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18/04/2009

Vive la crise ! Bientôt un paquebot « vert » à voile !

eoseas1.jpg


Quand je vous gueule sur tous les toits que le pétrole cher, c’est le pied, ça se vérifie jour après jours. Au rayon bagnole, les gros 4x4 c’est antédiluvien. La technologie du futur, c’est la bagnole électrique et celle à air comprimé de l’ami Nègre à Nice. Et voilà que question bateau nous vient de Saint-Nazaire, des ex- chantiers de l’Atlantique, un projet de navire révolutionnaire à plus d’un titre et qui est pourtant un retour vers le passé : un paquebot de luxe géant à voiles !

Le chantier naval STX (ex-Chantiers de l’Atlantique) présentait il y a quelques semaines à Saint-Nazaire son projet Eoseas : un paquebot à voiles dont la consommation de carburant serait réduite de 50% par rapport à l’existant ! Mise à l’eau prévue d’ici 3 à 5 ans. Issu du programme Ecorizon mené depuis deux ans par STX, Eoseas affiche des mensurations à donner le mal de mer : 305 mètres de long, 3400 passagers, cinq coques, six voiles d’une superficie totale de 12.440 m². Au cœur du dispositif, des voiles semi-rigides qui contribueront à la propulsion du paquebot en fonction de la météo. Ainsi, en vents soutenus, le navire pourrait avancer uniquement sous voile tandis que par vents faibles, les voiles apporteraient 10% de l’apport énergétique du navire.

eosas2.jpg
Le paquebot intègrera aussi près de 1.000 m² de panneaux solaires qui devraient fournir l’ensemble de l’éclairage du navire. Au rayon techniques propres, citons aussi une centrale de gaz naturel liquéfié, un système de traitement des déchets fournisseur d’énergie ou une injection d’air sous la coque pour réduire le frottement de l’eau de 17% et donc la consommation de carburant. En tout, cinq brevets ont été déposés dans le cadre d’Eoseas.

Evidemment, tout cela a un prix. Le navire sera proposé à un prix supérieur de 30% par rapport à un navire traditionnel. Malgré cet handicap, STX espère convaincre les armateurs en rappelant que sur le long terme, l’équation économique plaidera en faveur de son paquebot vert.

Et en plus il est beau !

Sources : http://www.cleantechrepublic.com/2009/03/18/un-projet-de-paquebot-a-voiles-pour-reduire-la-consommation-de-carburant/


10/04/2009

Stéphane Lhomme (porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire") mis "sous surveillance" par l'officine "Securewyse" à la solde d'EDF

centrale Tricastin.jpgRéseau "Sortir du nucléaire" Fédération de 840 associations - Communiqué de presse du 8 avril 2009
Contact : 06.64.100.333 http://www.sortirdunucleaire.fr

Dans son édition de mercredi 8 avril 2009, le Canard enchaîné révèle que Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", a été placé "sous surveillance" par la société "Securewyse" , basée à Lausanne, dans le cadre d'un contrat passé avec… EDF (lire l'intégralité de l'article du Canard enchaîné à la fin de ce mail).

Cette affaire est la suite de celle du document confidentiel défense issu d'EDF, que le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est procuré et a rendu public (voir la chronologie de l'affaire sur le site : http://www.sortirdunucleaire.fr). Ce document ultra-sensible reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne.

Après s'être procuré ce document, le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" a été mis en garde à vue par la DST, le 16 mai 2006 et le 25 mars 2008, sur réquisition du Parquet de Paris (section "antiterroriste") avec la menace de 5 ans de prison pour "compromission du secret de la défense nationale".

Pour protester contre cette mise en examen, le Réseau "Sortir du nucléaire" a mis en ligne le document Confidentiel défense et l'a diffusé à de nombreuses organisations et personnalités qui l'ont aussi mis en ligne en signe de soutien. (*)

EDF et la DST semblent à ce jour toujours en échec dans la recherche de la "source" qui, de l'intérieur d'EDF, informe "Sortir du nucléaire". D'où, certainement, la mise en œuvre de méthodes illégales pour lesquelles une question se pose : la DST a-t-elle aidé EDF pour espionner "Sortir du nucléaire" ? Si c'est le cas, cette affaire est encore plus explosive.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" va sous peu porter plainte devant le Parquet de Nanterre contre EDF mais aussi contre la DST (désormais DCRI) dans cette affaire d'espionnage et d'infiltration. Plus généralement, cette affaire montre, si cela était encore nécessaire, que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et à la santé des êtres vivants, mais aussi à la démocratie.

Contact presse : 06 64 100 333
(*) Document confidentiel défense : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/confidentiel-defense.html


31/03/2009

Sarko commis voyageur au Niger d’Areva – experte en pollution et exploitations en tout genre.

carriere uranium.jpg


« Nous devons défendre les intérêts de la France, et vous défendez ceux du Niger. Mais nous pensons que dans un investissement à long terme, la seule pratique contractuelle possible, c'est celle du gagnant-gagnant » (en fait le nouveau contrat stipule que Areva paiera deux fois plus cher le minerai nigérien ; mais comme elle ne le payait presque rien, faites le calcul…).

Tout de même, quel champion de la Justice not’bon président ! On se sent fier d’être Français ! Ces fortes paroles ont été prononcées lors du très récent voyage éclair de notre Nano Empereur sur ses marches africaines du Niger. Il s’est également félicité de la « transparence » du partenariat stratégique signé à l’occasion de ce voyage par Anne Lauvergeon, la patron d’Areva, n°1 mondial des activités nucléaires avec les autorités nigérienne. Ben voyons ! Si le président dit que c’est « transparent », c’est que ça doit l’être au moins autant que les rares marigots où les populations locales soignent chaque jour leur chiasse endémique!

Présent depuis plus de quarante ans au Niger, le groupe français Areva a signé en janvier avec les autorités de Niamey un contrat pour l'exploitation à partir de 2012 de la mine géante d'uranium d'Imouraren, dans le nord du pays. Pour ce contrat, le numéro un mondial du nucléaire civil s'est engagé à investir au moins 1,2 milliard d'euros au Niger, qui fournit déjà plus du tiers du combustible utilisé dans les centrales nucléaires françaises.

areva.jpgCe que n’a pas dit notre Micro Timonier, c’est qu’Areva nourrit de nombreuses critiques, notamment des ONG, qui dénoncent les effets « catastrophiques » de ses activités sur l'environnement, la santé et les droits des populations locales, et l'accusent de « piller » les richesses du pays.

Ce dont ne se vante par Anne Lauvergeon, c’est quela championne du nucléaire s’est faite épingler l’an dernier par l’obtention haut la main des « Public Eye Awards ». Ces prix sont décernés depuis cinq ans aux entreprises les plus irresponsables en matière sociale et environnementale. Ces « oscars de la honte » lui ont été décernés pour deux sites d’extraction d’uranium au Niger, exploités par Somaïr et Cominak (dont elle est actionnaire majoritaire). Des analyses effectuées par la Criirad ont révélé un haut niveau de contamination radioactive de l’air, de l’eau, des sols et des déchets entreposés à ciel ouvert. La gestion du personnel humain est tout aussi déplorable : insuffisance d’information des mineurs et des familles, négligences dans la décontamination, encadrement médical douteux. Selon un rapport de l’organisation de défense des droits humains Sherpa, « des médecins du travail de ces complexes miniers ont avoué avoir sciemment annoncé à des travailleurs souffrant de troubles liés à l’exploitation de l’uranium qu’ils sont atteints d’autres maladies graves, telles que le sida ou la malaria ».

sarkokadafpaillasson.jpgAreva, c’est cette entreprise - que Sarko espère refiler à son pote Bouygue - et qui nous bourre le mout avec de superbes publicités dans les lucarnes à décerveler. C’est ce « fleuron » de l’industrie française que le même Sarko emmène toujours dans ses bagages lorsqu’il va vendre du « nucléaire civil » - appelé aussi usines à bombes – dans les pays les moins fiables, généralement dirigés par de sordides dictateurs (son pote Kadhafi en autres).

Cette entreprise a donc été tout aussi brillamment sacrée « entreprise la plus pourrie du monde ».


