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30/07/2010

M'ame Michu et M'ame Chazotte : chez l'Ex, particulé de frais.

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- Dites, M'ame Chazotte, je viens de recevoir une carte postale de ma belle-sœur, c'est un beau château. Même qu'ils ont visité ce château avec le châtelain. Parait que c'est lui en personne qui guide la visite de son manoir familial. Et il en connaît des choses de l'Histoire. Ces nobles tout de même...Et vous savez qui c'est ce châtelain si aimable et si savant sur les choses de l'Histoire ?

- Ben, si ses ancêtres ont pas laissé leur tête dans le panier de sciure de Louise la Veuve, faut bien qu'il marne un peu ce particulé de frais. Et qui c'est ?

- C'est not'ancien président, Monsieur Valéry Giscard d'Estaing !

- Ah ! Ah ! Ah ! Çui là, il est aussi noble que moi je suis none ! Il a les boyaux de la tête qui enflent autant que ses chevilles, le tonsuré ! Après avoir voulu faire croire que la Di Spencer avait eu des bontés pour lui, voilà qu'il croit ce qu'il a inventé : une famille à rallonge !

- Ben quoi ? Ma belle-sœur écrit qu'il leur a même montré et expliqué l'arbre généalogique de la famille d'Estaing. Même qu'il est - qu'elle m'écrit Marthe ma belle-sœur - très fier de l'ancêtre Charles-Henry d'Estaing, l'amiral, qui trône sur la galerie de portraits. Un bien bel homme d'après Marthe.

- Ben dis donc ! Il a la santé l'Ex ! C'est son père Edmond,  bourgeois auvergnat matois, haut fonctionnaire et commerçant ayant fait fortune dans la quincaillerie qui porte ce nom depuis le décret pris en Conseil d'État du 17 juin 1922, qui l'a autorisé, ainsi que son frère René Giscard et leurs descendants à ajouter le nom de d'Estaing à leur patronyme. Le Giscard, il est aussi noble que vous et moi !

- Mais enfin, le château ? Elle l'a pas inventé ma belle-sœur ? Et c'est bien Monsieur l'ex-président qui en guide la visite !

- Le château d'Estaing, dans l'Aveyron existe bien. Et il appartient effectivement à l'Ex ! Seulement c'est pas du tout un « bien de famille » ! Le Giscard, il l'a acheté 750.000 euros à travers une SCI familiale en 2005 ! A partir de là, la mystification est complète...

- Ben ça alors ! Ben ça alors !

- Eh ! M'ame Michu, faut pas tout croire ! Faut pas tout croire !

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Sources : Canard enchaîné, Wikipedia

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Appel du 14 juillet pour

UNE JUSTICE INDEPENDANTE

25/07/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique: requin...

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Gunilla

Ma jolie suédoise s'appelait Gunilla

Ses cheveux étaient d'or et ses grands yeux lilas

Nous vivions en sauvages sur une plage indienne

J'étais son Robinson, elle, ma Bohémienne

Sa bouche était de miel, sa peau était dorée

Elle croquait la vie et moi je l'adorais.

Elle est allé nager, nue, dans les déferlantes,

Jeune, belle à croquer, forte et appétissante.

Elle s'est éloignée d'un crawl souple et puissant

Dans les reflets d'argent de l'astre éblouissant.

Un trait noir fendant l'eau s'en arrive du large.

Gunilla ne voit pas le monstre qui la charge.

Un cri dans une gerbe d'écume et de rubis...

Les requins sont cruels dans la mer d'Arabie.

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- Voilà, Victor, une bien funeste aventure...

Qui pourtant porte en elle une philosophie :

On est tous prédateur, on est tous nourriture,

Telle est la dure loi qui régule la vie.

- Non, mais, écoutez-le ce Socrate à la manque !

J'y parle d'une meuf bouffée par les requins,

Et lui, il me dégoise une philo de branque...

Que c'est presque normal et tout le saint-frusquin...

Depuis ce jour, petit, j'ai la haine des squales,

Je ne peux les aimer que bien cuits, dans la poêle.

Ce mangeur de bonheur, les pêcheurs l'ont chopé,

Grand capoun de boun dieù, ce fut une épopée !

Mes amis malabars à gueules de pirates

L'ont pris dans leurs filets sur la côte marathe,

Le bestiau dépassait trois mètres de longueur,

Ses mâchoires claquaient de toute sa fureur,

Des grands coups de bâtons, de couteaux et de masses

Ont enfin eu raison  du monstre coriace.

On lui creva les yeux pour mieux l'humilier

Puis, dans son estomac, on trouva un collier :

Un pendentif d'argent serti d'une turquoise,

Celui offert par moi - oui ! - à ma Suédoise...

Les cinq pêcheurs et moi, nous étions sous le choc,

L'alcool, le sang, le bang nous rendaient tous amok.

Les clameurs du combat réveillant le village,

Femmes, vieillards, enfants s'en vinrent sur la plage.

Un grand feu lumineux se mit à crépiter

Pour griller le requin en darnes débité.

C'est une viande ferme, moins rouge que le thon

Qu'on pose sur la braise, à même les brandons,

Quand la chair est saisi, qu'elle grésille et fume,

D'un bâton on la tourne et puis on la parfume

D'une pincée de sel, de carry mêlé d'ail

Tandis que l'on prépare, à côté, le rougail.

De l'océan indien, c'est un produit typique,

C'est frais, c'est parfumé, mais ça brûle et ça pique !

Tu haches deux oignons et tu les fais blondir,

Rajoutes trois tomates, coupées, ça va sans dire,

Deux, trois piments z'oiseau, attention, c'est sévère ,

De l'ail, du sel, du sucre, du jus de citrons verts,

Puis deux cuillers à soupe de bon carry hindou,

Dix minutes, à la poêle, tu fais cuire à feu doux.

On mange chaud ou froid cet accompagnement,

Mais il ne faut vraiment pas craindre le piment !

Sous les rais de Chandra, assis sur la terrasse,

Ensemble nous avons dévoré le vorace.

Comme assiette une simple feuille de bananier,

Comme couverts, nos doigts, comme les boucaniers

En mangeant son mangeur, j'aimais ma Gunilla

Tandis que sous la lune résonnaient les tablas.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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22/07/2010

Sarko ! Des sous...Mais pour les gens aisés bien sûr !

Mon pote Bernard m'envoie ce texte, probablement issu du Canard le plus perspicace de France. J'ai déjà eu l'occasion de faire un billet la dessus, au moment où cette sarkonnerie n'était encore qu'à l'état de projet. Ben, maintenant, c'est du bon, du vrai pognon refilé à la pelle aux expatriés qui...sont généralement des gens sans beaucoup de problèmes financiers et qui votent pour le Généreux de Neuilly:

« Lorsqu'on sait que le petit Louis (dernier de Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï, l'article s'éclaire d'un jour nouveau !


C'est intéressant.


Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale: il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger.


Un cadeau sympa, non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée.

Ces écoles, très cotées, étaient jusqu'à présent payantes.


Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat.


En tout 160.000 élèves y sont scolarisés, dont 80.000 français.


Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 € l'année à Tokyo, 6 500 € à Londres, 15 000 € à New York et 17 000 €, le record, à San Francisco.


Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.


A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 € par an - pas vraiment le SMIC - pour décrocher 4 500 € d'aide.


Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse.


Mais pour Sarko, ce n'était pas assez.


Depuis l'an dernier et à la demande expresse de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... Quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse !


A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. " J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes, mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.


Encore merci !


Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million.


Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boîtes, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ?


Un coût qui fait boum au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard".


D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713 millions d'€ par an ! Intenable !


La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité.


Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé là-dedans ?


Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question: après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer !


Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux: une gratuité partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n'en veut pas.


"Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !


Eh oui, les caisses de l'Etat ne sont pas vides pour tout le monde... »

Gaspiller des palanquées de pognon pour, comme d'hab, engraisser les nantis alors que cet argent serait bien mieux utilisé en soutenant un peu mieux ces formidables outils de rayonnement de la langue et de la culture françaises que sont les Alliances Françaises... C'est comme ça en Sarkozie !

