement du réacteur n°2 n’a plus assuré sa fonction. Il pompe d’énormes quantités d’eau dans le canal de dérivation du Rhône Donzère-Mondragon. Engorgées par les boues, les branches, les feuilles, les plastiques véhiculés par les eaux en furie du canal, les grilles ne laissaient passer qu’une eau rare et surtout épaisse, visqueuse du fait de la boue. Les pompes, ne pouvant plus aspirer ce liquide trop épais, se sont bloquées, le réacteur 2 s'est mis en alerte d'urgence et son arrêt automatique s'est enclenché à la suite de cette perte de refroidissement. Comme à l’accoutumé, selon EDF, pas de danger. Or, c’est pour un défaut de fonctionnement de ces pompes que la catastrophe de Fukushima a eu lieu. « Ouais, mais ce ne sont que des Japonais, ce n’est pas chez nous que ça arriverait… » qu’ils disent les nucléocrates…

 

L'état des 3 autres réacteurs nucléaires est inconnu et nécessite de sérieux contrôle par EDF dans une situation plus que tendue. Quelles peuvent être les interventions techniques possibles  pour déblayer les grilles : un bateau de dragage qui va, en plus, remuer les sédiments contaminés ? L'envoie de plongeurs-suicide pour dégager les grilles de prise d'eau alors que des fuites radioactives se poursuivent depuis près de 3 mois ? Et pour évacuer le trop plein de chaleur et d'énergie accumulé ? Comme on fait ? Balancer dans l'atmosphère la vapeur polluée à un haut degré de chaleur ? Et comment relancer les pompes peut-être engorgées de boues ? En pleine nuit, un geyser de vapeur d'eau de près de 100 m de haut, s'est échappé du bâtiment de la centrale nucléaire. Le surplus d'énergie nucléaire produite ne pouvant être évacué et la surchauffe des installations en cours contraignent à des lâchers en toute urgence afin de pouvoir relancer éventuellement le réacteur nucléaire en situation précaire.

 

C'est une situation totalement nouvelle et qui n'a jamais vraiment été envisagée lors de la conception des centrales nucléaires à laquelle les nucléocrates se trouvent confrontés : la qualité médiocre de l'eau de refroidissement. Pas assez "liquide" et fluide elle ne peut pas jouer le rôle dévolu, bloque le fonctionnement des pompes de prélèvement, perturbe le débit nécessaire et à terme peut les détériorer. Le circuit secondaire ne peut plus être refroidi par le circuit primaire de refroidissement via les 3 échangeurs Générateurs de Vapeurs (GV) pilotés par le pressuriseur, car ceux-ci n’ont plus la capacité d’assurer correctement leurs fonctions.

 

Cette situation "inédite" confirme la possibilité de perte totale et brutale d’eau de refroidissement des 4 réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin (comme de toutes celles situées en bord de fleuve) d'autant que le canal du Rhône de Donzère-Mondragon située au long de la centrale nucléaire et dans lequel la centrale pompe (et rejette) son eau est bloqué en aval par le barrage écluse-géante André-Blondel dont l'impressionnante hauteur manométrique de plus de 22 mètres (la plus haute d’Europe) n'est pas sans risque de rupture. En 1998, un grave accident, la rupture de l'une des portes de l'écluse, a failli provoquer le drame. Si la seconde porte avait cédée : une immense vague "tsunami" aurait déferlé en contrebas et aspiré, en amont, toute l'eau du canal qui se serait retrouvé alors totalement à sec ! Plus une goutte d'eau, en quelques secondes, pour refroidir les réacteurs nucléaires. Scénario terrible possible d'autant que la zone du Tricastin est une zone sismique !

 

La sagesse et la seule mesure technique durable n'est-elle pas l'arrêt des 4 réacteurs de cette centrale à bout de souffle dont l'un est criblé de fissures menaçantes ?

 

Où en est-on aujourd’hui ? Qui lo sa ?

 

 

 

 

Septidi 7 brumaire 221

 

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15/10/2013

Plutôt foireuse cette Allemagne dont on nous rebat les oreilles en nous la montrant en exemple !

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Foireuse et perfide concernant la lutte contre les émissions de CO2 responsables des changements climatiques plus qu’inquiétants. Ainsi, suite à une décision des autorités européennes, il était convenu qu’à l’horizon 2020, tous les constructeurs de voitures devaient commercialiser des véhicules dont l’émission de CO2 ne devait pas dépasser 95g/km. Or Angela Merkel est récemment intervenue auprès de ses partenaires européens pour tenter de modifier le texte ou du moins de repousser l’échéance de 2020. Pourquoi ? Parce les grosses caisses produites par l’industrie germanique (Daimler, BMW, VW, Opel) pédalent dans la choucroute pour atteindre cette limite et qu’ils rechignent à faire les difficiles études et les couteux investissements nécessaire et que leurs principaux concurrents – français en tête – ont déjà consentis. Faux-cul, nos voisins germains proposent bien de respecter les 95g en 2020 mais…sur un pourcentage de leur production seulement ! Ceci pour exempter leurs grosses bagnoles techniquement obsolètes, bouffeuses de pétrole et chieuses de palanquées de CO2 !

 

Et qu’est-ce que vous croyez ? Merkel, commis voyageur de l’industrie automobile Allemagne, a réussi à faire repousser de six mois la décision concernant l’objectif 95g. Six mois qui vont lui permettre de mettre en place un deal avec les Britanniques : - tu me soutiens sur l’abrogation de cette loi des 95g et je te soutiens dans ton action contre l’Europe ! Et qui sera baisé dans cette embrouille ? Ben, les constructeurs français et italien qui – eux – n’auront pas de problèmes pour être dans les clous mais qui ne pourront pas mettre en avant cet argument de vente vertueux…tandis que les Germains pourront continuer à vendre leurs grosses poubelles roulantes !

 

Foireuse et techniquement indigente concernant le fameux système GPS européen Galileo. Ce système a connu retards sur retards. Il devait être opérationnel dès 2012. Tè ! Fume… Pourquoi ? Par l’incapacité de l’industriel allemand choisi ( ??!!) par la commission européenne du nullissime Barroso de fabriquer en temps et heure les satellites nécessaires. La Commission européenne a choisi, en 2010, la PME allemande OHB pour l'attribution d'un lot de quatorze satellites du futur GPS européen. Ceci au aux dépens d'EADS Astrium, grosse structure ayant à la fois la compétence et le potentiel technique. Et en 2012, la même C.E. a réitéré ses erreurs en confiant la construction de 8 nouveaux satellites à cette même boite allemande incapable de livrer ! Incompétence crasse ? Magouille dissimulée ?

Deux audits - l'un de l'ESA, l'autre de Roland Berger Allemagne pour le compte de l'UE - ont été diligentés pour connaître l'étendue des déboires chez OHB... que cherchent absolument à minimiser aussi bien l'Union européenne que l'ESA, l'Allemagne et bien sûr l'industriel. L'audit de Roland Berger aurait pointé la gestion défaillante du programme Galileo par OHB, qui aurait cumulé de nombreuses erreurs en terme de choix de technologies (des composants non adaptés) et de management. OHB, fleuron de l’industrie allemande, pédalant elle aussi dans la choucroute, Astrium - EADS, le rival malheureux dans les deux compétitions organisées par l'Union européenne en janvier 2010 (14 satellites) puis en février 2012 (8), ainsi que Thales Alenia Space (TAS), ont été appelés au début de l'été pour jouer les pompiers de service à la demande de l'ESA et de l'UE pour aider OHB à remettre le programme sur les rails ! On croit rêver…

Bonjour « l’excellence » allemande dont on nous gonfle les aliboffis. Quant à Merkel, trois semaines après les élections qui ont vu son « triomphe », elle n’a toujours pas réussi à former un gouvernement !