24/03/2009

« Herisson » veut nous espionner ? Donnons-lui de la mort-aux-rats…

google-logo-nibs-big-brother.jpgY a plus de pognon qu’il a dit le Nano Timonier ? Ça dépend pour qui, ça dépend pour quoi. Pour les banques, pour, les fabricants de bagnoles polluantes, pour les gargottiers, il y en a. Pour notre vaillante armée françouaise apparemment aussi. Et pas qu’un peu. D’accord, nos bidasses en Afghanistan doivent faire la manche auprès des Amerloques pour voir quelques bastos ou des gilets pare-balle, ça ne changera pas. Mais la Grande Muette a lancé un appel d’offres lancé en 2007 par le ministère de la défense, la délégation générale pour l'armement, la direction des systèmes d'armes et le service centralisé des achats. Le marché public a pour objet « la Conception, réalisation et évaluation d'une plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d'intérêt stratégique ».

Vu que les troufions sont bucoliques et ont un sens poussé de l’humour, ils ont baptisé cette usine à gaz « Herisson » pour « Habile Extraction du Renseignement d'Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées ». En termes moins fleuris, c’est l’espionnage tous azimuts. Le système vise à glaner à peu près tout ce qui passe sur les réseaux aux fins notamment de renseignement militaire d'intérêt stratégique. Par exemple tous les contenus qui transitent sur les chats IRC, les mailings listes, les forums, les réseaux sociaux, les Newsgroups, les flux RSS, les blogs, podcasts, et les systèmes P2P feront l’objet d’une surveillance approfondie, avec une priorité soit « importante » soit « primordiale » selon les flux. La plate-forme devrait être installée au centre d'expertise parisien (CEP) d’Arcueil. C’est en quelque sorte un système Echelon à la française (Echelon, c’est ce Big Brother anglo saxon et surtout ricain qui espionne tout mais qui n’a pas été capable de prévoir…les attentats du 11 septembre !)

hérisson.jpgNotre sympathique petit bestiau piquant aura « la capacité de collecter des données via les protocoles : MMS (flux vidéo type Windows Media Player) RSTP (flux vidéo type Real Player) POP3 (messagerie) », et donc des emails.

Une fois la masse de données stockées, l’exploitation se fait avec une fonction de recherche avancée (ou multicritère) qui permet a minima de préciser une combinaison booléenne des paramètres suivants:

Date (avec intervalle), Taille (avec un intervalle), Type de document (texte, image, graphique, vidéo, audio), Format de fichier, URL d'origine.
Les propriétés du contenu : L'exclusion de mot, Une expression exacte, La combinaison booléenne entre les mots-clés, Les mots commençant par une chaîne de caractères donnée, Distance entre les mots dans le texte, Expression régulière, Localisation dans la page (titre / corps de texte), Une écriture phonétique, Une orthographe approchée, Dans une page (URL) précise, Dans les pages contenant un lien précis.
Sources : http://www.pcinpact.com/actu/news/49822-systeme-herisson-surveillance-dga-echelon.htm

bidasse sept compagnie.jpgBon. Avec Google My Space et Facebook ils ont déjà tous les renseignements dont ils peuvent avoir besoin. Alors je crois qu’il ne faut pas trop s’affoler, d’autant plus qu’il y a un côté rassurant : ce sera activé par l’armée françouaise, celle de la 7° Compagnie…. Alors, ce bordel ingérable risque d’être le porte-avion De-Gaulle de l’informatique ! Il sera vite en rade… En plus, on peut les y aider : pour saturer leur bordel, suffit d’inclure dans chaque mail, dans chaque mots clés de blogs des termes qui affolent la machine, du genre : bombe-attentat-cocaïne-meurtre-ultragauche-Coupat-djihad- caténaires, etc. Pourquoi ? Parce que trop d'information tue l'information. Si nous sommes nombreux à faire ainsi... Cela fera comme avec la Stasi qui accumulait des tonnes des dossiers...sans jamais avoir le temps de les traiter ! De toute façon "l'Echelon " français existe déjà depuis longtemps, il s’appelle du doux nom de « Frenchelon » ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Frenchelon.

Mais cela permet de se rendre compte à quel point la Toile est vérolée, espionnée, piratée par tous les margoulins du monde. Big Brother est bien là, et c’est nous qui lui donnons toutes les infos qu’il veut, notamment à travers ces pièges que sont FaceBook, MySpace et autres réseaux dits « sociaux » où le bon con sommateur révèle avec une naïveté qui tangente à la connerie toute sa vie, son intimité, ses amis…

Il reste à réinventer des réseaux plus sécurisés, et donc cryptés. Quelques pistes pour démarrer :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Netsukuku
http://d0s.fr/index.php/Accueil
http://reseaucitoyen.be/
http://lab.dyne.org/Ntk_réseaux_citoyens

Enfin, voir dans Libération de ce jour les propos embarrassés et pas très convaincants de la Grande Muette


11/03/2009

Halte-là ! Halte-là ! halte-là ! Big Brother est bien là !


- Eh ! Toi-là. Oui, toi qui te gratte les couilles là-bas, au fond du Stade de France. T’as ta puce j’espère !
- Ben… Oui, monsieur Big Brother. Je l’ai ma puce RFID. On me l’a implantée sous le bras lorsque j’ai eu une contravention pour avoir bu un verre de vin deux heures avant de prendre ma voiture à l’anniversaire de mon beau-frère. Mais comment vous savez que je me gratte les couilles ?
- Big Brother voit tout, Big Brother sait tout. Soyez dans deux heures au commissariat de votre quartier ou bien nous enverrons une patrouille vous chercher.
- Euh ! Euh ! Oui monsieur Big Brother, j’y serai.

- Eh ! Oh ! Victor, à quoi tu te la joues ? Tu te la fais pas un peu parano des fois non ? Comment veux-tu qu’une caméra de ton Big Brother à la mord-moi-le-zob puisse voir si un type se gratte les couilles où non dans une foule.

- Comment ? Eh ! bien tè ! Branche-toi tout de suite sur ce truc que j’appelle Big Brother, et que je tiens d’un blogopote, l’ami Caquedrole. Et tu verras comment les moyens techniques aux mains des gouvernants pour espionner les gens sont époustouflant, mais surtout terrifiant. Tu vas voir comment, à des kilomètres, tu peux zoomer sur un coin de foule et reconnaître un pékin qui se croit anonyme. Et lorsque la puce RFID sera effectivement implantée, ce qui ne saurait tarder, bonjour le « Meilleur des mondes »…

Clique sur Big Brother et tu verras une photo de « l'inauguration » de Barak Obama du 20 janvier dernier, dans laquelle on peut distinguer nettement chaque personne dans la foule.

Pointe quelque part. Joue de la petite main et de la molette pour agrandir la photo. Attends quelques secondes et tu seras en focus.

Cette photo a été prise avec une caméra-robot de 1.474 megapixels, soit avec 295 fois plus de puissance que les photos de nos appareils photos.

Une seule photo et la possibilité de "ficher" un million de personnes !!! Alors sache que ce type de caméra équipe certains systèmes de surveillance urbaine ainsi que des palanquées de satellites espions qui te survolent…

Tè! J'y montre mon cul à Big Brother!

http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c

Mondo cane…

02/03/2009

O.G.M., le retour: des souris (rachitiques) et des hommes (débiles).


souris OGM 1.JPG

- Oh ! Puteng Victor ! On s’est régalé avec ton coq au vin ! A s’en faire péter l’embouligue comme tu dis, mais t’es sûr que ce brave Pyjama, il avait pas bouffé des maïs OGM ?

- Tu sais bien que c’est interdit les maïs transgénique chez nous ! Le MON810 ne passera pas qu’il a dit Borloo.

- Il avait peut-être appuyé sur le Gigondas le jour où il a dit ça. Où alors, ce n’est qu’une marionnette qui amuse la galerie pendant que les gens sérieux, genre ceux de l’Afssa (l’agence française de sécurité sanitaire des aliments), s’occupent en loucedé pour faire revenir ces saloperies dans le circuit, comme veulent l’imposer ces connards de la Commission européenne et surtout cette crevure de Barosso, le facho ultralibéral ami de Bush qui la dirige…

- « Il n’y a rien d’autant et de mieux contrôlé qu ‘un OGM mis sur le marché » qu’il a dit le ci-devant Joudrier Philippe, actuel président d’un « comité d’experts » chargé d’évaluer les OGM pour le compte de cette Afssa. Si çuilà ledit, on peut le croire, non ?

- Sauf que deux mois après avoir raconté ces conneries, au Grenelle à Borloo, il a signé – avec d’autres charlots pseudo-« scientifiques » - un appel…contre la suspension de ce même maïs transgénique ! Il a dû toucher l’enveloppe Monsanto entre temps le mec…

- Et c’est évidemment les mêmes qui viennent d’occuper les médias aux ordres avec une déclaration péremptoire affirmant qu’on peut avaler toutes ces merdes sans risques !

