Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

19/08/2018

Ouiquinde gastronomique: le tian de cochon aux haricots

tian de haricot web.jpg 

 

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 

 

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

18/08/2018

Ouiquinde érotique avec Aristide Bruant

aristide bruant.jpg

 

À Grenelle


Quand j'vois des fill's de dix-sept ans,
Ça m'fait penser qu'y a ben longtemps,
Moi aussi j'l'ai été pucelle,
À Grenelle.

Mais c'est un quartier plein d'soldats,
On en renconte à tous les pas,
Jour et nuit i's'font sentinelle,
À Grenelle.

J'en ai t'i' connu des lanciers,
Des dragons et des cuirassiers,
I's m'montraient à m'tenir en selle,
À Grenelle.

Fantassins, officiers, colons
Montaient à l'aussaut d'mes mam'lons,
I' m'prenaient pour eun' citadelle,
À Grenelle.

Moi j'les prenais tous pour amants,
J'commandais tous les régiments,
On m'app'lait mam' la colonelle,
À Grenelle.

Mais ça m'rapportait que d'l'honneur,
Car si l'amour ça fait l'bonheur,
On fait pas fortune avec elle,
À Grenelle.

Bientôt j'm'aperçus qu'mes beaux yeux
Sonnaient l'extinction des feux,
On s'mirait pus dans ma prunelle
À Grenelle.

Mes bras, mes jambes, mes appas,
Tout ça foutait l'camp, à grands pas.
J'osais pus fair' la p'tit' chapelle,
À Grenelle.

Aujord'hui qu'j'ai pus d'position,
Les régiments m'font eun'pension :
On m'laiss' manger à la gamelle,
À Grenelle.

Ça prouv' que quand on est putain,
Faut s'établir Chaussé'-d'Antin,
Au lieu d'se faire eun'clientèle,
À Grenelle.

 

 

 

Aristide Bruant

 

Ecoutez cette superbe bruanterie

ICI

 

Illustration X - Droits réservés

 

* * * * * * * * *

 Et, pour fnir les vacances :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

16/08/2018

Pendant le bronze-cul, les nucléocrates ont encore frappé !

déchets nucléaires autruche.jpg

Nous ne savons que faire de nos montagnes de déchets radioactifs. Le site d’enfouissement de Bure soulève la réprobation légitime des populations. Et pourtant…

Et pourtant la France va importer près de quatre tonnes de déchets radioactifs de plutonium et d’uranium australiens ! Les malades mentaux nucléocrates ont encore frappé…

Cette forfaiture « légale » s’est déroulée cet été, pendant que le bon peuple se bronzait le cul et pâmait devant les exploits footballistiques de quelques millionnaires en culottes courtes. C’est par un discret décret n° 2018-586 signé le 6 juillet 2018 par les plus hautes autorités de la République que la France a légalisé un sombre accord de trafic de déchets nucléaires de l’Australie vers la France. Au bas du document qui entérine le business entre Areva (se planquant derrière son nouveau nom Orano depuis sa « faillite » et son renflouement de 9 milliards d’euros sur le dos des contribuables) figure les signatures du président de la République – le banquier énarque Emmanuel Macron -, du 1er Ministre et ancien directeur chez Areva Edouard Philippe, du ministre des affaires étrangères – et ancien ministre des armées du précédent Président Hollande - Jean-Yves Le Drian.

Cette opération entérine le contrat signé le 7 juillet 2016 sous la législature de Hollande, Macron étant ministre de l’économie du gouvernement Valls. Souvenons-nous qu’à cette époque, la France a aussi signé avec l’Australie un énorme contrat de vente d’armes, en l’occurrence douze sous-marins pour la somme de 34,6 milliards d’euros. « Allez, vous nous achetez nos belles machines à tuer et nous, pour vous faire plaisir, on vous reprend toutes vos merdes nucléaires ! »

Ainsi l’introduction en France des déchets nucléaires australiens peut commencer dès à présent et s’étaler jusqu’au 31 décembre 2030. Il faut que toutes les générations, des grands-parents aux petits-enfants, goûtent au risque, non ? D’autant que le retraitement par Areva/Orano de ces déchets atomiques est prévu entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2034. Seize années, une paille !

On va donc avoir sur les mers du globe des cargos se trimballant des tonnes de déchets radioactifs. Et en retour, d’autres cargos qui retourneront les merdes radioactives traitées. Eh ! Les terroristes, ya bon ces matières à récupérer par un détournement en pleine mer. Il y aura plein de plutonium, le produit le plus dangereux sorti des cervelles nocives des nucléocrates.

Notons que c’est une récidive, il y a déjà eu des trafics de plutonium entre la France et les États-Unis par Areva en 2004. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n’existe pas et n’existera jamais dans l’industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.

 

Sources : http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2018-07-08_decret_importation_dechet-nucleaire_Australie_joe_20180708_0156_0010.pdf

 

Photo X - Droits réservés

12/08/2018

Ouiquinde gastronomique au barbecue

barbecue dessin.jpg

 

C’est un mec et sa meuf qui ramassent les haricots verts dans leur jardin. La dame est penchée en avant pour cueillir ces délicieuses légumineuses. Son mari, en arrière, ramassant la raie d’à coté, a une vue imprenable sur les appâts callipyges de l’élue de son cœur. Émoustillé, il s’écrit :

- « Ouarf ! t’as le tafanari aussi large que le barbecue ! »

Pas tellement flattée par cette remarque qui se voulait pourtant élogieuse, les hommes aimant les formes opulentes, la femme ne dit pourtant rien.

La nuit venue, le couple se met au lit et l’homme, se rappelant ses fantasmes de l’après-midi, commence à se coller contre le dos de sa femme. Celle-ci le repousse gentiment mais fermement et lui dit :

- « Si tu crois que je vais faire chauffer le barbecue pour une si petite saucisse, tu te trompes !!! »

 

Illustration X - Droits réservés

 

09/08/2018

Avec Ryanair, volez sur les ailes de voleurs !

 

 

ryanair crash en vue.jpg

J’ai un ami qui est allé passer, il y a quelques semaines, le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d’euros à peine… Par Ryanair, compagnie bas coût qui défraie la chronique. Pourtant l’avion m’a-t-il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l’équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes…

A Marseille, on se souvient que cette compagnie a été condamnée il y a quelques années à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l’époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France ! Parce que c’est bien de truandage dont il est question. La compagnie a été condamnée pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu’ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur… qui les facturerait nettement plus cher que ce qu’elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme très cher… Les pilotes sont des autoentrepreneurs avec toute la précarité inhérente à ce type d’emploi. En matière sociale, Ryanair n’est pas à proprement parler postée à l’avant-garde : personnel sous payé, syndicalisation interdite, horaires délirants… Selon l’European Cockpit Association (ECA) (, le revenu brut annuel d’un pilote de court-courrier y est inférieur de 28 % à la moyenne, alors qu’il effectue 25 % d’heures de vol en plus ! Ainsi, Ryanair ne paie que les heures de vols (contrats à zéro heures), et non l’ensemble du temps de travail, économisant les congés, les arrêts maladie et les traitements fixes figurant sur les fiches de paye classiques. Et tous ces travailleurs sont déclarés en Irlande, dont le droit social est loin d’être une référence. Mais les personnels commencent à rechigner à se faire exploiter et plumer par cette compagnie voyou : des mouvements de grève se fédèrent dans toute l’Europe contre ces pratiques, d’abord au niveau des personnels de bord maintenant au niveau des pilotes.

