11.04.2009

Petite devinette: KIKADIÇA ?

Qui a proféré ces propos que ne renierait pas nos "révolutionnaires" modernes?

"Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d'avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n'importe quel abaissement de la nation.

Déjà en 40,elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement! Pétain était un grand homme. Pas besoin d'austérité ou d'effort! Pétain avait trouvé l'arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre.

Bien entendu, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui jusqu'à moi ont dominé. La Révolution française n'a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu'est la bourgeoisie. Cette classe qui s'est de plus en plus abâtardie, jusqu'à devenir traîtresse à son propre pays. Bien entendu le populo ne partage pas ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l'intérêt du pays. Il ne s'y trompe pas souvent."

Eh bien c'est de Gaulle écrivant à Peyrefitte,le 16 janvier 1963 !

03.04.2009

Samedi 4 avril: journée sans achat!

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J'ai reçu ça et je trouve que ce n'est pas con du tout! Demain je n'achète RIEN!

"Rien n'est pire que la soumission et la résignation.

D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie.. Deux jours de grève d'achats à suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.

Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009

LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :

Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
- L'ESSENCE - GAZOIL
- TABAC
- JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement....)

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.

Ce message n'est issu d'absolument aucun parti politique ni d'aucun syndicat.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.

Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !

CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES

DIFFUSEZ CE MAIL A TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, C’EST DEMAIN !

PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES...qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc.

L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT

Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention.

caddy.jpgAIDONS NOUS et nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas « cela ne servira à rien ».
Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous.

Cessons de nous plaindre et

AGISSONS !"

16.01.2009

En picolant mon blanc…SNCF : Service Nul pour les Cons de Français !

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- Oh ! Loule, remet une tournée de blanc, c’est la mienne.

- P’ting ! T’as gagné au morpion Ch’ois ?

- Non mais j’arrose le changement de nom de la SNCF. Tè, Tatave va nous raconter…

- Ah bon ! C’est quoi ça. Moi qui suis cheminot, ch’uis pas au courant…

- Ben, avant SNCF, ça voulait dire Société Nationale des Chemins de fer Français…

- Et maintenant ?

- Maintenant ça veut dire Service Nul pour les Cons de Français.

- Je te vois venir toi, tu vas encore m’allumer sur les grèves, les retards et tout le bintz. Mais, oh ! Ça te brancherait toi de te faire insulter, cracher dessus, taper sur la gueule parce que tu fais ton travail ?

- Evidemment…

- Ben, la grève à Saint-Lazare comme à Marseille, c’est pour ça. Alors rengaine tes sarcasmes et paye moi un blanc !

- Et vos conneries de caténaires qui pétent de longue, c’est quoi cette magouille ? Tu vas pas me dire que toi tu gobes les embrouilles sur les soi-disant sabotages par de « dangereux » ultra gauchistes éleveurs de chèvres ?

- Il y a urgence pour remplacer les caténaires défectueuses. Mais qui va payer les 400 millions d'euros nécessaires? Mille agents ont, déjà, patrouillé sur l'ensemble des lignes, mais faut savoir que la limite d'usure du fil de contact est beaucoup plus poussée en France que dans les pays voisins. On les use jusqu’à la corde ! Par ailleurs, les investissements affectés, aujourd'hui aux caténaires sont consacrés majoritairement à l'entretien (155 millions d'euros sur les 191 millions de l'enveloppe). Il reste pas grand chose pour les remplacements : 700 kilomètres par an seulement, sur les dizaines de milliers de kilomètres du réseau, t’as qu’à voir… La facture globale devrait avoisiner les 400 millions d'euros, dont une très grande partie devra être payée par Réseau Ferré de France (RFF) qui , depuis 1996, a la charge de l'entretien des lignes ferroviaires. C'est bien là où le bât blesse. Réseau Ferré, plombé par une dette de 28 milliards d'euros (héritée de la SNCF), n'a pas les moyens d'empiler les nouvelles dépenses.

