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17/09/2008

Découvrez la tomate tueuse de l’Amérique du Nord

En visite à Montréal (Québec), vous décidez de commander une petite salade de tomates… Vous voici alors sur le point de faire connaissance avec la Tomate Tueuse de l’Amérique du Nord.

L’histoire de cette tomate commence au Mexique, sur une terre rachetée par une compagnie américaine. Sa graine est un hybride créé grâce aux subventions de recherche financées par le contribuable américain.

La terre en question a d’abord été aspergée de méthyle bromide, 120 fois plus nocif pour la couche d’ozone que le CFC-111. Elle a ensuite été traitée avec des pesticides produits et distribués par Monsanto l’un des plus grands pollueurs des Etats-Unis (et d’ailleurs !). Les déchets issus de la production de ces pesticides sont transportés par bateau et entreposés dans le dépotoir de produits toxiques le plus vaste du monde à Emelle, en Alabama, dont la plus grande partie des habitants vit dans la pauvreté.

Les journaliers mexicains ne sont pas protégés contre les pesticides : pas de gants, ni de masques ou de consignes de sécurité. Ils gagnent environ 2,50 dollars par jour et n’ont pas de couverture sociale.

Récoltée, la tomate est posée sur un emballage plastique et sur un plateau en plastique, puis dans des boîtes en carton. L’emballage a été manufacturé par une compagnie au Texas, ses travailleurs et habitants risquent de connaître une augmentation significative du taux de cancer, un affaiblissement du système immunitaire et des troubles de croissance à cause de leur exposition à un fort taux de dioxine. Les fibres de carton proviennent d’arbres vieux de 300 ans ayant poussé en Colombie Britannique (Canada) ; le carton est fabriqué dans la région des Grands Lacs dont on déconseille aux habitants de consommer les poissons, pollués à la dioxine ; il est ensuite expédié par voie maritime vers le Mexique.

Une fois dans les cartons, les tomates, rougies à l’éther, insipides et sans valeur nutritionnelle, sont expédiées par camions réfrigérés vers le Canada. Les camions et les centres de distribution sont équipés d’un système de réfrigération à base de CFC produit par Du Pont.

Une fois à bon port, l’emballage plastique est jeté, collecté et renvoyé aux États-Unis pour être brûlé dans un incinérateur à Detroit.

Il faut du carburant pour assurer tous ces voyages. Contribuant au réchauffement du climat, le pétrole nécessaire au ravitaillement des camions a nécessité un forage dans le Golfe Campeche au Mexique. Il a ensuite été expédié par pétrolier (entre les 3800 récifs du Golfe du Mexique) à destination des raffineries de la côte des États-Unis qui sont à elles seules responsables de la mort écologique et économique de la région. Le pétrole raffiné est redistribué aux fabricants de plastique, de pesticides, d’emballages et de véhicules, qui rendent possible le transport de cette fameuse tomate sur 3000 kilomètres !

Bienvenue en Amérique du Nord, votre salade de tomates est arrivée. Bon appétit !26a7955359764f2d7a94509fcdb4545d.jpg

Ne vous réjouissez tout de même pas trop vite de vivre de ce côté de l’Atlantique. Les tomates insipides, dures, raides et bien trop rondes pour être aimables, venus d’Espagne ou de Hollande sur les marchés…de Provence, suivent les mêmes traitements, supportent les mêmes conditionnements, subissent des transports équivalents. De plus, nous avons aussi notre alimentation irradiée au cobalt-6 et au césium-137, en grande partie issus de déchets nucléaires. Et, contrairement à ce que prévoit la directive européenne, la pratique la plus courante en Europe est l’absence d’étiquetage de cette nourriture irradiée !

Bon appétit !


Source : http://www.ecologiste.org/

http://bellaciao.org:80/fr/spip.php?article71000


Extrait d’un article de Peter Bahouth publié dans la revue L’Ecologiste n°2.

29/08/2008

Tè!Fumes! C'est du Polonium...

