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24/09/2018

Au bistro de la toile : les « larbins-crétins »

chimulus bistro copie.jpg

 

- Fatche, Loulle, faut évoluer. T’es ringard. T’es plus dans le coup. Non mais tu te rends compte, tu t’es vu dans une glace ? Tu bouffes de la viande, tu bois du pinard, tu mates le cul des belles passantes, en plus t’es même pas pédé, ni végétarien, encore moins végan, ni antialcoolique, ni anticorrida et, comble de l’horreur, t’es « lefkodermé » !

- Lef… quoi ? Eh ! Oh ! Qu’est-ce qu’il t’arrive Victor. T’as la couille gauche qui prend l’eau ou quoi ?

- Eh oui, Loulle, faut t’y faire, t’es « lefkodermé ».

- Eh ! Oh ! Tu commences à me gonfler les aliboffis avec tes allusions et tes termes à la kon. Je suis pas plus « lefko… comme tu dis » que toi !

- Exactement. T’es pas plus mais autant lefkodermé que moi Loulle.

- C’est une maladie honteuse?

- Bè… Certains voudraient nous faire croire que oui. Parce que ça veut dire, en grec, que tu as la peau blanche. Enfin, toi, le tarbouif, il est plutôt rouge quant aux panards, je n’ose pas me prononcer.

- Et alors ? Faut pas être Blanc ?

- Ben, c’est ce que les hérauts du « nouveau peuple » voudraient nous faire entrer dans la tête. On est Blancs, donc on est coupables. Forcément coupables.

- Coupables de quoi ? Qu’est-ce que j’ai fait moi ?

- Toi ? Rien. Moi non plus. Seulement on est « Blancs » et il se trouve que les « Blancs », nos ancêtres ont inventé l’industrialisation, donc la puissance technologique avec laquelle ils ont dominé le monde. Avec le Progrès, ils ont imposé leurs lois, leur manière de vivre tout en pillant les ressources des peuples conquis. Selon l’adage de La Fontaine qui dit que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Et, comme tous les conquérants, ils n’ont pas toujours été tendres avec les autres peuples du monde.

- Et alors ? Gengis Khan, il était tendre ? Pour compter le nombre de morts ennemis dans une bataille, les Mongols coupaient une oreille aux cadavres et en emplissaient ainsi des sacs. Et Tamerlan, il était tendre ? Lors de sa conquête de l’Inde, devant Delhi il a fait ériger des pyramides de têtes grâce à une habile imbrication de têtes décapitées mêlées au mortier. Non, ça n’est pas ce que l’on fait de plus élégant sur le plan architectural… Timour y Lang, l’égorgeur-bâtisseur. Et Mahomet dont les troufions égorgeaient tous les hommes lorsqu’ils prenaient une ville, et réduisaient toutes les femmes en esclavage. Tout n’est que rapport de force. Et la saloperie de l’Homme, qu’il soit blanc, noir, basané, rouge, jaune est infinie. Il n’y a donc pas de raison que l’on me reproche à moi des exactions commises par de lointaines générations.

- Bien parlé Loulle. C’est pourtant ce que la logorrhée verbale et les écrits fielleux des « larbins-crétins » veulent nous mettre dans la tronche : « nous » sommes responsables de tous les malheurs du monde.

- Mais qui c’est, Victor, ces crétins ? Tu le connais ce « peuple » toi ?

- C’est le « nouveau peuple, » c’est-à-dire les minorités raciales (pardon, ethniques !), les minorités sexuelles, les extrémistes de la gamelle, les indigènes de ci ou de ça, les « antispécistes », tous les… phobes et les… istes. Les nouvelles valeurs ce sont l’inculture revendiquée à travers les émissions télés hanounesques, le crétinisme friqué de « l’art contemporain », la vulgarité haineuse de certaines « vedettes » du rap, mais aussi la sensiblerie bêlante pro bestiaux, la repentance pour des fautes que l’on n’a pas commises, l’autodénigrement de tout ce qui fait notre art de vivre assorti de l’adoration quasi idolâtre de tous ceux qui viennent d’ailleurs sans y être invités et de tout ce qu’ils ramènent avec eux, non seulement leurs cuisines et leurs vêtures « exotiques » mais aussi et surtout beaucoup de fanatisme, d’obscurantisme religieux, de pratiques « pittoresques » comme l’inégalité homme femme, l’excision et autres joyeusetés « modernes » qui font se pâmer les larbins-crétins qui font l’opinion.

On a peut-être bien des défauts, Loulle mais au centre de nos valeurs il y a toujours le doute, la critique, l’examen à l’aune de la raison de tous les dogmes, de toutes les croyances, de toutes les « vérités révélées ». Ceci prend des formes diverses comme la presse libre (de plus en plus difficile…), la presse participative comme Agoravox ou Médiapart, les réseaux sociaux mais encore les livres d’investigation, les enquêtes, les pièces de théâtre, les films, les humoristes sans oublier les dessins humoristiques dont Charlie a payé un très, trop lourd tribu. Ceci crée les contre-pouvoirs indispensables dans nos démocraties qui, bien que très imparfaites, restent « le pire des régimes de gouvernement à l’exception de tous les autres ».

Cette culture du doute, de la mise en cause, de la critique et même de l’autocritique se tourne souvent en autodénigrement, voire en haine de soi-même. C’est dans cette pathologie que se vautre le « nouveau peuple ».

- Ouais… C’est d’autant plus préoccupant, Victor, que cette perte de confiance en nos valeurs arrive à un moment où notre manière de vivre, notre civilisation – qui en vaut bien d’autres – est attaqué par des adversaires résolus qui veulent sa destruction.

- Voilà. Nos adversaires ou plutôt nos ennemis sont tous les fous d’allah, tous les nazislamistes et leurs idiots utiles, leurs larbins-crétins. Ils veulent liquider la liberté de critiquer, la séparation du politique et du religieux, l’égalité des sexes, la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire. Pour eux, notre manière de vivre, nos valeurs sont l’horreur intégrale. Ils voudraient les remplacer, avec l’aide de leurs collabos, par la « douceur de vivre » sous la charia… Un univers islamiste qui n’est pas moins effrayant, étouffant, totalitaire que celui des nazis.

- Bien parlé Victor ! Allez, je mets ma tournée, c’est toujours ça que ces kons n’auront pas !


Illustration: merci au regretté Chimulus

 

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20/09/2018

Alors ça vient ce trumpisme (pardon, protectionnisme) européen ?

chine-economie.jpg

Hier, je suis allé avec ma compagne dans une des zones commerciales de ma ville. Rien d’original, c’est partout les mêmes merdes architecturales genre boite à chaussure et d’énormes panneaux de pub criards. Pour y arriver, j’ai longé des friches industrielles. Il y a quelques années on y fabriquait des produits en polystyrène expansé, à côté c’était une fonderie… Maintenant ruines, toits affalés, murs tagués… L’image de la désindustrialisation.

Dans la zone commerciale, nous sommes entrés dans un gigantesque entrepôt de vente où s’offraient à la convoitise de gens pauvres des monceaux de produits fabriqués en Chine, au Bangladesh, en Inde. Probablement par des semi-esclaves ou des enfants, au mieux par des travailleurs exploités. Il y a quelques années, à la place de ces bâtiments se trouvait le centre de recherche très moderne, très performant, d’une entreprise lideur en France dans le domaine des bétons précontraints. Parti ailleurs… L’image de la délocalisation.

J’ai vainement cherché dans ces illustrations l’image de la « mondialisation heureuse » prônée il y a quelques années par le pittoresque Alain Minc. Cette image, ce sont des entrepôts logistiques, des hypermarchés, des franchisés vendant partout les mêmes merdes mais plus aucune industrie, plus aucune PME, encore quelques artisans essayant de s’en sortir. Un pays en voie de tiers-mondisation…

Eh ouais ! Coco, faut être moderne ! C’est ça la libre circulation mondiale des produits, c’est ça la libre circulation mondiale des capitaux ! Moderne le fait de permettre à quelques multinationales mafieuses à vocation uniquement financière de mener leur prédation partout dans le monde en piquant la plus-value financière et en laissant la casse sociale aux autochtones ? Va fanculo…

Sauf à appliquer en France les mêmes salaires qu’en Chine ou – pire – au Bangladesh - et la même (non) protection sociale, il est impossible pour les industries françaises et européennes d’être concurrentielles. Sauf à être débile, on ne peut pas mettre en concurrence des pays où les coûts de main-d’œuvre varient de un à quatre-vingt ! Eh bien oui, on est débile. En tout cas les têtes d’œuf qui nous gouvernent tant au niveau national qu’au niveau de l’Europe. Une konnerie (angélisme on dit pour être à la mode, Coco !) qui fait se bidonner de rire les dirigeants chinois qui, eux, ne sont pas si kons : leur marché est solidement verrouillé et ils n’acceptent que les produits qu’ils ne peuvent pas encore construire eux-mêmes, comme les avions par exemple. Et dans ce cas, ils exigent qu’on leur transfère toutes les technologies… afin qu’ils puissent quelques années plus tard concurrencer dans le monde les débiles naïfs qui leur ont donné le bâton pour se faire battre. Exemple Siemens et ses TGV !!! Exemple les Airbus !!! Exemple l’essentiel des ordinateurs et autres smartphones grand public.

Mouais… Alors on fait quoi ? Ben, on pourrait peut-être s’inspirer de cet affreux goujat de Trump qui se révèle à l’usage moins kon qu’il voudrait le faire croire : taxer aux portes de l’Union européennes les importations en provenance de la Chine et autres pays à très bas coût salariaux, protections sociales inexistantes et jemenfoutisme écologique. Mais c’est du protectionnisme ça Coco ! Ben oui, et c’est pas un gros mot. Il n’y a que ça pour mettre un peu d’équité dans les échanges commerciaux. Si les pays qui subiront ce protectionnisme veulent atteindre notre marché, soit ils paieront des droits de douane spéciaux remettant de l’équité, soit ils installeront des usines pour produire en France, donc ils créeront de l’emploi et tout le monde sera content. C’est le pari de Trump.

La Chine – puisque c’est essentiellement ce pays qui est en cause – devrait alors se tourner un peu plus vers son énorme marché intérieur, augmentant d’autant les conditions de vie de ses populations. De plus, la planète y gagnerait une moindre pollution par les transports…

Ce protectionnisme « intelligent », pour être honnête, devrait aussi s’appliquer, en sens contraire, à l’Afrique dont l’économie locale est laminée, ruinée par des accords de « libre-échange, » donc de suppression de droits de douane qui permettent aux produits européens subventionnés d’inonder les marchés.

Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Des dirigeants honnêtes, lucides et courageux.

Ça existe ça Coco ?

 

Illustration X - Droits réservés

 

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16/09/2018

Ouiquinde gastronomique: Le civet de sanglier de Sébastien et Anne

sanglier coursant chasseur dessin Dubus.jpg

 

Mon ami Sébastien, redoutable tueur,

Utilise son temps, son flair et sa sueur

À courir les forêts, les bois et les broutières,

À sauter les ruisseaux des terres de Lozère

Pour traquer, débusquer, viser et fusiller

Son gibier préféré: le cochon sanglier.

