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09/08/2018

Avec Ryanair, volez sur les ailes de voleurs !

 

 

ryanair crash en vue.jpg

J’ai un ami qui est allé passer, il y a quelques semaines, le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d’euros à peine… Par Ryanair, compagnie bas coût qui défraie la chronique. Pourtant l’avion m’a-t-il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l’équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes…

A Marseille, on se souvient que cette compagnie a été condamnée il y a quelques années à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l’époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France ! Parce que c’est bien de truandage dont il est question. La compagnie a été condamnée pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu’ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur… qui les facturerait nettement plus cher que ce qu’elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme très cher… Les pilotes sont des autoentrepreneurs avec toute la précarité inhérente à ce type d’emploi. En matière sociale, Ryanair n’est pas à proprement parler postée à l’avant-garde : personnel sous payé, syndicalisation interdite, horaires délirants… Selon l’European Cockpit Association (ECA) (, le revenu brut annuel d’un pilote de court-courrier y est inférieur de 28 % à la moyenne, alors qu’il effectue 25 % d’heures de vol en plus ! Ainsi, Ryanair ne paie que les heures de vols (contrats à zéro heures), et non l’ensemble du temps de travail, économisant les congés, les arrêts maladie et les traitements fixes figurant sur les fiches de paye classiques. Et tous ces travailleurs sont déclarés en Irlande, dont le droit social est loin d’être une référence. Mais les personnels commencent à rechigner à se faire exploiter et plumer par cette compagnie voyou : des mouvements de grève se fédèrent dans toute l’Europe contre ces pratiques, d’abord au niveau des personnels de bord maintenant au niveau des pilotes.

Ceci explique en partie le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n’est pas le principal.

Pour Ryanair, les billets payés par les clients représentent à peine 20 % de son chiffre d’affaires ! Les revenus annexes représentent 22 % et les subventions 20 %. Les « revenus annexes » sont pris sur le voyageur pigeon : réservation en ligne, carte d’embarquement, bagage en soute, boisson, génèrent des prélèvements si importants, qu’ils dépassent le prix du billet. La gestion de la flotte (location, financement, vente) est « optimisée » via des filiales dans tous les paradis fiscaux d’Europe (Île de Man, Jersey, Chypre) et même dans l’État du Delaware aux USA. Sa flotte est ainsi à l’abri de toute saisie. Divers prélèvements sur les locations, les voitures ou l’hôtel, et les revenus tirés du paiement par les employés de leur formation ou de leur uniforme, complètent le chiffre d’affaires.

Ryanair ne serait pas gênés de proposer ses voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu’ils voyagent sur ses lignes ! Ça lui ferait une sacrée pub ! En effet, comme nous venons de le voir, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c’est vous, c’est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l’avion qui paient son voyage !

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions… Mais ces collectivités locales commencent à l’avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans… Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux avec des rétrocommissions bien planquées ?

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’État français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu’exorbitants. C’est du racket. L’UE a ouvert une enquête concernant ces aides déguisées à cette compagnie à l’aéroport de Montpellier. Ces dernières années, Bruxelles a constaté dans des dossiers similaires que certaines aides n’étaient pas compatibles avec les règles de l’Union, par exemple avec les aéroports de Nîmes, Pau et Angoulême en France, de Zweibrücken et Altenburg-Nobitz en Allemagne, ou encore Cagliari, Olbia et Alghero en Italie.

Ryanair est un modèle de régression, encourageant le dumping social grâce à un financement public, et utilisant tous les ressorts des paradis fiscaux. Un modèle qui détruit des emplois de qualité et qui piétine nos valeurs de progrès social. Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

Illustration: merci à Oli

 

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Pour lire dans l'avion ou sur le sable :

Savourez un sulfureux Voyage

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Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

...et pour lutter contre la grossophobie:

ryanair

01/08/2018

Le jour du « Dépassement ». Croîs, crois, croa…

le jour du dépassement par pays.png

 

Lemaire, ministre de l’économie et du fric, tirait sa gueule d’employé de banque pour dire que le gouvernement compte réviser à la baisse sa prévision de croissance pour l’économie française en 2018 après le "chiffre décevant" du deuxième trimestre. La sacro-sainte croissance foutrait le camp ?

« Croissez et multipliez-vous », qu’il aurait croassé le prétendu taulier si l’on en croit les élucubrations des diverses névroses collectives encore appelées religions.

La croissance ralentit se lamentent les politicards à la solde des multinationales…

La croissance économique nous mène dans le mur chougnent les « décroissants »…

La croissance démographique mène l’humanité à sa perte, prédisent les pessimistes lucides…

Ouais. Mais qui faut-il croire dans cet embrouillamini ?

Ben, un peu tout le monde, ça dépend du point de vue que l’on adopte.

La croissance qui ralentit, ce sont des chômeurs en plus. Peut-être. De toute façon le travail comme vecteur de redistribution des richesses créées a vécu. Il faut donc trouver une autre voie de répartition de ces richesses afin que les citoyens puissent vivre décemment. Le revenu universel, sous quelque forme que ce soit, est inéluctable.

La croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées est une stupidité totale. Plus de 43 millions de bagnoles ont déjà été fabriquées cette année, plus de 150 millions d’ordinateurs ont déjà été vendus cette année. Plus de 3 millions d’hectares de forêts ont déjà été détruits cette année. Plus de 4 millions d’hectares de terres arables ont été perdus par l’érosion des sols, Plus de 5,6 millions de tonnes de produits chimiques toxiques ont été déjà balancées dans la nature par les industriels cette année… Allez voir là !

Mouais… Mais demandez à Kevin de laisser son smartphone et sa caisse pétaradante au garage et à Jennifer de renoncer à ses belles fringues, faut être optimiste… Les « décroissants » croissent moins vite que les con-sommateurs boulimiques.

Quant à l’emballement démographique, chut, faut pas dire de gros mots, c’est rien, c’est pas grave, la Terre peut nourrir jusqu’à 10 milliards d’estomacs voraces et même plus si affinité (pour les affaires). Tè, au moment où j’écris, le compteur vient de dépasser, à fond la caisse, le nombre effarant de 7 639 630 423 Terriens ! Nous avons passé la barre des 7 milliards le 31 octobre 2011… La croissance démographique mondiale cette année dépasse déjà les 47 788 289 (plus de 47 millions) de nouvelles bouches voraces. Dans les années à venir, « ils » mangeront peut-être (comme dans « Soleil vert ») mais ils mangeront debout parce qu’ils n’auront plus la place de s’asseoir !

Bon, tout ça pour en venir à quoi Victor ? Tu veux nous gâcher les vacances ? Tu as raté ton aïoli ? T’as eu un accident de hamac ?

Ben non, c’est juste que ce mercredi 1er août est le « jour du dépassement » !

Qu’es aco ?

C’est la date à laquelle nous avons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent en absorber. Autrement dit en sept mois on a bouffé ce qu’on devait bouffer en un an. Donc on va vivre cinq mois à croum ! À noter qu’en 1970, le « jour du dépassement » était le 29 décembre !

À noter qu’il existe des pays plus ou moins vertueux à l’échelle du globe. La France est un mauvais élève puisque son jour de dépassement était le 5 mai dernier. Mais il y a pire. Ainsi le Qatar, cette verrue de l’horreur, et le Luxembourg, ce repaire de tricheurs ont respectivement atteint leur « jour de dépassement » les 9 et 19 février. À l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Ouais mais alors qu’est-ce qu’on fait ? Vaste programme… Revoir la façon dont sont pensées les villes pour limiter l’utilisation de la voiture et l’émission de polluants, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, et surtout limiter l’expansion démographique…

Depuis 1950, la Syrie a vu sa population passer de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1… Durant la même période, l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions (soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7)… Quant à l’Afghanistan, le passage de 7,8 à 32,5 millions correspond à une multiplication par 4,2.

Attention, cela ne signifie pas que c’est directement l’explosion démographique qui a causé les guerres actuelles, mais il est cependant probable que ce facteur a joué, ne serait-ce que parce que les autorités n’ont pas pu subvenir correctement aux besoins d’une population en croissance continue et disproportionnée par rapport aux ressources disponibles.

On ne sait déjà pas comment résoudre le problème des migrants actuel, ce n’est pourtant que le hors-d’œuvre. Le plat de résistance, entre l’explosion démographique et le changement climatique est à venir. Et il sera particulièrement indigeste pour nos pays de gaspilleurs bouffis…

 

Illustration X - Droits réservés

26/07/2018

EPR : encore du retard ! Arrêtons les frais.

EPR vieux dessin de Red.jpg

On pourrait s’en gondoler les zygomatiques si ce n’était pas dramatique. L’EPR – ce très dangereux monstre technologique doublé d’un gouffre financier – va subir un an de plus de retard assorti évidemment d’un surtout de 400 millions d’euros. En cause, des "écarts de qualités" sur des soudures du circuit secondaire de l’EPR (celui qui conduit la vapeur brûlante depuis le réacteur jusqu’à la turbine), détectés en avril dernier. Après avoir contrôlé 148 des 150 soudures, EDF a conclu que 53 d’entre elles sont à refaire. Les « écarts de qualité » constatés : des bulles d’air d’un ou deux millimètres au cœur du métal. 10 autres présentent de légères anomalies mais, bon…

Bof, quelques soudures, ce n’est pas la mer à boire ! Ouais mais reprendre ces soudures n’est pas une mince affaire. Chaque reprise va prendre huit semaines. Il s’agit de souder des tubes d’acier de 55 à 85 centimètres de diamètre et épais de 4 à 5 centimètres. Il faut faire le tour une centaine de fois, soit plusieurs hectomètres de soudures à chaque fois.

Voilà donc l’EPR (Eh ! Pour Rire) retardé jusqu’en ? Qui le sait ? Pour quel prix ? Qui le sait ? Le devis initial était de 3,3 milliards pour une mise en service en 2012, il est actuellement de 10,9 milliards pour une mise en service – soyons optimistes – en 2020 ! Ça s’appelle un fiasco technologique et un gouffre financier.

Bon. La sagesse voudrait que l’on prenne enfin la bonne décision : abandonner cette monstruosité imposée par le sinistre lobby des nucléocrates qui sévit avec autant d’impudence que d’impunité depuis des décennies.

En d’autres temps, Lionel Jospin a pris la décision salutaire d’arrêter un autre monstre nucléaire, encore pire que l’EPR, le surrégénérateur Superphénix en arguant sur son coût excessif. Mais aujourd’hui, quand bien même il le voudrait, Macron ne pourrait pas arrêter l’EPR. En effet la loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite « loi TSN », crée l’autorité de sûreté du nucléaire (ASN) et institue le premier régime légal complet des installations nucléaires de base. Mais elle prive aussi le pouvoir politique de la capacité de fermer les réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale relève de la décision de l’exploitant et de l’ASN.

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

- Où qu’on le construise, l’EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe d’Hiroshima. Deux EPR à 1 600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3 200 bombes de Hiroshima.

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L’EPR est gigantesque au lieu d’être sûr.

- Les systèmes de sécurité passifs de l’EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs, qui peuvent s’arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l’EPR est le réservoir destiné, en cas d’accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d’une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d’explosion de vapeur sont très élevés, et d’autre part, il faudrait recouvrir d’eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter…

- Et pour l’EPR, des gens mourront dans les mines d’extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d’enrichissement d’uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l’EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l’exportation, l’EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L’EPR n’est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l’Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.L’industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu’une vraie préparation de l’avenir exige le développement des alternatives.