Ceci explique en partie le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n’est pas le principal.

Pour Ryanair, les billets payés par les clients représentent à peine 20 % de son chiffre d’affaires ! Les revenus annexes représentent 22 % et les subventions 20 %. Les « revenus annexes » sont pris sur le voyageur pigeon : réservation en ligne, carte d’embarquement, bagage en soute, boisson, génèrent des prélèvements si importants, qu’ils dépassent le prix du billet. La gestion de la flotte (location, financement, vente) est « optimisée » via des filiales dans tous les paradis fiscaux d’Europe (Île de Man, Jersey, Chypre) et même dans l’État du Delaware aux USA. Sa flotte est ainsi à l’abri de toute saisie. Divers prélèvements sur les locations, les voitures ou l’hôtel, et les revenus tirés du paiement par les employés de leur formation ou de leur uniforme, complètent le chiffre d’affaires.

Ryanair ne serait pas gênés de proposer ses voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu’ils voyagent sur ses lignes ! Ça lui ferait une sacrée pub ! En effet, comme nous venons de le voir, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c’est vous, c’est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l’avion qui paient son voyage !

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions… Mais ces collectivités locales commencent à l’avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans… Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux avec des rétrocommissions bien planquées ?

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’État français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu’exorbitants. C’est du racket. L’UE a ouvert une enquête concernant ces aides déguisées à cette compagnie à l’aéroport de Montpellier. Ces dernières années, Bruxelles a constaté dans des dossiers similaires que certaines aides n’étaient pas compatibles avec les règles de l’Union, par exemple avec les aéroports de Nîmes, Pau et Angoulême en France, de Zweibrücken et Altenburg-Nobitz en Allemagne, ou encore Cagliari, Olbia et Alghero en Italie.

Ryanair est un modèle de régression, encourageant le dumping social grâce à un financement public, et utilisant tous les ressorts des paradis fiscaux. Un modèle qui détruit des emplois de qualité et qui piétine nos valeurs de progrès social. Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

Illustration: merci à Oli

 

**************************

 

Pour lire dans l'avion ou sur le sable :

Savourez un sulfureux Voyage

Chiloum couv.jpg

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

...et pour lutter contre la grossophobie:

ryanair

01/08/2018

Le jour du « Dépassement ». Croîs, crois, croa…

le jour du dépassement par pays.png

 

Lemaire, ministre de l’économie et du fric, tirait sa gueule d’employé de banque pour dire que le gouvernement compte réviser à la baisse sa prévision de croissance pour l’économie française en 2018 après le "chiffre décevant" du deuxième trimestre. La sacro-sainte croissance foutrait le camp ?

« Croissez et multipliez-vous », qu’il aurait croassé le prétendu taulier si l’on en croit les élucubrations des diverses névroses collectives encore appelées religions.

La croissance ralentit se lamentent les politicards à la solde des multinationales…

La croissance économique nous mène dans le mur chougnent les « décroissants »…

La croissance démographique mène l’humanité à sa perte, prédisent les pessimistes lucides…

Ouais. Mais qui faut-il croire dans cet embrouillamini ?

Ben, un peu tout le monde, ça dépend du point de vue que l’on adopte.

La croissance qui ralentit, ce sont des chômeurs en plus. Peut-être. De toute façon le travail comme vecteur de redistribution des richesses créées a vécu. Il faut donc trouver une autre voie de répartition de ces richesses afin que les citoyens puissent vivre décemment. Le revenu universel, sous quelque forme que ce soit, est inéluctable.

La croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées est une stupidité totale. Plus de 43 millions de bagnoles ont déjà été fabriquées cette année, plus de 150 millions d’ordinateurs ont déjà été vendus cette année. Plus de 3 millions d’hectares de forêts ont déjà été détruits cette année. Plus de 4 millions d’hectares de terres arables ont été perdus par l’érosion des sols, Plus de 5,6 millions de tonnes de produits chimiques toxiques ont été déjà balancées dans la nature par les industriels cette année… Allez voir là !

Mouais… Mais demandez à Kevin de laisser son smartphone et sa caisse pétaradante au garage et à Jennifer de renoncer à ses belles fringues, faut être optimiste… Les « décroissants » croissent moins vite que les con-sommateurs boulimiques.

Quant à l’emballement démographique, chut, faut pas dire de gros mots, c’est rien, c’est pas grave, la Terre peut nourrir jusqu’à 10 milliards d’estomacs voraces et même plus si affinité (pour les affaires). Tè, au moment où j’écris, le compteur vient de dépasser, à fond la caisse, le nombre effarant de 7 639 630 423 Terriens ! Nous avons passé la barre des 7 milliards le 31 octobre 2011… La croissance démographique mondiale cette année dépasse déjà les 47 788 289 (plus de 47 millions) de nouvelles bouches voraces. Dans les années à venir, « ils » mangeront peut-être (comme dans « Soleil vert ») mais ils mangeront debout parce qu’ils n’auront plus la place de s’asseoir !

Bon, tout ça pour en venir à quoi Victor ? Tu veux nous gâcher les vacances ? Tu as raté ton aïoli ? T’as eu un accident de hamac ?

Ben non, c’est juste que ce mercredi 1er août est le « jour du dépassement » !

Qu’es aco ?

C’est la date à laquelle nous avons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent en absorber. Autrement dit en sept mois on a bouffé ce qu’on devait bouffer en un an. Donc on va vivre cinq mois à croum ! À noter qu’en 1970, le « jour du dépassement » était le 29 décembre !

À noter qu’il existe des pays plus ou moins vertueux à l’échelle du globe. La France est un mauvais élève puisque son jour de dépassement était le 5 mai dernier. Mais il y a pire. Ainsi le Qatar, cette verrue de l’horreur, et le Luxembourg, ce repaire de tricheurs ont respectivement atteint leur « jour de dépassement » les 9 et 19 février. À l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Ouais mais alors qu’est-ce qu’on fait ? Vaste programme… Revoir la façon dont sont pensées les villes pour limiter l’utilisation de la voiture et l’émission de polluants, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, et surtout limiter l’expansion démographique…

Depuis 1950, la Syrie a vu sa population passer de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1… Durant la même période, l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions (soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7)… Quant à l’Afghanistan, le passage de 7,8 à 32,5 millions correspond à une multiplication par 4,2.

Attention, cela ne signifie pas que c’est directement l’explosion démographique qui a causé les guerres actuelles, mais il est cependant probable que ce facteur a joué, ne serait-ce que parce que les autorités n’ont pas pu subvenir correctement aux besoins d’une population en croissance continue et disproportionnée par rapport aux ressources disponibles.

On ne sait déjà pas comment résoudre le problème des migrants actuel, ce n’est pourtant que le hors-d’œuvre. Le plat de résistance, entre l’explosion démographique et le changement climatique est à venir. Et il sera particulièrement indigeste pour nos pays de gaspilleurs bouffis…

 

Illustration X - Droits réservés

29/07/2018

Gastronomie érotique la tête dans les étoiles

 

cassiopée.jpg

 

Sabine

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

L'agneau en tajine

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachée,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - 1 kilo de carottes, - 1 botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - 1 bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - 1 cuillerée à café de poudre de cannelle, - 1 cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés:

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

 

**************************

 

Pour lire sur le sable :

Savourez un sulfureux Voyage

livre,chiloum

Livre classique ICI !

ou e-book  LA !

