06.05.2009

Coquin de printemps !


reiser soleil.jpg



Enfin ce coquin de printemps
Nous a ramené le beau temps
L’soleil réchauff’ les libidos
Tout l’monde fait la bête à deux dos
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.

Au bord du Rhône et dans les zup
Le mistral soulève les jupes
Tous les mecs à l’œil égrillard
Tapent des jetons, ces vieux paillards !
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.

Dans son bureau j’ai vu le maire
Qui embourbait sa secrétaire
Derrière une pile de dossiers
Il lui travaillait le fessier
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.
reiser votez printemps.jpg
Mêm’ les flics entrent dans la danse
Ils en oublient les contredanses
Et préfèrent se l’astiquer
Devant les belles à croquer
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.

A la première communion
Le curé sort son goupillon
Qu’il met dans la main de ma sœur
Pour bénir les enfants de chœur
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.

Cré nom de dioù, j’laisse ma plume
Mon frère d’en bas prend du volume
Je vais sauter sur ma Lionne
Car pour le cul c’est la championne
Et les matous durs de la pine
Coursent la chatte à ma voisine.


la lionne feeblinger.gif




03.04.2009

Samedi 4 avril: journée sans achat!

lavenirdumonde.jpg

J'ai reçu ça et je trouve que ce n'est pas con du tout! Demain je n'achète RIEN!

"Rien n'est pire que la soumission et la résignation.

D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie.. Deux jours de grève d'achats à suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.

Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009

LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :

Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
- L'ESSENCE - GAZOIL
- TABAC
- JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement....)

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.

Ce message n'est issu d'absolument aucun parti politique ni d'aucun syndicat.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.

Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !

CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES

DIFFUSEZ CE MAIL A TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, C’EST DEMAIN !

PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES...qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc.

L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT

Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention.

caddy.jpgAIDONS NOUS et nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas « cela ne servira à rien ».
Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous.

Cessons de nous plaindre et

AGISSONS !"

06.08.2008

Pénéqué…

2477f2255883bdfa10a6d975737e59a7.jpgRien que le mot, en étirant la bouche sur une voyelle modulée, appelle le bâillement jouissif. Pas le vulgaire bâillement de fatigue, mais l’opulente ouverture de bouche travaillée qui gonfle la gorge et baigne délicatement les yeux de petites larmes de bonheur.

Regardez-le, l’athlète du hamac, le champion du carré d’herbe sous le ciel bleu, le gymnaste du fauteuil, bref, l’adepte du Pénéqué ! Après un dernier ballon de rouge ou de rosé bien frais venant parfaire la volupté gastronomique d’un grand aïoli ou autre repas fortement aillé, son abdominal tressaute délicatement tandis qu’il s’étire voluptueusement puis que ses muscles se relâchent comme ceux des félins. Il émet, avec une discrétion de bon aloi, un dégazage buccal qui le fait baigner dans une aura odorante assurant sa tranquillité en éloignant les mouches et les fâcheux. Sa nuque s’alourdit et bascule vers l’arrière. Sa mâchoire pointe vers le bas, arrondissant sa bouche en cul de poule. Ses paupières s’alourdissent et se ferment, ses moustaches tressaillent et ses narines palpent l’air par petits coups savants. Comme l’avare touche son portefeuille dans sa veste pour se rassurer, sa main palpe précautionneusement, à l’entresol, ce qu’il a de plus précieux. Dès lors, apaisé, il est sur la rampe de lancement, prêt pour le grand départ vers le Pénéqué !

Le signal de l’embarquement pour Cythère est donné par quelques petits grognements de plaisir, préludes à un ronflement soyeux, raffiné comme les basses à l’orgue d’une fugue de Bach. Ca y est, l’esprit du bienheureux a pris son essor. Il est seul même au milieu d’une foule, même au milieu du bruit et de l’agitation. Il vole. Non. Pas comme un banquier, comme un oiseau ! Il fend l’azur de son corps gracieux, taquine la mouette mutine, rivalise de prouesses avec l’hirondelle, règne comme l’aigle sur le pauvre monde des rampants.

Heu-reux ! Il est heu-reux !