train Dubout.jpg- Le pognon, c’est pas ce qui manque à la SNCF. Avec les tarifs à la gueule du client que vous pratiquez ! C’est vrai que toutes les thunes, vous les foutez dans votre putain de TGV. Et pour les trains de banlieue et les trains de cambrousse, peau de zob ! Que dalle. Tè ! Moi qui suis un gros fainéant robuste, à la bonne saison je prends mes quartiers d’été en cambrousse, au fond du Gévaudan. Je prends donc la ligne qui passe par le massif central, de Nîmes à Clermont et Paris par Alès. Enfin, je prenais, car ils menacent de la supprimer… Un bonheur ce petit train. Aussi rapide que l’auto, moins cher, plus confortable, plus sûr.... Baguenaudant parmi les vaches, j’entendais arriver le convoi qui sonnait joyeusement avant chaque passage à niveau, avant chaque arrêt, avant chaque tunnel. Le conducteur me saluait, la ou le contrôleur se faisait une joie de me montrer la belle machine portative pour délivrer les billets. Et débutait un voyage somptueux entre forêts à cèpes, prairie à vaches, ravins vertigineux et petits villages. Soixante trois tunnels et une bonne vingtaine de viaducs tous plus beaux les uns que les autres témoignaient de l’ingéniosité des servants de jadis de Madame Hessaincéhèfe…

- C’est pas encore fermé. D’autant plus que les régions et les départements crachent au bassinet ! Mais toi et les autres usagers, au lieu de me gonfler les aliboffis à moi, simple lampiste, manifestez avec nous ! Gueulez ! Ecrivez à Pépy !

- T’as raison Tatave je vais écrire au Pépy. En parlant de ça, moi, de parler, ça me donne…la pépie ! Zou, Loule, remets une tournée !


Amis blogueurs, vous pouvez, évidemment, reprendre mes textes, poésies, coups de gueule et autres élucubrations, mais merci d’avoir le « fair play » de citer la source et de mettre un lien : http://lesaliboffis.blogs.nouvelobs.com
Merci


27.12.2008

Comment des entreprises voyous – avec la protection de la Commission européenne - se sucrent sur le sucre qui nous fait crever…

stévia pot.jpg- Eh ! Oh ! Tous ces treize desserts, toutes ces bûches de Noël, tous ces chocolats que vous – que nous – venons d’ingurgiter en quantités plus que convenables, paraît que ça s’attache aux côtelettes, que ça favorise le développement du râble, et même, que ça favorise l’apparition du diabète… Alors mollo, meffi !

- Oh ! Victor tu vas pas nous gonfler les aliboffis. Merde, le petit Jésus vient de naître, on va quand même pas fêter ça à l’aspartame, non ? D’autant plus que si le sucre fabrique du gras, l’aspartame, lui, donne le cancer tout en engraissant Monsanto. Ouais, les industriels voyous des OGM. Et puis, le diabète, c’est une extraordinaire rente pour les labos ! Ils vont pas se laisser supprimer cette fantastique rente ! Alors, eh !

- Pourtant, il existe un produit, naturel celui-là, qui a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre, tout en affichant zéro calorie et qui pousse dans les forêts d’Amérique du Sud. C’est la Stevia rebaudiana.

- Qu’es aco ?

- Une plante cultivée depuis deux mille ans par les Indiens d’Amérique du sud. Ses feuilles, séchées et réduites en poudre, remplacent cent fois le sucre, sans ses inconvénients.

- Et pourquoi on n’en mange pas chez nous ? Ses applications dans le gargantuesque monde du «light» sont pourtant innombrables : sauces, confiseries, boissons, plats cuisinés, produits lactés, pâtisseries…

- Exact. D’ailleurs les gougnafiers géants qui fabriquent les cocamerdes ne s’y trompent pas et s’apprêtent à utiliser l’un des composés de la plante dans leurs sodas à la con ultra sucrés. Au Japon, cette plante est consommée depuis 1975, au point d’avoir raflé 40 % du marché des édulcorants.

