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12/04/2016

Cannabis : Le Guen allume les « bigots de la prohibition » !

cannabis,prohibition

 

Coucou, le revoilou ! Qui ? Ben, le cannabis. Voilà Le Guen qui rejoint, Vaillant, Duflaut et autres politiques qui – faisant la part des choses – préfèrerait le tarpé à la kalash. On peut aussi penser que cette sortie – individuelle ou en service commandé ? - du sous-ministre aux relations avec le parlement est une façon de tenter d'amadouer les jeunes en les caressant dans le sens du poil et que ça n'aura aucune suite puisque tant le président Hollande que son premier ministre Valls sont carrément contre. Carrément ? A-t-on vu une question qui soit tranchée de manière carré par l'empereur du tango (un pas en avant, deux pas en arrière) et son hidalgo ? Ouate inde scie

 

Il est toubib Le Guen. Et il dit : « Le cannabis est une très mauvaise chose pour la santé publique, en particulier chez les jeunes. Mais la prohibition n’amène pas une diminution de la consommation »…/...« les produits qui sont distribués par le trafic sont plus dangereux que le cannabis»…/... « Je propose que le Parti socialiste dise enfin la vérité, propose une vérité : l’interdit moral ne crée rien du tout, il crée beaucoup de dégâts dans la société française »…/... « Dans beaucoup de quartiers, une contre-culture s'est installée et la loi est bafouée, malgré les forces de police, malgré l'intention de la justice, depuis des décennies »…/...  « Il faut peut-être aller vers des mécanismes de légalisation contrôlée, et surtout avec des politiques d'éducation et de santé publique ».../… « Je propose que nous réfléchissions aux moyens - je ferai des propositions - pour que nous mettions fin à cette politique de prohibition. On doit avoir des levées d'interdiction très sélectives : pour les adultes, certainement pas pour les jeunes de moins de 21 ans et pour un usage privé, certainement pas un usage public ». Et il allume ses collègues : « Les bigots de la prohibition devront aussi expliquer pourquoi la mesure appliquée depuis 30 ans ne marche pas ».

 

Le président de l'Office français de lutte anti-tabac, Bertrand Dautzenberg, pneumologue, est du même avis : « La situation actuelle d'interdiction totale (...) favorise la consommation. Je suis contre le cannabis, je veux que la consommation baisse, mais pour cela il faut prendre des mesures efficaces. Il faut arrêter la bêtise actuelle qui veut qu'on soit à des kilomètres de la réalité actuelle »…/… « La fumée est toxique pour les poumons, que ce soit la fumée du diesel, la fumée du tabac ou la fumée de cannabis. Et la France est le pays d'Europe qui fume le plus. C'est aussi le pays qui utilise le plus la forme la plus sale du cannabis : c'est-à-dire le mélange de tabac et de résine de cannabis. »…/… « Si on veut diminuer la consommation de cannabis en France en terme de santé publique, il faut la mettre dans une voie légale. Ainsi on pourra la contrôler, faire de la prévention à l'école et sur le lieu de travail. Ainsi la consommation de cannabis baissera. »…/… « Le premier conseil est de ne pas mettre de tabac quand on consomme du cannabis. Il y a des herbes à fumer, des plantes qui sont décrites dans les directives du tabac avec des étiquettes spécifiques qu'on devrait pouvoir trouver facilement en France. D'autre part, il y a une autre possibilité toute aussi illégale qui est de consommer des feuilles de marijuana plutôt que de la résine, qui est beaucoup plus toxique. On voit aux Etats-Unis, par exemple, où la légalisation du cannabis a lieu dans de plus en plus d'Etats. Là-bas, la vaporisation du cannabis est le mode majoritaire de consommation, ce qui est beaucoup moins toxique. »…/… « On peut également manger du cannabis, mais cela peut avoir des inconvénients car le consommateur n'a pas vraiment d’idée de la dose ingérée ».

 

Ben dit donc, il en connaît un bout le Professeur ! Lui et le Guen ont l'avantage d'être réalistes, d'être pragmatiques.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis: 100.000 personnes emprisonnées en ce moment, parfois pour des quantités minimes. Et la France est le pays où on fume le plus. C'est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c'est illégal, plus c'est rentable. 