Mieux encore:

Feuilletez-le gratos ICI !

 

...et pour lutter contre la grossophobie:

sabine,agneau en tajine,cuisine,poésie

 

28/07/2018

Fantasme ou magouille ? Quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

loup saute mouton.jpg

 

Pour réclamer de nouvelles mesures pour défendre les troupeaux contre les « attaques de loups », les agriculteurs ont bloqué Mende, ce jeudi. Ils étaient une grosse centaine à investir la ville, dès 9 h 30 le matin, accompagnés par 1 500 brebis descendues du mont Lozère.

On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups. Qu’il y en ait quelques-uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

Quant aux ours, moi qui ai des accointances ariégeoises, je peux vous dire que ce sont des cagades !

Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ? Non ! Ils veulent des sous ! Et le loup – comme l’ours - est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Il faut savoir que l’essentiel, à 99 %, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et se font des mâchons ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont sûrement pas aussi bien remboursés ! Des compensations financières sont prévues pour les éleveurs ayant subi des dommages de la part du loup. En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : de 120 à 130 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, autour de 100 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euro par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs.

Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin (au pire 8 000 moutons perdus dans l’année) qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Et en particulier la concurrence des productions de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui envahissent les étals des grandes surfaces à prix cassés.

L’État français prévoit des compensations en cas d’attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d’une attaque. C’est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s’il n’existe pas de preuve de la responsabilité de l’un ou l’autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont (selon France Nature Environnement) 100 fois plus souvent, les véritables responsables. Si l’éleveur déclare une attaque de loup, il est grassement remboursé. S’il est prouvé que c’est une attaque de chien, il faut retrouver le propriétaire du ou des chiens pour faire payer son assurance ! Et ça, c’est une autre histoire…

Partant de là, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de ces chasseurs qui sur de grandes chasses privées laissent leurs chiens libres de leurs mouvements, d’une campagne à l’autre. Les chiens affamés s’échappent de ces immenses espaces (très mal) clos, se réensauvagent, se croisent peut-être avec des loups et s’attaquent aux troupeaux. C’en est alors fini de leur tempérance à l’endroit des brebis, moutons ou autres ovins et caprins. La responsabilité de ces situations échoit souvent à des chasseurs indélicats mais quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

"En France les éleveurs manifestent pour tuer plus de loups, en Roumanie les bergers manifestent pour avoir plus de chiens."

Tout est dit dans cette simple phrase !


Photo X - Droits réservés

Ouiquinde érotique torride

 

cul de femme qui bouge.gif

Sonnet sur le cul d'une demoiselle.

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

Robert Angot de l'Éperonnière (1640)

 

 

***********************

 

Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

 

Photos X - Droits réservés

 

*******************

 

Faites le plein des sens:

amour,cul

 

 

27/07/2018

Athée rang... La konnerie humaine est bien la seule approche de l'infini.

 

le métrolite ambroise de Kalavryta.jpg

« Qui est le responsable de l’éloignement du Grec du chemin de Dieu ? Qui d’autre ? Le Premier ministre athée Alexis Tsipras et ses collaborateurs. Voici certains de leurs méfaits : Abolition du serment religieux des ministres, interdiction des icônes du Christ et de nos Saints dans les écoles, les bureaux de l’administration, etc. Légalisation du mariage homosexuel au moyen du PACS. Autorisation des défilés des homosexuels (gay pride), abolition de la prière matinale dans les écoles, plus d’enseignement religieux dans les écoles, mépris du mystère du mariage chrétien car il vit avec Betty (Peristera) sans être marié avec elle, mépris du mystère du baptême, puisqu’il n’a pas baptisé leurs enfants… » Réalité ou canular ces propos prêtés par un blogueur d'Agoravox au métroplite grec Ambroise de Kalavryta ?

En tous cas, ça m'a inspiré quelques élucubrations sur ces monumentales konneries que sont la "foi" et les "religions", ces dangereuses névroses collectives.

 

Au métropolite de Grèce Ilíthios

 

Kalavryta Ambroise, métropolite grec

Patron des cul-bénis de ce pays à sec

A trouvé la raison de tous les incendies

Qui ravagent et tuent ce malheureux pays.

« C'est Tsipras le athée qui attire la ire

De Dieu sur le pays » proclame-t-il sans rire.

Ils nous les gonflent grave avec leurs konneries

Cornedieu ! On s’en fout de ces mots d'abrutis.!

Les imbéciles heureux que le besoin de croire

Rend aptes à gober des monceaux de bobards.

Croire n’importe quoi, croire n’importe qui !

Surtout ne pas penser ! Trop dangereux Kiki !

De la pensée nait l’inquiétude.

Pas confortable l’inquiétude !

Faut-il avoir vraiment un Q.I. de mérou

Pour croire en vous, curés, imâms, rabbins, gourous

Qui vous précipitez sur la misère humaine

Comme mouches à merde sur des fruits de bedaine.

Vous confisquez la Vie, vous promettez le Ciel

Votre esprit est tordu, votre voix est de fiel,

Partout où vous passez agonise l’espoir,

Vous mettez la Raison, toujours, sous l’éteignoir.

Votre fond de commerce, votre sale bizness,

N’est que l’exploitation de l’insigne faiblesse

Et la crédulité de gens déboussolés

Prêt à tout abdiquer pour être consolés.

Pour vos sombres desseins, toute détresse est belle,

Vous êtes des machines à laver les cervelles

Des crédules victimes qui tombent dans vos rets

Et qui seront broyés, ruinés puis essorés

Pour vous servir d’esclaves, de chiens, de trous à bites,

De zombies asservis, de main d’œuvre gratuite.

Ô toi, Humain mon frère, que l’existence angoisse

Fuit comme le sida leurs sinistres paroisses

N’écoute pas la peur et fuit tous ces menteurs

N’écoute pas tous les profiteurs de la peur

Surtout ne croit en rien, rejette toute foi

Que le doute, toujours, soit ton ultime Loi.

Puisque tu n’y peux rien, puisqu’au bout de la Route

Inconnu ou néant apaiseront tes doutes.

Puisque tu n’y peux rien, attends sans peur la mort

Goûte plutôt la Vie sans pleurer sur ton sort.

 

VictorAyoli

 

 Photo X - Droits réservé

 

26/07/2018

EPR : encore du retard ! Arrêtons les frais.

EPR vieux dessin de Red.jpg

On pourrait s’en gondoler les zygomatiques si ce n’était pas dramatique. L’EPR – ce très dangereux monstre technologique doublé d’un gouffre financier – va subir un an de plus de retard assorti évidemment d’un surtout de 400 millions d’euros. En cause, des "écarts de qualités" sur des soudures du circuit secondaire de l’EPR (celui qui conduit la vapeur brûlante depuis le réacteur jusqu’à la turbine), détectés en avril dernier. Après avoir contrôlé 148 des 150 soudures, EDF a conclu que 53 d’entre elles sont à refaire. Les « écarts de qualité » constatés : des bulles d’air d’un ou deux millimètres au cœur du métal. 10 autres présentent de légères anomalies mais, bon…

Bof, quelques soudures, ce n’est pas la mer à boire ! Ouais mais reprendre ces soudures n’est pas une mince affaire. Chaque reprise va prendre huit semaines. Il s’agit de souder des tubes d’acier de 55 à 85 centimètres de diamètre et épais de 4 à 5 centimètres. Il faut faire le tour une centaine de fois, soit plusieurs hectomètres de soudures à chaque fois.