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19/07/2010

Pièges de vacances: LES FAUX PRODUITS DE TERROIR


dupont et dupond.jpgVous êtes en vacances. Ah! Qu'ils sont attirants ces beaux produits offerts à profusion sur tous les marchés de France ! Mouais... Meffi !

Les champignons de Paris. De Paris, ils n'ont que le nom. Pire: 88% d'entre eux viennent de l'étranger, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des États-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs. En France, s'ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu'à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la  production nationale.(mais 12 % seulement du global consommé)

La charcuterie corse. Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français. Et pourtant la charcuterie corse ne dispose d'aucune « Appellation d'origine contrôlée ». Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d'ailleurs à plus de 90 %. Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions « produit de l'ile de Beauté » sur les étiquettes, le saucisson d'âne est importé d'Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.

Le jambon d'Aoste. Voilà une des plus belles et des plus juteuses escroquerie « marketing » ! C'est l'un des jambons les plus consommés de France, mais ce dernier n'a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d'Aoste. Ce produit est en fait fabriqué en France , dans une commune du même nom mais située en... Isère.   Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée « Jambon d'Aoste » a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie. Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l'utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l'ambiguïté cesse. La marque a depuis été renommée « Jambon Aoste » et plus « Jambon d'Aoste ».

L'A.O.C de Bretagne. Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d'une  « Appellation d'origine contrôlée » qui n'oblige les fabricants qu'à une seule chose: posséder au moins un lieu d'emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur  trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82 % des matières premières proviennent du monde entier. Ainsi, les carcasses de porcs, souvent  issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d'Argentine et du Vietnam, et les boyaux d'andouille importés pour la plupart de Corée. L'andouille dite de Vire, et autres charcuteries « De Bretagne »,  rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% proviennent de la communauté Européenne et d'Asie.

La moutarde de Dijon. Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l'eau, du sel et des graines du... Canada! Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l'Union européenne. Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

Le couteau Laguiole. L'abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche... Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d'authenticité. Erreur ! Malgré leur charme et leur beauté, elles n'attestent ni de l'origine du couteau ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n'a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d'un siècle l'objet de contrefaçons en France et à l'étranger, 80% proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat : moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais !

Le savon de Marseille. Avec le pastis et la lavande, c'est l'autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampillés « savon de Marseille » ne sont pas fabriqués dans le Sud-est. Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-âge l'appellation n'est pas protégée. Résultat : les plus gros fabricants sont aujourd'hui les Chinois et les Turcs ! Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l'huile de palme, proviennent de l'étranger, les savons passant à Marseille uniquement pour être parfumés et emballés.

Le melon charentais. C'est l'emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture. Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d'AOC. Résultat : 80 % des melons charentais que l'on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d'Espagne, du Maroc des Caraïbes, de Chine et du Sénégal...

Le camembert. Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés. Une explication à ce phénomène : tombé dans le domaine public, le nom « camembert » peut-être utilisé par n'importe quel producteur de n'importe quel pays. Et malgré une AOC « Camembert de Normandie », qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de « Camembert fabriqué en Normandie ». Les différences : du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n'est soumise à aucune règle. Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse. Matières premières importées de l'étranger, (30 %du lait vient de Chine, 50 % de toute l'Europe). Étiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers. Dans les rayons des hyper et super, il faut vraiment les chercher : les vrais Camenbert ont l'estamplilles « Appelation d'Origine Contrôlée » et sont spécifiés « au lait cru ».

L'huile d'olive. Rare et chère, l'huile d'olive française est certainement le produit qui compte le plus d'étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient « conformes » à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu'à 50% d'huile de tournesol ou présentant une fausse indication d'origine ou de variété d'olive. Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d'origine protégée et une AOC « Huile de Provence », de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme « huile de Provence-Côte d'azur ». Sans parler de l'une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l'huile d'olive par l'huile de grignons d'olive, un résidu de la pâte d'olives difficile à détecter pour le simple amateur. Bonne journée quand même. De plus, la circulation des fruits étant totalement libre en Europe, des camions entiers d'olives espagnoles ou italiennes arrivent - de préférence de nuit ! - dans les moulins à huile provençaux et languedociens...pour faire de la bonne huile « de chez nous » !

(source : Ministère de l'agriculture)

11/07/2010

Ouiquinde épicurien: les escargots et l'aligot

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Vanessa

 

La brune Vanessa chemine sur l'Aubrac.

Pressée par la nature, elle pose son sac

Et, discrète, s'épanche derrière une murette.

Soudain elle bondit en hurlant, la pauvrette...

Une vipère avait planté ses crocs pointus

Dans la partie charnue de son individu !

Foin de toute pudeur ! La malheureuse appelle,

Et je me précipite au secours de la belle.

Agenouillé près de ses trésors féminins,

Je mord, suce, aspire et crache le venin.

Pour sauver Vanessa, sans ménager ma peine,

Je presse à pleines mains la jolie lune pleine.

Pour me remercier de ce vaillant combat,

La belle offre à ma bouche son sourire d'en bas...

- Afin de rassurer ta charmante marcheuse

Qui, d'après tes écrits ne semblaient pas bêcheuse,

Tu aurais pu l'amener dans un buron d'Aubrac,

C'est ainsi qu'on appelle les sortes de barraques

En pierres de granit qui servent aux bouviers

De solides refuges ainsi que d'ateliers

Où ils mettent au point les somptueux fromages

Dont la réputation à traversé les âges :

Tommes de lait de vaches d'Aveyron et Lozère

De Laguiole, d'Aubrac et de la Fau de Peyre.

Elle aurait pu manger, avec toi, l'aligot,

Compagnon idéal d'un bon plat d'escargots.

Tu ramasses, en marchant, quelques gastéropodes

Si nombreux sur l'Aubrac après une pluie chaude.

Comptes-en deux douzaines pour chacun des mangeurs.

Surtout si tes convives ont l'appétit majeur.

au vinaigre et au sel tu les fait dégorger,

Pendant deux heures au moins puis rince les rejets

Et met-les à bouillir dedans un court-bouillon

Avec laurier, fenouil, sel, poivre, thym, oignons.

Deux heures après tu vas, à l'aide d'une aiguille,

Sortir tes escargots, chacun, de leur coquille,

Puis tu vas supprimer carrément les entrailles

C'est, au bout de la chair, une noire tripaille.

Pendant cette cuisson, tu prépares ta sauce :

Des oignons rissolés avec du lard des Causses,

De la chair à saucisses, quelques anchois pilées,

Epinard, vert de blettes, oseille acidulée.

Jette les escargots dedans ta cassolette,

Poivre, sel, noix muscade et piment d'Espelette,

Mouille si nécessaire d'un peu de court-bouillon

Mijoter vingt minutes mais sans ébullition.

Tu sers ta gargoulade avec de l'aligot,

En buvant du vin rouge de derrière les fagots.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l'amour !

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10/07/2010

Ouiquinde érotique: saveurs d'Asie

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Pipothé

 

J'ai connu, quelque part près de la baie d'Ha Long

Une fleur des rizières qui s'appelait Huong.

Visage de poupée sur un corps de princesse

Elle savait jouer de la bouche et des fesses.

 

J'ai vécu auprès d'elle, heureux et envoûté

Par sa spécialité: la fellation au thé.

Huong me préparait, avec mille manière,

Du thé vert au gingembre, une pleine théière.

 

Tandis que je buvais la boisson parfumée,

Ses petits doigts agiles sur ma queue allumée

Préparaient mon phallus avec mille caresses,

Mettaient mon corps en feu et mon cœur en liesse.

 

Huong prenait alors une gorgée de thé

Qu'elle tournait en bouche pour en faire chuter

Doucement la chaleur au degré idéal

Pour les tendres muqueuses de mon engin de mâle.

 

Huong mettait mon gland dans sa petite bouche.

Quel bonheur délicieux ! Je geignais sur ma couche.

Une chaleur torride, proche de la brûlure,

Envahissait ma queue d'un volcan de luxure.