977e3016a148dc12ea254744ea33f396.jpgDu polonium dans le tabac : un secret bien gardé par les cigarettiers
LEMONDE.FR

Rendu célèbre par l'affaire Litvinenko, le Polonium 210 est bien moins exotique qu'il n'y paraît : l'élément radioactif – parmi les plus toxiques qui soient – qui a servi à assassiner l'ancien espion du KGB est inhalé, chaque jour, par près de 1,25 milliard de fumeurs que compte la planète. Selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health citée par Le Figaro, l'industrie cigarettière connaissait depuis plus de quarante ans la présence dans les feuilles de tabac de ce composé hautement cancérigène.

Philipp Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac ont volontairement caché, pendant ces quarante années, cette information qui aurait pu gravement refroidir les ardeurs des fumeurs. En décortiquant plus de 60 millions de documents internes des firmes productrices – déclassifiés après un procès perdu en 1998 contre l'Etat du Minnesota –, Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, est arrivée à la conclusion que "les industriels savaient tout et n'ont rien dit", écrit Le Figaro.

12 000 MORTS PAR AN

D'après cette enquête, les industriels ont découvert la présence de polonium dans le tabac dès 1964. Selon Monique Muggli, interrogée par 20minutes.fr, les fabricants de tabac ont essayé, dans les années 1970 et 1980, de supprimer la teneur en polonium de leurs produits. Peine perdue : les dirigeants des firmes concernées ont eu peur que les différents traitements expérimentés ne "changent le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprenne les objectifs de ces recherches", explique Mme Muggli. Silence, donc. Un mémo adressé en 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait d'étouffer l'affaire : "Nous risquerions de réveiller un géant endormi !"

Le géant en question a en effet de quoi effrayer. "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation." Selon Monique Muggli, le polonium Po est à l'origine de 1 % de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis. Il serait responsable d'environ 12 000 morts par an dans le monde. Sa présence dans le tabac est due à l'utilisation d'engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Interrogée par Libération, Emanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme, relativise la portée de ces révélations. Pas vraiment rassurante, Mme Beguinot rappelle que le polonium "n'est qu'un des 4 000 composés toxiques d'une cigarette".
Benoît Vitkine

13/08/2008

Tricastin : inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

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(document Le Monde)

Les incidents du mois de juillet ont permis de dénoncer l’opacité qui règne depuis toujours sur la filière nucléaire. Didier Champion, directeur de l’environnement et de l’intervention à l’IRSN n’y va pas par quatre chemins lorsqu’il reconnaît : « Nos experts n'assurent aujourd'hui quasiment aucune surveillance des nappes phréatiques » (dans Le Monde).

Voilà qui doit rassurer les populations de cette portion de la moyenne vallée du Rhône !

Rappelons que le 7 juillet, une fuite d’effluents nucléaires a rejeté dans la nature une quantité très importante d’uranium (74 kg selon les autorités nucléaires, jusqu’à 340 kg selon des sources indépendantes… Bonjour la clarté !) Ces merdes nucléaires se sont forcément, pour une grande partie, infiltrées dans la terre et ont migré vers les nappes phréatiques, polluant ainsi irrémédiablement l’eau de boisson et d’arrosage du secteur ; le reste s’est retrouvé au Rhône, le fleuve-dieu ayant depuis longtemps troqué son auréole pour une poubelle…

Suite à cet « incident », le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a demandé de vérifier l'état de toutes les nappes phréatiques. Pourquoi, c’était pas fait ? Ben, il était temps, non ?

Il serait malhonnête de dire que IRSN (l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) - placé sous la tutelle des ministères de l'environnement, de la santé, de l'industrie, de la recherche et de la défense, chargé d’assurer l'expertise et la recherche sur les risques nucléaires. Moyens : 1 600 agents, 11 implantations régionales, 275 millions d'euros de budget – ne fait rien. En effet, cet institut procède chaque année à 30 000 prélèvements dans 600 points du territoire national. Les trois quarts de ces analyses portent sur les aérosols (poussières atmosphériques), la pollution radioactive de l'air étant considérée comme le risque majeur. Les autres prélèvements sont faits dans les rivières, ou sur des végétaux ou des produits tests (herbes, mousses, blé, lait). Dans le même temps, les 180 balises du réseau Téléray, qui mesurent en permanence le niveau de radioactivité dans l'air ambiant, fournissent 19 millions de mesures par an. Elles sont complétées par quelques stations de mesures des eaux fluviales et des bassins d'épuration.

