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13/06/2018

Aquarius : le banquet des faux culs !

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L’Italie, en première ligne face à la déferlante des migrants, n’en peut plus et n’en veut plus. Et son gouvernement légitime accorde son action avec ce que veulent ou plutôt avec ce que veulent plus les Italiens : le déversement sur leurs côtes de centaines de milliers de migrants par des ONG qui, sous couvert « d’humanitaire » favorisent voire organisent de véritables navettes faisant passer les migrants de Libye vers l’Italie. Depuis 2015, une douzaine de navires « humanitaires » privés patrouillent au large de la Libye et se partagent ce trafic d’êtres humains, en complicité avec les passeurs libyens.

Et voilà que Macron se permet de dénoncer « l’attitude "cynique" et "irresponsable" de l’Italie, qui refuse d’accueillir le navire Aquarius et ses 629 migrants, invoquant le droit pour justifier la décision de la France de ne pas le laisser accoster » (Reuters). Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et voilà que les dirigeants nationalistes corses ont proposé mardi matin d’accueillir l’Aquarius dans un des ports de l’île. Proposition rejetée à l’issue du Conseil des ministres par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Ils ont bien changé les Corses..! Quelle idée leurs dirigeants nationalistes, plutôt chatouilleux sur la « corsitude » ont-ils derrière la tête ? Simplement une occasion de se donner une bonne image, altruiste et sympathique à peu de frais, pour la bonne raison que l’autorisation de faire escale dans un port français est de la seule compétence du gouvernement. Plus faux cul que moi, tu meurs !

Les ONG « altruistes » donnent l’occasion à la presse de se vautrer dans une dégoulinante de bien-pensance. L’Aquarius fait là un superbe coup de pub, avec plein de dons à la clé !

Ces ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte de "sauveteurs" réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

L’Europe ultralibérale facilite ainsi sournoisement – en agissant sur la bonne volonté, l’altruisme, la compassion des gens - les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. Les trafiquants récupèrent les bateaux vidés de leur cargaison humaine pour les faire resservir…

Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron "a tenu à rappeler le droit international maritime qui veut que dans ces cas-là de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l’accueil". Pourtant, les navires « sauveteurs » débarquent toujours leur cargaison non pas dans le port le plus proche du lieu du « naufrage » – dans un port libyen, tunisien, voire maltais - ce qui serait logique et conforme au droit international qu’invoque Macron, mais en Sicile où la toute-puissante mafia locale fait le reste. Les migrants tombent sous la coupe des mafieux qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Ceux qui s’en sortent tentent de passer le France mais sont renvoyés chez les Italiens qui en ont les aliboffis qui explosent ! Plus faux cul que moi, tu meurs !

Pour faire le tri entre ces associations, l’Italie a mis en place un code de « bonne conduite » en treize points qui interdit notamment aux navires d’entrer dans les eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris au moyen de toute forme de signaux lumineux et imposant la présence à bord de policiers italiens. Les ONG – qui voient là un sérieux frein à leur activité – rechignent à signer la charte…

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric.

Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et puis, au lieu de chougner sur le sort des malheureux qui tentent de traverser et le Sahara, et la Méditerranée, il faudrait aussi et avant tout tenter de remédier à ce qui lance ces gens vers ce miroir aux alouettes qu’est le prétendu eldorado européen. Les raisons de cet état de fait sont économique, politique et démographique.

Économique. Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néocolonialiste. Ces firmes voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Ces entreprises parasites extraient les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. À côté des firmes voyous, il y a les états voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

Politique. La démocratisation qui devait suivre la décolonisation a été ratée. L’Afrique est « dirigée' par des potentats locaux qui ont mis en place des dynasties de dictateurs avides et sans vergogne, soutenue en loucedé par les anciens colonisateurs. Ils se servent au lieu de servir leur pays. Ils se laissent acheter par les multinationales étrangères au détriment du développement de leurs pays. Pas de travail, pas de perspectives d’avenir pour une jeunesse pléthorique. Les migrants, candidats à l’inconnu, sont pour beaucoup de jeunes diplômés sans emploi. La classe politique africaine est aussi responsable de cet état de fait par son impuissance à chasser du pouvoir ces politiques véreux et à proposer un projet fédérateur. Les responsables locaux soutiennent sournoisement le mouvement migratoire pour deux raisons : elle se débarrasse ainsi d’une partie remuante de sa jeunesse à laquelle elle est incapable de donner du travail et de l’espoir ; elle récupère par l’argent envoyé au pays par les migrants des sommes conséquentes, supérieures à toutes les aides des pays européens. Le détournement des deniers publics, est un hold-up social qui accentue la paupérisation et la fuite des bras et des cerveaux. Les crises migratoires actuelles ont donc aussi pour cause la mauvaise gouvernance de quasiment tous les pays d’Afrique.

Démographique. Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosé tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens. Les quatre pays les plus représentés parmi les migrants, tant venants d’Afrique que des proche et moyen-Orient, sont la Syrie, l’Érythrée, la Somalie, l’Afghanistan. Depuis 1950, la population de la Syrie est passée de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1 ! Dans le même temps l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions, soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7 ! L’Afghanistan, malgré les guerres, est passé de 7,8 à 32,5 millions d’habitants, soit une multiplication par 4,2. Les taux de fécondité sont de 3,1 pour la Syrie, 4,9 pour l’Érythrée, 6,8 pour la Somalie, 5,4 pour l’Afghanistan. Ceci à cause de l’œcuménisme de l’obscurantisme : l’islam, le catholicisme, les sectes évangéliques et toutes ces névroses collectives nommées « religions » abrutissent les femmes et les poussent à faire des enfants qu’elles ne pourront jamais nourrir, éduquer, soigner. Avec pour corollaire une obligation d’émigrer. Parce que chaque famille choisit un ou deux membres, se cotise pour lui payer le « passage » vers « l’eldorado européen » puis lui réclame remboursement avec intérêts.

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Au delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confrontée, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

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07/06/2018

Cette année les vautours de Bilderberg se posent à Turin.

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Photo X - Droits réservés

Le rendez-vous annuel des plus importants mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient ce ouiquinde à Turin. Il s’agit du fameux « Groupe de Bilderberg. Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Ils prétendent être un véritable « gouvernement mondial » occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

L’objectif de cette rencontre annuelle est de confronter les puissants afin de mettre en place un réseau pour protéger leurs intérêts et fédérer les institutions financières et modeler la politique Européenne et Américaine.

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

Les principaux sujets de discussion de cette année comprennent : - Populisme en Europe, - Le défi de l’inégalité, - L’avenir du travail, - Intelligence artificielle, - Les États-Unis avant mi-parcours, - Libre échange, - Leadership mondial américain, - Russie, - L’informatique quantique, - Arabie saoudite et Iran, - Le monde "post-vérité", - Événements actuels. Rien que du social, quoi !

Les « Maîtres du Monde » — c’est ainsi qu’ils ont la ridicule impudence de se nommer entre eux ! — considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique. Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d’instabilité sociale. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est aussi inacceptable.

Les « Maîtres du Monde » ont donc choisi une troisième solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21e siècle.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile. Au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les campagnes de bourrage de crâne en faveur de l’euthanasie (élimination des vieux, des handicapés, des déviants, etc.) vont dans ce sens. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information et à l’énergie. L’accaparement des terres agricoles du monde, la fluctuation à la hausse des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide. Et puis au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Au fait, Jupitounet a été en son temps adoubé par les Bilderberg. Il y a côtoyé des gens aussi recommandables que Kissinger, le deus es machina de la mise en place de Pinochet au Chili ou encore Barrosso qui est parti chez les banquiers mafieux (pléonasme) étasuniens avec tous les secrets de l’Union Européenne…

Liste des participants 2018

 

 

04/06/2018

OTAN gages.

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Depuis dimanche 3 et jusqu’au 15 juin, l’armée des États-Unis, sous le faux-nez de l’OTAN, va tenter de donner des gages de son efficience et de sa fidélité à ses « alliés » vassaux de l’Europe, à travers les traditionnelles manœuvres militaires de printemps « Saber strike » (coup de sabre).

18 000 soldats de 19 pays, principalement membres de l’Otan (mais pas puisque Israël y participe) vont se déployer et manœuvrer à portée de fusil des frontières russes. La Russie manifeste sa désapprobation, estimant que ces manœuvres « ne bénéficient en aucune façon à la sécurité et à la stabilité sur le continent ».

Mouais… De son côté, à chaque automne, la Russie teste son armée en grandeur nature. Les exercices de « Zapad-2017 », qui se sont déroulées du 14 au 20 septembre 2017 dans « l’ouest » du pays y compris en Biélorussie, faisaient donc partie d’une routine pour vérifier les avancées du programme de modernisation qui, lancé par le Kremlin après la guerre en Géorgie en 2008, doit s’achever en 2020. Là, ce seraient 120 000 personnels qui auraient manœuvrés, alors les 18 000 « otaniens », ça fait petit bras... ! « Mais, bien sûr, il y a aussi une ambition politique : montrer à l’ouest que l’armée russe est prête ! »

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient… Et les plus méchantes.

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien conduit le monde au bord de la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine (Pawel Soloch, chef du Bureau de sécurité nationale à la présidence polonaise, a évoqué la somme de 1,5 et 2 milliards de dollars (1,2 à 1,7 milliard d’euros) pour participer aux frais de stationnement d’une unité blindée américaine sur son sol. Pour cimenter ses liens militaires avec Washington, la Pologne a également signé en mars un contrat d’achat du système antimissile américain Patriot, pour 4,75 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).

Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ça doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Un « coup de sabre » peut-il vraiment effrayer un ours ?

Parce qu’en face, c’est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Et tout ça pour quoi ? En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face : est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

 

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30/05/2018

Glyphosate : le triomphe des empoisonneurs.

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Hulot, une fois de plus, doit l’avoir en Travert. « BBFFUUU… BBFFUUU… BBFFUUU… Séquence émotion. BBFFUUU. Je suis en train BBFFUUU… d’avaler encore une énorme couleuvre. BFFUUU… ». Eh ! Nicolalibi, boit un coup de Glypho Château Monsanto-Bayer grand cru, ça passera mieux.