- Afssa, Efsa (le même machin, mais au niveau européen), Monsanto, même combat… pour nous faire bouffer de la merde et – plus grave – pour breveter le vivant, réduire les agriculteurs à acheter les merdes Monsanto, faire de nous des cobayes…

- En parlant de cobayes, une nouvelle étude sur l’impact sanitaire des maïs transgéniques vient de montrer que ce puteng de maïs, c’est pas très bon pour les couilles !

- Ah ! bon ! Pourquoi ?

- Ben cette étude a prouvé que des souris nourries avec ces merdes de Monsanto avaient les aliboffis qui déconnaient après seulement trois générations : elles ont beaucoup de mal à se reproduire, et leurs lardons sont plutôt rachtecs…

- Merde alors ! On n’en a pas trop entendu parlé de cette étude.

- Ça t’étonne ?

- Et l’Afsa, qu’est-ce qu’elle en dit ?

- Rien, bien sûr…

- Sûr que les fourchette ne suffisent plus : il va falloir sortir les fourches !

monsantoland.jpg

26/02/2009

Chaque semaine, le plutonium pour cinquante bombes nucléaire sur nos routes ! Bonjour le cauchemar !

Chaque semaine, sur l'axe La Hague - Marcoule/Cadarache circulent chaque semaine de 300 à 450 kilos de plutonium pur, de quoi réaliser une cinquantaine de bombes nucléaires, sans compter sur l'utilisation directe de la poudre comme "bombe sale"… C’est une chose connue, mais qui reste très discrète. On comprend pourquoi…

camion-plutonium2.jpgCes « douceurs » empruntent donc les routes et autoroutes de l’hexagone dans des camions ordinaires, banalisés mais… aisément reconnaissables ! Le site Greenpeace en donne une description précise :

« - Tous les camions sont des Mercedes. Ils sont tous d'anciennes générations sauf un de type Actros.
- La cabine est toujours blanche, parfois décorée de lignes rouges ou vertes.
- Ils sont tous immatriculés dans la Manche (50) ou à Paris (75)
- Ils sont tous munis d'un "pare-buffle" (barre de protection à l'avant de la cabine).
- Lorsqu'ils sont chargés, ils sont marqués d'un rectangle orange à l'avant et à l'arrière.
- Ils affichent un simple logo "radioactif".
- La remorque est toujours grise et le container blanc. »

Greenpeace précise encore : « Tout le principe de ces transports de plutonium repose sur le "SECRET". A l'usine de La Hague, l'oxyde de plutonium est conditionné dans des boîtes d'environ 3 kilos, elles-mêmes mises par groupe de quatre ou cinq dans des containers de type FS47. Ceux-ci sont transportés par dix dans des containers classique ISO 20 sur ces fameux camions Mercedes en direction des usines de Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône) et Dessel (Belgique).

Théoriquement le parcours et les horaires de ces transports doivent être modifiés à chaque transport, cependant comme nous avons pu le constater, il en est tout autrement. Alors que dans le passé, ces transports en nombre limité pouvaient respecter ces règles, l'augmentation considérable du volume en circulation a progressivement amené les exploitants à moins de précautions. Ce sont maintenant des données industrielles qui régissent le rythme et les trajets de ces transports.

Ainsi, de deux à trois transports hebdomadaires se déroulent de manière systématique suivant un scénario bien huilé. Tout les lundi, mardi ou mercredi à 13 heures précises, l'un des trois camions de Cogema Logistic quitte l'établissement de La Hague à destination de Marcoule ou Cadarache.

De même, ces transports sont dits "banalisés", là aussi pour "empêcher" leur identification. Mais nul besoin d'un œil très exercé pour identifier à coup sûr ces camions. Même s'ils ressemblent à des transports classiques de déchets nucléaires de faible activité.»

Ben voilà… On sait tout. Dans ma région (je crèche à 30 km « sous le vent » de Marcoule !) Quelques cinquante bombes atomiques potentielles circulent donc... Dans le contexte géopolitique actuel, il est pour le moins incroyable que l'industrie nucléaire prenne un risque aussi insensé.

On s’habitue à tout… Mouais… Jusqu’à ce qu’un commando de terroristes repère et détourne un de ces jolis camions tout blanc. Alors là, bonjour le cauchemar ! Mais chut, tout ça c’est secret défense !

Sources : Greenpeace



20/02/2009

Il nous reste combien de temps à vivre au juste ?

mondo cane.jpgTè ! Je vais un peu vous gâcher l’apéro… Hier soir, l’émission-déprime des deux bonnes femmes de France 2 nous a montré une face de l’avenir qui fait froid dans le dos. Sous le masque bienveillant, moderniste et altruiste de la recherche de la longévité humaine, on nous a fait effleurer le monde effrayant des OGM humains et des nanotechnologies. Puteng ! Ça promet !

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » disait le Grand Rabelais. Merde ! Il a fallu des milliards d'années pour en arriver là où nous en sommes, à ce degré d'évolution qui a permis l'apparition de la conscience humaine; et nous, en quelques décennies de « civilisation », on fout tout par terre avec des technologies à la con irrespectueuse non seulement de l'environnement mais de la vie même. Sommes-nous cons à ce point ? Sommes-nous suicidaires? Le confort moderne nous a-t-il anesthésié les boyaux de la tête ?

Il faut regarder les choses en face : la vie est en danger de mort. Jamais dans toute l'histoire de la planète on a vu, en si peu de temps, une telle hécatombe parmi les espèces animales et végétales. La biodiversité, toute la richesse de cette planète, en prend un sacré coup! Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant. Tout ce que nous connaissons va s'appauvrir, se rétrécir. Le monde va devenir petit. Les forêts primaires vont disparaître à jamais. En 2030, il n'en restera que de rares vestiges. Des communautés humaines ancestrales sont fauchées, victimes de la déforestation, et dans leur sillage leur connaissance directe du vivant libre. Comment vivrons-nous en 2030 ? Comme dans le fameux film « Soleil vert » ?

Eh ! Oh ! Victor, on te voit venir, tu vas nous gonfler avec le « réchauffement climatique » alors qu’on se gèle les aliboffis depuis trois mois… Alors lâche-nous les « moon-bbots » avec ça !

Chante coco ! Chante ! Ça durera pas. Si on se gèle les couilles, c’est AUSSI une conséquence du réchauffement. Si le gulf-stream se met à faire la sieste, on aura le climat du Canada, vu que Paris est à peu près à la latitude de Montréal ! La pollution de l'atmosphère est telle que la végétation et les océans ne sont plus capables aujourd'hui d'absorber l'excédent de gaz carbonique et autres gaz à effet de serre. Résultat : le réchauffement climatique bouleverse le fragile équilibre, les cyclones dévastateurs se multiplient, la désertification augmente, le climat se dérègle à la vitesse grand V... Et ça va encore aller plus vite puisque les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens sont aussi cons que nous et veulent rouler en voiture particulière, rejetant dans l'atmosphère ce qui reste de pétrole ! Bref on ne sait pas jusqu'à quel point la température va monter. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a 250 millions d'années, 8 degrés seulement ont suffit pour anéantir 95% de la vie terrestre. Comme dit l’ami Paccalet, « L’espèce humaine disparaîtra ? Bon débarras… » Mais en attendant, elle lapinise l’espèce humaine ! Responsable des maux actuels infligés à la Terre, cette espèce-là pullule. Mais pour combien de temps ? Neuf milliards en 2050. Et après ? Ils mangeront peut-être, mais ils devront manger debout !

Est-il encore temps ? Avons-nous encore la possibilité de choisir quel monde nous voulons pour nos enfants et les enfants de nos enfants ?

C'est tout vu : nous voulons de l'herbe, des arbres, des fleurs, du vin, des bécasses à rôtir, des dorades, du miel, des canrds gras. Nous voulons des sourires d’enfants, des belles femmes pulpeuses, des oiseaux et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers. Nous voulons un air pur pour voir le ciel avec ses étoiles qui nous murmurent que la vie existe forcement ailleurs. Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des lois de la nature. Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde nommé profit à tout prix.

Il nous reste combien de temps au juste ?

Amen (…moi à boire, ça m’a donné soif !)

08/01/2009

Beurk… Bientôt des monceaux de saumons OGM…

insolite-072.jpg
Après les excès des fêtes, vous avez décidé, courageusement, de ménager votre belle et bonne viande humaine en faisant gaffe à ce que vous bouffez, et donc en privilégiant la poiscaille sur la barbaque.