Mais l'Institut ne s'intéresse que "très peu" aux nappes phréatiques, reconnaît Didier Champion. Il ne suit que 16 sites (dont celui du Tricastin), sur lesquels il n'effectue que 114 prélèvements par an.

Pour compenser ce manque, les exploitants sont tenus de surveiller les nappes situées sous leurs installations. Ben voyons ! On a vu comment on pouvait faire confiance à la Socatri ! Mais les résultats, communiqués à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ne le sont pas à l'IRSN… Voilà qui file un coup de tatane au « sérieux » de ces expertises où le pollueur est en quelque sorte chargé de se dénoncer ! Une "anomalie" qui, aux yeux de Didier Champion, contribue à une certaine "opacité". Un remède devrait y être apporté avec la création, à partir de janvier 2009, d'un réseau national de mesure de la radioactivité dans l'environnement. Géré par l'IRSN, il centralisera toutes les mesures émanant des exploitants comme des services de l'Etat. Un « machin » de plus… Faut bien recaser quelques fonctionnaires. 4ac852e8e62af7d0641fe84e8945f488.jpg

L'institut n'envisage pourtant pas de mettre en place une surveillance systématique des nappes phréatiques. "Ce serait déraisonnable, pour des raisons de moyens, estime Didier Champion. Les eaux souterraines ont un comportement complexe et fluctuant. Il ne suffit pas d'effectuer quelques mesures ponctuelles pour statuer sur leur qualité."

Moralité, si vous habitez du côté de Saint-Paul-Trois-Châteaux, Bollène, Pierrelatte, prenez une bonne assurance-vie et, surtout, préférez le vin à l’eau ! Mais qu’en pense les producteurs de ces excellents vins AOC dits des « Côteaux du Tricastin » ? Les première victimes visibles de l’impéritie de cette insupportable ploutocratie nucléaires, ce sont eux.




09/07/2008

Fuite nucléaire de 360 kg d'uranium dans la nature au Tricastin : comme toujours l’OPACITE…

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Après la fuite de 30 m3 de liquide contenant 12 g d'uranium par litre, soit 360 kg d'uranium, voici le premier communiqué de presse de la Criirad, laboratoire indépendant de vigilance nucléaire, bête noire des apprentis sorciers d’Areva, du CEA, de Comurex, de Socatri et de toutes les entreprises qui grenouillent dans le nucléaire :

« Tricastin fuite radioactive, communiqué CRIIRAD 09/07 Site nucléaire du Tricastin : fuite radioactive sur l’installation SOCATRI (filiale AREVA)

A.La CRIIRAD rappelle la teneur de son premier communiqué de presse :

La fuite a provoqué le rejet dans l’environnement d’au moins 9 000 Mégabecquerels (MBq), soit un dépassement de plus de 100 fois la limite maximale autorisée sur l’année (71,7 MBq) et de plus de 700 fois la limite maximale mensuelle. La limite d’activité volumique a été pulvérisée : rejet de plus de 300 000 Bq/l pour une limite maximale de 50 Bq/l.

B. La CRIIRAD demande des explications sur :

1/ les délais entre la survenue de l’accident et la mise en œuvre de mesures de protection et d’information de la population et de ses représentants ;

2/ les circonstances de l’accident et la défaillance du dispositif de rétention censé garantir le confinement d’éventuelles fuites ;

3/ la publication de la composition isotopique des effluents, information normalement détenue par SOCATRI et toujours censurée ce matin : l’exploitant, l’ASN, l’IRSN et les préfectures ne mentionnent que des grammes d’uranium !

1/ Des explications sur les délais

Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s’était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Le délai de plus de 7 heures entre le rejet incontrôlé dans l’environnement et l’information des élus locaux (vers 13h30 pour le maire de Lapalud, après 16h pour les médias) paraissait déjà trop long.

