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01/08/2014

Investissez dans un marché porteur : l'enfant d'occasion !

Au milieu de la morosité ambiante, il y a un marché prometteur qui vient de naître aux USA – pays d'où vient toujours la « modernité » et l'audace commerciale. Il s'agit du florissant et prometteur marché de l'enfant d'occasion.

 

Eh ! Oh ! Le Victor, il a dû bouffer d'autres champignons que des girolles, que vous devait vous dire. Détrompez-vous. Tenez, si vous lisez l'english, voilà ce que l'on trouve sur le site de vente d'enfants d'occasion WIAA

 

Meet Caleb

 

enfants d occasion Caleb.JPGCaleb is a 9 year old boy who was adopted from the foster care system.  Caleb is an energetic, active young boy who is in need of a new adoptive home.

 

He loves playing golf, riding his bike, camping, playing with Legos, fishing and reading.  He also likes playing with his friends. He gets a lot of invitations to parties because he is very well liked. He is intelligent and does well in school.  He does not have an IEP because he does so well in school.  Academically, he does well in all his subjects.

 

Caleb has been in a large family with 6 siblings “stair-stepped” above him. All his siblings are also adopted except for one 4 year old boy who is a biological son of the family.

 

His current parents are looking to place him with a family with either no children or no more than one other child.  They would like Caleb to be the youngest child in the family.  The family should have an active lifestyle so they can keep up with Caleb.

 

Caleb has a Title IV-E adoption subsidy which is supposed to follow him in a new adoption. Continued therapy is strongly recommended, perhaps in a family therapy.

 

For more information on Caleb, please email us at secondchance@wiaa.org

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A state authorized private domestic or international homestudy would be required.  Due to state laws, we are not able to place him in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.  If you would like to receive additional information on him, please contact us at secondchance@wiaa.org

 

Adoption is a legal process so there are some costs for this adoption.  This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit.

 

 

Meet Tina

 

enfants d occasion Tina.JPGTina, age 11, was originally adopted from Russia at age 5. She is in need of a new home.
 She is a girly-girl who loves pretty clothes and looking good.  She is an active child who loves gymnastics, soccer, fishing, baking, crafts and reading.

 

Tina needs to be either the youngest child or the only child in a home where she is able to get ongoing therapy for RAD and other needs.

 

Due to state laws, we are not able to place her in NY, CO, IL, CT, MA, or DE.

 

This is a private adoption, so a state or foster homestudy would not work. A private domestic or international homestudy by a state licensed adoption agency or adoption social worker would be required.

 

Adoption is a legal process so there are costs.

 

If you would like to receive additional information on her, please contact us at secondchance@wiaa.org 

 

Il y a ceux qui font l'enfant à l'ancienne manière, avec un monsieur qui monte sur une dame, qui se secoue spasmodiquement sur elle et lui « met la petite graine » en grognant avant de se tourner et de ronfler. La dame, alors, va enfler comme une barrique puis, comme toute jument gravide, elle mettra bas au bout de neuf mois une progéniture humaine. Comme les animaux quoi... Pas « moderne » ça, coco !

 

Il y a ceux qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas de ce mode d'emploi archaïque. Ils ont alors la possibilité, pour faire valoir leur droit à l'enfant, soit d'acheter un enfant tout fait. En terme commercial, ça s'appelle "l'adoption". On en trouve un large échantillonnage dans les pays pauvres. Mais la démarche commerciale n'est pas facile et coûte la peau des fesses (entre 30 et 50.000 dollars clés en mains). Pourtant, à ce prix-là, il n'y a ni garanti ni reprise. C'est à vos risques et périls.

 

Il y a ceux et celles qui ne veulent en aucune manière subir les tracas de la femelle pleine et de la mise bas du produit-enfant. Ceux-là louent un utérus (avec une femme autour, généralement pauvre et inculte) qui fera le travail pour eux. On enrobe ce commerce du doux nom de « Gestation Pour Autrui - G.P.A.», ça fait plus joli que « location d'utérus ».

 

Et puis il y a les petits malins : ceux qui ont découvert le marché de l'enfant de troisième main. L'inconvénient, c'est comme les soldes : ni reprise, ni garantie. Mais les prix sont particulièrement avantageux. Autour de 3500 $ de frais d'agence, autour de 2000 $ de frais d'avocat pour rédiger le bon contrat, plus les frais de voyage vers le Minnesota, l'état étazunien pionnier dans le marché du produit-enfant d'occase. Allez, ça ramène le prix TTC de l'enfant autour de 7000 à 8000 $. Ce n'est pas donné, mais c'est une excellente affaire par rapport à l'adoption de deuxième main (voir plus haut). Évidemment, avec le « low cost », il ne faut pas s'attendre à de la première classe et rester vigilant sur les éventuelles malfaçons. S'ils sont remis sur le marché de l'occasion, c'est que ces produits-enfants n'ont pas donné entière satisfaction à leur premier propriétaire. Ils ont peut-être quelques défauts, quelques vices cachés, problèmes génétiques, maladies des boyaux de la tête, troubles psychologiques, maladies orphelines qui coûtent les yeux de la tête à traiter, etc. Eh ! C'est de l'occase... Réclamez donc le certificat de Contrôle technique. Ça s'appelle « bilan médical et bilan psychologique complet ». Vérifier sa validité. Cette sage précaution protégera votre investissement si le produit-enfant ne vous donne pas entière satisfaction et que vous vouliez par la suite le remettre sur le marché de l'occasion. C'est de la saine gestion. Á savoir : aux USA, certains de ces frais sont déductibles de vos impôts (This adoption qualifies for the IRS Adoption Tax Credit. ). Il faudra voir à réclamer pareil en France.

 

Ah ! Au fait, ce qu'il demande par-dessus tout un enfant, qu'il soit de première, de deuxième ou de troisième mais, c'est DE L'AMOUR.

 

Mondo cane...

 

Tridi 13 thermidor 222

 

Illustration: merci à Deligne

 

15/07/2014

« FAIT MAISON » : le triomphe des gargotiers

logo Fait maison.jpg

 

Ah ! Quel bonheur ! Á partir d'aujourd'hui, au resto, on pourra savoir si ce qui arrive dans notre assiette provient du savoir-faire du cuisinier à partir de produits frais du terroir, ou bien des usines de l'industrie agroalimentaire.

 

Tè ! Fume...

 

Les gargotiers triomphent. Ils gagnent haut la main la coupe du monde de la Malbouffe. Ceci grâce aux efforts et au pognon du puissant lobby de l'agroalimentaire qui a su circonvenir sénateurs et députés pour faire passer une loi bidon. Qu'on en juge.

 

Ah ! L'emballage est beau : le logo « fait maison » a été créé pour valoriser « les plats cuisinés entièrement sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine ». Eh bien voilà. C'est bien ça ! Voilà qui va rassurer les clients et relancer la production de ces bons produits du terroir qui font que la gastronomie française – fierté nationale ! - a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Ben voyons... Continuons la lecture du décret :

 

« Peuvent entrer dans la composition d’un plat “fait maison” les produits qui ont été réceptionnés par le professionnel :
- épluchés, à l’exception des pommes de terre, pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ;
- fumés, salés ;
- réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide. »

 

Autrement dit le gargotier qui « réceptionne » (directement de chez Metro, Brake ou autre distributeur de l'industrie agroalimentaire) du bœuf déjà cuit, qui y rajoute un sachet de carottes surgelées, une sauce toute faite (puisqu'il peut « sous réserve d’en informer par écrit le consommateur », se procurer ses « fonds blancs, bruns et fumets »), du sel et du poivre pour personnaliser le met, pourra marquer sur sa carte :  daube « fait maison ».

 

Pareil pour son confrère spécialisé dans la cuisine de la mer : il va « réceptionner » du cabillaud sous vide, en déchirer l'emballage – ce qui requiert un grand savoir-faire – le réchauffer au micro-ondes, y rajouter deux feuilles de salade sous vide également, l'agrémenter une mayonnaise industrielle (pour des raisons de sécurité alimentaire !) et lui aussi le vendre sous l’appellation « fait maison ».

 

Pourquoi se gênerait-il, le gargotier puisque un plat composé d’un produit qui ne serait pas fait sur place « peut être présenté comme “fait maison” dès lors que la marque du produit ou le nom du professionnel qui l’a fabriqué est expressément indiqué ».

 

Autrement dit, il peut vendre n'importe quelle merde, à condition d'en « informer le consommateur ». Mouais... Loin au bas de la carte, en caractères six illisibles, en renvoi d'astérisques minuscules !

