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27/09/2018

Migrants. Entre Europe et Afrique : la raison du plus fort…

 

bateau migrants africains.jpg

La grande dégoulinante de bons sentiments ruisselle autour des tribulations de l’Aquarius. Les jocrisses, les bien-pensants, les tartuffes s’horrifient – à juste titre – de ces centaines, de ces milliers de femmes, enfants, hommes attirés par le miroir aux alouettes de l’eldorado européen et qui après avoir engraissé les maquereaux passeurs finissent pour quelques-uns et quelques-unes en patapon pour requin et crabes de la Méditerranée. Un pseudo-Eldorado où ils ne sont pas souvent les bienvenus, où leur arrivée est perçue comme une invasion et génère de dangereux glissements vers des régimes qu’on croyait définitivement enterrés.

Mais ces bien-pensants se gardent bien de dire pourquoi ces gens partent de toute l’Afrique en une migration suicidaire vers le nord, vers ce continent européen que les séries télés, les films, les magazines leur montre comme le paradis, le bonheur consumériste à la portée de tous.

À travers les réseaux sociaux, des filières sont en place dans l’Afrique subsaharienne pour appâter, recruter, faire venir essentiellement des hommes jeunes. Payées par qui ces propagandes, ces filières ? Pour engraisser qui ? Des passeurs, mais pas que… Des patrons avides de chairs fraîches, jeunes, corvéables à merci, mais pas que… Aussi des ONG dont le fonds de commerce est d’organiser des navettes entre les côtes africaines et l’Europe. Encore des sociétés ultralibérales qui voient dans ces migrants de quoi regonfler une démographie en grève et… assurer le paiement de leurs retraites.

Mais ce qu’on ne leur montre pas à ces aspirants remplaceurs, ce sont les milliers de sans-abri, de sans-dents, de chômeurs, de grévistes européens. On s’efforce de leur cacher les bateaux surchargés qui chavirent, jetant à la mer, dans le froid de la nuit, leur cargaison dérisoire d’espoirs déçus, de vies perdues.

Pourtant ils veulent malgré tout venir… Pourquoi ?

S’ils fuient l’Afrique, c’est parce qu’ils n’ont pas d’avenir chez eux. Où du moins c’est ce qu’ils pensent ou qu’on leur fait croire. Parce qu’ils sont victimes, chez eux, du pillage des richesses de leur continent part les entreprises multinationales européennes, étasuniennes et maintenant chinoises. Ceci étant le résultat d’accords économiques léonins, d’inspiration ultralibérale.

Concernant l’U.E. on les appelle les A.P.E. (accords de partenariat économique), proposées par l’Union européenne à l’Afrique. Ces accords sont entre l’Union européenne et l’Afrique ce que les accords Tafta voudraient être entre les États-Unis et l’Europe : des traités de vassalisation organisant le pillage du plus faible par le plus fort. Vis-à-vis des États-Unis, nous sommes les victimes, vis-à-vis de l’Afrique, nous sommes les bourreaux.

De l’esclavage à la colonisation et de celle-ci à la mondialisation, nous sommes en face de la même logique : décider pour les Africains (et d’une manière toujours conforme aux intérêts de l’Europe) la manière dont ils doivent exister face au reste du monde. La seule différence entre hier et aujourd’hui réside dans la nature des gadgets avec lesquels la lucidité de l’Africain est assommée : aux pacotilles ont succédé les « attestations » de leadership délivrées par l’Europe, les États-Unis, la Chine à des chefs d’État africains qui se disputent sans gêne la reconnaissance de l’homme riche et de son système politico-économique. Ces mêmes élites africaines, défendent souvent avec acharnement, des félonies qui se sont enrichies sur le dos des contribuables. D’autres installent au pinacle, des despotes qui se sont arrogé le pouvoir par la fraude électorale… On est loin de la « bonne gouvernance »…

Ce qu’il y a surtout à redouter aujourd’hui au sujet de ces APE et de la lecture qu’en fait l’Afrique c’est essentiellement une stratégie de déconstruction des zones économiques et monétaires ou tout bonnement une décomposition de l’Union africaine par l’alignement d’un cartel de chefs d’États corrompues sur les ambitions impérialistes de l’U.E.

L’Afrique n’a absolument rien à gagner dans les APE : la Côte d’Ivoire a beau espérer vendre son cacao, mais elle doit savoir qu’elle ne maîtrise guère ses cours mondiaux et la technologie de transformation dont elle dispose est tellement rudimentaire que sa matière première pourrait lui être achetée et revendue moins cher. Le Sénégal n’a que son huile d’arachide que personne ne veut plus consommer en Europe et dont le cours a été fortement déprécié par les autres huiles. Le bois brut gabonais ne peut nullement contrebalancer la perte de devises qu’entraînerait l’ouverture des frontières gabonaises à l’UE.

Concrètement, c’est plus aucun droit de douanes à l’entrée des produits européens en balance de l’entrée des produits africains en Europe là encore sans droits de douane. Mais pour ce dernier volet, c’était déjà le cas ! Donc c’est tout gagnant pour les Européens et tout perdant pour les Africains. Et ainsi les élevages de volailles locaux sont foutus en l’air par les importations sans taxes douanières de poulets européens subventionnés ! C’est la filière du lait locale qui ne peut pas lutter, et ainsi de suite dans tous les compartiments économiques. C’est la fameuse liberté du renard dans le poulailler.

De toute façon la question que soulèvent les APE n’est pas fondamentalement une simple question économique : c’est une question de justice, d’équité et de morale universelle, et pour cette raison, c’est un combat que l’Afrique peut et doit mener avec tous les autres hommes et toutes les autres régions économiques de cette planète.

Dans son discours sur l’état de l’Union, il y a quelques jours, devant le Parlement à Strasbourg, Jean-Claude Juncker a décrit l’Afrique comme le « continent cousin » de l’Europe. Il a déclaré aux eurodéputés que lui et Paul Kagame, le président du Rwanda et président de l’Union africaine, s’étaient accordés à mettre fin à la relation donateur bénéficiaire des deux continents : « Nous sommes tombés d’accord pour qu’à l’avenir nos engagements respectifs soient réciproques. Nous voulons construire un nouveau partenariat avec l’Afrique ». Ben voyons… Paroles, paroles, paroles.

En réalité l’Union européenne exerce des pressions sur les pays africains argumentant que « l’aide au développement » pourrait diminuer drastiquement en cas de refus de signer. C’est du chantage.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Ainsi en 1963, la convention de Yaoundé (Cameroun) portait sur le commerce mais avec des préférences tarifaires non réciproques en faveur des produits des 18 états concernés, sur la coopération financière et technique et sur des projets d’infrastructures économiques et sociales. Plus tard, en 1975, la convention de Lomé (Togo), fondée sur le partenariat et la solidarité, était signée avec un groupe de 46 pays. De 1984 à 1995 vont se succéder les conventions Lomé III, IV et IV bis, qui concernent finalement 70 pays. Mais peu à peu, les accords s’imprègnent des thèses néolibérales émergentes.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, la nécessité de « s’insérer dans l’économie mondiale » devient la priorité. L’Union a choisi d’imposer les règles de l’OMC aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) plutôt que de s’associer à eux pour les rendre plus équitables. Elle a choisi de faire perdre aux pays les moins avancés (PMA) de la zone ACP (40 sur 77) les dérogations que leur accordent les règles de l’OMC lorsqu’ils ne signent pas d’accords de libre-échange. Les préférences tarifaires non réciproques doivent disparaître. Elles ne sont en effet pas compatibles avec les règles de l’OMC qui imposent la réciprocité : les pays ACP doivent s’ouvrir aux produits européens de la même manière que le marché communautaire s’ouvre aux produits ACP. Ce sont les accords de Cotonou où l’on passe du respect de la souveraineté au dogme de la « croissance » que favoriserait (!!??) un marché « libéré » des obstacles à la concurrence. Dans les négociations, la Commission, négociateur unique au nom des États membres de l’Union, en a imposé la langue, le contenu et le rythme, en dépit des protestations des gouvernements ACP. Les documents sont rédigés en anglais, et les discussions ont lieu dans cette langue. Or les pays concernés d’Afrique, qui représentent 94 % de la population ACP, ont, très largement, le français comme langue véhiculaire. Bonjour la francophonie et l’influence de la France en Europe…

Séparer pour mieux régner est la devise de l’U.E. Elle divise ainsi les ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique autrement dit les anciennes colonies) signataires des accords de Lomé en six régions : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Corne de l’Afrique, Afrique australe, Caraïbes et région Pacifique. Et elle négocie avec chaque sous ensemble séparément. Pour la Commission, il ne s’agit pas de traiter les pays ACP en partenaires, mais bien d’organiser leur mise en concurrence, c’est-à-dire, selon la formule désormais consacrée, de les « intégrer dans le commerce mondial ». Les négociations visent à remplacer les mécanismes de solidarité des conventions de Lomé par la concurrence économique et commerciale orchestrée par l’OMC. La convention de Cotonou contraint ainsi des économies faiblement développées à affronter sur un pied d’égalité les entreprises des pays les plus riches. Les dés sont pipés. La vision du monde que propage désormais l’UE, à l’instar des États-Unis, s’organise autour de l’idée dominante de compétition.

L’U.E. ressert le discours des lobbies patronaux selon lequel les dérégulations favoriseraient les investissements. Elle exige donc la suppression des restrictions aux investissements dans le domaine des services. Il s’agit, en fait, d’interdire à ces pays de choisir eux-mêmes les investisseurs étrangers et de définir quel type de société ils entendent construire. Elle exige la concurrence, dont il faut assurer, selon une expression digne du traité constitutionnel européen, le caractère « libre et non faussé » ; les marchés publics, où elle entend qu’entreprises étrangères et entreprises nationales soient traitées sur un pied de stricte égalité ; et enfin l’investissement, où elle réclame une dérégulation des régimes en vigueur dans la plupart des pays ACP. C’est David sans sa fronde contre Goliath avec un flingue.

Les firmes européennes entendent opérer en toute liberté là où elles investissent, et tirer le profit maximum de l’absence d’exigences salariales, de législations sociales et de contraintes environnementales.

Mais la résistance s’organise. Ainsi en 2004, à Maputo (Mozambique), des centaines d’associations africaines, réunies à l’invitation de Third World Network Africa, un des réseaux altermondialistes les plus actifs, adoptent la déclaration de Maputo. Véritable document fondateur de la résistance africaine à la recolonisation par le libre-échange, elle dénonce les APER comme un instrument de la domination européenne sur les marchés émergents ; comme une agression contre les droits à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources et les capacités des États ; comme une volonté d’exacerber les tensions entre sous-groupes africains et comme une négation des préoccupations légitimes des pays africains demandant un changement des règles de l’OMC. Reprise par le Forum social africain (Lusaha, décembre 2004), elle appelle à une transformation radicale des relations entre l’Europe et les pays ACP, fondée sur un principe : l’émancipation des peuples africains doit être leur propre œuvre.

Ces accords procèdent de la logique de la loi des plus forts – Europe, États-Unis, Chine et de leur volonté de recolonisation déguisée de l’Afrique. Avec non plus les canonnières et les fusils comme armes de coercition mais la dette. Et les Chinois ne sont pas les derniers en la matière : ils construisent des routes, des infrastructures, ils fournissent des matériels, des équipements creusant ainsi pour les pays africains une dette fournie en nature mais qui devra être remboursée en matières premières à bas coût voire… en dollars !

Le flot des migrants prend sa source dans ces relations déséquilibrées. Il ne se tarira qu’avec le développement africain de l’Afrique, par et pour les Africains avant tout.

Faute de quoi se réaliseront les prophéties de Boumedienne, qui avait déclaré en 1974 devant l’assemblée de l’ONU : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, c’est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire. »

Vu sous cet angle, les cris d'orfraies de nos bien-pensants en faveur de l'Aquarius et de l'ouverture sans condition de nos frontières sonnent comme une musique d'accompagnement de cette exploitation de l'Afrique.


Sources et liens :

http://www.pressafrik.com/LES-APE-ou-la-logique-d-une-recolonisation-deguisee-de-L-Afrique_a149779.html

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#tout-en-haut

http://www.senxibar.com/Accords-de-partenariat-economique-ACP-UE-La-coalition-Non-aux-APE-demande-a-l-Etat-de-suspendre-sa-signature_a35645.htm

http://www.acp.int/fr

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/JENNAR/11912#nb11


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17/09/2018

Deutsches Europa. Achtung ! Mais où sont les Français ?

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La belle idée de l’Europe agonise. Les causes en sont multiples mais il en est une qui – hélas – se précise, c’est l’hégémonie allemande.

Un des plus grands penseurs et philosophes allemands, Jürgen Habermas met d’ailleurs ses compatriotes sévèrement garde : « Le « leadership » dont a hérité aujourd’hui l’Allemagne pour des raisons démographiques et économiques non seulement réveille les fantômes historiques tout autour de nous, mais nous soumet à la tentation de choisir la voie nationale unilatérale ou même de succomber aux rêves de puissance d’une « Europe allemande » plutôt qu’une « Allemagne en Europe ». […] Nous, Allemands, devrions avoir appris des catastrophes de la première moitié du XXe siècle qu’il est dans notre intérêt national d’éviter en permanence le dilemme du statut semi-hégémonique, qui ne peut pas être endossé sans dériver vers des conflits. » […]

Un « principe de précaution » doit-il être appliqué à L’Allemagne ? Parce que ce pays est de nouveau entré dans une logique de puissance, sinon solitaire, du moins hégémonique. L’Europe redeviendrait-elle ce continent qui se suicide, qui s’autodétruit à intervalle régulier sous responsabilité allemande ? L’Allemagne est un pays exceptionnel, d’une grande culture mais un pays irrationnel, comprenant difficilement la complexité humaine. Trop grosse pour ne pas marcher sur ses voisins, trop petite pour jouer seule dans la cour des grands.