Voilà une idée qu’elle est bonne ! Sauf que…

Sauf que le poisson le plus consommé au monde, le saumon, risque de devenir un drôle « d’ami » de votre estomac ! On sait que les saumons d’élevage de Norvège, d’Ecosse et d’ailleurs sont bourrés d’antibiotiques et autres saloperies peu ragoûtantes. Mais ce n’est pas encore assez pour les empoissoneurs empoisoneurs : des scientifiques fous travaillent (sévissent !) actuellement sur la fabrication de toute une série de poiscailles et produits de la mer (crevettes, langoustes, cabillauds, saumons, etc., une vingtaine d’espèces au moins) génétiquement modifiés.

Le saumon (chiffre d’affaire mondial dépassant les 3,5 milliards de dollars) sera le premier bestiau du genre. Aqua Bounty Technologies, une boite étazunienne comme par hasard, vient de créer un saumon génétiquement modifié. Il ressemble à un saumon, il agit comme un saumon, toutes ses caractéristiques sont celles du saumon de l'Atlantique, mais c’est un drôle de bestiau : on lui a greffé un gêne d’un autre poisson qui a la particularité, vu qu’il crèche habituellement dans des eaux très froides, de fabriquer un « antigel » à poiscaille. Résultat, le sot-mont ainsi modifié, au lieu de bouffer et donc de ne grossir que six mois dans l’année, se goinfre toute l’année comme un sénateur UMP. Il bouffe tout ce qui passe à sa portée, même ses congénères ! Il atteint donc son poids de commercialisation deux fois plus vite. Que du bénéf pour les margoulins qui l’élèvent et le vendent.

bébé cancer.jpgSeulement, comme il est élevé dans des cages en pleine mer, si quelques uns s’échappent, ce qui est toujours le cas, en quelques quarante générations (pas grand chose pour de la poiscaille), il ne restera plus un seul saumon sauvage au monde…

Préparez ainsi le prochain cancer de vos enfants...

Bon appétit !


27/12/2008

Comment des entreprises voyous – avec la protection de la Commission européenne - se sucrent sur le sucre qui nous fait crever…

stévia pot.jpg- Eh ! Oh ! Tous ces treize desserts, toutes ces bûches de Noël, tous ces chocolats que vous – que nous – venons d’ingurgiter en quantités plus que convenables, paraît que ça s’attache aux côtelettes, que ça favorise le développement du râble, et même, que ça favorise l’apparition du diabète… Alors mollo, meffi !

- Oh ! Victor tu vas pas nous gonfler les aliboffis. Merde, le petit Jésus vient de naître, on va quand même pas fêter ça à l’aspartame, non ? D’autant plus que si le sucre fabrique du gras, l’aspartame, lui, donne le cancer tout en engraissant Monsanto. Ouais, les industriels voyous des OGM. Et puis, le diabète, c’est une extraordinaire rente pour les labos ! Ils vont pas se laisser supprimer cette fantastique rente ! Alors, eh !

- Pourtant, il existe un produit, naturel celui-là, qui a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, tout en affichant zéro calorie et qui pousse dans les forêts d’Amérique du Sud. C’est la Stevia rebaudiana.

- Qu’es aco ?

- Une plante cultivée depuis deux mille ans par les Indiens d’Amérique du sud. Ses feuilles, séchées et réduites en poudre, remplacent cent fois le sucre, sans ses inconvénients.

- Et pourquoi on n’en mange pas chez nous ? Ses applications dans le gargantuesque monde du «light» sont pourtant innombrables : sauces, confiseries, boissons, plats cuisinés, produits lactés, pâtisseries…

- Exact. D’ailleurs les gougnafiers géants qui fabriquent les cocamerdes ne s’y trompent pas et s’apprêtent à utiliser l’un des composés de la plante dans leurs sodas à la con ultra sucrés. Au Japon, cette plante est consommée depuis 1975, au point d’avoir raflé 40 % du marché des édulcorants.

- Et alors pourquoi en France, elle est totalement méconnue ? Et sa vente soumise à une régulation casse-tête ?

- A cause d’une législation européenne bornée, comme d’habitude et, tu t’en doutes, à la solde des puissants lobbies sucriers ! Pour utiliser une plante en Europe, il faut qu’au moins un des pays de l’Union la consomme. Ce qui n’est pas le cas, la plante poussant en Amérique du Sud. «Stevia rebaudiana est un aliment qui n’était pas consommé de façon significative en Europe avant 1997. A ce titre elle dépend du règlement européen Novel Food, relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (la même catégorie que les sinistres OGM !). Elle doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché», explique-t-on à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Ainsi, une plante utilisée depuis des millénaires par les Amérindiens est considérée comme nouvelle en Europe.

- C’est magouille et compagnie de confondre une plante millénaire avec les OGM… Et enfin, on doit bien en bouffer en Guyane de cette plante. Et la Guyane, c'est la France, non? Donc un pays européen!

- Bien sûr. La Commission européenne a émis « des doutes sur l’innocuité de la plante. » Les différentes autorités françaises et européennes ont argué de son potentiel contraceptif pour interdire sa mise sur le marché… Depuis quinze ans, les études contradictoires s’enchaînent. En juin 2008, le comité d’experts de l’OMS a enfin défini une dose journalière admissible. Si la Commission européenne met des bâtons dans les roues de la Stevia c’est parce qu’elle est achetée par le lobby du sucre, prétendent, à juste titre, bien des experts. Mais, en dépit des embûches, de nombreux initiés consomment la Stevia rebaudiana en cachette. On en trouve dans les rayons cosmétiques des boutiques bio, et même telle quelle en pot. «Elle est vendue comme plante d’ornement, mais officieusement, elle est consommée à la place du sucre», explique Patrick Merland, patron de la Maison du stevia (www.lamaisondustevia.com), qui vend 4 000 à 5 000 plants par an !

- Eh ! Victor, dès que Monsanto ou une autre compagnie crapule aura « breveté » - c’est-à-dire volé aux Indiens - cette plante, il n'y aura plus de problème de commercialisation !

25/11/2008

Les "progrès" de la société de consommation: Des réacteurs nucléaires miniatures en vente libre !



Vous avez aimé Tchernobyl ? Vous pouvez dorénavant vous le payer, chez vous, dans votre ville, dans votre entreprise. Le nucléaire « jetable », la centrale d’entrée de gamme, la bombe de consommation courante désormais à votre portée !

Voici l’article que publie Jean-Luc Goudet, dans Futura-Sciences


« Une société américaine met sur le marché un réacteur nucléaire miniaturisé, gros comme une cuve à mazout, et capable d'alimenter 20.000 foyers américains, donc bien plus dans les autres pays du monde.

ReacteurMini_02.jpgAux Etats-Unis, on peut déjà commander une centrale nucléaire privée. Estampillée « clean and safe » (propre et sûre), elle produirait une électricité garantie zéro effet de serre. C'est ce qu'explique sur son site la société Hyperion Power Generation. L'entreprise, basée à Sante Fe (Nouveau-Mexique, Etats-Unis), a effectivement mis à son catalogue un système complet et compact, le HPM (Hyperion Power Module), de forme à peu près cylindrique, d'un diamètre d'un peu plus de 1,50 mètre. D'après les dessins montrés, très sommaires, la hauteur serait d'environ trois mètres.

Sa puissance serait de 25 MW, ce qui, d'après Hyperion, correspond à la consommation d'environ 20.000 foyers aux Etats-Unis (effectivement estimée à 11.000 kWh/an). Un module HPM pourrait donc alimenter une petite ville. Dans tous les autres pays du monde, cette puissance conviendrait à un nombre de personnes nettement plus important. Au tarif annoncé de 25 millions de dollars (environ vingt millions d'euros), le prix de revient par foyer semble compétitif. Un HPM pourrait aussi être envisagé pour un site industriel, une installation militaire ou pour alimenter des installations dans des lieux isolés. D'ailleurs, affirme l'entreprise, les carnets de commande sont pleins et Hyperion serait déjà sûre de vendre une centaine d'unités. Les premiers exemplaires seront produits en 2013 et les acheteurs se présentant aujourd'hui ne seront livrés qu'en 2014. Entre 2013 et 2023, Hyperion prévoit une production de 4.000 réacteurs.

ReacteurEnfoui_01.jpgEnfouie, cette pile nucléaire se ferait oublier et fournirait de l'électricité pendant des années. Hyperion donne ici l'exemple d'une installation de purification d'eau. © Hyperion Power Generation

Risque zéro, affirme le vendeur. La première commande ferme serait venue de la République tchèque, de la part de l'entreprise TES. Une autre proviendrait de Roumanie, mais, interrogés, des responsables du comité national du contrôle de l'énergie nucléaire affirment n'avoir entendu parler de rien de ce genre.