Voilà donc l’EPR (Eh ! Pour Rire) retardé jusqu’en ? Qui le sait ? Pour quel prix ? Qui le sait ? Le devis initial était de 3,3 milliards pour une mise en service en 2012, il est actuellement de 10,9 milliards pour une mise en service – soyons optimistes – en 2020 ! Ça s’appelle un fiasco technologique et un gouffre financier.

Bon. La sagesse voudrait que l’on prenne enfin la bonne décision : abandonner cette monstruosité imposée par le sinistre lobby des nucléocrates qui sévit avec autant d’impudence que d’impunité depuis des décennies.

En d’autres temps, Lionel Jospin a pris la décision salutaire d’arrêter un autre monstre nucléaire, encore pire que l’EPR, le surrégénérateur Superphénix en arguant sur son coût excessif. Mais aujourd’hui, quand bien même il le voudrait, Macron ne pourrait pas arrêter l’EPR. En effet la loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite « loi TSN », crée l’autorité de sûreté du nucléaire (ASN) et institue le premier régime légal complet des installations nucléaires de base. Mais elle prive aussi le pouvoir politique de la capacité de fermer les réacteurs pour des raisons autres que sécuritaires. La fermeture d’une centrale relève de la décision de l’exploitant et de l’ASN.

L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville.

- Où qu’on le construise, l’EPR sera dangereux.

- Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe d’Hiroshima. Deux EPR à 1 600 MWe chacun produiront la radioactivité de 3 200 bombes de Hiroshima.

- Partout où des hommes travaillent, les erreurs humaines sont possibles.

- L’EPR est gigantesque au lieu d’être sûr.

- Les systèmes de sécurité passifs de l’EPR ne sont pas suffisants, armatures et pompes sont toujours entraînées par des moteurs, qui peuvent s’arrêter à la moindre panne de courant. La seule innovation de l’EPR est le réservoir destiné, en cas d’accident majeur, à recevoir et refroidir le cœur en fusion. Pour ce faire, il faudrait d’une part que le bassin soit absolument sec, sans quoi les risques d’explosion de vapeur sont très élevés, et d’autre part, il faudrait recouvrir d’eau le cœur en fusion, ce qui provoquerait justement ces explosions de vapeur à éviter…

- Et pour l’EPR, des gens mourront dans les mines d’extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d’enrichissement d’uranium.

- Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l’EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ».

- Destiné à l’exportation, l’EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

- Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L’EPR n’est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l’Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.L’industrie nucléaire est tournée vers le passé alors qu’une vraie préparation de l’avenir exige le développement des alternatives.

La pénurie d’uranium précédera le déclin de la production d’uranium qui commencera vers 2025. Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Arrêter enfin l'EPR serait une bonne affaire – aussi – pour nos finances. Quant aux travailleurs du nucléaire, leur savoir-faire sera indispensable pour déconstruire non seulement le parc français, mais encore les parcs nucléaires européen et mondial.

 

EPR gouffre.jpg

 

Illustrations X - Droits réservés

24/07/2018

Au bistrot de la toile : le Tour en fait un Froomage !

chimulus bistro copie.jpg

 

- Salut à toi, Loulle. Prépare-moi ma dose d'EPO.

- Du froume ou du provençal ? C’est pour soigner ton asthme, comme ce pauvre tonton Froome ?

- C’est pas bien de se moquer des malades, Loulle. Moi, je me soigne à titre préventif. On ne sait jamais. Remarque Froome, c’est un peu pareil : il enfourne du Salbutamol au cas où il aurait une crise d’asthme. C’est un homme prudent, soucieux de sa santé.

- C’est étonnant qu’il y ait tant de malades chez les sportifs de haut niveau ! Ce doit être le grand air qui leur donne de l’asthme !

- Et qu’est-ce qu’il risque le fringant pédaleur asthmatique qui se fait copieusement siffler le long des routes?

- Rien puisque l'UCI, la veille du départ du Tour, l'a « blanchi »…

- Il est verni le Rosbif. Contador n'a pas eu droit aux mêmes égards… En 2010 dans un cas comparable le dynamitero espagnol s'est fait suspendre pendant deux ans, il a perdu sa victoire sur le Tour 2010 et sur le Giro 2011.

- Qu'est-ce qu'on lui reprochait à Contador ?

- L'affaire a pris naissance le 21 juillet 2010 lorsque Contador, alors maillot jaune du Tour de France, a subi un contrôle antidopage qui s'est révélé positif à cause de traces infinitésimales (50 picogrammes) de clenbutérol, un produit illicite.

- Et à Froome ?

- Un peu de trop de « Sulbitamol », un médicament contre l'asthme. Il a été contrôlé avec deux fois la dose « autorisée » au Tour d'Espagne de septembre denier. Il aurait dû subir le même sort que Contador. Mais, rien… Au contraire, avec son équipe, ils font de ce Tour un monument d'ennui et de suspicion. D'ailleurs, dans le peloton, ça rue dans les brancarts. Certains, et non des moindres, trouvent scandaleux la « générosité » des instances cyclistes responsables et accusent l’UCI d’avoir magouillé en coulisses pour régler l’affaire discrètement. Est-ce que Froome et son équipe bénéficient d’un statut particulier ?

- Les organisateurs du tour disent avoir été mis en face du fait accompli… Ben voyons !

- Et l’équipe Sky, qui écrase toutes les courses, c’est l’équivalent de l’équipe U.S.Postal du temps de Lance Armstrong. Avec tout ce que ça comporte… Celui-ci, qui connaît la question a même dit : « Froome, trop fort pour être clean... »

- Le « Team Sky », du nom d’une chaîne de télé british, appartient à Murdock, « grand philanthrope » sous l’éternel, magouilleur milliardaire de l’extrême droite mondiale. Son budget de 30 millions par an, est bien supérieur à celui de l’Agence Mondiale Antidopage. Ses coureurs, achetés à prix d’or comme de vulgaires footballeurs, sont payés – très bien – pour gagner, pas pour soulever l’enthousiasme, encore moins pour faire rêver. Le Tour et les autres courses de prestige, pour eux, c’est du business. Il faut gagner, et tous les moyens sont bons. Par exemple embaucher les meilleurs coureurs qui doivent dès lors, moyennant des salaires considérables, renoncer à toute ambition sportive individuelle pour se mettre au service exclusif de leur lideur. Ces machines à rouler tuent la course en neutralisant toute tentative de bagarre. Et on s’emmerde…

On se demande pourquoi ces gaillards sportifs jeunes, en pleine forme, ont besoin d’être suivis par des escouades de « médecins »… Le soupçon (??!!) de dopage est toujours là. Comme dans tous les sports professionnels d’ailleurs, football, tennis, rugby, athlétisme et autres. Pourquoi les autobus des grosses équipes sont-ils protégés par des vitres fumées et fermés comme des coffres-forts ? Les voleurs ayant toujours une longueur d’avance sur les gendarmes, beaucoup de traitements sont indétectables. Les « médecins » sont là pour faire en sorte que les coureurs « traités » respectent les périodes d’incubation, que les « traitements » se fassent dans des périodes précises avant les courses. Pas vu, pas pris. Et seuls les crétins se font prendre. Et pas question de balancer ! Sinon les lendemains seront durs pour la balance. Pareil pour les anciens champions s’ils ne veulent pas être éjectés du milieu qui est toute leur vie… Quant aux médias, les journalistes « sportifs » restent désespérément discrets à ce sujet…

- Le pire, c’est que le public semble s’en foutre : « ils n’ont qu’à autoriser le dopage, ils seront tout chargés, et ça reviendra au même » entend-t-on dire… Bonjour l’exemple pour les jeunes !