 

Comme foutage de gueule, on ne fait pas mieux.

 

Pire : le vrai cuisinier qui confectionnera vraiment lui-même une purée de pommes-de-terre ou une tarte tatin devra, pour y apposer le logo « fait maison », en apporter la preuve en montrant ses livres de compte, en désignant ses fournisseurs, en ouvrant sa cuisine à des inspecteurs pointilleux, tandis que les autres, les ouvreurs de boites, les réchauffeurs de surgelés, les déchireurs de sachets plastiques pourront continuer sans problèmes leur peu ragoutante mais si rentable tambouille.

 

Que demandait le consommateur ?

 

- Que soit apposée un logo clair, explicite, indiquant la nature industrielle de tel ou tel plat. Eh ! Oh ! Puis quoi encore... Ce serait foutre en l'air la juteuse tambouille des « réchauffeurs » (80% des restaurants de France).

 

- Que l'appellation « Restaurant » soit réservées aux établissements faisant travailler de vrais cuisiniers et utilisant des produits frais. Tout comme les boulangers ont réussi à interdire l'appellatiuon « Boulangerie » aux réchauffeurs de pâtons surgelés.

 

Mais c'est encore trop demander...

 

Les gargotiers ont gagné, les consommateurs ont perdus.

 

Quant aux sénateurs et députés qui ont chié cette loi, ils prouvent par là qu'ils cumulent non seulement les mandats, mais aussi la konnerie, la duplicité et la corruption.

 

Septidi 27messidor 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

09/05/2014

Au bistro de la toile : le triomphe sournois des EMPOISONNEURS.

chimulus bistro copie.jpg

 

- Oputinkon, Loulle ! Moi qui croyais me faire la vie belle en honorant la Lionne puis en faisant des rêves pantagruéliques dans les bras de Morphée, voilà que j'apprends que pendant ce temps, je me goinfre de gentilles molécules du genre trioxyde d’antimoine, diisocyanate de toluène, aminobiphényl-4, trans-pentyl-cyclohexyl-4, tétrachloréthanes, acétone, résine d’acrylique, polymère fluoré d’amiante, azotyle de benzène, nitrile benzoïque, béryllium et composants, tétrachlorure de carbone, chlorofluorocarbones, chloroforme, chrome et composants, cobalt et composants, essence de cône, cyanite, acétamide de méthyle, formamide de méthyle, épichlorohydrine, éthers de glycol, benzène d’halogène, naphtalènes d’halogène, halons, paradichlorobenzène, composés de chlorure d’ammonium liés, hexachlorobutadiène, indium, carbone de plomb, hydrocarboné de plomb, sulfate de plomb, méthylbenzène (toluène), molybdène, composés organostanniques, rhénium, rubidium, samarium, strontium, tellérium, thallium et composants, acétate de vinyle, etc.

 

- ...taing, Victor, t'a un drôle d'appétit toi. Comment tu bouffes toutes ces merdes ?

 

- Dans mon pieu, Loulle. Dans mon pajot, dans mon plumard, dans le champ de tir du bonheur et le dernier taxi pour le néant ! Ce tas de merde, c'est ce que contient mon beau matelas, sur mon sommier modulable, qui monte les pieds ou la tête si je veux. Le nec plus ultra de l'industrie plumardière ! Et ça coûte un bras tout ça ! Ces douceurs, on me les vend sans me le dire, bien sûr, et pour mon « bien » évidemment. Ces substances que contient mon plumard sont censées lutter contre les acariens, les odeurs, l'usure, les taches, les risques d'incendie et même les puces, les punaises et les fourmis !

 

- Ouarf ! Ils s'occupent bien de ta santé les marchands de puciers...

 

- Tu rigoles Loulle. Je viens d'apprendre que je dépense mon pognon pour respirer, inhaler et faire pénétrer dans toutes les cellules de ma viande ces saloperies. Ces petites bêtes sournoises passent dans mon raisiné pendant que je dors. Elles remuent leurs petites pattes velues et vont se fixer partout dans mes organes, bousculant au passage mes bonnes vieilles cellules, leur filant une telle rogne que certaines partent en couilles et déclenchent quelques beaux petits cancers qui vont se développer à la sournoise. Pire Loulle, ces sales petits bestiaux chimiques se faufilent dans les boyaux de ma tête, s'accrochent comme des morpions sur mes neurones et leur font perdre petit à petit les caractéristiques qui font de moi un être presque censé, imaginatif, qui s'efforce d'avoir du bon sens et de partager tout ça avec ses congénères. Il paraît qu'il ne faut pas chercher plus loin l'augmentation effrayante des cas d'Altzeimer, que l'on rencontre chez des êtres de plus en plus jeunes. Même chez des jeunes ados... Et je sais de quoi je parles.

 

- ...taing Victor, tu me files le tracsir.

 

- Et il n'y en a pas que dans les matelas de ces saloperies. Elles sont partout. Dans les vêtements, dans les fauteuils, dans les rideaux, dans les moquettes, dans les meubles en panneaux compressés, dans les chaussures, dans les bagnoles, dans les produits de ménage, etc. Partout ! Des perturbateurs endocriniens genre bisphénol, des hormones dans ce qu'on bouffe, des toxiques genre mercure, aluminium, formaldhéhydes dans les vaccins qu'on nous impose, des phtalates dans les jouets de nos lardons. Pas étonnant que depuis moins de trente ans, le nombre de spermatos que fabriques nos aliboffis aient été divisé par deux ! Tu brosses Bobonne, mais t'as les œufs clairs...

 

- Fatche ! L'avenir, ce sera un monde de peine-à-jouir gâteux avant l'âge alors ?

 

- Ma foi, ça résoudra les problèmes de surpopulation... Et ceux « d'en bas » qui resteront seront bien dociles, bien disposés à obéir et « consommer » toutes les merdes que leur imposeront « ceux d'en haut » qui, eux, ont les moyens et surtout l'information pour ne pas s'intoxiquer avec ces merdes.

 

- Comment en est-on arrivé là Victor ? Qui nous fabriqué ce monde merdique ?

 

- Ce monde n’est pas le nôtre, Loulle, mais celui que des groupes d’influence ont composé à notre insu, dans ses moindres détails, pour satisfaire leur avidité et leur cupidité. La France compte aujourd’hui 7.429 agences de lobbying, soit environ 30.000 lobbyistes. À Bruxelles, on en dénombre près de 20.000. Un marché qui connaît une expansion considérable depuis les années 1990. De tels chiffres donnent une idée de la fourmilière de professionnels de l’influence qui entourent les élus, les ministères français aussi bien que le Parlement européen et les commissions qui élaborent les directives européennes.

 

- Ça sent fortement la compromission Victor.

 

- Ça pue la compromission Loulle, mais aussi l'intimidation, la corruption, la séduction éhontée par le mensonge publicitaire. Les lobbies ont des moyens financiers énormes qui leur permettent de faire passer avant l'intérêt général des intérêts économiques particuliers. Par exemple le maintien sur le marché d'un produit reconnu toxique jusqu'à épuisement des stocks existants. Les cibles sont évidemment les politiques et les hauts fonctionnaires, mais aussi les milieux de la recherche, de la santé et même les consommateurs, à travers des campagnes de propagandes biaisés aptes à influencer les législateurs, les gouvernements, les institutions concernant traités et directives.

Un lobby défend donc avant tout des intérêts économiques particuliers. Son objectif peut être de maintenir ou de développer un marché, par exemple celui de produits mis en cause pour leur toxicité, ou tout simplement de renforcer une position face à des concurrents.

 

- Si je comprends bien Victor, les scandales alimentaires et sanitaires qui se succèdent – vache folle, cheval-bœuf, mais aussi amiante et sang contaminé – ne sont pas le fruit hasard mis d'une volonté délibérée de faire passer des calculs de rentabilité sordides avant la santé publique.

 

- Ben voilà. T'as tout compris Loulle.

 

- Et où t'as appris tout ça Victor.