Dès que pointe le jour vrombissent les quat'quatres

Où piaffent les chasseurs équipés pour combattre,

Montent les hurlements des meutes carnassières

Serrées dans des remorques, dans des malles arrières.

La battue se déploie par chemins et sentiers,

S'efforçant de boucler le massif forestier

Où laies et marcassins, cochons et sangliers

Commencent à gratter le sol d'un pied inquiet.

La journée sera rude pour la bête à poil dur

Quand, poussées par les chiens hors des fourrés obscurs,

Pour tenter d'échapper à la meute hurlante,

Ses courses, à découvert dans les clairs et les pentes,

L'amènent à croiser les chemins et les sentes

Qui sont autant d'affûts où les fusils l'attendent.

Les coups de feu éclatent à travers la nature.

Si la bête s'échappe, on reprend les voitures ­

Pour lui couper la fuite au bord d'une autre route.

Parfois le sanglier met la meute en déroute,

Quand, acculé, blessé, forcé hors de son antre

Il se rue sur les chiens qu'il piétine et éventre.

Très souvent Sébastien, heureux bien que fourbu,

S'en retourne bredouille, au soir de la battue.

Mais lorsqu'un animal est tombé sous les balles,

Il faut voir son sourire, son allure martiale

Lorsqu'il brandit sa part de viande dépecée

Qu'il - fier comme Artaban - offre à sa fiancée.

Alors, tranquillement, avec ses doigts d'artistes

Dégoulinant de sang, Anita entre en piste.

Pour faire un bon civet, l'épaule ou le cuissot

Sont des pièces de choix. Coupez-les en morceaux

De taille conséquente. Récupérez le sang

Qui, pour lier la sauce, est bien intéressant.

Gardez-le au frigo pour qu'il ne se dégrade.

Préparez ce qu'il faut pour votre marinade.

Celle de Anita est un poème en soi:

Quatre, cinq oignons moyens, cévenols ou niçois;

Cinq ou six gousses d'ail et autant de carottes;

Un bouquet de persil; céleri, feuilles, côtes;

Du thym et du laurier; un peu de noix muscade;

Une écorce d'orange et quelques grains de cade;

Du poivre du moulin; du gros sel de Camargue.

Deux litres de Côtes-du-Rhône d'Estézargues,

Un verre d'huile d'olive et deux de bon vinaigre.

Vous cuisez demi-heure à feu vif et allègre.

Rangez le sanglier au fond d'un pot en grès,

Un grand verre de marc pour rendre du degré

À votre marinade versée, chaude, dessus.

Le pot, au frais trois jours, recouvert d'un tissu

Est alors le théâtre d'une superbe idylle

Entre les ingrédients. Une alchimie subtile

Va attendrir la viande, sublimer les parfums

Et les goûts de gibier du sanglier défunt.

Quand, le jour du repas, l'aurore aux doigts de roses

Du sommeil des Buveurs dissipe les hypnoses,

Vous sortez et séchez à l'aide d'un torchon ­

Les morceaux marinés de viande de cochon.

Séparez au chinois légumes et liquide.

Petit, sers-moi un verre, j'ai le clapoir acide!

Dans de l'huile d'olive, au fond d'une toupine

Votre petit-salé embaume les narines.

Rajoutez en tournant les légumes essorés,

Puis intégrez la viande que vous faites dorer.

Mouillez alors avec le jus de marinade,

Et cuisez à feu doux, cinq heures, à l'estouffade.

Il faut voir le sourire heureux de Sébastien

Lorsque Anita apporte, de son pas aérien

Son plat qu'elle découvre, très fière, sur la table

Exhalant en volutes des parfums admirables.

Ce chef-d'œuvre requiert, pour de grandes agapes,

Rien moins que le meilleur des Chateauneuf-du-Pape.

Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire

Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Et pour laisser le monde des maigres, des sans-goûts,

Alors resservez-vous !

 

Ingrédients et proportions pour deux fois six personnes:

Pour la marinade: - quatre oignons moyens coupés en quarts et piqués de clous de girofle, - six gousses d'ail écrasées, - six à 8 carottes en tronçons, un bouquet de persil grossièrement coupé, - un pied de céleri côtes et feuilles, grossièrement coupées, - un gros bouquet de thym, - six feuilles de laurier, - une douzaine de grains de genièvre, - deux poignées de gros sel de Camargue,

- une cuillerée à soupe de poivre noir du moulin, - noix de muscade, - une écorce d'orange séchée, - un verre d'huile d'olive, - deux verres de bon vinaigre, - deux litres de bon vin rouge. N'oubliez pas de cuire cette marinade et de la verser chaude sur les morceaux de sanglier avant de laisser reposer trois jours.

Pour le plat: - un cuissot ou un épaule de sanglier, - le sang récupéré ou un verre de sang (à demander à votre boucher), - un verre d'huile d'olive, - deux cents cinquante grammes de petit-salé coupé en dés, - les légumes essorés de la marinade cuite, - le jus de la marinade.

 

Les vins conseillés:

Le civet de sanglier préparé de cette manière est un plat somptueux, à la fois puissant et très parfumé. Il faut donc des vins à la hauteur.

En vallée du Rhône: Chateauneuf-du-Pape, Gigondas, Lirac, Vacqueyras, Cornas, Hermitage, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph, Côte-Rôtie.

On peut également l'accorder avec bonheur à de vieilles bouteilles de Cairanne, Visan, Séguret, Valréas, Gallician.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Faugères, Fitou, Collioure, Maury.

En vins de Provence: Bandol, Palette, Pierrefeu, Puyloubier, Cabasse, La Cadière-d'azur, vins de Bellet.

 

Illustration: merci à DuBus

 

15/09/2018

Ouiquinde érotique avec Alfred Delvau

Bacchanalia de Nikolai Batakov.jpg

 

Fouterie de poète

La fille :

A quoi rêves-tu sous la couverture,
Ô mon cher poète, ô mon doux amant ?
Ne suis-je donc plus cette créature
Que tu désirais passionnément ?

Tu mourais pour moi d'un amour immense,
Dans des vers fort beaux... que je n'ai pas lus ;
Notre fouterie à peine commence,
Et déjà, mon cher, tu ne bandes plus !

Tes couilles, je vois, se vident plus vite
Que ton encrier plein de sperme noir ;
Ta pine n'est plus qu'une humble bibite
Indigne d'entrer dans mon entonnoir !

Pourtant, si j'en crois mes propres rivales.
Je réveillerais le plus mort des morts :
D'un coup de ce cul qu'ici tu ravales
Sans en éprouver le moindre remords.

Ma gorge se tient mieux qu'un militaire ;
Mon con est boisé comme l'est Meudon,
Afin de cacher l'autel du mystère
Où l'on officie en toute saison.

J'ai des cheveux roux comme des carottes ;
Des yeux de faunesse émerillonnés,
Qui guignent les vits au fond des culottes
Et des pantalons les mieux boutonnés.

Je possède l'art du casse-noisette,
Qui ferait jouir un noeud de granit ;
Un coup avec moi n'est qu'une amusette :
Quand on est à douze, on n'a pas fini !

Et lorsque mon con a soif de ton sperme,
Lorsqu'il en attend dix litres au moins,
Tu sers une goutte ou deux, puis tu fermes
Le doux robinet des ruisseaux divins !

Est-ce du mépris ou de l'impuissance ?
Es-tu pédéraste ou castrat, voyons ?
Un pareil état m'excite et m'offense :
Donc, descends du lit, ou bien rouscaillons !


Le poète :

Je sens les sonnets pousser sur mes lèvres,
A vous contempler dans cet abandon ;
Vous me rappelez les biscuits de Sèvres
Pétris par la main du grand Clodion.

Corrège vous eût peinte en Antiope,
A voir votre pose et vos charmes nus...
Je vous aime ainsi, divine salope :
La Farcy n'a pas de telles Vénus !

Je vous chanterai dans mes hexamètres,
Superbe catin dont je suis l'amant :
Des vers parfumés comme ceux des Maîtres,
Qu'on lit d'une main, tout en se pâmant.


La fille :

Conserve tes vers pour une autre muse
Qui se montera mieux le bourrichon ;
Ce n'est pas cela, mon cher, qui m'amuse :
Sois moins poète et beaucoup plus cochon !

Ingrat ! tu m'as mis le foutre à la bouche !
J'allais presque entrer dans le paradis ;
Maintenant je suis réduite, farouche,
A me branler... moi ! Que je te maudis !

Bande ta pine et débande ta lyre :
L'important au lit est de pisser droit ;
La femme n'est pas au monde pour lire...
Le noeud d'un goujat vaut celui d'un roi !

Ah! ! je n'y tiens plus ! le cul me démange !
Qu'on m'aille chercher l'Auvergnat du coin :
Car je veux .sentir le vit de cet ange
Enfoncer mon con, comme avec un coin !

 


Illustration : Bacchanalia de Nicolaï Batakov

 

Lien : http://poesie-erotique.net/AlfredDelvau.html

 

10/09/2018

Sauvegarde de la planète. MARCHER POLLUE ! S'il n'y avait que ça...

panomarcheurs2.jpg


L’autre soir, sur ce condensé de boboïtude qu’est l’émission « 28 minutes » sur Arte, un chroniqueur ou une chroniqueuse a parlé de la pollution conséquente générée par… les semelles des chaussures en caoutchouc. Eh ! Oh ! Micmacron, alors ils polluent tes Marcheurs !

Samedi encore, on a marché (donc pollué !) dans toute la France, et même dans le monde entier. On a marché en signe de protestation contre le laxisme hypocrite des gouvernants irresponsables qui « regardent ailleurs alors que la maison brûle ». Saine appropriation par le peuple, par les peuples d’une question cruciale, de LA question du devenir de notre planète. Oh ! Rassurons-nous, elle en a vu d’autres la belle, et si ce ridicule mammifère bipède qui casse ses jouets mais encore et surtout la branche sur laquelle il est assis disparaît, bon débarras peut-elle penser Gaïa ! Mais pour nous, c’est une autre paire de manches…

L’ultralibéralisme pense uniquement à court terme en termes de fric. Alors les plans à long terme, les belles promesses faites au grand raout de Paris d’il y a deux ans… Té ! Fume.

Bon, maintenant on va parler plus sérieusement de la pollution, de ses dangers, de ses véritables responsables. Et de la mondialisation qui nous amène, depuis le bout du monde, l’essentiel des produits que nous consommons. Autant que les faibles coûts de main-d’œuvre, ce sont les coûts dérisoires du transport maritime qui saccagent nos industries et jettent au chômage des millions de pauvres types… Parce que 95 % ces produits arrivent dans les soutes d’énormes cargos et sur les ponts de gigantesques porte-conteneurs. On vient, fièrement, d’en inaugurer un de quatre cents mètres de long ! Aux fous !

Les données confidentielles fournies par les initiés de l’industrie maritime en fonction de la taille du moteur et de la qualité du carburant généralement utilisé par les navires et les voitures montrent que seulement 15 des plus grands navires du monde peuvent émettre autant de pollution que tous les 760 millions de voitures du monde. Le carburant de soute de navire de faible teneur (ou le mazout) a jusqu’à 2 000 fois la teneur en soufre du carburant diesel utilisé dans les automobiles européennes, asiatiques et américaines. La pollution des 90 000 navires de charge mondiaux entraîne 60 000 décès par an et coûte jusqu’à 330 milliards de dollars par année dans les coûts de santé liés aux maladies pulmonaires et cardiaques !

