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10/04/2014

Journées internationales de la semence du 1er au 4 mai en Ariège

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Au mois de janvier de cette année, la Confédération paysanne a réussi à arracher au Gouvernement une promesse à travers une déclaration claire : « il présentera un amendement afin que les semences de ferme ne soient plus concernées par la loi contre les contrefaçons ». Cette victoire est celle des paysans face à l'agro-industrie, elle est aussi celle des citoyens qui ne souhaitent pas céder leur droit à l'alimentation aux multinationales. Il convient évidemment de rester vigilant – les promesses n’engageant que ceux qui les croient – et de continuer à lutter pour que les droits des paysans d'échanger, ressemer et sélectionner leurs semences soient totalement reconnus.

 

Ce combat est mondial. Il faut le mener aussi en Europe où les puissants lobbys semenciers font la loi. Il faut savoir que des associations bien connues des jardiniers, comme Kokopelli ou Semailles , qui collectent, protègent et distribuent des semences traditionnelles, se retrouvent dans l’illégalité et à ce titre régulièrement poursuivis devant les tribunaux. Leur crime : commercialiser des semences de légumes et de fruits oubliés, qui font le bonheur des jardiniers mais…qui ne paient pas de redevance (de racket plutôt) aux semenciers. Ceci avec la complicité des pouvoirs publics à la solde des lobbys multinationaux qui sont derrière les semenciers. Ainsi les décisions de Bruxelles ont essentiellement pour but de protéger les profits des grosses multinationales semencières (Monsanto, Pionner, DuPont, Sygenta, Limagrain-Vilmorin, KWS, etc.)

 

Les semenciers ont pour cela fait une OPA sur le catalogue officiel qui fait force de loi en la matière, et s'ingénient à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides ! CQFD.

 

Il suffirait pourtant d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrites au catalogue (ce qui coûte très cher !), elles en sont éliminées. A cause de cette réglementation, plus de 80% de la biodiversité en matière de semences a disparu…

 

Si ces problèmes essentiels vous intéressent, sachez que l’association Kokopelli, maintenant installée en Ariège, organise dans ce beau département (cher à mon cœur) les Journées internationales de la semence les 1, 2, 3 et 4 mai 2014 au Mas d’Azil. Ce grand festival de quatre jours est destiné à célébrer l’amitié en lançant une nouvelle coordination européenne des organisations dédiées à la sauvegarde de la diversité semencière, ainsi qu’à fêter la fertilité et l’abondance semencière que nous offre, de manière toujours renouvelée, la Terre mère.

Tous renseignements ici : http://kokopelli-semences.fr/journee_internationales_seme...

 

Primidi 21 germinal 222

 

Illustration X - Droits réservés

 

 

10/06/2013

Bildenberg : Banksters sans frontières !

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Donnez au peuple du pain et des jeux... Autrement dit, fermez-leur la gueule avec du maquedo et du poulet aux antibios, et détournez leur attention avec Rolland-Garros où des milliers de débiles en panamas ou parapluies, rangés sur des étagères chopent le torticolis en regardant deux super débiles se renvoyer jusqu'à plus soif une baballe jaune.



Les lucarnes à décerveler, les machines à bruits , les canards laquais, bref, la presse purée nous abreuvent de ces conneries. Rideau de fumée...



Pendant ce temps, dans la banlieue de Londres,se réunit le nec plus ultra des chefs mafiosi du monde des « affaires » : le cercle dit de Bildenberg, officine créé à la sortie de la guerre à l'initiative d'un prince hollandais nazi, Bernhard des Pays-Bas et d'un richissime héritier pétrolier, David Rockfeller, espion à ses heures. Finalité de départ : la lutte contre le communisme, à present, organiser la domination du monde, avec le concours de l'OTAN au profit des grands prédateurs de la finance et des multinationales des USA.



Chaque année, sous haute protection policière, on ressort de sa naphtaline dorée le « capo di tutti i capi », David Rockfeller pour qu'il donne son onction aux autres capi de ce cartel mafieux. Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en trois cercles successifs. Le « Cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions. Les membres de ce cercle ne connaissent qu'une partie des finalités et des stratégies du Club. Le deuxième cercle, le Steering Committee, est un conseil de direction restreint, fort de trente cinq membres, où se discutent et se préparent les orientations principales. Au-dessus, il y a le premier cercle, le Bilderberg Advisory Committee (Comité consultatif) qui comprend une dizaine de membres, les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l'organisation. Ce sont ceux-là qui décident de l'orientation du monde occidental, qui organisent les crises, voire font déclencher les guerres aux plus grand profit de leur force de frappe : les entreprises financières (banques, fonds de pension, hedges fund, agences de notation, etc.) et les holdings de multinationales.