 

Le liquide brûlant tourne autour de mon gland

La languette de Huong lui donne mouvement,

Elle aspire, elle pompe, elle masse, elle suce,

Tandis qu'un de ses doigts vient me forcer l'anus,

 

Par des spasmes de joie, ma queue jouit longtemps,

Dans la bouche de Huong, douce fleur de printemps.

Elle m'embrasse alors, partageant les saveurs,

Du foutre et du thé chaud, du plaisir, du bonheur.

 

02/05/2010

Ouiquinde érotico-gastronomique: Adrienne

 

 

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Adrienne.

 

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,

Pervenche le matin, lilas au crépuscule,

Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.

J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

 

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau

Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.

Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,

Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

 

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,

Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles

Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

 

Je me serais damné tant j’en avais envie

Peu m’importait alors de courir à ma perte

Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

 

 

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- Eh alors ! Tu l’a eu, Victor, ton Adrienne ?

- Exact ! Je l’ai séduite à la cuisine indienne !

La pièce était tendue de tissus de Madras,

Sur le tapis, des poufs et une table basse,

Un encens très musqué, en volutes diaphanes

Créait une atmosphère de chaude nuit persane,

Ravi Shankar jouait un doux raga du soir.

Tout me semblait propice à combler mes espoirs.

J’ai servi dans les verres une douceur exquise :

Par tiers : menthe poivrée, gin, Beaumes-de-Venise.

A la deuxième coupe, ma compagne avait chaud,

J’ai, pour la rafraîchir, servi le Gaspacho.

Trois tomates, oignon, ail, basilic, persil,

Un demi poivron rouge cuit avant sur le gril

Côtes de céleri débitées en lichettes

Sel, poivre du moulin et piment d’Espelette.

Mixez ces ingrédients avec quelques glaçons

Puis passez au chinois et servez sans cuisson.

Adrienne, à l’issue de cette mise en bouche,

S’alanguit quelque peu, tout en restant farouche.

Alors, pour transformer mon oie blanche en houri,

J’ai servi une bombe : le poulet au curry.

Un beau poulet fermier coupé en six portions

Auquel on fait subir quelques préparations.

Mêlez dans une jatte deux yaourts goût nature

Trois cuillerées à soupe de poudre de curry,

Ou de carry “ Vinday ” ; lissez bien la mixture,

Huile, ail, sel marin et sel de céleri.

Enduisez le poulet avec cet appareil,

Et laissez au frigo, deux, trois heures, en sommeil.

Dans un profond poêlon ou, mieux, un “ wok ” chinois,

Blondissez dans de l’huile ou de la graisse d’oie

Quatre oignons émincés et quatre gousses d’ail.

Quand c’est prêt, rajoutez vos morceaux de volaille,

Saisissez à feu vif en tournant constamment.

Lorsque c’est coloré, mouillez abondamment

Avec de l’eau salé dans laquelle a trempé

De la noix de coco en copeaux ou râpée.

Couvrez et laissez cuire doucement, à feu doux

Quarante cinq minutes, sans découvrir surtout.

Pelez et découpez quelques pommes de terre,

Découvrez et posez vos tranches maraîchères

Sur les bouts de poulet, dans le jus qui frémi,

Tout doit être immergé, et non pas à demi.

Laissez cuire à feu doux pour un quart d’heure encor

Puis vous servez très chaud ce plat subtil et fort.

A Delhi, à Bombay ou à Pondichéry

On mange avec les doigts, mais si votre chéri(e)

Répugne à se servir de ses mains dans l’assiette,

Prévoyez tout de même le couteau, la fourchette.

N’oubliez pas surtout de mettre un rince-doigts,

Un seul, car il permet quelques contacts courtois,

Préludant ces élans de plus grande tendresse

Qui guident la passion, entre amant et maîtresse.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

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19/04/2010

Tè ! La semaine commence bien : vive le volcan et le pétrole cher !

 

 

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D’abord ce brave volcan islandais qui nous fout une glorieuse merde dans les transports aériens, montrant ainsi que la Terre a encore de sacrés ressources pour remettre à sa place ce poulet sans poils appelé « humain » et qui plante la zone partout où il grouille. Des transports qui ne servent pas à grand-chose : des tpouristes qui vont saloper des pays de rêve, des « hommes d’affaires » souvent glauques qui se rencontrent pour plumer un peu plus le pingouin, des tonnes de produits à bouffer faisant des milliers de km pour passer du champ de l’esclave dans l’assiette de l’obèse… Quel malheur ! Les gros cons ,ne peuvent pas se réveiller à Istamboul, bouffer à midi à Paris et aller au putes le soir à New-York… Les avions restent cloués au sol ? Extra ! Les riverains des aéroports respirent, le ciel n’est plus égratigné, des milliers de tonnes de pétrole ne sont plus gaspillées.

 

Tiens ! Ça nous amène à la seconde bonne nouvelle : l’augmentation du prix du pétrole. La difficulté croissante à étancher la soif planétaire en pétrole est chaque jour plus évidente. Le Nord pompe à tour de bras depuis près de cent cinquante ans, et le Sud aspire logiquement à le rejoindre. La consommation mondiale, les formidables tensions géopolitiques, tirent le prix du baril vers le haut dans une spirale infernale. Cette situation provoque des raisonnements en noir et blanc. Les optimistes parient que la technologie, l'argent dégagé par un pétrole cher, doperont l'exploration et la découverte de nouveaux gisements. Les autres voient le compte à rebours déjà enclenché, le monde consommant presque autant en vingt ans qu'il ne l'a fait depuis la construction du premier derrick : technologie ou pas, d'ici deux décennies, peut-être même une seule, l'or noir aura quasiment disparu. Et bien avant cela la carte politique du monde risque d'être profondément bouleversée, car les pays assoiffés d'or noir n'assistent pas les bras ballants au désastre annoncé.

 

Et si, pourtant, ce baril hors de prix avait des vertus ? Aujourd'hui, personne ou presque ne se soucie de consommer mieux, c'est-à-dire de consommer moins de ressources et surtout d'énergie. En dépit d'un engouement sans précédent, les énergies «propres», sans hydrocarbures ni déchets à long terme, ne pèseront au mieux que 2 % de la consommation mondiale en 2030. Même l'atome n'y pourra rien. Pourtant, la Chine, l'Inde, l'Europe, n'en finissent pas de planter des moulins à vent ; le Brésil fait tout pour sucrer ses moteurs et ceux du reste du monde ; et les adeptes du diesel à huile découvrent des qualités à la friture.

 

Un pétrole cher, c'est l'assurance que les milliers de projets, d'expériences du moins consommer, ou du consommer autrement, ne seront plus de simples gouttes d'eau réservées à quelques bobos. La plupart des idées qui germent ici et là n'attendent plus qu'un petit coup de pouce et beaucoup de pédagogie : est-il normal que l'Autriche affiche trois fois plus de chauffe-eau solaires que la France ? Est-il raisonnable d'utiliser des hordes de camions quand le rail a prouvé depuis longtemps son efficacité ? Est-il judicieux que les ingrédients d'un simple pot de yaourt parcourent plusieurs milliers de kilomètres avant d'atterrir sur nos tables ? Est-il légitime de dégrader les côtes chiliennes en quelques années pour assouvir l'appétit de saumon des Européens?

 

Le choc pétrolier dont nous vivons les prémices exige des politiques ambitieuses, pour forcer les uns, et accompagner les autres. Mais on ne les voit se dessiner ni en France ni en Europe ni ailleurs. La cure de désintoxication au pétrole aujourd'hui, la panne sèche demain, seront d'autant plus violentes que les responsables politiques auront gardé leurs œillères. Pourtant, le développement durable, trop souvent considéré à tort comme un simple thème en vogue, ambitionne d'instaurer un état universel de bien-être en «écologisant», en humanisant l'économie. Chacun, politiques en tête, récite sans se tromper la définition du développement durable : «Un type de développement qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Mais voilà, chacun voit la durabilité à sa porte. Si nous ne faisons rien, demain, le baril sera à prix d'or quand le sevrage sera impossible et le climat en surchauffe. Alors aujourd'hui, ce pétrole déjà cher est l'occasion ou jamais de changer notre monde.

