11.05.2008

Ursula Le bœuf au paprika

Ursula

Ursula la Germaine avait grand appétit
De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.
Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes
Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,
Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes
Epinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses
Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries
Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,
Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.
Au matin, portant haut leur vanité de coq,
Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !


Ursula Le bœuf au paprika

— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés
Etaient sortis couverts pour mieux batifoler
Au lieu de pérorer comme des coqs minus
Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !
Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants
Car les excès de bière n’aident pas les amants !
— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,
On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.
Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,
Particulièrement tonique bien que très délicat.
Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,
Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,
À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux
Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.
Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,
Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,
Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.
Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,
Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.
Respire ces parfums s’échappant en volutes,
C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,
Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.
Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,
Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,
Rajoute trois oignons correctement hachés,
Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher
Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés
Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.
Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates
Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.
Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout
Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.
Ce plat revigorant, puissant quoique subtil
À de quoi relancer les ardeurs érectiles
D’un régiment entier de cosaques du Don,
De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

10.05.2008

Je pars à la cambrousse!

Je pars prendre mes quartiers d'été au fin fond de la cambrousse, dans les forêts du Gévaudan. Pendant quelques jours, le temps du changement de la ligne adsl,ce sera silence radio!
Mais, je vais vous mettre quelques recettes de bouffe!


Zelli

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège
Où la jolie Zelli cherche des champignons.
Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège
Et la belle apeurée perd le Septentrion.

Elle tourne, affolée et quitte le sentier ;
Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,
S’étale lourdement, en oublie son panier,
Ses appels au secours demeurent sans réponse.

Soudain elle se sent accrochée par le bras,
Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,
Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

Eclatant en sanglots elle va se blottir
Sur le poitrail velu de son rude sauveur
Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

La garbure ariégeoise

— Pour ton coupeur de bois embaumant la résine
Zelli eût plus d’attraits que la fée Mélusine !
Pour le remercier de sa protection
Elle lui a donné bien des satisfactions !
Mais pour Zelli aussi, perdue et paniquée
La force rassurante d’un homme baraqué
Etait un beau cadeau, un don de la nature
Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.
La belle a découvert au fond de la forêt
Que le brouillard sournois a parfois des attraits.
— Plus tard, dans la cabane de rondins équarris
Prosper et sa Zelli se sont aimés, ont ri,
Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,
Alors le bûcheron prépara la Garbure.
Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,
Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,
Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,
Joyeux et forts en gueule, tous solides amants.
Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois
Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.
Retire-z-en la graisse où tu feras blondir
Deux oignons émincés sans les faire roussir.
Au fond d’une cassole mets confits et oignons,
Puis deux litres d’eau froide, monte à ébulition,
Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre
Dont tu retires les feuilles dures, jauneâtres.
Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.
Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,
Tu rapes deux hectos de tomme de Bethmale,
Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.
Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,
Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,
Le confit désossé coupé en filets minces,
Le fromage râpé de nos belles provinces,
Et puis tu recommences jusques à demi pot,
Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,
Tu saupoudres au dessus le reste du fromage
Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 cuisses de confit de canard ou 4 cuisses de confit d'oie, - 3 oignons grossièrement hachés, - 1 chou vert coupé en qua-tre, - 12 tranches de pain complet rassis, - 4 hectos de tomme de Bethmale vieille (à défaut du Cantal vieux), - sel, - poivre du moulin, - eau.

Les vins conseillés:
La garbure est un plat puissant et très solide au corps. Il faut donc des vins à la hauteur.
En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Jo-seph, Côte-Rôtie.
On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bou-teilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Fau-gères, Fitou, Collioure, Maury.
En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

06.05.2008

Ami Glandeur, mon frère !

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Ah ! Cette bluette chantée par Michel Simon, sur des paroles de Serge Gainsbourg ! Quel bonheur !


D'avoir vécu le cul
Dans l'herbe tendre
Et d'avoir su m'étendre
Quand j'étais amoureux

J'aurais vécu obscur
Et sans esclandre
En gardant le cœur tendre
Le long des jours heureux

Pour faire des vieux os
Faut y aller mollo
Pas abuser de rien pour aller loin

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu.