Le réacteur HPM utiliserait de l'uranium faiblement enrichi, c'est-à-dire contenant moins de 20% d'uranium 235, un combustible habituellement utilisé dans les centrales nucléaires. Mais ce réacteur « ne comporte aucune partie mobile, explique John Deal, le président de la société, et il est impossible d'avoir un accident du type de celui Tchernobyl ». Selon Hyperion, la masse critique (au-delà de laquelle se déclenchent des réactions en chaîne) ne peut pas être atteinte.

Par ailleurs, la quantité de combustible nucléaire est faible et l'engin n'est pas destiné à être ouvert durant sa durée de fonctionnement, qui serait de 5 à 10 ans. Au bout de ce laps de temps, cette « pile », comme l'appelle parfois Hyperion, laisserait un résidu de la taille d'une noix de coco qui serait facilement recyclé. Par ailleurs, se servir de cet uranium pour réaliser une bombe atomique serait inenvisageable, explique Hyperion.

Bien des détails techniques manquent pour se faire une idée plus précise des performances et des dangers potentiels mais remarquons qu'Hyperion n'est pas le premier à plancher sur ce sujet. Toshiba a testé un réacteur baptisé 4S (Super Safe, Small and Simple) de petite taille mais toutefois nettement plus grand que le HPM.

L'idée fera-t-elle des émules ? »

Source : Futura sciences

Et au fait, qui sera responsable de la sûreté de ces engins ? Qui s’occupera des déchets ? Où trouvera-t-on tout l’uranium nécessaire ?

Qu'est-ce que les margoulins ne ferait pas pour gratter encore plus de pognon!

La connerie humaine est vraiment la seule approche que l'on puisse avoir de l'infini...

23/10/2008

Bienvenue à Tchernobyl en Tricastin ?

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La France a été frappée cet été par de multiples événements nucléaires :
- à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse, grave fuite d'uranium le 7 juillet),
- à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années)
- à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet)
- à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet),
- à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif),
- à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).

Mais ceci n’est que pisse de chat par rapport à ce qui se passe à la centrale EDF du Tricastin :

tricastin schema-ASN.jpg


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit à EDF, à l'Autorité de sûreté (ASN), à MM Sarkozy et Fillon pour obtenir la vérité sur la gravité de la situation en cours actuellement à la centrale nucléaire du Tricastin. Selon certaines informations, la situation dans la centrale serait si problématique que l'évacuation de plusieurs communes proches serait envisagée par les autorités.

Il est vrai que l'affaire est littéralement… explosive. Le 8 septembre, au cours d'une opération de renouvellement du combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n°2 a été soulevé, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et restent depuis suspendus au dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur.

Un événement de ce type s'est certes déjà produit en 1999 à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), et avait duré plus d'un mois, mais la situation au Tricastin est encore plus grave car il s'agit de deux assemblages au lieu d'un seul, ce qui démultiplie les difficultés : les opérations engagées pour récupérer un assemblage peuvent provoquer la chute du second. De plus, alors que EDF et les autorités restent muettes sur ce sujet, il est fort possible qu'un assemblage ou même les deux soient "moxés", c'est à dire contiennent du plutonium, ce qui aggraverait alors nettement les risques.

Les deux assemblages, pesant chacun environ 800kg, menacent à chaque instant de tomber. Il pourraient alors se briser et les différents morceaux, se glissant entre les autres assemblages, pourraient éventuellement déclencher une réaction nucléaire incontrôlée. Un très grave accident nucléaire serait alors possible. Mais, même sans une telle réaction, les opérations de nettoyage pourraient être quasi impossibles à réaliser, le réacteur pourrait être définitivement condamné et légué tel quel à nos descendants.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" exige de toute urgence les réponses à des questions fondamentales :

- Les deux assemblages sont-ils "moxés" ? Autrement dit, s'agit-il de combustible uranium-plutonium ou "seulement" d'uranium.

- S'il s'agit de mox, EDF reconnaît-elle que le risque de réaction incontrôlée est encore plus grand ?

- Quelles opérations ont été tentées depuis le 9 septembre pour récupérer les deux assemblages ? Quelles autres opérations sont envisagées ? Avec quels risques ?

- Les deux assemblages sont-ils toujours dans l'eau de la cuve ? Selon certaines informations, après une tentative d'intervention, EDF ne parviendrait plus à positionner les deux assemblages sous l'eau. Dans ce cas, comment sont-ils refroidis ?

- Quelles sont les mesures envisagées en cas d'aggravation de la situation ? L'évacuation des communes proches est-elle réellement envisagée, comme le laissent à penser certaines informations ?

- Ne faut-il pas immédiatement évacuer les communes proches, voire les départements concernés, de façon préventive et non suite à une éventuelle aggravation de la situation ?

- A quelles dates sont prévues les prochaines ouvertures de cuve au Tricastin (ou fonctionnent trois autres réacteurs) et dans les autres centrales en France ? Quelles mesures sont mises en œuvre pour éviter qu'une situation identique ne se produise ?

Pour briser le « black out » sur cette situation plus qu’alarmante, venez – si vous le pouvez – le samedi 25 octobre, à la manifestation contre le nucléaire à Tricastin.

Information : Réseau "Sortir du nucléaire"

17/09/2008

Découvrez la tomate tueuse de l’Amérique du Nord

En visite à Montréal (Québec), vous décidez de commander une petite salade de tomates… Vous voici alors sur le point de faire connaissance avec la Tomate Tueuse de l’Amérique du Nord.

L’histoire de cette tomate commence au Mexique, sur une terre rachetée par une compagnie américaine. Sa graine est un hybride créé grâce aux subventions de recherche financées par le contribuable américain.

La terre en question a d’abord été aspergée de méthyle bromide, 120 fois plus nocif pour la couche d’ozone que le CFC-111. Elle a ensuite été traitée avec des pesticides produits et distribués par Monsanto l’un des plus grands pollueurs des Etats-Unis (et d’ailleurs !). Les déchets issus de la production de ces pesticides sont transportés par bateau et entreposés dans le dépotoir de produits toxiques le plus vaste du monde à Emelle, en Alabama, dont la plus grande partie des habitants vit dans la pauvreté.

Les journaliers mexicains ne sont pas protégés contre les pesticides : pas de gants, ni de masques ou de consignes de sécurité. Ils gagnent environ 2,50 dollars par jour et n’ont pas de couverture sociale.

Récoltée, la tomate est posée sur un emballage plastique et sur un plateau en plastique, puis dans des boîtes en carton. L’emballage a été manufacturé par une compagnie au Texas, ses travailleurs et habitants risquent de connaître une augmentation significative du taux de cancer, un affaiblissement du système immunitaire et des troubles de croissance à cause de leur exposition à un fort taux de dioxine. Les fibres de carton proviennent d’arbres vieux de 300 ans ayant poussé en Colombie Britannique (Canada) ; le carton est fabriqué dans la région des Grands Lacs dont on déconseille aux habitants de consommer les poissons, pollués à la dioxine ; il est ensuite expédié par voie maritime vers le Mexique.

Une fois dans les cartons, les tomates, rougies à l’éther, insipides et sans valeur nutritionnelle, sont expédiées par camions réfrigérés vers le Canada. Les camions et les centres de distribution sont équipés d’un système de réfrigération à base de CFC produit par Du Pont.

Une fois à bon port, l’emballage plastique est jeté, collecté et renvoyé aux États-Unis pour être brûlé dans un incinérateur à Detroit.

Il faut du carburant pour assurer tous ces voyages. Contribuant au réchauffement du climat, le pétrole nécessaire au ravitaillement des camions a nécessité un forage dans le Golfe Campeche au Mexique. Il a ensuite été expédié par pétrolier (entre les 3800 récifs du Golfe du Mexique) à destination des raffineries de la côte des États-Unis qui sont à elles seules responsables de la mort écologique et économique de la région. Le pétrole raffiné est redistribué aux fabricants de plastique, de pesticides, d’emballages et de véhicules, qui rendent possible le transport de cette fameuse tomate sur 3000 kilomètres !