 

Vive le volcan et le pétrole cher, donc!

 

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02/02/2010

Au Bistro de la Toile : « Ayant observé le clair de Lune, décrivez le clair de l’autre ».

 

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- Je n’ai jamais succombé à l’obamania et je m’en félicite. Il ne faut pas oublier que les Zétazuniens ont voté en grande partie contre Bush. Il ne faut oublier qu’Obama fut le candidat choisi – aussi et avant tout - par « l’establishment » financier et bancaire qui avait besoin de l’Etat pour éponger ses conneries. Ce qui fut fait, au prix de centaines de milliards pompés dans la poche des Zétazuniens d’en-bas.

 

- Bon. Où tu veux en venir Victor ? Un Ricain reste un Ricain, c’est-à-dire un cul béni se prosternant devant le dieu dollar et ignorant qu’il y a un monde hors les Zétats-Zunis si ce n’est pour en pomper les richesses.

 

- Je veux en venir que l’Obama, il vient de commettre une grave erreur psychologique : il vient, d’un trait de plume, de tuer une grande part du rêve américain. En renonçant à leur – à nous ! – redonner la Lune ! Il renonce au programme Constellation : établissement d’une base lunaire et voyage vers Mars.

 

- Ça sert à rien tout ça Victor. C’est du pognon jeté en l’air, c’est le cas de le dire.

 

- Mais ça fait rêver, ça redonne la fierté à un peuple déboussolé, ça conforte la prééminence ricaine en matière de technologie spatiale, etc. C’est une série de pertes énormes au niveau de l’image internationale. Tout ça pour économiser quelques dizaines de milliards de dollars, alors qu’il en a gaspillé des centaines pour les requins de Wall-Street… Résultat, ce sont les Chinois, ou même peut-être les Indiens qui donneront la Lune à leurs peuples. Chandra ! C’est le nom de la Lune en Inde.

 

- La Lune, Victor, moi je préfère celle de ma femme !

 

- Les Chinetoques non. Le 21è siècle sera donc asiatique, et les deux premières puissances économiques mondiales seront la Chine et l'Inde. Après avoir dilapidé leurs ressources dans les guerres, détestés du monde entier, les Etats-Unis seront sur la voie du déclin, sauf si ils décident une guerre nucléaire contre la Chine pour sauvegarder leur position dominante (mais même un prototype de con comme Bush n’aurait jamais osé !). Quant à l'Europe, elle est durablement affaiblie par un élargissement sans fin (bientôt la Turquie, puis l’Ukraine, pourquoi pas les pays du Maghreb, etc.), par les délocalisations, par l'impuissance économique volontaire des états, par une inexistence militaire, politique et diplomatique.

 

- Alors la Lune aura bientôt les yeux bridés ?

 

- Probablement. A la tienne !

 

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31/01/2010

Ouiquinde gastronomique: Le bœuf à l'Hermitage des mariniers de Condrieu




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Au sortir de Lyon, le fleuve - lourd des masses

De séracs écroulés, et des torrents de glace,

Et des prairies de neige, et des mers domestiques

Qu'a enfanté pour lui la vigueur helvétique ­

Se joint à l'opulence des grandes eaux de Saône

Pour mériter enfin son nom de Dieu: le Rhône.

Il plonge vers le Sud voluptueusement

Pour créer sa vallée de soleil et de vent.

Il féconde en roulant, et la terre, et la pierre

Pour engendrer la Vigne et ses grains de lumière.

Dans le Septentrion, les vignes du vertige,

Sur les coteaux du Sud, celles du Félibrige.

Vignerons sur les roches, mariniers sur les eaux,

Qui avec ses tonneaux, qui avec ses bateaux,

Les hommes du grand fleuve étaient tous des gagneurs

Car à fleuve divin, il sied d'être un seigneur.

En ces temps là, petit, le Rhône était un dieu

Et sa Jérusalem était à Condrieu.

Ce bourg de pierres blondes, entre l'eau et les vignes,

Engendra les meilleurs, les plus forts, les plus dignes

De ces seigneurs du fleuve. Ah ! il fallait les voir

Les longs trains de bateaux, lorsque tombait le soir

S'arrimer à la rive. Vingt-cinq hommes par rigue

Et autant de chevaux débarquaient dans le bourg

Pour boire, manger, chanter et chasser la fatigue,

Pour se battre parfois, et pour faire l'amour.

Partout dans les auberges, les troquets, les bord' eaux

On débitait friture, vin fort et fricandeaux,

Mais ce que préféraient, avant l'appareillage

Les mariniers, c'était le bœuf à l'Hermitage.

Ce petit port du Rhône, en face de Tournon,

Escarpe sa syrah aux flancs d'un mamelon

Et produit l'un des meilleurs vins rouges qui soit,

Puissant comme un volcan, souple comme la soie.

C'est dans sa robe pourpre que les bons cuisiniers

Mettent à mariner le bœuf des mariniers.

Deux kilos et demi de paleron d'Aubrac

Coupés en gros morceaux et disposés en vrac

Dans un profond faitout avec thym et laurier,

Sel, poivre du moulin et un bel ail entier,

Un verre d'huile d'olive, du marc de Condrieu

Ainsi qu'une bouteille d'Hermitage un peu vieux.

Le lendemain matin, tu fais la retirade

Du bœuf bien imprégné avec ta marinade.

Dispose les morceaux dans un poêlon onché,

Avec plusieurs oignons grossièrement hachés.

Alterne bien les strates de viande et de légumes,

Pour finir, une couche d'oignons de beau volume.

Verse sur l'appareil ton jus de marinade,

Fait cuire à feu très doux, couvert, à l'estouffade.

Un quart d'heure plus tard, du vinaigre, un bon verre,

Ainsi que de gros sel une bonne cuillère.

Tu laisses encore un heure mijoter au frisson.

Pendant ce temps, prépare donc la liaison.

Tu haches finement deux anchois dessalés

Avec deux gousses d'ail, du persil ciselé,

Deux cornichons hachés, saupoudre de farine,

Mouille avec la bonne huile d'olive comtadine.

Puis verse doucement ce bol de liaison

Pour bien l'incorporer à la préparation.

Tu laisses mijoter encore cinq minutes

C'est prêt, tu sers très chaud, et la fête débute.

En accompagnement, quelques pommes vapeur,

Ou bien des pâtes fraîches, et vive le bonheur!

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Vallée du Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 2,5 kilos de paleron de bœuf d'Aubrac (si possible), - 2 verres d'huile d'olive de la vallée des Baux, - 1 verre de marc, - 1 bouteille d'Hermi­tage, - 1 verre de vinaigre, - 4 gros oignons, - 2 gousses d'ail, - 2 anchois en filets, - 2 cornichons, - sel, poivre, thym, laurier, farine, - 2 kilos de pommes de terre vapeur ou 1 kilo de pâtes fraîches.

 

Les vins conseillés:

Essentiellement des vins rouges des Côtes-du-Rhône septentrionales: - Condrieu, - Hermitage, - Crozes-Hermitage, - Côte-Rôtie, - Saint-Jo­seph, - Cornas.

 

In : Le bonheur est dans l’assiette et dans les ver(re)s – Jean-Victor Joubert

 

 

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26/01/2010

A vendre ? ou à racheter...

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« Regardez s’ils sont beaux mes enfants d’Haïti !

Vaccinés, tatoués, ils sont sains et gentils,

Même pas le sida, même pas la vérole

Elevés sous la mère, de la bonne bestiole !

Je vous les vends au poids ou bien à l’unité

C’est vous qui choisissez, je ne suis pas buté.