Le système de légalisation, comme au Colorado, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans des « coffees-shop » bien contrôlés ou dans les bureaux de tabacs, - interdiction évidente pour les mineurs, - et...de juteuses rentrées de fric pour l’État.

 

Les résultats seraient : - remise des flics sur des taches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes et les « coffees shop », - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu'ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l'attirance pour l'interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, -  une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprises et confrontés alors aux règles de concurrence !

 

Pas questions qu'ils disent au gouvernement ! Pourtant, si de temps en temps François ou Manu tiraient un petit tarpé ou dégustaient un savoureux « gandga cookie », ça leur déconstiperait un peu les boyaux de la tête !

 

Sources :

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/04/11/25002-20160411ARTFIG00327-le-guen-souhaite-une-reflexion-sur-la-fin-de-la-prohibition-du-cannabis.php

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160114.OBS2786/cannabis-les-recommandations-du-pr-dautzenberg-pour-fumer-propre.html

 

Tè ! C'est ma 4.000ème note ! 

 

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20/05/2015

Mieux que le nucléaire: Vive la merde, énergie propre et renouvelable !

gaz de merde en chine.jpg

 

 

En voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! Tous ceux qui nous font chier, tous ceux qui sèment la merde, tous ceux qui la remue, tous ceux qui nous y mettent jusqu’au cou peuvent devenir des sauveurs de la planète ! La merde, il y en a partout, tous le monde en fait, du plus riche au plus pauvre, sans distinction de race, de couleurs, de religions, d’âge, de condition sociale. La merde, voilà notre sauveur !

Pompons la merde, et pompons-la gaiement !

 

« Fille de roi, de ta beauté si fière

Tu dois chier, ainsi dieu l’a voulu

Ton cul royal, comme un cul prolétaire

A la nature, doit payer son tribu…

Et puisqu’il faut que rien n’se perde

Dans la nature, où tout est bon

Ami pressons la pompe à merde

Le jour parait à l’horizon…. »

 

Un jour de gloire, un jour radieux se lève enfin sur l’humanité grâce aux produits de nos boyaux culiers, mais aussi des merdes de vaches, de cochons, de poules, de mac-do. Le grand œcuménisme du saint Caca !

 

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier. Eh bien les Honorables fils de Confucius ont pris au mot le génial physicien français : ils transforment, à échelle industrielle, la merde humaine ainsi que les lisiers en BIOGAZ ! Et ça marche du feu de dieu !

Mais ce merdo-carburant industriel ne fait que reprendre des procédés mis en service au niveau familial depuis longtemps dans la province du Si-chouan. Il existe dans cette région rurale de Chine des milliers de réalisations qui transforment la merde tant humaine qu’animale en biogaz directement utilisé par la famille, sur place, pour la cuisine et l’éclairage, voire la production d’électricité avec une installation collective plus importante.

Ecoutons la narration de Florita Botts, une voyageuse à l’esprit ouvert : (.../...) J'ai été menée dehors, derrière la maison. Le cadre et la femme au foyer m’ont montré un couvercle dans la terre, avec un tube en plastique émergeant de lui et menant par le mur de leur cuisine. Sous ce couvercle, il y avait un puits hermétique appelé le « digesteur », où les déchets organiques fermentaient et créaient le biogaz. Le gaz était amené dans la maison par le tube en plastique.

À côté de la maison étaient deux hangars. C'était la porcherie de la famille, contenant deux porcs roses très propres reniflant et grognant. Leurs excréments et urine s'écoulaient par une gouttière inclinée directement vers le digesteur souterrain. L'autre hangar était le WC de la famille. Il était également écoulé directement dans le digesteur de biogaz. La porte des latrines a été ouverte de sorte que je puisse aller voir tandis que le cadre expliquait. C'était un deux-sièges. Il n'y avait aucune puanteur.

Les excréments de porcs et d'humains déversés dans le réservoir souterrain sont mélangés à des déchets végétaux tels que des tiges de paille ou de plantes, avec assez de boue liquide pour créer une couverture étanche protectrice, sous laquelle des microbes travaillent pour fermenter ce mélange et pour produire le biogaz. Cela est défini comme une fermentation anaérobie. 