Cette fois, elle fout en l’air l’Europe non plus avec les canons mais avec l’économie et la finance. Demandez aux Grecs. Son formidable succès économique se fait au détriment du reste de l’Europe. Jusque-là, l’Allemagne a tiré le plus grand bénéfice de la monnaie unique, à travers ses exportations. À cause de ses excédents, l’Allemagne contribue en retour à aggraver les déséquilibres économiques dans la zone euro et dans les autres pays de l’U.E. Elle fait donc partie du problème.

La hiérarchie du pouvoir, en Europe, met en haut de la pyramide le patronat allemand, avec comme fourrier Frau Merkel, chargée de gérer les protectorats européens ! Directement aux ordres du patronat, la Banque centrale européenne, qui n’est pas localisé à Francfort pour rien.

Un coup d’œil sur qui tient les postes essentiels régissant les rouages compliquées de l’Union Européenne est édifiant sur la mainmise de l’Allemagne. Depuis la crise économique de 2008, des fonctionnaires allemands ont été nommés à la tête des organes les plus puissants de l’Union européenne. L’administration européenne, forte de plus de 40 000 fonctionnaires, est majoritairement dirigée par des Allemands.

Sur le plan financier. La Banque centrale européenne, basée à Francfort, est présidée par l’Italien Mario Draghi, mais rien ne s’y décide sans l’assentiment du président de la Bundesbank, Jens Weidman. L’Allemand est d’ailleurs le prochain président pressenti de l’institution financière. Quant à l’organe de contrôle des dépenses budgétaires, il est, lui aussi, aux mains d’un Allemand, Klaus-Heiner Lehne.

La Banque européenne d’investissement, le plus grand prêteur multilatéral du monde, est dirigée par Werner Hoyer, le Mécanisme européen de stabilité, le dispositif de gestion des crises financières, est aux mains de Klaus Regling et le Conseil de résolution des crises bancaires est dirigé par Elke Koning.

Sur le plan politique. La présidence des deux groupes politiques les plus puissants est aux mains d’hommes politiques allemands. Manfred Weber est le chef de file du PPE (démocrates chrétiens). Udo Bullman est à la tête des socialistes et démocrates (S & D). À eux deux, ils peuvent fixer l’agenda du Parlement européen, voter et décider l’avenir des politiques européennes et de la Commission.

Dès lors, la chancelière allemande na aucune difficulté à installer ses pions à la tête des institutions européenne. C’est ainsi que le docile Polonais Tusk a été imposé à la tête du Conseil européens et le désolant Luxembourgeois Junker à la tête de a Commission européenne. Celui-ci est flanqué, à la suite de manœuvres plus que douteuses, par l’Allemand Martin Selmayr, secrétaire général de la Commission.

Même le corps d’armée européen qui pourrait mobiliser jusqu’à 60.000 hommes, est commandé par le général allemand Jürgen Weigt !

Et ce n’est pas fini. Frau Merkel a la ferme intention de compléter la mainmise allemande sur l’Europe en imposant à la tête de l’organe exécutif - la Commission, - un de ses hommes, le Bavarois Manfred Weber, le patron du PPE, en rejetant d’une pichenette la candidature du Français Michel Barnier, pourtant négociateur pointu et compétent du Brexit. Mais que compte les Français maintenant en Europe…

La mainmise des Allemands sur l’Europe est forte, supérieure à son poids économique qui est d’environ 20 % du PIB de l’Union européenne. On peut trembler à l’idée de voir l’extrême-droite allemande et les neonazis – ressuscités par l’aberrante politique migratoire de Mme Merkel – arriver au pouvoir en Allemagne et donc, avec des institutions européennes tenues par des Allemands, prendre légalement le pouvoir en Europe. L’histoire ne nous aurait-elle rien appris ?

Et où sont-ils les Français ? Comment nos dirigeants ont-ils pu laisser se mettre en place une telle situation ? Il faut avoir une mentalité de petits boutiquiers (ce qu'ont été Sarkozi et Hollande) pour ne pas faire savoir à Frau Merkel que le pays le plus puissant en Europe, ce n'est pas l'Allemagne mais la France : armée puissante et nucléaire, représentation diplomatique la deuxième du monde, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, deuxième puissance économique d'Europe, deuxième démographie et bien plus dynamique que celle de nos voisins (et néanmoins amis!), présence sur toutes les mers, sans oublier la langue, etc.

Eh ! Jupiter qu'est-ce que t'attend pour faire tonner tes éclairs ? Quand cessera-t-on de jouer les larbins-crétins ?

Les élections européennes qui se profilent ne doivent donc pas être prises à la légère.

Verstenden ?



Illustration X - Droits réservés

 

https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/ce...

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/09/04/01003-201...

 

http://www.bruxelles2.eu/2018/09/11/que-cache-la-candidat...

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06/09/2018

Gauche. Un vent de fraîcheur et de renouveau souffle d’Allemagne.

allemagne,gauche

Elle est belle, elle sait parler, elle séduit, elle a des idées qui tranchent avec la doxa rabougrie des gauches en pleine crise existentielle. Elle allie la générosité avec le réalisme en osant regarder autrement qu’avec une désolante naïveté les problèmes de l’immigration et n’hésite pas à dénoncer "l’ouverture incontrôlée des frontières".

« Elle », c’est « la belle Sarah » comme disent les Allemands. Sahra Wagenknecht, fille d’une artiste allemande et d’un étudiant iranien « disparu » lors d’un voyage fatal dans son pays… Tôt immergée en politique, elle est une des fondatrices et coprésidente du groupe Die Linke au Bundestag, et épouse d’Oscar Lafontaine, une des plus brillantes figures de la gauche outre-Rhin.

Elle vient de lancer, le 4 septembre, le mouvement politique « Aufstehen » (« Debout » ou « Levez-vous »). « Nous comptons près de 80 initiateurs de tous bords, des politiques mais aussi des artistes et des écrivains, ainsi que plus de 100 000 membres qui se sont déjà inscrits, via une plate-forme internet participative nommée Po.lis » assure fièrement Sahra Wagenknecht. Le but de ce mouvement : tenter de réunir les diverses composantes de la gauche allemande, le SPD, Die Linke et les Verts.

Elle brocarde la politique du gouvernement fédéral, considérant que la politique de Mme Merkel est délibérément au service des intérêts des super-riches et des sociétés et non des intérêts de tous. Ses propos donnent des boutons au Gouvernement autant qu’au patronat lorsqu’elle assène que ce que la droite et le patronat aiment dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Parce qu’amener beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois euros de l’heure, c’est formidable pour eux ! « Ce n’est pas sans raison que la Fédération des industries allemandes se bat pour une loi sur l’immigration depuis des années. La migration de main-d’œuvre se traduit par une concurrence accrue pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. »

Sa position face au problème des migrants est nouvelle en Allemagne, surtout dans les rangs de la gauche : « Nous sommes pour le droit d’asile et le défendons. Il doit y avoir des frontières ouvertes pour les personnes qui sont persécutées. Mais l’ouverture des frontières pour tous n’est pas réaliste. La perte de contrôle, qui a eu lieu à l’automne 2015, a changé ce pays, et pas pour le mieux. Cela ne doit pas se reproduire.

./… Ma position est, que plus d’immigration signifie de plus en plus de concurrence pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. Nous ne rendons pas non plus le monde plus juste en promouvant l’émigration ; au contraire, elle appauvrit encore plus les pays pauvres. Parce que c’est toujours la classe moyenne qui migre, les plus pauvres ne sont même pas en mesure de le faire. C’est pourquoi nous devons aider sur le terrain.

./… J’ai toujours défendu le droit d’asile, qui a été mis à mal ces dernières années. Je suis convaincue que les personnes persécutées ont besoin de protection - mais que le problème de la pauvreté dans le monde ne peut être résolu par une immigration sans frontières. Au contraire, nous devons tout faire pour que l’Allemagne et l’Europe ne continuent pas à détruire les perspectives de vie dans les pays pauvres. Les gens ont besoin d’une perspective dans leur pays d’origine.

/… Une frontière ouverte à tous, c’est naïf. Ce n’est surtout pas une politique de gauche », a-t-elle ainsi déclaré, expliquant que les milliards dépensés par le gouvernement pour accueillir les demandeurs d’asile en 2015 « auraient pu aider beaucoup plus de nécessiteux en Allemagne ». Enfin, pour elle, « plus de migrants économiques signifient plus de concurrence pour décrocher des jobs dans le secteur des bas salaires. Le nombre de logements sociaux n’est pas non plus illimité ».

Si elle ose s’attaquer à ce tabou qui est de prôner la limitation de « l’immigration économique », c’est pour récupérer des voix parties à l’extrême droite faute de trouver dans les partis de gauche une réponse lucide et pas d’une naïveté bêlante à l’immigration incontrôlée.

Depuis des années les électeurs de gauche abandonnent les partis ouvriers d’inspiration marxistes pour se réfugier – le plus souvent à leur corps défendant – dans les partis dits « populistes ». Pourquoi ? Voilà la question que se pose Mme Wagenknecht. Elle a compris, elle, que la gauche se suicide avec des idées qui ont eu leur succès et leur utilité, mais au siècle dernier : internationalisme prolétaire, ouverture des frontières, rejet du fait national, culpabilisation pour des fautes collectives comme le colonialisme et l’esclavage, etc. Mais ça ne marche plus… Parce que les électeurs de la gauche se sentent oubliés, à tort ou à raison, au profit de nouveaux venus qui viennent sur un marché du travail déprimé. Pour la plus grande satisfaction du patronat, les migrants acceptent n’importe quel travail à n’importe quel prix. A cette concurrence s’ajoutent des problèmes de logement, d’école. Mais aussi un fossé culturel profond entre notre mode de vie fondé sur la liberté, l’égalité entre homme et femme, la laïcité, la séparation entre l’État et les religions et des traditions archaïques voire sanguinaires. Enfin beaucoup de ces nouveaux venus non seulement ne se sentent pas, ne se veulent pas Français, Allemand, Suédois, etc. mais ils prétendent imposer leur mode vie à l’opposé de nos valeurs essentielles. Avec pour résultat un communautarisme porteur d’affrontements à venir. Sous peu, hélas.

Mais ces réalités sont tues, cachées, éliminés du débat par la collabobophère des crétins utiles qui se prosterne devant tout ce qui vient « d’ailleurs » et crache sur cette civilisation dont ils sont issus, qui les a élevés, qui les nourrit, qui leur garantit leur liberté de s’exprimer et de sévir.

Eh ! L’ami Méluche, si tu allais faire un tour auprès de la belle Sarah ?

 

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14/08/2018

Bayer, Monsanto, c’est ça !

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Bayer – c’est-à-dire Monsanto – vient de paumer 14 milliards en bourse dans la seule journée d’hier ! Ces entreprises voyous ne comprenant que le pognon, en voilà une nouvelle qu’elle est bonne ! C’est quasiment le quart de ce que l’entreprise allemande a dépensé pour se payer Monsanto. Hardi les actionnaires qui, la trouille au cul, craignent pour leurs thunes ! Eh oui, dans ce monde, ce qui compte autant que les résultats, c’est l’image qui, au prix de tous les mensonges, doit se donner une apparence vertueuse afin d’inspirer confiance aux actionnaires et surtout aux con-sommateurs, les clampins qui achètent les produits de ces firmes. La confiance, tè, fume ! Alors, actionnaires tremblants débarrassez-vous des actions de ces compagnies nocives. Pour une fois vous servirez à quelque chose.

Ne revenons pas sur cette formidable victoire du pot de terre Dewayne Johnson contre le pot de fer Monsanto-Bayer, tous les médias en parlent en long et en large. Mais enfonçons un peu plus la tronche de ces entreprises dans leur merde afin d’en « abîmer » davantage leur « image ».

Monsanto.

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n’a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’explosion accidentelle d’une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d’un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l’un des premiers désastres de l’industrie chimique.

Deux ans plus tard, c’est au tour d’une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l’entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L’accident révèle que le produit phare de la marque, l’herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

À titre indicatif, Monsanto finance plusieurs dizaines de députés et de sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement). Des restes de Nazisme pour la démarche idéologique, avec la sauce Sicilienne pour les finances et les corruptions, et un Zeste de mère Thérèsa pour la démarche publicitaire.

Bayer.

On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ?

Lempire économique allemand le plus puissant de la première moitié du vingtième siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaft signifie « association d’intérêts communs » et était un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. 100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenaient des usines d’IG Farben (dans lequel était Bayer). Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

IG Farben a fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa massivement la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines. Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

Une information reçue il y a quelque temps m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé. Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

Voilà chers actionnaires les entreprises dans lesquelles vous mettez votre fric. Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Ces géants industriels mafieux sont mal en point ? Tant mieux, qu’ils crèvent, et le plus vite possible. Le monde ne s’en portera que mieux.


  Illustration X - Droits réservés

 

Sources :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/monsanto-ba...

https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINES...

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=...