- Et alors pourquoi en France, elle est totalement méconnue ? Et sa vente soumise à une régulation casse-tête ?

- A cause d’une législation européenne bornée, comme d’habitude et, tu t’en doutes, à la solde des puissants lobbies sucriers ! Pour utiliser une plante en Europe, il faut qu’au moins un des pays de l’Union la consomme. Ce qui n’est pas le cas, la plante poussant en Amérique du Sud. «Stevia rebaudiana est un aliment qui n’était pas consommé de façon significative en Europe avant 1997. A ce titre elle dépend du règlement européen Novel Food, relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (la même catégorie que les sinistres OGM !). Elle doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché», explique-t-on à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Ainsi, une plante utilisée depuis des millénaires par les Amérindiens est considérée comme nouvelle en Europe.

- C’est magouille et compagnie de confondre une plante millénaire avec les OGM… Et enfin, on doit bien en bouffer en Guyane de cette plante. Et la Guyane, c'est la France, non? Donc un pays européen!

- Bien sûr. La Commission européenne a émis « des doutes sur l’innocuité de la plante. » Les différentes autorités françaises et européennes ont argué de son potentiel contraceptif pour interdire sa mise sur le marché… Depuis quinze ans, les études contradictoires s’enchaînent. En juin 2008, le comité d’experts de l’OMS a enfin défini une dose journalière admissible. Si la Commission européenne met des bâtons dans les roues de la Stevia c’est parce qu’elle est achetée par le lobby du sucre, prétendent, à juste titre, bien des experts. Mais, en dépit des embûches, de nombreux initiés consomment la Stevia rebaudiana en cachette. On en trouve dans les rayons cosmétiques des boutiques bio, et même telle quelle en pot. «Elle est vendue comme plante d’ornement, mais officieusement, elle est consommée à la place du sucre», explique Patrick Merland, patron de la Maison du stevia (www.lamaisondustevia.com), qui vend 4 000 à 5 000 plants par an !

- Eh ! Victor, dès que Monsanto ou une autre compagnie crapule aura « breveté » - c’est-à-dire volé aux Indiens - cette plante, il n'y aura plus de problème de commercialisation !

24.09.2008

Champignons!

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Puteng ! Je suis un peu cassé, mais c’est le pied : j’arrive des champignons ! Oh ! Il n’y en a pas des masses, mais de quoi se faire péter le bédélet avec quelques tranches de gigots de la Margeride et du rosé de Tavel. Faut ce qui faut… Le pouvoir d’achat étant ce qu’il est, faut trimer dans les bois et les prairies pour chercher sa pitance…

C’est dur… Ainsi, ce matin, il faisait 2°C quand je suis parti avec la motocyclette. Sous les bois, l’eau condensée la nuit par les aiguilles de pins te coule dans le cou, te mouille ses brailles, te trempe les grolles. C’est pas grave. Tu regardes bien entre les massifs de myrtilles et de bruyère à la recherche des précieux cryptogammes (c’est savant ça, non ?). Les toiles d’araignées ornées de rosée difractent délicatement le soleil levant. Entre les branches, un geai se faufile en ricanant. Et toi tu marches, tranquille, le regard aiguisé.

a9ff6bc9510a7aac27fc94ba1db20077.jpgPuis, voilà la première coulemelle. On ne peut pas la manquer celle-là : une large ombrelle blanche saupoudrée de brun. S’il y en a une, il y en a d’autres. Et c’est bon les coulemelles ! Faut les peler, les poêler à l’huile d’olive, les saler, les poivrer et les déguster…

Puis voilà le premier sanguin (lactarius delicious). Tu le coupes délicatement avec ton couteau spécial à lame recourbée, et tu en cherches d’autres. Il y en a toujours d’autres.

c3221c0b353bf65677924135ad3ebdea.jpgPuis voilà le premier cèpe. Superbe, joufflu, solide sur son pied trapu, se dégageant fièrement de sa gangue de feuilles mortes…

Puis voilà… Et puis merde ! Vous avez qu’à y aller vous aussi !