Les bébés sont plus chers, les ados sont en solde,

S’ils n’ont pas de dossiers, je vous les passe en fraude

Car de toute façon, c’est exact, je l’avoue

Ici c’est le foutoir, ils seront mieux chez vous »

Dans les boites à bruits, les étranges lucarnes

La mort ne fait plus vendre : c’est laid, ça pue la carne,

Faut se renouveler, susciter l’émotion,

Ce qui se vend, Kiki, c’est les trucs d’adoption !

Regardez-les gueuler tous ces achadoptants !

Ils les veulent ces gosses ! Ils ont payé comptant !

Ils ont les couilles en deuil et les ovaires sèches

Mais en veulent pourtant de la bonne chair fraiche.

Sûr qu’ils vont les aimer ces jolies têtes brunes

Sûr qu’ils vont les sortir de leur triste infortune

Mais en les arrachant au trou du cataclysme

Est-ce pour ces enfants ? Ou bien par égoïsme ?

 

 

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Et pourtant… Et pourtant, le sort de ces enfants,

Bien que déracinés, est plutôt triomphant

Lorsque l’on le compare à l’horreur intrinsèque

De ces enfants esclaves appelés « restaveks ».

Pauvres parmi les pauvres, vendus par leurs parents

A des un peu moins pauvres ou bien au plus offrant

Dès l’âge de quatre ans. Ils sont bêtes de somme,

Domestiques gratuits, objets de baisodrome,

Esclaves sexuels, tristes souffre-douleurs

D’une société insensible à leurs pleurs.

Mal nourris, maltraités, mal logés, mal aimés

Les « restavek » sont là pour se taire et trimer,

Toujours premiers levés, toujours derniers couchés…

Toujours frotter, laver, astiquer, éplucher…

Leurs mains en sont usées, élimées et meurtries…

Leurs épaules voûtées, leur pauvre peau flétrie…

Et dans leurs yeux baissés se cache la souffrance

Qui accable toujours les êtres sans défense.

S’ils peuvent échapper à leur « famille d’accueil »

Leur liberté gagnée reste en trompe-l’œil :

Ils seront « kokorats » (parasites en créole) ;

Mendiants, gosses de rue, les gangs sont leur école.

Alors la compassion, la générosité

Envers ce peuple ami que la calamité

Vient une fois de plus de jeter dans le deuil

Les quelques sous sortis de notre portefeuilles

Seront enfin utiles aux enfants d’Haïti

Lorsque ces « traditions » seront anéanties.

 

25/01/2010

Microlax 1er préfère la Ferrari et le Pernault, y a moins de risque qu'en Haïti.

 

 

 

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Putaing! Ce soir, on va voir ce qu'on va voir! Avec deux pointures comme les deux comiques troupiers qui vont le pousser dans ses retranchements, et les rafales d'interrogations torrides du "panel" de vrais Français" (bien choisis!) qui vont le tourner et le retourner dans ses contradictions et ses promesses bidon, ÇA VA SAIGNER! Surtout sur la chaine de son pote Bouygues!

 

chimulus sarko ferrari pernault.jpg

 

Merci à Chimulus

 

19/01/2010

L'antifadas: le blog où l'on ne parle pas d'Haïti! (enfin, presque pas...)

 

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Ras les aliboffis de cette dégoulinante qui submerge les étranges lucarnes et les machines à bruit. Vous savez tout (nous savons...) confortablement assis dans nos fauteuils de voyeurs. Alors un peu d'humour ne peut pas faire de mal...

Merci à Chimulus
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Eh ! Tu la connais celle-là ?

 

C’est un uhèmepet qui va voir un ami à lui, ministre de son état. Il lui dit :


-         Je suis emmerdé. C’est à cause de mon fils. Il a planté ses études, il est bon à rien, il ne pense qu’à faire la bringue avec ses copains. Bref, il me désespère. Tu n’aurais pas un petit boulot pour lui dans ton ministère ?

-         Pas de problème. Chef de cabinet adjoint, à 6900 euros par mois, ça irait ?

-         Non. C’est trop. Il faut qu’il comprenne la valeur de l’argent…

-         Bon. Chef de mission adjoint. A 5600 euros par mois.

-         Non. Il faut qu’il assimile la notion de travail. C’est trop.

-         Eh bien ! Chargé de mission alors. A 2500 euros par mois.

-         Non. Je te remercie de ces propositions, mais il lui faudrait un petit travail de fonctionnaire de base dans ton ministère. Avec le salaire usuel de la fonction, dans les 1200 euros par mois.

-         Alors là, mon cher ami, tu me demandes trop. Je ne peux rien faire pour toi. Pour ce genre de poste, il faut réussir à un concours.


 

01/01/2010

Mon vœu le plus cher : l’arrivée de LA JUPE venant du Soleil Levant !

 

Si je puis formuler un vœu pour l’année nouvelle, c’est de voir battre enfin en brèche la dictature du pantalon  et le retour de la jupe !

 

Les femmes – LA FEMME – sont devenues des hommes comme les autres, nous présentant de la fesse uniformisée, sanglée dans ces affreux bleu-de-chauffe que les Nîmois inventèrent naguère et vendirent aux massacreurs d’Indiens étazuniens.

 

coeur cul.JPGJe ne nierais pas l’intérêt que présente un beau joufflu ondulant dans un de ces « jeans » présentoirs…

 

Je ne cracherais pas sur la valeur hautement suggestive d’un falzar taille basse laissant dépasser la dentelle élastique d’un string affriolant…

 

Mais la jupe ! LA JUPE !

 

Où danse le valseur.

 

D’où s’échappent des jambes dorées.

 

Où s’enfoncent des cuisses finement gainées de soie ou de nylon.

 

glamour-066.jpgLa jupe légère qui se soulève sous le souffle complice d’un mistral grivois, dévoilant l’espace d’un instant béni des rondeurs fugitives.

 

La jupe qui se relève sur des jambes que la belle croise et décroise, révélant parfois l’éclair blanc d’une petite culotte. Où le sombre mystère de tous les désirs.

 

Et la mini-jupe, ce sommet de l’érotisme lorsqu’elle est associée au seigneur porte-jarretelle !

 

Rêves, rêves, rêves…

 

Et pourtant l’an qui vient pourrait transformer ces rêves en réalité lorsqu’arrivera – c’est mon plus grand souhait ! – cette formidable mode vestimentaire nous arrivant des îles du Japon fripon !

 

 


Regardez! Mettez-vous en plein les mirettes!

 


 

 

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Extraordinaires nos amis Nippons! Car ce ne sont pas des jupes transparentes,

mais des jupes où ces vues affriolantes sont imprimées!!


VIVE LE JAPON FRIPON !

 

 

27/11/2009

Au bistro de la Toile : Les pirates somaliens sont-ils des bienfaiteurs de l’humanité ?

PirateAstérixVigie.JPG

- Qu’est-ce que t’as à rigoler Victor en lisant le journal ? Y a pourtant pas grand chose de marrant…

 

- Eh ! Loule, ça dépend comment tu lis les nouvelles. Moi, ce qui me fait marrer, ce sont les exploits des pirates de Somalie. Tout miston déjà, je me délectais des abordages de Surcouf, de Jean-Bart, du Capitaine Drake. Puteng, les bandes dessinées démentes ! Avec des mecs borgnes, boiteux, toujours barbus et coiffés du bandana qui grimpaient avec des grappins sur les galions, en hurlant à pleines bulles. Le pavillon tête de mort qui flottait en haut du mat. Les nuages de poudre, les cris dans les bulles, les sabres qui s’enfoncent dans la viande des marchands… Le pied ! Alors  ces histoires de Somalie, ça me fait rêver. Henri de Monfreid, la Croisière du haschich… Ouarff ! L’aventura ! Toute ma jeunesse. C’est comme ça…

Voilà pourquoi je me fends la gueule quand je lis ça : « Le cargo grec MV Ariana et son équipage ukrainien ont été libérés jeudi contre une forte rançon plus de six mois après leur capture dans l'océan Indien, a annoncé à l'AFP un pirate somalien basé dans le village côtier d'Harardhere, à 300 km au nord de Mogadiscio. A la suite d'intenses négociations ces quatre derniers jours, l'Ariana est libre après le versement de 3,7 millions de dollars, a déclaré à l'AFP Ahmed Abdullahi Mohamoud. Le bateau appartient à la compagnie maritime All Ocean Shipping, basée à Athènes et propriété d'un conglomérat britannique. »

- Faut tous les rafaler ces connards  de pirates…

 

- Oh ! Loule, tu parles bien comme un mastroquet. Qui veux-tu flinguer ? Et comment ? Regardes, il y a sur place toutes les marines du monde. Nous, bien sûr, mais aussi les Zétazuniens qui font jamais dans la dentelle, les Rosbifs, les Allemands, même les Chinetoques et les Indiens ! C’est l’ONU des bateaux de guerre ce détroit et ce golfe. Ils se marchent dessus et…ils sont incapables de protéger les navires de tous les marchands de merde du monde !