- Bof. Est-ce vraiment nouveau ? C’était mieux avant ? Plus propre ? Ça faisait rêver ? Le rêve n’a plus de raison d’être dans le monde du fric roi. Et puis soyons honnêtes : où sont les champions, les « campionissimi » d’avant ? La plupart sont morts, jeunes ! Bobet : mort. Coppi : mort. Koblet : mort. Anquetil : mort. Fignon : mort. Etc. Restent tout de même Poulidor, Thevenet et Mercx. Il faut croire qu’ils sont plus solides que les autres…

- Allez, Loulle, prépare l’E.P.O. de chez nous : eau, pastis, olives ! Et n on pourra toujours rêver sur le sourire lumineux et les yeux de biche de la belle Marion !


Sources :

http://www.france24.com/fr/20180702-cyclisme-chris-froome...

http://www.europe1.fr/sport/dopage-chris-froome-une-carri...

http://www.lalibre.be/sports/cyclisme/chris-froome-controle-positif-lors-de-la-derniere-vuelta-mon-asthme-s-est-aggrave-et-j-ai-suivi-le-conseil-du-medecin-de-l-equipe-5a30cf19cd7095d1cd65827f

https://en.wikipedia.org/wiki/U.S._Postal_Service_Pro_Cycling_Team

http://www.liberation.fr/sports/2017/03/03/dopage-le-team-sky-sous-pression-le-cyclisme-britannique-en-danger_1552887

http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/02/06/cyclisme-contador-suspendu-deux-ans-perd-le-tour-2010_1639363_3242.html

23/07/2018

Ode aux barbouzes jupétériennes.

macron-benalla-jm.jpg

 

Una mattina mi sono alzato


O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Una mattina mi sono alzato


E ho trovato il Benalla

 

Macron le couve, Macron le couvre

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Macron le couve, Macron le couvre

Qu'est-ce que ça peut bien cacher

 

Y en a qui dise qu'il a des billes

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Qu'il a des billes le joyeux drille

Sur la vie privée du patron

 

Une racaille chez la flicaille

O Benalla, Benalla, benalla, la, la

Une racaille, chez la flicaille

Pour tabasser du militant

 

Les mauvais' langues dans leur harangue

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

Les mauvais' langues dans leur harangue

Disent : c'est un espion du Maroc

 

Beaucoup de flouze pour ces barbouzes

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

Beaucoup de flouze pour ces barbouzes

Qui chient sur nos institutions

 

La République, si tu la niques

O Benalla, Benalla, Benalla, la, la

La République, si tu la niques

Fait gaffe au retour de bâton

Car tu l'auras dans le trognon.

 

Illustration: merci à JM

 

 

 

 

 

 

 



22/07/2018

Ouiquinde en bord de mer : Les sardines à la "Brulo dé" du Pégot

sardines web.jpg

 

Éclairs d'acier bleuté bondissant hors de l'onde

Pour tenter d'échapper à la dent furibonde

De quelque carnassier montant des eaux profondes

Pour croquer tout de go ces poissons qui abondent...

C'est la reine des mers! Succulente et divine,

Pas la langouste, non. Simplement la sardine!

Sa réelle fonction, sa vie, son aventure

Généreuse et bornée: c'est d'être nourriture!

Les poissons s'en délectent, l'homme la met en boite,

Lui fait boucher le port si la passe est étroite...

Chez nous, dans le Midi, on l'aime tellement

Que chaque Provençal est un peu son amant.

Mon ami le Pégot, marin-pêcheur de Sète,

Les fait à "Brulo dé". En voici la recette.

Prenez-les sur le quai, juste au cul de la barque,

Chez votre poissonnier, la fraîcheur se remarque

Par la roideur arquée du petit corps luisant.

Un bon kilo pour deux, ce sera suffisant.

Devant le cabanon, à l'ombre de la treille,

Tandis que sa moitié débouche les bouteilles,

Le Pégot fait brûler un fagot de "gabel"

C'est les sarments de vignes du côté de Lunel.

Un bon coup de muscat met les convives à l'aise

Juste le temps qu'il faut pour apaiser la braise.

Sur un bout de grillage il range les sardines,

Ni lavées, ni vidées. Nature les ondines.

Les poissons sur la grille sont posés sur le feu

Puis retournés après une minute ou deux.

Sur un grand plateau rond, au milieu de la table

Calée par des galets pour qu'elle reste stable,

Le Pégot sert en vrac sa première tournée

Puis remet sur le feu la prochaine fournée.

Un jet d'huile d'olive dans le creux de l'assiette,

On mange avec les mains, nul besoin de fourchette.

D'une pression du doigt on enlève la peau

Libérant les filets odorants et bien chauds,

La tête entre deux doigts, dans deux autres la queue,

La sardine grésille. Quel bonheur, maugrebleu !

On se "rabine" un peu, d'où le nom: "brulo dé"

Mais c'est tellement bon! Vous n'avez pas idée.

Avec les dents du haut, on bloque la sardine,

La mâchoire du bas, retroussant les babines

Fort délicatement détache le filet

Qu'un" ggluuff" aspirera jusqu'au fond du palais.

Sous le pin parasol où s'aiment les cigales

Montent les petits bruits des gens qui se régalent.

Ça fait des: "Ah !", des "Hum !" des "Fatche que c'est bon !"

C'est toute la marée, plus un goût de charbon.

Toutes les deux sardines on boit un coup de blanc,

De Cassis ou de Saint-Hilaire-d'Ozilhan,

On parle avec les mains, on sort la galéjade

Et la journée se passe en franche rigolade.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

Rien de plus simple: des sardines, encore des sardines, seulement des sardines (comptez 1 demi kilo par personne, soit 3 kilos). Mais fraîches, pas trop grosses et de Méditerranée évidemment. Plus un peu de fleur de sel de Camargue et de l'huile d'olive dans chaque assiette. Prévoir aussi des peilles ou des essuie-tout pour les mains !

 

Les vins conseillés:

La sardine est bonne fille et s'accompagne sans problème de vins blancs secs, de rosés, voire de rouges jeunes et frais.

En vallée du Rhône, blancs de Roaix, Saint-Hilaire-d'Ozilhan, Laudun, Villedieu ; rosés de Tavel, Rochefort, Chusc1an, Ventoux, Luberon, Cos­tières de Nîmes; rouges légers de Sainte-Cécile-Ies- Vignes.

En vins du Languedoc blancs Picpoul-de-Pinet, blancs de la Clape ; rosés de Saint-Saturnin, vins des sables d' Aigues-mortes.

En vins de Provence, les blancs de Cassis, tous les rosés des Côtes-de­-Provence et des Coteaux varois.

 

In « GROSSIR (ou pas !) sans peine et sans régime

 

cuisine,sardines

 

Illustration originale Vincent Barbantan

20/07/2018

Le temps du bronze-cul !

femme de sable.jpg

 

- Allez, Jennifer, on file dès ce soir!