La pénurie d’uranium précédera le déclin de la production d’uranium qui commencera vers 2025. Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Arrêter enfin l'EPR serait une bonne affaire – aussi – pour nos finances. Quant aux travailleurs du nucléaire, leur savoir-faire sera indispensable pour déconstruire non seulement le parc français, mais encore les parcs nucléaires européen et mondial.

 

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Illustrations X - Droits réservés

07/06/2018

Cette année les vautours de Bilderberg se posent à Turin.

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Photo X - Droits réservés

Le rendez-vous annuel des plus importants mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient ce ouiquinde à Turin. Il s’agit du fameux « Groupe de Bilderberg. Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Ils prétendent être un véritable « gouvernement mondial » occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

L’objectif de cette rencontre annuelle est de confronter les puissants afin de mettre en place un réseau pour protéger leurs intérêts et fédérer les institutions financières et modeler la politique Européenne et Américaine.

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

Les principaux sujets de discussion de cette année comprennent : - Populisme en Europe, - Le défi de l’inégalité, - L’avenir du travail, - Intelligence artificielle, - Les États-Unis avant mi-parcours, - Libre échange, - Leadership mondial américain, - Russie, - L’informatique quantique, - Arabie saoudite et Iran, - Le monde "post-vérité", - Événements actuels. Rien que du social, quoi !

Les « Maîtres du Monde » — c’est ainsi qu’ils ont la ridicule impudence de se nommer entre eux ! — considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique. Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d’instabilité sociale. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est aussi inacceptable.

Les « Maîtres du Monde » ont donc choisi une troisième solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21e siècle.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile. Au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les campagnes de bourrage de crâne en faveur de l’euthanasie (élimination des vieux, des handicapés, des déviants, etc.) vont dans ce sens. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information et à l’énergie. L’accaparement des terres agricoles du monde, la fluctuation à la hausse des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide. Et puis au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Au fait, Jupitounet a été en son temps adoubé par les Bilderberg. Il y a côtoyé des gens aussi recommandables que Kissinger, le deus es machina de la mise en place de Pinochet au Chili ou encore Barrosso qui est parti chez les banquiers mafieux (pléonasme) étasuniens avec tous les secrets de l’Union Européenne…

Liste des participants 2018

 

 

30/05/2018

Glyphosate : le triomphe des empoisonneurs.

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Hulot, une fois de plus, doit l’avoir en Travert. « BBFFUUU… BBFFUUU… BBFFUUU… Séquence émotion. BBFFUUU. Je suis en train BBFFUUU… d’avaler encore une énorme couleuvre. BFFUUU… ». Eh ! Nicolalibi, boit un coup de Glypho Château Monsanto-Bayer grand cru, ça passera mieux.

Cynisme mais surtout déception pour ne pas dire dégoût.

Dégoût de ces nouveaux députés godillots, jeunes mais aussi décevants – à quelques exceptions près – que les vieux kroumirs qu’ils ont poussés à la retraite.

Dégoût de ce gouvernement qui renie sans états d’âme les promesses de campagne d’un président qui, en regardant de plus près, n’a été élu que par quatre électeurs sur dix.

Dégoût d’un sinistre ministre de l’agriculture entièrement dans la main de la FNSEA « Fédération Nationale des Empoisonneurs Agréés ».

« Pas d’interdiction du glyphosate tant que des produits de substitutions efficaces n’auront pas été trouvés ». Autrement dit jamais. Car qui peut avoir la naïveté, ou plutôt le crétinisme de croire que les « instances agricoles » vont chercher le moyen de se passer de leur poison fétiche si on ne les y oblige pas, par une loi précise et contraignante ? Il faut dire qu’il y a des intérêts énormes derrière ce bras de fer. Les pressions arrivent de l’industrie des pesticides, des Étasuniens qui veulent vendre leurs merdes, des agripoisonneurs de la FNSEA qui gueulent à juste titre qu’ils seront désavantagés si la France interdit le glyphosate mais que d’autres pays européens l’autorisent. Rien qu’en France, les professionnels chaque année utilisent 8 000 tonnes et les particuliers 2 000 tonnes de ce désherbant redoutable.

Nos dépités se cachent derrière la décision européenne de renouveler pour cinq ans l’autorisation d’utilisation de ce poison. Le fait que les « études » sur lesquelles se basent les « experts » européens pour donner cette autorisation restent cachées, parce que conduites, influencées, payées par les entreprises commercialisant les produits à base de glyphosate n’a pas défrisé nos eurodéputés. Comme ne les a pas gênés le fait que glyphosate et OGM sont intimement liés, la plupart des OGM ayant été créés pour tolérer le glyphosate. Ce qui veut dire que ces OGM sont là non pas pour aider l’agriculture et nourrir la population mondiale pléthorique, mais pour augmenter les ventes de glyphosate. Nos députés « marcheurs » marchent allègrement dans ces combines.

Le ministre Travert, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base, sort vainqueur de ce bras de fer avec le ministre Hulot. Et Jupitounet se « charlepascualise » en reniant sans vergogne ses promesses !

N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible et empoisonneuse…

Eh ! Jupitounet, les « couillonnés » de l'affaire sont aussi des électeurs. Et ils te le feront savoir.

 

Illustration X - Droits réservés

 

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Aux fourchettes, citoyens!

Faut-il se plier sous la dictature de la minceur,

la glorification de la maigreur ?

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que je viens de commettre,

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04/05/2018

Accusé Robot, levez-vous !

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Je viens de rencontrer une vieille connaissance. Âgé et ayant récemment été renversé sur un passage protégé, il continue pourtant de conduire. « Pas plus de dix kilomètres. Après ça risque d’être dangereux, pour moi… et pour les autres ! » précise-t-il, réaliste et prudent, ajoutant : « J’attends avec impatience la commercialisation des premières voitures sans chauffeur ».

Tu risques de ne pas attendre longtemps, l’ami Henry : elles arrivent. Une enquête récente souligne que les trois quarts des automobilistes pensent que la voiture 100 % autonome sera une réalité dans un avenir proche. Ainsi, « 81 % des automobilistes espèrent en utiliser une avant 10 ans, 52 % se projettent même d’ici à cinq ans », précise l’étude. Espérons que ces voitures robots sauront t’éviter sur les passages protégés, Henry !

La voiture autonome Uber a renversé et tué une passante en mars dernier, en Arizona, aux États-Unis. Qui sera jugé coupable pour la mort de la jeune femme ? Peut-être le propriétaire de la voiture qui, s’il n’a pas touché le volant - après tout, il s’agit d’une voiture autonome - était bien en train de l’utiliser au moment de l’accident. Il serait à ce moment-là déclaré coupable, pour ne pas avoir su appréhender la réaction de son robot.

On touche là un vrai problème. Qui est responsable dans un cas pareil ? Le conducteur, comme dans la législation actuelle ? Il n’y en a pas. Le propriétaire du véhicule ? C’est évidemment le plus facile à trouver et à éventuellement attaquer juridiquement ? Mais c’est foncièrement injuste. Le marchand du véhicule ? Le constructeur ? Le concepteur du logiciel ? Pas facile tout ça…

Les robots sont maintenant partout. Les feux rouges qui règlent la circulation ? Des robots. Les DAB qui vous délivrent de l’argent ? Des robots. Les machines qui encaissent votre fric à la sortie de l’autoroute ? Des robots. Les machines qui conçoivent et qui fabriquent les voitures et autres engins ? Des robots.

Çà, c’est une première génération de robots. La voiture intelligente, c’est déjà autre chose. Et les robots humanoïdes de plus en plus sophistiqués qui voient le jour, c’est encore autre chose. Ils intègrent de plus en plus d’intelligence artificielle, sont de plus en plus autonomes. Il existe déjà des robots humanoïdes d’aide à la personne au Japon. Bientôt un amant infatigable ou une maîtresse ne prononçant jamais la terrible phrase pourvoyeuse de divorces : « Non pas ce soir, je suis fatiguée… » !

L’intelligence artificielle fait des avancées fulgurantes. Les robots combinent efficacité et économies dans de très nombreux domaines. La production en usine mais aussi le transport, l’agriculture, les soins médicaux, l’éducation. Ils sont aussi les bienvenus dans des opérations de dépollution chimique, radioactive ou autres en évitant d’exposer les humains. Bientôt des robots flics chargés du maintien de l’ordre ? Qui sait. Les robots soldats sortent bien déjà, discrètement, des cartons.

Mais parallèlement, les robots remplacent l’homme, ils mettent les ouvriers à la porte des usines, les paysans à la porte des étables, les vendeuses à la porte de la grande distribution. En d’autres temps, les métiers à tisser ont provoqué la révolte des canuts. Y aura-t-il une révolte des humains contre les robots ? Ou bien, ces modernes esclaves permettront-ils un nouvel âge d’or équivalent à celui des Grecs ? Chez les anciens Hellènes la production était réservée aux seuls esclaves humains. Les citoyens avaient ainsi le temps, la disposition d’eux-mêmes pour se cultiver, réfléchir, développer les arts, la philosophie, voire la guerre, pourvoyeuse… d’esclaves ! Système foncièrement injuste. Système qui s’est prolongé avec le prolétariat : le plus intelligent des esclavagistes n’est-il pas celui qui a commencé à les payer ? Peu, mais assez pour qu’ils puissent vivre mal et rester attachés à leurs maîtres patrons… Mais les robots peuvent remplacer sans problèmes moraux les humains dans la plupart des tâches. Corollaire indispensable sous peine de révoltes graves, il reste à inventer et mettre en place des systèmes de captation et de répartition équitables des bénéfices générés par le travail des esclaves robots. La réflexion est en route avec les divers projets de revenu universel.

Les robots réfléchissent, apprennent, corrigent leurs erreurs. Ils deviennent de plus en plus… humains. Á quand leur prise de conscience de leur propre existence ? Á quand leur possibilité de reproduction ? C’est le progrès. Mouais… Et s’il y avait un bug ? Et si ces robots étaient « hackés », contrôlés à l’insu de leur « propriétaire » par quelqu’un de mal intentionné ? Et s’il leur venait à l’idée de se révolter contre leurs maîtres humains ? Comme Carl 500 (Hal 9 000) dans « L’Odyssée de l’espace » ?

Quant aux robots conçus par et pour les militaires, ils le sont avec des programmations rigoureusement opposés. Leur fonction : tuer…

Il serait peut-être temps de réglementer la construction et l’utilisation de ces drôles mais aussi un peu effrayantes machines, non ? On se bouge dans ce sens en hauts lieux.

Le Parlement européen travaille également sur le sujet. Un rapport sous la direction de Mady Delvaux préconise :

- que la Commission propose une définition européenne commune des différentes catégories de robots autonomes et intelligents, compte étant tenu des caractéristiques suivantes des robots intelligents (acquisition d’autonomie grâce à des capteurs et/ou à l’échange de données avec l’environnement et interconnectivité) ; échange et analyse de données, capacité d’autoapprentissage, présence d’une enveloppe physique, adaptation du comportement et des actes à l’environnement)

- la création d’un registre des robots avancés,

- la mise au point d’un cadre éthique pour la conception, la fabrication et l’utilisation des robots qui complète utilement les recommandations juridiques du présent rapport ainsi que l’acquis national et de l’Union existant ; propose, en annexe à la présente résolution, un tel cadre, sous forme de charte établissant un code de conduite pour les ingénieurs en robotique, une déontologie pour les comités d’éthique de la recherche lorsqu’ils examinent les protocoles de robotique, et un ensemble de licences type pour les concepteurs et les utilisateurs,

- la création d’une agence européenne pour la robotique et l’intelligence artificielle,

- l’adoption d’une approche équilibrée en matière de droits de propriété intellectuelle et l’introduction, en accord avec les principes de nécessité et de proportionnalité, de garanties de protection de la vie privée et des données lors de l’élaboration de toute politique de l’Union en matière de robotique.