 

Quartidi 24 vendémiaire 221

 

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14/10/2013

Centrales nucléaires : l’âge de la retraite repoussée de dix ans ?

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 « Aucune décision n’est prise… », assure ce matin Moscovici concernant l’information qui tourne disant que la durée de vie des centrales nucléaires serait prolongée de 10 ans, les amenant ainsi de quarante à cinquante ans, et pourquoi pas plus si affinités... Notons que ces centrales ont initialement été conçues pour une durée de vie de 30 ans, puis allongée à 40 ans, et voilà qu’on en rajoute une couche… Au vue des problèmes récurrents de ces centrales, est-ce bien raisonnable ?

 

C’est en 2018 que les premiers réacteurs atteindront la limite des quarante ans. Si cette prolongation est actée – et malgré les atermoiements de Mosco, elle le sera – EDF devra tout de même dépenser des milliards pour que cette prolongation de vie ne soit pas synonyme de mort ! Au-delà des opérations traditionnelles de maintenance, il faudra procéder au remplacement d’un nombre important de composants essentiels et vitaux pour la bonne marche des centrales. Cette opération « grand carénage », selon le jargon EDF, doit tenir compte des nouvelles normes de sécurité imposées par l’ASN (autorité de sureté nucléaire) suite à la catastrophe de Fukushima. Elle coûtera entre 70 et 80 milliards ! Une paille…

 

Dans cette décision qui met en jeu l’existence même de toutes les régions de France et de plusieurs régions européennes aux frontières de l’hexagone, qu’est-ce qui est la motivation principale ? Une histoire de gros sous… Cela donnerait 10 ans de plus à EDF – endetté jusqu’au cou – pour « amortir » ces dépenses de remise aux normes. Avec pour effet attendu…une remontée de 10% du cours très chahuté de l’action en bourse ! Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes nucléarisé : - EDF dégagerait 800 millions d’euros par an ; - l’état – actionnaire conséquent – récupèrerait de copieux dividendes et bénéficierait de la remontée du pactole boursier ; - le consommateur en bénéficierait également (??!!) puisque la hausse des prix de l'électricité serait ainsi contenue à 20% au lieu de 30% d'ici à 2017, selon les estimations de la commission de régulation de l'énergie formulée en juillet dernier. Et le citoyen qu’y gagnerait-il ? Une bonne dose de risques de plus, mais…

Mais une telle décision devrait s’assortir de l’interdiction impérative de construction d’autres centrales de remplacement. Et donc de l’enterrement des EPR hormis celui qui est en route et constitue un gouffre financier.

Ouate Inde scie

 

Tridi 23 vendémiaire 221

 

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P.S. - Pendant ce temps, la Commission européenne du sinistre Barroso nous en prépare une bien bonne !

http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/du-reste/faites-vos-...

09/10/2013

Tentez le destin, vivez au Tricastin !

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Trois salariés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été touchés lundi 7 octobre par des effluents liquides radioactifs lors de l'explosion d'une pompe hydraulique. Bof… La routine quoi. C’est par centaines que l’on compte les accidents transformés en « incidents classé au niveau 1 sur 7 » sur cette centrale qui porte haut le flambeau de la centrale nucléaire la plus dangereuse de France, que dis-je, d’Europe. Au mois de septembre, c’était une fuite de tritium dans le sol, atteignant probablement la nappe phréatique. Le tritium est de l'hydrogène radioactif, que les centrales nucléaires produisent en très grandes quantités et dont une partie est rejetée directement dans l'environnement (par voie liquide ou dans l'atmosphère), après contrôle… Ben voyons : le contrôlé est le contrôleur ! 


Le vendredi 22 mars 2013 au matin, du Vaucluse, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, dans un périmètre de 15 km, les lève-tôt ont entendu une explosion et vu un énorme arc électrique qui a illuminé le site nucléaire du Tricastin pendant dix longues minutes ! Inquiétant… Paniquant… Il s’agissait d’une rupture de ligne, d’un court-circuit sur la ligne haute tension de 225.000 volts en sortie du réacteur nucléaire n°3 de la centrale du Tricastin. Et ce n’était pas la première.


Pire : en septembre 2008, au cours d’une opération de renouvellement de combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n° 2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et sont restés suspendus pendant des semaines au-dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur. Ces assemblages pèsent chacun environ 800 kg… S’ils étaient tombés, c’était à coup sûr Tchernobyl-sur-Rhône.


Fuites, fissures dans l’enceinte de béton, vannes et systèmes défaillants, maîtrise aléatoire du pilotage des réacteurs sont à présent le lot quotidien de cette centrale nucléaire intégrée au plus grand complexe nucléaro-chimique du pays et qui menace toute la vallée du Rhône. Avec 33 années de fonctionnement pour le réacteur n°1 et 32 années pour les trois autres réacteurs, la centrale de Tricastin fait partie des plus vieilles de France et a dépassé les 30 années de fonctionnement initialement envisagées pour les réacteurs nucléaires. Elle utilise du combustible Mox, dangereux assemblage d’oxyde de plutonium et d’uranium appauvri. Ce combustible aggrave les conséquences potentielles d’un accident majeur par la présence accrue de plutonium, plus radio toxique que les autres matières rejetées en cas d’accident.

 

Cerise sur le gâteau, on entre dans cette centrale comme dans un moulin. On se souvient que plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont pu sans encombre y pénétrer au petit matin le lundi 15 juillet dernier, et y sont restés des heures pour certains, afin de prouver l’inefficacité de la protection de cette centrale. Imaginez à leur place un commando de terroristes…

 

Il serait temps de prendre enfin la décision de sagesse qui s’impose : fermer ces installations obsolètes et extrêmement dangereuses qui risquent de saccager pour des siècles la vallée du Rhône, mais aussi la Provence et une bonne partie du Languedoc.

 

 

« Visitez la Provence !

Ses ruines nucléaires…

Ses eaux radioactives…

Ses cancers foudroyants…

Ses enfants mutants à deux têtes et six bras…

Ses fraîches jeunes filles aux quatre nichons.

Allez-y ! Vous n’en reviendrez pas ! »

 

 Octidi 18 Vendémiaire 221


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27/09/2013

Le samedi 12 octobre : tous contre MONSANTO, entreprise de destruction massive.

 

Le 12 octobre 2013, pour la seconde fois de l’année, des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&Co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà le 25 mai dernier dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants.

 On connait Monsanto pour sa volonté opiniâtre de nous faire bouffer des OGM. Mais cette firme est bien plus nuisible que ça. Jetons un coup d’œil sur le terrible « palmarès » de cette entreprise de destruction massive à travers cet article du site Les moutons enragés

 

Monsanto les 10 abominations qui n’ont jamais empêché l’entreprise de continuer à nuire

 

Dix créations issues de cerveaux malades ou génocidaires, sans qu’il n’y ait eut de véritable condamnation pour empêcher à cette société de nuire! Monsanto reste donc dans la liste des ennemis publics numéro1, qui devrait être poursuivit pour crime contre l’humanité, sauf qu’on ne touche pas aux sociétés qui font tourner l’économie de l’Oncle Sam…

 

 

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Les effets de l’agent orange au Vietnam – photo AFP / Hoang Dinh

 

1. Saccharine

En 1901, John Francis Queeny a fondé la société Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, pour produire des substituts de sucre pour le Coca Cola . Au début des années 70, des études , dont une étude de l’Institut national du cancer Etats-Unis, a révélé que la saccharine provoque le cancer chez les rats et les autres mammifères.