Moi, je bois un canon et je vais aider la Lionne à les trier. J’élucubrerais plus tard !

06.09.2008

Ouiquinde stud yeux: l'ortographe selon Bobby Lapointe: leçon 1

Première leçon: La faute d'orthographe

b8a0e2d7de602373a1387ff77bc18d73.jpgL'alphabet contient en tout deux douzaines de lettres, si l'on compte comme les écaillers dans leurs bons jours. Avec ces mots, on peut faire un nombre impressionnant de syllabes. Avec ces syllabes, un nombre impressionnant de mots et avec ces mots un nombre impressionnant de fautes d'orthographe.
Au stade actuel de notre civilisation, rares sont les gens qui ne savent pas faire de fautes d'orthographe. Ce sera tout de même le sujet de notre première leçon. Il me paraîtrait ridicule de commencer à un niveau plus bas : je croirais faire injure au lecteur, si je n'admettais pas qu'il sache, déjà, que l'on émet des sons avec la bouche, pour parler.

Donc, comme je viens de vous l'apprendre: pour parler, nous faisons des bruits avec la bouche... Pour écrire, on aurait pu faire correspondre une consonne à chaque son «consonne», et une voyelle à chaque son voyelle! Mais là... ça aurait vraiment manqué de fantaisie.

Si mes souvenirs sont exacts nos ancêtres en étaient à ce stade primitif de l'écriture, quand un conte allemand, qui était venu en France, chercher une occupation quelconque, décida de changer tout ça.

Il s'appelait Orto Graf, et il était très vexé parce qu'à cette époque, en France, ce qui s'écrivait «f » se prononçait «S». On l'appelait donc Orto Gras, ce qu'il prenait pour une allusion à sa rondeur... d'autant plus qu'il y avait un notable du coin qui s'appelait Ortomègre, et qui était justement d'un type filiforme. C'est pourquoi Orto Graf pondit le fameux décret qui décidait que les «p» suivis de «h» font «feu», et qu'à par ça toutes les autres consonnes pouvaient être suivies d"un «h», sans que cela leur porte préjudice, et que de plus on pouvait se mettre des «e» où on voulait, même à la fin d'un mot, et qu'il y avait d'autant moins d'inconvénient à cela que tous les paresseux de la région qu'il occupait (Le nord de la Loire) ne se donnerait jamais la peine de prononcer ses «e» dits muets.

En foi de quoi, il signa:
Orthographe

Nom dont la prononciation n'évoquait plus sa rondeur, et qui de plus comportait plus de lettres que celui du notable Ortomègre... ce qui rehaussa son prestige. Ortomègre était très vexé, mais il sut se rattraper le jour où Orthographe dut retourner chez lui: il décida que son nom s'écrirait Eaurthaumaigre.

C'était vraiment n'importe quoi! et on dut nommer des spécialistes pour fabriquer des lois légitimant ce genre de choses, c'étaient quarante braves grands-pères qui décidèrent servilement que «O» pourrait, selon les circonstances, s'écrire: au, hau, eau, ho, oh et même «o». C'est alors que l'un d'eux, plus poivré que les autres essaya d'expliquer: « la recette des œufs à la coque» en bafouillant, «Si je mets mon petit «neu» dans l'eau, ça me fait un neu... » «Et mon œil» interrompit un autre. Le secrétaire notant tout ça, interprétait à sa façon, et c'est de là que naquit la la mode des «e» dans I'«o» pour: œufs, œil, nœud, etc, etc.