C'est eux qui ont voulu, planifié, piloté à dessein la crise économique afin de transformer la société en une société post-industrielle néo-féodale, gérée par la super-entité du cartel supra-national des financiers et industriels les plus riches… Le Swiss Federal Institute of Technology de Zürich a réalisé une étude pointue sur système financier mondial. Une analyse des relations entre 43 000 entreprises transnationales a identifié un groupe relativement restreint d’entreprises, principalement des banques, qui ont un pouvoir totalement disproportionné sur l’économie mondiale. Les chercheurs ont étudié toutes les 43 060 entreprises transnationales (ETN), et ce incluant les copropriétés les liant entr’elles. La toile de propriété révéla un noyau dur de 1318 entreprises qui avaient des liens avec deux ou plus autres entreprises. Les 50 top entreprises sur la liste de cette super-entité comprennent (en 2007): Barclays Plc (1), Capital Group Companies Inc (2), FMR Corporation (3), AXA (4), State Street Corporation (5), JP Morgan Chase & Co. (6), UBS AG (9), Merrill Lynch & Co Inc (10), Deutsche Bank (12), Credit Suisse Group (14), Bank of New York Mellon Corp (16), Goldman Sachs Group (18), Morgan Stanley (21), Société Générale (24), Bank of America Corporation (25), Lloyds TSB Group (26), Lehman Brothers Holdings (34), Sun Life Financial (35), ING Groep (41), BNP Paribas (46), et plusieurs autres. Ce qu'on appelle « les marchés », c'est eux ! C'est ce cartel calqué sur les cartels mafieux de la drogue, du trafic d'armes, d'êtres et d'organes humains...



La crise qu'elles ont contribué à créer a rendu ces banques plus grosses et plus puissantes que jamais. Parce que le gouvernement a invoqué le vocable de « trop grosses pour échouer », elles peuvent continuer leurs manœuvres nuisibles avec l'assurance tout-risques des gouvernements : les grosses banques seront sauvées car elles sont trop importantes économiquement. Ces grosses banques ont donc intérêt à continuer de prendre des risques de plus en plus inconsidérés parce qu’elles savent qu’elles seront sauvées à la fin avec les deniers publics...



Ainsi, les marchés financiers spéculent sans vergogne contre la capacité des nations à rembourser le gouffre abyssal de leur dette (réelles ou magouillées) ET intérêts de leur dette. Ceci avec la complicité d’agences de notation financière qui diminuent la valeur du crédit des nations, qui spéculent sur les bons du trésor et qui plongent les pays toujours plus avant dans la crise, forçant la classe politique à imposer des mesures d’austérité et de restructuration afin de restaurer la « confiance des marchés ». Ce processus est appelé la « discipline de marché ». C'est en fait du « terrorisme financier » ou « une guerre de marché », avec le terme de « marché » se référant spécifiquement au cartel global. Quelle que soit la terminologie employée, la discipline de marché est de manière ultime une euphémisme pour guerre de classes.



Ce cartel global, il vient de se réunir ce ouiquinde, sous haute surveillance policière, dans un palace, à Watford, près de Londres. Parmi les « invités » : David Cameron, Christine LagardeJosé-Manuel BarrosoHenry Kissinger ou Eric Schmidt, le patron de Google, mais aussi François FillonValérie Pécresse... Et ils en sont fiers d'être « invités » par cette mafia !



 « Les tyrans ne sont grands que si nous sommes à genoux ». Alors debout, damnés de la terre, aiguisons les faux, préparons les cordes...



Duodi 22 Prairial 221


Photo X - Droits réservés

18/01/2012

Citoyens cochons de payants, exigeons un débat sur la « dette » !

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Cette fameuse dette, dont on nous gonfle à longueur de journée, et que Sarkozy – Lumière de la galaxie – a doublé, que représente-t-elle ? Qui la détient ? Omerta complète sur la question. Alors exigeons la lumière sur ce sujet crucial. Un Collectif national pour un audit de la dette publique, soutenu par des personnalités comme Etienne Balibar, Frédéric Lordon, Susan George ou Ariane Mnouchkine a lancé une pétition pour exiger ce débat.

Objectif du collectif, qui regroupe une vingtaine de syndicats et d'associations: organiser un «débat démocratique au plan local, national et européen» sur la question de la dette des Etats.