La pollution par les navires reste l’une des parties les moins réglementées de notre système mondial de transport. Aujourd’hui, les entreprises maritimes ne réalisent pas moins de 450 milliards de dollars de bénéfices. Entre les mains d’une poignée de personnes, ces entreprises contrôlent notre système de consommation. De plus, chaque année, on comptabilise 122 naufrages, soit un naufrage tous les trois jours pour des navires de plus de 300 conteneurs. Tous les ans, 1,8 million de tonnes de produits toxiques contaminent nos mers, soit 5 000 tonnes par jour. C’est ce qu’on appelle les « marées blanches ». Bonjour les dégâts !

Une seule organisation a les moyens de prendre des mesures restrictives pour faire cesser ce scandale et cette tragédie, c’est l’OMI (Organisation Maritime Internationale) qui siège au sein même de l’ONU. En revanche, celle-ci est dirigée par les pays possédant les plus grandes flottes de cargos. Et qui sont-ils ? Le Panama, le Liberia et les Îles Marshall… Des pays qui permettent à ces navires de complaisances de passer inaperçus dans les hautes mers. L’OMI est donc aux mains des pays qui vendent leur nationalité aux armateurs les moins consciencieux. Ils ont donc tout pouvoir, ils ont le droit de vie et de mort… Mais c’est motus et bouche cousue.

Le transport maritime est responsable de 18 à 30 % de la pollution mondiale des oxydes d’azote (NOx) et de 9 % de la pollution mondiale par oxyde de soufre (SOx). Un grand navire peut générer environ 5 000 tonnes d’oxydes de soufre (SOx) en un an.

La Chine est devenue l’atelier de fabrication de l’essentiel des produits consommés dans le monde. Ces produits, il faut bien les transporter. Ça se fait donc par mer. Une nouvelle génération d’énormes conteneurs intercontinentaux, longs comme quatre terrains de football, a été développée : ils sont extrêmement rentables. Cependant, ils utilisent des moteurs diesel aussi puissants que les centrales électriques terrestres mais avec un carburant de qualité très inférieure puisqu’il s’agit des déchets du raffinage. Et ces carburants pourris ne sont pas taxés !

On doit élargir le débat aux avions, autres énormes pollueurs qui échappent largement à la réglementation. Le transport aérien mondial de passagers émet davantage de gaz à effet de serre que l’ensemble des activités d’un pays comme l’Allemagne !

Un aller-retour Paris-New-York, dans des conditions propices à une bonne efficacité énergétique (charter sans classe affaires fortement rempli), émet près d’une tonne de CO2 par passager.
Un voyageur en avion émet ainsi environ 140 grammes de CO
2 au kilomètre, contre 100 g/km pour un automobiliste en moyenne. Les émissions indirectes liées à la construction des véhicules, au raffinage et au transport de pétrole sont plus importantes pour la voiture mais même en les prenant en compte, on trouve encore pour l’avion un excédent d’émissions au passager/km de 16 % par rapport à la voiture.
De plus, le transport aérien de voyageurs n’émet pas que du CO
: les Oxyde d’azote (NOx) émis par les avions réagissent rapidement et ont un impact sur l’effet de serre à la fois réchauffant par la formation d’ozone troposphérique (O3) et refroidissant par la dégradation du méthane (CH4).

Alors le bobo qui prend l’avion des escrocs de Ryanair ou Easyjet pour se la faire belle un ouiquinde à Djerba ou a Stockholm, il peut se la mettre sous le bras sa belle pancarte de défense de la planète qu’il arborait samedi, à Paris, Marseille ou Nantes !

Les transports aériens, en augmentation constante avec l’avènement de compagnies à bas coût, sont une cause majeure de saccage de la planète. Et là encore, comme pour le transport maritime, le kérosène est détaxé !

Dès lors, au-delà du baratin, au lieu d’emmerder les possesseurs de bagnole diesel, il serait primordial et même indispensable de taxer fortement les carburants du transport maritime et du transport aérien.

Ou encore les tracteurs monstrueux de l’agriculture. Sans oublier les poids lourds et les autobus, qui s’arrangent toujours pour échapper aux taxes qui retombent sur les malheureux automobilistes. Et au passage remettre en route la fameuse Taxe carbone que le gouvernement précédent a lâchement abandonnée devant les exactions et les vociférations de quelques égoïstes irresponsables.

Tout le monde y gagnerait, les activités locales fusillées par ces transports tricheurs pourraient se développer, et la Terre respirer un peu mieux.

Bon, il fait chaud, je vais boire un coup, je l’ai mérité !

 

Photo X - Droits réservés

 

03/09/2018

« L’art contemporain »: une escroquerie qui nous coûte cher !

estron complex pile de Paul McCarthy.jpg

 

Que restera-t-il des réalisations de notre siècle dans deux millénaires ? Quel est l’ouvrage d’art qui sera le Pont du Gard du 21° siècle ? Quel est le Praxitèle, le Michel-Ange de notre temps dont les œuvres sublimeront les spectateurs des musées du 40° siècle ? Quel sera le Lascaux, le Chauvet émergeant de notre temps ? Quelle sera même la trace que laissera notre civilisation dans quelques millénaires ? Rien, nada, que dalle…

S’il est vrai que la plus grande preuve de civilisation réside dans les monuments qu’une société produit et dans leur pérennité, nos descendants n’auront pas grande opinion de nous. Nous ressemblons à des gens qui ont perdu tout désir d’inspirer les autres parce que nous n’avons rien d’inspirant.

Lors de l’effondrement du viaduc Morandi à Gènes, les étranges lucarnes se sont fait l’écho de cette triste réalité en montrant en parallèle au pont effondré notre Pont du Gard, conçu lui aussi par les Italiens de l’époque mais qui, vingt siècles plus tard étonne et enchante toujours tous ceux qui le voient. Les réalisations de béton correspondent à notre siècle du « jetable ». Cette matière, si elle permet la réalisation de bâtiments gigantesques et parfois esthétiques, comme le viaduc de Millau, se dégrade très vite et sa pérennité n’atteint pas le siècle. Il ne restera donc rien de nos réalisations. Rien, nada, que dalle…

Nos Praxitèle et Michel-Ange d’aujourd’hui s’appellent Christo, « l’artiste » qui emballe les monuments ou Jeff Koons, « l’artiste » qui réalise d’énormes estrons qu’il prétend vendre à la mairie de Paris (entre autres pigeons) à des prix astronomiques… Les « artistes » contemporains ont renoncé à toute ambition vers le beau, vers le vrai, vers le sublime pour se contenter de dire à leur public : « Vous voyez, je patauge dans la même merde que vous… ». Que restera-t-il de « l’art contemporain » dans deux millénaires, que dis-je, dans un siècle ? Rien, nada, que dalle…

Le XXe siècle témoigna assurément d’une évolution des ambitions artistiques et des attentes du public. Cela se vit à la façon dont le rapport à l’art changea, le spectateur passant de l’admiration (« J’aimerais pouvoir en faire autant ! ») au dédain assumé (« Un enfant en ferait autant ! ») voire au mépris (« J’en voudrais pas, même dans mes chiottes »). L’ambition technique diminua de manière significative, puis finit par complètement disparaître. L’ambition morale suivit la même trajectoire. On pourrait en rendre Marcel Duchamp et sa sculpture Fontaine (un pissoir) responsables. Mais le fait que la sphère artistique européenne l’ait en grande partie suivi laisse penser que Duchamp, en réalité, n’avait fait qu’ouvrir une voie que d’aucuns souhaitaient depuis longtemps emprunter. Finalement, on n’a que l’Art que l’on mérite.

Mais cet « Art » merdique du parasitisme et de la roublardise, s’il ne produit aucune richesse artistique, génère par contre beaucoup de valeur financière ! N’est-ce pas Pinault ? N’est-ce pas Arnault ?

François Pinault, ce marchand de bois breton a fait fortune de manière pas toujours claire. Ainsi il a eu affaire à la justice pour avoir triché sur les dimensions des planches qu’il vendait ! Il connaît aussi les affres des redressements fiscaux et les douceurs des paradis fiscaux. Puis il se spécialise, comme Tapie, dans le « sauvetage »-pillage des entreprises en difficultés. On l’appelle le « dépouilleur d’épaves ». Puis il grenouille en politique d’abord dans le sillage de Giscard mais aussi Le Chevalier qui sera maire Front national de Toulon. Il continue autour de Chirac, Madelin, Aillagon. Puis Sarko et même Hollande. C’est bon pour les affaires tout çà ! Surtout avec des milliards d’argent public… (lien)

s lors plus rien ne lui résiste. Il rachète Le Printemps, La Redoute, la FNAC, le magazine Le Point, etc. Puis il se lance dans le luxe. Avec talent et succès il faut bien le reconnaître. Il possède avec Kering – un nom bien de chez nous - les marques Gucci, Yves Saint-Laurent, Boucheron, Bottega Veneta, Alexander McQueen.

On ne s’enrichit pas ainsi sans démêlés fiscaux. Il profite de l’achat du Point pour ne pas payer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) grâce à un artifice comptable. Il a aussi utilisé des sociétés écrans situées dans un paradis fiscal des Antilles néerlandaises pour cacher un quart de sa fortune pendant une vingtaine d’années, évitant ainsi d’être assujetti à l’impôt sur le revenu jusqu’en 1997 !

Le marchand de bois s’intéresse aussi à l’art ! Pourquoi pas. C’est un riche collectionneur d’art contemporain qui possède une collection estimée à 1,4 milliard de dollars. Il a pris goût à "l’art" moderne et contemporain à la fin des années 1980. Il constitue dans les années 1990 une importante collection privée d’art contemporain en France. En 1998, il réalise l’acquisition de la maison britannique de ventes aux enchères Christie’s pour 1,2 milliard d’euros (lien).

Dès lors, Pinault fait ou défait les « artistes ». Si le proprio de Christie’s achète une « œuvre » d’un de ces charlots, sa côte monte, enrichissant d’autant celui qui a eu le nez de l’acheter. Pinault est ainsi en position de manipuler le marché de « l’art » contemporain. Et de s’en mettre plein les fouilles. Le marché se fout de la qualité d’une œuvre, ce qui compte c’est sa côte et le bénéfice qu’on peut en attendre. C’est la loi de l’offre et de la demande. Ainsi des merdes entourées de papier doré se vendent des fortunes, ont une valeur, mais reste cependant, au niveau de la richesse artistique des merdes !

Parvenu à ce niveau, il lui faut évidemment une Fondation ! C’est bon ça Coco les fondations. Ça soutient les maisons mais ça permet aussi et surtout de planquer du pognon à l’abri du fisc (merci Fabius !). Et de se donner des airs de mécène généreux, de protecteur éclairé des arts, de bienfaiteur de la culture, de soutien des artistes. D’autant plus que le pognon mis par les pleins de thunes comme Pinault ou Arnault, c’est à 60 % le nôtre puisque les fondations sont exonérées d’impôts dans cette proportion. Ça vous intéresse ? Des officines s’occupent de tout pour vous (lien). Ainsi quand un « mécène » crée un bâtiment à sa gloire (François Pinault investira la Bourse du Commerce à Paris en 2019) près des deux-tiers de la dépense viennent de l’exonération d’impôts… que l’État doit bien aller chercher ailleurs, c’est-à-dire dans nos poches ! C’est le cas de la Fondation Louis Vuitton – du compère ennemi Bernard Arnault – au bois de Boulogne. C’est le cas de toutes les fondations. Les pleins de thunes lancent des « artistes » bidons, spéculent sur des « œuvres » nullissimes et travaillent ainsi pour leur « gloire » avec notre fric.