Une autre fois l'un d'eux dit comme ça: «Les poules couvent dans le couvent en écoutant mon chant dans mon champ» et demanda comment cela devait s'écrire. Après de mûres discussions, ils décidèrent que du moment que «couvent» (les poules) et «couvent » (les moines) se prononçaient différemment il serait amusant de les écrire exactement pareil, et que par contre «chant» et «champ» ayant la même prononciation devaient s'écrire différemment à cause des mouches. Ensuite ils jouèrent à «l'exception confirme la règle». Et tout ça finit par faire beaucoup d'écriture. Ils en firent un «recueil» (sans «e» dans I'«o» pour des raisons d'économies, un «o» en moins avec un «eil», près du «cu», pour faire le tour de la question).Ils l'appelèrent «Grammaire» en hommage à la femme du plus âgé des 40, qui leur apportait un petit goûter tous les jours, à leur récréation de 4 heures. Celle-ci leur fit savoir que s'étant refusée à un Anglais qui lui proposait trois livres (de beurre) et six pinces à sucre, s'il suffisait maintenant d'un seul livre pour la personnifier, elle en était «déchue», «déçue», et n'hésita pas à enlever la cédille pour leur dire ce qu'elle pensait d'eux. Pour la consoler ils lui donnèrent la haute main sur les affaires de son village et lui permirent de s'appeler comme elle voudrait. Elle se fit graver des cartes de visite au nom de «Grand' Maire». Quand aux quarante, vu leur grand âge, ils décidèrent de s'appeler «Les Zigs Mortels». Imperturbablement, le secrétaire transcrivait comme il voulait l'entendre. Mais la gomme étant leur friandise préférée, ils n'allaient pas en gaspiller pour si peu, et ils consentirent à s'appeler:
«Les Immortels»

D'ailleurs le peuple leur avait déjà trouvé un nom plus académique. Voici comment: à cette époque-là, les hommes mettaient leurs bijoux de famille dans un petit sac accroché à leur ceinture. Voulant se distinguer du commun des mortels, les «immortels» arboraient des sacs mi-partie, sacs dont les deux parties différaient d'autant plus que l'une d'elles n'existait pas. Le peuple appela ces parures des «sacs à demi» et ceux qui les portaient des «Sacs à demiciens ».

Les quarantes avaient toujours le même secrétaire quand ils admirent ce vocable. Ils étaient d'ailleurs très contents de lui qui, empilant les mots comme un «silo» travaillait comme un «nègre». Ils l'appelèrent donc le Silo-Nègre, et décidèrent de confectionner un nouveau livre qui, en hommage, porterait le nom du dit silo-nègre.
Toujours imperturbable celui-ci titra: «Dictionnaire». Toutes ces fantaisies contribuèrent à la prospérité de leur petite affaire qui existe encore de nos jours. Mais l'esprit d'initiative s'avère très nuancé: le gros de leur travail consistant à faire de nouvelles éditions du dictionnaire en reprenant mot à mot les définitions de leurs ancêtres sur lesquelles ils ergotent jusqu'à saturation, et qu'ils finissent par recopier scrupuleusement. (1).

En résumé de cette première leçon :

Si la plupart des gens font des fautes d'orthographe, ce n'est pas parce que leur grammaire n'a pas ses règles, mais parce qu'ils en font fi (2) ainsi que du dictionnaire.

(1) Note de l'éditrice ('): Pourquoi L'auteur s'est-il-départi de toute rigidité didactique, et pourquoi cet érudit menteur noie-t-il son cours pratique dans l'étalage de connaissances historiques ?, pourrait se demander le lecteur avisé. J'ai moi-même donc posé la question à l'auteur qui m'a répondu: «Parce que »... Mais j'ai l'intime conviction qu'il ne m'a pas dit là tout le fond de sa pensée, et qu'il existe en réalité une raison plus troublante, qui est la suivante : C'est inopiné.
(') Note de l'E.D.F.: la note de l'éditrice était, avec la note du gaz pour faire le total de la somme portée sur la chemise avec cravate à poids nets.
(2) C'est cela même dont Napoléon, écrivant à Joséphine fit fi... (illustre exemple)
Puisqu'il suffit d'ignorer le dictionnaire et les fantaisies de la grammaire pour faire de telles fautes d'orthographe, la confection de ces dernières ne mérite pas plus d'explication. Et ce ne sont que des...
... Fautes d'orthographe involontaires.