Cependant, si l’on en croit le communiqué de l’IRSN, le débordement de la cuve se serait produit la veille au soir, le lundi 7 juillet, vers 23h00. Les formulations de l’IRSN sont relativement sibyllines et ne précisent pas le temps qui s’est écoulé entre le débordement de la cuve et la fuite au niveau du module de rétention, ni si le personnel s’est rendu compte immédiatement des dysfonctionnements (ou s’il ne l’a découvert que tardivement). S’il n’y a pas eu de délai, que la fuite s’est produite vers 23h et que les responsables locaux n’ont été informés qu’après un délai de 14h et les médias de 17h, le retard est alors considérable. Pour que les mesures de prévention soient efficaces, elles doivent être prises dans les délais les plus brefs. Qui a été informé ? Quand ? Pourquoi de tels retards ?

2/ Des explications sur la défaillance du système censé pallier les fuites

La CRIIRAD réclame toute la transparence sur le déroulement de l’accident. Comment expliquer 1/ le débordement de la cuve (un débordement d’au moins 30 000 litres !), puis la faillite du système de rétention précisément destiné à pallier un éventuel défaut d’étanchéité. L’article 22 de l’arrêté d’autorisation de rejet et prélèvement d’eau précise que « chaque réservoir (…) est muni d’un cuvelage de rétention ou d’un dispositif apportant les mêmes garanties, dont la capacité est fixée à 100% du volume du réservoir le plus grand ou 50% du volume total des réservoirs. L’étanchéité de ces rétentions est contrôlée annuellement ».

Le communiqué de l’ASN indique que des réparations étaient en cours au niveau de la rétention. Ce n’est pas une excuse, au contraire : le dispositif de rétention étant indisponible, soit la cuve ne devait plus être utilisée, soit un système alternatif devait être mis en place. Dans tous les cas, une vigilance particulière devait être apportée à l’installation.

3/ La caractérisation précise des effluents radioactifs rejetés dans l’environnement

Ni la SOCATRI, ni l’Autorité de Sûreté nucléaire, ni l’IRSN, ni les Préfectures n’ont publié la moindre information sur la composition isotopique des effluents uranifères : les isotopes de l’uranium étaient-ils les seuls produits radioactifs présents ? Quelle était la teneur en uranium 235, sachant que la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% ? S’agissait-il d’effluents issus d’uranium de retraitement, avec présence d’isotopes artificiels de l’uranium (uranium 232 et 236) ?

Ces informations sont nécessaires à l’appréciation du risque et à l’évaluation des infractions aux dispositions de l’arrêté d’autorisation qui régit l’installation. Que l’on ne nous objecte pas que ces informations ne sont pas disponibles : la SOCATRI disposait nécessairement des données de caractérisation radiologique des effluents contenus dans la cuve. Si ce n’est pas le cas, il faut que cela soit clairement établi car un palier de plus serait franchi dans les défauts de maîtrise des activités et matières à risque.

La CRIIRAD demande également des précisions sur la teneur des effluents en polluants chimiques et souhaite savoir si des émanations gazeuses ont été associées au rejet liquide.

C. La CRIIRAD va saisir la justice

1. Dysfonctionnements graves et impunité

La répétition des fuites au niveau des canalisations de rejet (avril et août 2007), des cuves de rétention (octobre 2007) et de la station de traitement de rejet (novembre 2007) traduisent un important manque de maîtrise (tout comme l’oubli en janvier dernier, d’effluents radioactifs dans une cuve de transfert impliquant des failles dans la prévention des risques de criticité)

Par ailleurs, les vérifications conduites par la CRIIRAD montrent des violations répétées et très importantes des limites de rejets de produits radioactifs dans l’atmosphère !

Ces limites sont prescrites par l’arrêté du 16 août 2005 (article 10). En 2006, la limite maximale a été dépassée d’un facteur 6 ( !) pour les rejets de tritium (hydrogène radioactif) et d’un facteur 30 ( !) pour les rejets de carbone 14. En 2007, les rejets de tritium de la SOCATRI ont dépassé la limite d’un facteur 5 et les rejets de carbone 14 d’un facteur 42 ( !)

Ces infractions à l’article 10 de l’arrêté du 16 août 2005 – arrêté pris sous l’autorité des ministres de l’Industrie, de la santé et de l’Environnement – n’ont donné lieu à aucune sanction et l’exploitant, plutôt que de travailler sur la réduction de ses rejets et sa mise en conformité, a déposé une demande pour obtenir le relèvement des limites ! La demande est en cours d’instruction … et elle a de bonnes chances d’aboutir !