Ça pourrait s’appeler de l’escroquerie, non ?

 

Sources :

https://www.avocats-picovschi.com/fondation-d-art-un-soutien-artistique-fiscalement-avantageux_article_1003.html

https://www.avocats-picovschi.com/fondation-d-art-un-soutien-artistique-fiscalement-avantageux_article_1003.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Pinault#cite_note-17

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/f...

 

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01/09/2018

Aujourd'hui, je m'envoie en l'air !

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C’était au temps de la parenthèse enchantée

Du Voyage au long cours, des chants de Liberté

Ni tabou, ni sida, tous les garçons osaient

Les filles étaient belles, et s’ouvraient, et s’offraient…

 

C’était près de Collias, où des gorges sauvages

Creusées par le Gardon depuis le fond des âges

Accueillaient les ébats, les amours, les désirs

D’une jeunesse nue, avide de plaisir.

 

Elle jaillit, vêtue de gouttes de lumière

Et s’ébroua, cambrée, secouant sa crinière

En éblouissement de perles de soleil

Dans la beauté lustrale du plus simple appareil.

 

Je la mangeais des yeux d’un appétit vorace

J’aimais son cœur, son corps, son sourire et sa grâce.

S’allongeant à plat ventre sur les dalles brûlantes

Elle anima ses reins d’une ondulation lente,

 

Mettant le feu en moi et gonflant mes ardeurs.

Ses beaux yeux de friponne m’invitaient au bonheur.

En un bond de félin je fus bientôt sur elle,

Ma peau contre sa peau fleurant musc et cannelle

 

Myriam s’ouvrit, s’offrit puis elle m’accueillit

Sous les feux de Phœbus, à l’abri d’un taillis

Et, mourant de plaisir, je fus en elle un homme

Par les voies de Sodome…

 

Victor

 

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30/08/2018

Au bistro de la toile : les éleveurs qui ont vu l’homme qui a vu l’ours.

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- Moi Loulle, ce qui m’emmerde avec les vacances de M.Hulot, c’est que pour ce qui est du prochain lâcher de deux ourses slovènes dans les Pyrénées, ce sera oualou… On a dû s'arsouiller sévère chez les bédigas des Pyrénées, tandis qu’on devait trinquer avec un bon verre de glyphosate chez les empoisogriculteurs de la FNSEA !

- C’est vrai qu’ils ne les aiment pas beaucoup leurs ours les bédigas. Et c’est bien dommage. C’est joli un ours, c’est gentil, mais c’est gros, ça fait peur et ça bouffe ! Des fruits, des champignons, du miel et même parfois une bédigue… « Nous sommes soulagés mais nous restons concentrés sur l’objectif : ne pas permettre la réintroduction de l’ours », a dit à l’AFP Julien Lassalle, qui élève 500 brebis basco-béarnaises en vallée d’Aspe. Et ils ont foutu le bordel à Etsaut, un village pyrénéen favorable à l’ours avec du sang et des dépouilles de moutond, des menaces et quelques frittages avec les flics… (lien)

- Ils en ont déjà dégommé des ours, ces soi-disant menaces pour leurs troupeaux. Ça me rappelle Canelle, le dernier ours véritable des Pyrénées, flingué par un ami de Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs qui fait la bise à Micmacron. Et puis Paloma, l’ourse slovène introduite après ça, qui est morte victime d’un « accident » de montagne.

- Mouais. Certaines mauvaises langues disent que Paloma aurait bouffé du miel au verre pilé qui lui serait resté sur l’estomac !

- Eh, tu vois, tout de même, ils sont gentils les éleveurs de moutons des Pyrénées. De peur que l’ours ne crève de faim, ils lui apportent, sur son terrain, de quoi casser la croûte. Ils lui portent du miel tout en lui disant : « Tu prendras bien un verre avec nous ? » Le kon, c’est que le verre est cassé et mélangé au miel… Faut quand même avoir les boyaux de la tête sérieusement constipés pour inventer des saloperies pareilles.

- Tè, regardez là Madame l’Ourse (Paloma de son prénom). Elle avance peinard dans le petit matin. Un peu grasse du cul, mais encore sexy la bougresse ! Et je te renifle une fleur, et je te gobe un essaim d’abeilles, et je te bouffe une belle charogne de blaireau bien faisandée de quatre jours – les meilleures - et je te pisse un petit coup sur un rhododendron, et je te… Tiens mais ça sent le miel par ici. « Oh ! Puteng qu’elle se dit la mère Paloma dans son dialecte slovéno-oursien, mais en voilà tout un pot ! Et pas besoin de se faire emmerder par ces chieries d’abeilles qui me chatouillent la glotte quand je les bouffe. Ouarf. Le pied. Quel dessert. »

Et, sortant une langue aussi râpeuse que celle d’un député micmacronien, elle engloutit avec gourmandise le pot tout entier. La goulue avale tout, d’un coup, comme une felleuse de compétition. Ça l’a bien un peu picoté au passage, mais bon, se dit-elle, ça doit être une de ces garces d’abeilles… Et puis elle s’allonge pour se faire un petit pénéqué, tranquille, au soleil, en faisant un rêve cochon… Et alors ça commence. Un mal au bide terrible. Et qui va en s’accentuant. « T’aurais pas dû tant bouffer, qu’elle se dit. Tu le sais pourtant que ça te donne la chiasse trop de miel. Bof. Ça passera. » Mais ça ne passe pas et trois jours après, ahurie de souffrance, la pauvre Paloma crève sous la petite falaise si sympa où elle campait depuis son arrivée dans les Pyrénées…

- Tout ça parce que Madame Paloma et ses quelques cousins, beau-frères et neveux bouffent quelques dizaines, allez, quelques centaines de brebis par an sur l’ensemble des Pyrénées. À comparer aux 15 000 brebis tuées par des chiens errant dans le même temps ! S’il est un sujet tabou dans le milieu agricole, c’est bien la mortalité parmi le cheptel domestique. 1000 bêtes par semaine ! Admettre que l’on perd des bêtes, c’est comme avouer être un « mauvais éleveur ». Ainsi donc, on n’en parle pas…, sauf quand il s’agit de l’ours ! Au point que l’on pourrait croire qu’il est la principale, voire la seule cause de mortalité. Les associations pastorales disent même qu’il menace le pastoralisme dans les Pyrénées…

- À mon époque verte, Loulle, j’ai été bûcheron dans les Pyrénées. Et j’allais très haut dans la montagne. Nous dormions dehors dans de petits abris rustiques. Nous vivions donc sur le territoire de l’ours. Eh bien, malheureusement, je n’ai jamais vu l’ours, ni même rencontré l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours…

Ce qu’il faut savoir, c’est que dans les Pyrénées, les éleveurs ne gardent pas leurs troupeaux l’été, à l’estive. Ils lâchent leurs bêtes dans la montagne et montent les voir une fois par semaine. S’il y a des pertes, des moutons morts, ils récupèrent une preuve (oreille marquée par ex.) et se font rembourser.

- Leur comportement ne découle donc ni d’une logique économique, ni d’une crainte d’être attaqué, il procède de la seule méchanceté, donc de leur incommensurable bêtise. En cela, ces "écolos de terrain" gavés aux subventions comme les tireurs de loups justifient grandement le slogan d’un de mes blogs : « La connerie humaine est la seule approche que l’on puisse avoir de l’infini… »

- Dans les Pyrénées, la prédation par l’ours (ou le loup en Pyrénées-Orientales) est la seule cause de mortalité systématiquement indemnisée par l’État. Après expertise, l’éleveur dont le troupeau a été victime d’une attaque d’ours est indemnisé d’une somme recouvrant trois aspects : la valeur de la bête, au cours du marché ; une indemnisation pour « manque à gagner » (l’agneau ou le lait qu’aurait fait cette brebis) ; une prime de dérangement, forfaitisée par attaque, pour compenser le temps passé pour la déclaration et l’expertise sur site. En moyenne, en se basant sur une moyenne de 2 brebis tuées par attaque (1,6 en réalité), chaque brebis tuée donne lieu à une indemnisation de 250 euros environ. À rapprocher du prix d’un mouton vivant, que l’on trouve à 140 euros sur le Bon Coin ou Paru Vendu. Et il en meurt beaucoup de bédigues. 18 000 à 30 000 pertes par été sur les 6 à 700 000 brebis présentes en montagne chaque été. Ces animaux ne passent pas par l’équarrissage, ils sont « laissés aux vautours ».

- Sans les vautours que certains considèrent comme nuisible et qu’ils flinguent allègrement, les éleveurs devraient monter en estive pour redescendre dans la vallée et souvent à plusieurs dizaines de kilomètres pour atteindre le clos d’équarrissage, de 18 000 à 30 000 carcasses dans leurs "kangoo" blanches ou les disperser dans les bois.

- En fait ce qu’ils veulent, ce sont des sous. À cela, à cette indemnisation généreuse, il faut de plus ajouter un complément prévu en cas de « gros dégât », si l’ours tue un grand nombre de brebis d’un coup (dérochement) ou s’il tue en plusieurs fois de nombreuses brebis d’un même éleveur. Globalement, l’indemnisation par brebis perdue peut alors dépasser 300 euros. Des brebis sont également indemnisées « au bénéfice du doute » par une commission statuant au cas par cas quand l’expertise n’a pu écarter la responsabilité de l’ours, ou sur demande de l’éleveur. Le système d’indemnisation des dégâts d’ours en vigueur dans les Pyrénées est à l’échelle européenne le plus rapide, le plus complet et le plus généreux.

- Allez trinquons à l’ours et souhaitons bonnes vacances à Monsieur Hulot qui, lui, les a bien pendus, les aliboffis !!

 

Sources :

https://www.paruvendu.fr/p/mouton/

http://www.buvettedesalpages.be/2012/06/la-mortalite-des-...

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/08/29/les-anti-ours-manifestent-a-etsaut-important-deploiement-de-gendarmes, 2411472.php

http://www.buvettedesalpages.be/2012/06/presse-les-vautou...

http://www.buvettedesalpages.be/2012/04/ariege-des-mouton...


Illustration: merci au regretté Chimulus

07:25 Publié dans actualités, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ours

28/08/2018

Macron-Philippe : comment profiter de l’inflation pour faire les poches des pauvres.

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L’inflation est de retour ! On peut s’en désoler ou s’en réjouir. S’en désoler si l’on est salarié au Smic, si l’on est retraité, si l’on a un petit pécule à la caisse d’épargne. On peut s’en réjouir si l’on est patron, si l’on a fait un emprunt pour acheter son logement, si l’on est l’État.