Le cadre m’a expliqué que les excrétions d'une famille de quatre personnes et deux porcs fournissaient les besoins de carburant du ménage quotidien. Non seulement ce système produit un carburant propre, inodore, sans fumée, mais il fournit également un engrais organique au contenu élevé d'azote et de phosphore. Le gaz sort d’une boue liquide - également inodore. Cette boue est écopée régulièrement par une sortie ouverte à côté du digesteur et épandue directement sur les récoltes.

Un autre aspect extraordinaire du biogaz est sa contribution  au contrôle de la pollution et à un environnement sain. Pendant le processus de fermentation, les parasites intestinaux - comme le ténia, ankylostome, amibes - les bacilles de bactéries entériques, de dysenterie et de paratyphoïde sont détruits. C'est un dispositif extrêmement important de santé publique dans des conditions tropicales et subtropicales. Il signifie que les latrines sont non polluantes, et que l'engrais propre retourne au sol et aux récoltes.

 

Bon, je vous laisse, je vais de ce pas sauver la planète !

 

Sources :

http://www.lepost.fr/article/2010/05/18/2077429_la-m-e-r-...

http://www.drylandfarming.org/FB/Biogas4.html

 

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10/04/2014

Journées internationales de la semence du 1er au 4 mai en Ariège

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Au mois de janvier de cette année, la Confédération paysanne a réussi à arracher au Gouvernement une promesse à travers une déclaration claire : « il présentera un amendement afin que les semences de ferme ne soient plus concernées par la loi contre les contrefaçons ». Cette victoire est celle des paysans face à l'agro-industrie, elle est aussi celle des citoyens qui ne souhaitent pas céder leur droit à l'alimentation aux multinationales. Il convient évidemment de rester vigilant – les promesses n’engageant que ceux qui les croient – et de continuer à lutter pour que les droits des paysans d'échanger, ressemer et sélectionner leurs semences soient totalement reconnus.

 

Ce combat est mondial. Il faut le mener aussi en Europe où les puissants lobbys semenciers font la loi. Il faut savoir que des associations bien connues des jardiniers, comme Kokopelli ou Semailles , qui collectent, protègent et distribuent des semences traditionnelles, se retrouvent dans l’illégalité et à ce titre régulièrement poursuivis devant les tribunaux. Leur crime : commercialiser des semences de légumes et de fruits oubliés, qui font le bonheur des jardiniers mais…qui ne paient pas de redevance (de racket plutôt) aux semenciers. Ceci avec la complicité des pouvoirs publics à la solde des lobbys multinationaux qui sont derrière les semenciers. Ainsi les décisions de Bruxelles ont essentiellement pour but de protéger les profits des grosses multinationales semencières (Monsanto, Pionner, DuPont, Sygenta, Limagrain-Vilmorin, KWS, etc.)

 

Les semenciers ont pour cela fait une OPA sur le catalogue officiel qui fait force de loi en la matière, et s'ingénient à en évincer les variétés dites anciennes, car ces dernières reproduisent des graines parfaitement fiables pour reproduire la plante mère. Le hic, c'est que ces variétés qu'on peut ressemer ne rapportent donc plus d'argent au semenciers, qui ont donc intérêt à les faire disparaître au profit de leurs hybrides ! CQFD.

 

Il suffirait pourtant d'inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrites au catalogue (ce qui coûte très cher !), elles en sont éliminées. A cause de cette réglementation, plus de 80% de la biodiversité en matière de semences a disparu…

 

Si ces problèmes essentiels vous intéressent, sachez que l’association Kokopelli, maintenant installée en Ariège, organise dans ce beau département (cher à mon cœur) les Journées internationales de la semence les 1, 2, 3 et 4 mai 2014 au Mas d’Azil. Ce grand festival de quatre jours est destiné à célébrer l’amitié en lançant une nouvelle coordination européenne des organisations dédiées à la sauvegarde de la diversité semencière, ainsi qu’à fêter la fertilité et l’abondance semencière que nous offre, de manière toujours renouvelée, la Terre mère.

Tous renseignements ici : http://kokopelli-semences.fr/journee_internationales_seme...

