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10/09/2018

Sauvegarde de la planète. MARCHER POLLUE ! S'il n'y avait que ça...

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L’autre soir, sur ce condensé de boboïtude qu’est l’émission « 28 minutes » sur Arte, un chroniqueur ou une chroniqueuse a parlé de la pollution conséquente générée par… les semelles des chaussures en caoutchouc. Eh ! Oh ! Micmacron, alors ils polluent tes Marcheurs !

Samedi encore, on a marché (donc pollué !) dans toute la France, et même dans le monde entier. On a marché en signe de protestation contre le laxisme hypocrite des gouvernants irresponsables qui « regardent ailleurs alors que la maison brûle ». Saine appropriation par le peuple, par les peuples d’une question cruciale, de LA question du devenir de notre planète. Oh ! Rassurons-nous, elle en a vu d’autres la belle, et si ce ridicule mammifère bipède qui casse ses jouets mais encore et surtout la branche sur laquelle il est assis disparaît, bon débarras peut-elle penser Gaïa ! Mais pour nous, c’est une autre paire de manches…

L’ultralibéralisme pense uniquement à court terme en termes de fric. Alors les plans à long terme, les belles promesses faites au grand raout de Paris d’il y a deux ans… Té ! Fume.

Bon, maintenant on va parler plus sérieusement de la pollution, de ses dangers, de ses véritables responsables. Et de la mondialisation qui nous amène, depuis le bout du monde, l’essentiel des produits que nous consommons. Autant que les faibles coûts de main-d’œuvre, ce sont les coûts dérisoires du transport maritime qui saccagent nos industries et jettent au chômage des millions de pauvres types… Parce que 95 % ces produits arrivent dans les soutes d’énormes cargos et sur les ponts de gigantesques porte-conteneurs. On vient, fièrement, d’en inaugurer un de quatre cents mètres de long ! Aux fous !

Les données confidentielles fournies par les initiés de l’industrie maritime en fonction de la taille du moteur et de la qualité du carburant généralement utilisé par les navires et les voitures montrent que seulement 15 des plus grands navires du monde peuvent émettre autant de pollution que tous les 760 millions de voitures du monde. Le carburant de soute de navire de faible teneur (ou le mazout) a jusqu’à 2 000 fois la teneur en soufre du carburant diesel utilisé dans les automobiles européennes, asiatiques et américaines. La pollution des 90 000 navires de charge mondiaux entraîne 60 000 décès par an et coûte jusqu’à 330 milliards de dollars par année dans les coûts de santé liés aux maladies pulmonaires et cardiaques !

La pollution par les navires reste l’une des parties les moins réglementées de notre système mondial de transport. Aujourd’hui, les entreprises maritimes ne réalisent pas moins de 450 milliards de dollars de bénéfices. Entre les mains d’une poignée de personnes, ces entreprises contrôlent notre système de consommation. De plus, chaque année, on comptabilise 122 naufrages, soit un naufrage tous les trois jours pour des navires de plus de 300 conteneurs. Tous les ans, 1,8 million de tonnes de produits toxiques contaminent nos mers, soit 5 000 tonnes par jour. C’est ce qu’on appelle les « marées blanches ». Bonjour les dégâts !

Une seule organisation a les moyens de prendre des mesures restrictives pour faire cesser ce scandale et cette tragédie, c’est l’OMI (Organisation Maritime Internationale) qui siège au sein même de l’ONU. En revanche, celle-ci est dirigée par les pays possédant les plus grandes flottes de cargos. Et qui sont-ils ? Le Panama, le Liberia et les Îles Marshall… Des pays qui permettent à ces navires de complaisances de passer inaperçus dans les hautes mers. L’OMI est donc aux mains des pays qui vendent leur nationalité aux armateurs les moins consciencieux. Ils ont donc tout pouvoir, ils ont le droit de vie et de mort… Mais c’est motus et bouche cousue.

Le transport maritime est responsable de 18 à 30 % de la pollution mondiale des oxydes d’azote (NOx) et de 9 % de la pollution mondiale par oxyde de soufre (SOx). Un grand navire peut générer environ 5 000 tonnes d’oxydes de soufre (SOx) en un an.

La Chine est devenue l’atelier de fabrication de l’essentiel des produits consommés dans le monde. Ces produits, il faut bien les transporter. Ça se fait donc par mer. Une nouvelle génération d’énormes conteneurs intercontinentaux, longs comme quatre terrains de football, a été développée : ils sont extrêmement rentables. Cependant, ils utilisent des moteurs diesel aussi puissants que les centrales électriques terrestres mais avec un carburant de qualité très inférieure puisqu’il s’agit des déchets du raffinage. Et ces carburants pourris ne sont pas taxés !

On doit élargir le débat aux avions, autres énormes pollueurs qui échappent largement à la réglementation. Le transport aérien mondial de passagers émet davantage de gaz à effet de serre que l’ensemble des activités d’un pays comme l’Allemagne !

Un aller-retour Paris-New-York, dans des conditions propices à une bonne efficacité énergétique (charter sans classe affaires fortement rempli), émet près d’une tonne de CO2 par passager.
Un voyageur en avion émet ainsi environ 140 grammes de CO
2 au kilomètre, contre 100 g/km pour un automobiliste en moyenne. Les émissions indirectes liées à la construction des véhicules, au raffinage et au transport de pétrole sont plus importantes pour la voiture mais même en les prenant en compte, on trouve encore pour l’avion un excédent d’émissions au passager/km de 16 % par rapport à la voiture.
De plus, le transport aérien de voyageurs n’émet pas que du CO
: les Oxyde d’azote (NOx) émis par les avions réagissent rapidement et ont un impact sur l’effet de serre à la fois réchauffant par la formation d’ozone troposphérique (O3) et refroidissant par la dégradation du méthane (CH4).

Alors le bobo qui prend l’avion des escrocs de Ryanair ou Easyjet pour se la faire belle un ouiquinde à Djerba ou a Stockholm, il peut se la mettre sous le bras sa belle pancarte de défense de la planète qu’il arborait samedi, à Paris, Marseille ou Nantes !

Les transports aériens, en augmentation constante avec l’avènement de compagnies à bas coût, sont une cause majeure de saccage de la planète. Et là encore, comme pour le transport maritime, le kérosène est détaxé !

Dès lors, au-delà du baratin, au lieu d’emmerder les possesseurs de bagnole diesel, il serait primordial et même indispensable de taxer fortement les carburants du transport maritime et du transport aérien.

Ou encore les tracteurs monstrueux de l’agriculture. Sans oublier les poids lourds et les autobus, qui s’arrangent toujours pour échapper aux taxes qui retombent sur les malheureux automobilistes. Et au passage remettre en route la fameuse Taxe carbone que le gouvernement précédent a lâchement abandonnée devant les exactions et les vociférations de quelques égoïstes irresponsables.

Tout le monde y gagnerait, les activités locales fusillées par ces transports tricheurs pourraient se développer, et la Terre respirer un peu mieux.

Bon, il fait chaud, je vais boire un coup, je l’ai mérité !

 

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03/09/2018

« L’art contemporain »: une escroquerie qui nous coûte cher !

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Que restera-t-il des réalisations de notre siècle dans deux millénaires ? Quel est l’ouvrage d’art qui sera le Pont du Gard du 21° siècle ? Quel est le Praxitèle, le Michel-Ange de notre temps dont les œuvres sublimeront les spectateurs des musées du 40° siècle ? Quel sera le Lascaux, le Chauvet émergeant de notre temps ? Quelle sera même la trace que laissera notre civilisation dans quelques millénaires ? Rien, nada, que dalle…

S’il est vrai que la plus grande preuve de civilisation réside dans les monuments qu’une société produit et dans leur pérennité, nos descendants n’auront pas grande opinion de nous. Nous ressemblons à des gens qui ont perdu tout désir d’inspirer les autres parce que nous n’avons rien d’inspirant.

Lors de l’effondrement du viaduc Morandi à Gènes, les étranges lucarnes se sont fait l’écho de cette triste réalité en montrant en parallèle au pont effondré notre Pont du Gard, conçu lui aussi par les Italiens de l’époque mais qui, vingt siècles plus tard étonne et enchante toujours tous ceux qui le voient. Les réalisations de béton correspondent à notre siècle du « jetable ». Cette matière, si elle permet la réalisation de bâtiments gigantesques et parfois esthétiques, comme le viaduc de Millau, se dégrade très vite et sa pérennité n’atteint pas le siècle. Il ne restera donc rien de nos réalisations. Rien, nada, que dalle…

Nos Praxitèle et Michel-Ange d’aujourd’hui s’appellent Christo, « l’artiste » qui emballe les monuments ou Jeff Koons, « l’artiste » qui réalise d’énormes estrons qu’il prétend vendre à la mairie de Paris (entre autres pigeons) à des prix astronomiques… Les « artistes » contemporains ont renoncé à toute ambition vers le beau, vers le vrai, vers le sublime pour se contenter de dire à leur public : « Vous voyez, je patauge dans la même merde que vous… ». Que restera-t-il de « l’art contemporain » dans deux millénaires, que dis-je, dans un siècle ? Rien, nada, que dalle…

Le XXe siècle témoigna assurément d’une évolution des ambitions artistiques et des attentes du public. Cela se vit à la façon dont le rapport à l’art changea, le spectateur passant de l’admiration (« J’aimerais pouvoir en faire autant ! ») au dédain assumé (« Un enfant en ferait autant ! ») voire au mépris (« J’en voudrais pas, même dans mes chiottes »). L’ambition technique diminua de manière significative, puis finit par complètement disparaître. L’ambition morale suivit la même trajectoire. On pourrait en rendre Marcel Duchamp et sa sculpture Fontaine (un pissoir) responsables. Mais le fait que la sphère artistique européenne l’ait en grande partie suivi laisse penser que Duchamp, en réalité, n’avait fait qu’ouvrir une voie que d’aucuns souhaitaient depuis longtemps emprunter. Finalement, on n’a que l’Art que l’on mérite.

Mais cet « Art » merdique du parasitisme et de la roublardise, s’il ne produit aucune richesse artistique, génère par contre beaucoup de valeur financière ! N’est-ce pas Pinault ? N’est-ce pas Arnault ?

François Pinault, ce marchand de bois breton a fait fortune de manière pas toujours claire. Ainsi il a eu affaire à la justice pour avoir triché sur les dimensions des planches qu’il vendait ! Il connaît aussi les affres des redressements fiscaux et les douceurs des paradis fiscaux. Puis il se spécialise, comme Tapie, dans le « sauvetage »-pillage des entreprises en difficultés. On l’appelle le « dépouilleur d’épaves ». Puis il grenouille en politique d’abord dans le sillage de Giscard mais aussi Le Chevalier qui sera maire Front national de Toulon. Il continue autour de Chirac, Madelin, Aillagon. Puis Sarko et même Hollande. C’est bon pour les affaires tout çà ! Surtout avec des milliards d’argent public… (lien)

s lors plus rien ne lui résiste. Il rachète Le Printemps, La Redoute, la FNAC, le magazine Le Point, etc. Puis il se lance dans le luxe. Avec talent et succès il faut bien le reconnaître. Il possède avec Kering – un nom bien de chez nous - les marques Gucci, Yves Saint-Laurent, Boucheron, Bottega Veneta, Alexander McQueen.

On ne s’enrichit pas ainsi sans démêlés fiscaux. Il profite de l’achat du Point pour ne pas payer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) grâce à un artifice comptable. Il a aussi utilisé des sociétés écrans situées dans un paradis fiscal des Antilles néerlandaises pour cacher un quart de sa fortune pendant une vingtaine d’années, évitant ainsi d’être assujetti à l’impôt sur le revenu jusqu’en 1997 !

Le marchand de bois s’intéresse aussi à l’art ! Pourquoi pas. C’est un riche collectionneur d’art contemporain qui possède une collection estimée à 1,4 milliard de dollars. Il a pris goût à "l’art" moderne et contemporain à la fin des années 1980. Il constitue dans les années 1990 une importante collection privée d’art contemporain en France. En 1998, il réalise l’acquisition de la maison britannique de ventes aux enchères Christie’s pour 1,2 milliard d’euros (lien).

Dès lors, Pinault fait ou défait les « artistes ». Si le proprio de Christie’s achète une « œuvre » d’un de ces charlots, sa côte monte, enrichissant d’autant celui qui a eu le nez de l’acheter. Pinault est ainsi en position de manipuler le marché de « l’art » contemporain. Et de s’en mettre plein les fouilles. Le marché se fout de la qualité d’une œuvre, ce qui compte c’est sa côte et le bénéfice qu’on peut en attendre. C’est la loi de l’offre et de la demande. Ainsi des merdes entourées de papier doré se vendent des fortunes, ont une valeur, mais reste cependant, au niveau de la richesse artistique des merdes !

Parvenu à ce niveau, il lui faut évidemment une Fondation ! C’est bon ça Coco les fondations. Ça soutient les maisons mais ça permet aussi et surtout de planquer du pognon à l’abri du fisc (merci Fabius !). Et de se donner des airs de mécène généreux, de protecteur éclairé des arts, de bienfaiteur de la culture, de soutien des artistes. D’autant plus que le pognon mis par les pleins de thunes comme Pinault ou Arnault, c’est à 60 % le nôtre puisque les fondations sont exonérées d’impôts dans cette proportion. Ça vous intéresse ? Des officines s’occupent de tout pour vous (lien). Ainsi quand un « mécène » crée un bâtiment à sa gloire (François Pinault investira la Bourse du Commerce à Paris en 2019) près des deux-tiers de la dépense viennent de l’exonération d’impôts… que l’État doit bien aller chercher ailleurs, c’est-à-dire dans nos poches ! C’est le cas de la Fondation Louis Vuitton – du compère ennemi Bernard Arnault – au bois de Boulogne. C’est le cas de toutes les fondations. Les pleins de thunes lancent des « artistes » bidons, spéculent sur des « œuvres » nullissimes et travaillent ainsi pour leur « gloire » avec notre fric.

Ça pourrait s’appeler de l’escroquerie, non ?

 

Sources :

https://www.avocats-picovschi.com/fondation-d-art-un-soutien-artistique-fiscalement-avantageux_article_1003.html

https://www.avocats-picovschi.com/fondation-d-art-un-soutien-artistique-fiscalement-avantageux_article_1003.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Pinault#cite_note-17

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/f...

 

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16/08/2018

Pendant le bronze-cul, les nucléocrates ont encore frappé !