S’en désoler et avoir la rabia si l’on est prolo parce que les salaires ne sont plus indexés sur les prix. Oui mais – se gargarise le patronat qui tire les ficelles de ces marionnettes qui nous gouvernent – la suppression des charges salariales sur les heures supplémentaires va apporter un surplus de 200 euros par an aux salariés payés au Smic ! Ouais… Mais ce qu’ils oublient de dire c’est qu’« en même temps », pour faire une « macronade », avec une inflation de 2,3 %, le smicard qui gagne 12 fois 1 500 euros soit 18 000 euros par an va perdre 414 euros !!!

S’en désoler et avoir la rabia si l’on est retraité parce que Philippe, le ci-devant Premier ministre, a expliqué sans vergogne que les pensions ne seraient revalorisées que de 0,3 %. Avec une inflation à 2,3 % la perte annuelle est de 2 %. Même calcul : la retraite moyenne tourne autour de 1 300 euros par mois soit 15 600 euros par an, perte de 312 euros ! Rajouter à ceci les 1,7 % d’augmentation de la CSG, ça fait une perte de pouvoir d’achat de 3,7 %. Merci, ci-devant « Rothchild-boy » Macron.

S’en désoler et avoir la rabia si l’on a mis ses quelques éconocroques laborieusement mises de côté pour ses vieux jours sur un Livret A. Le dépôt moyen est de 4 000 euros. Avec un taux d’intérêt à 0,75 % - le taux le plus bas concédé depuis qu’existe la caisse d’épargne – l’intérêt négatif est de 0,75 – 2,3 = -1,55 %. Donc pour 4 000 euros le modeste épargnant « sans dent », qui « coûte un fric dingue » perd chaque année 62 euros !

Et en plus, le prix de la vaseline augmente… Ca va faire mal !

Chercher et vous trouverez d’autres exemples des effets négatifs de cette inflation.

Maintenant il y a aussi des effets positifs.

On peut s’en réjouir si l’on a fait un emprunt pour acheter son logement, son pavillon, sa maison de campagne. Avec une inflation à 2,3 % et des taux à 15 ans à 0,96 %, le remboursement de votre prêt vous coûte chaque année moins cher de 1,34 % !

On peut s’en réjouir si l’on est un patron parce que les salaires n’étant plus indexés sur les prix, lorsque ceux-ci augmentent, les recettes augmentent d’autant tandis que les salaires stagnent. Tout bénef. Merci, ci-devant « Rothchild-boy » Macron !

On peut s’en réjouir si l’on est Monsieur l’État qui voit ainsi chaque année le montant de sa dette diminuer selon les mêmes calculs.

Allez, une petite dernière pour la route. La suppression des charges salariales sur les heures supplémentaires va coûter un bras (de plus) à la Sécu puisque c’est elle qui en supportera le choc. Pareil pour l’abandon – demandé par la ministre de l’emploi Pénicaut – de l’imputation à l’entreprise du premier jour d’absence pour maladie. C’est encore le budget de la Sécu qui va en pâtir.

Il est vrai que dans les arrières boutiques patronalo-macroniennes, tout ce qui peut enfoncer la Sécu est bon. Les vautours de l'assurance privée guettent.


Illustration X - Droits réservés

26/08/2018

Au bistro de la toile : étranges buveurs d'eau !

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- Ouarf ! Ils s’étranglent avec leur eau minérale les peine-à-jouir regroupés en lobby anti bonheur ! Ces « zexperts » ont décrété que l’augmentation de mortalité commençait dès le premier verre. Fatche, Victor, on vit dangereusement. Et moi, tenancier de ce rade, « ils » veulent me culpabiliser. Tu te rends compte Victor, je rogne ton espérance de vie… Que la honte m’étouffe et que le tron de dieu me cure.

- Requinque-toi, Loulle. Ce fameux verre a un impact très modeste sur la santé, puisque leur étude à la kon signifie qu’avec un verre d’alcool par jour 918 personnes sur 100 000 vont être touchées chaque année contre 914 sur 100 000 parmi les buveurs de flotte ! Mais attention, il s’agit de verres d’un volume correspondant à une unité d’alcool. Soit une coupe de champagne ou un verre ballon de vin (10 cl), un demi de bière à 5° (25 cl) et 3 cl -seulement- d’un alcool fort type whisky ou pastis (la quantité d’eau ajoutée ne change rien !).

- Ouf, tu me rassures.

- Et puis, ces « études », tu peux leur faire dire ce que tu veux. Tiens, il y en a une autre qui dit au contraire que boire un verre de vin rouge est équivalent à une heure de sport intensif. Voilà pourquoi ton rade est une sacrée salle de muscu ! « Après une dure journée de travail, si vous vous sentez coupable parce que vous avez la flemme d’aller faire votre jogging aujourd’hui, installez-vous confortablement dans votre canapé, détendez-vous et buvez un bon verre de vin rouge à la place » qu’ils disent les chercheurs ! Ils disent encore qu’il y a dans le rouge du resvératrol, « un polyphénol qui a des effets extrêmement positifs sur le cœur, mais également sur les muscles, les os… ».

- Tè, faisons un peu de sport alors Victor. Je mets ma tournée.

- Merci Loulle. Et puis, tu sais que les exportations de vins et spiritueux sont le deuxième secteur d’exportation de France, avec autour de douze milliards par an, juste après l’aéronautique et devant les parfums ! C’est l’équivalent de cent cinquante Rafale ou de quatre centrales nucléaires. Et c’est bien moins dangereux comme le prouvent les « études » dont on nous bourre le mou régulièrement et particulièrement ces jours-ci.

- « Bonum vinum laetificat cor hominis ! » Le bon vin réjouit le cœur de l’homme.

- Si tu le prends sur ce ton, merveilleux mastroquet lettré, Horace disait : « Nulla placere diu nec vivere carmina possunt, quae scribuntur aquae potoribus… » qui veut dire quelque chose comme, « ils ne vivront pas les écrits des buveurs d’eau ! Et enfin, écoutons Baudelaire : « N’est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites ; des imbéciles, c’est-à-dire des hommes ne connaissant ni l’humanité ni la nature, des artistes repoussant les moyens traditionnels de l’art ; des ouvriers blasphémant la mécanique ; - des hypocrites, c’est-à-dire des gourmands honteux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette et ayant quelque vin occulte ? Un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher à ses semblables. »

- Allez zoù, tournée générale. Et du rouge !

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

22/08/2018

Au bistro de la toile : le présumé « viol » d’un tocard cupide.

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- Oh Loulle, t’as l’air tout égrillard à rire derrière ton rade. C’est les nouvelles qui t’émoustillent ?

- Y a de quoi Victor. Tè, je te lis : « L’actrice italienne Asia Argento, figure de proue du mouvement #metoo, après avoir accusé le producteur Harvey Weinstein de viol, a versé de l’argent à un homme qui affirmait qu’elle l’avait agressé sexuellement alors qu’il était mineur, a rapporté dimanche 20 août le New York Times. Un montant de 380 000 dollars a été versé à Jimmy Bennett, un acteur et musicien de rock américain, qui assure que Mme Argento s’en est prise à lui dans une chambre d’hôtel en Californie en 2013, selon le NYT. Les avocats du plaignant ont décrit la rencontre comme une « agression sexuelle » qui a traumatisé le jeune acteur, menaçant sa santé mentale. » Etc. etc.

- Ouais. J’ai vu ça Loulle !… teng ! Le mec, il a dix-sept balais, l’âge où ta console de jeux, c’est ta bite ! Tu ne penses qu’à Ça ! Qu’aux femmes, aux Femmes, aux FEMMES. Sauf si t’es de la jaquette, mais ça ne change rien. Tu ne penses qu’aux hommes, aux Hommes, aux HOMMES !

- Bref, à dix-sept ans, on n’est pas sérieux comme disait Rimbaud. On ne pense qu’au cul ! Et c’est normal, et c’est très bien puisque la pulsion sexuelle est la condition sine qua non de la vie sur terre.

- Exactement. Et voilà un mec – acteur de cinoche et musico de rock paraît-il – qui prétend s’être fait violer par une créature de rêve ! Une superbe meuf de trente-sept vendanges, l’âge où elles sont les plus belles, les plus désirables, avec l’expérience et débarrassées des simagrées des jeunettes, l’époque où elles ne disent jamais la phrase terrible, briseuse de couple « Non, pas ce soir, je suis fatiguée ». Et voilà que le mec se retrouve dans une chambre d’hôtel avec cette ravageuse de sommier et qu’est-ce qu’il se passe ? « La rencontre en hôtel en 2013 était une trahison qui a provoqué une spirale de problèmes émotionnels au jeune homme. (…/…) Les retombées de cette expérience sexuelle étaient tellement traumatisantes qu’elles ont entravé le travail et les revenus de M. Bennett et menacé sa santé mentale ». Oh, puteng, le faux cul ! « Sa déclaration d’intention de poursuite en justice contre la comédienne portait sur une demande de 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir « infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire » à la suite de ces événements », selon le quotidien américain.

- Et les canards, dont le très sérieux New York Times, marchent dans cette combine, dans cette tentative d’escroquerie sans vergogne… teng, Victor. Moi, quand j’avais dix-sept ans, j’étais un champion de l’autocoïtpalmaire, et si une belle tatie avait voulu me faire mousser le créateur, j’aurais été à la porte du paradis !

- Non mais on hallucine. Le mec prétend s’être fait imposer une « relation sexuelle non consentie ». Ce qui est une des définitions du viol. Eh ! Oh ! Les mots ont un contenu, une précision. Une femme peut se faire violer, pénétrer dans son intimité ultime de force, contre son gré. Par un fumier qui la brutalise, qui la menace d’une arme, qui se fait au besoin aider par des complices, qui la terrorise. Là il y a une évidente et ravageuse « détresse émotionnelle ». Mais comment un mec peut-il se faire violer par une femme ? Il ne se fait pas pénétrer lui, mais pour qu’il soit « englouti », « avalé » par le sexe d’une femme, encore faut-il que son bout de tripe minable ait les proportions et la raideur nécessaire pour que puisse s’effectuer l’absorption de son viscère mâle dans un autre viscère, femelle celui-là. Seulement, comme disait notre tonton Georges « la bandaison, papa, ça ne se commande pas ». Et si le benêt Bennett en question s’est fait « violer », c’est qu’il bandait ! Or, sauf chez quelques sado-maso, la mise en forme de Popol s’accommode plus de caresses, de douceur, d’empathie, de lascivité, bref d’amour que de brutalité, de menace, de « traumatisme émotionnel ». Donc le viol d’un homme par une femme n’existe pas, ne peut viscéralement pas exister. Le mec qui se fait chevaucher par une belle amazone ne le fait jamais « à l’insu de son plein gré » pour faire une virancade.

- D’autant plus, Victor, que la « violeuse » en question n’a pas la puissance et la carrure redoutable d’une lanceuse de poids polonaise. Elle est superbe ! Et n’a pas besoin de payer un gigolo minable pour s’envoyer en l’air.