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-d...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015


09/08/2018

Avec Ryanair, volez sur les ailes de voleurs !

 

 

ryanair crash en vue.jpg

J’ai un ami qui est allé passer, il y a quelques semaines, le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d’euros à peine… Par Ryanair, compagnie bas coût qui défraie la chronique. Pourtant l’avion m’a-t-il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l’équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes…

A Marseille, on se souvient que cette compagnie a été condamnée il y a quelques années à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l’époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France ! Parce que c’est bien de truandage dont il est question. La compagnie a été condamnée pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu’ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur… qui les facturerait nettement plus cher que ce qu’elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme très cher… Les pilotes sont des autoentrepreneurs avec toute la précarité inhérente à ce type d’emploi. En matière sociale, Ryanair n’est pas à proprement parler postée à l’avant-garde : personnel sous payé, syndicalisation interdite, horaires délirants… Selon l’European Cockpit Association (ECA) (, le revenu brut annuel d’un pilote de court-courrier y est inférieur de 28 % à la moyenne, alors qu’il effectue 25 % d’heures de vol en plus ! Ainsi, Ryanair ne paie que les heures de vols (contrats à zéro heures), et non l’ensemble du temps de travail, économisant les congés, les arrêts maladie et les traitements fixes figurant sur les fiches de paye classiques. Et tous ces travailleurs sont déclarés en Irlande, dont le droit social est loin d’être une référence. Mais les personnels commencent à rechigner à se faire exploiter et plumer par cette compagnie voyou : des mouvements de grève se fédèrent dans toute l’Europe contre ces pratiques, d’abord au niveau des personnels de bord maintenant au niveau des pilotes.

Ceci explique en partie le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n’est pas le principal.

Pour Ryanair, les billets payés par les clients représentent à peine 20 % de son chiffre d’affaires ! Les revenus annexes représentent 22 % et les subventions 20 %. Les « revenus annexes » sont pris sur le voyageur pigeon : réservation en ligne, carte d’embarquement, bagage en soute, boisson, génèrent des prélèvements si importants, qu’ils dépassent le prix du billet. La gestion de la flotte (location, financement, vente) est « optimisée » via des filiales dans tous les paradis fiscaux d’Europe (Île de Man, Jersey, Chypre) et même dans l’État du Delaware aux USA. Sa flotte est ainsi à l’abri de toute saisie. Divers prélèvements sur les locations, les voitures ou l’hôtel, et les revenus tirés du paiement par les employés de leur formation ou de leur uniforme, complètent le chiffre d’affaires.

Ryanair ne serait pas gênés de proposer ses voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu’ils voyagent sur ses lignes ! Ça lui ferait une sacrée pub ! En effet, comme nous venons de le voir, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c’est vous, c’est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l’avion qui paient son voyage !

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions… Mais ces collectivités locales commencent à l’avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans… Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux avec des rétrocommissions bien planquées ?

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’État français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu’exorbitants. C’est du racket. L’UE a ouvert une enquête concernant ces aides déguisées à cette compagnie à l’aéroport de Montpellier. Ces dernières années, Bruxelles a constaté dans des dossiers similaires que certaines aides n’étaient pas compatibles avec les règles de l’Union, par exemple avec les aéroports de Nîmes, Pau et Angoulême en France, de Zweibrücken et Altenburg-Nobitz en Allemagne, ou encore Cagliari, Olbia et Alghero en Italie.

Ryanair est un modèle de régression, encourageant le dumping social grâce à un financement public, et utilisant tous les ressorts des paradis fiscaux. Un modèle qui détruit des emplois de qualité et qui piétine nos valeurs de progrès social. Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

Illustration: merci à Oli

 

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Pour lire dans l'avion ou sur le sable :

Savourez un sulfureux Voyage

Chiloum couv.jpg

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

...et pour lutter contre la grossophobie:

ryanair

12/07/2018

Et si on disait merci à Trump ?

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Pendant que le pays se paie une saine érection suite aux exploits fouteux de quelques millionnaires en culottes courtes, notre monarque républicain (avez-vous remarqué, comme mon pote Casanova, que Macron est une anagramme de Monarc ?) ainsi que les autres vassaux de l’Otan, rencontrent leur suzerain, le yankee Trump. Parce que l’Otan est aussi un outil de domination de l’Europe par les États-Unis.

Au sortir de la guerre mondiale, pour faire face à l’URSS triomphante, c’est Churchill qui, en 1949, a conçu cette alliance. Elle a été réalisée par Truman et mise en place par Eisenhower. Son but était de grouper en une alliance sous direction hégémonique étasunienne l’essentiel des forces militaires des pays de ce qu’on appelait alors le bloc occidental, du Cap Nord au Bosphore, afin de contenir les forces adverses de l’URSS et du pacte de Varsovie, pendant communiste de l’Otan. C’était alors la guerre froide et elle avait une certaine raison d’être. L’Otan a donc été demandé par les nations d’Europe, se mettant volontairement sous la domination des USA.

Mais cette alliance avait aussi un but moins avoué : permettre aux États-Unis d’avoir d’importantes forces militaires en Europe occidentale et, par ce protectorat qu’on lui demandait, d’éviter la constitution d’une armée européenne intégrée, condition indispensable a une émancipation politique de l’E.U.

Mais les choses ont changé, l’URSS s’est effondrée et, dans les années 90, suite à la chute du mur de Berlin, l’Otan perdit sa raison d’être avouée. Ce qui donnait des boutons aux Yankees… C’est alors que Georges Bush père, proposa la création « d’une communauté euroatlantique », un montage entre la Communauté Économique Européenne (CEE), la CSCE (Accord d’Helsinki) et l’OTAN. La proposition avait pour but de justifier le maintien de l’OTAN et d’éteindre chez les alliés européens toute tentation émancipatrice d’une défense commune européenne en dehors du cadre nord atlantique. Ce fut avalisé en novembre 1991, avec la Déclaration de Rome du Conseil de l’Atlantique Nord qui souligne la « permanente validité » de l’Alliance atlantique.

Dans les années 90, les guerres dans les Balkans, attisées sinon fomentées par la CIA, ont donné une occasion à l’Otan de se refaire une légitimité, puisque l’ONU lui a délégué ses prérogatives… À partir de là, l’Otan nouveau devint un instrument d’intervention des États-Unis partout dans le monde… Le bras armé des intérêts des multinationales étasuniennes… Avec les succès plus que douteux que l’on sait, notamment en Afghanistan.

En décidant de réintégrer le commandement de l’Otan, Sarkozy a rompu avec la politique d’équilibre qui, de De Gaulle à Mitterrand et Chirac, a toujours été une permanence de la politique étrangère française. Il a placé notre pays parmi les féaux des États-Unis, avec toutes les conséquences qu’on peut en craindre.

Puis arrive Trump. Il veut bien de l’Otan en tant qu’instrument de la domination étasunienne (entre autres, imposer l’industrie de l’armement US puisque 80 % des armées de l’OTAN sont équipées par les USA ; faire financer et participer aux guerres impérialistes des USA) mais il veut en faire payer le prix par les Européens ! « Je vous que vous casquiez 4 % de votre PIB pour que nous vous protégions » (enfin, pour protéger les seuls intérêts du suzerain !)

On peut s’offusquer, on peut gueuler mais il a raison le pittoresque locataire de la Maison blanche. Nous, Européens, sommes trop arc-boutés sur des querelles d’ego pour organiser et mettre en place une véritable armée européenne, alors nous n’avons plus qu’à baisser la tête et nous agenouiller devant l’arrogance et surtout les intérêts du suzerain tout-puissant.

Et en même temps, comme dirait Jupitounet, Trump – qui sait ce qu’il doit aux Russes – s’acoquine avec son alter ego, Poutine qui, comme lui a intérêt à avoir à ses portes une Europe morcelée, frileuse, sans frontières ni ambition, grasse et juteuse larve à sucer !

Et pourtant, la politique constante d’encerclement de la Russie par l’Otan est la véritable cause du fait que la Russie soit perçue comme une menace par les Européens, conditionnés par des médias acquis aux mensonges atlantiques. Dans les cercles de la bien-pensance atlantique, la Russie est présentée comme le grand méchant loup… Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Pourtant, la Coupe du monde de foot montre un peuple amical, une nation organisée et efficace.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car les Yankees ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Pourtant, la Russie est évidemment européenne, par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées.

Finalement, Trump, en mettant l’Europe au pied du mur, nous rend de grands services.

Tout d’abord il nous oblige à réfléchir sur la création d’une véritable armée européenne, car, pour paraphraser Staline, « L’Union européenne, combien de divisions ? ».

Mais aussi il nous pousse à reconsidérer nos rapports avec une Russie qui est un voisin géographique immédiat, un partenaire économique incontournable et non pas une menace.

Enfin, il nous incite à rejeter notre vassalité par rapport à ces grands « démocrates » qui font Guantanamo, qui assassinent par drones aux quatre coins du monde, qui embastillent sans procès, qui assassinent légalement leur propre peuple, qui par de sordides guerres jamais gagnées ont semé l’enfer sur terre de Kaboul à Bagdad, qui pillent le monde à l’aide de leur dollar. Qui nous espionnent, nous épient et nous méprisent.

Alors, merci Donald ? Tout dépend de nos dirigeants : en « auront-ils » ou pas…


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25/06/2018

Erdogan l’Ottoman triomphe… Tant pis pour les Turcs, tant mieux pour l’Europe.

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Les résultats des élections de ce 24 juin 2018 s’apparentent clairement à la confiscation par un seul homme du destin et de l’avenir de toute une Nation. L’opposition y a cru, mais la réalité turque demeure que le modernisme des grandes villes ne fait pas le poids face au conservatisme dévot des campagnes. Et comme la Turquie reste majoritairement rurale, les résultats des élections étaient – hélas – attendus. Quelques bourrages d’urnes et de rugueuses intimidations ont fait le reste.

Erdogan, qui se plaît à se faire appeler le Sultan, est un dangereux mégalo qui se prend pour Souleiman-le-magnifique. Un dictateur qui embastille les journalistes, qui massacre sa population kurde, qui a « purgé » la justice, l’éducation, l’armée et tous les services civils.

Erdogan a « tué » Atatürk («le père des Turcs »), figure tutélaire omniprésente dont les bustes et les portraits ornent tous les bâtiments officiels. Erdogan hait celui qui a déposé le sultan, supprimé le califat et changé l’alphabet, imposant par la force la modernité occidentale et qui a proféré ces paroles « blasphématoires » : « L’islam est un chien puant dont il faut débarrasser la Turquie »

Lui, Erdogan, est un visionnaire qui rêve d’une Turquie revenant dans le sillon de l’islam et de son histoire ottomane. « Nous voulons forger une jeunesse religieuse et moderne […], une jeunesse qui revendique sa religion, son langage, sa sagesse, sa chasteté et ses rancunes ».

Pourtant, avec un angélisme tangentant la konnerie, on y a cru à Erdogan. En 2003, lorsqu’il est devenu chef du gouvernement turc, il a été salué en Europe et aux USA comme un leader musulman modéré. Certains commentateurs enthousiastes (n’est-ce pas Guetta ?) voyaient en lui l’initiateur d’une « démocratie islamiste » sur le modèle des « démocraties chrétiennes » occidentales.

Il promettait une normalisation démocratique de son pays et a effectivement fait quelques réformes dans ce sens, avec la perspective d’une adhésion à l’Union Européenne. Il a aussi fortement amélioré l’économie de la Turquie et donc le bien-être de son peuple. Ce qui explique son indéniable popularité et donc son succès toujours renouvelé dans les urnes.

Il a baissé le masque dès 2010, avouant explicitement son ambition de créer une société conforme à la vision de l’islam politique. Depuis la démocratie est réduite au seul scrutin majoritaire et la nation définie comme l’ensemble des Turcs votant pour sa personne. Les valeurs conservatrices religieuses, d’abord « conseillées » à la population, lui sont progressivement imposées. Les valeurs de l’islam sunnite sont désormais inscrites dans le cursus scolaire. La mentalité patriarcale et les valeurs conservatrices religieuses, en particulier dans le domaine de la famille et du statut de la femme, deviennent hégémoniques et une propagande sournoise dénigre le mode de vie occidental laïc.

Erdogan a également eu un double langage concernant la question kurde. En 2013 il a entamé un processus de paix en espérant s’attirer ainsi l’électorat kurde. Mais lorsqu’il a constaté que cette ouverture profitait aux forces démocratiques et renforçait le mouvement indépendantiste kurde, il a de nouveau ranimé la guerre qui ravage le sud-est du pays et massacre les populations civiles kurdes.

