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13/12/2017

Grandes voix : Tidiane N’Diaye sur la traite négrière.

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Alors qu’on semble découvrir l’esclavagisme en Libye, une lecture édifiante : « Le génocide voilé » de Tidiane N’Diaye.

« Les Arabes au cours de leurs mouvements de conquête, ont d’abord pris, soumis et islamisé l’Afrique du Nord, avant de se diriger vers l’Espagne. Dans ce pays, ils développèrent une brillante civilisation, symbolisée par les émirats et califats de Cordoue. Puis, à leur retour en Afrique, dans une nouvelle vague d’islamisation des peuples, ils amenèrent avec eux une cascade de malheurs. Sous l’avancée arabe, la survie était un véritable défi pour les populations. Des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman.

Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale. Telle était en réalité la première entreprise de la majorité des Arabes qui islamisaient les peuples africains, en se faisant passer pour des piliers de la foi et les modèles des croyants. Ils allaient souvent de contrée en contrée, le Coran d » une main, le couteau à eunuque de l’autre, menant hypocritement une « vie de prière », ne prononçant pas une parole sans invoquer Allah et les hadiths de son Prophète.

Beaux et nobles principes en vérité, mais que foulaient aux pieds - avec quelle allégresse, quelle indignité et quelle mauvaise foi ! - ces négriers arabes, qui mettaient l’Afrique à feu et à sang. Car derrière ce prétexte religieux, ils commettaient les crimes les plus révoltants et les cruautés les plus atroces. Cela fit dire à Édouard Guillaumet : « Quel malheur pour l’Afrique, le jour ou les Arabes ont mis les pieds dans l’intérieur. Car avec eux ont pénétré et leur religion et leur mépris du Nègre. »

Si de nos jours, pour ce qui est de l’islamisation de peuples africains, dans la plupart des pays, la religion du prophète Mohamed - avec son prestige social et intellectuel – a fait d’énormes concessions aux traditions ancestrales en s’intégrant harmonieusement sans détruire les cultures et les langues, il n’en a pas toujours été ainsi : l’histoire de ces Arabes qui plongèrent les peuples noirs dans les ténèbres fut surtout celle du mal absolu.

Alors que la traite transatlantique a duré quatre siècles, c’est pendant treize siècles sans interruption que les Arabes ont razzié l’Afrique subsaharienne.

La plupart des millions d » hommes qu’ils sont déportés ont disparu du fait des traitements inhumain et de la castration généralisée.

La traite négrière arabo-musulmane a commencé lorsque l’émir et général arabe Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais un bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du Darfour. Et ce fut le point de départ d’une énorme ponction humaine, qui devait s’arrêter officiellement au début du XX° siècle

Cette douloureuse page de l’histoire des peuples noirs n’est apparemment pas définitivement tournée. Au lendemain du second conflit mondial et de la découverte des horreurs de la Shoah, l’humanité a pris la mesure exacte de la cruauté de l’homme et de la fragilité de sa condition. Sous le choc, la communauté internationale déclara, en l’espèce d’un célèbre et mémorable never again, que plus jamais elle ne laisserait de tels événements se produire. Il apparaîtra d’autant plus absurde aux historiens du futur qu’en ce début du XXI° siècle, au Soudan, se déroule une véritable entreprise de nettoyage ethnique des populations du Darfour.

En avril 1996, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Soudan faisait déjà état d’une « augmentation effrayante de l’esclavagisme, du commerce des esclaves et du travail forcé au Soudan ». En juin de la même année, deux journalistes du Baltimore Sun, qui s’étaient également introduits dans ce pays, écrivaient dans un article intitulé « Deux témoins de l’esclavage » qu’ils avaient réussi à acheter des jeunes filles esclaves, pour les affranchir. Décidément, du Darfour VII° siècle au Darfour XXI° siècle, l » horreur continue avec cette fois le nettoyage ethnique en plus.

Il serait grand temps que la génocidaire traite négrière arabo-musulmane soit examinée et versée au débat, au même titre que la ponction transatlantique. Car, bien qu’il n » existe pas de degrés dans l » horreur ni de monopole de la cruauté, on peut soutenir, sans risque de se tromper, que le commerce négrier arabo-musulman et les djihads (guerres saintes) provoqués par ses impitoyables prédateurs pour se procurer des captifs furent pour l’Afrique noire bien plus dévastateurs que la traite transatlantique. Et ce, encore sous nos yeux aujourd’hui (janvier 2008), avec son lot de massacres, avec son génocide à ciel ouvert. »

TIDIANE N’DIAYE

Écrivain et anthropologue d'origine franco-sénégalaise, Tidiane N`Diaye vit en Guadeloupe, ou il travaille comme économiste à l’lnsee. Il est également directeur de recherches à Sup de Co Caraïbes. Auteur de nombreuses études économiques et sociales sur les départements français d’Amérique et de plusieurs ouvrages sur les civilisations négro-africaines, il a déjà publié dans la collection « Continents Noirs », aux Éditions Gallimard, quatre « enquêtes historiques » : Les Falachas, Nègres errants du peuple juif (2004), Le génocide voilé (2008), Par-delà les ténèbres blanches (2010), Le jaune et le noir (2013) et L’appel de la lune (2017).

https://www.laboutiqueafricavivre.com/livres/216-le-genoc...

https://www.youtube.com/watch?v=FhJH4O5lISk

 

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08/11/2017

« Is small really beautiful ? » Tè fume…

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« Tè ! Fume, c’est ce que disent en Europe les petits pays comme le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande et les pays confetti mafieux comme Malte à la France, à l’Allemagne, à l’Italie, à l’Espagne.

C’est, entre autres, ce qu’a montré la formidable enquête d’Élise Lucet « Cash investigation » consacré au vol en bande organisé complaisamment appelé dans la novlangue ultralibérale « optimisation fiscale ».

Ces « évasions fiscales » sont possibles parce que la « mondialisation » ultralibérale non seulement tolère mais favorise voire crée des « paradis fiscaux » qui sont autant d’enfers pour les populations grugées victimes de ces pratiques. Mais aussi et même surtout parce qu’à l’intérieur même de l’Union Européenne plusieurs petits pays se comportent sans vergogne comme des pirates au détriment de leurs grands voisins. Ainsi le Luxembourg, l’Irlande, les Pays-Bas et – vivement qu’il dégage ! - le Royaume Uni avec ses micros îles escrocs pompent la substance économique des grands pays. L’enquête de France 2 a démonté les systèmes qui permettent aux grandes multinationales comme Dassault, Nike, Apple, Google, Total et autres de s’exonérer de quasiment tous impôts dans les grands pays où elles font leur beurre. Ceci tout à fait légalement, ce qui – ça fait mal aux couilles à un Européen convaincu comme moi – condamne l’U.E. dans sa forme actuelle.

Le Luxembourg par exemple. Lorsque ce pays abaisse ses taux d’imposition sur les sociétés, ses rentrées fiscales devraient logiquement baisser. Mais au contraire, ces avantages fiscaux attirent les multinationales qui créent dans ce pays une société bidon, vide de toute activité réelle mais qui pompera, par un système de paiement de royalties, l’essentiel des bénéfices réalisés en France, en Allemagne, en Italie et ailleurs en Europe. Ce qui, à la sortie, rapporte plus à ce pays. Mais des pays comme la France, ou l’Italie, ou l’Allemagne, ou l’Espagne, ne peuvent pas suivre, pour garder leurs « riches » ou leurs sièges d’entreprise sur cette course à la baisse des taux parce qu’ils sont forcément perdants en matière de rentrées fiscales.

De même, lorsque qu’un petit pays baisse volontairement de coût du travail chez lui, la perte en rentrées fiscales peut être largement compensée par un surcroît d’exportation. Ce que ne peut pas faire un grand pays puisque la part des exportations dans sa balance commerciale est proportionnellement moins importante.

Ce jeu gagnant perdant ne peut exister que parce que les petits pays sont formidablement avantagés par les lois européennes. Le principal de ces avantages étant la stupide et sclérosante règle de l’unanimité concernant certaines décisions, et particulièrement en matière fiscale. Cette règle a été imposée, au traité de Maastricht, par les Britanniques. Ne faudrait-il pas profiter de l’extraordinaire bouffée d’air que donne à l’Europe le Brexit pour modifier cette règle ?

De même, les petits pays ont droit à un commissaire européen à la Commission, tout comme mes grands. Ainsi Malte, la Lituanie ou le Luxembourg pèsent autant que l’Allemagne, l’Italie ou la France. Il en est de même au niveau de la représentation au Parlement européen où ces petits pays sont largement surreprésentés, au détriment des grands, au point de pouvoir bloquer tous les mécanismes tendant à corriger les désavantages des grands pays.

Ainsi, si l’on veut harmoniser les fiscalités entre pays de l’U.E., le Luxembourg, Malte ou les Pays-Bas diront : « Tè ! Fume… »

Et ces réalités désolantes expliquent en partie les mouvements de séparatisme régionaux comme en Catalogne ou en Italie du nord où les nantis manipulent les populations en rêvant de devenir d'autres Luxembourg...


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01/11/2017

Catalogne : ça tourne à la pantalonnade « croquignolesque » !

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Il a le cul breneux Puig-Démont, le héros de « l’indépendance » catalane ! Et il fout le camp, en loucedé, pour aller « demander l’asile politique » à la Belgique. Aussi ridicule que lamentable.

Les apprentis sorciers indépendantistes ont déserté le champ avant même de livrer bataille. Parce qu’ils ont compris que les fervents partisans de l’indépendance – romantiques peut-être mais pas fous – n’avaient nullement l’intention de donner leur peau pour « libérer la patrie du joug espagnol » !

La situation en Catalogne est le fruit d’une énorme arnaque de la part d’une clique hétéroclite qui veut faire croire aux Catalans que leur « catalanité » est brimée, méprisée par l’État central espagnol. Alors qu’au contraire ce sentiment identitaire est généreusement protégé par la constitution espagnole de 1978 accordant à la Catalogne une très large autonomie avec un contrôle de la langue (le catalan est langue officielle au même titre que le castillan), de l’éducation (avec un parti pris anti espagnol marqué polluant le jugement de générations de jeunes), de la culture et des organes de presse et en particulier de la télévision ! Avec pour résultats un nationaliste rappelant les plus sombres heures de l’Europe. Rejet de l’Autre mais seulement s’il est Espagnol, par contre laxisme indécent vis-à-vis des mouvements islamistes, avec pour conséquence les massacres de la Rambla.

Les partis séparatistes – coalition hétéroclite allant de la droite extrême à l’extrême gauche - n’ont pas tenu compte de la réelle volonté populaire. Sur la base de leur victoire électorale de 2015, ils ont cru leurs souhaits en passe de devenir réalité. Le référendum boycotté, lors duquel 90 pour cent des votants avaient dit oui à l’indépendance, les a aveuglés. Ils oubliaient que leurs adversaires voulant rester fidèles à la nation espagnole ne s’étaient évidemment pas déplacés. Le prochain scrutin en décembre, officiel celui-là, mettra les pendules à l’heure. Les aspirations à plus d’autonomie des indépendantistes sont tout aussi légitimes que celles des unionistes. Le bulletin en main, il faudra penser aux entreprises qui foutent le camp, aux touristes qui boudent, à l’isolement complet, sans exception au sein de l’Europe. Rien n’est joué mais entre illusions passionnelles et réalités, les électeurs devront choisir entre l’aventure ou la raison.

L’esprit séparatiste bat de l’aile en Europe devant les réalités. Indépendance de la Catalogne ? De la « Padanie » ? Voire de la Corse ?

Combien de divisions ? Quelle monnaie ? Quelle police ? Quelle armée ? Quelle diplomatie ? Quel État ? Quelle place dans le concert mondial ? Rien ! Nada ! Alors les lampions s’éteignent et le pragmatisme fera le reste.

Cette montée des séparatismes était – hélas – inscrite dans le traité de Maastricht. Pas ouvertement bien sûr, mais sournoisement, planqué dans quelques institutions, comme le Comité des régions par exemple, avec pour finalité un fédéralisme impliquant l’affaiblissement des nations au profit de « régions » pluriétatiques réelles ou fantasmées. Pour cela il fallait « du passé faire table rase » et s’efforcer de dissoudre les nations dans des entités plus petites, plus faibles et donc plus dociles. Pari d’apprentis sorciers car le pouvoir qu’on enlève au peuple, aucun autre peuple ni aucune réunion de peuples n’en hérite. Ce sont des technocrates désignés et contrôlés sans beaucoup de démocratie qui en bénéficient et le déficit démocratique, tare originelle de la construction européenne, qui s’en trouve aggravé.

L’Europe fédérale des Régions, sous prétexte de rapprocher les citoyens du pouvoir, veut en fait mettre hors jeux les États nationaux.