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Nous ne savons que faire de nos montagnes de déchets radioactifs. Le site d’enfouissement de Bure soulève la réprobation légitime des populations. Et pourtant…

Et pourtant la France va importer près de quatre tonnes de déchets radioactifs de plutonium et d’uranium australiens ! Les malades mentaux nucléocrates ont encore frappé…

Cette forfaiture « légale » s’est déroulée cet été, pendant que le bon peuple se bronzait le cul et pâmait devant les exploits footballistiques de quelques millionnaires en culottes courtes. C’est par un discret décret n° 2018-586 signé le 6 juillet 2018 par les plus hautes autorités de la République que la France a légalisé un sombre accord de trafic de déchets nucléaires de l’Australie vers la France. Au bas du document qui entérine le business entre Areva (se planquant derrière son nouveau nom Orano depuis sa « faillite » et son renflouement de 9 milliards d’euros sur le dos des contribuables) figure les signatures du président de la République – le banquier énarque Emmanuel Macron -, du 1er Ministre et ancien directeur chez Areva Edouard Philippe, du ministre des affaires étrangères – et ancien ministre des armées du précédent Président Hollande - Jean-Yves Le Drian.

Cette opération entérine le contrat signé le 7 juillet 2016 sous la législature de Hollande, Macron étant ministre de l’économie du gouvernement Valls. Souvenons-nous qu’à cette époque, la France a aussi signé avec l’Australie un énorme contrat de vente d’armes, en l’occurrence douze sous-marins pour la somme de 34,6 milliards d’euros. « Allez, vous nous achetez nos belles machines à tuer et nous, pour vous faire plaisir, on vous reprend toutes vos merdes nucléaires ! »

Ainsi l’introduction en France des déchets nucléaires australiens peut commencer dès à présent et s’étaler jusqu’au 31 décembre 2030. Il faut que toutes les générations, des grands-parents aux petits-enfants, goûtent au risque, non ? D’autant que le retraitement par Areva/Orano de ces déchets atomiques est prévu entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2034. Seize années, une paille !

On va donc avoir sur les mers du globe des cargos se trimballant des tonnes de déchets radioactifs. Et en retour, d’autres cargos qui retourneront les merdes radioactives traitées. Eh ! Les terroristes, ya bon ces matières à récupérer par un détournement en pleine mer. Il y aura plein de plutonium, le produit le plus dangereux sorti des cervelles nocives des nucléocrates.

Notons que c’est une récidive, il y a déjà eu des trafics de plutonium entre la France et les États-Unis par Areva en 2004. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n’existe pas et n’existera jamais dans l’industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.

 

Sources : http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2018-07-08_decret_importation_dechet-nucleaire_Australie_joe_20180708_0156_0010.pdf

 

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14/08/2018

Bayer, Monsanto, c’est ça !

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Bayer – c’est-à-dire Monsanto – vient de paumer 14 milliards en bourse dans la seule journée d’hier ! Ces entreprises voyous ne comprenant que le pognon, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! C’est quasiment le quart de ce que l’entreprise allemande a dépensé pour se payer Monsanto. Hardi les actionnaires qui, la trouille au cul, craignent pour leurs thunes ! Eh oui, dans ce monde, ce qui compte autant que les résultats, c’est l’image qui, au prix de tous les mensonges, doit se donner une apparence vertueuse afin d’inspirer confiance aux actionnaires et surtout aux con-sommateurs, les clampins qui achètent les produits de ces firmes. La confiance, tè, fume ! Alors, actionnaires tremblants débarrassez-vous des actions de ces compagnies nocives. Pour une fois vous servirez à quelque chose.

Ne revenons pas sur cette formidable victoire du pot de terre Dewayne Johnson contre le pot de fer Monsanto-Bayer, tous les médias en parlent en long et en large. Mais enfonçons un peu plus la tronche de ces entreprises dans leur merde afin d’en « abîmer » davantage leur « image ».

Monsanto.

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n’a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’explosion accidentelle d’une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d’un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l’un des premiers désastres de l’industrie chimique.

Deux ans plus tard, c’est au tour d’une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l’entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L’accident révèle que le produit phare de la marque, l’herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

À titre indicatif, Monsanto finance plusieurs dizaines de députés et de sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement). Des restes de Nazisme pour la démarche idéologique, avec la sauce Sicilienne pour les finances et les corruptions, et un Zeste de mère Thérèsa pour la démarche publicitaire.

Bayer.

On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ?

Lempire économique allemand le plus puissant de la première moitié du vingtième siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaft signifie « association d’intérêts communs » et était un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. 100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenaient des usines d’IG Farben (dans lequel était Bayer). Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

IG Farben a fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa massivement la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines. Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

Une information reçue il y a quelque temps m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé. Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

Voilà chers actionnaires les entreprises dans lesquelles vous mettez votre fric. Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Ces géants industriels mafieux sont mal en point ? Tant mieux, qu’ils crèvent, et le plus vite possible. Le monde ne s’en portera que mieux.


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Sources :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/monsanto-ba...

https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINES...

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=...

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-d...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015


28/07/2018

Fantasme ou magouille ? Quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

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Pour réclamer de nouvelles mesures pour défendre les troupeaux contre les « attaques de loups », les agriculteurs ont bloqué Mende, ce jeudi. Ils étaient une grosse centaine à investir la ville, dès 9 h 30 le matin, accompagnés par 1 500 brebis descendues du mont Lozère.

On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups. Qu’il y en ait quelques-uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

Quant aux ours, moi qui ai des accointances ariégeoises, je peux vous dire que ce sont des cagades !

Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ? Non ! Ils veulent des sous ! Et le loup – comme l’ours - est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Il faut savoir que l’essentiel, à 99 %, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et se font des mâchons ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont sûrement pas aussi bien remboursés ! Des compensations financières sont prévues pour les éleveurs ayant subi des dommages de la part du loup. En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : de 120 à 130 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, autour de 100 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euro par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs.

Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin (au pire 8 000 moutons perdus dans l’année) qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Et en particulier la concurrence des productions de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui envahissent les étals des grandes surfaces à prix cassés.

L’État français prévoit des compensations en cas d’attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d’une attaque. C’est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s’il n’existe pas de preuve de la responsabilité de l’un ou l’autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont (selon France Nature Environnement) 100 fois plus souvent, les véritables responsables. Si l’éleveur déclare une attaque de loup, il est grassement remboursé. S’il est prouvé que c’est une attaque de chien, il faut retrouver le propriétaire du ou des chiens pour faire payer son assurance ! Et ça, c’est une autre histoire…

Partant de là, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de ces chasseurs qui sur de grandes chasses privées laissent leurs chiens libres de leurs mouvements, d’une campagne à l’autre. Les chiens affamés s’échappent de ces immenses espaces (très mal) clos, se réensauvagent, se croisent peut-être avec des loups et s’attaquent aux troupeaux. C’en est alors fini de leur tempérance à l’endroit des brebis, moutons ou autres ovins et caprins. La responsabilité de ces situations échoit souvent à des chasseurs indélicats mais quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

"En France les éleveurs manifestent pour tuer plus de loups, en Roumanie les bergers manifestent pour avoir plus de chiens."

Tout est dit dans cette simple phrase !


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26/07/2018

EPR : encore du retard ! Arrêtons les frais.

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On pourrait s’en gondoler les zygomatiques si ce n’était pas dramatique. L’EPR – ce très dangereux monstre technologique doublé d’un gouffre financier – va subir un an de plus de retard assorti évidemment d’un surtout de 400 millions d’euros. En cause, des "écarts de qualités" sur des soudures du circuit secondaire de l’EPR (celui qui conduit la vapeur brûlante depuis le réacteur jusqu’à la turbine), détectés en avril dernier. Après avoir contrôlé 148 des 150 soudures, EDF a conclu que 53 d’entre elles sont à refaire. Les « écarts de qualité » constatés : des bulles d’air d’un ou deux millimètres au cœur du métal. 10 autres présentent de légères anomalies mais, bon…

Bof, quelques soudures, ce n’est pas la mer à boire ! Ouais mais reprendre ces soudures n’est pas une mince affaire. Chaque reprise va prendre huit semaines. Il s’agit de souder des tubes d’acier de 55 à 85 centimètres de diamètre et épais de 4 à 5 centimètres. Il faut faire le tour une centaine de fois, soit plusieurs hectomètres de soudures à chaque fois.

Voilà donc l’EPR (Eh ! Pour Rire) retardé jusqu’en ? Qui le sait ? Pour quel prix ? Qui le sait ? Le devis initial était de 3,3 milliards pour une mise en service en 2012, il est actuellement de 10,9 milliards pour une mise en service – soyons optimistes – en 2020 ! Ça s’appelle un fiasco technologique et un gouffre financier.

Bon. La sagesse voudrait que l’on prenne enfin la bonne décision : abandonner cette monstruosité imposée par le sinistre lobby des nucléocrates qui sévit avec autant d’impudence que d’impunité depuis des décennies.

En d’autres temps, Lionel Jospin a pris la décision salutaire d’arrêter un autre monstre nucléaire, encore pire que l’EPR, le surrégénérateur Superphénix en arguant sur son coût excessif. Mais aujourd’hui, quand bien même il le voudrait, Macron ne pourrait pas arrêter l’EPR. En effet la loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite « loi TSN », crée l’autorité de sûreté du nucléaire (ASN) et institue le premier régime légal complet des installations nucléaires de base. Mais elle prive aussi le pouvoir politique de la capacité de fermer les réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale relève de la décision de l’exploitant et de l’ASN.

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

- Où qu’on le construise, l’EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe d’Hiroshima. Deux EPR à 1 600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3 200 bombes de Hiroshima.

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L’EPR est gigantesque au lieu d’être sûr.

- Les systèmes de sécurité passifs de l’EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs, qui peuvent s’arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l’EPR est le réservoir destiné, en cas d’accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d’une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d’explosion de vapeur sont très élevés, et d’autre part, il faudrait recouvrir d’eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter…

- Et pour l’EPR, des gens mourront dans les mines d’extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d’enrichissement d’uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l’EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l’exportation, l’EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L’EPR n’est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l’Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.L’industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu’une vraie préparation de l’avenir exige le développement des alternatives.

La pénurie d’uranium précédera le déclin de la production d’uranium qui commencera vers 2025. Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Arrêter enfin l'EPR serait une bonne affaire – aussi – pour nos finances. Quant aux travailleurs du nucléaire, leur savoir-faire sera indispensable pour déconstruire non seulement le parc français, mais encore les parcs nucléaires européen et mondial.

 

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20/06/2018

Au bistro de la toile : le foot rend Victor grognon !

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merci au regretté Chimulus

 

- Oh ! Loulle, t’as mis le drapeau toi aussi ? Non, pas toi… Ca y est, c’est reparti, pendant un mois, les me (r) dis vont nous bassiner avec les « exploits » de grands garçons, souvent à demi analphabètes, payés des millions d’euros pour taper dans un ballon. C’est déprimant.

- Ne sois pas grognon, Victor. Tu bades bien devant les matchs de rugby, alors respecte les amateurs de foot !

- C’est un peu vrai Loulle. Le rugby, comme le foot, est né dans l’esprit tracassé mais plein d’humour des Anglais. Ils étaient enracinés à leur village, à leur ville, à leur nation. C’était deux villages, deux villes, deux nations qui s’affrontaient à travers des équipes très représentatives dans un simulacre pacifique de guerre. Ce n’est plus le cas, Loulle. Le professionnalisme – le culte et la dictature du pognon - est passé par là. Et le rugby, hélas, suit l’exemple lamentable du foot. Aujourd’hui ce sont des mercenaires achetés comme des bestiaux sur un « mercato » international. Ils ne représentent en rien la ville ou la nation qui les emploient.

- Ça fait tchatcher Victor. Le foot est un moyen de sociabilité, de convivialité, de création de liens, de conversation.

- Mouais… Comme sujet de débat, ça va pas chier bien haut. Le foot n’a plus grand-chose à voir avec le sport, c’est devenu le premier spectacle international et un business aussi opaque que juteux. C’est un moyen astucieux qu’ont trouvé les oligarques qui nous manipulent pour abrutir l’opinion publique et la détourner des véritables enjeux : casse sociale tous azimuts, privatisations des bijoux de famille, flicage généralisé, invasion migratoire organisée par les oligarques, etc. Le foot fabrique des idoles de consommation courante, présente une version ridicule du patriotisme avec ces braillards saccageant leur hymne national. La coupe du monde de foot, c’est un évènement tonitruant et insignifiant. Panem et circem – du pain et des jeux - avaient déjà compris les Romains.

- Eh bien oui, Victor, que ça te plaise ou pas, le foot rassemble et transcende les foules. C’est comme ça.

- Pourquoi pas. Mais voir des stades emplis de dizaines de milliers de gens vociférants, qui éructent des onomatopées pittoresques - « OHISSE enculé ! » - qui font souvent preuve du racisme le plus dégradant avec des cris de singe, je t’avoue que ça me laisse dubitatif sur l’évolution humaine : peut-on être adulte et se comporter ainsi ? Le foot est le seul « sport » qui suscite des comportements racistes, qui expriment à travers des clubs de « supporters » des idées ouvertement fascistes, qui déchaîne des bagarres, voire des émeutes, qui génère des mouvements de foule qui tuent, comme au Heisel en Belgique où des bagarres entre supporters ont fait 39 morts et des centaines de blessés.

- C’est pas tous les jours ça, Victor…

- Mais enfin, tu les as vus, Loulle, les bandes de « supporters » à l’œuvre : rappelle-toi les émeutes, les affrontements bestiaux entre « supporters » Anglais et Russes lors d’un match de l’Euro de foot à Marseille. Tu les as vus, ces bedonnants plein de bière, peinturlurés et qui agitent comme des trophées leurs fanions de clubs ou leur drapeau national avant de se foutre sur la gueule. C’est de l’abrutissement collectif. T’en voudraient des clients pareils ?

- Sûrement pas. Mais,… teng ! T’es pas tendre Victor.