 

2. BPC (biphényles polychlorés)

Dans les années 20 du siècle dernier, Monsanto a commencé à produire des biphényles polychlorés, un refroidissement des éléments pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Un demi-siècle plus tard, « l’Environmental Protection Agency US Environmental » a présenté des preuves que les PCB provoquent le cancer chez les animaux et chez les humains. En 1979, le Congrès américain interdit sa production. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants  interdit les PCB dans le monde entier en 2001. En 2003, Monsanto a payé plus de 600 millions d’habitants de Anniston (Alabama) où se trouvait la production de ces produits chimiques, qui ont souffert de graves problèmes de santé comme le cancer, les maladies du foie et des maladies neurologiques. Selon la recherche menée aux États-Unis en 2011, ce produit chimique continue à apparaître dans le sang des femmes enceintes, alors que d’autres études démontreraient un lien entre les PCB et l’autisme.

 

3. Polystyrène

1941 Monsanto s’intéresse aux emballages en plastique et en synthétique pour la nourriture.

Dans les années 80, l’Environmental Protection Agency américaine l’a placé comme le cinquième produit chimiques dont la production génère des déchets les plus dangereux.

4. Les armes nucléaires et la bombe nucléaire

En 1936, Monsanto a acquis Thomas & Hochwalt laboratoires dans l’Ohio et est devenu son département central de recherche. Entre 1943 et 1945, le Ministère a coordonné ses efforts avec le Comité de recherche de l’US National Defense et l’a dédié à la purification et la production de plutonium, mais également pour affiner les produits chimiques qui sont utilisés comme déclencheurs pour les armes nucléaires.

 

5. DDT (dichloro diphényl trichloroéthane)

En 1944, Monsanto a été l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques qui propagent le paludisme. Le produit a été utilisé comme insecticide dans l’agriculture. Malgré des décennies de publicité par Monsanto pour convaincre que le DDT était sûr, les effets cancérogènes ont été confirmés en 1972 . DDT a été interdit partout aux États-Unis. Aujourd’hui, il est connu pour causer l’infertilité et les échecs dans le développement des embryons.

 

6. Doixina

En 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture et la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, l’un des précurseurs de l’agent orange contenant des dioxines. Les dioxines s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans le tissu adipeux des animaux. Ils sont hautement toxiques et peuvent provoquer des problèmes de reproduction et de développement, affecter le système immunitaire, interférer avec les hormones et ainsi causer le cancer.

 

7. Agent Orange

Dans les années 60, Monsanto était l’un des fabricants de l’Agent Orange, utilisé comme arme chimique dans la guerre du Vietnam . À la suite de l’utilisation de l’agent Orange, environ 400.000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500.000 enfants sont nés avec des malformations congénitaleset 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, y compris les troupes américaines qui ont également été exposées à la substance au cours d’attaques qu’elles ont mené. Des rapports internes de Monsanto montrent que l’entreprise était au courant des effets toxiques de l’agent orange quand il l’a vendu au gouvernement américain.

 

8. « Engrais » de pétrole

En 1955, Monsanto s’est lancé dans cette pratique après l’achat d’une raffinerie de pétrole. Le problème étant que les engrais de pétrole ont stérilisé la terre, et qu’ils tuent également les micro-organismes bénéfiques du sol.

 

9. Aspartame

L’aspartame est un édulcorant non-calorique qui est 150 à 200 fois plus sucré que le sucre. Il a été découvert en 1965 par la multinationale pharmaceutique GD Searl. En 1985, Monsanto a acheté GD Searl et a commencé à commercialiser l’édulcorant sous la marque NutraSweet. En 2000 ils ont vendu la marque. NutraSweet est connue comme l’élément qui est présent dans 5.000 types de produits et est consommé par 250 millions de personnes à travers le monde. Il est déclaré sans danger pour la consommation humaine de plus de 90 pays. En Février 1994, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié la liste des 94 effets possibles que la substance peut avoir sur la santé humaine. En 2012, selon les données de l’Institut Ramazzini (Italie) qui a réussi à tester les effets cancérogènes de NutraSweet chez les rats, la Commission européenne a lancer un nouveau processus de réévaluation de ce composé.

 

10. Hormone de croissance bovine

La somatotropine bovine recombinante (BGH), également hormone de croissance bovine est une hormone génétiquement modifiée par Monsanto qui est injectée dans les vaches laitières pour augmenter la production de lait. Selon plusieurs enquêtes, notamment en Europe, il y a un lien entre le lait rBGH et le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de la prostate chez l’homme. Il est à noter que le produit provoque des effets les plus graves chez les enfants pour deux raisons simples: ils boivent plus de lait que les adultes et ont moins de masse corporelle pour traiter des contaminants du lait. L’hormone est interdite au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Israël, dans l’UE et en Argentine.

 

Traduction et adaptation par les moutons enragés

Source: actualidad.rt.com

 

Décadi 10 Vendémiaire 221

29/08/2013

Les OGM, c’est PAS ce que j’aime

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Pour y voir plus clair avec ce qu’on achète, et notamment les produits avec ou sans OGM, voici un guide clair et bien documenté – élaboré par Greenpeace – des produits et des marques que l’on peut bouffer, de ce dont on doit se méfier, de ce qu’on doit rejeter.

 

La colonne verte liste les produits SANS OGM, la liste orange liste les produits contenant peu d’OGM, quant à la liste rouge, la plus fournie - hum ! - elle vous prépare de belles scrofules cancéreuses bien sournoises !

 

Eh ! On a encore le choix de ce qu’on achète avec notre pognon. Encore faut-il avoir l’information sur ce qu’on met dans notre assiette, et laisser de côté tout ce qui est trop dégueulasse. Ce guide fort pratique nous ouvre les yeux.

 

Lorsque les marchands de merde verront baisser leurs ventes, ils changeront leur façon de faire. Le consommateur n’utilise pas assez sa puissance : c’est lui qui sort son portefeuille !

 

A imprimer ou mettre dans son i-phone avant d’aller faire ses courses !

 

http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide

 

Duodi 12 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

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19/08/2013

La France en 2025:Big Brother au pouvoir.

ordinateur espion.jpg

 

 

Nous sommes en 2025, (3ème année du second mandat présidentiel de Manuel Valls).

 

L'esprit néfaste de 68 est enfin révolu. La France a repris goût au  travail. Grâce à la nouvelle loi de sécurité intérieure, le croisement des fichiers est enfin autorisé et permet, pour notre bien-être et notre  sécurité, l'affichage des informations en temps réel.

 

Illustration.

 

Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d'une pizza en 2025.

 

  - Standardiste : « Speed-Pizza, bonjour. »

 

  - Client : Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.

 

  - Standardiste : Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?

 

  - Client : Mon Numéro d'Identification National, oui, un instant, voila,   c'est le 6102049998-45-54610.

 

  - Standardiste : Je me présente je suis Habiba Ben Said, merci Monsieur  Jacques Lavoie. Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de   téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durandest le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile  le 06 06 05 05 01. C'est bien ça Monsieur Lavoie ?

 

  - Client (timidement) : Oui !!

 

  - Standardiste : Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui  correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne  pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant  AZ25/JkPp+88.

 

  - Client : Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces  Informations ?

 

  - Standardiste : Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur   Lavoie.

 

  - Client (Soupir) : Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.

 

  - Standardiste : Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur  Lavoie.

 

  - Client : Comment ça ???...

 

  - Standardiste : Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un  choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue, la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.

 

  - Client : Aïe ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?...