Qu’adviendra-t-il à terme ? On remplacera les quelques frontières nationales existantes par une multitude de frontières locales invisibles mais bien réelles. On formera de petites provinces là où il y avait de grands États avec autant de communautés crispées sur leurs égoïsmes locaux. On laissera les régions riches devenir toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Ce sera, pour le coup, une Europe des tribus régie par l’égoïsme : plus de péréquation, plus de redistribution, plus d’aménagement. Ce sera le règne du chacun pour soi. Le résultat de ce dépeçage sera quelques régions riches entourées d’une multitude de territoires plongeants, seuls, dans la pauvreté. Après quoi les puissances financières, les mafias multinationales dicteront leurs lois à ces petites entités politiques, avec la complicité de la technocratie bruxelloise, des institutions financières et de l’Otan en matière de défense.

La technocratie de Bruxelles semblent elle-même s’effrayer de cette perspective, Junker s’alarmant d’envisager « une Europe à 85 » !

Il serait temps d’y penser.



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23/10/2017

BCE, FMI, fonds vautours : RENDEZ LE FRIC AUX GRECS !

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Les Grecs crèvent la dalle, leur pays est vendu à l’encan, leurs dirigeants « dirigent » avec sous la gorge le couteau de la BCE (Banque centrale européenne) et sur la tempe le flingue du FMI (fond monétaire international). Et pendant ce temps, ces mêmes institutions – élues par personne, ne représentant que les intérêts des mafias financières – se sont engraissées de plus de 10 milliards sur leur sueur, sur leur misère, sur leur santé, sur leur désespoir. En effet, la banque centrale vient de gagner 7.8 milliards d’euros grâce aux intérêts des bons du Trésor grec qu’elle détient et le FMI a amassé un pactole de 2.5 milliards d’intérêts sur les prêts qu’il a concédé à Athènes.

Ces deux institutions avaient accepté un système de redistribution afin que ces sommes soient reversées à l’État Grec. Tè ! Fume…

Ou plutôt « Halten ! Rauchen… » qu’il leur a dit Wolfgang Schäuble, le sinistre ministre allemand des finances, fort de la complicité honteuse de ses collègues français, italiens, hollandais et autres. Les sommes des intérêts de la dette ont immédiatement été transférées non pas dans les caisses de l’État grec pour assouplir l’austérité imposée au peuple mais… dans les caisses des banques privées allemandes, françaises, italiennes et du Benelux principalement, pour « rembourser » une dette inique et douteuse. Et cette redistribution s’est arrêtée dès que Tsipras a été élu ! Non mais, pour qui il se prend ce gauchiste et son (éphémère hélas) ministre des finances motard !

Mais d’où viennent-ils ces 10 milliards d’intérêts ? Des titres grecs que la BCE a achetés au cours des années 2010-2012 dans le cadre du programme SMP (Securities Markets Programme). Ceci dans le cadre plus général du « mémorandum » signé en mai 2010 et approuvé un an plus tard contraints et forcés par les gouvernements grecs et qui a engagé la Grèce dans une série de réformes censées dynamiser sa compétitivité – privatisations, baisse des salaires dans la fonction publique, dérégulation de professions, etc. –, auxquelles ont répondu grèves et manifestations. Cette politique de rigueur était une condition à l’accord d’un prêt par la troïka (le FMI, la Commission européenne, et la Banque centrale européenne) de 110 milliards d’euros.

Outrepassant largement sa mission, la BCE a refusé toute réduction de la dette grecque afin de protéger les intérêts des banquiers privés. De plus, en achetant de la dette grecque, elle a soulagé ces mêmes banquiers de leurs créances pourries tout en maintenant artificiellement haut le cours de ces titres. Sans ça, leur valeur aurait dégringolé jusqu’à un plancher de 20 %. Dès lors, l’État grec aurait pu les racheter avec cette décote, arrêtant ainsi le racket des intérêts. Ceux-ci courent sur le nominal et pas sur le cours. La BCE, tout comme les fonds vautours qui ont acheté avec la décote, a exigé et obtenu un remboursement à 100 %, avec des taux d’intérêt jusquà 6,5 % ! D’où ces milliards d’intérêts.

Ça défrise, hein ! Goldman-Sax a bien fait école…

On peut agir, à notre petit niveau, en exigeant le remboursement aux Grecs de ces sommes rackettées en signant cette pétition :

Signer la pétition

 

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18/10/2017

La débandade des tueurs d'allah et le sort des « revenants ».

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Ce matin, j’ai entendu plutôt qu’écouter Demorand et Salamé - les Abbott et Costello de France Inter – s’offusquer avec je ne sais quel interlocuteur des paroles de la ministre de la défense, Florance Parly : "Si des djihadistes (français) périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux, et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne". Bravo Madame la ministre ! Voilà enfin quelqu’un « qui en a » et qui dit les choses.

La France ferait appel aux forces locales pour traquer et éliminer les djihadistes français présents à Raqqa comme à Mossoul et ailleurs. La pratique serait courante au sein des pays de la coalition qui mutualisent la « neutralisation » de leurs ressortissants par des pays tiers pour éviter des accusations d’exécutions extrajudiciaires. Ces petits arrangements (échanges de renseignements sur les cibles et sous-traitance des frappes) entre amis de la coalition anti-Daech permettent donc de contourner les lois nationales et le droit international humanitaire. Et, surtout, de mettre hors d’état de nuire des djihadistes occidentaux à la motivation et aux compétences des plus inquiétantes.

Les Anglais ont moins de « pudeurs de gazelle » : leurs forces spéciales ont une liste avec photos des ressortissants britanniques faisant le djihad au Moyen-Orient, avec « permit to kill » (permission de tuer).

« Mais c’est dégueulasse, c’est le retour hypocrite de la peine de mort » tempêtent les imbéciles heureux, collabos des égorgeurs salafistes. Eh ! Oh ! On nous rebat les oreilles en nous disant que nous sommes en guerre. Alors ce sont les lois de la guerre qui doivent régir les rapports avec nos ennemis. L’objectif est d’empêcher ces Français, de retourner dans leur pays d’origine pour y perpétrer des attentats. Hélas, une bonne partie de ces terroristes a été « évacuée » - pourquoi ? Mystère de l'Orient ! - en bus vers la province de Der Ezzor encore tenue par l’État Islamique. On risque donc de perdre leur trace et leur « neutralisation » sera impossible, rendant ainsi plausible sinon probable leur retour en France. Ce sera autant de tueurs pleins de haine en liberté et une recrudescence d’attentats à venir.

Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes et même enfants, nés et élevés pour en faire des machines à tuer – qui partent s’engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s’ils partent, c’est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d’un pays qui passent à l’ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels, c’est-à-dire « éliminés » comme dit la ministre. En bon français, on devrait dire « tués ».

« C’est dégueulasse ». Bien sûr que c’est dégueulasse, mais on ne fait pas la guerre en dentelle. La guerre, c’est la mort, c’est la trouille, c’est l’angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, la fumée qui aveugle, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur âcre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripes irisées sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort.

On s’empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l’oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l’hommistes » bêlants qui sont autant d’idiots utiles des nazislamistes. Avec en perspective des « Bataclan », des « Nice » et des palanquées d’assassinats au couteau, comme celui de ces deux jeunes filles de la gare Saint Charles à Marseille.

Alors, si on est responsable, on n’accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu’on les a « logés » comme disent les flics. Il faut qu’ils sachent qu’ils ne rentreront jamais « au bercail », sinon les pieds devant…

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27/09/2017

Approchez ! Mesdames et Messieurs ! Venez à la grande braderie jupitérienne !

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Profitez. On liquide ! On liquide !

Tous nos clients sont contents, et si les Français sont kons tant mieux !

On a besoin de pèze, on brade !

Arcelor ? Liquidé… « FIRED ! » comme dit Trump, le pote à Mac’Ron…

Péchiney ? Liquidé… « FIRED ! »

Lafarge ? Liquidé… « FIRED ! »

Alstom ? Liquidé… « FIRED ! »

Eh ! Oh ! Pourquoi la France vend-elle ses bijoux de famille ? Parce que les dirigeants de ces grosses boîtes sont NULS. Parce que les dirigeants politiques français courent après leur réélection et sont donc obnubilés par le court terme, ce qui les pousse à toutes les magouilles, voire toutes les trahisons.

NULS les patrons. L’industrie française est coincée dans un positionnement trop milieu de gamme et des produits plus chers que ceux de la concurrence. De plus, contrairement aux Japonais, aux Allemands, aux Étasuniens, ils ont démantelé les grands consortiums comme la CGE (compagnie générale d’électricité). Qui se souvient que ce géant mondial, du temps d’Ambroise Roux, c’était Alcatel (Alsacienne de constructions atomiques, de télécommunications et d’électronique) spécialisé dans les télécommunications, qui fut, avant sa descente aux enfers par son « mariage » avec l’étasunien Lucent, une entreprise à la pointe dans ce secteur porteur des télécoms, présente dans 130 pays ! FIRED !

La CGE, c’était aussi Alsthom : la fabrication des locomotives et du matériel de chemin de fer puis l’inventeur des TGV. Devenue Alstom, c’est aussi un des tout premiers spécialistes mondiaux des turbines électriques, celles qui équipent toutes nos centrales électriques, qu’elles soient nucléaires, thermiques ou même hydrauliques. FIRED !

Alstom, c’était aussi les Chantiers navals de l’Atlantique qui, après bien des péripéties actionnariales, ce jour de fin septembre 2017 vont être littéralement bradés à l’Italien Fincantieri pour 80 millions d’euros, une poignée de figues pour une entreprise qui a un chiffre d’affaires se comptant en milliards, un carnet de commandes plein pour dix années et un savoir-faire unique au monde.

N’en jetez plus, la coupe est vide…

Bon. Dépassons les blessures d’amour-propre et regardons les choses froidement.

Le passage d’Alstom transport sous direction allemande nous débarrassera de ce patronat nul et cupide, venu non pas de l’industrie, mais du pantouflage d’énarques. Au point où ils ont laissé l’entreprise, ce sera salutaire, même pour les ouvriers car en Allemagne, les salariés sont associés à la cogestion de l’entreprise. Et puis ça fait un champion européen.

Beaucoup plus grave est le largage honteux de la branche énergie d’Alstom à l’étasunien General Electric. Parce que ça met toutes les centrales génératrices d’électricité de France à la merci du bon vouloir étasunien. En effet si les turbines installées (dans toutes les centrales françaises) tombent en panne, la fourniture des pièces détachées dépendra de General Electric, donc du Gouvernement étasunien. Idem pour les pièces de rechange de nos valeureux sous marins nucléaires ! Bonjour l’indépendance !

Vous voyez l’énorme moyen de pression politique que nos dirigeants ont mis entre les mains d’un pays cupide et sans vergogne, dirigé par un fada. À l’heure actuelle, le « NON » de Chirac et de Villepin à Bush concernant la guerre en Irak ne serait plus possible.

Non mais, comment des dirigeants politiques – en particulier le banquier Macron conseillant le nullissime Hollande – ont-ils pu accepter une telle opération qui tangente la haute trahison ?

Incompétence totale : General Electric, en connivence avec la « Justice » étasunienne, a incité celle-ci à épingler certains dirigeants français d’Alstom pour corruption. Ben voyons… Comment fait-on des affaires dans le milieu nauséabond du capitalisme financier ? Coutumière du racket à grande échelle, la « justice » yankee a « puni » l’entreprise française avec une amende exorbitante et la menace de mise en taule de plusieurs dirigeants. Ceux-ci ont donc préféré brader l’entreprise pour sauver leur peau, tout en engrangeant des montagnes de pognon… Montebourg a essayé de lutter, mais François l’a viré pour le remplacer par… le Rotchildboy Macron, celui-là même qui, maintenant devenu calife à la place du calife, brade le reste du groupe à Siemens et les ex-Chantiers de l’Atlantique aux Italiens.

Banquier un jour, banquier toujours…


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20/08/2017

« ISLAMOPHOBE ! »

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A-t-on le droit de critiquer l’idéologie mortifère qui sous-tend les massacres de Barcelone, de Paris, Londres, Kaboul, Le Caire et ailleurs ? Dangereux : vous risquez l' « excommunication » sous la forme d’un mot-condamnation : « ISLAMOPHOBE ! »

« Islamophobe » ! Ce mot, loin de désigner un quelconque racisme – une religion est-elle une « race » ? - a été inventé de toutes pièces par les islamogauchistes pour disqualifier ceux qui résistent aux intégristes de tous poils. Pourquoi ne devrai-je pas avoir peur de l’idéologie chrétienne, de l’idéologie musulmane, comme de l’idéologie trumpienne, marxiste ou ultralibérale ?

Pourtant, dès que vous prétendez critiquer cette dangereuse névrose collective qu’est l’islam (sans majuscule) on vous jette cet anathème définitif, censé vous rouler dans la fosse de la honte et de l’opprobre : « vous êtes islamophobe ! » Voilà l’arme nucléaire des islamogauchisme qui - hélas – sévissent dans bien des milieux « autorisés » et particulièrement dans les médias, du Monde à Libération (journaux de milliardaires) sans oublier – hélas – Médiapart.