Mais encore, la responsabilité civile des robots étant une question cruciale, face à la complexité de l’imputabilité des dommages causés par des robots de plus en plus autonomes, il convient de travailler à la mise en place d’un régime d’assurance obligatoire. Mais également, la création d’un numéro d’immatriculation individuel, inscrit dans un registre spécifique de l’Union, afin de pouvoir toujours associer un robot au fonds dont il dépend ; ce numéro permettrait à toute personne interagissant avec le robot de connaître la nature du fonds, les limites en matière de responsabilité en cas de dommages matériels, les noms et les fonctions des contributeurs et toute autre information pertinente.

Enfin, est évoquée la création d’une personnalité juridique spécifique aux robots, pour qu’au moins les robots autonomes les plus sophistiqués puissent être considérés comme des personnes électroniques dotées de droits et de devoirs bien précis, y compris celui de réparer tout dommage causé à un tiers ; serait considéré comme une personne électronique tout robot qui prend des décisions autonomes de manière intelligente ou qui interagit de manière indépendante avec des tiers.

Une lettre ouverte de plus de 200 juristes et scientifiques a récemment alerté sur la proposition de la Commission européenne visant à accorder une "personnalité juridique" aux robots dotés d’intelligence artificielle. N’est-ce pas une embrouille pour permettre aux constructeurs de ces machines de se dédouaner de leurs responsabilités ? Ainsi l’utilisateur risque d’être tenu pour responsable en cas de dommages causés par son robot, exonérant ainsi le fabricant, pourtant le seul en situation de corriger la conception de la machine.

Mais si on donne une personnalité juridique au bout de fer « intelligent » afin de pouvoir lui attribuer une responsabilité, cela revient à lui reconnaître des droits.

Ceux qui se penchent sur la question devraient s’inspirer d’Isaac Asimov, le maître de la Science-fiction qui y a pensé. Il en a établi plusieurs lois fondamentales :

1 - Un robot ne peut attenter à la sécurité d’un être humain, ni, par inaction, permettre qu’un être humain soit mis en danger.

2 - Un robot doit obéir aux ordres d’un être humain, sauf si ces ordres entrent en conflit avec la première loi.

3 - Un robot doit protéger sa propre existence tant que cela n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi. (Voir I. Asimov, Cercle vicieux (Runaround, 1942)).

Et puis la loi 0 - Un robot ne peut faire de mal à l’humanité, ni, par inaction, permettre que l’humanité soit mise en danger.

Accusé Aspi-Rateur-Robot, levez-vous ! Est-ce utopique ?

 

Sources :

https://www.marianne.net/societe/statut-juridique-des-robots-en-europe-jusqu-ou-peuvent-aller-les-droits-des-machines

https://www.alain-bensoussan.com/wp-content/uploads/2016/10/20161005.pdf

http://www.thierryvallatavocat.com/2016/10/le-regime-juridique-applicable-aux-robots-le-livre-blanc-de-la-symop-devoile-le-25-octobre-2016.html

http://www.usine-digitale.fr/article/quand-le-droit-des-robots-se-construit-a-bruxelles.N446037

http://dailygeekshow.com/robot-ethique-aide-humain/

 

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29/04/2018

Epatez vos amis avec un repas original : bouffez ceux qui vous bouffent !

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Prenez un riche bien gras et dodu. De la variété française, c'est les mieux nourris. S'il se fait rare, achetez-le (ou mieux, chassez-le) en Belgique, en Suisse, en Angleterre, à Monaco. Du fouteux (mais c'est filandreux), du showbizzeux (mais c'est gras et ça a un gout de coke prononcé), du patron. Prenez un patron bien gras et dodu. La meilleure race, c’est la Cacarente. Le nec plus ultra, le Bresse de ces volailles restant tout de même le Patrondebanque, à égalité avec l’Exiléfiscal, surtout celui du genre Pigeonvautour-déserteur-fiscal. Evitez les patrons Depéhèmeux, ils sont trop petits, ils triment souvent autant que vous et sont trop durs à cuire.


Plumez-le autant qu’il vous a plumé. A vif autant que possible : ça crée une production d’endorphine qui donnera à la viande un fumet particulier qui vous rappellera le jour où il vous a convoqué pour vous lourder.

Flambez-le, si possible sur les ruines fumantes de son bureau ou de son usine. Puis égorgez-le en gardant le sang, il est fait de celui qu’il vous a fait suer. Coupez lui immédiatement les génitoires s’il en a : les laisser donne mauvais goût à la viande.

Videz-le de ses tripes qu’il a toute sa vie copieusement tapissées de sauces chaudes et onctueuses avec le pognon qu’il vous a volé. Jetez-les, de toute façon un patron de Cacarente n’a rien dans les tripes, et beaucoup de merde dans la tête.

Coupez-le en morceaux, au hachoir ou à la tronçonneuse selon affinités. Faites macérer ces morceaux dans une marinade faite de moitié bile, aussi amère que celle qu’il vous a fait faire, moitié merde diarrhéique, c’est ce qui convient le mieux.

Après deux jours de marinade, faites revenir les morceaux dans de l’huile de vidange. Puis mettre à cuire à l’étouffé avec la marinade passée au chinois, comme ceux chez qui il a délocalisé votre usine.

Enfin, comme c’est immangeable, foutez le tout au chiotte, c’est la place de ce genre de patrons !

Et bon appétit !

 

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  Illustrations Salvator Dali - Centre Pompidou 

 

 

20/04/2018

Les banquiers veulent la peau du Livret A. Lemaire la leur donne !

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Il y a longtemps que le succès du Livret A donne des boutons aux banquiers rapaces. Pensez donc, quelque 320 milliards de frics qui leur passaient sous le nez. Et de l’argent de pauvres en plus ! Salauds de sans-dents. Mais rassurons-les, après Sarko, après Hollande, voilà Lemaire qui vient à leur rescousse pour piquer le fric des laborieux qui ne comprennent rien au grand rêve ultralibéral.

Actuellement fixé à 0,75 %, le taux de rémunération du Livret A pourrait descendre à 0,5 %. Soit en dessous de l'inflation. Bruno Le Maire a précisé l’échéance : la réforme du Livret A sera effective au 1er janvier 2020. Mais, promis, juré qu’il a dit le triste Bruno : on ne descendra pas en dessous du 0,5 % minimum garanti. En tout cas, c’est la promesse de Bruno Le Maire. En fait, les têtes d’œuf de Bercy ont mis au point méthode de calcul peut-être plus simple mais qui ne garantira plus à l’épargnant un rendement automatiquement égal, voire supérieur, à l’inflation ! Voilà l’arnaque : « manants, placer vos quelques éconocroques sur les produits des banques car sur le Livre A, on fait en sorte que vous bouffiez du pognon !

Le livret A est une épargne solidaire qui fête ses deux siècles d'existence. Le pécule des épargnants est faiblement rémunéré mais cet argent est ensuite prêté aux organismes HLM pour la construction de logements sociaux à des taux d’intérêt très faibles et sur le temps long. Ce système, qui fonctionne depuis des dizaines d’années, a fait des jaloux : les banques. Elles ont fait des pieds et des mains pour récupérer une part de ce gros gâteau. Et elles ont réussi leur hold-up sous Sarkozy qui a permis aux banques privées de récupérer une partie de l’épargne « Livret A » jusqu’alors gérés exclusivement par les Caisses d’épargne et La Poste.

Alors qu’auparavant, 100 % de la collecte du livret A était uniquement destinée au financement de la construction de logements sociaux, ça n’a été rapidement plus été que 70 à 60 %. Le détournement des 30 à 40 % restants a été justifié par la nécessité de financer les PME ; si une partie de ces dizaines de milliards d’euros s’est bien concrétisée par quelques prêts parcimonieux vers les entreprises, pas mal de bons milliards de fric de pauvres sont cependant allés dans les poches des banques qui ont utilisé le magot pour se recapitaliser : ces nouvelles liquidités leur permettant de se refaire une santé après avoir perdu beaucoup d’argent dans les emprunts toxiques. Mais ce n’est pas tout : pendant l’été 2013, alors que la collecte du livret A atteignait les sommets, plus de 260 milliards d’euros, c’est un gouvernement de gauche cette fois qui a fait le choix d’offrir à nouveau un cadeau aux banques. Celles-ci ont récupéré la gestion de 15 milliards d’euros supplémentaires tirés du livret A.

Le Livret A sert à financer le logement social. Mais la Caisse des dépôts et consignation, qui gère majoritairement ces fonds, est formelle : même si la collecte baissait, il resterait suffisamment d’argent dans les caisses pour financer la construction. Il y a même aujourd’hui plus d’argent disponible que de demande de construction de logements sociaux. Ben voyons, il y a combien de familles qui dorment dehors ? Combien qui vivent dans des taudis ? Combien qui paient des loyers exorbitants grâce à la pression de la pénurie organisée de logement ?

Le mode de calcul actuel était des plus touffus mais il comportait jusqu’à maintenant un cliquet de protection : le taux de rémunération devait être au minimum égal à l’inflation augmentée d’un quart de point. Comment ? Laisser 0,25 % d’intérêts annuel à ces salauds de pauvres ? Voilà qui donne des boutons à ce grand démocrate qu’est Bruno Lemaire et à son patron, le fils putatif de Rothschild.

Ce que ces crapules vont nous voler, ce n’est pas rien ! Le Livret A et le livret qui lui est adossé, le Livret de développement durable (LDD), totalisent environ 270 milliards d’euros de dépôts, auxquels il faut ajouter les quelque 50 milliards d’euros du Livret d’épargne populaire (LEP), soit 320 milliards au total, un point de variation du taux de rémunération équivaut à 3,2 milliards d’euros sur un an, soit 800 millions d’euros par trimestre. Soit, pour un demi-point 400 millions d’euros par trimestre !

À sa manière, le Livret A confirme que le système oligarchique français se fout royalement des alternances démocratiques et poursuit ses manigances secrètes, ses arnaques sournoises, dans le plus souverain mépris de ce que les citoyens peuvent espérer ou décider…

Notons encore que la Direction du Trésor, à Bercy, est depuis toujours une sorte d’annexe de la Fédération bancaire française… Les « inspecteurs des finances » se font un carnet d’adresses à Bercy puis vont pantoufler grassement dans les banques privées. Et, en sens inverse, les banquiers viennent « conseiller » les hauts fonctionnaires. Ben voyons. Entre gens du même monde, on s’entend toujours. Sur le dos des manants…

Ce qui se planque derrière cette énième « réforme », c’est de pousser les épargnants à sortir leur fric du Livret A – peu rémunéré mais sûr et exempté d’impôts – pour le placer sur des produits à risques. « Pour dynamiser l’économie et lutter contre le chômage » qu’ils disent. Et surtout refiler ce fric aux banques pour qu’elles spéculent.

Comment veux-tu… Comment veux-tu…



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18/04/2018

L’existence des lanceurs d’alerte dans les mains des « sages » du Sénat… Dur, dur !

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Ce mercredi, les « sages » su Sénat examinent la loi sur le secret des affaires, autrement dit la loi destinée à bâillonner les lanceurs d’alerte sous prétexte de protection des entreprises.

Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Bien que nécessaire, une protection des secrets de fabrication, de l’innovation et de la propriété intellectuelle ne doit pas entraîner une remise en cause des libertés fondamentales, ou une restriction de la liberté de circulation des personnes et des idées. C’est pourtant ce qui va arriver. Cette loi découle d’une directive européenne votée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias.

La France macronnienne s’est empressée, subrepticement, de faire voter en douce cette loi scélérate vicelarde qui sera encore aggravée par les sénateurs. Les journalistes, les scientifiques, les syndicats, les ONG ou les lanceurs d’alertes qui s’aventureraient à rendre publiques de telles informations s’exposeraient à une procédure judiciaire longue et coûteuse, et surtout à une sanction qui décourageraient de futures divulgations. D’autant que la commission des lois sénatoriale vient de créer une sanction pénale pour ce nouveau délit tout en supprimant les sanctions pour procédures dilatoires ou abusives, pourtant prévues par la directive.

Cette loi remet en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Il s’agit d’une inversion de nos principes républicains : le secret devient la règle, et les libertés des exceptions. De fait, en l’état, cette loi permettra de verrouiller l’information à la fois sur les pratiques et sur les produits commercialisés par les entreprises.

C’est là le pouvoir de cette loi : devenir une arme de dissuasion.

 

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30/03/2018

Mme Michu et Mme Chazotte et le Sidaction

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- V’z’avez donné vous au Sidaction M’ame Chazotte ?

- Moi ? Non. Pourquoi ? Fallait donner ?

- Ben quand même, ces pauvres gens qu’ont attrapé cette saleté de maladie. Par amour en plus ! Faut bien les aider. Moi ils me tirent des larmes. Alors j’ai promis vingt euros.

- C’est bien M’ame Michu. C’est bien. Vous avez agi par amitié pour ces garçons et pour ces filles, par compassion. V’z’avez donné parce que dans votre cœur vous acceptez de prendre sur vous un peu de leurs souffrances. V’z’avez bon cœur, et comme v’z’avez pas beaucoup de sous, votre don, lui, a de la valeur…

- Oh ! Vous savez, vingt euros, c’est pas beaucoup. C’est ce que j’ai donné à mon facteur de La Poste aussi. C’est ce que je donne chaque année au Téléthon. Mais pourquoi, y a des dons qu’ont pas la même valeur ?

- Ben, ceux des riches ont bien moins de valeur que le vôtre M’ame Michu. Pour certains, notamment les entreprises, les banques, etc., ce sont de belles opérations de communications qui leur permettent de se donner une image altruiste pour pas grand-chose. Pire encore, en faisant payer indirectement à vous, à moi, aux pauvres, au populo, l’essentiel de ces dons… Ainsi sur les 4,5 millions de promesses du Sidaction de cette année, l’État, c'est-à-dire vous, moi, va donner les deux tiers, soit 3 millions.

- Ben ça alors ! Alors c’est vous et moi qui payons pour les gens des grandes entreprises par exemple, qui font de gros chèques ?

- En partie M’ame Michu. En grande partie.

- Comment ça ?

- Ben, parce que les deux-tiers du montant de ces dons pourra être déduit par les riches de leurs impôts sur le revenu ! Ils s’achètent une bonne conscience à prix bradé ! Ce qui fait autant de manque-à-gagner pour l’État, c’est-à-dire pour vous et moi entre autres. Pognon que Monsieur L’État récupérera par ailleurs sur l’ensemble de la population. Autrement dit c'est vous et moi qui payons les deux-tiers des dons faits par les "généreux" donneurs. Et le tour est joué.

- Ben ça alors ! J’voyais pas ça comme ça. Pourtant, si nous on donne pas, Monsieur L’État ne fera pas un geste en faveur de ces malheureux. Finalement ça a quand même du bon, parce qu’on lui force la main à Monsieur L’État.

- Y a un peu de ça M’ame Michu. Y a un peu de ça. Seulement cette charité - réminiscence de notre vieille culture judéo-chrétienne – si elle a sa justification du fait même de son efficacité, occulte et remplace la notion bien plus noble de Justice. Ces malades, ils ne demandent pas la charité, mais ils réclament la Justice ! Puisque en fin de compte c’est tout de même l’État qui casque l’essentiel, ne serrait-il pas plus JUSTE qu’il finance ces labos de recherche, ces aides aux familles dès le départ ?

- Ben, oui, c’est ben vrai ça !

 

 

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23/03/2018

ALERTE : les députés vont voter une loi instituant l'OMERTA dans le droit des affaires !

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La loi scélérate votée il y a deux ans par les députés européens concernant le muselage des lanceurs d’alerte camouflée derrière la prétendue « protection du secret des affaires » va probablement être adopté en loucedé par les députés français. La France s’apprête en effet à transposer en catimini cette directive européenne sur le secret des affaires, avec son examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée.

Ainsi, pendant qu’on nous enfume avec les sarkonneries, les embrouilles continuent. Cette loi consacre l’impossibilité pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation de dénoncer les abus et malversations des entreprises. Souvenons-nous que cette directive concernant la protection du « secret des affaires » a été adoptée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias. Cette loi européenne a été votée, en 2015, juste avant l’ouverture du procès, au Luxembourg, du lanceur d’alerte Antoine Deltour, qui avait révélé les magouilles du Luxembourg, pays de Junker, avec les multinationales installées dans ce drôle de pays.

Voilà quelques réalités qui devraient nous faire réfléchir sur le fonctionnement de cette Europe – hélas – aussi dévoyée que décevante. Mais que peut-on dire, nous qui envoyons à ce Parlement un ramassis de bras cassés. Nous dont la délégation la plus importante est celle du Front national. Nous qui nous servons de l’Europe pour recycler nos branquignolles. Nous qui déléguons un Moscovici – qui pérorait ce matin sur France Inter - au poste stratégique de Commissaire européen.

La France dispose pourtant de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, cependant le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Seule une forte mobilisation citoyenne pourra faire reculer les godillots macroniens.

On peut ainsi envoyer un courriel courroucé à son député. Vous trouverez leur nom et leur contact électronique

Ici





23/01/2018

AREVA devient ORANO.

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Comme la Société Générale d’Entreprises est devenue VINCI, comme France Télécom est devenue Orange, comme Printemps-Pinaut-Redoute (PPR) est devenu KERING. Etc.

Quand on a des escoubilles à cacher sous le tapis, on change de nom ?

ORANO, un nom dérivé du latin Uranus, qui a donné son nom à l’uranium. C’est vrai qu’il faut vite faire oublier jusqu’au nom d’AREVA, symbole d’un des plus grands naufrages industriels français. Et pas que… L’entreprise a été recapitalisée à hauteur de 4,5 milliards d’euros avec notre fric puisque l’État en est actionnaire à plus de 98 %. L’ex-fleuron du nucléaire français comprenait plusieurs branches : - l’activité réacteur atomiques (New NP) passé sous le contrôle d’EDF (encore nos sous !) ; - les établissements Areva NP, notamment Creusot Forges qui s’est brillamment illustré avec les déboires de la cuve de l’EPR ; - l’activité du cycle du combustible nucléaire (New Areva et NewCo (là encore contrôlé par l’État). Il ne lui reste plus que Areva SA, activités de production et de recyclage du combustible nucléaire, plus le sac d’emmerdes du chantier de l’EPR d’Olliluoto 3, l’EPR finlandais.

Orano va donc se concentrer sur l’activité de tout le cycle du combustible nucléaire, de l’extraction au démantèlement des centrales arrêtées en passant par l’enrichissement et le recyclage des combustibles usés. Ce n’est pas la partie la plus réjouissante avec le retrait du nucléaire de la plupart des pays développés, à l’image de l’Allemagne et un prix de l’uranium qui a baissé des deux tiers depuis 2011. Mais, Jupitounet – un parent d’Orano finalement – s’est gargarisé lors de son voyage en Chine, de la construction dans ce pays d’une usine de retraitement des combustibles usés, genre La Hague, pour un montant de 10 milliards d’euros. Mouais… À part que ce n’est pas encore signé…

« Orano » ! C’est joli ça. Propre sur soi. Facile à prononcer dans toutes les langues qu’ils ont dit les « communicants ». Sauf que si on creuse un peu… Orano, ça vient d’Ouranos, que les Romains, pilleurs de la civilisation grecque, appelèrent Uranus d’où vient le nom du minerai nucléaire uranium. Ouranos, c’est le julot de Gaïa, la Terre-Mère. Attention, c’est un couple rugueux ! Ils ont fait des palanquées de lardons particulièrement gratinés : entre autres les Cyclopes, les Titans parmi lesquels un caïd particulièrement vindicatif, Cronos. Celui-ci, en complicité avec sa mère Gaïa, qui se carcagnait régulièrement avec son mec Ouranos, coupe à son père le service trois-pièces : Monsieur le maire et ses deux adjoints en quelque sorte. Devenu calife à la place du calife, Cronos épouse sa frangine Rhéa et règne sur l’Olympe. Exit Ouranos. Sacrée famille !

Areva, - maintenant donc Orano - « fleuron » de notre industrie nucléaire avec une perte abyssale de 4,9 milliards d’euros, a été sauvé de la faillite par notre pognon. On a donc piqué dans la poche des contribuables – contribuable mais aussi citoyens en majorité critiques vis-à-vis de l’industrie nucléaire – des milliards pour sauver une industrie passéiste, mortifère, gérée de manière aussi irresponsable qu’incompétente par une caste (le corps des Mines, Polytechnique).

Comment en est-on arrivé là ?

D’abord, il y a l’EPR. Ce réacteur « nouvelle génération » s’est avéré catastrophique. Son coût a quasi triplé, passant de 3 milliards à près de 9 milliards et ce n’est pas fini. Il n’est pas au point techniquement, comme le prouvent les innombrables retards dus à des éléments de constructions défectueux à refaire, à des défauts de sûreté suite au nouveau cahier des charges tenant compte de la catastrophe de Fukushima, etc. Ce qui se passe à Flamanville, en Normandie, se passe aussi, en pire, sur le chantier de l’EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande. Innombrables arrêts de construction, retards à répétition, magouilles dus à des entreprises de sous-traitance plus que douteuses qui sévissent aussi à Flamanville. Ce seul chantier finlandais a déjà généré une perte de 3,9 milliards d’euros et son coût est passé de 3 à 8,5 milliards d’euros. Et qui croyez-vous qui va payer la différence. Les Finlandais ? Tè ! Fume… Ce sont les contribuables français puisque ce chantier est assuré par la COFACE.

Et puis il y a le scandale UraMin, du nom d’une société canadienne qui a vendu aux « grosses têtes » d’Areva rien d’autre que du vent ! Le secteur minier étant le plus rentable, Areva s’est lancé dans une politique d’achat de sites uranifères partout dans le monde. C’est ainsi qu’elle s’est fait somptueusement enfler par une bande d’aigrefins, parmi lesquels apparaissent des noms bien connus en France. Areva a ainsi acheté pour 2,5 milliards de dollars, en 2007, à UraMin des sites soi-disant uranifères à Bakouma (République centre africaine), Trakkopje (Namibie) et Ryst Kuil (Afrique du Sud). On peut raisonnablement s’interroger sur le bien fondé de ces achats sans que la compagnie, référence mondiale en la matière, n’ait mené quelque expertise que ce soit sur la valeur exploitable de ces sites, se fiant aveuglément aux documents fournis par le « cabinet d’experts » anglo-saxon SRK payé… par les vendeurs ! Or, tout était archifaux, tant au plan des teneurs uranifères des minerais que des qualités du produit et des conditions d’exploitation. La teneur uranifère de ces « mines d’uranium » est moindre, paraît-il, que les délaissés des anciennes mines uranifères du Limousin et de Lozère ! Du bidon ! Que du bidon !

Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi l’impact d’Areva au Niger, pays d’Afrique pillé, ruiné, affamé. Arlit, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons. Une prise d’otage au cours de laquelle des expatriés français ont été enlevés dans cette ville minière d’Areva. Ils ont été libérés après paiement d’une rançon estimée à 20 millions d’euros ! Sortis des poches d’Areva, donc de nos poches, puisque l’État français est l’actionnaire archi majoritaire. Eh bien à Arlit, la population locale a hérité de 50 millions de tonnes de résidus radioactifs stockés et Areva continue de pomper gratuitement 20 millions de mètres cubes d’eau par an pendant que la population meurt de soif ! Les rues, les habitations de la ville sont construits à l’aide de résidus radioactifs, la nappe phréatique est archi-contaminée et s’assèche suite aux pompages d’Areva. Qui, évidemment, la main sur le cœur, nie tout cela.

Le Niger devrait être l’un des pays les plus prospères d’Afrique grâce à son sous-sol riche en uranium. Tè, fume ! La population est toujours plus misérable et crève de malnutrition depuis des décennies à cause d’une sécheresse persistante. Cette famine est due au fait qu’Areva n’a jamais voulu faire bénéficier la population locale de son exploitation minière, en prenant en charge, ce qui serait le moins, l’irrigation des terres. Cet aménagement du fleuve Niger permettrait de gagner des milliers d’hectares de terres arables et ainsi d’éradiquer définitivement la faim dans ce pays de 12 millions d’habitants. Le coût estimé de cette irrigation capillaire du fleuve Niger est estimé à 650 millions d’euros, une goutte d’eau pour le principal industriel du pays.

Derrière les troubles dans lesquels l’armée française est engagée au Sahel, n’y aurait-il pas, entre autres, l’exploitation néocoloniale des ressources du Niger ?

Orano, c’est donc le nom d’un castré. Comme ce qui reste d’Areva en quelque sorte. Finalement le nom est bien choisi !


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18/01/2018

Notre-Dame-des-Landes à la poubelle : « On a ga-gné ! On a ga-gné ! »

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La gueule à tous les caciques de la droite magouilleuse après la décision de Jupitounet de mettre à sa vraie place – la poubelle - le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ! Jacob : hum ! Retailleau : hum ! Wauquiez : hum ! Un bonheur.

Ils reprochent à Jupitounet, à travers son collaborateur Philippe, « d’avoir capitulé en rase campagne devant les zadistes », « d’avoir foulé aux pieds la démocratie », « d’avoir sacrifié le Grand Ouest », etc. Disons plutôt qu’ils ont fait preuve de réalisme, de pragmatisme, de lucidité. Et de courage : celui de changer d’avis après avoir étudié sérieusement les tenants et les aboutissants d’un projet serpent de mer qui date d’un demi-siècle.

Déni de démocratie s’étranglent-ils : « La population a voté à une large majorité pour cet aéroport ». Oui mais ce n’était pas un référendum mais une simple consultation qui n’a pas force loi et surtout, les populations auxquelles on a demandé leur avis sont circonscrites au seul département de Loire-Atlantique alors que les tenants de l’aéroport ont comme principal argument le développement de tout le Grand Ouest. Il aurait fallu faire voter tous les départements du Grand Ouest et pas seulement celui où se trouvent Nantes et son importante population, pas fâchée de refiler aux pignoufs du bocage les nuisances sonores des avions ! Ben voyons. Le déni de démocratie, il est où ?

La vraie question a se poser était : est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux, est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et… le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

Notre-Dame-des-Landes n’était en fait que l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux, de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Les mêmes d’ailleurs que ceux qui ont saccagé les pylônes de la taxe carbone, gaspillant ainsi quelques milliards d’argent public, notre fric.

Et puis, depuis cinquante ans, la donne a changé, le dérangement climatique est passé par là et l’avenir du transport aérien s’appuiera sur des avions plus gros (donc moins de mouvements aériens), moins gourmands en kérosène (et puis il faudra bien un jour taxer le carburant des avions qui en est actuellement exempté, bonjour la concurrence déloyale !), sur des destinations plus restreintes (les liaisons « de proximité » comme Nantes Paris se font par le TGV). Enfin posons le cul sur la chaise : qui prendra l’avion de Nantes vers New York, Moscou, Pékin, Tokyo ou Rio de Janeiro ? Ces trafics long-courriers ne passent que par quelques hubs géants comme Paris, Londres, Francfort, un peu Nice mais pas par Nantes, même pas par Marseille ou Toulouse.

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242 000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !). Pareil pour celui de Genève. Notez que la piste (3 800 mètres contre 3 200 à Notre-Dame-des-Landes) serait restée en place puisqu’elle est la condition sine qua non du maintien de l’usine Airbus installée sur le site !

Et puis parlons un peu de l’aviation commerciale qui est un étrange appareil de redistribution de fric inversé : on prend le pognon des pauvres (par les impôts, la TVA, etc.) et on subventionne des aéroports, des lignes aériennes qui ne bénéficient qu’à un petit nombre de gens sinon riches du moins aisés. Pire encore avec les compagnies « low cost » qui rackettent les instances territoriales (régions, départements, chambres de commerce) en leur demandant des subventions astronomiques, des installations gratuites, des exemptions d’impôts et de taxes d’aéroport, etc., ce qui fait que c’est la majorité rampante qui ne prend jamais l’avion qui paie - par ses impôts locaux – pour quelques milliers de parasites !

Ah ! N’oublions pas non plus: le transfert de l’aéroport actuel situé à 10 km de Nantes libérerait des quantités conséquentes d’hectares convoitées avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable… Vinci.

Bravo et merci à Macron, Philippe et surtout Hulot qui en avait marre d’avaler des couleuvres en buvant un verre de glyphosate pour faire passer !

 

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11/01/2018

À cause de Lactalis, Auchan, Leclerc, Intermarché et tutti quanti « dans le KK » !

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- « Maman, caca ! Ouin ! Ouin ! Ouin ! »

- Boudioù mais qu’est-ce qu’il a ce petit. Qu’est-ce que tu lui as donné à manger Jennifer ?

- Ben, comme d’habitude, du lait premier âge.

- Que tu as acheté où ?

- Chez Leclerc je crois, mais j’en ai aussi de Carrefour, d’Auchan, d’Intermarché, etc. Ils vendent tous les mêmes produits industriels.

- Mais enfin, tu es au courant qu’il y a un sérieux problème avec les laits Lactalis qui seraient bourrés de petites bêtes, les salmonelles, qui filent la chiasse ?

- Bien sûr que je suis au courant. Pour qui tu me prends ? Mais enfin, si ces produits sont en rayon, avec tout le ramdam qu’il y a sur cette affaire, c’est qu’il s’agit de produits sains, provenant d’une usine non contaminée, il me semble !

- Il te semble bien. Sauf que ce n’est pas le cas. La grande distribution dans son ensemble a continué à vendre les produits Lactalis douteux, même après le déclenchement de l’affaire.

- Merde. Mais ce sont des fumiers !

- Je te le fais pas dire, Jenny. Alors c’est quoi ? « Erreurs imputables au personnel » comme voudraient faire croire les grands patrons de la grande distribution qui se confondent en excuses – ça ne coûte pas cher et ça donne une bonne image -, ou bien réflexe mercantile de margoulins ne voulant surtout pas perdre un centime et donc refilant sciemment aux clients des produits qui aurait dû être retirés !

- Mais enfin, à quoi sert la Répression des fraudes ?

- Ils font ce qu’ils peuvent, mais ils peuvent peu depuis que les Sarkotafiquants ont saccagé ce service. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), au niveau effectif, est passée de 3 800 agents en 2002 à 2 800 aujourd’hui ! Pour contrôler tout ce qui se bouffe, tout ce qui se vend en France. Alors les contrôles de la DG comme ils disent, les patrons de la grande distrib s’en battent allègrement les aliboffis ! De plus, lors de la visite de contrôle dans l’usine Lactalis concernée, les fonctionnaires « accommodants » ont contrôlé non pas les installations fabriquant le lait mais celles fabriquant les céréales ! Le Canard enchaîné de cette semaine s’en délecte, si je puis dire !

- Mais enfin, Kevin, si on ne peut même plus faire confiance à ces grands magasins et, pire, à des entreprises de taille mondiale comme Lactalis, qu’est-ce qu’il faut faire ?

- Parlons-en de Lactalis, Jenny. Après avoir tenté d’assassiner le véritable camembert et les meilleurs fromages de France au lait cru, après avoir asphyxié et poussé au suicide de nombreux éleveurs, Lactalis empoisonnerait les bébés ? Pourtant, dans des publicités multisupports, Lacatalis met en avant la qualité du lait français et le savoir-faire des producteurs… qu’elle met sur la paille. Une manière de se ménager la presse, grâce à des budgets pube généreux… que l’on peut suspendre en cas de « mauvais articles ». Ben voyons.

- Lactalis est pourtant l’exemple d’une petite PME familiale de province – Besnier - qui a brillamment réussi en se hissant au premier plan tant européen que mondial. Chapeau !

- Oui mais on ne réussit dans ce monde sans pitié, sans foi ni loi, des multinationales qu’en piétinant allègrement ses sous-traitants et ses producteurs. Et qu’en agissant souvent aux limites de la loi. Ainsi, en 2000, le groupe, qui s’appelait encore Besnier, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère » pour mouillage (ajout d’eau) systématique du lait de consommation (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalis). En décembre 2012, le Canard enchaîné dénonce les pratiques du groupe, l’accusant de vendre du lait UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Cette fraude a été découverte en 2010 lors d’un contrôle d’une laiterie dans l’Ille-et-Vilaine par la répression des fraudes. Le parquet de Rennes n’a cependant pas donné suite à leur rapport en raison d’un vide réglementaire.

En mars 2015, l’entreprise est condamnée dans l’affaire dite du « Cartel du yaourt », pour entente illicite sur les prix et les appels d’offres pour produits laitiers frais vendus sous marque de distributeur à une amende de 56,1 millions d’euros, par l’Autorité française de la concurrence. Le groupe a aussi tenté de faire modifier par l’INAO (institut national des appellations d’origine) le cahier des charges très strict des AOC (appellation d’origine contrôlée) fromagères afin de pouvoir vendre sous ce label prestigieux ses camemberts industriels au lait pasteurisé ou thermisé. Lactalis a perdu mais dans les rayons des grandes surfaces, il faut vraiment avoir l’œil exercé pour trouver des vrais camemberts (portant le logo AOC ou AOP) au milieu des flopées de fromages industriels agrémentés de belles images et de mentions ne voulant rien dire…

- Mouais… Pas très rassurant tout ça. Alors qu’est-ce qu’on fait Kevin ? On achète une vache ?

- Pourquoi pas. Je te verrais bien en bergère, et je te trousserais allègrement sur les meules de foin. Hummm !

- Arrête ! Lâche-moi, c’est pas le moment de la gaudriole.