Puis son esprit atteint les rivages de Cythère et il sacrifie avec volupté au culte de la belle Aphrodite. Les expressions changeantes de son visage, aux tons rehaussés de la pourpre cardinalice, reflètent parfaitement l’état de béatitude de son esprit. Il entame alors les rêves roses les plus fous, les plus somptueux. Il partage avec les dieux un repas d’amour. Ceux-ci sont évidemment des dieux aimables, et surtout les déesses plantureuses, souriantes, accueillantes, largement dénudées, fleurant bon l’huile d’olive et le patchouli du panthéon grec. Et notre adepte du Pénéqué passe des bras voluptueux d’Aphrodite à ceux Junon, de Déméter à Koré, d’Athéna à Circé, de Diane à Pénélope et même, pourquoi pas, d’Adonis à Apollon.

Puis, observez-le, il se réveille doucement avec un long grognement de jouissance. Il s’étire, vérifie les proportions avantageuses de son antenne à bonheur, se lève et… va boire le café !

Dix minutes de Pénéqué : une éternité de bonheur renouvelé.



13.07.2008

De Lucullus à Bérénice, le bonheur est dans l'assiette et dans les ver(re)s!

Bérénice

Titus désirait tant la belle Bérénice
Que, des Romains, il la rêvait impératrice.
L’empereur, pour ses yeux de geai, se consumait,
Elle était étrangère et pourtant il l’aimait.

La rondeur de ses seins, la courbe de ses hanches
Sa crinière d’ébène, sa carnation si blanche
Enflammaient, du monarque, et les jours et les nuits.
Cette princesse juive, il la voulait à lui.

Mais c’était faire fi du racisme borné
Qui se dressa dans Rome contre cette hyménée.
Elle fut rejetée par le peuple et la cour,

Et Titus dût choisir : son trône ou son amour.
Tout empereur qu’il fut, il dût rendre les armes,
Noyant sa vie gâchée dans un torrent de larmes.


Les vulves de truies farcies


— Tout empereur qu’il fût, ton Titus est un âne !
Lui sait comment séduire une aguichante ânesse,
Comment en obtenir les plus tendres caresses
En l’emmenant brouter les meilleures avoines !
— Tu as raison, petit ! Pour avoir Bérénice,
Pour avoir le bonheur de goûter sa peau lisse,
Pour entrer dans son lit et croquer ses appâts
Il eût dû mitonner, pour elle, un bon repas !
Sur un grand triclinia mollement allongés
L’empereur et sa belle auraient alors mangé
Pour se faire la bouche un grand plateau d’oursins,
Des huîtres de Lucrin et de légers gressins.
Grillées dans l’ail pillé, des darnes de murènes,
Les meilleures étant nourries de chair humaine.
Puis un mulet farci de prunes, d’abricots,
Poché dans du garum et du lait de coco.
Pour réchauffer les sens et délier les langues.
Viendrait un foie gras d’oie à la crème de mangue,
Des foies de rossignols, des cervelles de paon,
Des escargots au lait. Des trompes d’éléphants
Que l’on servait braisées dans un bouquet de menthe
Dont chacun reconnaît les vertus excitantes.
Puis on aurait servi des talons de chameaux
Que l’on confit longtemps dans un jus de pruneaux.
Des becfigues farcis d’une rabasse noire
Sur des fonds d’artichauts venus des bords de Loire.
Tout ceci n’est qu’hors-d’œuvre, simplement des gustus
Accompagnés de vins au miel et au lotus.
Titus aurait troublé l’esprit de sa convive
En commandant un corps de danseuses lascives,
Des gladiateurs nus luttant avec ardeur
Dont les muscles huilés dégageant une odeur
De mâles étalons à têtes d’Adonis
Auraient fort excité la belle Bérénice.
Serait alors venu le temps de la cena
Qui est chez les Romains le temps fort du repas.
Mais parmi tous les mets que les Romains révèrent
C’est la vulve de truie farcie que tous préfèrent.
— Eh ! Oh ! Dis donc, Victor, il sont fous tes Romains !
Car pour cuisiner ça, faut en avoir un grain !
— Ne croit pas ça petit, ce plat était célèbre
Dans cet immense empire, du Tigre jusqu’à l’Ebre.
— Pour te farcir ces vulves, Victor, comment tu fais ?
— Sers-moi d’abord à boire, je suis trop assoiffé.
Tu haches, de la truie, un morceau de ventrèche
Ou bien d’échine grasse, mais pas de viande sèche,
Deux têtes de poireaux épluchées jusqu’au blanc,
Tu piles au mortier cumin et poivre blanc
Ajoute du garum et des feuilles de rue
Mais attention le nez car l’un et l’autre puent !
Tu mélanges le tout pour en faire une farce
Qui te sers à garnir la vulve de la garce
Tout en y ajoutant du poivre noir en grains,
Un soupçon de cumin et des pignons de pin.
Par du fil à brider, tu couds les orifices.
Pendant tout ce travail, tu prépares à l’office
Un court bouillon léger parfumé au garum,
Ce nuoc-mam des Romains au si puissant arôme,
Un peu d’huile d’olive et un bouquet garni,
Quelques graines d’aneth et de l’oignon bruni.
Tu y poches tes vulves vingt à trente minutes.
C’est le plat préféré des patriciens en rut !
A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 2 vulves de truie d'ampleur convenable, - 9 hectos d'échine grasse de cochon, - 6 têtes de poireau, - 3 oignons, - 3 cuille-rées à dessert rase de cumin, - autant de poivre blanc, - autant de graines d'aneth, - 3 cuillerées à dessert bombées de poivre noir en grains, - 3 poignées de pignons de pin, - 12 feuilles de rue (on trouve facilement cette plante dans nos garrigues, on la reconnaît à son odeur forte plutôt fétide), - 6 cuillers à soupe de nuoc mam, - 1 gros bouquet garni (thym, laurier, sarriette, persil plat), - 3 cuillers à soupe d'huile d'olive, - sel, - eau, - fil à brider.