Bienvenue en Amérique du Nord, votre salade de tomates est arrivée. Bon appétit !26a7955359764f2d7a94509fcdb4545d.jpg

Ne vous réjouissez tout de même pas trop vite de vivre de ce côté de l’Atlantique. Les tomates insipides, dures, raides et bien trop rondes pour être aimables, venus d’Espagne ou de Hollande sur les marchés…de Provence, suivent les mêmes traitements, supportent les mêmes conditionnements, subissent des transports équivalents. De plus, nous avons aussi notre alimentation irradiée au cobalt-6 et au césium-137, en grande partie issus de déchets nucléaires. Et, contrairement à ce que prévoit la directive européenne, la pratique la plus courante en Europe est l’absence d’étiquetage de cette nourriture irradiée !

Bon appétit !


Source : http://www.ecologiste.org/

http://bellaciao.org:80/fr/spip.php?article71000


Extrait d’un article de Peter Bahouth publié dans la revue L’Ecologiste n°2.

29/08/2008

Tè!Fumes! C'est du Polonium...

977e3016a148dc12ea254744ea33f396.jpgDu polonium dans le tabac : un secret bien gardé par les cigarettiers
LEMONDE.FR

Rendu célèbre par l'affaire Litvinenko, le Polonium 210 est bien moins exotique qu'il n'y paraît : l'élément radioactif – parmi les plus toxiques qui soient – qui a servi à assassiner l'ancien espion du KGB est inhalé, chaque jour, par près de 1,25 milliard de fumeurs que compte la planète. Selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health citée par Le Figaro, l'industrie cigarettière connaissait depuis plus de quarante ans la présence dans les feuilles de tabac de ce composé hautement cancérigène.

Philipp Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac ont volontairement caché, pendant ces quarante années, cette information qui aurait pu gravement refroidir les ardeurs des fumeurs. En décortiquant plus de 60 millions de documents internes des firmes productrices – déclassifiés après un procès perdu en 1998 contre l'Etat du Minnesota –, Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, est arrivée à la conclusion que "les industriels savaient tout et n'ont rien dit", écrit Le Figaro.

12 000 MORTS PAR AN

D'après cette enquête, les industriels ont découvert la présence de polonium dans le tabac dès 1964. Selon Monique Muggli, interrogée par 20minutes.fr, les fabricants de tabac ont essayé, dans les années 1970 et 1980, de supprimer la teneur en polonium de leurs produits. Peine perdue : les dirigeants des firmes concernées ont eu peur que les différents traitements expérimentés ne "changent le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprenne les objectifs de ces recherches", explique Mme Muggli. Silence, donc. Un mémo adressé en 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait d'étouffer l'affaire : "Nous risquerions de réveiller un géant endormi !"

Le géant en question a en effet de quoi effrayer. "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation." Selon Monique Muggli, le polonium Po est à l'origine de 1 % de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis. Il serait responsable d'environ 12 000 morts par an dans le monde. Sa présence dans le tabac est due à l'utilisation d'engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Interrogée par Libération, Emanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme, relativise la portée de ces révélations. Pas vraiment rassurante, Mme Beguinot rappelle que le polonium "n'est qu'un des 4 000 composés toxiques d'une cigarette".
Benoît Vitkine

13/08/2008

Tricastin : inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

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(document Le Monde)

Les incidents du mois de juillet ont permis de dénoncer l’opacité qui règne depuis toujours sur la filière nucléaire. Didier Champion, directeur de l’environnement et de l’intervention à l’IRSN n’y va pas par quatre chemins lorsqu’il reconnaît : « Nos experts n'assurent aujourd'hui quasiment aucune surveillance des nappes phréatiques » (dans Le Monde).

Voilà qui doit rassurer les populations de cette portion de la moyenne vallée du Rhône !

Rappelons que le 7 juillet, une fuite d’effluents nucléaires a rejeté dans la nature une quantité très importante d’uranium (74 kg selon les autorités nucléaires, jusqu’à 340 kg selon des sources indépendantes… Bonjour la clarté !) Ces merdes nucléaires se sont forcément, pour une grande partie, infiltrées dans la terre et ont migré vers les nappes phréatiques, polluant ainsi irrémédiablement l’eau de boisson et d’arrosage du secteur ; le reste s’est retrouvé au Rhône, le fleuve-dieu ayant depuis longtemps troqué son auréole pour une poubelle…

Suite à cet « incident », le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a demandé de vérifier l'état de toutes les nappes phréatiques. Pourquoi, c’était pas fait ? Ben, il était temps, non ?

Il serait malhonnête de dire que IRSN (l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) - placé sous la tutelle des ministères de l'environnement, de la santé, de l'industrie, de la recherche et de la défense, chargé d’assurer l'expertise et la recherche sur les risques nucléaires. Moyens : 1 600 agents, 11 implantations régionales, 275 millions d'euros de budget – ne fait rien. En effet, cet institut procède chaque année à 30 000 prélèvements dans 600 points du territoire national. Les trois quarts de ces analyses portent sur les aérosols (poussières atmosphériques), la pollution radioactive de l'air étant considérée comme le risque majeur. Les autres prélèvements sont faits dans les rivières, ou sur des végétaux ou des produits tests (herbes, mousses, blé, lait). Dans le même temps, les 180 balises du réseau Téléray, qui mesurent en permanence le niveau de radioactivité dans l'air ambiant, fournissent 19 millions de mesures par an. Elles sont complétées par quelques stations de mesures des eaux fluviales et des bassins d'épuration.

Mais l'Institut ne s'intéresse que "très peu" aux nappes phréatiques, reconnaît Didier Champion. Il ne suit que 16 sites (dont celui du Tricastin), sur lesquels il n'effectue que 114 prélèvements par an.

Pour compenser ce manque, les exploitants sont tenus de surveiller les nappes situées sous leurs installations. Ben voyons ! On a vu comment on pouvait faire confiance à la Socatri ! Mais les résultats, communiqués à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ne le sont pas à l'IRSN… Voilà qui file un coup de tatane au « sérieux » de ces expertises où le pollueur est en quelque sorte chargé de se dénoncer ! Une "anomalie" qui, aux yeux de Didier Champion, contribue à une certaine "opacité". Un remède devrait y être apporté avec la création, à partir de janvier 2009, d'un réseau national de mesure de la radioactivité dans l'environnement. Géré par l'IRSN, il centralisera toutes les mesures émanant des exploitants comme des services de l'Etat. Un « machin » de plus… Faut bien recaser quelques fonctionnaires. 4ac852e8e62af7d0641fe84e8945f488.jpg

L'institut n'envisage pourtant pas de mettre en place une surveillance systématique des nappes phréatiques. "Ce serait déraisonnable, pour des raisons de moyens, estime Didier Champion. Les eaux souterraines ont un comportement complexe et fluctuant. Il ne suffit pas d'effectuer quelques mesures ponctuelles pour statuer sur leur qualité."

Moralité, si vous habitez du côté de Saint-Paul-Trois-Châteaux, Bollène, Pierrelatte, prenez une bonne assurance-vie et, surtout, préférez le vin à l’eau ! Mais qu’en pense les producteurs de ces excellents vins AOC dits des « Côteaux du Tricastin » ? Les première victimes visibles de l’impéritie de cette insupportable ploutocratie nucléaires, ce sont eux.




09/07/2008

Fuite nucléaire de 360 kg d'uranium dans la nature au Tricastin : comme toujours l’OPACITE…

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Après la fuite de 30 m3 de liquide contenant 12 g d'uranium par litre, soit 360 kg d'uranium, voici le premier communiqué de presse de la Criirad, laboratoire indépendant de vigilance nucléaire, bête noire des apprentis sorciers d’Areva, du CEA, de Comurex, de Socatri et de toutes les entreprises qui grenouillent dans le nucléaire :

« Tricastin fuite radioactive, communiqué CRIIRAD 09/07 Site nucléaire du Tricastin : fuite radioactive sur l’installation SOCATRI (filiale AREVA)

A.La CRIIRAD rappelle la teneur de son premier communiqué de presse :

La fuite a provoqué le rejet dans l’environnement d’au moins 9 000 Mégabecquerels (MBq), soit un dépassement de plus de 100 fois la limite maximale autorisée sur l’année (71,7 MBq) et de plus de 700 fois la limite maximale mensuelle. La limite d’activité volumique a été pulvérisée : rejet de plus de 300 000 Bq/l pour une limite maximale de 50 Bq/l.

B. La CRIIRAD demande des explications sur :

1/ les délais entre la survenue de l’accident et la mise en œuvre de mesures de protection et d’information de la population et de ses représentants ;

2/ les circonstances de l’accident et la défaillance du dispositif de rétention censé garantir le confinement d’éventuelles fuites ;

3/ la publication de la composition isotopique des effluents, information normalement détenue par SOCATRI et toujours censurée ce matin : l’exploitant, l’ASN, l’IRSN et les préfectures ne mentionnent que des grammes d’uranium !