- Le milieu du foot est pourri, Loulle. Encore pire que les Jeux Olympiques. C’est le business le plus opaque : une Fédération internationale (Fifa) aux pratiques plus que louches ; des dirigeants et propriétaires de clubs qui ne sont pas sans rappeler des mafieux ; sans oublier évidemment les très nombreux matches truqués : le monde footballistique est pourri jusqu’à la moelle. Et que dire de la manière dont le plus grand raout politico financier qu’est la coupe du monde de foot attribue son organisation : la prochaine, après l’actuelle en Russie, aura lieu au Qatar ! Un pays qui finance à la fois le plus grand club français et les assassins du djihad… Tout ce pognon, ces montagnes de fric, ces milliards qui proviennent pour une bonne partie du recyclage d’argent sale, ne profite qu’à une petite mafia de footballeurs, d’entraîneurs de grands clubs, d’intermédiaires véreux, d’agents de joueurs douteux, d’oligarques propriétaires de clubs, de chaînes de télé et de marchands de vent que sont les publicitaires. Et ce qui est le plus désolant, c’est que cette névrose collective suscite des dépenses inutiles de la part des classes sociales les moins favorisées, achats de télé grand écran, voyages de supporters, etc. Et que dire des détournements de fric que le foot engendre…

Le foot est une arme de destruction massive de la citoyenneté qui participe à l’appauvrissement, à l’abrutissement et à l’asservissement de la société.

- Eh ben dis donc ! Tu leur as taillé un sacmaillot aux fouteux ! Tè, bois un coup, ça te passera. Allez les bleuuuuux, Allez les bleuuuuuux !

 

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13/06/2018

Aquarius : le banquet des faux culs !

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L’Italie, en première ligne face à la déferlante des migrants, n’en peut plus et n’en veut plus. Et son gouvernement légitime accorde son action avec ce que veulent ou plutôt avec ce que veulent plus les Italiens : le déversement sur leurs côtes de centaines de milliers de migrants par des ONG qui, sous couvert « d’humanitaire » favorisent voire organisent de véritables navettes faisant passer les migrants de Libye vers l’Italie. Depuis 2015, une douzaine de navires « humanitaires » privés patrouillent au large de la Libye et se partagent ce trafic d’êtres humains, en complicité avec les passeurs libyens.

Et voilà que Macron se permet de dénoncer « l’attitude "cynique" et "irresponsable" de l’Italie, qui refuse d’accueillir le navire Aquarius et ses 629 migrants, invoquant le droit pour justifier la décision de la France de ne pas le laisser accoster » (Reuters). Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et voilà que les dirigeants nationalistes corses ont proposé mardi matin d’accueillir l’Aquarius dans un des ports de l’île. Proposition rejetée à l’issue du Conseil des ministres par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Ils ont bien changé les Corses..! Quelle idée leurs dirigeants nationalistes, plutôt chatouilleux sur la « corsitude » ont-ils derrière la tête ? Simplement une occasion de se donner une bonne image, altruiste et sympathique à peu de frais, pour la bonne raison que l’autorisation de faire escale dans un port français est de la seule compétence du gouvernement. Plus faux cul que moi, tu meurs !

Les ONG « altruistes » donnent l’occasion à la presse de se vautrer dans une dégoulinante de bien-pensance. L’Aquarius fait là un superbe coup de pub, avec plein de dons à la clé !

Ces ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte de "sauveteurs" réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

L’Europe ultralibérale facilite ainsi sournoisement – en agissant sur la bonne volonté, l’altruisme, la compassion des gens - les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. Les trafiquants récupèrent les bateaux vidés de leur cargaison humaine pour les faire resservir…

Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron "a tenu à rappeler le droit international maritime qui veut que dans ces cas-là de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l’accueil". Pourtant, les navires « sauveteurs » débarquent toujours leur cargaison non pas dans le port le plus proche du lieu du « naufrage » – dans un port libyen, tunisien, voire maltais - ce qui serait logique et conforme au droit international qu’invoque Macron, mais en Sicile où la toute-puissante mafia locale fait le reste. Les migrants tombent sous la coupe des mafieux qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Ceux qui s’en sortent tentent de passer le France mais sont renvoyés chez les Italiens qui en ont les aliboffis qui explosent ! Plus faux cul que moi, tu meurs !

Pour faire le tri entre ces associations, l’Italie a mis en place un code de « bonne conduite » en treize points qui interdit notamment aux navires d’entrer dans les eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris au moyen de toute forme de signaux lumineux et imposant la présence à bord de policiers italiens. Les ONG – qui voient là un sérieux frein à leur activité – rechignent à signer la charte…

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric.

Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et puis, au lieu de chougner sur le sort des malheureux qui tentent de traverser et le Sahara, et la Méditerranée, il faudrait aussi et avant tout tenter de remédier à ce qui lance ces gens vers ce miroir aux alouettes qu’est le prétendu eldorado européen. Les raisons de cet état de fait sont économique, politique et démographique.

Économique. Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néocolonialiste. Ces firmes voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Ces entreprises parasites extraient les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. À côté des firmes voyous, il y a les états voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

Politique. La démocratisation qui devait suivre la décolonisation a été ratée. L’Afrique est « dirigée' par des potentats locaux qui ont mis en place des dynasties de dictateurs avides et sans vergogne, soutenue en loucedé par les anciens colonisateurs. Ils se servent au lieu de servir leur pays. Ils se laissent acheter par les multinationales étrangères au détriment du développement de leurs pays. Pas de travail, pas de perspectives d’avenir pour une jeunesse pléthorique. Les migrants, candidats à l’inconnu, sont pour beaucoup de jeunes diplômés sans emploi. La classe politique africaine est aussi responsable de cet état de fait par son impuissance à chasser du pouvoir ces politiques véreux et à proposer un projet fédérateur. Les responsables locaux soutiennent sournoisement le mouvement migratoire pour deux raisons : elle se débarrasse ainsi d’une partie remuante de sa jeunesse à laquelle elle est incapable de donner du travail et de l’espoir ; elle récupère par l’argent envoyé au pays par les migrants des sommes conséquentes, supérieures à toutes les aides des pays européens. Le détournement des deniers publics, est un hold-up social qui accentue la paupérisation et la fuite des bras et des cerveaux. Les crises migratoires actuelles ont donc aussi pour cause la mauvaise gouvernance de quasiment tous les pays d’Afrique.

Démographique. Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosé tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens. Les quatre pays les plus représentés parmi les migrants, tant venants d’Afrique que des proche et moyen-Orient, sont la Syrie, l’Érythrée, la Somalie, l’Afghanistan. Depuis 1950, la population de la Syrie est passée de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1 ! Dans le même temps l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions, soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7 ! L’Afghanistan, malgré les guerres, est passé de 7,8 à 32,5 millions d’habitants, soit une multiplication par 4,2. Les taux de fécondité sont de 3,1 pour la Syrie, 4,9 pour l’Érythrée, 6,8 pour la Somalie, 5,4 pour l’Afghanistan. Ceci à cause de l’œcuménisme de l’obscurantisme : l’islam, le catholicisme, les sectes évangéliques et toutes ces névroses collectives nommées « religions » abrutissent les femmes et les poussent à faire des enfants qu’elles ne pourront jamais nourrir, éduquer, soigner. Avec pour corollaire une obligation d’émigrer. Parce que chaque famille choisit un ou deux membres, se cotise pour lui payer le « passage » vers « l’eldorado européen » puis lui réclame remboursement avec intérêts.

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Au delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confrontée, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

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07/06/2018

Cette année les vautours de Bilderberg se posent à Turin.

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Le rendez-vous annuel des plus importants mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient ce ouiquinde à Turin. Il s’agit du fameux « Groupe de Bilderberg. Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Ils prétendent être un véritable « gouvernement mondial » occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

L’objectif de cette rencontre annuelle est de confronter les puissants afin de mettre en place un réseau pour protéger leurs intérêts et fédérer les institutions financières et modeler la politique Européenne et Américaine.

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

Les principaux sujets de discussion de cette année comprennent : - Populisme en Europe, - Le défi de l’inégalité, - L’avenir du travail, - Intelligence artificielle, - Les États-Unis avant mi-parcours, - Libre échange, - Leadership mondial américain, - Russie, - L’informatique quantique, - Arabie saoudite et Iran, - Le monde "post-vérité", - Événements actuels. Rien que du social, quoi !

Les « Maîtres du Monde » — c’est ainsi qu’ils ont la ridicule impudence de se nommer entre eux ! — considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique. Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d’instabilité sociale. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est aussi inacceptable.

Les « Maîtres du Monde » ont donc choisi une troisième solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21e siècle.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile. Au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les campagnes de bourrage de crâne en faveur de l’euthanasie (élimination des vieux, des handicapés, des déviants, etc.) vont dans ce sens. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information et à l’énergie. L’accaparement des terres agricoles du monde, la fluctuation à la hausse des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide. Et puis au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Au fait, Jupitounet a été en son temps adoubé par les Bilderberg. Il y a côtoyé des gens aussi recommandables que Kissinger, le deus es machina de la mise en place de Pinochet au Chili ou encore Barrosso qui est parti chez les banquiers mafieux (pléonasme) étasuniens avec tous les secrets de l’Union Européenne…

Liste des participants 2018

 

 

23/05/2018

Marseille. La kalach ET le tarpé !

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Une démonstration de force des narcotrafiquants marseillais à la Busserine. Un véritable commando paramilitaire avec uniforme noir, voitures noires et kalachnikovs tire dans la cité, et n'hésite pas à flinguer les flics qui arrivent. La routine quoi. Comme au Mexique. Encore une fois, Marseille est montrée comme Chicago au joyeux temps de la prohibition. La ville où l’on défouraille comme l’on galèje. La ville où les différents se règlent à la kalash. Par ailleurs, cette ville est souvent citée comme un modèle d’intégration, de vie (presque) harmonieuse parmi les composantes d’une population traditionnellement cosmopolite. Paradoxe mais réalité.

Il n’empêche que les règlements de comptes se multiplient, voire se banalisent. Le moindre différend se règle au calibre et – escalade – à la kalachnikov. Les flics font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire pas grand-chose. Cette ambiance de far-west est sous-tendue par le chômage à haute dose qui sévit dans les quartiers dits sensibles de cette ville pauvre, avec pour conséquence la nécessité d’une économie parallèle, en l’occurrence le trafic de drogues, essentiellement de shit (cannabis).

Ce trafic est parfaitement organisé avec les gros bonnets (n’habitant pas sur place mais de luxueuses demeures au soleil), les pourvoyeurs qui remontent la drogue depuis le Maroc où elle est cultivée, soit en grosses bagnoles, soit planquée dans des cargaisons de poids lourds, les revendeurs (dealers) dans les citées, les « nourrices » qui logent les stocks, les choufs (guetteurs) des minots généralement qui surveillent l’éventuelle venue des flics, les rabatteurs de clients. Tout ça croque plus ou moins selon la place dans la hiérarchie du trafic. Mais la dure loi de la concurrence « libre et non faussée » fait que les conflits de territoires, de parts de marchés, voire de massacres « pour l’exemple » pour maintenir la « rigueur » dans un même réseau sont nombreux. Et se règlent à la kalach…

Comment casser cette spirale de la mort ? Certainement pas avec des gesticulations policières. Les bataillons de CRS de Villeneuve près de Grenoble ou dans les quartiers nord de Marseille ne sont pas inutiles en ce sens qu’ils donnent un coup de pied dans la fourmilière et désorganisent momentanément les réseaux, mais ils ne règlent pas le problème de fond : misère due au manque de boulot et trafic. Le chômage étant ce qu’il est, le boulot n’arrivera pas dans les citées à coups de baguette magique, on n’est pas dans Harry Potter. Reste le trafic de drogue.

J’entendais ce matin Menucci, conseiller municipal et ancien député de Marseille, tirer les conclusions de cet état de fait : légaliser le cannabis afin de couper l’herbe (qui fait rire !) sous les pieds des trafiquants. Il n’est pas le premier, il n’est pas le seul à prendre enfin le chemin du réalisme. Une position vigoureusement combattue à droite comme à gauche par des responsables politiques fermement opposés à toute tentative de légalisation du cannabis ou des drogues dites douces qui conduisent inexorablement, prétendent-ils, à l’usage de drogues de type cocaïne ou ecstasy. Des konneries que réfutent ceux qui connaissent la question, le cannabis étant jugé moins dangereux que l’alcool et moins addictif que le tabac. Les lobbies de l’alcool ne sont peut-être pas étrangers à cette intransigeance que Macron a faite sienne.

 

La France est le pays qui envoie le plus de gens en taule pour possession ou trafic de cannabis. Les prisons sont encombrées et la réponse est de remplacer la zonzon par une prune. Pourquoi pas. Malgré cette répression la France est le pays où on fume le plus en Europe. C’est bien la preuve que cette politique répressive ne mène nulle part, et au contraire permet le financement des réseaux mafieux, car plus c’est illégal, plus c’est rentable.

Le système de légalisation, comme au Colorado et ailleurs aux États-Unis, permettrait : - production en France ou en Europe via des filières contrôlées, - autoproduction pour ceux qui veulent pour leur conso perso, - vente dans les bureaux de tabac, - interdiction évidente pour les mineurs, - et… de juteuses rentrées de fric pour l’État.

Les résultats seraient : - remise des flics sur des tâches utiles, - du boulot pour les agriculteurs notamment en zones de montagnes, - de l’activité pour les buralistes, - la fin des financements des réseaux maffieux, puisqu’ils n’auraient plus rien à y gagner, - une meilleure détection des personnes à la dérive par surconsommation, - une prévention plus aisée, notamment par la suppression de « l’attirance pour l’interdit » chez les ados, - des taxes pour la sécu, - une meilleure qualité, contrôlée, garantie pour les consommateurs, - et pourquoi pas, des « dealers » devenant chef d’entreprise et confrontés alors aux règles de concurrence !

Et donc beaucoup moins d’insécurité dans nos villes, renflouement du trou de la Sécu et prospérité dans certains départements ruraux de montagne.

Et Jupitunet, Tarpet ?

 

Illustration: merci à Placide

 

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Aux fourchettes, citoyens!

Faut-il se plier sous la dictature de la minceur,

la glorification de la maigreur ?

Alors dégustez sans modération le dernier bouquin

que je viens de commettre,

à la gloire du bon vivre, du bien manger,

sans crainte de...

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24/04/2018

Les « 300 » s’offusquent qu’on tue des Juifs ? Ben, c’est le Coran qui le commande !

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Mireille Knoll, octogénaire rescapée de la Shoah et assassinée parce que juive...

 

Il est un pays en Europe où l’on tue des citoyens parce qu’ils sont juifs. Ce pays, c’est la France. Tragique réminiscence d’un passé sordide. Mais les tueurs ont changé, ce ne sont plus les tarés d’extrême droite nourris à la pseudo « supériorité » des bons ariens, ce sont les « soldats d’allah ».