Les vins conseillés:

Tous les vins rosés. En vallée du Rhône: Tavel, Lirac, Jonquiè-res-St-Vincent, Chusclan, Ventoux, Luberon, Valréas, Roaix, Gaujac, Domazan, St-Victor-la-Coste, Remoulins.
En vins du Languedoc: Saint-Saturnin, Saint-Drézery, Saint--Christol.
En vins de Provence: Côtes-de-Provence, Coteaux-varois.


11.05.2008

Ursula Le bœuf au paprika

Ursula

Ursula la Germaine avait grand appétit
De mâles vigoureux, qu’ils soient grands ou petits.
Jeannot, Bruno, Gaby goûtèrent à ses charmes
Et, tout gaillards qu’ils fussent, durent rendre les armes.

Aux fêtes de la bière, à Munich, en automne,
Les mœurs sont débridés et les femmes teutonnes
Epinglent les amants qui goûtent leurs peaux lisses
Dans une orgie de bruit, de bière et de saucisses.

Ursula convoqua deux autres walkyries
Et nos Pieds Nickelés, défendant la patrie,
Montèrent hardiment les fougueuses cavales,

Dépensant sans compter leur vaillance de mâles.
Au matin, portant haut leur vanité de coq,
Ils rentrèrent en France… avec des gonocoques !


