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04/03/2017

Ouiquinde érotique potager avec tonton Georges!

brassens à table.jpg

 

Les radis

 

Chacun sait qu'autrefois les femm's convaincues d'adultère
Se voyaient enfoncer dans un endroit qu'il me faut taire
Par modestie...
Un énorme radis.

Or quand j'étais tout gosse, un jour de foire en mon village,
J'eus la douleur de voir punir d'une épouse volage
La perfidie,
Au moyen du radis.

La malheureuse fut traînée sur la place publique
Par le cruel cornard armé du radis symbolique,
Ah ! sapristi,
Mes aïeux quel radis !

Vers la pauvre martyre on vit courir les bonn's épouses
Qui, soit dit entre nous, de sa débauche étaient jalouses.
Je n'ai pas dit :
Jalouses du radis.

Si j'étais dans les rangs de cette avide et basse troupe,
C'est qu'à cette époqu'-là j' n'avais encor' pas vu de croupe
Ni de radis,
Ça m'était interdit.

Le cornard attendit que le forum fût noir de monde
Pour se mettre en devoir d'accomplir l'empal'ment immonde,
Lors il brandit
Le colossal radis.

La victime acceptait le châtiment avec noblesse,
Mais il faut convenir qu'elle serrait bien fort les fesses
Qui, du radis,
Allaient être nanties.

Le cornard mit l' radis dans cet endroit qu'il me faut taire,
Où les honnêtes gens ne laissent entrer que des clystères.
On applaudit
Les progrès du radis.

La pampe du légume était seule à présent visible,
La plante était allée jusqu'aux limites du possible,
On attendit
Les effets du radis.

Or, à l'étonnement du cornard et des gross's pécores
L'empalée enchantée criait : "Encore, encore, encore,
Hardi hardi,
Pousse le radis, dis !"

Ell' dit à pleine voix : "J' n'aurais pas cru qu'un tel supplice
Pût en si peu de temps me procurer un tel délice !
Mais les radis
Mènent en paradis !"

Ell' n'avait pas fini de chanter le panégyrique
Du légume en question que toutes les pécor's lubriques
Avaient bondi
Vers les champs de radis.

L'œil fou, l'écume aux dents, ces furies se jetèrent en meute
Dans les champs de radis qui devinrent des champs d'émeute.
Y en aura-t-y
Pour toutes, des radis ?

Ell's firent un désastre et laissèrent loin derrière elles
Les ravages causés par les nuées de sauterelles.
Dans le pays,
Plus l'ombre d'un radis.

Beaucoup de maraîchers constatèrent qu'en certain nombre
Il leur manquait aussi des betterav's et des concombres
Raflés pardi
Comme de vils radis.

Tout le temps que dura cette manie contre nature,
Les innocents radis en vir'nt de vert's et de pas mûres,
Pauvres radis,
Héros de tragédie.

Lassés d'être enfoncés dans cet endroit qu'il me faut taire,
Les plus intelligents de ces légumes méditèrent.
Ils se sont dit :
"Cessons d'être radis !"

Alors les maraîchers semant des radis récoltèrent
Des melons, des choux-fleurs, des artichauts, des pomm's de terre
Et des orties,
Mais pas un seul radis.

A partir de ce jour, la bonne plante potagère
Devint dans le village une des denrées les plus chères
Plus de radis
Pour les gagne-petit.

Certain's pécor's fûtées dir'nt sans façons : "Nous, on s'en fiche
De cette pénurie, on emploie le radis postiche
Qui garantit
Du manque de radis."

La mode du radis réduisant le nombre de mères
Qui donnaient au village une postérité, le maire,
Dans un édit
Prohiba le radis.

Un crieur annonça : "Toute femme prise à se mettre
Dans l'endroit réservé au clystère et au thermomètre
Même posti-
Che un semblant de radis

Sera livrée aux mains d'une maîtresse couturière
Qui, sans aucun délai, lui faufilera le derrière
Pour interdi-
Re l'accès du radis."

Cette loi draconienne eut raison de l'usage louche
D'absorber le radis par d'autres voies que par la bouche,
Et le radis,
Le légume maudit,

Ne fut plus désormais l'instrument de basses manœuvres
Et n'entra plus que dans la composition des hors-d'œuvre
Qui, à midi,
Aiguisent l'appétit.

 

 

légumes et fruits érotiques.jpg

Paroles: Georges Brassens. Musique: Georges Brassens   1957 © Editions musicales 57

 

 

Ecoutez donc Tonton:

 

https://www.youtube.com/watch?v=zi3t3RYxfXU

Photos X - Droits réservés

02/02/2017

Les coquins d'abord

les rats quittent le navire.jpg

Sur l'air des "Copains d'abord "de tonton Georges! 

 

Non ce n'était pas qu'un dévot

Un cul-béni de caniveau

Qu'on se le dise parmi les porcs

...dise parmi les porcs

Il magouillait en père peinard

Sans se méfier du Canard

Et pensait le pognon d'abord,

Le pognon d'abord

 

Ses « fluctuat ET mergitur »

C'est pire qu'une caricature

N'en déplaise aux vieux dinosaures

Aux vieux dinosaures

Leur capitaine est un salaud

Piquant le pognon des prolos

Pour se constituer un trésor

...tuer un trésor

 

Tout en se prenant pour De Gaulle

Il rétribuait sa cagole

Avec du bon argent public

Bon argent public

Son « attachée parlementaire »

Passait plus d' temps au baptistère

Qu'aux séances de l'Assemblée

...anses de l'Assemblée.

 

Il s'croyait déjà couronné

Mais il est plutôt couillonné

Il a beau ramer comme un mort

Ramer comme un mort

Il peut lancer des SOS

Son barlut est en plein' détresse

Et les rats quittent le navire

Quittent le navire

 

Au rendez-vous de ses copains

Y a de plus en plus de lapins

Tous gambergent à un Plan B

Pourquoi pas Juppé

Propre sur lui, pas trop souffrant

Il serait presque rassurant

Mais le vieux n'a pas accepté

On a sa fierté

 

Alors la meute a attaqué

Tous les requins, tous les roquets

Les maquereaux et les escrocs

Ont sorti les crocs

Laissons-les s'entredévorer

Et restons hors de la curée

Mais pour un bon coup de torchon

Votons Mélenchon !