 

  - Standardiste : Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de  soja. Je suis sûre que vous l'adorerez.

 

  - Client : Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?

 

  - Standardiste : Vous avez consulté les « Recettes gourmandes au soja » à  la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le  Net, en utilisant le moteur http://www.moogle.fr/ mots clefs « soja » et « alimentation ». D'où ma suggestion.

 

  - Client : Bon d'accord. Donnez m'en deux, format familial.

 

  - Standardiste : Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150mg de  Phenylseptine par100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer. Par contre, j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.

 

  - Client : Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon   numéro de carte de crédit.

 

  - Standardiste : Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne  soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le « Credicard-Satellis-Tracer. »

 

  - Client : J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le  livreur n'arrive.

 

  - Standardiste : Ça ne marchera pas non plus Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.

 

  - Client : Mais ? Ce n'est pas vos oignons ! Contentez-vous de m'envoyer  les pizzas ! J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?

 

  - Standardiste : Compte tenu des délais liés aux contrôles de qualité,  elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.

 

  - Client : Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ?

 

  - Standardiste : Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs, j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails « afroblack » au Tropicalbar il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques  morphologiques, ni vous ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.

 

  - Client : grrrr..@#%/$@&?#!...!!

 

  - Standardiste : Je vous conseille de rester poli Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2022 pour outrage à  agent.

 

  - Client : (Sans voix)

 

  - Standardiste : Autre chose Monsieur Lavoie ?

 

  - Client : Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les  pizzas, conformément à votre pub.

 

  - Standardiste: Je suis désolée Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant, à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat « Jurishelp », le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat  couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce. Il pourrait donc vous être utile, vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie née Girard depuis le 15/02/2018 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boite de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime. A titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de  réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois, veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se décharge de toute responsabilité.

 

  Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel à Speed-Pizza ».

 

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Il y a quelques semaines, je vous signalai les problèmes de Manitas, 92 printemps. Manitas, l'homme aux doigts d'argent qui a vendu 93 millions d'album, brassé des millions, tutoyé tous les grands de la terre. Manitas, superbe cigale qui a chanté tout son été et dépensé sans compter, est aujourd'hui seul, pauvre, ruiné, abandonné (presque) de tous. Il vit quasi grabataire dans un petit logement de 35 mètres carrés à La Grande-Motte

 

Je viens de recevoir de Nathalie, son ancienne compagne qui, elle, ne l’oublie pas, cette information le concernant :

 

« Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous informer que la création de "Manitas de Plata Association" a bien été validée par la Préfecture.
Nous sommes dorénavant en mesure de mener des actions au nom de l'Association et de récolter des dons.

 

Si vous souhaitez aider Manitas ou faire passer le message autour de vous, voici les informations nécessaires pour l'envoi d'un chèque :
à l'ordre de "Manitas de Plata Association"
Adresse : 
Manitas de Plata Association
chez Nathalie Stickelbaut
Le Temple du Soleil - Bât. F
272 rue F. Mistral
34280 LA GRANDE MOTTE

 

Nous avons entamé d'autres actions mais qui ne porteront leurs fruits qu'à plus long terme et nous avons des urgences à résoudre donc toute aide financière est bienvenue.

 

Si vous avez d'autres idées qui pourraient permettre de récolter des fonds et d'aider Manitas à continuer à vivre chez lui, n'hésitez pas à nous en faire part.

 

Vous serez informé des différentes actions que nous menons par le biais d'un site internet en cours de création. »

 

Pourquoi ne pas lui envoyer le prix d’un CD, autour de 20 euros ! Mais directement à lui à travers l’association. Au moins, ça n'engraissera pas les "majors" qui se sont gavés sur son talent...

 

En cadeau voici une bringue avec Manitas et ses amis au bistro-restaurant Les Vagues, aux Saintes-Marie-de-la-mer. J’ai eu la chance de participer à quelques uns de ces grands moments !

 

http://www.youtube.com/watch?v=iu4_nWVCBtU

 

et aussi de grands moments de concert de ce Mozart de la guitare flamenca :

 

 http://www.youtube.com/watch?v=Eex1aqbfP08



Duodi 2 Fructidor 221

 

 

Illustration X – Droits réservés

14/08/2013

Au bistro de la toile : du plutonium dans la cocotte minute ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Loulle, tu veux gagner quelques thunes en vendant des instruments de cuisine de ta gargotte ?

 

- Qu'est-ce que tu veux que je vende Victor. Il me faut tout mon matos pour faire croûter des galavards comme vous !

 

- Moi, ce que je t'en dis... C'est parce que je viens d'entendre dans une machine à bruits une annonce qui serait cocasse si elle n'était aussi quelque peu effrayante.

 

- Accouche Victor...

 

- Ben voilà. C'est une annonce parue dans internet et qui dit en substance que le centre de recherche nucléaire de Valduc, en Bourgogne cherche 4.000 cocottes minute pour transporter des matériaux sensibles.

 

- ...taing ! Ils doivent en avoir de la biasse à trimbaler dans cette boite. Ils ne font que bouffer quoi !

 

- Tu sais ce que c'est le centre de recherche Valduc ?

 

- ???!!!! Connais pas. Avec un nom pareil, et en Bourgogne, c'est un truc de recherche sur le pinard je suppose ?

 

- Tu supposes mal Loulle. Valduc est une base nucléaire très, très secrète, très, très protégée, bien planquée et protégée par le secret défense pour une raison évidente : c'est là que sont fabriquées les bombes atomiques de l'arsenal militaire français !

 

- Putaing ! Et qu'est-ce qu'ils veulent en faire de ces 4.000 cocottes minutes ?

 

- Justement. Là est la question. Certains pensent qu'elles vont servir à transporter (de où à où ? comment ?) des déchets nucléaires solides. 4.000 cocottes minute de 17 litres, ça fait 68.000 litres de déchets en volume. Comme la masse volumique de l'uranium, du plutonium, du tritium voisine les 20, ça fait des dizaines de tonnes de saloperies ultra dangereuses qui vont donc se trimbaler anonymement sur la route... Voilà qui est rassurant, non ?

 

- C'est des conneries ça Victor, non ? C'est un « hoax » comme disent les « geeks ».

 

- Pas du tout. Et ça existe depuis très longtemps sans qu'on n'en sache rien. D'ailleurs un délégué syndical de chez SEB, qui produit entre autre des autocuiseurs assure qu'en 37 ans de métier, son entreprise a déjà vendu plusieurs milliers de cocottes minutes à l'industrie nucléaire française !

 

- Fatche ! Quand je vais dire à Berthe qu'elle fait cuire les pieds de cochon dans un truc qui sert aussi à trimbaler des saloperies atomiques !

 

- Tè ! Sers-nous plutôt un canon... Les tiens ne sont pas dangereux !

 

 

Septidi 27 Thermidor 221

 

Merci à Chimulus

 

 

 

12/08/2013

De Marennes à Bouzigues, d’Arcachon à La Rance, (ne) demandez (pas) les « frankeinsthuitres » triploïdes !

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Elle fait le gueule l'huitre!

 

 

 

Gloire à toi, Ô Marcel Lesoille

Maitre incontesté des étals

Où se prélassent langoureusement les huîtres

Qui te valent aujourd’hui ce titre

De Champion du beau pays de France.

Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,

Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon

Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.

Aucune ne résiste à la caresse experte

De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme

Prolongés par l’éclat priapal de la lame

Qui nous les livrera ouvertes et offertes.