Les islamogauchistes, que j’appelle d’un nom plus précis - les « nazislamistes » - sont ces archéo-nostalgiques du Grand Soir. Comme ils ont léché le cul de Staline en d’autres temps, ils lèchent les babouches des tueurs d’allah (sans majuscule bien sûr). Ils voudraient nous rouler dans la culpabilisation : « Ces malheureux (ils parlent des tueurs, pas des victimes) sont victimes du colonialisme, ils ont subi l’esclavage, nous pillons leurs pays, et gnagnagna… ».

En fait, ces planqués sont des lâches et de vulgaires collabos : ils pensent qu'en léchant les babouches de cette minorité de fanatiques voulant imposer partout la terreur théocratique, leurs « maîtres » leur seront reconnaissants et les remercieront chaleureusement… Comme les « idiots utiles » de Staline.

Y a-t-il au monde peuples plus colonialistes que les arabo-musulmans ? Ils ont colonisé une partie du monde, de l’Indonésie à l’Atlantique, du Caucase à l’Atlas ! La colonisation la plus brutale qui soit : massacre systématique des hommes, table rase de toute trace de civilisation précédant leur arrivée, création de sous-hommes, les « dhimmis », établissement de l’esclavage à grande échelle, mépris des femmes, etc.

Y a-t-il au monde peuples plus esclavagistes que les arabo-musulmans ? Les razzias des arabo-musulmans ont saigné l’Afrique bien avant et bien plus que la sordide traite atlantique. Et elle dure toujours, en Mauritanie, en Arabie saoudite entre autres ! Dans les sociétés musulmanes, l’esclave était (est ?) considéré comme une chose, un meuble, un outil. Il peut donc être vendu, donné, légué, loué. Il n’est, à ce titre qu’une « simple marchandise ». Il se range, en règle générale, dans la même catégorie que les animaux.

 

Êtes-vous « islamophobe » ?

 

Comptez vos réponses affirmatives)

* Êtes-vous pour une égalité entre hommes et femmes ?

* Êtes-vous opposé à la lapidation des femmes adultères ?

* Êtes-vous pour l’école obligatoire pour les filles partout dans le monde ?

* Êtes-vous opposé à l’esclavage et à la prostitution enfantine ?

* Êtes-vous pour une liberté totale de l’expression et de la presse ?

* Êtes-vous pour la liberté de chacun de choisir sa religion ? Et d’en sortir ? Et de ne pas en avoir ?

* Êtes-vous contre les gouvernements et mosquées qui soutiennent les publications antisémites ?

* Êtes-vous opposé au port de la burqa dans les lieux publics, écoles… ?

* Êtes-vous opposé à la ségrégation sexuelle ?

* Êtes-vous contre la peine de mort pour les personnes (musulmanes ou non) qui se convertissent à une autre religion ?

* Êtes-vous opposé aux « crimes d’honneur » ?

* Êtes-vous opposé aux mutilations génitales ?

* Êtes-vous opposé aux relations sexuelles forcées ?

* Êtes-vous opposé à la discrimination des homosexuels ?

* Êtes-vous pour le droit à la critique des religions ?

* Êtes-vous opposé à la polygamie ?

* Êtes-vous opposé aux mariages des enfants ou aux mariages forcés ?

* Êtes-vous opposé à l’ordre coranique de tuer les apostats et non musulmans ?

* Êtes-vous opposé à des tribunaux de la charia en plus des tribunaux légaux ?

* Êtes-vous opposé au coran qui affirme la supériorité de l’Islam sur les autres religions ?

 

Résultats :

-Si vous avez répondu par OUI à l’une des questions, alors vous pouvez certainement être taxé « d’islamophobie. »

-Si vous avez répondu NON à toutes, vous pouvez l’être aussi !

 

Alors, toujours adepte du politiquement correct ? De cette lâche « pudeur » à l'égard de tout ce qui touche à l'islam ?

 

 

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19/08/2017

C’est nouveau, ça vient de sortir : Le terrorisme « low cost » !

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Le tour d’Europe de la barbarie islamique continue. Maintenant l’Espagne. Les méthodes évoluent, le djihad se vulgarise : on en est à l’attentat « low cost » comme disait je ne sais quelle « personnalité autorisée » sur je ne sais plus quelle lucarne à décerveler. Fini les lourdes logistiques des détournements d’avion, voire de massacres à la kalach minutieusement organisés comme à Paris. La « mode » est à la banalisation de l’attentat. Avec une arme qu’on trouve partout, qu’on n’a pas besoin de dissimuler : un simple véhicule. Eh ! C’est qu’un barlut voire une simple caisse lancée à toute blinde dans une foule, ça vaut toutes les kalachs ! C’est l’attentat à la portée du premier débile dont la cervelle aura été travaillée comme il faut dans une madrasa, une mosquée ou – plus moderne – une chaîne télé et surtout quelques sites internet particulièrement sanglants.

Qu’y apprend-on ? Que le coran, nihiliste, dicte toute la conduite du musulman, en particulier vis-à-vis du mécréant, de « l’infidèle » qu’il faut soumettre ou convertir de gré ou de force, sinon supprimer. Qui sème l’islam récolte la charia ! Et rappelons que près d’un tiers des musulmans de France sont des islamistes rigoristes qui considèrent la charia au-dessus des lois de la République…

Les tueurs d’allah ont frappé sans distinction à Barcelone, comme à Paris, Londres ou Berlin. Femmes, enfants, hommes, « mécréants » ou musulmans, c’est pareil pour eux. Parce ce que leur idéologie obscurantisme leur fait haïr, ce sont toutes nos valeurs de liberté, d’égalité en particulier entre homme en femmes, c’est la laïcité qui permet de croire – chez soi – ou non.

Ce sont justement ces symboles qu’abhorrent les ennemis qui tuent chez nous comme à Barcelone et dans toute l’Europe. Ennemis qu’il faut savoir nommer : les adeptes de l’islam salafiste. Ennemis enfermés dans des luttes sanguinaires mais archaïques jusque dans leur vocabulaire, parlant de « croisés », de « mécréants », d'« infidèles ». On cauchemarde devant tant de débilité mentale.

Qu’est-ce qui motive ces tueurs de masse ? La haine de notre mode de vie fait d’un goût du vivre ensemble, d’égalité homme femme, de tolérance envers les choix de vie y compris sexuels, du goût de la fête, du rejet de tous les tabous, d’acceptation de toutes les religions et de ne pas avoir de religion du tout, etc.

Ceux-là détestent la Fête. Ceux-là rejettent l’égalité, en particulier celle homme femme. Ceux-là se qualifient entre eux de Frères, mais rejettent tous ceux qui ne sont pas strictement de leur secte. Ceux-là se réfèrent à une idéologie obscurantiste n’admettant aucune contradiction. Ceux-là vénèrent la mort, celle des autres comme la leur. Ceux-là se revendiquent d’une névrose collective appelée « religion », canal islam wahhabite.

Regardons les choses en face. Les massacres en France, en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne maintenant, mais aussi et encore plus à Kaboul, Bagdad ou au Nigeria ne sont pas commis par des athées, des agnostiques, de mécréants, des païens, des apostats. Ils sont le fait de musulmans. Canal sunnite ou chiite, mais c’est pareil. Ils sont commis par des individus mâles se réclamant de l’islam. Et toutes les circonvolutions sémantiques, toutes les dénégations des autorités et des idiots utiles nazislamistes qui sévissent chez islamo-bobo-gauchos n’y feront rien. Tous les meurtres, écrasements, explosions, égorgements, éviscérations, décapitations actuels le sont au nom de la religion. Et particulièrement au nom de la religion musulmane. Les beaux esprits se gaussent de cet adage « tous les musulmans ne sont pas des terroristes, mais tous les terroristes sont des musulmans ». Et d’autres temps et d’autres lieux, ce fut, c’est encore des chrétiens, des hindouistes, des bouddhistes. Mais c’est toujours au nom d’une de ces terribles névroses collectives appelées religion qu’une partie de la population s’en prend à l’autre sous prétexte de faire son bonheur !

Le vrai visage de la religion et surtout des monothéistes, c’est celui de la haine. Quelle soit « canal chrétien » ou « canal musulman », c’est toujours une idéologie de mort.

D’où viennent les djihadistes ? Souvent, hélas, de chez nous. Mais qui les enfantent ? Qui fait que des enfants nés chez nous se transforment en monstres hideux ? Ce sont des idées propagées à coups de pétrodollars par un ennemi qu’il faut savoir nommer : l’Arabie saoudite. Le vrai printemps arabe commencera le jour où ce foyer sombre sera éclairé par la révolte et le sursaut de son peuple qui tourne en rond autour d’une famille. C’est de là que nous viennent les idées qui transforment des gosses en tristes tueurs. Ce pays est l’incubateur historique du terrorisme islamique. Il exporte la doctrine wahhabite à travers le salafisme que prêchent dans le monde entier des imams fanatisés. L’État Islamiste n’est que le clone de l’Arabie saoudite, sponsor officiel de tous les groupes terroristes, de Daech à Boko Haram et Al Shahab. N’oublions pas non plus le frère ennemi » des Saoudiens, le Qatar.

Comment peut-on espérer éradiquer le terrorisme islamique dès lors qu’on se couche comme un chien attendant sa pâtée devant ces roitelets de pacotille qui idéologisent, forment et financent ceux qui viennent « jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes » ?

Ah ! C’est vrai : l’emploi, Coco, l’emploi ! Ils achètent nos rafales, nos frégates, nos missiles et toutes les belles machines qui explosent, écrasent, malaxent, percent, broient, cuisent la viande humaine.

Les affaires avant tout alors ? Évidemment, dans ce monde où la valeur primordiale est le fric…

Alors que faire ? La seule arme contre ces cancers de l’esprit que sot les religions et particulièrement l’islam canal salafiste, c’est l’éducation, l’école. Pour paraphraser Victor Hugo : « Tu ouvres une école, tu fermes une mosquée ou une église » !

Et le monde se portera mieux.

15/08/2017

« Il est encore fécond le ventre de la Bête ».

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Le Mémorial d’Eygalayes dans la Drôme, en mémoire de 35 maquisards massacrés en 1944, a été pour la seconde fois victime de dégradations cette année. Ce monument rappelle le massacre du 22 février 1944. Cet hiver-là, 35 maquisards du Maquis Ventoux - installés depuis décembre 1943 à Izon la Bruisse, près du village de Sèderon, dans la Drôme, près du Ventoux - étaient assassinés par surprise par les nazis, sur dénonciation de miliciens français, par une troupe allemande partie d’Orange avec un fort groupe de Français engagés volontaires dans l’armée allemande. Ces maquisards étaient Français pour la plupart, surtout de la région provençale, mais aussi de St Nazaire, de la Moselle, de Montpellier et de Paris. Il y avait aussi deux Allemands israélites, un Roumain israélite, deux Polonais israélites, des Italiens et des Espagnols.

Derrière ces exactions, il y a ce renouveau de l’extrême droite, des groupuscules qui rêvent de « réveiller la bête ».

Derrière ce monument profané, il a des hommes qui avaient pris les armes contre l’occupant en des temps tragiques où il était plus tentant de « faire du marché noir » que de risquer sa peau.

Leur peau, ils l’ont laissée ces héros de l’ombre. Je vais vous en raconter l’histoire. Je la tiens personnellement de la bouche même du seul survivant de ce massacre, Laurent Pascal, maintenant disparu, en mémoire duquel l’association Mémoire Résistance des Hautes Baronnies va en septembre inaugurer le « Sentier de la Liberté-Laurent Pascal ».


Écoutons Laurent Pascal, « Rolland » de son nom de maquis:

 

« Il est environ 13 heures. Un beau soleil fait scintiller la neige autour de nous.

Un soleil menteur…

- Vous quatre là. Avancez. Allez ! Plus vite que ça !

Ce sont ceux qui se trouvent du côté d’Eygalayes. Je me trouve moi-même à l’autre extrémité de la colonne. Ils partent derrière le bâtiment. Nous ne voyons pas ce qui se passe mais nous entendons une première, puis une seconde rafale de mitraillette : les quatre premiers fusillés d’Izon viennent d’être abattus…

Le premier tueur, un milicien, un Français comme nous, sa sale besogne terminée, revient. Un autre "prend livraison" des quatre victimes suivantes, toujours à partir de l’autre bout de la colonne. Il les conduit derrière la ferme en passant par l’angle Ouest alors que les premiers étaient passés par l’angle Est.

Rafales…

Mes camarades, pétrifiés mais courageux, attendent la mort…

Les bourreaux, se remplaçant, alterneront ainsi côté Est et côté Ouest jusqu’aux quatre derniers : le Toubib, un jeune homme de Saint-Auban, un autre jeune et moi.

C’est notre tour…

Nous savons parfaitement ce qui nous attend. Les rafales de mitraillettes et les plaintes de nos camarades ne nous laissent aucun doute sur ce qui se passe derrière la ferme.

Je suis pourtant étonnamment lucide. Crever pour crever, je ne vais pas me laisser tuer comme un mouton. Je suis décidé à tenter ma chance.