- Tu touches là la réalité de la chose, Loulle. Le fric ! Le mec, c’est un acteur de troisième série B, célèbre dans son HLM et un musico laborieux, gratouilleur de guitare de consommation courante. C’est pas de l’AOC ! Et la nana – belle, célèbre, riche, engagée -, qui le connaît depuis longtemps, qui l’a à la bonne, lui a peut-être refilé quelques thunes pour l’aider à finir ses fins de mois difficiles. Mais autour de ce tocard est venue grenouiller une meute de ces bavards avides et cupides sévissant dans ce pays de tarés et qui, par l’odeur du scandale alléché, ont embobiné le crétin pour monter cette cagade qui n’est rien d’autre qu’une escroquerie.

- Voilà qui éclaire les choses Victor. Tè trinquons en solidarité avec la « violeuse », la belle Asia Argento ! Et mort aux kons !

- Vaste programme comme disait De Gaulle…

 

Illustration: merci au regretté Chimulus

19/08/2018

Ouiquinde gastronomique: le tian de cochon aux haricots

tian de haricot web.jpg 

 

En Provence, petit, ce qu'on appelle un "tian"

C'est un grand plat en terre, vernissé et brillant,

Ovale très souvent, ou tout simplement rond,

De largeur variable, mais jamais très profond.

Les potiers de village, au temps de nos grand-mères

Fabriquaient et cuisaient ces grands plats à tout faire.

Car on y faisait tout, dans ces récipients

Rustiques, allant au feu, solides, pas fainéants:

La barbe, la vaisselle, la toilette des gosses,

Les légumes à tremper, les fayots qu'on écosse.

Après quoi, bien rincés, sans prévention mesquine,

On s'en servait surtout pour faire la cuisine!

Ce grand plat à gratin, simple et astucieux

Est aussi synonyme de repas copieux,

De nourriture simple en grande quantité,

Qu'en bonne compagnie on aime ingurgiter.

Notre tian de cochon et de haricots frais

Est bien dans la lignée des nourritures vraies.

C'est un plat que l'on fait lorsqu'on a récolté

Les tarbais, les pamiers ou les cavaillonnais,

Ces haricots fameux, moelleux, souples en bouche,

Aux accents musicaux, rocailleux et farouches.

A défaut prenez donc des cocos de Paimpol.

Par chaque commensal, écossez-en un bol.

Inutile, bien sûr, de les faire tremper,

Lavez-les à grande eau et puis égouttez-les,

Cuisez-les à moitié, demi-heure environ

Dans beaucoup d'eau salée chantant à gros bouillons.

Tout ça m'a donné soif, petit, remplis mon verre

D'un bon blanc de Laudun, un vin vif et sincère,

Un vin qui donne soif, le vin que je préfère

Pour préparer au mieux la cuisine porchère.

Ton boucher t'a coupé une large rouelle

De jambon de cochon. Elle est épaisse et belle.

Tu vas la piquer d'ail et la frotter de sauge

Puis la mettre à four chaud un demi-tour d'horloge

Dans ton tian frotté d'ail et graissé au saindoux.

Quand ta viande est dorée, sale et poivre le tout,

Rajoute deux oignons émincés, trois tomates

Pelées, épépinées, thym, laurier, aromates.

Laisse fondre un moment puis déglace au vin blanc.

Égoutte maintenant tes haricots brûlants

Et mets-les dans le tian, au-dessus de ta viande

Vérifie les saveurs et poivre à la demande.

Tu mouilles, à niveau, par ton eau de cuisson

Et tu remets au four, chaud mais sans déraison,

Une heure ou même plus. Il faut que tes fayots

Gonflent sans éclater, en buvant toute l'eau.

Lorsque ton plat est cuit, juste avant de servir

Passe-le sous le grill afin de l'enrichir

D'une croûte dorée, odorante et aimable.

Parsème de persil et sers le tian sur table.

Accompagne ce plat d'un blanc vif, effronté,

Ou bien d'un vin primeur gouleyant et fruité.

Cessons pour aujourd’hui ce conte culinaire,

Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre

De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône

Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

 

Ingrédients et proportions pour six personnes:

1 kilo de haricots frais (pamiers, tarbais, cavaillonnais, cocos de Paim­pol), - 1 kilo de rouelle de cochon, - 1 tête d'ail, - 1 hecto de saindoux, - 2 oignons émincés, - 3 tomates, - 10 feuilles de sauge, - thym, laurier, sel, - 2 verres de vin blanc, - 3 litres d'eau (pour la première cuisson des haricots).

Les vins conseillés:

Profitez de ce plat paysan pour apprécier les blancs vifs de la vallée du Rhône: blancs tranquilles de Saint-Peray, vins tranquilles du Diois, Saint-­Gervais, Uchaux, Bollène, Mondragon, Piolenc, Sarrians, Bagnols-sur­-Cèze, Codolet, Laudun, Saint-Just-d'Ardèche, Saint-Marcel-d'Ardèche, Villeneuve-Pujaut, Ventoux, Luberon. En vins du Languedoc: Quatourze, La Méjanelle, Picpoul de Pinet. En vins de Provence: Palette, Seillons, ­Source-d'Argens, Bruc-Auriac, Châteauvert.

Vous pouvez aussi accompagner ce plat avec bonheur par des vins pri­meurs: Rochegude, Sainte-Cécile-les- Vignes, Sabran, Codolet, Roche­fort, Lirac, Laudun.

 

 

 

 

 

Illustration originale Vincent Barbantan

 

18/08/2018

Ouiquinde érotique avec Aristide Bruant

aristide bruant.jpg

 

À Grenelle


Quand j'vois des fill's de dix-sept ans,
Ça m'fait penser qu'y a ben longtemps,
Moi aussi j'l'ai été pucelle,
À Grenelle.

Mais c'est un quartier plein d'soldats,
On en renconte à tous les pas,
Jour et nuit i's'font sentinelle,
À Grenelle.

J'en ai t'i' connu des lanciers,
Des dragons et des cuirassiers,
I's m'montraient à m'tenir en selle,
À Grenelle.

Fantassins, officiers, colons
Montaient à l'aussaut d'mes mam'lons,
I' m'prenaient pour eun' citadelle,
À Grenelle.

Moi j'les prenais tous pour amants,
J'commandais tous les régiments,
On m'app'lait mam' la colonelle,
À Grenelle.

Mais ça m'rapportait que d'l'honneur,
Car si l'amour ça fait l'bonheur,
On fait pas fortune avec elle,
À Grenelle.

Bientôt j'm'aperçus qu'mes beaux yeux
Sonnaient l'extinction des feux,
On s'mirait pus dans ma prunelle
À Grenelle.

Mes bras, mes jambes, mes appas,
Tout ça foutait l'camp, à grands pas.
J'osais pus fair' la p'tit' chapelle,
À Grenelle.

Aujord'hui qu'j'ai pus d'position,
Les régiments m'font eun'pension :
On m'laiss' manger à la gamelle,
À Grenelle.

Ça prouv' que quand on est putain,
Faut s'établir Chaussé'-d'Antin,
Au lieu d'se faire eun'clientèle,
À Grenelle.

 

 

 

Aristide Bruant

 

Ecoutez cette superbe bruanterie

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Illustration X - Droits réservés

 

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16/08/2018

Pendant le bronze-cul, les nucléocrates ont encore frappé !

déchets nucléaires autruche.jpg

Nous ne savons que faire de nos montagnes de déchets radioactifs. Le site d’enfouissement de Bure soulève la réprobation légitime des populations. Et pourtant…

Et pourtant la France va importer près de quatre tonnes de déchets radioactifs de plutonium et d’uranium australiens ! Les malades mentaux nucléocrates ont encore frappé…

Cette forfaiture « légale » s’est déroulée cet été, pendant que le bon peuple se bronzait le cul et pâmait devant les exploits footballistiques de quelques millionnaires en culottes courtes. C’est par un discret décret n° 2018-586 signé le 6 juillet 2018 par les plus hautes autorités de la République que la France a légalisé un sombre accord de trafic de déchets nucléaires de l’Australie vers la France. Au bas du document qui entérine le business entre Areva (se planquant derrière son nouveau nom Orano depuis sa « faillite » et son renflouement de 9 milliards d’euros sur le dos des contribuables) figure les signatures du président de la République – le banquier énarque Emmanuel Macron -, du 1er Ministre et ancien directeur chez Areva Edouard Philippe, du ministre des affaires étrangères – et ancien ministre des armées du précédent Président Hollande - Jean-Yves Le Drian.

Cette opération entérine le contrat signé le 7 juillet 2016 sous la législature de Hollande, Macron étant ministre de l’économie du gouvernement Valls. Souvenons-nous qu’à cette époque, la France a aussi signé avec l’Australie un énorme contrat de vente d’armes, en l’occurrence douze sous-marins pour la somme de 34,6 milliards d’euros. « Allez, vous nous achetez nos belles machines à tuer et nous, pour vous faire plaisir, on vous reprend toutes vos merdes nucléaires ! »

Ainsi l’introduction en France des déchets nucléaires australiens peut commencer dès à présent et s’étaler jusqu’au 31 décembre 2030. Il faut que toutes les générations, des grands-parents aux petits-enfants, goûtent au risque, non ? D’autant que le retraitement par Areva/Orano de ces déchets atomiques est prévu entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2034. Seize années, une paille !

On va donc avoir sur les mers du globe des cargos se trimballant des tonnes de déchets radioactifs. Et en retour, d’autres cargos qui retourneront les merdes radioactives traitées. Eh ! Les terroristes, ya bon ces matières à récupérer par un détournement en pleine mer. Il y aura plein de plutonium, le produit le plus dangereux sorti des cervelles nocives des nucléocrates.

Notons que c’est une récidive, il y a déjà eu des trafics de plutonium entre la France et les États-Unis par Areva en 2004. Des mesures policières et militaires insensées avaient alors été déployées pour empêcher tout regard citoyen sur ces transferts de plutonium.

Les citoyens français doivent prendre acte que la "transparence" n’existe pas et n’existera jamais dans l’industrie nucléaire. Tant que celle-ci fonctionnera, la vérité sera activement dissimulée aux citoyens, tant les dangers et les pollutions du nucléaire sont graves et injustifiables.

 

Sources : http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2018-07-08_decret_importation_dechet-nucleaire_Australie_joe_20180708_0156_0010.pdf

 

Photo X - Droits réservés

12/08/2018

Ouiquinde gastronomique au barbecue

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C’est un mec et sa meuf qui ramassent les haricots verts dans leur jardin. La dame est penchée en avant pour cueillir ces délicieuses légumineuses. Son mari, en arrière, ramassant la raie d’à coté, a une vue imprenable sur les appâts callipyges de l’élue de son cœur. Émoustillé, il s’écrit :

- « Ouarf ! t’as le tafanari aussi large que le barbecue ! »

Pas tellement flattée par cette remarque qui se voulait pourtant élogieuse, les hommes aimant les formes opulentes, la femme ne dit pourtant rien.

La nuit venue, le couple se met au lit et l’homme, se rappelant ses fantasmes de l’après-midi, commence à se coller contre le dos de sa femme. Celle-ci le repousse gentiment mais fermement et lui dit :

- « Si tu crois que je vais faire chauffer le barbecue pour une si petite saucisse, tu te trompes !!! »

 

Illustration X - Droits réservés

 

09/08/2018

Avec Ryanair, volez sur les ailes de voleurs !