C’est cette vérité que vient de mettre sous le nez de ses lecteurs le journal « Le Parisien ». Et ça fait mal au cul à certains « intellos » de gôôôche islamo compatibles.

Dans ce manifeste, les signataires demandent aux autorités musulmanes de « frapper d’obsolescence » les versets du Coran qui appelleraient « au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants ». Une demande qui n’a pas du tout plu à Dalil Boubakeur. « Les citoyens français de confession musulmane majoritairement attachés aux valeurs républicaines n’ont pas attendu (cette) tribune […] pour dénoncer et combattre depuis des décennies l’antisémitisme et le racisme antimusulman sous toutes ses formes », a-t-il lancé. Ben voyons… A la décharge de Boubakeur, il est bon de lire aussi la "Proclamation de l'Islam en France".

Pour réfléchir à cet état de fait : je vous conseille de lire, relire et méditer le livre de Michel Onfray – « Traité d’athéologie » – chez Grasset, dont voici quelques feuilles :

« […] Près de deux cent cinquante versets - sur les six mille deux cent trente-cinq du Livre - justifient et légitiment la guerre sainte, le djihad. Assez pour que se trouvent noyées les deux ou trois phrases bien inoffensives qui invitent à la tolérance, au respect de l’autre, à la magnanimité ou au refus de la contrainte en matière de religion (!). Dans un pareil océan de sang, qui peut encore prendre la peine de s’arrêter sur deux ou trois phrases qui invitent plutôt à l’humanité qu’à la barbarie ? D’autant que la biographie du Prophète témoigne : on y trouve constamment le meurtre, le crime, l’épée et l’expédition punitive. Trop de pages invitent à l’antisémitisme, à la haine des juifs, à leur spoliation et leur extermination pour qu’un combattant musulman ne se croie pas légitimé à passer les juifs par le fil de l’épée.

/…

La communauté musulmane pense comme les membres de l’Alliance : eux aussi se proclament le peuple élu, choisi par Allah, préféré par lui (IX, 19, mais aussi III, 11 0). Or deux prétendants au statut d’élite, c’est un de trop ! Croire que les autres sont de race inférieure, qu’il existe des sous-hommes, que Dieu établit une hiérarchie entre les humains en distinguant la petite communauté désignée du restant de l’humanité interdit qu’un autre prétende au même statut que soi. La haine des Hébreux pour les Cananéens hier génère la haine des Palestiniens pour les juifs aujourd’hui, chacun se croyant appelé par Dieu à dominer l’autre - les autres - donc s’imaginant légitime à l’exterminer.

/…

Car l’islam refuse par essence l’égalité métaphysique, ontologique, religieuse, donc politique. Le Coran l’enseigne : au sommet, les musulmans, en dessous, les chrétiens, parce que gens du Livre eux aussi, puis, à la suite, les juifs, également partie prenante du groupe, parce que monothéistes. Enfin, après le musulman, le chrétien et le juif, arrive en quatrième position, toutes catégories confondues dans la réprobation générale, le groupe des incroyants, infidèles, mécréants, polythéistes et, bien sûr, athées… La loi coranique qui interdit de tuer ou de commettre des délits ou des massacres sur son prochain concerne seulement de manière restrictive les membres de la communauté : l’umma. Comme chez les juifs.

/… 

Au sein même de la communauté musulmane de prétendus semblables, la hiérarchie persiste : les hommes dominent les femmes. Les religieux dominent les croyants, les fidèles pieux dominent les pratiquants tièdes, les vieux dominent les jeunes. Phallocratie, théocratie, gérontocratie, le modèle tribal et primitif des origines ne cesse pas depuis treize siècles. Il est fondamentalement incompatible avec les sociétés issues des Lumières. Le musulman n’est pas fraternel : frère du coreligionnaire, oui, mais pas des autres, tenus pour rien, quantités négligeables ou détestables.

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Le local comme universel. En lecteurs de Carl Schmidt qu’ils ne sont pas, les musulmans coupent le monde en deux : les amis, les ennemis. D’un côté, les frères en islam, de l’autre, les autres, tous les autres. Dâr al-islam contre dar al-harb : deux univers irréductibles, incompatibles, régis par des relations sauvages et brutales : un prédateur une proie, un mangeur un mangé, un dominant un dominé. Comme dans la plus banale des jungles, les félins entre eux, et le reste du territoire à soumettre, asservir et posséder. La loi qui règle le rapport entre les animaux.

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Une vision du monde pas bien éloignée de celle d’Hitler qui justifie les logiques de marquage, de possession, de gestion et d’extension du territoire. Le renard et le poulailler, le faucon et sa proie, le lion et la gazelle, les forts et les faibles, l’islam et les autres. Pas de droit, pas de loi, pas de langage, pas d’échange ou de communication, pas d’intelligence, pas de cerveau, mais des muscles, de l’instinct, de la force, du combat, de la guerre et du sang.

L’universel ? Le local moins les murs - pour paraphraser Miguel Torga. Le tribal du VII° siècle, le féodal du désert arabe, le clanique primitif transposé à chaque fois sans changement dans la civilisation du moment, y compris la nôtre, postmoderne, hyperindustrielle et numérique. Le village du désert devient le modèle du monde. L’oasis où rien ne pénètre depuis des siècles, sinon les caravanes nomades chargées de denrées de première nécessité, fonctionne comme archétype social, humain, métaphysique et politique.

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Un livre datant des premières années de 630, hypothétiquement dicté à un gardeur de chameaux illettré, décide dans le détail du quotidien de milliards d’hommes à l’heure de la vitesse supersonique, de la conquête spatiale, de l’informatisation généralisée de la planète, du temps réel et universel des communications généralisées, du séquençage du génome humain, de l’énergie nucléaire, des premières heures du post-humain… La remarque vaut pour les loubavitchs accrochés à la Torah et au Talmud qui partagent eux aussi une semblable ignorance du temps qui passe.

/…

Comme sous la tente il y a mille cinq cents ans, la famille constitue le noyau. Pas la communauté nationale ou patriotique, encore moins l’entité universelle ou cosmopolitique, mais celle du chef de famille possédant ses deux, trois ou quatre femmes soumises - car la polygamie primitive persiste dans le Talmud comme dans le Coran (IV, 3) - au milieu d’enfants nombreux - une bénédiction de Dieu, l’autorité procédant d’Allah, bien sûr, mais par la voix du Père, du Mari, de l’Époux, figures de Dieu sous la toile en poil de chèvre.

Toute action se vit sous le regard de la tribu qui la juge à l’aune de la conformité aux règles coraniques ou musulmanes. Le père, mais aussi, dans une logique phallocrate totale, le grand frère, le frère et autres variations sur le thème du mâle. Le lieu de la religion incarnée, donc du politique et de la théocratie, c’est la cellule de base de la société : ni Platon - dans La République -, ni Hegel - dans Les principes de la philosophie du droit -, ni Mussolini, ni Hitler, ni Pétain et autres fascistes ne s’y trompent : tous savent que le début de la communauté, la généalogie de la collectivité se noue là, dans l’espace intime de la famille - la tribu primitive. Lire ou relire Engels et L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État pour s’en convaincre…

/…

Et une autre réflexion de Onfray :

(…/…) "Nos compatriotes d’origine musulmane" ? D’origine algérienne, marocaine, maghrébine, bretonne, anglaise, française etc., etc., je vois. De religion musulmane, catholique, juive, je vois aussi. Mais d’origine musulmane, catholique, ou juive, ou ce que vous voulez, je ne vois pas bien. Ou plutôt je ne vois que trop bien ce que cette confusion entre origine et religion comporte et à quel point elle trouve ses plus ardents partisans chez les extrémistes religieux de toute obédience. De surcroît cette confusion entre la religion et l’appartenance à une population fait le jeu des extrémistes musulmans en mettant tous les Arabes, y compris les Arabes athées, ou convertis, dans le panier de l’islam radical. L’extrême droite applaudit des deux mains. Enfin, à ce compte-là on ne peut critiquer l’islam radical sans tomber dans le racisme anti arabe, comme les extrémistes juifs sans se faire taxer d’antisémitisme. Cette confusion est tellement répandue, notamment dans une certaine extrême gauche, que l’on va finir par croire que seuls méritent d’être défendu contre le racisme anti arabe, les musulmans, les radicaux plus que les modérés, et pas les autres. »

 

On aime ou on n’aime pas Onfray, mais c’est une pointure et il ne mâche pas ses mots.

Comme le nazisme, l’islamisme est un expansionnisme total. Il vise la domination du monde. Comme les islamistes le disent eux-mêmes, le "djihad" ne cessera que lorsque tous les "mécréants" (c’est-à-dire les non-musulmans) auront été tués ou se seront convertis à l’islam.

Ils ne font qu’appliquer ce qui est prescrit explicitement dans le Coran :

Sourate 3, verset 59
En quelques lieux, qu’ils soient, ils [les infidèles] seront couverts de malédiction. On les tuera partout où on les trouvera.

Sourate 4, verset 56
Ceux qui ne croient pas à Nos Versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est Puissant et Sage !

Sourate 4, verset 91 :
Ils ont voulu vous rendre infidèles comme eux, afin que vous soyez tous égaux. Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez parmi eux ni allié ni protecteur.

Sourate 5, verset 37 :
Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Allah et Son messager, et qui emploient toutes leurs forces à commettre des désordres sur la terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix ; vous leur couperez les mains et les pieds alternés ; ils seront chassés de leur pays. L’ignominie les couvrira dans ce monde, et un châtiment cruel dans l’autre.

Sourate 8, verset 12 :
Il dit alors aux anges : Je serai avec vous. Allez affermir les croyants. Moi, je jetterai la terreur dans le cœur des infidèles. Abattez leur tête et frappez les extrémités de leurs doigts.

Sourate 9, verset 5 :
Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez. Faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade ; mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquilles, car Dieu est indulgent et miséricordieux.

Sourate 9, verset 29 :
Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Allah ni au dernier jour, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d’entre les hommes des Écritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites leur la guerre jusqu’à ce qu’ils paient le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis.

Sourate 47, verset 4 :
Si vous rencontrez les infidèles, combattez-les jusqu’à ce que vous en ayez fait un grand carnage ; chargez de chaînes les captifs.

Bien sûr, on trouve aussi dans le Coran des versets qui prônent la paix, dont celui qui est souvent cité et qui dit que "celui qui tue un homme tue toute l’humanité".

Mais il faut savoir que d’après les "hadiths", les textes religieux qui disent comment interpréter le Coran, en cas de contradiction entre deux versets, c’est le plus récent qui l’emporte et "abroge" le verset plus ancien (sachant que les versets ne sont pas par ordre chronologique dans le Coran, ce qui rend difficile la distinction entre versets récents et anciens pour les non initiés).

Tous les versets de paix du Coran datent de la période où Mahomet prêchait paisiblement à La Mecque, alors que les versets de violence et de haine datent de la période suivante à Médine où il était devenu un chef de guerre. Tous les versets de paix sont donc de facto "abrogés".

Il faut aussi savoir que pendant cette période médinoise, Mahomet a égorgé ou décapité plus de 600 "infidèles" de ses propres mains. Or pour tous les musulmans, Mahomet est par définition l’homme parfait et donc l’exemple à suivre. Et c’est exactement ce que font les islamistes. La plupart des Occidentaux, y compris parmi les chefs d’État, ignorent tout de l’Islam et de ce qui est écrit dans le Coran. Ils ne connaissent ni la vie de Mahomet ni l’existence même des hadiths. C’est pourquoi ils ne comprennent pas que les racines de l’islamisme sont bel et bien dans l’islam et le Coran, et ils ne comprennent pas non plus le fantastique pouvoir de fascination exercé par l’État Islamique sur les musulmans,

Tè ! Je vais encore me faire des amis parmi les idiots utiles qui bavent leur fiel dérisoire sur Onfray tout en léchant sans vergogne les babouches des nazislamistes…

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20/04/2018

Les banquiers veulent la peau du Livret A. Lemaire la leur donne !

livret a

Il y a longtemps que le succès du Livret A donne des boutons aux banquiers rapaces. Pensez donc, quelque 320 milliards de frics qui leur passaient sous le nez. Et de l’argent de pauvres en plus ! Salauds de sans-dents. Mais rassurons-les, après Sarko, après Hollande, voilà Lemaire qui vient à leur rescousse pour piquer le fric des laborieux qui ne comprennent rien au grand rêve ultralibéral.

Actuellement fixé à 0,75 %, le taux de rémunération du Livret A pourrait descendre à 0,5 %. Soit en dessous de l'inflation. Bruno Le Maire a précisé l’échéance : la réforme du Livret A sera effective au 1er janvier 2020. Mais, promis, juré qu’il a dit le triste Bruno : on ne descendra pas en dessous du 0,5 % minimum garanti. En tout cas, c’est la promesse de Bruno Le Maire. En fait, les têtes d’œuf de Bercy ont mis au point méthode de calcul peut-être plus simple mais qui ne garantira plus à l’épargnant un rendement automatiquement égal, voire supérieur, à l’inflation ! Voilà l’arnaque : « manants, placer vos quelques éconocroques sur les produits des banques car sur le Livre A, on fait en sorte que vous bouffiez du pognon !

Le livret A est une épargne solidaire qui fête ses deux siècles d'existence. Le pécule des épargnants est faiblement rémunéré mais cet argent est ensuite prêté aux organismes HLM pour la construction de logements sociaux à des taux d’intérêt très faibles et sur le temps long. Ce système, qui fonctionne depuis des dizaines d’années, a fait des jaloux : les banques. Elles ont fait des pieds et des mains pour récupérer une part de ce gros gâteau. Et elles ont réussi leur hold-up sous Sarkozy qui a permis aux banques privées de récupérer une partie de l’épargne « Livret A » jusqu’alors gérés exclusivement par les Caisses d’épargne et La Poste.

Alors qu’auparavant, 100 % de la collecte du livret A était uniquement destinée au financement de la construction de logements sociaux, ça n’a été rapidement plus été que 70 à 60 %. Le détournement des 30 à 40 % restants a été justifié par la nécessité de financer les PME ; si une partie de ces dizaines de milliards d’euros s’est bien concrétisée par quelques prêts parcimonieux vers les entreprises, pas mal de bons milliards de fric de pauvres sont cependant allés dans les poches des banques qui ont utilisé le magot pour se recapitaliser : ces nouvelles liquidités leur permettant de se refaire une santé après avoir perdu beaucoup d’argent dans les emprunts toxiques. Mais ce n’est pas tout : pendant l’été 2013, alors que la collecte du livret A atteignait les sommets, plus de 260 milliards d’euros, c’est un gouvernement de gauche cette fois qui a fait le choix d’offrir à nouveau un cadeau aux banques. Celles-ci ont récupéré la gestion de 15 milliards d’euros supplémentaires tirés du livret A.