 

 

« Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».


Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?


Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie. »
 
Signer l'appel:  http://www.audit-citoyen.org/

 

Nonidi 29 nivose 220

 

Merci à MichaelSki

07/04/2010

Au bistro de la Toiule : pas de yourte, des yaourts ! - « Démontez-moi ça, bande de malotrus ! Vous gâchez par votre présence les belles forêts de l’Ariège. Et que je ne vous y reprenne plus ! Ça fera 300 euros. Encaissez greffier… » Voilà ce qu’a dû d

 

rappelezvousyj1.jpg - « Démontez-moi ça, bande de malotrus ! Vous gâchez par votre présence les belles forêts de l’Ariège. Et que je ne vous y reprenne plus ! Ça fera 300 euros. Encaissez greffier… » Voilà ce qu’a dû dire, ou quelque chose d’approchant, le juge du tribunal correctionnel de Foix traitant d’une affaire dans laquelle les prévenus ont été déclarés coupables d'avoir «établi une construction destinée à leur habitation sans former au préalable de demande de permis de construire»

Ça, c’est une yourte. Les malotrus, ce sont Tom et Léa. Leur « crime », vouloir vivre librement, sans les contraintes de la « civilisation » de la consommation, dans une habitation légère, démontable et transportable, mais leur apportant tout le confort que – eux - estiment nécessaire.

 

- Oui mais Coco, ça rapporte rien à personne ça ! Enfin, se loger sans être fiché, sans être plumé, sans être asservi par les dieux de la Con-Sot-Mation… L’Ariège, je connais. C’est même mon second pays après la Provence. Un pays superbe, peuplé de gens rrrugeux et formidablement accueillants à qui sait faire l’approche nécessaire à toute intégration réussie : discrétion, acceptation des règles et coutumes locales, activité apportant une pièce à l’édifice commun, et…bonne humeur. A ma période verte, j’ai été bûcheron dans ces montagnes du Couserans, du Plantaurel, du Saint-Gironnais… C’était après Mai 68 et l’Ariège a alors accueilli des dizaines, des centaines de « hippis » qui s’installaient dans de vieilles fermes abandonnées. Beaucoup sont repartis, mais quelques uns sont restés, ont fondé famille, se sont fondus dans la population qu’ils ont fécondés en apportant imagination et renouveau. Tom et Léa semblent avoir cette fibre. Tom travaillait sur des chantiers, et le soir il débroussaillait, réparait les restanques, ouvrait les chemins. Gratos. Virés !

 

- La vraie raison de leurs emmerdes c'est que leur installation ne rapporte d'argent à personne, autrement dit que ce couple à provisoirement réussi à court-circuiter les requins de la société de consommation... Un grand crime puisque cela ne rapporte rien à la mafia financière dont le lobby influence et même domine les législateurs et l'arsenal répressif obéissant. Pas de liberté sans péage ! Enfin ! Ceux qui réussiraient à s'affranchir de cette loi bourgeoise feraient un exemple que bien d'autres tenteraient de suivre. Dangereux ça Coco. Dangereux…

 

- Pourtant, une yourte, c’est comme une tente. Il me semble, si je ne m’abuse, qu’un personnage célèbre, le bédouin Khadafi, « ami » de not’bon Maître Microlax 1er, a planté sa tente en plein Paris ! Que faisait la police ? Que faisait le procureur ?

 

cons sots mateurs.jpg- Ben ! Ils expulsaient des squatteurs, ils dégageaient des mecs dormant dans leur voiture, ils débusquaient des familles campant dans de vieilles caravanes… On peut pas tout faire mon bon monsieur ! L’Etat fait la chasse a ceux qui vivent différemment sans pour autant permettre a ceux qui veulent vivre "normalement" de le faire…

 

- Enfin ! Si on laissait faire tous ceux qui estiment qu’un cabanon, une yourte, un tipi, une caravane leur suffit, qu’est-ce qui engraisserait les spéculateurs pourris de l’immobilier ? On est en Sarkoland monsieur ! On est en Sarkoland !

P.S. – Tom et Léa ne sont pas seuls dans leur combat. Ils se sont regroupés, avec de nombreux autres « habitants de logements éphémères et mobiles » dans une association : HALEM. http://halem.infini.fr/

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

 

21/01/2010

Donnons la parole aux lanceurs d'alerte.

Les édulcorants de table pourront désormais être commercialisés avec de la Stévia, selon un arrêté publié ce vendredi 15 janvier au Journal Officiel.