Exercisse : Ecrivez dix mots difficiles.
Corrigé : Prenez un dictionnaire. Cherchez-y chaque mot tel que vous l'avez orthographié.
Si vous l'y trouvez: raté: 0.
S'il n'y est pas: gagné: 1 point.
Si vous n'atteignez pas 8/10 au deuxième essai, n'insistez pas. Vous faites une hypertrophie du scrupule qui vous rend allergique à l'humour.

13.08.2008

Ne pleure pas Laure, on t’aime !

7caa4b279e8e9dbc682149f80d827493.jpgAh ! Les merveilleuses larmes de Laure ! Des larmes belles comme un champ de lavande en été, suaves comme le chant d’une cardeline. Des larmes libératrices sur le beau visage d’une superbe jeune fille qui refuse de se laisser robotiser. Ces larmes, elles veulent dire : « Basta ! Faîtes vos conneries sans moi. J’arrête, je reprend mes billes. Je veux être moi, je veux faire ce que j’ai envie, je veux aimer et être aimer, mais pas par un fumier comme celui qui a mis mon cul sur le net. Je me fous de votre fausse gloire, de toute façon, je l’ai déjà eu ! Je me fous de vos médailles, j’en ai des pleins tiroirs. Basta !

Bravo Mademoiselle Laure Manaudou. Vous avez refusé le système, tout comme cette autre immense championne qu’a été Marie-Josée Perec. Vous avez refusé de continuer à obéir aux vociférations, aux menaces, à la pression insupportable pour une toute jeune fille d’un « entraineur » adjudant aux méthodes de tortionnaire.

Quinze kilomètres chaque jour à nager dans un bassin… Un truc de fou. A rendre débile à tout jamais. Vous avez essayé vous, oui vous qui lisez mes élucubrations, de « faire des longueurs de piscine" ? Moi oui dans une autre vie. Et je puis vous dire qu’il n’y a rien de plus EMMERDANT ! Vous suivez une ligne peinte au fond du bassin, puis quand vous touchez le mur, vous culbutez, vous poussez sur les jambes et vous recommencez. Sans fin. A devenir dingue. Pour faire un kilomètre, il faut dix aller-retour. Pour quinze kil, c’est cent-cinquante aller-retour ! Le terrible ennui vous prend, vous passe la cervelle à la Javel. Encore, si vous avez un peu d’imagination, vous vous racontez des histoires que vous ne connaissez pas, mais meffi : si vous riez sous l’eau, c’est la tasse assurée ! Et chaque fois que vous relevez la tête pour respirez, vous subissez les coups de gueule du chien de quartier qui vous suis, qui vous surveille, qui vous engueule en permanence depuis le bord du bassin… Dingue je vous dis !

Libérée la jolie Laure ! Libérée !

Sèche tes larmes ma belle ! La vie va enfin commencer pour toi. Dans ton sport, tu n’as plus rien à prouver, tu as tout gagné ! Laisse la place aux autres…

Maintenant que tu t’es faites un nom, avec ton allure de reine et ta jolie gueule, tu peux « monnayer ton image » comme ils disent. Mais, mieux tu devrais suivre l’exemple d’un autre grand champion rebelle : Yannick Noha. Fait comme lui : chante ! Tu es sûre de faire un tabac !cd7848fb920489a72e943deab7ed481c.jpg

Comment ? Tu dis que tu ne sais pas chanter ? Quelle importance… D’autres, sans voix mais avec une belle allure et une gueule d’ange, ont fait carrière… jusqu’au sommet de l’Etat !

L’avenir radieux, libre, la vie te tendent les bras ! Mord à pleines dents !

Ne pleure pas Laure, on t’aime !

01.08.2008

Lettre ouverte aux cocus qui partent en vacances.

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Chers « 53% des inscrits qui ont voté pour Sarkozy », vous êtes de superbes cocus ! Vous avez fait preuve, en mettant le Phénix de Neuilly à la tête de la France d’une bonne dose de masochisme. Et moi, je m’estrasse l’embourigue de rigolade !