Ursula Le bœuf au paprika

— Eh bien, vois-tu Victor, si tes Pieds Nickelés
Etaient sortis couverts pour mieux batifoler
Au lieu de pérorer comme des coqs minus
Ils auraient évité ces cadeaux de Vénus !
Mais qu’avaient-ils mangé pour être performants
Car les excès de bière n’aident pas les amants !
— A Munich il n’y a pas que choucroute et saucisses,
On trouve des plats hongrois qui sont de vrais délices.
Savoureux entre tous, le bœuf au paprika,
Particulièrement tonique bien que très délicat.
Coupe en portions du bœuf choisi dans la culotte,
Fais-le dorer à l’huile d’olive dans la cocotte,
À feu vif mais en tournant bien tous les morceaux
Pour qu’ils prennent couleurs recto comme verso.
Tu mets trois gousses d’ail, du coriandre en grains,
Deux feuilles de laurier, sel, poivre du moulin,
Trois grandes cuillerées à soupe de paprika.
Arrose bien tout ça d’un verre de muscat,
Rajoute de l’eau chaude, couvre et cuis vingt minutes.
Respire ces parfums s’échappant en volutes,
C’est déjà un plaisir sensuel pour le nez,
Ne sois pas impatient, ce n’est pas terminé.
Prépare six poivrons, trois rouges et trois verts,
Coupe-les en lamelles, mets-les dans ta braisière,
Rajoute trois oignons correctement hachés,
Cuis encor dix minutes, c’est le temps d’éplucher
Quelques pommes de terre, puis coupe-les en dés
Et mets-les dans ton plat, attention, sans tourner.
Tu rajoutes un peu d’eau, puis six belles tomates
Coupées en huit morceaux, saupoudrées d’aromates.
Tu vérifies que soit bien fermé ton faitout
Et finis la cuisson un quart d’heure à feu doux.
Ce plat revigorant, puissant quoique subtil
À de quoi relancer les ardeurs érectiles
D’un régiment entier de cosaques du Don,
De tes Pieds Nickelés, à plus forte raison !
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 1 kilo de bœuf dans la culotte, - 3 gousses d'ail, - 12 grains de coriandre, - 2 feuilles de laurier, - 3 cuillères à soupe bombées de paprika, - 3 poivrons rouges, - 3 poivrons verts, - 3 oignons hachés, - 6 pommes de terre, - 6 grosses tomates, - 1 verre de muscat (de Beaumes-de-Venise si possible), - sel, - poivre du moulin.

10.05.2008

Je pars à la cambrousse!

Je pars prendre mes quartiers d'été au fin fond de la cambrousse, dans les forêts du Gévaudan. Pendant quelques jours, le temps du changement de la ligne adsl,ce sera silence radio!
Mais, je vais vous mettre quelques recettes de bouffe!


Zelli

Prosper coupe du bois dans les forêts d’Ariège
Où la jolie Zelli cherche des champignons.
Brusquement le brouillard l’attrape dans son piège
Et la belle apeurée perd le Septentrion.

Elle tourne, affolée et quitte le sentier ;
Elle se heurte aux arbres, s’accroche dans les ronces,
S’étale lourdement, en oublie son panier,
Ses appels au secours demeurent sans réponse.

Soudain elle se sent accrochée par le bras,
Paralysée d’effroi, bien près de défaillir,
Elle voit, tout contre elle, Prosper, l’homme des bois.

Eclatant en sanglots elle va se blottir
Sur le poitrail velu de son rude sauveur
Puis, très reconnaissante, lui offre ses faveurs…

La garbure ariégeoise

— Pour ton coupeur de bois embaumant la résine
Zelli eût plus d’attraits que la fée Mélusine !
Pour le remercier de sa protection
Elle lui a donné bien des satisfactions !
Mais pour Zelli aussi, perdue et paniquée
La force rassurante d’un homme baraqué
Etait un beau cadeau, un don de la nature
Au parfum de sous bois et au goût d’aventure.
La belle a découvert au fond de la forêt
Que le brouillard sournois a parfois des attraits.
— Plus tard, dans la cabane de rondins équarris
Prosper et sa Zelli se sont aimés, ont ri,
Puis ils ont eu besoin de quelques nourritures,
Alors le bûcheron prépara la Garbure.
Ce plat emblématique des rudes Pyrénées,
Des rochers ariégeois aux terroirs béarnais,
Fabrique des géants, bouscatiers, rugbymans,
Joyeux et forts en gueule, tous solides amants.
Pour faire la garbure, petit, d’abord tu dois
Avoir du vrai confit de canard ou bien d’oie.
Retire-z-en la graisse où tu feras blondir
Deux oignons émincés sans les faire roussir.
Au fond d’une cassole mets confits et oignons,
Puis deux litres d’eau froide, monte à ébulition,
Quand ça bout tu rajoutes un choux coupé en quatre
Dont tu retires les feuilles dures, jauneâtres.
Tu couvres et fais cuire pour une heure et demi.
Pendant ce temps tu coupes du pain complet rassis,
Tu rapes deux hectos de tomme de Bethmale,
Sec, ancien, parfumé, aux saveurs animales.
Dans un tian à hauts bords, tu disposes le pain,
Puis les feuilles de choux hachées pas trop rupin,
Le confit désossé coupé en filets minces,
Le fromage râpé de nos belles provinces,
Et puis tu recommences jusques à demi pot,
Et enfin tu arroses avec le bouillon chaud,
Tu saupoudres au dessus le reste du fromage
Et tu fais gratiner, à four chaud, sans brûlage.
À nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.
Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.
Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour
À la beauté des femmes, au vin et à l’amour !