Le milicien dont c’est le tour de nous conduire au massacre, un homme d’une quarantaine d’années, nous fait passer devant lui. Je l’observe en marchant. Il n’est pas très à l’aise me semble-t-il. Arrivé au coin de la ferme, j’aperçois les cadavres ensanglantés de mes camarades étendus dans la neige. Le Toubib, qui est derrière moi, a compris que je veux tenter quelque chose.

Je regarde une dernière fois le tueur, puis mes camarades morts. Le Toubib se rapproche de moi et me souffle :

- « C’est le moment. Vas-y ! »

Je me rue en avant. J’ai le temps d’entendre mon copain Blanchet, abattu mais pas encore mort me crier : « Merde ! Rolland. » C’était son vœu de bonne chance. Un cri qui me va droit au cœur et me donne des ailes. Je cours de toutes mes forces. C’est un pré nu et plat, sans le moindre obstacle. Il y a bien une rangée de pommiers en contrebas, mais je préfère foncer droit devant moi.

Les souliers de Toto - que j’ai maudit ce matin - me serrent et tiennent bien à mes pieds malgré l’absence de lacets. Une chance. J’entends le bruit sec des mitraillettes et des fusils. Les balles sifflent autour de moi, ricochent en miaulant sur des rochers… J’ai environ 400 mètres à parcourir, à découvert, dans la neige.

Les premiers instants de surprise passés, tous les boches et les miliciens, qui attendaient, décontractés, que le massacre fut terminé, réagissent et me tirent comme un lapin. J’entends des éclats de voix, des ordres aboyés en allemand. Je perçois des éclatements de grenades autour de moi…

Je ne pense à rien. Je fonce, je fonce…

Cette course éperdue dure environ une minute. Il me semble que je n’arriverai jamais au bout du champ. Mon cœur bat la chamade, mais j’ai conscience que j’ai la joie de le sentir battre !

J’arrive au bout du champ. Je saute un petit mur qui me met provisoirement à l’abri des tirs de mes poursuivants. J’ai la présence d’esprit de ruser pour les égarer : je fonce ostensiblement en direction du village, puis, en me baissant, je remonte dans mes traces et fonce vers la montagne, en direction opposée.

La ruse a pris : les Boches se ruent vers la route. Ils me chercheront tout d’abord en direction de Séderon, me laissant quelques précieuses minutes de répit. Maintenant à couvert, je grimpe à toutes jambes les premiers escarpements au-dessus d’Eygalayes. Je passe devant une ferme. Le paysan, qui a assisté impuissant à la fusillade de la fenêtre de sa chambre, craint que je ne m’arrête chez lui. Je n’en ai pas la moindre intention et je le lui dis.

À ce moment-là je me considère comme presque sauvé. J’ai en tout cas gagné la première manche. Je connais parfaitement la montagne, je suis jeune, fort et entraîné. Et puis j’ai ma peau à sauver… »

Laurent Pascal la sauvera sa peau. Il sera le seul… Il pense qu’il doit la vie à son camarade « le Toubib », plus âgé et moins leste que lui, qui l’a suivi dans sa course et lui a servi – volontairement et en toute connaissance de cause, pensait-il - de bouclier vivant contre les balles des tueurs.

 

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10/08/2017

Donald. Kim. BOUM ??????

 

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L’intérêt de l’arme nucléaire réside dans le fait que c’est une assurance vie : celui qui la possède ne risque pas d’être attaqué, parce que, même s’il est plus faible que l’adversaire éventuel, il pourra, en représailles, infliger à celui-ci des pertes incommensurables. C’est le terrible « équilibre de la terreur ». Mais encore faut-il que cet équilibre repose sur des décisionnaires finaux sains d’esprit. Ce qui ne semble pas être le cas concernant tant le Donald que le Kim…

Obama a eu le courage d’aller affronter le regard des gens de Hiroshima. Son successeur, Trump, entre en compétition d’hyper konnerie avec Kim Jong je ne sais plus quoi, enfin Kim Féchié, l’autre taré de Corée du Nord. Pour aider ces deux docteurs Folamour à prendre conscience de ce à quoi ils risquent de plonger le monde, rappelons-leur ces minutes parmi les pires que l’Humanité ait connues.

Saluons au passage la chaîne Arte qui a diffusé un documentaire édifiant sur la véritable histoire de Hiroshima.

Il faisait un grand soleil ce matin-là sur Hiroshima. Yoko venait juste de prendre son service à l’hôpital Shima, en plein centre-ville. Ouvrant en grand les fenêtres du dortoir des contagieux, elle laissa aller un regard sur la ville puis, entendant un bruit d’avions, elle leva les yeux vers le gouffre du ciel. Un dernier regard… Alors, de la voûte azurée des cieux fondirent sur sa ville, en une explosion de mille soleils, les chevaux de l’apocalypse…

Dans le ciel radieux de ce 6 août 1945 autour de huit heures du matin, trois bombardiers américains B-29 Superfortress arrivaient sur la ville. « Enola Gay », « The great Artist » et « Necessary Evil ». Ils étaient partis vers 2 h 45 de l’île Tinian, occupée par les forces américaines, dans le Pacifique. Aux commandes du premier appareil, un solide gars de l’Illinois, Paul Tibbets, 40 ans. C’est lui qui avait baptisé son bombardier du nom de sa mère. Ça porte bonheur disait-il… Ça dépend pour qui. Dans sa soute : « Little Boy »… Un « petit garçon » ventru que le capitaine William Parsons arma précautionneusement dans l’heure suivant le décollage…

A 8 h 15, les trois appareils arrivèrent à la verticale de l’hôpital Shima, à un peu moins de 10 000 mètres d’altitude. Les équipages avaient chaussé des lunettes de précaution spéciales. Pour un dernier regard…

A 8 heures 16 minutes et 2 secondes, « Little Boy » était largué. Le « petit garçon » brillant fonça vers le sol. 43 secondes de chute puis des capteurs d’altitude et d’autres dispositifs automatiques déclenchèrent la mise à feu, à 580 mètres d’altitude.

Dans les premières microsecondes, l’énergie libérée par la réaction nucléaire se fit essentiellement sous forme de rayons γ et de neutrons. Ces rayonnements étant absorbés par l’air en quelques mètres, un dégagement de chaleur eut lieu, la température dépassant localement le million de degrés Celsius. Cet air surchauffé forma alors une "boule de feu" (masse sphérique de gaz incandescents) de quelques dizaines de mètres. Se comportant comme un corps noir, elle émit un rayonnement thermique intense, d’abord sous forme de rayons X. L’atmosphère étant peu transparente à ces derniers, ils furent réabsorbés en quelques mètres. Dans les millisecondes qui suivirent la boule de feu se dilata et se refroidit. Son rayonnement thermique « glissa » vers l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. L’air étant transparent à ces longueurs d’onde, le rayonnement thermique put alors se propager à plusieurs dizaines de kilomètres. En quelques secondes, la boule de feu qui continuait de se refroidir atteignit son diamètre maximal — autour de 2,2 km en 10 secondes pour 1 Mt. Cette dilatation ayant lieu initialement à vitesse supersonique, elle généra une onde de choc suivie d’un effet de souffle. Par convection, la boule de feu s’éleva rapidement du fait de sa chaleur. En se refroidissant, elle cessa d’émettre de la lumière visible et donc cessa d’être incandescente. L’explosion généra d’énormes quantités de vapeur d’eau, de poussières et de débris qui se condensèrent, formant le sommet du sinistre champignon atomique. Il atteignit la stratosphère, à environ 20 km d’altitude et s’écrasa horizontalement sur quelque 35 km de diamètre…

Au sol, là où était quelques secondes plus tôt la ville de 350 000 habitants, de dessous une lourde dalle, un gros scorpion sortit, queue recourbée et dard tendu. Il avait résisté sans encombre à la Bombe, lui…

Ouais, dit la propagande des vainqueurs, mais le feu atomique a permis de terminer très vite la guerre avec les Japonais, évitant ainsi la perte d’un million de vies (sous-entendu « de soldats étasuniens »). Sauf que c’est loin d’être vrai.

- Le projet Manhattan lancé par le président Roosevlt en 1942, pour doter ls USA de l'arme nucléaire, faisait suite aux informations des services secrets américains et britanniques selon lesquelles Hitleret les savants nazis travaillaient à un projet identique depuis plusieurs années.

- L’Allemagne nazie capitulait le 8 mai 1945, alors qu’à Palo Alto (désert du Nevada), la dernière main et les derniers essais de Manhattan étaient encore en cours.

- Le pacte secret passé à Yalta, en février 1945, entre Staline et un Roosevelt pressé de voir capituler le Japon, prévoyait que 3 mois au plus après la capitulation allemande, l’Armée Rouge devrait retourner ses forces du front occidental et, au terme d’un transfert de plusieurs milliers de kilomètres, déclarer la guerre et attaquer le Japon. Ce qu’elle fit le 2 août.

- S’il est évident que les 2 bombes du 6 et du 10 août (Hiroshima et Nagasaki) n’ont pu que précipiter la capitulation, force est de reconnaître que, même sans les bombes, le Japon était déjà le dos au mur avec la hantise de Hiro Hito : l’entrée au Japon des troupes soviétiques et la chute de la dynastie impériale. La capitulation rapide devant les États-Unis était pour lui la seule issue, les mêmes États-Unis, craignant toute dérive communiste dans l’Empire du Soleil Levant, ayant fait le choix du maintien de la dynastie sur son trône donc d'absoudre de toute responsabilité le principal responsable de la guerre. Bonjour la justice...

- C’est à Potsdam (Allemagne), en pleine conférence interalliée (EU-GB-URSS) que le Président Truman donna l’ordre définitif de larguer « Little Boy » sur Hiroshima, abattant ainsi sur le tapis vert de la négociation avec Staline, au cœur de l’Allemagne vaincue, le joker de la suprématie militaire complète.

- La bombe de Nagasaki (au plutonium) était d’une autre technologie que celle de Hiroshima (à l’uranium enrichi). Il fallait donc l’essayer aussi, tant qu’à y être… Quelques centaines de milliers de civils grillés, bof ! C'est pour la science.

Les habitants de Hiroshima ont été sacrifiés avant tout pour impressionner un allié, l’URSS, et établir la suprématie militaire des USA. Ceux de Nagasaki l’ont été pour satisfaire quelques savants fous.

De tels agissements ont un nom : ce sont des crimes de guerre. Mais les crimes de guerre, c’est pour les vaincus, jamais pour les vainqueurs…

 

 

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07/08/2017

Au bistro de la toile : j'en ai marre du lavage de cerveau !

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- Oh ! Loulle. Quoi de neuf dans tes canards laquais ?

- Némar, Némar, Némar. A t'en donner le racabomi, le dégueuli de ce fouteux acheté comme de la barbaque par les esclavagistes qataris. Et puis le kon de bestiau chinois qui a accouché. Et puis un peu Hussain Bolt.

- En voilà des choses importantes Loulle ! Il faut « divertir » le populo Loulle. Du pain et des jeux. C'est vieux comme le monde. Ça consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. On nous met sous le nez Némar pour nous cacher la Loi Travail et autres joyeusetés macroniennes.

- Et pourquoi c'est comme ça Victor ?

- Parce que, bafouant les lois sortis de la Résistance, les banquiers, les marchands d’armes, les marchands de béton et autres industriels ont mis leurs griffes sur la presse. Parce que les plumitifs sont payés – mal pour la plupart - pour dire ce que veulent les patrons des organes de presse. Ils sont les outils obéissants des puissants et des riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Leurs talents, leurs facultés et leurs vies appartiennent à ceux qui les paient. Ils sont comme les prostiputes : elles vendent leur cul, ils vendent leurs cerveaux…

Et là, on est loin du programme du Conseil national de la Résistance sur la presse ! Ce que veulent ceux qui tiennent les me(r)dias, c'est imposer aux gens une société qui les prive de leurs libertés tout en les empêchant de s’en rendre compte, par exemple en détournant leur attention sur des sujets futiles ou en leur faisant croire que ce sont des mesures nécessaires pour les protéger, tout en causant sournoisement ce qui nécessite ces mesures de protection.

Quant aux médias qui ne sont pas « dans la ligne », il faut les foutre en bas. Ainsi le Monde Diplomatique exclut des aides à la presse. Ainsi, il y a deux ou trois ans, l'offensive fiscale contre Médiapart, média encore libre qui dérange et auquel les vautours de Bercy réclament plus de 4 millions. En espérant ainsi le fusiller...

- C'est de la manipulation, tu veux dire...

- Exactement. Et ceux qui nous manipulent sont des pros en la matière. Tiens, par exemple ce que ces voyous cyniques nomment « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine ou des attentats sanglants afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. On est en plein dedans avec Macron.

- Mais comment se fait-il que nous soyons si kons ?