Gloire à toi, Ô Marcel,

Ton regard étincelle

De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages

Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

 

Pourtant, ils font la gueule les producteurs d’huitres. Il faut les voir sur les écrans des lucarnes à décerveler se lamenter en écoutant le bruit creux de castagnettes de leurs poches d’huitres mortes… Ces huîtres, elles ont été vérolées par des monstres créées dans les boyaux de la tête enfumés des « chercheurs » de l’IFREMER : les huitres triploïdes. Ces chimères attrapent toutes les saloperies possibles, bactéries, virus et autres… Seulement les producteurs, ils n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes. En effet, ces horreurs les huitres dites « triploïdes - ont été développées dans les années 1990 par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à la demande de professionnels. Ces derniers voulaient proposer aux consommateurs une "huître des quatre saisons", non laiteuse en été puisque stérile et plus vigoureuse dans sa croissance. Plus prompte à crever semble-t-il, victime de la bactérie vibrio aestuarianus.

A la demande des ostréiculteurs les apprentis sorciers de l’IFREMER se sont mis au charbon. Ils n’ont pas manipulé les gènes, huitres OGM, ça craint un peu sur les étals… Ce sont des huitres O.V.M. (organisme vivant modifié !). Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Pour cela, ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, et donc n’a pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, elle est, de plus commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux qui changent de sexe après le coït: ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

Ce procédé coûte un bras et est très complexe. L’Ifremer vendrait ses « étalons » triploïdes mille euros pièce aux écloseries ! Car pas question de naissain naturel en pleine eau avec ces « frankeinsthuitres », il faut des installations complexes et – faut-il le croire ? – hautement sécurisées pour éviter tout risque de dissémination du précieux foutre triploïde.

Seulement voilà, la dissémination s’est faite et les « frankeinsthuitres » triploïdes ont vérolés les huitres naturelles, les bonnes vieilles diploïdes. Alors tout crève. Et les ostréiculteurs pleurent… Quant on aura le temps, on les plaindra !

Ah ! Important. Comment reconnaître les « frankeinsthuitres » triploïdes sur les étals ? Ben, l’été, ce sont celles qui n’ont pas de laitance. Il faut donc faire ouvrir une huitre. Une combine pour les reconnaître à l’œil : les triploïdes ont la coquille qui rebique comme la proue d’un bateau. Mais certains ostréiculteurs coupent à la tenaille cette excroissance, mais ça se remarque si on connait le coup !

Ne soyez pas dupes et refusez d’être les cons de l’histoire : ceux a qui ont fait manger de la merde et à qui, en plus, on va demander de payer (par nos impôts) des subventions et indemnités à ces margoulins de la mer(de) !


Demandez plutôt les huitres naturelles authentiques portant ce logo:

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Quintidi 25 Thermidor 221


Photos X - Droits réservés

08/08/2013

Au bistro de la toile. Destination de vacances originale : Fukushima !

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- Attends Victor, hier, tu nous a parlé d’Hiroshima et aujourd’hui de quoi déjà ? De Fuku quoi ? Chima ? A oui, Fukushima. Tiens, ça me dit quelque chose ce nom… Ah ! Oui, un patelin loin d’ici, en Japonie je crois, où l’industrie moderne fabrique des becquerels à la tonne. C’est quoi les becquerels au fait ?

 

- Tè ! Je vais faire savant. Le « becquerel », c’est une unité qui mesure l’activité d’un radionucléide. Il correspond à une désintégration par seconde. Elle remplace le « curie ».

 

- Et c’est dangereux ces petites bêtes ?

 

- Bof. Tout dépend de la dose… La radioactivité naturelle est partout, notamment dans les pays granitiques comme la Bretagne ou la Lozère. Mais ça devient extrêmement dangereux si on en bouffe trop. Et c’est ce que font les poissons au Japon, et par conséquent les gens qui bouffent ces poissons ! Malgré tout les montages bidon effectués depuis deux ans après la catastrophe, Tepco (l’entreprise responsable) a été obligée d’admettre qu’il se déverse chaque jour dans l’océan de l’eau chargée de tritium, de strontium, de césium et d’autres éléments radioactifs. Ce qui représente parait-il quarante mille milliards de becquerels depuis mai 2011.

 

- …taing ! Ils doivent être gras les gobis, les sars et les dentis japonais ! Et facile à attraper : ils doivent être lumineux !

 

- Bof… Tepco, qui n’est pas à un mensonge près, s’efforce de  rassurer la population en déclarant que l’analyse de l’eau de mer ne montre pas d’augmentation anormale des taux de radioactivité… Ben voyons ! Le niveau de radioactivité dépasse de plusieurs dizaines de milliers de fois la dose limite admise pour l’eau de mer ! Ils ne savent pas où ça fuit, ils essaient tout et n’importe quoi comme injecter des produits chimiques dans le sol autour et sous les cuves qui fuient afin de « solidifier le sol »… Bonjour la nappe phréatique ! Passez vos vacances à Fukushima ! Sa mer radioactive, ses poissons lumineux, ses becquerels à la pelle, les mensonges des dirigeants et de la mafia nucléaire ! Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

- Fatche, Victor ! La bouillabaisse, à Fukushima, elle doit cuire toute seule ! 

 

- Ouais. Finalement, Loulle, Fukushima, on s’en fout parce que c’est loin. Mais imagine que la même catastrophe arrive ici, chez nous, par exemple au Tricastin, centrale pourrie où l’on entre comme dans un moulin ?

 

- Ah ! Et ça donnerait quoi ?

 

- Tiens, on va faire un peu de fiction. Un des réacteurs de l’usine du Tricastin vient d’exploser. Un énorme nuage radioactif s’élève au-dessus du site. Un mistral en cours de formation va pousser les nuées mortelles vers les villes du sud : Orange, Avignon, Salon, Aix, Arles et surtout Marseille ! Le nuage est trop bas pour atteindre la Méditerranée. Il va forcément s’abattre sur l’énorme agglomération marseillaise. Plus d’un million d’habitants. Impossible d’organiser l’évacuation. Trop tard. Que faire ? Pour sauver Marseille, les autorités décident… de brûler Avignon ! Il y a au Pontet, banlieue est de la cité des papes, un énorme complexe de stockage et de répartition régionale de pétrole. On y met le feu. Incendie qui se propage rapidement à la grande zone commerciale qui jouxte le site puis à toute la ville. Des dizaines de milliers d’habitants pris au piège. La chaleur du brasier crée une énorme colonne montante d’air chaud qui propulse le nuage toxique à des altitudes telles que le mistral l’amènera sur la mer… Marseille est sauvé. Avignon rayée de la carte. Allez, amusez-vous. Un peu d’imagination que diable !

 

 

Primidi 21 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

26/07/2013

On se moque souvent du Q.I. des huitres! Tè... Ecoutez leurs amours!

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Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vraies » huitres et des « pas vraies » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, IL CHANGE DE SEXE ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». On en trouve de temps en temps de ces dépravées. Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! Demandez plutôt des  « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 



Octidi 8 thermidor de l'an 221 de l'ère de la liberté.


Photo Moi.



 

 

16/07/2013

Tricastin et autres centrales nucléaires : Greenpeace prouve le mythe criminel de leur « sécurité ».

tricastin greenpeace.jpg

 

 

Trente types décidés pénètrent sans aucun problème dans une centrale nucléaire française. Ces types n’ont pas de projets destructeurs: ils veulent seulement prouver que la « sécurité » de ces sites nucléaires laisse sérieusement à désirer. Ce n’est pas la première action, ce ne sera pas la dernière. Et que propose le gouvernement devant cet état de fait ? De renforcer la sécurité de ces centrales dangereuses ? De sortir enfin de ce tout nucléaire mortifère ? De fermer ces centrales obsolètes ? Tè ! Fume… Il propose…de durcir la répression contre ces lanceurs d’alerte ! François, Sarko, même àplatventrisme devant les talibans du nucléaire !