Ingrédients et proportions pour six personnes:

- 6 cuisses de confit de canard ou 4 cuisses de confit d'oie, - 3 oignons grossièrement hachés, - 1 chou vert coupé en qua-tre, - 12 tranches de pain complet rassis, - 4 hectos de tomme de Bethmale vieille (à défaut du Cantal vieux), - sel, - poivre du moulin, - eau.

Les vins conseillés:
La garbure est un plat puissant et très solide au corps. Il faut donc des vins à la hauteur.
En vallée du Rhône: Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Jo-seph, Côte-Rôtie.
On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bou-teilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.
En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Fau-gères, Fitou, Collioure, Maury.
En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

06.05.2008

Ami Glandeur, mon frère !

a7e98ec3fdf0bc08f688e562be5ada8b.jpg

Ah ! Cette bluette chantée par Michel Simon, sur des paroles de Serge Gainsbourg ! Quel bonheur !


D'avoir vécu le cul
Dans l'herbe tendre
Et d'avoir su m'étendre
Quand j'étais amoureux

J'aurais vécu obscur
Et sans esclandre
En gardant le cœur tendre
Le long des jours heureux

Pour faire des vieux os
Faut y aller mollo
Pas abuser de rien pour aller loin

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu.


20.04.2008

C'est dimanche, il pleut: on bouffe ou on baise? Les deux morbleu!

a3782dfa811e097ff6fad0d5185daaa8.jpg

Le canard à l'orange

Un souvenir marquant de ma plus tendre enfance,
Sur les rives du Rhône, au cœur de la Provence,
Me revient en mangeant ce morceau de canard.
Il est vrai que mouflet, petit, j'étais veinard,
Un père pâtissier, des oncles paysans:
Des volailles, des fruits, du pain et des croissants.
En cette période les tickets et rations,
Étaient le lot commun de ma génération,
Et manger à sa faim était un grand bonheur,
Surtout lorsque c'était proprement, dans l 'honneur.
Pour faire les vendanges, les foins ou les moissons,
Toute notre tribu œuvrait à l'unisson.
Pour clore les travaux, ces as de la fourchette
Partageaient à la ferme un grand repas de fête.
Des temps durs à passer pour les canards muets,
Vedettes des agapes, entourés de navets!
En soufflant autant qu'eux, l'oncle Gus les coursait,
Et hurlait de victoire lorsqu' il les saisissait.
Il sortait de sa poche deux morceaux de ficelle
L'un pour bloquer les pattes et l'autre pour les ailes.
Puis Mamé arrivait et tenait le bestiau
Serré entre ses jambes. Le cou sur le billot
Ondulait, se tordait comme font les couleuvres.
L'oncle, tel un exécuteur des hautes œuvres,
Brandissait sa cognée au-dessus de sa tête
Pour l'abattre en sifflant sur le cou de la bête.
Tandis qu'un flot de sang jaillissait par la plaie,
Le canard, libéré, sautait, courait, volait.
Alors, poules et coqs, en se crêpant la crête,
Tout autour de la cour, se disputaient la tête.
Nous, nous applaudissions et trouvions pittoresque
Ce spectacle banal, bien que grand-guignolesque!
Et voilà donc, petit, les souvenirs étranges
Sortant de ce morceau de canard à l'orange.
Daniel Goloubinsky, plumitif humaniste,
Est allé ad patres, pourtant ce n'est pas triste:
Au paradis il est copain avec Bacchus
Et apprend la cuisine auprès de Lucullus!
Il paraît qu'il prépare aux dieux, aux saints, aux anges
Son morceau de bravoure: le canard à l'orange.
— Bon, allez, Zou !, Victor, ce canard, on le fait ?
— Dès que j'aurais goûté ce beau Tavel bien frais,
La menteuse arrosée, la recette va suivre !