- Parce qu'on nous rend kons. Pour cela il y des méthodes éprouvés. En premier lieu faire appel à l'émotionnel pour court-circuiter le rationnel et donc le sens critique. Tiens par exemple, ton bestiau chinois qui a chié un lardon. L'émotionnel, c'est cette bouboule de poil qui donne naissance à des jumeaux, et, cerise sur le gâteau émotionnel, voilà qu'une de ces mignonnes petites bébêtes crève. C'est bon ça Coco, ça fait pleurer dans les chaumières. Le rationnel, on le cache soigneusement : c'est que ce couple de bestiaux ridicules coûte à la France, donc à nous, un million par an de location aux Chinetoques ! Si ça c'est pas nous prendre pour des kons, je n'y comprend plus rien.

L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements… Ainsi la vision ad nauseam des corps de pauvres Africains noyés et au contraire les images réconfortantes de « sauveteurs » altruistes montés sur les navires des ONG permet de faire accepter l'invasion des migrants, conséquence du pillage des richesses de l'Afrique, pour le plus grand profit des patronats avides de main d’œuvre quasi-esclave et de clientèle pour des produits inutiles. .

Pour nous rendre kons, la publicité est aussi une arme redoutable. La publicité s'adresse au public comme à des enfants en bas-âge. La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Ce public, il faut le maintenir dans l'ignorance et la bêtise. Les séries télés et les jeux débilitants sont là pour ça. Les séries matraquent à longueur d'antennes le « mode de vie » de l'Empire étazunien. Les radios déculturent les auditeurs en imposant des sous-merde « musicales » dans la langue du « maître ». Et l'éducation n'arrange pas les choses. Sous la pression de « l'éduquer utile » prôné par les patrons, les programmes de l'école doivent faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. Ainsi de l'implantation de puces RFID a des fins « récréatives » ou de facilité. Ça arrive à grands pas. Il est bon aussi d'encourager le public à se complaire dans la médiocrité, à trouver « cool » le fait d'être stupide, vulgaire et inculte. D'où le succès d'Hanouna, enfant chéri de Bolloré.

- Merde, c'est vrai ce que tu dis Victor. Et on ne s'en rend pas compte. On culpabilise même de ne pas « réussir »...

- Eh oui Loulle. Le fin du fin c'est de remplacer, dans les boyaux de la tête de la « populace », la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

- Mais enfin Victor, comment « ils » - ceux qui nous manipulent et nous gouvernent – arrivent à nous prendre ainsi pour des kons ?

- Parce qu'ils nous connaissent par cœur. Depuis quelques décennies les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système - tenu par les Google, Amazon et autres multinationales s'imposant hors des lois - détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. De plus, l'individu lamba se complaît à se livrer pieds et poings liés à ceux qui le manipulent. A travers les instruments vicelards que sont les réseaux sociaux, genre facebook ou les gens se livrent entièrement, avec une naïveté confondante, à la cupidité marchande mais aussi aux pouvoirs occultes qui régissent les politiques !

- Ben dis donc ! On n'est pas sorti de l'auberge...

- Allez, sers ma tournée ! C'est toujours ça « qu'ils » n'auront pas. Et ouvre un peu la porte, il fait trop chaud !

 

 

Illustrations: merci à Chimulus et X - droits réservés

27/07/2017

AUx FEUx !

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Ça crame ! Des forêts entières partent en fumée. Il faut cent ans pour faire un pin, une minute pour qu’il explose en feu… Ça crame essentiellement en Provence et en Corse. Ça crame en juillet, ça cramera encore en août. Ça ne cramait pas en juin malgré une canicule et une sécheresse supérieures aux conditions actuelles, ça ne cramera que peu en septembre.

Alors pourquoi ça crame là et en ces périodes de grandes migrations touristiques ? Comme par hasard, la Provence, la Côte d’azur et la Corse sont les lieux les plus prisés par les touristes. C’est comme ça.

Ce ne sont pas ces touristes qui mettent volontairement le feu. Les actions réellement malveillantes sont généralement le fait de locaux : jalousie de chasseurs, bergers « préparant » de futurs parcours à moutons, promoteurs prévoyants dégageant une colline pour, vingt ans après, acheter et construire. Sans oublier les abrutis fascinés par le feu et le ballet des Canadair. Si, ça existe. Mais il faut savoir qu'un incendie volontaire, c'est les assises.

Mais les touristes mettent le feu non pas sciemment mais par KONNERIE.

La konnerie tragique, c’est de jeter son mégot, même sommairement écrasé, par la fenêtre de sa voiture, sur autoroute comme sur toutes les nationales et départementales. Elles sont belles nos petites routes qui permettent de découvrir ces si jolis paysages de l’intérieur, qui traversent ces odorantes forêts de pins où cransignent les cigales. Mais ce sont de véritables brûlots avec la chaleur et la sécheresse estivales. Les aiguilles de pins dégagent des vapeurs de térébenthines extrêmement inflammables. Un mégot et surtout son filtre vont se consumer lentement et longtemps. Assez longtemps en tout cas pour qu’une rafale de mistral ravive la minuscule braise jusqu’au point éclair. Et c’est le départ d’un feu de forêt… Ça coûte jusqu'à 45000 euros et 3 ans de taule. Mais que dire des constructeurs automobiles qui ont supprimé le cendrier dans les nouvelles voitures ?

La konnerie, c’est de faire un barbecue en campagne. On les fait griller à l’ombre bien sûr les merguez et les côtelettes d’agneau. Qui dit ombre dit arbre. Et les arbres, chez nous, ce sont presque toujours des pins… On revient au cas précédant…

La konnerie c’est de faire un sympathique feu de camp au bord d’une petite rivière. Il y a quelques années, j’ai vu, de mes yeux vu, un groupe de sympathiques jeunes Allemands allumant un feu entre quatre pierres sous une pinède bordant le Gardon, dans les magnifiques gorges de Collias. Je les ai « allumés » gentiment mais fermement et ils ont éteint leur truc. Hélas, quelques jours plus tard, à la suite de pareilles konneries inconscientes, les gorges ont cramé…

La konnerie, pour ceux qui arrivent l’été dans leur résidence secondaire dans le Luberon, dans les Alpilles ou dans les Maures ou l’Estérel, c’est de ne pas avoir fait débroussailler le pourtour de sa propriété et de brûler les herbes, les branches tombées de l’hiver et autres végétations qui gênent les vacances. "Oui mais on fait attention : on a le tuyau d’arrosage prêt…" Mouais…. Le débroussaillage est pourtant obligatoire dans les 32 départements des régions PACA, Corse, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes + l’Ardèche et la Drôme. Également dans les autres départements si un arrêté préfectoral l’exige surtout en cette période de sécheresse. Les maires des communes concernées doivent veiller à la bonne exécution du débroussaillement mais aussi du maintien en état débroussaillé. Ils peuvent donc intervenir auprès des propriétaires négligents et même le faire exécuter d’office au frais de l’intéressé. Et ça coûte bon bon. Comme la contravention et l’astreinte journalière.

La konnerie, c'est l'urbanisme caractérisé souvent par le laxisme des autorités responsables voire les magouilles qui permettent ou tolèrent la construction de cabanons ou de maisons au milieu des forêts. Avoir sa villa sous les pins, sur la colline dominant la grande bleue ! Le bonheur. Sauf que ça brûle...

Tous ces fauteurs de feux ne risquent pourtant pas grand-chose par rapport aux dégâts que leur négligence, leur konnerie ou leur malveillance coûtent à l'environnement et à la société. A l'époque de Napoléon, il y avait déjà beaucoup d'incendies dans le Midi. Le Napo, il a été expéditif : il a ordonné à ses préfets de faire fusiller sur le lieu de leurs méfaits les incendiaires ! Et les incendies se sont « miraculeusement » arrêtés...

Quant aux touristes, leur manière de faire tient au fait qu’ils ignorent les spécificités du Midi. Le danger d’incendie n’est pas le même dans les forêts de l’Île de France, de Belgique ou d’Allemagne et dans celles de Provence, du Languedoc et de Corse.

Alors, amis touristes qui nous faites l’amitié de venir chez nous, de grâce respectez ces paysages que vous aimez. Ne devenez pas des POURISTES !

Mais il y a autre chose aussi. C'est la faiblesse des moyens aériens. 26 appareils (12 Canadair, 9 Tracker, 2 Dash et 3 Beechcraft). Des appareils vieux de trente à cinquante ans, à bout de souffle dont plusieurs restent au sol parce qu'en panne…

Question : comment se fait-il que la France, deuxième pays du monde après les États-Unis en matière de construction aéronautique, ne soit pas foutue de concevoir et construire des appareils modernes, spécifiques à ce difficile travail de pompiers de l'air ? Il y a déjà un marché conséquent dans tous les pays autour de la Méditerranée. France mais aussi Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Croatie, etc. Et aussi de l'autre côté de la Mare nostrum. Et encore au Canada, aux États-Unis et partout dans le monde.

Question : comment se fait-il qu'il n'y ait pas une force d'intervention anti incendies européenne ? Avec des moyens aériens payés par l'Union Européenne et une coordination efficace ?

« Aux feux » ? Ou « Aux fous » ? Ô fan !

 

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07/07/2017

Grandes voix. Karim Akouche : « Marx est mort, vive Mahomet. »

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Lu dans l'excellent magazine Jeune Afrique ce texte dans lequel l'écrivain algérien vivant au Québec Karim Akouche dénonce, avec une ironie sarcastique, la nouvelle doxa des islamogauchistes, des nazislamistes qui ont besoin d'une nouvelle béquille intellectuelle pour conforter leur névrose mentale.

Décapant et jubilatoire :


Chut, ne dis rien, ferme les yeux, bouche-toi les oreilles, ne dénonce pas l'islamisme et ses avatars. Faut pas faire le jeu de l'extrême droite, ni celui des nostalgiques du colonialisme, encore moins celui du grand capital.

Mens ! Le jihadisme n’a rien à voir avec l’islamisme, et celui-ci ne viendrait surtout pas de l’islam. Même si des intellectuels des pays musulmans, qui ont vu leurs sœurs et frères tomber sous les balles des fous d’Allah, nuancent ou pensent le contraire. Voile le réel, pratique le déni, c’est plus simple ainsi. D’une posture, deux conforts : tu t’inscris dans le « camp du bien » et tu ne prends aucun risque. Contourne la vérité, inverse les arguments, fais des détours sémantiques, ne désigne pas le mal ; tourne autour de la bête immonde, mais ne l’affronte jamais. Dédramatise le terrorisme, folklorise l’idéologie salafiste, psychanalyse le jihadiste. Fais de celui-ci un déséquilibré, une victime de la société individualiste, du fétichisme marchand, de la crise sociale, de l’arrogance de la modernité. Trouve-lui toutes les explications possibles, sociales et psychologiques, sauf la principale : la religieuse.

Fais de l’islam une religion à part, de ses adeptes les « élus » de Dieu. Clame-le sur toutes les tribunes : Ce sont des humiliés. Fouille dans les vieux placards de l’histoire, déterre les cadavres, éparpille les cendres, revisite la guerre d’Algérie, attise le choc des mémoires, évoque l’Irak, la Syrie et la Libye. Les « humiliés » ont subi le colonialisme, ils ont été dépossédés de leurs biens, de leur pétrole, de leur langue, de leur terre et, quoi qu’ils fassent, il faut les excuser ; ce n’est jamais leur faute, c’est toujours celle des autres et de l’Occident. N’évoque surtout pas les esclavagistes arabes, ce chemin est miné, on te taxera de révisionniste. Oublie l’empire ottoman et ses crimes, oublie les civilisations et les peuples colonisés par l’arabo-islamisme.

Depuis l’effondrement du bloc soviétique, la gauche ne propose plus d’utopies ; ses idéologues, n’ayant plus de nouvelles idées, claudiquent dans le brouillard. Les uns ont viré à droite, les autres ont sombré dans les désillusions et les rancœurs. Hier internationalistes, ils deviennent aujourd’hui communautaristes, ethnicistes, différencialistes, relativistes. Ils ont tourné le dos aux Lumières, à la laïcité et à la liberté.

Les musulmans sont devenus les nouveaux prolétaires. L’islam est « révolutionnaire », le vert a remplacé le rouge, les chants religieux l’Internationale, le sabre la faucille, les jihadistes les brigadistes.

L’islamisme pousse sur les ruines du communisme. Les musulmans sont devenus les nouveaux prolétaires. Il faut les défendre contre Wall Street, le progrès, la dépravation des mœurs, les féministes, les homosexuels… Les perdants de la mondialisation doivent s’unir pour bâtir la Oumma et faire face au « gouvernement mondial ».

Complotistes de tous les pays, unissez-vous ! Déçus de la société de consommation, organisez-vous !

Marx est mort, vive Mahomet !


Karim Akouche.

Karim Akouche est un écrivain algérien, auteur du roman « La Religion de ma mère », du roman « Allah au pays des enfants perdus » et de la pièce  « Qui viendra fleurir ma tombe ».


http://www.jeuneafrique.com/451759/societe/marx-mort-vive-mahomet/

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04/07/2017

L’Italie n’en peut et n’en veut plus : bientôt les bateaux pleins de migrants des ONG-trafiquants à Marseille et Barcelone ?