Le Livret A sert à financer le logement social. Mais la Caisse des dépôts et consignation, qui gère majoritairement ces fonds, est formelle : même si la collecte baissait, il resterait suffisamment d’argent dans les caisses pour financer la construction. Il y a même aujourd’hui plus d’argent disponible que de demande de construction de logements sociaux. Ben voyons, il y a combien de familles qui dorment dehors ? Combien qui vivent dans des taudis ? Combien qui paient des loyers exorbitants grâce à la pression de la pénurie organisée de logement ?

Le mode de calcul actuel était des plus touffus mais il comportait jusqu’à maintenant un cliquet de protection : le taux de rémunération devait être au minimum égal à l’inflation augmentée d’un quart de point. Comment ? Laisser 0,25 % d’intérêts annuel à ces salauds de pauvres ? Voilà qui donne des boutons à ce grand démocrate qu’est Bruno Lemaire et à son patron, le fils putatif de Rothschild.

Ce que ces crapules vont nous voler, ce n’est pas rien ! Le Livret A et le livret qui lui est adossé, le Livret de développement durable (LDD), totalisent environ 270 milliards d’euros de dépôts, auxquels il faut ajouter les quelque 50 milliards d’euros du Livret d’épargne populaire (LEP), soit 320 milliards au total, un point de variation du taux de rémunération équivaut à 3,2 milliards d’euros sur un an, soit 800 millions d’euros par trimestre. Soit, pour un demi-point 400 millions d’euros par trimestre !

À sa manière, le Livret A confirme que le système oligarchique français se fout royalement des alternances démocratiques et poursuit ses manigances secrètes, ses arnaques sournoises, dans le plus souverain mépris de ce que les citoyens peuvent espérer ou décider…

Notons encore que la Direction du Trésor, à Bercy, est depuis toujours une sorte d’annexe de la Fédération bancaire française… Les « inspecteurs des finances » se font un carnet d’adresses à Bercy puis vont pantoufler grassement dans les banques privées. Et, en sens inverse, les banquiers viennent « conseiller » les hauts fonctionnaires. Ben voyons. Entre gens du même monde, on s’entend toujours. Sur le dos des manants…

Ce qui se planque derrière cette énième « réforme », c’est de pousser les épargnants à sortir leur fric du Livret A – peu rémunéré mais sûr et exempté d’impôts – pour le placer sur des produits à risques. « Pour dynamiser l’économie et lutter contre le chômage » qu’ils disent. Et surtout refiler ce fric aux banques pour qu’elles spéculent.

Comment veux-tu… Comment veux-tu…



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26/03/2018

Le tueur d’allah Radouane Lakdim, « une chance pour la France » ?

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« Nous au village aussi l’on a, de beaux assassinats… » chantait Brassens. Ben voilà, il n’y a pas que les grandes villes qui ont l’honneur des gazettes, des lucarnes à décerveler et des machines à bruit, les petits bourgs comme Trèbes, les petites villes de province comme Carcassonne y ont « droit » maintenant.

Trêve de cynisme. Que faisait en France le salafiste Radouane Lakdim, assassin au palmarès de crapule déjà bien fourni malgré son jeune âge de 26 ans ? Pourquoi n’a-t-il pas été renvoyé dans son bled ou dans une de ces terres d’islam si chères à son cœur ? Les merdias insistent sur le terme « franco marocain ». On peut se demander pourquoi il était « franco », depuis quand et comment. On n’a pas d’infos fiables là-dessus. Certaines sources disent qu’il aurait obtenu la nationalité française en 2015, c’est-à-dire après ses condamnations ! D’autres disent qu’il serait né au Maroc mais français depuis l’âge de douze ans, à la date de la naturalisation de son père. Quelle chance pour le France ! Si l’administration n’était pas aussi « généreuse » pour ne pas dire laxiste pour donner la nationalité française, le flic assassiné serait toujours vivant de même que les autres victimes.

« Français d’origine marocaine, il vivait avec sa famille dans la cité Ozanam, un quartier populaire situé à quelques centaines de mètres de la cité de Carcassonne et tout proche d’une caserne de policiers. Il a été condamné à deux reprises, en 2011 et 2015, pour des faits de droit commun, et incarcéré pendant un mois en août 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne pour infraction de port d’arme prohibé, usage de stupéfiants et refus d’obtempérer. Par ailleurs, il a fait l’objet d’un suivi effectif par les services de renseignement en 2016-2017, suivi « qui n’a permis de mettre en évidence aucun signe précurseur d’un éventuel passage à l’acte terroriste », a précisé le procureur Mollins. Eh ! Oh ! Le sinistre barbu, il était non seulement fiché « S » mais également « FSPRT » ce qui veut dire Fichier des Signalements pour la Prévention de la Radicalisation à caractère Terroriste. Et malgré ça, tonton Mollins ne lui trouve « aucun signe précurseur d’un éventuel passage à l’acte terroriste ».

Sarko, au milieu d’un océan de konneries, voulait réactualiser la déchéance de nationalité et virer tout étranger coupable d’un délit en France. Pour une fois il voyait clair…

Mais quand bien même on virerait tous les « fichés S » étrangers le terreau de ce cancer mental qu’est le salafisme continuerait à étendre ses métastases partout en France tant qu’on ne l’aura pas interdit et qu’on n’aura pas enfin stopper les connivences à base de fric et de vente d’armes avec les pays qui propagent et financent cette doctrine aussi mortifère qu’obscurantiste : l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats du golfe arabo-persique. Parce que les mosquées sont construites avec leur fric et les imams prêcheurs de haine viennent de chez eux.

Eh ! Oh ! Victor, mollo : ce sont des clients et des investisseurs… Ça rapporte à qui ces connivences coupables ? À vous ? À moi ? Non, à Dassault et aux autres marchands de belles et chères machines à tuer « made in France ». Et accessoirement à quelques bénéficiaires de juteuses commissions occultes…

Après avoir gangrené les grandes cités, puis toutes les villes de France, la peste mahométane canal salafiste pénètre les campagnes. Ceci à travers la doctrine de la « Hijra » qui dit : « Si le musulman est faible alors qu’il réside sur une Terre de Kufar (les mécréants mais aussi tous les non musulmans) et qu’il n’est capable de montrer extérieurement et exercer sa Religion, alors il lui est interdit d’y résider. En fait, il est obligé d’émigrer vers une Terre d’islam. Et s’il n’est pas capable de le faire, il est excusé jusqu’à ce qu’il en ait la capacité. » Voilà une doctrine qu’elle est bonne ! On peut même leur payer le voyage pour qu’ils aient « la capacité de le faire » !

Mais la Hijra n’étant pas à la portée de toutes les bourses, les salafistes qui n’ont pas les moyens d’émigrer vers un paradis islamique ont trouvé une solution : « l’émigration » vers les cambrousses françaises avec création d’enclaves « pures », hallal et pas haram ! Un peu comme jadis les communautés post-soixante-huitardes mais à la mode moslim.

On en trouve à Châteauneuf-sur-Cher, un village de 1 500 habitants au cœur du Berry, à une trentaine de kilomètres au sud de Bourges. À Saint-Uze, commune de 2000 habitants dans la Drôme, les parents d’une famille de six enfants, qui se sont installés récemment, refusent de scolariser leurs filles au collège. Ces filles portent le voile et vivent sous la surveillance permanente du père. Quatre familles ont déménagé de Montpellier pour s’installer à Marvejols, 5 000 habitants, en Lozère. Là encore, aucun des enfants n’est scolarisé. Tous ces braves gens vivent évidemment des généreux subsides sociaux. Un premier pas vers un partage du territoire ?

On entend d’ici les cris d’orfraie de la tribu des « Padam-Halgam ». Bien sûr tous les adeptes de cette religion appelée « soumission » (islam) ne sont pas des tueurs mais il est bien naïf de nier que tous les terroristes tueurs sen réclament et donc que leurs méfaits créent et alimentent la méfiance des populations envers l’islam et les mahométans. Avec toutes les dérives que l’on peut craindre pouvant aller jusqu’à une guerre civile.

Toute faiblesse de l’État conforte les extrémistes. Tout recul, tout « aménagement raisonnable » retentissent comme des victoires pour eux. Ils sont en terre de mission, en terre de conquête. Cette faiblesse de l’État provient de causes nobles (droits de l’homme, fraternité, humanisme, droit d’asile), autant de leviers sur lesquels appuient les complices des tueurs grenouillant dans la mouvance islamo-gauchiste. Elle découle aussi de causes plus douteuses et notamment la complaisance mercantile envers certains pays (Arabie saoudite, Qatar, Émirats) qui financent, justifient, endoctrinent les imams « missionnaires » qui pourrissent une partie de notre jeunesse.

Facile de critiquer, mais quoi faire dès lors que six millions de mahométans vivent – légalement ou clandestinement – en France ? Ouvrir sans restriction les portes de l’éducation et de l’accomplissement personnels à ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la République et en acceptent les lois mais parallèlement virer tous les clandestins. Interdire le salafisme, l’idéologie mortifère dont se réclament les djihadistes, expulser sans faiblesse et définitivement tous les imams prêcheurs de haine. Et encore être un peu plus restrictif dans la délivrance des naturalisations, des visas et autres titres de séjours.


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14/03/2018

Cette fois on y est : les barrages hydroélectriques vont être bradés aux requins du privé !

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De quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Eh ! Nicololo, ça va finir par te faire mal au fondement… Son patron, Jupitounet, est finalement bien le fils putatif de Flamby : c’est en effet sous Hollande, Vals et Royal que cette konnerie totale a été décidée. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle met en rogne jusqu’à ses plus fidèles partisans.

Dans son fumeux « programme national de réforme », le capitaine de pédalo laissait écrire : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Les concessions en question arrivent à leur terme. Le gouvernement de Macron et Philippe exécute donc le programme de Vals et Hollande réclamé par la Commission européenne. Pourtant l’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : l’Allemagne n’a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n’essaie-t-elle même pas ?

Nous avons là, à portée de main, une énergie made in France qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale. Et qui est indispensable à la bonne marche de l’ensemble du réseau électrique français et européen. En effet le système électrique fonctionne comme un tout. Il doit fournir à chaque instant très exactement la quantité d’énergie en cours de consommation. S’il en produit moins ou plus, le système plante. Cette gestion fine est cruciale ! Les installations hydrauliques sont les variables d’ajustement du système électrique global. Car le flux de l’eau turbinée est très facile à maîtriser selon que l’on doit augmenter la puissance ou la diminuer. La machine démarre et s’arrête en quelques secondes, ce qui n’est pas le cas avec le nucléaire.

On compte plus de 2000 installations de toutes tailles dans le pays parmi lesquels une grosse centaine de barrages de grande taille, c’est-à-dire de plus de 20 mètres de hauteur. 400 barrages et centrales sont gérés par des entreprises à travers des « concessions » de longue durée. 80 % d’entre eux le sont aujourd’hui par EDF. Les autres sont essentiellement gérés par GDF Suez ou ses filiales, héritage du temps où GDF était une entreprise publique. Le gouvernement Philippe a donc décidé de brader la gestion de ce patrimoine national. C’est un pillage digne de celui de la privatisation des autoroutes. Le peuple français a payé pendant des décennies pour construire et entretenir ces installations hydroélectriques.

L’hydroélectricité, c’est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l’industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui ont des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C’est 12 % de l’électricité des Français et 20 % de la production nationale d’énergie renouvelable ! C’est aussi 66 % de la capacité de pointe, c’est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l’évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Macron veut brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu’on appelle la « rente hydroélectrique » est d’au moins 1,25 milliard d’euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n’est pas tout. L’électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l’électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd’hui à tous les consommateurs d’électricité puisqu’il intervient dans le calcul des coûts de production d’EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux !

Les « partenaires privés » n’investiront pas par philanthropie mais pour tirer des profits. S’ils agissaient autrement leurs actionnaires seraient en droit de les sanctionner et d’arguer, à juste titre, de l’abus de bien social. Ce n’est donc pas leur cupidité qui doit être mise en cause mais plutôt ceux qui leur offrent ce nouveau terrain de jeu sans aucune justification. Aucune ! Personne n’imagine que les investisseurs privés viennent pour faire des investissements. Ni qu’ils seront portés à en faire si besoin est. Car lorsqu’une opération d’entretien est à l’ordre du jour cela coûte deux fois. Une première quand il faut payer les travaux et une seconde pendant l’interruption de l’exploitation. Donc l’entretien et la sécurité qui en découle seront sacrifiés sur l’autel du profit, du pognon pris dans nos poches.

Eh ! Ceux d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre et sure ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ?

Cerise sur le gros gâteau, la Commission européenne prétend interdire à EDF de postuler pour l’obtention de ces concessions !

Décidément, il va peut-être falloir les sortir, les nettoyer, les graisser… Et faudra-t-il s’en servir ?

 

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26/02/2018

La Ghouta, c’est qui ? C’est quoi ?

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« Le premier ennemi de la Syrie, c’est Bachar el Assad. » dixit Nathalie Loiseau, sous-ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes… Incompétence ? Stupidité ? Les deux mon général.

Il faut les voir pérorer, il faut les entendre s’offusquer, dans les machines à bruit et les lucarnes à décerveler, les « gens autorisés » comme cette sous-ministre devant les massacres de la Ghouta. On ne vit que « des hôpitaux bombardés ». Eh ! Il a dû en construire beaucoup Bachar, des hôpitaux ! Étrange pour « le boucher de Damas »…

Mais c’est quoi la Ghouta ? C’est un quartier campagnard de Damas, tenu par la force, la terreur et le massacre par des groupes islamistes rivaux liés à Al Qaïda ou à Daech. Depuis ces lieux, ils envoient depuis des années des missiles artisanaux sur la ville immédiatement voisine de Damas. Exactement ce qui se faisait à Alep où les égorgeurs islamistes envoyaient quotidiennement les mêmes bombes artisanales mais meurtrières sur Alep ouest.