20.04.2008

C'est dimanche, il pleut: on bouffe ou on baise? Les deux morbleu!

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Le canard à l'orange

Un souvenir marquant de ma plus tendre enfance,
Sur les rives du Rhône, au cœur de la Provence,
Me revient en mangeant ce morceau de canard.
Il est vrai que mouflet, petit, j'étais veinard,
Un père pâtissier, des oncles paysans:
Des volailles, des fruits, du pain et des croissants.
En cette période les tickets et rations,
Étaient le lot commun de ma génération,
Et manger à sa faim était un grand bonheur,
Surtout lorsque c'était proprement, dans l 'honneur.
Pour faire les vendanges, les foins ou les moissons,
Toute notre tribu œuvrait à l'unisson.
Pour clore les travaux, ces as de la fourchette
Partageaient à la ferme un grand repas de fête.
Des temps durs à passer pour les canards muets,
Vedettes des agapes, entourés de navets!
En soufflant autant qu'eux, l'oncle Gus les coursait,
Et hurlait de victoire lorsqu' il les saisissait.
Il sortait de sa poche deux morceaux de ficelle
L'un pour bloquer les pattes et l'autre pour les ailes.
Puis Mamé arrivait et tenait le bestiau
Serré entre ses jambes. Le cou sur le billot
Ondulait, se tordait comme font les couleuvres.
L'oncle, tel un exécuteur des hautes œuvres,
Brandissait sa cognée au-dessus de sa tête
Pour l'abattre en sifflant sur le cou de la bête.
Tandis qu'un flot de sang jaillissait par la plaie,
Le canard, libéré, sautait, courait, volait.
Alors, poules et coqs, en se crêpant la crête,
Tout autour de la cour, se disputaient la tête.
Nous, nous applaudissions et trouvions pittoresque
Ce spectacle banal, bien que grand-guignolesque!
Et voilà donc, petit, les souvenirs étranges
Sortant de ce morceau de canard à l'orange.
Daniel Goloubinsky, plumitif humaniste,
Est allé ad patres, pourtant ce n'est pas triste:
Au paradis il est copain avec Bacchus
Et apprend la cuisine auprès de Lucullus!
Il paraît qu'il prépare aux dieux, aux saints, aux anges
Son morceau de bravoure: le canard à l'orange.
— Bon, allez, Zou !, Victor, ce canard, on le fait ?
— Dès que j'aurais goûté ce beau Tavel bien frais,
La menteuse arrosée, la recette va suivre !

Prenez un canard jeune de trois ou quatre livres,
Vous salez et poivrez normalement la bête
(Vous savez comment faire depuis belle lurette),
Cuisez-le à la broche, récupérez le jus
Car sans cet ingrédient, la recette est fichue.
La cuisson ne doit pas être par trop poussée
Car cuisses et filets doivent rester rosés.
Vous dégraissez le jus, l'allongez de bouillon,
En tournant vous portez à l'ébullition,
Vous liez avec un peu de maïzena.
Maintenant écoutez, les mecs et les nanas:
Le secret de Daniel réside dans le zeste,
C'est lui qui donnera les fragrances célestes
Parfumant le canard d'un goût de poésie.
Par lui le plat sera raté ou réussi.
Prélevez tout le zeste d'une jolie orange,
Pas le blanc spongieux, seule la croûte orange!
Coupez soigneusement en bâtonnets très fins
Que vous faîtes blanchir une minute afin
De les bien attendrir. Jetez-les dans la sauce
Avec le jus pressé d'une orange assez grosse.
Découpez le canard fumant et croustillant,
Servez à part le jus brûlant dans sa saucière.
De mon ami Daniel, telle était la manière
De préparer ce plat succulent et brillant.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:
Une beau canard de 2 kilos paré de bardes de lard et ficelé, salé et poivré, - 2 tasses de bouillon de volaille, - le zest d'une orange entière, - le jus de cette orange (si vous trouvez des oranges bigarades, c'est encore mieux), - l cuillerée à soupe de maïzena.