 

- Oh ! Pas sur TF1, TF2 ou dans les canards-laquais, bien sûr. Mais en lisant ça :

 

Roger Lenglet,
24 heures sous influences. Comment on nous tue jour après jour
© François Bourin Éditeur, avril 2013
270 pages, 20 Euros
Isbn : 978-2-84941-377-7. Code sodis : 752 501.8 

 

ou là : http://www.alterinfo.net/search/24+heures+sous+influence/

 

Décadi 20 floréal 222

 

Illustration : merci à Chimulus

 

08/04/2014

Microsoft nous le met sans vaseline!

requin prédateur.jpg

 

J’ai plusieurs ordis: un portable de 4 ans qui donne des signes de faiblesse. Normal, ils sont conçus pour foirer à cet âge-là. Il fonctionne sous Vista qui est une sombre merde. Mais c’est avec celui-là que je marne et que j'internette. J’ai deux bons vieux ordis tour que je n’utilise plus mais qui sont encore opérationnels. Plus un mini ordi, bien pratique pour voyager. Ils fonctionnent avec XP, excellent logiciel, simple, efficace, convivial, fiable. Eh bien Monsieur Microsoft fait en sorte qu’ils soient dangereux. Oh ! ils ne vont pas me sauter à la gueule, mais toutes mes données peuvent être désormais piratés (mots de passe, numéros bancaires, courriels, etc.). Monsieur Microsoft m’a OBLIGE à acheter son système d’exploitation, puisqu’il était (et est toujours) installé d’office dans les ordis. Bien sûr il y a Linux, mais je ne suis pas assez calé pour m’y risquer. Donc Monsieur Microsoft me tient par les couilles. Et Monsieur Microsoft, aujourd’hui, ne me laisse pas le choix : Victor, balance tes vieilles gueilles et aboule ton pognon pour nous acheter notre système window 8. Et ça, ça me gonfle sérieusement les aliboffis !

 

A partir d’aujourd’hui, plus de mise à jour de XP, donc plus de protection, porte ouverte à tous les hackers. Microsoft, dans sa grande mansuétude, nous fait savoir que son Os XP est maintenant six fois plus susceptible d’être infecté que ses autres Os. Merci not’bon maître ! Et je ne suis pas seul à me faire enfiler : un tiers des utilisateurs d’ordinateurs dans le monde se servent de XP !

 

Moi qui suis un mal-pensant invétéré, je ne puis m’empêcher de penser que Microsoft noircit volontairement la situation pour pousser au cul les réticents à acheter rapidos d’autres ordis équipés, de force bien sûr, de leurs nouveaux Os.

 

Bon. Je vais continuer à utiliser mes ordis sous XP, mais sans les connecter à internet ! Et j’envisage d’acheter un autre portable, que je ferai équiper en double avec Linux afin de m’y habituer. Après quoi je pourrais dire avec allégresse « merde » à Microsoft, comme je dis déjà merde à Internet explorer avec Firefox Mozilla, merde à Google avec Ixquick, merde aux publicités intempestives envahissantes avec adblock-plus.portalux.com/  

 

Nonidi 19 germinal 222

 

Photo X – Droits réservés

 

 

11/12/2013

On a de l’Afrique assez, je vais donc vous parler du débit de lait.

 

 

vache-insolite.jpg

 

 

Il est bien laid le débit de lait ! Tandis que le cours mondial de la poudre de lait s’envole, le prix payé aux producteurs stagne, souvent en dessous du prix de revient. Sauf pour les grosses laiteries industrielles telles celle qui sort de terre dans la Somme, clone des usines à lait allemandes, hollandaises ou danoises où des milliers de vaches Holstein nourries aux saloperies transgéniques et aux antibiotiques, ne voyant jamais le ciel, ne sachant pas ce qu’est l’herbe verte pissent des milliers de tonnes d’un étrange liquide blanchâtre encore appelé « lait », ce mot noble, magique, symbole de la Vie.


Pendant ce temps, les petits producteurs crèvent. Mon pote Denis élève (pardon, élevait) une vingtaine de belles vaches montbéliardes sur les rudes terres des hauts plateaux lozériens. Il est mort mon pote Denis.


Mort la fourche à la main près de son tas de fumier.


Mort à 60 ans d’épuisement physique et de désarroi moral. Dépassé par un système qui broie les petits, menacé de ne plus pouvoir vendre son bon lait s’il ne mettait pas ses installations traditionnelles aux « normes ». Investissement dont il n’avait évidemment pas les moyens…


Mort parce que certains grands groupes refusent de payer les producteurs au juste prix alors que le lait atteint des records historiques sur les marchés mondiaux en raison de la demande croissante des pays émergents.


Mort pour que prospère le Crédit agricole.


Mort pour que s’engraissent Lactalis, Danone, Bongrain, Bel, Senoble, Sofiprotéol et autres…


En hommage à mon pote Denis, écoutez donc ce qui suit :

http://www.youtube.com/watch?v=5guMYOFphto&list=HL135...

 

Primidi 21 frimaire 222


Photo X - Droits réservés

 

 

12/08/2013

De Marennes à Bouzigues, d’Arcachon à La Rance, (ne) demandez (pas) les « frankeinsthuitres » triploïdes !

huitre qui fait la gueule.jpg

Elle fait le gueule l'huitre!

 

 

 

Gloire à toi, Ô Marcel Lesoille

Maitre incontesté des étals

Où se prélassent langoureusement les huîtres

Qui te valent aujourd’hui ce titre

De Champion du beau pays de France.

Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,

Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon

Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.

Aucune ne résiste à la caresse experte

De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme

Prolongés par l’éclat priapal de la lame

Qui nous les livrera ouvertes et offertes.

Gloire à toi, Ô Marcel,

Ton regard étincelle

De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages

Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

 

Pourtant, ils font la gueule les producteurs d’huitres. Il faut les voir sur les écrans des lucarnes à décerveler se lamenter en écoutant le bruit creux de castagnettes de leurs poches d’huitres mortes… Ces huîtres, elles ont été vérolées par des monstres créées dans les boyaux de la tête enfumés des « chercheurs » de l’IFREMER : les huitres triploïdes. Ces chimères attrapent toutes les saloperies possibles, bactéries, virus et autres… Seulement les producteurs, ils n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes. En effet, ces horreurs les huitres dites « triploïdes - ont été développées dans les années 1990 par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à la demande de professionnels. Ces derniers voulaient proposer aux consommateurs une "huître des quatre saisons", non laiteuse en été puisque stérile et plus vigoureuse dans sa croissance. Plus prompte à crever semble-t-il, victime de la bactérie vibrio aestuarianus.

A la demande des ostréiculteurs les apprentis sorciers de l’IFREMER se sont mis au charbon. Ils n’ont pas manipulé les gènes, huitres OGM, ça craint un peu sur les étals… Ce sont des huitres O.V.M. (organisme vivant modifié !). Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Pour cela, ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, et donc n’a pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, elle est, de plus commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Elles occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux qui changent de sexe après le coït: ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

Ce procédé coûte un bras et est très complexe. L’Ifremer vendrait ses « étalons » triploïdes mille euros pièce aux écloseries ! Car pas question de naissain naturel en pleine eau avec ces « frankeinsthuitres », il faut des installations complexes et – faut-il le croire ? – hautement sécurisées pour éviter tout risque de dissémination du précieux foutre triploïde.

Seulement voilà, la dissémination s’est faite et les « frankeinsthuitres » triploïdes ont vérolés les huitres naturelles, les bonnes vieilles diploïdes. Alors tout crève. Et les ostréiculteurs pleurent… Quant on aura le temps, on les plaindra !

Ah ! Important. Comment reconnaître les « frankeinsthuitres » triploïdes sur les étals ? Ben, l’été, ce sont celles qui n’ont pas de laitance. Il faut donc faire ouvrir une huitre. Une combine pour les reconnaître à l’œil : les triploïdes ont la coquille qui rebique comme la proue d’un bateau. Mais certains ostréiculteurs coupent à la tenaille cette excroissance, mais ça se remarque si on connait le coup !

Ne soyez pas dupes et refusez d’être les cons de l’histoire : ceux a qui ont fait manger de la merde et à qui, en plus, on va demander de payer (par nos impôts) des subventions et indemnités à ces margoulins de la mer(de) !


Demandez plutôt les huitres naturelles authentiques portant ce logo:

LOGO_osctreiculteur_huitre_nees_en_mer(1).jpg


 

 

Quintidi 25 Thermidor 221


Photos X - Droits réservés

30/07/2013

M’ame Michu et M’ame Chazotte se paient le resto !

vamps.jpg

 

 

- Alors, M’ame Chazotte, avec l’été, on va pouvoir aller au restaurant dépenser notre petite cagnotte ! Hum ! Moi, j’ai envie d’un os à moelle pour commencer, puis de cuisses de grenouilles, après, on verra… J’vais pas souvent au restaurant, mais avec la baisse de la TVA de Sarko reprise par Hollande, on doit pourvoir manger plus pour le même prix !