La majorité des groupes rebelles de la Ghouta sont d’obédience islamiste, c’est-à-dire pour la charia et l’instauration d’un état islamique. Cela signifie tout simplement une autre dictature, des pratiques barbares comme la lapidation ou encore la décapitation des kouffar (mécréants). Ils utilisent les civils massacrés par le régime comme boucliers humains et les mitraillent quand ils tentent de fuir. Et c’est sur ces malfrats, qui répandent la terreur depuis sept ans qu’on devrait s’apitoyer ? On utilise les émotions suscitées par les crimes du régime pour justifier une politique de soutien à ces groupes djihadistes.

La Syrie subit le même traitement que l’Irak, la Libye, l’Égypte sans oublier le petit Bahreïn. « On » suscite ou on soutient un mouvement de rébellion contre le dictateur en place. Celui-ci s’efforce de faire régner son « ordre ». Avec brutalité. Alors « la communauté internationale » (en fait les États-Unis et ses alliés, clients et affidés) s’offusque, s’agite et arme une « armée de libération syrienne ». Et l’opinion internationale se cramponne à ce mythe, celui d’une opposition libérale au dictateur syrien et d’une « Armé Syrienne Libre ». Ni l’une ni l’autre n’existent. Les seuls opposants sont les groupes islamistes. Tout le reste n’est que fantasme et bourrage de crâne.

On nous refait le coup de la guerre en Irak « Pour libérer ce pays du joug du dictateur Saddam Hussein et apporter la démocratie à ces peuples ». Et accessoirement mettre la main sur le pétrole…

On nous refait le coup de la guerre en Libye « Pour empêcher un bain de sang à Benghazi et libérer ce pays de son dictateur Kadhafi » qu’ils disaient. Et accessoirement mettre la main sur le pétrole là encore.

On nous refait exactement le coup d’Alep et « on » s’offusque que le président élu de la Syrie veuille terminer cette guerre qui aura été aussi meurtrière de son côté que de celui des islamistes. Il est à deux pas de la victoire totale et il s’arrêterait ? Eh ! Oh !

Les « printemps arabes » ont tous débouché sur pire qu’avant. À l’exception méritoire de ce peuple admirable que sont les Tunisiens. Y a-t-il une malédiction qui, en terres d’islam, condamne les peuples à marcher à la trique ? L’islam sanctifie le culte du chef à poigne gouvernant des peuples soumis par la violence. Si ça leur convient, en vertu de quoi nous mêlons-nous de leurs affaires ?

Le foutoir syrien est surtout alimenté par une lourde rivalité entre Étasuniens et Russes sur fond de pétrole, de gaz et d’oléoducs.

Macron et tata Merkel font les charmants en téléphonant à Poutine… « Attention Wlady ! Sinon… » Sinon quoi ? Quels sont les moyens de rétorsion de l’Europe contre Poutine ? Rien. Désespérément rien.

Les Russes sont les seuls à avoir une stratégie claire dans cette affaire. Leurs intérêts coïncident avec ceux de Bachar Al Assad : la Syrie a signé un contrat visant à recevoir le gaz de l’Iran passant par l’Irak. La réalité des faits est donc que c’est sur le gaz que se focalise la bataille. Ce gaz alimentera-t-il Nabucco (oléoduc occidental) ou South Stream (oléoduc russe de Gazprom? Les Russes ont tout intérêt à ce que Bachar reste au pouvoir, d’autant plus qu’il leur loue une base navale sur la Méditerranée, à Tartous, concrétisant ainsi une volonté de toujours des gouvernants russes : une ouverture sur les mers chaudes.

Et l’Europe est et sera toujours plus tributaire du gaz russe Alors, les rodomontades de Merkel et Macron, Wlad, il leur dit « Tè ! Fume… »

 

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21/02/2018

Les bombes massacreuses, pourvoyeuses de morts… et de fric.

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Je viens d’entendre Bernard Guetta s’étrangler d’une saine colère contre les bombardements de la dernière poche islamiste autour de Damas en Syrie, venant de faire près de 200 morts sont une cinquantaine d’enfants. C’est révoltant. C’est dégueulasse. C’est ça la guerre.

Des civils massacrés, une ville ravagée, les images de gosses martyrisés. C’est la guerre. Et oui. La guerre c’est la mort, c’est la souffrance, c’est la terreur, surtout et avant tout des civils, des victimes, des innocents. Ce sont les bombes massacreuses qui tombent d’un ciel déserté par tous les dieux. La guerre est une horreur. La guerre est – hélas - humaine. La guerre, le massacre de l’autre est dans les gènes de l’Homme, l’humain étant le seul animal à faire la guerre. À part peut-être les fourmis et les termites…

La guerre est cynique. Dès lors peut-on reprocher à Bachar El Assad de vouloir en finir en réduisant par tous les moyens à sa disposition cette opposition armée qui lui résiste ? Cette opposition armée, ce sont les tueurs islamistes et non pas cette armée d’opposition démocratique fantasmée. Elle n’existe pas, du moins elle n’existe plus si elle a jamais existé un jour, phagocytée par les groupes islamistes d’Al Qaeda, même rebaptisés, et ceux de l’État Islamique. Et nos politiques, nos journalistes, nos éditorialistes, bref toutes nos belles élites pensantes continuent à s’accrocher à cette fiction. En Syrie, il y a deux camps : le pouvoir légitime et ses alliés d’une part, les divers groupes islamistes d’autre part. Les militaires du régime, même si ce régime n’est pas très fréquentable et les égorgeurs islamistes, les tueurs d’allah. Et Basta.

Le foutoir syrien est alimenté par une lourde rivalité entre Étasuniens et Russes sur fond de pétrole, de gaz et d’oléoducs. Derrière la guerre en Syrie, il y a une lutte sournoise mais sans merci entre Étasuniens et Russes pour le pétrole, le gaz et les moyens d’exporter ces richesses, les oléoducs, les gazoducs et les ports. Avec en plus – cerise sur le gâteau – le massacre de nos amis et alliés Kurdes par le fou d’allah Erdogan et ses troupes turques, membres de l’Otan, ce dinosaure belliqueux au service des intérêts des multinationales étasuniennes. Parce que la géopolitique imposée aux dirigeants du monde par les multinationales n’a que faire des misères de quelques milliers de malheureux…

Les bonnes âmes et autres jocrisses crient au génocide en désignant d’un doigt vengeur celui qu’ils considèrent comme le responsable : le président syrien régulièrement élu et son allié russe Poutine et ses bombardiers tueurs d’enfantsBachar veut débarrasser son pays des tueurs islamistes. Peut-on lui reprocher d’être efficace et sans états d’âme ?

Ben voyons. Les Étasuniens se sont-ils souciés des populations civiles lorsqu’ils ont écrasé Caen sous les bombes ? Et les civils de Dresde ? Et ceux de Hiroshima et Nagasaki ? Et ceux du Vietnam ?

Donnons aux choses l’importance qu’elles ont. La mort aveugle venue du ciel touche avant tout les civils. Deux cents morts, la famine qui se pointe, c’est une horreur. Mais…

Mais le bombardement de Dresde, qui eut lieu du 13 au 15 février 1945, détruisit presque entièrement la ville allemande de Dresde. L’United States Army Air Forces (USAAF) et la Royal Air Force (RAF) utilisèrent principalement des bombes à fragmentation et incendiaires au phosphore, provoquant entre 22 700 et 25 000 morts.

Les bombardements de la Luftwaffe au siège de Varsovie : 20 000 morts

Le blitz contre Londres par la Luftwaffe : 50 000 morts

La destruction de Hambourg, avec l’opération Gomorah par l’USAAF et la RAF : 40 000 morts

Les bombardements de Normandie durant le débarquement allié : 20 000 morts civils

Le bombardement de Tokyo par l’USAAF : 100 000 morts

Hiroshima : 115 000

Nagasaki : 75 000

Plus proche de chez moi : le bombardement américain de Marseille le 27 mai 1944 sur le centre-ville, a fait dans la population civile 4 512 tués ou blessés, et 20 000 sinistrés.

Le bombardement d’Avignon le même jour : 525 morts et plus de 800 blessés.

N'oublions pas les bombes "made in France" qui écrasent les Yéménites.

Oui mais… Tous ces pays à reconstruire… Hum ! Y a bon les montagnes de fric !

 


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18/02/2018

Ode à Francisco Pires, prince de l’Huître

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Gloire à toi, Francisco Pires de « La Mascotte »

Sur les étals tu as la cote,

Étals où se prélassent les huîtres

Qui te valent ce prestigieux titre

De Champion du beau pays de France.

Qu’elles soient de Bouzigues, qu’elles soient de la Rance,

Qu’elles soient de Marennes, qu’elles soient d’Arcachon

Toi, tu les ouvres toutes à l’heure du mâchon.

Aucune ne résiste à la caresse experte

De tes doigts de velours, des doigts de sage-femme

Prolongés par l’éclat priapal de la lame

Qui nous les livrera ouvertes et offertes,

De l’éclat souverain des Maîtres et des Sages

Tu transcendes pour nous l’esprit des Coquillages.

 

Encore faut-il trouver sur les étals des huîtres dignes de ce nom et pas de ces chimères étranges que les marchands honteux n’osent pas nommer : les triploïdes.

Parce que les producteurs d’huîtres, ça les emmerdait les huîtres laiteuses des mois d’été. Les clients n’aiment pas trop. Hors ils sont nombreux l’été au bord de la mer. Alors Ifremer, organisme de recherche et de régulation des produits de la mer, a fait travailler ses ingénieurs en blouses blanches sur une invention étasunienne. Ces braves gens n’ont pas fait de manips génétiques, non. Huître OGM, ça fait un peu trop craignos… Ils ont travaillé non pas sur les gènes, mais sur les chromosomes. Ils font niquer une huître normale « diploïde », à 2n chromosomes avec une huître anormale « tétraploïdes » à 4n chromosomes, ce qui donne une huître à 3n chromosomes dite « triploïde ». Donc pas OGM : on ne manipule pas les gènes, on augmente le nombre de chromosomes…Et cette « merveille », stérile, se développe dans n’importe quelle eau, grossit plus vite puisque n’ayant pas à se reproduire, n’a donc pas la laitance qui n’est pas très vendeuse, et est commercialisable toute l’année. La poule aux œufs d’or ! Ces « choses » occupent actuellement le tiers du marché. Les mâles triploïdes ne sont pas aussi veinards que leurs compères diploïdes normaux : ils sont tués dès qu’ils ont balancé la fumée dans les écloseries !

Résultats, pas de brassages génétiques. Toutes les huîtres françaises descendent de quelques centaines de géniteurs. Ces huîtres débiles n’ont évidemment pas la résistance des sauvages face aux attaques du milieu marin et des virus et germes des côtes. Elles chopent toutes les maladies honteuses… Et les refilent aux autres, les normales, les diploïdes. Voilà pourquoi les huîtres « graines » - le naissain – crèvent à 90% !

A côté des margoulins qui font de la triploïde, il existe pourtant des ostréiculteurs traditionnels (O.T.) qui élèvent des coquillages nés en pleine mer et non en écloserie. Ceux-là ont levé l’étendard de la révolte contre la triploïde. Ils soupçonnent cette création artificielle d’affaiblir le capital immunitaire de l’huître, donc de la rendre sensible à toute maladie. Il la soupçonne aussi d’être à l’origine de la mutation du virus qui ravage des parcs depuis 2008. Enfin, ils ont peur de perdre leur indépendance comme aux États-Unis où les écloseries ont mis la main sur toute la filière…

Alors lorsque vous achetez des huîtres, refusez les « quatre-saisons » qui sont ces triploïdes dégueulasses. Le marchand, qui verra ainsi que vous êtes au courant, ne vous prendra pas pour un gogo et vous sortira ses bons produits !

Et puis tiens, je vais vous raconter les extraordinaires amours des huîtres. Ça fait rêver.

Figurez-vous madame Huître, aguicheuse. Elle s’ouvre largement comme une starlette en quête de contrat, dévoile ses dedans gracieux, montre subrepticement quelques portions de nacre délicatement irisées, les plus salopes dévoilent impudiquement une jolie perle… Et voilà qu’arrive monsieur Huître. Excité comme un jeune abbé dans un couvent de jeune fille ou un kamikaze pensant, avant d’appuyer sur le bouton, aux soixante et douze vierges qui l’attendent les cuisses écartées, le string à la main ! Monsieur Huître, il en peut plus. Il prend son pied et balance la fumée dans une extase marine. Madame Huître, ouverte et offerte, se gave du nuage de jus intimes de monsieur Huître et connaît enfin la grande secousse et le fameux petit frisson.

Heureuse, elle va couver sa progéniture avec sa belle chair laiteuse des mois sans « R ». Puis qu’est-ce qu’elle fait quand elle a chié ses lardons madame Huître ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Je vais vous le dire. Je vais vous le dire. Eh ! Oh ! Calmos. Faut pas s’exciter comme ça. Bon. Madame Huître, ELLE CHANGE DE SEXE ! Elle devient monsieur Huître !

Et monsieur Huître, qu’est-ce qu’il fait après avoir pris son panard ? Ben vous allez me dire, il va pisser, il boit un coup, fume une clope puis il rentre chez sa femme. Comme tout le monde, quoi. Et bien non ! Monsieur Huître, après avoir tiré son coup, il change de sexe ! Putaing ! Le pied les mecs et les meufs, non ? Connaître les deux plaisirs ! Le rêve de tout jouisseur hédoniste…

Mais je m’égare. Oui et non. Pas étonnant qu’avec des mœurs pareilles, ces huîtres là se ramassent toutes les maladies honteuses qui passent. C’est comme ça que, jadis, les huîtres plates ont chopé une ch’touille qui les a presque toutes flinguées, puis que leurs remplaçantes, les portugaises, ont subi le même sort, remplacées par les japonaises. Et celle-ci sont en train de crever d’une saleté d’herpès ! C’est la nature quoi…

 

25/01/2018

« Revenants » de Daech : le syndrome de Stockholm ?

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«… mais pourquoi la France ne reprend-elle pas ces femmes et ces enfants ? » C’est la phrase que je viens d’entendre prononcer dans une machine à bruits par un « envoyé spécial » dont l’exploit journalistique est d’aller s’apitoyer, avec l’aide d’une officine nommée « Youmanewautche » sur le sort de « ces pauvres femmes françaises » parties volontairement - en crachant sur leur pays, la France - en Syrie proposer leurs ventres dans les Lebensborn islamiques comme trous à bites et engendreurs de lardons aux tueurs de Daech. Et le plumitif de conclure que la France devrait reprendre ces « malheureux ». Ben voyons !