Les vins conseillés:
Ce plat aux goûts très délicats demande des vins rouges subtils.
En vins de la vallée du Rhône: Côte-Rôtie, Hermitage, Crozes-Hermi-tage, Séguret, Visan, Puyméras, Faucon, Piégon, Richerenches, Tulette, Sainte-Cécile-Ies-Vignes, Valréas, Bourg-Saint-Andéol, Orsan, Saint-Gervais, Ruoms.
En vins du Languedoc: Minervois de Ginestas, Limouzis, Sallèles, Cabrespine ; Saint-Chinian de Ferrières-Pousarou, Murviel-Ies-Béziers, Vieusan.
En vins de Provence: Bandol évidemment, Côtes-de-Provence de Bouc--Bel-Air, Le Beausset, Cabasse ; Coteaux varois de Pontévès, Rocbaron, Sainte-Anastasie.

...et après qu'est-ce qu'on fait?
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Doigts de conduite

Tes doigts cherchent leur voie dans ta broussaille d’ombre
L’un de mes doigts à moi voudrait être du nombre !
Ils ouvrent doucement ton écrin de corail…
Cré nom de dieu, je bande ! Faut que je me débraille !

Ils roulent savamment ton bouton de désir,
Apprécient la chaleur de ta grotte à plaisir,
Tu ondules des reins, tu entrouvres les cuisses…
Un moment, je finis mon verre de Chablis !

08.04.2008

CREONS DES EMPLOIS FACILEMENT !

MESSAGE À DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE.

Le gouvernement supprime les 20 euros de réduction pour les télédéclarants (déclarations par Internet).

Le calcul de l'ÉTAT : 7 millions de télédéclarants en 2007, ça fait un"cadeau"de 140 millions d'euros !

Cette économie représente MOINS DE 1% des 15milliards d'euro distribués généreusement l'été dernier aux plus riches sous le doux nom de "BOUCLIER FISCAL", et qui sera renouvelé chaque année !!!

Faisons donc tous notre DÉCLARATION SUR PAPIER cette année !

Si tout le monde suit, l'ÉTAT sera bien obligé d'embaucher pour faire saisir nos feuilles !

NOUS, AU MOINS, ON CRÉERA PEUT-ÊTRE DES EMBAUCHES !

ENSEMBLE CRÉONS DES EMPLOIS !

FAITES PASSER À TOUS VOS CONTACTS !

Ce "geste citoyen" a un coût... qui vaut le coup ! : 54 centimes (le prix du timbre)

28.03.2008

OGM : VIGILANCE - RESISTANCE

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Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.

Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?

RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au

http://www.assemblee-nationale.fr

ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
president@assemblee-nationale.fr

Ce courriel pourrait être libellé ainsi :

Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)

A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.


Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.

La RESISTANCE, c’est aussi ça !

16.03.2008

VOTEZ! puis allez manger...des sardines par exemple!

043fcc6072720df41065962d914c561e.jpgIl fait un temps superbe - en tout cas ici, en Provence. Alors il faut ALLER VOTER tôt ce matin, de façon à avoir sa journée pour glander selon ses penchants. Quel bonheur de glander!
Tè! Moi, je vais te me faire un plataras de sardines à s'en faire péter l'embourigue!


Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde
Pour tenter d'échapper à la dent furibonde
De quelque carnassier montant des eaux profondes
Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...
C'est la reine des mers! Succulente et divine,
Pas la langouste, non. Simplement la sardine!
Sa réelle fonction, sa vie, son aventure
Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!
Les poissons s'en délectent, 1 'homme la met en boite,
Lui fait boucher le port si la passe est étroite...
Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement
Que chaque Provençal est un peu son amant.
Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,
Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.
Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,
Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque
Par la roideur arquée du petit corps luisant.
Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.
Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,
Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,
Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"
C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.
Un bon coup de muscat met les convives à l'aIse
Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.
Sur un bout de grillage il range les sardines,
Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.
Les poissons sur la grille sont posés sur le feu
Puis retournés après une minute ou deux.
Sur un grand plateau rond, au milieu de la table
Calée par des galets pour qu'elle reste stable,
Le Pégot sert en vrac sa première tournée
Puis remet sur le feu la prochaine fournée.
Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,
On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.
D'une pression du doigt on enlève la peau
Libérant les filets odorants et bien chauds,
La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,
La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebeleu !
On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"
Mais c'est tellement bon! vous n'avez pas idée.
Avec les dents du haut, on bloque la sardine,
La mâchoire du bas, retroussant les babines
Fort délicatement détache le filet
Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.
Sous le pin parasol où s'aiment les cigales
Montent les petits bruits des gens qui se régalent.
Ca fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"
C'est toute la marée, plus un goût de charbon.
Toute les deux sardines on boit un coup de blanc,
De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,
On parle avec les mains, on sort la galéjade
Et la journée se passe en franche rigolade.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette.

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.
En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos-tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.
En vins du Languedoc blancs Picpoul de Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.
En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de--Provence et des Coteaux varois.

18.02.2008

A VOTRE SANTE !





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26.01.2008

Vive Nègre ! Vive Nègre !

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- Je viens de réserver une Nègre !
- Arrête tes conneries Victor, on ne dit pas une nègre, mais une négresse. Et pour parler politiquement correct, on dit une personne de couleur.
- Lache-moi les sabots, rabat-joie, j’ai dit « Je viens de réserver une Nègre ». Et je ne suis pas plus couillon que toi.

Une Nègre, c’est cette fantastique bagnole qui marche…à l’air comprimé ! Il y a dix ans que je connaissais l’entreprise de Nègre – de Môssieur Nègre – qui, sur la zone industrielle de Carros, sur la Côte-d’azur, met au point des moteurs à air comprimé.

Et bien maintenant, sa bagnole existe. Et elle marche à l’air du temps. Un peu comprimé tout de même à l’électricité ou à un carburant fossile… Elle ne rejette pas de gaz carbonique si ce n’est celui de la respiration et des pets du conducteur et des passagers. On peut la regonfler la nuit, en quatre ou cinq heures, en branchant une prise électrique au compresseur intégré. Avec un système de chauffage de l’air en amont, elle se recharge en roulant ! Bref, du moderne, de l’intelligent, de l’écolo, du pur jus de cervelle.

En plus, elle coûte entre 3500 et 5300 euros selon le modèle et…Monsieur l’Etat a promis jusqu’à 5000 euros de prime pour toute bagnole rejetant moins de 30 ou 60 g (je sais pas exactement) de CO2 au Km parcouru, ce qui est le cas ! Donc, Monsieur l’Etat va m’offrir la bagnole !

C’est pas beau ça ?

Eh ! Je ne l’ai pas encore, je viens seulement de faire une réservation. Mais, courant 2009, ça devrait être bon !
Nègre est un génial Géo-trouve-tout, ingénieur en motorisation de bagnole et d’avion (il a travaillé chez Renault F1). Il a évidemment proposé sa trouvaille à Renault et Peugeot…qui lui ont rigolé sous le pif. Alors il est allé voir Monsieur Tata, le géant indien de l’industrie et notamment des voitures et camions, celui-là même qui sort actuellement une petite caisse à 1700 euros.

Donc, Nègre a maintenant le pognon pour développer ses bagnoles à air, et sa première unité de construction se monte actuellement à Carros.

Si ça vous intéresse, allez le voir sur www.mdi.lu.

Et en plus, si au pot d’échappement vous branchez une trompette ou une clarinette, elle joue du jazz !

01.01.2008

Chauds! Chauds! Chauds les voeux!!!





Voilà ce que les Hortefeux, Mariani, Roubaud et autres racistes manquent!!!

Ollé!


(P.S.: mettez votre flèche sur l'écran noir, cliquez sur le bouton droit de la souris, puis sur lecture/pause)

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