1/ Des explications sur les délais

Le communiqué des préfets de la Drôme et du Vaucluse annonçait hier que la fuite s’était produite tôt dans la matinée du 8 juillet, vers 6h30. Le délai de plus de 7 heures entre le rejet incontrôlé dans l’environnement et l’information des élus locaux (vers 13h30 pour le maire de Lapalud, après 16h pour les médias) paraissait déjà trop long.

Cependant, si l’on en croit le communiqué de l’IRSN, le débordement de la cuve se serait produit la veille au soir, le lundi 7 juillet, vers 23h00. Les formulations de l’IRSN sont relativement sibyllines et ne précisent pas le temps qui s’est écoulé entre le débordement de la cuve et la fuite au niveau du module de rétention, ni si le personnel s’est rendu compte immédiatement des dysfonctionnements (ou s’il ne l’a découvert que tardivement). S’il n’y a pas eu de délai, que la fuite s’est produite vers 23h et que les responsables locaux n’ont été informés qu’après un délai de 14h et les médias de 17h, le retard est alors considérable. Pour que les mesures de prévention soient efficaces, elles doivent être prises dans les délais les plus brefs. Qui a été informé ? Quand ? Pourquoi de tels retards ?

2/ Des explications sur la défaillance du système censé pallier les fuites

La CRIIRAD réclame toute la transparence sur le déroulement de l’accident. Comment expliquer 1/ le débordement de la cuve (un débordement d’au moins 30 000 litres !), puis la faillite du système de rétention précisément destiné à pallier un éventuel défaut d’étanchéité. L’article 22 de l’arrêté d’autorisation de rejet et prélèvement d’eau précise que « chaque réservoir (…) est muni d’un cuvelage de rétention ou d’un dispositif apportant les mêmes garanties, dont la capacité est fixée à 100% du volume du réservoir le plus grand ou 50% du volume total des réservoirs. L’étanchéité de ces rétentions est contrôlée annuellement ».

Le communiqué de l’ASN indique que des réparations étaient en cours au niveau de la rétention. Ce n’est pas une excuse, au contraire : le dispositif de rétention étant indisponible, soit la cuve ne devait plus être utilisée, soit un système alternatif devait être mis en place. Dans tous les cas, une vigilance particulière devait être apportée à l’installation.

3/ La caractérisation précise des effluents radioactifs rejetés dans l’environnement

Ni la SOCATRI, ni l’Autorité de Sûreté nucléaire, ni l’IRSN, ni les Préfectures n’ont publié la moindre information sur la composition isotopique des effluents uranifères : les isotopes de l’uranium étaient-ils les seuls produits radioactifs présents ? Quelle était la teneur en uranium 235, sachant que la SOCATRI peut traiter de l’uranium enrichi jusqu’à 5% ? S’agissait-il d’effluents issus d’uranium de retraitement, avec présence d’isotopes artificiels de l’uranium (uranium 232 et 236) ?

Ces informations sont nécessaires à l’appréciation du risque et à l’évaluation des infractions aux dispositions de l’arrêté d’autorisation qui régit l’installation. Que l’on ne nous objecte pas que ces informations ne sont pas disponibles : la SOCATRI disposait nécessairement des données de caractérisation radiologique des effluents contenus dans la cuve. Si ce n’est pas le cas, il faut que cela soit clairement établi car un palier de plus serait franchi dans les défauts de maîtrise des activités et matières à risque.

La CRIIRAD demande également des précisions sur la teneur des effluents en polluants chimiques et souhaite savoir si des émanations gazeuses ont été associées au rejet liquide.

C. La CRIIRAD va saisir la justice

1. Dysfonctionnements graves et impunité

La répétition des fuites au niveau des canalisations de rejet (avril et août 2007), des cuves de rétention (octobre 2007) et de la station de traitement de rejet (novembre 2007) traduisent un important manque de maîtrise (tout comme l’oubli en janvier dernier, d’effluents radioactifs dans une cuve de transfert impliquant des failles dans la prévention des risques de criticité)

Par ailleurs, les vérifications conduites par la CRIIRAD montrent des violations répétées et très importantes des limites de rejets de produits radioactifs dans l’atmosphère !

Ces limites sont prescrites par l’arrêté du 16 août 2005 (article 10). En 2006, la limite maximale a été dépassée d’un facteur 6 ( !) pour les rejets de tritium (hydrogène radioactif) et d’un facteur 30 ( !) pour les rejets de carbone 14. En 2007, les rejets de tritium de la SOCATRI ont dépassé la limite d’un facteur 5 et les rejets de carbone 14 d’un facteur 42 ( !)

Ces infractions à l’article 10 de l’arrêté du 16 août 2005 – arrêté pris sous l’autorité des ministres de l’Industrie, de la santé et de l’Environnement – n’ont donné lieu à aucune sanction et l’exploitant, plutôt que de travailler sur la réduction de ses rejets et sa mise en conformité, a déposé une demande pour obtenir le relèvement des limites ! La demande est en cours d’instruction … et elle a de bonnes chances d’aboutir !

2. Faire condamner AREVA NC Pierrelatte et la SOCATRI

Compte tenu du nombre et de la gravité des dysfonctionnements constatés par la CRIIRAD, compte tenu de la passivité, pour ne pas dire plus, des autorités de contrôle, le bureau de la CRIIRAD a décidé ce jour le dépôt d’une plainte en justice contre deux exploitants du Tricastin, tous deux filiales du groupe AREVA :

1/ AREVA NC (Cogéma) pour l’enfouissement de plus de 700 tonnes de déchets radioactifs dans le sol 2/ SOCATRI pour ses rejets radioactifs dans l’environnement

Le président de la CRIIRAD va contacter ce jour Me Thierry Billet, avocat de l’association, afin de déterminer la procédure à suivre.

http://www.criirad.org

28/06/2008

La connerie humaine est la seule approche qu'on puisse avoir de l'infini...

Eh! Je viens de trouver chez Olivier un truc étonnant: un site de création automatique de textes aléatoires! Utile pour les bloggeurs et autres qui ont l'imagination en deuil! Tu mets un ou deux mots et le robot te ponds un texte qui en fout plein la vue aux cons qui se laissent piéger par les termes ronflants et qui croient que, si l'on ne comprend pas, c'est que celui qui écrit un texte "difficile" est supérieur à vous... Procédé bien connu des politiques!

Tiens, voilà un exemple de langue de bois entièrement créé par ce robot:

"SYSTEME OUVERT / SYSTEME FERME : UNE APPROCHE NON-DIRECTIONNELLE
Vers le concept de renforcement continu de la sécurité .

Comme chacun a pu le constater, dans le domaine de la lutte contre le danger, nous devons mener une réflexion forte et fructueuse sur notre rôle de sécurisation. Toute la question de la sécurité informatique repose sur un paradoxe non-opératif : tout doit être ouvert et tout doit être verrouillé, tout doit être disponible et tout doit être d'accès réservé, et inversement.
Pour donner un exemple simple, un dispositif de firewall upgradé , en débrayant les connexions line-in/line-out , pourrait provoquer un fading-out fatal des consignes de sécurité, ce qui constituerait un appel off-limit pour hackers.
On voit ainsi aisément que la rupture systémique entre l'habitus utilitaire du personnel in charge et le process de sécurisation rationnalisée met en péril le concept de renforcement continu de la sécurité .
Dans le but de mettre au point une procédure de remédiation, je recommande la prise en considération d' un processus décisionnaire résolument tripartite :
- Mener à bien une estimation fiable du cheminement performatif du message de dangerosité
- Rendre opérationnelles les capacités induites par l'expérience en termes de traitement efficient des situations de catastrophe
- Désigner de façon collégiale un sous-ensemble de personnel chargé de déverrouiller la situation critique
Je tiens à ajouter en dernier lieu que tous les opérateurs de cette démarche de qualité doivent prendre à coeur l'implication situationelle de tout un chacun. Sachons donc concentrer hardiment le know-how capitalisable hic et nunc . La pérennisation du concept de renforcement continu de la sécurité est à ce prix !"

Vous n'avez rien compris? Moi non plus... Mais je crois que bien de nos piliticards doivent être abonnés à ce site:

www.charabia.net

17/06/2008

Le pétrole vers des sommets : quelle chance !