 

Mise au service de la guerre ou de la production énergétique, la fission de l’atome tue dans la violence des guerres ou des catastrophes mais elle tue aussi lentement ou pollue durablement les êtres vivants et les territoires par les radiations qu’elle génère au quotidien avec l’aval du pouvoir politique et administratif. A quoi s’ajoutent les 1000 incidents de gravité multiple recensés en France par an dans le nucléaire.

 

La Provence, la vallée de Rhône-Durance est la région la plus nucléarisée d’Europe avec une multitude d’installations nucléaires de base civiles et militaires dont la très grande majorité ne produit pas d’énergie ni pour la population ni pour les entreprises mais pour l’armée, le business de l’exportation, l’autoconsommation des installations et la folle recherche.

 

Le bilan de toutes les catastrophes nucléaires, volontaires quand les militaires les ont décidées, accidentelles quand les industriels n’ont pas su les prévenir est démentiel. Les décomptes les plus honnêtes sont terrifiants : 400.000 morts pour Hiroshima-Nagasaki, plus d’un million pour Tchernobyl, auxquels il faut ajouter ceux de Fukushima mais aussi ceux plus anciens et complètement oubliés survenus en Union soviétique, ceux des essais nucléaires (2.153 depuis 1945), ceux des travailleurs des centrales et des « liquidateurs »… Les instances internationales évaluent les mort(e)s par le nucléaire à 60 millions depuis 1945.

 

Le nucléaire se pare de la banalité du mal si on ne fait que décompter des morts, mesurer des territoires abandonnés, évaluer des coûts de réparation, même si on ajoute à ce sombre tableau les innombrables victimes handicapées, comme il arrive dans tous les crimes guerriers. Les installations nucléaires portent atteinte à notre santé, à celle de nos enfants, à nos territoires, à nos activités et nos biens collectifs et individuels.

 

C’est cela que dénoncent les lanceurs d’alerte du Tricastin. Leur intrusion prouve de façon spectaculaire les mensonges de la mafia des nucléocrates concernant la sécurité de ces installations. Qu’en serait-il si, à la place de ces trente courageux, il s’agissait d’un commando de trente terroristes décidés, armés, équipés de lances thermiques et de puissants explosifs brisants capables de percer la carapace fatiguée des réacteurs ? Un Tchernobyl ou un Fukushima sur Rhône…

 

Mais il y a encore plus simple pour foutre en l’air ces satanés centrales. Imaginez un ou deux scooters des mers bourrés d’explosifs sur le canal qui alimente les sources de refroidissement des réacteurs du Tricastin (ou de Cruas ou de toutes les centrales françaises qui sont refroidies par l’eau d’un fleuve ou par la mer, c’est kifkif). A leur guidon des kamikazes les dirigent sans coup férir vers les installations de pompage des systèmes de refroidissement des réacteurs… Je ne vous fais pas de dessin, vous avez compris : arrêt brutal de tout refroidissement, tentative de stoppage en catastrophe des réacteurs, surchauffe, explosions d’hydrogène, voir Fukushima ou Tchernobyl pour la suite du processus.

 

Eh ! Vous qui descendez en vacances sur l’A7, réfléchissez en laissant à votre droite Cruas (et son joli bébé peint sur le tour de condensation), puis un peu plus bas Tricastin. Dépêchez-vous avant que ça pète et pensez à nous qui vivons à proximité de ces merdes !

 

Tricastin dessin Nono.jpg


 

Septidi 27 Messidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

 

24/05/2013

Kill Mittal !

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« Kill » - tuer - est peut-être un peu outrancier, mais il faut le prendre au deuxième degré, évidemment. « Kill Mittal » est un jeu vidéo en ligne qui propose au joueur de se mettre dans la peau d’un ouvrier des aciéries fermées par le prédateur indien, de se rallier d’autres ouvriers et de lutter becs et ongles contre celui-ci, représenté sous la forme d’un robot anonyme et imperméable à toute émotion.

 

Le fric, le Fric, LE FRIC d’abord. Le fric « uber alles » !

 

Original, défoulant, provoquant mais on peut regretter que l’essentiel de l’action consiste surtout à balancer des ferrailles et des barrières sur les flics…qui n’y sont pour rien.

 

En Inde, il y a quelques mois, le patron d’une plantation de thé qui exploitait sans vergogne une main d’œuvre limite esclavage a subi un autre genre de colère : les esclaves se sont révoltés et ont foutu le feu à la somptueuse demeure de l’exploiteur. Lui et sa femme ont été transformés en merguèses… Les Indiens sont plus radicaux que le sympathique jeu vidéo en question. Lien 

 

 

Allez, essayez donc en cliquant ci-dessous :

 

KILL MITTAL

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http://www.killmittal.com/

 

 

Quintidi 5 Prairial 221

 

Illustration X – Droite réservés

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Lakshmi Mittal  vient de décéder et arrive au paradis.

Dieu lui dit :
- Avec tout ce que tu as fait en France et surtout en Lorraine, il n’est pas question que je t’accueille au paradis. Vas directement en enfer !

Trois jours après Satan frappe à la porte du paradis et dit à Dieu :
- Eh ! Oh ! Reprends-le, il m’a déjà éteint 3 fours !

 

 

14/05/2013

Le poids des mots, le choc des fautes

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Ce ouiquinde, j’ai été sollicité par une jeune personne proche de la famille pour « jeter un œil » sur un travail écrit qu’elle devait remettre dans le cadre d’une formation au métier…de formateur.

 

Le fond du travail était très correct, les idées claires et leur cheminement logique. Mais que dire de la forme ! ! ! Des fautes d’orthographe tous les deux ou trois mots (du genre « et » pour « est »), des erreurs de syntaxe aberrantes, sans parler des participés passés avec une terminaison en « er », quand à l’accord du complément d’objet direct placé avant le sujet, alors là, c’est plus que de l’hébreux, c’est de l’aztèque…

 

Cette personne – par ailleurs éduquée, intelligente, vive - était honteuse et j’en étais moi-même gêné. Des fautes, on en fait tous, et moi par le premier. Mais point trop n’en faut !

 

Comment voulez-vous que le jury d’une commission auquel vous donnez à apprécier un texte littéralement bourré de fautes puisse vous juger à votre juste valeur ?

 

« Je suis victime, m’a-t’elle dit, des méthodes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qui avaient cours pendant ma scolarité… »

 

Ces fameuses méthodes dites « globales », « structurales » et autres conneries de ce genre qui ont fait – et continuent à faire - des générations d’analphabètes. Un enseignant avec lequel je m’entretenais à ce sujet me confia que sa hiérarchie et même ses collègues l’avaient fortement dissuadé de revenir à la traditionnelle dictée complétant la lecture, à l’analyse logique, à l’apprentissage du vocabulaire et surtout de la grammaire. « C’est dépassé, c’est ringard… ». C’est même mal vu paraît-il par la hiérarchie.

 

Mesdames et messieurs les enseignants, cessez – comme dit l’ami Brighelli – de nous fabriquer des crétins ! http://www.sauv.net/brighelli.php

 

Quintidi 25 Florial 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Une fillette rentre de l’école et dit à son père :

-         Tu connais la dernière ?

-         Non.

-         Ben, c’est moi…

 

 

09/05/2013

Au bistro de la toile : bagnoles.

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- Oh ! Putaing, Loulle, je suis emmerdé…

 

- Ohou ! Victor, qu’est-ce qui t’arrive ? T’es pas malade non ?