Prenez un canard jeune de trois ou quatre livres,
Vous salez et poivrez normalement la bête
(Vous savez comment faire depuis belle lurette),
Cuisez-le à la broche, récupérez le jus
Car sans cet ingrédient, la recette est fichue.
La cuisson ne doit pas être par trop poussée
Car cuisses et filets doivent rester rosés.
Vous dégraissez le jus, l'allongez de bouillon,
En tournant vous portez à l'ébullition,
Vous liez avec un peu de maïzena.
Maintenant écoutez, les mecs et les nanas:
Le secret de Daniel réside dans le zeste,
C'est lui qui donnera les fragrances célestes
Parfumant le canard d'un goût de poésie.
Par lui le plat sera raté ou réussi.
Prélevez tout le zeste d'une jolie orange,
Pas le blanc spongieux, seule la croûte orange!
Coupez soigneusement en bâtonnets très fins
Que vous faîtes blanchir une minute afin
De les bien attendrir. Jetez-les dans la sauce
Avec le jus pressé d'une orange assez grosse.
Découpez le canard fumant et croustillant,
Servez à part le jus brûlant dans sa saucière.
De mon ami Daniel, telle était la manière
De préparer ce plat succulent et brillant.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:
Une beau canard de 2 kilos paré de bardes de lard et ficelé, salé et poivré, - 2 tasses de bouillon de volaille, - le zest d'une orange entière, - le jus de cette orange (si vous trouvez des oranges bigarades, c'est encore mieux), - l cuillerée à soupe de maïzena.

Les vins conseillés:
Ce plat aux goûts très délicats demande des vins rouges subtils.
En vins de la vallée du Rhône: Côte-Rôtie, Hermitage, Crozes-Hermi-tage, Séguret, Visan, Puyméras, Faucon, Piégon, Richerenches, Tulette, Sainte-Cécile-Ies-Vignes, Valréas, Bourg-Saint-Andéol, Orsan, Saint-Gervais, Ruoms.
En vins du Languedoc: Minervois de Ginestas, Limouzis, Sallèles, Cabrespine ; Saint-Chinian de Ferrières-Pousarou, Murviel-Ies-Béziers, Vieusan.
En vins de Provence: Bandol évidemment, Côtes-de-Provence de Bouc--Bel-Air, Le Beausset, Cabasse ; Coteaux varois de Pontévès, Rocbaron, Sainte-Anastasie.

...et après qu'est-ce qu'on fait?
c174062e6007c54db43cf5da8f3ac4bb.jpg

Doigts de conduite

Tes doigts cherchent leur voie dans ta broussaille d’ombre
L’un de mes doigts à moi voudrait être du nombre !
Ils ouvrent doucement ton écrin de corail…
Cré nom de dieu, je bande ! Faut que je me débraille !

Ils roulent savamment ton bouton de désir,
Apprécient la chaleur de ta grotte à plaisir,
Tu ondules des reins, tu entrouvres les cuisses…
Un moment, je finis mon verre de Chablis !

08.04.2008

CREONS DES EMPLOIS FACILEMENT !

MESSAGE À DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE.

Le gouvernement supprime les 20 euros de réduction pour les télédéclarants (déclarations par Internet).

Le calcul de l'ÉTAT : 7 millions de télédéclarants en 2007, ça fait un"cadeau"de 140 millions d'euros !

Cette économie représente MOINS DE 1% des 15milliards d'euro distribués généreusement l'été dernier aux plus riches sous le doux nom de "BOUCLIER FISCAL", et qui sera renouvelé chaque année !!!

Faisons donc tous notre DÉCLARATION SUR PAPIER cette année !

Si tout le monde suit, l'ÉTAT sera bien obligé d'embaucher pour faire saisir nos feuilles !

NOUS, AU MOINS, ON CRÉERA PEUT-ÊTRE DES EMBAUCHES !

ENSEMBLE CRÉONS DES EMPLOIS !

FAITES PASSER À TOUS VOS CONTACTS !

Ce "geste citoyen" a un coût... qui vaut le coup ! : 54 centimes (le prix du timbre)

28.03.2008

OGM : VIGILANCE - RESISTANCE

8899362710daea78fb477c1577fe3cdb.jpg


Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.

Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?

RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au

http://www.assemblee-nationale.fr

ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
president@assemblee-nationale.fr

Ce courriel pourrait être libellé ainsi :

Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)

A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.


Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.

La RESISTANCE, c’est aussi ça !

Toutes les notes