 

Illustration X - Droits réservés

 

06/08/2016

Si tu vas... z'à Rioooo !

carbureepo.jpg

 

Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

Pour que tu gagnes

Il faudra que tu te magnes

Et pour sabler le Champagne

Faudra être un vrai bestiau

 

La concurrence

Elle fait pas dans l'abstinence

Plutôt dans les biosciences

Pour être première au poteau

 

Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

Les Olympiades

Une vaste mascarade

Avec de faux camarades

Cornaqués par des kapos

 

Et sur l'estrade

Des sourires de façade

Avec des fanfaronnades

Lorsque montent les drapeaux

 

Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

Vois, bien à droite

Un pays que l'on exploite

Une présidente démocrate

Victime d'un coup d'état

 

Fait par Temer

C'est le nom d'l'usurpateur

Sa devise d'affameur

C'est « Plus pourri que moi tu meurs »

 

Si tu vas à Rio

N'oublie pas d'prendre ton Epo

N'oublie pas tes seringues

Ta valis' de poutchingues

Ton urine de rabio

 

J.O carnaval

Une escroquerie mentale

Qui rapportera que dalle

Mais qui va couter un bras

 

Aux cariocas

Mais va goinfrer de pesetas

Les margoulins du coca

Du macdo de la vodka

 

Ne va pas à Rio

Ne tombe pas dans le panneau

Car derrière le sport

Y a le fric pour les sponsors

Et les gangsters du CIO

 

VictorAyoli

 

 

Photo X - Droits réservés

09:46 Publié dans Actualités, humour, Musique, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jo, rio

09/06/2016

Pourquoi France Inter sort-il Madelin de la naphtaline ?

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Je viens d'entendre, à défaut d'écouter, l’ineffable Madelin. On croyait qu’il était retourné à sa place celui-là, dans les poubelles dorées, mais le revoilou qui vient nous rabâcher son grand air du bonheur ultra libéral ! Mais qu'est-ce qu'il leur arrive à France Inter pour nous ressortir de la naphtaline l'ancien nervi facho d’Occident reconverti dans les « fonds d’investissement » ?

Tiens, je lui ai écrit une petite bluette qui se chante évidemment sur l'air célèbre de « La Madelon » :

 

« Quand Madelin vient nous servir sa soupe

On a envie d’y casser le menton

Ce pourri mérite qu’on lui coupe

Ce qui lui sert de roustons !

 

Quand Madelin vient nous gonfler les glandes

On a envie de lui bourrer l’oignon.

Il faudra bien qu’un jour on le pende

Madelin, Madelin, Madelin…

 

Quand ce salaud vient nous baver dans le poste

Son grand air du bonheur ultra-libéral

C’est le moment d’organiser la riposte.

Tous dans la rue, soulèvement général !

 

Nous les clodos crevant la dalle

Qui n’avons mêm’ pas le chomdu

Nous les champions de la fringale

Nous prendrons ce qui nous est dû

 

Tremblez ! vous les patrons

Tremblez ! vous les poltrons

Les princes du pavé vont vous botter le cul ! 

 

Quand Madelin vient nous gonfler les glandes

On a envie de lui bourrer l’oignon.

Il faudra bien qu’un jour on le pende

Madelin, Madelin, Madelin…»

 

 

journal madelin devedjian correctionnelle.jpg

 

 

Photos X - Droits réservés

 

 

06/02/2016

Ouiquinde érotique : Bienvenue dans la Grande Famille !

cocu heureux.jpg



TABLEAU ANALYTIQUE DU COCUAGE par CHARLES FOURIER (1808)

LES COCUS D’ORDRE SIMPLE



Nº 1. Cocu en herbe ou anticipé est celui dont la femme a eu des intrigues amoureuses avant le sacrement et n’apporte pas à l’époux sa virginité, « et ne l’être qu’en herbe est pour lui peu de chose », dit Molière. — Nota : Ne sont pas réputés en herbe ceux qui ont connaissance des amours antérieures et trouvent malgré cela leur convenance à épouser ; ainsi celui qui s’allie à une veuve, non plus que celui qui connaît les galanteries antérieures de sa femme et s’en accommode.

Nº 2. Cocu présomptif est celui qui, longtemps avant le mariage, redoute le sort commun, se met l’esprit à la torture pour y échapper, et souffre le mal avant de l’éprouver réellement. Chacun entrevoit que ses défiances ne serviront qu’à l’égarer dans le choix d’une épouse et accélérer, par excès de précaution, l’événement qu’il redoute.

Nº 3. Cocu imaginaire est celui qui ne l’est pas encore et se désole en croyant l’être. Celui-là, comme le présomptif, souffre du mal imaginaire avant le mal réel. Molière l'a peint dans une de ses pièces.

Nº 4. Cocu martial ou fanfaron est celui qui, par d’effrayantes menaces contre les galants, croit s’être mis à l’abri de leurs entreprises, et porte néanmoins la coiffure tout en se flattant d’y échapper par la terreur qu’il répand ostensiblement. Il est pour l’ordinaire cocufié par un de ceux qui applaudissent à ses rodomontades et lui assurent qu’il est le seul qui sache veiller sur son ménage.

Nº 5. Cocu argus ou cauteleux est un fin matois qui, connaissant toutes les ruses d’amour et flairant de loin les galants, fait de savantes dispositions pour les mettre en défaut. Il remporte sur eux des avantages signalés, mais, comme le plus habile général éprouve à la fin des revers, celui-ci est à la fin soumis à la commune destinée. Au moins s’il est cocu, il ne l’est guère.

Nº 6. Cocu goguenard est celui qui plaisante sur les confrères et les donne pour des imbéciles qui méritent bien ce qui leur arrive. Ceux qui l’entendent se regardent en souriant et lui appliquent tacitement le verset de l’Évangile : « Tu vois une paille dans l’œil du voisin, tu ne vois pas une poutre dans le tien. »

Nº 7. Cocu pur et simple est un jaloux honorable qui ignore sa disgrâce, et ne prête point à la plaisanterie par des jactances ni par des mesures maladroites contre l’épouse et les poursuivants. C’est de toutes les espèces de cocus la plus louable.

Nº 8. Cocu fataliste ou résigné est celui qui, dépourvu de moyens personnels pour fixer son épouse, se résigne à ce qu’il plaira à Dieu d’ordonner et se retranche sur la Justice et le devoir, en observant que sa femme serait bien coupable si elle le trompait ; c’est à quoi elle ne manque pas.

Nº 9. Cocu condamné ou désigné est celui qui, affligé de difformités ou infirmités, se hasarde à prendre une belle femme. Le public, choqué d’un tel contraste le condamne d’une voix unanime à porter la coiffure, et l’arrêt du public n’est que trop bien exécuté.

Nº 10. Cocu irréprochable ou victime est celui qui, joignant les prévenances aux avantages physiques et moraux, et méritant sous tous les rapports une épouse honnête, est pourtant trompé par une coquette, et emporte les suffrages du public qui le déclare digne d’un meilleur sort.

Nº 11. Cocu de prescription est celui qui fait des absences, de longs voyages pendant lesquels la nature parle aux sens d’une épouse qui, après une longue défense suffisante est enfin forcée, par la longue durée des privations, à accepter les secours d’un charitable voisin.

Nº 12. Cocu absorbé est celui que le torrent des affaires éloigne sans cesse de l’épouse à laquelle il ne peut donner aucuns soins ; il est forcé de fermer les yeux sur ceux que rend un discret ami de la maison.