 

- Ah ! Ah ! Ah ! Impayable M’ame Michu ! V’z’êtes impayable ! La baisse de la TVA, elle passe directement de la poche des cons-tribuables – vous, moi - dans les fouilles des gargotiers ! Ils vont pouvoir changer leur 4x4 avec nos sous. Le hold-up de 3 milliards d’euros par an, ça a été fait par les sarko-trafiquants pour récupérer des voix. Et en plus ils nous font manger de la merde…

 

- Oh ! Comme vous parlez vous alors…

 

- A quelques exceptions près, M’ame Michu, v’savez ce que c’est la manière normale de cuisiner en France ? Faut être moderne ! Faut être moderne ! Sachez que la majorité, l’énorme majorité des cent vingt mille restos de France pratique cette méthode qui consiste à réchauffer, au micro-onde ou, au mieux au bain-marie, des préparations culinaires industrielles achetées à bas prix chez Métro ou autre distributeur équivalent. Et vendues à des prix aberrants. Ils appellent ça la « cuisine d’assemblage », portée aux nues par presque tous les gargotiers de France et de Navarre.  Ils ont même réussi à imposer aux écoles hôtelières françaises ce type de « formation »…

 

- Moi j’en mange des fois des surgelés. Des pizzas surtout.

 

- Ben vous êtes par bégueule… Chez vous, pourquoi pas, mais au resto ! Où est l’authenticité de la cuisine françouaiiise ? Faut dire qu’ils risquent pas grands choses les gargotiers : l’inénarrable Christine Lagarde, à l’époque où elle sévissait comme ministre de l’économie, a signé une « Charte des droits des entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants ». Objectif de ce torchon chaleureusement applaudit par les dits gargotiers : faire en sorte que les contrôles des agents de la répression des fraudes « se déroulent dans les meilleures conditions possibles ». Autrement dit, les contrôleurs doivent prévenir les contrôlés, ils ne peuvent plus divulguer les résultats de leur travail, un « médiateur » - désigné par la profession ! ! ! -  veille, dans chaque département à « tenter une conciliation » avant toute sanction, enfin, chaque année un comité départemental noyauté par la profession évalue les contrôleurs et donne des bons et des mauvais points. De plus, le nombre des contrôleurs ont été réduit comme la conscience d’un gargotier !

 

- Ben ça alors !

 

- Fort heureusement, M’ame Michu, il y a encore de vrais restaurants, avec de vrais cuisiniers. Et c’est ceux-ci qu’il faut mettre en avant et aider. Comment ? En modulant la TVA selon un critère simple : cuisine faite « maison », par de vrais cuistots, avec des produits frais, provenant de producteurs locaux, respectant la saisonnalité. Pour ceux-ci, TVA à 5,5%. Pour les autres, tous les autres, indépendants comme chaines, 19,6%. Et imposer de signaler clairement sur la carte le fait que tel plat, tel met provient ou non de l’industrie agroalimentaire. De plus, comme pour les boulangers, il faudrait imposer par la loi une distinction sémantique claire et précise au niveau de la dénomination des établissements. Point-barre. 

- On en parle il me semble, on, en parle…

 

- Ouais M’ame Michu, on en parle. C’est tout.

  

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Ecoute ! Ecoute !

 

C’est un mec dans une gargote d’été. Il est en rogne :

- Garçon, il y a une mouche dans ma soupe !

 

Le serveur :

- Oh ! Je suis vraiment désolé monsieur, je pensais les avoir toutes retirées avant de vous la servir…

 

26/07/2013

On se moque souvent du Q.I. des huitres! Tè... Ecoutez leurs amours!

Huîtres pour le web.jpg
 

 

Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vraies » huitres et des « pas vraies » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied !

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, IL CHANGE DE SEXE ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». On en trouve de temps en temps de ces dépravées. Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! Demandez plutôt des  « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 



Octidi 8 thermidor de l'an 221 de l'ère de la liberté.


Photo Moi.



 

 

09/05/2013

Au bistro de la toile : bagnoles.

chimulus bistro copie.jpg

 

 

- Oh ! Putaing, Loulle, je suis emmerdé…

 

- Ohou ! Victor, qu’est-ce qui t’arrive ? T’es pas malade non ?

 

- Non, c’est pas ça, mais je viens d’apprendre une nouvelle qui me chagrine : Ferrari réduit sa production…

 

- Parce qu’ils n’y a plus assez de plein de thunes bing-bling pour les acheter ?

 

- Non, au contraire, mais pour accentuer la rareté du produit et ainsi…en augmenter le prix !

 

- Eh ! C’est la loi de l’offre et de la demande… Bof, les m’as-tu-vu pourront se rabattre sur les Porsche ou autres Jaguar. Et puis, ils pourront toujours acheter une Renault ou une Peugeot…

 

- Tu dis ça avec une moue cynique Loulle, mais en fait tu touches là une des aberrations commerciales, « marquetingues » de l’industrie automobile française.

 

- Ah ? Explique.

 

- Eh bien il n’y a aucune voiture française parmi les véhicules « de prestige ». Alors que la France se targue – à juste titre – d’être le pays du luxe, de l’excellence avec la haute couture, les parfums, la maroquinerie, les champagnes, les vins, la gastronomie, etc.

 

- C’est vrai. Et aucun constructeur n’est capable de surfer sur cette réputation…

 

- C’est d’autant plus stupide que la technologie française en matière de bagnoles s’impose dans le monde entier depuis des années.

 

- ???!!!

 

- Ben oui. Qui domine depuis des années les grands prix de Formule 1 ? Les moteurs Renault ! Qui écrase depuis plus d’une décennie le monde des rallies automobile ? Les voitures Citroën, donc le groupe PSA.

 

- Merde, c’est vrai ça. Mais Renault comme Peugeot n’ont pas l’aura de prestige de Ferrari, Maserati, Porsche ou Jaguar…

 

- Que sont ces marques sinon des étendards prestigieux d’entreprises faisant les voitures de tout le monde ? Derrière les belles italiennes il y a Fiat, derrière la belle allemande, il y a Volkswagen, derrière l’anglaise il y a…le conglomérat indien Tata ! Ce qui manque à l’industrie automobile française pour rivaliser avec ces expressions de l’esbroufe, c’est une marque prestigieuse.

 

- Ben, il y a Bugatti non ?

 

- Il y avait. Mais PSA comme Renault ont été trop cons pour garder en France et mettre en avant cette marque synonyme absolu du prestige automobile. Ils l’ont laissé partir…chez Volkswagen. Qui ne s’en sert pas, mais la garde sous le coude. Mais pourquoi ne pas ressusciter d’autres marques françaises qui ont eu leur gloire ? Les Salmson, les Delage, les Hotskich, les Matis, les De Dion-Bouton, les Facel-Vega, voire les Panhard, etc. ? Ce n’est pas ce qui manque : l’automobile n’a-t-elle pas été inventée en France ?

 

- Pas con ça. Allez, je vais ressortir ma vieille Citroën DS 21 Pallas qui dort dans mon garage.

 

- C’est la dernière voiture de prestige française. Jamais égalée d’ailleurs… Je suis allé aux Indes et retour avec une DS ! Tu réveilles là des souvenirs émouvants Loulle ! Tiens, mets ma tournée !

 

 

Décadi 20 Floréal 221

 

 

Merci à Chimulus

 

 

*******************

 

Ecoute ! Ecoute !

 

Deux types complètement bourrés sortent d'un bar en titubant.
- C'est ou qu't'as mis la tire ?
- …taing ! j'sais pû !
- Et meeerrdee ! Bon ben tu cherches par là et moi par là.

Ils partent chacun de leur côté et à chaque voiture en stationnement, ils tâtent le toit.

Un homme qui promène son chien passe par là et reste interloqué devant le spectacle qui s'offre à lui. Il regarde cinq bonnes minutes les deux poivrots tâter les toits des voitures. Finalement il décide de s'approcher et demande à l'un deux :
- Excusez-moi mais je vous observe depuis quelques minutes et je me demande pourquoi vous touchez comme ça les toits des voitures en stationnement ?
- Euh ! J'cherche ma caisse (le type manque de se rétamer)
- Mais comment pouvez-vous reconnaître votre voiture en touchant le toit ?
- Ben c'est facile. Elle a un gyrophare bleu. J'peux pas m'tromper !

17/01/2013

Sanglier dans les villes : une solution.

Le civet de sanglier.jpg

 

 

Nous recevons de Maître R.L.T, éminent philosophe ampélophile et suidivore ardéchois, mais aussi farouche opposant au P.I.P.I (Porc Industriel Polluant Immangeable), cette fort intéressante proposition :

 

 

« SOLUTION RADICALE ET GASTRONOMIQUE

A LA PROLIFERATION DES SANGLIERS

 

 

         Dans une partie de l’Europe, la prolifération des sangliers qui deviennent progressivement citadins est enfin prise en considération et la presse s’en fait l’écho.