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Enfin la Commission européenne semble prendre timidement (et pour cause, elle est complice) la mesure du problème que les ONG complices des passeurs font courir à l’Europe et en premier lieu aux pays qui sont en première ligne, la Grèce et l''Italie. Cette dernière a mis les pieds dans le plat en menaçant de refuser l’accès de ses ports aux bateaux des ONG qui, sous couvert de sauvetages humanitaires (réels), assurent un véritable service de navette pour les populations africaines en quête d’Europe.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que les bateaux des ONG n’amènent pas les « sauvés » à Malte par exemple, plus proche, mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

Qui sont ces populations ? Sont-elles toutes des victimes fuyant la guerre, la violence et la pauvreté ?

La plupart viennent du Sénégal, de Gambie, du Nigeria, pays qui ne sont pas en guerre et ont les moyens de nourrir leurs populations. Bien que les belles images fournies par les « envoyés spéciaux » généreusement invités à bord par les ONG montrent des familles, des femmes, des enfants, il s’agit essentiellement d’hommes jeunes, sans qualification ni métier, souvent délinquants et bouches inutiles dans leurs pays que les gouvernements de ces pays ne sont pas fâchés de voir partir. Ils seront de toute façon vite remplacés par une natalité zoologique.

Un nombre croissant de ces migrants transitant par la Libye sont vendus sur des « marchés aux esclaves » avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle, selon un rapport publié mardi 11 avril par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest interrogés par l’organisation disent avoir été achetés et revendus dans des garages et des parkings de la ville de Sabha, localité du sud de la Libye par laquelle passent de nombreux candidats à l’exil.

lis sont vendus entre 200 et 300 dollars (entre 190 et 280 euros) et retenus deux à trois mois en moyenne, a déclaré Othman Belbeisi, qui dirige la mission de l’OIM en Libye. « Les migrants sont vendus sur le marché comme s’ils étaient une matière première, explique-t-il. La traite d’êtres humains est de plus en plus fréquente chez les passeurs, dont les réseaux sont de plus en plus puissants en Libye. »

Arrivés en Italie, ces migrants tombent sous la coupe de mafias locales qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Il serait peut-être temps de faire savoir aux candidats à l’émigration ce qui les attend…

L’Europe ultralibérale facilite sournoisement les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Lien

160 000 personnes ont défilé à Barcelone en faveur de l’ouverture des frontières aux migrants aux cris de « Notre pays est votre pays ». Il en a été de même dans d’autres grandes villes européennes. Ce qui implique une coordination de ces manifs, une organisation et donc une volonté clairement affirmée de favoriser la venue de centaines de milliers voire de millions de migrants. D’où on peut déduire que les circonstances (guerres, famines, instabilités politiques, etc.) qui poussent des populations entières à quitter l’Afrique et le Moyen-Orient pour venir en Europe ne sont pas dues au hasard mais bien le produit d’une volonté sinon occulte du moins bien cachée.

Les patronats européens rêvent de cette main-d’œuvre nombreuse, taillable et corvéable à merci, nouveaux clients venant remplacer des populations européennes vieillissantes donc consommant moins.

il apparaît que ce remplacement des populations européennes par des populations venues de zones à forte natalité a été depuis longtemps pensé, théorisé, voire organisé. Et pas par n’importe qui : par… l’ONU !

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un défenseur acharné des migrants. Pendant dix ans, il a dirigé le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Sa conviction maintes fois affirmée : « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et elle ne s’arrêtera pas ». Il estime donc qu’il faut se « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multiethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». Tout un programme. Que l’ONU, maintenant sous la coupe de ce pittoresque Portugais, va s’efforcer de mettre en œuvre.

Selon le ministère de l’intérieur italien, plus de 73 300 migrants sont arrivés sur le territoire national depuis le début de l’année. D’autres sources parlent dr 100 000. Une hausse de plus de 14 % par rapport à la même période en 2016. Les autorités italiennes s’inquiètent de l’étendue du phénomène et elles entendent essayer de limiter l’immigration. L’agence officielle Frontex, dans un rapport récent établit qu’une flotte d’ONG se comporte en complice des contrebandiers qui exploitent le trafic humain et qu’ils contribuent directement à augmenter les risques de mort lors des transports.

La European Border and Coast Agency signale que les ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

C’est de l’association de malfaiteurs organisant une invasion de l’Europe avec la complicité sournoise de l’ONU et de l’U.E.

 

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29/06/2017

Les nucléocrates ont gagné : l’EPR autorisé malgré une cuve non conforme… DANGER !

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Dans la cuve d’un réacteur nucléaire, la pression est énorme. Mais probablement encore inférieure aux pressions que doivent recevoir actuellement et depuis de longs mois les cinq commissaires de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et particulièrement son patron Pierre-Franck Chevet. Et plus encore avec un Premier ministre ancien lobbyiste d’Areva…

C’est en effet sur ces hauts fonctionnaires que pèse la très, très lourde responsabilité de valider ou non les pièces essentielles que sont le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR de Flamanville.

Le fond semble pouvoir passer l’exam, en étant aussi généreux que les examinateurs du bac, mais il n’en est pas de même du couvercle de la cuve qui, en l’état actuel des choses n’offre pas la sûreté de fonctionnement nécessaire dans le temps et devrait être très régulièrement vérifié et même changé. C’est une pièce complexe pourvue de nombreux orifices à travers lesquels passent les tuyauteries assurant le fonctionnement du réacteur.

Quel est, en clair, le problème ? La cuve est le récipient dans lequel se passe la réaction nucléaire. C’est une pièce cylindrique de 11 mètres de hauteur, de 7 mètres de diamètre, avec un fond et un couvercle (calotte) soudés. Elle ne doit en aucun cas se rompre sous peine de catastrophe genre Tchernobyl ou Fukushima. L’acier qui la compose se doit donc de répondre à des critères métallurgiques précis.

Le forgeage de la calotte a été achevé en octobre 2006 à l’usine Areva du Creusot, le fond en décembre 2007. Mais des tests menés par Areva ont révélé, fin 2014, que l’acier n’était pas suffisamment homogène et que les pièces présentaient à certains endroits de fortes concentrations de carbone. « Pour les fabriquer, Areva a recouru à une technique de forgeage récente qui utilise un lingot d’acier de carbone très lourd, jusqu’à 160 tonnes, expliquait à Reporterre Thierry Charles, directeur général adjoint de l’IRSN chargé de la sûreté nucléaire, en novembre dernier. Or, un lingot en train de refroidir ressemble à un fondant au chocolat : le cœur reste coulant plus longtemps que l’extérieur. Et le carbone migre préférentiellement dans la phase liquide. » (lien)

Ce phénomène a modifié les propriétés mécaniques de l’acier. En conséquence, les pièces ont échoué aux tests de résilience, qui mesurent la capacité de l’acier à encaisser un choc sans se rompre en cas de choc de température chaud ou froid : la calotte de l’EPR a obtenu un résultat moyen de 52 joules et minimal de 36 joules, au lieu des 60 joules minimum imposés par la réglementation. Pire, ces valeurs sont « très largement inférieures à ce qu’on aurait pu espérer du matériau s’il avait été conforme […] pour une résilience attendue de 220 joules », indique dans une note le physicien nucléaire Gérard Gary, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’École polytechnique.

Le choix qui se présente aux commissaires de l’ASN est dans le genre terrible !

A – Ils cèdent aux pressions des nucléocrates et valident la cuve de l’EPR. Et s’il y a un accident ? Je ne voudrais pas être dans la tête de ces gens… Parce que - eux - savent les conséquences d’un Tchernobyl ou d’un Fukushima sur Manche. Évacuation de centaine de milliers de personnes, stérilisation pour des millénaires de vastes étendues agricoles, arrêt total de toute activité industrielle, saccage évident du tourisme, etc. Une catastrophe humaine et écologique dont la région et même la France ne se relèveraient pas.

Il peut aussi ne rien se passer moyennant une surveillance permanente… sauf impondérables.

B – Ils refusent de céder à toutes pressions et refusent donc la cuve en l’état. Et c’est la fin de l’EPR à Flamanville, l’annulation du contrat de deux EPR avec les Anglais, des dédommagements gigantesques avec les Finlandais et avec les Chinois, etc. C’est la ruine de la filière nucléaire française. Une catastrophe industrielle et financière.

Que croyez-vous qu’il va se passer ? Que va-t-on éviter, le risque de catastrophe humaine et écologique ou la certitude d’une catastrophe industrielle et financière ? La réponse est dans la question.

Les industriels ont déjà englouti 10,5 milliards dans cette réalisation d’un autre âge. Plutôt que d’interrompre le projet le temps de réaliser tous les tests et de s’assurer de la bonne tenue des pièces défectueuses, EDF et Areva se sont dépêchés de poursuivre les travaux, mettant ainsi l’ASN devant le fait accompli.

Aux dernières nouvelles les « experts » ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés, à la charge d’EDF et d’Areva et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2 024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, donc que l’EPR est dangereux. Une commande pour un autre couvercle aurait déjà été passée… au Japon. Ben voyons. Et bonjour le boulot pour dessouder et remplacer une telle pièce en milieu qui sera alors hautement radioactif. De la konnerie à l'état pur.Ou de l'enfumage car ce couvercle douteux ne sera vraisemblablement jamais changé.

En d’autres temps, une décision politique courageuse a été prise par les politiques, celle d’arrêter Super Phénix, un monstre hyper-dangereux. Soit dit en passant, la déconstruction du monstre dure depuis 25 ans est n'est pas prête d'arriver au bout. Avec des masses de déchets hautement radioactifs pour des milliers d'années et stockés dans une simple piscine…

Mais à l’heure actuelle, depuis la loi « TSN » de 2006, le pouvoir politique n’a plus la possibilité de fermer des réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale dépend exclusivement de la décision de l’exploitant et de l’ASN. Bonjour la démocratie…

La France fait dès à présent figure de dinosaure ringard en Europe avec son industrie du passé ! Nous gaspillons des montagnes de pognon à maintenir en place un parc de centrales nucléaires dépassées, vieilles, devenues très dangereuses comme l’a révélé Fukushima. Nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique même pas amélioré des centrales existantes. Tout le pognon que notre pays jette dans le gouffre du nucléaire ne serait-il pas plus utile en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. ! Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation. C’est le choix qu’ont fait les Allemands depuis des années. Et nous nous essoufflerons à leur courir après dans l’avenir à cause de la lâcheté de gouvernants inféodés au lobby des nucléocrates…

Quant à nos techniciens nucléaires, ils ne seraient pas pour autant au chômage : leur expertise, leurs compétences seront nécessaires pour déconstruire dans le monde toutes ces centrales obsolètes.

Eh ! Hulot, ça se digère bien les couleuvres ?

 

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06/06/2017

Arithmétique de la terreur : Foutoir au Moyen-Orient = massacres en Europe.

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Massacres à Londres, comme à Paris, comme à Manchester, comme à Nice, comme en Belgique, comme à Berlin. Des dizaines de morts innocents. Oui mais ce sont des koufars, des infidèles, des mécréants, des corrompus qui font la fête, écoutent de la musique, boivent de l’alcool, mangent du porc et – horreur suprême ! - considèrent que la femme est l’égale de l’homme ! Bref des ennemis de tonton Allah. Donc, comme dit le verset 33 de la Sourate 5 : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment… ». Ben voyons !

Mais aussi – et à bien plus grande échelle – massacres à Kaboul, massacres à Istanbul, massacres à Bagdad, massacres au Yemen. Et là ce sont des centaines et pas des dizaines de morts. Toujours au nom de tonton Allah… Oui mais ceux-là pourtant, ils sont musulmans. Ah ! Tss… Oui mais pas du bon bord. Alors Boum ! Un camion avec une tonne d’explosif, voilà qui requinque la foi… La vraie bien sûr. Celle prônée partout dans le monde par nos grands amis Qataris et Arabosaoudiens : la « foi » wahhabite : un reliquat de stupidités sorties des temps les plus bornés du Moyen-Âge.

Le wahhabisme – fondement de l’Arabie saoudite - est un courant islamique qui veut revenir aux sources de l’islam, c’est-à-dire qui veut que les musulmans actuels vivent comme les musulmans vivaient au 1er siècle de l’islam. L’islamisme, c’est une démission de la pensée, un suicide de l’intelligence, la soumission volontaire du croyant, à l’ère du téléphone portable, exactement comme au temps de l’analphabétisme mecquois du VIIe siècle. Bonjour le modernisme !

Et ce sont ces idées obscurantistes, cette idéologie mortifère que la lâcheté et la cupidité de nos gouvernants avides des montagnes de fric des monarchies du Golfe laissent pourrir les esprits des jeunes de tradition familiale musulmane de France, d’Angleterre, de Belgique, d’Allemagne, de toute l'Europe. Il est vrai que les religions sont comme les vers-luisants : elle ne brillent que dans l’obscurité…

Or voilà que pépé Trump est allé semer sa zone parmi les « croyants » ! Enfin, ceux qu’il a choisis, c’est-à-dire ceux qui lui ont signé 400 milliards de dollars à répartir entre ses potes milliardaires du complexe militaro industriel, marchands de belles machines à hacher la viande humaine, à faire des trous bien saignants, à générer des torrents de larmes et des montagnes de haine.