2. Faire condamner AREVA NC Pierrelatte et la SOCATRI

Compte tenu du nombre et de la gravité des dysfonctionnements constatés par la CRIIRAD, compte tenu de la passivité, pour ne pas dire plus, des autorités de contrôle, le bureau de la CRIIRAD a décidé ce jour le dépôt d’une plainte en justice contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales du groupe AREVA :

1/ AREVA NC (Cogéma) pour l’enfouissement de plus de 700 tonnes de déchets radioactifs dans le sol 2/ SOCATRI pour ses rejets radioactifs dans l’environnement

Le président de la CRIIRAD va contacter ce jour Me Thierry Billet, avocat de l’association, afin de déterminer la procédure à suivre.

http://www.criirad.org

28/06/2008

La connerie humaine est la seule approche qu'on puisse avoir de l'infini...

Eh! Je viens de trouver chez Olivier un truc étonnant: un site de création automatique de textes aléatoires! Utile pour les bloggeurs et autres qui ont l'imagination en deuil! Tu mets un ou deux mots et le robot te ponds un texte qui en fout plein la vue aux cons qui se laissent piéger par les termes ronflants et qui croient que, si l'on ne comprend pas, c'est que celui qui écrit un texte "difficile" est supérieur à vous... Procédé bien connu des politiques!

Tiens, voilà un exemple de langue de bois entièrement créé par ce robot:

"SYSTEME OUVERT / SYSTEME FERME : UNE APPROCHE NON-DIRECTIONNELLE
Vers le concept de renforcement continu de la sécurité .

Comme chacun a pu le constater, dans le domaine de la lutte contre le danger, nous devons mener une réflexion forte et fructueuse sur notre rôle de sécurisation. Toute la question de la sécurité informatique repose sur un paradoxe non-opératif : tout doit être ouvert et tout doit être verrouillé, tout doit être disponible et tout doit être d'accès réservé, et inversement.
Pour donner un exemple simple, un dispositif de firewall upgradé , en débrayant les connexions line-in/line-out , pourrait provoquer un fading-out fatal des consignes de sécurité, ce qui constituerait un appel off-limit pour hackers.
On voit ainsi aisément que la rupture systémique entre l'habitus utilitaire du personnel in charge et le process de sécurisation rationnalisée met en péril le concept de renforcement continu de la sécurité .
Dans le but de mettre au point une procédure de remédiation, je recommande la prise en considération d' un processus décisionnaire résolument tripartite :
- Mener à bien une estimation fiable du cheminement performatif du message de dangerosité
- Rendre opérationnelles les capacités induites par l'expérience en termes de traitement efficient des situations de catastrophe
- Désigner de façon collégiale un sous-ensemble de personnel chargé de déverrouiller la situation critique
Je tiens à ajouter en dernier lieu que tous les opérateurs de cette démarche de qualité doivent prendre à coeur l'implication situationelle de tout un chacun. Sachons donc concentrer hardiment le know-how capitalisable hic et nunc . La pérennisation du concept de renforcement continu de la sécurité est à ce prix !"

Vous n'avez rien compris? Moi non plus... Mais je crois que bien de nos piliticards doivent être abonnés à ce site:

www.charabia.net

17/06/2008

Le pétrole vers des sommets : quelle chance !

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Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Il est à 140 dollars, encore un effort, faut arriver à 200 avant la fin de l’année. Et plus si affinité ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix, responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivés dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffée, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

Pareil pour des crevettes pêchés en Ecosse, qui traversent la Manche, la France, l’Espagne, le détroit de Gibraltar pour aller se faire décortiquer au Maroc, qui repartent en sens inverse vers l’Italie pour être congelées, puis repartent pour être bouffés…en Ecosse !

Pareil pour les pièces de voitures qui, avec la politique dite des « flux tendus », sont stockés…dans des poids lourds, sur la route.

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km… La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)

Surtout, pétrole cher = plus grande cherté des transports maritimes, cette jungle ahurissante où tous les coups sont permis, génératrice de toutes les pollutions maritimes, vecteur de toutes les délocalisations.