 

- Tu parles, ils iraient bombarder les villages de ces crapules et ce serait vite fait ! Il ne sert à rien de se défendre contre ces pirates.  Il faut les attaquer, bordel ! Leurs bases sont bien identifiées. Elles sont en Somalie, pays de non-droit, sans véritables gouvernants, et voué à tous les trafics. Un bombardement massif et coordonné de quelques pays occidentaux s'impose donc. Avec quelques centaines de morts parmi les pirates et la destruction de leurs bateaux et armements, la leçon devrait porter ses fruits et les occidentaux auraient gagné la tranquillité pour vingt ans au moins.

 

- Eh ! Il y a 3.000 km de côtes rocheuses avec plein de petites criques où peuvent se planquer les pirates. Il y a des milliers de bateaux de pêche. Alors comment on fait ? On napalme tous les villages de pêcheurs ? On coule toutes les coques de noix, tous les boutres ?

 

- Non mais quand un navire est attaqué, faut y aller et flinguer !

 

- Flinguer… T’as que ce mot à la bouche. Mais bougre de nifle, c’est grand comme la Méditerranée ! Il y a beau avoir des bateaux de guerre partout, lorsque le capitaine d’un barlu attaqué appelle, le temps que les secours arrivent, les pirates sont maîtres du bateau et menacent de flinguer – un mot qui te plait ! – les otages ! Alors comment on fait ? Un carnage ? Et puis attend, ils ont changé de vitesse les mecs. Les premiers « pirates » sont apparus dans les années 1990 : il s'agissait alors de pécheurs somaliens ruinés par la pèche industrielle illégale à laquelle se livraient les flottes sud-coréenne et japonaise, profitant de l'absence d'Etat somalien pour pénétrer impunément dans ses eaux territoriales.

 

Ces pécheurs ont commencé par attaquer ces connards de navires étrangers et par exiger le paiement de « taxes » compensant leur manque à gagner… Une autre explication mise en avant est le rejet de déchets toxiques dans les eaux somaliennes, là encore en raison de l'absence de contrôles.

 

pirates tête de mort.jpgDepuis, la piraterie a changé d'échelle, s'appuyant sur de véritables armées, bien équipées, munies de téléphones satellitaires pour leurs communications, et d'embarcations hyper rapides pour fondre par surprise sur leurs proies avant de regagner des « navires mères » ressemblant à de paisibles chalutiers ! Ni vu ni connu. Et pendant ce temps, le bateau piraté est conduit vers les côtes somaliennes sous le regard impuissant des matafs de guerre, la cargaison vendue ou échangée contre rançon. De quelques dizaines, les pirates sont devenus des centaines, et sans doute des milliers. Et les « amendes » de quelques milliers de dollars sont devenues de véritables rançons de plusieurs millions. C’est la première industrie de la région !

 

- Mais puteng Victor, c’est du vol tout ça !

 

- Tout de suite les grands mots. C’est du commerce, c’est une forme originale de commerce. Toi Loule, un patron de bistrot, tu devrais connaître ça, non ? Tè ! Remets une tournée… Et puis je vais te dire : ces pirates sont quelque part des bienfaiteurs de l’humanité et des sauveurs de la planète !

 

- Oh ! Victor, c’est le rosé de Tavel qui te fait déparler ? T’as la tarnavelle qui fume ou quoi ?

 

- Pas du tout. Réfléchis un peu, Loule, ça te changeras. D’abord voler des voleurs, c’est pas du vol, c’est de la récupération. Ensuite, le Golfe d'Aden, situé entre Somalie et Yémen, est la voie de passage entre l'Océan Indien et la Mer rouge, l'un des axes maritimes clé de la planète. C’est le débouché obligé du canal de Suez, c’est le passage de 20.000 à 30.000 navires par an, et surtout d'un tiers des hydrocarbures consommés sur la planète ! En gênant ce trafic, les pirates font œuvre utile : - ils freinent l’arrivée du pétrole (c’est bon pour la planète !), ainsi que des milliers de tonnes de merdes venant de Chine ou d’Inde qui sont la cause des fermetures d’usines chez nous. De plus les assureurs - qui doivent, en fin de course, casquer pour ces cargaisons volés, ou détériorés lorsqu’il s’agit de consommables – augmentent considérablement leurs primes. La Lloyd fait pas de cadeau, c’est pas le genre de la maison ! Les équipages se font rares et chers. Tout ça a pour effet d’augmenter sensiblement le prix des  marchandises venues par mer. Et à terme de rendre ainsi de nouveau rentables les produits de chez nous, freinant d’autant les délocalisations !

 

- Puteng ! Merde Victor, je voyais pas les choses comme ça. Mais où tu vas trouver tous ces trucs ?

 

- Dans le rosé de Tavel et le rouge des Côtes-du-Rhône !

 

- Tè ! Tu m’as convaincu. Vive les pirates ! Allez zou ! les mecs, approchez vos verres, c’est la tournée du patron !

 

 

12/08/2009

Encore une bonne nouvelle : le transport maritime au bord du naufrage !

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- Tè ! Je vais vous donner encore une bonne nouvelle ! Les grandes compagnies maritimes spécialisées dans le transport de conteneurs par lignes régulières se mettent, les unes après les autres, à afficher des déficits considérables, se chiffrant d'ores et déjà, pour l'ensemble du secteur, en milliards de dollars. Le danois Maersk, numéro Un mondial, le singapourien Neptune Orient Lines(NOL), le sud-coréen Hanjin Shipping,  le groupe de Hong Kong OOCL, mais aussi l'italo-suisse MSC (numéro deux mondial) et le français CMA CGM (numéro trois), tous affichent des déficits dans les derniers six mois proprement abyssaux ! Les armateurs ont, tous, réduit drastiquement la voilure depuis plusieurs mois déjà, restructurant des lignes, désarmant des porte-conteneurs par centaines, envoyant d'autres à la casse, rendant à leurs propriétaires les navires qu'ils louent quand les contrats arrivent à terme, annulant des commandes de bateaux, etc. Mais, dans le même temps, ils ont bien dû prendre livraison des navires qu'ils avaient commandés durant les années fastes et dont la construction venait de s'achever, et au total l'offre de transport est toujours excédentaire.

- Et alors Victor, pourquoi c’est une bonne nouvelle ça ?

- Pour plusieurs raisons. D’abord parce que le transport maritime est aux mains d’armateurs que les scrupules n’étouffent pas. Domiciliés sous des pavillons de complaisance pour la plupart, ils ne respectent ni l’environnement (le transport maritime est responsable non seulement de la pollution des océans en déversant chaque années quelques 200.000 tonnes d’hydrocarbures par dégazages sauvages, sans compter les très nombreux accidents générant de gigantesques autant que dramatiques marées noires), mais aussi leurs moteurs diesels rejettent dans l’atmosphère des quantités effarantes de gaz à effets de serre dont on ne parler que rarement. Ensuite, si ce transport plonge, on bouffera moins de produits agricoles venant de Chine, du Chili ou d’Afrique du sud. Comme on n’a pas envie de se passer des pêches, des pommes, des tomates, cela relancera les ceintures vivrières autour de nos villes, redonnant vie à nos campagnes. De même, on sera moins inondés de produits manufacturés made in China, India ou Lapet-Oshnok. Ce qui redonnera leurs chances aux industries locales saccagés par une concurrence faussée basée sur l’esclavage. Enfin parce que ces compagnies imposent à leurs équipages des conditions de travail déplorables, des salaires de misère sur des poubelles flottantes.