La Stévia est un édulcorant naturel qui dispose d'un pouvoir 200 à 300 plus sucrant que le sucre lui-même, sans apporter de calorie. Il est autorisé en France depuis septembre dernier.

Cette nouvelle autorisation permet ainsi à Whole Earth Sweetener Company (WESCO), une filiale du groupe Merisant qui commercialise la marque Canderel, de lancer Pure Via, une alternative pour sucrer son café ou son thé, par exemple.

Les sachets de poudre devraient être commercialisés dans les prochaines semaines. Les prix et les conditionnements doivent être bientôt annoncés.

Pure Via sera à base d'extraits de plante de Stévia. Le produit est déjà présent aux Etats-Unis où il "rencontre un vif succès auprès des consommateurs" avait précisé la marque lors de l'annonce de ce produit en septembre dernier, quelques jours après l'autorisation de la Stévia dans l'Hexagone.

D'autres produits alimentaires, comme la pâte à tartiner à base de cacao, les boissons non-alcoolisés ou encore les confiseries étaient déjà autorisés à intégrer des extraits de Stévia dans leur recette, par l'arrêté du 26 août 2009.

En décembre dernier, Coca-Cola France a annoncé lancer sa première boisson aux fruits plate avec une recette à base d'extrait de Stévia. La filiale a choisi Fanta Still pour incorporer cet édulcorant d'origine naturelle.

Source: Sauve la terre

 

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France - La Poste a annoncé avoir conclu un partenariat avec l'entreprise Anovo afin de proposer un service de recyclage des téléphones portables. Les possesseurs de mobiles usagés pourront les faire valoriser contre une éventuelle compensation financière.

Après avoir testé un service de collecte et de recyclage des mobiles dans le Sud-ouest de la France, La Poste a décidé de l'étendre à l'ensemble du pays.
Les tarifs de rachat des téléphones sont indiqués sur le site Love2recycle.fr mais certains modèles trop anciens pourront être repris gratuitement. Les possesseurs de mobiles usagés devront les expédier par une Lettre Max envoyée gratuitement à domicile, affranchie et prépayée comme La Poste s'est engagée à le faire dans le cadre de son partenariat avec Anovo. Un éventuel chèque sera alors envoyé en compensation à l'utilisateur, en fonction de la valeur estimée de l'appareil.

Les mobiles encore en état de marche seront revendus aux pays émergents tandis que les matières premières des téléphones qui ne peuvent plus être réutilisés seront valorisées.

Le 12 janvier dernier, Bouygues Télécom a annoncé le lancement d'un service similaire. Les possesseurs de téléphones usagés pourront, dès le 18 janvier, envoyer leurs appareils à l'opérateur, via un bordereau ou une enveloppe pré-affranchie, afin que ces derniers soient valorisés.

Source: Sauve la terre

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L'industrie nucléaire a désormais le droit de se débarrasser de ses déchets radioactifs dans des produits de consommations courantes.

En effet depuis le 5 mai 2009, plusieurs dérogations permettent d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les biens de consommation et les produits de construction (article R.1333-2).

Dans les aliments?

L’article R.1333-3, quant à lui permet d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d’une activité nucléaire dans des biens de consommation et de produits de construction.

On a donc résolu le problème des déchets nucléaires…

Ils sont chez vous …

et si vous etes septique, le texte officiel

 

Sources:  « Sauve le terre »

08/01/2010

Mourir de froid dans la rue en Sarkoland! Mondo cane...

 

 

sans abris.jpg

 

 

 

« Putaing ! Il a neigé. Beaucoup même...

Ça fait rire les mioches…

Ça emmerde les automobilistes…

Ça enchante les skieurs…

Ça repeint la ville aux couleurs de l’enfance…

Mais moi, ça me glace…

Moi ça me glace parce que je couche dehors.

Je couche dehors parce que cette société a oublié complètement le dernier terme de sa devise : Fraternité.

La Fraternité, est-ce laisser dehors, comme des chiens galeux des humains que la vie a cabossés ?

La Fraternité, est-ce laisser dehors les gens trop faibles, trop pauvres, pas assez rompus aux vices et aux compromissions de la vie telle que la font les apôtres de l’ultra libéralisme ?

La Fraternité, est-ce se torcher le cul avec ses promesses lorsqu’on prétend aux plus hautes responsabilité ?