Pétrole cher = relocalisation de la production au plus près des marchés d’utilisation des produits.

Pétrole cher = engrais et pesticides chers donc moins utilisés.

Pétrole cher = remise en cause globale des politiques d’urbanisation, avec revitalisation des centres villes.

Pétrole cher = fin programmé de ces cancers que sont les zones commerciales péri urbaines qui défigurent dans une uniformité de laideur toutes les entrées de ville.

Pétrole cher = moindre attractivité de la grande distribution au profit de petites structures « discount » en centre ville et dans les villages.

Pétrole cher = véhicules électriques, véhicules à air comprimé (allez Nègre, on t’attend !)

Pétrole cher = production d’électricité éclatée, chaque bâtiment devenant producteur par panneaux photovoltaïques, éoliennes, hydroliennes, utilisation de la force des marées, des vagues, etc.

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

Alors, ne faites pas la gueule !

Pétrole cher = l’imagination au pouvoir.

Ollé !

10/04/2008

Les pauvres doivent crever de faim pour que les riches roulent en bagnoles…


Des mouvements de protestation, voire des émeutes de la faim se multiplient partout dans le monde. Dans les pays riches, ce sont des augmentations de prix qui mettent à mal le pouvoir d’achat des plus démunis. Mais ailleurs, c’est carrément le spectre de la famine qui se profile ! Comment en est-on arrivé là ?

La sécurité alimentaire mondiale est sérieusement remise en cause par différents facteurs qui se conjuguent et sont interdépendants. Le changement climatique et l’envolée du prix du pétrole sont les causes les plus fréquemment évoquées.

En effet, ces dernières années, les greniers à céréales de la planète — Ukraine, Etats-Unis, Australie et dans une moindre mesure l'Europe — ont affronté des catastrophes climatiques graves (sècheresses, inondations) et n'ont pu produire les quantités attendues de céréales. Les pays les plus pauvres, premiers à subir les changements climatiques qu’ils sont pourtant les derniers à générer, ont dû importer encore plus de denrées alimentaires.

Quant au prix du pétrole, il influe directement sur le cout de production et du transport des céréales ; le cout de la production d'engrais et d'insecticides grimpent d'autant et sont répercutés sur les prix de vente.

Pourtant, ces deux maux ne sont pas les seuls responsables de la crise des prix alimentaires. S’y ajoutent deux facteurs structurels : la démographie démentielle (plus de 6 milliards aujourd’hui, près de dix milliards en 2050) et les changements d’habitudes alimentaires.

Chine et Inde, au fur et à mesure que leur développement économique s’accélère, singent les pays occidentaux et abandonnent leurs nourritures traditionnelles (à base principalement de protéines végétales) pour des protéines animales, comme elles abandonnent le riz (fort rendement sur petite surface) pour le blé (énormes surfaces pour des rendements médiocres). De plus, la production d'aliments d'origine animale requiert dix fois plus de terres que pour une alimentation d'origine végétale.

Les surfaces cultivables ne sont pas extensibles, or les cultures alimentaires sont de plus en plus concurrencées par les cultures destinés aux « agrocarburants » (que d’aucuns appellent avec un réalisme cynique les « nécrocarburants » tant ils sont synonymes de famines annoncées.

L'OCDE prévoit, qu'afin de répondre à la demande alimentaire ET d'agrocarburants, la surface des sols consacrés à l'agriculture va croître de 10% d'ici à 2030. Les surfaces exploitables étant limitées dans l'espace, elles seront prises sur les forêts et notamment les forêts primaires, avec les conséquences que l'on connaît déjà sur le climat et la biodiversité.

Ainsi, les stratégies énergétiques et environnementales des pays riches génèrent une pression importante sur les cours des céréales. Souhaitant doublement remédier à la raréfaction du pétrole et aux GES (gaz à effet de serre), les pays riches, notamment l'Europe, encouragent sur leur territoire la production d'agrocarburants au moyen d'incitations financières plus rentables que les subventions agricoles.