 

         Les pouvoirs publics, qui ont d’autres chats à fouetter, espèrent peut-être que le phénomène se résorbera naturellement, alors que c’est tout le contraire qui se prépare.

 

         Bien nourri, de plus en plus malin et adapté, le sus crofa copule et se reproduit à grande allure et sa population est exponentielle, notamment en Ardèche !

 

         Une solution simple et radicale existe :

-         multiplication des périodes de prélèvement intensif ;

-         aménagement de corridors de tir parallèles aux semis ;

-         contrôles sanitaires sérieux mais raisonnables et gratuits ;

-         mise en place d’une filière économique.

 

         Traitée à la façon du corned beef ou selon la technique du fameux pâté breton, la viande de sanglier est une mine de protéines, assez pauvre en graisse. Et c’est très bon.

 

         Avec le label « Ardèche », ce serait encore meilleur !

 

         De plus, les musulmans pourraient s’en délecter puisque ce n’est pas du porc, le nombre de chromosomes n’étant pas le même. Ce détail est théologiquement décisif puisque c’est dans ses deux chromosomes supplémentaires que le porc recèle la femme et le diable.

 

         La filière et le lobby du P.I.P.I.  (Porc Industriel Polluant Immangeable) pourraient en prendre ombrage, mais avec une subvention compensatrice du manque à polluer et des aides ciblées à la reconversion partielle tenant compte du marché et du marché des comptes, les têtes d’œufs européennes trouveraient une solution juste, raisonnable et citoyenne. »

 

René-Louis THOMAS


Octidi 28 Nivose 221


Illustration Vincent Barbantan

 

 

 

 

 

 

 

19/12/2011

Noïo Hel, pas joyeux pour tous...

chimulus noël.jpg

 

Il me souvient, il y a quelques années d’une situation équivalente à celle ici illustrée par Chimulus.


Nous appréciions – ou subissions - en famille, les traditionnelles agapes de la soirée de Noël, avec force nourritures riches et libations. Dehors, un mistral glacé et glacial vidait les rues. Sur la place centrale répondant au beau nom de Jean-Jaurès, roulé en boule dans une cabine téléphonique, il y avait Jacques, un superbe clochard à l’ancienne, artiste doreur sur bois ayant choisi la liberté suprême mais difficile du glandage intégral. Engoncé sous sa barbe et son manteau, sa nuit de Noël n’était pas des plus festives… On le voyait depuis la fenêtre…


En Provence, la tradition veut – enfin, dit ! – qu’il y ait toujours une assiette mise au repas de Noël pour le pauvre qui viendrait à passer. J’ai donc proposé d’aller chercher le Jacques. Mouais… Proposition pas tellement plébiscitée. Je suis donc descendu avec une demi bouteille de champagne et une belle portion de buche de Noël. Et Jacques m’a fait l’honneur de me remercier, atténuant un peu ma honte…


Noël nous gonfle un peu (beaucoup !) les aliboffis, avec son cortège de contes religieux à prendre avec beaucoup de recul (et pour moi de cynisme) et surtout de pressions commerciales ahurissantes.


Mais ne nous laissons pas abuser par les curés et leur « petit Jésus » ni par les marchands avec leurs gros débile en rouge, symbole de cacacola chez les Zétazuniens.


Beaucoup ignorent que le mot « Noël » est un terme païen bien antérieur au christianisme. L'origine la plus vraisemblable du mot Noël ne serait pas le latin natalis dies (jour de naissance) mais le gaulois noio hel signifiant « nouveau soleil ».


L'interprétation latine traditionnelle de l'origine du mot Noël viserait à occulter les origines pré-chrétiennes de la fête qui trouve sa source dans le culte de Mithra (dieu du «soleil invaincu») chez les Romains et dans les autres fêtes de solstice des pays nordiques.


Avant la réforme du calendrier par Jules César, le solstice d'hiver correspondait au 25 décembre du calendrier romain et les festivités ont continué de se tenir à cette date même après que le solstice eut correspondu au 21 décembre du calendrier julien.


Étymologiquement parlant, les laïques, les libres penseurs et les athées auraient donc toutes les raisons du monde de se souhaiter Joyeux Noël, et ce faisant ils n'empruntent rien à la religion chrétienne !


 Nonidi 29 Frimaire 220


Merci à Chimulus

 

18/12/2011

Gastronomie dominicale. Vous aimez les enfants ? Reprenez-en…

 

enfants nourriture dessin.jpg

 

L’écrivain Jonathan Swift, pour protester contre l’effroyable misère qui sévissait alors en Irlande sous domination anglaise, a écrit en 1729 un pamphlet aussi féroce que désespéré. L’Europe et la mondialisation ultra libérale donnent une nouvelle jeunesse à ce texte. En temps de Noël de crise, à lire et à méditer ce petit chef-d’œuvre de second degré et d’ironie sarcastique:

 

(…) Un Américain très avisé que j’ai connu à Londres m’a assuré qu’un jeune enfant en bonne santé et bien nourri constitue à l’âge d’un an un mets délicieux, nutritif et sain, qu’il soit cuit en daube, au pot, rôti à la broche ou au four, et j’ai tout lieu de croire qu’il s’accommode aussi bien en fricassée ou en ragoût.

 

(…) Je porte donc humblement à l’attention du public cette proposition : sur ce chiffre estimé de cent vingt mille enfants, on en garderait vingt mille pour la reproduction, dont un quart seulement de mâles - ce qui est plus que nous n’en accordons aux moutons, aux bovins et aux porcs -, la raison en étant que ces enfants sont rarement les fruits du mariage, formalité peu prisée de nos sauvages, et qu’en conséquence un seul mâle suffira à servir quatre femelles.

 

On mettrait en vente les cent mille autres à l’âge d’un an, pour les proposer aux personnes de bien et de qualité à travers le royaume, non sans recommander à la mère de les laisser téter à satiété pendant le dernier mois, de manière à les rendre dodus et gras à souhait pour une bonne table. Si l’on reçoit, on pourra faire deux plats d’un enfant, et si l’on dîne en famille, on pourra se contenter d’un quartier, épaule ou gigot, qui, assaisonné d’un peu de sel et de poivre, sera excellent cuit au pot le quatrième jour, particulièrement en hiver.

 

J’ai calculé qu’un nouveau-né pèse en moyenne douze livres et qu’il peut, en une année solaire, s’il est convenablement nourri, atteindre vingt-huit livres.

Je reconnais que ce comestible se révélera quelque peu onéreux, en quoi il conviendra parfaitement aux propriétaires terriens qui, ayant déjà sucé la moelle des pères, semblent les mieux qualifiés pour manger la chair des enfants.

 

(…) Ainsi que je l’ai précisé plus haut, subvenir aux besoins d’un enfant de mendiant (catégorie dans laquelle j’inclus les métayers, les journaliers et les quatre cinquièmes des fermiers) revient à deux shillings par an, haillons inclus, et je crois que pas un gentleman ne rechignera à débourser dix shillings pour un nourrisson de boucherie engraissé à point, qui, je le répète, fournira quatre plats d’une viande excellente et nourrissante, que l’on traite un ami ou que l’on dîne en famille. Ainsi, les hobereaux apprendront à être de bons propriétaires et verront leur popularité croître parmi leurs métayers, les mères feront un bénéfice net de huit shillings et seront aptes au travail jusqu’à ce qu’elles produisent un autre enfant.

 

Ceux qui sont économes (ce que réclame, je dois bien l’avouer, notre époque) pourront écorcher la pièce avant de la dépecer ; la peau, traitée comme il convient, fera d’admirables gants pour dames et des bottes d’été pour messieurs raffinés.

 

Quant à notre ville de Dublin, on pourrait y aménager des abattoirs, dans les quartiers les plus appropriés, et qu’on en soit assuré, les bouchers ne manqueront pas, bien que je recommande d’acheter plutôt les nourrissons vivants et de les préparer « au sang » comme les cochons à rôtir. (...)