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Chaque matin, lorsque le bavard de service de France Inter ou d’Europe 1 prend son ton le plus consterné pour nous annoncer le hausse du « baril » de pétrole (159 litres), ça me réjouit ! Il est à 140 dollars, encore un effort, faut arriver à 200 avant la fin de l’année. Et plus si affinité ! Et oui, je suis comme ça. Ce n’est pas que j’aime les coups de pieds au cul, bien au contraire : cette hausse du pétrole impliquera forcément, et j’espère le plus tôt possible, une remise en cause de ce qui fait le fondement de l’économie ultra-libérale « globalisée », c’est à dire les transports à bas prix, responsables des principales pollutions à gaz à effet de serre, outils de la déforestation, outils de l’invasion des produits à vil prix fabriqués par des esclaves chinois, marées noires, etc.

Savez-vous que 75% des transports par poids lourds qui encombrent routes et autoroutes ne servent strictement à rien ? Exemple : des patates cultivés dans le Limbourg belge sont expédiés au Maroc pour êtres pelées et coupées. Elles repartent en Italie pour être congelées. Puis en Hongrie pour être conditionnées. Enfin elles retournent en Belgique pour être bouffée, Un’ fois ! Environ 6000 km pour rien !

Pareil pour des crevettes pêchés en Ecosse, qui traversent la Manche, la France, l’Espagne, le détroit de Gibraltar pour aller se faire décortiquer au Maroc, qui repartent en sens inverse vers l’Italie pour être congelées, puis repartent pour être bouffés…en Ecosse !

Pareil pour les pièces de voitures qui, avec la politique dite des « flux tendus », sont stockés…dans des poids lourds, sur la route.

Pareil pour la plupart des produits courant. J’ai lu quelque part qu’un bloudjine « voyage » environ 45.000 km… La connerie humaine est vraiment la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini.

Donc, pétrole cher = suppression de ces aberrations.

Pétrole cher = voyages en avions chers, donc moins de touristes-pouristes.

Pétrole cher = retour des ceintures vertes vivrières autour des villes (plutôt que de bouffer à Avignon ou Montpellier d’insipides aubergines ou tomates hollandaises….)

Surtout, pétrole cher = plus grande cherté des transports maritimes, cette jungle ahurissante où tous les coups sont permis, génératrice de toutes les pollutions maritimes, vecteur de toutes les délocalisations.

Pétrole cher = relocalisation de la production au plus près des marchés d’utilisation des produits.

Pétrole cher = engrais et pesticides chers donc moins utilisés.

Pétrole cher = remise en cause globale des politiques d’urbanisation, avec revitalisation des centres villes.

Pétrole cher = fin programmé de ces cancers que sont les zones commerciales péri urbaines qui défigurent dans une uniformité de laideur toutes les entrées de ville.

Pétrole cher = moindre attractivité de la grande distribution au profit de petites structures « discount » en centre ville et dans les villages.

Pétrole cher = véhicules électriques, véhicules à air comprimé (allez Nègre, on t’attend !)

Pétrole cher = production d’électricité éclatée, chaque bâtiment devenant producteur par panneaux photovoltaïques, éoliennes, hydroliennes, utilisation de la force des marées, des vagues, etc.

Je vous laisse trouver vous-même quelques autres – nombreuses – conséquences réjouissantes de cette hausse du pétrole.

Alors, ne faites pas la gueule !

Pétrole cher = l’imagination au pouvoir.

Ollé !

10/04/2008

Les pauvres doivent crever de faim pour que les riches roulent en bagnoles…


Des mouvements de protestation, voire des émeutes de la faim se multiplient partout dans le monde. Dans les pays riches, ce sont des augmentations de prix qui mettent à mal le pouvoir d’achat des plus démunis. Mais ailleurs, c’est carrément le spectre de la famine qui se profile ! Comment en est-on arrivé là ?

La sécurité alimentaire mondiale est sérieusement remise en cause par différents facteurs qui se conjuguent et sont interdépendants. Le changement climatique et l’envolée du prix du pétrole sont les causes les plus fréquemment évoquées.

En effet, ces dernières années, les greniers à céréales de la planète — Ukraine, Etats-Unis, Australie et dans une moindre mesure l'Europe — ont affronté des catastrophes climatiques graves (sècheresses, inondations) et n'ont pu produire les quantités attendues de céréales. Les pays les plus pauvres, premiers à subir les changements climatiques qu’ils sont pourtant les derniers à générer, ont dû importer encore plus de denrées alimentaires.

Quant au prix du pétrole, il influe directement sur le cout de production et du transport des céréales ; le cout de la production d'engrais et d'insecticides grimpent d'autant et sont répercutés sur les prix de vente.

Pourtant, ces deux maux ne sont pas les seuls responsables de la crise des prix alimentaires. S’y ajoutent deux facteurs structurels : la démographie démentielle (plus de 6 milliards aujourd’hui, près de dix milliards en 2050) et les changements d’habitudes alimentaires.

Chine et Inde, au fur et à mesure que leur développement économique s’accélère, singent les pays occidentaux et abandonnent leurs nourritures traditionnelles (à base principalement de protéines végétales) pour des protéines animales, comme elles abandonnent le riz (fort rendement sur petite surface) pour le blé (énormes surfaces pour des rendements médiocres). De plus, la production d'aliments d'origine animale requiert dix fois plus de terres que pour une alimentation d'origine végétale.

Les surfaces cultivables ne sont pas extensibles, or les cultures alimentaires sont de plus en plus concurrencées par les cultures destinés aux « agrocarburants » (que d’aucuns appellent avec un réalisme cynique les « nécrocarburants » tant ils sont synonymes de famines annoncées.

L'OCDE prévoit, qu'afin de répondre à la demande alimentaire ET d'agrocarburants, la surface des sols consacrés à l'agriculture va croître de 10% d'ici à 2030. Les surfaces exploitables étant limitées dans l'espace, elles seront prises sur les forêts et notamment les forêts primaires, avec les conséquences que l'on connaît déjà sur le climat et la biodiversité.

Ainsi, les stratégies énergétiques et environnementales des pays riches génèrent une pression importante sur les cours des céréales. Souhaitant doublement remédier à la raréfaction du pétrole et aux GES (gaz à effet de serre), les pays riches, notamment l'Europe, encouragent sur leur territoire la production d'agrocarburants au moyen d'incitations financières plus rentables que les subventions agricoles.

La canne à sucre au Brésil, le maïs au Mexique et aux Etats-Unis, le blé, la betterave en Europe et enfin l'huile de colza, de tournesol, de palme sont utilisés pour la production d'éthanol ou de bio-diesel. Les agriculteurs, mieux subventionnés dans cette perspective, détournent leur production de la filière alimentaire pour la destiner à la filière de transformation en agrocarburant. De plus, certains producteurs de produits non transformables en agrocarburant abandonnent leurs cultures habituelles pour les mêmes raisons de revenus financiers et se lancent dans la culture des produits à agrocarburant.

Se greffent la dessus la cupidité criminelle des grands groupes agro-alimentaires multinationaux qui, eux, se portent bien. La nourriture (OGM, parce qu'elle rend dépendant de ceux qui la contrôlent) et le travail (flexible, très flexible de préférence, parce qu'il rend dépendant de ceux qui veulent bien l'offrir) sont deux excellents moyens de coercition…

Pour Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation à l'ONU: « ...le développement des biocarburants, loin de diminuer la faim dans le monde va l'aggraver, si du moins on poursuit dans cette voie: Cet empressement à vouloir subitement et de façon irréfléchie transformer un aliment, tel que le maïs, le blé, le sucre et le vin de palme en carburant revient à courir à la catastrophe. Cela risque d'entraîner une concurrence entre nourriture et carburant qui laissera les pauvres et les victimes de la faim des pays en développement à la merci de l'augmentation rapide du prix des aliments, des terres vivrières et de l'eau. La logique semble, en effet, imparable: plus les surfaces de plantations nourricières sont transformées en cultures réservées au bioéthanol ou carburant pour voitures propres, plus les récoltes en produits nourriciers sont réduites et plus les prix des denrées augmentent, du fait de leur rareté. »

Ainsi, changements climatiques, pression démographique, explosion des demandes en ressources énergétiques…
la frénésie humaine envers une croissance aveugle aux limites de ce que peut supporter notre planète amène à une catastrophe.

C'est désormais le système économique mondial qui est à repenser avant que cette crise alimentaire annoncée n'entraîne dans son sillage d'autres crises plus profondes, et sanglantes…


28/03/2008

OGM : VIGILANCE - RESISTANCE

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Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.

Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?

RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au

http://www.assemblee-nationale.fr

ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
president@assemblee-nationale.fr

Ce courriel pourrait être libellé ainsi :

Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)

A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.


Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.

La RESISTANCE, c’est aussi ça !