- C’est toujours le moment Jenny ! Bon, je me la remets sous le bras, mais ce qu’on peut faire, c’est essayer d’éviter tous les produits de la pieuvre Lactalis :

Fromages :
- la marque Président regroupe 150 produits, dont de nombreux fromages : camembert, mais aussi cancoillotte, brie, chèvre, emmental, comté, fromage râpé, cheddar, mimolette, fêta, etc. ;
- Bridel (camembert, emmental), et ses différentes gammes : Bridélight, Rondelé ;
Camembert : Lanquetot, Lepetit ;
- Le Roitelet (brie, camembert et coulommiers) ;
Société : roquefort, fêta Salakis, les fromages basques Istara et le Corsica ;
Galbani et ses fromages italiens : mozzarella Santa Lucia, gorgonzola, parmesan, mascarpone, pecorino, etc. ;
- Bel : Babybel, La Vache qui rit, Sylphide, Leerdamer, Boursin, Kiri, etc..

Lait :
- Lactel : lait UHT, lait de croissance (Eveil), spécialités dédiées aux enfants (Max), aux sportifs (Sporteus), sans lactose ;
- Bridel ;
- Et à l’étranger : Parmalat, Puleva.

Yaourts et desserts lactés en « joint-venture » avec Nestlé : La Laitière, Sveltesse, Yoko, Nestlé, B’A, etc.

Beurres et crèmes :
- Marques Président, Bridel et Galbani.

Nutrition infantile :
- Celia : lait infantile en poudre pour les 0-3 ans, céréales infantiles ; Picot ; Milumel.

Autres produits :
- de la nutrition pour les sportifs : marque Apurna ;
- des produits pour la restauration (comme le beurre en portion individuelle) et des ingrédients comme le sérum et le lait en poudre pour les professionnels de l’agroalimentaire ou de la pharmacie.

Pour la grande distribution :
- des produits du groupe sont vendus sous l’enseigne de Casino, Carrefour, Système U, Auchan, Aldi ou Lidl

 

Sources :

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/11/2702193-laits-pour-bebe-le-choix-du-retrait-massif.html

http://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/commun...presse/article/contamination-a-salmonella-agona-de-jeunes...

https://www.mediapart.fr/journal/france/230816/lactalis-les-secrets-financiers-de-lempire-du-lait?onglet=fullhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalishttps://www.quechoisir.org/fiches-repression-des-fraudes-presentation-de-la-dgccrf-n14421/


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27/12/2017

Pendant les grandes baffrades de bout d'an, les affaires continuent.

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Non, il ne s’agit pas des « affaires » glauques de Fillon ou des turpitudes de Ferrand mais des Affaires, les vraies, celles de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Et ces affaires-là sentent surtout le pétrole.

Les firmes multinationales ont-elles encore un quelconque intérêt à ménager les États ? De moins en moins avec la primauté politique actuelle des gouvernements ultralibéraux qui sévissent de par le monde dit démocratique. Ces pays sont gérés – et non plus gouvernés – par les politiciens véreux dont les banksters et les multinationales agitent les ficelles. Ces derniers n’hésitent pas à ruiner des pays, à saccager la planète voire à déclencher des guerres afin de satisfaire leur avidité de profit à court terme.

Quelques exemples ? La guerre de Syrie, sous le faux nez d’un conflit religieux, est sous-tendue par le passage ou non de gazoducs et d’oléoducs. Le gaz est devenu, plus encore que le pétrole, la principale source d’énergie en ce XXIe siècle, que ce soit comme solution de rechange au pétrole en raison de la diminution des réserves, ou comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les différentes puissances anciennes ou émergentes est à la base d’un conflit international dont la manifestation est régionale. Actuellement le potentiel du pouvoir ne réside plus dans l’arsenal militaire nucléaire, mais plutôt là où se trouvent les ports d’exportation de l’énergie. Et c’est ce qui explique le mieux la rivalité russo-américaine au Moyen-Orient. Projet de création des ouvrages de transport de produits pétroliers et gaziers North Stream et South Stream pour les Russes, projet concurrent Nabucco pour les Étasuniens.

Autres exemples ? La mise sous tutelle des États à travers les mécanismes de résolution des litiges État investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). L’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais par le même mécanisme les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible. Ainsi Vinci attaquera l’État lorsque sera acté l'abandon de l'aéroport ubuesque de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi, l’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres. Mais attention, la multinationale ne poursuit pas l’État italien devant un tribunal d’arbitrage international pour des dommages concernant des investissements déjà effectués mais pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés !

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplie, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire.

Ces situations ubuesques sont de puissants leviers pour intimider un État qui menacerait les intérêts des tentaculaires compagnies multinationales et leurs complices financiers. Elles s’appuient sur un discret mécanisme mis en place pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’ "ISDS ", intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les États-Unis (Tafta) et celui signé avec le Canada, le Ceta. Les multinationales bénéficient ainsi, à travers ce mécanisme, d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois.

Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner.

En creusant la question, on découvre qu’un pays européen est devenu la plaque tournante de très nombreuses procédures des multinationales contre les États. Ce pays, c’est les Pays-Bas. Celui-ci abrite un maximum de sièges sociaux fictifs ou non et de filiales sans activités réelles d’entreprises transnationales. Ces firmes signent discrètement un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs « néerlandais » qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de le convoquer devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale.

Les Pays-Bas sont ainsi devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise. Les Pays-Bas : l'une des pires paradis fiscaux, un serpent lové confortablement au sein de l'Union Européenne, comme son comparse et complice en parasitisme, le Luxembourg.

N’y a-t-il pas là des questions impératives à résoudre afin que l’Europe cesse d’être un machin détesté par les populations pour redevenir un formidable espoir ?

Entendez-vous, dans les lucarnes à décerveler, ce genre de questions être débattues ?

Non. Jamais. L’important, le fond des débats c’est que Ruffin vienne à l'Assemblée déguisé en footballeur ou qu'un footballeur se déguise en noir…

 

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19/12/2017

Notre-dame-des-landes : alors, ça va à la baston ou pas ?

notre dame des landes

 

Alors fera, fera pas ? Quoi ? L'aéro-porc de Notre-Dame-des Landes bien sûr. Jupiter semble sodomiser les diptères, Hulot boire une dose de glypho pour faire glisser les couleuvres. Alors ? On fait quoi ? Ben, il serait peut-être temps de se poser la seule vraie question : la construction de cet aéroport, projet vieux de 50 ans, est-elle encore nécessaire ? Les "zexperts" n'en sont plus tout à fait sûrs...

Et puis, il va falloir éradiquer le « kyste » de le zad qu'ils disent les « milieux autorisés » ! Seulement les « enkystés » promettent des rations de marrons pour toute tentative d’évacuation par la force de leur camp retranché.

 Allez, Préfet ! Du courage. Il va falloir peut-être les envoyer les argousins de la République ! Matraques et gaz lacrymo contre marrons chauds  et…tracteurs, les paysans de Conf’ formant barrage avec leurs gros tracteurs autour de « La Châtaigne » ! Du courage Colomb, d’autant plus que les « enkystés » ont promis des métastases dans tous les lieux de pouvoir de France en cas d’attaque. Il y a une centaine de comités locaux de soutien dans tout le pays, remontés comme des pendules ! Ouarf ! Putaing ! Ça nous rajeunit ! Comme aux temps flamboyants du Larzac ! Allez les jeunes ! Notre génération à fait reculer l’Armée ! La glorieuse armée françouaise ! Alors les partisans douteux d’un minable aéroport de province… Tè ! Fume !

Car est-il vraiment indispensable cet aéroport ? Ce type de grands travaux, traumatisant pour la région et extrêmement coûteux, est-il vraiment utile à la collectivité, capable de générer de l’emploi et de dynamiser l’économie de la région qui va l’accueillir et…le subir ? A qui va-t-il servir ? Qui, dans la région prend l’avion ? Les dizaines de milliers de « Français d’en bas » qui vont subir les conséquences, être expulsés de leurs terres ? Non. Quelques centaines, allez, quelques milliers de privilégiés. Ce type d’aéroport attire, comme la merde appâte les mouches, les compagnies « low cost », parasites de la profession, qui font payer aux collectivités locales leur activité sur ces plateformes.

Notre-Dame-des-Landes n’est-il pas plutôt l’expression de la mégalomanie de quelques satrapes locaux voulant péter plus haut que leur cul? On peut leur conseiller d’aller faire un petit voyage d’étude en Espagne où ils pourront visiter l’aéroport fantôme de Ciudad Real, l’aéroport « piétonnier » de Castellón-Costa Azahar ou encore celui de Huesca. Tous fruits empoisonnés de la folie des grandeurs de « décideurs » stupides et pour certains magouillant sans vergogne avec quelques grandes compagnies de travaux publics…

L’affaire est un serpent de mer qui dure depuis 50 ans. Il provient de la folie des grandeurs d’une centaine de chefs d’entreprises acoquinée à la bourgeoisie locale pour décider les « décideurs » locaux. Pourtant, comme l’écrivait déjà le Monde à cette époque : « L'aviation commerciale mobilise d'énormes capitaux pour le bénéfice d'un petit nombre. Cette activité ne subsiste que grâce à l'aide des pouvoirs publics. Elle fonctionne comme un important appareil de redistribution à l'envers où le pauvre paie pour plus riche que lui. Elle mobilise des ressources qui seraient socialement mieux utilisées ailleurs. » Tout est dit. (Il est vrai que le Monde, en 1976, était encore un vrai journal, LE journal de référence en France. Ce temps est bien révolu…)

Oui mais, l’aéroport actuel est saturé, perturbe la vie des riverains qu’ils disent, les bétonneurs. Faux. Il pourrait, avec un aménagement de l’aérogare, décupler son trafic, ce qui ne sera jamais le cas. (L’aéroport de Gatwick, à une quarantaine de km de Londres, traite 34 millions de passagers par an, contre 3,5 à Nantes, dix fois plus, et 242.000 mouvements d’avion, avec une piste plus courte, sans être saturé pour autant !). Pareil pour celui de Genève. Qui peut penser qu’on prendra un jour l’avion à Nantes pour un vol direct vers New-York, Shanghai, Rio de Janeiro ou Moscou ?

Seulement voilà :  le transfert de l’aéroport actuel situé à 10 km de Nantes libèrerait des palanquées d’hectares convoitées avec gourmandise par les promoteurs immobiliers et autres aménageurs ! Au nombre desquels l’inévitable…Vinci. Notez que la piste (3800 mètres contre 3200 mètre à Notre-dame-des-landes resterait en place puisqu'elle la condition sine qua non du maintien de l'usine d'Airbus.

Bon. N’en jetez plus. Cet aéroport est une énorme konnerie assortie de juteuses magouilles.

Eh ! Jupitounet, tu veux en faire ton Larzac !

 

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11/12/2017

Lactalis dans la tourmente. #balancetavache !

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Le gouvernement a annoncé un retrait massif de laits infantiles fabriqués par le groupe Lactalis en raison d’un risque de contamination par des salmonelles. Bercy a annoncé dimanche dans un communiqué une extension des mesures de retrait et rappel de produits de nutrition infantile fabriqués par le groupe laitier Lactalis à Craon (Mayenne), La liste des références concernées est disponible sur www.solidarites-sante.gouv.fr. Et surtout là : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/liste_des_refere...

Les quantités concernées sont « énormes », a reconnu un porte-parole de Lactalis, qui se présente comme « leader mondial des produits laitiers », mais visiblement pas au top s’agissant de la sécurité de la chaîne de production si l’on en croit Bercy, qui explique dans son communiqué que les mesures prises par le groupe depuis le 2 décembre ne sont « pas de nature à maîtriser le risque de contamination » par ces bactéries. Une charge inhabituelle de la part des pouvoirs publics pour qui il est donc temps que Lactalis se bouge, s’agissant de surcroît du sujet sensible de l’alimentation des bébés…

Mais les pouvoirs publics sont décidés à maintenir la pression. L’usine de Lactalis ne pourra reprendre sa production sans « mesures correctives », indique le directeur général de la Santé. « Il faut que l’entreprise fasse un plan de correction de sa production pour être capable de rouvrir sa production de laits en poudre ». Ce grand nettoyage des installations est encadré par l’État : un arrêté préfectoral a été pris samedi, si bien « qu’ils (Lactalis) ne peuvent plus redémarrer sans avoir mis en place les mesures correctives qui s’imposent », a souligné Benoît Vallet. Personne ne comprendrait, en effet, qu’il en soit autrement.

Après avoir tenté d’assassiner le véritable camembert et les meilleurs fromages de France au lait cru, après avoir asphyxié et poussé au suicide de nombreux éleveurs, Lactalis empoisonnerait les bébés ? Pourtant, dans des publicités multisupports, Lacatalis met en avant la qualité du lait français et le savoir-faire des producteurs… qu’elle met sur la paille. Une manière de se ménager la presse, grâce à des budgets pube généreux… que l’on peut suspendre en cas de « mauvais articles ». Ben voyons.

Il s’agit de 3 produits de lait infantile. Trois sortes de boîtes sont concernées : le lait Picot sans lactose 350 g, Pepti Junior 460 g et Milumel Bio 900 g sans huile de palme. Ce n’est pas la première fois cette année que Lactalis retire certains de ses produits du marché. Il y a un mois, le groupe avait dû rappeler des milliers de yaourts la laitière, fabriqués en Mayenne à Changé où du verre était tombé sur une ligne de production.

Lactalis est pourtant l’exemple d’une petite PME familiale de province – Besnier - qui a brillamment réussi en se hissant au premier plan tant européen que mondial. Chapeau ! Oui mais on ne réussit dans ce monde sans pitié, sans foi ni loi, des multinationales qu’en piétinant allègrement ses sous-traitants et ses producteurs. Et qu’en agissant souvent aux limites de la loi. Ainsi, en 2000, le groupe, qui s’appelait encore Besnier, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère » pour mouillage (ajout d’eau) systématique du lait de consommation (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalis). En décembre 2012, le Canard enchaîné dénonce les pratiques du groupe, l’accusant de vendre du lait UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Cette fraude a été découverte en 2010 lors d’un contrôle d’une laiterie dans l’Ille-et-Vilaine par la répression des fraudes. Le parquet de Rennes n’a cependant pas donné suite à leur rapport en raison d’un vide réglementaire. « Selon que vous serez puissants ou misérables, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir… »

En mars 2015, l’entreprise est condamnée dans l’affaire dite du « Cartel du yaourt », pour entente illicite sur les prix et les appels d’offres pour produits laitiers frais vendus sous marque de distributeur à une amende de 56,1 millions d’euros, par l’Autorité française de la concurrence. Le groupe a aussi tenté de faire modifier par l’INAO (institut national des appellations d’origine) le cahier des charges très strict des AOC (appellation d’origine contrôlée) fromagères afin de pouvoir vendre sous ce label prestigieux ses camemberts industriels au lait pasteurisé ou thermisé. Lactalis a perdu mais dans les rayons des grandes surfaces, il faut vraiment avoir l’œil exercé pour trouver des vrais camemberts (portant le logo AOC ou AOP) au milieu des flopées de fromages industriels agrémentés de belles images et de mentions ne voulant rien dire…

Bon. En attendant les résultats de l’enquête en cours, on peut toujours faire meffi avec les produits suivants :

Fromages :
- la marque Président regroupe 150 produits, dont de nombreux fromages : camembert, mais aussi cancoillotte, brie, chèvre, emmental, comté, fromage râpé, cheddar, mimolette, fêta, etc. ;
- Bridel (camembert, emmental), et ses différentes gammes : Bridélight, Rondelé ;
Camembert : Lanquetot, Lepetit ;
- Le Roitelet (brie, camembert et coulommiers) ;
Société : roquefort, fêta Salakis, les fromages basques Istara et le Corsica ;
Galbani et ses fromages italiens : mozzarella Santa Lucia, gorgonzola, parmesan, mascarpone, pecorino, etc. ;
- Bel : Babybel, La Vache qui rit, Sylphide, Leerdamer, Boursin, Kiri, etc..

Lait :
- Lactel : lait UHT, lait de croissance (Eveil), spécialités dédiées aux enfants (Max), aux sportifs (Sporteus), sans lactose ;
- Bridel ;
- Et à l’étranger : Parmalat, Puleva.

Yaourts et desserts lactés en « joint-venture » avec Nestlé : La Laitière, Sveltesse, Yoko, Nestlé, B’A, etc.

Beurres et crèmes :
- Marques Président, Bridel et Galbani.

Nutrition infantile :
- Celia : lait infantile en poudre pour les 0-3 ans, céréales infantiles ; Picot ; Milumel.

Autres produits :
- de la nutrition pour les sportifs : marque Apurna ;
- des produits pour la restauration (comme le beurre en portion individuelle) et des ingrédients comme le sérum et le lait en poudre pour les professionnels de l’agroalimentaire ou de la pharmacie.

Pour la grande distribution :
- des produits du groupe sont vendus sous l’enseigne de Casino, Carrefour, Système U, Auchan, Aldi ou Lidl

On voit que le choix des produits échappant à la pieuvre Lacatalis est des plus restreint. Sauf à élever une vache dans son HLM…

 

Sources :

https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/11/2702193-laits...

http://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/commun...

https://www.mediapart.fr/journal/france/230816/lactalis-l...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalis


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06/12/2017

Trop riches les smicards ! Ils ruinent la France…

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Ce sont les « Zexperts » qui le disent, et c’est ce que nous claironnent depuis mardi tous les canards laquais, toutes les machines à bruits et toutes les lucarnes à décerveler de France. En conséquence le « Groupe d’experts pour le Smic » - si, si, ne rigolez pas, ça existe et c’est comme ça que ça s’appelle - s’est prononcé contre une hausse du Smic au 1er janvier. Pas de « coup de pouce » afin de ne pas « fragiliser les améliorations en cours ». Faut pas tracasser ce pauvre Gattaz…

L’Etat n’a plus accordé de coup de pouce au Smic depuis juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande. Lors de la dernière revalorisation, début 2017, le Smic avait augmenté de 0,93 % (mais de 0,43 % effectif compte tenu de l’inflation à 0,50 %), atteignant 1 480,27 euros brut mensuels (9,76 euros de l’heure) et 1 151,50 euros net. Vraiment trop riches ces salauds de smicards ! Ils saignent les entreprises. Faudrait quand même pas qu’ils s’embourgeoisent avec tout le pognon que les riches leur font ruisseler dessus !

Au fai, les Zexperts – tous grassement pays – qu’est-ce qu’ils connaissent de la vie d’un smicard ? Qu’est-ce qu’ils savent des augmentations des transports, des biens de première nécessité, du prix des études des gosses, des loyers, du carburant, de l’électricité, du gaz, des frais de santé, du prix des prothèses pour les sans-dents ?

Ce fameux « groupe d’experts du Smic », personne ne sait qui ils sont. En tout cas c’est soigneusement occulté dans les médias. Moi qui suis un affreux fouille-merde, j’ai cherché et j’ai trouvé. #balancetonexpert !

Renouvelé en août, le groupe d’experts sur le Smic est présidé par Gilbert Cette, professeur d’économie associée à l’université d’Aix-Marseille (également fonctionnaire de l’OCDE, il a le privilège de ne pas payer l’impôt sur le revenu ! Ben voyons !) et se compose des économistes Andrea Garnero (OCDE), Isabelle Méjean (Crest), Marie-Claire Villeval (CNRS) et André Zylberberg (CNRS et Ecole d’économie de Paris). Suivez les liens pour connaître leurs pedigrees à ces braves Zexperts et vous verrez qu’ils sortent tous du même moule.

Pour connaître le Smic, il aurait peut-être fallu au moins un Smicard dans la bande, au moins un ouvrier, une employée, un syndicaliste. Tè ! Fume…

Ils ne sont que des larbins de l’oligarchie des nantis, des escrocs, des profiteurs. Et leurs préconisations à la kon ne sont que de vulgaires et sempiternelles vulgates ultralibérales.

Le rothschild-boy Jupitounet osera-t-il contredire les « Zexperts » ? Allons, allons, soyons sérieux. Ce sont tout de même des Zexperts…

Comme disait Johnny, il serait peut-être temps de "Allumer le feu"!



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04/12/2017

Réunion Europe-Afrique : la raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ?

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Le cinquième sommet entre l’Union africaine et l’Union européenne (UA-UE) s’est tenu la semaine dernière, les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Au cours de ce sommet ont été passés en revue la paix et la sécurité, la gouvernance, la démocratie, les droits de l’homme, les migrations et la mobilité, l’investissement et le commerce, le développement des compétences, la création d’emplois, mais également le terrorisme et une de leur conséquence : la résurgence de l’esclavagisme.

Macron et ses comparses de l’U.E. se sont offusqués de bon ton avec leurs homologues de l’Union Africaine de l’esclavage sans complexe pratiqué en Libye. Ben voyons ! Qui a planté la zone dans ce pays ? Sarko, Blair, Obama. Qui morfle grave ? Les Africains.

Les jocrisses, les bien-pensants, les tartuffes s’horrifient – à juste titre – de ces centaines, de ces milliers de femmes, enfants, hommes attirés par le miroir aux alouettes de l’eldorado européen et qui après avoir engraissé les maquereaux passeurs finissent en patapon pour requin et crabes de la Méditerranée.

Il faut savoir pourquoi ils partent de toute l’Afrique en une migration suicidaire vers le nord, vers ce continent européen que les séries télés, les films, les magazines leur montre comme le paradis, le bonheur consumériste à la portée de tous. On ne leur montre pas, dans le « paradis européen », les milliers de sans-abri et de sans-dents, de chômeurs, de grévistes. On ne leur dit pas que la traite humaine transsaharienne a été remise au goût du jour. On s’efforce de leur cacher les bateaux surchargés qui chavirent, jetant à la mer, dans le froid de la nuit, leur cargaison dérisoire d’espoirs déçus, de vies perdues. Pourtant ils veulent malgré tout venir…

S’ils fuient l’Afrique, c’est parce qu’ils sont victimes, chez eux, du pillage des richesses de leur continent par les entreprises multinationales, et en particulier européennes. Ce pillage découle de la faiblesse politique de quasiment tous les pays africains. Faiblesse résultant des conflits internes et externes, de la corruption d’une caste et des budgets des dépenses militaires en Afrique qui dépasse l’entendement humain au détriment de l’allocation des ressources à des fins de développement et accentuent la misère et la famine.

Cette faiblesse génère des accords économiques léonins, d’inspiration ultralibérale. On les appelle les A.P.E. (accords de partenariat économique), proposées par l’Union européenne à l’Afrique. Ces accords sont entre l’Union européenne et l’Afrique ce que les accords Tafta – heureusement mal barrés actuellement, contrairement à leur miroir CETA - sont entre les États-Unis et l’Europe : des traités de vassalisation organisant le pillage du plus faible par le plus fort. Vis-à-vis des États-Unis, nous sommes les victimes, vis-à-vis de l’Afrique, nous sommes les bourreaux. Mais il n’y a pas les Européens…

Quelle sera l’évolution à donner au partenariat avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) après l’expiration des accords de Cotonou, en 2020 ? L’intégration africaine n’est pas assez avancée pour que l’UA (Union Africaine) puisse vraiment peser sur les négociations. Tant que son financement sera assuré par les contributions extérieures, à commencer par celle de l’UE, l’idée d’un partenariat d’égal à égal reste une vue de l’esprit. Les dés sont pipés.

