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30/07/2016

Ouiquinde érotique avec Charles Cros et la sublime Brigitte

brigitte bardot sexy 3.jpg

Charles Cros : Triolets fantaisistes

Sidonie a plus d'un amant, 
C'est une chose bien connue 
Qu'elle avoue, elle, fièrement. 
Sidonie a plus d'un amant 
Parce que, pour elle, être nue 
Est son plus charmant vêtement. 
C'est une chose bien connue, 
Sidonie a plus d'un amant.



Elle en prend à ses cheveux blonds 
Comme, à sa toile, l'araignée 
Prend les mouches et les frelons. 
Elle en prend à ses cheveux blonds. 
Vers sa prunelle ensoleillée 
Ils volent, pauvres papillons. 
Comme, à sa toile, l'araignée 
Elle en prend à ses cheveux blonds.



Elle en attrape avec les dents 
Quand le rire entr'ouvre sa bouche 
Et dévore les imprudents. 
Elle en attrape avec les dents. 
Sa bouche, quand elle se couche, 
Reste rose et ses dents dedans. 
Quand le rire entr'ouvre sa bouche 
Elle en attrape avec les dents.



Elle les mène par le nez, 
Comme fait, dit-on, le crotale 
Des oiseaux qu'il a fascinés. 
Elle les mène par le nez. 
Quand dans une moue elle étale 
Sa langue à leurs yeux étonnés, 
Comme fait, dit-on, le crotale 
Elle les mène par le nez.



Sidonie a plus d'un amant, 
Qu'on le lui reproche ou l'en loue 
Elle s'en moque également. 
Sidonie a plus d'un amant. 
Aussi, jusqu'à ce qu'on la cloue 
Au sapin de l'enterrement, 
Qu'on le lui reproche ou l'en loue, 
Sidoine aura plus d'un amant.

 

Poême interprété par Brigitte Bardot, mis en musique par Jean-Max Rivière et Yani Spanos pour le film Vie privée de Louis Malle en 1962

brigitte bardot sexy 1.JPG

07/12/2010

Europe ultralibérale : il y a un demi-siècle, Verneuil et Gabin avaient tout vu !

gabin le président.jpg

 

L’immigré Achod Malakian - vrai nom d’Henri Verneuil – est un monument du cinéma français. Ses créations laissent loin derrière les diarrhées de violence ou les sodomies de diptères germanopratines actuelles. Henri Verneuil, en 1961, dans son film de politique-fiction « Le Président », démonte sans concession les magouilles politicardes. L’extraordinaire scène – signée évidemment Michel Audiard - dans laquelle Gabin, à la tribune de la Chambre des députés, harangue l’Assemblée, a une incroyable valeur prémonitoire sur ce qu’est devenue l’Europe.

 

Vous pouvez la voir

 

ICI

 

Appréciez, régalez-vous, passez-vous la en boucle, faites-en profiter vos amis, assénez-là à vos ennemis !

 

Ça  c’est du talent ! Pas étonnant qu’on ne voit jamais ce film

 sur les lucarnes à décerveler…

 

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Si vous trouvez quelque intérêt à mes élucubrations:

VOTEZ !

02/10/2008

« Entre les murs » : l’apologie de la connerie ?

c8fc6cff89132984ba4c7347d35ad10a.jpgJe dois être une anomalie génétique : je n’ai pas vu « Bienvenue chez les Ch’tis » !
Je n’irai pas voir non plus « Entre les murs », le film qui a obtenu la palme d’or à Cannes. Il est vrai que pour moi, ce qui est primé à Cannes fait l’effet de repoussoir. Allez savoir pourquoi.

On nous a tellement gonflé les aliboffis avec ce truc – unanimement encensé par la « critique » - qu’il me donne des boutons. Donc je n’irai pas.

Pour conforter ce choix, je suis allé faire un saut rafraîchissant sur l’excellent blog de Jean-Paul Brighelli.

Jean-Paul Brighelli, c’est ce professeur agrégé de Lettres qui a publié un livre qui casse la baraque du politiquementy correct: « La fabrique du crétin » (Editeur Jean-Claude Gawsewitch). Dans cet ouvrage, il s’efforce d'analyser avec lucidité, cette école de la réussite devenue si souvent école de l'échec programmé.

Son opinion sur le film « Entre les murs » tranche avec verve et lucidité avec le bourrage de crâne des médias !
Je vous engage à aller voir sur son blog :

Bonnet d’âne.