- Alors vive la crise !


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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

VOUS L'AVEZ OUBLIEE ? ELLE NE VOUS OUBLIERA PAS...


NE TOUSSEZ PAS IDIOT !


image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Disponible 10€ franco de port France sur

http://ayoli.fr




02/06/2009

Gastronomie étoilée: Les KADINBUDU KOFTE (boules de viandes "cuisses de femme")

 

cuisses de rousse.jpg




On sait être coquin du côté du Bosphore
Faire vibrer les sens et jubiler les corps,
Car au pays du grand Nasr Eddin Hodja
- Ce savoureux poète, celui qui érigea
Dans son œuvre subtile un monument d’humour
Où bon sens, paillardise riment avec amour –
On aime conjuguer les plaisirs de la table
Avec ceux du divan, tout aussi agréables.
C’est ainsi que l’on mange, près du pont Galata
Les « cuisses de jolies femmes » : Kadinbudu kofta.

Faites cuire à grande eau un grand verre de riz
Et préparez le reste durant le temps qu’il cuit :
Emincez une oignon de taille convenable,
Hachez une livre de bœuf de bonne étable
Malaxez à la main tout en incorporant
Une cuillère à soupe de baies qui, au Levant
Portent le nom de kuş uzumu, à défaut
Mettez des baies de myrtes ; ça c’est une info
Me venant d’une Etoile qui connaît le pays
Pour y avoir vécu, et aimé, et joui !
Ajoutez une cuillère à café de piments
Rouges, des pignons ; salez normalement
Puis une cuillerée de poudre de cannelle
Du persil, de l’aneth pour le goût sensuel,
Vous ajoutez un œuf puis le riz égoutté
Malaxez bien le tout ; avec un doigt, goûtez,
Remontez en épices si c’est indispensable
Enfin confectionnez sur le bord de la table
Des fuseaux allongés comme cuisses de femmes
Objets de nos désirs autant que de nos flammes.
Puis dans deux œufs battus vous passez les boulettes
Un peu de chapelure et les cuisses sont prêtes.
Faites-les frire à l’huile et servez sans maraude :
Les cuisses les meilleures sont toujours les plus chaudes !
Cessons pour aujourd’hui ces contes culinaires,
Ma tripe est assoiffée, remplis ras bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes :
1/2kg de viande de bœuf hachée, 1 verre à thé (100 ml) de riz, 1 oignon de taille moyenne, 1 cuillère à soupe de pignons, 1 cuillère à soupe de kuş uzumu (C'est très petit, rond et noir. C’est une petite baie comme la myrte. Les Turcs l’utilisent séchée), 1 cuillère à thé de piment rouge, 1 cuillère à thé de cannelle
1 cuillère à café de sel,1 œuf, un peu d’aneth et un peu de persil. Pour couvrir les boules avant de les frire:
2 œufs battus et de la chapelure.

Boissons conseillées :
Bien sûr le thé si on veut se la jouer à l’orientale… mais on n’est pas obligé !
Ce plat parfumé et relevé s’accorde parfaitement avec des vins rosés frais, soyeux et parfumés comme…des cuisses de femmes. N'oubliez pas, messieurs, que le vin n'est jamais autant aphrodisiaque que lorsque ce sont les femmes qui le boivent!


A EVITER ABSOLUMENT : les tristes breuvages dits « rosés Barroso », du nom du détestable  président de la Commission européenne, promoteur – sur la demande du super faux-cul Michel Barnier - des vins « zéros » et non « rosés » confectionnés industriellement par coupage de mauvais vins blancs avec des rouges dégueulasses.

Merci à fotolia


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NOUVEAU!


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"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


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21/05/2009

Puteng ! Tu prends le train et tu risques de prendre un godet de pelleteuse dans la gueule !

 

train Dubout.jpg


- …teng ! T’as vu ces gens qui ont commencé leurs vacances de la Sention en campant sur les quais de gare ! La galère ! Courir après les mistons qui se barrent, essayer d’aller en faire pisser un autre, filer une torgnole au troisième qui vient de piquer le sandwiche des vieux assis par terre à côté, s’engueuler avec Bobonne qui te rend responsable de la galère… Ouarff ! ! Les vacances ! 10.000 qu’ils étaient à ramer ! Sacré SNCF va… Et en plus, ils n’étaient même pas en grève !

- Oh ! Loule. Si t’avais pas un fromage mité dans la tronche, au lieu de cracher sur la SNCF, tu lirais ton journal jusqu'au bout. Tu saurais alors pourquoi cette galère a eu lieu.

- Elle résulte d’un « incident » entre deux trains de marchandises dans un tunnel. Sur l’un, il y avait de grosses pelles mécaniques mal arrimées dont la flèche de l’une est allée percuter le train qu’elle croisait. Sont tellement cons à la SNCF qu’ils ne savent même pas attacher leurs colis ! Ch’uis pas plus cons que toi Victor, je sais lire.

- Mais si tu lisais comme il faut tu saurais que le train responsable de l’accident, c’est un train de fret privé E.C.R. - EuroCargoRail qui est une filiale de la Deutch Bahn, la compagnie ferroviaire allemande privatisée. Cette compagnie n’a rien à foutre des impératifs de sécurité. Son personnel est loin d’avoir la qualité des agents SNCF. Sa logique, c’est faire du pognon. Voilà qui donne une idée de ce que sera le trafic ferroviaire en France si la SNCF est bradée au privé, comme le veulent Sarko et ses sarko-trafiquants ainsi que l’Europe ultra-libérale du sinistre Barroso. Non mais, tu imagines Loule si cet accident, survenu dans un tunnel, avait eu lieu entre ce train de la mort privé et un train de voyageurs ! Tu imagines les wagons de voyageurs ouverts comme à l’ouvre-boîte par le godet de la pelle, dans un bruit infernal ? Avec les têtes des mecs, des femmes, des gosses endormis arrachées et qui volent dans le noir du tunnel. Tu imagines les hurlements de terreurs des blessés et des rescapés coincés dans des mares de sang dans ce tunnel enfumé par l’incendie qui se déclare…

- Puteng ! Victor. Tu me files le tracsir…

- C’est ça la privatisation : sacrifier la sécurité au pognon. L’exemple anglais n’est pas suffisant ? Là-bas, les accidents sont monnaie courante, les tarifs exorbitants, les horaires élastiques. Voilà ce qui risque d’arriver en France puisque dès l’an prochain, le trafic voyageurs sera aussi « libéralisé », c’est-à-dire livré aux gougnafiers ! Parce que cet accident dû aux transporteurs privés n’est pas le premier. Et ne sera pas le dernier… Tiens, il s'agissait du troisième incident dans la nuit impliquant ce train d'ECR. Le conducteur du train SNCF, qui a le poignet cassé, a été hospitalisé. C’est une chance inouïe qu’il n’ait pas été explosé.

- Tè ! Je mets ma tournée. Blanc ou rouge Victor !

- Rouge ! Bien sûr…

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12/05/2009

De la France à fric au Cap Nègre – Oh ! pardon, au Cap Homme de couleur !

noyade d'émigrés.jpg— Ah ! Je lis dans le canard le drame affreux autant qu’habituel de quelques dizaines d’émigrants africains que la tempête fait plonger pour servir de patapon aux requins, entre l’Afrique et les Canaries. C’est tout de même malheureux que ces pauvres mecs soient obliger de risquer leur peau pour venir vider nos poubelles…
Et je lis en parallèle que « l'ouverture d'une enquête sur les biens détenus en France par les présidents de trois pays africains producteurs de pétrole et pivots de l'influence française en Afrique constitue une "première" judiciaire. Jugeant recevable une plainte de l'organisation non gouvernementale Transparency International France, la juge d'instruction Françoise Desset a ordonné une information judiciaire sur les propriétés, comptes bancaires et limousines détenus par Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) et leurs proches. »

Puteng, ils sont pas tous pauvres dans ces pays ! Il y a longtemps qu’on le sait, mais cette fois, le détail en est donné. C’est comme au Monopoly ! Les mecs, ils achètent les plus beaux immeubles des quartiers les plus huppés, les plus chers de Paris ! Et les concessionnaires Ferrari, Mercedes, Rolls-Royce, Aston-Martin ont la langue qui pendent lorsque les roitelets noirpiots se pointent ! Sans oublier les innombrables comptes en banque !