 

Primidi 21 germinal 222

 

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20/02/2014

Culture de pomme de terre sous carton. Olé ! Voilà une vrai culture pour FAINEANTS.

patate géante.jpg

Voilà ce que j'envisage pour cet été!

 

Tè ! Ça nous changera des merdes d'Ukraine, des konneries des jiho, de la Ma(rga)rine : je viens de tomber par hasard sur une des plus grandes avancées techniques de ce siècle, apte à transcender la suprématie de ces élites que sont les FAINEANTS, mes frères. Et en plus c'est écolo. J'ai nommé : la culture des patates sans rien foutre !

 

Pour vous faire partager cette grande découverte, je laisse la parole à Stéphane, sur le site « Végéculture » http://www.vegeculture.net/spip.php?article65

 

 

« Vous trouvez fastidieuse la méthode traditionnelle de culture de la pomme de terre. Et bien tentez l’expérience permaculture pour voir !!!

 

Traditionnellement, la culture des pommes de terre consiste à travailler le sol pour l’ameublir ; ensuite on fait une tranchée pour y déposer les tubercules que l’on recouvre avec la terre précédemment déplacée ; puis à quelques reprises au cours de l’été, il faut buter les rangs, ce qui consiste à prendre la terre des allées et à la ramener par dessus le rang pour faire de plus grosses buttes.

 

L’objectif du buttage est de donner plus d’espace aux plants pour faire des tubercules, garder les tubercules à l’abri de la lumière (sinon ils verdissent) et lutter contre les adventices en les recouvrant de terre.

 

Lors de la récolte, les buttes sont totalement défaites afin d’y récupérer les tubercules.

 

Cette technique occasionne plusieurs problèmes :

 

  • Favorise l’érosion du sol en le gardant à nue.

  • Accélère la décomposition de la matière organique (et l’épuisement du sol) car le travail du sol apporte de l’oxygène.

  • Le travail du sol rend la vie très difficile aux vers de terres et autres organismes du sol.

  • Le sol à nu favorise son assèchement, créant ainsi un milieu défavorable à la vie du sol, en particulier les champignons (dont les bénéfiques mycorhizes)

 

Alternative !

 

La méthode avec carton inspirée de la permaculture propose une toute autre approche.

 

Les étapes :

 

  1. Si la végétation est très haute, il faut couper l’herbe, ou du moins bien l’écraser.

  2. Recouvrir la parcelle avec de gros cartons en les faisant se chevaucher d’au moins 20 cm pour éviter que la végétation ressorte.

  3. À l’aide d’un exacto (cutter) ou d’un bon couteau, faire des petits X dans le carton pour créer une ouverture.

  4. Déposer une pomme de terre dans chacune des ouvertures afin que le tubercule soit en contact avec le sol.

  5. Replier le carton par-dessus le tubercule

  6. Recouvrir l’ensemble du carton avec une bonne couche de foin

  7. Bien arroser le tout.

  8. Lors de la récolte, il suffit d’écarter le foin et on y trouve les pommes de terre. Ne reste plus qu’à les ramasser !

 

 

Note : Si le sol est sec et qu’on ne prévoit aucune pluie pour plusieurs jours, il est recommandé d’arroser un peu à chaque étape...

 

Note2 : Au cours de l’été, selon le niveau de décomposition du foin et l’état des plants, il faut rajouter du foin à une ou deux reprises afin de s’assurer que les tubercules ne soient pas exposés à la lumière du jour.

 

La récolte se faire en poussant le mulch( ??? NDLR – Ce doit être le terreau qui se sera formé en surface)

 

Bien sûr, il faut aussi considérer l’état du sol. Par exemple un sol très argileux et compacté de donnera pas des résultats extraordinaires dès la première année. Il faut laisser le temps à la nature de faire son travail ! Même chose pour les sols très pauvres, mais au fur et à mesure que le foin se décomposera, le sol s’enrichira.

 

Si vous tenter l’expérience, nous apprécierions énormément connaître vos résultats et commentaires !

 

Voir en ligne : Voyez les étapes en images !