 

- Non, c’est pas ça, mais je viens d’apprendre une nouvelle qui me chagrine : Ferrari réduit sa production…

 

- Parce qu’ils n’y a plus assez de plein de thunes bing-bling pour les acheter ?

 

- Non, au contraire, mais pour accentuer la rareté du produit et ainsi…en augmenter le prix !

 

- Eh ! C’est la loi de l’offre et de la demande… Bof, les m’as-tu-vu pourront se rabattre sur les Porsche ou autres Jaguar. Et puis, ils pourront toujours acheter une Renault ou une Peugeot…

 

- Tu dis ça avec une moue cynique Loulle, mais en fait tu touches là une des aberrations commerciales, « marquetingues » de l’industrie automobile française.

 

- Ah ? Explique.

 

- Eh bien il n’y a aucune voiture française parmi les véhicules « de prestige ». Alors que la France se targue – à juste titre – d’être le pays du luxe, de l’excellence avec la haute couture, les parfums, la maroquinerie, les champagnes, les vins, la gastronomie, etc.

 

- C’est vrai. Et aucun constructeur n’est capable de surfer sur cette réputation…

 

- C’est d’autant plus stupide que la technologie française en matière de bagnoles s’impose dans le monde entier depuis des années.

 

- ???!!!

 

- Ben oui. Qui domine depuis des années les grands prix de Formule 1 ? Les moteurs Renault ! Qui écrase depuis plus d’une décennie le monde des rallies automobile ? Les voitures Citroën, donc le groupe PSA.

 

- Merde, c’est vrai ça. Mais Renault comme Peugeot n’ont pas l’aura de prestige de Ferrari, Maserati, Porsche ou Jaguar…

 

- Que sont ces marques sinon des étendards prestigieux d’entreprises faisant les voitures de tout le monde ? Derrière les belles italiennes il y a Fiat, derrière la belle allemande, il y a Volkswagen, derrière l’anglaise il y a…le conglomérat indien Tata ! Ce qui manque à l’industrie automobile française pour rivaliser avec ces expressions de l’esbroufe, c’est une marque prestigieuse.

 

- Ben, il y a Bugatti non ?

 

- Il y avait. Mais PSA comme Renault ont été trop cons pour garder en France et mettre en avant cette marque synonyme absolu du prestige automobile. Ils l’ont laissé partir…chez Volkswagen. Qui ne s’en sert pas, mais la garde sous le coude. Mais pourquoi ne pas ressusciter d’autres marques françaises qui ont eu leur gloire ? Les Salmson, les Delage, les Hotskich, les Matis, les De Dion-Bouton, les Facel-Vega, voire les Panhard, etc. ? Ce n’est pas ce qui manque : l’automobile n’a-t-elle pas été inventée en France ?

 

- Pas con ça. Allez, je vais ressortir ma vieille Citroën DS 21 Pallas qui dort dans mon garage.

 

- C’est la dernière voiture de prestige française. Jamais égalée d’ailleurs… Je suis allé aux Indes et retour avec une DS ! Tu réveilles là des souvenirs émouvants Loulle ! Tiens, mets ma tournée !

 

 

Décadi 20 Floréal 221

 

 

Merci à Chimulus

 

 

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Ecoute ! Ecoute !

 

Deux types complètement bourrés sortent d'un bar en titubant.
- C'est ou qu't'as mis la tire ?
- …taing ! j'sais pû !
- Et meeerrdee ! Bon ben tu cherches par là et moi par là.

Ils partent chacun de leur côté et à chaque voiture en stationnement, ils tâtent le toit.

Un homme qui promène son chien passe par là et reste interloqué devant le spectacle qui s'offre à lui. Il regarde cinq bonnes minutes les deux poivrots tâter les toits des voitures. Finalement il décide de s'approcher et demande à l'un deux :
- Excusez-moi mais je vous observe depuis quelques minutes et je me demande pourquoi vous touchez comme ça les toits des voitures en stationnement ?
- Euh ! J'cherche ma caisse (le type manque de se rétamer)
- Mais comment pouvez-vous reconnaître votre voiture en touchant le toit ?
- Ben c'est facile. Elle a un gyrophare bleu. J'peux pas m'tromper !

13/03/2013

Au bistro de la toile : steak à la merde ou au pétrole ?

chimulus bistro copie.jpg

 

 

 

 

- Eh ! T’as vu Victor : au Japon, un savant, le ci-devant Mitsuyuki IKEDA, a réussi à synthétiser une viande artificielle un peu particulière à base d’excréments…

 

- Comme dirait Coffe « C’est d’la merde » !

 

- Exactement. « La "viande" ainsi obtenue est réalisée à base des matières prélevées dans les stations d’épuration. La préparation est ensuite mélangée à de la sauce de soja et de la sauce-steak pour le goût ainsi que du colorant rouge pour lui donner l’apparence de vraie viande. Cette viande qui aurait le goût du bœuf serait très nourrissante (63 % de protéines) et serait pauvre en graisses (3% de lipides). De plus en recyclant les rejets organiques on économise de l’énergie et on réduit la production des gaz à effet de serre. A ce stade, la viande à la merde coûterait encore trop cher à produire (environ 10 à 20 fois le prix de la viande normale), mais les scientifiques pensent pouvoir en réduire le coût, rendant ainsi ce produit abordable pour tous. »

 

- Ben en voilà une idée qu’elle est bonne ! Je vais en parler à mon boucher : « Oh ! Maurice, je voudrais un romestèque de merde. Mais un peu ferme. La dernière fois, c’était un peu trop diarrhée… ». On rigole Loulle, mais c’est une voie qu’il serait ridicule de rejeter. A partir du moment où on accepte sans rien faire la surpopulation, cette façon de nourrir le monde vaut largement l’élevage animal à l’américaine, avec des milliers de vaches serrées les une contre les autres, bouffant du soja OGM, bourrées d’antibiotiques et d’hormones. Ce que le « grand marché transatlantique » nous promet… Je crois que je préfèrerais encore le steak à la merde du Japonais. Mais ce n’est pas la première fois que les scientifiques veulent nous faire bouffer de la bidoche artificielle.

 

- Ah bon !

 

- Ouais. Il y a 50 ans, près de chez nous, à Martigues, une découverte du professeur Jacques Sènes, du C.N.R.S. de Marseille allait être à la base d’un étonnant développement : des levures, proches de celles utilisées en boulangerie et en brasserie, étaient selon lui capables de se développer sur des paraffines. Alfred Champagnat, de la Société Française des pétroles BP (S.F.B.P.), eut alors l'idée d'utiliser cette découverte pour déparaffiner le gazole et en extraire ensuite les levures riches en protéines, pour servir d'aliment au bétail d'abord… puis à l'homme ! C’est ainsi qu’au 1er Janvier 1963, Claude Gudin, le premier biologiste recruté par la S.F.B.P. sur les conseils de Jacques Sènes, démarra le laboratoire de recherches à Martigues. Un brevet fut déposé et en 1972, la première usine au monde, à Cap Lavéra, réalisa 10.000 tonnes par an de "POUP" (Protéines Unicellulaires d'Origine Pétrolière) sous le nom de Toprina. Deux usines de production d'une capacité chacune de 100.000 tonnes par an furent alors construites, l'une en Sardaigne, l'autre en Sicile par "Italprotein", société groupant la BP et l'Anic italienne.

 

- Merde. C’était pas de la rigolade. Qu’est-ce que c’est devenu ?