Il y a quelques jours, France 2 nous a infligé les jérémiades du même acabit d’une dénommée Margot (mais qui avait dû rejeter, avec ses inséminateurs daechiens, ce prénom bien trop français !). Ces femmes ont choisi de trahir leur pays, de prendre les armes contre lui, au minimum de servir de repos du guerrier et de truies gravides pour fabriquer une génération de Grimlocks, et lorsque le vent tourne, elles se rappellent qu’elles sont nées, ont été élevées, soignées, éduquées dans un pays libre appelé France. Pays sur lequel elles crachaient leur fiel mais où elles voudraient bien revenir maintenant que leurs divers « maris » sont morts et surtout alors qu’elles sentent la mortelle caresse de la cravate de chanvre qui les guette.

Victimes ces femmes ? Eh ! Oh) Elles savaient parfaitement ce qu’elles faisaient en se « mariant" avec des égorgeurs de daech ou autres sectes de tueurs d’allah. Alors comme ça, on oublierait tout ? « Non mais, c’était pour rigoler ! » Ils rigolaient les malheureux que vos tringleurs barbus égorgeaient ? Ces femmes se seraient laissées abuser ? Elles n’ont pas de volontés propres ? Elles ne sont pas responsables ? C’est l’amour qui leur a tourné la tête ? Tè, fume !

Si elles voulaient se convertir à l’islam, rien ne les empêchait en France, pays laïque qui autorise toutes les névroses collectives appelées « religions ».

Elles voulaient aller vivre tranquillement, paisiblement leur « foi » dans un pays musulman plutôt que dans un pays de mécréants ? Elles auraient pu choisir un pays plus calme que la Syrie, et un milieu autre que Daech !

Non. Elles sont parties en Syrie en toute connaissance de cause. Qu’elles en acceptent les conséquences.

Et puis, en vertu de quoi la France voudrait-elle soustraire des personnes qui ont commis des crimes dans un pays étranger à la justice de ceux qui ont subi dans leur chair ces méfaits ? La France renverrait-elle en Irak, en Afghanistan, en Algérie ou au Maroc des gens attrapés les armes à la main et commettant des crimes sur notre territoire ? Jamais de la vie. Il n’y a donc pas de raison de ne pas laisser la justice, fut-elle expéditive, suivre son cours en Irak ou en Syrie.

Et puis gambergeons un peu, ça changera. Que vont devenir ces « revenantes » et leurs progénitures en France ? On les mettra où ? Quel est le maire qui les acceptera de gaîté de cœur sur son territoire ? En banlieue ? Sûrement pas : elles seront accusées de lâcheté pour avoir fui.

Et les enfants ? Qui ont été éduqués dès leur premier âge en ingurgitant des vidéos d’égorgement, de décapitations, qui voyaient des armes à la maison, qui entendaient quotidiennement les récits sanglants de leurs tueurs de pères, dont la cervelle malléable a été manipulée de façon à haïr le « koufir », c’est-à-dire vous, moi. Combien d’années de coûteux suivis psychologiques vont-ils nécessiter ? Pour quel résultat hasardeux ?

La ministre de la défense, Florance Parly a dit: « Si des djihadistes français périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux, et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne ». Bravo Madame la ministre ! Voilà enfin quelqu’un « qui en a » et qui dit les choses. La France ferait appel aux forces locales pour traquer et éliminer les djihadistes français présents à Raqqa comme à Mossoul et ailleurs. La pratique serait courante au sein des pays de la coalition qui mutualisent la « neutralisation » de leurs ressortissants par des pays tiers pour éviter des accusations d’exécutions extrajudiciaires. Ces petits arrangements permettent de mettre hors d’état de nuire des djihadistes occidentaux à la motivation et aux compétences des plus inquiétantes.

« Mais c’est dégueulasse, c’est le retour hypocrite de la peine de mort » tempêtent les imbéciles heureux, collabos des égorgeurs salafistes. Eh ! Oh ! On nous rebat les oreilles en nous disant que nous sommes en guerre. Alors ce sont les lois de la guerre qui doivent régir les rapports avec nos ennemis. L’objectif est d’empêcher ces Français, de retourner dans leur pays d’origine pour y perpétrer des attentats. Ce sera autant de tueurs pleins de haine en liberté et une recrudescence d’attentats à venir.

Ces gens – jeunes, moins jeunes, hommes, femmes et même enfants, nés et élevés pour en faire des machines à tuer – qui partent s’engager dans les rangs de nos ennemis, qui tuent les ennemis de nos ennemis, donc nos amis, doivent savoir que s’ils partent, c’est un billet sans retour. En temps de guerre, les citoyens d’un pays qui passent à l’ennemi sont des traîtres, des déserteurs et doivent être traités comme tels, c’est-à-dire « éliminés » comme dit la ministre. En bon français, on devrait dire « tués ».

« C’est dégueulasse ». Bien sûr que c’est dégueulasse, mais on ne fait pas la guerre en dentelle. La guerre, c’est la mort, c’est la trouille, c’est l’angoisse, la peur panique, les cris, le bruit, la souffrance, le deuil, les massacres, les flammes qui brûlent, la fumée qui aveugle, les bouts de fer qui hachent la viande. La guerre, ça sent la merde du pauvre type qui se chie dessus de peur, ça sent cette odeur âcre, doucereuse des corps gonflés qui grouillent de vers, ce sont les tripes irisées sous le soleil, ça sent la poudre, le feu, la mort, la mort, toujours la mort.

On s’empêtre dans des considérations morales contre des ennemis qui se torchent allègrement l’oignon avec toute morale. On cède devant les jérémiades de « droit-de-l’hommistes » bêlants qui sont autant d’idiots utiles des nazislamistes. Avec en perspective des « Bataclan », des « Nice » et des palanquées d’assassinats au couteau, comme celui de ces deux jeunes filles de la gare Saint Charles à Marseille.

Alors, si on est responsable, on n’accepte pas de prendre le risque de voir dix, cent, mille traîtres abrutis par la propagande ennemie rentrer « au pays » et y semer la mort la plus lâche, celle des attentats aveugles. Ces gens qui sont partis faire le « jihad », il faut les détruire, les tuer dès qu’on les a « logés » comme disent les flics. Il faut qu’ils sachent qu’ils ne rentreront jamais « au bercail », sinon les pieds devant…

À force de tout voir, on finit par tout supporter.
À force de tout supporter, on finit par tout tolérer.
À force de tout tolérer, on finit par tout accepter.
À force de tout accepter, on finit par tout approuver.

Saint Augustin


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08/01/2018

Grandes voix. Hamid Zanaz : « L'impasse islamique – La religion contre la vie. »

En ces temps de commémoration des massacres de Charlie et de l'Hyper casher et d'attaques contre la laïcité, lavons-nous les boyaux de la tête avec ces pages lucides et rafraîchissantes, propres à donner des boutons à tous les tueurs d'allah et leurs collabobos islamo-gauchistes !

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Préfacé par Michel Onfray : « Le politiquement correct de notre temps transforme en islamophobe quiconque a l’audace de tenir pour juste la pensée des philosophes des Lumières sur les sujets de la religion, de la laïcité, de la démocratie, de la raison et de la philosophie, prévient Michel Onfray dans la préface. D’où le mérite de la parole rare de Hamid Zanaz. Car l’auteur nomme un chat un chat et dit clairement ce que toute intelligence bien faite devrait affirmer haut et clair : l’islam est intrinsèquement incompatible avec les valeurs de l’Occident qui sont l’égalité entre les hommes et les femmes, l’égalité entre les croyants et les non-croyants, l’égalité entre les modes de vie sexuels, l’égalité entre les peuples, ce que valide la Déclaration des droits de l’homme à laquelle un musulman ne peut souscrire, non pas conjoncturellement, mais structurellement parce que sa religion ignore la séparation du spirituel et du temporel, qu’elle pose dans le texte même du Coran une inégalité fondamentale entre l’homme et la femme, entre le croyant et le non-croyant, entre le musulman et le non-musulman, entre le fidèle et l’apostat, entre le disciple d’Allah et celui d’un autre Dieu. »

 

OPTIMISTE INCORRIGIBLE celui qui ose résister au courant violent du fanatisme religieux qui secoue tous les pays à majorité musulmane. Naviguer à contre-Coran, c’est risquer la noyade certaine. De l’Atlantique à l’Indonésie, l’ambiance mentale est largement favorable aux discours de la réislamisation de la vie. La pathologie de la revivification : l’illusion obsessionnelle de revenir à un islam global, l’islam ouvre-boîtes.

Cet islam envahissant sert, en premier lieu, des régimes décadents, en mal de légitimité. Ces régimes postcoloniaux ont aggravé les processus de régression sociale, intellectuelle, culturelle et politique, pour déboucher dare-dare sur le fondamentalisme. De concession en concession, les « élites »ont laissé la part belle aux religieux.

« J’écris sur l’Algérie parce que ce pays est à lui seul une question à laquelle je ne trouve aucune réponse. » (Mohamed Kacimi, romancier et essayiste algérien)

Jour après jour, ce monde se dirige tranquillement vers l’impasse, vers l’éclatement final. Il s’enfonce de plus en plus dans la misère morale et matérielle. « Comment se fait-il que ma jeunesse soit misérable tandis que les richesses de mon pays ne se comptent pas. ›› (Célèbre chanson algérienne)

L'opportunisme de ses dirigeants et le silence des classes moyennes l’ont installé dans un état d’arriération politico-culturelle certain et une régression durable dont les méfaits sont visibles de loin. Manque de liberté, accès faible à la connaissance, condition catastrophique de la femme. (S’ils évoquent le manque de liberté, l’aliénation des femmes et la faiblesse d’acquisition et d’usage du savoir, les auteurs (tous arabes) du rapport sur le développement humain des pays du Maghreb et du Machrek (PNUD, 2003) ne soufflent mot sur l’origine capitale du problème, en l’occurrence l’obstacle de la religion.)

Dans sa lettre aux générations futures, le philosophe iranien Daryush Shayegan (Son livre, Le Regard mutilé, Schizophrénie culturelle : pays traditionnels face à la modernité (Albin Michel, 1989), est à mon avis le texte le plus profond pour comprendre les déchirements qui travaillent les sociétés traditionnelles confrontées à la modernité occidentale, et en particulier le monde islamique.) laisse un état des lieux: «J’ai vécu dans des mondes disloqués où rien n’est à sa place, on avait mis bout à bout des connaissances disparates, incohérentes, […] juxtaposées dans des mosaïques de fortune…» (Qu’avez-vous à dire à ceux qui vivront en 2050? www.unesco.org.)

Une confusion entre le culturel et le cultuel, l’information et le catéchisme, la connaissance et la croyance. Dans ce désordre épistémologique total, la religion s’empare de la vie, et l’irrationalité risque de ramener ces sociétés davantage en arrière.

Dans leur rapport de 2004, les spécialistes de l’Unesco arabe (Alesco : Organisation de la ligue arabe pour l’éducation et la science.) relèvent tous les obstacles au développement culturel dans le monde dit arabe, hormis le principal: l’omniprésence de la religion. Le deuxième rapport sur le développement humain atteste dans son préambule que « la religion pure (l’islam) encourage de manière significative l’acquisition des connaissances ». Et les auteurs, tous arabes, ajoutent : « Le développement d’un modèle arabe du savoir, tolérant et éclairé. Cela suppose de libérer la religion de l’exploitation politique et de respecter la recherche indépendante. » N’est-il pas temps de libérer la raison arabe de la tutelle de cette religion pure ?

« Où que l’on aille, les symboles de l’islam sont partout présents, étalés au vu et au su de tous: dans les mosquées gouvernementales et civiles, ou les prières en commun ont lieu et d’où, cinq fois par jour, les appels à la prière des muezzins sont amplifiés par des microphones et retransmis par la radio et la télévision; dans la radiodiffusion égyptienne qui réserve une de ses ondes à l’enseignement religieux…, dans Al-Azhar (Université des sciences islamiques du Caire) et les instituts religieux que l’on retrouve jusque dans les plus petites villes du pays; dans les kuttab (École coranique) qui couvrent tout le territoire et où l’on apprend à réciter le Coran…»

L’irrationnel et les préjugés ancestraux sont entre de bonnes mains. La «surislamisation» est une préoccupation étatique. Une surenchère exercée mesquinement par des «intellectuels» se rangeant souvent sous le label «anti-islamiste», voire «moderniste». L’extrait est emprunté d’un ouvrage prétendant lutter contre l’intégrisme islamique (Rifaat El-Saïd, Muhammad Saïd Al-Ashmawy, Khalil Abdel Karim, Contre l’intégrisme islamiste, Dar El Amel, 1994, Le Caire; Maisonneuve et Larose, 1994, Paris, p.162.)

Ce portrait de l’Égypte est malheureusement celui de tout le monde de l'islam. Rien n’est urgent, hormis la construction des mosquées. Au Koweït, et en dépit d’une multiplication hystérique des «maisons d’Allah», les autorités n’osent rejeter aucune nouvelle demande de construction. Pour la seule Riyad (Arabie Saoudite): 2200 mosquées.

Durant la première décennie de l’indépendance, les Algériens ont en construit 4474. En 1980, elles étaient 5289. A Alger, on appelle à la prière dans plus de 200 mosquées. De 1962 a 1986, on en a construit un peu plus de 100 à Constantine et aucun lycée n’a été rajouté à la douzaine héritée de la période coloniale. (voir Ahmed Rouadjia Les Frères et la mosquée, éd. Bouchane, Alger, 1991.)

Plus de 5 millions d’Algériens sont privés de toit, mais cela n’empêche pas leur président de lancer un projet pharaonique: construire d’ici à 2013 la troisième plus grande mosquée du monde, pour un coût estimé par certains à 3 milliards de dollars!

Ces mosquées ne font que réchauffer la foi armée et légitimer les voix appelant à l’application de la charia.

«De toutes les grandes civilisations de la planète, remarquait le Prix Nobel de physique, Abdul Salam, la communauté islamique est celle qui a fait à la science la part la plus restreinte.»

Les hommes veulent parfois s’éloigner des souffrances de la terre, rêver d’un paradis perdu… Ici, c’est le KO religieux, le ciel un moulin à illusions, et la religion le meilleur moyen pour priver les hommes de leur liberté. Cette religiosité à usage externe est exploitée par les marchands de l’au-delà non seulement comme vaccin contre toute évolution de la société vers la sécularisation, mais aussi comme une barrière devant toute spiritualité. «Peut-on parler de spiritualité à propos d’une pratique réduite à quelques manifestations épisodiques de prières, de jeûne ou de pèlerinage?» (Djamal Eddine Bencheikh). Un système de pilosité et quelques interdictions alimentaires. Des corvées divines, serais-je tenté de répondre.