Et puis il y a eu le « coup d'État » manqué du 15 juillet 2016. Ce putsch ressemble à une embrouille menée par des incompétents, par les Pieds Nickelés du coup d’État ! Parce qu’en matière de coups d’État, l’armée turque a pourtant un indéniable « savoir-faire » ! Si bien que si l’on n’est pas trop naïf, on peut légitimement penser que ce putsch d’amateurs a été téléguidé par le pouvoir, organisé par quelques officiers manipulés à leur insu par Erdogan, réalisés par quelques milliers de troufions pas très motivés. S’ils avaient vraiment voulu, les putschistes seraient allés, avant tout, arrêter Erdogan qui était en vacances au bord de la Méditerranée, à Gokcek. Au lieu de ça, ils ont fait vrombir quelques avions dans le ciel d’Istanbul, ont envoyé quelques chars d’assaut sur les ponts et devant l’aéroport et fait diffuser un communiqué à la télé. L’autre, comme s’il s’y attendait, a téléphoné à une chaîne de télé privée, comme par hasard pas occupée par les Pieds Nickelés, et appelé ses partisans à descendre dans la rue au moyen de son téléphone portable. Mort de rire ! Ça pue la manip bien huilée ! Ce n’est pas très crédible mais il y a eu tout de même 260 morts. Ce qui n’a jamais arrêté un dictateur. Au contraire, ça donne de la crédibilité au putsch. Et c’est ce qu’on appelle dans le langage fleuri des « puissants » des dommages collatéraux… À partir de là, l’islamiste Erdogan a eu les coudées franches pour détruire toutes les avancées laïques d’Atatürk. Celui-ci, fondateur de la Turquie moderne, laïque, avait fait de l’armée la garante de la Constitution et de la Laïcité. Erdogan a effacé tout ce qui restait de son illustre prédécesseur. Il a réalisé une purge gigantesque dans tout ce qui pouvait lui résister. L’armée est épurée comme il dit, de même que la magistrature. Ne restent que les officiers de son bord et les magistrats qui lui font allégeance. Les autres sont embastillés par le fait du prince (enfin, du sultan), en attendant d’être passés par les armes, puisque ce grand démocrate - amie de Frau Merkel qui se prosterne devant lui - envisage de rétablir la peine de mort. Quant à la presse, celle qui a le droit de s’exprimer, elle est entièrement et obligatoirement sous la coupe du pouvoir. Les journalistes les plus critiques sont déjà en taule…

Et pourtant, malgré ces conditions, les oppositions turques ont fait bonne figure, ce qui n’a pas empêché l’islamiste Erdogan d’être largement réélu.

N’oublions pas ces paroles du « Sultan » : « Les minarets sont nos glaives et les coupoles de nos mosquées nos boucliers ».

Plaignons les Turcs mais, égoïstement, espérons que les évènements actuels vont définitivement stopper cette ineptie monstrueuse que serait l’entrée de la Turquie – et de ses 80 millions de musulmans – dans l’E.U.



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10:36 Publié dans Actualités, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie

13/06/2018

Aquarius : le banquet des faux culs !

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L’Italie, en première ligne face à la déferlante des migrants, n’en peut plus et n’en veut plus. Et son gouvernement légitime accorde son action avec ce que veulent ou plutôt avec ce que veulent plus les Italiens : le déversement sur leurs côtes de centaines de milliers de migrants par des ONG qui, sous couvert « d’humanitaire » favorisent voire organisent de véritables navettes faisant passer les migrants de Libye vers l’Italie. Depuis 2015, une douzaine de navires « humanitaires » privés patrouillent au large de la Libye et se partagent ce trafic d’êtres humains, en complicité avec les passeurs libyens.

Et voilà que Macron se permet de dénoncer « l’attitude "cynique" et "irresponsable" de l’Italie, qui refuse d’accueillir le navire Aquarius et ses 629 migrants, invoquant le droit pour justifier la décision de la France de ne pas le laisser accoster » (Reuters). Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et voilà que les dirigeants nationalistes corses ont proposé mardi matin d’accueillir l’Aquarius dans un des ports de l’île. Proposition rejetée à l’issue du Conseil des ministres par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Ils ont bien changé les Corses..! Quelle idée leurs dirigeants nationalistes, plutôt chatouilleux sur la « corsitude » ont-ils derrière la tête ? Simplement une occasion de se donner une bonne image, altruiste et sympathique à peu de frais, pour la bonne raison que l’autorisation de faire escale dans un port français est de la seule compétence du gouvernement. Plus faux cul que moi, tu meurs !

Les ONG « altruistes » donnent l’occasion à la presse de se vautrer dans une dégoulinante de bien-pensance. L’Aquarius fait là un superbe coup de pub, avec plein de dons à la clé !

Ces ONG effectuent des véritables services de navettes pour les migrants qui vont d’Afrique en Italie. Cette flotte de "sauveteurs" réduit les coûts pour les passeurs, ce qui augmente leurs profits. En même temps leur statut d’ONG « altruistes » fait qu’il y a moins de risque d’être intercepté par les officiers de police. Moins de coûts, moins de risque, rien d‘étonnant si le trafic explose.

L’Europe ultralibérale facilite ainsi sournoisement – en agissant sur la bonne volonté, l’altruisme, la compassion des gens - les migrations à travers des ONG et des associations soi-disant altruistes qui font tout pour faciliter l’arrivée massive de migrants. Pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. Les trafiquants récupèrent les bateaux vidés de leur cargaison humaine pour les faire resservir…

Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron "a tenu à rappeler le droit international maritime qui veut que dans ces cas-là de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l’accueil". Pourtant, les navires « sauveteurs » débarquent toujours leur cargaison non pas dans le port le plus proche du lieu du « naufrage » – dans un port libyen, tunisien, voire maltais - ce qui serait logique et conforme au droit international qu’invoque Macron, mais en Sicile où la toute-puissante mafia locale fait le reste. Les migrants tombent sous la coupe des mafieux qui louent les hommes comme quasi esclaves dans les exploitations agricoles et dans le bâtiment, quant aux femmes, si elles ont quelques « attraits monnayables », c’est le tapin qui les attend. Ceux qui s’en sortent tentent de passer le France mais sont renvoyés chez les Italiens qui en ont les aliboffis qui explosent ! Plus faux cul que moi, tu meurs !

Pour faire le tri entre ces associations, l’Italie a mis en place un code de « bonne conduite » en treize points qui interdit notamment aux navires d’entrer dans les eaux libyennes et de communiquer avec les passeurs, y compris au moyen de toute forme de signaux lumineux et imposant la présence à bord de policiers italiens. Les ONG – qui voient là un sérieux frein à leur activité – rechignent à signer la charte…

Les ONG concernées sont les suivantes : MOAS, Jugend Rettet, Stichting Bootvluchting, Médecins Sans Frontières, Save the Children, Proactiva Open Arms, Sea-Watch.org, Sea-Eye et Life Boat.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric.

Plus faux cul que moi, tu meurs !

Et puis, au lieu de chougner sur le sort des malheureux qui tentent de traverser et le Sahara, et la Méditerranée, il faudrait aussi et avant tout tenter de remédier à ce qui lance ces gens vers ce miroir aux alouettes qu’est le prétendu eldorado européen. Les raisons de cet état de fait sont économique, politique et démographique.

Économique. Un plan de développement efficace doit être débarrassé du racket et de l’exploitation par les multinationales des ressources gigantesques de cet énorme continent. L’Afrique attire les « investisseurs » internationaux. Mais pour quel développement ? Pour un développement prédateur, néocolonialiste. Ces firmes voyous saccagent les forêts, extraient les arbres les plus rentables, puis déboisent et plantent des palmiers à huile. Ces entreprises parasites extraient les minerais d’uranium, de cuivre, de cobalt, d’or, de diamants et laissent une terre ruinée de latérite stérile et polluée. À côté des firmes voyous, il y a les états voyous, états voleurs de terre : (Chine, Corée du Sud, Arabie saoudite, Libye, Qatar, etc.) et les investisseurs voyous privés (fonds de pensions, banques, etc.). Ces bandits achètent la terre, le territoire, envoient les bulldozers, saccagent, défrichent, font fuir les paysans avec l’aide musclée des potentats locaux à la patte grassement graissée, puis plantent des cultures d’exportation (cacao, arachide, café, riz, fleurs). Et ça rapporte quoi aux Africains ça ? Rien. Par contre ça les envoie à travers déserts et Méditerranée vers le miroir-aux-alouettes de l’Europe.

Politique. La démocratisation qui devait suivre la décolonisation a été ratée. L’Afrique est « dirigée' par des potentats locaux qui ont mis en place des dynasties de dictateurs avides et sans vergogne, soutenue en loucedé par les anciens colonisateurs. Ils se servent au lieu de servir leur pays. Ils se laissent acheter par les multinationales étrangères au détriment du développement de leurs pays. Pas de travail, pas de perspectives d’avenir pour une jeunesse pléthorique. Les migrants, candidats à l’inconnu, sont pour beaucoup de jeunes diplômés sans emploi. La classe politique africaine est aussi responsable de cet état de fait par son impuissance à chasser du pouvoir ces politiques véreux et à proposer un projet fédérateur. Les responsables locaux soutiennent sournoisement le mouvement migratoire pour deux raisons : elle se débarrasse ainsi d’une partie remuante de sa jeunesse à laquelle elle est incapable de donner du travail et de l’espoir ; elle récupère par l’argent envoyé au pays par les migrants des sommes conséquentes, supérieures à toutes les aides des pays européens. Le détournement des deniers publics, est un hold-up social qui accentue la paupérisation et la fuite des bras et des cerveaux. Les crises migratoires actuelles ont donc aussi pour cause la mauvaise gouvernance de quasiment tous les pays d’Afrique.

Démographique. Enfin, il est une question taboue qu’il faut pourtant bien aborder : les bienfaits de la médecine moderne ont fait chuter heureusement la mortalité infantile. On s’en réjouit. L’espérance de vie s’en est trouvée allongée. Et donc la démographie a explosé tandis que la production restait au niveau d’une agriculture de subsistance, elle-même ruinée par les exportations subventionnées de produits européens. Les quatre pays les plus représentés parmi les migrants, tant venants d’Afrique que des proche et moyen-Orient, sont la Syrie, l’Érythrée, la Somalie, l’Afghanistan. Depuis 1950, la population de la Syrie est passée de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1 ! Dans le même temps l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions, soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7 ! L’Afghanistan, malgré les guerres, est passé de 7,8 à 32,5 millions d’habitants, soit une multiplication par 4,2. Les taux de fécondité sont de 3,1 pour la Syrie, 4,9 pour l’Érythrée, 6,8 pour la Somalie, 5,4 pour l’Afghanistan. Ceci à cause de l’œcuménisme de l’obscurantisme : l’islam, le catholicisme, les sectes évangéliques et toutes ces névroses collectives nommées « religions » abrutissent les femmes et les poussent à faire des enfants qu’elles ne pourront jamais nourrir, éduquer, soigner. Avec pour corollaire une obligation d’émigrer. Parce que chaque famille choisit un ou deux membres, se cotise pour lui payer le « passage » vers « l’eldorado européen » puis lui réclame remboursement avec intérêts.

Conclusion : une aide massive ne s’évaporant pas dans des poches corrompues doit se conjuguer avec une régulation efficace de la surpopulation. Au delà de toute coercition, la manière la plus efficace de limiter les naissances, c’est l’éducation.

Faute de résoudre ce double défi : développement économique de l’Afrique et limitation des naissances, l’Europe va se trouver confrontée, dans les décennies qui viennent, à une gigantesque question migratoire. Qui ne se résoudra pas avec le sourire…

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07/06/2018

Cette année les vautours de Bilderberg se posent à Turin.

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Le rendez-vous annuel des plus importants mafiosi ultralibéraux du monde occidental se tient ce ouiquinde à Turin. Il s’agit du fameux « Groupe de Bilderberg. Ce groupe discret, presque secret, a été fondé en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Ils prétendent être un véritable « gouvernement mondial » occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.

L’objectif de cette rencontre annuelle est de confronter les puissants afin de mettre en place un réseau pour protéger leurs intérêts et fédérer les institutions financières et modeler la politique Européenne et Américaine.

L’opacité est de règle pour ce gang. La presse n’est évidemment pas invitée et rien ne filtre. L’omerta. Que se trame-t-il derrière les paravents blancs qui cachent les lieux et les participants ? Quelles magouilles sordides prennent-elles naissance entre ces dangereux mafiosi ? Qui lo sa ?

Les principaux sujets de discussion de cette année comprennent : - Populisme en Europe, - Le défi de l’inégalité, - L’avenir du travail, - Intelligence artificielle, - Les États-Unis avant mi-parcours, - Libre échange, - Leadership mondial américain, - Russie, - L’informatique quantique, - Arabie saoudite et Iran, - Le monde "post-vérité", - Événements actuels. Rien que du social, quoi !

Les « Maîtres du Monde » — c’est ainsi qu’ils ont la ridicule impudence de se nommer entre eux ! — considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique. Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d’instabilité sociale. Pour les « Maîtres du Monde », cette solution est aussi inacceptable.

Les « Maîtres du Monde » ont donc choisi une troisième solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21e siècle.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile. Au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les campagnes de bourrage de crâne en faveur de l’euthanasie (élimination des vieux, des handicapés, des déviants, etc.) vont dans ce sens. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information et à l’énergie. L’accaparement des terres agricoles du monde, la fluctuation à la hausse des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide. Et puis au besoin, une bonne pandémie réduira le troupeau…

Au fait, Jupitounet a été en son temps adoubé par les Bilderberg. Il y a côtoyé des gens aussi recommandables que Kissinger, le deus es machina de la mise en place de Pinochet au Chili ou encore Barrosso qui est parti chez les banquiers mafieux (pléonasme) étasuniens avec tous les secrets de l’Union Européenne…

Liste des participants 2018

 

 

04/06/2018

OTAN gages.

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Depuis dimanche 3 et jusqu’au 15 juin, l’armée des États-Unis, sous le faux-nez de l’OTAN, va tenter de donner des gages de son efficience et de sa fidélité à ses « alliés » vassaux de l’Europe, à travers les traditionnelles manœuvres militaires de printemps « Saber strike » (coup de sabre).