 

- Ces protéines alimentaires, dûment et scientifiquement expérimentées sur des animaux par les organismes officiels, avaient été reconnues d'excellente qualité, au point d'être intégrables dans des biscuits et consommables par l'homme. Le choc pétrolier et l’augmentation drastique du pétrole ne fut pas un obstacle insurmontable puisque le procédé s’applique au déparaffinage de produits pétroliers de toute façon existant. Tous les grands spécialistes du Tiers-monde encourageaient à l'époque les protéines de pétrole de Martigues : Josué de Castro, René Dumont, Suret-Canale, mais également, des savants comme Jacob, Monod, Lwolf (Prix Nobel) et des nutritionnistes comme Trémollières, Adrian, qui s'associèrent à cet hommage. L'UNESCO décerna son prix scientifique à Alfred Champagnat, l’auteur de l'idée. Oui mais…

 

- Oui mais quoi ?

 

- Le Cartel du soja – tenu par les multinationales étazunienes - s'était rendu compte du danger. Dans un premier temps, une campagne de désinformation a été lancée, des "pseudo experts" et des journalistes véreux accusant, contre toute évidence, les protéines du pétrole, les POUP, d'être cancérigènes. Les services secrets américains qui manipulaient les autorités italiennes à travers la fameuse "loge P2" réussirent à faire voter une loi interdisant les "protéines du pétrole" en Italie. Les centaines de milliards de lires investies dans les deux usines du Midi ont été passées en pertes et profits sans que personne ne proteste, grâce à l'intervention de la mafia.

 

Mais la British Petroleum, qui avait investi des milliards dans cette recherche réussie, n'était évidemment pas prête à en abandonner le résultat sans des "compensations équitables". L'énumération des compensations qu'elle a effectivement obtenues suffit à démontrer l'intérêt et le sérieux de ce procédé.

 

Le Groupe BP avait, d'une part, demandé une concession en ALASKA, et parallèlement, l'autorisation d'acheter une société américaine de distribution pétrolière. Les deux requêtes furent bloquées ! Contre l'engagement d'abandonner le secteur de protéines unicellulaires, le Groupe BP obtint non seulement le déblocage de ses deux requêtes mais, en outre, il reçut du Cartel, pour une de ses filiales, un tiers du marché européen des tourteaux de soja !

 

En 1976, le procédé fut définitivement abandonné, et l'usine du Cap Lavéra rasée en 1978. Tous les documents, films, livres et publicité sur le procédé disparurent comme par enchantement.

 

- Ben dis donc ! Elle est édifiante ton histoire Victor.

 

- Et je crains qu’il en soit de même avec la découverte de ton Japonais et de sa viande « à la merde ».

 

- Allez. A la nôtre !

 

 

 

Sources :

lien1

lien2 


 

Duodi 22 Ventôse 221

 

Merci à Chimulus

 

 

Ecoute ! Ecoute !

 

C’est une merguez et une chipolata qui se font un barbecue. Soudain la merguez est prise d’une irrépressible envie de chier. Elle s’nstalle donc dans un coin du barbecue pour faire son affaire.

L’autre, effarée, s’exclame alors : « Chie pô la, twa » !

 

 

06/02/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte : PMA et GPA

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- Dites-moi, M’ame Chazotte, c’est quoi ces PMA et GPA dont on nous rebat les oreilles ? PMA, c’est Petite Maison Accueillante, je suppose ? Une maison de retraite où les vieux ne sont pas que de la marchandise. Et GPA, c’est quoi ? Généreux Plan d’Assistance aux vieux ? Ben ils font des progrès moi je trouve les politiques. Quand même, la gauche, c’est autre chose…

 

- Ben, je vois que vous planez toujours, M’ame Michu. « Heureux les simples d’esprit… » qu’il a parait-il dit l’Autre. Faut dire que c’est lui qui a inventé ces conneries : le mec, il serait né d’une mère porteuse supposée vierge inséminée artificiellement par le célèbre docteur Saint-Esprit ! Non, M’ame Michu, PMA, ça veut dire Procréation Médicalement Assisté.

 

- Ah ! Donc, quand j’étais jeune et que le docteur Langougnole me mettait sa…, enfin, son…, pour me soigner qu’il disait, il faisait de la PMA ?

 

- En quelque sorte M’ame Michu. Mais c’est moins romantique que les traitements pittoresques du bon docteur Langougnole. La PMA, c’est engrosser artificiellement une femme que la nature n’a pas équipé pour.

 

- Comment ça ?

 

- Comment ? Ben, au lieu d’écarter les cuisses sous un rude gaillard, comme tout le monde, elle les écarte devant un toubib qui lui refile dans la boite à bonheur un embryon congelé.

 

- Comme chez Eli alors, mon cousin paysan d’Ariège. L’inséminateur vient avec sa blouse verte, soulève la queue de la vache qui a ses chaleurs et lui enfonce une grosse seringue et même tout le bras. Et ben, je vais vous dire M’ame Chazotte, la vache n’a pas l’air très heureuse… Elle regrette l’époque de Topino. C’était le taureau d’Eli…

 

- Voilà. Vous avez tout compris M’ame Michu. C’est tout pareil. Bonjour le romantisme, bonjour l’amour…

 

- Et la GPA, c’est quoi ?

 

- La GPA, ça veut dire Gestation Pour Autrui.

 

- Compris. C’est pareil, mais pour les truies.

 

- Ah ! Ah ! Ah ! C’est beau l’humour naïf, M’ame Michu. On pourrait dire aussi GPA = Grosses Putes Avides. Ce sont des femmes avides de pognon qui louent leur ventre. Les putes, elles, ne louent que leur chatte, et pour quelques minutes seulement. Mais les « Gestationneuses Pour Oh ! Truies » louent carrément leur ventre entier pendant neuf mois, pour faire un chiard qu’elles refileront à leurs clients, contre pas mal de thunes. Au Zétazunis, on peut choisir sur catalogue !

 

- Mais c’est dégueulasse M’ame Chazotte ! C’est une sordide affaire commerciale ! Et comment qu’ils font ?

 

- Ben, ils refilent dans l’utérus de la porteuse un ovocyte de la cliente – ou d’une autre donneuse qui se fait sortir du bide ses ovules pour les vendre. Ovocyte fécondé dans des petits tubes en verres avec le foutre du mari, ou d’un vendeur de foutre si le mec a les œufs clairs !

 

- Ben ça alors ! Ben ça alors ! De mon temps, M’ame Chazotte, quand une femme ne pouvait pas se faire engrosser par son homme, elle s’arrangeait autrement, discrètement. Les facteurs, les employés de l’EDF ou du gaz portaient haut la réputation du Service public, et les plombiers celui du privé !

 

- Et ça ne coûtait rien à la Sécu…

 

- Oui mais, ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants, comme ça elles peuvent profiter des joies de la maternité…

 

- Egoïstement M’ame Michu. Egoïstement. Parce qu’elles veulent pour elles les – comme vous dites – « joies de la maternité ». Sans penser au devenir du gosse à venir. Elles revendiquent le droit à l’enfant, et pas les droits de l’enfant. Et puis, vous croyez ,qu’il n’y a pas assez le gosses sur Terre ? On est déjà entre sept et huit milliards par « les voies naturelles ». Faut encore en faire d’autres artificiellement ?



Septidi 17 pluviose 221


Photo X - Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !


C'est une femme qui monte dans un autobus bondé. Elle s'approche d'un monsieur assis et lui dit : 
- Pourriez-vous me laisser votre place, s'il vous plaît, je suis enceinte.
L'homme répond : 
- Oui, bien sûr. 
Il se lève et lui laisse sa place, puis demande : 
- Mais ça ne se voit pas du tout. Ça fait combien de temps ? 
Et elle répond : 
- Dix minutes. Mais ça m'a coupé les jambes !