La canne à sucre au Brésil, le maïs au Mexique et aux Etats-Unis, le blé, la betterave en Europe et enfin l'huile de colza, de tournesol, de palme sont utilisés pour la production d'éthanol ou de bio-diesel. Les agriculteurs, mieux subventionnés dans cette perspective, détournent leur production de la filière alimentaire pour la destiner à la filière de transformation en agrocarburant. De plus, certains producteurs de produits non transformables en agrocarburant abandonnent leurs cultures habituelles pour les mêmes raisons de revenus financiers et se lancent dans la culture des produits à agrocarburant.

Se greffent la dessus la cupidité criminelle des grands groupes agro-alimentaires multinationaux qui, eux, se portent bien. La nourriture (OGM, parce qu'elle rend dépendant de ceux qui la contrôlent) et le travail (flexible, très flexible de préférence, parce qu'il rend dépendant de ceux qui veulent bien l'offrir) sont deux excellents moyens de coercition…

Pour Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation à l'ONU: « ...le développement des biocarburants, loin de diminuer la faim dans le monde va l'aggraver, si du moins on poursuit dans cette voie: Cet empressement à vouloir subitement et de façon irréfléchie transformer un aliment, tel que le maïs, le blé, le sucre et le vin de palme en carburant revient à courir à la catastrophe. Cela risque d'entraîner une concurrence entre nourriture et carburant qui laissera les pauvres et les victimes de la faim des pays en développement à la merci de l'augmentation rapide du prix des aliments, des terres vivrières et de l'eau. La logique semble, en effet, imparable: plus les surfaces de plantations nourricières sont transformées en cultures réservées au bioéthanol ou carburant pour voitures propres, plus les récoltes en produits nourriciers sont réduites et plus les prix des denrées augmentent, du fait de leur rareté. »

Ainsi, changements climatiques, pression démographique, explosion des demandes en ressources énergétiques…
la frénésie humaine envers une croissance aveugle aux limites de ce que peut supporter notre planète amène à une catastrophe.

C'est désormais le système économique mondial qui est à repenser avant que cette crise alimentaire annoncée n'entraîne dans son sillage d'autres crises plus profondes, et sanglantes…


28/03/2008

OGM : VIGILANCE - RESISTANCE

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Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.

Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?

RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au

http://www.assemblee-nationale.fr

ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
president@assemblee-nationale.fr

Ce courriel pourrait être libellé ainsi :

Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)

A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.


Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.

La RESISTANCE, c’est aussi ça !

12/03/2008

Après le documentaire : Le Monde selon Monsanto

Je pense, j’espère, que vous avez été nombreux hier soir à voir cette formidable et courageuse œuvre de salubrité publique qu’est le documentaire de Marie-Monique Robin : Le monde selon Monsanto. Le film comme le livre démonte et démontre le danger et les méthodes de cette firme agro-chimique étazunienne qui se comporte comme une pieuvre mafieuse redoutablement nuisible pour l’humanité.

N’oublions pas qu’en France, Monsanto a de nombreux relais – grosses coopératives céréalières du sud-ouest, FNSEA, nombreux politiciens véreux, la majorité des sénateurs en tête desquels le rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), le président de l’assemblée nationale Bernard Acoyer et, bien que plus hypocritement, le Ministre de l'agriculture Michel Barnier.

Monsanto a des moyens de pression (faire virer les scientifiques courageux qui alertent l’opinion, etc…), d’énormes moyens financiers pour acheter les consciences des « responsables » cupides et irresponsables.

Au mois d’avril, la loi sur les OGM élaborée par l’équipe Borloo au cours du Grenelle de l’environnement, va revenir en seconde lecture devant l’assemblée nationale, après avoir été complètement vidée de sa substance par les sénateurs.

Faites pression auprès de votre député – un simple mot ferme – pour lui faire prendre conscience de l’énorme responsabilité qui sera la sienne au moment de voter ce projet de loi.

Ecrivez à M.Borloo pour l’encourager à faire entendre raison à ces sénateurs irresponsables.
Et si vous n’êtes pas convaincus, vous pouvez encore voir ce documentaire en « podcastant » sur Arte à cette adresse internet : http://plus7.arte.tv/fr/1697480.html

(achetez, si vous le pouvez, le livre : Le Monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin, éditions de la Découverte. 20 euros.)

11/03/2008

Ce soir n’oubliez pas, à 21 h sur ARTE : "LE MONDE SELON MONSANTO"

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait Rabelais.