18 000 soldats de 19 pays, principalement membres de l’Otan (mais pas puisque Israël y participe) vont se déployer et manœuvrer à portée de fusil des frontières russes. La Russie manifeste sa désapprobation, estimant que ces manœuvres « ne bénéficient en aucune façon à la sécurité et à la stabilité sur le continent ».

Mouais… De son côté, à chaque automne, la Russie teste son armée en grandeur nature. Les exercices de « Zapad-2017 », qui se sont déroulées du 14 au 20 septembre 2017 dans « l’ouest » du pays y compris en Biélorussie, faisaient donc partie d’une routine pour vérifier les avancées du programme de modernisation qui, lancé par le Kremlin après la guerre en Géorgie en 2008, doit s’achever en 2020. Là, ce seraient 120 000 personnels qui auraient manœuvrés, alors les 18 000 « otaniens », ça fait petit bras... ! « Mais, bien sûr, il y a aussi une ambition politique : montrer à l’ouest que l’armée russe est prête ! »

L'Otan est une machine de guerre n'ayant plus d'autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d'hégémonie mondiale et de pillage de la planète. Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient… Et les plus méchantes.

L'Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étasunien conduit le monde au bord de la guerre en soutenant les rodomontades des ex pays de l'Est, Pologne, pays baltes, Ukraine (Pawel Soloch, chef du Bureau de sécurité nationale à la présidence polonaise, a évoqué la somme de 1,5 et 2 milliards de dollars (1,2 à 1,7 milliard d’euros) pour participer aux frais de stationnement d’une unité blindée américaine sur son sol. Pour cimenter ses liens militaires avec Washington, la Pologne a également signé en mars un contrat d’achat du système antimissile américain Patriot, pour 4,75 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).

Ces grandes manœuvres aux portes de la Russie, à quoi ça rime ? Est-ce bien raisonnable ? Et ça veut effrayer qui ? Poutine ? Ça doit surtout le faire doucement rigoler car ça lui donne la justification de son effort énorme de modernisation de son armée. Quant à l'intimider… Un « coup de sabre » peut-il vraiment effrayer un ours ?

Parce qu’en face, c’est du lourd ! Du fait qu'une guerre à grande échelle en Europe menacerait l'existence même de l'État russe et de sa nation, ceux-ci sont en train de prendre des mesures pour faire savoir sans équivoque que si cela se produisait, les États-Unis paieraient un prix immense pour une telle attaque. Les moyens qui se mettent en place côté russe sont à la mesure de la menace otanienne. Et même plus.

Jusqu'à présent, la Russie ne croyait pas a une menace militaire classique venant des forces de l'Otan. Elle n'avait donc pas déployé de forces significatives pour se défendre contre une menace fictive. Cela est en train de changer sérieusement.

Blindés. La Russie réarme une de ses armées des plus prestigieuse, la 1ère Armée blindée de la garde (1 TGA). Actuellement, elle est équipée de chars de combat T-72B3 et T-80, mais ils seront remplacés par le nouveau char révolutionnaire T-14 Armata, tandis que les véhicules de combat d'infanterie actuels et les véhicules blindés seront remplacés par les nouveaux APC et IFV. L'appui aérien de ces unités blindées sera assuré par des Mig-28 et des hélicoptères d'attaque Ka-52.Il y a là une force terrestre blindée sans équivalent côté occidental.

Missiles tactiques. Le nouveau système de missile tactique opérationnel Iskander-M est une arme redoutable sous tous ses aspects. Bien que techniquement ce soit un missile tactique à courte portée (moins de 1 000 km de portée, l'Iskander-M a une portée officielle de 500 km), il peut aussi tirer le missile R-500, qui a une portée opérationnelle intermédiaire (plus de 1 000 km, le R-500 a une portée de 2 000 km). Il est extrêmement précis, il a des capacités antimissiles avancées, il se déplace à des vitesses hypersoniques et est pratiquement indétectable sur le terrain (voir ici pour plus de détails). Ce sera le missile chargé de détruire toutes les unités et les équipements que les États-Unis et l'OTAN ont déployés à l'avant en Europe orientale et, si nécessaire, d'ouvrir la voie à la 1TGA. 

Missiles intercontinentaux. Ni la 1TGA, ni le missile Iskander-M ne menacent le territoire américain en aucune façon. La Russie a donc aussi besoin d'une arme qui peut semer la panique au Pentagone et à la Maison Blanche. Le RS-28 Sarmat (SS-X-30 selon la classification de l'OTAN) fait monter la terreur à un niveau totalement nouveau. Le Sarmat vole à Mach 20 (24 500 km/h). Il est capable de transporter 10 à 15 ogives MIRV à têtes multiples, Le missile sera capable d'atteindre toute cible partout sur la planète, par n'importe quelle trajectoire. Tous ces éléments combinés rendront le Sarmat lui-même et ses ogives, totalement impossibles à intercepter. Le Sarmat sera également capable de délivrer le Iu-71, une ogive conventionnelle hypersonique conçue pour une frappe cinétique,qui permet de détruire une cible ennemie fortifiée dans un conflit non nucléaire. Cela sera rendu possible par la précision étonnante des ogives du Sarmat, de 10 mètres, et à son temps d'armement qui est inférieur à 60 secondes.

Torpille stratégique. La torpille stratégique Status-6 peut plonger jusqu'à 1 000 m à une vitesse allant jusqu'à 185 km/h et il a une portée de 10 000 km. Elle est délivrée par des sous-marins spécialement configurés. Le système Status-6 peut être utilisé pour cibler des groupes de combat de porte-avions, des bases de la marine des États-Unis (en particulier les bases sous-marins balistiques) et, dans sa configuration la plus effrayante, il peut être utilisé pour délivrer des bombes au cobalt à haute radioactivité, capables de contaminer de vastes étendues de territoire. La plupart des villes des USA et les centres industriels étant le long de la côte, cette situation les rend extrêmement vulnérables aux attaques de torpilles.

Autres armes sournoises. Le rail mobile soviétique ICBM BzhRK est un système de wagons de missiles circulant en permanence dans l'immense réseau ferroviaire russe. Impossibles à repérer. Le missile de croisière Kalibr, vu récemment en action dans la guerre en Syrie peut être tiré d'un conteneur typique du commerce, comme ceux que vous trouverez sur des camions, des trains ou des navires. Rappelez-vous que le Kalibr peut frapper tout ce qui se trouve entre 50 et 4000 km et qu'il peut transporter une ogive nucléaire. Où serait le problème, pour la Russie, de déployer ces missiles de croisière au large des côtes des États-Unis à bord de navires porte-conteneurs réguliers ?

Et tout ça pour quoi ? En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n'est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face : est-il raisonnable pour nous, Français, Européen, d'attacher notre existence même aux folies des mégalos du Pentagone, eux-mêmes manipulés par le complexe militaro-industriel étasunien ?

Les Russes sont comme les autres, ils peur de la guerre et ils vont tout faire pour l'éviter. La dernière leur a coûté plus de 28 millions de morts… Mais ils sont aussi prêts s'il faut la faire. Ceci est une caractéristique culturelle russe unique, que l'Occident a mal interprétée un nombre incalculable de fois au cours des 1 000 dernières années. Maintes et maintes fois, les Européens ont attaqué la Russie pour se retrouver dans un combat qu'ils n'auraient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars. Napoléon et Hitler y ont creusé leurs tombeaux. Voilà pourquoi les Russes aiment à dire que «la Russie ne commence jamais les guerres, elle les termine». 

 

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30/05/2018

Glyphosate : le triomphe des empoisonneurs.

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Hulot, une fois de plus, doit l’avoir en Travert. « BBFFUUU… BBFFUUU… BBFFUUU… Séquence émotion. BBFFUUU. Je suis en train BBFFUUU… d’avaler encore une énorme couleuvre. BFFUUU… ». Eh ! Nicolalibi, boit un coup de Glypho Château Monsanto-Bayer grand cru, ça passera mieux.

Cynisme mais surtout déception pour ne pas dire dégoût.

Dégoût de ces nouveaux députés godillots, jeunes mais aussi décevants – à quelques exceptions près – que les vieux kroumirs qu’ils ont poussés à la retraite.

Dégoût de ce gouvernement qui renie sans états d’âme les promesses de campagne d’un président qui, en regardant de plus près, n’a été élu que par quatre électeurs sur dix.

Dégoût d’un sinistre ministre de l’agriculture entièrement dans la main de la FNSEA « Fédération Nationale des Empoisonneurs Agréés ».

« Pas d’interdiction du glyphosate tant que des produits de substitutions efficaces n’auront pas été trouvés ». Autrement dit jamais. Car qui peut avoir la naïveté, ou plutôt le crétinisme de croire que les « instances agricoles » vont chercher le moyen de se passer de leur poison fétiche si on ne les y oblige pas, par une loi précise et contraignante ? Il faut dire qu’il y a des intérêts énormes derrière ce bras de fer. Les pressions arrivent de l’industrie des pesticides, des Étasuniens qui veulent vendre leurs merdes, des agripoisonneurs de la FNSEA qui gueulent à juste titre qu’ils seront désavantagés si la France interdit le glyphosate mais que d’autres pays européens l’autorisent. Rien qu’en France, les professionnels chaque année utilisent 8 000 tonnes et les particuliers 2 000 tonnes de ce désherbant redoutable.

Nos dépités se cachent derrière la décision européenne de renouveler pour cinq ans l’autorisation d’utilisation de ce poison. Le fait que les « études » sur lesquelles se basent les « experts » européens pour donner cette autorisation restent cachées, parce que conduites, influencées, payées par les entreprises commercialisant les produits à base de glyphosate n’a pas défrisé nos eurodéputés. Comme ne les a pas gênés le fait que glyphosate et OGM sont intimement liés, la plupart des OGM ayant été créés pour tolérer le glyphosate. Ce qui veut dire que ces OGM sont là non pas pour aider l’agriculture et nourrir la population mondiale pléthorique, mais pour augmenter les ventes de glyphosate. Nos députés « marcheurs » marchent allègrement dans ces combines.

Le ministre Travert, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base, sort vainqueur de ce bras de fer avec le ministre Hulot. Et Jupitounet se « charlepascualise » en reniant sans vergogne ses promesses !

N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible et empoisonneuse…

Eh ! Jupitounet, les « couillonnés » de l'affaire sont aussi des électeurs. Et ils te le feront savoir.

 

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Aux fourchettes, citoyens!

Faut-il se plier sous la dictature de la minceur,

la glorification de la maigreur ?

Ne soyez pas "Grossophobe":

 dégustez sans modération le dernier bouquin

que je viens de commettre,

à la gloire du bon vivre, du bien manger,

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18/04/2018

L’existence des lanceurs d’alerte dans les mains des « sages » du Sénat… Dur, dur !

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Ce mercredi, les « sages » su Sénat examinent la loi sur le secret des affaires, autrement dit la loi destinée à bâillonner les lanceurs d’alerte sous prétexte de protection des entreprises.

Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Bien que nécessaire, une protection des secrets de fabrication, de l’innovation et de la propriété intellectuelle ne doit pas entraîner une remise en cause des libertés fondamentales, ou une restriction de la liberté de circulation des personnes et des idées. C’est pourtant ce qui va arriver. Cette loi découle d’une directive européenne votée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias.

La France macronnienne s’est empressée, subrepticement, de faire voter en douce cette loi scélérate vicelarde qui sera encore aggravée par les sénateurs. Les journalistes, les scientifiques, les syndicats, les ONG ou les lanceurs d’alertes qui s’aventureraient à rendre publiques de telles informations s’exposeraient à une procédure judiciaire longue et coûteuse, et surtout à une sanction qui décourageraient de futures divulgations. D’autant que la commission des lois sénatoriale vient de créer une sanction pénale pour ce nouveau délit tout en supprimant les sanctions pour procédures dilatoires ou abusives, pourtant prévues par la directive.

Cette loi remet en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Il s’agit d’une inversion de nos principes républicains : le secret devient la règle, et les libertés des exceptions. De fait, en l’état, cette loi permettra de verrouiller l’information à la fois sur les pratiques et sur les produits commercialisés par les entreprises.

C’est là le pouvoir de cette loi : devenir une arme de dissuasion.

 

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23/03/2018

ALERTE : les députés vont voter une loi instituant l'OMERTA dans le droit des affaires !

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La loi scélérate votée il y a deux ans par les députés européens concernant le muselage des lanceurs d’alerte camouflée derrière la prétendue « protection du secret des affaires » va probablement être adopté en loucedé par les députés français. La France s’apprête en effet à transposer en catimini cette directive européenne sur le secret des affaires, avec son examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée.

Ainsi, pendant qu’on nous enfume avec les sarkonneries, les embrouilles continuent. Cette loi consacre l’impossibilité pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation de dénoncer les abus et malversations des entreprises. Souvenons-nous que cette directive concernant la protection du « secret des affaires » a été adoptée par une très large majorité par nos eurodéputés rampants. Ceci quelques jours après le scandale des « Panama papers ». En soi, se doter d’un outil législatif pour lutter contre l’espionnage industriel et le pillage économique dont sont victimes nos entreprises est louable. Mais ce qui l’est moins, c’est que cette directive fait désormais porter la charge de la preuve non plus sur l’entreprise, mais sur le lanceur d’alerte ! Ainsi, sous prétexte de lutte contre l’espionnage industriel, cette loi scélérate donne aux entreprises le droit de poursuivre en justice toute personne divulguant au public des informations sur des activités que ladite entreprise préférerait tenir bien planquées.