Cynisme mais surtout déception pour ne pas dire dégoût.

Dégoût de ces nouveaux députés godillots, jeunes mais aussi décevants – à quelques exceptions près – que les vieux kroumirs qu’ils ont poussés à la retraite.

Dégoût de ce gouvernement qui renie sans états d’âme les promesses de campagne d’un président qui, en regardant de plus près, n’a été élu que par quatre électeurs sur dix.

Dégoût d’un sinistre ministre de l’agriculture entièrement dans la main de la FNSEA « Fédération Nationale des Empoisonneurs Agréés ».

« Pas d’interdiction du glyphosate tant que des produits de substitutions efficaces n’auront pas été trouvés ». Autrement dit jamais. Car qui peut avoir la naïveté, ou plutôt le crétinisme de croire que les « instances agricoles » vont chercher le moyen de se passer de leur poison fétiche si on ne les y oblige pas, par une loi précise et contraignante ? Il faut dire qu’il y a des intérêts énormes derrière ce bras de fer. Les pressions arrivent de l’industrie des pesticides, des Étasuniens qui veulent vendre leurs merdes, des agripoisonneurs de la FNSEA qui gueulent à juste titre qu’ils seront désavantagés si la France interdit le glyphosate mais que d’autres pays européens l’autorisent. Rien qu’en France, les professionnels chaque année utilisent 8 000 tonnes et les particuliers 2 000 tonnes de ce désherbant redoutable.

Nos dépités se cachent derrière la décision européenne de renouveler pour cinq ans l’autorisation d’utilisation de ce poison. Le fait que les « études » sur lesquelles se basent les « experts » européens pour donner cette autorisation restent cachées, parce que conduites, influencées, payées par les entreprises commercialisant les produits à base de glyphosate n’a pas défrisé nos eurodéputés. Comme ne les a pas gênés le fait que glyphosate et OGM sont intimement liés, la plupart des OGM ayant été créés pour tolérer le glyphosate. Ce qui veut dire que ces OGM sont là non pas pour aider l’agriculture et nourrir la population mondiale pléthorique, mais pour augmenter les ventes de glyphosate. Nos députés « marcheurs » marchent allègrement dans ces combines.

Le ministre Travert, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base, sort vainqueur de ce bras de fer avec le ministre Hulot. Et Jupitounet se « charlepascualise » en reniant sans vergogne ses promesses !

N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible et empoisonneuse…

Eh ! Jupitounet, les « couillonnés » de l'affaire sont aussi des électeurs. Et ils te le feront savoir.

 

Illustration X - Droits réservés

 

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Aux fourchettes, citoyens!

Faut-il se plier sous la dictature de la minceur,

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18/04/2018

L’existence des lanceurs d’alerte dans les mains des « sages » du Sénat… Dur, dur !

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Ce mercredi, les « sages » su Sénat examinent la loi sur le secret des affaires, autrement dit la loi destinée à bâillonner les lanceurs d’alerte sous prétexte de protection des entreprises.

Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Bien que nécessaire, une protection des secrets de fabrication, de l’innovation et de la propriété intellectuelle ne doit pas entraîner une remise en cause des libertés fondamentales, ou une restriction de la liberté de circulation des personnes et des idées. C’est pourtant ce qui va arriver. Cette loi découle d’une directive européenne votée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias.

La France macronnienne s’est empressée, subrepticement, de faire voter en douce cette loi scélérate vicelarde qui sera encore aggravée par les sénateurs. Les journalistes, les scientifiques, les syndicats, les ONG ou les lanceurs d’alertes qui s’aventureraient à rendre publiques de telles informations s’exposeraient à une procédure judiciaire longue et coûteuse, et surtout à une sanction qui décourageraient de futures divulgations. D’autant que la commission des lois sénatoriale vient de créer une sanction pénale pour ce nouveau délit tout en supprimant les sanctions pour procédures dilatoires ou abusives, pourtant prévues par la directive.

Cette loi remet en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Il s’agit d’une inversion de nos principes républicains : le secret devient la règle, et les libertés des exceptions. De fait, en l’état, cette loi permettra de verrouiller l’information à la fois sur les pratiques et sur les produits commercialisés par les entreprises.

C’est là le pouvoir de cette loi : devenir une arme de dissuasion.

 

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23/03/2018

ALERTE : les députés vont voter une loi instituant l'OMERTA dans le droit des affaires !

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La loi scélérate votée il y a deux ans par les députés européens concernant le muselage des lanceurs d’alerte camouflée derrière la prétendue « protection du secret des affaires » va probablement être adopté en loucedé par les députés français. La France s’apprête en effet à transposer en catimini cette directive européenne sur le secret des affaires, avec son examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée.

Ainsi, pendant qu’on nous enfume avec les sarkonneries, les embrouilles continuent. Cette loi consacre l’impossibilité pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation de dénoncer les abus et malversations des entreprises. Souvenons-nous que cette directive concernant la protection du « secret des affaires » a été adoptée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias. Cette loi européenne a été votée, en 2015, juste avant l’ouverture du procès, au Luxembourg, du lanceur d’alerte Antoine Deltour, qui avait révélé les magouilles du Luxembourg, pays de Junker, avec les multinationales installées dans ce drôle de pays.

Voilà quelques réalités qui devraient nous faire réfléchir sur le fonctionnement de cette Europe – hélas – aussi dévoyée que décevante. Mais que peut-on dire, nous qui envoyons à ce Parlement un ramassis de bras cassés. Nous dont la délégation la plus importante est celle du Front national. Nous qui nous servons de l’Europe pour recycler nos branquignolles. Nous qui déléguons un Moscovici – qui pérorait ce matin sur France Inter - au poste stratégique de Commissaire européen.

La France dispose pourtant de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, cependant le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Seule une forte mobilisation citoyenne pourra faire reculer les godillots macroniens.

On peut ainsi envoyer un courriel courroucé à son député. Vous trouverez leur nom et leur contact électronique

Ici





20/03/2018

Eh oui, les moujiks aiment bien leur ours !

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Ils nous le disent sur tous les tons, sur toutes les colonnes, sur toutes les machines à bruits, dans toutes les lucarnes à décerveler : le « dictateur » Poutine a été réélu dans un scrutin « entaché de nombreuses irrégularités ». Ben voyons, pas comme chez nous, pas comme aux USA, ce champion du monde de la démocratie où un scrutin censitaire permet au candidat milliardaire ayant le moins de suffrages d’être le vainqueur ! Poutine, lui, a été élu par 75 % des électeurs avec une participation de 70 %. Ce qui est tout de même confortable mais n’a rien à voir avec un score « soviétique ». Eh oui, c’est comme ça, n’en déplaise aux « russophobes » forcenés. Les affreux moujiks aiment bien leur Ours !

Ne faisons pas d’angélisme. Poutine n’est pas le dictateur que la propagande voudrait nous faire croire, mais il mène son pays de façon pour le moins « autoritaire ». Mais n’oublions pas le progrès par rapport à l’URSS. La démocratie ne se construit pas en un jour. Et puis balayons devant notre porte, quelle image offre la « démocratie » qui donne le pouvoir à des Trump, à des Sarkozy, à des Berlusconi, à des Junker et qui prétend l’imposer au monde à coups de bombes ?

Ce Poutine, élu pour la première fois en 2000, va alors prendre en main un pays en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaquées par des officines occidentales, surtout yankees ou allemandes, leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales. Résultat : une chute du PIB russe de près de la moitié entre 1990 à 1998, la paupérisation de la moitié de la population accrue par les privatisations et l’accaparement des richesses par une mafia. C’était la grande époque de la curée, du vol par les oligarques de toutes les richesses de ce pays de ce pays « dirigé » par l’ivrogne Elsine, pantin des Étasuniens. Richesses qu’ils vont ensuite planquer dans les paradis fiscaux et les affaires aux États-Unis ou en Europe où ils viennent vivre. Ce sont ceux-là que balaie Poutine.

Et pourtant systématiquement, dans les cercles de la bien-pensance atlantique, c’est haro sur la Russie. Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Propagande bien relou…

Toutes les informations dont nous abreuvent les merdias à la solde des marchands de canon et de béton nous sont présentées, systématiquement, sous un angle antirusse. Que ce soit pour l’Ukraine, la Syrie, ou encore la situation économique de ce pays, ses rapports avec le monde.

Cette russophobie n’est pas nouvelle. Chez les Français, elle date évidemment de la pâtée prise par Napoléon. Pour les Anglais, elle vient de la rivalité impérialiste britannique de domination de l’Asie qui s’est heurtée à la puissance russe. Pour les Allemands elle vient de leur prétention « d’espace vital à l’Est » ayant sombré dans la terrible défaite hitlérienne. Quant aux Étasuniens, ils se sont retournés contre leur allié antinazi dès la guerre gagnée (surtout par les Russes !). Depuis, leur stratégie consiste à encercler le territoire russe par des bases militaires hostiles dans des pays à la remorque de l’Otan. Et leur politique tend à être toujours antagoniste de ce pays, à tenter de casser ses initiatives, à l’humilier et à tenter de le piller autant que faire se peut.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car ils ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Président bien réélu du plus vaste pays du monde, Vlad-le-terrible enrage les roquets antirusses par sa popularité. Pourquoi est-il populaire Poutine ? Parce qu’il a mis un terme à la désagrégation du pays et aux humiliations infligées à la Russie par l’extension de l’OTAN (trahissant les promesses faites à Gorbachev) ou à travers les bombardements de la Yougoslavie et l’occupation du Kosovo en 1999.

Les relations politiques vont se détériorer avec les « révolutions de couleur » fomentées par les États-Unis en Géorgie et en Ukraine avec velléités d’intégrer ces marches de la Russie dans l’Otan.

L’encerclement militaire de la Russie par les forces belliqueuses de l’Otan justifie les réactions de Poutine, tant en Crimée qu’en Ukraine. S’ensuivent les attaques économiques contre la Russie à travers la baisse du prix du pétrole orchestrée par l’Arabie saoudite et les États-Unis et les sanctions économiques. Celles-ci s’avèrent contre-productives tant pour la Russie que pour l’Europe. Mais pas trop pour le principal fauteur de troubles, les États-Unis…

Ces sanctions sont une faute géopolitique grave, car elles rejettent la Russie vers l’Asie et principalement vers la Chine. L’effet d’éviction du marché russe pour les entreprises européennes sera durable. Or, le peuple russe est un grand peuple européen. La Russie est un acteur majeur de la politique européenne depuis la fin du XVIIIe siècle. C’est méconnaître le rôle que peut jouer le sentiment de l’humiliation ou de la dignité blessée dans l’Histoire des peuples.