 

(…) Nul doute que cet aliment attirerait de nombreux clients dans les auberges dont les patrons ne manqueraient pas de mettre au point les meilleures recettes pour le préparer à la perfection, et leurs établissements seraient ainsi fréquentés par les gentilshommes les plus distingués qui s’enorgueillissent à juste titre de leur science gastronomique ; un cuisinier habile, sachant obliger ses hôtes, trouvera la façon de l’accommoder en plats aussi fastueux qu’ils les affectionnent. (…)

 

(…)Nous devrions voir naître une saine émulation chez les femmes mariées - à celle qui apportera au marché le bébé le plus gras -, les hommes deviendraient aussi attentionnés envers leurs épouses, durant le temps de leur grossesse, qu’ils le sont aujourd’hui envers leurs juments ou leurs vaches pleines, envers leur truie prête à mettre bas, et la crainte d’une fausse couche les empêcherait de distribuer (ainsi qu’ils le font trop fréquemment) coups de poing ou de pied. (…)

 

(…)Je conjure les hommes d’Etat qui sont opposés à ma proposition, et assez hardis peut-être pour tenter d’apporter une autre réponse, d’aller auparavant demander aux parents de ces mortels s’ils ne regarderaient pas aujourd’hui comme un grand bonheur d’avoir été vendus comme viande de boucherie à l’âge d’un an, de la manière que je prescris, et d’avoir évité ainsi toute la série d’infortunes par lesquelles ils ont passé jusqu’ici, l’oppression des propriétaires, l’impossibilité de régler leurs termes sans argent ni travail, les privations de toutes sortes, sans toit ni vêtement pour les protéger des rigueurs de l’hiver, et la perspective inévitable de léguer pareille misère, ou pis encore, à leur progéniture, génération après génération. (…)

 

 

Jonathan SWIFT - 1729

 

 

cannibale goya saturne dévorant ses enfants.jpg

 

 

Illustrations X - Droits réservés

 

Octidi 28 Frimaire 220

 

30/06/2011

Jeannot ! Une bourriche d’huitres. Mais surtout pas des triploïdes !

Huîtres pour le web.jpg
 

 

Ce qui me manque, dans ma cambrousse lozérienne d’été, ce sont les fruits de mer. L’autre jour, j’ai acheté des moules…et j’ai dû en jeter la moitié. Quant aux huîtres, vaut mieux ne pas y penser. Alors l’autre jour, en remontant, je me suis arrêté chez mon pote Jeannot, à Mèze et j’ai acheté une belle caissette d’huitres de Thau. Mais des vraies, un peu laiteuse à cette époque sans « R », mais foutrement bonnes.

 

Pourquoi, me direz-vous, il y a des « vrais » huitres et des « pas vrais » ? Ben ouais… Mais pour comprendre, je vais vous raconter les amours des huitres. Le pied ! (Oh pardon, monsieur Tron !)

 

Ah ! Les amours des huitres ! Extraordinaire ! Ça fait rêver. Figurez-vous madame Huitre, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huitre. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huitre, il en peut plus. Il prend son pied (Oh pardon, monsieur Tron !) et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huitre, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huitre et connait enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

 

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huitre ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huitre, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huitre ! Et monsieur Huitre, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huitre, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied (Oh pardon, monsieur Tron !)les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

 

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huitres-là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huitres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

Mouais… Sauf que.

 

Sauf que les producteurs d’huitres, ça les emmerdait les huitres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étazunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huitre OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huitre normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huitre anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huitre à 3n chromosomes dite « triploïde ». Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile,  se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché.  Les males triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

 

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huitres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huitres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huitres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

 

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là réunis dernièrement à Tourville-sur-Sienne, en Normandie, ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huitre, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux Etats-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

 

Alors lorsque vous achetez des huitres en été, prenez les laiteuses et refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits ! D’ailleurs, bientôt va apparaître un label marqué « huitres nées en mer ».

 

Tè ! Je fais péter la bouteille de Picpoul de Pinet ! A notre santé.

 

Duodi 12 messidor de l'an 219 de l'ère de la liberté.

 

 

19/07/2010

Pièges de vacances: LES FAUX PRODUITS DE TERROIR


dupont et dupond.jpgVous êtes en vacances. Ah! Qu'ils sont attirants ces beaux produits offerts à profusion sur tous les marchés de France ! Mouais... Meffi !

Les champignons de Paris. De Paris, ils n'ont que le nom. Pire: 88% d'entre eux viennent de l'étranger, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des États-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs. En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la  production nationale.(mais 12 % seulement du global consommé)

La charcuterie corse. Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français. Et pourtant la charcuterie corse ne dispose d'aucune « Appellation d'origine contrôlée ». Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90 %. Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions « produit de l'ile de Beauté » sur les étiquettes, le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.

Le jambon d'Aoste. Voilà une des plus belles et des plus juteuses escroquerie « marketing » ! C'est l'un des jambons les plus consommés de France, mais ce dernier n'a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d'Aoste. Ce produit est en fait fabriqué en France , dans une commune du même nom mais située en... Isère.   Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée « Jambon d'Aoste » a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie. Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambiguïté cesse. La marque a depuis été renommée « Jambon Aoste » et plus « Jambon d'Aoste ».

L'A.O.C de Bretagne. Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d'une  « Appellation d'origine contrôlée » qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose: posséder au moins un lieu d'emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur  trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs, souvent  issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouille importés pour la plupart de Corée. L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries « De Bretagne »,  rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% proviennent de la communauté Européenne et d'Asie.

La moutarde de Dijon. Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du... Canada! Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

Le couteau Laguiole. L'abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche... Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d'authenticité. Erreur ! Malgré leur charme et leur beauté, elles n'attestent ni de l'origine du couteau ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n'a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d'un siècle l'objet de contrefaçons en France et à l'étranger, 80% proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat : moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !

Le savon de Marseille. Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampillés « savon de Marseille » ne sont pas fabriqués dans le Sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge l'appellation n'est pas protégée. Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd'hui les Chinois et les Turcs ! Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.

Le melon charentais. C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture. Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d'AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l'on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal...

Le camembert. Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés. Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine public, le nom « camembert » peut-être utilisé par n'importe quel producteur de n'importe quel pays. Et malgré une AOC « Camembert de Normandie », qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de « Camembert fabriqué en Normandie ». Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle. Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse. Matières premières importées de l'étranger, (30 %du lait vient de Chine, 50 % de toute l'Europe). Étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers. Dans les rayons des hyper et super, il faut vraiment les chercher : les vrais Camenbert ont l'estamplilles « Appelation d'Origine Contrôlée » et sont spécifiés « au lait cru ».

L'huile d'olive. Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient « conformes » à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive. Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC « Huile de Provence », de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme « huile de Provence-Côte d'azur ». Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur. Bonne journée quand même. De plus, la circulation des fruits étant totalement libre en Europe, des camions entiers d'olives espagnoles ou italiennes arrivent - de préférence de nuit ! - dans les moulins à huile provençaux et languedociens...pour faire de la bonne huile « de chez nous » !

(source : Ministère de l'agriculture)

26/03/2010

Salon du Livre. Quel intérêt ?

 

Depuis trois ans, je ne monte plus au Salon du Livre de Paris... Tant pis pour moi. Ouais... Mais ce salon ne présente plus, pour moi, qu'un intérêt relatif.

L'écrit demeure le véhicule indispensable de toute culture, de toute communication. Derrière chaque roman, essai, poésie, récit, biographie, pièce de théâtre, etc. il y a une ou un auteur. L'écrivain - l'écriveur, l'écriveron - est un créateur solitaire, un artiste-artisan qui accouche toujours dans la douleur d'une œuvre où il met le meilleur de lui-même. Son plus grand souhait est que cette œuvre rencontre son public.

Le circuit classique auteur-éditeur-diffuseur-libraire-lecteur est loin d'être satisfaisant. Dominé par les forces de l'argent, il considère le livre comme un produit qui doit être rentable. Les éditeurs classiques privilégient donc ce qui peut être facilement médiatisé. Les rayons littérature des grandes surfaces sont ainsi encombrés de pseudo-livres écrits par des "nègres" et signés par des noms connus du chauve-bise, de la politique, du sport, etc. La régression des librairies indépendantes au profit des grandes surfaces de la « culture » accentue cette course au profit financier au détriment de l'originalité, de la diversité, de la qualité.

C'est la macdonalisation de l'Ecrit.

Dans ce circuit « classique », l'auteur touche (au mieux !) 10% du prix de vente HT, plus souvent entre 5 et 8% ; l'éditeur et l'imprimeur se partagent 35% ; le distributeur (celui qui met les livres chez les libraires et en gère les invendus, les réassortiments, etc.) prend autour de 20% ; le libraire prend 35%. Autrement dit, tout le monde se sucre sur le dos du seul qui crée quelque chose : l'auteur. De plus, les contrats d'édition sont faits pour le rouler dans la farine.