On voit bien qui est visé par ce droit à l’omerta : ceux qui, courageusement, dénoncent les malversations des entreprises. Ils seront désormais passibles d’amendes énormes, dissuasives tant pour les enquêteurs que pour les médias. Cette loi européenne a été votée, en 2015, juste avant l’ouverture du procès, au Luxembourg, du lanceur d’alerte Antoine Deltour, qui avait révélé les magouilles du Luxembourg, pays de Junker, avec les multinationales installées dans ce drôle de pays.

Voilà quelques réalités qui devraient nous faire réfléchir sur le fonctionnement de cette Europe – hélas – aussi dévoyée que décevante. Mais que peut-on dire, nous qui envoyons à ce Parlement un ramassis de bras cassés. Nous dont la délégation la plus importante est celle du Front national. Nous qui nous servons de l’Europe pour recycler nos branquignolles. Nous qui déléguons un Moscovici – qui pérorait ce matin sur France Inter - au poste stratégique de Commissaire européen.

La France dispose pourtant de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, cependant le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. Souvenons-nous qu’en 2015, la Loi Macron – alors ministre de l’économie – prévoyait des sanctions de prison pour les lanceurs d’alerte ! Il n’en est plus question dans la version actuelle mais elle propose d’obliger ceux qui auraient, même involontairement, « violé » un secret des affaires de réparer le « préjudice » subit par l’entreprise. Autrement dit des montagnes d’euros de dommages et intérêts potentiels. Avec une telle épée de Damoclès sur la tête, qui aura encore le courage « d’ouvrir sa gueule » ?

Désormais, si cette loi passe, dévoiler l’utilisation de produits dangereux pour les consommateurs et les salariés d’une entreprise mènera le lanceur d’alerte au tribunal, de même que dénoncer une magouille d’optimisation fiscale ou encore les perspectives de licenciements massifs, etc.

Seule une forte mobilisation citoyenne pourra faire reculer les godillots macroniens.

On peut ainsi envoyer un courriel courroucé à son député. Vous trouverez leur nom et leur contact électronique

Ici





20/03/2018

Eh oui, les moujiks aiment bien leur ours !

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Ils nous le disent sur tous les tons, sur toutes les colonnes, sur toutes les machines à bruits, dans toutes les lucarnes à décerveler : le « dictateur » Poutine a été réélu dans un scrutin « entaché de nombreuses irrégularités ». Ben voyons, pas comme chez nous, pas comme aux USA, ce champion du monde de la démocratie où un scrutin censitaire permet au candidat milliardaire ayant le moins de suffrages d’être le vainqueur ! Poutine, lui, a été élu par 75 % des électeurs avec une participation de 70 %. Ce qui est tout de même confortable mais n’a rien à voir avec un score « soviétique ». Eh oui, c’est comme ça, n’en déplaise aux « russophobes » forcenés. Les affreux moujiks aiment bien leur Ours !

Ne faisons pas d’angélisme. Poutine n’est pas le dictateur que la propagande voudrait nous faire croire, mais il mène son pays de façon pour le moins « autoritaire ». Mais n’oublions pas le progrès par rapport à l’URSS. La démocratie ne se construit pas en un jour. Et puis balayons devant notre porte, quelle image offre la « démocratie » qui donne le pouvoir à des Trump, à des Sarkozy, à des Berlusconi, à des Junker et qui prétend l’imposer au monde à coups de bombes ?

Ce Poutine, élu pour la première fois en 2000, va alors prendre en main un pays en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaquées par des officines occidentales, surtout yankees ou allemandes, leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales. Résultat : une chute du PIB russe de près de la moitié entre 1990 à 1998, la paupérisation de la moitié de la population accrue par les privatisations et l’accaparement des richesses par une mafia. C’était la grande époque de la curée, du vol par les oligarques de toutes les richesses de ce pays de ce pays « dirigé » par l’ivrogne Elsine, pantin des Étasuniens. Richesses qu’ils vont ensuite planquer dans les paradis fiscaux et les affaires aux États-Unis ou en Europe où ils viennent vivre. Ce sont ceux-là que balaie Poutine.

Et pourtant systématiquement, dans les cercles de la bien-pensance atlantique, c’est haro sur la Russie. Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Propagande bien relou…

Toutes les informations dont nous abreuvent les merdias à la solde des marchands de canon et de béton nous sont présentées, systématiquement, sous un angle antirusse. Que ce soit pour l’Ukraine, la Syrie, ou encore la situation économique de ce pays, ses rapports avec le monde.

Cette russophobie n’est pas nouvelle. Chez les Français, elle date évidemment de la pâtée prise par Napoléon. Pour les Anglais, elle vient de la rivalité impérialiste britannique de domination de l’Asie qui s’est heurtée à la puissance russe. Pour les Allemands elle vient de leur prétention « d’espace vital à l’Est » ayant sombré dans la terrible défaite hitlérienne. Quant aux Étasuniens, ils se sont retournés contre leur allié antinazi dès la guerre gagnée (surtout par les Russes !). Depuis, leur stratégie consiste à encercler le territoire russe par des bases militaires hostiles dans des pays à la remorque de l’Otan. Et leur politique tend à être toujours antagoniste de ce pays, à tenter de casser ses initiatives, à l’humilier et à tenter de le piller autant que faire se peut.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car ils ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Président bien réélu du plus vaste pays du monde, Vlad-le-terrible enrage les roquets antirusses par sa popularité. Pourquoi est-il populaire Poutine ? Parce qu’il a mis un terme à la désagrégation du pays et aux humiliations infligées à la Russie par l’extension de l’OTAN (trahissant les promesses faites à Gorbachev) ou à travers les bombardements de la Yougoslavie et l’occupation du Kosovo en 1999.

Les relations politiques vont se détériorer avec les « révolutions de couleur » fomentées par les États-Unis en Géorgie et en Ukraine avec velléités d’intégrer ces marches de la Russie dans l’Otan.

L’encerclement militaire de la Russie par les forces belliqueuses de l’Otan justifie les réactions de Poutine, tant en Crimée qu’en Ukraine. S’ensuivent les attaques économiques contre la Russie à travers la baisse du prix du pétrole orchestrée par l’Arabie saoudite et les États-Unis et les sanctions économiques. Celles-ci s’avèrent contre-productives tant pour la Russie que pour l’Europe. Mais pas trop pour le principal fauteur de troubles, les États-Unis…

Ces sanctions sont une faute géopolitique grave, car elles rejettent la Russie vers l’Asie et principalement vers la Chine. L’effet d’éviction du marché russe pour les entreprises européennes sera durable. Or, le peuple russe est un grand peuple européen. La Russie est un acteur majeur de la politique européenne depuis la fin du XVIIIe siècle. C’est méconnaître le rôle que peut jouer le sentiment de l’humiliation ou de la dignité blessée dans l’Histoire des peuples.

Pourtant, la Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Que représentent les Étasuniens, « passés directement de la barbarie à la décadence en oubliant la civilisation », par rapport à cette grande nation qui a donné au monde – n’en déplaise au président Macron qui a snobé les auteurs russes au Salon du livre de Paris - les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable d’amener et de ramener des cosmonautes dans la station orbitale internationale !

En fait, nous leur en voulons d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.


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14/03/2018

Cette fois on y est : les barrages hydroélectriques vont être bradés aux requins du privé !

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De quoi se nourrit Hulot ? Ben de couleuvre pardi ! Cette fois, c’est la privatisation des barrages hydroélectriques qu’il a annoncée à l’Assemblée nationale. Eh ! Nicololo, ça va finir par te faire mal au fondement… Son patron, Jupitounet, est finalement bien le fils putatif de Flamby : c’est en effet sous Hollande, Vals et Royal que cette konnerie totale a été décidée. Pour obéir à une injonction de cette Union européenne dont la dérive ultralibérale actuelle met en rogne jusqu’à ses plus fidèles partisans.

Dans son fumeux « programme national de réforme », le capitaine de pédalo laissait écrire : « S’agissant de l’exploitation des installations hydroélectriques, le renouvellement des concessions par mise en concurrence sera privilégié. Le périmètre des lots de barrages et le calendrier et les modalités selon lesquels ces lots seront concédés, notamment les modalités de participation des personnes publiques aux entités concessionnaires, sont à l’étude. » Les concessions en question arrivent à leur terme. Le gouvernement de Macron et Philippe exécute donc le programme de Vals et Hollande réclamé par la Commission européenne. Pourtant l’argument de la pression de la commission européenne, c’est de la bola : l’Allemagne n’a pas hésité, elle, à prendre des mesures fortes en la matière et à les faire accepter à Bruxelles, pourquoi la France n’essaie-t-elle même pas ?

Nous avons là, à portée de main, une énergie made in France qui pourrait être mobilisée pour soutenir vraiment les industries exposées à la concurrence internationale. Et qui est indispensable à la bonne marche de l’ensemble du réseau électrique français et européen. En effet le système électrique fonctionne comme un tout. Il doit fournir à chaque instant très exactement la quantité d’énergie en cours de consommation. S’il en produit moins ou plus, le système plante. Cette gestion fine est cruciale ! Les installations hydrauliques sont les variables d’ajustement du système électrique global. Car le flux de l’eau turbinée est très facile à maîtriser selon que l’on doit augmenter la puissance ou la diminuer. La machine démarre et s’arrête en quelques secondes, ce qui n’est pas le cas avec le nucléaire.

On compte plus de 2000 installations de toutes tailles dans le pays parmi lesquels une grosse centaine de barrages de grande taille, c’est-à-dire de plus de 20 mètres de hauteur. 400 barrages et centrales sont gérés par des entreprises à travers des « concessions » de longue durée. 80 % d’entre eux le sont aujourd’hui par EDF. Les autres sont essentiellement gérés par GDF Suez ou ses filiales, héritage du temps où GDF était une entreprise publique. Le gouvernement Philippe a donc décidé de brader la gestion de ce patrimoine national. C’est un pillage digne de celui de la privatisation des autoroutes. Le peuple français a payé pendant des décennies pour construire et entretenir ces installations hydroélectriques.

L’hydroélectricité, c’est une grande histoire française, celle de la « houille blanche » et de l’industrialisation des vallées de montagne. Des ouvrages pharaoniques qui redonnaient de la fierté et de la confiance en leur pays à tous ces Français qui sortaient de cinq années de malheur, de destruction et de honte. Ceux qui ont des cheveux blancs et un peu de bide se souviennent de la fierté nationale des mises en eaux des barrages de Génissiat, de Donzère, de Serre-Ponçon, de Tigne, de Bort-les-Orgues, de Naussac, etc. Actuellement, ces ouvrages sont parmi les piliers de la politique énergétique de la France. Les ouvrages hydroélectriques représentent 20 % de la puissance installée du mix électrique, ce qui est considérable. C’est 12 % de l’électricité des Français et 20 % de la production nationale d’énergie renouvelable ! C’est aussi 66 % de la capacité de pointe, c’est-à-dire un moyen de production flexible, disponible presque instantanément pour faire face à l’évolution structurelle de la consommation électrique. Et c’est tout cela que Macron veut brader au privé !

Il y a longtemps que les gros consortiums privés louchent avec gourmandise l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises. Il y a longtemps que leurs lobbies dépensent des montagnes de pognon pour arriver à leurs fins : mettre leurs sales pattes sur ce savoureux gâteau national. Parce qu’elles savent que les barrages - grâce aux investissements accomplis par des générations de bâtisseurs et avec l’argent des contribuables – sont très rentables : l’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards par an. Ce qu’on appelle la « rente hydroélectrique » est d’au moins 1,25 milliard d’euros par an. En voilà de la belle et bonne thune à se mettre dans les fouilles !

Et ce n’est pas tout. L’électricité produite par les barrages est de loin la moins chère. De 20 à 30 euros le mégawattheure, soit nettement plus compétitive que le prix de l’électricité nucléaire historique. Cet avantage profite aujourd’hui à tous les consommateurs d’électricité puisqu’il intervient dans le calcul des coûts de production d’EDF. Mais la mise en concurrence des barrages se traduira obligatoirement par une hausse du prix de l’électricité pour nous, les consommateurs finaux !

Les « partenaires privés » n’investiront pas par philanthropie mais pour tirer des profits. S’ils agissaient autrement leurs actionnaires seraient en droit de les sanctionner et d’arguer, à juste titre, de l’abus de bien social. Ce n’est donc pas leur cupidité qui doit être mise en cause mais plutôt ceux qui leur offrent ce nouveau terrain de jeu sans aucune justification. Aucune ! Personne n’imagine que les investisseurs privés viennent pour faire des investissements. Ni qu’ils seront portés à en faire si besoin est. Car lorsqu’une opération d’entretien est à l’ordre du jour cela coûte deux fois. Une première quand il faut payer les travaux et une seconde pendant l’interruption de l’exploitation. Donc l’entretien et la sécurité qui en découle seront sacrifiés sur l’autel du profit, du pognon pris dans nos poches.

Eh ! Ceux d’entre nous qui habitent en aval de ces barrages, tenez-vous aux branches, priez si vous êtes croyants ou déménagez ! Parce que vous croyez que les fonds privés veulent produire de l’électricité propre et sure ou des flots d’argent avec ces barrages ? Vous faites confiance au privé pour entretenir et investir dans l’équipement des barrages ?