- Bou ! Kevin, j’ai rien à me mettre…

- Prends ton string de l’an dernier, ça fera la maille…

 

vacances

Asseyons-nous à la terrasse du bistrot, devant un « flaille » odorant ou petit blanc des Côtes-du-Rhône bien frais, et regardons, et écoutons, et savourons :

- Oh ! putaing ! Y s'est pas narré ! Sa boule, elle tête le garri, ça leur en fait trois et y finissent. Coquin de sort Loulle, tire volontiers ou on est foutu !

- Oh, fatche ! Si j'avais pas ce rhumatisme qui me mange le bras... Ça me prend au poignet, ça me monte au coude et ca m'estransigne l'épaule.

- Ça serait pas plutôt la paoule de baiser Fanny qui te mange le bras ?

Et Loulle, souverain, sans relever le lazzi lourd de menace pour son honneur de boulomane, essuie son intégrale, se concentre et rapidement son bras se déploie, la boule part, monte et... s'abat en un claquement de triomphe sur la boule adverse qu'elle chasse, prenant exactement sa place. Le carreau parfait qui douche l'enthousiasme de ses adversaires et fait sauter de joie, bras au ciel, ses partenaires.

- Un rhumatisme comme ça, si tu veux me le vendre, je suis preneur...

La pétanque, c'est la scène ombragée où les provençaux, sans se forcer, expriment leur talent inné, naturel pour le théâtre, la geste, la répartie cinglante, l'humour ravageur. Bref, pour l'estrambord.

 

Ça ne va pas durer, alors faites tourner le glaçon dans le « flaille », dégustez les moules farcies, tapez-vous la sieste ou le pénéquet, brossez madame ou la voisine de camping, tapez la boule sans oublier d’apprécier spectacles, festivals et musées (on n’est pas des bœufs !). Ce qui vous attend, ben, on verra après…

Et puis, on est les champions, non ?

vacances

 

Photos X - Droits réservés

 

15/07/2018

Foot thèse

vacherépublicainepourlafinaledufout.JPG

 

La finalité des grandes « compétitions » sportives : mobiliser et distraire la « populasse » avec des niaiseries afin qu’elle ne voit pas le zob qui l’enfile sans vaseline !

Ils nous les gonflent jusqu’à les faire éclater avec leur konnerie de foot. Les lucarnes à décerveler s’en donnent à cœur joie, suivies par les machines-à-bruit et les canards-laquais. Allez, plus qu’un jour…

Cet enfumage organisé, mondialisé, va dans le sens d’un des objectifs des néo-cons (et kons tout courts) qui nous gouvernent :

- Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition, et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

- Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d’analyse et de sens critique.

Pour ce faire, Le Lay a, en son temps, avec une étonnante franchise, reconnu que la finalité de TF1 est de « rendre les cerveaux disponibles pour CocaMerde ».

Les moyens pour atteindre ces objectifs sont connus :

- Diffuser massivement des programmes TV débilitants, en premier lieu le sport, les jeux débiles et les téléréalités.

- Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d’informations insignifiantes. C’est la censure par le trop-plein d’informations.

- Promouvoir des loisirs de masse débilitants. Le foot ! Le foot ! Le foot !

- Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères. Un peuple abruti et accro ferme sa gueule.

- Autoriser sans restriction la consommation d’alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

- Faire en sorte que l’éducation donnée aux "couches inférieures" soit du plus bas niveau possible. Et faire en sorte qu’elles soient fières de leur inculture en donnant le bac à 9 « candidats » sur 10, pardon 8,8 seulement cette année. (Pour ne pas l’avoir, c’est compliqué, il faut en faire la demande bien à l’avance et si possible être pistonné !)

- Réduire le budget de l’éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d’insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité. Ceci afin que les « zélites » friquées se retrouvent entre elles dans des instituts privés.

- Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).

- Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l’économie, la sociologie, ou la philosophie. BHL plutôt que Bourdieu ou Généreux.

- Parler au public de technologie plutôt que de science. Etc., etc.

Prendre conscience de la manière dont les crapules – tant politiques qu’économiques ou religieuses - qui nous gouvernent nous manipulent, c’est déjà faire acte de résistance !

Eh ! Les femmes, pendant que votre « seigneur et maître », collé devant sa télé, reste affalé sur le canapé en vociférant entre deux éructations de bière tiédasse aux « exploits » de mononeuronés millionnaires en culotte courte, profitez-en pour sortir, draguer ou vous laisser draguer ! Il reste encore quelques « pistachiers » foutophobes, accordez-leur quelques bontés !

 

12/07/2018

Et si on disait merci à Trump ?

trump doigt d'honneur.jpg


Pendant que le pays se paie une saine érection suite aux exploits fouteux de quelques millionnaires en culottes courtes, notre monarque républicain (avez-vous remarqué, comme mon pote Casanova, que Macron est une anagramme de Monarc ?) ainsi que les autres vassaux de l’Otan, rencontrent leur suzerain, le yankee Trump. Parce que l’Otan est aussi un outil de domination de l’Europe par les États-Unis.

Au sortir de la guerre mondiale, pour faire face à l’URSS triomphante, c’est Churchill qui, en 1949, a conçu cette alliance. Elle a été réalisée par Truman et mise en place par Eisenhower. Son but était de grouper en une alliance sous direction hégémonique étasunienne l’essentiel des forces militaires des pays de ce qu’on appelait alors le bloc occidental, du Cap Nord au Bosphore, afin de contenir les forces adverses de l’URSS et du pacte de Varsovie, pendant communiste de l’Otan. C’était alors la guerre froide et elle avait une certaine raison d’être. L’Otan a donc été demandé par les nations d’Europe, se mettant volontairement sous la domination des USA.

Mais cette alliance avait aussi un but moins avoué : permettre aux États-Unis d’avoir d’importantes forces militaires en Europe occidentale et, par ce protectorat qu’on lui demandait, d’éviter la constitution d’une armée européenne intégrée, condition indispensable a une émancipation politique de l’E.U.

Mais les choses ont changé, l’URSS s’est effondrée et, dans les années 90, suite à la chute du mur de Berlin, l’Otan perdit sa raison d’être avouée. Ce qui donnait des boutons aux Yankees… C’est alors que Georges Bush père, proposa la création « d’une communauté euroatlantique », un montage entre la Communauté Économique Européenne (CEE), la CSCE (Accord d’Helsinki) et l’OTAN. La proposition avait pour but de justifier le maintien de l’OTAN et d’éteindre chez les alliés européens toute tentation émancipatrice d’une défense commune européenne en dehors du cadre nord atlantique. Ce fut avalisé en novembre 1991, avec la Déclaration de Rome du Conseil de l’Atlantique Nord qui souligne la « permanente validité » de l’Alliance atlantique.

Dans les années 90, les guerres dans les Balkans, attisées sinon fomentées par la CIA, ont donné une occasion à l’Otan de se refaire une légitimité, puisque l’ONU lui a délégué ses prérogatives… À partir de là, l’Otan nouveau devint un instrument d’intervention des États-Unis partout dans le monde… Le bras armé des intérêts des multinationales étasuniennes… Avec les succès plus que douteux que l’on sait, notamment en Afghanistan.