Avec ce système fermé, articulé autour d'une coterie de grosses machines, en France, une dizaine d'auteurs vivent grassement, une cinquantaine d'autres vivent de leur plume, les autres...ont la « gloire » de voir leur nom sur la couverture d'un livre éphémère, la vie d'un livre se comptant en semaines, au mieux en deux ou trois mois. Ceci parce que les éditeurs et les distributeurs se font leur trésorerie sur le dos des libraires : les livres envoyés d'office sont facturés aux libraires, puis les invendus remboursés lorsqu'ils sont renvoyés. Les libraires n'ont donc pas intérêt à garder des bouquins à diffusion tranquille !

Cette situation est-elle irréversible? Pas du tout.

Les moyens modernes et en particulier l'Internet permettent désormais à l'auteur, maillon le plus important de la chaîne éditoriale de rencontrer directement son Lecteur. Par ce biais, chaque livre vendu rapporte à son auteur entre cinq et sept fois plus que dans l'édition classique !

C'est ce que, personnellement, j'ai compris avec mon site ayoli.fr

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10/03/2010

ALERTE MALBOUFFE ! ALERTE MALBOUFFE ! ALERTE MALBOUFFE !



insolite-072.jpg

 

C'est rond, c'est noir, c'est deux rondelles de biscuit bourré de sucre avec au milieu une vague pâte blanchâtre sans une goutte de lait, ça s'appelle Oseo et c'est fabriqué par le géant de l'agroalimentaire Kraft qui va tout faire pour vous en faire bouffer. Vous voulez savoir ce qu'il y a dedans ? Voilà la composition exacte : sucre-farine de blé-graisse végétale (antioxygène E 320)-cacao maigre en poudre (7%)-sirop de glucose et fructose-poudre à lever (carbonate acide de sodium-carbonate acide d'ammonium)-lactoserum en poudre-sel-pâte de
cacao-émulsifiant (lécithine de soja)-arôme.

Kraft Foods Inc., coté au New York Stock Exchange,  c'est  plus de 100.000 employés dans le monde et des centaines de marques dont beaucoup de françaises : Carte Noire, Jacques Vabre, Grand'Mère, Maxwell House,Velours Noir, Milka, Côte d'Or, Daim, Toblerone et Suchard et le système de boissons chaudes Tassimo. Kraft a racheté à Danone le groupe des biscuits LU et ses nombreuses marques, dont certaines font partie du patrimoine culturel bouffe de la France : Belin, Petit Beurre, Petit Brun Extra, Sablé des Flandres, Granola, Petits Cœurs, Pépito, Prince, Mikado, La Paille d'or, Thé, Cent Wafers, Tuc, Pim's, Pelletier, Vandame, Heudebert, Napolitain, Petit écolier, etc...

Et oui, tout ça c'est Kraft, n° 2 de l'agroalimentaire mondial derrière Nestlé.. Les marques du groupe Kraft Foods sont présentes dans plus de 150 pays dans le monde. Pour vous dire qu'ils ont les moyens de vous - nous - faire bouffer toutes les étranges choses qu'ils veulent. Pour attaquer le marché français les campagnes de publicité vont être massive et « musclées ». Ils vont distribuer gratos 400.000 échantillons dans les grandes villes de France, dixit le dossier de presse du biscuit Oreo. Le message qu'ils vont faire passer : un message simple : Oreo, c'est bon comme du bon lait. Ben voyons... Du lait, il n'y en a pas lerche dans la crème d'Oreo, il n'y a pas non plus beaucoup de cacao dans son « biscuit cacaoté », puisque la composition affiche un petit 7% (en fin de liste, après le sel, il y a aussi un soupçon de pâte de cacao...). Ce n'est pas bien grave, l'arôme, le sucre, le sirop de glucose-fructose et la graisse végétale (agrémentée de buthylhydroxyanisol, un antioxydant chargé de retarder le rancissement) sont là pour faire le boulot.

Kraft, ils s'en foutent des marques françaises qui combinent une composition nutritionnelle relativement simple et un prix au kilo décent : autour de 5 euros. Oreo, ce ne sera pas pareil : vendu entre 8 et 13 euros le kilo, selon les formats et les distributeurs. Putaing ! C'est pas dégueulasse pour un produit qui ne contient ni beurre, ni lait frais, ni œuf, ni fruit, ni crème !

« La marge ! Kiki... La marge ! C'est ça le principal ingrédient ! »


Sources : http://www.rue89.com/dessous-assiette/2010/02/08/biscuits...


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05/11/2009

M’ame Michu et M’ame Chazotte : histoires de poulets.

 


vamps.jpg


 

- Alors M’ame Michu. C’est quoi que je vois dans votre cabas ?

- C’est un poulet fumé. C’est bien emballé, presque appétissant, et c’est pratique quand on doit manger à plusieurs dans les bois, à la recherche d’hypothétiques champignons.

- Eh ben ! V’z’êtes pas dégoûtés vous. Ne m’amenez pas aux champignons !

- Bè ! je viens de recevoir une info – vrai ou hoax, j’en sais rien - montrant des chinoiseries pas très ragoutantes.

- Ah ? Et c’est quoi ?

- Ben ! Votre beau poulet fumé, il vient peut-être de Chine. Et il a – peut-être encore – une origine plus que douteuse…

- Ah bon ! Racontez-moi ?

- J’ai eu connaissance d’un truc pas très ragoutant concernant ces poulets fumés : parait qu’en Chine, dans les cambrousses, chaque matin, des équipes de mecs à motos font le tour des fermes et des élevages où ils récupèrent tous les poulets morts. Y en a des paquets… Ils les centralisent dans une cour ou sous un hangar, les foutent dans de l’eau bouillante pour les plumer, puis les trempent dans une solution de produits chimiques – chlore et autres saloperies – de façon à les décontaminer, puis ils les foutent dans un bain coloré pour leur donner meilleure mine. Les cadavres passent ensuite au fumoir puis sont très joliment emballés et hop ! En voiture Simone : ça fera un conteneur réfrigéré pour ces cons d’Européens ! Le prix du poulet passe, après conditionnement, de 1 à 10 ! Avant la marge du super marché !

- Ben ça alors ! Mais comment savoir si ça viens de Chine ou pas ? C’est pas marqué sur l’emballage.

- Si, c’est marqué, mais de telle sorte que le con-sot-mateur ne puisse pas le déchiffrer. Le gouvernement et les services  associés ne tiennent pas à renseigner les consommateurs  sur ce sujet.

- Ah ? Et comment savoir si ça viens de France, de Chine, des Etats-Unis, de Thaïlande ou de Tataouine ?

- Laissez-moi vous dire comment faire... C’est indiqué sur le code barre. Les 3 premiers chiffres du code-barres d'un produit indiquent en fait le code du pays où le produit a été fait. Tous les codes qui commencent par : par exemple 690, 691, 692 jusqu'à 695 indiquent des produits venant de la Chine.

- V’z’en savez des choses vous, M’ame Chazotte !

- Mouais… Enfin, je me renseigne. Tè, je vais vous donner un tuyau qui vous évitera d’acheter idiot.

Voici les principaux codes-barres utilisés :


00  à  13   : Etats-Unis et Canada  
30  à  37   : France 
40  à  44   : Allemagne 
49             : Japon
50             : Grande-Bretagne
57             : Danemark 
64             : Finlande 
76             : Suisse et Liechtenstein 
628           : Arabie Saoudite 
629           : Émirats Arabes Unis

690 à 695 : Chine 
740 à 745 : Amérique Centrale 
480 à 489 : Philippines

 

09/10/2009

Et si le « commerce équitable » s'appliquait aussi et surtout à NOS paysans?

 

plantu_commerce_equitable.jpgAh qu'il est réconfortant de voir, dans la plupart des grandes surfaces, des travées entières dédiées au « commerce équitable ». Du chocolat, du café, et même des fruits savoureux.

Les centrales d'achat, les grossistes et autres metteurs en marché font l'effort d'aller dans des pays exotiques comme le Brésil, le Guatemala ou l'Angola pour dénicher de petits paysans, de petits producteurs de café ou de cacao. Ils leur paient leurs produits à un prix « équitable », c'est-à-dire qui leur permet de vivre correctement de leur travail. La Justice au dessus du Profit!

Ce qui prouve que la grande distribution, accusée de bien des maux, sait aussi avoir un cœur à côté du portefeuille... Ben voyons!

Mais pourquoi faut-il aller chercher à des milliers de kilomètres des paysans à soutenir, des petits producteurs à aider à vivre dans la dignité?