Autant prendre les plus riches : c’est donc l’Arabie saoudite qu’a choisi Trump plutôt que ces gagne-petit de Qataris, tout juste bons à acheter le pays des mangeurs de fromages-qui-puent. Et puis, à y être, pépé Trump lâche un pet sonore sur l’Iran, ennemi intime de ces grands démocrates que sont les Arabosaoudiens. En plus, ça emmerde Obama ! Que du bon.

Allez, pour marquer le coup l’Arabie saoudite rompt ses relations diplomatiques avec son voisin et concurrent pétroleur qatari. Et pour faire bonne mesure, elle entraîne dans sa « croissanade » ses obligés des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn et même le poids lourd régional : l’Égypte ! Il faut dire que ce sont les Saoud qui paient les factures de Sissi…

Et pourquoi tout ce ramdam en plein ramadan ? Parce que l’Arabie saoudite accuse le Qatar… de soutenir et de financer le terrorisme, canal Frères musulmans ! L’hôpital qui se moque de la Charité… Le Qatar est en bons termes avec l’Iran, l’ennemi séculaire des Arabosaoudiens. Et ça, c’est rédhibitoire.

L’Arabie saoudite, où ce grand démocrate de Trump est allé faire la danse du sabre, c’est le top des tops ! C’est le pays de 57.000 esclaves, le pays champion du monde du raccourcissement au sabre. C’est le pays où la femme est reléguée à un tas de merde caché sous une prison de toile. L’Arabie saoudite est le pays le plus barbare, qui décapite parce qu’on ne croit pas en dieu (enfin, en son dieu), un pays où on lapide une femme qui s’est fait violer, un pays où on pend des gays, un pays où on coupe les mains des voleurs, un pays qui alimente le terrorisme international etc. L’Arabie saoudite c’est un pays qui justifie la peine de mort pour : adultère, apostasie, blasphème, cambriolage, fornication, trafic de drogue, sodomie, idolâtrie, rébellion, conduite sexuelle immorale, sorcellerie, vol, trahison, conduite irréligieuse. Cette interprétation très rigoriste de la Charia laisse l’État saoudien libre d’envoyer à l’échafaud qui bon lui semble, dans un simulacre de justice. L’Arabie, c’est le modèle, le financeur et le pourvoyeur de l’idéologie wahhabite de Daech.

Ce pays – le phare des mahométans sunnites, protecteur des « leurs saints » - a mis le feu au Moyen-Orient – qui n’avait pas besoin de ça – en envahissant le Yemen en 2015. Avec la bénédiction des Étasuniens et l’aide de quelques grandes « démocraties » régionales : l’Égypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et même le Maroc. Voilà une belle guerre de religions entre les sunnites arabes et les chiites iraniens. Parce que derrière les « rebelles » yéménites, ces Houtis de confession zaïdite, une branche de l’islam chiite, il y a l’Iran. Et derrière le masque de la religion, il y a la rivalité millénaire entre les Arabes et les Perses.

La guerre cachée du Yemen, ce sont des milliers de civils écrasés sous les bombes saoudiennes, et des millions de déplacés qui vont prendre la route… de l’Europe. Mais aussi des milliards de pétrodollars qui vont engraisser les marchands d’armes étasuniens mais encore français, allemands, britanniques, etc.

La guerre en Syrie, c’est du lever de rideau. La pièce principale arrive : c’est une guerre de religion à l’ancienne. Entre peuples fanatisés. En fait, on assiste aux derniers soubresauts de la main mise anglo-franco-étazunienne sur les pays du Moyen-Orient de l’ex-empire ottoman. Les frontières artificielles - dessinées pour séparer afin de mieux régner pour mieux piller - s’effacent. Place au grand affrontement religieux intra-islamique entre les chiites de l’Iran et d’une grande partie de la population de l’Irak et les sunnites du reste du Moyen-Orient. Entre Perses et Arabes, rivaux ancestraux. Ça prend de l’ampleur au Yémen. Et ça, risque de prendre une tout autre tournure. Les tarés d’Arabie saoudite coupent les tronches de quelques chiites, les Iraniens foutent le feu à l’ambassade des coupeurs de viande vivante. Les deux rompent toutes relations diplomatiques. Et le Qatar, qui penche plutôt pour le pays des Ayatollah, est une victime collatérale de la belle et saignante chicorne qui se profile entre les rivaux de toujours : les Arabes et les Perses.

N’oublions surtout pas, dans le foutoir du Moyen-Orient – sur fond de pillage pétrolier - la responsabilité écrasante des États-Unis et de leurs féaux européens avec l’invasion de l’Irak faisant suite à celle de l’Afghanistan.

Rappelons-nous encore – pour la regretter amèrement – l’attitude machiavélique et suicidaire des Occidentaux il y a soixante ans : tout faire pour foutre en bas les régimes progressistes et laïques qui se levaient au Moyen-Orient. Nasser en Égypte et les partis Baas en Syrie et en Irak. Pour contrer ces mouvements salutaires d’émancipation populaire, les apprentis sorciers étasuniens et rosbifs ont facilité, aidé, financé les mouvements religieux les plus rétrogrades, en particulier les Frères Musulmans, et conforté le pouvoir de la dynastie wahhabite des Saoudi en Arabie.

Dès lors, comment espérer endiguer la vague de terrorisme qui endeuille l’Europe alors que nos pays se font les complices des bombardeurs saoudiens qu’ils ont mis en place et qu’ils protègent ?


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04/05/2017

STOPPER LA CATASTROPHE !

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Salut à vous, amis Insoumis.

Laissons à d'autre le soin d'épiloguer sur « le match ». Je ne l'ai personnellement regardé que pendant moins d'un heure. Basta. Nul.

Parlons plutôt de nous, qui nous reconnaissons dans la dynamique pleine de promesses des Insoumis. La consultation nous a donné son verdict : en gros un tiers des votes vont se reporter sur Macron et les deux autres tiers se répartiront entre aller à la pêche, mettre un bulletin blanc ou nul et se reporter sur Le Pen. Ce dernier choix, même s’il n’était pas dans la consultation, existe, on le trouve dans la presse et il oscille entre 15 et 19 %. C’est énorme…

Qui sont ces électeurs ? Peut-être des électeurs de la classe ouvrière fourvoyés chez Le Pen, récupérés par Mélenchon et qui retourneraient chez elle ? En tout cas ça donne à réfléchir sérieusement, parce que 19 %, ça fait 1 136 000 voix !

Alors je me suis mis sur mon tableur pour faire une simulation et calculer le seuil de catastrophe. Puis j’ai calculé les voix de Le Pen augmentées des divers reports que nous donnent les officines spécialisées.

ET ÇA FAIT PEUR ! :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le seuil de catastrophe est donc à 45 % d’abstention. C’est beaucoup ! Espérons qu’on n’y arrivera pas. Mais ce n’est pas sûr…

Dès lors peut-on se contenter « d’espérer qu’on n’y arrivera pas » ?

Peut-on se retirer dans sa dignité offensée voire dans un refus dogmatique et se désintéresser de la chose ?

« Moi, voter Macron ? Jamais ! » entend-on ou lit-on.

Mais qui demande d’adhérer au programme de Macron ? Il faut seulement mettre le bulletin le plus efficace pour arrêter Le Pen ! En prenant un bulletin sur lequel sera marqué Macron, nous ferons non pas une, mais deux actions positives : contribuer à renvoyer dans sa bauge la facho ET désigner clairement celui qui sera notre adversaire politique.

Nous lui disons : « Je vote pour toi pour écarter la catastrophe mais sache que dès le lendemain de ta prise de pouvoir tu m’auras en face de toi. Par la grève, par la manifestation, par les écrits, par les réunions, par la rue s’il le faut. Mon vote n’est pas un blanc-seing ».

««Bouchez-vous le nez et votez Chirac ! », Telle était la position unanime de la gauche », relève Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec d’Alexis Tsipras évoquant le 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen avait accédé au second tour. « Marine Le Pen est-elle vraiment une option moins inacceptable que son père ? Emmanuel Macron est-il pire, du point de vue de la gauche, que Jacques Chirac en 2002 ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi certains leaders de la gauche refusent-ils aujourd’hui de soutenir Macron contre Le Pen ? C’est pour moi une véritable énigme ».

Il a tout dit l’ami Yanis, sans mettre de gants.

De même Riss, l’un des dessinateurs rescapés de Charlie Hebdo dit : « On ne vote donc pas d’abord pour soi, mais pour les autres, et pour cette raison, on peut être amené à glisser dans l’urne un bulletin qui ne servira pas forcément ses intérêts personnels, mais d’abord des valeurs ».

Il faut savoir faire le distingo entre un adversaire politique - Macron – et une ennemie - Le Pen – représentante d’un parti aux relents fascistes même s’il tente de s'en déguiser !

A moins que les Français, même Insoumis, soient tellement indépendants qu’ils aient envie, maintenant, de se sentir muselés, surveillés, dénoncés, dirigés, martyrisés ! Ils en ont peut-être marre de leur liberté !

C’est peut-être plus facile de se laisser conduire, tels les chiens en laisse ! Ou les moutons à l’abattoir ?

Dans les années trente, en Allemagne, les communistes n’ont pas voulu se salir les mains en votant pour le concurrent d’Hitler… On sait ce qui est arrivé. Et nous, on refuserait de choisir entre un banquier et la furheure ? C'et bonnet blanc et blanc bonnet ? C’est pareil ? Vraiment ? Qu’est-ce qui empêchera, dès le lendemain de manifester, de s’opposer à Macron ? Dans la rue, dans les entreprises, à l’Assemblée nationale. Mais si c’est Le Pen, qui peut être assez naïf pour croire que tout sera pareil ?

Alors on garde ses pudeurs de gazelle mais on compte sur les autres, ceux qui n’auront pas peur, eux, de mettre les doigts dans la merde pour voter nommément Macron. N’y a-t-il pas là une sacrée dose d’hypocrisie ? Voire de lâcheté ? N’est-ce pas une énorme konnerie ?

Parce que contrairement à ce que serine la doxa sondagière, la catastrophe peut arriver. Il suffit que ceux qui préfèreront aller à la pêche soit très nombreux… Regardez le calcul ci-dessus ou, mieux, refaites-le sur votre tableur.

Je ne vous dis pas la gueule de bois le lendemain si la catastrophe Le Pen arrive…

Mai restons optimistes et faisons ce qu’il faut pour stopper la catastrophe.

 

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27/04/2017

L’Arabie, c’est où, dites ? C’est là, mec !

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Pendant qu’on sodomise les diptères avec nos élections, il se passe, fort heureusement, des choses réconfortantes dans le vaste monde. Ainsi la Commission des droits des femmes de l’ONU - organe chargé de "la promotion de l’égalité hommes femmes et l’autonomisation des femmes" - vient de recevoir le renfort d’un des pays champions de la cause des femmes : j’ai nommé l’Arabie saoudite ! Non, ce n’est pas un « hoax ». Le nid de vipère des salafistes a été admis par vote secret de 47 des 54 membres du Conseil économique et social des Nations unies.

Ainsi, à partir de 2018 et jusqu’en 2022 - grâce aux votes de ces pays (quid de la France ? De la Belgique ? Des autres pays européens ? Au moins cinq ont votés pour…) - les barbus avec un torchon sur la tête veilleront à promouvoir les droits des femmes et l’égalité entre les sexes. C’est-y pas beau ça ?

Dans ce beau pays, les femmes sont réellement bien protégées. Ainsi, en ces lieux où règne la charia, elles doivent « bénéficier » de la présence d’un tuteur couillu (père, frère, mari) dans tous les actes de la vie, pour voyager, pour travailler, peut-être même pour aller pisser. Et ceci de la naissance à la mort. Les chiens ont plus de droits en France que les femmes en Arabie saoudite !

Ce n’est pas la première décision « pittoresque » de l’ONU en la matière. Ainsi, en septembre 2015, malgré les centaines d’exécutions - par décapitation entre autres - prononcées chaque année dans le royaume, le pays avait déjà été nommé à la tête de l’une des commissions consultatives de l’ONU sur les droits de l’Homme. C’est l’ambassadeur de ce pays à Genève, Faisal Trad, qui a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme !

Voilà donc pour défendre les droits des femmes, et des hommes, le pays le plus barbare, le plus arriéré, le plus fanatique du monde, le pays qui pratique encore l’esclavage, qui coupe le cigare à qui ne croit en « dieu » ou « blasphème » le nom d’un prétendu prophète, qui lapide à mort une femme qui s’est fait violer, qui pend ou précipite d’en haut d’un immeuble les homosexuels, qui coupe une main, puis l’autre, éventuellement le pied à un voleur, un pays qui répand de par le monde la pire des névroses collectives, le salafisme, qui alimente, finance, arme les terroristes partout dans le monde. Un pays qui achète les plus beaux fleurons de notre pays avec la complicité de politicards véreux jusqu’à la moelle.