Putaing ! Il a neigé…

La nuit a été longue sous mes cartons…

Mondo cane… »

Jean Peuplus

 

Autour de quatre cents sans-abris morts de froid depuis le début de l’hiver. Combien en faudra t il pour voir le gouvernement réagir, bordel !

 

Monsieur le Président, lors d'un discours le 18/12/2006 à Charleville le candidat que vous étiez alors a déclaré :


« Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause. »

 

Et alors Monsieur le Président??? Et alors!!!

 


 

23/12/2009

"L'identité française" ne commence-t-elle pas par la langue?

L'anglais, langue unique ?

« Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation » a dit Michel Serres : contre un anglais, langue unique, des associations s’insurgent et lancent un appel.

"Conscientes de la grave menace qui pèse sur l’avenir de la langue française, non seulement dans tous les pays francophones et partout où elle était traditionnellement enseignée et pratiquée, mais aussi et avant tout en France même, plusieurs associations de défense et de promotion de la langue française (liste ci-dessous) lancent cet appel au sursaut et à la lutte commune contre un déclin évitable.

Issus de toutes les courants politiques démocratiques, nous faisons tous ce constat : langue de la République (art. 2 de la Constitution) et de la population, support de notre culture et base évidente de notre « vivre ensemble », premier socle de notre « identité nationale » pour 80 % des personnes récemment sondées, le français est méthodiquement évincé au profit de cet anglais simplifié que promeut avec zèle l’oligarchie internationale des affaires.

Le fait ne doit rien à l’air du temps, ni ne procède d’on ne sait quel darwinisme linguistique comme d’aucuns voudraient le faire accroire pour occulter sa vraie cause dont la nature est politique. Politique, comme en témoigne, par exemple, la récente ratification du protocole de Londres qui donne valeur juridique en France aux brevets rédigés en anglais, ou l’abandon de nos prérogatives linguistiques dans les organismes européens et internationaux. Conçue en premier lieu par de puissants groupes internationaux, cette politique est complaisamment relayée par des élus hexagonaux, plus sensibles aux aspirations des financiers qu’à celles de notre société.

Voici longtemps, en effet, qu’est dépassé le stade de l’emprunt naturel d’une langue à une autre. Au-delà de la liste interminable des « coach », « manager », « discount », « trekking , « yes ! » et autres anglicismes … qui hachent notre vocabulaire quotidien, chacun peut aussi constater l’acharnement de maintes grandes entreprises à nous angliciser de manière insidieuse ou brutale. Empruntant d’abord quelques mots « techniques » à l’anglais, elles basculent désormais leurs produits et leurs enseignes commerciales du français au tout-anglais (« Carrefour Market », « Simply Market », « TGV Family » …) ; puis, en phrases entières, celles de leurs slogans publicitaires, de leurs serveurs téléphoniques, de leurs devises managériales qui rythment ironiquement la souffrance de leurs salariés (France Telecom, dorénavant sans accent, n’a-t-il pas inventé le « time to move ! » au risque de susciter la « mood » des suicides ?), suivant en cela le MEDEF qui donne le ton par sa devise « Ready for the future ! » ; celles aussi des conseils d’administration et des réunions de travail, y compris dans certains ministères de la République « française » ; et, finalement, celles de l’annonce de leur licenciement aux ouvriers de Continental-Clairoix, auxquels on a quand même concédé un traducteur : quel privilège !

Ce n’est pas tout : nos chercheurs, après avoir été à l’origine de tant d’avancées majeures et bien que prenant toute leur part aux avancées de la technologie actuelle, sont systématiquement sommés de publier en anglais. L’actuel gouvernement projette de faire enseigner certaines matières en anglais aux lycées et à l’université. Histoire sans doute de se rapprocher du peuple qu’elles sont censées représenter, nos élites politiques se forment désormais en anglais, voire en « tout-anglais » à Sciences-Po (notamment dans la nouvelle antenne rémoise de l’École) ; quant à Mme Pecresse, est-il exact qu’elle souhaite exempter l’Université des très humbles exigences de la loi Toubon ?

Pis : le refus de tout débat public accompagne cette politique linguistique inavouée portée par une élite dé-territorialisée qui, à droite comme à « gauche », méprise ouvertement ses origines et rêve d’un monde uniformisé dans lequel elle pourra enfin ressembler parfaitement à ses maîtres.