Pourtant, la Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Que représentent les Étasuniens, « passés directement de la barbarie à la décadence en oubliant la civilisation », par rapport à cette grande nation qui a donné au monde – n’en déplaise au président Macron qui a snobé les auteurs russes au Salon du livre de Paris - les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable d’amener et de ramener des cosmonautes dans la station orbitale internationale !

En fait, nous leur en voulons d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.


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14/03/2018

Cette fois on y est : les barrages hydroélectriques vont être bradés aux requins du privé !

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De quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Eh ! Nicololo, ça va finir par te faire mal au fondement… Son patron, Jupitounet, est finalement bien le fils putatif de Flamby : c’est en effet sous Hollande, Vals et Royal que cette konnerie totale a été décidée. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle met en rogne jusqu’à ses plus fidèles partisans.

Dans son fumeux « programme national de réforme », le capitaine de pédalo laissait écrire : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Les concessions en question arrivent à leur terme. Le gouvernement de Macron et Philippe exécute donc le programme de Vals et Hollande réclamé par la Commission européenne. Pourtant l’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : l’Allemagne n’a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n’essaie-t-elle même pas ?

Nous avons là, à portée de main, une énergie made in France qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale. Et qui est indispensable à la bonne marche de l’ensemble du réseau électrique français et européen. En effet le système électrique fonctionne comme un tout. Il doit fournir à chaque instant très exactement la quantité d’énergie en cours de consommation. S’il en produit moins ou plus, le système plante. Cette gestion fine est cruciale ! Les installations hydrauliques sont les variables d’ajustement du système électrique global. Car le flux de l’eau turbinée est très facile à maîtriser selon que l’on doit augmenter la puissance ou la diminuer. La machine démarre et s’arrête en quelques secondes, ce qui n’est pas le cas avec le nucléaire.

On compte plus de 2000 installations de toutes tailles dans le pays parmi lesquels une grosse centaine de barrages de grande taille, c’est-à-dire de plus de 20 mètres de hauteur. 400 barrages et centrales sont gérés par des entreprises à travers des « concessions » de longue durée. 80 % d’entre eux le sont aujourd’hui par EDF. Les autres sont essentiellement gérés par GDF Suez ou ses filiales, héritage du temps où GDF était une entreprise publique. Le gouvernement Philippe a donc décidé de brader la gestion de ce patrimoine national. C’est un pillage digne de celui de la privatisation des autoroutes. Le peuple français a payé pendant des décennies pour construire et entretenir ces installations hydroélectriques.

L’hydroélectricité, c’est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l’industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui ont des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C’est 12 % de l’électricité des Français et 20 % de la production nationale d’énergie renouvelable ! C’est aussi 66 % de la capacité de pointe, c’est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l’évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Macron veut brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu’on appelle la « rente hydroélectrique » est d’au moins 1,25 milliard d’euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n’est pas tout. L’électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l’électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd’hui à tous les consommateurs d’électricité puisqu’il intervient dans le calcul des coûts de production d’EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux !

Les « partenaires privés » n’investiront pas par philanthropie mais pour tirer des profits. S’ils agissaient autrement leurs actionnaires seraient en droit de les sanctionner et d’arguer, à juste titre, de l’abus de bien social. Ce n’est donc pas leur cupidité qui doit être mise en cause mais plutôt ceux qui leur offrent ce nouveau terrain de jeu sans aucune justification. Aucune ! Personne n’imagine que les investisseurs privés viennent pour faire des investissements. Ni qu’ils seront portés à en faire si besoin est. Car lorsqu’une opération d’entretien est à l’ordre du jour cela coûte deux fois. Une première quand il faut payer les travaux et une seconde pendant l’interruption de l’exploitation. Donc l’entretien et la sécurité qui en découle seront sacrifiés sur l’autel du profit, du pognon pris dans nos poches.

Eh ! Ceux d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre et sure ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ?

Cerise sur le gros gâteau, la Commission européenne prétend interdire à EDF de postuler pour l’obtention de ces concessions !

Décidément, il va peut-être falloir les sortir, les nettoyer, les graisser… Et faudra-t-il s’en servir ?

 

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05/03/2018

Et maintenant l’Italie… L’invasion musulmane aura-t-elle la peau de la démocratie en Europe ?

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Voilà que l’Italie à son tour risque de se vautrer dans la fange de l’extrême droite, comme l’Autriche, comme la Pologne, comme cela à failli arriver en France. Pourquoi ? La teneur des pancartes est sans ambiguïté : « Stop à l’invasion », « Les Italiens d’abord ».

Marine Le Pen a d’ailleurs twitter ses « chaleureuses félicitations » à M.Salvini, le jeune patron de la ligue ultra-droitière qui a enlevé le mot « nord » de son sigle pour signifier sa vocation à gouverner. A gouverner à l’extrême droite bien sûr.

Le déni de réalité devant les dangers pour l’Europe de cette invasion migratoire orchestrée par les patronats européens et l’ONU a signé également la chute générale de tous les partis de gauche. Exit le parti démocrate de Matteo Renzi, comme le PS en France. Quant aux frondeurs de « Liberi e uguali », on les cherche…

Voilà où mène le crétinisme d’une Europe sous direction Merkelienne. Les populations des vieux pays qui forment l’Europe multiplient, pacifiquement pour l’instant, par le biais démocratique des urnes, leur refus d’une invasion rampante musulmane. Parce que le problème, c’est là qu’il est. Quelques millions de réfugiés, voire de migrants économiques, les 500 millions d’Européens pourraient les accueillir. Et le feraient certainement sans véritables problèmes. S’ils n’étaient pas musulmans. Parce que l’Europe s’est faite au cours de sa longue histoire mouvementée, en opposition aux invasions musulmanes.

On comprend donc que les Italiens, après les Autrichiens refusent ce qu’il faut bien appelé par son nom : une invasion lente, molle, s’appuyant sur la compassion, la générosité confinant à l’imbécillité de populations européennes qui oublient qu’à côté des Droits de l’Homme, il y a les Devoirs de l’homme. Et le premier devoir d’un citoyen, c’est de défendre sa terre, son pays contre toute invasion qui risque de changer radicalement sa manière de vivre ensemble, sa res publica. Parce que l’arrivée annuelle de plusieurs millions de gens venus d’ailleurs, apportant avec eux leurs coutumes si différentes des nôtres et – pire que tout – leur religion, essentiellement musulmane, donc difficilement compatible avec les valeurs de l’Europe, va se faire sans profonds bouleversements ? Est-il inconvenant de se demander comment des cultures différentes pourront à terme coexister sans communautarisme, qui consiste à séparer la société en groupes concurrents voire antagonistes ?

À travers les migrants qui le véhiculent, l’ennemi c’est l’islamisme qui est une forme idéologique donnée à la religion et qui en déborde le cadre pour prétendre à une hégémonie dans tous les domaines de la vie humaine, et sur toute autre forme culturelle, religieuse, politique ou sociale. Vouloir séparer la Charia de l’islam n’est pas possible. On le voit dans tous les pays musulmans chez qui la Charia est source constitutionnelle. La crise économique qui débute, se superposant à la fracture ethnico-religieuse, risque d’offrir aux tenants de la poursuite de l’immigration une belle démonstration de leur folie idéologique.

Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l’arrivée au pouvoir des partis de l’extrême droite fascisante. C’est ce qui est en train d’arriver. En Autriche on y est, ça a failli arriver en France l’an dernier et ça se profile en Italie.

Pourquoi ces migrants musulmans ne vont-ils pas vers ces pays ultra-riches, ayant les mêmes convictions religieuses qu’eux que sont les douces monarchies pétrolières ?

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27/12/2017

Pendant les grandes baffrades de bout d'an, les affaires continuent.

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Non, il ne s’agit pas des « affaires » glauques de Fillon ou des turpitudes de Ferrand mais des Affaires, les vraies, celles de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Et ces affaires-là sentent surtout le pétrole.

Les firmes multinationales ont-elles encore un quelconque intérêt à ménager les États ? De moins en moins avec la primauté politique actuelle des gouvernements ultralibéraux qui sévissent de par le monde dit démocratique. Ces pays sont gérés – et non plus gouvernés – par les politiciens véreux dont les banksters et les multinationales agitent les ficelles. Ces derniers n’hésitent pas à ruiner des pays, à saccager la planète voire à déclencher des guerres afin de satisfaire leur avidité de profit à court terme.

Quelques exemples ? La guerre de Syrie, sous le faux nez d’un conflit religieux, est sous-tendue par le passage ou non de gazoducs et d’oléoducs. Le gaz est devenu, plus encore que le pétrole, la principale source d’énergie en ce XXIe siècle, que ce soit comme solution de rechange au pétrole en raison de la diminution des réserves, ou comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les différentes puissances anciennes ou émergentes est à la base d’un conflit international dont la manifestation est régionale. Actuellement le potentiel du pouvoir ne réside plus dans l’arsenal militaire nucléaire, mais plutôt là où se trouvent les ports d’exportation de l’énergie. Et c’est ce qui explique le mieux la rivalité russo-américaine au Moyen-Orient. Projet de création des ouvrages de transport de produits pétroliers et gaziers North Stream et South Stream pour les Russes, projet concurrent Nabucco pour les Étasuniens.

Autres exemples ? La mise sous tutelle des États à travers les mécanismes de résolution des litiges État investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). L’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais par le même mécanisme les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible. Ainsi Vinci attaquera l’État lorsque sera acté l'abandon de l'aéroport ubuesque de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi, l’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres. Mais attention, la multinationale ne poursuit pas l’État italien devant un tribunal d’arbitrage international pour des dommages concernant des investissements déjà effectués mais pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés !

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplie, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire.