 

 

Ouarf ! Dès que je remonte sur les Hautes terres pour mon glandage d'été, je mets ça en pratique. Je me suis établi une solide réputation de « plus mauvais jardinier du village » à laquelle je tiens beaucoup : les autres se disent : « Ce Victor, il est bon pour nibe ! ». Et ils me portent, qui des salades, qui des haricots verts, qui des blettes, qui du persil. Peinard ! Je vais les espanter avec mes cartons à patates !

 

A diables !

 

Duodi 2 ventôse 222

 

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20/09/2012

Ma santé sans Monsanto !

rats cancéreux monsanto.jpg

 

 

Eh ! Vous avez vu la gueule du rat qui se goinfre de maïs OGM Monsanto NK 603 pour être précis ? Putaing ! Le mec, on dirait qu’il a avalé des balles de golf ! Et il a l’air aussi heureux qu’un responsable FNSEA a qui on vient de mettre sous le nez l’étude qui vient de dénoncer la mafia OGM ! Une étude menée en secret, à l’abri de toutes pressions, pendant deux ans, par le français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Cancéreux jusqu’au bout des moustaches, les pauvres ratichons ! Et si les OGM pourrissent les rats jusqu’à la moelle, il en est évidemment pareil pour les humains !

 

Bon. Moi, je m’efforce de ne pas en bouffer des OGM, mais…je me fais endoffer sans  vaseline car ces putaings d’OGM sont partout.  Biscottes, huile de colza, sauces et crèmes de soja, tofu, plats avec de l'amidon, céréales ou chips à base de maïs peuvent en contenir. Jusqu’à 0,9% d’OGM présents dans le produit, aucun un étiquetage n’est obligatoire… Merci les instances concernées de l’Europe.

 

Et dans la barbaque alors ? Moi, naïf, je pense que la bonne entrecôte de vache de l’Aubrac que j’achète chez Bouquet, au village, est tout ce qu’il y a de sain. Mouais… D’accord, elle mange de la bonne herbe la vache de l’Aubrac. Mais j’ai vu mes voisins éleveurs : ils leurs mettent aussi dans les mangeoires des espèces de granulés parait-il de céréales. Et il y a de forte chance que dans ces granulés se trouvent des céréales transgéniques dont l’importation est autorisée. En France, 35 sortes d'OGM peuvent être importées : 3 espèces de soja, 25 de maïs, 2 de colza, 3 de coton, une de pomme de terre et une de betterave. Et une étude de l’Autorité française de sécurité sanitaire des aliments datant de 2001 (alors depuis, ce doit être bien pire !) montre que des traces d’OGM sont également présentes même dans les plants dits « conventionnels » !

 

Les universitaires ont travaillé en même temps sur le maïs OGM NK603 et le Roundup, les deux marchant ensemble. Le Round Up, cette saloperie que l’on trouve en vente libre dans toutes les jardineries, dans toutes les grandes surfaces, et que les agriculteurs mais aussi les jardiniers utilisent à fond la caisse ! Un poison redoutable. « A la dose la plus faible de Roundup (…) on observe 2,5 fois plus de tumeurs mammaires » précise le professeur Séralini! « Le crime, c’est que ça n’ait pas été testé avant, que les autorités sanitaires n’aient pas exigé des tests plus longs alors qu’on est à 15 ans de commercialisation » s’insurge-t-il.

 

La majorité des études précédentes ont été faites par…les firmes concernées ! Et sur une durée de 90 jours maximum alors que celle qui vient de sortir a duré deux années. Elle a coûté plus de 3 millions d’euros, financés notamment par les fondations Ceres et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l’homme. Les fonds ont été gérés par le Comité de recherche et d’informations indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), strictement indépendant des compagnies de biotechnologies et dont M. Séralini préside le conseil scientifique.

L’étude doit s’accompagner le 26 septembre d’un film, "Tous cobayes", qui rend compte de cette expérience, ainsi que d’un livre chez Flamarion.

Qu’on se le dise !


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 5ème jour des Sansculottides de l'an 220 - Jour des Récompenses


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19/03/2010

Ô sole mio !