 

 

ryanair crash en vue.jpg

J’ai un ami qui est allé passer, il y a quelques semaines, le ouiquinde au Maroc. En avion, au départ de Marseille. Pas cher, vraiment pas cher ! Quelques dizaines d’euros à peine… Par Ryanair, compagnie bas coût qui défraie la chronique. Pourtant l’avion m’a-t-il dit était moderne, bien entretenu à visto de naz et l’équipage semblait compétent. Bien sûr pas de fioriture, pas de gueuleton durant le voyage, pas de superflu. Mais cet avion a livré à Marrakech plusieurs centaines de touristes…

A Marseille, on se souvient que cette compagnie a été condamnée il y a quelques années à une amende de 200 000 euros et à près de dix millions d’euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour travail dissimulé sur sa base de l’aéroport de Marseille-Provence. L’entreprise avait ouvert un centre d’activités à Marseille en 2007, sans jamais avoir déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l’Urssaf. Gaudin, maire de Marseille a réclamé sans broncher, à l’époque des faits, que l’on change la loi pour autoriser Ryanair à truander en France ! Parce que c’est bien de truandage dont il est question. La compagnie a été condamnée pour faire travailler ses personnels navigants basés à Marseille avec des contrats irlandais, donc sans payer de charges en France. Et ça va loin dans le cynisme : des salariés ont rapporté qu’ils devaient payer eux-mêmes les formations que leur dispense leur employeur… qui les facturerait nettement plus cher que ce qu’elles ne lui coûtent. De même, le personnel de bord doit acheter son uniforme très cher… Les pilotes sont des autoentrepreneurs avec toute la précarité inhérente à ce type d’emploi. En matière sociale, Ryanair n’est pas à proprement parler postée à l’avant-garde : personnel sous payé, syndicalisation interdite, horaires délirants… Selon l’European Cockpit Association (ECA) (, le revenu brut annuel d’un pilote de court-courrier y est inférieur de 28 % à la moyenne, alors qu’il effectue 25 % d’heures de vol en plus ! Ainsi, Ryanair ne paie que les heures de vols (contrats à zéro heures), et non l’ensemble du temps de travail, économisant les congés, les arrêts maladie et les traitements fixes figurant sur les fiches de paye classiques. Et tous ces travailleurs sont déclarés en Irlande, dont le droit social est loin d’être une référence. Mais les personnels commencent à rechigner à se faire exploiter et plumer par cette compagnie voyou : des mouvements de grève se fédèrent dans toute l’Europe contre ces pratiques, d’abord au niveau des personnels de bord maintenant au niveau des pilotes.

Ceci explique en partie le coût ridiculement bas payé par le voyageur. Mais là n’est pas le principal.

Pour Ryanair, les billets payés par les clients représentent à peine 20 % de son chiffre d’affaires ! Les revenus annexes représentent 22 % et les subventions 20 %. Les « revenus annexes » sont pris sur le voyageur pigeon : réservation en ligne, carte d’embarquement, bagage en soute, boisson, génèrent des prélèvements si importants, qu’ils dépassent le prix du billet. La gestion de la flotte (location, financement, vente) est « optimisée » via des filiales dans tous les paradis fiscaux d’Europe (Île de Man, Jersey, Chypre) et même dans l’État du Delaware aux USA. Sa flotte est ainsi à l’abri de toute saisie. Divers prélèvements sur les locations, les voitures ou l’hôtel, et les revenus tirés du paiement par les employés de leur formation ou de leur uniforme, complètent le chiffre d’affaires.

Ryanair ne serait pas gênés de proposer ses voyages gratuitement et même, pourquoi pas, en payant quelques euros aux touristes pour qu’ils voyagent sur ses lignes ! Ça lui ferait une sacrée pub ! En effet, comme nous venons de le voir, dans le budget de ces entreprises, le prix des billets ne représente qu’un revenu marginal. Car le modèle économique des compagnies à bas coût diffère totalement de celui des compagnies classiques. Ces dernières vendent un service (le transport) à des passagers. Ici, le transporteur vend un produit (une quantité de voyageurs, exprimée en « unités ») aux gestionnaires d’aéroport — en général, des collectivités locales — en échange d’avantages financiers de diverses natures. Voilà toute la différence. Autrement dit, lorsque mon ami – bobo nanti bien sympathique qui a les moyens de payer son billet au prix normal – se paie du bon temps au soleil, c’est vous, c’est moi, ce sont des gens qui ne prennent jamais l’avion qui paient son voyage !

Pour faire venir ces compagnies sur leurs aéroports, les collectivités locales paient, et cher. Ces villes et régions ont déroulé le tapis rouge à ces soldeurs aériens dans l’espoir de doper leur développement économique et largement ouvert les cordons de la bourse de leurs administrés. Les montants perçus par EasyJet et Ryanair pour desservir quelques-uns des aéroports français « décentralisés » sont costaux : 2,1 millions d’euros d’aides diverses en trois ans obtenus de la chambre de commerce de Tours ; 4 millions d’« aide marketing » à Carcassonne, rehaussés d’une participation au budget de l’aéroport de 3 millions d’euros. A Nîmes, ce sont 4 millions d’euros qui ont été versés à la compagnie irlandaise ; à Beauvais-Tillé, on cite le chiffre de 7,4 millions… Mais ces collectivités locales commencent à l’avoir en travers car la plupart des investissements réalisés ne sont pas rentables, voire largement déficitaires. Pis : les contrats qui lient les gestionnaires d’aéroport à cette compagnie aérienne sont léonins, voire illégaux. Ils laissent notamment au transporteur la liberté de fermer les lignes selon son bon vouloir, sans avoir à rembourser les aides perçues pour les ouvrir — alors que les gestionnaires, eux, s’engagent pour cinq, dix, voire quinze ans… Naïveté ou magouilles de la part de ces décideurs locaux avec des rétrocommissions bien planquées ?

Mais ce n’est là qu’une partie de la manne publique qui alimente les réservoirs du low cost. Pour accueillir Ryanair, l’aéroport doit aussi subventionner chaque ouverture de ligne (entre 200 000 et 500 000 euros par an, dégressifs sur une durée maximale de trois ans) et réviser radicalement à la baisse ses sources de revenus : taxes d’atterrissage et d’embarquement, services au sol, bagages, personnel d’accueil, etc. Additionnées, les sommes expliquent l’insolente santé de ce type de compagnies — et la débâcle financière des aéroports.

Mais il n’y a pas que ça. Ryanair vole dans tous les sens du terme. Elle vole la Sécu et l’État français, ainsi que des monceaux de subvention qu’elle emplâtre joyeusement aux collectivités locales, chambres de commerce et autres ! Autre combine juteuse, le versement de ce que la compagnie voyou appelle des « aides marketing ». Un terme mystérieux qui désigne les publicités que les exploitants des aéroports qui reçoivent les avions de Ryanair ont obligation de prendre sur le site internet de la compagnie ! Et à des tarifs plus qu’exorbitants. C’est du racket. L’UE a ouvert une enquête concernant ces aides déguisées à cette compagnie à l’aéroport de Montpellier. Ces dernières années, Bruxelles a constaté dans des dossiers similaires que certaines aides n’étaient pas compatibles avec les règles de l’Union, par exemple avec les aéroports de Nîmes, Pau et Angoulême en France, de Zweibrücken et Altenburg-Nobitz en Allemagne, ou encore Cagliari, Olbia et Alghero en Italie.

Ryanair est un modèle de régression, encourageant le dumping social grâce à un financement public, et utilisant tous les ressorts des paradis fiscaux. Un modèle qui détruit des emplois de qualité et qui piétine nos valeurs de progrès social. Ryanair est le prototype le plus accompli des entreprises néo libérales et les passagers qui empruntent ses lignes sont les complices de cette compagnie mafieuse, illustration parfaite de ce vers quoi amène l’ultra libéralisme débridé. Ryanair, c’est le prototype de l’entreprise parasite, dirigée par une crapule finalement sympathique, Michael O’Leary, car il étale avec jovialité tout le mépris et le cynisme de ces patrons voyous.

Illustration: merci à Oli

 

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01/08/2018

Le jour du « Dépassement ». Croîs, crois, croa…

le jour du dépassement par pays.png

 

Lemaire, ministre de l’économie et du fric, tirait sa gueule d’employé de banque pour dire que le gouvernement compte réviser à la baisse sa prévision de croissance pour l’économie française en 2018 après le "chiffre décevant" du deuxième trimestre. La sacro-sainte croissance foutrait le camp ?

« Croissez et multipliez-vous », qu’il aurait croassé le prétendu taulier si l’on en croit les élucubrations des diverses névroses collectives encore appelées religions.

La croissance ralentit se lamentent les politicards à la solde des multinationales…

La croissance économique nous mène dans le mur chougnent les « décroissants »…

La croissance démographique mène l’humanité à sa perte, prédisent les pessimistes lucides…

Ouais. Mais qui faut-il croire dans cet embrouillamini ?

Ben, un peu tout le monde, ça dépend du point de vue que l’on adopte.

La croissance qui ralentit, ce sont des chômeurs en plus. Peut-être. De toute façon le travail comme vecteur de redistribution des richesses créées a vécu. Il faut donc trouver une autre voie de répartition de ces richesses afin que les citoyens puissent vivre décemment. Le revenu universel, sous quelque forme que ce soit, est inéluctable.

La croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées est une stupidité totale. Plus de 43 millions de bagnoles ont déjà été fabriquées cette année, plus de 150 millions d’ordinateurs ont déjà été vendus cette année. Plus de 3 millions d’hectares de forêts ont déjà été détruits cette année. Plus de 4 millions d’hectares de terres arables ont été perdus par l’érosion des sols, Plus de 5,6 millions de tonnes de produits chimiques toxiques ont été déjà balancées dans la nature par les industriels cette année… Allez voir là !

Mouais… Mais demandez à Kevin de laisser son smartphone et sa caisse pétaradante au garage et à Jennifer de renoncer à ses belles fringues, faut être optimiste… Les « décroissants » croissent moins vite que les con-sommateurs boulimiques.

Quant à l’emballement démographique, chut, faut pas dire de gros mots, c’est rien, c’est pas grave, la Terre peut nourrir jusqu’à 10 milliards d’estomacs voraces et même plus si affinité (pour les affaires). Tè, au moment où j’écris, le compteur vient de dépasser, à fond la caisse, le nombre effarant de 7 639 630 423 Terriens ! Nous avons passé la barre des 7 milliards le 31 octobre 2011… La croissance démographique mondiale cette année dépasse déjà les 47 788 289 (plus de 47 millions) de nouvelles bouches voraces. Dans les années à venir, « ils » mangeront peut-être (comme dans « Soleil vert ») mais ils mangeront debout parce qu’ils n’auront plus la place de s’asseoir !

Bon, tout ça pour en venir à quoi Victor ? Tu veux nous gâcher les vacances ? Tu as raté ton aïoli ? T’as eu un accident de hamac ?

Ben non, c’est juste que ce mercredi 1er août est le « jour du dépassement » !

Qu’es aco ?

C’est la date à laquelle nous avons utilisé plus d’arbres, d’eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent en absorber. Autrement dit en sept mois on a bouffé ce qu’on devait bouffer en un an. Donc on va vivre cinq mois à croum ! À noter qu’en 1970, le « jour du dépassement » était le 29 décembre !