Pourquoi? Alors qu'ici, chez nous, mon voisin, producteur de bon lait de belles et bonnes vaches - Montbéliardes et Brunes des Alpes – est contraint de jeter son lait plutôt que de le vendre à perte? Mon voisin se lève à 6 h du matin pour la première traite et il est encore à l'étable à 9 heures du soir. Jamais un jour de vacance. Tout ça pour perdre du pognon sur chaque litre de lait... tandis que la grande distribution se gave sur son dos. T'es pas assez exotique Denis avec tes bretelles et ta casquette ! Le « commerce équitable », c'est pas pour toi...

Pourquoi Georges, mon pote de Provence doit-il balancer à la décharge les belles et bonnes pommes, pêches et nectarines tomates poivbrons.jpgqu'il cultive avec amour à la Barthelasse, poumon vert et ceinture vivrière d'Avignon ?

Pourquoi Philippe n'arrive-t-il pas à vivre en vendant ses tomates, ses aubergines, ses poivrons à des prix lui permettant de faire vivre sa famille? Pourtant, faut manger cinq légumes et fruits par jour non? Ça se dit à la télé...

T'es pas assez exotique Georges! T'es pas assez exotique Philippe! Le commerce équitable, c'est pas pour vous... Faut des images de forêts tropicales, de famille lointaines avec plein de petits souriants qui remercient le « Monsieur Equitable » en enlevant avec déférence leur chapeau de paille...

Vous y croyez vous au « commerce équitable » vu par les exploiteurs-empoisonneurs de l'industrie agro-alimentaires et les grandes surfaces? Tè! Fumes! C'est uniquement des coups marketing pour s'acheter une conduite et faire croire que...

Eh! Messieurs Leclerc, Carrefour, Auchan, Lactalis, Danone, Nestlé et autres chiapacans, si vous commenciez par être « équitables » avec NOS paysans, avec NOS petits producteurs, avec VOS fournisseurs? Ça vous trouerez le cul?

 

producteurs-de-lait-le-deversant-sept-2009.1253730560.jpg

 

12/06/2009

Olé ! Au lait ! Leclerc pas clair…

caddy et ménagère.jpg

- Vous z’avez la carte du magasin ?

- Oh non ! Mademoiselle, surtout pas.

- Bon. Ça fait 42 euros 65. Vous payez comment ?

- En liquide…

Qui n’a jamais tenu ce dialogue… Moi les cartes des grandes surfaces, je les refuse systématiquement. De même lorsqu’on me demande mon code postal, je répond que c’est de l'inquisition, que ça ne vous regarde pas. Je passe pour un butor mais je m’en beurre a raie. Car toutes ces cartes sont autant de moyens de nous espionner, de nous soutirer des informations personnelles, de nous mettre en fiche, de se faire du beurre sur notre dos en vendant à d’autres margoulins ces coordonnées assorties des habitudes d’achat. Et c’est ansi que votre boite aux lettres s’engorge de pubes, que votre téléphone sonne aux heures de repas pour vous vendre quelque merde…

Mais il y a pire. L’anecdote que raconte le Canard Enchaîne de cette semaine est significative de certaines pratiques des gougnaffiers de la grande distribution. Je cite :

« ULCÉRÉ que les producteurs de lait aient bloqué son parking pendant quatre jours, le patron du centre Leclerc de Granville (Manche) a eu une riche idée: résilier les cartes de fidélité des agriculteurs du coin. Et les priver des réductions qui vont avec.

Résultat: quand leurs épouses viennent faire leurs courses et passent à la caisse, bip ! leur carte de fidélité est rejetée. « Vous êtes agricultrice? ", demandent les caissières. «Euh... retraitée ", font les unes. « Maraîchère ", répondent les autres. « C'est pareil, allez à l'accueil. " Là, une belle lettre signée du patron de l'hypermarché est remise à ces clientes pestiférées. Et on les envoie se faire voir chez les concurrents puisque « le monde agricole" vilipende « l'enseigne Leclerc ". Œil pour œil, vache pour vache!

Comment ce bouillonnant patron s'y est-il pris pour écrémer la clientèle? Simple: il n'a eu qu'à tapoter sur son ordinateur pour tout de suite repérer ceux qui avaient écrit « agriculteur" à la rubrique profession, au moment de prendre leur carte de fidélité. Un clic, et hop! éleveurs, maraîchers ou retraités, tous filent dans le même panier.
vache.jpgSelon « Ouest France» (30/5), quelque 180 cartes ont ainsi été désactivées. C'est laid, la politique du pis...
Cet usage détourné d'un fichier clientèle n'étant guère autorisé, la FNSEA locale a déjà saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés. Quant au groupe Leclerc, il rejette courageusement toute re-ponsabilité sur ce directeur de centre Leclerc franchisé.

L'ambiance devient vraiment délaitière. . . »

Voilà donc une illustration des saloperies qui se camouflent derrière ces soi-disant « cartes de fidèlité ». Moi, quand on me demande, je réponds que « je ne suis fidèle qu’à mes femmes et mes docteurs » comme disait le grand Tonton Georges !


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NOUVEAU!


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr


 

18/05/2009

ALERTE ! Arrêtons le bas rosé de Barroso

vin rosé.jpg


- Tè ! Loule, serts nous une tournée de rosé. Le matin, ça dégage la tripe et ça fluidifie les pensées !

- Tu veux du quoi ? Rosé de Tavel ? De Provence ? Côteaux-d’Aix ? Lirac ? Ici, t’as le choix. C’est que du bon.

- Loule, tu me fais plaisir. Chez toi, on trouve pas de ces bas rosés Barroso qui sont au Rosé de Tavel ou de Provence ce qu’une branlette est à une nuit d’amour avec Monica Bellucci ! D'ailleurs, le rosé Barroso, faut en parler en verlan: c'est pas du rosé, c'est du zéro! Au diable l’avarice, sert-nous une tournée de Tavel de chez l’ami Maby !

- Quand même, Victor, ils commencent à nous gonfler les aliboffis à cette Commission Européenne avec leurs conneries. Ces types là, Barroso en tête, font détester l’Europe. En plus, juste avant les élections européennes…

Le rosé Barroso - pour ceux qui, dans ce noble bistro, éminent lieu de convivialité et de fructueux débats solidement étayés par des arguments liquides – c’est ce que veut autoriser cette commission de merde : fabriquer du vin de couleur rosé par coupage de vin blanc et de vin rouge. L'autorisation de " fabriquer ", à partir de vins blancs excédentaires, des vins ressemblant à des rosés, mais à moindre coût et à n'importe quelle période de l'année ressemble fort à une manœuvre opportuniste permettant d'attaquer le marché du rosé qui est en progression. Rappelons que le vin rosé s'obtient notamment par un pressurage habile et rapide. La pellicule du grain de raisin est ce qui donne la couleur au vin, moins elle est laissée en contact avec le jus de raisin, plus le rosé sera clair en fin de vinification (de quelques minutes à quelques heures) . A chacun ensuite, de laisser parler son savoir faire et ses terroirs, pour en faire un vin Rosé de qualité. Voilà ce qu’on sait faire chez nous. Quand à Barroso, ce qu’il veut autoriser, c’est la coloration de mauvais blancs invendables par un peu de rouge.

- Il s'agit ni plus ni moins d'une forme de contrefaçon, une véritable tromperie du consommateur qui serait en outre légalisée par un règlement européen !

- T’as tout compris Loule. Mais il faut savoir que c’est ce que font les pisseurs de sarments d’Australie, d’Afrique du sud, du Chili et autres nouveaux venus sur le marché pinardier. En France même, cette méthode a les faveurs de tous les fabricants de saloperies que sont les plus gros négociants. Et qui c'est qui a demandé à la Commission européenne d'autoriser cette merde? Ben, c'est ce faux-cul de Barnier, sous la pression des gougnaffiers du négoce!

- Alors qu’est-ce qu’il faut faire ? Parce que si c’est ce qu’on va trouver maintenant sur les linéaires, on n’est pas plus con que ces chiapacans de négociants. On peut faire comme eux : tu prends dans ton frigo une boutanche de blanc et tu le colores avec un peu de rouge ! Le résultat sera le même…pour beaucoup moins cher ! C’est l’arroseur arrosé !

- T’as raison Loule ! Mais il vaut mieux faire comme toi: servir du vrai Rosé ! Et signer la pétition que tu trouves sur coupernestpasrose.com

- A la vôtre : je remets la mienne. Et que du bon !

Signez la PETITION

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NOUVEAU!


image de Une par MB.jpg

D'une actualité explosive, viens de sortir:

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de Jean-Victor Joubert

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