Nº 13. Cocu de santé est celui qui, par ordonnance de la faculté, s’abstient de l’œuvre de chair. Sa femme pense qu’elle ne peut moins faire que de recourir à des suppléants, sans que l’époux ait le droit de s’en offenser.

Nº 14. Cocu régénérateur ou conservateur est celui qui prend en main les intérêts de la communauté, surveille les ménages des confrères et les avertit des dangers que leur honneur peut courir. Entre-temps, il ne voit pas ce qui se passe dans son ménage et ferait mieux de faire sentinelle pour son propre compte, et prendre garde à ce qui pousse sur son front.

Nº 15. Cocu propagandiste est celui qui va chantant les douceurs du ménage, excitant chacun à prendre femme et gémissant sur le malheur de ceux qui différent à jouir comme lui… et de quoi ? du cocuage. À qui conte-t-il ses apologies du mariage ? C’est fort souvent à celui qui lui en fait porter.

Nº 16. Cocu sympathique est celui qui s’attache aux amants de sa femme, en fait ses amis intimes. On en voit qui, lorsque la dame est de mauvaise humeur et brouillée avec son amant, vont le trouver et lui dire : « On ne vous voit plus, nous sommes tout tristes ; je ne sais ce qu’a notre femme, venez donc un peu nous voir, cela la dissipera. »

Nº 17. Cocu tolérant ou débonnaire est celui qui, voyant un amant installé chez lui, se comporte en galant homme qui veut faire les honneurs de sa maison, se borne avec la dame à des remontrances secrètes, et traite l’amant comme les autres, avec cette parfaite égalité que recommande la philosophie.

Nº 18. Cocu réciproque est celui qui rend la pareille, et qui ferme les yeux parce qu’il se dédommage sur la femme ou parente de celui qui lui en fait porter. C’est un prêté rendu ; on se tait en pareil cas.

Nº 19. Cocu auxiliaire ou coadjuteur est celui qui paraît peu dans le ménage, et ne s’y montre que pour répandre la joie, reprocher aux amoureux transis de sa femme qu’ils ne rient pas, qu’ils ne boivent pas, les excite, sans s’en douter, à oublier leurs disputes et vivre en bons républicains entre qui tout est commun. Celui-là aide le commerce ; les cornes sont pour lui des sentiers de roses.

Nº 20. Cocu accélérant ou précipitant est celui qui travaille à devancer l’époque, s’empresse de produire sa jeune femme, l’abonner au spectacle, et l’encourager à choyer les amis et vivre avec les vivants. Celui-là est comparable aux balles qu’on remet au roulage accéléré et qui arrivent plus tôt au but.

Nº 21. Cocu traitable ou bénin est celui qui entend raison et à qui les poursuivants font comprendre qu’un mari doit faire quelques sacrifices pour la paix du ménage, et permettre à madame des délassements sans conséquence pour une femme qui a des principes ; on lui persuade que les principes doivent préserver de toute séduction et il se laisse convaincre.

Nº 22. Cocu optimiste ou bon vivant est celui qui voit tout en beau, s’amuse des intrigues de sa femme, boit à la santé des cocus et trouve à s’égayer là où d’autres s’arrachent des poignées de cheveux. N’est-il pas le plus sage ?

Nº 23. Cocu converti ou ravisé est celui qui d’abord a fait vacarme et s’est habitué avec peine à la coiffure, mais qui est revenu à la raison et finit par plaisanter de la chose et se consoler avec les autres.

Nº 24. Cocu fédéral ou coalisé est celui qui, voyant l’affaire inévitable, veut bien admettre un amant, mais de son choix ; puis on les voit coalisés comme Pitt et Cobourg pour cerner la femme et écarter de concert les poursuivants.

Nº 25. Cocu transcendant ou de haute volée est le plus habile homme de toute la confrérie. Aussi est-il placé au centre. C’est celui qui, épousant une très belle femme, la produit avec éclat, mais sans la prodiguer, et qui, lorsqu’elle a excité la convoitise générale, la cède pour un coup de haute fortune, comme une grande place, une forte commandite, après quoi il peut faire trophée du cocuage et dire : « Ne l’est pas qui veut à ce prix-là. Soyez-le comme moi et vous ferez les bons plaisants. »

Nº 26. Cocu grandiose ou impassible est celui qui ne s’affecte ni ne plaisante du cocuage qu’il entrevoit, et conserve un calme inaltérable sans descendre à aucune démarche qui porte au ridicule. Tels sont, dans la classe opulente, la plupart des époux mariés par intérêt ; — ou bien c’est celui qui ne prend femme que pour se prêter aux bizarreries de l’usage et pour avoir un héritier légal ; il ne cesse pour cela d’avoir ses maîtresses affichées, et vit avec madame en homme de bonne compagnie qui ne s’inquiète pas des tracas du ménage.

Nº 27. Cocu déserteur ou scissionnaire est celui qui, ennuyé des amours du ménage, s’affiche pour renoncer à sa femme, et dit, lorsqu’il lui voit un amant : « Quand il en aura eu autant que moi, il en sera bien las. »

Nº 28. Cocu de l’étrier ou prête-nom est un homme de paille à qui l’on donne de l’avancement sous la condition d’épouser la maîtresse d’un homme en place et adopter l’enfant. Un tel cocu épouse souvent la vache et le veau ; ses cornes lui mettent le pied à l’étrier, puisqu’elles lui valent un emploi, un avantage quelconque, etc.

Nº 29. Cocu pouponné ou compensé est celui qui se doute de quelque chose, mais est si bien caressé, choyé et bichonné par sa femme, que ses soupçons comme ses reproches expirent lorsqu’elle lui passe la main sous le menton.

Nº 30. Cocu ensorcelé ou à cataracte est celui qu’une femme sait fasciner et endormir au point qu’elle lui fait croire les choses les plus absurdes. Il est le seul à ignorer maintes fredaines qui sont la fable du public, et il verrait la belle en flagrant délit qu’il n’en croirait pas ses propres yeux. Elle lui persuade que les bruits de sa galanterie sont répandus par des soupirants éconduits ; il rit avec elle de leur prétendue disgrâce, et elle rit bien mieux avec eux de la crédulité du bonhomme.

Nº 31. Cocu glaneur ou banal est celui qui vient humblement prendre part au gâteau, et courtise chaudement sa chère moitié pour obtenir d’elle ce qu’elle accorde à tant d’autres, après qui il vient modestement glaner.