À noter qu’il existe des pays plus ou moins vertueux à l’échelle du globe. La France est un mauvais élève puisque son jour de dépassement était le 5 mai dernier. Mais il y a pire. Ainsi le Qatar, cette verrue de l’horreur, et le Luxembourg, ce repaire de tricheurs ont respectivement atteint leur « jour de dépassement » les 9 et 19 février. À l’inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Ouais mais alors qu’est-ce qu’on fait ? Vaste programme… Revoir la façon dont sont pensées les villes pour limiter l’utilisation de la voiture et l’émission de polluants, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, et surtout limiter l’expansion démographique…

Depuis 1950, la Syrie a vu sa population passer de 3,4 à 20,7 millions soit une multiplication par 6,1… Durant la même période, l’Érythrée est passée de 1,1 à 5,2 millions et la Somalie de 2,3 à 10,8 millions (soit pour ces 2 pays une multiplication de la population par 4,7)… Quant à l’Afghanistan, le passage de 7,8 à 32,5 millions correspond à une multiplication par 4,2.

Attention, cela ne signifie pas que c’est directement l’explosion démographique qui a causé les guerres actuelles, mais il est cependant probable que ce facteur a joué, ne serait-ce que parce que les autorités n’ont pas pu subvenir correctement aux besoins d’une population en croissance continue et disproportionnée par rapport aux ressources disponibles.

On ne sait déjà pas comment résoudre le problème des migrants actuel, ce n’est pourtant que le hors-d’œuvre. Le plat de résistance, entre l’explosion démographique et le changement climatique est à venir. Et il sera particulièrement indigeste pour nos pays de gaspilleurs bouffis…

 

Illustration X - Droits réservés

29/07/2018

Gastronomie érotique la tête dans les étoiles

 

cassiopée.jpg

 

Sabine

 

Dans l’été parfumé, un peu avant minuit

Antoine va rejoindre Sabine dans la nuit.

Sous un bouquet de pins perché sur la falaise

Ils se creusent un lit d’amour et de liesse,

 

Puis, gonflés de désir, leurs deux corps dénudés,

Se jettent l’un sur l’autre avec voracité.

Emportés par l’élan de leurs folles étreintes

Ils goûtent sans compter un plaisir sans contrainte.

 

Enfin le corps repu ils s’étendent sans voiles

Pour écouter la nuit et parler aux étoiles.

Ils appellent Deneb, Véga et Altaïr,

 

Complices de leurs jeux, témoins de leur plaisir.

Plus tard lorsque la vie les aura séparés

Ils se retrouveront en voyant Cassiopée.

 

 

L'agneau en tajine

 

- L’on ne vit pas toujours que d’amour et d’eau fraîche

Et lorsque Cupidon a remballé ses flèches,

Quand le corps est comblé, il faut bien le remplir

Pour lui donner les forces d’où monte le désir.

Manger sous les étoiles est un plaisir subtil

Qui joint élégamment l’agréable à l’utile.

Je te propose donc, pour Antoine et Sabine

Un plat oriental : de l’agneau en tajine.

Les tajines se font toujours à l’étouffée

Et sont encor meilleurs lorsqu’ils sont réchauffés.

Tu désosses au couteau une épaule d’agneau

Que tu vas découper en assez gros morceaux.

Avec huile et oignon, tu les fais rissoler,

Qu’ils soient juste dorés et l’oignon pas brûlé.

Tout en surveillant bien, met dans une coupelle

Du gingembre râpé, ail, poudre de cannelle,

Un zeste de citron, un peu de persil plat

Puis tu verses l’ensemble, en tournant, dans ton plat.

Ajoute poivre et sel et mouille à ras d’eau chaude,

Monte à ébullition et couvre avec méthode.

Tu laisses cuire une heure, en couvrant ta cocotte

Puis tu vas rajouter un kilo de carottes,

Une botte de feuilles de coriandre hachée,

Tu trouves cette plante chez les bons maraîchers,

Et enfin n’oublie pas, pour couronner tout ça

Une grosse cuillère à café d’harissa,

Mélange emblématique dans le nord de l’Afrique

Qui redonne du nerf aux plus neurasthéniques !

Tu trouves ça en tube ou en boite, tout prêt

Mais tu peux aisément, aussi, le préparer.

Tu piles deux ou trois gousses d’ail au mortier,

Du coriandre frais, des piments antillais,

Algériens, tunisiens, ou encor marocains,

Une cuillère d’eau, du sel et du cumin.

Puis tu fais revenir dans de l’huile, à feu doux.

Ton harissa est prêt et, “ Ah, dis donc, Doudou ! ”

Il y a là de quoi relever les ardeurs

Amoureuses de trois régiments d’artilleurs !

Pour demi heure encore tu laisses mijoter,

Puis tu mets des olives noires dénoyautées.

A nous, belles conquêtes ! Le vin vous embellit.

Continuons la fête, ouvrez-nous votre lit.

Chantons, rions, mangeons, et trinquons nuit et jour

A la beauté des femmes, au vin et à l’amour !

 

 

Ingrédients et proportions pour six personnes :

- 1 épaule d'agneau désossée, - 4 oignons émincés, - 1 kilo de carottes, - 1 botte de coriandre frais, - 6 branches de persil plat, - 1 bon morceau de gingembre frais râpé, - 3 gousses d'ail, - 1 cuillerée à café de poudre de cannelle, - 1 cuillerée à café d'harissa, - 3 hectos d'olives noires dénoyautées.

 

Les vins conseillés:

À plat puissant, vins généreux. Pour l'agneau en tajine, en vins de la vallée du Rhône: Cairanne, Vinsobres, Visan, Tulette, Rochegude, Suzette, Séguret, Violès, Rasteau, Sérignan-du­-Comtat, Beaumes-de-Venise, Lirac, Bédarrides, St-Gervais, St-Victor-Lacoste, Estézargues, Domazan.

En vins du Languedoc et du Roussillon: Saint-Chinian, Pic-­Saint-Loup, Saint-Georges-d'Orques, La Méjanelle, Faugères, Minervois, Fitou, Corbières, Collioure

En vins de Provence: Bandol, Palette, Barjols, Saint-Maximin, La Roquebrussanne, Cogolin, Le Cannet-des-Maures, Bellet.

 

 

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28/07/2018

Fantasme ou magouille ? Quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

loup saute mouton.jpg

 

Pour réclamer de nouvelles mesures pour défendre les troupeaux contre les « attaques de loups », les agriculteurs ont bloqué Mende, ce jeudi. Ils étaient une grosse centaine à investir la ville, dès 9 h 30 le matin, accompagnés par 1 500 brebis descendues du mont Lozère.

On nage en plein fantasme avec ces histoires de loups. Qu’il y en ait quelques-uns qui se baladent, c’est probable. Qu’ils bouffent de temps en temps quelques brebis, c’est dans la tradition, mais qu’ils représentent un danger véritable pour les troupeaux et, pire, pour les humains, c’est au mieux une exagération, au pire une embrouille. D’abord parce que les éleveurs sont remboursés des dégâts avérés faits par les loups, ensuite parce qu’il n’y a pas plus trouillard que le loup, il se planque en journée et fuit la présence humaine.

Quant aux ours, moi qui ai des accointances ariégeoises, je peux vous dire que ce sont des cagades !

Alors quel est l’intérêt de ces gens à crier au loup ? Ils ont peur pour le petit Chaperon Rouge ? Non ! Ils veulent des sous ! Et le loup – comme l’ours - est une bonne gâche : on doit pouvoir tirer quelques subventions pour s’équiper en clôtures, payer des bergers et surtout faire passer sur le dos du bestiau légendaire tous les massacres causés par les chiens errants. Il faut savoir que l’essentiel, à 99 %, des attaques contre les moutons sont faites par des chiens. Ceux-ci n’ont pas peur de l’homme, attaquent en plein jour, souvent en meutes et se font des mâchons ! Seulement ceux-là de dégâts, ils ne sont sûrement pas aussi bien remboursés ! Des compensations financières sont prévues pour les éleveurs ayant subi des dommages de la part du loup. En France, l’argent provient du Fonds national pour la nature et l’environnement financé par le ministère de l’environnement : de 120 à 130 euros par brebis tuée ou mortellement blessée, autour de 100 euros pour un agneau et plus de 300 pour un bélier. Ces indemnisations couvrent également des dommages indirects, tels que le stress (0,70 euro par brebis, plafonnée à 300 têtes) et autres préjudices qui sont un manque à gagner pour les éleveurs.

Le loup peut, certes, être une contrainte de plus pour les éleveurs et les bergers mais il ne représente pas une menace économique pour l’élevage ovin (au pire 8 000 moutons perdus dans l’année) qui doit faire face à des difficultés bien plus importantes. Et en particulier la concurrence des productions de Nouvelle-Zélande et d’Australie qui envahissent les étals des grandes surfaces à prix cassés.

L’État français prévoit des compensations en cas d’attaques classées "grand canidé". Nul ne peut dire, pas même les spécialistes chargés des constats, qui du loup ou du chien est responsable d’une attaque. C’est pourquoi les attaques sont classées "grand canidé" s’il n’existe pas de preuve de la responsabilité de l’un ou l’autre. Mais si le loup est presque toujours montré du doigt, les chiens errants sont (selon France Nature Environnement) 100 fois plus souvent, les véritables responsables. Si l’éleveur déclare une attaque de loup, il est grassement remboursé. S’il est prouvé que c’est une attaque de chien, il faut retrouver le propriétaire du ou des chiens pour faire payer son assurance ! Et ça, c’est une autre histoire…

Partant de là, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent sur le cas de ces chasseurs qui sur de grandes chasses privées laissent leurs chiens libres de leurs mouvements, d’une campagne à l’autre. Les chiens affamés s’échappent de ces immenses espaces (très mal) clos, se réensauvagent, se croisent peut-être avec des loups et s’attaquent aux troupeaux. C’en est alors fini de leur tempérance à l’endroit des brebis, moutons ou autres ovins et caprins. La responsabilité de ces situations échoit souvent à des chasseurs indélicats mais quand on veut tuer le loup, on l’accuse de carnage.

"En France les éleveurs manifestent pour tuer plus de loups, en Roumanie les bergers manifestent pour avoir plus de chiens."

Tout est dit dans cette simple phrase !


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Ouiquinde érotique torride

 

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Sonnet sur le cul d'une demoiselle.

Beau cul de marbre vif, dont l'amour fait sa gloire,
Cul dont les doux regards sont d'attraits embellis,
Cul qui par sur tout autre oblige mes écrits,
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire;

Cul qui sur tous les culs remportes la victoire,
Cul qui passes en blancheur et la Rose et les Lis,
Cul de qui le mérite obliges mes écrits
De sacrer vos honneurs au temple de Mémoire,

Beau cul, bien que tant de bonheur se marque assez en vous,
Ce n'est pas le sujet qui fait qu'aux yeux de tous,
J'étale en ces écrits vos beautés que j'admire,

Mais surtout, je vous aime ô beau cul tout divin
Pour être le plus proche et l'unique voisin
De ce doux Paradis où l'Amour se retire!

Robert Angot de l'Éperonnière (1640)

 

 

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Et puis, le grand TONTON GEORGES !

 

 

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Faites le plein des sens:

amour,cul