L’irrationnel «se lâche», comme on dit aujourd’hui, il gagne chaque jour du terrain au sein de ces sociétés islamisantes. Visible et manifestement majoritaire, il cultive la passion et étouffe la raison. Sous sa pression, le savoir recule devant la fiction théologique, et la foi devient savoir. Voire tout le savoir. La rationalité végète, rase les murs, commence à dégager une odeur exotique dans cet océan de certitudes dogmatiques. Si, dans le reste du monde, la raison agit, plus ou moins, sur la religion, la religion agit, ici, fondamentalement sur la raison. Celle-ci abdique devant l’autorité rhétorique. À l’œil nu, tout le monde peut voir la religion étendre ses tentacules sur le champ public ou ce qu’il en reste encore d’indemne.

Porte-parole d’Allah, l’imam se mêle de tout, a une opinion sur tout. Aucun média ne pourrait se passer de ses services. Ici, il répond aux questions des lecteurs. Là, il égrène aux téléspectateurs les vertus de la foi, les bienfaits des prières supplémentaires ou le jeûne hors saison. Il solutionne les problèmes que rencontrent les fidèles dans leur vie présente et future comme s’il recevait courriels et SMS directement de la Providence. Il n’épargne rien, norme tout, dicte ce qu’il faut croire ou ne pas croire, dire ou penser. Certains exercent ce qu’ils nomment Attib Annabaoui, la médecine prophétique. D’autres prescrivent des talismans et admonestent pour soulager les âmes blessées de leurs semblables.

Que dit la religion? Une émission diffusée à la radio publique algérienne depuis l’indépendance. Les cheikhs animateurs excellaient dans l’art d’accuser les Algériens de passer leur temps à ne pas être musulmans. Quarante ans d’islamisation officielle!

L’anti-modernité est la chose la mieux partagée entre des croyants travaillés par un discours culturel essentiellement religieux, maquillé d’une stérile approche philosophique, formulée dans les mêmes termes depuis le début du XIX° siècle: Comment réaliser la modernité dans l’authenticité? Harmoniser foi et raison? Le couscous et l’argent du couscous: accéder à la modernité sans payer les frais de cet accès! Le besoin d’adopter «ce qu’il y a de bon» dans la culture occidentale sans être infecté par «ce qu’il y a de mauvais.» Régir les activités humaines en harmonie avec les finalités de la foi, nous dit le prof à la Sorbonne, Ali Merad. (Ali Merad, La Tradition musulmane, Que-sais-je?, PUF, 2001.) En bref, réussir la quadrature par l’aide de Dieu!

Prisonnière de cette fausse problématique et obsédée par l’illusion d’une identité éternelle, la culture musulmane savante se trouve coincée dans le sombre labyrinthe de l’essentialisme identitaire. Confrontée à concilier les valeurs de la modernité et celles de l’islam: un duel entre deux univers mentaux. Tout le monde sait, sauf ceux qui préfèrent la démagogie, que l’islam est trop religieux pour être moderne et la modernité trop démocratique pour être islamique. Deux épistémès, deux paradigmes, diamétralement opposés qui se chassent inévitablement.

«Si la religion est acceptée au nom de quelque chose d’autre qu’elle-même, disait Adorno, elle se sape.» Elle sape surtout la société.

Majoritairement contaminés par une littérature de propagande, issue directement de cette interrogation bourbeuse sur la rénovation de l’héritage culturel et religieux, les musulmans rejettent, consciemment (une minorité) ou inconsciemment (la majorité), les valeurs principales de la modernité: liberté de conscience, égalité entre les sexes, en particulier le refus de séparer le sacré du profane. La séparation est abhorrée par la majorité écrasante, écrasée elle-même par son élite politico-théologique. Les ouvrages religieux ne représentent pas pour rien 18% de la production littéraire arabe contre 5% dans le reste du monde.

« Dans l’échelle des valeurs, la culture occupe ici le dernier rang. Même un roman de Naguib Mahfoud, notre prix Nobel de littérature, ne se vend qu’à quelques milliers d’exemplaires. Seuls les livres sur la religion font un tabac.» (l’économiste égyptien Mohamed El Sayed, voir L’Expansion, octobre 2004, Paris.). Le degré presque zéro de la lecture. L’une des municipalités du Front islamique du salut (Algérie), fraîchement installée en 1990 (La municipalité d’El Harrach près d’Alger.) a commencé par incendier tous les romans de la bibliothèque locale. Je crois toujours, après Schopenhauer, que les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut de l’obscurité.

Les musulmans ont du mal à admettre que l’islam n’est plus une civilisation. Il n’est aujourd’hui qu’un ensemble de valeurs. Des réponses aux problèmes existentiels, point de réponses aux problèmes historiques et conjoncturels. Une des banlieues du monde moderne. Du ressentiment vis-à-vis de l’Occident, une inquiétude mêlée d’envie, peut-être. Mais oser parler d’un choc de civilisation, c’est faire déserter le sens aux mots. Cette opposition Islam/Occident, qui ronge l’imaginaire musulman, n’est qu’une illusion perpétuée pour apaiser les consciences malheureuses sonnées par le choc terrible de la modernité. Les dépositaires ultimes de la parole d’Allah n’arrivent pas a digérer leur piétinement et leur impuissance par rapport à l’Occident infidèle qui ne cesse de réaliser des progrès éclatants dans tous les domaines. Faire de l'islam une alternative à l’Occident est le pire des infantilismes! Les voies qui mènent à la modernité ne sont pas nombreuses, et l’Occident n’est pas une formation culturelle quelconque ou un territoire banal. C’est le lieu où s’est manifesté l’esprit des Lumières, le lieu où s’exerce, selon Habermas, «l’usage public du raisonnement, sans précédent dans l’Histoire». Un changement qualitatif inédit dans l’histoire des civilisations.

Pour légitimer l’échec, les «élites» mettent l'Occident en accusation systématique. Et ainsi les musulmans d’en bas dissimulent et noient leur frustration dans une hostilité pathologique aux valeurs mentales et symboliques de la modernité: valeurs appelées confusément occidentales, jugées non seulement incompatibles avec les traditions islamiques, mais qui seraient en croisade permanente contre tout ce qui est musulman. Islam/Occident, par cette formule, ces «élites» veulent nourrir une opposition indélébile entre la modernité et le monde arabo-musulman. L’ambiance culturelle en terre d’islam crée un Occident monolithique qui ne cesse de comploter contre l’islam. La sociologie, la philosophie, la psychologie et toutes les autres sciences de l’homme, n’ont-elles pas été pensées pour porter atteinte à la religion de Mahomet? Darwin, Marx, Freud, etc. ne sont-ils pas des juifs au service du projet sioniste? Dans les années 1980, avant la naissance officielle du FIS (Front islamique du salut, parti intégriste algérien.), le hall de l’université des sciences sociales d’Alger servait de salle d’exposition permanente aux obscurantistes: des textes muraux dénonçant la pensée de Nietzsche, Hegel, Rousseau, Sartre, etc. Des slogans incitant les étudiants à se méfier des idées importées de l’Occident puant. Des philosophies entières caricaturées en une ou deux phrases écrites en vert, couleur du paradis! Traquer les idées modernes à coups de versets coraniques et de hadiths (Dits du prophète) est devenu une fâcheuse habitude intellectuelle. Une battue.

Nul relativisme culturel ne peut justifier l’idée selon laquelle la démocratie, les droits de l’homme, l’humanité de la femme, le droit de disposer de son corps, se masturber, croire ou ne pas croire au Bon Dieu, changer de religion, ne pas en avoir, seraient des valeurs exclusivement occidentales. («De Rabat à Islamabad en passant par Djeddah, lit-on dans le journal Le Matin du 8 juin 2004 (Algérie) - quelques jours avant qu’il soit assassiné par le régime algérien - les régimes arabes élus à la «soviétique» ou héritiers des trônes mal acquis avancent comme alibi pour rejeter le plan américain: Les spécificités culturelles de la région. Aucun n’a pris jusqu’à ce jour le soin de dire que l’autoritarisme politique, l’obscurantisme religieux, l’oppression des femmes, le culte de l’ignorance et le mépris de la vie font partie aussi de ces spécificités qu’ils cultivent depuis qu’ils sont au pouvoir.») Simples évidences «bien connues», des notions qui devraient être acceptées sans justifications, pour utiliser les mots de Hegel. Il n’y a pas de droits de l’homme sénégalais ou anglais. Il n’y a que des droits de l’Homme. «Ces droits ne sont ni créés par le législateur, ni octroyé par lui au citoyen, mais existent de plein droit, doivent de tout temps être respectés par le législateur et lui préexistent en tant que valeurs suprêmes.» (Gunter Hirsh, ex-juge a la Cour de justice des communautés européennes).

Pourquoi les musulmans adoptent-ils aisément la troisième génération de portables qui permettent l’interactivité, l’interopérationnalité et la mobilité et peinent à assumer la première génération de droits humains? Parce que dans ces pays des «devoirs de l’Homme», on travaille jour et nuit pour pérenniser le despotisme. Les droits d’Allah passent avant les droits de l’homme, parce qu’ils profitent seulement aux despotes et avantagent les hommes par rapport aux femmes Dans ces pays, décrits à travers de beaux livres aux photos magnifiques, la liberté humaine ne vaut pas grand-chose.

Hamid Zanaz «L'impasse islamique» - Hamid Zanaz est un citoyen du monde né arabe en Algérie. Il a enseigné la philosophie (en arabe) à la faculté d'Alger jusqu'en 1989. Il a quitté l'enseignement pour travailler dans la presse indépendante naissante. Il vit en France depuis 1993.

03/01/2018

J.O. de Paris : une dernière loi scélérate votée en douce pour terminer l'année.

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Qui fait la loi en France ? Ben, les députés du peuple pardi ! Mouais, ça, c'est en principe. Mais concernant les Jeux Olympiques, c'est le Comité international olympique, sorte de secte au fonctionnement plus qu'opaque, nageant dans dans les eaux troubles du fric et de la corruption.

À l’article 33 de la Charte olympique, on trouve ainsi que « les autorités publiques et le Comité national olympique doivent garantir que les Jeux olympiques seront organisés à la satisfaction du CIO et aux conditions exigées par celui-ci ». Le tout puissant CIO impose donc sa loi, et celle de ses partenaires margoulins (d'autres disent avec la bouche pincée « sponsors »). Et tous les députés, de droite comme de gauche - à l'exception notable tout de même des Insoumis - ont voté à main levée, le 21 décembre, un texte qui transcrit dans la loi française les engagements pris par la ville de Paris pour répondre aux exigences du CIO. Ceci l'année qui voit la baisse du budget national des sports et la suppression des emplois aidés, si utiles aux petits clubs…

Cette situation découle d'un chantage que le CIO impose à toutes les villes et pays candidats: « Tu veux les Jeux ? Alors tu te plies à nos volontés ! » La Loi votée le 21 décembre passe sous les fourches caudines de la secte helvétique et adapte le droit français à ses diktats. Qu'est-ce qu'elle dit cette loi d'exception ? Elle suspend la loi ordinaire, le droit commun, en un lieu donné et pour une période déteminée afin de « sécuriser l'évènement olympique », c'est-à-dire assurer les profits des magoulins agréés par le CIO. Ainsi, pendant la période concernée, l’État remet une partie de ses pouvoirs régaliens entre les mains d'une organisation privée extérieur au pays. C'est une loi d'exception scélérate.

Ainsi, elle « prévoit certains aménagements juridiques pour accélérer et/ou simplifier les procédures administratives existantes, notamment relatives : - aux conditions de douanes et de visas pour la Famille olympique et paralympique ; - à l’obtention d’autorisation de travail de long terme ; - au renforcement de la protection de la propriété intellectuelle ; - à la possibilité pour le Gouvernement de statuer par voie d’ordonnance sur les modifications législatives rendues indispensables par l’accueil des Jeux ; - à une utilisation élargie du domaine public pour permettre un accès libre à certains lieux pour les Jeux ». Sans oublier cette horreur économique qu’est l’exonération fiscale, probablement du même genre que celle ayant sévi lors de l’Euro 2016 de football : aucun impôt sur les bénéfices, pas de cotisations sociales, et zéro taxe d’apprentissage. Tout bénef pour les sponsors et les organisateurs, toute la merde pour l’État organisateur…

Et que penser des « volontaires bénévoles » qui pourraient être entre 45 000 et 70 000 et qui ressemblent fort à des emplois masqués…

Et que dire de la possibilité de pavoiser d’emblèmes olympiques, dès le vote de la loi et jusque 2024, les monuments historiques ou sites classés ? En effet, selon les accords, l'affichage du gavage publicitaire pour les magoulins partenaires sera autorisée sur des monuments historiques et des sites classés (Grand Palais, Champ de Mars, etc.) jusqu'à 500 mètres autour des lieux accueillant des épreuves !

En 2012, un rapport du Sénat , en 2012, s'essayait à tirer quelques leçons des Jeux de Londres. On peut notamment y lire, au paragraphe intitulé « Les étranges règles économiques des Jeux olympiques », que « les règles de protection des marques fixées par le CIO apparaissent clairement excessives. À titre d'exemple, dans tout le périmètre olympique (enceintes sportives, centres de presse), on ne pouvait retirer de l'argent ou même payer des consommations qu'avec une carte Visa, sans pouvoir utiliser de Mastercard ou d'American Express ! De même, afin de protéger le Mc Donald's, aucun stand ne pouvait vendre des frites, à l'exception toutefois des Fish&Chips, mais uniquement accompagnées de poisson... (…) Il a été interdit aux athlètes de parler sur les réseaux sociaux ou Internet de produits non commercialisés par un sponsor officiel. (…) Londres a aussi établi une zone d'exclusion de marques autour des principaux sites olympiques, où les publicités pour des marques non partenaires ont été interdites ».

Enfin que dire du slogan « made for sharing » qui a salopé la Tour Eiffel, insultant la France et sa langue qui est pourtant la langue officielle des Jeux Olympiques ?

 

 

https://www.senat.fr/rap/r12-034/r12-0345.html#toc93

https://www.mediapart.fr/journal/france/041214/comment-la...

http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/02/made-for-sha...

 

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