Nº 32. Cocu en tutelle est celui dont la femme « porte les culottes » et qui dans le monde a besoin d’être appuyé d’elle, ne peut pas voler de ses propres ailes. J’en ai vu un dire à une compagnie qui le mystifiait : « Ah ! si ma femme était ici, elle saurait bien vous répondre ! »

Nº 33. Cocu révérencieux ou à procédés est un benêt qui ne se venge que par de bonnes raisons et sans déroger aux règles de la civilité. Un d’eux, trouvant un homme de qualité couché avec sa femme, lui dit : « C’est fort mal, monsieur, je n’aurais jamais cru cela d’un homme comme vous. » Assis dans un fauteuil, il débita quelques raisons de même force. Le galant, ennuyé de l’apostrophe, se lève en chemise et lui dit : « Monsieur, bien des pardons si je vous dérange, mais vous êtes assis sur ma culotte. » Le mari se lève et dit très poliment : « Ah ! monsieur, je ne la voyais pas, prenez votre culotte. » Puis il continua ses sages remontrances.

Nº 34. Cocu mystique ou encafardé est celui qui, pour éviter le danger, entoure sa femme de prêtres et de saintes gens parmi lesquels il laisse se glisser quelque tartufe, quelque frappart qui lui en plante sur la tête pour la plus grande gloire de Dieu.

Nº 35. Cocu orthodoxe ou endoctriné est le catéchumène du métier. C’est celui qui a la foi, qui croit aux principes et aux bonnes mœurs, pense avec les gens de bien que les libertins en disent plus qu’ils n’en font, qu’il reste plus d’honnêtes femmes qu’on ne pense, et qu’il ne faut pas croire si légèrement aux mauvais propos. Il a bien eu quelques soupçons, mais ayant été bien entouré, bien catéchisé, il est décidé à croire aux vrais principes du métier, et met toute son espérance dans le bon naturel de son épouse et l’influence de la morale.

Nº 36. Cocu apostat ou transfuge est l’homme qui, après avoir été un modèle de raison, après avoir reconnu et publié que tout n’est que cornes en mariage, après avoir prémuni les autres contre le piège conjugal, finit par y donner tête baissée et tomber dans toutes les faiblesses qu’il signalait et dénonçait. Celui-là est un apostat du bon sens et un transfuge à la folie. Tel fut Molière qui, après avoir tant éclairé et désabusé la confrérie, finit par s’y enrôler très sottement et par reproduire tous les ridicules qu’il avait joués.

Nº 37. Cocu mâté ou perplexe, concentré, est celui qui est réduit à ronger son frein en silence. Des convenances de famille ou d’intérêt l’obligent à filer doux, même avec sa femme et avec les amis qui connaissent sa position embarrassante ; il concentre son dépit sans aucun éclat et fait contre [mauvaise] fortune bon cœur.

Nº 38. Cocu sordide est un harpagon qui ne veut pas fournir à la toilette de sa femme, l’oblige à écouter des offres généreuses, tire encore parti du galant qui entretient sa femme et se fait illusion sur cette intrigue par le double avantage qu’il y trouve.

Nº 39. Cocu goujat ou crapuleux est un manant contre qui le public prend parti, qui soulève les esprits par le contraste de sa vilaine conduite avec le bon ton de sa femme. Chacun alors soutient la dame et dit : « Ce serait bien dommage qu’elle fût fidèle à un cochon de cette espèce. »

Nº 40. Cocu déniaisé, ébahi est celui qui, croyant obstinément à la vertu de sa femme et figurant depuis longtemps dans les Ensorcelés (Nº 30) ou les Orthodoxes (Nº 35) est enfin désabusé par un coup d’éclat, comme une galanterie qu’elle lui donne. Ce cadeau, ou autre événement, lui fait ouvrir les yeux un peu tard, et il passe tristement au rang des Déniaisés.

Nº 41. Cocu récalcitrant est celui qui ne veut pas s’habituer à voir le galant, fait des esclandres, des remue-ménages ; on est obligé d’entremettre les parents, amis, voisins, qui lui persuadent que tout cela est sans conséquence, et l’on ne parvient encore à établir qu’une trêve, qu’une paix plâtrée.

Nº 42. Cocu fulminant est celui qui entremet l’autorité de la Justice, soulève le public, cause un scandale affreux, menace de voies de fait et n’aboutit qu’à s’exposer à la risée, qu’il eût évitée en suivant le sage conseil de Sosie, qui dit aux amis d’Amphytrion : « Sur pareilles affaires, toujours le plus sage est de n’en rien dire. »

Nº 43. Cocu trompette est celui qui va, d’un ton larmoyant, mettre le public dans sa confidence, disant : « Mais, monsieur, je les ai pris sur le fait. » À quoi on lui répond que c’était peut-être un badinage et qu’il ne faut pas se presser de croire le mal. Il ne continue pas moins à se dédommager en racontant l’outrage à tout venant, et volontiers il s’adjoindrait un trompette pour assembler plus de monde et soulever le public contre l’injustice de sa femme.

Nº 44. Cocu disgracié est celui sur qui sa femme a pris un tel empire qu’elle ne veut pas même l’admettre et qu’il n’est reçu que rarement chez elle. Encore moins se montre-t-elle en public avec lui. C’était assez souvent le sort d’un roturier qui épousait une demoiselle noble. On voit aussi des barbons envoyer à une maîtresse l’argent, la pension convenue, sans obtenir d’être admis chez elle : ceux-là figurent dans les disgraciés.

Nº 45. Cocu pot-au-feu est un mari d’espèce subalterne, que la femme fait vivre et qui se prête respectueusement à tout ce qui est nécessaire pour le bien du commerce amoureux. Cette espèce n’est pas des plus rares.

Nº 46. Cocu cornard ou désespéré. C’est le George Dandin de Molière qui essuie toutes les tribulations imaginables et qui, dupé, ruiné, maltraité, outragé par sa femme, trouve dans le mariage un moyen d’aller droit au ciel, en faisant son purgatoire en ce monde.

Nº 47. Cocu porte-bannière est un manant qui, allié à une jolie femme, provoque par sa crédulité, sa bêtise, sa laideur et son avarice les assauts des galants, et fait tomber une pluie de cornes sur sa tête. À son apparition, tout retentit du mot de cornes, et le public, en le citant à la tête des cocus, l’élève au rang de porte- bannière.

Nº 48. Cocu porte-quenouille est celui qui veille aux soins du ménage pendant que la dame va se divertir. Il se charge des travaux réservés aux femmes, fait accueil et politesse aux chevaliers qui viennent prendre madame, et dispose tout en son absence pour lui rendre le ménage agréable au retour. Est-il à la promenade avec madame ? Elle marche en avant avec le galant, et il suit en portant le ridicule sur un bras et le carlin de l’autre, moins chargé encore sur les bras qu’il ne l’est sur le front.

Nº 49. Cocu posthume ou des deux mondes est celui dont la femme fait des enfants dix à douze mois après son décès. La loi les lui adjuge quoiqu’il n’ait pas pu en être le père, et il se trouve par là cocu des deux mondes ou cocu en cette vie et en l’autre, puisqu’après lui avoir fait porter des cornes en cette vie, on lui en plante encore sur son cercueil. Cette espèce est opposée avec le cocu en herbe, l’un étant avant, l’autre après le mariage. Ils sont de plein droit appelés à ouvrir et fermer la marche de la procession. De ce nombre sont aussi compris ceux qui meurent avec un violent amour, sollicitant leur veuve à garder le célibat, et une crainte d’infidélité qu’on n’attend pas même après leur mort pour réaliser.