En décidant de réintégrer le commandement de l’Otan, Sarkozy a rompu avec la politique d’équilibre qui, de De Gaulle à Mitterrand et Chirac, a toujours été une permanence de la politique étrangère française. Il a placé notre pays parmi les féaux des États-Unis, avec toutes les conséquences qu’on peut en craindre.

Puis arrive Trump. Il veut bien de l’Otan en tant qu’instrument de la domination étasunienne (entre autres, imposer l’industrie de l’armement US puisque 80 % des armées de l’OTAN sont équipées par les USA ; faire financer et participer aux guerres impérialistes des USA) mais il veut en faire payer le prix par les Européens ! « Je vous que vous casquiez 4 % de votre PIB pour que nous vous protégions » (enfin, pour protéger les seuls intérêts du suzerain !)

On peut s’offusquer, on peut gueuler mais il a raison le pittoresque locataire de la Maison blanche. Nous, Européens, sommes trop arc-boutés sur des querelles d’ego pour organiser et mettre en place une véritable armée européenne, alors nous n’avons plus qu’à baisser la tête et nous agenouiller devant l’arrogance et surtout les intérêts du suzerain tout-puissant.

Et en même temps, comme dirait Jupitounet, Trump – qui sait ce qu’il doit aux Russes – s’acoquine avec son alter ego, Poutine qui, comme lui a intérêt à avoir à ses portes une Europe morcelée, frileuse, sans frontières ni ambition, grasse et juteuse larve à sucer !

Et pourtant, la politique constante d’encerclement de la Russie par l’Otan est la véritable cause du fait que la Russie soit perçue comme une menace par les Européens, conditionnés par des médias acquis aux mensonges atlantiques. Dans les cercles de la bien-pensance atlantique, la Russie est présentée comme le grand méchant loup… Son président est affublé de tous les défauts, considéré comme un infâme dictateur liberticide et sanguinaire. Et la Russie présentée comme un pays de brutes illettrées et alcooliques représentant une terrible menace pour l’Europe et le monde. Pourtant, la Coupe du monde de foot montre un peuple amical, une nation organisée et efficace.

La russophobie étasunienne prend deux aspects : - une forme idéologique autour de la soi-disant défense de la démocratie et des droits de l’homme ; - une rivalité géopolitique car les Yankees ne supportent pas que d’autres puissances osent contester leur « hégémonie » et font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire passer la Russie pour une puissance hostile à l’Europe. Ce qu’elle n’est pas. Et nous, Européens veules, serviles et puants d’ingratitude, nous nous faisons les complices de toutes les forfaitures des États-Unis sous prétexte « qu’ils nous ont sauvés en 45 », oubliant que c’est l’URSS - c’est-à-dire les Russes - qui a le plus donné de vies pour délivrer le monde du monstre nazi…

Pourtant, la Russie est évidemment européenne, par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées.

Finalement, Trump, en mettant l’Europe au pied du mur, nous rend de grands services.

Tout d’abord il nous oblige à réfléchir sur la création d’une véritable armée européenne, car, pour paraphraser Staline, « L’Union européenne, combien de divisions ? ».

Mais aussi il nous pousse à reconsidérer nos rapports avec une Russie qui est un voisin géographique immédiat, un partenaire économique incontournable et non pas une menace.

Enfin, il nous incite à rejeter notre vassalité par rapport à ces grands « démocrates » qui font Guantanamo, qui assassinent par drones aux quatre coins du monde, qui embastillent sans procès, qui assassinent légalement leur propre peuple, qui par de sordides guerres jamais gagnées ont semé l’enfer sur terre de Kaboul à Bagdad, qui pillent le monde à l’aide de leur dollar. Qui nous espionnent, nous épient et nous méprisent.

Alors, merci Donald ? Tout dépend de nos dirigeants : en « auront-ils » ou pas…


Illustration X - Droits réservés

07/07/2018

Du 95C ou rien...


gros nichons 1.jpg
Vive les Gros Nichons

On n’aime pas les œufs au plat
Ni les planches à repasser
Nous on veux du Wonderbra
De beaux obus à baiser
Y sont souvent raplaplas
Les nénés de nos nanas
On rêve de roberts d’enfer
Qui pointe sous leurs pull-overs !

gors nichons 3.jpg


Refrain :
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
En pomme, en poire, ovales ou ronds
Faut du volume sous le téton
Et vive, vive, vive les gros nichons
Les paires de seins comme des ballons
Tant qu’y aura du monde au balcon
Ça boug’ra dans les pantalons


Plus de bonnets A, de bonnets B
Oh, libérez les décol’tés
Naturels ou siliconés
On est dingues des gros tétés

Refrain

Roploplos, jolies mamelles
Oh, débordez donc des dentelles
Méga-nibards à la pelle
Vous nous rendez la vie belle

Refrain

 
 

https://www.youtube.com/watch?v=pUGDq8KCk9E

 

************

Aux fourchettes, citoyens!

Faut-il se plier sous la dictature de la minceur,

la glorification de la maigreur ?

Ne soyez pas "Grossophobe":

 dégustez sans modération le dernier bouquin

que je viens de commettre,

à la gloire du bon vivre, du bien manger,

sans crainte de...

poésie coquine,la fontaine

Cliquez ICI

 

05/07/2018

Au bistro de la toile : Vous prendrez bien une végandouille ?

chimulus-bistro-copie

 

- Oh Loulle, tu peux me faire une de tes andouillettes au vin blanc que je m’en fasse péter l’embouligue avec deux canons de rosé de Tavel ?

- Je peux pas te refuser ça Victor. Mais,… teng ! On prend des risques, avec la terreur véganne qui nous cerne !

- De quoi tu tchatches là, Loulle ?

- Ben, t’as pas vu ? Des terroristes végans s’en prennent à des boucheries, à des poissonneries, à tel point que le syndicat des bouchers-charcutiers a porté plainte. Tè, je te lis : « "Les 18 000 artisans bouchers-charcutiers" en France "s’inquiètent des conséquences de la surmédiatisation du mode de vie vegan", indique le responsable se déclarant choqué qu’une partie de la population "veuille imposer à l’immense majorité son mode de vie pour ne pas dire son idéologie". Il déplore les "intimidations" récentes dont ont fait l’objet des boucheries-charcuteries, une "violence" qui s’exerce "tant à visage découvert que masqué".

- Eh, Loulle, la konnerie humaine est la seule approche qu’on puisse avoir de l’infini. Et en matière de konnerie, les végans étaient au premier rang à la distribution ! Un végan ne bouffe strictement rien qui provienne des animaux. Il refuse la viande animale, le poisson, mais aussi le lait, les œufs ou encore le fromage et le miel. Un végan s’habille aussi dans le respect des animaux : pas de fourrure, de cuir, de soie ou de laine. Enfin, le véganisme proscrit tous les produits, cosmétiques par exemple, testés sur les animaux. Les végans se revendiquent anti-viande, anti-élevage et s’opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l’être humain et les animaux, y compris les rats, les puces, les tiques, les poux et les cafards. Et, manifestement, certains de ces joyeux lurons ne supportent plus de voir les autres (l’humanité encore non végane) continuer de s’en régaler !