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« Allo, bonjour, je m'appelle Jennifer, de la société Solarnak. Nous sommes actuellement sur votre secteur et nous aimerions vous rencontrer pour vous faire profiter du formidable profit généré par une installation photovoltaïque... »

Des coups de fil comme ça, j'en reçois au bas mot trois par jour, généralement à l'heure où je tutoie affectueusement les pieds-paquets, le ragoût de sanglier, le pavé de saumon au sel où les lazagnes al forno, accompagnés d'un Lirac, d'un Cahors ou d'un Bourgueil. La Jennifer qui me cause dans l'oreille a généralement un délicieux accent marocain, malgache, voire pondichérien. Alors, pour ne pas être désagréable eu égard aux conditions de travail de ces gentilles filles, je leur réponds que...je suis déjà équipé ! Elles me lâchent alors immédiatement la grappe.

Il règne actuellement sur ce marché nouveau une véritable foire d'empoigne où les chiapacans sans vergogne côtoient les entreprises sérieuses. Les promesses sont mirifiques : une rente annuelle promise de 1.200 jusqu'à 2.000 euros pour une villa ! « Eh ! Berthe, t'entends ce qu'elle dit la dame ? Ça mettrait du beurre dans les épinards ! »

Ce qu'elle oublie de dire la dame, où alors très vite et à voix basse, c'est que cette rente annuelle commencera...après douze ans ! Et encore selon la localisation géographique et les performances du matos. L'installation a une durée de vie d'environ vingt-cinq ans. A voir !!!??? Les aides régionales et gouvernementales (un crédit d'impôt couvrant la moitié des coûts de l'équipement et plafonné à 8.000 euros pour une personne et à 16.000 euros pour un couple) et les conditions avantageuses de rachat de l'électricité par EDF (58 centimes le kilowattheure pour des panneaux intégrés dans la toiture mais pourvou qué ça douro...) permettent de rembourser l'investissement après une douzaine d'années d'exploitation en moyenne. Ensuite, c'est tout bénéfice pour le particulier, qui peut alors compter sur une rente intéressante. Douze ans de patience, donc, quand tout va bien. Et à condition de ne pas s'être précipité tête baissée dans le dispositif. Le photovoltaïque, c'est très bien, mais pas avant d'avoir procédé à des aménagements prioritaires - et également subventionnés -, comme l'isolation de sa maison, le changement de fenêtres, ou l'achat d'une nouvelle chaudière moins énergivore.

Et puis, dans douze ans, on sera où ? Quelles seront alors les conditions de rachat de l'électricité produite ? A quel tarif ? Quelle sera alors le degré de performance de l'installation ? Comment aura-t-elle vieillie ? Combien aura-t-elle coûtée à l'entretien ? Ne sera-t-elle pas complètement obsolète eu égard aux progrès qui seront immanquablement advenus ?

Alors, meffi ! Les charlatans rodent sur ce fromage !


Voir :

www.ademe.fr/particuliers/PIE/InfoEnergie.html...

Merci à Ysope


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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

25/06/2009

Guerre contre Monsanto : des nouvelles (bonnes !) du front.



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Comment s’appelle-t-il déjà, le nouveau ministre des paysans ? Ah oui ! Bruno Le Maire. Eh ben ! Bruno, on va te surveiller de près ! Si l’on en croit Le Canard Enchaîné – et le célèbre volatile est toujours crédible – son prédécesseur, le pauvre Barnier, lui laisse sur le bureau un beau chardon, bien piquant, manifestement pas intimidé par les désherbants, fussent-ils ceux de l’empoisonneur n°1 du monde, la sinistre firme Monsanto et son non moins sinistre produit phare, le Roundup. Rappelons que le Roundup est un herbicide total et non sélectif  dont la substance active principale est le glyphosate. Ce dernier est un herbicide dérivé d’un acide aminé (la glycine) découvert et breveté par les chimistes de Monsanto en 1969.