 

Illustration X - Droits réservés

 

Eh puis quoi, mieux vaut avoir une participation sur un volcan que l'exclusivité d'une banquise !

Écoutons plutôt tonton Georges:

LE COCU

 

15/08/2015

Ouiquinde érotique avec notre cher Tonton George

bouche-chatte.jpg

 

 

Le blason

 

Ayant avecque lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

C'eut été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin c'est fort malencontreux
Que ta fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de si scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota du même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Aux charmes de Vénus absolument rétif
  Était ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La male peste soit de cette homonymie
C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant, Madame, il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

 

 

brassens à table.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=6lVhNSnXUeg

 

Illustrations X – Droits réservés

13/06/2015

Ouiquinde paillard avec Claude de Chouvigny, baron de Blot

Watteau_Nymphe_et_Satyre.jpg

 

Or, adieu donc, mes camarades,
Quittons les péchés de jadis,
Putains, bouteilles, mascarades,
Il nous faut gagner Paradis.
Nous y foutrons chacun un Ange,
Dont le cul sent la fleur d'orange.

L'un aime le con d'une fille,
L'autre le cul d'un beau garçon,
L'autre n'aime garçon ni fille
Et ne chérit que son flacon.
Pour moi, je bois, je ris, je chante,
Et je fous ce qui se présente.

Quant à ces pauvres sodomites,
Que le Seigneur, dit-on, brûla,
J'ai toujours ouï-dire aux Jésuites
Que ce ne fut pas pour cela,
Mais qu'ils voulurent foutre un ange,
Ce que Dieu trouva fort étrange.

 

* * * *

Le Pape fout la Dame Olympe
Le Cardinal Patron la grimpe :
L'un la fout en cul, l'autre en con
Pour s'exercer en ce manège
Elle répète sa leçon
Avec tout le Sacré Collège.

 

* * * *

 

Lorsque Vigeon vit l'assemblée,
Qui l'assistait dans son malheur,
D'une voix forte et non troublée
Il lui dit :"Vous me faites honneur ;
Vraiment voilà bien de la foule
Pour un simple fouteur de poule !"

"Quoi Messieurs ! quand cette potence
Devrait soutenir aujourd'hui
Bautru, ce grand bougre de France,
Vous n'en feriez pas plus pour lui.
Vraiment voilà bien de la foule
Pour un simple fouteur de poule !

"Si c'était le duc de Vendôme,
Fils naturel d'un très grand Roi,
Premier marguillier de Sodome,
Vous n'en feriez pas plus qu'à moi.
Vraiment voilà bien de la foule
Pour un simple fouteur de poule !

"A Dieu, au Roi, à la Justice,
Je veux bien demander pardon ;
Mais je souffrirai le supplice
Sans m'excuser auprès du con.
Je veux mourir en galant homme,
A Paris, comme on fait à Rome."

 

* * * *

Musiciens, plaquez de gaillardes musiques à ces chansons de 1649 !

 

Illustration: Watteau - Nymphe et Satyre

 

18/02/2015

En France, en Europe, dans le monde, on est dans quoi ? DANS LA MERDE ! chante Guy Béart...

estrons gateaux.jpg

 


Vous, les grands philosophes
Qui savez tout sur tout
Assez de catastrophes
Ce soir, écoutez-nous
La vie est toujours fête
Pourquoi pleurer sans fin ?
Vous cassez pas la tête
Nous allons vous mettre au parfum
(Nous allons vous mettre au parfum !)

{Refrain:}
Où étions-nous ? (Dans la merde)
Où sommes-nous ? (Dans la merde)
Où allons-nous ? (Vers la merde)
Pourquoi y aller ?
(Pour changer de merde)
(Et puis merde, merde, merde !)

Dans la guerre affolante
(Dans la guerre affolante)
On se bat, on se marre
(On se bat, on se marre)
Le coq français ne chante
Que les pieds dans la mare !
Pour sortir des salades
(Pour sortir des salades)
Seul le rire est vainqueur
(Seul le rire est vainqueur)
Marchons dans la panade
C'est ça qui nous porte bonheur !
(C'est ça qui nous porte bonheur !)

{au Refrain}

Célibataire (C'est la merde)
Marié (C'est la merde)
À la rue (C'est la merde)
Les familles (C'est la merde)
Le boulot (C'est la merde)
Le chômage (C'est la merde)
Dans les villes (C'est la merde)
À la ferme (C'est la merde)
Pourquoi y aller ?
(Pour changer de merde)
(Et puis merde, merde, merde)

Depuis qu' le monde est monde
(Depuis qu' le monde est monde)
C'est la même chanson
(C'est la même chanson)
Des mélasses profondes
Toujours nous sortirons
Dans la crise mondiale
(Dans la crise mondiale)
Vous parlez de mourir
(Vous parlez de mourir)
Et nous, c'est un scandale
On meurt d'amour, on meurt de rire !
(On meurt d'amour, on meurt de rire !)

Ha ha ha ha
(C'est la merde !)

 

Guy Béart

 

 

vin de merde.jpg

 

 

Photos X - Droits réservés

 

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02/01/2015

Ouiquinde érotique avec Aristide Bruant

aristide bruant.jpg

 

 

À Grenelle


Quand j'vois des fill's de dix-sept ans,
Ça m'fait penser qu'y a ben longtemps,
Moi aussi j'l'ai été pucelle,
À Grenelle.

Mais c'est un quartier plein d'soldats,
On en renconte à tous les pas,
Jour et nuit i's'font sentinelle,
À Grenelle.

J'en ai t'i' connu des lanciers,
Des dragons et des cuirassiers,
I's m'montraient à m'tenir en selle,
À Grenelle.

Fantassins, officiers, colons
Montaient à l'aussaut d'mes mam'lons,
I' m'prenaient pour eun' citadelle,
À Grenelle.

Moi j'les prenais tous pour amants,
J'commandais tous les régiments,
On m'app'lait mam' la colonelle,
À Grenelle.

Mais ça m'rapportait que d'l'honneur,
Car si l'amour ça fait l'bonheur,
On fait pas fortune avec elle,
À Grenelle.

Bientôt j'm'aperçus qu'mes beaux yeux
Sonnaient l'extinction des feux,
On s'mirait pus dans ma prunelle
À Grenelle.

Mes bras, mes jambes, mes appas,
Tout ça foutait l'camp, à grands pas.
J'osais pus fair' la p'tit' chapelle,
À Grenelle.

Aujord'hui qu'j'ai pus d'position,
Les régiments m'font eun'pension :
On m'laiss' manger à la gamelle,
À Grenelle.

Ça prouv' que quand on est putain,
Faut s'établir Chaussé'-d'Antin,
Au lieu d'se faire eun'clientèle,
À Grenelle.

 

 

 

Aristide Bruant

 

Ecoutez cette superbe bruanterie

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Illustration X - Droits réservés

 

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20/11/2014

Mistral gagnant... Mistral perdant... (à la façon de Renaud)

mistral russe.jpg

 

 

- François si tu avais

Les couilles bien pendues

Tu me livrerais

Ce qui m'est dû

 

 

Si t'avais quelque chose

De dur dans le calbar

T'enverrais chier

Tous ces konnards

 

 

Les Rosbifs les Ricains

Les Polaks la Merkel

Et les fachos de Kiel

 

 

Si on se met d'accord

Ils tomberont sur un os

Les va-t'en-guerre de l'Otan

Avec nos Mistral gagnant

 

 

 

- La France et la Russie

Ne sont pas ennemis

Pas question

De se chercher des crosses

 

 

T'as payé les bateaux

Nous les avons construits

Grâce à toi

Cinq mille ouvriers bossent

 

 

Ils font des ronds dans l'eau

Tes matafs sont formés

- Alors qu'est-ce que t'attends ?

Si t'as des couilles au cul

Tu dis merde à l'Otan

Pour nos Mistral gagnant.

 

 

 

- Oui mais y a Obama

C'est qu'il est chatouilleux

Et Merkel

Qui me fait les gros yeux

 

 

Cette affaire d'Ukraine

Là t'es pas très gentil

Ça m'agace

Tè ! J'en perds ma bedaine

 

 

- Arrête tes konneries

Et pense à tes Rafales

Qu'tu veux vendre aux Indiens

 

Françoa si tu t'affales

Ta parole n'vaut plus rien

Et c'est Mistral perdant.

 

10:42 Publié dans actualités, humour, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mistral

21/06/2014

Ouiquinde érotique avec le grand Léo (Ferré, bien sûr!)

 

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Géometriquement tien

Ton corps est comme un vase clos
J'y pressens parfois une jarre
Comme engloutie au fond des eaux
Et qui attend des nageurs rares
Tes bijoux ton blé ton vouloir
Le plan de tes folles prairies
Mon squale qui viendra te voir
Du fond de moi si tu l'en pries

Un herbe douce comme un lit
Un lit de taffetas de carne
Une source dans le midi
Quand l'ombre glisse et me décharne
Un sentiment de rémission
Devant ta violette de Parme
Me voilà soumis comme un pion
Sur l'échiquier que ta main charme

Mon organe qui fait ta voix
Mon pardessus sur ta bronchite
Mon alphabet pour que tu croies
Que je suis là quand je te quitte
Ma symphonie dans ton jardin
La mer dans ta rivière close
L'aigre parfum de mon destin
Sur le delta d'où fuit ta rose

L'odeur canaille de ta peau
Tendue comme un arc vers sa cible
Quand pointe de mes oripeaux
Le point de mire inaccessible
Du feu pour le bel incendie
Que j'allumerai à ta forge
Cette nuit puisque tu me dis
Que ça te remonte à la gorge

Et moi qui ne suis pas régent
De tes propriétés câlines
J'irai comme l'apôtre Jean
Dormir un peu sur ta poitrine
J'y verrai des oiseaux de nuit
Et leurs géométriques ailes
Ne pourront dessiner l'ennui
Dont se meurent les parallèles

 

Ecoutez-le ICI

 

Duodi 2 messidor 222

 

Photo X - Droits réservés

 

08/05/2014

Ils ont aussi gagné la guerre, le respect et la reconnaissance de tous les Français

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STROPHES POUR SE SOUVENIR

 

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

Louis Aragon,

 

Le Roman Inachevé

 

Nonidi 19 floréal 222

 

Illustration X - Droits réservés

Ecoutez Léo Ferré

 

 

31/12/2013

San-Sylvestre ! Que s’avié pas courigu, risquavo pas de iestre !

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Ce qui veut dire en provençal : « Saint-Sylvestre, que s’il n’avait pas couru, il risquait de ne pas y être ! »

Allez, terminons l’année en chantant, sur l’air des « Pompiers de Rio »

 

Chaque nuit de la Saint-Sylvestre

C’est maintenant un’ tradition

Lorsque résonnent les orchestres

Et que fusent les cotillons

Dans les villes et les campestres

C’est une étrange distraction

On - fout - le - feu à des bagnoles

On boit d’la gnole

Et on tape sur les guignoles

Qui distribuent des torgnoles.

 

Refrain :

On se repasse le tuyau

Le tuyau, le tuyau…

On fait pas dans la dentelle

La dentell’, la dentell’

On fait courir les bestiaux

Les bestiaux, les bestiaux

Ça fout un sacré bordel.

 

Qui qu’a dit qu’y a pas de croissance

Que le monde est en récession

Sur notre bell’ terre de France

Chaque année c’est la progression

Du nombre de voitures qui crament

C’est toujours en augmentation.

Ma-nu – tes – flics c’est des bourrins

Les bagnoles crament

Et les marchands se frottent les mains

Ils en vendront plus demain.

 

Refrain :

On se repasse le tuyau

Le tuyau, le tuyau…

On fait pas dans la dentelle

La dentell’, la dentell’

On fait courir les bestiaux

Les bestiaux, les bestiaux

Ça fout un sacré bordel.

 

 Et BONNES ANNÉES à toutes et tous!

Primidi 11frimaire 222

 

Illustration X – Droits réservés

 

30/11/2013

Elles sont pourtant aussi nos soeurs, nos filles, nos mères...

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La complainte des filles de joie

 

 

 

Bien que ces vaches de bourgeois

Bien que ces vaches de bourgeois
Les appell'nt des filles de joie

Les appell'nt des filles de joie
C'est pas tous les jours qu'ell's rigolent
Parole, parole
C'est pas tous les jours qu'elles rigolent

Car, même avec des pieds de grues

Car, même avec des pieds de grues
Fair' les cents pas le long des rues

Fair' les cents pas le long des rues
C'est fatigant pour les guibolles
Parole, parole
C'est fatigant pour les guibolles

Non seulement ell's ont des cors

Non seulement ell's ont des cors
Des œils-de-perdrix, mais encor

Des œils-de-perdrix, mais encor
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles
Parole, parole
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles

Y a des clients, y a des salauds

Y a des clients, y a des salauds
Qui se trempent jamais dans l'eau

Qui se trempent jamais dans l'eau
Faut pourtant qu'elles les cajolent
Parole, parole
Faut pourtant qu'elles les cajolent

Qu'ell's leur fassent la courte échelle

Qu'ell's leur fassent la courte échelle
Pour monter au septième ciel

Pour monter au septième ciel
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent
Parole, parole
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent

Ell's sont méprisées du public

Ell's sont méprisées du public
Ell's sont bousculées par les flics

Ell's sont bousculées par les flics
Et menacées de la vérole
Parole, parole
Et menacées de la vérole

Bien qu'tout' la vie ell's fass'nt l'amour

Bien qu'tout' la vie ell's fass'nt l'amour
Qu'ell's se marient vingt fois par jour

Qu'ell's se marient vingt fois par jour
La noce est jamais pour leur fiole
Parole, parole
La noce est jamais pour leur fiole

Fils de pécore et de minus

Fils de pécore et de minus
Ris par de la pauvre Vénus

Ris par de la pauvre Vénus
La pauvre vieille casserole
Parole, parole
La pauvre vieille casserole

Il s'en fallait de peu, mon cher

Il s'en fallait de peu, mon cher
Que cett' putain ne fût ta mère

Que cett' putain ne fût ta mère
Cette putain dont tu rigoles
Parole, parole
Cette putain dont tu rigoles

 

 

 

Georges Brassens

 

 

 Illustration: Merci à Berth

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=d9dWmijny2U

 

 

06/11/2013

Je suis tombé par terre, C’est la faute à Pépère

gavroche.jpg

 

 

Je suis tombé par terre,

C’est la faute à Pépère

Je rest’ sur le carreau,

C’est la faute à Ayrault

 

Les pourris des affaires

C’est la faute à Pépère

Les ultralibéraux

C’est la faute à Ayrault

 

Tout pour les actionnaires

C’est la faute à Pépère

Et rien pour les prolos

C’est la faute à Ayrault

 

Les bell’ promesses en l’air

C’est la Faute à Pépère

Les reculades en trop

C’est la faute à Ayrault

 

Nous somm’ dans la misère

C’est la faute à Pépère

Y a mêm’ plus d’apéro

C’est la faute à Ayrault

 

Les Bretons déblatèrent

C’est la faute à Pépère

Y vont plus au bistro

C’est la faute à Ayrault

 

Plus d’pinard plus de bière

C’est la faute à Pépère

S’il faut boire de l’eau

C’est la faute à Ayrault

 

La France est en colère

Fait attention Pépère

Elle cherche un bourreau

Marine est au boulot

 

Sextidi 16 brumaire 222


Illustration X - Droits réservés

11/10/2013

Comme des rapaces, v’la les banquiers

banquiers machine à pognon.jpg

 

Allez, chantons en chœur sur l'air des Rois Mages en Galilée de Sheila!

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ils ont d’abord bouffé notre pognon

 

En spéculant jusqu’au dernier quignon

 

Après ils ont fabriqué une crise

 

Mettant l’Etat et les gens dans la mouise

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Sarko leur a filé plein de milliards

 

Pour qu’ils puissent se goinfrer de caviar

 

Creusant pour eux un abyme de dettes

 

Qu’il a évidemment mis sur nos têtes

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

Puis l’Elysée valant bien une messe

 

Le « Normalou » nous a fait des promesses

 

« Mon ennemi, dit-il, c’est la finance !

 

Votez pour moi, je sauverais la France. »

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Il nous a concocté une réforme

 

Mais c’est les banquiers qui l’ont mis en forme

 

Ils se bidonnent, pour eux c’est la vendange

 

Pour ces salauds, soyez-en sûr, rien de change

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

Les financiers, charognards pleins de hargne

 

Nous ont piqué mêm’ la caisse d’épargne

 

En ricanant ils se croient tout permis

 

C’est vrai qu’Moscovici est leur ami

 

 

 

Comme des rapaces

V’là les banquiers

Ils sont d’la race

Des vautours ces fumiers

Sans rigoler

Tu les verras voler

Sans même un pistolet

Et puis se gondoler.

 

 

 

 

Ah ! Ah ! Ah !

Ah ! Ah ! Ah !

 

 

 

 Décadi 20 vendémiaire 222


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23/09/2013

Humour o akbar : pets de femmes hallal ou haram ?

Islam pets interdits.jpg

 

 

"Au mois de mars dernier, le conseil islamique d'une ville de la province indonésienne d'Aceh, qui suit la charia, a interdit aux citoyennes de péter ostensiblement (=avec son en stéréo). 


Sayyid Yahia, maire de la ville, a déclaré aux médias que l'interdiction était nécessaire, car péter n'est pas compatible avec les valeurs islamiques de pudeur féminine : «Les femmes musulmanes ne sont pas autorisées à faire des vents sonores, c'est à l'encontre des enseignements de l'Islam », a-t-il dit. Pendant ce temps, l'Association des féministes indonésiennes a déclaré qu'elle comptait bien bloquer cette loi jugée discriminatoire. Le maire a également fait savoir que la loi vise à sauver les mœurs. « Quand vous entendez une femme faire cela, elle se comporte comme un homme. Mais si elle s'assoit sur le côté et le laisse échapper discrètement, elle ressemble à une femme», affirme Sayyid. 


Bien sûr, le projet de loi n'interdit pas le "pet silencieux", mais le passage du gaz avec le son n'est effectivement pas toujours tabou en Asie du Sud-Est, au contraire : on prétend ainsi préserver sa santé, en pétant fort. Fathima Khan, un médecin à l'hôpital islamique Al Banni, dans la capitale de l'Aceh, est catégorique : « Il n'est pas nécessaire de remettre en question cette pratique, car les gens le font pour leur santé et leur sécurité.», a-t-elle dit. 


Le maire a refusé de donner les détails de ce que la punition serait pour les contrevenants. Tandis qu'un autre membre au conseil municipal, qui a souhaité ne pas être nommé, a déclaré que si elle est reconnue coupable par le tribunal de la charia, la délinquante pourrait recevoir 20 coups de fouet pour des petits pets et jusqu'à 3 mois de temps de prison pour les plus grands. 


Notons que les savants islamiques locaux ont été principalement divisés sur la loi. Un activiste musulman bien connu comme Bshar Abdulla a exprimé son objection : «Comment faire passer le gaz n'est pas réglementée dans la charia. Il n'en est pas fait mention dans le Coran», écrit-il sur son compte Twitter. Cependant, «la tradition islamique et les valeurs de pudeur ne supporte pas les femmes qui pétent fort », a par contre déclaré Mehmood Hussain, un érudit et un partisan de la loi. 


Selon la nouvelle réglementation, seules les femmes dans l'espace public vont être surveillées. «Ce sera la responsabilité du mari de s'assurer que son épouse défend les valeurs islamiques à la maison» assure encore le maire. Il a également soutenu qu'il n'y a aucune preuve scientifique dans le coran des avantages pour la santé du pet bruyant."

 

Hoax ou pas ? Qui lo sa…


Sources:

Islamic city council bans female flatulence in Indonesia wadiyan.com http://wadiyan.com/2013/03/08/islamic-city-council-bans-female-flatulence-in-indonesia/

Malaysia today http://www.malaysia-today.net/mtcolumns/newscommentaries/...

Allez, continuons sur le ton de l’humour avec cette bluette que l’on chante au carnaval de Dunkerque et à laquelle j’ai fait un triomphe en Provence:

 

La femme qui pète au lit

 

La femme qui pète au lit

Connaît quatre jouissances

Elle bassine son lit

Elle soulage son ventre

Elle entend son cul qui chan-ante

Dans le silence de la nuit

Elle entend son cul qui chan-an-an-ante

Elle emmerde son mari.

 

Septidi 7 Vendémiaire 221

 

Illustration X – Droits réservés

 Tè ! Je ne résiste pas à vous faire un petit codicille, tant la réalité dépasse la fiction, et le filon est riche !

 

 Pour ceux qui veulent rire un peu, une page du site islamweb : 

"Peut on assimiler un fessier artificiel (sex toy) à une esclave ?"

 

Question :

Selem aleykom wa rahmatoullah wa barakatouh. Ma question est la suivante, peut-on assimiler un fessier artificiel à une esclave ? En effet, en Islam, je sais qu'il est autorisé d'avoir des relations sexuelles avec ses esclaves, donc un fessier artificiel n'est-il pas assimilable à une esclave ? Ma situation est la suivante, je suis étudiant et malgré plusieurs tentatives pour me marier je ne le suis toujours pas. Je vous écris cris en période de Ramadan, je jeûne donc et malgré cela il m'est difficile de calmer mes désirs sexuels. C'est donc bien sûr une alternative transitoire pour me permettre de patienter jusqu'à ce que je me marie. Barakallahou fikom pour vos réponses. Wasselem aleykom wa rahmatoullah wa barakatouh

Réponse :

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète. 

Il n’est pas valable de comparer ce genre de gadgets avec la femme esclave car ce n’est ni la même signification, ni inclus dans l’exception qui les concerne concernant la permission de jouissance avec elle, car Allah, le Très Haut, a dit : « Et qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. » (Coran : 23/ 5,6 et 7). 

Cheikh al-Chinguiti a dit dans son livre « Adhwâ al-bayân » : « Allah, le Très Haut, a indiqué parmi les attributs des gens croyants et bienheureux qui vont hériter le Paradis et y demeureront éternellement, la préservation de leurs sexes (de tout rapport) : c'est-à-dire du Zina, de la sodomie et autres coïts et Allah, le Très Haut, a éclairci que cela ne concerne pas leurs femmes qui sont devenues permises grâce au mariage ou à l’esclavagisme et ainsi ils ne sont pas blâmables s’ils ne se préservent pas d'elles. Mais celui qui recherche du plaisir au-delà (des épouses et esclaves) est un transgresseur des lois divines qui ne contente pas de ce qu'Allah, exalté soit-Il, lui a rendu licite » 

Vous devez faire preuve d’endurance jusqu’à ce qu’Allah, le Très Haut, vous facilite le mariage, vous éloignez des lieux où la tentation (Fitna) est grande tels les universités mixtes car il y a une grave perversion et il n’est permis d’y étudier qu’en cas de nécessité impérieuse. 

Si vous ne pouvez vous mariez et que vous avez appliqué le conseil du Prophète (icon--1.gif) de multiplier le jeûne pour décroître l’ardeur du désir sexuel mais que cela n’a donné aucun résultat et qu’au contraire vous craignez de commettre le péché, alors dans ce cas certains oulémas ont autorisé la masturbation en cas de nécessité car il n’y a aucun doute qu’elle est moins grave que le Zina et dans le même contexte on peut inclure l’utilisation de ces gadgets. 

L’imam Ibn Taymiyya a dit : « La masturbation est illicite chez la majorité des oulémas et c’est l’avis le plus juste chez l’imam Ahmed et de ce fait celui qui la pratique doit être puni. Mais selon l’autre avis : elle est seulement abhorrée et non interdite et la majorité des oulémas (de cet avis) ne l’autorisent pas par crainte de commettre le Zina ou pour toute autre cause. Cependant nous avons appris qu’un groupe de Compagnons du Prophète (icon--1.gif) et des Tabi'în l’ont permise en cas de nécessité comme de craindre de commettre le Zina et que le concerné ne peut s’en préserver qu’en se masturbant, ou qu’il craint aussi de tomber malade s’il ne l’effectue pas ; c’est aussi l’avis de l’imam Ahmed et d’autres. Mais s’il n’y a pas nécessité je ne connais personne qui l’ait permise. » 

Et Allah sait mieux. "

 

Sources : Criminologie et système judiciaire islamique > Masturbation

Numéro de la Fetwa: 219202 - Dimanche 15-9-2013

 

 

14/09/2013

Ouiquinde érotique avec Prévert et Montant

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Sanguine

La fermeture éclair a glissé sur tes reins
Et tout l’orage heureux de ton corps amoureux
Au beau milieu de l’ombre
A éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parqué ciré
N’a pas fait plus de bruit
Qu’une écorce d’orange tombant sur un tapis
Mais sous nos pieds
Ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Sanguine
Joli fruit
La pointe de ton sein
A tracé une nouvelle ligne de chance
Dans le creux de ma main
Sanguine
Joli fruit
Soleil de nuit.

Jacques Prévert

 

https://www.youtube.com/watch?v=EnpFl3XXfcU

 

 

Octidi 28 Fructidor 221

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

17/08/2013

Ouiquinde érotico-musical avec tonton Georges Brassens

bouche-chatte.jpg

 

 

 

Le blason

 

Ayant avecques lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

Cet été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La malpeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

 

brassens à table.jpg

http://www.youtube.com/watch?v=6lVhNSnXUeg

 

 

Décadi 30 Thermidor 221

 

 

Illustrations X – Droits réservés

15/08/2013

Fanatisme : Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons…

Brassens en marcel.jpg

 

 

En ces temps incertains ou le fanatisme sanglant étend ses griffes, écoutons les paroles de notre grand Tonton Georges. Qu’est-ce que ça fait du bien !

 

 

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

 

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème

Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,

On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,

Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »

Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,

Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,

Si sa forme a changé le fond reste identique:

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Jouant les ingénus, le père de Candide,

Le génial Voltaire, en substance écrivit

Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide

­Que l'on ne se conformât point à son avis:

"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,

Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on

Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Si ça n'entraîne pas une guerre civile

Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-

Un peu par sympathie, par courtoisie servile,

Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête

Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds

Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.

« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

La morale de ma petite ritournelle,

Il me semble superflu de vous l'expliciter.

Elle coule de source, elle est incluse en elle,

Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d'alternative, on fait pas plus facile.

Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,

Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.

 

 

Refrain

 

Entre nous soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaître

Que l'on n'est pas intelligent,

Il faudrait l'être. (bis)

 

 

Georges Brassens

 

http://www.youtube.com/watch?v=aGl8Xaqiw10

 


Octidi 28 Thermidor 221

 

Illustration X – Droits réservés.