De l’esclavage à la colonisation et de celle-ci à la mondialisation, nous sommes en face de la même logique : décider pour les Africains (et d’une manière toujours conforme aux intérêts de l’Europe) la manière dont ils doivent exister face au reste du monde. La seule différence entre hier et aujourd’hui réside dans la nature des gadgets avec lesquels la lucidité de l’Africain est assommée : aux pacotilles ont succédé les « attestations » de leadership délivrées par l’Europe à des chefs d’État africains - dont quelques-uns sont pourris jusqu’à la moelle - qui se disputent sans gêne la reconnaissance de l’homme blanc et de son système politico-économique. Ce qu’il y a surtout à redouter aujourd’hui au sujet de ces APE et de la lecture qu’en fait l’Afrique c’est essentiellement une stratégie de déconstruction des zones économiques et monétaires ou tout bonnement une décomposition de l’Union africaine par l’alignement d’un cartel de chefs d’États corrompus sur les ambitions impérialistes de l’U.E.

L’Afrique n’a absolument rien à gagner dans les APE : la Côte d’Ivoire a beau espérer vendre son cacao, mais elle doit savoir qu’elle ne maîtrise guère ses cours mondiaux. Le Sénégal n’a que son huile d’arachide que personne ne veut plus consommer en Europe et dont le cours a été fortement déprécié par les autres huiles. Le bois brut gabonais ne peut nullement contrebalancer la perte de devises qu’entraînerait l’ouverture des frontières gabonaises à l’UE. De toute façon la question que soulèvent les APE n’est pas fondamentalement une simple question économique : c’est une question de justice, d’équité et de morale universelle, et pour cette raison, c’est un combat que l’Afrique peut et doit mener avec tous les autres hommes et toutes les autres régions économiques de cette planète.

Tout comme les États-Unis font avec elle avec le Tafta, l’Union européenne exerce des pressions sur les pays africains argumentant que « l’aide au développement » pourrait diminuer drastiquement en cas de refus de signer. C’est un chantage d’autant plus insupportable que l’Afrique voit s’échapper chaque année 192 milliards de dollars causés par des flux illicites contre seulement 30 à 40 milliards d’aide au développement, a révélé le 30 novembre 2016 à Dakar, Amath Soumare, président fondateur de Sopel International et président du Centre africain de la Nouvelle économie, CANE Executive.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Un peu d’histoire économique récente éclaire le sujet. Ainsi en 1963, la convention de Yaoundé (Cameroun) portait sur le commerce mais avec des préférences tarifaires non réciproques en faveur des produits des 18 états concernés sur la coopération financière et technique et sur des projets d’infrastructures économiques et sociales. Plus tard, en 1975, la convention de Lomé (Togo), fondée sur le partenariat et la solidarité, était signée avec un groupe de 46 pays. De 1984 à 1995 vont se succéder les conventions Lomé III, IV et IV bis, qui concernent finalement 70 pays. Mais peu à peu, les accords s’imprègnent des thèses néolibérales émergentes.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, la nécessité de « s’insérer dans l’économie mondiale » devient la priorité. L’Union Européenne a choisi d’imposer les règles de l’OMC aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) plutôt que de s’associer à eux pour les rendre plus équitables. Elle a choisi de faire perdre aux pays les moins avancés (PMA) de la zone ACP (40 sur 77) les dérogations que leur accordent les règles de l’OMC lorsqu’ils ne signent pas d’accords de libre-échange. Les préférences tarifaires non réciproques doivent disparaître. Elles ne sont en effet pas compatibles avec les règles de l’OMC qui imposent la réciprocité : les pays ACP doivent s’ouvrir aux produits européens de la même manière que le marché communautaire s’ouvre aux produits ACP. Ce sont les accords de Cotonou où l’on passe du respect de la souveraineté au dogme de la « croissance » que favoriserait (!!??) un marché « libéré » des obstacles à la concurrence. Dans les négociations, la Commission, négociateur unique au nom des Etats membres de l’Union, en a imposé la langue, le contenu et le rythme, en dépit des protestations des gouvernements ACP. Les documents sont rédigés en anglais, et les discussions ont lieu dans cette langue. Or les pays concernés d’Afrique, qui représentent 94 % de la population ACP, ont, très largement, le français comme langue véhiculaire. Bonjour la francophonie et l’influence de la France en Europe…

Séparer pour mieux régner est la devise de l’U.E. Elle divise ainsi les ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique autrement dit les anciennes colonies) signataires des accords de Lomé en six régions : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Corne de l’Afrique, Afrique australe, Caraïbes et région Pacifique. Et elle négocie avec chaque sous ensemble séparément. Pour la Commission, il ne s’agit pas de traiter les pays ACP en partenaires, mais bien d’organiser leur mise en concurrence, c’est-à-dire, selon la formule désormais consacrée, de les « intégrer dans le commerce mondial ». Les négociations visent à remplacer les mécanismes de solidarité des conventions de Lomé par la concurrence économique et commerciale orchestrée par l’OMC. La convention de Cotonou contraint ainsi des économies faiblement développées à affronter sur un pied d’égalité les entreprises des pays les plus riches. La vision du monde que propage désormais l’UE, à l’instar des États-Unis, s’organise autour de l’idée dominante de compétition.

L’U.E. ressert le discours des lobbies patronaux selon lequel les dérégulations favoriseraient les investissements. Elle exige donc la suppression des restrictions aux investissements dans le domaine des services. Il s’agit, en fait, d’interdire à ces pays de choisir eux-mêmes les investisseurs étrangers et de définir quel type de société ils entendent construire. Elle exige la concurrence, dont il faut assurer, selon une expression digne du traité constitutionnel européen, le caractère « libre et non faussé » ; les marchés publics, où elle entend qu’entreprises étrangères et entreprises nationales soient traitées sur un pied de stricte égalité ; et enfin l’investissement, où elle réclame une dérégulation des régimes en vigueur dans la plupart des pays ACP.

Les firmes européennes entendent opérer en toute liberté là où elles investissent, et tirer le profit maximum de l’absence d’exigences salariales, de législations sociales et de contraintes environnementales. C’est le renard libre dans le poulailler…

Mais la résistance s’organise. Ainsi en 2004, à Maputo (Mozambique), des centaines d’associations africaines, réunies à l’invitation de Third World Network Africa, un des réseaux altermondialistes les plus actifs, adoptent la déclaration de Maputo. Véritable document fondateur de la résistance africaine à la recolonisation par le libre-échange, elle dénonce les APER comme un instrument de la domination européenne sur les marchés émergents ; comme une agression contre les droits à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources et les capacités des États ; comme une volonté d’exacerber les tensions entre sous-groupes africains et comme une négation des préoccupations légitimes des pays africains demandant un changement des règles de l’OMC. Reprise par le Forum social africain (Lusaha, décembre 2004), elle appelle à une transformation radicale des relations entre l’Europe et les pays ACP, fondée sur un principe : l’émancipation des peuples africains doit être leur propre œuvre.

Le développement de l’Afrique sera profitable à l’ensemble des autres espaces économiques évitant cette migration clandestine avec des milliers de morts. Mais avant tout, l’Afrique sera ce que les Africains voudront qu’elle soit.

Tafta, Ceta, APE, même logique de la loi du plus fort, mêmes combats à mener.


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08/11/2017

« Is small really beautiful ? » Tè fume…

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« Tè ! Fume, c’est ce que disent en Europe les petits pays comme le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande et les pays confetti mafieux comme Malte à la France, à l’Allemagne, à l’Italie, à l’Espagne.

C’est, entre autres, ce qu’a montré la formidable enquête d’Élise Lucet « Cash investigation » consacré au vol en bande organisé complaisamment appelé dans la novlangue ultralibérale « optimisation fiscale ».

Ces « évasions fiscales » sont possibles parce que la « mondialisation » ultralibérale non seulement tolère mais favorise voire crée des « paradis fiscaux » qui sont autant d’enfers pour les populations grugées victimes de ces pratiques. Mais aussi et même surtout parce qu’à l’intérieur même de l’Union Européenne plusieurs petits pays se comportent sans vergogne comme des pirates au détriment de leurs grands voisins. Ainsi le Luxembourg, l’Irlande, les Pays-Bas et – vivement qu’il dégage ! - le Royaume Uni avec ses micros îles escrocs pompent la substance économique des grands pays. L’enquête de France 2 a démonté les systèmes qui permettent aux grandes multinationales comme Dassault, Nike, Apple, Google, Total et autres de s’exonérer de quasiment tous impôts dans les grands pays où elles font leur beurre. Ceci tout à fait légalement, ce qui – ça fait mal aux couilles à un Européen convaincu comme moi – condamne l’U.E. dans sa forme actuelle.

Le Luxembourg par exemple. Lorsque ce pays abaisse ses taux d’imposition sur les sociétés, ses rentrées fiscales devraient logiquement baisser. Mais au contraire, ces avantages fiscaux attirent les multinationales qui créent dans ce pays une société bidon, vide de toute activité réelle mais qui pompera, par un système de paiement de royalties, l’essentiel des bénéfices réalisés en France, en Allemagne, en Italie et ailleurs en Europe. Ce qui, à la sortie, rapporte plus à ce pays. Mais des pays comme la France, ou l’Italie, ou l’Allemagne, ou l’Espagne, ne peuvent pas suivre, pour garder leurs « riches » ou leurs sièges d’entreprise sur cette course à la baisse des taux parce qu’ils sont forcément perdants en matière de rentrées fiscales.

De même, lorsque qu’un petit pays baisse volontairement de coût du travail chez lui, la perte en rentrées fiscales peut être largement compensée par un surcroît d’exportation. Ce que ne peut pas faire un grand pays puisque la part des exportations dans sa balance commerciale est proportionnellement moins importante.

Ce jeu gagnant perdant ne peut exister que parce que les petits pays sont formidablement avantagés par les lois européennes. Le principal de ces avantages étant la stupide et sclérosante règle de l’unanimité concernant certaines décisions, et particulièrement en matière fiscale. Cette règle a été imposée, au traité de Maastricht, par les Britanniques. Ne faudrait-il pas profiter de l’extraordinaire bouffée d’air que donne à l’Europe le Brexit pour modifier cette règle ?

De même, les petits pays ont droit à un commissaire européen à la Commission, tout comme mes grands. Ainsi Malte, la Lituanie ou le Luxembourg pèsent autant que l’Allemagne, l’Italie ou la France. Il en est de même au niveau de la représentation au Parlement européen où ces petits pays sont largement surreprésentés, au détriment des grands, au point de pouvoir bloquer tous les mécanismes tendant à corriger les désavantages des grands pays.

Ainsi, si l’on veut harmoniser les fiscalités entre pays de l’U.E., le Luxembourg, Malte ou les Pays-Bas diront : « Tè ! Fume… »

Et ces réalités désolantes expliquent en partie les mouvements de séparatisme régionaux comme en Catalogne ou en Italie du nord où les nantis manipulent les populations en rêvant de devenir d'autres Luxembourg...


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