Le Roundup, commercialisé à partir de 1975, a un principe actif qui permet l’extermination totale de toutes les plantes aspergées. En cas d’épandage de Roundup sur une plante, celle-ci va absorber le produit chimique au niveau des feuilles qui va ensuite passer dans la sève de la plante et entraîner une contamination générale de l’organisme. Le glyphosate va ensuite se concentrer au niveau des racines et perturber la production de chlorophylle et d’hormones de croissance de la plante, entraînant une nécrose des tissus végétaux conduisant à la mort de la plante. A côté de ce glyphosate, le Round-up comporte un autre élément actif, le POEA qui est un adjuvant qui augmente la pénétration du pesticide dans les cellules de la plante. Et ce poison qui trône dans toutes les grandes surfaces au rayon jardin peut-être utilisé librement et sans précaution…

Seulement voilà, il y  en France quelques solides empêcheurs d’empoisonner en rond (up). Et parmi eux un avocat parisien aussi subtil dans ses recherches que teigneux dans ses actions, le redoutable Maître Fau. C’est lui le tombeur du Régent et du Gaucho, ces pesticides tueurs d’abeilles. Mandaté par un éleveur bio, Jacques Maret et une association écolo, le « Mouvement pour le droit et le respect des générations futures », M°Fau a relevé une méchante lacune dans l’autorisation accordée au Roundup Express, au Roundup Extra 360, au Rondup GT Plus.

roundup tête de mort.jpgPour obtenir le droit de mettre en vente son pesticide, le fabricant doit prouver qu’aucun de ses ingrédients n’est toxique ou nocif pour l’environnement. Ceci en vertu d’une directive européenne (et oui, elle sert parfois l’Europe !) de 1991 que la France a mis treize ans à transposer dans notre arsenal juridique… « Doucement ! qu’il devait dire le Savoyard Barnier, Y a pas l’feu au lac d’Annecy ! »

La lacune, c’est que si Monsanto a déclaré le glyphosate comme principe actif – et obtenue l’autorisation – elle a « oublié » de déclarer l’autre composant essentiel de son poison, le POEA. Donc, l’autorisation qui permet à la firme mafieuse de vendre son Roundup n’est pas valable. M° Fau a donc envoyé à Barnier une lettre d’avocat lui demandant d’interdire désormais la vente des Roundup !

Lemaire, on t’attend au virage. Que peut faire le ministre ? Interdire le poison, ce qui serait justice. Ou faire un bras d’honneur à l’avocat pour faire plaisir à Monsanto. Auquel cas M° Fau a promis de saisir le Conseil d’Etat, sourcilleux en la matière !

Affaire à suivre.

Maître Fau ! Y a que ça de vrai !



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!!!!! LA PANDEMIE PASSE AU NIVEAU 6 !!!!!!!

...et débarque à Toulouse, à Paris et ailleurs...

image de Une par MB.jpgD'une actualité explosive, viens de sortir:

"Cure us!" - Quand explosera la PANDEMIE

de Jean-Victor Joubert (C'est moi!)


Ouvrage disponible sur Ayoli.fr


08/02/2008

Jardiniers pollueurs

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Amateurs ou professionnels, ils ont un peu trop recours aux produits phytosanitaires

Les responsables de la pollution ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Une étude réalisée sur le Morbras, une rivière qui se jette dans la Marne, en apporte la preuve. En mesurant les teneurs en pesticide de ce cours d'eau situé en zone urbaine, loin des grandes cultures, Jean-Marie Mouchel, du Centre d'enseignement et de recherche: eau, ville, environnement (Cereve), a constaté, au printemps, des taux de 20 microgrammes par litre de produits phytosanitaires, vingt fois les normes admises pour l'eau potable. Premier coupable identifié: le diuron, un désherbant, garant de la propreté des allées, utilisé par les services municipaux chargés des espaces verts. Quant au glyphosate, son usage est surtout le fait des jardiniers du dimanche.

Cette étude confirme un recours excessif et incontrôlé à certains produits phytosanitaires: «On estime qu'environ 10% des herbicides épandus en ville partent dans la rivière la plus proche, pour moins de 1% en agriculture», explique Jean-Marie Mouchel.

Le service régional de la protection des végétaux, dépendant du ministère de l'Agriculture, a donc décidé d'agir: «Nous tentons de convaincre les agents municipaux de tolérer un peu d'herbe au pied des alignements d'arbres ou dans les allées», précise sa responsable, Jacqueline Boulud. Pour les particuliers, une brochure (1) détaille les précautions à prendre lors des traitements.

(1) Disponible sur demande au 01-41-73-48-00.

15/04/2007

C'est dimanche, mon voisin a besoin de se tenir à carreau!

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