Cerise sur le gros gâteau, la Commission européenne prétend interdire à EDF de postuler pour l’obtention de ces concessions !

Décidément, il va peut-être falloir les sortir, les nettoyer, les graisser… Et faudra-t-il s’en servir ?

 

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05/03/2018

Et maintenant l’Italie… L’invasion musulmane aura-t-elle la peau de la démocratie en Europe ?

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Voilà que l’Italie à son tour risque de se vautrer dans la fange de l’extrême droite, comme l’Autriche, comme la Pologne, comme cela à failli arriver en France. Pourquoi ? La teneur des pancartes est sans ambiguïté : « Stop à l’invasion », « Les Italiens d’abord ».

Marine Le Pen a d’ailleurs twitter ses « chaleureuses félicitations » à M.Salvini, le jeune patron de la ligue ultra-droitière qui a enlevé le mot « nord » de son sigle pour signifier sa vocation à gouverner. A gouverner à l’extrême droite bien sûr.

Le déni de réalité devant les dangers pour l’Europe de cette invasion migratoire orchestrée par les patronats européens et l’ONU a signé également la chute générale de tous les partis de gauche. Exit le parti démocrate de Matteo Renzi, comme le PS en France. Quant aux frondeurs de « Liberi e uguali », on les cherche…

Voilà où mène le crétinisme d’une Europe sous direction Merkelienne. Les populations des vieux pays qui forment l’Europe multiplient, pacifiquement pour l’instant, par le biais démocratique des urnes, leur refus d’une invasion rampante musulmane. Parce que le problème, c’est là qu’il est. Quelques millions de réfugiés, voire de migrants économiques, les 500 millions d’Européens pourraient les accueillir. Et le feraient certainement sans véritables problèmes. S’ils n’étaient pas musulmans. Parce que l’Europe s’est faite au cours de sa longue histoire mouvementée, en opposition aux invasions musulmanes.

On comprend donc que les Italiens, après les Autrichiens refusent ce qu’il faut bien appelé par son nom : une invasion lente, molle, s’appuyant sur la compassion, la générosité confinant à l’imbécillité de populations européennes qui oublient qu’à côté des Droits de l’Homme, il y a les Devoirs de l’homme. Et le premier devoir d’un citoyen, c’est de défendre sa terre, son pays contre toute invasion qui risque de changer radicalement sa manière de vivre ensemble, sa res publica. Parce que l’arrivée annuelle de plusieurs millions de gens venus d’ailleurs, apportant avec eux leurs coutumes si différentes des nôtres et – pire que tout – leur religion, essentiellement musulmane, donc difficilement compatible avec les valeurs de l’Europe, va se faire sans profonds bouleversements ? Est-il inconvenant de se demander comment des cultures différentes pourront à terme coexister sans communautarisme, qui consiste à séparer la société en groupes concurrents voire antagonistes ?

À travers les migrants qui le véhiculent, l’ennemi c’est l’islamisme qui est une forme idéologique donnée à la religion et qui en déborde le cadre pour prétendre à une hégémonie dans tous les domaines de la vie humaine, et sur toute autre forme culturelle, religieuse, politique ou sociale. Vouloir séparer la Charia de l’islam n’est pas possible. On le voit dans tous les pays musulmans chez qui la Charia est source constitutionnelle. La crise économique qui débute, se superposant à la fracture ethnico-religieuse, risque d’offrir aux tenants de la poursuite de l’immigration une belle démonstration de leur folie idéologique.

Accueillir tous ces migrants ? Impensable sauf à accepter des troubles qui déboucheront sur des guerres civiles en Europe et l’arrivée au pouvoir des partis de l’extrême droite fascisante. C’est ce qui est en train d’arriver. En Autriche on y est, ça a failli arriver en France l’an dernier et ça se profile en Italie.

Pourquoi ces migrants musulmans ne vont-ils pas vers ces pays ultra-riches, ayant les mêmes convictions religieuses qu’eux que sont les douces monarchies pétrolières ?

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27/12/2017

Pendant les grandes baffrades de bout d'an, les affaires continuent.

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Non, il ne s’agit pas des « affaires » glauques de Fillon ou des turpitudes de Ferrand mais des Affaires, les vraies, celles de ceux qui tirent les ficelles de ces marionnettes. Et ces affaires-là sentent surtout le pétrole.

Les firmes multinationales ont-elles encore un quelconque intérêt à ménager les États ? De moins en moins avec la primauté politique actuelle des gouvernements ultralibéraux qui sévissent de par le monde dit démocratique. Ces pays sont gérés – et non plus gouvernés – par les politiciens véreux dont les banksters et les multinationales agitent les ficelles. Ces derniers n’hésitent pas à ruiner des pays, à saccager la planète voire à déclencher des guerres afin de satisfaire leur avidité de profit à court terme.

Quelques exemples ? La guerre de Syrie, sous le faux nez d’un conflit religieux, est sous-tendue par le passage ou non de gazoducs et d’oléoducs. Le gaz est devenu, plus encore que le pétrole, la principale source d’énergie en ce XXIe siècle, que ce soit comme solution de rechange au pétrole en raison de la diminution des réserves, ou comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les différentes puissances anciennes ou émergentes est à la base d’un conflit international dont la manifestation est régionale. Actuellement le potentiel du pouvoir ne réside plus dans l’arsenal militaire nucléaire, mais plutôt là où se trouvent les ports d’exportation de l’énergie. Et c’est ce qui explique le mieux la rivalité russo-américaine au Moyen-Orient. Projet de création des ouvrages de transport de produits pétroliers et gaziers North Stream et South Stream pour les Russes, projet concurrent Nabucco pour les Étasuniens.

Autres exemples ? La mise sous tutelle des États à travers les mécanismes de résolution des litiges État investisseurs, ou ISDS (pour Investor-State Dispute Settlement, en anglais). L’arbitrage signifie que deux entreprises, en désaccord sur un sujet, soumettent leur litige à un jury commercial, qu’elles désignent elles-mêmes, pour juger laquelle des deux a raison selon les termes du contrat qui les lie. Mais par le même mécanisme les investisseurs peuvent poursuivre un État s’ils estiment avoir été traités de manière inéquitable. Les multinationales se voient ainsi donner le pouvoir sans précédent d’échapper aux lois, à travers une sorte de système de justice privatisée contre lequel aucun appel n’est possible. Ainsi Vinci attaquera l’État lorsque sera acté l'abandon de l'aéroport ubuesque de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi, l’Italie est poursuivie devant un tribunal d’arbitrage international par Rockhopper Exploration, une compagnie britannique pétrolière et gazière qui lui réclame des dommages et intérêts. En cause : l’interdiction votée par le Parlement italien en janvier 2016 de toute nouvelle activité d’exploration et de production à moins de 12 mille marins de la côte, soit une vingtaine de kilomètres. Mais attention, la multinationale ne poursuit pas l’État italien devant un tribunal d’arbitrage international pour des dommages concernant des investissements déjà effectués mais pour « des dommages financiers très importants » sur la base de ses potentiels futurs profits et non des investissements passés !

Ce type de demandes de compensation de la part de multinationales se multiplie, en particulier sur le pétrole, le gaz ou l’exploitation minière, des secteurs que tentent d’encadrer les législations environnementales et de protection des travailleurs. En Europe, le géant suédois de l’énergie Vattenfall réclame plus de 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne en compensation de sa décision de sortir du nucléaire.

Ces situations ubuesques sont de puissants leviers pour intimider un État qui menacerait les intérêts des tentaculaires compagnies multinationales et leurs complices financiers. Elles s’appuient sur un discret mécanisme mis en place pour régler les litiges entre États et investisseurs : l’ "ISDS ", intégré dans tous les traités commerciaux, dont celui en négociation entre l’Europe et les États-Unis (Tafta) et celui signé avec le Canada, le Ceta. Les multinationales bénéficient ainsi, à travers ce mécanisme, d’un pouvoir sans précédent pour échapper aux lois.

Cette privatisation de la justice, au seul profit des entreprises et au détriment des peuples et des États qu’ils se sont choisis, est scandaleuse. Elle est rejetée par toutes les populations formant l’U.E.

Dans les faits, à travers de telles juridictions privées, composées d’avocats d’affaires et de juristes au service des entreprises, les multinationales peuvent attaquer un gouvernement qui, prendrait, par exemple, des décisions contre le tabagisme, et réclamer des sommes fabuleuses pour « compenser » leur manque à gagner.

En creusant la question, on découvre qu’un pays européen est devenu la plaque tournante de très nombreuses procédures des multinationales contre les États. Ce pays, c’est les Pays-Bas. Celui-ci abrite un maximum de sièges sociaux fictifs ou non et de filiales sans activités réelles d’entreprises transnationales. Ces firmes signent discrètement un traité d’investissement avec les Pays-Bas qui prévoit la possibilité, pour tous les investisseurs « néerlandais » qui auraient l’impression de ne pas avoir été traités de manière équitable par leur pays hôte, de le convoquer devant un jury d’arbitrage. Une procédure qui s’inscrit dans le cadre de la Banque mondiale.

Les Pays-Bas sont ainsi devenus le pays d’origine du plus grand nombre de procédures ISDS. Pas moins de 16 % des cas soumis au cours de l’année 2014 l’ont été par des firmes néerlandaises. « Néerlandais » est toutefois un terme relatif dans ce contexte. L’analyse détaillée de ces investisseurs montre que plus des deux tiers sont des filiales fantômes, n’existant que sous la forme de boîtes à lettres. Seulement une sur six est véritablement néerlandaise. Les Pays-Bas : l'une des pires paradis fiscaux, un serpent lové confortablement au sein de l'Union Européenne, comme son comparse et complice en parasitisme, le Luxembourg.

N’y a-t-il pas là des questions impératives à résoudre afin que l’Europe cesse d’être un machin détesté par les populations pour redevenir un formidable espoir ?

Entendez-vous, dans les lucarnes à décerveler, ce genre de questions être débattues ?

Non. Jamais. L’important, le fond des débats c’est que Ruffin vienne à l'Assemblée déguisé en footballeur ou qu'un footballeur se déguise en noir…

 

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04/12/2017

Réunion Europe-Afrique : la raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ?

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Le cinquième sommet entre l’Union africaine et l’Union européenne (UA-UE) s’est tenu la semaine dernière, les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Au cours de ce sommet ont été passés en revue la paix et la sécurité, la gouvernance, la démocratie, les droits de l’homme, les migrations et la mobilité, l’investissement et le commerce, le développement des compétences, la création d’emplois, mais également le terrorisme et une de leur conséquence : la résurgence de l’esclavagisme.

Macron et ses comparses de l’U.E. se sont offusqués de bon ton avec leurs homologues de l’Union Africaine de l’esclavage sans complexe pratiqué en Libye. Ben voyons ! Qui a planté la zone dans ce pays ? Sarko, Blair, Obama. Qui morfle grave ? Les Africains.

Les jocrisses, les bien-pensants, les tartuffes s’horrifient – à juste titre – de ces centaines, de ces milliers de femmes, enfants, hommes attirés par le miroir aux alouettes de l’eldorado européen et qui après avoir engraissé les maquereaux passeurs finissent en patapon pour requin et crabes de la Méditerranée.

Il faut savoir pourquoi ils partent de toute l’Afrique en une migration suicidaire vers le nord, vers ce continent européen que les séries télés, les films, les magazines leur montre comme le paradis, le bonheur consumériste à la portée de tous. On ne leur montre pas, dans le « paradis européen », les milliers de sans-abri et de sans-dents, de chômeurs, de grévistes. On ne leur dit pas que la traite humaine transsaharienne a été remise au goût du jour. On s’efforce de leur cacher les bateaux surchargés qui chavirent, jetant à la mer, dans le froid de la nuit, leur cargaison dérisoire d’espoirs déçus, de vies perdues. Pourtant ils veulent malgré tout venir…

S’ils fuient l’Afrique, c’est parce qu’ils sont victimes, chez eux, du pillage des richesses de leur continent par les entreprises multinationales, et en particulier européennes. Ce pillage découle de la faiblesse politique de quasiment tous les pays africains. Faiblesse résultant des conflits internes et externes, de la corruption d’une caste et des budgets des dépenses militaires en Afrique qui dépasse l’entendement humain au détriment de l’allocation des ressources à des fins de développement et accentuent la misère et la famine.

Cette faiblesse génère des accords économiques léonins, d’inspiration ultralibérale. On les appelle les A.P.E. (accords de partenariat économique), proposées par l’Union européenne à l’Afrique. Ces accords sont entre l’Union européenne et l’Afrique ce que les accords Tafta – heureusement mal barrés actuellement, contrairement à leur miroir CETA - sont entre les États-Unis et l’Europe : des traités de vassalisation organisant le pillage du plus faible par le plus fort. Vis-à-vis des États-Unis, nous sommes les victimes, vis-à-vis de l’Afrique, nous sommes les bourreaux. Mais il n’y a pas les Européens…

Quelle sera l’évolution à donner au partenariat avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) après l’expiration des accords de Cotonou, en 2020 ? L’intégration africaine n’est pas assez avancée pour que l’UA (Union Africaine) puisse vraiment peser sur les négociations. Tant que son financement sera assuré par les contributions extérieures, à commencer par celle de l’UE, l’idée d’un partenariat d’égal à égal reste une vue de l’esprit. Les dés sont pipés.