Car comment ne pas rire de voir que les citoyens des classes moyennes ou populaires ont aidé à placer à la tête du pays un homme qui aujourd’hui, leur faire perdre leurs emplois en facilitant les délocalisations, détruit leur système de protection sociale, démolit leur système de retraite, diminue les impôts des plus riches et augmente ceux des plus pauvres, dilapide leur pognon (celui de l’Etat, ce qui est pareil) en le distribuant aux entreprises qui, elles-mêmes, le redistribuent à leurs actionnaires, démantèle les services publics pour attribuer leurs fonctions à des sociétés privées qui s’empressent d’augmenter les prix de tous les services, etc.

Comment ce peuple qui se prétend le plus intelligent du monde a-t-il pu se laisser abuser par ce bonimenteur de foire qui a vendu aux électeurs moyens la corde qui sert à les pendre ? Eh ! C’est pas vrai, les cadres ! !

Il faut croire qu’après la malbouffe à MacDo, les feuilletons télévisés débilitants, le journalisme de complaisance et la dégradation morale du personnel politique, la connerie aura, elle aussi, dans le cadre d’une mondialisation qu’on prétend inévitable, fini par traverser l’Atlantique.

Car la France de Sarko-l’américain, comme il aime se faire appeler, c’est celle des égoïstes et des bouffeurs de hamburgers (mange-merde), repliés sur leur petit confort pour ne pas voir crever de faim les SDF du coin de la rue, ceux qui ont choisi l’égoïsme au lieu de la solidarité, la France de ceux qui préfèrent assurer leur vacances sur un mètre carré de sable pourri en faisant des heures supplémentaires plutôt que de donner du travail aux autres, celle de ceux qui ferment les yeux sur les licenciements tant que leur emploi n'est pas menacé, qui refusent de se syndiquer par peur de compromettre leur carrière, celle des fayots qui n'hésiteront pas à prendre la place de leur collègue plutôt que de perdre la leur, celle des abrutis qui admirent des demeurés qui gagnent des milliards en tapant dans un ballon ou en se trémoussant sur un plateau de télévision, celle de ceux qui s’extasient devant des comédiens qui leur font croire à une réalité virtuelle à l’eau de rose dans des feuilletons stupides.

Bref, c’est la France franchouillarde des médiocres, basse et moutonnière, qui n’a même plus le courage de relever la tête devant l’affront que lui font ceux qui, sous couvert de construction européenne ou de mondialisation, lui tondent la laine sur le dos.

On peut penser que c’est ainsi que les grands peuples deviennent des peuples avilis et que des civilisations finissent par se perdre dans les marécages de l’Histoire…

Allez, les cocus, bons embouteillages ! Je retourne sur mon hamac…

25.07.2008

Un pas de géant pour le solaire

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Par Denis Delbecq

Les cellules solaires, ça marche depuis les années soixante. Mais en raison de leur faible rendement et de leur prix de revient, franchir le seuil de compétitivité revient à gravir une montagne infranchissable. L’américain Nanosolar avait ouvert une voie en fabricant des cellules cent fois plus minces. Des chercheurs du Massachusetts Institute of technology ont choisi une autre approche en transformant n’importe quel panneau de verre en concentrateur…

Il n’est pas si courant de voir des travaux très technologiques à l’honneur dans la revue Science. Mais les travaux de Marc Baldo et de son équipe ont pourtant été publié par la revue, à peine plus de trois mois après la soumission de l’article. Une célérité rare qui confirme l’intérêt de ces recherches.

Le panneau solaire vu par Baldo et son équipe est pour l’essentiel une plaque de verre. Sur la majeure partie, un revêtement “maison” capte le rayonnement solaire, le réémet à une longueur d’onde plus élevée tout en le piégeant et en le guidant. 80% de l’énergie solaire atteint alors le pourtour de la vitre, où sont placées des cellules solaires optimisées pour ce rayonnement. L’efficacité est spectaculaire puisqu’à surface active égale, les cellules photovoltaïques produisent cent fois plus d’électricité que dans des panneaux ordinaire. De plus, en empilant des couches aux propriétés différentes, on peut imaginer de fabriquer des panneaux dotés de cellules optimisées pour chaque type de fréquence lumineuse et doubler encore le rendement final. Aujourd’hui, la taille des vitrages est encore limitée à quelques centaines de centimètres carrés.