« Lanceurs d’alerte ».
Des chercheurs sont l'objet de toutes sortes de tracasseries pour avoir mis sur la place publique les dangers que représentent les OGM. Il est insoutenable qu'en France un scientifique se battant pour éclairer le débat sur les OGM soit pénalisé dans son travail. La politique ici à l'œuvre est emblématique de la soumission croissante de la science aux intérêts des firmes privées, avec les dangers que cela représente pour la démocratie. En effet, les chantiers actuels de la science déterminent les choix de société futurs... Mieux vaut que ces choix restent dictés par des intérêts collectifs.

En l'état actuel de l'organisation de la science, de la politique et de l'agriculture, nous avançons assurément vers une société humaine dépendante des firmes pour l'accès à la nourriture. L'enjeu n'est donc pas anodin.

Voici les faits.

Christian Vélot, 43 ans, maître de conférences en génétique moléculaire (université Paris Sud), et directeur d’une équipe de recherche à l’Institut de génétique et microbiologie d’Orsay, s'estime victime de ses prises de position sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Il est en train d’être virés de façon arbitraire à cause de ses prises de positions personnelles sur les OGM.

Pour résumer, en juin 2007, la direction de l'Institut d'Orsay lui demande de déménager son labo. Fin septembre, il reçoit une lettre l’informant que lui et son équipe ne feront plus partie de l’Institut à l’issue de leur contrat, en 2010. Ceci sur instances du directeur adjoint et futur directeur de l’Institut, Jean-Pierre Rousset.

Christian Vélot donne régulièrement des conférences pédagogiques mais pas neutres, car il ne croit pas qu’un chercheur doive ou puisse l’être. Il y explique notamment que l’introduction des OGM dans l’agroalimentaire soulève de nouvelles questions sanitaires ou environnementales et que cette technique n’a rien de chirurgical mais est totalement aléatoire. Il a été cité par la défense au procès de faucheurs volontaires d’OGM.

« On m’a accusé de «cracher dans la soupe. Mais si on ne peut plus, en tant que scientifique critiquer la science, cela veut dire que la science n’est plus la science, c’est une église !»

«Nous sommes, dit Christian Vélot, des lanceurs d’alerte, des scientifiques ou des personnes issues de la société civile qui dénoncent ou mettent en garde contre des dangers sanitaires ou environnementaux et s’exposent ainsi à des représailles de leur hiérarchie ou des lobbyes. Il faut que tout le monde sache ce qui arrive aux chercheurs qui osent parler des risques potentiels qu’induisent de nouvelles technologies. »


Des pétitions pour défendre Christian Vélot et deux autres « lanceurs d’alerte » persécutés (Pierre Méneton et Véronique Lapidès) tournent sur la Toile. Voici les liens pour les 3 pétitions :

Christian Vélot :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1638

Pierre Méneton :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1641

Véronique Lapides :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1659

05/03/2006

Le combat des Voraces et des Coriaces

Le combat des Voraces et des Coriaces.

Or donc en ce temps-là le vieux roi cacochyme
Entendait bien gagner en ce combat ultime
Qu’il menait durement contre son chef des flics
Un nain plein d’ambition : Sarconar-le-lombric.

Les chroniques du temps traitent ces avatars
Sous le nom générique de « Guerre des nullards ».
Le nabot la voulait la place du Chichi
Et cela enrageait le vieux roi défraîchi.

Pour contrer Sarconar, il lui mit dans les pattes
En temps que Grand Vizir un fougueux diplomate,
Un bellâtre doublé d’un fringant aristo
Au nom turfiste : Galopin de Ville-aux-Eaux.

Le premier faisait preuve d’un appétit vorace,
Le second se montrait charmeur mais coriace.
L’un jouait du quart-cher, fustigeant la racaille ?
L’autre dynamitait le Code du Travail !

Sarco mettait ses pas dans les pas du Médef ?
L’autre avec ses grands pieds désespérait l’Unef !
Le nabot, irrité, envoyait ses condés
Quand la France-d’en-bas commençait à gronder…

Cessons pour aujourd’hui ce conte atrabilaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhosne
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne !

(à suivre)