Oui mais il achète aussi les Mirages de Dassault et plein de belles machines rutilantes, en acier bien trempé, conçues pour faire plein de trous dans la viande, pour brûler la couenne, pour hacher les os, pour générer plein de larmes, de deuils et de malheur !

Eh ! Oh ! C’est du commerce ça. Faut pas y toucher… Et puis, les femmes de ces braves gens, lorsqu’elles viennent en France, ont toutes libertés de trimbaler leur linceul grillagé dans les boutiques de luxe de Paris ou de la Côte d’azur.

Les pétrodollars permettent de tout acheter. Même l’honneur ?

 

 

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25/04/2017

Eh ! Ci-devant Mélenchon, qu’est-ce que c’est que ces « pudeurs de gazelle »

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Oui. À quoi tu joues, camarade Mélenchon ? Ce sont nous, les Insoumis, qui t’avons amené à tangenter les sommets. Ce qui nous donne quelques droits voire quelques exigences. Et la première de ces exigences, c’est de sortir de cette ambiguïté, de laisser tomber ces « pudeurs de gazelle » et d’appeler un chat un chat et Marine Le Pen une dangereuse fasciste alors que Macron n’est qu’un avatar de plus de la gouvernance ultralibérale. Entre le Sida et la Chaude-pisse, le choix est vite fait, camarade Mélenchon. Alors dis-le franchement, dis-le vite : « Pour éliminer Le Pen, votez Macron ». Si ça t'arrache la gorge, fais-le dire à ton hologramme !

Les jeunes qui t’ont donné leur voix avec générosité ne risquent-ils pas de se laisser abuser par les sirènes de la patronne du F.Haine, elle qui t’a piqué ton programme social pour ne surtout pas l’appliquer ? Quand on est jeune, on est entier, on est sans concession, et c’est très bien comme ça. Mais on agit aussi par impulsion. Ce qui risque d’en jeter un certain nombre dans les bras de l’ennemi si tu campes dans tes pudeurs de gazelle !

Dis leur aussi ce qui se passera si la fasciste Le Pen bat l’ultralibéral Macron.

Dès sa prise de pouvoir, les emmerdes vont commencer. Les législatives vont avoir lieu avec le système actuel (majoritaire à deux tours). Elle ne pourra pas les gagner. Qu’à cela ne tienne : elle va avoir recours à l’article 11 de la Constitution, qui l’autorise, sur proposition du gouvernement, pendant la durée des sessions, à soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics. Et faire ainsi adopter par référendum le passage à la proportionnelle intégrale. Suite de quoi elle dissoudra l’assemblée récemment élue et refera des législatives qui lui donneront tous pouvoirs.

Cet article 11 pourra encore être mis à contribution, dès le premier mois, par exemple pour rétablir la peine de mort, supprimer le droit du sol, imposer la préférence nationale, le flicage de masse, la sortie de l’Euro et autres joyeusetés. Certaines lois déjà en place vont lui faciliter la tâche, comme cette loi d’avril 2015 votée dans le cadre de la prévention contre le terrorisme qui élargit les motifs de surveillance pour des raisons moins précises que la seule lutte contre le terrorisme. L’auteur de ce blog et bien d'autres, par exemple, pourrait (pourrait déjà), être rapidement identifié et poursuivi pour « trouble à l’ordre public » ou « atteinte aux intérêts de la Nation ». L’accord d’un juge n’est plus nécessaire, celui du Premier ministre suffit. Eh oui ! C’est ça qui nous pend au nez si, par un réflexe de colère (bien mauvaise conseillère), on se laisse aller à voter Le Pen.

Oui mais le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État seront autant de contre-pouvoirs. De même les structures administratives en place pourront freiner les décisions. Les collectivités territoriales, la police, etc. C’est bien optimiste tout ça. L’exemple des mairies conquises par le F.N. montre un suivisme mou. Des structures d’entrisme existent déjà, comme le Collectif Racine (dans l’Éducation nationale) et France Police (au ministère de l’Intérieur) qui se présentent comme des patriotes engagés dans la défense des services publics et des Français. Ben voyons…

Et que dire de la catastrophe économique, très rapide, qui nous tombera dessus !

Alors, ci-devant camarade Mélenchon, nous t’avons fait confiance, nous sommes le ferment d’un renouveau de la gauche. Nous sommes l’espoir de la France. Alors cesse tes « pudeurs de gazelle » et prend vite tes responsabilités afin d’éviter la catastrophe F.Haine.

Salutations révolutionnaires !

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Article_11_de_la_Constitution_de_la_Cinqui%C3%A8me_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise

http://bibliothequefahrenheit.blogspot.fr/2016/04/la-presidente-vous-ne-pourrez-pas-dire.html#more

http://bibliothequefahrenheit.blogspot.fr/2016/11/la-presidente-tome-2-totalitaire.html

 

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10/04/2017

Coût de l’attaque Trump en Syrie : 33 millions de repas au Restos du cœur.

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10 morts suite à la destruction, par 59 missiles étasuniens Tomahawks, de la base aérienne syrienne de Shayrat. À noter que pas un avion n’a été touché : ils avaient été évacués avant !

Bravo ! S’exclame la « communauté internationale » (en fait les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, maintenant lèche-bottes docile des Yankees.)

Prix catalogue d’un missile Tomahawks : 575 000 $. Le prix de revient de ces dix morts est donc de 33 925 000 $ soit au cours du jour 31 889 500 € soit 3 188 950 € pièce. Ce n’est tout de même pas donné l’occis « Trump made », même pour des soldats syriens. Mais l’Oncle Sam est généreux… Cette petite démonstration de force de Trump représente 21 547 mois ou 1 795 années de SMIC français. Ou encore 33 millions de repas au Restos du cœur.

130 morts civils quelques jours avant dans les bombardements de la partie ouest de la ville de Mossoul. Là, ça passe dans la colonne pertes collatérales. Peu d’émotions dans les médias. C’est en Irak, donc les morts, même par centaine, c’est la routine. « Pas vendeur ça, Coco. Tu m’en fais une brève »

40 ou 50 morts dans des églises en Egypte. « Discret Coco, discret, faut pas irriter les patrons du PSG ».

58 morts dans le bombardement de Khan Cheikhoun, petite ville syrienne tenue par les islamistes. Les morts seraient victimes d’une intoxication foudroyante aux gaz.

« Oui, Coco ! C’est bon ça ! Gazés. T’entend Coco ? Gazés. Ça c’est vendeur ! Tu m’en fais la Une. Avec une photo de gosses morts, étendus, presque nus si possible. Fais-moi au Photoshop un montage qui tire les larmes. C’est le buzz assuré. Comme pour le petit Aylan sur une plage turque. Les ventes vont monter, et nos patrons milliardaires seront contents ! »

Haro sur Assad, ce boucher qui massacre son propre peuple. Et qui le gaze en plus !

Pendant que j’écris, j’entends, plus que je n’écoute, ce falot de Ayrault, ministre des affaires étrangères, asséner les vérités de ses maîtres otaniens : aucun doute possible : c’est le régime de Bachar el Assad qui est responsable du massacre chimique de Khan Cheikhoun. Aucune preuve solide mais tous les médias agitent la grosse caisse à manipuler. Ceci avant même qu’une enquête n’ait été diligentée et établisse soit qu’il s’agissait de bombes chargées de gaz toxiques (thèse des Étasuniens et de leurs lèche-bottes), soit de bombes ayant touché un atelier de production de gaz toxiques (thèse des Russes). Aucun journaliste sur place, aucune ONG digne de foi. Des images qui ne prouvent rien.

Les infos viennent de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une source particulièrement fiable puisque représentée en tout et pour tout par une seule personne courageusement planquée en Angleterre, et qui répercute aux médias de la « communauté internationale » les « fakes » de ses amis égorgeurs islamistes. Derrière l’OSDH, un seul homme : Rami Abdel Rahman, de son vrai nom Ossoma Suleiman, sunnite laïc, membre de l’opposition, qui vit à Coventry en Grande-Bretagne. Il n’a pas mis les pieds en Syrie depuis 2000, date à laquelle il a quitté le pays pour des raisons politiques. Oui mais il y a aussi des autopsies. Sauf qu’elles sont faites par les Turcs de ce grand démocrate d’Erdogan, autre source particulièrement fiable !

Que Assad soit le responsable de ce gazage, c’est possible mais pas prouvé. Le fiston à Hafez est une sombre crapule fort capable du fait. Mais l’action impulsive de Trump - après la comédie de son ambassadrice à l’ONU montrant, des trémolos dans la voix, des photos de gosses gazés – met le monde au bord du gouffre. On se souvient des « preuves » de la possession d’armes « de destructions massives par Saddam Hussein » brandies par les responsables étasuniens à cette même ONU. Mensonges, manipulations soutendus par la volonté de main mise sur les richesses pétrolières de l’Irak.

Ça sent le gaz ! Oui, ça sent le gaz ! Oui mais pas seulement celui des bombes utilisées contre les populations civiles par Assad ou/et par l’État Islamique à Khan Cheikhoun.

La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe.

Le gaz sera la principale source d’énergie fossile de ce siècle, plus que le pétrole. Or il a été découvert, à partir de 2009, dans la partie Est de la Méditerranée, d’énormes ressources de gaz mais aussi de pétrole de très bonne qualité. Les estimations actuelles font état de 9 700 milliards de m3 de gaz et de 3,4 milliards de barils de pétrole. Planqué sous la mer et sous la terre. Principaux bénéficiaires potentiels : Israël et la Syrie. L’exploitation n’a pas commencé.

Mais ce n’est pas tout. Du gaz et du pétrole, il y en a des millions de barils et de m³ en Russie, en Iran et dans les pays du Golfe. Ce gaz, il faut l’acheminer vers les clients les plus gourmands : les pays européens. La manière la plus rentable, c’est le tuyau, le gazoduc. Mais on ne peut pas faire passer les tuyaux n’importe où. Il faut qu’il traverse des pays « amis ». Or il y a une féroce rivalité entre la Russie et les pays du Golfe (Qatar, Arabie, etc.) sous influence étasunienne pour le passage de ces oléoducs. Les Russes avancent leurs projets Nord Stream, à travers la Baltique et South Stream, à travers la Mer Noire.

Ces projets concurrencent le projet « occidental » Nabucco qui devrait traverser la Syrie et la Turquie. Aucun des projets ne peut être mené à bien dans la situation chaotique du Moyen-Orient. C’est beaucoup de pognon de perdu pour les rapaces pétroliers et gaziers étasuniens, européens et russes. Mais aussi turcs qui voudraient bien prélever leur commission sur le stockage et le passage de tout m³ de gaz qui traverserait son territoire ! Seulement il y a un hic : Bachar el Assad ne veut rien savoir ! Il faut donc détruire ce mauvais coucheur, quitte à détruire son pays. Mais il y a un deuxième hic qui reste en travers de la gorge des oligarques gaziers occidentaux : les Russes. Ceux-ci sont en concurrence directe avec les monarchies du Golfe pour vendre leur pétrole et gaz ainsi que ceux venant d’Azerbaïdjan et d’Iran. Et donc se positionnent en protecteur de Bachar el Assad.

Se greffe sur ces rivalités économiques une composante religieuse, secondaire mais bien réelle. Les pétromonarchies sunnites du Golfe ont une haine viscérale des chiites. D’où leur volonté de détruire la Syrie de Bachar qui est Alaouite (une branche du chiisme).

Le massacre chimique de Khan Cheikhoun fournit à Trump un prétexte inespéré qui lui permet de reprendre pied dans un conflit où son pays n’a pris que des bouffes depuis des mois. Il n’est qu’une excuse pour une intervention militaire. Les actions unilatérales sont des actions impérialistes, et les Etats-Unis se moquent bien du droit international. Ils l’ignorent lorsque cela les arrange. Et puis il faut fournie du travail au complexe militaro-industriel qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays qui a besoin de guerres. Les problèmes internationaux entre Etats doivent être résolus par le dialogue et non par les bombardements.

Et nous qu’est-ce qu’on fait dans cette galère ? On joue les supplétifs des Étasuniens. En espérant bénéficier d’avantages tarifaires sur le gaz du Golfe et de contrats d’armes juteux avec les tyrans de ces pays féodaux. Les belles paroles sur les droits-de-l’homme n’ont pas grand-chose à voir avec les affaires… Et Ayrault continue à dégoiser ses konneries. Comment peut-on avoir confié la diplomatie française à se sous-nul ?

Mais alors, Daech ? L’État islamique ? Ils sont gênants mais sont un bon prétexte pour intervenir dans ces régions. Et puis, il faut faire la part du feu : quelques attentats sont bien utiles pour mettre en place un État « musclé » à travers l’état d’urgence…

Mondo cane…

 

Sources :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.html

http://www.tdg.ch/monde/poutine-denonce-agression-syrie/story/13567172

http://www.voltairenet.org/article174022.html


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