Selon Baldo, le revêtement du vitrage n’est pas onéreux et supporte aisément des irrégularités de surface. Le revêtement est une encre organique qui se dépose par un procédé d’imprimerie sur un verre très ordinaire. De cette manière, n’importe quelle vitrage peut être conçu de manière à laisser passer 10% de la lumière, et convertir le reste en électricité. De quoi transformer les façades d’immeubles en centrales solaires !

Et ce n’est pas tout, car le procédé imaginé et testé au MIT peut aussi améliorer le fonctionnement des panneaux solaires traditionnels, en doublant leur efficacité, ont vérifié les chercheurs. Ils estiment que leur procédé pourrait être commercialisé en seulement trois ans. Reste à régler le procédé sur des grandes surfaces. Baldo et ses collègues ont déjà créé la startup qui s’en chargera. Tandis que le prix de l’énergie grimpe en flèche, la montagne de la compétitivité du solaire pourrait rapidement être franchie.

http://mondedurable.science-et-vie.com/2008/07/un-pas-de-geant-pour-le-solaire/

17.07.2008

RENDEZ-NOUS SINE, BORDEL DE MERDE !

Je suis dévarié… Parce que je viens d’entendre que Charlie Hebdo – l’un des deux seuls organes de presse LIBRE de France, l’autre étant le Canard Enchaîné – viens de se tirer une balle dans le pied. Ceci en faisant l’impensable : virer Siné ! ! ! VIRER SINE ! ! ! Autant tout de suite se couper les couilles…

Fils de la génération Hara-Kiri, je suis un lecteur ancestral de Charlie Hebdo. Qui s’appelait Hara-Kiri Hebdo au départ, et qui a changé de nom, bravant l’interdiction de paraître des terribles censeurs de l’époque après la couverture fameuse « Bal tragique à Colombey : 1 mort » mettant en parallèle la mort du général avec un incendie catastrophique dans une discothèque de St-Laurent-du-Pont.

C’était le Charlie de la Grande Epoque, bousculant joyeusement tous les tabous, avec des plumes et des dessinateurs flamboyants, incomparables. Les chroniques au vitriol du grand François Cavanna, les élucubrations écolos de Fournier, les inventions du Professeur Choron, les dessins ravageurs du grand Reiser, les premiers pas de Wolinski avec les deux mecs au bistrot, le grand Duduche de Cabu, Willem, etc… Nostalgie, nostalgie…

Puis Charlie est mort… Faute de lecteurs. Laissant orphelins bien du monde. Il a été relancé, quelques années après, par une nouvelle équipe animée par Philippe Val, et où l’on a retrouvé avec délectation les signatures de Cavanna, les dessins de Cabu, Wolinski, Willem, renforcées puis plus ou moins remplacées par de nouveau venus talentueux…

C’est à Philippe Val que nous devons cette résurrection. C’est lui qui a fait de Charlie un des deux seuls organes réellement d’opposition. Val tournerait-il sarko-compatible ?

Cavanna, c’est toi le Gardien du Temple, alors dit quelque chose ! Ne laisse pas faire pareille connerie.

Eh, « Mooosieur le directeur de publication », que je sache – et je sais, ayant été moi-même dans cette position – c’est AVANT publication que l’on peut, que l’on doit discuter avec l’auteur d’un article avec lequel on n’est pas d’accord. Le directeur de publication, responsable devant la loi, peut même refuser la publication d’un article. Vous n’avez pas usé de cette prérogative, vous n’avez donc plus rien à dire ni à faire qu’assumer, APRES !

Alors, s’il-vous-plait, « Moosieur le directeur de publication », RENDEZ-NOUS SINE, BORDEL DE MERDE !

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