- Ils « aiment » tellement les bestiaux ces braves gens qu’ils en arrivent à haïr le bestiau humain ! Pourtant, dans cette « nature » qu’ils disent vénérer, les bestiaux se bouffent à qui mieux mieux ! Cette grande bouffe, ce grand massacre est la condition première de l’existence harmonieuse de cette nature. Tout ce qui vit est à la fois proie et prédateur. La Vie, c’est bouffer l’autre et être bouffé. Non mais tu imagines si tous les bestiaux devenaient végans ? Sans la régulation par les prédateurs, les herbivores détruiraient en quelques décennies toute verdure sur terre, et donc toutes vies tant végétales qu’animales. Le « respect » végan entre les espèces amènerait donc la mort de toutes les espèces !

- Bien vu Loulle. Mais méfi, ne fais pas brûler mon andouillette ! Tè, j’ai une suggestion qui devrait intéresser ces pittoresques tofuphages. C’est de manger les bestiaux de l’espèce qui est la plus nombreuse et la plus nocive pour la Nature.

- C’est quoi ces bestiaux.

- Ben toi, moi, l’Homme quoi ! Enfin, ne faisons pas de sexiste, la Femme aussi. Ah ! La bonne chère rejoignant la tendre chair ! Il y aurait des boucheries anthropophagiques. Elles débiteraient et vendraient des anthropocotelettes, des anthropogigots, des anthropopiettes, de l’anthropoboudin, de l’anthroposaucisson. Rien que des races à viandes.

- Ah ! Objection Victor. On ne parle pas de race concernant les humains.

- C’est vrai. On mangerait donc de l’anthropoviande asprodermée, melanodermée, flavodermée. Il y aurait de l’élevé sous la mère mais aussi de la vieille carne fournie par les hostos et les ephads que l’industrie agroalimentaire transformerait en lasagnes, en raviolis, en hachis parmentier, en merguez.

- Ouais mais il y a un problème Victor. Est-ce que la viande humaine est halal et casher ? Parce que notre barbaque est paraît-il celle qui se rapproche le plus de celle du cochon.

- Ouais. Il faudra creuser la question. En tout cas, pour les chrétiens, pas de problème puisqu’ils préconisent de bouffer le corps de leur dieu fait homme !

- C’est vrai ça. Ton idée a de l’avenir Victor.

- Bon, sers-moi mon andouillette en attendant les temps de me faire cuire un andouille végan !

 

cannibales-dessin

 

Photo X - Droits réservés

20/06/2018

Au bistro de la toile : le foot rend Victor grognon !

chimulus bistro copie.jpg

merci au regretté Chimulus

 

- Oh ! Loulle, t’as mis le drapeau toi aussi ? Non, pas toi… Ca y est, c’est reparti, pendant un mois, les me (r) dis vont nous bassiner avec les « exploits » de grands garçons, souvent à demi analphabètes, payés des millions d’euros pour taper dans un ballon. C’est déprimant.

- Ne sois pas grognon, Victor. Tu bades bien devant les matchs de rugby, alors respecte les amateurs de foot !

- C’est un peu vrai Loulle. Le rugby, comme le foot, est né dans l’esprit tracassé mais plein d’humour des Anglais. Ils étaient enracinés à leur village, à leur ville, à leur nation. C’était deux villages, deux villes, deux nations qui s’affrontaient à travers des équipes très représentatives dans un simulacre pacifique de guerre. Ce n’est plus le cas, Loulle. Le professionnalisme – le culte et la dictature du pognon - est passé par là. Et le rugby, hélas, suit l’exemple lamentable du foot. Aujourd’hui ce sont des mercenaires achetés comme des bestiaux sur un « mercato » international. Ils ne représentent en rien la ville ou la nation qui les emploient.

- Ça fait tchatcher Victor. Le foot est un moyen de sociabilité, de convivialité, de création de liens, de conversation.

- Mouais… Comme sujet de débat, ça va pas chier bien haut. Le foot n’a plus grand-chose à voir avec le sport, c’est devenu le premier spectacle international et un business aussi opaque que juteux. C’est un moyen astucieux qu’ont trouvé les oligarques qui nous manipulent pour abrutir l’opinion publique et la détourner des véritables enjeux : casse sociale tous azimuts, privatisations des bijoux de famille, flicage généralisé, invasion migratoire organisée par les oligarques, etc. Le foot fabrique des idoles de consommation courante, présente une version ridicule du patriotisme avec ces braillards saccageant leur hymne national. La coupe du monde de foot, c’est un évènement tonitruant et insignifiant. Panem et circem – du pain et des jeux - avaient déjà compris les Romains.

- Eh bien oui, Victor, que ça te plaise ou pas, le foot rassemble et transcende les foules. C’est comme ça.

- Pourquoi pas. Mais voir des stades emplis de dizaines de milliers de gens vociférants, qui éructent des onomatopées pittoresques - « OHISSE enculé ! » - qui font souvent preuve du racisme le plus dégradant avec des cris de singe, je t’avoue que ça me laisse dubitatif sur l’évolution humaine : peut-on être adulte et se comporter ainsi ? Le foot est le seul « sport » qui suscite des comportements racistes, qui expriment à travers des clubs de « supporters » des idées ouvertement fascistes, qui déchaîne des bagarres, voire des émeutes, qui génère des mouvements de foule qui tuent, comme au Heisel en Belgique où des bagarres entre supporters ont fait 39 morts et des centaines de blessés.

- C’est pas tous les jours ça, Victor…

- Mais enfin, tu les as vus, Loulle, les bandes de « supporters » à l’œuvre : rappelle-toi les émeutes, les affrontements bestiaux entre « supporters » Anglais et Russes lors d’un match de l’Euro de foot à Marseille. Tu les as vus, ces bedonnants plein de bière, peinturlurés et qui agitent comme des trophées leurs fanions de clubs ou leur drapeau national avant de se foutre sur la gueule. C’est de l’abrutissement collectif. T’en voudraient des clients pareils ?

- Sûrement pas. Mais,… teng ! T’es pas tendre Victor.

- Le milieu du foot est pourri, Loulle. Encore pire que les Jeux Olympiques. C’est le business le plus opaque : une Fédération internationale (Fifa) aux pratiques plus que louches ; des dirigeants et propriétaires de clubs qui ne sont pas sans rappeler des mafieux ; sans oublier évidemment les très nombreux matches truqués : le monde footballistique est pourri jusqu’à la moelle. Et que dire de la manière dont le plus grand raout politico financier qu’est la coupe du monde de foot attribue son organisation : la prochaine, après l’actuelle en Russie, aura lieu au Qatar ! Un pays qui finance à la fois le plus grand club français et les assassins du djihad… Tout ce pognon, ces montagnes de fric, ces milliards qui proviennent pour une bonne partie du recyclage d’argent sale, ne profite qu’à une petite mafia de footballeurs, d’entraîneurs de grands clubs, d’intermédiaires véreux, d’agents de joueurs douteux, d’oligarques propriétaires de clubs, de chaînes de télé et de marchands de vent que sont les publicitaires. Et ce qui est le plus désolant, c’est que cette névrose collective suscite des dépenses inutiles de la part des classes sociales les moins favorisées, achats de télé grand écran, voyages de supporters, etc. Et que dire des détournements de fric que le foot engendre…

Le foot est une arme de destruction massive de la citoyenneté qui participe à l’appauvrissement, à l’abrutissement et à l’asservissement de la société.

- Eh ben dis donc ! Tu leur as taillé un sacmaillot aux fouteux ! Tè, bois un coup, ça te passera. Allez les bleuuuuux, Allez les bleuuuuuux !

 

fouteuses.jpeg

Photo X - Droits réservés