De l’esclavage à la colonisation et de celle-ci à la mondialisation, nous sommes en face de la même logique : décider pour les Africains (et d’une manière toujours conforme aux intérêts de l’Europe) la manière dont ils doivent exister face au reste du monde. La seule différence entre hier et aujourd’hui réside dans la nature des gadgets avec lesquels la lucidité de l’Africain est assommée : aux pacotilles ont succédé les « attestations » de leadership délivrées par l’Europe à des chefs d’État africains - dont quelques-uns sont pourris jusqu’à la moelle - qui se disputent sans gêne la reconnaissance de l’homme blanc et de son système politico-économique. Ce qu’il y a surtout à redouter aujourd’hui au sujet de ces APE et de la lecture qu’en fait l’Afrique c’est essentiellement une stratégie de déconstruction des zones économiques et monétaires ou tout bonnement une décomposition de l’Union africaine par l’alignement d’un cartel de chefs d’États corrompus sur les ambitions impérialistes de l’U.E.

L’Afrique n’a absolument rien à gagner dans les APE : la Côte d’Ivoire a beau espérer vendre son cacao, mais elle doit savoir qu’elle ne maîtrise guère ses cours mondiaux. Le Sénégal n’a que son huile d’arachide que personne ne veut plus consommer en Europe et dont le cours a été fortement déprécié par les autres huiles. Le bois brut gabonais ne peut nullement contrebalancer la perte de devises qu’entraînerait l’ouverture des frontières gabonaises à l’UE. De toute façon la question que soulèvent les APE n’est pas fondamentalement une simple question économique : c’est une question de justice, d’équité et de morale universelle, et pour cette raison, c’est un combat que l’Afrique peut et doit mener avec tous les autres hommes et toutes les autres régions économiques de cette planète.

Tout comme les États-Unis font avec elle avec le Tafta, l’Union européenne exerce des pressions sur les pays africains argumentant que « l’aide au développement » pourrait diminuer drastiquement en cas de refus de signer. C’est un chantage d’autant plus insupportable que l’Afrique voit s’échapper chaque année 192 milliards de dollars causés par des flux illicites contre seulement 30 à 40 milliards d’aide au développement, a révélé le 30 novembre 2016 à Dakar, Amath Soumare, président fondateur de Sopel International et président du Centre africain de la Nouvelle économie, CANE Executive.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Un peu d’histoire économique récente éclaire le sujet. Ainsi en 1963, la convention de Yaoundé (Cameroun) portait sur le commerce mais avec des préférences tarifaires non réciproques en faveur des produits des 18 états concernés sur la coopération financière et technique et sur des projets d’infrastructures économiques et sociales. Plus tard, en 1975, la convention de Lomé (Togo), fondée sur le partenariat et la solidarité, était signée avec un groupe de 46 pays. De 1984 à 1995 vont se succéder les conventions Lomé III, IV et IV bis, qui concernent finalement 70 pays. Mais peu à peu, les accords s’imprègnent des thèses néolibérales émergentes.

Après la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995, la nécessité de « s’insérer dans l’économie mondiale » devient la priorité. L’Union Européenne a choisi d’imposer les règles de l’OMC aux pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) plutôt que de s’associer à eux pour les rendre plus équitables. Elle a choisi de faire perdre aux pays les moins avancés (PMA) de la zone ACP (40 sur 77) les dérogations que leur accordent les règles de l’OMC lorsqu’ils ne signent pas d’accords de libre-échange. Les préférences tarifaires non réciproques doivent disparaître. Elles ne sont en effet pas compatibles avec les règles de l’OMC qui imposent la réciprocité : les pays ACP doivent s’ouvrir aux produits européens de la même manière que le marché communautaire s’ouvre aux produits ACP. Ce sont les accords de Cotonou où l’on passe du respect de la souveraineté au dogme de la « croissance » que favoriserait (!!??) un marché « libéré » des obstacles à la concurrence. Dans les négociations, la Commission, négociateur unique au nom des Etats membres de l’Union, en a imposé la langue, le contenu et le rythme, en dépit des protestations des gouvernements ACP. Les documents sont rédigés en anglais, et les discussions ont lieu dans cette langue. Or les pays concernés d’Afrique, qui représentent 94 % de la population ACP, ont, très largement, le français comme langue véhiculaire. Bonjour la francophonie et l’influence de la France en Europe…

Séparer pour mieux régner est la devise de l’U.E. Elle divise ainsi les ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique autrement dit les anciennes colonies) signataires des accords de Lomé en six régions : Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Corne de l’Afrique, Afrique australe, Caraïbes et région Pacifique. Et elle négocie avec chaque sous ensemble séparément. Pour la Commission, il ne s’agit pas de traiter les pays ACP en partenaires, mais bien d’organiser leur mise en concurrence, c’est-à-dire, selon la formule désormais consacrée, de les « intégrer dans le commerce mondial ». Les négociations visent à remplacer les mécanismes de solidarité des conventions de Lomé par la concurrence économique et commerciale orchestrée par l’OMC. La convention de Cotonou contraint ainsi des économies faiblement développées à affronter sur un pied d’égalité les entreprises des pays les plus riches. La vision du monde que propage désormais l’UE, à l’instar des États-Unis, s’organise autour de l’idée dominante de compétition.

L’U.E. ressert le discours des lobbies patronaux selon lequel les dérégulations favoriseraient les investissements. Elle exige donc la suppression des restrictions aux investissements dans le domaine des services. Il s’agit, en fait, d’interdire à ces pays de choisir eux-mêmes les investisseurs étrangers et de définir quel type de société ils entendent construire. Elle exige la concurrence, dont il faut assurer, selon une expression digne du traité constitutionnel européen, le caractère « libre et non faussé » ; les marchés publics, où elle entend qu’entreprises étrangères et entreprises nationales soient traitées sur un pied de stricte égalité ; et enfin l’investissement, où elle réclame une dérégulation des régimes en vigueur dans la plupart des pays ACP.

Les firmes européennes entendent opérer en toute liberté là où elles investissent, et tirer le profit maximum de l’absence d’exigences salariales, de législations sociales et de contraintes environnementales. C’est le renard libre dans le poulailler…

Mais la résistance s’organise. Ainsi en 2004, à Maputo (Mozambique), des centaines d’associations africaines, réunies à l’invitation de Third World Network Africa, un des réseaux altermondialistes les plus actifs, adoptent la déclaration de Maputo. Véritable document fondateur de la résistance africaine à la recolonisation par le libre-échange, elle dénonce les APER comme un instrument de la domination européenne sur les marchés émergents ; comme une agression contre les droits à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources et les capacités des États ; comme une volonté d’exacerber les tensions entre sous-groupes africains et comme une négation des préoccupations légitimes des pays africains demandant un changement des règles de l’OMC. Reprise par le Forum social africain (Lusaha, décembre 2004), elle appelle à une transformation radicale des relations entre l’Europe et les pays ACP, fondée sur un principe : l’émancipation des peuples africains doit être leur propre œuvre.

Le développement de l’Afrique sera profitable à l’ensemble des autres espaces économiques évitant cette migration clandestine avec des milliers de morts. Mais avant tout, l’Afrique sera ce que les Africains voudront qu’elle soit.

Tafta, Ceta, APE, même logique de la loi du plus fort, mêmes combats à mener.


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29/11/2017

Au bistro de la toile : « Je te sers un verre de Glypho ? »

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- Eh ! Victor, je te sers un verre de Glypho grand cru ? C’est du sérieux, c’est de l’allemand.

- Eh ouais ! Loulle. On va continuer à s’empoisonner au glypho pendant cinq vendanges. Au moins.

- Tout ça à cause d’une scène de ménage dans le couple franco-allemand qui bat de l’aile. Parce que « Mutti », elle dit à Jupitounet la redoutable phrase tueuse d’amour et fossoyeuse de couple : « Non pas ce soir, je suis fatiguée ».

- Ah ! La terrible phrase, Loulle. Mais je crois plutôt que Mutti a été cocu sur ce coup-là. Trompée, humiliée la Maman. Pas par Macron mais par son propre ministre de l’agriculture. Le mec, il a voté POUR le glypho alors que la position du gouvernement était de s’abstenir. Et ce POUR allemand a entraîné d’autres pays et voilà pourquoi la position française de trois ans de sursis au max a été battue en brèche et que Jupitounet fait la gueule.

- Du coup, la FNSEA peut sortir le champagne !

- Ah, la FNSEA, ça ne veut pas dire « Fédération Nationale des Empoisonneurs Agréés » ? Il faut dire qu’il y a des intérêts énormes derrière ce bras de fer. Les pressions arrivent de l’industrie des pesticides, des Étasuniens qui veulent vendre leurs merdes, des agripoisonneurs de la FNSEA qui gueulent à juste titre qu’ils seront désavantagés si la France interdit le glyphosate mais que d’autres pays européens l’autorisent. Rien qu’en France, les professionnels chaque année utilisent 8 000 tonnes et les particuliers 2 000 tonnes de ce désherbant redoutable. En son temps (2015) Ségolène Royal, alors ministre de l’écologie, a bien essayé de faire interdire les désherbants à base de glyphosate, mais seulement pour les jardiniers amateurs… Lettre morte puisque les bidons de Round-up encombrent encore les rayons de toutes les jardineries…

- Alors, et Monsieur Hulot, il est en vacances ?

- Hulot voulait trois ans et Macron penche vers lui puisqu’il a dit que malgré la décision européenne, la France arrêtera définitivement le glyphosate dans trois ans. Mais il avait en travers le ministre Travers, sous-traitant de la FNSEA, syndicat revendiquant haut et fort le droit d’empoisonner les populations et même, en premier lieu, ses adhérents de base ! Et c’est cet étrange groupe de pression, acoquiné avec Monsanto et tous les chimistes, qui a ses entrées au ministère de l’agriculture et donne sa feuille de route à un ministre de l’agriculture totalement incompétent. N’oublions pas que l’agriculture est subventionnée au niveau de dix milliards par an, chaque Français dépensant ainsi 150 euros pour conforter une agriculture productiviste nuisible !

- Les aliboffis commencent sérieusement à enfler !

- On assiste à un cas flagrant de prise de pouvoir des multinationales aux dépens de notre santé. En effet, la ré-autorisation proposée à Bruxelles, se base sur des évaluations fournies par la Glyphosate Task Force (GTF - groupe de travail sur le glyphosate), un consortium d’entreprises de l’agrochimie auquel appartient -- avec d’autres géants de l’agrochimie -- Monsanto. Quelle bonne surprise !

- Et quand on sait que Monsanto va être racheté par le géant de la chimie allemand Bayer, on comprend le vote de Herr Christian Schmidt, le ministre de l’agriculture allemand qui a offert une belle paire de corne à la Maman !

- À l’heure du rejet des institutions européennes par les populations, cette décision donne une fois de plus l’image désastreuse d’institutions européennes au service des multinationales et de la finance. Une occasion manquée de donner le signal d’un changement de comportement.

- Allez, je te le sers ce ballon de Tavel ou tu préfères un verre de Glypho ?

 

Illustration: merci au regretté Chimulus


11/11/2017

11 novembre. Pas de Monument aux Morts mais un Monument aux Vivants !

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Savez-vous qu’il y a en France une commune qui ne peut pas s’honorer d’un beau monument aux morts, avec un solide moustachu, vêtu de sa capote bleue ou kaki, chaussé de gros godillots et brandissant son long fusil Lebel ?

Et pourquoi ça ? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas eu de morts. Aussi bien lors des 2 guerres mondiales, 14-18 et 39-45, que lors des guerres d’Algérie et d’Indochine, la commune n’a jamais eu à déplorer le moindre décès sur les fronts ou dans les combats ! C’est à Palazinges, petit patelin de Corrèze, à égale distance de Brive et de Tulle, 113 habitants. 530 hectares dont 180 de forêts. Point culminant : le Puy Redon à 553 mètres d’altitude.

Et alors comment font-ils chaque 11 novembre ? Eh bien lors des commémorations annuelles dans la proche commune d’Aubazine – qui, elle peut s’enorgueillir de quelques morts - la commune de Palazinges est toujours officiellement représentée. Et, fait hautement symbolique, tous les 3 ans la municipalité tient à s’acquitter du coût des gerbes déposées !

Mais ils ne sont pas seuls les Palazingeais à vivre cette situation insolite. Il y a aussi, sur la commune de Babeau-Bouldoux, dans l’Hérault, à une trentaine de kilomètres au nord ouest de Béziers, un hameau nommé Cauduro où, là encore, onze jeunes gens appelés à la Grande Tuerie, partent pour la « Der des Der » la fleur au fusil espérant que huit jours plus tard ils seront à Berlin et que l’Alsace et la Lorraine seront récupérées. Hélas le pronostic ne s’avérera pas correct… Eh bien figurez-vous que tous sont revenus ! Alors, en 2005, quelques descendants de ces valeureux veinards ont décidé d’ériger… un monument aux vivants ! Sur cette plaque, au bas de la liste des onze « pas morts pour la France », il y a cette inscription : « LE PIRE N’EST JAMAIS SÛR ! »

Cette « Grande Guerre » que l’on n’arrête pas de commémorer a été l’une des pires horreurs de l’histoire des Hommes. Mais pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se le faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés-concerts, les boîtes de nuits étaient pleins de fêtards…

Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en acier bien pointues, bien aiguisées, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les crânes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifice de mort, la France d’en bas s’étripait avec l’Allemagne d’en bas. Pour le plus grand profit des précédents.

"La guerre est « l’art » de faire s’entre-tuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent…" Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la konnerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

 

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