— Oh ! Victor, ces biens en France ont été achetés pas volés. Sur ces biens immobiliers des taxes et impôts divers sont collectées? Va-t-on aussi faire une enquête et une mise en examen des anciens propriétaires pour recel de détournements de biens publics? Pourquoi ces actions ne sont elles pas menées sur les différents territoires concernés? Depuis quand s'intéresse t-on aux financement des biens achetés en France ? Pourquoi pas sur les nouveaux milliardaires venus de l'Est ? Vraiment du gros n'importe quoi! Vivement une action en justice contre l'état français pour avoir pillé le continent africain !

— T’affole pas Loule et sert-nous plutôt une tournée. Il n’empêche que si les biens achetés en France sont régulièrement payés, c’est l’origine du pognon qui est plus que douteux ! C’est le pognon que ces petits potentats locaux récupèrent sur le dos de leurs peuples auprès des compagnies pétrolières, forestières, cacaoières, cotonnières, arachidières qui pillent l’Afrique. C’est le pognon de la corruption. Mais pour qu’il y aie des corrompus, il faut qu’il y aie des corrupteurs. Celles-ci, ce sont les compagnies que je viens de te dire. Mais les corrompus, ce sont les voyous qui mettent en coupes réglées leur pays, qui bafouent tous les droits de l’homme que tu veux, qui pratiquent le népotisme à grande échelle, qui se taillent des dynasties de père en fils en se camouflant derrière des « élections » auprès desquelles les petites corruptions à la chaussette d’Aldouy à Perpignan sont de la gnognotte.

Et ces gens-là restent en place depuis l’indépendance avec la bénédiction et parfois l’aide militaire active de la France. La Françafrique, c’est la France à fric. Une constante depuis le Foccard de de Gaulle, le Papamadit de Mitterand et tutti quanti. Tu sais pourquoi ? Pour protéger les intérêts de Total, de Bolloré et autres requins qui se goinfrent sur le dos des Africains. Cette collusion entre les dictateurs-goinfres africains et les gouvernants français – quels qu’ils soient – passe par un flot généreux de pognon allant de ces potentats africains dans les caisses des parties au pouvoir.

Voilà pourquoi ce procès n’aura vraisemblablement pas lieu. Le Parquet français – donc Dati, donc Sarko – a fait appel. Cet appel étant suspensif des poursuites, ces affaires seront étouffés. Comme d’hab…

— Et les rois nègres pourront continuer à faire tourner le commerce en France !

— Eh ! Mastroquet de mes deux. On dit pas « nègre », mais homme de couleur !

— Oh ! Victor, tu crois que quand Sarko, il va passer quelques jours sur la Côte-d’azur, chez sa belle-doche, il va au Cap Nègre ou au Cap Homme de couleur !


10/05/2009

La cuisine de l'amour: Katy et les « Dolma yalanci »

bateau istamboul.jpg

Katy

J’ai rencontré Katy sur un paquebot turc
Qui reliait Marseille au pays d’Atatürk
Longue, fine, élancée, androgyne et très blonde,
En voyage de noce elle courait le monde.

Un regard prometteur longuement échangé,
Deux verres de raki, près du bar, partagés,
Et nous nous retrouvons, sans parole inutile,
Sur le pont, envoûtés, commençant une idylle.

Je cueille sur ses lèvres un baiser épicé,
Je roule entre mes doigts ses petits seins dressés
Elle m’offre, cambré, le bas de son échine

Et nous faisons l’amour, au rythme des machines
Nous grimpons, enlacés, vers le septième ciel
Croquant à belles dents dans sa lune de miel !

femme au vent.jpg


Les feuilles de vignes farcies

— Le mari de Katy, un pasteur anglican
Pratiquait avec flegme une juste devise :
« Mieux vaut une participation sur un volcan
Que l’exclusivité d’une froide banquise ! »
Nous nous sommes aimés de fougue et d’abondance
De Marseille à Capri, du Pirée à Byzance,
Au hasard des recoins du bateau haletant,
Toujours sur le qui-vive et pressés par le temps,
Sur des bâches pliées, sur des tas de cordages,
Mais surtout dans les chaloupes de sauvetage.
Grand, solide et rougeaud, le regard ironique,
Le pasteur buvait sec du rhum de Martinique.
Il connaissait les hommes, les femmes et le péché
Et savait que Katy, sa belle amourachée
Lui reviendrait bientôt, et sans perdre la boule,
Sitôt que le bateau atteindrait Istamboul…
Le pasteur généreux, grand seigneur, m’invita
Dans un resto flottant, sous le pont Galata,
Il reprit possession, avec verve et humour
De sa volage épouse, de sa poupée d’amour,
Et la gorge serrée, je dus rendre les armes
Quand Katy me quitta, sans verser une larme…
— Eh ! Victor, ici bas, chacun porte sa croix,
Et souvent, le cocu n’est pas celui qu’on croit !
Il t’a bien fait marron, le serviteur de dieu !
Mais qu’avez-vous mangé comme repas d’adieu ?
— Un plat oriental, les « Dolma yalanci »,
On connaît : ce sont les feuilles de vignes farcies.
Tu fais blanchir trente secondes,
Dans de l’eau bouillante et salée,
Des feuilles de vignes que tu émondes
Des nervures et parties talées.
Tu les sèches sur du sopalin
Et tu te bois un coup de vin.
Tu colores un oignon et de l’agneau haché
Dans de l’huile d’olive sans laisser attacher,
Un verre de riz sec, laisse prendre du goût,
Puis recouvre d’un doigt d’eau, citronnée surtout.
Laisse cuire dix minutes, rajoute des raisins
Secs trempés, égouttés, cannelle, pignons de pin,
Sale, poivre, cuis à absorber le liquide,
Vide ton verre plein et plaints ton verre vide.
Dispose cette farce sur tes portions de feuilles
Roule-les en cylindres, c’est fait en un clin d’œil,
Et pour ne pas qu’ils s’ouvrent, avec un cure-dent
Tu rapproches les bords et tu piques dedans.
Dans le fond d’une poêle, mets ces petits rouleaux,
Un peu d’huile d’olives, un demi verre d’eau,
Et fais cuire à feu doux, vingt minutes à couvert.
C’est un plat délicieux, qui rend les hommes verts !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 36 feuilles de vignes (on en trouve toutes prêtes chez les épiciers orientaux), - 3 gros oignons, - 6 hectos de viande d'épaule d'agneau hachée, - 3 verres de riz, - 3 hectos de raisins secs, - 2 hectos de pignons de pin, - sel, - poivre, - cannelle, - huile d'olive, - cure-dents.

Les vins conseillés:
Ce plat aux goûts très délicats demande des vins rouges sub-tils.
En vins de la vallée du Rhône: Côte-Rôtie, Hermitage, Cro-zes-Hermitage, Séguret, Visan, Puyméras, Faucon, Piégon, Richerenches, Tulette, Sainte-Cécile-les-Vignes, Valréas, Bourg-Saint-Andéol, Orsan, Saint-Gervais, Ruoms.
En vins du Languedoc: Minervois de Ginestas, Limouzis, Sallèles, Cabrespine ; Saint-Chinian de Ferrières-Pousarou, Murviel-les-Béziers, Vieusan.
En vins de Provence: Bandol évidemment, Côtes-de-Provence de Bouc-bel-Air, Le Beausset, Cabasse; Coteaux-varois de Pontévès, Rocbaron, Sainte-Anastasie.