Ces situations ubuesques sont de puissants leviers pour intimider un État qui menacerait les intérêts des tentaculaires compagnies multinationales et leurs complices financiers. Elles s’appuient sur un discret mécanisme mis en place pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’ "ISDS ", intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les États-Unis (Tafta) et celui signé avec le Canada, le Ceta. Les multinationales bénéficient ainsi, à travers ce mécanisme, d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois.

Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner.

En creusant la question, on découvre qu’un pays européen est devenu la plaque tournante de très nombreuses procédures des multinationales contre les États. Ce pays, c’est les Pays-Bas. Celui-ci abrite un maximum de sièges sociaux fictifs ou non et de filiales sans activités réelles d’entreprises transnationales. Ces firmes signent discrètement un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs « néerlandais » qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de le convoquer devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale.

Les Pays-Bas sont ainsi devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise. Les Pays-Bas : l'une des pires paradis fiscaux, un serpent lové confortablement au sein de l'Union Européenne, comme son comparse et complice en parasitisme, le Luxembourg.

N’y a-t-il pas là des questions impératives à résoudre afin que l’Europe cesse d’être un machin détesté par les populations pour redevenir un formidable espoir ?

Entendez-vous, dans les lucarnes à décerveler, ce genre de questions être débattues ?

Non. Jamais. L’important, le fond des débats c’est que Ruffin vienne à l'Assemblée déguisé en footballeur ou qu'un footballeur se déguise en noir…

 

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04/12/2017

Réunion Europe-Afrique : la raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ?

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Le cinquième sommet entre l’Union africaine et l’Union européenne (UA-UE) s’est tenu la semaine dernière, les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Au cours de ce sommet ont été passés en revue la paix et la sécurité, la gouvernance, la démocratie, les droits de l’homme, les migrations et la mobilité, l’investissement et le commerce, le développement des compétences, la création d’emplois, mais également le terrorisme et une de leur conséquence : la résurgence de l’esclavagisme.

Macron et ses comparses de l’U.E. se sont offusqués de bon ton avec leurs homologues de l’Union Africaine de l’esclavage sans complexe pratiqué en Libye. Ben voyons ! Qui a planté la zone dans ce pays ? Sarko, Blair, Obama. Qui morfle grave ? Les Africains.

Les jocrisses, les bien-pensants, les tartuffes s’horrifient – à juste titre – de ces centaines, de ces milliers de femmes, enfants, hommes attirés par le miroir aux alouettes de l’eldorado européen et qui après avoir engraissé les maquereaux passeurs finissent en patapon pour requin et crabes de la Méditerranée.

Il faut savoir pourquoi ils partent de toute l’Afrique en une migration suicidaire vers le nord, vers ce continent européen que les séries télés, les films, les magazines leur montre comme le paradis, le bonheur consumériste à la portée de tous. On ne leur montre pas, dans le « paradis européen », les milliers de sans-abri et de sans-dents, de chômeurs, de grévistes. On ne leur dit pas que la traite humaine transsaharienne a été remise au goût du jour. On s’efforce de leur cacher les bateaux surchargés qui chavirent, jetant à la mer, dans le froid de la nuit, leur cargaison dérisoire d’espoirs déçus, de vies perdues. Pourtant ils veulent malgré tout venir…

S’ils fuient l’Afrique, c’est parce qu’ils sont victimes, chez eux, du pillage des richesses de leur continent par les entreprises multinationales, et en particulier européennes. Ce pillage découle de la faiblesse politique de quasiment tous les pays africains. Faiblesse résultant des conflits internes et externes, de la corruption d’une caste et des budgets des dépenses militaires en Afrique qui dépasse l’entendement humain au détriment de l’allocation des ressources à des fins de développement et accentuent la misère et la famine.

Cette faiblesse génère des accords économiques léonins, d’inspiration ultralibérale. On les appelle les A.P.E. (accords de partenariat économique), proposées par l’Union européenne à l’Afrique. Ces accords sont entre l’Union européenne et l’Afrique ce que les accords Tafta – heureusement mal barrés actuellement, contrairement à leur miroir CETA - sont entre les États-Unis et l’Europe : des traités de vassalisation organisant le pillage du plus faible par le plus fort. Vis-à-vis des États-Unis, nous sommes les victimes, vis-à-vis de l’Afrique, nous sommes les bourreaux. Mais il n’y a pas les Européens…

Quelle sera l’évolution à donner au partenariat avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) après l’expiration des accords de Cotonou, en 2020 ? L’intégration africaine n’est pas assez avancée pour que l’UA (Union Africaine) puisse vraiment peser sur les négociations. Tant que son financement sera assuré par les contributions extérieures, à commencer par celle de l’UE, l’idée d’un partenariat d’égal à égal reste une vue de l’esprit. Les dés sont pipés.

De l’esclavage à la colonisation et de celle-ci à la mondialisation, nous sommes en face de la même logique : décider pour les Africains (et d’une manière toujours conforme aux intérêts de l’Europe) la manière dont ils doivent exister face au reste du monde. La seule différence entre hier et aujourd’hui réside dans la nature des gadgets avec lesquels la lucidité de l’Africain est assommée : aux pacotilles ont succédé les « attestations » de leadership délivrées par l’Europe à des chefs d’État africains - dont quelques-uns sont pourris jusqu’à la moelle - qui se disputent sans gêne la reconnaissance de l’homme blanc et de son système politico-économique. Ce qu’il y a surtout à redouter aujourd’hui au sujet de ces APE et de la lecture qu’en fait l’Afrique c’est essentiellement une stratégie de déconstruction des zones économiques et monétaires ou tout bonnement une décomposition de l’Union africaine par l’alignement d’un cartel de chefs d’États corrompus sur les ambitions impérialistes de l’U.E.

L’Afrique n’a absolument rien à gagner dans les APE : la Côte d’Ivoire a beau espérer vendre son cacao, mais elle doit savoir qu’elle ne maîtrise guère ses cours mondiaux. Le Sénégal n’a que son huile d’arachide que personne ne veut plus consommer en Europe et dont le cours a été fortement déprécié par les autres huiles. Le bois brut gabonais ne peut nullement contrebalancer la perte de devises qu’entraînerait l’ouverture des frontières gabonaises à l’UE. De toute façon la question que soulèvent les APE n’est pas fondamentalement une simple question économique : c’est une question de justice, d’équité et de morale universelle, et pour cette raison, c’est un combat que l’Afrique peut et doit mener avec tous les autres hommes et toutes les autres régions économiques de cette planète.

Tout comme les États-Unis font avec elle avec le Tafta, l’Union européenne exerce des pressions sur les pays africains argumentant que « l’aide au développement » pourrait diminuer drastiquement en cas de refus de signer. C’est un chantage d’autant plus insupportable que l’Afrique voit s’échapper chaque année 192 milliards de dollars causés par des flux illicites contre seulement 30 à 40 milliards d’aide au développement, a révélé le 30 novembre 2016 à Dakar, Amath Soumare, président fondateur de Sopel International et président du Centre africain de la Nouvelle économie, CANE Executive.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Un peu d’histoire économique récente éclaire le sujet. Ainsi en 1963, la convention de Yaoundé (Cameroun) portait sur le commerce mais avec des préférences tarifaires non réciproques en faveur des produits des 18 états concernés sur la coopération financière et technique et sur des projets d’infrastructures économiques et sociales. Plus tard, en 1975, la convention de Lomé (Togo), fondée sur le partenariat et la solidarité, était signée avec un groupe de 46 pays. De 1984 à 1995 vont se succéder les conventions Lomé III, IV et IV bis, qui concernent finalement 70 pays. Mais peu à peu, les accords s’imprègnent des thèses néolibérales émergentes.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, la nécessité de « s’insérer dans l’économie mondiale » devient la priorité. L’Union Européenne a choisi d’imposer les règles de l’OMC aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) plutôt que de s’associer à eux pour les rendre plus équitables. Elle a choisi de faire perdre aux pays les moins avancés (PMA) de la zone ACP (40 sur 77) les dérogations que leur accordent les règles de l’OMC lorsqu’ils ne signent pas d’accords de libre-échange. Les préférences tarifaires non réciproques doivent disparaître. Elles ne sont en effet pas compatibles avec les règles de l’OMC qui imposent la réciprocité : les pays ACP doivent s’ouvrir aux produits européens de la même manière que le marché communautaire s’ouvre aux produits ACP. Ce sont les accords de Cotonou où l’on passe du respect de la souveraineté au dogme de la « croissance » que favoriserait (!!??) un marché « libéré » des obstacles à la concurrence. Dans les négociations, la Commission, négociateur unique au nom des Etats membres de l’Union, en a imposé la langue, le contenu et le rythme, en dépit des protestations des gouvernements ACP. Les documents sont rédigés en anglais, et les discussions ont lieu dans cette langue. Or les pays concernés d’Afrique, qui représentent 94 % de la population ACP, ont, très largement, le français comme langue véhiculaire. Bonjour la francophonie et l’influence de la France en Europe…

Séparer pour mieux régner est la devise de l’U.E. Elle divise ainsi les ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique autrement dit les anciennes colonies) signataires des accords de Lomé en six régions : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Corne de l’Afrique, Afrique australe, Caraïbes et région Pacifique. Et elle négocie avec chaque sous ensemble séparément. Pour la Commission, il ne s’agit pas de traiter les pays ACP en partenaires, mais bien d’organiser leur mise en concurrence, c’est-à-dire, selon la formule désormais consacrée, de les « intégrer dans le commerce mondial ». Les négociations visent à remplacer les mécanismes de solidarité des conventions de Lomé par la concurrence économique et commerciale orchestrée par l’OMC. La convention de Cotonou contraint ainsi des économies faiblement développées à affronter sur un pied d’égalité les entreprises des pays les plus riches. La vision du monde que propage désormais l’UE, à l’instar des États-Unis, s’organise autour de l’idée dominante de compétition.

L’U.E. ressert le discours des lobbies patronaux selon lequel les dérégulations favoriseraient les investissements. Elle exige donc la suppression des restrictions aux investissements dans le domaine des services. Il s’agit, en fait, d’interdire à ces pays de choisir eux-mêmes les investisseurs étrangers et de définir quel type de société ils entendent construire. Elle exige la concurrence, dont il faut assurer, selon une expression digne du traité constitutionnel européen, le caractère « libre et non faussé » ; les marchés publics, où elle entend qu’entreprises étrangères et entreprises nationales soient traitées sur un pied de stricte égalité ; et enfin l’investissement, où elle réclame une dérégulation des régimes en vigueur dans la plupart des pays ACP.

Les firmes européennes entendent opérer en toute liberté là où elles investissent, et tirer le profit maximum de l’absence d’exigences salariales, de législations sociales et de contraintes environnementales. C’est le renard libre dans le poulailler…

Mais la résistance s’organise. Ainsi en 2004, à Maputo (Mozambique), des centaines d’associations africaines, réunies à l’invitation de Third World Network Africa, un des réseaux altermondialistes les plus actifs, adoptent la déclaration de Maputo. Véritable document fondateur de la résistance africaine à la recolonisation par le libre-échange, elle dénonce les APER comme un instrument de la domination européenne sur les marchés émergents ; comme une agression contre les droits à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources et les capacités des États ; comme une volonté d’exacerber les tensions entre sous-groupes africains et comme une négation des préoccupations légitimes des pays africains demandant un changement des règles de l’OMC. Reprise par le Forum social africain (Lusaha, décembre 2004), elle appelle à une transformation radicale des relations entre l’Europe et les pays ACP, fondée sur un principe : l’émancipation des peuples africains doit être leur propre œuvre.

Le développement de l’Afrique sera profitable à l’ensemble des autres espaces économiques évitant cette migration clandestine avec des milliers de morts. Mais avant tout, l’Afrique sera ce que les Africains voudront qu’elle soit.

Tafta, Ceta, APE, même logique de la loi du plus fort, mêmes combats à mener.


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29/11/2017

Au bistro de la toile : « Je te sers un verre de Glypho ? »

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- Eh ! Victor, je te sers un verre de Glypho grand cru ? C’est du sérieux, c’est de l’allemand.

- Eh ouais ! Loulle. On va continuer à s’empoisonner au glypho pendant cinq vendanges. Au moins.

- Tout ça à cause d’une scène de ménage dans le couple franco-allemand qui bat de l’aile. Parce que « Mutti », elle dit à Jupitounet la redoutable phrase tueuse d’amour et fossoyeuse de couple : « Non pas ce soir, je suis fatiguée ».

- Ah ! La terrible phrase, Loulle. Mais je crois plutôt que Mutti a été cocu sur ce coup-là. Trompée, humiliée la Maman. Pas par Macron mais par son propre ministre de l’agriculture. Le mec, il a voté POUR le glypho alors que la position du gouvernement était de s’abstenir. Et ce POUR allemand a entraîné d’autres pays et voilà pourquoi la position française de trois ans de sursis au max a été battue en brèche et que Jupitounet fait la gueule.

- Du coup, la FNSEA peut sortir le champagne !

- Ah, la FNSEA, ça ne veut pas dire « Fédération Nationale des Empoisonneurs Agréés » ? Il faut dire qu’il y a des intérêts énormes derrière ce bras de fer. Les pressions arrivent de l’industrie des pesticides, des Étasuniens qui veulent vendre leurs merdes, des agripoisonneurs de la FNSEA qui gueulent à juste titre qu’ils seront désavantagés si la France interdit le glyphosate mais que d’autres pays européens l’autorisent. Rien qu’en France, les professionnels chaque année utilisent 8 000 tonnes et les particuliers 2 000 tonnes de ce désherbant redoutable. En son temps (2015) Ségolène Royal, alors ministre de l’écologie, a bien essayé de faire interdire les désherbants à base de glyphosate, mais seulement pour les jardiniers amateurs… Lettre morte puisque les bidons de Round-up encombrent encore les rayons de toutes les jardineries…

- Alors, et Monsieur Hulot, il est en vacances ?

- Hulot voulait trois ans et Macron penche vers lui puisqu’il a dit que malgré la décision européenne, la France arrêtera définitivement le glyphosate dans trois ans. Mais il avait en travers le ministre Travers, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base ! Et c’est cet étrange groupe de pression, acoquiné avec Monsanto et tous les chimistes, qui a ses entrées au ministère de l’agriculture et donne sa feuille de route à un ministre de l’agriculture totalement incompétent. N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible !

- Les aliboffis commencent sérieusement à enfler !

- On assiste à un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF - groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d’entreprises de l’agrochimie auquel appartient -- avec d’autres géants de l’agrochimie -- Monsanto. Quelle bonne surprise !

- Et quand on sait que Monsanto va être racheté par le géant de la chimie allemand Bayer, on comprend le vote de Herr Christian Schmidt, le ministre de l’agriculture allemand qui a offert une belle paire de corne à la Maman !

- À l’heure du rejet des institutions européennes par les populations, cette décision donne une fois de plus l’image désastreuse d’institutions européennes au service des multinationales et de la finance. Une occasion manquée de donner le signal d’un changement de comportement.

- Allez, je te le sers ce ballon de Tavel ou tu préfères un verre de Glypho ?

 

Illustration: merci au regretté Chimulus


11/11/2017

11 novembre. Pas de Monument aux Morts mais un Monument aux Vivants !

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Savez-vous qu’il y a en France une commune qui ne peut pas s’honorer d’un beau monument aux morts, avec un solide moustachu, vêtu de sa capote bleue ou kaki, chaussé de gros godillots et brandissant son long fusil Lebel ?

Et pourquoi ça ? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas eu de morts. Aussi bien lors des 2 guerres mondiales, 14-18 et 39-45, que lors des guerres d’Algérie et d’Indochine, la commune n’a jamais eu à déplorer le moindre décès sur les fronts ou dans les combats ! C’est à Palazinges, petit patelin de Corrèze, à égale distance de Brive et de Tulle, 113 habitants. 530 hectares dont 180 de forêts. Point culminant : le Puy Redon à 553 mètres d’altitude.

Et alors comment font-ils chaque 11 novembre ? Eh bien lors des commémorations annuelles dans la proche commune d’Aubazine – qui, elle peut s’enorgueillir de quelques morts - la commune de Palazinges est toujours officiellement représentée. Et, fait hautement symbolique, tous les 3 ans la municipalité tient à s’acquitter du coût des gerbes déposées !

Mais ils ne sont pas seuls les Palazingeais à vivre cette situation insolite. Il y a aussi, sur la commune de Babeau-Bouldoux, dans l’Hérault, à une trentaine de kilomètres au nord ouest de Béziers, un hameau nommé Cauduro où, là encore, onze jeunes gens appelés à la Grande Tuerie, partent pour la « Der des Der » la fleur au fusil espérant que huit jours plus tard ils seront à Berlin et que l’Alsace et la Lorraine seront récupérées. Hélas le pronostic ne s’avérera pas correct… Eh bien figurez-vous que tous sont revenus ! Alors, en 2005, quelques descendants de ces valeureux veinards ont décidé d’ériger… un monument aux vivants ! Sur cette plaque, au bas de la liste des onze « pas morts pour la France », il y a cette inscription : « LE PIRE N’EST JAMAIS SÛR ! »

Cette « Grande Guerre » que l’on n’arrête pas de commémorer a été l’une des pires horreurs de l’histoire des Hommes. Mais pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés-concerts, les boîtes de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en acier bien pointues, bien aiguisées, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les crânes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifice de mort, la France d’en bas s’étripait avec l’Allemagne d’en bas. Pour le plus grand profit des précédents.

"La guerre est « l’art » de faire s’entre-tuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent…" Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la konnerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

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08/11/2017

« Is small really beautiful ? » Tè fume…

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« Tè ! Fume, c’est ce que disent en Europe les petits pays comme le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande et les pays confetti mafieux comme Malte à la France, à l’Allemagne, à l’Italie, à l’Espagne.

C’est, entre autres, ce qu’a montré la formidable enquête d’Élise Lucet « Cash investigation » consacré au vol en bande organisé complaisamment appelé dans la novlangue ultralibérale « optimisation fiscale ».

Ces « évasions fiscales » sont possibles parce que la « mondialisation » ultralibérale non seulement tolère mais favorise voire crée des « paradis fiscaux » qui sont autant d’enfers pour les populations grugées victimes de ces pratiques. Mais aussi et même surtout parce qu’à l’intérieur même de l’Union Européenne plusieurs petits pays se comportent sans vergogne comme des pirates au détriment de leurs grands voisins. Ainsi le Luxembourg, l’Irlande, les Pays-Bas et – vivement qu’il dégage ! - le Royaume Uni avec ses micros îles escrocs pompent la substance économique des grands pays. L’enquête de France 2 a démonté les systèmes qui permettent aux grandes multinationales comme Dassault, Nike, Apple, Google, Total et autres de s’exonérer de quasiment tous impôts dans les grands pays où elles font leur beurre. Ceci tout à fait légalement, ce qui – ça fait mal aux couilles à un Européen convaincu comme moi – condamne l’U.E. dans sa forme actuelle.

Le Luxembourg par exemple. Lorsque ce pays abaisse ses taux d’imposition sur les sociétés, ses rentrées fiscales devraient logiquement baisser. Mais au contraire, ces avantages fiscaux attirent les multinationales qui créent dans ce pays une société bidon, vide de toute activité réelle mais qui pompera, par un système de paiement de royalties, l’essentiel des bénéfices réalisés en France, en Allemagne, en Italie et ailleurs en Europe. Ce qui, à la sortie, rapporte plus à ce pays. Mais des pays comme la France, ou l’Italie, ou l’Allemagne, ou l’Espagne, ne peuvent pas suivre, pour garder leurs « riches » ou leurs sièges d’entreprise sur cette course à la baisse des taux parce qu’ils sont forcément perdants en matière de rentrées fiscales.

De même, lorsque qu’un petit pays baisse volontairement de coût du travail chez lui, la perte en rentrées fiscales peut être largement compensée par un surcroît d’exportation. Ce que ne peut pas faire un grand pays puisque la part des exportations dans sa balance commerciale est proportionnellement moins importante.

Ce jeu gagnant perdant ne peut exister que parce que les petits pays sont formidablement avantagés par les lois européennes. Le principal de ces avantages étant la stupide et sclérosante règle de l’unanimité concernant certaines décisions, et particulièrement en matière fiscale. Cette règle a été imposée, au traité de Maastricht, par les Britanniques. Ne faudrait-il pas profiter de l’extraordinaire bouffée d’air que donne à l’Europe le Brexit pour modifier cette règle ?

De même, les petits pays ont droit à un commissaire européen à la Commission, tout comme mes grands. Ainsi Malte, la Lituanie ou le Luxembourg pèsent autant que l’Allemagne, l’Italie ou la France. Il en est de même au niveau de la représentation au Parlement européen où ces petits pays sont largement surreprésentés, au détriment des grands, au point de pouvoir bloquer tous les mécanismes tendant à corriger les désavantages des grands pays.

Ainsi, si l’on veut harmoniser les fiscalités entre pays de l’U.E., le Luxembourg, Malte ou les Pays-Bas diront : « Tè ! Fume… »

Et ces réalités désolantes expliquent en partie les mouvements de séparatisme régionaux comme en Catalogne ou en Italie du nord où les nantis manipulent les populations en rêvant de devenir d'autres Luxembourg...


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01/11/2017

Catalogne : ça tourne à la pantalonnade « croquignolesque » !

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Il a le cul breneux Puig-Démont, le héros de « l’indépendance » catalane ! Et il fout le camp, en loucedé, pour aller « demander l’asile politique » à la Belgique. Aussi ridicule que lamentable.

Les apprentis sorciers indépendantistes ont déserté le champ avant même de livrer bataille. Parce qu’ils ont compris que les fervents partisans de l’indépendance – romantiques peut-être mais pas fous – n’avaient nullement l’intention de donner leur peau pour « libérer la patrie du joug espagnol » !

La situation en Catalogne est le fruit d’une énorme arnaque de la part d’une clique hétéroclite qui veut faire croire aux Catalans que leur « catalanité » est brimée, méprisée par l’État central espagnol. Alors qu’au contraire ce sentiment identitaire est généreusement protégé par la constitution espagnole de 1978 accordant à la Catalogne une très large autonomie avec un contrôle de la langue (le catalan est langue officielle au même titre que le castillan), de l’éducation (avec un parti pris anti espagnol marqué polluant le jugement de générations de jeunes), de la culture et des organes de presse et en particulier de la télévision ! Avec pour résultats un nationaliste rappelant les plus sombres heures de l’Europe. Rejet de l’Autre mais seulement s’il est Espagnol, par contre laxisme indécent vis-à-vis des mouvements islamistes, avec pour conséquence les massacres de la Rambla.

Les partis séparatistes – coalition hétéroclite allant de la droite extrême à l’extrême gauche - n’ont pas tenu compte de la réelle volonté populaire. Sur la base de leur victoire électorale de 2015, ils ont cru leurs souhaits en passe de devenir réalité. Le référendum boycotté, lors duquel 90 pour cent des votants avaient dit oui à l’indépendance, les a aveuglés. Ils oubliaient que leurs adversaires voulant rester fidèles à la nation espagnole ne s’étaient évidemment pas déplacés. Le prochain scrutin en décembre, officiel celui-là, mettra les pendules à l’heure. Les aspirations à plus d’autonomie des indépendantistes sont tout aussi légitimes que celles des unionistes. Le bulletin en main, il faudra penser aux entreprises qui foutent le camp, aux touristes qui boudent, à l’isolement complet, sans exception au sein de l’Europe. Rien n’est joué mais entre illusions passionnelles et réalités, les électeurs devront choisir entre l’aventure ou la raison.

L’esprit séparatiste bat de l’aile en Europe devant les réalités. Indépendance de la Catalogne ? De la « Padanie » ? Voire de la Corse ?

Combien de divisions ? Quelle monnaie ? Quelle police ? Quelle armée ? Quelle diplomatie ? Quel État ? Quelle place dans le concert mondial ? Rien ! Nada ! Alors les lampions s’éteignent et le pragmatisme fera le reste.

Cette montée des séparatismes était – hélas – inscrite dans le traité de Maastricht. Pas ouvertement bien sûr, mais sournoisement, planqué dans quelques institutions, comme le Comité des régions par exemple, avec pour finalité un fédéralisme impliquant l’affaiblissement des nations au profit de « régions » pluriétatiques réelles ou fantasmées. Pour cela il fallait « du passé faire table rase » et s’efforcer de dissoudre les nations dans des entités plus petites, plus faibles et donc plus dociles. Pari d’apprentis sorciers car le pouvoir qu’on enlève au peuple, aucun autre peuple ni aucune réunion de peuples n’en hérite. Ce sont des technocrates désignés et contrôlés sans beaucoup de démocratie qui en bénéficient et le déficit démocratique, tare originelle de la construction européenne, qui s’en trouve aggravé.

L’Europe fédérale des Régions, sous prétexte de rapprocher les citoyens du pouvoir, veut en fait mettre hors jeux les États nationaux.

Qu’adviendra-t-il à terme ? On remplacera les quelques frontières nationales existantes par une multitude de frontières locales invisibles mais bien réelles. On formera de petites provinces là où il y avait de grands États avec autant de communautés crispées sur leurs égoïsmes locaux. On laissera les régions riches devenir toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Ce sera, pour le coup, une Europe des tribus régie par l’égoïsme : plus de péréquation, plus de redistribution, plus d’aménagement. Ce sera le règne du chacun pour soi. Le résultat de ce dépeçage sera quelques régions riches entourées d’une multitude de territoires plongeants, seuls, dans la pauvreté. Après quoi les puissances financières, les mafias multinationales dicteront leurs lois à ces petites entités politiques, avec la complicité de la technocratie bruxelloise, des institutions financières et de l’Otan en matière de défense.

La technocratie de Bruxelles semblent elle-même s’effrayer de cette perspective, Junker s’alarmant d’envisager « une Europe à 85 » !

Il serait temps d’y penser.



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26/10/2017

Glyphosate, pesticides. En avoir ou pas…

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Oui, nos politiques « en auront-ils ou pas » ? Imposeront-ils enfin la fin et la sortie du glyphosate sous quatre ou cinq ans ? Notez le cynisme ahurissant de ces ir-responsables qui proposent ainsi de continuer pendant 4 ou 5 ans d’empoisonner sciemment les populations pour permettre aux industriels de « liquider leurs stocks » !

C’est tout de même dingue d’être désarmé face à des dérives criminelles et de passer pour des emmerdeurs en ne demandant que le respect du principe de précaution.

Le Parlement européen a lancé un appel à éliminer progressivement le pesticide controversé d’ici à fin 2022 alors que la Commission européenne, elle, veut prolonger son autorisation pour 10 ans. Pas de sortie du poison, son renouvellement jusqu’au prochain renouvellement. Mais le Parlement n’a qu’un avis consultatif tandis que la Commission est décisionnaire mais elle doit suivre la décision prépondérante des États membres. Sacré foutoir. La France propose une sortie du glypho en quatre ans. Hulot voulait trois mais il a en travers le ministre Travers, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base ! Et c’est cet étrange groupe de pression, acoquiné avec Monsanto et tous les chimistes, qui a ses entrées au ministère de l’agriculture et donne sa feuille de route à un ministre de l’agriculture totalement incompétent. N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible ! Les aliboffis commencent sérieusement à enfler !

Tiens, en parlant des aliboffis (ce sont les génitoires, les couilles en terres provençales), sachez que l’un des effets du glypho tant chéri par les Fnsea-boy’s, la qualité du sperme décline dans pratiquement toutes les régions françaises. En l’espace de 17 ans, entre 1989 et 2005, la concentration du sperme en France a diminué de près d’un tiers (32,2 %), indiquait une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée en 2013 dans Human Reproduction. Un homme de 35 ans avait en moyenne 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre en 1989, mais seulement 49,9 millions/ml en 2005. À cela s’ajoute des problèmes de puberté précoce. Il serait intéressant de connaître l’état sanitaire des épandeurs de pesticide… Les paysans doivent être protégés contre leur konnerie.

D’ores et déjà on sait que les cancers progressent. Les pédiatres sont confrontés à des pathologies qu’ils ne connaissent pas, le taux de pubertés précoces est alarmant, les malformations physiques et neurologiques de bébés augmentent, les cancers des enfants augmentent de 1 % chaque année depuis presque 30 ans et ceux des adolescents de 1,5 % par an. Et la France occupe la deuxième place mondiale pour le volume de produits phytosanitaires consommés. Le coq français, les pieds dans la merde, perd sa crête !

Ouais mais tout ça, c’est du bourrage de crâne, qu’ils disent les pro-glypho à la solde de l’industrie chimique qui s’est rapprochée de l’industrie du tabac pour savoir quelles techniques les cigarettiers avaient employées pour retarder l’établissement de liens entre cancer du poumon et tabac.

Officiellement, le glyphosate est inoffensif pour l’homme. D’après l’agence européenne de régulation des aliments (EFSA) et son homologue américaine (EPA), le glyphosate n’est pas cancérigène. Mais le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), œuvrant pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a classé en 2015 le glyphosate comme « cancérogène probable ». Les avis du CIRC n’ont jamais été pris en défaut tandis que l’EFSA – censée protéger les citoyens européens - ne fait pas la différence entre des études publiées par l’industrie et celles de scientifiques indépendants.

Pourtant, le combat contre le glyphosate risque de n’être qu’un combat d’arrière-garde. En effet, le brevet de ce produit est maintenant tombé dans le domaine public et n’est plus la poule aux œuf d’or pour Monsanto. Mais la firme a déjà dans ses cartons le remplaçant : le « Dicamba » ! C’est nouveau, ça vient de sortir aux USA où ça fait des ravages.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire, nous, les con-sommateurs ? Et bien, si l’on ne peut pas faire son jardin, on peut toujours bouder, boycotter tous les produits provenant de l’agriculture utilisant le glyphosate et, plus largement, les « intrants » pesticides. Pour cela, privilégier le bio. On peut aussi se grouper pour faire des « actions de groupes » qui déposeront plainte contre la FNSEA, l’État et la Commission européenne pour "tentative d’empoisonnement" !

Ça les fera sûrement réfléchir les empoisonneurs. Chiche !


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23/10/2017

BCE, FMI, fonds vautours : RENDEZ LE FRIC AUX GRECS !

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Les Grecs crèvent la dalle, leur pays est vendu à l’encan, leurs dirigeants « dirigent » avec sous la gorge le couteau de la BCE (Banque centrale européenne) et sur la tempe le flingue du FMI (fond monétaire international). Et pendant ce temps, ces mêmes institutions – élues par personne, ne représentant que les intérêts des mafias financières – se sont engraissées de plus de 10 milliards sur leur sueur, sur leur misère, sur leur santé, sur leur désespoir. En effet, la banque centrale vient de gagner 7.8 milliards d’euros grâce aux intérêts des bons du Trésor grec qu’elle détient et le FMI a amassé un pactole de 2.5 milliards d’intérêts sur les prêts qu’il a concédé à Athènes.

Ces deux institutions avaient accepté un système de redistribution afin que ces sommes soient reversées à l’État Grec. Tè ! Fume…

Ou plutôt « Halten ! Rauchen… » qu’il leur a dit Wolfgang Schäuble, le sinistre ministre allemand des finances, fort de la complicité honteuse de ses collègues français, italiens, hollandais et autres. Les sommes des intérêts de la dette ont immédiatement été transférées non pas dans les caisses de l’État grec pour assouplir l’austérité imposée au peuple mais… dans les caisses des banques privées allemandes, françaises, italiennes et du Benelux principalement, pour « rembourser » une dette inique et douteuse. Et cette redistribution s’est arrêtée dès que Tsipras a été élu ! Non mais, pour qui il se prend ce gauchiste et son (éphémère hélas) ministre des finances motard !

Mais d’où viennent-ils ces 10 milliards d’intérêts ? Des titres grecs que la BCE a achetés au cours des années 2010-2012 dans le cadre du programme SMP (Securities Markets Programme). Ceci dans le cadre plus général du « mémorandum » signé en mai 2010 et approuvé un an plus tard contraints et forcés par les gouvernements grecs et qui a engagé la Grèce dans une série de réformes censées dynamiser sa compétitivité – privatisations, baisse des salaires dans la fonction publique, dérégulation de professions, etc. –, auxquelles ont répondu grèves et manifestations. Cette politique de rigueur était une condition à l’accord d’un prêt par la troïka (le FMI, la Commission européenne, et la Banque centrale européenne) de 110 milliards d’euros.

Outrepassant largement sa mission, la BCE a refusé toute réduction de la dette grecque afin de protéger les intérêts des banquiers privés. De plus, en achetant de la dette grecque, elle a soulagé ces mêmes banquiers de leurs créances pourries tout en maintenant artificiellement haut le cours de ces titres. Sans ça, leur valeur aurait dégringolé jusqu’à un plancher de 20 %. Dès lors, l’État grec aurait pu les racheter avec cette décote, arrêtant ainsi le racket des intérêts. Ceux-ci courent sur le nominal et pas sur le cours. La BCE, tout comme les fonds vautours qui ont acheté avec la décote, a exigé et obtenu un remboursement à 100 %, avec des taux d’intérêt jusquà 6,5 % ! D’où ces milliards d’intérêts.

Ça défrise, hein ! Goldman-Sax a bien fait école…

On peut agir, à notre petit niveau, en exigeant le remboursement aux Grecs de ces sommes rackettées en signant cette pétition :

Signer la pétition

 

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16/10/2017

D’un « gros porc » à l’autre.

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"Pétrole O Akbar"

 

Pendant qu’on nous bourre le mou avec les exactions d’un gros porc étasunien violeur d’actrices, un autre gros porc, toujours étasunien, est en passe de déchirer la principale réussite internationale de son prédécesseur : le traité concernant le nucléaire iranien. Une loi oblige le président américain à dire au Congrès, tous les 90 jours, si l’Iran respecte le texte et si la levée des sanctions qui l’accompagne est bien dans l’intérêt national des États-Unis. En cas de « non-certification » par le président – ce qui est le cas - la loi donne au Congrès 60 jours pour décider de réimposer ou non des sanctions. Trump fait la preuve qu’il ne s’intéresse pas au fond des dossiers. Il envoie la balle dans le camp du Congrès.

L’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 avec la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et les États-Unis, vise à garantir le caractère strictement pacifique et civil du programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions. Tous les contrôles internationaux attestent que l’Iran se tient à ces accords. Pourtant Trump, contre l’avis de ses propres experts, estime, lui, que « l’Iran ne respecte pas l’esprit des accords ». A quoi joue-t-il ? Quel intérêt représente-t-il ? On a du mal à débrouiller les idées germant dans les quelques neurones du président yankee. Mais on peut y subodorer la pression de multinationales étasuniennes…

Il ne faut pas oublier qu’il y a des intérêts économiques importants. L’Iran est un pays de 80 millions d’habitants, trois fois plus vaste que la France, fortement urbanisé. Ce pays a besoin de développer ses autoroutes, ports, aéroports, hôtels, etc. Mais aussi ses infrastructures en matière de distribution d’eau, d’électricité, de télécommunication. Sur ces marchés, les entreprises européennes – françaises, italiennes, allemandes – se taillent la part du lion. Au détriment des entreprises étasuniennes. Dès lors, en remettant en cause ces accords et donc en réactivant les sanctions contre l’Iran, les États-Unis saccageraient les efforts des entreprises européennes de s’implanter en Iran, ceci à travers leur système de chantage : « tu travailles avec l’Iran ? Tu ne travailleras plus avec les États-Unis ». Quant aux grandes banques européennes qui pourraient revenir en Iran, toujours traumatisées par l’affaire BNP Paribas, à juste raison, elles ont peur des réactions de Trump.

Ainsi, vraisemblablement pour de basses raisons de guerre économique, Trump risque de déclencher un foutoir encore pire qu’il n’est actuellement au Moyen-Orient. Si les États-Unis réactivent les sanctions, les autres pays – pour les raisons de chantage économique vues plus haut – freineront voire annuleront leur pénétration en Iran. Et ce pays – se percevant légitimement trahi - reprendra sa course à la Bombe. Avec pour corollaire une course parallèle à la Bombe en Turquie et en Arabie saoudite. Bonjour les agréables perspectives…

L’Iran est donc désigné comme « l’ennemi principal » par les États-Unis alors que ce pays n’a plus fomenté d’actions belliqueuses envers le monde occidental depuis longtemps. Bien sûr on est loin d’une démocratie, mais la théocratie au pouvoir passe par les urnes et elle évolue. On est loin des outrances de Mahmoud Ahmadinejad. Le peuple iranien est éduqué, ouvert et revendique avec une légitime fierté un passé aussi riche et glorieux que nos propres racines gréco-romaines.

Le monde occidental, sous le joug des États-Unis, se trompe d’ennemi. Qui est responsable des attentats ? L’Iran chiite ? Non, ce sont des groupuscules terroristes sunnites – Daech, Al Quaeda, Boko Haram, Sheeba, Al Nostra, etc. - soutenus financièrement, militairement et idéologiquement par l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweit et toutes les pétrodictatures du Golfe. Or, où a été le président Trump dès son élection ? En Arabie saoudite…

Notre ennemi a plusieurs incarnations. D’abord les organisations terroristes déclarées qui pourchassent, égorgent, décapitent, crucifient les « mécréants », les « apostats », les « mauvais musulmans », bien sûr, mais aussi des États « amis », reconnus, dotés d’armées régulières équipées par les fleurons de notre industrie d’armement, de moyens financiers gigantesques issus des hydrocarbures (monarchies du Golfe), et même du feu atomique (Pakistan). Cette hostilité est également incarnée, relayée et même cautionnée - sous couvert de droit à la liberté religieuse - jusqu’au sein de nos sociétés ouvertes ou des Nations unies, par des organisations et associations subversives appuyées partout dans le monde par ces mêmes États. Elle trouve dans nos sociétés ouvertes des alliés, des « idiots utiles » qui, obnubilés par leur haine de la société qui les nourrit, se conduisent comme des collabos.

Aveuglement ou complicité ? Les deux mon général. Qui subit les sanctions économiques ? L’Arabie saoudite, dictature moyenâgeuse d’où sont venus les tueurs des tours de New York, qui diffuse partout dans le monde la doctrine mortifère wahabite-salafiste, qui soutient, arme et finance les mouvements terroristes qui assassinent dans nos rues ? La Turquie, qui à la suite d’un « coup d'État » douteux, embastille les journalistes, emprisonne toute opposition, bombarde les Kurdes vainqueurs de Daech et diffuse dans nos pays l’idéologie salafiste ? Non. Les sanctions sont contre l’Iran et… la Russie !

Allah et Pétrole o akbar !


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13/10/2017

Vous avez aimé le Glyphosate ? Vous adorerez le Dicamba !

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L’Union Européenne a reporté au 25 octobre sa décision concernant le renouvellement ou non de l’autorisation du glyphosate. « Ils » ont encore botté en touche…

« Ils », ce sont les technocrates de Bruxelles. « Ils » voudraient bien faire plaisir à leur pote Monsanto et renouveler pour dix ans l’autorisation d’utilisation de ce poison pour les « mauvaises » herbes mais pas que… Seulement il y a des pays qui ruent dans les brancards. Et notamment la France, mais aussi l’Italie et l’Autriche. Quels mauvais coucheurs ces pays ! Pourtant Monsanto, dont on connaît l’altruisme exemplaire, n’a pas lésiné pour porter la « bonne parole » chimique auprès des décideurs européens !

L’exécutif européen prévoit donc de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des États membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision. Combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

En 2015 cette molécule a été classée comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, branche de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) basée à Lyon. Selon la législation européenne et au nom du principe de précaution, son autorisation qui expire à la fin de l’année ne devrait donc pas être reconduite. Mais ce risque est contesté par les industriels. Et pas que Monsanto puisque la molécule est tombée dans le domaine public et que de nombreux concurrents ont mis sur leur marché leurs propres merdes… Ben voyons ! L’OMS elle-même, après avoir donné le glyphosate « cancérigène probable », a subi des tonnes de pression et, dans une étude contradictoire, juge « peu probable » le risque de cancer chez les consommateurs « exposés par l’alimentation ». La encore, combien de voyages au Bahamas ou plus si affinité pour les « zexperts » ?

Le lobby des empoisonneurs a trouvé un allié de poids avec la FNSEA qui, il y a quelques jours, a organisé sur les Champs-Élysées une manif « spontanée » de pauvres agriculteurs « sur la paille » réclamant à cor et à cri le renouvellement de l’autorisation de leur cher glyphosate. Après ça, on s’étonnera du fossé qui se creuse entre les agricolos canal FNSEA et les cochons de con-sommateurs !

Nicola-libi Hulot a payé de sa personne en allant rassurer les FNSEA-boys. C’est d’ailleurs un sacré foutoir au gouvernement à ce sujet : Hulot leur a dit n’être « pas sourd à leurs revendications », Travers (le ministre de l’agriculture) est lui favorable au poison pour « cinq à sept ans », Castaner, le bavard officiel du gouvernement, dit : « avant la fin du quinquennat, le gouvernement s’engage à obtenir des progrès significatifs pour tous les pesticides », dont le glyphosate. Pas d’interdiction stricte, donc, mais « trouver des produits de substitution d’ici à la fin du quinquennat ». Bonjour la clarté…

Cinq ans ? Sept ans de plus de poison ? Baratin que tout ça puisque la proposition de la commission européenne est de dix ans de prolongation. Assez pour refiler de belles malformations aux lardons glyphosatés, assez pour générer de beaux cancers made in Monsanto.

Mais soyons optimistes. Peut-être bien qu'« ils » vont finalement l’interdire le glypho. Vous savez quand ? Lorsque arrivera sur le marché son petit frère, qui se fait déjà une belle santé aux Zuessa : le « Dicamba » ! En voilà un joli nom. On dirait une danse brésilienne bien sensuelle genre samba ou lambada ! Mais soyons rassurés : la plupart des individus ayant subi un empoisonnement grave au Dicamba et ayant survécu ont récupéré dans les deux à trois jours sans effets durables apparents. Les symptômes d’empoisonnement chez l’homme, par le dicamba sont : perte d’appétit (anorexie), vomissement, douleurs et contractions musculaires (spasmes, battements de cœur) essoufflement, effets sur le système nerveux central, traces d’acide benzoïque dans l’urine, incontinence, cyanose (peau bleue), et épuisement induit par spasmes musculaires répétés. L’inhalation peut être suivie d’irritation des cloisons nasales, des poumons et d’une perte de voix. Le dicamba ne semble pas être mutagène, mais est suspecté d’être tératogène chez l’homme. C’est pas sympa tout ça ?

Et qui c’est qui fabrique cette petite merveille ? Ben, Monsanto et BASF. Monsanto qui est en passe d'être racheté par Bayer, d'occuper une position de monopole et ainsi – en disparaissant - échapper à la palanquée de procès qu'elle a au cul...

Vous voulez avoir une idée des « bienfaits » de ce fils putatif du glyphosate ? Voir ici

Allez-y, vous n’en reviendrez pas.

 

Sources :

https://livre.fnac.com/a2607630/Marie-Monique-Robin-Le-monde-selon-Monsanto

https://www.arte.tv/sites/robin/

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-13-octobre-2017

https://www.courrierinternational.com/article/agrochimie-apres-le-glyphosate-le-dicamba-fait-des-ravages-aux-etats-unis

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dicamba

https://www.infogm.org/6346-etats-unis-dicamba-nouvel-herbicide-deja-sellette


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09/10/2017

Catalogne : premier pas vers une « tribalisation » de l’Europe ?

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Les indépendantistes annoncent la couleur en brûlant les drapeaux espagnol, européen et...français.

 

Des coups de triques contre des bulletins de vote… Craignos, Rajoy ! La manière rappelle les plus sombres heures fascistes – la droite espagnole semble, hélas, renouer avec son passé franquiste – et vise plus à l’intimidation cynique qu’au rétablissement de l’état de droit. Qu’espère-t-il Rajoy ? Que la disproportion de la répression radicalise les Catalans afin de pouvoir les réprimer plus durement ? Calcul d’apprenti sorcier dans un pays qui a connu l’une des plus terribles guerres civiles.

Pourtant le jusqu’au-boutisme des indépendantistes catalans ne laisse que peu de possibilités au gouvernement central espagnol, sauf à accepter le dépeçage du pays et, par contagion, la tribalisation de l’Europe. Selon les sources catalanes, la participation au « référendum » a été de 43 % et le « oui » à l’indépendance a recueilli plus de 90 % des voix, soit 2,2 millions de suffrages. Invérifiable évidemment en l’absence de toute commission électorale. Mais cela est loin, très loin de faire une majorité et de légitimer une sécession ! L'écrivain Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, de nationalité péruvienne et espagnole, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots en qualifiant l'indépendantisme catalan de "maladie".

Le gouvernement espagnol a été pour le moins maladroit d’interdire aux Catalans de s’exprimer, d’autant plus que par ce fait les opposants à la sécession ne se sont évidemment pas dérangés, ne se sont pas exprimés, ne donnant qu’une base bien étroite malgré les chiffres ronflants à la « victoire » des indépendantistes. Pourquoi n’a-t-il pas couper l’herbe sous les pieds des extrémistes en organisant, légalement, un référendum sur la volonté des habitants de la région espagnole Catalogne de sortir de la nation Espagne, et donc aussi, par répercussion, de l’Europe ? Avec une campagne électorale explicative, permettant de proposer le choix entre la raison et la passion. Mis au pied du mur les électeurs catalans auraient réfléchi et les indépendantistes auraient perdu ce référendum, leurs propres chiffres (voir plus haut) le montrent. Le problème serait désormais résolu, avec une sortie par le haut.

Au lieu de ça, la droite espagnole au pouvoir, corrompue jusqu’à l’os, et son gouvernement méprisant ont préféré envoyer des flics…

De l’autre côté, les indépendantistes forment une coalition hétéroclite allant des « modérés » de « Junts pel Si » (ensemble pour le oui) aux extrémistes d’ultra gauche de la CUP (candidatura d’unitat popular). Jusqu’à ce dernier dimanche, ils étaient les plus braillards et monopolisaient l’attention des médias en occupant la rue. Mais ce dimanche 8 octobre, les « silencieux » anti indépendantistes ont décidé de ne plus le rester et ont, eux aussi, occupé la rue, pas centaine de milliers.

Dès lors, la possible déclaration d’indépendance unilatérale par le président de la Generalidad catalane, serait (sera ?) une redoutable erreur. Parce qu’à cet acte de sécession Madrid opposera une suspension de l’autonomie catalane, provoquant de fait ce qui sera perçu comme une occupation espagnole de la Catalogne. Le terrible spectre de la guerre civile planera alors, à la merci de dérapages que des provocateurs de tous bords ne manqueront pas d’organiser. Aux fous !

Et l’Europe dans cette histoire ? Brillante par sa quasi-inexistence. Les instances européennes semblent tétanisées devant une question qui met pourtant en jeu l’existence même de l’Union. Alors qu’elle devrait être à la manœuvre pour imposer une médiation aux deux parties, Frans Timmermans, le 1er vice-président de la Commission européenne s’est borné à réduire son intervention à deux points clés : - l’Europe ne reconnaît que l’état de droit ; - elle soutient le gouvernement espagnol et sa répression « vigoureuse » admettant que « la tâche de respecter et de défendre l’État de droit peut parfois nécessiter un usage proportionné de la force ». L’état de droit est un des fondements de l’Europe, mais il y a aussi la défense des droits de l’homme et de la démocratie.

Il faut dire qu’elle a le cul entre deux chaises la commission européenne : depuis longtemps elle œuvre de manière sournoise au démantèlement des puissants États Nations en promouvant son « Europe des régions ». Ceci en préconisant des unions transfrontalières entre Pays basque espagnol et français, Catalogne espagnole et française, Savoie italienne et française, Alsace et Bade Wurtenberg, etc., autant d’entités fondées sur une ethnicité réelle ou fantasmée et surtout un égoïsme revendiqué vis-à-vis des Etats Nations. Le but inavoué est de démanteler encore plus celles-ci au profit d’entités régionales plus petites et donc plus faciles à contrôler !

Ce mouvement indépendantiste est avant tout égoïste : c’est le refus de la solidarité, de « payer pour les autres ». L’écrivain de nationalité péruvienne et espagnole Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature, a qualifié l’indépendantisme catalan de « maladie ». A ce jeu dangereux, vers quelle Europe va-t-on ? Est-il concevable de laisser la riche Catalogne rejeter le reste de l’Espagne ? L’opulente Italie du Nord, dédaigner le pauvre « mezzo giorno », la Flandre désintégrer la Belgique et se coupant de la Wallonie ? Etc. Le résultat de ce dépeçage sera quelques régions riches entourées d’une multitude de territoires plongeants, seuls, dans la pauvreté. Après quoi les puissances financières, les mafias multinationales dicteront leurs lois à ces petites entités politiques, avec la complicité de la technocratie bruxelloise, des institutions financières et de l’Otan en matière de défense.

Il est vrai que cette Europe-là est celle pour laquelle œuvrent des technocrates élus par personne. Cette Europe dirigée par des « commissaires » dont la majorité a fait ses études… aux USA ! Cette Europe qui a renié ses buts premiers - paix et solidarité – pour les remplacer par la mise en concurrence « libre et non faussée » de tous contre tous. Cette Europe, grosse larve qui s’étale sans colonne vertébrale, sans dessein autre que de devenir le larbin des USA à travers les accords de libre-échange CETA et TAFTA. Cette Europe inféodée par la félonie de ses « dirigeants » aux seuls intérêts anglo-saxons.

Reste la question du pouvoir central espagnol. Quel avenir pour une monarchie désuète, héritière du franquisme ? Le Roi, à une époque, a sauvé la démocratie, mais depuis l’institution royale a été dévalorisée par toutes sortes de magouilles et n’est plus le ferment de l’unité du pays. Il serait peut-être temps, pour les Espagnols, de poser clairement la question de l’abdication du Roi et de l’instauration d’une République fédérale, respectueuse de tous les peuples espagnols.

Dur, dur de faire rêver même des Européens convaincus avec de telles perspectives.

 

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