La première victime de ce rêve indécent sera la « France d’en bas », celle qui ne fera pas ses classes à Oxford ni ne passera ses vacances à Los Angeles, et qui devra éternellement s’adapter, dans sa vie privée et professionnelle, aux exigences d’une autre langue. Ont également tout à perdre à ce basculement linguistique les Francophones d’Afrique et d’ailleurs, que l’on discrimine honteusement pour tenter d’assimiler la défense du français à un purisme aux relents d’exclusion ; sans oublier le cadre moyen, dont les efforts prenants pour changer de langue et de mode de pensée ne feront jamais le poids face aux « English mother tongue » d’ores et déjà recrutés, de manière discriminatoire, pour certains postes clés.

Le débat citoyen que nous exigeons sur la place de la langue dans notre société est d’autant plus pressant que la construction européenne bruxelloise, au mépris de ses textes officiels, impose un libéralisme linguistique agressif : pour accompagner l’ultra-libéralisme économique, pour détruire ce bien commun par excellence et ce service public gratuit que constituent les langues nationales, les protections juridiques nationales faisant obstacle aux campagnes d’anglophonisation unilatérales qui sévissent partout en Europe, sont froidement démantelées.

Ce déracinement linguistique ne doit plus pouvoir s’accomplir dans l’ombre et le silence : le peuple doit prendre conscience de l’ampleur de l’agression dont il est l’objet, et faire entendre sa voix encore souveraine.

Cet appel s’adresse donc à tout citoyen soucieux de défendre sa culture et, à travers elle, toutes les cultures du monde dont la diversité est indispensable à un véritable internationalisme et au respect mutuel et multilatéral des cultures, à l’opposé d’un nivellement mondialiste insidieusement pré-totalitaire.

Cet appel dénonce aussi la glose « identitaire » de gouvernants qui accompagnent la destruction de notre langue commune ; il revient aux citoyens d’exiger une politique claire en faveur de notre langue maternelle et nationale, et plus généralement en faveur du multilinguisme : au collège et au lycée, renforcer l’enseignement du français, apprendre les bases communes des langues européennes, puis apprendre deux langues étrangères, dont la première serait autre que l’anglais ; défendre l’usage de la langue française dans les institutions internationales et européennes, réaffirmer clairement le français comme langue de l’enseignement et de la Recherche, mettre fin à l’invasion des enseignes et des publicités en anglais.

Cet appel s’adresse aux espérantistes ; aux défenseurs des langues régionales – car lorsque le français n’aura plus qu’un statut domestique (à tous les sens de ce terme !), de quelle place pourront-ils se prévaloir ? – , aux citoyens des DOM, aux travailleurs immigrés qui pensent que l’on peut vivre sereinement en français sans renier ses origines.

Il s’adresse aussi aux amoureux de l’anglais, qui ne doit pas se laisser réduire à cette « langue des affaires et de l’entreprise » dont E.-A. Seillères, alors président du syndicat patronal européen, entendait promouvoir l’usage quasi-exclusif.

Il s’adresse enfin aux chercheurs, aux écrivains, aux poètes, philosophes, enseignants, traducteurs, à tous ceux, ici et ailleurs, dont le français est la langue de création et de réflexion, l’outil de formalisation ou d’expression d’une sensibilité. Tous ceux qui savent ce que l’Histoire, ou leur histoire personnelle, doit à la langue française, à tous ceux qui sentent qu’une langue est plus qu’un simple code de communication parce qu’elle porte des valeurs et une vision du monde autant que des données et des informations.

À tous ceux qui ont compris qu’une langue unique c’est une pensée unique, et que si l’on soumet les hommes d’abord par le verbe et par la pensée, c’est aussi par eux, que les hommes résistent et se relèvent.

* Alliance Champlain – Association francophonie et avenir (AFRAV)

Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)

Avenir de la langue française (ALF)

Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC)

CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguisitique)

– Défense de la langue française - Paris-Île-de-France (DLF Paris-IdF) – www.langue-francaise.org

Forum francophone international – France (F.F.I.-France)

Le Droit de comprendre (DDC)

Se portent garants de la signature de leur association :

Pour l’Alliance Champlain, Daniel Miroux Pour l’AFRAV, M. Régis Ravat Pour l’ASSELAF, MM. Philippe de Saint Robert et Philippe Loubière Pour A.L.F. et F.F.I.-France, M. Albert Salon Pour le C.L.E.C., M. Raymond Besson Pour le COURRIEL, M. Georges Gastaud Pour D.L.F.-Paris-Î.d.F., M. Marc Favre d’Échallens Pour D.D.C., M. Thierry Priestley

 

Sources: L'Humanité

 

Les Québécois aussi doivent lutter contre cette invasion linguistique:

www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montrea...

http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais